Senate Committee — TRCM — Evidence — 21ev-55682
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EVIDENCE TÉMOIGNAGES OTTAWA, Wednesday, September 28, 2022 OTTAWA, le mercredi 28 septembre 2022 The Standing Senate Committee on Transport and Communications met with videoconference this day at 6:46 p.m. [ET] to study the subject matter of Bill C-11,
An Act to amend the Broadcasting Act and to make related and consequential amendments to other Acts. Le Comité sénatorial permanent des transports et des communications se réunit aujourd’hui, à 18 h 46 (HE), avec vidéoconférence, pour étudier la teneur du projet de loi C-11, Loi modifiant la
Loi sur la radiodiffusion et apportant des modifications connexes et corrélatives à d’autres lois. Senator Leo Housakos (Chair) in the chair. Le sénateur Leo Housakos (président) occupe le fauteuil. [Translation] [Français] The Chair: Honourable senators, I call to order this meeting of the Standing Senate Committee on Transport and Communications. Le président : Honorables sénatrices et sénateurs, je déclare ouverte cette réunion du Comité sénatorial permanent des transports et des communications. I am Leo Housakos, a senator from Quebec and chair of this committee.
I would like the members of the committee who are participating in this meeting to introduce themselves, starting on my left. Je suis Leo Housakos, sénateur du Québec et président du comité. J’aimerais que les membres du comité qui participent à cette réunion se présentent, en commençant par ma gauche. [English] [Traduction] Senator Richards: David Richards, New Brunswick. Le sénateur Richards : David Richards, Nouveau- Brunswick. Senator Simons: Paula Simons, Alberta, Treaty 6 territory. La sénatrice Simons : Paula Simons, Alberta, territoire du Traité no 6.
Senator Miville-Dechêne: Julie Miville-Dechêne, Quebec. La sénatrice Miville-Dechêne : Julie Miville-Dechêne, Québec. Senator Cormier: René Cormier, New Brunswick. Le sénateur Cormier : René Cormier, Nouveau-Brunswick. Senator Quinn: Jim Quinn, New Brunswick. Le sénateur Quinn : Jim Quinn, Nouveau-Brunswick. Senator Plett: Donald Plett, Manitoba. Le sénateur Plett : Donald Plett, Manitoba. Senator Manning: Fabian Manning, Newfoundland and Labrador. Le sénateur Manning : Fabian Manning, Terre-Neuve-et- Labrador. Senator Sorensen: Karen Sorensen, Alberta. La sénatrice Sorensen : Karen Sorensen, Alberta.
Senator Clement: Bernadette Clement, Ontario. La sénatrice Clement : Bernadette Clement, Ontario. Senator Wallin: Pamela Wallin, Saskatchewan. La sénatrice Wallin : Pamela Wallin, Saskatchewan. Senator Dasko: Donna Dasko, Ontario. La sénatrice Dasko : Donna Dasko, Ontario. Senator Dawson: Dennis Dawson, Quebec. Le sénateur Dawson : Dennis Dawson, Québec. The Chair: Thank you, honourable senators. On behalf of all of my colleagues on this committee, I would like to wish all our friend and colleague, Senator Dawson, a happy birthday. Le président : Merci, honorables sénateurs.
Au nom de tous mes collègues de ce comité, je voudrais souhaiter un joyeux anniversaire à notre ami et collègue, le sénateur Dawson. Senator Dawson: Where is the cake? Le sénateur Dawson : Où est le gâteau? 28-9-2022 Transports et communications 21:1
The Chair: We are meeting to continue our examination of the subject matter of Bill C-11,
An Act to amend the Broadcasting Act and to make related and consequential amendments to other Acts. Le président : Nous nous réunissons pour poursuivre notre étude de la teneur du projet de loi C-11, Loi modifiant la
Loi sur la radiodiffusion et apportant des modifications connexes et corrélatives à d’autres lois. Joining us for the first panel this evening, we have with us, from Digital First Canada, Scott Benzie, Managing Director; from Skyship Entertainment, Morghan Fortier, Co-Owner and Chief Executive Officer; as well as individual testimony from Oorbee Roy, content creator and skateboarder, who is joining us by video conference. Welcome. Each member of our panel will have five minutes for an opening statement, and then we will turn it over to our colleagues for Q and A.
Notre premier groupe d’experts de la soirée est composé de Scott Benzie, de Digital First Canada; de Morghan Fortier, copropriétaire et présidente-directrice générale chez Skyship Entertainment; et d’Oorbee Roy, créatrice de contenu et skateboardeuse, qui se joint à nous par vidéoconférence et à
titre personnel. Soyez les bienvenus. Chacun de vous dispose de cinq minutes pour nous livrer sa déclaration liminaire. Viendront ensuite les questions des membres du comité. Scott Benzie, Managing Director, Digital First Canada: Honourable senators, thank you for the time and allowing me to speak on Bill C-11. I am here representing Digital First Canada, a new advocacy group for online creators. We are an independent grassroots organization that I founded, and we are grateful to receive support from industry partners that value creators, including YouTube, TikTok, and Henry’s.
I would like to tackle this bill in four parts: the good, the bad, the ugly, and then address the doomsday scenario. Scott Benzie, directeur général, Digital First Canada : Honorables sénateurs, je vous remercie de m’accorder du temps et de me permettre de parler du projet de loi C-11. Je suis ici pour représenter Digital First Canada, un nouveau groupe de défense des créateurs en ligne. Digital First Canada est un organisme citoyen indépendant que j’ai fondé, et nous sommes reconnaissants de recevoir le soutien de partenaires de l’industrie qui valorisent les créateurs, notamment YouTube, TikTok et Henry’s.
J’aimerais aborder ce projet de loi en quatre temps : le bon, le mauvais, le laid, puis le scénario catastrophe. First, the good. This legislation forces online platforms to contribute meaningfully and financially to Canada’s culture sector, and that is a good thing. We would support efforts to address algorithmic transparency, solutions for creator burnout and driving funding from digital platforms back into the creators responsible for its success. Finally, the intentions of this bill are good. Tout d’abord, le bon côté.
Cette mesure législative oblige les plateformes en ligne à contribuer financièrement et de manière significative au secteur culturel canadien, et c’est une bonne chose. Nous soutiendrons les efforts visant à assurer la transparence des algorithmes, à trouver des solutions à l’épuisement des créateurs et à ramener le financement des plateformes numériques vers les créateurs responsables de leur succès. Enfin, les intentions de ce projet de loi sont bonnes. The bad is that those intentions simply aren’t reflected in the actual bill. That creates serious problems for digital creators. Let me explain why.
At a macro level, Bill C-11 looks backwards and applies yesterday’s solutions for broadcasting’s problems to today’s digital success story. In doing so, it raises a number of concerns. Le problème, c’est que ces intentions ne sont tout simplement pas prises en compte dans le projet de loi actuel, ce qui crée de sérieux problèmes pour les créateurs numériques. Laissez-moi vous expliquer pourquoi. À l’échelle macroscopique, le projet de loi C-11 regarde en arrière et applique les solutions d’hier concernant les problèmes de la radiodiffusion au succès retentissant que connaît actuellement la diffusion numérique.
Ce faisant, il soulève un certain nombre de préoccupations. First, it raises concerns of which voices get heard. The bill as it is currently written means that the CRTC would decide which content deserves to be at the front of the line, not Canadians. It creates an approach where some creators get promoted over others. Platforms are binary. The promotion of one means a demotion of another. In seeking to promote Canadian content this way, it will actually pit one kind of Canadian creator against another. Premièrement, il y a la question de savoir quelles voix seront entendues.
Le projet de loi, tel qu’il est actuellement rédigé, signifie que c’est le CRTC qui décidera quel contenu mérite d’être en tête de liste, et non les Canadiens. Il crée une approche où certains créateurs sont favorisés par rapport à d’autres. Les plateformes sont binaires. La promotion de l’un signifie la rétrogradation d’un autre. En cherchant à promouvoir le contenu canadien de cette manière, ces mesures législatives vont en fait dresser un type de créateur canadien contre un autre. It also raises concerns about fairness. Creators would face an insane regulatory burden to qualify for official CanCon status.
Keep in mind that this certification system must be met for every piece of content. It is not simply a question of a creator’s Cela crée également certaines inquiétudes en matière d’équité. Les créateurs seront confrontés à un fardeau réglementaire insensé pour obtenir le statut officiel de CanCon. N’oubliez pas que ce système de certification doit être respecté pour chaque 21:2 Transport and Communications 28-9-2022
nationality. For a daily vlogger, a Twitch streamer or a TikTok trendsetter, that is practically impossible. This puts them at a huge disadvantage to Bell Media and Rogers, who have entire teams that do this every day. élément de contenu. Il ne s’agit pas simplement d’une question de nationalité du créateur. Pour un vlogueur quotidien, un diffuseur en continu Twitch ou un créateur de tendances TikTok, c’est pratiquement impossible. Cela les désavantage énormément par rapport à Bell Media et Rogers, qui ont des équipes entières qui font cela tous les jours.
It’s important to note here, senators, that today, almost every digital creator does not qualify and has not taken any funding from the public purse. Honorables sénateurs, il est important ici de noter qu’à l’heure où l’on se parle, c’est la presque totalité des créateurs numériques qui ne sont pas admissibles et qui n’ont reçu aucun financement public. To be clear, Bill C-11 is asking digital platforms to contribute to a system that the creators that use those platforms have no access to. What does that mean in practice?
Emerging voices would lose the level playing field they depend upon today, and large media companies would have a leg up at their expense. En clair, le projet de loi C-11 demande aux plateformes numériques de contribuer à un système auquel les créateurs qui utilisent ces plateformes n’ont pas accès. Qu’est-ce que cela signifie en pratique? Les voix émergentes perdront les règles du jeu équitables dont elles dépendent aujourd’hui, et les grandes entreprises médiatiques bénéficieront d’un avantage à leurs dépens. We have heard that creators won’t succeed if they first don’t succeed at home.
There is no bigger piece of misinformation out there. Creators’ livelihoods, their businesses and their futures are at risk of being stifled by applying old approaches to today’s thriving creator economy. Nous avons entendu dire que les créateurs ne réussiront pas s’ils ne réussissent pas d’abord chez eux. Il n’existe pas de plus grande désinformation. Les moyens de subsistance des créateurs, leurs entreprises et leur avenir risquent d’être étouffés par l’application d’anciennes approches à l’économie florissante des créateurs d’aujourd’hui.
The ugly, because this has definitely gotten ugly: Digital creators are being thrown under the bus. I have been working with digital creators for 10 years because I’m passionate about the content they create. When Bill C-10 was changed at the last moment, we spoke up in opposition. I was told we needed to organize to have our voices heard, so I created Digital First Canada. Since that moment, DFC and individual creators have endured attacks from MPs and hit pieces in the press, and we have been told by our legacy media peers that we have no agency.
They attempt to discredit and delegitimize us because we represent a different point of view. Le laid, parce que c’est vraiment devenu affreux : les créateurs numériques sont littéralement sacrifiés. Je travaille avec des créateurs numériques depuis 10 ans parce que je suis passionné par les contenus qu’ils créent. Lorsque le projet de loi C-10 a été modifié au dernier moment, nous nous sommes prononcés contre. On nous a dit qu’il fallait nous organiser pour faire entendre notre voix, alors j’ai créé Digital First Canada, ou DFC.
Depuis ce temps, DFC et les créateurs individuels ont subi des attaques de la part des députés et ont fait l’objet de coups de gueule dans la presse. Nos pairs des médias traditionnels nous ont dit que nous n’avions aucun pouvoir. Ils tentent de nous discréditer et de nous enlever notre légitimité parce que notre point de vue est différent du leur. At the government’s National Summit on the Arts, when the topic of digital creators came up, an attendee yelled, “That’s not art,” to a round of applause.
