Senate Committee — TRCM — Evidence — 18ev-55651

TRCM / Evidence / 18ev-55651

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Senate Committee — TRCM — Evidence — 18ev-55651

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EVIDENCE TÉMOIGNAGES OTTAWA, Tuesday, September 20, 2022 OTTAWA, le mardi 20 septembre 2022 The Standing Senate Committee on Transport and Communications met with videoconference this day at 9 a.m. [ET] to examine the subject matter of Bill C-11,

An Act to amend the Broadcasting Act and to make related and consequential amendments to other Acts. Le Comité sénatorial permanent des transports et des communications se réunit aujourd’hui par vidéoconférence à 9 heures (HE) pour examiner la teneur du projet de loi C-11, Loi modifiant la

Loi sur la radiodiffusion et apportant des modifications connexes et corrélatives à d’autres lois. Senator Leo Housakos (Chair) in the chair. Le sénateur Leo Housakos (président) occupe le fauteuil. [English] [Traduction] The Chair: I am Senator Leo Housakos from Quebec; I am the chair of this committee, and I would like my colleagues to briefly introduce themselves. Le président : Je suis le sénateur Leo Housakos du Québec; je suis le président de ce comité, et j’aimerais que mes collègues se présentent brièvement. Senator Dawson: Senator Dennis Dawson, Quebec.

Le sénateur Dawson : Sénateur Dennis Dawson, Québec. Senator Miville-Dechêne: Senator Julie Miville-Dechêne, Quebec. La sénatrice Miville-Dechêne : Sénatrice Julie Miville- Dechêne, Québec. Senator Loffreda: Senator Tony Loffreda, Quebec. Le sénateur Loffreda : Sénateur Tony Loffreda, Québec. Senator Cormier: Senator René Cormier, New Brunswick. Le sénateur Cormier : Sénateur René Cormier, Nouveau- Brunswick. Senator Simons: Senator Paula Simons, Alberta, Treaty 6 territory. La sénatrice Simons : Sénatrice Paula Simons, Alberta, territoire du Traité n° 6. Senator Quinn: Senator Jim Quinn, New Brunswick.

Le sénateur Quinn : Sénateur Jim Quinn, Nouveau- Brunswick. Senator Clement: Senator Bernadette Clement, Ontario. La sénatrice Clement : Sénatrice Bernadette Clement, Ontario. Senator Wells: Senator David Wells, Newfoundland and Labrador. Le sénateur Wells : Sénateur David Wells, Terre-Neuve-et- Labrador. Senator Klyne: Good morning, Senator Marty Klyne, Saskatchewan. Le sénateur Klyne : Bonjour, sénateur Marty Klyne, Saskatchewan. Senator Dasko: Senator Donna Dasko, representing Ontario. La sénatrice Dasko : Sénatrice Donna Dasko, représentant l’Ontario.

The Chair: Colleagues, we are meeting to continue our examination of the subject matter of Bill C-11,

An Act to amend the Broadcasting Act and to make related and consequential amendments to other Acts. Le président : Chers collègues, nous sommes réunis pour poursuivre notre étude de la teneur du projet de loi C-11, Loi modifiant la

Loi sur la radiodiffusion et apportant des modifications connexes et corrélatives à d’autres lois. [Translation] [Français] For our first panel of witnesses, we are pleased to have with us Ms. Monika Ille, Chief Executive Officer of the Aboriginal Peoples Television Network. We also have with us Ms. Nancy Juneau, Chairman of the Board, and Ms. Marie-Christine Morin, Director General, from the Fédération culturelle canadienne‑française. Pour notre premier groupe de témoins, nous avons le plaisir d’accueillir, du Réseau de télévision des peuples autochtones, Mme Monika Ille, cheffe de la direction.

Nous accueillons également, de la Fédération culturelle canadienne-française, Mme Nancy Juneau, présidente du conseil d’administration, et Mme Marie-Christine Morin, directrice générale. 20-9-2022 Transports et communications 18:1

[English] [Traduction] We also have with us Brad Danks, Chief Executive Officer from OUTtv, who is with us via teleconference. Nous avons également avec nous Brad Danks, président- directeur général d’OUTtv, qui se joint à nous par téléconférence. We will accord five minutes to each of the groups that are with us. I turn the floor over to Ms. Ille. Nous allons accorder cinq minutes à chacun des groupes présents. Je cède maintenant la parole à Mme Ille. [Translation] [Français] Ms. Ille, the floor is yours.

Madame Ille, la parole est à vous. [English] [Traduction] Monika Ille, Chief Executive Officer, Aboriginal Peoples Television Network: Mr. Chair and honourable senators, [Indigenous language spoken ]. Monika Ille, cheffe de la direction, Réseau de télévision des peuples autochtones : Monsieur le président et honorables sénateurs, [La témoin s’exprime en langue autochtone ]. Hello, my name is Monika Ille. I am an Abenaki from the community of Odanak.

I am the Chief Executive Officer of the Aboriginal Peoples Television Network, or APTN, and I want to thank you for giving me the opportunity to appear before you today. I would like to begin by acknowledging that the land on which we are gathered is the traditional, unceded territory of the Anishinaabe Algonquin Nation, and we thank them for their hospitality. Bonjour, je m’appelle Monika Ille. Je suis une Abénakise de la communauté d’Odanak.

Je suis la présidente-directrice générale du Réseau de télévision des peuples autochtones, APTN en anglais, et je tiens à vous remercier de me donner l’occasion de comparaître devant vous aujourd’hui. J’aimerais commencer par reconnaître que le territoire sur lequel nous sommes réunis est le territoire traditionnel et non cédé de la Nation algonquine Anishinaabe, et nous la remercions de son hospitalité. APTN is a national Indigenous-owned-and-operated television network. We provide Canadians with a full range of programming in English, in French and, regularly, in more than 15 different Indigenous languages.

APTN was the world’s first national Indigenous television network, and we are now in our twenty-third year of operations. APTN has transformed how Indigenous peoples in Canada are seen on television and how we engage with the entire broadcasting sector. APTN is our own service by and for our peoples, and we reach out to all Canadians in our authentic voices. APTN est un réseau de télévision national détenu et exploité par des Autochtones. Nous offrons aux Canadiens une gamme complète de programmes en anglais, en français et, régulièrement, dans plus de 15 langues autochtones.

APTN a été le premier réseau national de télévision autochtone au monde, et il existe maintenant depuis 23 ans. Il a transformé la façon dont les peuples autochtones du Canada sont représentés à la télévision et la façon dont nous travaillons avec l’ensemble du secteur de la radiodiffusion. APTN est notre propre service, créé par et pour nos peuples, et nous nous adressons à tous les Canadiens avec nos voix authentiques. [Translation] [Français] Without the Broadcasting Act, and if the CRTC did not exercise its power under paragraph 9(1)(h), APTN would not exist.

Our objective is to ensure that Bill C-11 continues to give the CRTC the authority it will need to support the ambition of Indigenous peoples and our right to operate our own services. Sans la

Loi sur la radiodiffusion, et si le CRTC n’exerçait pas son pouvoir en vertu de l’alinéa 9(1)h), APTN n’existerait pas. Notre objectif est de nous assurer que le projet de loi C-11 continue de donner au CRTC l’autorité dont il aura besoin à l’avenir pour soutenir l’ambition des peuples autochtones et notre droit d’exploiter nos propres services. We support Bill C-11. We must update the Broadcasting Act to reflect modern technology and take advantage of the opportunities of the Internet era. Nous appuyons le projet de loi C-11. Nous devons mettre à jour la

Loi sur la radiodiffusion afin de refléter la technologie moderne et de profiter des occasions de l’ère Internet. [English] [Traduction] The Broadcasting Act also needs to better reflect Indigenous peoples in Canada today. A lot has changed since 1991, including the adoption of the United Nations Declaration on the La

Loi sur la radiodiffusion doit également mieux refléter les peuples autochtones du Canada d’aujourd’hui. Beaucoup de choses ont changé depuis 1991, notamment l’adoption de la 18:2 Transport and Communications 20-9-2022

Rights of Indigenous Peoples. Proposed new

section 3(1)(

o) of the Broadcasting Act recognizes for the first time that Indigenous programming reflecting Indigenous cultures and languages should be provided by broadcasting undertakings carried on by Indigenous persons. This is a key change to the act that was inspired by

Article 16 of the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples. Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Le nouvel alinéa 3(1)

o) proposé de la

Loi sur la radiodiffusion reconnaît pour la première fois que les programmes autochtones représentant les cultures et les langues autochtones devraient être fournis par des entreprises de radiodiffusion exploitées par des Autochtones. Il s’agit d’une modification essentielle de la loi qui s’inspire de l’article 16 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. There are also additional references in the bill to support Indigenous language programming. The regulatory policy

section in paragraph 5(2)(

a) of the Broadcasting Act will require the CRTC to take into account the different characteristics of French, English and Indigenous language broadcasting as well as the needs and interests of Indigenous peoples. This is the first time Indigenous language content has been placed on an equal footing with English and French language content in the act. Le projet de loi contient également des références supplémentaires quant au soutien des programmes en langue autochtone. La

section sur la politique réglementaire de l’alinéa 5(2)

a) de la

Loi sur la radiodiffusion exigera du CRTC qu’il tienne compte des différentes caractéristiques de la radiodiffusion en français, en anglais et en langue autochtone ainsi que des besoins et des intérêts des peuples autochtones. C’est la première fois que le contenu en langue autochtone est placé sur un pied d’égalité avec le contenu en langues anglaise et française dans la loi. However, there is a serious and harmful gap in Bill C-11 as it relates to online distribution of APTN and some other important services. The most notable objectives and policies don’t mean much if they cannot be implemented.

Toutefois, le projet de loi C-11 présente une lacune grave et dommageable en ce qui concerne la distribution en ligne d’APTN et de certains autres services importants. Les politiques et les objectifs les plus remarquables n’ont pas beaucoup de sens s’ils ne peuvent être mis en œuvre. [Translation] [Français] In 1999, when APTN obtained its first licence, the CRTC required that the network be distributed by cable and satellite companies and set a reasonable overall price.

Under Bill C-11, the CRTC could, in theory, order certain online distributors that offer programming services from other entities to distribute APTN, but the CRTC could not set the distribution conditions. En 1999, lorsque APTN a obtenu sa première licence, le CRTC a exigé que le réseau soit distribué par des entreprises de câblodistribution et de diffusion par satellite, et le CRTC a fixé un prix global raisonnable.

En vertu du projet de loi C-11, le CRTC pourrait, en théorie, ordonner à certains distributeurs en ligne qui offrent les services de programmation d’autres entités de distribuer APTN, mais le CRTC ne pourra pas fixer les conditions de distribution. These conditions would instead be subject to good-faith negotiations with digital platforms. What would those digital platforms be? They could be digital players you already know, and even include cable and television over internet protocol, or IPTV, broadcasting distribution undertakings, BDUs, in Canada that have now moved to online distribution.

Ces conditions feraient plutôt l’objet de négociations de bonne foi avec les plateformes numériques. Quelles seraient ces plateformes numériques? Elles pourraient être des gens du monde numérique que vous connaissez déjà, et même inclure les EDR par câble et par IP (IPTV) au Canada qui passent maintenant à la distribution en ligne. [English] [Traduction] We’re deeply concerned that the good-faith negotiation requirement will not result in meaningful support for APTN in the future and is for sure a path to the decline of our network.

APTN lacks market power to conduct meaningful negotiations with powerful online distributors, and APTN’s mandate is not market driven. Ultimately, if a distributor fails to act in good faith, what would be the remedy? As it stands now, the CRTC could still not set terms for the distribution of APTN. This gap must be filled. Nous craignons fortement que l’exigence de tenir des négociations de bonne foi n’aboutisse pas à un soutien significatif pour APTN à l’avenir et constitue à coup sûr une voie vers le déclin de notre réseau.

Ce dernier n’a pas le pouvoir nécessaire sur le marché pour mener des négociations significatives avec les puissants distributeurs en ligne, et son mandat n’est pas axé sur le marché. En définitive, si un distributeur n’agit pas de bonne foi, quel serait notre recours? Dans l’état actuel des choses, le CRTC ne pourrait toujours pas 20-9-2022 Transports et communications 18:3

fixer les conditions de distribution d’APTN. Il faut remédier à cette lacune. [Translation] [Français] APTN is a member of the Independent Broadcast Group. That group has proposed amendments to Bill C-11 to address this gap. Those amendments are similar to what was proposed by the Chair of the CRTC when he appeared before you in June. APTN est membre de l’Independent Broadcast Group, ou Groupe de diffuseurs indépendants. Ce groupe a proposé des amendements au projet de loi C-11 qui visent à remédier à cette lacune.

Ces changements sont semblables à ce qu’a proposé le président du CRTC lorsqu’il a témoigné devant vous en juin dernier. [English] [Traduction] Thank you. I will now be pleased to answer your questions. Je vous remercie. Je me ferai maintenant un plaisir de répondre à vos questions. [Translation] [Français] The Chair: Thank you very much. Le président : Merci beaucoup. Ms. Juneau, you have the floor. Madame Juneau, vous avez la parole. Nancy Juneau, Chairman of the Board, Fédération culturelle canadienne-française: Mr. Chair and members of the committee, good morning.

