Senate Committee — SOCI — Evidence — 129ev-57113

SOCI / Evidence / 129ev-57113

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Senate Committee — SOCI — Evidence — 129ev-57113

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EVIDENCE TÉMOIGNAGES OTTAWA, Wednesday, December 4, 2024 OTTAWA, le mercredi 4 décembre 2024 The Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and Technology met this day at 4:15 p.m. [ET] to study the subject matter of Bill C-71,

An Act to amend the Citizenship Act (2024). Le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie se réunit aujourd’hui, à 16 h 15 (HE), pour étudier la teneur du projet de loi C-71, Loi modifiant la

Loi sur la citoyenneté (2024). Senator Rosemary Moodie (Chair) in the chair. La sénatrice Rosemary Moodie (présidente) occupe le fauteuil. [English] [Traduction] The Chair: My name is Rosemary Moodie. I am a senator from Ontario and the chair of this committee. Before we begin, I would like to do a round table and have senators introduce themselves. La présidente : Je m’appelle Rosemary Moodie. Je suis sénatrice de l’Ontario et présidente du comité. Avant de commencer, j’aimerais faire un tour de table et demander aux sénateurs de se présenter. Senator Arnot: My name is David Arnot.

I’m a senator from Saskatchewan. Le sénateur Arnot : David Arnot, sénateur de la Saskatchewan. [Translation] [Français] Senator Youance: Good afternoon. Suze Youance from Quebec. La sénatrice Youance : Bonjour. Suze Youance, du Québec. [English] [Traduction] Senator Senior: Good afternoon. Paulette Senior, Ontario. La sénatrice Senior : Bonjour. Paulette Senior, de l’Ontario. Senator Osler: Flordeliz (Gigi) Osler, Manitoba. La sénatrice Osler : Flordeliz (Gigi) Osler, du Manitoba. Senator Kutcher: Stan Kutcher, Nova Scotia.

Le sénateur Kutcher : Stan Kutcher, de la Nouvelle-Écosse. [Translation] [Français] Senator Cormier: Good afternoon. René Cormier from New Brunswick. Le sénateur Cormier : Bonjour. René Cormier, du Nouveau- Brunswick. Senator Dagenais: Jean-Guy Dagenais from Quebec. Le sénateur Dagenais : Jean-Guy Dagenais, du Québec. [English] [Traduction] Senator Cuzner: Rodger Cuzner, Nova Scotia. Le sénateur Cuzner : Rodger Cuzner, de la Nouvelle-Écosse. [Translation] [Français] Senator Petitclerc: Good afternoon. Chantal Petitclerc from Quebec. La sénatrice Petitclerc : Bonjour.

Chantal Petitclerc, du Québec. [English] [Traduction] Senator Harder: Peter Harder, Ontario. Le sénateur Harder : Peter Harder, de l’Ontario. [Translation] [Français] Senator Brazeau: Good afternoon, everyone. Patrick Brazeau from Quebec. Le sénateur Brazeau : Bonjour à vous tous. Patrick Brazeau, du Québec. Senator Seidman: Judith Seidman from Quebec. La sénatrice Seidman : Judith Seidman, du Québec. 4-12-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 129:1

[English] [Traduction] Senator Muggli: Tracy Muggli, Treaty 6 territory, Saskatchewan. La sénatrice Muggli : Tracy Muggli, de la Saskatchewan, territoire du Traité n o 6. Senator Bernard: Welcome. Wanda Thomas Bernard, Mi’kmaw territory, Nova Scotia. La sénatrice Bernard : Soyez les bienvenus. Wanda Thomas Bernard, de la Nouvelle-Écosse, territoire mi’kmaq. [Translation] [Français] Senator Mégie: Marie-Françoise Mégie from Quebec. La sénatrice Mégie : Marie-Françoise Mégie, du Québec. [English] [Traduction] The Chair: Today, we are beginning our study on the subject matter of Bill C-71,

An Act to amend the Citizenship Act (2024). La présidente : Nous entamons aujourd’hui notre étude de la teneur du projet de loi C-71, Loi modifiant la

Loi sur la citoyenneté (2024). Joining us today for the first panel, we welcome the following witnesses in person: Don Chapman, Founder and Head, Lost Canadians; J. Randall Emery, Immigration Consultant; Kathryn Burton; and Carol Sutherland-Brown. Thank you for joining us today. Les témoins suivants, ici présents, forment le premier groupe : Don Chapman, fondateur et chef de Canadiens perdus, J. Randall Emery, consultant en immigration, Kathryn Burton, et Carol Sutherland-Brown. Merci de vous joindre à nous aujourd’hui. We will begin with opening remarks from Mr. Chapman, followed by Mr. Emery, Ms. Burton and Ms.

Sutherland-Brown. You will have four minutes each for your opening statements. Mr. Chapman, the floor is yours. We hope you will respect the time because everybody wants to ask questions in this crowded room. Thank you. Nous allons commencer par M. Chapman, qui sera suivi de M. Emery, de Mme Burton et de Mme Sutherland-Brown. Vous disposerez de quatre minutes chacun pour faire votre exposé préliminaire. Monsieur Chapman, vous avez la parole. Merci de respecter le temps alloué, car tout le monde veut poser des questions dans cette salle bondée. Merci.

Don Chapman, Founder and Head, Lost Canadians, as an individual: I have testified before the House and Senate about 20 times. So why am I here? It is because you have not fixed the issue. Don Chapman, fondateur et chef de Canadiens perdus, à

titre personnel : J’ai témoigné une vingtaine de fois devant la Chambre et le Sénat. Alors, pourquoi suis-je ici? Parce que vous n’avez pas encore réglé le problème. To reiterate what I said two decades ago, Canada is a human rights-violating country for not upholding the Universal Declaration of Human Rights, the UN Convention on the Rights of the Child, the UN Convention on the Reduction of Statelessness and the UN Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination against Women.

Comme je l’ai dit il y a deux décennies, le Canada est un pays qui viole les droits de la personne parce qu’il ne respecte pas la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant, la Convention des Nations unies sur la réduction des cas d’apatridie et la Convention de l’ONU sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Did you know this? If so, why didn’t you do anything about it?

If you knew, then I guess you’re okay that women have fewer rights than men in citizenship law or that Canada is an offending country — highlighted by the UN human rights magazine Refugees — for making people stateless or that Canada is still active in forced family separation? Ne le saviez-vous pas? Si vous le saviez, pourquoi n’avoir rien fait?

Si vous le saviez, c’est que vous acceptez que les femmes aient moins de droits que les hommes en matière de citoyenneté ou que le Canada enfreigne la réglementation — comme l’a souligné la revue des Nations unies sur les droits de la personne intitulée Refugees — puisqu’il crée des apatrides ou qu’il participe toujours activement à la séparation forcée de familles, n’est-ce pas? Why did the Senate ignore its own recommendation from 16 years ago on making the Citizenship Act Charter-compliant?

In your study The Shame is Ours about forced adoptions, why didn’t you say anything about the children of Canadians who were stripped of their citizenship? Why were you silent when Pourquoi le Sénat n’a-t-il pas donné suite à sa propre recommandation d’il y a 16 ans visant à rendre la

Loi sur la citoyenneté conforme à la Charte? Dans votre étude sur les adoptions forcées, intitulée Honte à nous, pourquoi n’avez-vous pas parlé des enfants de Canadiens dépouillés de leur 129:2 Social Affairs, Science and Technology 4-12-2024

babies lost their citizenship in the Catholic Church’s for-profit baby-selling ring out of Montreal? citoyenneté? Pourquoi avez-vous gardé le silence quand des bébés ont perdu leur citoyenneté à cause du lucratif réseau de vente de bébés de l’Église catholique à Montréal? I assume you didn’t know, but it’s not for my lack of trying to educate you. Now it’s on the record that you do know, so what are you going to do about it? How can you fix the issue when you don’t know all the nuances? It’s impossible to explain this in just four minutes.

Je suppose que vous ne le saviez pas, mais ce n’est pas parce que je n’aurai pas essayé de vous y sensibiliser. Maintenant que c’est consigné au compte rendu, qu’allez-vous faire? Comment régler le problème quand on ne connaît pas toutes ses nuances? Il est impossible d’expliquer tout cela en seulement quatre minutes. If that worked, the issue would have been fixed decades ago. Your studies are woefully inadequate, as you never get to the root problem. Remember Boeing’s 737 MAX fiasco? I was a captain on that plane.

Would it be appropriate to give the lead expert in the accident investigation just four minutes to explain the problem? The dangers and people in harm’s way would continue and be ongoing. It’s the same for “Lost Canadians” who’ve suffered from suicides, forced family separation and other human rights abuses. Si on avait agi, le problème serait réglé depuis des décennies. Vos études sont terriblement insuffisantes, car vous n’allez jamais à la racine du problème. Vous souvenez-vous du fiasco du Boeing 737 MAX? J’ai été commandant à bord de cet avion.

Conviendrait-il de donner seulement quatre minutes à l’expert principal de l’enquête sur les accidents pour expliquer le problème? Il y aurait encore des dangers et des personnes en danger. C’est la même chose pour les « Canadiens perdus » dont les familles ont connu des suicides, des séparations forcées et d’autres violations des droits de la personne. We’re here today not because it’s the long-overdue right thing to do, but because we won a Charter challenge a year ago confirming my statements that the Citizenship Act is not Charter- compliant.

The government was forced to introduce corrective legislation, which is Bill C-71. Nous sommes ici aujourd’hui non pas parce que c’est ce qu’il faut faire depuis longtemps, mais parce que nous avons gagné une contestation en vertu de la Charte il y a un an, dont le résultat a confirmé mes déclarations selon lesquelles la

Loi sur la citoyenneté enfreint la Charte. Le gouvernement a été forcé de présenter une mesure législative corrective, à savoir le projet de loi C-71. For the good of the country and Canadians, pass the bill. Of the six current deficiencies in the Citizenship Act, Bill C-71 corrects four; two major deficiencies continue. Canada desperately needs a mint-fresh, Charter-compliant Citizenship Act, which won’t happen if you don’t fully understand the issue and you don’t have the willpower. Pour le bien du pays et des Canadiens, adoptez ce projet de loi. Le projet de loi C-71 corrige quatre des six lacunes actuelles de la

Loi sur la citoyenneté. Il en reste deux, majeures. Le Canada a désespérément besoin d’une nouvelle

Loi sur la citoyenneté conforme à la Charte, et cela ne se produira pas si vous ne saisissez pas correctement l’enjeu et que vous n’avez pas la volonté de le faire. Don’t settle for the status quo of tiered citizenship rights, children and women being targets of unconstitutional legislation and the booting out of Canada’s 111,000 World War I and World War II dead, who are the very people you say you cherish on Remembrance Day.

Ne vous contentez pas du statu quo des droits de citoyenneté à plusieurs paliers, d’une situation où des enfants et des femmes sont la cible d’une loi inconstitutionnelle et de l’exclusion de 111 000 personnes mortes au cours de la Première et de la Seconde Guerres mondiales, celles, précisément, que vous dites chérir le jour du Souvenir. Be further advised that the Citizenship Act is an autocrat’s dream, as citizenship is not a right; it’s a privilege. Literally, the government could come in and cancel your citizenship, your children’s citizenship or your grandchildren’s citizenship.

With citizenship being the right to have rights, you couldn’t get married or obtain a driver’s licence, and there would be no passport, no medical, no insurance, no airline travel and no voting, as all are dependent on your citizenship. Think you’re immune? Senator Roméo Dallaire was stripped of his citizenship. Sachez également que la

Loi sur la citoyenneté est un rêve d’autocrate, car la citoyenneté n’est pas un droit, mais un privilège. Le gouvernement pourrait littéralement annuler votre citoyenneté, celle de vos enfants ou de vos petits-enfants. La citoyenneté étant le droit d’avoir des droits, vous ne pourriez pas vous marier ni obtenir un permis de conduire, et vous n’auriez ni passeport, ni certificat médical, ni assurance, ni voyage en avion, ni vote, car tout dépend de votre citoyenneté. Vous pensez être à l’abri? Le sénateur Roméo Dallaire a été dépouillé de sa citoyenneté. 4-12-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 129:3

The antidote — your antidote — is knowledge, which I doubt you’ll get much of in these hearings. “Lost Canadians” is also about correcting the false narrative of Canada’s history, which particularly affects Indigenous, Chinese, Japanese and Jewish Canadians. L’antidote — votre antidote — est le savoir, et, à mon avis, vous n’apprendrez pas grand-chose au cours de ces audiences. Les « Canadiens perdus » sont également voués à corriger le faux récit de l’Histoire du Canada, notamment quand il s’agit des Canadiens d’origine autochtone, chinoise, japonaise et juive.

Senators, you and the MPs in the other place have an incredible opportunity to right a historic wrong. Pass Bill C-71; do it quickly and with pride. Afterwards, in what could become your defining moment as parliamentarians and Canadians, make Canada a beacon of light to the world: Pass a new and inclusive Canadian Citizenship Act. Honorables sénateurs, vous et les députés de l’autre Chambre avez une occasion en or de corriger un tort historique. Adoptez le projet de loi C-71, faites-le rapidement et avec fierté.