Our efforts have been labelled as misinformation, despite legal experts, organizations like FPRC, the Internet Society, OpenMedia, PIAC, and, most importantly, the CRTC chair himself confirming exactly what we have been saying all along. Lors du sommet des arts, de la culture et du patrimoine organisé par le gouvernement, lorsque le sujet des créateurs numériques a été abordé, un participant a crié : « Ce n’est pas de l’art », ce qui lui a valu une salve d’applaudissements.
Nos efforts ont été qualifiés de désinformation, bien que des experts juridiques, des organismes comme le Forum for Research and Policy in Communications, l’Internet Society, OpenMedia, le Centre pour la défense de l’intérêt public et, surtout, le président du CRTC lui-même ont confirmé exactement ce que nous disons depuis le début. Digital creators are not pawns of platforms. They do not work for them. They are creative entrepreneurs, and they do not deserve to have their place on open platforms stolen by legacy cultural players who believe they are entitled to top billing.
For too long, digital creators have been rejected by establishment Les créateurs numériques ne sont pas les pions des plateformes. Ils ne travaillent pas pour elles. Ce sont des entrepreneurs créatifs, et ils ne méritent pas de se faire voler leur place sur les plateformes ouvertes par des acteurs culturels traditionnels qui pensent avoir droit à la première place. Pendant 28-9-2022 Transports et communications 21:3
cultural groups in Canada, and now we are being attacked for asking for a seat at the table on legislation that could destroy our businesses. trop longtemps, les créateurs numériques ont été rejetés par les groupes culturels établis au Canada, et maintenant nous sommes attaqués pour avoir demandé voix au
chapitre concernant une mesure législative qui risque de détruire nos entreprises. How do we move forward? This is the Senate — sober second thought. I hope that you will listen to the arguments we present. Our ask is simple:
Section 4.2 needs clarity into what is in and what is out, because it currently includes the entire internet. Something this critical cannot be left to the CRTC to wade through.
Section 9.1 needs to be clear that dynamic changes to algorithms are off the table, because messing with them is messing with Canadian businesses and access to their audiences. Comment pouvons-nous aller de l’avant? Nous voilà au Sénat, la Chambre de second examen objectif. J’espère que vous écouterez les arguments que nous présentons. Notre demande est simple : il faut que l’article 4.2 exprime en termes clairs ce qui est visé et ce qui ne l’est pas, car pour le moment, il inclut l’ensemble de l’Internet. On ne peut pas laisser le CRTC s’occuper d’un sujet aussi crucial.
L’article 9.1 doit indiquer clairement que les modifications dynamiques des algorithmes sont exclues, car les modifier, c’est compromettre les entreprises canadiennes et l’accès à leur public. Before I close, we have to address the worst-case, doomsday scenario. If Canada takes this approach with UGC, it cannot expect fair and equal treatment abroad. If similar legislation is enacted in other countries, Canada will be responsible for laying the groundwork that destroyed the businesses of hundreds of thousands of Canadian creators. Access to global markets is not a “nice to have”; it is an imperative.
I hope you all understand the gravity of that scenario. You may not like me, you may even find me disagreeable, but the concerns I share are very real and impact Canadians across the country. Avant de conclure, nous devons nous pencher sur le pire des scénarios, celui de l’apocalypse. Si le Canada adopte cette approche à l’égard du contenu produit par les utilisateurs, il ne peut s’attendre à un traitement juste et équitable à l’étranger.
Si des lois similaires sont adoptées dans d’autres pays, le Canada sera responsable d’avoir jeté les bases qui ont détruit les entreprises de centaines de milliers de créateurs canadiens. L’accès aux marchés mondiaux n’est pas une « bonne chose à avoir », mais bien un impératif. J’espère que vous comprenez tous la gravité de ce scénario. Vous pouvez ne pas m’aimer, vous pouvez même me trouver désagréable, mais les préoccupations dont je vous fais part sont très réelles et ont une incidence sur les Canadiens à l’échelle du pays.
I have here a letter, which I will circulate later, signed by a group of creators who share our concerns. This small letter represents over 200 million subscribers and tens of billions of global views a year. This is a small group of 30 creators. Will you listen to them? J’ai ici une lettre, que je ferai circuler plus tard, signée par un groupe de créateurs qui partagent nos préoccupations. Cette petite lettre représente plus de 200 millions d’abonnés et des dizaines de milliards de vues mondiales par an. Il s’agit d’un petit groupe de 30 créateurs. Allez-vous les écouter?
Thank you for your time, and I look forward to your questions. Je vous remercie de votre temps, et j’ai hâte de répondre à vos questions. The Chair: Thank you, Mr. Benzie. Le président : Merci, monsieur Benzie. Morghan Fortier, Co-Owner and Chief Executive Officer, Skyship Entertainment: Good evening. My company, Skyship Entertainment, was founded in 2015 with the goal of creating high-quality educational children’s content to help parents, teachers and caregivers in their day-to-day lives.
Since 2015, we’ve built a global audience that on any given day can reach as many as 30 million families, classrooms and daycares. This includes many of the over 1 million families here in Canada that have preschoolers at home. Morghan Fortier, copropriétaire et présidente-directrice générale, Skyship Entertainment : Bonsoir. Mon entreprise, Skyship Entertainment, a été fondée en 2015 dans le but de créer du contenu éducatif de haute qualité pour les enfants afin d’aider les parents, les enseignants et les puériculteurs dans leur vie quotidienne.
Depuis 2015, nous avons constitué une audience mondiale qui, invariablement, atteint jusqu’à 30 millions de familles, de salles de classe et de garderies. Cela inclut une bonne
partie de ce million de familles et plus, ici au Canada, qui ont des enfants d’âge préscolaire à la maison. We provide this content primarily free of charge on the YouTube platform. I do consider YouTube a platform. They are not a broadcaster. A broadcaster takes pitches and greenlights shows, they give creative notes, and, most importantly, they pay for the costs of production. YouTube doesn’t do any of these Nous fournissons la majorité de ce contenu gratuitement sur la plateforme YouTube. Je considère YouTube comme une plateforme. Il ne s’agit pas d’un diffuseur.
Un diffuseur prend des propositions et donne son feu vert à des émissions, il donne des notes créatives et, surtout, il paie les coûts de 21:4 Transport and Communications 28-9-2022
things. That’s because they’re a platform. If you’re looking for a modern-day broadcaster, I think you’re looking at Netflix, Disney+, HBO Max and Crave. They take pitches, they give notes, and they pay for production. production. YouTube ne fait rien de cela. C’est parce qu’il s’agit d’une plateforme. Si vous cherchez un diffuseur des temps modernes, je pense que vous devez vous tourner vers Netflix, Disney+, HBO Max et Crave. Ils reçoivent des propositions, donnent des notes et, le cas échéant, financent la production.
Bill C-11 poses a danger not only to my company but to thousands of Canadian content creators who have been steadily building this industry with nothing more than their unique voices and their hard work. Their content is enjoyed by millions of Canadians here at home and many millions of people outside of Canada. They do it all without a government handout and without the government forcing it down people’s throats through false algorithm manipulation.
Le projet de loi C-11 est un danger non seulement pour mon entreprise, mais aussi pour des milliers de créateurs de contenu canadien qui ont bâti cette industrie avec rien de plus que leur voix bien à eux et leur travail acharné. Leur contenu est apprécié par des millions de Canadiens ici au pays et par plusieurs millions de personnes à l’étranger. Ils font tout cela sans l’aide de l’État et sans que le gouvernement n’impose aux gens la manipulation de faux algorithmes. Senator Simons has correctly described
section 4.2 as the problem child of this bill. I’m sure we’ll talk more about that, as well as whether the bill scopes in UGC. But regardless of all of that, the CRTC has already given us their
interpretation of the bill. They’ve said quite plainly that UGC is scoped in and that they would require platforms to artificially manipulate their algorithms, so we know how the government and the CRTC intends to use the bill. If they do that, other countries will follow suit, and this will be a huge economic blunder on the part of the government. La sénatrice Simons a correctement décrit l’article 4.2 comme étant l’« enfant à problèmes » de ce projet de loi. Je suis sûr que nous en reparlerons, comme nous reparlerons de ce qui est de savoir si le projet de loi englobe le contenu produit par les utilisateurs.
Quoi qu’il en soit, indépendamment de tout cela, le CRTC nous a déjà donné son interprétation du projet de loi. Il a dit très clairement que le contenu produit par les utilisateurs est inclus dans la portée du projet de loi et qu’il obligerait les plateformes à manipuler artificiellement leurs algorithmes, de sorte que nous savons comment le gouvernement et le CRTC ont l’intention d’utiliser le projet de loi. S’ils font cela, d’autres pays suivront, et ce sera une énorme gaffe économique de la part du gouvernement.
On September 14, John Lawford was sitting right here where I am today, and he suggested that my company earns somewhere in the neighbourhood of $25 million to $50 million from Canadian views. In 2021, we actually only earned about $370,000 from those Canadian views. Now, what’s amazing about that is it illustrates the unique benefit that digital content has to Canada’s economy. While we only earned $370,000 here at home, we paid $3.1 million in Canadian taxes.
That’s because we’re taxed on our global revenue, and like most digital content creators, the majority of our views and revenue come from outside of Canada. If you factor in the salaries we pay to our 35 full-time employees, our studio rent in Toronto and the other businesses we support here in Canada, our company put $6.5 million back into the Canadian economy in 2021. That means we’re contributing 17 times more than we’re taking. With the exception of tourism, I don’t know another industry that brings in such a high percentage of foreign capital compared to domestic.
According to an Oxford Economics report, digital content creators contributed $1.1 billion to Canada’s GDP in 2021 based on YouTube revenue alone. Le 14 septembre, John Lawford était assis ici même où je suis aujourd’hui, et il a laissé entendre que mon entreprise gagnait entre 25 et 50 millions de dollars grâce aux vues canadiennes. En 2021, ces vues canadiennes ne nous ont en fait rapporté qu’environ 370 000 $. Ce qui est étonnant, c’est que cela illustre l’avantage unique que représente le contenu numérique pour l’économie canadienne.
Alors que nous n’avons gagné que 370 000 $ ici au pays, nous avons payé 3,1 millions de dollars en impôts canadiens. Cela s’explique par le fait que nous sommes imposés sur nos revenus mondiaux et que la majorité de nos vues et de nos revenus proviennent de l’extérieur du Canada, comme c’est le cas pour la plupart des créateurs de contenu numérique. Si vous tenez compte des salaires que nous versons à nos 35 employés à temps plein, du loyer de notre studio à Toronto et des autres entreprises que nous soutenons ici au Canada, notre entreprise a réinjecté 6,5 millions de dollars dans l’économie canadienne en 2021.
Cela signifie que notre contribution équivaut à 17 fois ce que nous prenons. À l’exception du tourisme, je ne connais pas d’autre industrie qui apporte un pourcentage aussi élevé de capitaux étrangers par rapport aux capitaux nationaux. Selon un rapport d’Oxford Economics et sur la base des seuls revenus de YouTube, en 2021, les créateurs de contenu numérique ont contribué à hauteur de 1,1 milliard de dollars au PIB du Canada. 28-9-2022 Transports et communications 21:5
More importantly, and maybe most importantly, we’re exporting Canadian content and culture to the rest of the world. I wish we did a lot more of that. I wish the traditional broadcasters did that. I wish the CBC was as widely watched around the world as the BBC. That’s maybe the most disheartening thing about Bill C-11. It’s willing to sacrifice the worldwide reach of all these unique Canadian voices for the sake of more regulation and more government intervention. On top of that, it could end up sacrificing all that global revenue at a time when our economy is already struggling.