I thank you for your invitation to appear to discuss Bill C-11 and its importance for Canada’s francophones and Acadians. Nancy Juneau, présidente du conseil d’administration, Fédération culturelle canadienne-française : Monsieur le président et mesdames et messieurs les membres du comité, bonjour. Je vous remercie de votre invitation à comparaître pour discuter du projet de loi C-11 et de son importance pour la francophonie canadienne et acadienne. My name is Nancy Juneau, Chairman of the Board of the Fédération culturelle canadienne-française, and I’m accompanied by our Director General, Marie-Christine Morin.

Je suis Nancy Juneau, présidente de la Fédération culturelle canadienne-française, et je suis accompagnée de notre directrice générale, Marie-Christine Morin. This is a pivotal time for the Canadian broadcasting system, when all of its components must more fully embody the fundamental principle at its core. The airwaves, whether Hertzian or digital, are a public asset. The access that Parliament grants to creators, producers, broadcasters and distributors is a privilege. In return, they must contribute to Canada by giving back some of the revenues they receive from it.

Le système canadien de radiodiffusion se trouve à un moment charnière où toutes ses composantes doivent incarner, avec encore plus de vigueur, le principe fondamental qui en constitue l’essence. Les ondes, qu’elles soient hertziennes ou numériques, sont un bien public. L’accès que le législateur accorde aux créateurs, producteurs, diffuseurs et distributeurs est un privilège. La contrepartie est une obligation de participer à la nation en lui redonnant une

partie des revenus qu’ils en tirent. With the increasing control of online giants, that fundamental principle is at risk of being eroded. That erosion is even more troubling with respect to the francophone community, for whom access to all screens is a challenge, a struggle, while being a fundamental condition of its existence and development. Avec la mainmise grandissante des géants du Web, il y a un risque d’érosion de ce principe fondamental.

Cette érosion est encore plus troublante en ce qui a trait à la francophonie, pour qui l’accès à toutes les formes d’écran représente un défi, une lutte, en même temps qu’une condition fondamentale à son existence et à son épanouissement. Knowing that nothing is really guaranteed for the francophone community in Canada, the Fédération culturelle canadienne- française submits that major public policies, including the Broadcasting Act, are the threads of our social fabric.

As such, they must give effect to Canada’s fundamental principles and constitutional guarantees of linguistic equality, respect for minorities, cultural diversity and the Official Languages Act. Sachant que rien n’est jamais vraiment acquis pour la francophonie canadienne, la Fédération culturelle canadienne- française soutient que les grandes politiques publiques, notamment la

Loi canadienne sur la radiodiffusion, doivent, tels les fils de notre tissu social, concrétiser les principes fondamentaux et les garanties constitutionnelles de notre pays que sont l’égalité linguistique, le respect des minorités, la diversité culturelle et la

Loi sur les langues officielles. 18:4 Transport and Communications 20-9-2022

In this respect, Bill C-11 is an important step, and we strongly support it as it stands. I’ll now give the floor to Marie-Christine Morin. En ce sens, le projet de loi C-11 représente une avancée importante, et nous l’appuyons vigoureusement dans sa forme actuelle. Je cède maintenant la parole à Marie-Christine Morin.

Marie-Christine Morin, Director General, Fédération culturelle canadienne-française: It is important to reiterate the need to preserve what’s been gained from the work to date in reviewing this act, particularly to protect and maintain the amendment set out in subsection 5.2(1) of Bill C-11 concerning the obligation to consult with official language minority communities, or OLMCs.

Marie-Christine Morin, directrice générale, Fédération culturelle canadienne-française : Il est essentiel de réitérer la nécessité de préserver les acquis du travail effectué jusqu’ici dans la révision de cette loi, plus précisément pour protéger et maintenir l’amendement prévu au paragraphe 5.2(1) du projet de loi C-11, portant sur l’obligation de consulter les CLOSM. We are disappointed and very concerned about the unilateral request by the CRTC to strike

section 5.2. That amendment was adopted by the Standing Committee on Canadian Heritage in both bills C-10 and C-11. However, it’s essential to the equal participation of OLMCs in the Canadian broadcasting system. Nous sommes déçues et fort inquiètes de la demande unilatérale du CRTC de radier l’article 5.2. Cette modification a été adoptée tant dans le projet de loi C-10 que dans le projet de loi C-11 par le Comité permanent du patrimoine canadien. Cependant, elle est essentielle à la participation équitable des CLOSM au système canadien de la radiodiffusion.

To date, official language minority communities have not been satisfied with their experience of the CRTC’s consultation and decision-making process. Our small organizations face significant resource and capacity limitations.

Section 5.2, which sets out the obligation to consult and how to do so, is, in our view, essential. Jusqu’à présent, l’expérience vécue par les communautés de langue officielle en situation minoritaire dans les processus de consultation et de décision du CRTC est insatisfaisante. Nos petits organismes font face à des limites importantes du côté des ressources et des capacités. L’article 5.2, qui traite de l’obligation de consulter et de la manière de le faire, nous apparaît essentiel. The CRTC is a federal institution governed by the Official Languages Act, specifically

Part VII of the act. As such, it must take appropriate measures in its public consultation processes to ensure that it engages with and protects OLMCs. For example, the CRTC must take care to mitigate the asymmetry between groups representing our French-language minority communities and the industry giants, not to mention online giants. Le CRTC est une institution fédérale régie par la

Loi sur les langues officielles, et plus particulièrement par la

partie VII de la loi. En tant que tel, il doit prendre des mesures adaptées dans ses processus publics de consultation pour veiller à engager et à protéger les CLOSM. Le CRTC doit, par exemple, se préoccuper de pallier l’asymétrie entre les groupes représentant nos milieux francophones en situation minoritaire et les géants de l’industrie, sans parler de ceux du Web. We are appealing directly to you, as senators, given your specific mandate to protect minorities, and we ask you to ensure that

section 5.2 is maintained in its current form. That amendment protects OLMCs, particularly in dealing with potential issues related to policy and organizational changes at the CRTC. Nous faisons directement appel à votre mandat particulier en tant que sénateurs en ce qui a trait à la protection des minorités en vous demandant de veiller à maintenir l’article 5.2 dans sa forme actuelle. Cet amendement assure la protection des CLOSM, notamment pour faire face aux aléas potentiels associés aux changements politiques et organisationnels du CRTC. The wording of

section 5.2 is based directly on jurisprudence from the Supreme Court that defines what constitutes a significant consultation. La formulation de l’article 5.2 s’appuie directement sur la jurisprudence de la Cour suprême, qui définit ce que constitue une consultation importante. The need for genuine consultation with our communities must also be included in Bill C-13, which seeks to modernize the Official Languages Act. I can confirm the FCFA’s firm intention, and that of our francophone networks in Canada, to ensure this. Le besoin de consultations authentiques auprès de nos communautés devra impérativement se retrouver aussi dans le projet de loi C-13 visant à moderniser la

Loi sur les langues officielles. Je suis en mesure de vous confirmer l’intention ferme de la FCFA, et celle de nos réseaux en francophonie canadienne, de nous en assurer. Thank you for this opportunity, and I am happy to answer any questions. Je vous remercie de m’avoir écoutée et je suis disponible pour répondre à vos questions. 20-9-2022 Transports et communications 18:5

[English] [Traduction] Brad Danks, Chief Executive Officer, OUTtv: Good morning, senators. Thank you for letting me appear today. My name is Brad Danks and I am CEO of OUTtv, which is both a regulated linear TV channel in Canada and an online streaming platform in Canada and around the world. I have worked in the entertainment industry in Canada for almost 30 years, first as an entertainment lawyer, and later as a broadcasting executive. As an executive, I have negotiated many online streaming distribution deals in Canada and around the world, including with Amazon, Apple, Roku, Comcast and others.

Brad Danks, président-directeur général, OUTtv : Mesdames et messieurs les sénateurs, bonjour. Je vous remercie de m’avoir permis de comparaître aujourd’hui. Je m’appelle Brad Danks et je suis président-directeur général d’OUTtv, qui est à la fois une chaîne de télévision linéaire réglementée au Canada et une plateforme de diffusion en continu en ligne au Canada et dans le monde entier. Je travaille dans l’industrie du divertissement au Canada depuis près de 30 ans. J’ai d’abord été avocat en droit du divertissement, avant de devenir cadre dans le domaine de la radiodiffusion. À

titre de cadre, j’ai négocié de nombreuses ententes de distribution de diffusion en continu en ligne au Canada et dans le monde, notamment avec Amazon, Apple, Roku et Comcast. Even though we are a small, niche service focused on the LGBTQ2+ community, OUTtv is one of Canada’s leaders in online streaming. The arrival of the studio streaming platforms in Canada like Disney+ and the growth of channel aggregators like Amazon, Roku, and Apple TV has changed the content business in Canada forever. We are adapting to this reality. Canadian companies need to invest heavily in original programming to remain competitive.

This is expensive and risky. However, it also opens up global export opportunities. Five years ago, roughly 35% of OUTtv’s content was original programming; next year, it will be close to 90%. Bien que nous soyons un service de niche de petite taille axé sur la communauté LGBTQ2+, OUTtv est l’un des chefs de file de la diffusion en continu en ligne au Canada. L’arrivée des plateformes de diffusion en continu des studios au Canada, comme Disney+, et la croissance des agrégateurs de chaînes comme Amazon, Roku et Apple TV ont changé à jamais l’industrie du contenu au Canada.

Nous sommes en train de nous adapter à cette réalité. Les entreprises canadiennes doivent investir massivement dans des programmes originaux pour rester compétitives. Cette démarche est coûteuse et risquée. Cependant, elle crée également des possibilités d’exportation à l’échelle mondiale. Il y a cinq ans, environ 35 % du contenu d’OUTtv était constitué de programmes originaux; l’an prochain, la part de ces programmes atteindra près de 90 %. To justify these investments in original programming, we must have the distribution in place to sell it to audiences.

By “distribution,” I mean actual access to viewers through channel aggregating platforms, like Amazon, Apple TV and Roku, and through Canada’s domestic video platforms, which are also moving to streaming. However, premium content platforms like these do not just allow you to upload your service; you need to negotiate your distribution contracts. They are the new gatekeepers in the system. Pour justifier ces investissements dans des programmes originaux, nous devons mettre en place la distribution nécessaire pour les vendre au public.

Par « distribution », j’entends l’accès réel aux téléspectateurs par le biais de plateformes d’agrégation de chaînes, comme Amazon, Apple TV et Roku, et des plateformes vidéo nationales du Canada, qui se tournent également vers la diffusion en continu. Cependant, les plateformes de contenu payant comme celles-ci ne vous permettent pas de simplement télécharger votre service; vous devez négocier vos contrats de distribution. Elles sont les nouvelles gardiennes du système.

Online distribution markets are maturing quickly in the United States, where large companies, including studios like Disney and Netflix and tech giants like Amazon, Apple and Google, along with equipment manufacturers like Huawei, Samsung and LG, fight for market share. There are clear signs that the U.S. market is tightening. It is becoming harder for new services to launch. Some platforms have even been cutting services and then capping the number of services on their platform.

With no requirement for any of these platforms to offer Canadian services in Canada, there is a real fear that many Canadian services will be locked out of our own market. It is especially a concern in the longer term as the U.S. market is so much larger and more developed than in Canada. Les marchés de la distribution en ligne mûrissent rapidement aux États-Unis, où de grandes entreprises, notamment des studios comme Disney et Netflix et des géants de la technologie comme Amazon, Apple et Google, ainsi que des fabricants d’équipement comme Huawei, Samsung et LG, se disputent les parts de marché.

Les signes indiquent clairement que le marché américain se resserre. Il devient plus difficile de lancer de nouveaux services. Certaines plateformes ont même supprimé des services, puis limité le nombre de services sur leur plateforme. Étant donné qu’aucune de ces plateformes n’est tenue d’offrir des services canadiens au Canada, il est à craindre que de nombreux services canadiens soient exclus de notre propre marché. C’est particulièrement préoccupant à long terme, 18:6 Transport and Communications 20-9-2022

car le marché américain est beaucoup plus vaste et plus développé que le marché canadien. Anyone who has experience with broadcasting distribution knows there are many reasons why a platform may not choose to carry a service. hOne is content. Online platforms may object to or not care about Canadian diversity. As an LGBTQ2+ service, we have already been denied access on platforms outside of Canada more than once simply because of our content focus.

Toute personne ayant une expérience de la distribution dans le domaine de la radiodiffusion sait qu’il existe de nombreuses raisons pour lesquelles une plateforme peut choisir de ne pas distribuer un service. hOne est un contenu. Les plateformes en ligne peuvent s’opposer à la diversité canadienne ou ne pas s’en soucier. En tant que service LGBTQ2+, nous nous sommes déjà vu refuser plus d’une fois l’accès à des plateformes en dehors du Canada, simplement en raison de l’orientation de notre contenu. Another reason is competition.

Online platforms may not want Canadian services they consider competitive to their own. Another sad but common practice is pay for play. Carriage contracts will be negotiated not only in the U.S. now, but in Seoul, Beijing and other capitals. Many services such as Russia’s RT are paid-for carriage deals. These deals skew the market and often attempt to block other services by requiring exclusivity. While Canada can’t control these global partnerships, by ensuring our services have access and fair market terms in Canada, we can at least prevent some of the impact of these abuses in our own country.