Par la suite, dans ce qui pourrait devenir un tournant dans votre vie de parlementaires et de Canadiens, faites du Canada un phare pour le monde : adoptez une nouvelle

loi sur la citoyenneté canadienne inclusive. Thank you. Merci. The Chair: Mr. Emery, the floor is yours. La présidente : Monsieur Emery, vous avez la parole. J. Randall Emery, Immigration Consultant, as an individual: I was born here. For most of my life, the government denied me the right to vote. It denied my children equal citizenship, as it did their Canadian grandfather, great‑grandmother and great-great-grandparents before them. J. Randall Emery, consultant en immigration, à

titre personnel : Je suis né ici. Pendant la plus grande

partie de ma vie, le gouvernement m’a refusé le droit de vote. Il a refusé à mes enfants une citoyenneté égale, tout comme à leur grand‑père, leur arrière-grand-mère et leurs arrière-arrière- grands-parents canadiens avant eux. I’m here as a member of a large family with pre-Confederation roots, whose blood was spilled on behalf of this country during the Great War, who served in the Canadian Women’s Auxiliary Air Force in World War II and who earned a place in the Order of Canada for humanitarian work. I’m also a professional in the field with lived experience.

That’s why I was invited here today on this study of Bill C-71. Je suis membre d’une grande famille ayant des racines antérieures à la Confédération, dont le sang a été versé au nom de notre pays pendant la Grande Guerre, qui a servi dans la Force aérienne auxiliaire canadienne pendant la Seconde Guerre mondiale et qui a mérité une place dans l’Ordre du Canada pour son travail humanitaire. Je suis également un professionnel qui a une expérience directe. C’est la raison pour laquelle j’ai été invité ici aujourd’hui dans le cadre de l’étude du projet de loi C-71.

I wish I could speak in favour of it, but fairness matters, especially for a bill tabled to address unconstitutional inequality. J’aimerais pouvoir parler en sa faveur, mais c’est l’équité qui compte, surtout dans le cas d’un projet de loi qui vise à corriger des inégalités inconstitutionnelles. There are two broad categories of citizens: natural-born and naturalized. Natural-born citizens are born in Canada or born to a Canadian parent abroad. Canada is part of their national origin and identity. They are born Canadians. Naturalized citizens are foreign nationals who go through a process to become Canadians.

But at the end of the day, a citizen is a citizen. Yet, with this bill, apparently not all citizens are created equal. Il y a deux grandes catégories de citoyens : les citoyens de naissance et les citoyens naturalisés. Les citoyens de naissance sont nés au Canada ou d’un parent canadien à l’étranger. Le Canada fait

partie de leur origine et de leur identité nationales. Ils sont nés Canadiens. Les citoyens naturalisés sont des étrangers qui suivent une démarche pour devenir Canadiens. Mais au bout du compte, un citoyen est un citoyen. Il semble pourtant que, d’après ce projet de loi, tous les citoyens ne soient pas égaux.

The following categories of citizens can pass on their citizenship to their children, with no questions asked: natural‑born citizens born in Canada, which can include citizens born to foreign nationals who leave Canada after their parents are deported, citizens born to tourists, citizens born to spies — as protected by the Canada v.

Vavilov case — and let’s not forget Les catégories de citoyens suivants peuvent transmettre leur citoyenneté à leurs enfants, sans qu’aucune question ne soit posée : les citoyens nés au Canada, dont les citoyens nés de ressortissants étrangers qui ont quitté le Canada après l’expulsion de leurs parents, les citoyens nés de touristes, les citoyens nés d’espions — protégés par l’arrêt Canada c. Vavilov —, et 129:4 Social Affairs, Science and Technology 4-12-2024

about citizens who naturalize as children without actually living in Canada and leave after their citizenship ceremony. n’oublions pas les citoyens qui sont naturalisés enfants sans avoir vécu au Canada et qui s’en vont après la cérémonie de citoyenneté. This bill asserts that my children are less Canadian than these other children and must pass a test to prove a connection in order to pass on citizenship to the next generation.

In other words, my exercise of mobility rights has eroded the value of my children’s citizenship, while foreign nationals entering Canada irregularly, entering as birth tourists or even entering as spies get a pass. Ce projet de loi affirme que mes enfants sont moins canadiens que ces autres enfants et qu’ils doivent prouver un lien pour transmettre la citoyenneté à la prochaine génération.

Autrement dit, l’exercice de mon droit à la mobilité a érodé la valeur de la citoyenneté de mes enfants, tandis que des ressortissants étrangers entrant au Canada de façon irrégulière, comme touristes de naissance, voire comme espions, obtiennent un laissez-passer. How is that fair? Où est l’équité? Was Aunt Jean, who served abroad in World War II, less of a Canadian for having children abroad? Was Cousin Dot, a member of the Order of Canada for her work as a surgeon in India, less of a Canadian because she was a Canadian born there?

Est-ce que la tante Jeanne, qui a servi à l’étranger pendant la Seconde Guerre mondiale, était moins canadienne parce qu’elle a eu des enfants à l’étranger? Est-ce que la cousine Dorothée, membre de l’Ordre du Canada pour son travail de chirurgienne en Inde, était moins canadienne parce qu’elle est née là-bas? That’s absurd. The Citizenship Act is a mess. After years of legislating in response to individual cases, usually trading the rights of future generations for the past, but with the same unspoken bias, it has an astonishing number of exceptions to exceptions. C’est absurde. La

Loi sur la citoyenneté est un gâchis. Après des années de législation répondant à des cas particuliers, généralement en sacrifiant les droits de générations futures aux impératifs du passé, mais avec la même partialité tacite, on se retrouve avec un nombre stupéfiant d’exceptions aux exceptions. It does such a good job of confusing everyone that it makes it easy for people to conflate natural-born citizens with immigrants before they become naturalized citizens.

Cela plonge vraiment tout le monde dans une telle confusion qu’il est facile de confondre des citoyens de naissance et des immigrants avant leur naturalisation. The Immigration and Refugee Protection Act defines three classes of non-citizens: foreign nationals, temporary residents and permanent residents. All have mobility restrictions. La

Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés définit trois catégories de non-citoyens, à savoir les étrangers, les résidents temporaires et les résidents permanents. Tous sont assujettis à des restrictions en matière de mobilité. This makes sense. Temporary residents are granted a temporary stay. Adult permanent residents need to live in the country to build a new connection before naturalizing. But permanent residents who are children can be exempt, and once they’re citizens, they don’t need to stay. They can grow up with no knowledge of the country.

The same goes for citizens born in Canada, including natural-born children by virtue of birth in Canada to a foreign national. C’est cohérent. Les résidents temporaires se voient accorder un séjour temporaire. Les résidents permanents adultes doivent vivre au pays pour développer un nouveau lien avant d’être naturalisés. Mais les résidents permanents enfants peuvent être exemptés, et, quand ils sont naturalisés, ils ne sont pas contraints de rester. Ils peuvent grandir sans connaître le pays. Il en va de même pour les citoyens nés au Canada, y compris pour les enfants nés au Canada d’un ressortissant étranger.

This bill takes a residency requirement for adults who wish to naturalize and applies it arbitrarily to a decision on whether or not to recognize the children of Canadians born abroad. Canadians born abroad are the very definition of a group defined by national origin. There is simply no reason why there should be any restriction on how their citizenship passes on to future generations. Ce projet de loi retient l’exigence de résidence applicable aux adultes qui souhaitent être naturalisés et l’applique arbitrairement à la reconnaissance ou non des enfants de Canadiens nés à l’étranger.

Les Canadiens nés à l’étranger sont la définition même d’un groupe défini par l’origine nationale. Il n’y a tout simplement aucune raison de restreindre la transmission de leur citoyenneté aux générations suivantes. Some may not see much gain in splitting hairs on fairness, especially for a small number of affected people. This in itself is not a new problem.

I just hope the committee will take very seriously its obligation to consider the constitutionality of this Certains ne voient peut-être pas grand avantage à couper les cheveux en quatre au nom de l’équité, surtout quand cela concerne un petit nombre de personnes. Ce n’est pas un problème nouveau en soi. J’espère seulement que le comité 4-12-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 129:5

bill. Even if its shortcomings apply to a relatively small group, it affects them in a manner that is serious and seriously unfair. prendra très au sérieux son obligation d’examiner la constitutionnalité de ce projet de loi. Même si ses lacunes concernent les membres d’un groupe relativement restreint, elles les touchent d’une manière grave et très injuste. You can take a more open or restrictive approach to citizenship, but the Constitution demands equality. This is where Bill C-71 fails.

On peut adopter une approche plus ouverte ou plus restrictive à l’égard de la citoyenneté, mais la Constitution exige l’égalité. C’est à cet égard que le projet de loi C-71 est en défaut. The Chair: Thank you, Mr. Emery. Ms. Burton, you have the floor. La présidente : Merci, monsieur Emery. Madame Burton, vous avez la parole. Kathryn Burton, as an individual: Kwé. Telusi Kathryn Burton. Hello. My name is Kathryn Burton. Kathryn Burton, à

titre personnel : Kwé. Telusi Kathryn Burton. Bonjour. Je m’appelle Kathryn Burton. Wela’lioq. Thank you to the esteemed committee for your time as I lay out the implications of denying citizenship to my two Mi’kmaw sons, Miles and Graydon. They are status by law, but not recognized as citizens by Canada. Wela’lioq. Je remercie l’éminent comité du temps qu’il m’accorde pour expliquer les conséquences de la révocation de la citoyenneté de mes deux fils mi’kmaqs, Miles et Graydon. Ce sont des citoyens inscrits en vertu de la loi, mais ils ne sont pas reconnus comme citoyens par le Canada.

My mother, Connie Pictou Sark Burton, told me never to allow the federal government to define me. So what does a stubborn daughter do? That’s right, join the federal government. But here is the real kicker: I started my service in government working for the formerly named Citizenship and Immigration Canada. Here I am, informing you that my family, along with so many other First Nations families, does not fit into a neat application. Ma mère, Connie Pictou Sark Burton, m’a dit de ne jamais laisser le gouvernement fédéral me définir. Que fait donc une fille entêtée?

Elle se met au service du gouvernement fédéral, voilà. Et le plus drôle est que j’ai commencé ma carrière en travaillant pour l’ancien ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration. Me voilà donc ici pour vous dire que ma famille, comme beaucoup d’autres familles autochtones, ne remplit pas les conditions d’une demande en bonne et due forme. My parents met and had me in Wichita, Kansas. Although I was born in the United States, you couldn’t deem me more Canadian.

Canada is where I was raised, attended university, currently serve on the Board of Governors of the University of King’s College in Halifax — from where Chairman Ruck sends his regards — serve on the Canadian American Business Council board of directors, invest in Canadian start-up companies via our family venture capital office, received an honorary degree and where I very much intend to move back when the right opportunity arises and this beautiful country welcomes my boys. Mes parents se sont rencontrés et m’ont donné naissance à Wichita, au Kansas.

Je suis née aux États-Unis, mais je ne saurais être plus canadienne.

C’est au Canada que j’ai grandi, que j’ai fréquenté l’université et que je siège actuellement au conseil des gouverneurs de l’Université de King’s College à Halifax — dont le président Ruck vous adresse ses salutations —, que je siège au conseil d’administration du Conseil des affaires canadiennes-américaines, que j’investis dans des entreprises canadiennes en démarrage par l’entremise du bureau de capital-risque de ma famille, que j’ai reçu un diplôme honorifique et où j’ai bien l’intention de retourner quand l’occasion se présentera et que ce beau pays accueillera mes fils.

As First Nations people, here is a brief explanation of the limitations and restrictions imposed upon non-citizens of Canada. There are restrictions to political participation: If you believe for one second that my children — who live and breathe politics and understand the fundamental nature of democracy and governing — being told the country they want to live in one day would not permit them to politically participate, send me a list of your enemies, and I will have a candidate to run against them in 8 to 10 years.

That also includes restrictions to educational opportunities, restrictions to social benefits eligibility and restrictions in the workplace. Voici une brève description des restrictions imposées aux non‑citoyens du Canada qui sont des Autochtones.

Il y a d’abord des restrictions à la participation à la vie politique : si vous croyez un instant que mes enfants, passionnés de politique et informés de la nature fondamentale de la démocratie et du gouvernement, se laisseraient dire que le pays dans lequel ils veulent vivre un jour ne leur permettrait pas de faire de la politique, envoyez-moi une liste de vos ennemis, et j’aurai un candidat pour les affronter dans 8 à 10 ans.

Il y a également des restrictions en matière d’accès à l’éducation et d’admissibilité aux prestations sociales, ainsi que des restrictions professionnelles. 129:6 Social Affairs, Science and Technology 4-12-2024

Here is where we are going to pivot very quickly to the implications of the Jay Treaty, which I know many of you senators are very aware of. For members of recognized First Nations, the Jay Treaty may impact an individual’s experiences in Canada as a non-citizen. However, it is not a guarantee and is often granted on a case-by-case basis within administrative processes. C’est là qu’on passe très rapidement aux répercussions du Traité de Jay, qui est bien connu de beaucoup d’entre vous.

Pour les membres des Premières Nations reconnues, le Traité de Jay peut avoir une incidence sur l’expérience d’une personne au Canada comme non-citoyen. Mais ce n’est pas une garantie puisque cette protection est souvent accordée au cas par cas dans le cadre de processus administratifs. In the end, the Jay Treaty does not guarantee rights or protections to Indigenous non-citizens in Canada. For this reason, it is not advisable for an Indigenous non-citizen to rely on the treaty to extend protections, rights or liberties in Canada.

En fin de compte, le Traité de Jay ne garantit pas les droits ou la protection des non-citoyens autochtones au Canada. C’est pourquoi il n’est pas souhaitable pour les non-citoyens autochtones d’invoquer ce traité pour élargir leurs protections, leurs droits ou leurs libertés au Canada. While my mother told me not to define who we are as a family, she did push me to fight principled fights. This one is personal, and my boys keep pushing me to continue not just for them, but also for many others who will realize this is an unintended consequence for many First Nations families.