Mais surtout, et c’est peut-être le plus important, nous exportons le contenu et la culture canadiens dans le reste du monde. J’aimerais que nous le fassions beaucoup plus. J’aimerais que les diffuseurs traditionnels le fassent. J’aimerais que CBC/Radio-Canada soit aussi regardée dans le monde entier que la BBC. C’est peut-être ce qui est le plus décourageant dans le projet de loi C-11. Il est prêt à sacrifier la portée mondiale de toutes ces voix canadiennes uniques en leur genre au nom d’une réglementation et d’une intervention gouvernementale accrues.
Qui plus est, il pourrait finir par sacrifier tous ces revenus mondiaux à un moment où notre économie est déjà en difficulté. We have an opportunity to fix this bill, and I think it’s really important that we do. Thank you for your time, and I look forward to your questions. Nous avons l’occasion de corriger ce projet de loi, et je pense qu’il est très important que nous le fassions. Je vous remercie de votre temps et j’ai hâte de répondre à vos questions. The Chair: Thank you very much. Le président : Merci beaucoup. Oorbee Roy, content creator and skateboarder, as an individual: Hi, everyone.
My name is Oorbee Roy, but I am also known as Aunty Skates. I found some fame on TikTok for sharing my skateboarding journey. Cut to one year later, I’m making a living as a 40-something-year-old South Asian skateboarding mom here in Canada. How rad is that? Last month, my kids, my mom and I were driving down the Gardiner Expressway, and my daughter yelled, “Look, Mama. You’re on a billboard.” Sure enough, a picture of me skateboarding in a sari was up on the BMO Field sign. Thank you, TikTok. Oorbee Roy, créatrice de contenu et skateboardeuse, à
titre personnel : Bonjour à tous. Je m’appelle Oorbee Roy, mais je suis aussi connue sous le nom de Aunty Skates. J’ai trouvé une certaine célébrité sur TikTok après y avoir exposé mon parcours de skateboardeuse. Un an plus tard, je gagne ma vie en tant que mère sud-asiatique de 40 ans qui fait du skateboard, ici au Canada. N’est-ce pas génial? Le mois dernier, mes enfants, ma mère et moi roulions sur l’autoroute Gardiner, et ma fille a crié : « Regarde, maman, tu es sur un panneau d’affichage. »
Et bien sûr, une photo de moi faisant de la planche à roulettes dans un sari était affichée sur le panneau de BMO Field. Merci, TikTok. Recently, I did an interview with a major media outlet in India, and my interviewer said, “I don’t think you realize the movement you’ve started here, Oorbee. Watching a woman skateboard in a sari is empowering people all over this country.” I’ve had some pretty amazing brand deals with global companies, one of which I actually got through Scott Benzie, a huge supporter of digital creators like me. I even got called by a major talk show in the U.S., but don’t get too excited.
I messed up the pre-interview. You won’t see me on the talk show. Récemment, j’ai fait une entrevue avec un grand média en Inde, et mon intervieweur m’a dit : « Je ne crois pas que tu réalises le mouvement que tu as lancé ici, Oorbee. Regarder une femme faire du skateboard en sari donne du pouvoir aux gens dans tout le pays. » J’ai eu des contrats de marque assez incroyables avec des entreprises internationales, dont un que j’ai obtenu par l’intermédiaire de Scott Benzie, un grand défenseur des créateurs numériques comme moi.
J’ai même été appelé par un grand talk-show aux États-Unis, mais ne vous emballez pas trop. J’ai raté l’interview préalable, alors vous ne me verrez pas dans ce talk-show. These are opportunities on a global scale. It’s really exciting. I’m carving out a full-time living for myself as a relatively small creator. I don’t have millions of followers. I don’t make millions of dollars. This is truly a journey of ups and downs. My daughter is my filmer, and sometimes she sleeps in on Saturday mornings and doesn’t film, so I don’t have content to post.
If I do post videos and they don’t do well in Canada or around the globe, then prospective brands or talk shows don’t see them. I won’t get the exposure I need and, as a result, I won’t get those deals. I am really hustling to make a living in this space and, frankly, I could use the help. Ce sont des ouvertures à l’échelle mondiale. C’est vraiment excitant. Je me taille une vie à plein temps en tant que créatrice relativement petite. Je n’ai pas des millions d’adeptes. Je ne gagne pas des millions de dollars. C’est vraiment un voyage avec des hauts et des bas.
Ma fille est celle qui me filme, et parfois elle fait la grasse matinée le samedi matin et ne filme pas, alors je n’ai pas de contenu à mettre en ligne. Si je publie des vidéos et qu’elles ne sont pas bien accueillies au Canada ou dans le monde, les marques potentielles ou les talk-shows éventuels ne les voient pas. Je n’obtiendrai pas la visibilité dont j’ai besoin et, par conséquent, je n’obtiendrai pas ces contrats. Je me démène vraiment pour gagner ma vie dans ce domaine et, franchement, j’aurais besoin d’aide. 21:6 Transport and Communications 28-9-2022
Now, my understanding is that the purpose of Bill C-11 is to ensure web giants pay their fair share for showcasing Canadian talent. I’m really, really struggling to understand how Bill C-11, as it stands, will help me as Canadian talent in the user-generated content space. In a June parliamentary session, M.P. Champoux asked Minister Rodriguez if digital creators like myself — actually, like me specifically — will qualify for Canadian content. The minister responded by saying some very kind words, followed by, “It is worthwhile to discover more about these people in the future.” What? That’s concerning to me.
Why is this bill pushing off Canadian digital content creators into the future, but then including user-generated content platforms now? Aren’t we the very people this bill is supposed to be helping? Je crois comprendre que le projet de loi C-11 vise à faire en sorte que les géants du Web paient leur juste part pour mettre en valeur les talents canadiens. J’ai vraiment, vraiment du mal à comprendre comment ce projet de loi, dans sa forme actuelle, va m’aider en tant que talent canadien dans l’espace de contenu généré par l’utilisateur.
Lors d’une séance parlementaire en juin, le député Champoux a demandé au ministre Rodriguez si les créateurs numériques comme moi — en fait, comme moi en particulier — seront admissibles au contenu canadien. Le ministre a répondu par des mots très aimables avant d’ajouter qu’il vaudrait la peine, à l’avenir, d’en découvrir davantage sur les personnes comme moi. Quoi? C’est inquiétant pour moi. Pourquoi ce projet de loi repousse-t-il les créateurs de contenu numérique canadien dans l’avenir, mais inclut-il maintenant les plateformes de contenu généré par les utilisateurs?
Ne sommes- nous pas les personnes que ce projet de loi est censé aider? Will the money TikTok pays creators like me for billboard campaigns be funnelled into a system where I’ll never see that money and it will, instead, go to the big media giants and big teams of CRTC-approved CanCon? And if I do qualify as CanCon, what? Do I have to hire my ten-year-old son to help me register each piece of skateboarding content for CanCon approval? Because I hear that stuff is tedious and bureaucratic.
Will I lose airtime to people and organizations who are able to qualify for CanCon and Canadians will be forced to watch that content even if they just want to learn how to do a kickturn from me? And speaking of airtime, essentially CanCon-approved government-funded content will ultimately get that primetime 8 p.m. Thursday slot, and me, and the thousands of digital content creators like me scraping out a living, will be pushed to the nine o’clock Friday death slot. I’ve been a Heritage witness several times, trying to get them to understand how the bill will affect creators like me.
I’ve been told countless times it won’t affect me, only the outcomes. But that’s the outcome in reality. Someone has to get bumped. If we’re pushed off into the future, then that someone is us. Est-ce que l’argent versé par TikTok à des créateurs comme moi pour des campagnes d’affichage ira plutôt dans un système qui ne me permettra plus d’en voir la couleur parce qu’il sera remis aux géants des médias et aux grandes équipes du contenu canadien approuvé par le CRTC? Supposons que je sois considérée comme créatrice de contenu canadien. Qu’est-ce que cela signifie?
Dois-je embaucher mon fils de dix ans pour m’aider à soumettre pour approbation chaque élément de contenu de planche à roulettes à
titre de contenu canadien? On me dit que c’est une démarche fort fastidieuse. Vais-je perdre du temps de diffusion au profit de personnes et d’organisations qui peuvent être reconnues comme offrant du contenu canadien, ce qui forcerait les Canadiens à regarder ce contenu même s’ils veulent plutôt que je leur enseigne à faire un demi-tour sur place?
Justement, à propos du temps de diffusion, le contenu canadien approuvé et financé par les fonds publics va essentiellement bénéficier de la plage de 20 heures du jeudi soir, où l’écoute est grande, tandis que je serai reléguée, comme des milliers d’autres créateurs de contenu numérique qui se démènent pour gagner leur vie, à 21 heures, le vendredi soir, véritable cimetière télévisuel. J’ai témoigné devant le Comité du patrimoine à plusieurs reprises, et j’ai essayé de lui faire comprendre l’incidence que le projet de loi aura sur des créateurs comme moi.
On m’a dit à maintes reprises que je ne serai pas touchée, que ce seront seulement les résultats qui seront affectés. Mais, dans les faits, je vais être touchée. Quelqu’un doit céder sa place, et si nous sommes présentés plus tard, celui qui perd sa place, c’est nous. Making a living as a digital content creator is a growing space, and we are all fumbling our way through it, some more successfully than others. But if I, as a small creator, can make a living through this, then isn’t this something to embrace, nurture and be proud of? Don’t suppress us in order to boost others you see fit to qualify. Let’s clear up
section 4.2 and move forward together. Make it easier to qualify as CanCon or create a new category for digital content creators. Have digital content creators represented at the CRTC and/or work with the platforms to decide what qualifies as CanCon without having to deal with Le métier de créateur de contenu numérique n’est pas encore pleinement défini, et nous avançons tous à tâtons, certains avec plus de succès que d’autres. Toutefois, si quelqu’un comme moi, modeste créatrice, peut gagner sa vie ainsi, ne devrait-on pas l’accepter, le promouvoir et en être fiers?
Ne nous éliminez pas pour aider d’autres acteurs que vous jugez admissibles. Clarifions l’article 4.2 et progressons ensemble. Facilitez l’accès à la reconnaissance à
titre de contenu canadien ou créez une catégorie pour les créateurs de contenu numérique. Assurez la représentation des créateurs de contenu numérique au sein du 28-9-2022 Transports et communications 21:7
any tedious bureaucracy or government regulations. Ensure some of the money the platforms pay into those funds goes back to the digital content creators so more people that look like me will have their face on a billboard. CRTC ou leur collaboration avec les plateformes pour établir ce qui est bel et bien du contenu canadien sans que nous ayons à passer par une bureaucratie fastidieuse ou de la réglementation gouvernementale.
Veillez à ce qu’une part de l’argent versé dans ces fonds par les plateformes revienne aux créateurs de contenu numérique afin que l’on puisse voir plus de gens comme moi sur des panneaux d’affichage. Thank you. I welcome any questions. Merci. Je serai heureuse de répondre à vos questions. The Chair: Thank you very much. Le président : Merci beaucoup. I will, as chair, start off the Q & A before I go to my colleagues. Mr. Benzie, I have heard your testimony here with a great degree of interest.
It’s not the first time we’ve heard, of course, digital creators talking about a bill that is designed to determine who is viewed and who is not viewed. We understand the holes in this bill as we continue to study it week after week. There are a number of things appearing. En tant que président, je vais lancer la période de questions avant de céder la parole à mes collègues. Monsieur Benzie, j’ai écouté votre déclaration liminaire avec grand intérêt.