Il y a également la question de la concurrence. Les plateformes en ligne peuvent ne pas vouloir de services canadiens qu’elles considèrent comme concurrents des leurs. Une autre pratique regrettable, mais courante, est le principe consistant à payer pour faire diffuser des programmes. Les contrats de distribution seront négociés non seulement aux États-Unis, mais aussi à Séoul, à Pékin et dans d’autres capitales. De nombreux services, comme la chaîne russe RT, fonctionnent sur la base de contrats de distribution payants.

Ces ententes faussent le marché et tentent souvent de bloquer d’autres services en exigeant l’exclusivité. Bien que le Canada ne puisse pas contrôler ces partenariats mondiaux, en veillant à ce que les services canadiens bénéficient d’un accès et de conditions de marché équitables au Canada, nous pouvons au moins prévenir une

partie des répercussions de ces abus dans notre propre pays. Finally, there are partnerships, or what we call “horse-trading deals,” where different platforms trade content and preferred deals so each has distribution on the other’s platform. This has happened routinely in the Canadian system over the past decade. All of these, and more attempts to prefer some content over others, happen as a matter of routine in the traditional system. Online distribution is becoming more like traditional television every day.

Enfin, il existe des partenariats, ou ce que nous appelons des « accords de marchandage », dans le cadre desquels différentes plateformes échangent du contenu et des accords privilégiés afin que chacune d’entre elles puisse distribuer son contenu sur la plateforme de l’autre. Cela s’est produit régulièrement dans le système canadien au cours de la dernière décennie. Ces tentatives, ainsi que d’autres visant à privilégier certains contenus par rapport à d’autres, sont monnaie courante dans le système traditionnel. La distribution en ligne ressemble chaque jour davantage à la télévision traditionnelle.

The CRTC should have the ability to ensure Canadian services are offered in Canada and treated fairly. This is a straightforward requirement to ensure our cultural autonomy and Canadian ownership and control of the broadcasting system, the first policy objective of the Broadcasting Act. Unfortunately, Bill C-11 guts the CRTC’s authority in this area. A small number of targeted changes will go a long way to address the problem. Le CRTC devrait avoir la capacité de s’assurer que les services canadiens sont offerts au Canada et traités de façon équitable.

Il s’agit d’une exigence simple visant à assurer notre autonomie culturelle ainsi que la propriété et le contrôle par le Canada du système de radiodiffusion, ce qui est le premier objectif stratégique de la

Loi sur la radiodiffusion. Malheureusement, le projet de loi C-11 ampute l’autorité du CRTC dans ce domaine. Un petit nombre de changements ciblés contribuerait grandement à régler ce problème. OUTtv is a member of the Independent Broadcast Group, or IBG. We agree with IBG’s submissions to the committee and those made by my colleague Ms. Ille from APTN today, and support the amendments it suggests, including changes to support the distribution of Canadian services and the ability of the CRTC to settle disputes. This is what the CRTC has done for years, and they have expertise at it and, yes, they can do this.

OUTtv est membre du Groupe de diffuseurs indépendants. Nous sommes d’accord avec les observations faites par ce groupe au comité et avec celles faites aujourd’hui par ma collègue d’APTN, Mme Ille, et nous appuyons les modifications proposées, notamment les changements visant à soutenir la distribution des services canadiens et la capacité du CRTC à régler les différends. C’est ce que le CRTC fait depuis des 20-9-2022 Transports et communications 18:7

Thank you for letting me appear today. I am happy to answer any questions you may have. années. Il a de l’expertise dans ce domaine et, oui, il peut le faire. Je vous remercie de m’avoir permis de comparaître aujourd’hui. Je serai heureux de répondre à toutes vos questions. [Translation] [Français] The Chair: I have a question for Ms. Juneau or Ms. Morin. Your organization argued to have players in the cultural industry participate in the funding and discoverability of what you refer to as high-quality Canadian content.

Let me say that, in reality, in this digital era, Canadian creators of YouTube content are among the largest exporters of cultural content in the world. Approximately 90% of their audience is abroad. Last week, representatives from Spotify told us that they had a pool of 2 million listeners of francophone music. Le président : J’ai une question pour Mme Juneau ou Mme Morin. Votre organisation a plaidé pour que les joueurs de l’industrie culturelle participent au financement et à la découvrabilité de ce que vous qualifiez de contenu canadien de grande qualité.

Vous me permettrez de dire qu’en réalité, dans la présente ère numérique, les créateurs canadiens de contenu sur YouTube sont parmi les plus grands exportateurs de contenu culturel au monde. Environ 90 % de leur auditoire provient de l’étranger. La semaine dernière, les représentants de Spotify nous ont indiqué qu’ils avaient un bassin de 2 millions d’auditeurs de musique francophone. However, no other country imposes obligations related to discoverability or source. What will happen, then, if Bill C-11 is passed as is and if other countries respond?

For example, how will Canadian creators react if France imposes the same requirements for discoverability and local content, and Canadian creators suddenly become invisible? Is that not a danger related to the relatively small size of the Canadian market, particularly the francophone market? What’s your view on that? Cependant, aucun autre pays n’impose d’obligations de découvrabilité ou de provenance. Alors, que se passera-t-il si le projet de loi C-11 est adopté tel quel et si les autres pays répliquent?

Par exemple, comment réagiront les créateurs canadiens si la France impose les mêmes exigences de découvrabilité et de contenu local et que les créateurs canadiens deviennent soudainement invisibles? N’est-ce pas un danger qui est lié à l’étroitesse relative du marché canadien, notamment le marché francophone? Quel est votre avis à ce sujet? Ms. Juneau: I’ll let Ms. Morin answer the question. Mme Juneau : Je vais laisser Mme Morin répondre à la question. Ms. Morin: Ms. Juneau can add to my response.

Clearly, we fully support the comments by our member from the Alliance des producteurs francophones du Canada, who appeared before you last week and spoke about independent francophone production and discoverability. We support the comments by our member. Mme Morin : Mme Juneau pourra compléter ma réponse. Évidemment, nous appuyons sans réserve les propos de notre membre de l’Alliance des producteurs francophones du Canada qui a comparu devant vous la semaine dernière et qui a parlé de la production indépendante francophone et de la découvrabilité. Donc, nous appuyons les propos de notre membre.

As for discoverability, there are clearly issues. The discoverability of such content must be ensured, and the concept and definition of Canadian content must be addressed. Clearly, that part of the bill is of particular concern to us. This definition must set the stage so that available content not only is discoverable, but also sustains and grows our audiences and creators as well as artists in the community. En ce qui concerne la découvrabilité, il est clair qu’il y a des enjeux. On doit s’assurer de la découvrabilité de ces contenus et se pencher sur la notion et la définition même de contenu canadien.

Il est clair que ce projet de loi nous interpelle directement sur cette question. Il faudra s’assurer que tout est en place dans cette définition pour que les contenus proposés soient découvrables et qu’ils contribuent à faire vivre et à développer tant nos auditeurs et nos créateurs que les artisans du milieu. Ms. Juneau: I believe that Ms. Morin answered your question very well, senator. Mme Juneau : Je crois que Mme Morin a très bien répondu à votre question, monsieur le sénateur. The Chair: I have a follow-up question.

Do you not agree that such a bill would diminish the ability of platforms like YouTube to give our artists opportunities to promote their work internationally? Isn’t there a risk that other countries will respond? Le président : J’ai une question complémentaire : n’êtes- vous pas d’accord pour dire qu’un tel projet de loi réduirait la capacité des plateformes comme YouTube ou d’autres plateformes d’offrir des occasions à nos artistes de promouvoir leur œuvre à l’échelle internationale? N’y a-t-il pas un risque que d’autres pays répliquent? 18:8 Transport and Communications 20-9-2022

Let’s say that France closes off because of the effect of this bill on Canadian markets. Do you not think there would be a negative impact on our artists who are trying to tap the international market, which they are able to do now using the new platforms that are available? Par exemple, si la France se ferme en raison de l’effet que ce projet de loi aura sur les marchés canadiens, ne croyez-vous pas qu’il y aura un impact négatif pour nos artistes qui tentent d’exploiter le marché international, ce qu’on est en mesure de faire aujourd’hui en utilisant les nouvelles plateformes qui sont offertes? Ms.

Morin: I think work needs to be done in terms of algorithms. We must impose certain algorithms that would ensure the discoverability of francophone content, here and abroad. Mme Morin : Je pense que, du côté des algorithmes, il y aura du travail à faire. Nous devrons imposer certains algorithmes qui permettront la découvrabilité des contenus francophones, au pays et à l’étranger. I think the bill must include provisions that allow us to address those algorithms, which as we know, steer us to certain content, sometimes unwittingly.

Je pense que le projet de loi doit inclure des dispositions qui nous permettront d’agir sur ces algorithmes, qui, comme on le sait très bien, nous dirigent vers certains contenus parfois bien malgré nous. The Chair: Thank you. Le président : Merci. [English] [Traduction] Senator Simons: Mr. Danks, you have raised a really interesting new facet of distribution that I don’t think we have talked about yet in this committee. I think it is a mark of how quickly the ecosystem is changing because I think when Bill C-10 was first drafted, the kind of channel aggregators that you are describing didn’t actually exist.

I am wondering if you and Ms. Ille could both speak to this issue because it affects both of your systems of programming. Would you be looking for the CRTC to negotiate something like mandatory carriage of your whole network or would you be looking for something more like deals with Amazon or Disney to buy some of your individual programming? La sénatrice Simons : Monsieur Danks, vous avez évoqué une nouvelle facette très intéressante de la distribution dont je ne pense pas que nous ayons encore parlé au sein de ce comité.

Je pense que cela montre à quel point l’écosystème évolue rapidement, car je crois que lorsque le projet de loi C-10 a été rédigé, le type d’agrégateurs de chaînes que vous décrivez n’existait pas encore. Mme Ille et vous-même pourriez peut-être parler de cette question, car elle touche vos deux systèmes de programmation. Souhaitez-vous que le CRTC négocie une distribution obligatoire de l’ensemble de votre réseau ou qu’il conclue plutôt des ententes avec Amazon ou Disney pour qu’ils achètent certains de vos programmes? Mr. Danks: Thank you, senator.

What we’re looking for is for them to carry our entire service, and they do now. We have a deal with Amazon; they take everything. We have a deal with Apple TV in Canada; they take everything. We have deals with both Amazon and Apple TV outside of Canada as well. M. Danks : Merci, madame la sénatrice. Ce que nous voulons, c’est qu’ils proposent l’ensemble de nos services, et c’est déjà le cas. Nous avons une entente avec Amazon; ils distribuent tout. Nous avons une entente avec Apple TV au Canada; ils distribuent tout. Nous avons également des ententes avec Amazon et Apple TV à l’extérieur du Canada.

I think one of the important things to remember here is that there is almost unlimited capacity for these companies to carry. Carriage of channels is really based on bandwidth and bandwidth has not been a problem in the industry for almost 15 years. So it is really not a problem. On the SVOD side — or subscription video on demand — they’ve actually been looking for more subscription services in Canada. They would like to add more. The real key is getting on them in Canada and then getting outside around the world as well.

Je pense que l’une des choses importantes à retenir ici est que la capacité de distribution de ces sociétés est pratiquement illimitée. La diffusion des chaînes est réellement basée sur la largeur de bande et cette dernière ne pose plus problème au sein de l’industrie depuis près de 15 ans. Ce n’est donc vraiment pas un problème. En ce qui concerne le service d’abonnement vidéo sur demande, ils cherchent en fait à développer les services d’abonnement au Canada. Ils aimeraient en ajouter d’autres.

La clé est de parvenir à distribuer les programmes sur ces services au Canada, puis à l’extérieur, dans le monde entier. The one area of services that is very new is what are known as fast channel services. I call them 1980s television back again because it is a free, linear service that is supported only by advertising. These have taken off very rapidly in the United States. The market leaders there are Roku, Samsung and Pluto Il y a un domaine de services très nouveau, les chaînes de diffusion en continu gratuites financées par la publicité.

Je les appelle le retour de la télévision des années 1980, car il s’agit d’un service gratuit et linéaire qui n’est financé que par la publicité. Ces services ont décollé très rapidement aux États- 20-9-2022 Transports et communications 18:9

TV, all three of which are now coming into Canada. That market in the United States is maturing very quickly. One of my fears is long term. Right now, Pluto TV is looking for channels and Canadian services on a linear basis to add. They have said they are probably going to launch, I believe, in December or January; they are very open about wanting to add both our channel and APTN. Unis. Les chefs de file de ce marché sont Roku, Samsung et Pluto TV, qui arrivent tous les trois au Canada. Ce marché mûrit très rapidement aux États-Unis. L’une de mes craintes concerne le long terme.

Pour l’instant, Pluto TV est à la recherche de chaînes et de services canadiens linéaires à ajouter. Ils ont dit qu’ils allaient probablement se lancer, je crois, en décembre ou en janvier; ils sont très ouverts et veulent ajouter notre chaîne et APTN. My real concern is the longer term. Watching the markets mature over the last number of years, what you see is that, over time, you get bullied out of the system and you end up not being able to gain access; or even if you get access, you don’t get access to fair terms. Ce qui m’inquiète vraiment, c’est le long terme.

En observant l’évolution des marchés ces dernières années, on constate qu’au fil du temps, on est évincé du système et on finit par ne plus y avoir accès; ou même si on y a accès, on n’a pas accès à des conditions équitables. In my view, we should simply say, “Look, platform, you want to come into Canada? Carry the Canadian services. Put them up.” The deals are revenue share, so it is not like they lose money. They have unlimited capacity. We won’t worry about what is going on in the rest of the world, but in Canada, we want to make sure that we get our services up, period.