Ma mère m’a dit de ne pas définir qui nous sommes comme famille, mais elle m’a poussée à lutter pour des raisons de principe. En l’occurrence je lutte pour des raisons personnelles, et mes garçons me poussent à continuer non seulement pour eux, mais aussi pour beaucoup d’autres qui s’apercevront de cette répercussion imprévue pour de nombreuses familles autochtones. I stand before you as someone who knows and understands how to navigate bureaucracies. I ran the Massachusetts Office of the State Treasurer, and I ran the City of Boston with former Boston mayor Martin J.

Walsh, who now runs the National Hockey League Players’ Association, so even my old boss became an honorary Canadian in service. Je suis quelqu’un qui sait et comprend comment s’y retrouver dans les bureaucraties. J’ai dirigé le Massachusetts Office of the State Treasurer, et j’ai dirigé la municipalité de Boston avec l’ancien maire de Boston Martin J. Walsh, qui dirige maintenant l’Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey, si bien que même mon ancien patron est devenu un Canadien honoraire en service.

But, most importantly, as a proud Canadian, my traditional yet uniquely untraditional family thanks you in advance for weighing it all out and seeing that the people seeking this change are far from doing anything egregious, but rather got caught in situations that most lawmakers never foresaw, and here is an opportunity to fix it. Thank you for considering a favourable hearing, and thank you again for your time and commitment to this country and our nation.

Mais, surtout, fière d’être canadienne, ma famille traditionnelle, bien qu’éminemment non traditionnelle, vous remercie à l’avance de tout mettre en perspective et de comprendre que les gens qui veulent ce changement sont loin de faire quelque chose de scandaleux, mais qu’ils sont coincés dans des situations que la plupart des législateurs n’avaient jamais envisagées. Voici maintenant l’occasion de corriger la situation. Merci d’envisager une audience favorable, et merci encore de votre temps et de votre engagement envers ce pays et notre nation. The Chair: Thank you, Ms. Burton. Ms.

Sutherland-Brown, the floor is yours. La présidente : Merci, madame Burton. Madame Sutherland- Brown, vous avez la parole. Carol Sutherland-Brown, as an individual: Honourable senators, thank you for the invitation to tell my story of how this cruel and retroactive provision of the Citizenship Act has affected my family. I am but one voice among many, as you can read in our brief to the committee. Carol Sutherland-Brown, à

titre personnel : Honorables sénateurs, je vous remercie de m’avoir invitée à raconter comment cette disposition cruelle et rétroactive de la

Loi sur la citoyenneté a touché ma famille. Je ne suis qu’une voix parmi tant d’autres, comme vous le constaterez dans notre mémoire au comité. I am a mother, a grandmother and a proud fourth-generation Canadian. I was born in Canada in Kingston, Ontario, as the daughter of a Canadian artillery officer and a mother who fled Europe during the Second World War. I have lived in Canada much of my life. Je suis une mère, une grand-mère et une fière Canadienne de quatrième génération. Je suis née au Canada, à Kingston, en Ontario. Mon père était un officier de l’artillerie canadienne et ma mère a fui l’Europe pendant la Seconde Guerre mondiale. J’ai passé une bonne

partie de ma vie au Canada. 4-12-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 129:7

My father was born in Innisfail, Alberta, as the son of an Anglican minister. He attended the Royal Military College of Canada and served during World War II in Italy, in the liberation of Holland as well as in the Korean War. Mon père est né à Innisfail, en Alberta. C’était le fils d’un pasteur anglican. Il a fréquenté le Collège militaire royal du Canada et a servi pendant la Seconde Guerre mondiale en Italie, au moment de la libération des Pays-Bas et pendant la guerre de Corée.

However, my own daughter, Marisa, through no fault of her own, does not have the ability to pass her Canadian citizenship to her children, despite having lived in this great country for 22 consecutive years. Why? Marisa was born in Saudi Arabia in 1985, where her Canadian father and I lived temporarily when we worked for an eye hospital in Riyadh. With only six weeks of maternity leave, I couldn’t return to Canada for the birth. I had no Ontario Health Insurance Plan, or OHIP, and no Canadian doctor.

I had a job in Saudi Arabia as the director of a medical library, with maternity leave and health care in Saudi Arabia. Et pourtant ma propre fille, Marisa, sans que rien ne puisse lui être reproché, ne peut pas transmettre sa citoyenneté canadienne à ses enfants, même si elle a vécu dans notre grand pays pendant 22 années consécutives. Pourquoi? Parce qu’elle est née en Arabie saoudite, où son père canadien et moi avons vécu temporairement à une époque où nous étions au service d’un hôpital ophtalmologique à Riyad.

Avec seulement six semaines de congé de maternité, je ne pouvais pas revenir au Canada pour la naissance. Je n’étais pas protégée par le régime d’assurance- maladie de l’Ontario et je n’avais pas de médecin canadien. J’étais alors directrice d’une bibliothèque médicale en Arabie saoudite, et je pouvais y avoir un congé de maternité et des soins de santé. Marisa received her first Canadian passport from our embassy in Riyadh at five weeks of age. Prior to 2009, you didn’t need to be born in Canada to receive Canadian citizenship. I had no reason to worry then.

But the law passed in 2009 created two tiers of Canadian citizenship: first-class citizenship for naturalized immigrant Canadians or those born in Canada who could pass on their Canadian citizenship to their child born abroad, unlike those with second-class citizenship, like my own daughter, who are Canadian by descent. Marisa avait cinq semaines quand nous avons obtenu son premier passeport canadien à notre ambassade à Riyad. Avant 2009, il n’était pas nécessaire d’être né au Canada pour obtenir la citoyenneté canadienne. Je n’avais alors aucune raison de m’inquiéter.

Mais la loi adoptée en 2009 a créé deux niveaux de citoyenneté, à savoir une citoyenneté de première classe pour les immigrants naturalisés canadiens ou les Canadiens nés au Canada, aptes à transmettre leur citoyenneté canadienne à leur enfant né à l’étranger, contrairement aux citoyens de deuxième classe, comme ma propre fille, qui sont Canadiens de descendance. We moved back to Canada when Marisa was two years of age. I became a Canadian federal civil servant, working for Health Canada and developing national health programs such as tobacco control measures.

Marisa avait deux ans quand nous sommes revenus au Canada. Je suis entrée au service de la fonction publique fédérale et j’ai travaillé pour Santé Canada, où j’ai élaboré des programmes nationaux de santé, par exemple dans le domaine de la lutte contre le tabagisme. Marisa went through all her primary school, high school and college here in Ottawa. She was raised as a typical Canadian child enjoying summer camps, skiing, canoeing and swimming, and she didn’t feel any less Canadian than her Ottawa friends. Marisa a fait toutes ses études primaires, secondaires et collégiales ici à Ottawa.

Elle a été élevée comme tous les jeunes Canadiens, allant dans des camps d’été, faisant du ski, du canot et de la natation. Elle ne s’est jamais sentie moins canadienne que ses amis d’Ottawa. She moved to Europe at age 24, met her British husband and completed a master’s degree in the U.K., where they now live and where her two children were born. Like me, she couldn’t return to Canada for the birth of her babies. She had no OHIP and no Canadian doctor. Her job at the University of Cambridge, her prenatal and postnatal health care and her maternity leave were all in the U.K.

Elle s’est installée en Europe à l’âge de 24 ans, y a rencontré son mari britannique et a obtenu une maîtrise au Royaume-Uni, où ils vivent maintenant et où ses deux enfants sont nés. Comme moi, elle ne pouvait pas revenir au Canada pour la naissance de ses bébés. Elle n’avait ni régime d’assurance-maladie de l’Ontario ni médecin canadien. C’est au Royaume-Uni qu’elle avait son emploi à l’Université de Cambridge et qu’elle a eu ses soins de santé prénatals et postnatals et son congé de maternité.

Because Marisa’s children were born abroad, she was not eligible to apply for their Canadian citizenship, as I was able to do. This uprooted her sense of identity as a proud Canadian, and it pains me that we cannot pass our citizenship and identity to her Étant donné que les enfants de Marisa sont nés à l’étranger, elle ne pouvait pas demander leur citoyenneté canadienne comme j’ai pu le faire. Cela a bouleversé son sens de l’identité comme fière Canadienne, et je suis peinée de voir que nous ne 129:8 Social Affairs, Science and Technology 4-12-2024

children. My dad would be devastated to discover that his great‑grandchildren, now six and five years old, are not Canadian, thus ending five generations of my Canadian family. pouvons pas transmettre notre citoyenneté et notre identité à ses enfants. Mon père serait dévasté de découvrir que ses arrière- petits-enfants, qui ont maintenant six et cinq ans, ne sont pas canadiens, puisque cela mettrait fin à cinq générations de ma famille canadienne. Marisa visits regularly and maintains strong ties with her family and friends in Canada.

She has consistently maintained a valid Canadian passport, and she hopes to move to Canada with her young family one day. Marisa vient régulièrement au Canada et garde des liens solides avec sa famille et ses amis ici. Elle a toujours un passeport canadien valide et elle espère s’installer un jour au Canada avec sa jeune famille. The court has ruled clearly in the Bjorkquist case, and this unconstitutional law that deepens gender inequality will be struck down on December 19.

Le tribunal a rendu une décision claire dans l’affaire Bjorkquist, et cette loi inconstitutionnelle qui aggrave les inégalités entre les sexes sera invalidée le 19 décembre. Bill C-71 proposes a practical solution that allows citizenship to be passed down by descent only where a substantial connection can be met. In this way, Canadians like Marisa, who have genuine connections and deep roots in Canada, would have the same rights to pass on their citizenship as naturalized Canadians or Canadians born in Canada.

Le projet de loi C-71 propose une solution concrète permettant la transmission de la citoyenneté par filiation seulement lorsqu’un lien important peut être établi. Ainsi, des Canadiens comme Marisa, qui ont des liens authentiques et des racines profondes au Canada, auraient le même droit de transmettre leur citoyenneté que les Canadiens naturalisés ou les Canadiens nés au pays. In closing, I welcome your thorough review of the provisions of Bill C-71, building on the more than 30 hours of study of Bill S-245 at the House of Commons Standing Committee on Citizenship and Immigration.

En terminant, je me réjouis de votre examen approfondi des dispositions du projet de loi C-71, dans le prolongement de l’étude de plus de 30 heures du projet de loi S-245 au Comité permanent de la citoyenneté et de l’immigration de la Chambre des communes. I implore honourable senators to pass Bill C-71 and fix, once and for all, this cruel, unfair and retroactive situation. My grandchildren are still too young to know that they’re not Canadian. I want this fixed before they understand.

J’implore les honorables sénateurs d’adopter le projet de loi C-71 et de corriger une fois pour toutes une situation cruelle, injuste et rétroactive. Mes petits-enfants sont encore trop jeunes pour savoir qu’ils ne sont pas canadiens. Je veux que ce soit réglé avant qu’ils puissent le comprendre. The Chair: Thank you, Ms. Sutherland-Brown. La présidente : Merci, madame Sutherland-Brown. Thank you all for your opening remarks. We will proceed to questions from committee members. For this panel, senators will have three minutes for questions, and that includes the answers.

Please indicate if your question is directed to a particular witness or all witnesses and whom you would like to answer first. Je remercie les témoins de leurs exposés préliminaires. Nous allons passer aux questions des membres du comité. Les sénateurs disposeront de trois minutes pour poser des questions et obtenir des réponses. Veuillez préciser si votre question s’adresse à un témoin en particulier ou à tous et qui vous aimeriez entendre en premier. The first question will be from Senator Bernard, our deputy chair. La première question sera posée par la sénatrice Bernard, notre vice-présidente.

Senator Bernard: Thank you all for being here today and for your very candid testimony. As a social worker who has done work in international adoption, I will use my limited time to ask specifically about that. La sénatrice Bernard : Merci à tous de votre présence ici aujourd’hui et de vos témoignages très sincères. J’ai été travailleuse sociale dans le domaine de l’adoption internationale. C’est pourquoi je vais utiliser le peu de temps dont je dispose pour poser des questions précisément à ce sujet.

We have had advocates raise concerns that Bill C-71 discriminates against internationally adopted children due to birth, nationality and country of origin. How does Bill C-71 impact internationally adopted children and their adoptive Certains militants craignent que le projet de loi C-71 soit discriminatoire à l’égard des enfants adoptés à l’étranger en raison de leur naissance, de leur nationalité et de leur pays d’origine. Quelles sont les répercussions du projet de loi C-71 4-12-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 129:9

families? I would ask any of the witnesses who are able to speak to that to respond, please. pour les enfants adoptés à l’étranger et leurs familles adoptives? Je pose la question à tous les témoins qui sont en mesure de répondre. Mr. Chapman: The children who are adopted internationally would have the same rights as any other child in that they would have to move to Canada in order to pass on citizenship to their children. They would have to have 1,095 days of residency in Canada.

That’s true whether you are a Canadian adopting a child outside of Canada or you’re a Canadian family that lives, say, in the United States and then adopts a child in the United States and brings that child to Canada. The requirement is exactly the same: 1,095 days of residency for that child. That child will then have fulfilled the same requirement that an immigrant family has. M. Chapman : Les enfants adoptés à l’étranger auraient les mêmes droits que n’importe quel autre enfant, c’est-à-dire qu’ils devraient s’installer au Canada pour transmettre leur citoyenneté à leurs enfants.

Il faudrait qu’ils aient accumulé 1 095 jours de résidence au Canada. Cela reste vrai que vous soyez un Canadien qui adopte un enfant à l’étranger ou une famille canadienne qui vit, disons, aux États-Unis et qui adopte ensuite un enfant là-bas, puis l’amène au Canada. L’exigence est exactement la même : 1 095 jours de résidence pour l’enfant. Cet enfant aura alors satisfait aux mêmes exigences qu’une famille immigrante. Immigrants have to live here for 1,095 days and theirs is consecutive. When they fulfill that, they can become naturalized Canadians. From that point, they can pass on citizenship.