Bien sûr, ce n’est pas la première fois que nous entendons des créateurs de contenu numérique à propos d’un projet de loi conçu pour établir quel contenu est regardé et lequel ne l’est pas. Semaine après semaine, au fil de notre étude, nous constatons les lacunes de ce projet de loi. Il y a diverses choses qui ressortent. But something has disturbed me. I read in The Globe and Mail today — and I followed the exchange on social media, and you alluded to it a bit — about attacks and hit pieces. I’m going to ask a pointed question, because I am very concerned.
It’s one thing when the government is trying to pass a bill that determines what we see, what we post and what we hear. It is another thing when I hear a witness before a Senate committee pointing out that somehow his voice was intimidated or attacked by a parliamentary process. From the allegations today that came out, it seems that the attacks on you came from a Member of Parliament who was associated directly with the government, the parliamentary secretary, none other than the Minister of Heritage. Can you elaborate, please, on some of the details of what that is all about?
That is very disturbing to me as a parliamentarian. Mais quelque chose me perturbe. Il était question d’attaques et d’un travail de sape dans le Globe and Mail d’aujourd’hui. J’ai suivi les échanges sur les médias sociaux là-dessus, et vous y avez aussi fait brièvement allusion. Je vais vous poser une question bien précise, car je suis très préoccupé.
C’est une chose pour le gouvernement de viser l’adoption d’une loi établissant ce que nous regardons, ce que nous affichons et ce que nous entendons, mais c’en est une autre d’entendre un témoin qui comparaît devant un comité sénatorial souligner qu’il a été en quelque sorte intimidé ou attaqué dans le cadre d’un processus parlementaire. D’après les allégations qui ont fait surface aujourd’hui, les attaques à votre endroit semblent être venues d’un député qui était directement associé au gouvernement, soit le secrétaire parlementaire de nul autre que le ministre du Patrimoine.
Pourriez-vous nous expliquer un peu de quoi il retourne s’il vous plaît? En tant que parlementaire, cela me perturbe énormément. Mr. Benzie: Thank you, chair. I am happy to elaborate briefly. I really don’t want to take up a lot of time on this. I’m inspired by Oorbee and Morghan, and I want to hear more from them. M. Benzie : Merci, monsieur le président. Je serais heureux de vous fournir de brèves précisions. Je ne veux vraiment pas consacrer beaucoup de temps à cela. Mmes Roy et Fortier m’inspirent et j’aimerais les entendre davantage.
This is the second time I have appeared before committees, once in the House and now in the Senate. Before both appearances, I had to wrestle with hit pieces in the media, and digital creators have had to wrestle with organizations questioning our agency all the time. This specific piece in The Globe and Mail said that I wasn’t lobby compliant. I had reached out to the lobby group the first time it came up. I reached out again and again. They have confirmed to me in an email that, for the purposes of the act, I am compliant with the registry. So I don’t understand. The timing of that
article was suspect, to say the least. But I would prefer we turn our time to focusing on the task at hand here. C’est la deuxième fois que je comparais devant un comité. J’ai d’abord témoigné à la Chambre, puis maintenant au Sénat. Avant ces deux comparutions, j’ai dû gérer le travail de sape effectué à mon endroit dans les médias. Les créateurs de contenu doivent constamment gérer la remise en question de leur pertinence par les organisations. L’article en question dans le Globe and Mail affirme que je ne respectais pas les règles du lobbying.
La première fois que la question a été soulevée, j’ai communiqué avec le groupe sur le lobbying. Je l’ai fait à maintes reprises. Le groupe m’a confirmé par courriel que, aux fins de la loi, je suis conforme au registre. Donc, je ne comprends pas. Dire que le moment choisi pour publier cet
article m’est apparu suspect 21:8 Transport and Communications 28-9-2022
relève de l’euphémisme. Cela dit, je préfère que nous consacrions notre temps à la tâche qui nous occupe. The Chair: I appreciate that. But again, as a parliamentarian, the process of transparency and accountability is very important to us. You said that you had reached out to officials that have validated that the accusations levied against you were not founded. Who did you apply to? Le président : Je vous comprends. Cela dit, en tant que parlementaires, la transparence et la reddition de comptes sont des processus très importants pour nous.
Vous affirmez avoir communiqué avec les responsables qui ont confirmé que les accusations formulées à votre endroit sont sans fondement. À qui vous êtes-vous adressé? Mr. Benzie: Yes. The specific levy and the specific question is about financial disclosure of private industry, which I’ve never hid, by the way. It has now appeared in four different publications and has been syndicated globally. This is not news. We receive funding from our platform partners. M. Benzie : Oui.
La question et les accusations ici ont trait à la divulgation de renseignements financiers par l’industrie privée, ce que je n’ai jamais caché, en passant. On l’a mentionné dans quatre publications différentes jusqu’à maintenant, et l’information a été reprise à grande échelle. Cela n’est pas de la nouvelle. Nous recevons des fonds des plateformes partenaires. The lobbying group responded to me today, because I asked for it in writing after a couple of phone calls. Le groupe sur le lobbying m’a répondu aujourd’hui, car j’ai demandé une réponse écrite après quelques appels. Hello, Mr. Benzie.
Thank you for your follow-up email. As stated in my previous response, the act requires for the purposes of the registry disclosing government funding only. Please do not hesitate to contact us for any other questions. Monsieur, nous avons bien reçu votre courriel de suivi. Merci. Comme je l’ai dit dans ma réponse précédente, la Loi exige uniquement la divulgation de fonds publics pour les fins du registre. N’hésitez pas à communiquer avec nous si vous avez d’autres questions. I have not received a dime of government funding. Je n’ai pas reçu un sou de fonds publics.
The Chair: Is that letter that you are referring to from the Commissioner of Lobbying? Le président : La lettre à laquelle vous faites référence vient- elle de la commissaire au lobbying? Mr. Benzie: It’s from info@lobbycanada.gc.ca M. Benzie : Elle vient d’info@lobbycanada.gc.ca. The Chair: Would you be willing to table that before this committee? Le président : Accepteriez-vous de la remettre au comité? Mr. Benzie: Sure, certainly. Certainly, I can. M. Benzie : Bien sûr. Je peux absolument le faire. The Chair: I would appreciate that. Le président : Ce serait très gentil de votre part.
One last question before I turn it over to my colleagues: Did you feel in any way, shape, or form throughout the House of Commons process that you were intimidated, silenced or bullied by anybody? J’ai une dernière question avant de céder la parole à mes collègues : au cours du processus à la Chambre des communes, vous êtes-vous senti intimidé, bâillonné ou brimé par qui que ce soit de quelque façon que ce soit? Mr. Benzie: Oh, it’s on the tape. You can watch my appearance in the House committee meeting. I was attacked, and not just me.
Digital creators were attacked in a way that we’ve never seen before, to the point where, I’ll tell you, a lot of digital creators have refused to come forward and speak because they’ve seen the treatment that we’ve received. I was lied about in committee meeting. M. Benzie : Oh, on peut revoir la vidéo. Vous pouvez regarder ma comparution à la séance du comité de la Chambre. On m’a attaqué et d’autres aussi.
On s’en est pris aux créateurs de contenu numérique d’une façon que nous n’avions jamais vue jusque là, au point où, permettez-moi de vous le dire, beaucoup de créateurs de contenu numérique ont refusé de prendre la parole, car ils voient bien le traitement qu’on leur réserve. On a menti sur mon compte à la séance d’un comité. The Chair: Are there other digital creators that would feel bullied or attempted by any parliamentarian to censor them or to silence them, other than yourself? Le président : À
part vous, y a-t-il d’autres créateurs de contenu numérique qui se seraient sentis intimidés ou auraient eu l’impression qu’un parlementaire tentait de les censurer ou de les faire taire? 28-9-2022 Transports et communications 21:9
Mr. Benzie: Yes. I don’t want to speak for them, but you can look back at Darcy Michael’s testimony on the Status of the Artist Act where he had to stop and say, “I feel like I am being bullied” in the middle of that testimony, questions that none of our peers get. M. Benzie : Oui. Je ne veux pas parler en leur nom, mais vous pouvez jeter un coup d’œil au témoignage de Darcy Michael sur la
Loi sur le statut de l’artiste, où il a dû marquer une pause et a déclaré se sentir intimidé en plein milieu de son témoignage, avec des questions qui ne sont pas posées à nos pairs. The Chair: Thank you, Mr. Benzie. Le président : Merci, monsieur Benzie. Senator Cormier: My question is for Mr. Benzie. I’m interested to better understand the relationship between the creators and the tech platforms. Is it fair to say that the creators you represent are reliant on the tech platforms to host their content? I would like to know what is the negotiating power of the creators towards those platforms.
More importantly, what should these platforms be doing to better support Canada’s digital-first creators, not what they are actually doing but what they could do better? Le sénateur Cormier : Ma question s’adresse à M. Benzie. Je voudrais mieux comprendre la relation entre les créateurs et les plateformes technologiques. Serait-il juste de dire que les créateurs que vous représentez dépendent de ces plateformes pour héberger leur contenu? J’aimerais connaître le pouvoir de négociation des créateurs par rapport à ces plateformes.
Mais surtout, je voudrais savoir ce que ces plateformes devraient améliorer afin de mieux soutenir les créateurs canadiens de contenu numérique, donc pas ce qu’elles font actuellement, mais plutôt ce qu’elles pourraient améliorer. Mr. Benzie: That is an excellent question. Thank you, senator. Oorbee and Morghan are here and can answer about the relationship even better than I can. M. Benzie : C’est une excellente question. Merci, sénateur. Mmes Roy et Fortier sont là et peuvent mieux vous renseigner que moi sur cette relation.
I can say that there is a big misconception out there that the creators work for a specific platform. They don’t. The platforms are providing a service. They provide a distribution method, and they share their revenues with the creators. So there’s nothing. There is no obligation for us to use them. We’re not in the old broadcast world where one platform, or three or four companies, has control. No successful creator is beholden to any one platform. All creators use different platforms in different ways and build communities. The platforms are a distribution method.
Ce que je peux dire, c’est que l’idée erronée voulant que les créateurs travaillent pour une plateforme en particulier est très répandue. Ce n’est pas le cas. Les plateformes fournissent un service. Elles fournissent un mode de distribution et partagent les revenus avec les créateurs. Donc, il n’y a aucune relation. Rien ne nous oblige à y recourir. Nous ne sommes pas dans l’ancien univers de la diffusion où une seule plateforme, voire trois ou quatre entreprises, ont le contrôle. Aucun créateur prospère n’est attaché à une plateforme.
Les créateurs utilisent différentes plateformes de diverses façons et créent des communautés. Les plateformes sont un mode de distribution. Senator Cormier: I don’t want to interrupt you. I understand that, but they make a lot of money. I want to understand what there is in that for the creators. What is the relationship? What can they do better? Because they make a lot of money. Le sénateur Cormier : Je ne veux pas vous interrompre. Je comprends cela, mais elles font beaucoup d’argent. Ce que je veux comprendre, c’est ce qu’en tirent les créateurs. Quelle est la relation? Que peuvent-elles améliorer?
Car elles font beaucoup d’argent. Mr. Benzie: Sure. M. Benzie : Bien sûr. Senator Cormier: I’m worried for creators. I want to hear you on that and, of course, Ms. Roy could also give us her point of view on this. Le sénateur Cormier : Je m’inquiète pour les créateurs. Je veux vous entendre là-dessus et, évidemment, Mme Roy pourra aussi nous donner son point de vue. Mr. Benzie: They can be doing a lot more. I think you should take all the money you’re asking for from the digital platforms and quadruple it.
They should be investing more in the creator economy here in Canada, but it should be focused on the supply side. Create more creators, more funding programs and more programs to enrich creators. Create training on how to use lights, cameras and microphones, how to build a better business and how to make merch sales. Invest that way in helping creators build a business. That’s what makes a successful creator. M. Benzie : Elles peuvent faire bien plus. Selon moi, il faudrait non seulement prélever tout l’argent que vous demandez aux plateformes numériques, mais en quadrupler la somme.