My view is that’s not hard for them to do and it doesn’t really cost them anything, so I don’t understand why everybody thinks it is a big ask. Je pense que nous devrions simplement dire : « Écoutez, plateforme, vous voulez venir au Canada? Distribuez les services canadiens. Proposez-les. » Les ententes sont fondées sur le partage des recettes, alors ce n’est pas comme si elles allaient perdre de l’argent. Elles ont une capacité illimitée. Nous ne nous préoccuperons pas de ce qui se passe dans le reste du monde, mais au Canada, nous voulons nous assurer que nos services sont disponibles, point final.

J’estime que ce n’est pas difficile pour eux de le faire, et cela ne leur coûterait rien, alors je ne comprends pas pourquoi tout le monde pense que c’est une grosse demande. [Translation] [Français] Senator Miville-Dechêne: My question is for Ms. Morin and is similar to the chair’s question about algorithms. You said that the government should do something about that. What’s clear in this bill is that the government will not intervene directly concerning algorithms, given the controversy that it has caused.

La sénatrice Miville-Dechêne : Ma question s’adresse à Mme Morin et s’inscrit dans la même veine que celle du président au sujet des algorithmes. Vous avez dit que le gouvernement devrait s’en préoccuper. Ce qui est clair dans ce projet de loi, c’est que le gouvernement n’interviendra pas directement sur les algorithmes, étant donné la controverse que tout cela a provoquée. I want to ask you a very specific question because we’re dealing with a paradox. Take the example of a French-language work — in Quebec or outside Quebec, it’s not important.

Let’s say the work is an algorithm-based recommendation but many users disregard the content because they live in X, Y or Z and are not at all interested in French-language content. That would lower the work in the algorithm rankings and could therefore have a paradoxical effect: the measure could work to some extent in Canada but lead to a smaller audience. There is no simple way to make platforms like YouTube or Spotify support that content, particularly when it’s not Charlotte Cardin. I’m talking about people who are not as well-known.

Je veux vous poser une question très spécifique, parce qu’on fait face à un paradoxe. Prenons par exemple une œuvre francophone — au Québec ou à l’extérieur du Québec, cela a peu d’importance — qui est recommandée par un algorithme et que plusieurs usagers écartent cette œuvre parce qu’ils habitent à X, Y, Z et ne veulent rien savoir du contenu francophone. Cela fera reculer cette œuvre dans les algorithmes, et cela pourrait donc avoir un effet paradoxal, en ce sens que cela pourrait fonctionner à un certain point au Canada, mais qu’il pourrait y avoir une diminution de l’écoute.

Il n’est donc pas simple de faire participer des plateformes comme YouTube ou Spotify à ce contenu, particulièrement quand ce n’est pas Charlotte Cardin. On parle de voix moins connues. How do you reconcile your position that the government needs to address algorithms, given the risks associated with a voice that has never been heard on those platforms? You know, it’s unprecedented. Comment vous réconciliez-vous avec le fait qu’il faut que cela passe par là, étant donné les risques que représente une voix qui n’a jamais été entendue sur ces plateformes?

Vous savez, c’est sans précédent. 18:10 Transport and Communications 20-9-2022

Ms. Morin: That’s an excellent question. There’s certainly a paradox, as you just said. Can it really be ignored? Is it really something that can be overlooked? I understand that the bill cannot address it directly or impose algorithms. Can parameters be put in place so this content can be disseminated? Mme Morin : C’est une excellente question. Il est certain qu’il y a un paradoxe, comme vous venez de le dire. Est-ce qu’on peut vraiment passer à côté? Est-ce qu’on peut vraiment écarter... Je comprends que le projet de loi ne permet pas d’y aller directement ou d’imposer des algorithmes.

Est-ce qu’on peut mettre en place des paramètres de façon à ce que ces contenus puissent circuler? I heard my colleagues speak about mandatory distribution of Canadian content. Is that not something that should be covered by parameters? That may not be included in the bill; maybe it will be in the order put in place by the CRTC. J’entendais mes collègues parler de distribution obligatoire et de contenu canadien. Est-ce qu’il n’y a pas là quelque chose qui doit être couvert par des paramètres?

Peut-être que cela ne se retrouve pas dans le projet de loi; peut-être que cela se retrouvera dans le décret qui devra être mis en place par le CRTC. I agree with you. It’s a major paradox that needs to be addressed, and it presents a definite risk. Je suis d’accord avec vous. C’est un grand paradoxe auquel on doit faire face, et cela présente un risque certain. Maybe I could get back to you with a more in-depth analysis, because it really is a problematic situation. It’s important.

Je pourrais peut-être vous revenir avec une réflexion plus approfondie sur ce propos, parce que c’est vrai qu’il y a une situation problématique. C’est important. Senator Miville-Dechêne: It’s complicated, that’s true. I have a brief follow-up question for Ms. Ille. We’ve met before. La sénatrice Miville-Dechêne : C’est vrai que c’est compliqué. J’ai une brève question complémentaire à poser à Mme Ille. Nous nous sommes déjà rencontrées. You’re asking that the conditions for distribution be imposed and negotiated by the CRTC.

However, it’s been said that that could cause problems with respect to the Canada-United States- Mexico Agreement, known as CUSMA. What about a fund that would provide you with financial support, although I’m not sure who would fund it? Is there an alternative to your idea of imposing distribution conditions on foreign giants so you have enough money to survive? Vous demandez que les conditions de distribution soient imposées et négociées par le CRTC. Toutefois, on a entendu dire que cela posait des problèmes en ce qui a trait à l’ACEUM, l’accord de libre-échange.

Est-ce que l’idée d’un fonds qui vous permettrait de survivre financièrement, qui serait financé par on ne sait qui encore... Est-ce qu’il y a une solution alternative à cette idée d’imposer des conditions de distribution aux géants étrangers pour que vous ayez suffisamment d’argent pour survivre? Ms. Ille: That’s an excellent question. I prefer that the CRTC be able to establish the conditions. I think that’s the easiest. The CRTC does that now, and it works very well. Mme Ille : C’est une excellente question. Je privilégie le fait que le CRTC puisse établir les conditions.

Je pense que c’est ce qu’il y a de plus simple; il le fait actuellement et cela fonctionne très bien. As for the fund, I would need more information. How much would be invested in it? Who would have access to it? How would the money be distributed and under what conditions? It adds another extremely demanding layer of administration and planning. Pour ce qui est du fonds, ils devront obtenir plus d’information sur ce qu’est ce fonds, combien d’argent y sera investi, qui y aura accès, comment l’argent sera distribué et quelles seront les conditions dans lesquelles il le sera.

On ajoute une autre couche d’administration et de planification, et ce sera extrêmement exigeant. Without more information, I prefer what we have, a mechanism that is working very well right now. The CRTC doesn’t go too far; it makes good decisions. Also, as I was saying, we’re here today thanks to the CRTC. What would the percentage of the fund be? Would there be enough funds for APTN to survive? I have doubts because I don’t have enough information. Tant qu’on n’a pas plus d’information, je privilégie ce qui existe, ce qui fonctionne très bien pour le moment. Le CRTC n’abuse pas, il prend de bonnes décisions.

De plus, comme je le disais, c’est grâce au CRTC que nous sommes là aujourd’hui. Quel sera le pourcentage de ce fonds? Est-ce que les fonds seront suffisants pour qu’APTN puisse survivre? J’ai des doutes, parce que je n’ai pas assez d’information. Senator Miville-Dechêne: Thank you. La sénatrice Miville-Dechêne : Merci. 20-9-2022 Transports et communications 18:11

Senator Cormier: My question is for the Fédération culturelle canadienne-française. Le sénateur Cormier : Ma question s’adresse à la Fédération culturelle canadienne-française. First, I’d like to congratulate you on the work you do for arts and culture in francophone and Acadian Canada. Je voudrais tout d’abord vous féliciter et vous remercier pour tout le travail que vous faites pour les arts et la culture au Canada français et en Acadie. I’d like to come back to the issue of

section 5.2. You talked about the importance of maintaining that section. I’d like to better understand the current consultation relationship between the FCCF and its member organizations and the CRTC. What’s problematic, and why do we need

section 5.2? Je voudrais vous ramener à la question de l’article 5.2. Vous avez parlé de l’importance de maintenir cet article. J’aimerais mieux comprendre quel est l’état actuel des relations en matière de consultation entre la FCCF et ses organismes membres et le CRTC. Qu’est-ce qui pose problème et qu’est-ce qui fait en sorte qu’on a besoin de cet

article 5.2? Ms. Morin: Thank you for your question, senator. Mme Morin : Merci de votre question, monsieur le sénateur. First, I think it must be stressed that taking

part in the CRTC process is a burden for our organizations. In terms of human resources, our organizations don’t have in-house legal experts they can rely on. Financially, significant amounts need to be invested to access the services of broadcasting specialists, so we can fully understand the issues and assess their impact on the industry. D’entrée de jeu, je pense qu’il faut insister sur le fait que, pour nos organismes, c’est un fardeau de participer au processus du CRTC. Sur le plan des ressources humaines, on ne peut pas compter, au sein de nos équipes, sur des juristes en résidence dans nos organisations.

Sur le plan financier, on doit investir des sommes importantes pour avoir accès à des spécialistes de la radiodiffusion pour bien comprendre les enjeux en présence, ainsi que pour mesurer leur incidence dans l’industrie. Then, everything we hear on the ground must be translated into licence conditions. The concept of “licence conditions” is not language that we’re very familiar with, so we need to find specialized support in that area. Ensuite, il faut traduire tout ce qu’on entend sur le terrain au sujet des conditions de licence.

Le concept « Conditions de licence » n’est pas un langage que nous connaissons très bien, donc nous devons aller chercher des appuis spécialisés sur ce plan. I can give you a recent example. The FCCF took

part in the renewal of Radio-Canada’s licences. It’s a very time-consuming process. Endless hours are needed to carry out the work at every stage of the process. Reports provided by the broadcaster must be studied, possible gaps must be analyzed, ground-level data must be compiled, and data and research must be generated in areas where evidence is lacking; so it’s hard from that standpoint. Je peux vous donner un exemple récent. La FCCF a participé au renouvellement de licences de Radio-Canada.

C’est un processus très fastidieux, c’est-à-dire qu’il faut un nombre incalculable d’heures pour suivre les travaux, et ce, à toutes les étapes du processus. Il faut étudier les rapports qui sont fournis par le radiodiffuseur, analyser des écarts possibles, compiler les données que l’on reçoit sur le terrain, générer des données et des recherches pour lesquelles on n’a pas nécessairement de données probantes; c’est donc difficile à ce point de vue. If you multiply that effort by the number of licences that need to be renewed and that could have an impact on us, the work required is practically impossible for us.

Under the current process, it’s assumed that the necessary resources are there, that the risks and the effects on our communities can be anticipated and that research can be conducted — as I said earlier — to actively and equitably take

part in the process. Si vous multipliez cet effort par le nombre de licences qui doivent être renouvelées et qui ont le potentiel de nous toucher, le mandat est pratiquement impossible pour nous. Avec le processus qui existe actuellement, on tient pour acquis qu’on a les ressources nécessaires, qu’on est en mesure d’anticiper les risques et les effets dans nos communautés et d’effectuer la recherche — comme je disais tout à l’heure — pour participer activement et de façon équitable au processus.

Section 5.2 would specify how we must be consulted. Between us, that would really make a difference. Donc, l’article 5.2 viendrait spécifier la façon dont on doit nous consulter. Entre nous, cela ferait vraiment toute la différence. Senator Cormier: I have a question for Mr. Danks. Le sénateur Cormier : J’ai une question pour M. Danks. 18:12 Transport and Communications 20-9-2022

You said that OUTtv faces obstacles with some foreign distributors because of the community it focuses on, namely all the work done around the LGBT community. Vous dites qu’OUTtv se heurte à des obstacles auprès de certains distributeurs étrangers en raison de son orientation communautaire, c’est-à-dire tout le travail qui se fait autour de la communauté LGBT. Could you give us more specific examples of the obstacles you encounter so we can better understand the importance of the CRTC in supporting you in that work?

Pouvez-vous nous donner des exemples plus précis des obstacles que vous rencontrez, pour que l’on comprenne mieux l’importance que le CRTC aura pour vous soutenir dans ce travail? [English] [Traduction] Mr. Danks: I am sorry. I don’t have a translation coming in to me and my French is not good enough to follow your entire question. M. Danks : Excusez-moi. La traduction ne me parvient pas et mon français n’est pas assez bon pour saisir l’intégralité de votre question. Senator Cormier: You mentioned that you had obstacles with certain distributors because of the LGBTQ content.

Can you give us some concrete examples so we can better understand what role the CRTC could play to help you with that? Le sénateur Cormier : Vous avez mentionné que vous faisiez face à des obstacles lorsque vous traitiez avec certains distributeurs en raison du contenu LGBTQ. Pouvez-vous nous donner des exemples concrets afin que nous puissions mieux comprendre quel rôle le CRTC pourrait jouer pour vous aider à cet égard? Mr. Danks: I’m not sure I want to name names publicly, but one large service in the U.S. — not a tech platform — simply denied us and said they don’t want that. Two others were out of Asia.