As the law is now, immigrants have more rights than Ms. Sutherland- Brown’s daughter. Les immigrants doivent vivre ici pendant 1 095 jours, et consécutivement dans leur cas. Ils peuvent ensuite être naturalisés. À partir de là, ils peuvent transmettre leur citoyenneté. En vertu de la loi actuelle, les immigrants ont plus de droits que la fille de Mme Sutherland-Brown. Senator Bernard: Here is my second question. How would the adoption of Bill C-71 impact different identity groups at various intersections of race, gender, age, religion and 2SLGBTQQIA+ people?

Are there some groups who will benefit more than others? Perhaps, Ms. Burton, you could respond to that? I know you’ve spoken about Indigeneity. If you have anything further to add, that would be helpful. La sénatrice Bernard : J’ai une deuxième question. Quelle serait l’incidence de l’adoption du projet de loi C-71 sur différents groupes identitaires à diverses intersections, comme la race, le sexe, l’âge, la religion et les personnes 2ELGBTQQIA+? Certains groupes en bénéficieront-ils plus que d’autres? Madame Burton, pourriez-vous répondre à cette question? Je sais que vous avez parlé de l’indigénéité.

Si vous avez quelque chose à ajouter, ce serait utile. Ms. Burton: Thank you. The quandary is very clear and obvious, which is how the federal government can define my boys as status and then, simultaneously, deny them citizenship. Again, many First Nations families do not know that they are not citizens because of the flow of First Nations families, particularly across Canada but also via the U.S. and Canada. This has always been such a strength for both countries. They have worked, travelled and served in the military. Mme Burton : Merci.

Le paradoxe est très clair et évident : le gouvernement fédéral peut définir mes garçons comme étant des Indiens inscrits tout en leur refusant la citoyenneté. Beaucoup de familles autochtones ne savent pas que leurs membres ne sont pas des citoyens canadiens en raison de leur circulation d’un bout à l’autre du Canada, mais aussi entre les États-Unis et le Canada. Cela a toujours été une grande force pour les deux pays. Ils ont travaillé, voyagé et servi dans l’armée. The quandary is here, and there’s an opportunity to fix it.

When those First Nations families go to apply for, say, citizenship or a passport, et cetera, what happens is that they suddenly realize they are not deemed citizens. C’est là le paradoxe, mais il est possible de le régler. Quand des membres de ces familles autochtones présentent une demande de citoyenneté ou de passeport, par exemple, ils s’aperçoivent brusquement qu’ils ne sont pas considérés comme des citoyens canadiens. We held a press conference with Minister Miller, and on that day, one of my elders, Katherine Sorbey, was passing. The family called me. She had always told me, “It’s your job.

Because you know how to navigate these things, it’s your job to continue the fight.” She passed on that day. Nous avons eu une conférence de presse avec le ministre Miller, et c’est ce jour-là qu’une de mes aînées, Katherine Sorbey, est décédée. La famille m’a appelée. Elle m’avait toujours dit : « C’est ta responsabilité. Tu sais comment te débrouiller dans ce genre de situation, et c’est donc à toi qu’il incombe de continuer la lutte. » Elle est décédée ce jour-là. The Chair: Ms. Burton, thank you so much. La présidente : Merci beaucoup, madame Burton.

Senator Seidman: Thank you all for being with us today and for sharing your personal stories. La sénatrice Seidman : Merci aux témoins de leur présence parmi nous aujourd’hui et de leurs témoignages très personnels. 129:10 Social Affairs, Science and Technology 4-12-2024

I will address you, Mr. Emery, if I might. It concerns the process and procedures that the legislation will entail. There are confirmation documents that will be required to prove the connection to Canada. There are also renunciation processes as well that will again require a certain kind of documentation. There may be lots of other documentation required that I’m not aware of yet. Je vais m’adresser à vous, monsieur Emery, si vous le permettez. Ma question porte sur le processus et les procédures qui seront nécessaires. Il faudra des documents de confirmation pour prouver le lien avec le Canada.

Il y aura aussi des processus de renonciation qui, eux aussi, exigeront certains documents. Il y aura peut-être beaucoup d’autres documents dont je n’ai pas idée pour l’instant. Given your experience as an immigration consultant, to what extent do you think that Immigration, Refugees and Citizenship Canada, or IRCC, has the capacity to oversee this new category of citizenship status? Compte tenu de votre expérience de consultant en immigration, dans quelle mesure pensez-vous qu’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada serait apte à superviser cette nouvelle catégorie de statut de citoyenneté? Mr.

Emery: Thank you for that question. It’s an excellent one, and it really highlights a huge problem with this test. First of all, IRCC has no records of how long citizens have been in the country or left the country, except for some very recent passport tracking by the Canada Border Services Agency. If you’re talking about where you were 20 years ago, there’s no record. Maybe you have something to prove that, but in representing clients, this is a problem that comes up a lot. You have to have something that would be recognized — not just you saying it, but some actual proof.

How do you prove where you were 10 or 20 years ago? It is very difficult. What happens when people can’t prove it, but they actually lived here? Do they have status in court, because you need to be a citizen to actually sue? M. Emery : Merci de la question. C’est une excellente question, qui souligne clairement un énorme problème. Premièrement, IRCC ne dispose d’aucun registre indiquant depuis combien de temps les citoyens sont au pays ou l’ont quitté, sauf dans le cas du très récent suivi de passeports par l’Agence des services frontaliers du Canada.

Mais il n’existe aucun registre qui permettrait de savoir où vous étiez il y a 20 ans. Vous avez peut-être un élément de preuve, mais, quand on représente des clients, c’est un problème récurrent. Il faut que ce soit un élément de preuve reconnu — pas une simple affirmation, mais une preuve concrète. Comment prouver où vous étiez il y a 10 ou 20 ans? C’est très difficile. Que se passe‑t‑il quand des gens ne peuvent pas le prouver, mais qu’ils vivent ici? Ont-ils un statut devant les tribunaux? Il faut en effet être citoyen pour intenter des poursuites. This is a very problematic thing.

As I said earlier, it doesn’t exist for any other group. This is very specifically singling out one group of people to prove this test when others don’t. The big difference for citizens born abroad is that they are numerically smaller. If we applied the same kind of test to everyone born in Canada, there would be a national outcry. C’est très problématique. Comme je l’ai dit tout à l’heure, cela ne concerne aucun autre groupe. Cette preuve est exigée d’un certain groupe de personnes très précis, alors qu’elle ne l’est pas pour d’autres.

La grande différence pour les citoyens nés à l’étranger est qu’ils sont peu nombreux. Si nous appliquions le même genre de critère à toutes les personnes nées au Canada, il y aurait un tollé national. Senator Seidman: Mr. Chapman, do you have anything to add on that? La sénatrice Seidman : Monsieur Chapman, avez-vous quelque chose à ajouter? Mr. Chapman: This goes back to between the future and the past. In the past, Bill C-37 retroactively took away rights. If you look to the 1985

Interpretation Act, that’s unconstitutional. You can’t undo somebody’s rights, but this bill did. This bill is retroactively giving back citizenship. It is not just for immigrants. In my passport in the United States, it shows that I come from the hardest country in the world to get into Canada from. I come from Canada, and there is a picture of me being an immigrant in my own country. I was stripped of my citizenship 63 years ago, and it took me 47 years to get it back. Yes, there are going to be requirements to prove that you are Canadian. I think that’s fair. M.

Chapman : On en revient à l’échange de droits entre le futur et le passé. Dans le passé, le projet de loi C-37 a supprimé des droits rétroactivement. Si vous lisez la Loi d’interprétation de 1985, c’est inconstitutionnel. On ne peut pas supprimer les droits de quelqu’un, mais ce projet de loi l’a fait. Celui-ci redonne rétroactivement la citoyenneté. Ce n’est pas seulement pour les immigrants. Mon passeport des États-Unis indique que je viens du pays d’où il est le plus difficile de venir au Canada. Je viens du Canada, et il y a une photo de moi en tant qu’immigrant dans mon propre pays.

On m’a retiré ma citoyenneté, il y a 63 ans, et il m’a fallu 47 ans pour la récupérer. Oui, il y aura des exigences à remplir pour prouver que vous êtes Canadien. Je pense que c’est juste. The Chair: Thank you. La présidente : Merci. 4-12-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 129:11

Senator Osler: Thank you to all the witnesses who are here today. My question is directed first to Ms. Burton and then to Ms. Sutherland-Brown. Ms. Burton, it follows up on a comment in your answer to Senator Bernard. Many people may be unaware of their citizenship status, as you had said. After Bill C-71, many “Lost Canadians” may still be unaware of their eligibility for citizenship under Bill C-71. La sénatrice Osler : Je remercie tous les témoins qui sont ici aujourd’hui. Ma question s’adresse d’abord à Mme Burton, puis à Mme Sutherland-Brown.

Madame Burton, cela fait suite à une observation que vous avez faite dans votre réponse à la sénatrice Bernard. Beaucoup de gens ne savent peut-être pas quel est leur statut en matière de citoyenneté, comme vous l’avez dit. Une fois le projet de loi C-71 adopté, de nombreux « Canadiens dépossédés de leur citoyenneté » ne seront peut-être toujours pas informés de leur admissibilité à la citoyenneté en vertu de ce projet de loi. What steps should the federal government take to effectively reach out and inform individuals?

Quelles mesures le gouvernement fédéral devrait-il prendre pour communiquer efficacement avec les gens et les informer? Ms. Burton: That’s a wonderful question. As somebody who strategizes day in and day out, I do believe that for some it will be organic, where they will go and suddenly realize that they are, in fact, citizens. Mme Burton : C’est une excellente question. En tant que personne qui élabore des stratégies jour après jour, je crois que pour certains, cela se fera de façon organique, et qu’ils se rendront compte soudainement qu’ils sont en fait des citoyens.

In terms of informing people, that’s going to come from people who desire Canadian citizenship. Again, I don’t see a flood of people coming. I don’t want to conflate immigration with citizenship. I want to make this very clear. To your question, I think it is the role of Immigration, Refugees and Citizenship Canada, or IRCC, to be very transparent, so when people type, “Am I a Canadian citizen?” as you go through the various mazes, lines and graphs, there should be — I recently looked at the IRCC website — a process that’s specific to First Nations families.

It must be very clear — not delineated for any intentional reason other than this — so that they can see what path they need to take and what they need to do to prove their citizenship. Pour ce qui est d’informer les gens, cela viendra de ceux qui souhaitent obtenir la citoyenneté canadienne. Encore une fois, je ne prévois pas un gros afflux de gens. Il ne faut pas confondre l’immigration et la citoyenneté. Je veux que ce soit bien clair. Pour répondre à votre question, je pense qu’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, ou IRCC, a le devoir d’être très transparent.

Lorsque les gens tapent « Suis-je un citoyen canadien? » en passant par les différents labyrinthes, lignes et graphiques, il devrait y avoir — j’ai récemment consulté le site Web d’IRCC — un processus propre aux familles des Premières Nations. Il doit être très clair — et non pas limité pour une raison intentionnelle autre que celle-ci — afin que les personnes puissent voir quelle est la voie à suivre et ce qu’elles doivent faire pour prouver leur citoyenneté. Senator Osler: Thank you. How about you, Ms. Sutherland- Brown? La sénatrice Osler : Merci. Et vous, madame Sutherland- Brown? Ms.

Sutherland-Brown: I like the organic aspect that Ms. Burton just mentioned. The IRCC website is difficult to navigate. I know they made some attempt to update it. Since I’ve been doing this work, it is interesting just how many people contact me. I found out that there are so many “Lost Canadians” everywhere. I know that’s what Mr. Chapman has been finding through decades of work. I do my best to inform them of that. Mme Sutherland-Brown : J’aime l’aspect organique que Mme Burton vient de mentionner. Le site Web d’IRCC est difficile à consulter. Je sais qu’on a essayé de le mettre à jour.

Depuis que je fais ce travail, il est intéressant de voir combien de personnes communiquent avec moi. J’ai découvert qu’il y a beaucoup de « Canadiens perdus » un peu partout. Je sais que M. Chapman l’a lui-même constaté au cours de décennies de travail. Je fais de mon mieux pour en informer ces personnes. I suppose that IRCC should use all the social media channels at its disposal to get the message out once Bill C-71 changes. People don’t know. Babies are continuing to be born, and the parents don’t know.

Je suppose qu’IRCC devrait utiliser tous les médias sociaux à sa disposition pour diffuser le message une fois que le projet de loi C-71 changera la loi. Les gens ne sont pas au courant. Les bébés continuent de naître, et les parents ne sont pas informés. Mr. Chapman: They need a citizenship ombudsman. Citizenship is the bastard child of it. Look at the name: Immigration, Refugees and Citizenship. They need a dedicated citizenship ombudsman, because no one understands this portfolio, and they certainly don’t under the current act. M. Chapman : Ils ont besoin d’un ombudsman de la citoyenneté.

La citoyenneté est l’enfant bâtard. Regardez le nom : Immigration, Réfugiés et Citoyenneté. IRCC a besoin d’un ombudsman de la citoyenneté dévoué, parce que personne ne comprend ce portefeuille, et ce n’est certainement pas le cas en ce qui concerne la loi actuelle. 129:12 Social Affairs, Science and Technology 4-12-2024

Senator Arnot: Thank you, witnesses. I think this question is for Mr. Chapman and, perhaps, Mr. Emery. Given your experience with citizenship injustices, are you concerned — as I am — that Bill C-71 may intentionally leave some “Lost Canadians” lost again? In the situation where Canadian parents adopt children who are born abroad and become Canadian citizens, they become Canadian citizens minus because when they then have children and are parents — who were born abroad — they cannot pass on their Canadian citizenship to their offspring. This is a cause that Kat Lanteigne has raised many times.