Elles devraient investir davantage dans l’économie de création, ici même, au Canada, mais en concentrant les efforts sur l’approvisionnement. Elles devraient faire découvrir de nouveaux créateurs, offrir plus de programmes de financement et plus de programmes pour rémunérer les créateurs, mais aussi concevoir de la formation sur l’utilisation de l’éclairage, des 21:10 Transport and Communications 28-9-2022
caméras et des microphones, sur le développement commercial et sur la vente de marchandises. Elles devraient investir de cette façon pour aider les créateurs à établir leurs activités commerciales. C’est ce qui permet à un créateur de prospérer. Ms. Roy: I was going to say something very similar to what Scott just said. I’m mainly on the TikTok platform, and as an example, TikTok paid for that really big billboard that I was on. TikTok provides me and other creators in Canada with a lot of opportunities to get out there. I spoke at the Buffer Festival about content creation, and I have a lot of opportunities.
I’m not the only one. Mme Roy : J’allais pour ainsi dire formuler les mêmes remarques que M. Benzie. Je suis surtout présente sur la plateforme TikTok. À
titre d’exemple, TikTok a payé pour l’énorme panneau d’affichage sur lequel je figurais. TikTok nous offre, à moi et à d’autres créateurs canadiens, beaucoup d’occasions de se faire connaître. J’ai parlé de création de contenu au Buffer Festival et j’ai beaucoup d’occasions d’affaires. Je ne suis d’ailleurs pas la seule. Sure, they could help me more. Sometimes I ask them, “Can you help me more?” I ask them questions. I do think they listen. I think it’s a continuous conversation that we have.
I would like more training as I continue to go through the space — maybe about managing deals with brands and making sure I understand what I’m worth. One big thing I talk about is being able to work with other content creators. Digital content creation is a very lonely place, and I think that’s something a lot of digital content creators feel. So yes, they are helping, and they could help more. Évidemment, TikTok pourrait m’aider davantage. Parfois, je demande aux responsables s’ils ne pourraient pas m’aider davantage. Je leur pose des questions. J’ai vraiment l’impression qu’ils sont à l’écoute.
Nous avons une conversation soutenue, je trouve. J’aimerais recevoir plus de formation au fil de mon exploration de cet espace, peut-être à propos de la gestion des contrats avec les marques et sur l’établissement de ma valeur, afin que je comprenne bien ce qu’elle est. Un aspect important dont je parle est la capacité de travailler avec d’autres créateurs de contenu. La création de contenu numérique est un domaine où on se sent très seul. Beaucoup de créateurs de contenu numérique ressentent cette solitude. Donc, oui, les plateformes nous aident et elles pourraient en faire encore plus.
Senator Cormier: From my understanding, TikTok announced it was expanding its creative fund to Canadian creators in January 2022. Do Canadian digital creators have access to the TikTok creator fund today? If not, why? What is the delay? Can you speak to us about this? Le sénateur Cormier : J’ai cru comprendre que TikTok a annoncé que les créateurs canadiens auraient accès à son fonds de création en janvier 2022. Est-ce que les créateurs de contenu numérique canadiens ont aujourd’hui accès au fonds pour les créateurs de TikTok? Si non, pourquoi? À quoi est dû ce retard? Pouvez-vous nous en dire plus là-dessus? Ms.
Roy: I don’t work for TikTok, so I don’t have an answer for that. I don’t have access to the creator fund. I’m not really sure what the answer is. To be honest, I think it’s coming, but I’m not sure when. I can’t speak for TikTok. Mme Roy : Je ne travaille pas pour TikTok, donc je ne peux pas vous répondre. Je n’ai pas accès au fonds pour les créateurs. Je ne suis pas certaine de la réponse à votre question. Pour être franche, je crois que c’est prévu, mais je ne sais pas exactement à quelle date. Je ne peux pas parler au nom de TikTok. Mr.
Benzie: If I can speak for one second, TikTok creators should absolutely have access to a TikTok creator fund here in Canada. It can’t come soon enough. If that was written in this legislation, we would happily support it. M. Benzie : Si je peux intervenir un instant, les créateurs canadiens sur TikTok devraient tout à fait avoir accès à un fonds pour les créateurs de TikTok. Et le plus tôt sera le mieux. Si c’était inscrit dans ce texte législatif, nous l’appuierions avec enthousiasme. Senator Cormier: Thank you. Le sénateur Cormier : Merci. Ms. Roy: We ask them all the time for it, so yes, agreed.
I would love to be a part of that. Mme Roy : Nous le leur demandons constamment, donc, oui, je suis d’accord. J’adorerais en faire partie. 28-9-2022 Transports et communications 21:11
[Translation] [Français] Senator Miville-Dechêne: I would like to continue on this issue of Canadian content, more specifically French Canadian minority content. I heard you speak very energetically about your respective content and I’m in awe of you all. La sénatrice Miville-Dechêne : J’aimerais poursuivre sur cette question du contenu canadien, plus particulièrement du contenu canadien minoritaire francophone. Je vous ai entendu parler avec beaucoup d’énergie de vos contenus respectifs et je suis en admiration devant vous tous. However, the issue is broader.
How can we ensure that French-language content, on a rather English-speaking continent, is heard and listened to with market forces alone? Have you thought about this question in particular? Yes for the majority culture, yes for Canadian content in general, but when we try to bring Quebec and francophone culture to life, Quebecers and francophone Canadians still need to hear this culture and this music. I’d like to hear from you on that. Toutefois, la question est plus large.
Comment peut-on s’assurer que le contenu francophone, sur un continent plutôt anglophone, soit écouté et entendu seulement avec les forces du marché? Avez-vous réfléchi à cette question en particulier? Oui pour la culture majoritaire, oui pour le contenu canadien en général, mais quand on essaie de faire vivre la culture québécoise et francophone, encore faut-il que les Québécois et les francophones canadiens entendent cette culture et cette musique. J’aimerais vous entendre à ce sujet. [English] [Traduction] Mr. Benzie: Is that question for me, senator? M. Benzie : Est-ce une question pour moi, sénatrice?
Senator Miville-Dechêne: Why not? La sénatrice Miville-Dechêne : Pourquoi pas? Mr. Benzie: Great. When it comes to Quebec and our Quebec creators — understanding that Quebec has unique challenges that a lot of Canada doesn’t have — I would like to direct your attention to a few things. Emma Verde, marty Ba, Lysandre Nadeau, Jessie Poo, Rosalie Lessard, Pierre-Luc Cloutier, Emma Bass, Émile Roy, Polo and Fred Bastien are excellent digital creators that have created businesses and careers online. They are not small. Those are full-time jobs for them.
The issue at hand here is whether we want to displace them with approved legacy media. I welcome you to have conversations with them. I will happily make introductions to them. I know Fred Bastien will be here next week. I look forward to you having those conversations with him. There is a subset of Quebec digital creators that is doing really well. The issue and the challenge — and what we’re trying to guard against — is protecting those creators so that we’re not favouring legacy media over them. M. Benzie : Super.
En ce qui concerne le Québec et nos créateurs québécois, j’aimerais attirer votre attention sur quelques points, vu que le Québec a des défis uniques qui ne concernent pas une bonne
partie du pays. Emma Verde, marty Ba, Lysandre Nadeau, Jessie Poo, Rosalie Lessard, Pierre-Luc Cloutier, Emma Bass, Émile Roy, Polo et Fred Bastien sont d’excellents créateurs de contenu numérique qui ont établi des entreprises et une carrière en ligne. Et c’est à grande échelle. C’est leur travail à temps plein. La question est d’établir si nous voulons les classer avec les médias traditionnels approuvés. Je vous invite à discuter avec eux. Je serais heureux de faire les présentations. Je sais que Fred Bastien sera ici la semaine prochaine. J’ai hâte que vous en discutiez avec lui.
Il y a un sous-groupe de créateurs de contenu numérique au Québec qui connaît une belle réussite. L’idée et la difficulté, bref, ce que nous essayons de promouvoir, c’est de protéger ces créateurs de sorte à ne pas favoriser les médias traditionnels à leurs dépens. Senator Miville-Dechêne: More than that, are they heard in Quebec? Are they listened to in Quebec? Is francophone music listened to in Quebec when it’s streamed? This is the difficult part. Yes, you are creators and you create content and it’s viewed globally, but it must also be viewed here in Canada to participate in the French culture.
La sénatrice Miville-Dechêne : Qui plus est, sont-ils entendus au Québec? Ont-ils un public au Québec? Est-ce que l’on écoute la musique francophone au Québec quand elle y est diffusée? C’est le bout difficile. Oui, vous êtes des créateurs et vous concevez du contenu qui est vu sur la planète, mais il doit aussi être vu au Canada afin de contribuer à la culture francophone. Mr. Benzie: Every name I named is primarily a francophone Quebec creator. Their main audiences are all in Quebec. M. Benzie : Toutes les personnes que j’ai nommées sont avant tout des créateurs francophones du Québec.
Leur public principal est au Québec dans tous les cas. Senator Miville-Dechêne: Would you have anything to add? La sénatrice Miville-Dechêne : Avez-vous quelque chose à ajouter? 21:12 Transport and Communications 28-9-2022
Ms. Fortier: I do a little consulting on the side every once in a while. In most of the cases when I do any consulting work, I’m working with production companies who are probably producing digital content for broadcasters, and they are entering into the digital space for the first time. This will be a bit of an anecdote, but I’ll get around to my point.
The number-one question that literally every one of them has asked me is, “Who do I phone at YouTube to let them know I’m uploading my content?” It’s a completely reasonable question when you have an industry that is so focused on a broadcaster-centred distribution model. My experience has been that there is an education gap. Content creators, especially in Canada, would benefit tremendously from an education campaign. I believe it was Senator Clement who was mentioning education a couple of weeks ago. I think there is something to the idea of educating the Canadian population.
Mme Fortier : Je verse de temps à autre dans la consultation comme à-côté. Dans la majorité des cas, je travaille avec des sociétés de production qui produisent probablement du contenu numérique pour les diffuseurs, et elles font leur grande entrée dans le monde numérique. C’est quelque peu anecdotique, mais je vais en venir à mon point. La première question qu’elles me posent toutes systématiquement est : « Qui dois-je appeler à YouTube pour les aviser que je télécharge mon contenu? » C’est une question tout à fait raisonnable dans une industrie qui met tant l’accent sur le modèle de distribution des diffuseurs.
L’expérience m’a montré qu’il y a un retard en matière d’éducation. Les créateurs de contenu, surtout au Canada, bénéficieraient énormément d’une campagne de sensibilisation. Je crois que c’est la sénatrice Clement qui a soulevé la question de l’éducation il y a quelques semaines. L’idée de sensibiliser la population canadienne me paraît porteuse. Does anyone else remember the “I am Canadian” campaign? Was that for beer? I can’t remember. All I remember is the campaign. We have a tremendous amount of national pride in Canada. We are spread out quite a distance. This is a relatively emerging industry in Canada.
We do have an education gap in supporting and growing content creators of every language and every purview in the industry here. We’re not an abnormality or an oddity. We’re an example of where this can go when there is support in those endeavours. Quelqu’un d’autre se souvient-il de la campagne « I am Canadian » (je suis canadien)? Était-ce pour une bière? Je ne m’en souviens pas. Tout ce dont je me souviens, c’est de la campagne. Nous, les Canadiens, avons une très grande fierté nationale. Nous vivons assez loin les uns des autres. Il s’agit d’une industrie relativement nouvelle au Canada.