I would call them equipment manufacturing-level companies. You can guess who those might be, but they just said they won’t take that kind of content at all, period. They don’t care if there’s an audience for it. It’s just not something that they want. I would provide that to you in confidence, but I don’t want to give that publicly. M. Danks : Je ne suis pas sûr de vouloir citer des noms publiquement, mais un grand service aux États-Unis — qui n’est pas une plateforme technologique — a tout simplement refusé en disant qu’il ne voulait pas de cela. Deux autres étaient situés en Asie.

Je les appellerais des entreprises de fabrication d’équipement. Vous pouvez deviner de qui il s’agit, mais ils ont simplement dit qu’ils n’accepteraient pas du tout ce type de contenu, point final. Ils ne se soucient pas de savoir s’il existe un public pour ce type de contenu. Ce n’est tout simplement pas quelque chose dont ils veulent. Je vous communiquerai ces renseignements de façon confidentielle, mais je ne veux pas les fournir publiquement. Senator Cormier: Thank you. Le sénateur Cormier : Merci. Senator Loffreda: My question concerns the APTN.

You addressed concerns regarding the current state of Bill C-11. Could you expand on those concerns and the corrective measures? How critical is it to address those concerns, and what would be the impact of not addressing them or of correctly addressing them? Le sénateur Loffreda : Ma question concerne APTN. Vous avez fait part de vos préoccupations concernant l’état actuel du projet de loi C-11. Pourriez-vous nous en dire plus sur ces préoccupations et sur les mesures correctives à prendre?

À quel point est-il important de répondre à ces préoccupations, et quelles seraient les répercussions si l’on n’y donnait pas suite ou si l’on y donnait suite correctement? Ms. Ille: Linear television is slowly fading away and people are migrating to online. It’s important for APTN to have that presence online, so it’s important for the CRTC to regulate APTN’s service on online distributors. The fact that they can set conditions and resolve the dispute means that we have to negotiate with those big online distributors. Since we’re not market driven, we service a public that is underserved.

We have a mandate not to have ratings and sell advertising. It’s part of our operations, but that’s not what we do. We are there to support Indigenous voices and get our stories out there. The Canadian Indigenous population is a small population but it needs to be Mme Ille : La télévision linéaire disparaît lentement et les gens se tournent vers Internet. Il est essentiel qu’APTN ait cette présence en ligne, il est donc important que le CRTC réglemente le service d’APTN sur les distributeurs en ligne.

Le fait qu’il puisse fixer des conditions et régler les différends signifie que nous devons négocier avec ces grands distributeurs en ligne. Étant donné que nous ne sommes pas axés sur le marché, nous desservons un public qui est mal desservi. Notre mandat n’est pas d’avoir des cotes d’écoute et de vendre de la publicité. Cela fait

partie de nos activités, mais ce n’est pas ce que nous faisons. Notre but est de soutenir les voix autochtones et de faire 20-9-2022 Transports et communications 18:13

serviced. Last year, we commissioned more than 450 hours of original programming. Of that, 147 were in different Indigenous languages. About 90% were produced by independent producers, mostly Indigenous. connaître nos histoires. La population autochtone canadienne est peu nombreuse, mais elle a besoin d’être desservie. L’année dernière, nous avons commandé plus de 450 heures de programmes originaux. Sur celles-ci, 147 heures ont été produites dans différentes langues autochtones. Environ 90 % de ces programmes ont été produits par des producteurs indépendants, pour la plupart autochtones.

APTN is part of this thriving Indigenous production community. What is going to happen in the future if everything is going online? The CRTC cannot help to resolve a dispute or set terms. We’re going to negotiate, maybe have a few pennies here and there, if we’re lucky, but that’s going to bite into our operations and we will have to cut all our storytelling. From an Indigenous point of view here, an Indigenous broadcaster is fully going to fade away, so everything we’ve built for the past 23 years is going to slowly go away. I think that’s unacceptable. APTN fait

partie de cette communauté de production autochtone florissante. Que va-t-il se passer à l’avenir si tout se passe en ligne? Le CRTC ne pourra pas aider à résoudre un différend ou à fixer des conditions. Nous allons négocier, peut- être obtenir quelques sous ici et là, si nous sommes chanceux, mais cela va peser sur nos opérations et nous devrons limiter les histoires que nous pourrons diffuser. D’un point de vue autochtone, les radiodiffuseurs autochtones disparaîtront complètement, donc tout ce que nous avons construit ces 23 dernières années va lentement disparaître. Je pense que c’est inacceptable.

I think the CRTC truly believed in the importance of what APTN is doing, and I think they still do today. They have not abused their power in the way the Broadcasting Act is written right now, so why can’t we give them the authority to be able to resolve a dispute and set the terms in the years to come? I’m not only thinking in the short term but in the medium and long term. Hopefully, we won’t review this Broadcasting Act in another 30 years. We’ll review it before, as things are changing, but we need to give flexibility to the CRTC to be able to do that.

Je pense que le CRTC croyait vraiment en l’importance de ce que fait APTN, et je pense qu’il y croit encore aujourd’hui. Il n’a pas abusé de son pouvoir de la manière dont la

Loi sur la radiodiffusion est actuellement rédigée, alors pourquoi ne pouvons-nous pas lui donner l’autorité nécessaire pour résoudre les différends et fixer les conditions dans les années à venir? Je ne pense pas seulement à court terme, mais aussi à moyen et à long terme. J’espère que nous ne réviserons pas la

Loi sur la radiodiffusion dans 30 ans. Nous la réviserons avant, car les choses évoluent, mais nous devons donner au CRTC la souplesse nécessaire pour le faire. Senator Dasko: As Senator Simons said, we’re drilling down more and more and learning more and more about this incredible ecosystem that is developing in this marketplace, so I want to ask you, Mr. Danks and Ms. Ille, if you could drill down a bit on what you’re expecting and asking the CRTC to do.

La sénatrice Dasko : Comme l’a dit la sénatrice Simons, nous creusons de plus en plus et nous en apprenons de plus en plus sur cet incroyable écosystème qui se développe sur ce marché. Je voudrais donc vous demander, monsieur Danks et madame Ille, de bien vouloir préciser un peu ce que vous attendez du CRTC et ce que vous lui demandez de faire. Mr. Danks, when you started, you said you wanted the CRTC to be able to negotiate. However, it sounds like you’re asking the CRTC to set conditions for the terms that you’re going to have with potential online streamers.

Monsieur Danks, au début de votre intervention vous avez dit que vous vouliez que le CRTC soit en mesure de négocier. Cependant, il semble que vous demandiez au CRTC de fixer des conditions pour les modalités que vous allez négocier avec les diffuseurs en ligne potentiels. Could you clarify exactly what you are asking, what you are hoping the CRTC will do and what kind of language you’re looking for in Bill C-11? I want to drill a little further down into what you want them to do. Maybe you could even illustrate with an example. That would be really helpful. Thank you.

Pourriez-vous préciser exactement ce que vous demandez, ce que vous espérez que le CRTC fasse et quel genre de libellé vous souhaitez inclure dans le projet de loi C-11? Je veux approfondir un peu plus ce que vous voulez qu’il fasse. Peut-être pourriez- vous même l’illustrer avec un exemple. Ce serait très utile. Je vous remercie. Mr. Danks: I think it’s fairly straightforward, senator. We’re not asking the CRTC to negotiate the deals for us. We want to know that they’ve got our back.

We want the platforms to know that if they come into Canada and there aren’t fair terms and there aren’t carriage deals there, the CRTC could step in and set M. Danks : Je pense que c’est assez simple, madame la sénatrice. Nous ne demandons pas au CRTC de négocier les ententes pour nous. Nous voulons savoir qu’il nous soutient. Nous voulons que les plateformes sachent que si elles viennent au Canada et que les conditions ne sont pas équitables et qu’il 18:14 Transport and Communications 20-9-2022

those terms. We want them as a backstop. That’s what they do right now in the broadcasting system. n’y a pas de contrats de distribution, le CRTC pourrait intervenir et fixer ces conditions. Nous voulons qu’il serve de filet de sécurité. C’est ce qu’il fait actuellement dans le système de radiodiffusion. A good example would be let’s say we went to a service and they said, “We don’t want to carry you.” I would say, “Well, the CRTC may order our carriage.” They then said, “Oh, good point.

We’ll carry you, but we don’t want to pay you anything.” So we’d go to the CRTC and say, for example, that revenue-share deals on these platforms are roughly 50-50 or better for the content provider. Maybe the CRTC sets a rule and says no revenue shares worse than 50-50 between the parties, which right now is pretty much industry standard. I would love to see a rule like that in the long term from the CRTC. Sometimes what happens now is that if you go to a platform and say you’d like them to carry you, they say, “We’ll carry you, but we don’t want to pay you.

We’ll put you on, and you can figure it out from there.” Un bon exemple serait une situation dans laquelle nous nous adresserions à un service et il nous dirait : « Nous ne voulons pas diffuser votre contenu. » Je répondrais : « Eh bien, le CRTC peut ordonner sa diffusion. » Ils diraient alors : « Oh, c’est vrai. Nous allons diffuser votre contenu, mais nous ne voulons rien vous payer. » Nous nous adresserions donc au CRTC et dirions, par exemple, que les ententes de partage des recettes sur ces plateformes constituent un partage à peu près égal ou plus avantageux pour le fournisseur de contenu.

Le CRTC pourrait peut-être établir une règle stipulant que le partage des recettes ne peut être inférieur à un partage à parts égales entre les parties, ce qui est actuellement la norme au sein de l’industrie. J’aimerais beaucoup que le CRTC établisse une telle règle à long terme. Ce qui se passe parfois actuellement, c’est que si vous vous adressez à une plateforme et que vous lui dites que vous aimeriez qu’elle diffuse vos programmes, elle vous répond : « Nous allons les diffuser, mais nous ne voulons pas vous payer. Nous allons diffuser vos programmes, et ensuite vous vous débrouillerez ».

Those are the sorts of things we want. First and foremost, it’s knowing that they can set reasonable rules within the system, and, second, that they’ve got our back. If there’s a problem, they’ll step in, and we’ll have a dispute. Voilà le genre de choses que nous attendons. D’abord et avant tout, il s’agit de savoir qu’il peut établir des règles raisonnables au sein du système et deuxièmement, qu’il assure nos arrières. S’il y a un problème, il interviendra, et nous aurons un différend. To Ms. Ille’s point, they can settle that dispute by issuing an order,

whereas in the current environment they can’t. Other than using harsh language, there’s not much we’re able to do if they decide not to work with us. Pour répondre à la remarque de Mme Ille, il pourrait régler ce différend en rendant une ordonnance, alors que dans l’environnement actuel, il ne le peut pas. À part utiliser des termes durs, il n’y a pas grand-chose que nous puissions faire s’ils décident de ne pas travailler avec nous. Senator Dasko: Would this occur on an ad hoc basis, or would they set a rule that would cover a whole set of firms? Would they come in when you are making deals?

Would you be asking them to come in at that level, or are you asking them to set rules that would affect an entire set of firms? La sénatrice Dasko : Cela se ferait-il de façon ponctuelle, ou fixerait-il une règle qui couvrirait un éventail d’entreprises? Interviendrait-il lorsque vous concluez des ententes? Lui demanderiez-vous d’intervenir à ce niveau, ou de fixer des règles applicables à l’ensemble des entreprises? Mr. Danks: We certainly wouldn’t be asking them to come in on a negotiated basis. What I believe will happen is they’ll set basic rules within the system. They do that now.

They have terms and trade rules, and they have wholesale code rules, which require the parties to work together. They create a structure around which the parties can negotiate themselves, and, should those negotiations fail, they have a series of mediations and arbitration systems that they set in. This is what they do, day in and day out. M. Danks : Nous ne lui demanderions assurément pas d’intervenir dans le cadre d’une négociation. Je pense que ce qui se passera, c’est qu’il établira des règles de base au sein du système. C’est ce qu’il fait actuellement.

Il a établi des règles sur la durée et le commerce, ainsi que sur les codes de vente en gros, qui obligent les parties à travailler ensemble. Il crée une structure autour de laquelle les parties peuvent négocier elles-mêmes et, si ces négociations échouent, il dispose d’une série de systèmes de médiation et d’arbitrage. C’est ce qu’il fait au quotidien. I think these platforms in many ways are much easier to regulate than the current broadcasting system because the deals are really very straightforward: We will carry you, we’ll take your content and we will pay you a revenue share.

I think in some ways it’s much easier,

whereas in the current system Je pense que ces plateformes sont, à bien des égards, beaucoup plus faciles à réglementer que le système de radiodiffusion actuel, car les ententes sont vraiment très simples : Nous allons distribuer vos programmes, nous allons prendre votre contenu et nous allons vous verser une part des recettes. Je pense qu’à 20-9-2022 Transports et communications 18:15

there’s a lot of bickering about packaging and issues like that, which are a lot more complicated to resolve. certains égards, c’est beaucoup plus facile, alors que dans le système actuel, il y a beaucoup de querelles à propos du groupage d’émissions et de questions de ce genre, qui sont beaucoup plus compliquées à résoudre. The future, in my view, is going to be easier to regulate in many ways. There are more new complicated issues such as algorithms and so forth, but generally the new platforms are very straightforward in how they function.