You are familiar with her. She is unable to give evidence to this committee — shamefully, in my opinion — but that’s another issue. Le sénateur Arnot : Merci aux témoins. Je pense que ma question s’adresse à M. Chapman et peut-être aussi à M. Emery. Compte tenu de votre expérience des injustices en matière de citoyenneté, craignez-vous — tout comme moi — que le projet de loi C-71 laisse intentionnellement de côté des « Canadiens dépossédés de leur citoyenneté » une fois de plus?

Dans le cas où des parents canadiens adoptent des enfants qui sont nés à l’étranger et deviennent citoyens canadiens, ces enfants sont des citoyens de seconde classe, car lorsqu’ils ont des enfants à leur tour, en tant que parents nés à l’étranger, ils ne peuvent pas transmettre leur citoyenneté canadienne à leur progéniture. C’est une cause que Kat Lanteigne a soulevée à maintes reprises. Vous la connaissez. Elle ne pourra pas venir témoigner devant le comité — ce que je trouve honteux —, mais c’est une autre question. I would like you to comment on that problem, because it seems to me that it is a breach of

section 15 of the Charter quite clearly, with elements of xenophobia and racism, and it needs to be addressed by an amendment to this act before it leaves the Senate. J’aimerais que vous nous disiez ce que vous pensez de ce problème, car il me semble qu’il y a là un élément de xénophobie et de racisme qui contrevient très clairement à l’article 15 de la Charte, et qu’il faut y remédier par un amendement à cette loi avant qu’elle ne quitte le Sénat. Mr. Emery: Thank you for letting me answer first. These are excellent points.

The thing that people should recognize with adoption — which is different from when your child is born to you — is that when your child is adopted, you have the choice of going through a process to have them considered to be natural‑born or naturalized. That’s where this obvious inequity comes out. But it is the same inequity that’s there for children otherwise. Yes, absolutely, it’s unfair to treat some adopted children differently than others. It is also unfair to treat some children who are born to citizens differently than others as well.

It is the same issue, and this is an attempt to fix it, but it hasn’t done the job. It needs to go further. M. Emery : Je vous remercie de me permettre de répondre en premier. Ce sont d’excellentes remarques. Ce que les gens devraient reconnaître, dans le cas des enfants adoptés — par rapport aux enfants nés de citoyens canadiens —, c’est que si vous adoptez un enfant, vous avez le choix de suivre un processus pour qu’il soit considéré comme Canadien de naissance ou par naturalisation. C’est là qu’apparaît cette iniquité évidente. Mais la même iniquité existe pour d’autres enfants.

Oui, absolument, il est injuste de traiter certains enfants adoptés différemment des autres. Il est également injuste de traiter différemment certains enfants nés de citoyens. C’est le même problème, et nous essayons de le régler, mais cela n’a pas donné les résultats escomptés. Il faut aller plus loin. Senator Arnot: I agree. It certainly is not cured by this act, and it needs to be cured. Le sénateur Arnot : Je suis d’accord. Cette loi ne règle certainement pas le problème, et il faut y remédier. Mr.

Chapman: The citizenship of children, whether adopted or not, is dependent on the parents’ substantial connection to Canada. What you are saying is that if the parents don’t have a substantial connection and they adopted a child, then the child is not Canadian.

In a way, that’s very fair because — now this is where the bureaucrats didn’t do what they were supposed to — in Bill C-37, it was agreed that any child born to a Canadian citizen parent would have the right to come to Canada with permanent resident status from birth to age 23, which eliminates that problem because then the child amasses their own connection. But right now, it’s not just adopted children. This little baby back here has no legal rights whatsoever in Canada, but was born to a Canadian citizen father, not adopted.

The issue is that all children should have the right to come to Canada when born to a Canadian citizen parent. That’s a violation of the United Nations Convention on the Rights of the Child. Parents and children have the legal right to be together. M. Chapman : La citoyenneté des enfants, qu’ils soient adoptés ou non, dépend de l’existence de liens manifestes entre les parents et le Canada. Ce que vous dites, c’est que si les parents n’ont pas de liens manifestes avec le Canada et qu’ils ont adopté un enfant, l’enfant n’est pas canadien.

D’une certaine façon, c’est très juste parce que — là où les bureaucrates n’ont pas fait ce qu’ils étaient censés faire —, dans le projet de loi C-37, il était entendu que tout enfant né d’un parent citoyen canadien aurait le droit de venir au Canada avec le statut de résident permanent, de la naissance jusqu’à l’âge de 23 ans. Cela éliminait le problème parce que l’enfant pouvait alors créer ses propres liens. Mais pour le moment, il ne s’agit pas seulement des enfants adoptés. Un petit bébé n’a aucun droit légal au Canada, alors qu’il est né d’un père citoyen canadien et n’a pas été adopté.

Le problème, c’est que tous les enfants devraient avoir le droit de venir au Canada s’ils sont nés d’un parent citoyen canadien. C’est une violation de la Convention des 4-12-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 129:13

Nations unies relative aux droits de l’enfant. Les parents et les enfants ont le droit légal d’être ensemble. Senator Arnot: Would you agree that the distinction of having an adopted child is — Le sénateur Arnot : Convenez-vous que la distinction en ce qui concerne les enfants adoptés est... The Chair: Senator Arnot, unfortunately, you have run out of time. We will put you on the second round. La présidente : Sénateur Arnot, votre temps de parole est malheureusement écoulé. Nous allons vous inscrire pour le deuxième tour. [Translation] [Français] Senator Petitclerc: Thank you for being here.

I’m going to ask you about the 1,095 days. It’s a fairly simple question, do you believe that this substantial connection to Canada, which is determined by being present for at least 1,095 days before the birth of the child, is realistic and reasonable? Do you think that 1,095 days should be cumulative or consecutive? La sénatrice Petitclerc : Merci d’être là. Je vais vous poser une question sur les 1 095 jours.

C’est une question assez simple : croyez-vous que ce lien substantiel avec le Canada, qui est déterminé par le fait d’y être présent pendant au moins 1 095 jours avant la naissance de l’enfant, est réaliste et raisonnable? Est-ce que vous êtes d’avis que ces 1 095 jours doivent être cumulatifs ou consécutifs? I’d like to hear from Mr. Chapman and other witnesses, if you have an opinion on this. J’aimerais entendre M. Chapman et d’autres témoins, si vous avez un avis là-dessus. [English] [Traduction] Mr. Chapman: For Canadian citizens, I would say “no” because it makes it very difficult.

I was an airline pilot, and there was no way I could get consecutive. For immigrants, it’s consecutive. But for the substantial connection test, even for immigrants, there are more avenues. There’s the Koo, So and — I’ll never pronounce it correctly — Papadogiorgakis decision in the courts, if you can prove that your life is centred in Canada. If you wanted to make that, that’s not even part of it, but, yes, I do think it’s fair. M. Chapman : Pour les citoyens canadiens, je dirais « non » parce que c’est très difficile. J’étais pilote de ligne, et je ne pouvais absolument pas accumuler ces jours consécutifs.

Pour les immigrants, ils doivent être consécutifs. Mais pour ce qui est du critère des liens manifestes, même pour les immigrants, il y a plus de possibilités. Il y a la décision Koo, So et — je ne le prononcerai jamais correctement — la décision Papadogiorgakis que les tribunaux ont rendues, si vous pouvez prouver que votre vie est centrée au Canada. Si vous choisissez cette voie, cela n’en fait même pas partie, mais oui, je pense que c’est juste. Mr. Emery: I have to disagree with Mr. Chapman. First of all, it’s like comparing apples to oranges.

You’re comparing citizens who already have a connection — and who are born with a connection — to people who have no connection and the rules for them when they’re adults. But it’s not even like comparing apples to oranges because children are exempt from this. It’s like comparing apples to orange soda. And it isn’t consecutive for people who are naturalizing. It’s to keep it — M. Emery : Je ne suis pas d’accord avec M. Chapman. Tout d’abord, c’est comme comparer des pommes et des oranges.

Vous comparez des citoyens qui ont déjà des liens — et qui sont nés avec des liens — à des gens qui n’ont aucun lien et les règles qui s’appliquent à eux lorsqu’ils sont adultes. Mais ce n’est même pas comme comparer des pommes à des oranges parce que les enfants sont exemptés de cela. C’est comme comparer des pommes à du soda à l’orange. Et ce ne sont pas des jours consécutifs pour les gens qui passent par la naturalisation. C’est pour garder... Senator Petitclerc: I apologize; I don’t want to interrupt. I’m trying to get a sense of if it’s fair, but is it even realistic?

La sénatrice Petitclerc : Désolée; je ne veux pas vous interrompre. J’essaie de voir si c’est juste, mais est-ce même réaliste? Mr. Emery: My niece would fail this. She’s from the same family, same family history, very connected to Canada and lives a couple of hours away, closer to the capital than most Canadians do. M. Emery : Ma nièce ne remplirait pas ce critère. Elle vient de la même famille, elle a les mêmes antécédents familiaux, elle est très liée au Canada et vit à deux heures d’ici, plus près de la capitale que la plupart des Canadiens. 129:14 Social Affairs, Science and Technology 4-12-2024

My sister was thinking about moving to Canada, and then housing prices shot up. She can’t afford to live here. This is a huge problem in Canada today. Are you going to punish my niece because my sister can’t afford to live here? That doesn’t mean she’s not connected. Ma sœur songeait à déménager au Canada, puis le prix des maisons a monté en flèche. Elle n’a pas les moyens de vivre ici. C’est un énorme problème au Canada aujourd’hui. Allez-vous punir ma nièce parce que ma sœur n’a pas les moyens de vivre ici? Cela ne veut pas dire qu’elle n’a pas de liens avec le Canada. Senator Petitclerc: This is helpful.

La sénatrice Petitclerc : C’est intéressant. [Translation] [Français] Senator Mégie: I’d like to thank the witnesses for being here; I will ask my question in French. My first question is for Mr. Chapman. Do you feel that the fight you’ve waged — and continue wage for lost Canadians inspired by your personal story — has been successful with Bill C-71? Are there other categories of people, according to the criteria of this reform, who are being deprived of their citizenship, but who are not part of Bill C-71? La sénatrice Mégie : Merci aux témoins d’être là; je vais poser ma question en français.

Ma première question va à M. Chapman. Considérez-vous que la lutte que vous avez menée — et que vous menez encore pour les Canadiens perdus inspirés de votre histoire personnelle — a porté ses fruits avec le projet de loi C-71? Existe-t-il d’autres catégories de personnes, selon les critères de cette réforme, qui sont dépossédées de leur citoyenneté, mais qui ne font pas

partie du projet de loi C-71? [English] [Traduction] Mr. Chapman: Bill C-71 doesn’t just correct the second- generation issue, which is what we’re talking about. Bill C-71 retroactively gives women the same rights as men for the first time in Canadian history. M. Chapman : Le projet de loi C-71 ne corrige pas seulement la question de la deuxième génération, et c’est ce dont nous parlons. Ce projet de loi accorde rétroactivement aux femmes les mêmes droits qu’aux hommes pour la première fois dans l’histoire du Canada.

I lost my citizenship because the law said married women, minors, lunatics and idiots will be classified under the same disability. That law is still being applied to some people. Now, it would help very much to have the permanent resident status for all children. That would help a great deal, including for Mr. Emery’s niece. But it also corrects the age 28 rule that we are dealing with. J’ai perdu ma citoyenneté parce que la loi disait que les femmes mariées, les mineurs, les lunatiques et les idiots seraient classés dans la même catégorie. Cette loi est encore appliquée à certaines personnes.

Il serait très utile que tous les enfants aient le statut de résident permanent. Ce serait d’une grande aide, y compris pour la nièce de M. Emery. Cependant, le projet de loi corrige également la limite d’âge de 28 ans dont nous parlons. This is a retroactive bill, but then there’s the Supreme Court of the United Kingdom case that was won about this very issue regarding gender discrimination, and they absolutely said that the language of Bill C-71, if you will, is exactly the only way you can correct this.

Il s’agit d’une mesure rétroactive, mais la Cour suprême du Royaume-Uni a eu gain de cause sur cette question même de discrimination fondée sur le sexe, et elle a dit catégoriquement que le libellé du projet de loi C-71, si vous voulez, est exactement la seule façon de corriger cela. And by the way, one last thing, touching on Indigenous rights, you are right; they have been hammered in a lot of areas in citizenship. But what I found interesting is in the Senate, you passed Bill S-3, giving Indigenous women the right to confer status but not citizenship.

That was always kind of “Huh?” En passant, une dernière chose, au sujet des droits des Autochtones, vous avez raison; ils ont été bafoués dans beaucoup de domaines liés à la citoyenneté. Mais ce que j’ai trouvé intéressant, c’est qu’au Sénat, vous avez adopté le projet de loi S-3, qui donne aux femmes autochtones le droit de transmettre leur statut, mais pas leur citoyenneté. Cela a toujours soulevé des questions. Senator Brazeau: Thank you to all of you for being here. I have two questions. My first question is for Ms. Burton specifically. It’s unfortunate that you’re in that situation.

My four oldest children have status, but my two youngest ones don’t have status, but they have citizenship, and they’ve been waiting four and a half years to get their status. So it’s a different situation. Le sénateur Brazeau : Merci à vous tous d’être ici. J’ai deux questions. Ma première question s’adresse à Mme Burton en particulier. Il est malheureux que vous soyez dans cette situation. Mes quatre enfants les plus âgés ont le statut, mes deux plus jeunes ne l’ont pas, mais ils ont la citoyenneté, et ils attendent depuis quatre ans et demi d’obtenir leur statut.