Il y a un manque d’éducation en matière de soutien et de développement des créateurs de contenu de toutes les langues et de tous les domaines de l’industrie. Nous ne sommes pas une anomalie ou une bizarrerie. Nous sommes un exemple des résultats qui peuvent être obtenus lorsque ces efforts sont soutenus. I love the idea of an actual advertising campaign running across Canada that the platforms are supporting with Heritage. It’s very romantic, but I love the notion — an “I am Canadian” campaign of creators.
When we bump into parents of preschoolers and let them know that we’re Super Simple Songs, the fact that we’re Canadian is like the cherry on top of that sundae. The pride is there. Audiences will listen. It’s just a matter of finding the content. But you can’t force it. J’aime l’idée d’organiser une véritable campagne publicitaire à l’échelle nationale, une campagne que les plateformes soutiendraient avec l’aide de Patrimoine Canada. C’est très romantique, mais j’aime cette idée — une campagne « Je suis canadien » pour les créateurs.
Lorsque nous rencontrons des parents d’enfants d’âge préscolaire et que nous leur faisons savoir que nous sommes les créateurs de Super Simple Songs, le fait que nous soyons canadiens est comme la cerise sur le sundae. La fierté est là. Le public nous écoutera. Il suffit de trouver le contenu qui convient, mais on ne peut pas forcer les choses. The Chair: Thank you, Ms. Fortier. I am the gatekeeper of time, and Senator Miville-Dechêne’s time has run out. Le président : Merci, madame Fortier. Je suis le contrôleur du temps, et le temps de parole de la sénatrice Miville-Dechêne est écoulé.
Senator Manning: Welcome to our witnesses here this evening. Le sénateur Manning : Je souhaite la bienvenue aux témoins qui se joignent à nous ce soir. My question is for Ms. Fortier, but any of the other witnesses can feel free to answer if time allows. Proponents of this bill keep talking about removing barriers for artists, especially for Indigenous, BIPOC and francophone Canadians. However, we heard from two other witnesses earlier that regulating user‑generated content, as Bill C-11 will do, will have the opposite effect and will place barriers where there are currently none.
Can you elaborate for us about the unintended barriers of J’adresse ma question à Mme Fortier, mais tous les autres témoins peuvent intervenir si le temps le permet. Les promoteurs de ce projet de loi ne cessent de parler de l’élimination des obstacles pour les artistes, et plus particulièrement pour les Autochtones, les personnes noires et de couleur, et les Canadiens francophones. Cependant, deux autres témoins nous ont dit plus tôt que la réglementation du contenu généré par les utilisateurs, comme le fera le projet de loi C-11, aura l’effet contraire et 28-9-2022 Transports et communications 21:13
Bill C-11 for potentially vulnerable communities and perhaps compare the low-barrier opportunities the internet presents for creators now versus those that were available prior to the internet through legacy broadcasting? créera des obstacles là où il n’y en a pas en ce moment.
Pourriez‑vous nous en dire davantage sur les obstacles créés involontairement par le projet de loi C-11 auxquels se heurteraient les communautés potentiellement vulnérables, et pourriez-vous peut-être comparer les possibilités peu restrictives qu’Internet offre de nos jours aux créateurs avec celles qui étaient offertes par la radiodiffusion traditionnelle avant l’avènement d’Internet? Ms. Fortier: Let’s start from the legacy broadcast side. There are only so many broadcasters. There are only so many hours in the broadcast day.
There are only so many opportunities for Canadian content to appear on a terrestrial broadcaster — legacy broadcast. Mme Fortier : Commençons par la radiodiffusion traditionnelle. Le nombre de radiodiffuseurs est limité, et il n’y a qu’un nombre limité d’heures dans une journée de diffusion. Il n’y a donc qu’un nombre limité d’occasions pour le contenu canadien d’être transmis par un diffuseur terrestre — un diffuseur traditionnel. When it comes to digital media, there has been no time like the current time. As long as you have a decent camera and a microphone, you’re making content.
The barrier of entry into digital content creating today is near non-existent as long as there is inspiration, commitment, dedication and hustle, because unfortunately it’s not 12 episodes. Oorbee will probably be able to comment. Ours is a little different; it’s preschoolers. They don’t have a high rotation view that way where we are uploading seven videos a day, seven days a week, every day of the year. But Oorbee is in that space. It takes a ton of commitment and resources.
However, it’s 100% of the risk for 100% of the reward if you can actually get into the system, start manoeuvering, start learning, start growing, learn how your content is behaving, learn who your community is and who your other content creators are and expand in that community. To Oorbee’s point, it’s a lonely industry. We don’t get to see each other because we’re all so busy making the work. En ce qui concerne les médias numériques, il n’y a jamais eu d’époque comme la nôtre. Pourvu que vous disposiez d’une caméra et d’un microphone convenables, vous pouvez créer du contenu.
L’obstacle à la participation en matière de création de contenu numérique est aujourd’hui quasi inexistant, dans la mesure où l’inspiration, la détermination, le dévouement et l’ardeur existent, car malheureusement, le travail ne se limite pas à 12 épisodes. Mme Roy sera probablement en mesure d’en parler. Notre public est un peu différent; il s’agit d’enfants d’âge préscolaire. Leur taux de renouvellement du visionnement n’est pas aussi élevé que celui du public pour lequel il faut télécharger des vidéos sept fois par jour, sept jours par semaine, et 365 jours par année.
Toutefois, Mme Roy exerce ses activités dans ce milieu, qui exige une tonne de détermination et de ressources. Cependant, même si vous prenez la totalité des risques, vous récoltez la totalité des bénéfices si vous réussissez réellement à pénétrer ce milieu, à commencer à manœuvrer, à apprendre, à vous développer, à comprendre comment votre contenu se comporte, quelle est votre communauté et quels sont les autres créateurs de contenu, et que vous élargissez les services que vous offrez à cette communauté. Pour reprendre l’argument de Mme Roy, c’est une industrie solitaire.
Nous n’avons pas l’occasion de nous fréquenter parce que nous sommes tous tellement occupés à réaliser le travail nécessaire. There is no green light. There is no pitching. There is no need to phone anyone at YouTube to let them know your content is coming up. The only gateway, as romantic as this sounds, is the inspiration to do it and the courage to step forward with it. Getting into the cost of it, the scope of it, is definitely the challenge. There is never a situation where content creators entering into the sphere are quitting their day job and are just full on becoming a content creator. It takes years.
We find it’s probably three to four years before a channel will launch for us and get into the system. But we’re constantly iterating. We’re constantly learning and understanding what our community needs. That growth and the information we collect, whether it’s from comments, from parents and teachers or what we learn looking at our back analytics, is all part of the process of working through. Il n’y a pas de feu vert. Il n’y a pas de présentation à faire. Il n’est pas nécessaire d’appeler qui que ce soit chez YouTube pour l’informer de l’arrivée de votre contenu.
La seule porte d’entrée, aussi romantique que cela puisse paraître, c’est l’inspiration nécessaire pour faire le travail et le courage d’aller de l’avant. Le défi consiste à évaluer les coûts et l’ampleur du travail nécessaire. Il n’arrive jamais que les créateurs de contenu qui pénètrent dans ce milieu quittent leur emploi à temps plein pour se consacrer entièrement à la création de contenu. Cela prend des années. Nous constatons qu’il faut probablement de trois à quatre ans avant qu’une de nos chaînes soit lancée et entre dans le système. Mais nous sommes constamment en train d’entreprendre de nouveaux projets.
Nous apprenons constamment et comprenons constamment les besoins de notre communauté. Cette croissance et les informations que nous 21:14 Transport and Communications 28-9-2022
recueillons, qu’elles proviennent des commentaires, des parents, des enseignants ou de ce que nous apprenons en examinant nos analyses rétrospectives, font toutes
partie du processus de travail. From just sort of a global standpoint as far as the access, Canada is 0.5% of the global population. For us in our numbers, it is about 2.5% of our global audience. That, I think, is relatively common for a lot of content creators, where your number one audience is probably the United States, followed by the U.K. There are some go-tos. It’s mainly based on population size and who is active and utilizing the platform. In some countries, there aren’t as many people who are watching YouTube. It definitely changes for us throughout the year.
Summer break is pretty quiet, but there is a reason. They are not in front of a monitor. En ce qui concerne l’accès d’un point de vue en quelque sorte mondial, le Canada représente 0,5 % de la population mondiale et environ 2,5 % de notre public mondial. Je pense que ces chiffres sont relativement répandus pour beaucoup de créateurs de contenu, dont le principal public est probablement les États- Unis, suivis du Royaume-Uni. Il y a quelques pays à courtiser. Ils dépendent principalement de la taille de la population et du pourcentage qui utilise activement la plateforme.
Dans certains pays, il y a moins de gens qui regardent YouTube. Notre cote d’écoute fluctue certainement tout au long de l’année. Les vacances d’été sont plutôt calmes, mais cela s’explique, étant donné que nos auditeurs ne sont pas assis devant leur écran. Oorbee, you can jump in as well because you have a different perspective. Madame Roy, vous pouvez également intervenir, car vous avez un point de vue différent. Ms. Roy: Sure.
My main platform is TikTok, and I think that the way to make sure that BIPOC and francophone content is preserved and still seen is an opportunity to educate these creators in how to make good content. You can’t just go into something and become an expert and get centre stage right away. You have to work at it. You have to get better at it. I think, to Morghan’s point earlier, education is really the key. I do believe that platforms like TikTok have accelerated programs to help BIPOC and perhaps francophones as well to make sure that those communities are educated and helped. Mme Roy : Bien sûr.
Ma principale plateforme est TikTok, et je pense que la meilleure façon de s’assurer que le contenu francophone et celui des personnes noires et de couleur sont protégés et continuent d’être visionnés consiste à profiter de cette occasion pour éduquer ces créateurs sur la façon de concevoir un bon contenu. On ne peut pas se lancer dans un domaine, devenir un expert et occuper une place de premier plan tout de suite. Il faut y travailler. Il faut s’améliorer. Comme Mme Fortier l’a dit plus tôt, je pense que l’éducation est vraiment la clé du succès.
Je crois que des plateformes comme TikTok ont mis en place des programmes accélérés pour venir en aide aux personnes noires et de couleur et peut-être aussi aux francophones, afin de s’assurer que ces communautés sont éduquées et secondées. Senator Wallin: I will first say that all three of you have been inspiring. Thank you for explaining so directly the difference between a broadcaster and a platform. They are not the same thing. La sénatrice Wallin : Je dirais d’abord que vous avez tous les trois été une source d’inspiration.
Je vous remercie d’avoir expliqué aussi directement la différence entre un radiodiffuseur et une plateforme. Ces services ne sont pas les mêmes. I want to come back to Mr. Benzie just on the question of transparency of algorithms, because it has been one of my hobby horses, too. I do think that’s important and I do think it would solve some issues. Can you talk briefly about how that might actually happen? What would a platform have to say that would make it transparent to me? Je voudrais revenir à M.
Benzie afin de parler de la question de la transparence des algorithmes, car c’est aussi l’un de mes chevaux de bataille. Je pense que ce sujet est important et que la transparence permettrait de résoudre certains problèmes. Pouvez‑vous nous parler brièvement de la manière dont cela pourrait se produire? Que devrait révéler une plateforme pour que je la juge transparente? Mr. Benzie: There is a big misconception around algorithms, for one. They are not really a sacred unicorn that can’t be broken where some guy behind a curtain is magically picking things that we all see.