Je pense que l’avenir sera, à bien des égards, plus facile à réglementer. Il y a plus de nouvelles questions compliquées, comme les algorithmes et ainsi de suite, mais dans l’ensemble, le fonctionnement des nouvelles plateformes est très simple. Ms. Ille: If I may add to that, APTN has mandatory carriage in Canada, so we have 35 cents per subscriber per month, and that’s about 90% of our revenues. As things are migrating online, we hope the CRTC would be able to set terms like that, coming with a fixed rate, in the case of

section 9(1)(

h) of the Broadcasting Act and mandatory carriage. Mme Ille : J’aimerais ajouter qu’APTN bénéficie d’une distribution obligatoire au Canada, ce qui signifie que nous recevons 35 cents par abonné par mois, ce qui représente environ 90 % de nos recettes. Étant donné que les programmes sont de plus en plus diffusés en ligne, nous espérons que le CRTC sera en mesure de fixer des conditions de ce type, assorties d’un taux fixe, dans le cas de l’alinéa 9(1)

h) de la

Loi sur la radiodiffusion et de la distribution obligatoire. [Translation] [Français] Senator Clement: Good morning and thank you to the witnesses. My first question is for the witnesses from the Fédération culturelle canadienne-française. We’re in a difficult context, given the results of the latest census, particularly as minority francophones. Apart from

section 5.2, are you happy with Bill C-11 as it stands to resolve that difficulty? La sénatrice Clement : Bonjour et merci aux témoins. Ma première question s’adresse aux témoins de la Fédération culturelle canadienne-française. Nous nous trouvons dans un contexte de malaise, étant donné les résultats du dernier recensement, surtout en tant que francophones en contexte minoritaire. À

part l’article 5.2, êtes-vous satisfaite du projet de loi C-11 dans sa forme actuelle pour remédier à ce malaise? [English] [Traduction] The second question is for Ms. Ille. Unlike some stakeholders, you express confidence in the CRTC. Could you drill a little deeper into why you have that feeling around the CRTC and maybe whether the CRTC would require additional capacity to address some of the issues you raise? Ma deuxième question est pour Mme Ille. Contrairement à certains intervenants, vous exprimez votre confiance dans le CRTC.

Pourriez-vous expliquer un peu plus en détail pourquoi vous avez ce sentiment à l’égard du CRTC et peut-être si le CRTC devrait disposer de capacités supplémentaires pour traiter certains des problèmes que vous avez soulevés? [Translation] [Français] Ms. Morin: I’ll let my colleague answer the first question. Mme Morin : Je vais laisser ma collègue répondre à cette première question. Ms. Juneau: Thank you, senator. As I said in my opening remarks, the Fédération culturelle canadienne-française is very pleased with Bill C-11 as it stands.

We feel that it’s an important step in addressing the issues facing the Canadian system, so that it reflects the reality of Canada today much better and allows online giants to begin contributing much more actively to the production and dissemination of Canadian content. Mme Juneau : Merci, madame la sénatrice. Comme je l’ai dit dans mes remarques d’ouverture, la Fédération culturelle canadienne-française est très satisfaite du projet de loi C-11 dans sa forme actuelle.

Nous considérons qu’il s’agit quand même d’une avancée importante en ce qui a trait aux enjeux d’un système canadien qui reflète beaucoup mieux la réalité de notre pays tel qu’il est aujourd’hui et qui permet aux géants du Web de commencer à contribuer beaucoup plus activement à la production et à la diffusion de ce contenu canadien. Our only concern is to ensure that the amendment requiring that the CRTC consult our communities be maintained. As my colleague Ms. Morin said, taking

part in hearings for the organizations we represent is time-consuming, and we don’t always have the means to make as active and as strong of a Notre seul souci est d’assurer que l’amendement visant à ce que le CRTC doive consulter nos communautés soit préservé. Comme l’a dit ma collègue Mme Morin, participer à ces audiences pour les organismes que nous représentons est fastidieux, et on n’a pas toujours les moyens d’y participer avec 18:16 Transport and Communications 20-9-2022

contribution as we’d like. So, yes, we’re pleased. Obviously, all this will include ministerial orders, particularly concerning the narrower definition of Canadian content or the steps to take to ensure discoverability. That hasn’t come yet, but we hope that, with that foundation, we will have what we need to address these issues. toute la force et la vigueur que l’on souhaiterait. Alors, oui, nous sommes satisfaits. Évidemment, des décrets ministériels vont accompagner tout cela, notamment sur la définition plus étroite du contenu canadien ou sur les mesures à prendre pour assurer une découvrabilité.

Cela reste à venir, mais on a bon espoir qu’avec cette base, nous avons ce qu’il faut pour s’attaquer à ces enjeux. Senator Clement: Thank you, Ms. Juneau. La sénatrice Clement : Merci, madame Juneau. [English] [Traduction] Ms. Ille: The CRTC has been instrumental to APTN’s existence. APTN is the first national Indigenous broadcaster in the world. APTN has become a role model for other Indigenous broadcasters internationally. The CRTC believes in what we do, supports our mission and they have an ear. They know that the industry is market driven, but sometimes you have services that are needed.

There are voices that need to be said, voices that need to be heard and have a dedicated place, and they support all those voices. Mme Ille : Le CRTC joue un rôle essentiel dans l’existence du APTN. Ce dernier est le premier radiodiffuseur autochtone national au monde et est devenu un modèle pour les autres radiodiffuseurs autochtones à l’échelle internationale. Le CRTC croit en ce que nous faisons, appuie notre mission et nous écoute. Il sait que l’industrie est axée sur le marché, mais parfois, nous offrons des services qui sont nécessaires.

Il y a des voix qui doivent s’exprimer, se faire entendre et disposer d’une place qui leur est réservée, et le CRTC soutient toutes ces voix. Diversity is part of the industry, and if we weren’t there and neither were OUTtv, AMI-tv and others, it would be quite bland. We’re movers and shakers in the industry. We might be small, but we’re mighty. La diversité fait

partie de l’industrie, et si nous, OUTtv, AMI- tv et d’autres acteurs n’étions pas là, le paysage serait assez terne. Nous faisons bouger les choses dans l’industrie. Nous sommes peut-être petits, mais nous sommes puissants. To your question about whether the CRTC has the resources, I think they have the expertise and the knowledge, and they have been doing this for years. Regulating the Canadian industry is not an easy feat, and they are doing it wonderfully. They’re probably going to need more resources, but I think that’s something that has to be looked into further.

I’m not a specialist in that case, but I’m sure they have what it takes. As I said, they have the expertise and knowledge to do so. Pour répondre à votre question à savoir si le CRTC dispose des ressources nécessaires, je pense qu’il possède l’expertise et le savoir qu’il lui faut, et il accomplit ce travail depuis des années. Ce n’est pas une mince tâche que de réglementer l’industrie, et il le fait avec brio. Il aura probablement besoin de ressources supplémentaires, mais je pense que c’est une question qu’il faut examiner plus en profondeur.

Je ne suis pas experte en la matière, mais je suis sûre qu’il a ce qu’il lui faut. Comme je l’ai indiqué, il possède l’expertise et le savoir pour agir. Senator Simons: I’m hearing very much what the representatives of OUTtv and APTN are saying about not wanting to be shut out of Canadian markets. I’m a little bit concerned, though. You are two established, well-regarded and proven services. If the CRTC were to require all of the big streaming aggregators to carry every Canadian network, at what point are they able to say, “No, I’m sorry. That’s an inappropriate choice for our market.

The content is not good enough?” It doesn’t apply to you guys, but it might apply to somebody else in the future. How would you say the gatekeeping should function so that those companies are perhaps not forced to carry something that they don’t want to and that doesn’t match with their market? La sénatrice Simons : J’entends parfaitement ce que les représentants d’OUTtv et du APTN disent quant au fait qu’ils ne veulent pas être exclus des marchés canadiens. Je suis toutefois quelque peu préoccupée. Vous êtes deux services établis et bien considérés qui ont fait leurs preuves.

Si le CRTC exigeait que tous les grands regroupeurs de diffuseurs fournissent tous les réseaux du Canada, à quel point pourraient-ils répliquer : « Non, désolé. C’est un choix inadapté à notre marché. Le contenu n’est pas assez bon »? Cela ne s’applique pas à vous, mais cela pourrait s’appliquer à quelqu’un d’autre dans l’avenir. Comment les balises devraient-elles fonctionner pour que ces entreprises ne soient peut-être pas forcées de diffuser du contenu dont elles ne veulent pas et qui ne convient pas à leur marché? Mr. Danks: It’s an excellent question, senator. It’s something I think about too.

There have been very few, if any, new services launched in Canada over the last decade. I would simply say that the CRTC at some point will have to make sensible decisions around these things. We’re an important diversity brand, so we’re the ones that get the nod, but there will be other M. Danks : C’est une excellente question, sénatrice. C’est quelque chose à laquelle je réfléchis également. Très peu, voire aucun, nouveau service a été lancé au Canada au cours de la dernière décennie. Je dirais simplement qu’à un moment donné, le CRTC devra prendre des décisions censées à cet égard.

Étant une marque importante sur le plan de la diversité, nous pouvons 20-9-2022 Transports et communications 18:17

commercial brands looking for carriage out there. There are ways they can get started. They can get up onto YouTube and other services to demonstrate that they have audience potential. nous faire diffuser, mais il existe d’autres marques commerciales qui cherchent à le faire. Il existe des moyens pour elles de le faire. Elles peuvent utiliser YouTube et d’autres services pour démontrer qu’elles ont un auditoire potentiel. It’s a good question. At some point in time, services in Canada will just not do as well, and that will be an issue. We’re going to have to decide how far we go. C’est une bonne question.

À un moment donné, les services n’iront pas aussi bien au Canada, et ce sera un problème. Nous devrons décider jusqu’où nous allons. I don’t know that there’s anything more to say about that. There may be a point where the CRTC says, “Okay, well, these 25 services or these 30 services are critical. As far as we’re concerned, all the others can negotiate their way on.” I could certainly see that happening down the road. Je ne sais pas s’il y a plus à dire à ce sujet.

Il pourrait arriver que le CRTC doive décider que 25 ou 30 services sont essentiels, mais qu’en ce qui le concerne, les autres peuvent négocier à partir de là. Cela pourrait bien se produire dans l’avenir. Ms. Ille: When you think of

section 9(1)(h), mandatory carriage does not apply to all networks. They can choose the ones that should be mandatory. I think that thoughtfulness should transition to online as well. Mme Ille : Quand on pense à l’alinéa 9(1)h), la fourniture obligatoire ne s’applique pas à tous les réseaux. Le CRTC peut choisir ceux qui seraient obligatoires. Je pense que cette approche réfléchie devrait s’appliquer en ligne également. Senator Simons: This is an excellent point. The

section 9(1) (

h) stations are APTN, OMNI, the weather channel, CPAC — the things that someone has decided are good for the Canadian cultural body writ large. La sénatrice Simons : C’est une excellente observation. Les stations visées par l’alinéa 9(1)

h) sont le APTN, OMNI, Météomédia, CPAC, qui ont été jugés bénéfiques pour l’ensemble du paysage culturel canadien. Ms. Ille: Yes, exactly. Mme Ille : Oui, exactement. Senator Simons: But it surely doesn’t make sense to demand that an American aggregator carry the Canadian weather — well, maybe it does make sense to carry the Canadian weather channel, because Canadians would like to know what the weather is. But there are other things where it may be a rather odd fit.

La sénatrice Simons : Il n’est toutefois pas logique d’exiger qu’un regroupeur américain diffuse la météo canadienne, quoique c’est peut-être logique, car les Canadiens voudraient connaître le temps qu’il fait, mais d’autres canaux ne conviendraient peut-être pas. Ms. Ille: But they’re carrying channels, and you talked about brand and their market. If they’re serving the Canadian market, I should assume that Canadian channels should be available on their offerings. That’s a question where we go beyond just what they offer to see ourselves, our culture and hear our different languages.

It’s a question of identity and reference. I think it goes beyond just the brand of the American distributor. I think they need to be respectful and to consider the market they’re serving. Mme Ille : Mais ils fournissent des canaux, et vous avez parlé de marque et de leur marché. Si ces regroupeurs servent le marché canadien, je présume que leur offre devrait comprendre des canaux canadiens. Cette question va au-delà de ce qu’ils offrent pour que nous nous reconnaissions, que nous voyions notre culture et que nous entendions nos diverses langues. C’est une question d’identité et de référence.

Je pense que cela va au- delà de la marque du distributeur américain. Je considère qu’ils doivent être respectueux et considérer le marché qu’ils servent. Senator Simons: I guess that could include French-language services. La sénatrice Simons : Je suppose que l’offre pourrait inclure des services en français. Ms. Ille: Definitely, they would have to. Mme Ille : Il le faudrait certainement. Mr. Danks: Senator, it’s interesting. Last week, Sony announced they had carried 1,600 different services in different countries, so there’s a lot of capacity there. You’re right: At some point in time, it’s too many.

You can’t carry a million; it doesn’t make sense. But if the service is to be supported by Canadians, then we can decide that; if the service doesn’t support itself commercially and it’s not supported similarly to mandatory carriage or some other requirement, then it just has to get by on commercial terms, and that’s it. M. Danks : Sénatrice, c’est intéressant. La semaine dernière, Sony a annoncé qu’il offrait 1 600 services dans différents pays; la capacité est donc considérable. Vous avez raison : à un moment donné, c’est trop. On ne peut pas offrir un million de services; c’est insensé.