C’est donc une situation différente. 4-12-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 129:15

I would like to know from you specifically, if passed, what will that do specifically for you and your family in practical terms? J’aimerais que vous me disiez précisément, si le projet de loi est adopté, ce qu’il fera concrètement pour vous et votre famille. Ms. Burton: Thank you, senator, for that question because my boys very much want to live, reside and participate in Canada. As I stated in my remarks, my intention is to come here, but without citizenship, it’s just not feasible for a multitude of reasons, many of which have been laid out.

Mme Burton : Je vous remercie, sénateur, de cette question parce que mes garçons tiennent beaucoup à vivre, à résider et à participer au Canada. Comme je l’ai dit dans mon exposé, j’ai l’intention de venir ici, mais sans la citoyenneté, ce n’est tout simplement pas possible pour une multitude de raisons, dont bon nombre ont déjà été exposées. But I also want to briefly touch on what Mr. Chapman just said. My mother was a fighter in the Bill C-31 fight. Here I am in her honour, using her strength now to fight another bill, but it’s a principled fight. They are not in fact “Lost Canadians,” no disrespect to Mr.

Chapman. I’m just going to state that since time immemorial, my boys and my family have never been lost. They want to come here. They want to go to school here. They want to be pages here. If you see a photo of my son, his school photo, in fact, has two Canadian pins because he’s convinced he’s Canadian. Je voudrais aussi revenir brièvement sur ce que M. Chapman vient de dire. Ma mère a lutté contre le projet de loi C-31. Je suis ici en son honneur, et j’utilise maintenant sa force pour me battre contre un autre projet de loi, mais c’est une lutte fondée sur des principes.

Ce ne sont pas des « Canadiens perdus », sans vouloir manquer de respect à M. Chapman. Je dirais simplement que depuis des temps immémoriaux, mes garçons et ma famille n’ont jamais été perdus. Ils veulent venir ici. Ils veulent fréquenter l’école ici. Ils veulent être des pages ici. Si vous voyez une photo de mon fils, sur sa photo d’école, en fait, il porte deux épinglettes canadiennes parce qu’il est convaincu d’être canadien. Chair, may I? No. Thank you. Madame la présidente, me permettez-vous? Non. Merci.

This is who I’m fighting for because our intention is to come back here to live, to reside and to participate. And I am looking forward to that opportunity and that chance because in their minds, they are Canadians. In my opinion, they are. It’s just the law states otherwise. Thank you for that question, senator. C’est pour eux que je me bats parce que nous avons l’intention de revenir ici pour vivre, résider et participer. Et j’espère en avoir la possibilité et la chance parce que, dans leur esprit, mes fils sont Canadiens. À mon avis, ils le sont. C’est simplement que la loi dit le contraire.

Je vous remercie de cette question, sénateur. Senator Brazeau: You tell them I say, “Hi and keep fighting.” My second question is to all the panellists. If this bill is passed, do we have an estimate or an approximation of how many individuals may be affected by this? Obviously, that can change over the course of time. Le sénateur Brazeau : Dites-leur que je leur dis : « Bravo et continuez à vous battre. » Ma deuxième question s’adresse à tous les témoins. Si ce projet de loi est adopté, avons-nous une estimation ou une approximation du nombre de personnes qui pourraient être touchées par cette mesure?

Évidemment, cela peut changer avec le temps. Mr. Chapman: Bill C-37 captured well over a million people. But the real question to answer is how many people came back? How many people registered? It was 20,000. The same thing is true here. It will capture a million people. If I give you citizenship in any country, such as Trinidad, would you move tomorrow? Probably not. People aren’t going to be moving just to get to Canada. The people who will move here or take it out will be people like her family. They will come back to Canada, and we should have the open-door welcome. M.

Chapman : Le projet de loi C-37 visait plus d’un million de personnes, mais la vraie question à laquelle il faut répondre, c’est combien de personnes sont revenues? Combien de personnes se sont inscrites? 20 000. C’est la même chose ici. Ce projet de loi vise un million de personnes. Si je vous accordais la citoyenneté d’un pays comme la Trinité, déménageriez-vous demain? Probablement pas. Les gens ne déménageront pas simplement pour venir au Canada. Les gens qui déménageront ici ou qui s’inscriront seront comme les membres de sa famille. Ils reviendront au Canada et nous devrions les accueillir à bras ouverts.

For Bill C-37, it was a million people, at least. How many came? It was 20,000. How many were already here? I bet you half of them. Pour le projet de loi C-37, c’était au moins un million de personnes. Combien sont venus? 20 000. Combien d’entre eux étaient déjà ici? Je vous parie la moitié. 129:16 Social Affairs, Science and Technology 4-12-2024

Senator Brazeau: Let’s just hope we don’t become the fifty‑first state of the United States. Le sénateur Brazeau : Espérons seulement que nous ne deviendrons pas le 51 e État des États-Unis. Mr. Emery: And like Bill C-37, there will be other new “Lost Canadians” who may be created from this. We talked about the inequities that exist between the different groups of citizens. There are some people who, under the current law that’s unconstitutional, came back naturalized, but don’t have the 1,095 days. Suddenly, they’re now a different class of citizen when they were a first-class citizen before.

There are revocations that are possible out of this as well. It’s another flaw. M. Emery : Et comme le projet de loi C-37 l’a fait, celui-ci risque de créer d’autres « Canadiens dépossédés de leur citoyenneté ». Nous avons parlé des iniquités qui existent entre les différents groupes de citoyens. Il y a des gens qui, en vertu de la loi actuelle qui est inconstitutionnelle, sont revenus naturalisés, mais qui ne remplissent pas l’exigence des 1 095 jours. Tout à coup, ils forment une nouvelle catégorie de citoyens alors qu’ils étaient auparavant des citoyens de première classe.

Le projet de loi risque aussi d’engendrer des révocations. C’est un autre point faible. [Translation] [Français] Senator Cormier: Welcome and thank you for your presentations. I’m going to come back to the 1,095 days. I’m trying to understand the feasibility of this issue. Mr. Chapman, I understand that for one category, the number of days can be spread over a long period. How will that be quantified? How will the government ensure that those 1,095 days have been covered? More importantly, shouldn’t the eligibility period be reduced to five years? We know that it’s a five-year period for permanent residence.

I want more clarification on the 1,095 days, because I don’t understand the feasibility. This is a question for you and Mr. Emery. Le sénateur Cormier : Bienvenue et merci de vos présentations. Je vais revenir sur la question des 1 095 jours. J’essaie de saisir la faisabilité de cette question. Monsieur Chapman, je comprends que pour une catégorie, ce nombre de jours peut s’échelonner sur une longue période. Comment cela sera-t-il quantifié? Comment le gouvernement s’assurera-t-il que ces 1 095 jours ont été couverts? Surtout, ne faudrait-il pas réduire cette période d’admissibilité à cinq ans?

On sait que c’est une période de cinq ans pour la résidence permanente. Je veux plus de précisions sur les 1 095 jours, parce que je n’en comprends pas la faisabilité. C’est une question pour vous et pour M. Emery. [English] [Traduction] Mr. Chapman: On the 1,095 days, IRCC has been doing this for immigrants, so they have that well down, and you do have to prove. We’ve done a lot of this over the years, where we have to prove. M. Chapman : En ce qui concerne les 1 095 jours, IRCC impose cette exigence aux immigrants, alors le mécanisme est bien huilé et il vous faut le prouver.

Nous avons établi de nombreuses exigences au fil des ans dont il faut faire la preuve. We don’t want to turn Canadian citizens into immigrants, but I’ve already shown you that. The idea is to turn immigrants into good Canadian citizens, not doing it the other way around. Nous ne voulons pas transformer des citoyens canadiens en immigrants, mais je vous ai déjà expliqué que c’est ce qui arrive. L’objectif est de transformer des immigrants en de bons citoyens canadiens, et non l’inverse. We should not have the same rules as immigrants. We are citizens.

Again, a very good answer is allowing families to have immediate permanent resident status for their children who were born outside, and the 1,095 days is what immigrants get, so why should we have a higher plateau, if you will? Nous ne devrions pas être soumis aux mêmes règles que les immigrants. Nous sommes des citoyens.

Encore une fois, une très bonne réponse serait de permettre aux familles d’obtenir immédiatement le statut de résident permanent pour leurs enfants nés à l’étranger et, pour les immigrants, les 1 095 jours s’appliquent, alors pourquoi devrions-nous être soumis à un seuil plus élevé, pour ainsi dire? Ms. Sutherland-Brown: In the case of my daughter, she would meet that seven times over. We could collect school records and transcripts to prove the 1,095 days. Mme Sutherland-Brown : Dans le cas de ma fille, elle remplirait cette exigence par un facteur de sept.

Nous pourrions réunir ses dossiers scolaires et ses relevés de notes pour prouver les 1 095 jours. There are also categories of people whose children come every summer to spend a month or more with their grandparents. Those records could be kept as well. Il y a aussi des catégories de personnes dont les enfants viennent tous les étés passer un mois ou plus avec leurs grands‑parents. Ces dossiers pourraient aussi être conservés. 4-12-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 129:17

Mr. Emery: There are two issues. First, people would have to know that this exists. They won’t know that they would have to meet this. That’s very different from the situation with permanent residents, even if you buy into the comparison. M. Emery : Il y a deux points. Premièrement, il faudrait que les gens en connaissent l’existence. Ils ne sauront pas qu’ils devront respecter cette exigence. C’est très différent de la situation des résidents permanents, même si vous acceptez la comparaison. Second, you have to consider when people have the ability to make choices for themselves.

We’re talking about the choices of their parents. There is not a lot of time between the time when you’re the age of majority and when you normally have children. That’s a small window. Maybe you’re going to university somewhere. You don’t have the option to pick up and move. But it doesn’t mean you won’t later. Deuxièmement, il faut tenir compte du moment où les gens deviennent aptes à faire des choix pour eux-mêmes. Nous parlons des choix de leurs parents. Peu de temps s’écoule entre le moment où vous avez l’âge de la majorité et celui où vous avez normalement des enfants. La fenêtre est petite.

Vous allez peut‑être à l’université quelque part. Vous n’avez pas la possibilité de déménager, mais cela ne veut pas dire que vous ne le ferez pas plus tard. That has been my family history for five generations: Move at different times but not always at the time when you’re having children. C’est l’histoire de ma famille depuis cinq générations : déménager à des moments différents, mais pas toujours au moment où vous avez des enfants. The Chair: Senator Cormier, we must move on; you have run out of time. We will come back to you, if you wish.

La présidente : Monsieur Cormier, nous devons laisser la parole à un autre intervenant; votre temps est écoulé. Vous aurez une autre occasion, si vous le souhaitez. Senator Harder: Thank you to the panel. Le sénateur Harder : Je remercie les témoins. I want to zero in on the appropriateness of the attachment to Canada test. Is there agreement among the panel that there should at least be an attachment to Canada test? If you don’t agree on the numerical test — cumulative — which is being suggested, what would be other test criteria, in your view?

J’aimerais me concentrer sur la pertinence du critère des liens avec le Canada. Les témoins sont-ils d’accord pour qu’au minimum, ce critère s’applique? Si vous n’êtes pas d’accord sur le critère numérique — cumulatif — qui est proposé, quels seraient les autres critères, à votre avis? Mr. Chapman: Going backwards, you really can’t do it because you were denying people the right to live in their own country. Now you’re saying they have to prove that they have it. M. Chapman : Rétroactivement, ce n’est pas vraiment possible parce qu’on prive des gens du droit de vivre dans leur propre pays.

Vous dites maintenant qu’ils doivent prouver qu’ils ont ce droit. Going backwards, no. It’s just Bill C-71 that covers. Going forward, yes, it is 1,095 days. If somebody really wants to be a Canadian, I know; I’ve been following the laws for a lot of years. You know you’ve got 1,095 days, and you prove it. The other way to do it is, again, through the Koo and Papadogiorgakis decisions of the Supreme Court that say these are ways to have substantial connections. Rétroactivement, non. C’est seulement le projet de loi C-71 qui s’applique. À l’avenir, oui, c’est 1 095 jours.

Si quelqu’un veut vraiment être Canadien, je comprends; je suis les lois depuis de nombreuses années. Vous savez qu’il vous faut 1 095 jours, et vous le prouvez. L’autre façon de le faire, je le rappelle, c’est par les arrêts Koo et Papadogiorgakis de la Cour suprême qui disent que ce sont des façons d’avoir des liens substantiels. Overall, it is exactly the same as an immigrant Canadian, and they, too, have to document their time in and out. That is fair. Going forward, yes. Going backwards, no.

Dans l’ensemble, c’est identique pour un immigrant canadien qui doit aussi documenter la durée de ses séjours au pays et à l’étranger. C’est juste. À l’avenir, oui. Rétroactivement, non. Ms. Burton: When dealing with these situations, you have to decide what hill you’re going to die on. As a bureaucrat, I understand that and I honour that. For me and my family, luckily or sadly, we never had enough money to go on our family vacation until I was 17. My dad promised me a trip to Disneyland. It wasn’t until my first year in university that we finally had enough money to go.

Mme Burton : Dans de telles situations, il faut choisir ses combats. Comme bureaucrate, je le comprends et je le respecte. Heureusement ou malheureusement, ma famille et moi n’avions jamais assez d’argent pour prendre des vacances en famille avant que j’aie 17 ans. Mon père m’avait promis un voyage à Disneyland. Ce n’est qu’au cours de ma première année à l’université que nous avons enfin eu assez d’argent pour y aller. 129:18 Social Affairs, Science and Technology 4-12-2024

So for all that time and long before, those types of things are, I think, reasonable. I think we’ve all shared how we are connected and how our intention is very much not egregious, as I stated. It is not a race to the bottom. It is not a citizenship of convenience. You are going to hear all of those things. This is just about righting a wrong. Donc, pendant tout ce temps et bien avant, ce genre de choses est raisonnable, à mon avis. Je pense que nous avons tous parlé de nos liens et du fait que notre intention n’est pas vraiment scandaleuse, comme je l’ai dit. Ce n’est pas un nivellement par le bas.