Everybody gets kind of an identity, and they cater content to you. M. Benzie : Premièrement, les algorithmes donnent lieu à de nombreuses idées fausses. Il ne s’agit pas vraiment d’une licorne sacrée indestructible, ou d’une situation dans laquelle un type derrière un rideau choisit comme par magie le contenu que nous voyons tous. Chaque personne a une sorte d’identité, et le contenu est adapté à chacun. 28-9-2022 Transports et communications 21:15
I think transparency in how that happens would be a good thing. The challenge is that’s not in this bill anywhere. It doesn’t exist. Creator clarity is something we’re always advocating for. It’s challenging when the rules change quickly or when something happens without knowledge, but I think for YouTube, most creators know that shareability, quality of content and watch time are the three biggest things that will help you within the algorithm. Je pense qu’il serait bon de faire preuve de transparence en ce qui concerne la manière dont le contenu est choisi.
Le problème, c’est que cela ne figure nulle part dans ce projet de loi. La transparence n’est pas mentionnée. La clarté pour les créateurs est une notion que nous défendons toujours. La clarté est difficile à atteindre lorsque les règles changent rapidement ou lorsque quelque chose se passe sans qu’on le sache, mais je pense qu’en ce qui concerne YouTube, la plupart des créateurs savent que l’utilisation partagée, la qualité du contenu et la durée de visionnement sont les trois principaux facteurs qui les aideront à tirer parti de l’algorithme.
Steve was here last week, I think, from TikTok, and mentioned that TikTok is opening up their algorithms to some study. I think all platforms should follow suit. We spend a lot of time talking about YouTube, TikTok, Twitch and Spotify, but there are so many out there that we haven’t even cracked the surface of exactly what we’re talking about. M. De Eyre, le représentant de TikTok, était ici la semaine dernière, je crois, et il a mentionné que TikTok exposait ses algorithmes à une certaine étude. Je pense que toutes les plateformes devraient suivre cet exemple.
Nous passons beaucoup de temps à parler de YouTube, TikTok, Twitch et Spotify, mais il y a tellement de plateformes que nous n’avons même pas encore exploré la surface de ce dont nous parlons. I want to caution everybody that algorithms are not some panacea that will solve everybody’s problem once we figure this thing out, but to your point about transparency in how they operate, and however we can get there and legislation to make that happen, I’m all for it.
Je tiens à avertir tout le monde que les algorithmes ne sont pas une panacée qui réglera les problèmes de chaque personne une fois que nous aurons découvert comment ils fonctionnent. Mais pour ce qui est de la transparence de leur fonctionnement, des moyens d’assurer cette transparence et de la mesure législative qui permettrait de réaliser cet objectif, j’approuve totalement cette intention. Senator Wallin: I raise the question because the chair of the CRTC did make that very point to us.
He said, “We’re not going to censor content or control content; we’re going to make the platforms do it by altering their algorithms.” Is that a simple process, because even defining how they would alter them to achieve these goals is beyond — La sénatrice Wallin : Je soulève cette question parce que le président du CRTC nous a fait part de ce point précis. Il a dit ce qui suit : « Nous n’allons pas censurer ou contrôler le contenu; nous allons obliger les plateformes à le faire en modifiant leurs algorithmes ».
Est-ce un processus simple, parce que même la tâche de définir comment ils les modifieraient pour atteindre ces objectifs dépasse... Mr. Benzie: No. Thank you, senator. It’s actually bonkers trying to even think about how to do it. M. Benzie : Non. Merci, sénatrice. Il est vraiment dément d’essayer de réfléchir à la façon d’accomplir cette tâche. Senator Wallin: Is that a technical term? La sénatrice Wallin : « Dément » est-il un terme technique? Mr. Benzie: Yes. Write that down.
I actually said early in my testimony and early in this process on this bill that the only way to achieve the outcomes they are talking about is through algorithmic manipulation. It really is. They say, “Well, we’ll just have a Canada tab somewhere or we’ll just do this or we’ll just do that.” All platforms are different. That doesn’t work on TikTok. That doesn’t work on Instagram. There is no screen real estate to do that. The only way to do it is through algorithmic manipulation. Once you start picking winners and losers in that, people like Oorbee suffer. People like Morghan suffer.
People like the creators we work with every day suffer. The CRTC is literally picking the winners and losers here, and it’s not going to work. That’s the truth of the matter. M. Benzie : Oui. Prenez-le en note. En fait, au début de mon témoignage et de ce processus relatif au projet de loi, j’ai déclaré que la seule façon d’obtenir les résultats dont ils parlent est la manipulation algorithmique. C’est vraiment le cas. Ils disent, « Eh bien, nous allons juste avoir un onglet pour le Canada quelque part, ou nous allons juste faire ceci ou cela ». Toutes les plateformes sont différentes.
Cette approche ne fonctionne pas sur TikTok ou sur Instagram. Il n’y a aucun endroit à l’écran pour réaliser cela. La manipulation algorithmique est la seule façon d’accomplir cette tâche. Une fois que vous commencez à choisir les gagnants et les perdants dans ce domaine, les gens comme Mme Roy ou Mme Fortier en souffrent. Des gens comme les créateurs avec lesquels nous travaillons quotidiennement en souffrent. Le CRTC est littéralement en train de choisir les gagnants et les perdants en ce moment, et cela ne va pas fonctionner. Voilà la vérité. 21:16 Transport and Communications 28-9-2022
Senator Wallin: That is a very old model, because we saw it attempt to work in the broadcast structure. It didn’t work there either, in terms of picking winners and losers. La sénatrice Wallin : Il s’agit d’un modèle très ancien, car nous avons constaté qu’ils avaient tenté de le faire fonctionner dans le secteur de la radiodiffusion. Cette sélection des gagnants et des perdants n’a pas fonctionné non plus dans ce contexte. Morghan, I want to thank you for some of your clarification on this model.
I worked my life in this business, where you phone a broadcaster and say, “Here is a great idea,” and you go through the whole process. That’s just not what is at stake here. You just really have to have the courage and the inspiration to create it. Madame Fortier, je tiens à vous remercier pour les précisions que vous avez apportées au sujet de ce modèle. J’ai travaillé toute ma vie dans ce secteur, où vous téléphonez à un radiodiffuseur et lui dites, « Voici une idée géniale », et vous passez en revue le processus en entier. Ce n’est tout simplement pas ce qui est en jeu en ce moment.
Vous devez juste avoir le courage et l’inspiration pour créer le contenu. Ms. Fortier: If it helps, I have an anecdote. We are in the kids and family space. What we have available to us as tools on YouTube is different because of COPPA compliance, which rolled out at the beginning of 2020, but this anecdote goes back to 2019. Something happened on the algorithm side with YouTube in 2019 where they reportedly changed the algorithm, and I believe the goal or the attempt was to get quality kids and family content out on to the platform so that parents could easily find it.
Well, what happened is everyone who was watching anything on YouTube started getting recommended kids and family content, and the majority of it was actually non-English language. It was coming from other countries. On Reddit forums, Twitter and Facebook, people were reaching out trying to figure out why they were being forced kids and family content, especially if they did not have a child in their universe. It was brutal to be a part of it because the popular opinion or the perception was that YouTube was forcing content on to people, so there was a distrust of the platform.
There was a sentiment that kids and family content were trying to do a money grab, which is not a good look when you’re trying to have trustworthy quality content. There was definitely a sense that people’s personal viewing habits were violated because regardless of what they were doing on the platform, what they were watching, suddenly content was forced to them. It ended within a day or two. The algorithm got adjusted. It stopped, and everything went back to normal. Mme Fortier : Si cela peut vous aider, j’ai une anecdote à vous raconter. Nous exerçons nos activités dans le volet « enfants et famille ».
Les éléments que nous avons à notre disposition comme outils sur YouTube sont maintenant différents, en raison de la conformité à la Children’s Online Privacy Protection Act (COPPA) qui a été mise en œuvre au début de 2020. Toutefois, cette anecdote remonte à 2019. Un problème est survenu du côté de l’algorithme de YouTube qu’ils auraient modifié en 2019. Je crois que l’objectif ou la tentative était d’obtenir un contenu de qualité pour les enfants et les familles sur la plateforme, afin que les parents puissent le trouver facilement.
Eh bien, ce qui s’est passé, c’est que tous ceux qui regardaient quoi que ce soit sur YouTube ont commencé à recevoir des recommandations liées à des contenus pour les enfants et les familles, et la majorité de ces contenus n’étaient pas en anglais. Ils provenaient en fait d’autres pays. Sur Twitter, Facebook et les forums Reddit, les gens essayaient de comprendre pourquoi on leur recommandait des contenus pour les enfants et les familles, surtout s’ils n’avaient pas d’enfant dans leur vie.
Il était brutal d’être relié à ce volet, car l’opinion populaire ou l’impression était que YouTube imposait du contenu aux gens, ce qui suscitait une certaine méfiance à l’égard de la plateforme. On avait le sentiment que des gens cherchaient à faire de l’argent en faisant la promotion de contenus pour les enfants et pour les familles, ce qui n’est pas une bonne chose quand on essaie d’avoir un contenu de qualité et digne de confiance.
Les gens avaient vraiment l’impression qu’on portait atteinte à leurs habitudes d’écoute, car le contenu leur était soudainement imposé, peu importe ce qu’ils regardaient ou faisaient sur la plateforme. Ce problème a pris fin un jour ou deux plus tard, après un rajustement de l’algorithme. Ces recommandations se sont arrêtées, et tout est revenu à la normale. The Chair: Thank you, Ms. Fortier. The time for Senator Wallin has elapsed. Le président : Merci, madame Fortier. Le temps de parole de la sénatrice Wallin est écoulé. Senator Simons: Ms. Fortier, I have had the pleasure of speaking with you online.
Since you’re here in front of this whole group, I wonder if you could explain a bit about your business model for people who are unfamiliar with it. We have heard from a lot of sort of single producers, people who are making content. I don’t want to use the phrase “cottage industry” La sénatrice Simons : Madame Fortier, j’ai eu le plaisir de parler avec vous en ligne. Puisque vous comparaissez devant le groupe en entier, je me demande si vous pourriez expliquer un peu votre modèle d’affaires pour les personnes qui ne le connaissent pas.
Nous avons entendu un grand nombre de producteurs en quelque sorte autonomes, de personnes qui créent 28-9-2022 Transports et communications 21:17
pejoratively, but you know what I mean; they are a small business. You are not a small business. You are a multimillion- dollar international business, and you’re giving your content away for free. For people who are unfamiliar with your company, can you explain what exactly it is you produce and how exactly you monetize it and just how big your operation is? du contenu. Je ne veux pas utiliser l’expression « industrie artisanale » de manière péjorative, mais vous comprenez ce que je veux dire; ils exploitent une petite entreprise. Votre entreprise n’est pas une petite.
Elle est internationale, et elle réalise plusieurs millions de dollars, bien que vous diffusiez gratuitement votre contenu. Pour les personnes qui ne connaissent pas votre entreprise, pouvez-vous expliquer ce que vous produisez exactement, comment vous monétisez vos produits, et quelle est la taille de votre entreprise? Ms. Fortier: First, I’ll start by saying — and genuinely — I invite you all to come to our studio in Toronto. There are puppets, and everyone loves playing with the puppets. There are also fantastic animators, and it’s always fun to see somebody animate.
Mme Fortier : Tout d’abord, je commencerai par dire — et je le dis sincèrement — que je vous invite tous à venir visiter notre studio à Toronto. Il y a des marionnettes là-bas, et tout le monde adore jouer avec des marionnettes. Il y a aussi des animateurs fantastiques, et il est toujours amusant de voir quelqu’un animer une émission. As YouTube content creators start to grow on the platform, it is very common that they start to branch out into other endeavours and operations.
I’m not an economist, but much like you probably don’t want to invest in one stock, you also don’t want to pick just one platform to operate on. The goal, eventually, is to use the success from one platform — in our case, it’s YouTube — to expand our operations into other areas. You see this with content creators all the time. There are a lot of lifestyle-brand content creators that go to book publishing. It’s not uncommon for artists who are starting in music videos to really grow their music streaming. The success and the reach of audience from one platform helps to build those other aggregates.