Mais si le service intéresse les Canadiens, alors on peut décider de l’inclure; s’il n’a pas d’intérêt commercial et qu’il ne correspond pas aux critères de la fourniture obligatoire ou à d’autres exigences, alors il doit faire avec les conditions commerciales, et c’est tout. 18:18 Transport and Communications 20-9-2022

[Translation] [Français] Senator Cormier: My question is for Mr. Danks and Ms. Ille. I’d like to come back to the terms of distribution for programming services. Does the amendment adopted by the House of Commons, at subsection 9.1(1), address the concerns about distribution issues in relation to foreign online platforms? Le sénateur Cormier : Ma question s’adresse à M. Danks et à Mme Ille. J’aimerais revenir aux modalités de distribution des services de programmation.

L’amendement adopté par la Chambre des communes, au paragraphe 9.1(1), vient-il répondre aux préoccupations entourant les enjeux liés à la distribution vis- à-vis les plateformes étrangères en ligne? [English] [Traduction] Ms. Ille: Yes, the CRTC could require an online distributor to carry programming services. That’s fantastic and wonderful; we’re happy for that. But once again, after that, what happens? Like Mr. Danks was saying, the problem lies with setting terms or to resolve a dispute, and that’s the gap that needs to be filled. As small independent broadcasters, we don’t have that market power to do so.

That’s why we need CRTC intervention to support our asks. Mme Ille : Oui, le CRTC pourrait exiger qu’un distributeur en ligne fournisse un service de programmation. C’est excellent et formidable; nous nous en réjouissons. Mais, une fois encore, que se passe-t-il par la suite? Comme M. Danks le disait, c’est quand il faut établir des conditions ou résoudre un différend que le problème se pose. C’est là qu’il faut combler une lacune. À

titre de petits diffuseurs indépendants, nous n’avons pas le pouvoir de marché pour le faire. Voilà pourquoi nous avons besoin de l’intervention du CRTC pour soutenir nos demandes. Mr. Danks: I would echo that and add that all Canadian services are now independent. There isn’t a Canadian service — it doesn’t matter if it’s owned by Bell or Rogers — that is big enough to negotiate their way against the larger tech companies.

These are the biggest companies in the world that we’re negotiating with, and it’s important we recognize that without having the leverage of the regulator there to assist us, it’s going to be very difficult for us to maintain a broadcasting system if we don’t have a backstop in place. M. Danks : J’abonde dans le même sens et j’ajouterais que tous les services canadiens sont maintenant indépendants. Pas un service canadien — qu’importe s’il appartient à Bell ou à Rogers — n’est suffisamment gros pour négocier avec les grandes entreprises technologiques.

Nous négocions avec les plus grandes entreprises technologiques du monde, et il importe d’admettre que sans l’appui de l’organisme de réglementation, il nous sera très difficile de maintenir un système de radiodiffusion si nous n’avons pas d’appui en place. Senator Cormier: Thank you to both of you. Le sénateur Cormier : Je vous remercie tous les deux. [Translation] [Français] Senator Miville-Dechêne: I understand, Mr. Danks. However, asking that the CRTC negotiate agreements is ultimately a very major change to Bill C-11. That means a regulatory body becoming involved in negotiations.

It’s true that that’s the case in Canada, but we’re talking about foreign companies. That’s my first point. La sénatrice Miville-Dechêne : Je vous entends, monsieur Danks. Toutefois, le fait de demander au CRTC de négocier les ententes représente ultimement un changement fort important au projet de loi C-11. Cela signifie qu’un organisme réglementaire s’infiltre dans les négociations. Il est vrai que c’est le cas au Canada, mais on parle de compagnies étrangères. C’est mon premier point. Ms.

Ille, I find it hard to see how we could put into practice the idea of requiring that foreign distribution platforms and the Rokus of the world distribute 25 public service channels. I’m not saying that I disagree with it, but I’m trying to understand how they’ll be chosen. In two years, will it be important to include in that lineup of channels one that offers weather forecasts, for instance, even though people can find weather information just about anywhere? That information is not hard to find.

Madame Ille, j’ai de la difficulté à voir comment on peut mettre en pratique cette idée d’obliger les plateformes étrangères de diffusion et les Roku de ce monde à distribuer 25 chaînes de services publics. Je ne vous dis pas que je suis en désaccord avec cela, mais j’essaie de comprendre comment on va les choisir. Dans deux ans, sera-t-il important de compter, parmi toutes ces chaînes, une qui offre par exemple les prévisions météorologiques, alors que les gens peuvent trouver la météo un peu partout? Ce ne sont pas des données difficiles à trouver. I get the impression that all this needs to and will evolve.

The difficulty is the risk of including all these issues in a very cumbersome reform that, ultimately, won’t work. Listening to you, someone might question whether people will be interested J’ai l’impression que tout cela devra évoluer et va évoluer. La difficulté est que l’on risque de figer tous ces enjeux dans une réforme assez lourde qui, à terme, ne fonctionnera pas. À vous entendre, on peut se demander si les gens seront intéressés à ces 20-9-2022 Transports et communications 18:19

in these platforms. I don’t want to play devil’s advocate, but I’m trying to see how all this will work and I’m having some difficulty. plateformes. Je ne veux pas me faire l’avocate du diable, mais j’essaie de voir comment tout cela va fonctionner et j’ai un peu de difficulté. Ms. Ille: That’s an excellent question, and, as Mr. Danks said, we’re also thinking about it. However, it’s important to ensure that small independent broadcasters have a place, regardless of their mission or mandate. We’re all different, and we complement each other. Mme Ille : C’est une excellente question et, comme le disait M.

Danks, nous y réfléchissons également. Il faut tout de même s’assurer que les petits diffuseurs indépendants ont une place, peu importe leur mission et leur mandat. Nous sommes tous différents et nous nous complétons. There will likely be new players in the future, and I hope so. We’ll see what they offer. Will they meet a national need or will they operate on a more local or regional scale? Will they merit being on a digital platform? The CRTC must still be able to make these decisions. In theory, it can now require availability. Il est probable que de nouveaux joueurs verront le jour à l’avenir, et je l’espère.

Il reste à voir ce qu’ils offriront. Répondront-ils à un besoin national ou travailleront-ils à une échelle plus locale ou régionale? Mériteront-ils de se trouver sur une plateforme numérique? Le CRTC doit quand même avoir la possibilité de prendre ces décisions. En théorie, il peut maintenant demander que l’on soit disponible. Indeed, I think more research is needed, but there must be that flexibility. The CRTC must have that authority and that flexibility. Je crois, en effet, qu’il faut faire plus de recherche, mais il faut avoir cette flexibilité. Il faut que le CRTC ait cette autorité et cette flexibilité.

Senator Miville-Dechêne: Thank you. La sénatrice Miville-Dechêne : Merci. [English] [Traduction] Senator Dasko: My question is for Ms. Morin and is about the topic of algorithms. In your comments, you spoke strongly in support of the ability to change and affect algorithms with respect to the topic of discoverability and how that might be achieved, but there’s tremendous pushback against using algorithms. The bill itself says the CRTC cannot require that, although I do agree that the chair of the CRTC muddied the waters a little bit when he came to our committee a few weeks ago when we started in June.

The bill says that it cannot be done. La sénatrice Dasko : Ma question s’adresse à Mme Morin et porte sur les algorithmes. Dans votre allocution, vous vous êtes dite très favorable à la capacité de modifier et de moduler les algorithmes pour assurer la découvrabilité, et avez parlé de la manière dont on pourrait procéder, mais le recours aux algorithmes rencontre beaucoup de résistance.

Le projet de loi lui-même indique que le CRTC ne peut rien exiger de tel, bien que j’admette que le président du CRTC a brouillé un peu les cartes lorsqu’il a témoigné devant notre comité il y a quelques semaines, quand nous avons commencé notre étude en juin. Le projet de loi indique qu’on ne peut modifier les algorithmes. So I wanted to ask you about the possibility of using non- algorithmic solutions to deal with discoverability. Do you feel that discoverability can be achieved through that means rather than through affecting algorithms?

Je voulais également vous interroger sur la possibilité d’utiliser des solutions non algorithmiques pour assurer la découvrabilité. Pensez-vous qu’on puisse assurer la découvrabilité ainsi au lieu de jouer avec les algorithmes? Ms. Morin: I would have to come back to you with a deeper understanding of what kinds of non-algorithmic solutions could be put forward.

Mme Morin : Il faudrait que je vous réponde plus tard, une fois que j’aurais mieux compris quels genres de solutions non algorithmiques pourraient être utilisées. [Translation] [Français] I can commit to getting back to you with a more informed response on this issue. Je peux m’engager à vous revenir avec une réflexion plus informée sur cette question. [English] [Traduction] Senator Dasko: Thank you. La sénatrice Dasko : Je vous remercie. Mr. Danks: Senator, I can speak to this a little bit. M. Danks : Sénatrice, je peux traiter brièvement de la question. 18:20 Transport and Communications 20-9-2022

I’ll say two things very quickly. Yes, discoverability is about a whole lot more than algorithms. In fact, I think the entire algorithm discussion has hijacked this whole proceeding in a way that makes no sense. Je dirai deux choses très brièvement. Oui, la découvrabilité englobe beaucoup plus que les algorithmes. En fait, je pense que le débat autour des algorithmes a pris une ampleur insensée dans toute cette étude. Senator Dasko: Yes, it has. La sénatrice Dasko : En effet. Mr. Danks: Discoverability is about being treated fairly; what I believe in are net-neutrality principles.

When we deliver to those platforms, we provide them with a huge amount of metadata that describe our programs that they use and link other programs to. I am against preferences of content that are provided through algorithms. M. Danks : La découvrabilité vise à assurer un traitement équitable; je crois aux principes de neutralité du réseau. Quand nous transmettons nos émissions à ces plateformes, nous leur fournissons des quantités considérables de métadonnées qui décrivent nos émissions, des données qu’elles utilisent et lient à d’autres émissions.

Je suis contre les préférences de contenu proposées grâce aux algorithmes. I think the attempt to say that this is all about algorithms or that they’re important is just wrong. If you serve up consumers’ recommendations, they’re just not going to click on the links. I honestly think this whole discussion is such a waste of time, because even if it’s tried, I don’t believe it would work. I’ve said the following to the CRTC people and others: Stop talking about that, because it’s never going to work. Je pense qu’on a tort de tenter de dire que tout tourne autour des algorithmes et qu’ils sont importants.

Si on présente des recommandations aux consommateurs, ils ne cliqueront tout simplement pas sur les liens. Je pense que tout ce débat n’est qu’une perte de temps, car même si on tente le coup, je ne pense pas que cela fonctionnera. J’ai dit ce qui suit aux fonctionnaires du CRTC et à d’autres personnes : arrêtez d’en parler, car cela ne fonctionnera jamais. By the way, the YouTubers are not going to be crushed. People will just not click on those links. It’s not even as intrusive as putting an ad in front of somebody. Soit dit en passant, les youtubeurs ne tomberont pas dans le panneau.

Les gens ne cliqueront tout simplement pas sur les liens. Ce n’est même pas aussi dérangeant que d’afficher une publicité sous le nez de quelqu’un. I think we have to be careful that the algorithms and the platforms don’t show preference for their own content or other people’s content. That’s always something we’ve seen of abuse with the broadcasting system where people pay to put their stuff in front of other people. Je pense que nous devons faire attention pour que les algorithmes et les plateformes n’affichent pas de préférence pour le contenu de la plateforme ou celui d’autres personnes.

C’est toujours quelque chose qu’on voit utiliser à mauvais escient dans le système de radiodiffusion quand les gens paient pour faire miroiter leurs produits devant d’autres personnes. We should have a fair net-neutrality system in terms of what people want to watch on the platforms. Il faudrait que le réseau soit neutre et équitable en ce qui concerne le contenu que les gens veulent regarder sur les plateformes. I simply think it won’t work, and it’s taken up way too much time. That’s my comment for the day. Je pense simplement que cela ne fonctionnera pas, et le débat a accaparé beaucoup trop de temps.

C’est ce que j’ai à dire pour aujourd’hui. Senator Dasko: I agree. La sénatrice Dasko : Je suis d’accord avec vous. The Chair: We only really have a minute left, colleagues, and I want to get a quick question in before we wrap up. Le président : Il ne nous reste qu’une minute, honorables collègues, et je veux poser une brève question avant de conclure. To the CEO of APTN, we all clearly agree that your organization is an important one and that Indigenous voices and cultures have to be promoted and protected. Did the government consult your organization on Bill C-11 before they went forward?

Je dirais à la cheffe de la direction du APTN que nous convenons tous manifestement que votre organisation est importante et que les voix et les cultures autochtones doivent être mises en valeur et protégées. Le gouvernement a-t-il consulté votre organisation au sujet du projet de loi C-11 avant de le déposer? 20-9-2022 Transports et communications 18:21

Ms. Ille: They consulted with us. When it was Bill C-10, we were consulted. We’ve been having a lot of meetings with Canadian Heritage with our concerns and comments. We weren’t, unfortunately, invited to the Bill C-11 hearing at the House of Commons’ Canadian Heritage Committee, but we’re happy to be here today. Mme Ille : Il nous a consultés. Quand c’était le projet de loi C-10, nous avons été consultés. Nous avons tenu de nombreuses réunions avec Patrimoine canadien afin de lui faire part de nos préoccupations et de nos observations.