Ce n’est pas une citoyenneté de convenance. Vous allez entendre toutes ces choses. Il s’agit simplement de réparer un tort. Mr. Chapman: When you mentioned going to Disneyland, Walt Disney was a “Lost Canadian.” His mother could not pass citizenship. M. Chapman : Lorsque vous avez parlé d’aller à Disneyland, Walt Disney était un « Canadien dépossédé de sa citoyenneté ». Sa mère ne pouvait pas obtenir la citoyenneté. Ms. Sutherland-Brown: I absolutely agree that there should be a connection test. It is my understanding that, as of December 19, if there is no extension, the law will fall.

Then it will just pass in perpetuity without an attachment. I think that’s dangerous. Mme Sutherland-Brown : Je suis tout à fait d’accord pour dire que le critère des liens devrait s’appliquer. Si j’ai bien compris, faute de prorogation d’ici le 19 décembre, la loi tombera, l’effet deviendra permanent et le critère des liens ne s’appliquera plus. Je pense que c’est dangereux. Senator Petitclerc: If I heard you properly, Mr. Chapman, in your opening remarks, you very quickly mentioned that you see six challenges, obstacles or loopholes existing now, and this bill fixes four out of the six.

I was curious to know which two this bill is not dealing with. La sénatrice Petitclerc : Si je vous ai bien compris, monsieur Chapman, dans votre déclaration liminaire, vous avez dit en passant qu’il existe six défis, obstacles ou échappatoires et que ce projet de loi en règle quatre. J’aimerais connaître les deux éléments dont le projet de loi ne parle pas. Mr. Chapman: Citizenship being a privilege versus a right. That is one of the scariest things you can get. If Donald Trump could have cancelled Joe Biden’s citizenship or Kamala Harris’s citizenship, would he do that? Yes. In Canada, it can be done.

Every time we have a court case, the government says that citizenship is a product of statute and has no meaning apart from statute. Canada has a long history of stripping not just individuals but also entire groups. Indigenous people were bounced around, in and out. They didn’t get their citizenship until the early 1960s. As for the Japanese, everyone knows they were interned, but few people know that 3,997 were stripped of citizenship in 1945 and deported out of Canada. M. Chapman : La citoyenneté est un privilège plutôt qu’un droit. C’est ce qui est le plus effrayant.

Si Donald Trump pouvait révoquer la citoyenneté de Joe Biden ou celle de Kamala Harris, le ferait-il? Oui. Au Canada, c’est possible. Chaque fois que nous avons une affaire devant les tribunaux, le gouvernement dit que la citoyenneté est un produit de la loi et qu’elle n’a pas d’autre sens. Le Canada dépouille depuis longtemps non seulement des individus, mais des groupes entiers. Les Autochtones ont été ballottés d’un côté et de l’autre. Ils n’ont obtenu leur citoyenneté qu’au début des années 1960.

Pour ce qui est des Japonais, tout le monde sait qu’ils ont été internés, mais peu de gens savent que 3 997 d’entre eux ont été dépouillés de leur citoyenneté en 1945 et expulsés du Canada. So that’s one of the issues. C’est le premier point épineux. The second is when did citizenship begin? Canada is saying it began in 1947 with Mackenzie King, but if you do that, what were our war dead? They wouldn’t be Canadian. Go scratch the maple leaves off of their tombstones. Voici le deuxième : quand la citoyenneté a-t-elle commencé?

Le Canada dit qu’elle a commencé en 1947 avec Mackenzie King, mais si c’est le cas, que deviennent ceux qui sont morts au champ d’honneur? Ils ne seraient pas Canadiens. Grattez les feuilles d’érable de leurs pierres tombales. Citizenship began with Confederation, and it has evolved to the point where there are several pre-1947 citizenship decisions of the Supreme Court. La citoyenneté a commencé avec la Confédération et elle a évolué au point où la Cour suprême a rendu plusieurs décisions sur la citoyenneté avant 1947. Also, how could you cancel citizenship for the Japanese in 1945 if it didn’t exist?

De plus, comment pouvez-vous révoquer la citoyenneté de Japonais en 1945 si elle n’existait pas?

Finally, for Indigenous people, the Nicholas case in the Supreme Court of British Columbia is about the fact that you can only save your child from going to a residential school in three ways: First, leave Canada, but to go where; second, don’t Enfin, pour les Autochtones, l’affaire Nicholas devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique porte sur le fait que vous ne pouvez sauver votre enfant d’un pensionnat que de trois façons : premièrement, quitter le Canada, mais pour aller où; 4-12-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 129:19

register the birth of your child — so we still have stateless Indigenous people who were never registered — and third, give up your Indian status in exchange for citizenship. They have been doing that since Confederation, so the question is this: How can you give citizenship if it didn’t exist? deuxièmement, ne pas enregistrer la naissance de votre enfant — il y a donc encore des Autochtones apatrides qui n’ont jamais été inscrits — et troisièmement, renoncer à votre statut d’Indien en échange de votre citoyenneté.

C’est ce qu’ils font depuis la Confédération, alors la question qui se pose est la suivante : comment pouvez-vous accorder la citoyenneté si elle n’existait pas? It is a totally false narrative that Mackenzie King was Canada’s first citizen. They have had a lot of people, including the 45,000 war brides and 22,000 of their children, put on trial to be booted out of Canada based on that false narrative of citizenship beginning. Il est totalement faux de prétendre que Mackenzie King a été le premier citoyen du Canada.

Beaucoup de gens, y compris les 45 000 épouses de guerre et 22 000 de leurs enfants ont été traduits en justice avant d’être expulsés du Canada à cause de cette fausse conception du début de la citoyenneté. What I want to do is make citizenship a right so that nobody can come in here and say, “Look, I’m a member of political party X, and I’m cancelling everybody’s citizenship.” Second, the Chinese were told that they were nothing more than stateless registered aliens before 1947. We have to correct that.

Je veux faire de la citoyenneté un droit pour que personne ne puisse venir ici et dire : « Écoutez, je suis membre d’un parti politique X et je révoque la citoyenneté de tout le monde. » Deuxièmement, on a dit aux Chinois qu’ils n’étaient rien de plus que des étrangers apatrides enregistrés avant 1947. Nous devons corriger cette situation. [Translation] [Français] Senator Mégie: My question is for Mr. Emery, but I think he’s answered part of it. La sénatrice Mégie : Ma question s’adresse à M. Emery, mais je pense qu’il y a répondu en partie.

I wanted to know if there were any potential challenges to implementing Bill C-71. I know we talked about the 1,095 days and how hard that is to calculate, but are there any other challenges to implementing the bill? Je voulais savoir s’il y avait des défis potentiels pour mettre en œuvre le projet de loi C-71. Je sais qu’on a parlé des 1 095 jours et du fait que c’était difficile à calculer. Cependant, y a-t-il d’autres défis à relever pour la mise en œuvre du projet de loi? [English] [Traduction] Mr. Emery: Yes. I also mentioned the standing in court.

I will say that this will be litigated immediately if it’s passed. Kat and I are ready to sue, separately. M. Emery : Oui. J’ai aussi parlé de la qualité pour agir. Je dirais que si le projet de loi est adopté, il sera immédiatement contesté. Kathryn Burton et moi sommes prêts à intenter des poursuites, séparément. I just want to say something about this idea that it’s somehow dangerous. For the study of Bill S-245, I did an analysis of all the countries in North America and South America, the G7 partners, Australia, New Zealand and all European trading partners.

I found that three quarters of the world do exactly what everybody is talking about as dangerous. They exist and everything is fine. I think that’s because — exactly as Mr. Chapman was talking about before — where people might have a right to something, they may not exercise it. Je tiens simplement à dire que cette idée est en quelque sorte dangereuse. Dans le cadre de l’étude du projet de loi S-245, j’ai analysé tous les pays d’Amérique du Nord et d’Amérique du Sud, les partenaires du G7, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et tous les partenaires commerciaux européens.

J’ai constaté que les trois quarts du monde font exactement ce que tout le monde qualifie de dangereux. Ils existent et tout va bien. Je pense que c’est parce que — exactement comme M. Chapman l’a dit tout à l’heure — même si des gens ont un droit, ils peuvent ne pas l’exercer. It is not going to end up being big numbers. It is no more dangerous than letting people come to the country without status and allowing their children to be citizens. It is something else that is small in numbers. It is the same kind of thing. Thank you for the question. Au bout du compte, les chiffres ne seront pas énormes.

Ce n’est pas plus dangereux que de laisser des gens entrer au pays sans statut et d’accorder la citoyenneté à leurs enfants. C’est une autre catégorie peu nombreuse. C’est similaire. Je vous remercie de la question. 129:20 Social Affairs, Science and Technology 4-12-2024

[Translation] [Français] Senator Mégie: If you’re saying that it could be dangerous, that it could be contentious, then you don’t really agree with passing Bill C-71 as is. Do I understand your point of view correctly? La sénatrice Mégie : Si vous dites que ce pourrait être dangereux, que ce pourrait être litigieux, donc, vous n’êtes pas tellement d’accord avec le fait d’adopter le projet de loi C-71 tel qu’il est. Est-ce que je comprends bien votre point de vue? [English] [Traduction] Mr. Emery: That is correct. I do not agree with passing it in its present state. I do not support it in its current state. M.

Emery : C’est exact. Je ne suis pas d’accord pour l’adopter dans sa forme actuelle. Je ne l’appuie pas dans sa forme actuelle. [Translation] [Français] Senator Mégie: Thank you. La sénatrice Mégie : Merci. [English] [Traduction] Senator Cormier: My question will be a follow-up to that. If you were able to fix Bill C-71, what would you change or add? What would be your main recommendation? Le sénateur Cormier : Ma question va dans le même sens. Si vous étiez en mesure de corriger le projet de loi C-71, que changeriez-vous ou ajouteriez-vous? Quelle serait votre principale recommandation? Mr.

Emery: If you want to have some kind of test that’s fair, have a registry like other countries do, where you register your citizenship to enable that connection. That works for lots of countries. It’s not as free and open, but it’s more equal. Have it apply to everyone the same way. M. Emery : Si l’on veut avoir un quelconque critère qui soit juste, tenons un registre comme dans d’autres pays, où l’on enregistre sa citoyenneté pour établir ce lien. Cela fonctionne pour beaucoup de pays. Ce n’est pas aussi libre et ouvert, mais c’est plus égal. Que cela s’applique à tout le monde de la même façon. Mr.

Chapman: We had a real problem with that after World War II when you had Holocaust survivors who came and were afraid of registering. We still can have that with certain people being in a registry of the government. People will avoid that. And by the way, Canada did deport Holocaust survivors over that issue. M. Chapman : Nous avons eu un véritable problème avec cela après la Seconde Guerre mondiale, lorsque des survivants de l’Holocauste sont arrivés et craignaient de s’enregistrer. Nous pouvons encore le voir avec certaines personnes inscrites dans un registre officiel. Des gens voudront l’éviter.

Soit dit en passant, le Canada a expulsé des survivants de l’Holocauste pour cette raison. Senator Cormier: Thank you. Le sénateur Cormier : Merci. [Translation] [Français] So if I may summarize, all of you are in favour of Bill C-71, except you, actually. You agree with Bill C-71 in its current form and with the way it is drafted. Donc, si je peux résumer, vous êtes tous en faveur du projet de loi C-71, sauf vous, en fait. Vous êtes d’accord avec le projet de loi C-71 dans sa mouture actuelle et avec la manière dont il est rédigé. Is there anyone who’s been left out?

You were asked this question, but are there people left out? Are there people who won’t be taken into account in Bill C-71? Y a-t-il des laissés-pour-compte quand même? Cela vous a été posé comme question, mais y a-t-il des laissés-pour-compte? Y a-t-il des gens qui ne seront pas pris en compte dans le projet de loi C-71? [English] [Traduction] Mr. Chapman: There will always be people unaccounted for, and that is why you do special

section 5(4) grants in the Citizenship Act. The problem is they haven’t worked because so often there are roadblocks thrown out all over the place, like this M. Chapman : Il y aura toujours des sans-papiers et c’est la raison d’être des attributions spéciales prévues au paragraphe 5(4) de la

Loi sur la citoyenneté. Le problème, c’est que ces dispositions n’ont pas fonctionné parce que des obstacles 4-12-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 129:21

young lady here who is covered by Bill C-71 and the Bjorkquist decision. She has permanent resident status here and is going to be a citizen, but she still has problems getting work because of this. Yes, there are always problems. se dressent souvent un peu partout, comme pour cette jeune femme qui est visée par le projet de loi C-71 et l’arrêt Bjorkquist. Elle a le statut de résidente permanente et va devenir citoyenne, mais elle a encore de la difficulté à trouver du travail à cause de cela. Oui, il y a toujours des problèmes. What we’re doing is we are going for a

section 5(4) grant for her, but that hasn’t been very effective over the years. You will never ever fix the law so that everybody is covered and everybody is equal. It doesn’t work. You will have exceptions, and that’s why you have the

section 5(4) grants. Dans son cas, nous demandons qu’on lui attribue la citoyenneté en vertu du paragraphe 5(4), mais cela n’a pas été très efficace au fil des ans. On n’arrivera jamais à corriger la loi pour que tout le monde soit couvert et que tous soient égaux. Cela ne fonctionne pas. Il y aura des exceptions et c’est pourquoi le pouvoir prévu au paragraphe 5(4) existe. Instead of being the citizenship minister who really oversees immigration and refugees, have a dedicated citizenship ombudsman where that is his or her entire portfolio.