Nous n’avons malheureusement pas été conviés à l’audience que le Comité du patrimoine canadien de la Chambre des communes a tenue sur le projet de loi C-11, mais nous sommes ravis d’être ici aujourd’hui. The Chair: Thank you for being with us. Colleagues, thank you all for being succinct in your questions. I want to thank all of the panellists who were also succinct and clear in their responses; we got a lot of questions and answers taken care of in a short 45 minutes. Thank you very much for being with us. Le président : Je vous remercie d’avoir témoigné.

Honorables collègues, je vous remercie tous d’avoir été succincts en posant vos questions. Je tiens à remercier tous les témoins de s’être également montrés succincts et limpides dans leurs réponses. Nous avons passé bien des questions et des réponses en à peine 45 minutes. Je vous remercie beaucoup d’avoir comparu.

Honourable senators, for our second panel, we have before us, from the Canadian Ethnocultural Media Coalition, Aldo Di Felice, Co-Founder and President, TLN Media Group Inc., who is with us by video conference; and Madeline Ziniak, Co- Founder and Chair, Canadian Ethnic Media Association, also with us by video conference. We also have before us the Black Screen Office, represented by their Executive Director Joan Jenkinson; and from the Racial Equity Media Collective, Lisa Valencia-Svensson, Managing Director.

Honorables sénateurs, nous accueillons notre deuxième groupe de témoins, qui comprend Aldo Di Felice, cofondateur et président de TLN Media Group Inc., et Madeline Ziniak, cofondatrice et présidente de l’Association canadienne des médias ethniques, de la Coalition canadienne des médias ethnoculturels, qui témoignent par vidéoconférence. Nous recevons également Joan Jenkinson, directrice exécutive du Bureau de l’écran des Noirs, et Lisa Valencia-Svensson, directrice générale de Racial Equity Media Collective. Welcome, and thank you for joining us virtually this morning. We will begin with opening remarks from Ms.

Ziniak, followed by Ms. Jenkinson, and then from the Racial Equity Media Collective. Bienvenue et merci de vous joindre à nous virtuellement ce matin. Nous commencerons par l’allocution d’ouverture de Mme Ziniak, puis entendrons Mme Jenkinson et le Racial Equity Media Collective. Madeline Ziniak, Co-Founder and Chair, Canadian Ethnic Media Association, Canadian Ethnocultural Media Coalition: [Belorussian and Russian spoken]. Good morning. That was hello and good morning in my native language and mother tongue, which is Belorussian and Russian.

Madeline Ziniak, cofondatrice et présidente, Association canadienne des médias ethniques,Coalition canadienne des médias ethnoculturels : [La témoin prononce quelques mots en biélorusse et en russe.] Bonjour. Je vous ai salués et dit bonjour dans ma langue première et ma langue maternelle, soit le biélorusse et le russe. Good morning, senators. Thank you very much for hearing us today. Beside me is my colleague Aldo Di Felice, President and Managing Partner of TLN Media Group. We are co-founders of the Canadian Ethnocultural Media Coalition, or CEMC. Bonjour, sénateurs.

Je vous remercie beaucoup de nous recevoir aujourd’hui. Je suis accompagnée de mon collègue Aldo Di Felice, président et directeur associé de la Coalition canadienne des médias ethnoculturels, ou CCME. The CEMC was formed early last year in response to the previous version of Bill C-11. Our initial group has expanded and now includes organizations with membership and activity across the country — the most active independent ethnic media content producers and publishers, including broadcasters. La CCME a été formée au début de l’année dernière en réaction à la version précédente du projet de loi C-11.

Notre groupe initial a pris de l’ampleur et inclut maintenant des organisations comptant des membres et des activités dans toutes les régions du pays. Il s’agit des producteurs et des diffuseurs indépendants de contenu médiatique ethnique les plus actifs, y compris des radiodiffuseurs. Aldo Di Felice, Co-Founder and President, TLN Media Group Inc., Canadian Ethnocultural Media Coalition: We came together as CEMC specifically to advocate for better inclusion of diverse communities and ethnic programming in our laws and industry support programs.

We have sought full membership in our broadcast system because we believe that all Aldo Di Felice, cofondateur et président, TLN Media Group Inc., Coalition canadienne des médias ethnoculturels : Nous avons formé la CCME dans le but précis de favoriser une meilleure inclusion des diverses communautés et des émissions ethniques dans nos lois et les programmes de soutien de l’industrie. Nous cherchons à participer pleinement au système 18:22 Transport and Communications 20-9-2022

four pillars of Canadian society should be recognized, reflected, supported and fully participate in our broadcasting system. That includes Canada’s French and English founding cultures; Indigenous communities; and the diverse ethnic minority communities of Canada, including racialized communities. de radiodiffusion du pays, car nous pensons que les quatre piliers de la société canadienne devraient y être représentés, reflétés et soutenus, et y participer à part entière.

Ces quatre piliers, ce sont les cultures fondatrices française et anglaise; les communautés autochtones; et les diverses communautés et minorités ethniques du Canada, y compris les communautés racisées. Ms. Ziniak: Until now, multicultural content creation and Canadian ethnic-owned broadcast media have been marginalized and under-supported by both regulators and cultural institutions such as the Canada Media Fund and Telefilm Canada. But we are happy to report today that the current version of the bill now includes specific new provisions in

section 3(3) which have the potential to finally welcome Canadian multicultural content creation and broadcasting from the fringes and into the mainstream of Canadian society. Mme Ziniak : Jusqu’à maintenant, la création de contenu multiculturel et les médias canadiens d’appartenance ethnique ont été marginalisés et mal soutenus par les organismes de réglementation et les institutions culturelles comme le Fonds des médias du Canada et Téléfilm Canada.

Nous sommes toutefois enchantés de déclarer aujourd’hui que la présente version du projet de loi prévoit, au paragraphe 3(3), de nouvelles dispositions qui ont le potentiel d’enfin démarginaliser la création et la diffusion de contenu multiculturel pour les accueillir au sein de la société canadienne. Mr. Di Felice: As the first nation in the world to adopt an official multiculturalism policy a half-century ago, this is long overdue, and this is a country with a tremendous appetite for Canadian multicultural content. Our nation has never been more ethnoculturally and multilingually diverse.

More than 11 million Canadians — that’s 1 in 3 — report themselves to be ethnic Canadians. And 1 in 4 Canadians, or 9.4 million Canadians in total, speak at least one language besides English or French. M. Di Felice : Comme le Canada est le premier pays du monde à adopter une politique officielle en matière de multiculturalisme, il y a un demi-siècle, cette avancée ne s’était que trop fait attendre, et le pays est très friand de contenu multiculturel canadien. Plus de 11 millions de Canadiens — soit un sur trois — se déclarent comme Canadien d’origine ethnique.

Et un Canadien sur quatre, ou 9,4 millions de Canadiens en tout, parlent au moins une langue à

part l’anglais ou le français. Ms. Ziniak: Multicultural Canada’s appetite for information, opinion and entertainment of all kinds cannot be satisfied only by foreign channels. Foreign channels and content are not focused on Canada; and when they are, they invariably serve their own cultural, political and economic interests in diasporas living in this country. We must as a nation ensure that Canadian information, opportunities, values and our immigrant stories are made available in our broadcasting system. Nation building can only happen if our own voices are heard.

Mme Ziniak : Les canaux étrangers ne peuvent à eux seuls satisfaire le goût du Canada multiculturel pour l’information, les opinions et le divertissement de toutes sortes, car ils ne mettent pas l’accent sur le Canada, et quand ils le font, ils servent invariablement leurs propres intérêts culturels, politiques et économiques dans les diasporas vivant au Canada. Notre pays doit assurer la représentation des informations, des occasions et des valeurs canadiennes, et des histoires des immigrants dans le système de radiodiffusion. Ce n’est que si nos voix sont entendues que notre nation pourra s’édifier. Mr.

Di Felice: Finally, we wish to underline that while the language contained in these clauses promises real possibilities for improvement and expansion of Canadian-made ethnic content creation and distribution, that promise will need to be fulfilled. So when the bill becomes law, the implementation of the priorities embodied in these clauses should not be delayed. Specifically, we hope that the initial written direction from Canadian Heritage to the CRTC fast-tracks a review and update of the now 24-year-old CRTC ethnic broadcasting policy. M.

Di Felice : Enfin, nous voulons souligner que même si la teneur de ces dispositions promet de réelles possibilités d’amélioration et de croissance de la création et de la distribution de contenu ethnique conçu au Canada, cette promesse devra être tenue. Ainsi, quand le projet de loi sera promulgué, la mise en œuvre des priorités enchâssées dans ces dispositions ne devrait pas tarder.

Pour être plus précis, nous espérons que la directive écrite initiale que Patrimoine canadien fera parvenir au CRTC accélérera l’examen et la modernisation de la Politique relative à la radiodiffusion à caractère ethnique du CRTC, qui date maintenant de 24 ans. Furthermore, Canadian Heritage, in its oversight of industry support institutions such as Telefilm Canada and the CMF, should ensure these organizations similarly address these legislative priorities in their programs and services.

In closing, we should point out that, like OUTtv and APTN, who just appeared before you, several of our members are also members En outre, Patrimoine canadien, dans le cadre de sa surveillance des institutions de soutien de l’industrie comme Téléfilm Canada et le Fonds des médias du Canada, devrait veiller à ce que ces organisations s’occupent également des priorités législatives dans leurs programmes et services. En terminant, nous devrions faire remarquer que, comme OUTtv et le APTN, qui viennent de 20-9-2022 Transports et communications 18:23

of the Independent Broadcast Group, or IBG. We agree with the IBG’s submission to this committee and support the amendments it has tabled to grant the CRTC the ability to ensure the distribution of Canadian services in an online world. témoigner devant vous, plusieurs de nos membres sont également membres du Groupe des diffuseurs indépendants, ou GDI. Nous sommes d’accord avec le mémoire du GDI et appuyons les amendements qu’il a proposés afin de conférer au CRTC la capacité d’assurer la distribution de services canadiens dans un monde en ligne. Ms. Ziniak: Thank you for allowing us to appear today.

We welcome your questions. Mme Ziniak : Nous vous remercions de nous avoir offert l’occasion de témoigner aujourd’hui. Nous répondrons à vos questions avec plaisir. The Chair: Thank you. Le président : Je vous remercie. Joan Jenkinson, Executive Director, Black Screen Office: Good morning. I am the executive director of the Black Screen Office, or BSO, a non-partisan advocacy association whose mission is to make Canada’s screen industries equitable and free of anti-Black racism and to empower Black Canadians working within the screen industries to thrive and share their stories.

Joan Jenkinson, directrice exécutive, Bureau de l’écran des Noirs : Bonjour. Je suis directrice exécutive du Bureau de l’écran des Noirs, ou BEN, une association de défense des droits non partisan dont la mission consiste à rendre les industries cinématographiques du Canada équitables et dépourvues de racisme envers les Noirs, et à épauler les Canadiens noirs œuvrant dans ces industries pour qu’ils réussissent et partagent leurs histoires.

The Black Screen Office was founded in the fall of 2020 in response to the growing awareness by Canadians of the need to take action to fight anti-Black racism wherever it exists. We agree with many of our colleagues in the industry that it is past time to modernize the Broadcasting Act and to ensure that all players who work within the Canadian broadcasting system, who compete for Canadian audiences and earn revenues from it should also contribute to it. A level playing field ensures that as audiences migrate to new platforms, their ability to choose well- funded and high-quality Canadian content is maintained.

Le Bureau de l’écran des Noirs a été fondé à l’automne 2020 alors que les Canadiens prenaient de plus en plus conscience du besoin d’agir contre le racisme envers les Noirs partout où il se manifeste. Nous convenons avec de nombreux collègues de l’industrie qu’il est plus que temps de moderniser la

Loi sur la radiodiffusion et de veiller à ce que tous les acteurs qui travaillent dans le système de radiodiffusion canadien, qui cherchent à attirer les auditoires canadiens et gagnent ainsi des revenus, participent à cet effort. En établissant des conditions équitables, on s’assure que quand les audiences migrent vers de nouvelles plateformes, elles conservent leur capacité à choisir du contenu canadien de grande qualité et adéquatement financé.

The Broadcasting Act has always included language that referenced the need for the Canadian broadcasting system to reflect the “multicultural and multiracial nature of Canadian society.” However, that was not enough to ensure that Black Canadians, Indigenous people and people of colour have equitable access to programming that reflects their lives and the ability to create that programming. La

Loi sur la radiodiffusion a toujours contenu des passages faisant référence au besoin, pour le système de radiodiffusion canadien, de rendre compte du « caractère multiculturel et multiracial de la société canadienne ». Cependant, cela n’a pas suffi pour que les Canadiens noirs, les Autochtones et les personnes de couleur aient un accès équitable à des émissions témoignant de leur vécu et aient la capacité de créer ces émissions.

The amendments in Bill C-11 that refer to the Canadian broadcasting system reflecting racialized Canadians will go further to prioritize greater equity and inclusion in the Canadian broadcasting system. Les modifications contenues dans le projet de loi C-11 qui font réfé

Document details

CollectionSenate Committees
CitationTRCM / Evidence / 18ev-55651
Typecommittee
Volume / chapter441 / Evidence / 18ev-55651
Languageen
Formatpdf
SourceCOMM_SEN
Identifier18138c30f760fdaca599f5814c2b073babf4ae24

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