Au lieu de confier au ministre de la Citoyenneté la tâche de superviser l’immigration et les réfugiés, désignez un ombudsman de la citoyenneté dont ce serait son seul portefeuille. Mr. Emery: From my perspective, the people who would be left out — let’s look at addressing gender discrimination. That’s why my grandmother lost her citizenship, I believe. She was a woman and got married to someone who wasn’t a citizen, and that is how the law worked then. M. Emery : De mon point de vue, les personnes qui seraient laissées pour compte — examinons la question de la discrimination fondée sur le genre.

C’est pourquoi ma grand‑mère a perdu sa citoyenneté, je crois. C’était une femme et elle s’est mariée avec quelqu’un qui n’était pas citoyen, et c’est ce que la loi prévoyait à l’époque. I have a lot of aunts and uncles. Would any of them be covered? No, because my grandmother died 30 years ago. She can’t become a citizen and sponsor them. My aunts and uncles would not qualify for the

section 5(4) grants. They don’t meet the criteria for that. J’ai beaucoup de tantes et d’oncles. Est-ce que certains d’entre eux seraient couverts? Non, parce que ma grand-mère est décédée il y a 30 ans. Elle ne peut pas devenir citoyenne et les parrainer. Mes tantes et oncles ne seraient pas admissibles à l’attribution de la citoyenneté prévue au paragraphe 5(4). Ils ne répondent pas aux critères. Mr. Chapman: But they do qualify under Bill C-37 because you are righting the wrong under the gender discrimination, and that is the court case that was won in England.

If you don’t pass the bill, I’m ready to file the lawsuit on “Lost Canadians.” The only way we have ever really won and gone forward with this is we have to take our own government to task. M. Chapman : Par contre, ils sont admissibles en vertu du projet de loi C-37 parce qu’on corrige le tort causé par la discrimination fondée sur le genre et que c’est conforme au jugement favorable obtenu devant les tribunaux en Angleterre. Si vous n’adoptez pas le projet de loi, je suis prêt à intenter une poursuite au nom des « Canadiens perdus ».

La seule façon dont nous avons pu vraiment gagner et faire avancer ce dossier, c’est en prenant notre propre gouvernement à partie. The Chair: This really does bring us to the end of the first panel. I would like to thank the witnesses for their testimony today. La présidente : Voilà qui conclut notre discussion avec le premier groupe de témoins. Je les remercie de leur témoignage. For our next panel, we welcome the following witnesses joining us in person: Amandeep S.

Hayer, Lawyer, Hayer Law, and Vice-Chair, Overseas Lawyers Group, Immigration Law Section, Canadian Bar Association, British Columbia Branch; and Andrew Griffith. Thank you for joining us today. We will begin with opening remarks from Mr. Hayer, followed by Mr. Griffith. You will each have four minutes for your opening statements. Mr. Hayer, the floor is yours. Pour notre prochain groupe de témoins, nous accueillons en personne les témoins suivants : Amandeep S. Hayer, avocat, Hayer Law et vice-président, Groupe des avocats étrangers,

Section du droit de l’immigration, Association du Barreau canadien, Division de la Colombie-Britannique; et Andrew Griffith. Merci de vous joindre à nous. Nous allons commencer par Me Hayer, qui sera suivi de M. Griffith. Vous disposerez chacun de quatre minutes pour faire votre déclaration liminaire. Maître Hayer, vous avez la parole. 129:22 Social Affairs, Science and Technology 4-12-2024

[Translation] [Français] Mr. Amandeep S. Hayer, Lawyer, Hayer Law, Vice Chair, Overseas Lawyer Group, Immigration Law Section, Canadian Bar Association – British Columbia, As an individual: Thank you, Madam Chair. Honourable senators, thank you for inviting me here today. Me Amandeep S. Hayer, avocat, Hayer Law, vice- président, Groupe des avocats étrangers,

Section du droit de l’immigration, Association du Barreau canadien – Colombie- Britannique, à

titre personnel : Merci, madame la présidente. Honorables sénateurs et sénatrices, merci de m’avoir invité ici aujourd’hui. [English] [Traduction] My name is Amandeep Hayer, and I am an immigration lawyer practising at Hayer Law, a boutique immigration and citizenship law firm located in Metro Vancouver on the traditional and unceded territories of the Musqueam, Squamish, Tsleil-Waututh and Coast Salish First Nations.

Je m’appelle Amandeep Hayer et je suis avocat spécialisé en droit de l’immigration chez Hauer Law, un petit cabinet spécialisé en droit de l’immigration et de la citoyenneté dans le district régional du Grand Vancouver, sur les territoires traditionnels et non cédés des Premières Nations Musqueam, Squamish, Tsleil-Waututh et Salish de la Côte. I appear today on behalf of the National Immigration Law

Section of the Canadian Bar Association, or CBA. We have over 40,000 members of lawyers, judges, notaries, academics and law students, with a 120-year-old mandate to seek improvements in the law and the administration of justice in Canada. Je comparais aujourd’hui au nom de la

Section nationale du droit de l’immigration de l’Association du Barreau canadien, ou ABC. Nous comptons plus de 40 000 membres, soit des avocats, des juges, des notaires, des universitaires et des étudiants en droit et nous avons le mandat, depuis 120 ans, d’améliorer le droit et l’administration de la justice au Canada. Senators, we are once again addressing a familiar issue: “Lost Canadians.” Bill C-71 seeks to restore citizenship to “Lost Canadians” beyond the first-generation limit, which the CBA

section supports, particularly in cases where a substantial connection to Canada can be demonstrated. However, the

section has identified three issues which we raise today for your attention. Mesdames et messieurs, nous abordons une fois de plus une question qui nous est familière, celle des « Canadiens dépossédés de leur citoyenneté ». Le projet de loi C-71 vise à redonner la citoyenneté à ces Canadiens au-delà de la limite de la première génération, ce à quoi la

Section de l’ABC souscrit, surtout dans les cas où un lien important avec le Canada peut être établi. Cependant, la

Section a cerné trois enjeux dont nous vous faisons part aujourd’hui. The first issue is the three-consecutive-year residency requirement as proposed in an amendment in the House of Commons. The CBA

section is of the view that citizenship by descent law should recognize that there are situations where a child could be born outside of Canada in the second or subsequent generations and still have significant ties to Canada. Le premier concerne l’exigence de séjour pendant trois années consécutives proposée dans un amendement présenté à la Chambre des communes. À la

Section de l’ABC, nous sommes d’avis que le droit à la citoyenneté par filiation devrait reconnaître que dans certaines situations, un enfant pourrait naître à l’extérieur du Canada au cours de la deuxième génération ou des générations suivantes et avoir encore des liens importants avec le Canada. We are pleased to note that the bill is consistent with our recommendations from March of 2023 to use a residency-based test like the one used in the United States.

However, we oppose the amendment to the bill that requires those who were born abroad to be in Canada for three consecutive years before they can pass on their citizenship to their children. A cross-border shopping trip or a trip to Mexico — all very frequent events in a family’s life — would easily break the three-consecutive-year requirement. Nous sommes heureux de constater que le projet de loi est conforme à nos recommandations de mars 2023 d’utiliser un critère fondé sur la résidence comme celui utilisé aux États-Unis.

Cependant, nous nous opposons à l’amendement au projet de loi qui exige que les personnes nées à l’étranger séjournent au Canada pendant trois années consécutives avant de pouvoir transmettre leur citoyenneté à leurs enfants. Un voyage de magasinage transfrontalier ou un voyage au Mexique — tous des événements très fréquents dans la vie d’une famille — risquerait de contrer aisément l’exigence des trois années consécutives. The second issue we would like to address is adoptees. In our view, this is a major oversight of the current legislation.

To be a natural-born Canadian citizen while being born outside of Le deuxième enjeu que nous aimerions aborder est celui des personnes adoptées. À notre avis, il s’agit d’un oubli majeur de la loi actuelle. Pour qu’un enfant né à l’extérieur du Canada soit 4-12-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 129:23

Canada, one or both parents must be a Canadian citizen on the child’s date of birth. For those children, though, who are natural- born, their citizenship begins on the day they are born. However, adoptees only gain Canadian citizenship once their application for Canadian citizenship through adoption is approved. reconnu comme citoyen canadien de naissance, il faut que l’un de ses parents ou les deux soient citoyens canadiens le jour de sa naissance. Pour ces enfants déclarés Canadiens de naissance, la citoyenneté commence le jour de leur naissance.

Par contre, les personnes adoptées n’obtiennent la citoyenneté canadienne qu’une fois que leur demande de citoyenneté canadienne par adoption est approuvée. We believe that this framework is inconsistent with

section 15 of the Canadian Charter of Rights and Freedoms, as it treats adopted children differently from those who are natural-born. That is the only difference between the two individuals. Nous croyons que ce cadre est incompatible avec l’article 15 de la Charte canadienne des droits et libertés, car il traite les enfants adoptés différemment de ceux qui ont la citoyenneté de naissance. C’est la seule différence entre les deux personnes. The CBA

section recommends that citizenship by adoption use the approach used in both the United States and the United Kingdom, where the effective date of citizenship by adoption is the adopted child’s date of birth. La

Section de l’ABC recommande que la citoyenneté par adoption utilise la même approche qu’aux États-Unis et au Royaume-Uni, où la date d’entrée en vigueur de la citoyenneté par adoption est la date de naissance de l’enfant adopté. The third issue is adopting clear language. Reading

section 3(1) of the Citizenship Act is best described as a 32x32 Rubik’s cube. It is difficult for even educated professionals to understand, let alone laypersons. Parliament should make this law more accessible by adopting clear and simple language. Le troisième enjeu est l’adoption d’un langage clair. La lecture du paragraphe 3(1) de la

Loi sur la citoyenneté s’apparente aux instructions pour résoudre un cube Rubik 32x32. Il est difficile à comprendre, même pour les professionnels instruits, et encore plus pour les profanes. Le Parlement devrait rendre cette loi plus accessible en adoptant un langage clair et simple. Determining your eligibility for Canadian citizenship should not be a puzzle. As much as I enjoy solving puzzles myself, understanding one’s eligibility should be straightforward and accessible to everyone. La détermination de l’admissibilité à la citoyenneté canadienne ne devrait pas être un casse-tête.

J’aime bien résoudre des énigmes, mais comprendre son admissibilité devrait être simple et accessible à tous. Thank you for the opportunity to raise our concerns, and I would be happy to take questions. Je vous remercie de nous avoir donné l’occasion de vous faire part de nos préoccupations. Je serai heureux de répondre à vos questions. The Chair: Thank you, Mr. Hayer. Mr. Griffith, you have four minutes. La présidente : Merci, maître Hayer. Monsieur Griffith, vous disposez de quatre minutes. Andrew Griffith, as an individual: Thank you, Madam Chair.

By way of introduction, I previously served as the director general of citizenship and multiculturalism at Immigration, Refugees and Citizenship Canada, or IRCC, and many of the same faces I was dealing with 10 to 15 years ago are here today, so it is kind of funny to come back to that. Andrew Griffith, à

titre personnel : Merci, madame la présidente. En guise d’introduction, j’ai déjà occupé le poste de directeur général de la citoyenneté et du multiculturalisme à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, ou IRCC, et bon nombre des personnes avec qui j’avais affaire il y a 10 ou 15 ans sont ici aujourd’hui. Il est donc assez curieux de revenir discuter de ce sujet. Since then, I have written a lot on citizenship, multiculturalism and immigration, and I wanted to discuss two aspects with respect to Bill C-71.

Depuis lors, j’ai beaucoup écrit sur la citoyenneté, le multiculturalisme et l’immigration et je tenais à discuter de deux aspects du projet de loi C-71. The first one is the rationale for imposing a five-year residency limit for those covered by Bill C-71, comparable to that of permanent residents. The second one is given the lack of numbers, I have prepared some estimates of how many people will be affected and the likely operational impacts.

Le premier est la raison pour laquelle on impose une limite de cinq ans de résidence à ceux qui sont visés par le projet de loi C-71, comme on le fait pour les résidents permanents. En ce qui concerne le deuxième, étant donné le manque de chiffres, j’ai préparé des estimations du nombre de personnes qui seront touchées et des répercussions opérationnelles probables. 129:24 Social Affairs, Science and Technology 4-12-2024

First of all, on the rationale for a five-year residency limit, I do not see any justification for not applying the same five-year limit used for permanent residents. All the family cases that were cited in the court case would have met that, and I think most of the cases that have been discussed today also would meet that requirement. This would actually ensure compliance with the court decision, although somebody might challenge it.

Tout d’abord, en ce qui concerne la justification de la limite de cinq ans de résidence, je ne vois pas pourquoi on n’appliquerait pas la même limite de cinq ans que celle utilisée pour les résidents permanents. Cette exigence aurait été remplie dans les dossiers de toutes les familles qui ont été cités dans l’affaire judiciaire et je pense que la plupart des cas dont il a été question aujourd’hui répondraient également à cette exigence. Cela garantirait le respect de la décision du tribunal, même si quelqu’un pourrait la contester.

In my submission, I prepared some scenarios illustrating the bill’s impact with a residency requirement. A personal one is my grandson who was born in Germany. If he decides to have offspring and doesn’t do university education in Canada, he won’t become a citizen, a

Document details

CollectionSenate Committees
CitationSOCI / Evidence / 129ev-57113
Typecommittee
Volume / chapter441 / Evidence / 129ev-57113
Languageen
Formatpdf
SourceCOMM_SEN
Identifier3bab2511abe3ce89066f7fdaad8baf491ac93d9c

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