Lorsque les créateurs de contenu YouTube commencent à développer leurs services sur la plateforme, il est très fréquent qu’ils se lancent dans d’autres activités ou d’autres exploitations. Je ne suis pas économiste, mais de la même manière que vous ne voulez probablement pas investir dans une seule action, vous ne voulez pas non plus choisir une seule plateforme pour exercer vos activités. Tôt ou tard, votre objectif consistera à tirer parti de votre réussite sur une plateforme — dans notre cas, il s’agit de YouTube — pour étendre vos activités dans d’autres secteurs.
On voit les créateurs de contenu s’adonner à cela tout le temps. Il y a beaucoup de créateurs de contenu lié à des marques de style de vie qui se tournent vers l’édition de livres. Il n’est pas rare que des artistes qui font leurs débuts dans des vidéos musicales développent vraiment leur musique en continu. Leur réussite et la portée de leur auditoire sur une plateforme les aident à développer ces autres agrégats. We operate on a couple of different avenues. We really are an animation studio when you walk in the doors to look at us, and that’s truly what we are. We just happen to self-distribute.
We self-finance. It’s all cash-driven. We do AdSense revenue exclusively. We don’t do brand deals because with preschoolers, it’s a little different. We reinvest that back into the animated content. We produce music videos. We produce animated series. Nous exerçons nos activités sur plusieurs fronts différents. Nous possédons vraiment un studio d’animation, et c’est ce que vous voyez lorsque vous franchissez les portes de notre studio. C’est vraiment le travail que nous faisons. Toutefois, il se trouve que nous distribuons nos produits nous-mêmes. Nous les autofinançons.
Notre entreprise est axée sur la rentabilité. Nos revenus sont fondés exclusivement sur AdSense. Nous ne négocions pas de contrats avec des marques, parce que la situation est un peu différente lorsque l’on a affaire à des enfants d’âge préscolaire. Nous réinvestissons ces revenus dans du contenu d’animation. Nous produisons des vidéos musicales et des séries animées. As recently as this year, we’ve started to expand those opportunities.
As an example, Scholastic is going to be our global book publisher, and we will be a part of the Scholastic Book Clubs, which was one of the happiest moments of my childhood when I was a kid, and I’m thrilled to be a part of that. We also work with Warner Chappell Music, who help us distribute our music online. The success of that music is definitely correlated to our community on YouTube. Pas plus tard que cette année, nous avons commencé à élargir ces possibilités. Par exemple, Scholastic va devenir notre éditeur mondial de livres, et nos produits feront
partie des Scholastic Book Clubs, qui m’ont fait passer certains des moments les plus heureux de mon enfance. Je suis ravie qu’ils en fassent partie. Nous travaillons également avec Warner Chappell Music, qui nous aide à distribuer notre musique en ligne. Le succès de cette musique est certainement lié à notre communauté sur YouTube. 21:18 Transport and Communications 28-9-2022
We’re slowly getting into consumer products and trying to figure out what that means. Every step of the way, we’re kind of learning and trying to figure out what this will mean for us and how it will resonate for our community. It all goes back to that core sensibility. It is step by step and baby steps. It doesn’t happen overnight. Nous commençons lentement à commercialiser des produits de consommation, et nous essayons de comprendre ce que cela signifie. À chaque étape, nous apprenons des concepts, et nous essayons de comprendre ce que cela signifie pour nous et ce que cela signifie pour notre communauté.
Tout revient à cette sensibilité de base. Cette démarche est progressive, et nous avançons à petits pas. Cette évolution ne se fait pas du jour au lendemain. Senator Simons: When you look at proposed subsection 4.2(2) which exempts user-generated content unless, unless, unless, it seems pretty clear to me that Ms. Roy would be exempted. It’s pretty clear that Wyatt Sharpe, who came to speak to us yesterday, would be exempted. You are in an exponentially different class. What are your concerns about 4.2(2) for a company like yours?
La sénatrice Simons : Lorsque l’on examine le paragraphe 4.2(2) proposé, qui exempte le contenu généré par des utilisateurs à moins que telle ou telle condition soit remplie, il me semble assez clair que les contenus de Mme Roy seraient exemptés. Il est assez clair que les contenus de Wyatt Sharpe, qui est venu nous parler hier, seraient également exemptés. Vous appartenez à une catégorie exponentiellement différente. Quelles sont vos préoccupations au sujet du paragraphe 4.2(2) et de son incidence sur une entreprise comme la vôtre? Ms.
Fortier: I know it’s been tossed around that we look an awful lot like a broadcaster, but we don’t control the operations of the platform that we distribute to. We don’t negotiate the advertising revenue that runs against our content. We don’t license other people’s IP. We don’t distribute other people’s content. The activities that we do are very different. We are a production studio that distributes. That model exists in the legacy side of the industry.
Mme Fortier : Je sais qu’on dit que nos activités s’apparentent beaucoup à celles d’un diffuseur, mais nous n’avons pas de contrôle sur ce qui se passe sur la plateforme sur laquelle nous distribuons notre contenu. Nous ne négocions pas les revenus publicitaires que génère notre contenu. Nous n’accordons pas de licence pour la propriété intellectuelle d’autrui. Nous ne distribuons pas le contenu d’autres personnes. Les activités que nous menons sont très différentes. Nous sommes un studio de production qui distribue son contenu. Ce modèle existe dans le secteur traditionnel de l’industrie.
I have a couple of concerns about 4.2. The first one in particular is that I’m not quite sure why a Broadcast Act that scopes in broadcasters is now going down that level, going to the production level of things. That concerns me because, to be honest, pretty much every production studio in Canada is doing something digital. If they are not, they will be soon because the broadcasters are participating there. You had witnesses earlier this week and last week speaking of representing production studios for broadcasters. It’s all going in the same place. Well, they’re not participating in the Broadcast Act now.
Why that’s being scoped in at this point seems very strange to me. I know because I’ve been watching all of you for several weeks. Very dedicated. J’ai quelques inquiétudes concernant l’article 4.2. La première en particulier, c’est que je ne comprends pas très bien pourquoi une
loi sur la radiodiffusion qui s’applique aux radiodiffuseurs s’appliquerait maintenant jusque là, jusqu’à la production. Cela m’inquiète parce que, pour être honnête, presque tous les studios de production au Canada font du numérique. Sinon, ils en feront bientôt parce que les radiodiffuseurs participent à cela. Vous avez entendu des témoins plus tôt cette semaine et la semaine dernière vous parler de diffuseurs qui représentent des studios de production. Tout aboutit au même endroit. Ils ne sont pas assujettis à la
Loi sur la radiodiffusion pour l’instant, mais pourquoi est-ce qu’on parle de les inclure à ce stade-ci? Cela me semble très étrange. Je le sais parce que je vous observe depuis plusieurs semaines et vous êtes très dévoués. The Chair: Thank you, Ms. Fortier. Le président : Merci, madame Fortier. Senator Dasko: I love this topic of algorithms so I want to get back to it, especially with Mr. Benzie. For me, the issue is not the transparency of algorithms, as interesting as that is, and it is always interesting to know what factors in and how they change and so on, and it would be very nice to know these things.
But for me, the issue is how they’re used with audiences. La sénatrice Dasko : J’adore le thème des algorithmes, alors je veux y revenir, surtout avec M. Benzie. Pour moi, la question n’est pas tant celle de la transparence des algorithmes, aussi intéressant cela soit-il, puisqu’il est toujours intéressant de savoir quels facteurs entrent en jeu et comment ils fluctuent, entre autres, donc il serait très bien de comprendre tout cela, mais pour moi, la question est de savoir comment le public les utilise. 28-9-2022 Transports et communications 21:19
I’m trying to understand the concern. The language in the bill says that the CRTC cannot direct platforms to use an algorithm. The bill exempts platforms from being forced to change their algorithms. Are you looking for better language in the bill with respect to algorithms, or are you fine with the language that’s there now? Except, of course, when the CRTC chair came, he muddied the waters. Is the language okay or not okay in the bill, in your point of view? J’essaie de comprendre le problème. Il est écrit dans le projet de loi que le CRTC ne peut pas obliger les plateformes à utiliser un algorithme.
Ainsi, il exempte les plateformes de l’obligation de changer leurs algorithmes. Voudriez-vous que nous améliorions le libellé du projet de loi en ce qui concerne les algorithmes, ou êtes-vous satisfait du libellé actuel? Bien sûr, il faut préciser que lorsque le président du CRTC a comparu devant nous, il a brouillé les pistes. Est-ce que le libellé du projet de loi est bon ou pas, selon votre point de vue? Mr. Benzie: Thank you, senator. M. Benzie : Merci, sénatrice. Just quickly on Senator Simons’s question, 4.2(2) absolutely scopes in Oorbee and Wyatt. I am happy to have that conversation the next time around.
It does not exclude them. Pour répondre rapidement à la question de la sénatrice Simons, d’abord, le paragraphe 4.2(2) s’applique tout à fait à Oorbee et Wyatt. Je serai heureux d’en rediscuter avec vous à la prochaine occasion. Il n’en sont pas exclus. To the point of algorithms in 9.1, no, the language is not okay. It takes YouTube on a platform and says, “We’re going to extrapolate this across all digital platforms,” and that’s not accurate.
What the legislation actually says is, “We’re not going to impose any specific algorithm.” So the CRTC is not going to say, “Here, YouTube and TikTok, use this algorithm.” What they are going to say is, “This is what we want you to do.” In a lot of cases, the only way to achieve that outcome is algorithmically. TikTok, for example, doesn’t have the screen real estate. Instagram doesn’t have the screen real estate. For anyone watching YouTube on mobile, there is no screen real estate to do it any other way. The only way to achieve those goals is through algorithmic manipulation.
The chair pretty much confirmed it when he sat in front of us. This is not a secret. I’ve had conversations with Heritage Canada. I’ve had conversations with the committees. I have expressed this ad nauseam. Everybody knows this to be true. [Technical difficulties] Pour ce qui est des algorithmes et de l’article 9.1, non, ce libellé n’est pas bon. On prend YouTube sur une plateforme X et l’on dit qu’on n’extrapolera pas la situation à toutes les plateformes numériques. Ce n’est pas conforme à la réalité. Ce que la loi dicte, en fait, c’est qu’on n’imposera pas d’algorithme particulier.
Le CRTC n’ira donc pas obliger YouTube et TikTok à utiliser tel ou tel algorithme. Il leur indiquera plutôt que ce qu’il veut qu’ils fassent. Dans bien des cas, l’unique solution sera d’utiliser un algorithme. TikTok, par exemple, n’a pas d’espace écran. C’est la même chose pour Instagram. Pour quiconque regarde YouTube sur un mobile, il n’y a pas assez d’espace écran pour faire autrement. Le seul moyen d’atteindre nos objectifs est la manipulation algorithmique. Le président du CRTC l’a pratiquement confirmé devant nous. Ce n’est pas un secret. J’ai eu des conversations avec des gens de Patrimoine canadien.
J’ai eu des conversations des gens des comités. Je le répète ad nauseam. Tout le monde le sait. [Difficultés techniques] Senator Dasko: You said the language on algorithms in the bill is not okay, but you don’t have any actual suggestion — oh, you do? — for language about excluding the possibility of touching the algorithms. You have something that would do that? That would solve the problem, right? La sénatrice Dasko : Vous dites que le libellé du projet de
loi sur les algorithmes n’est pas bon, mais vous ne proposez rien de concret, est-ce que je me trompe? Pour exclure la possibilité de manipuler les algorithmes. Proposez-vous quelque chose pour cela? Cela résoudrait le problème, n’est-ce pas? Mr. Benzie: Theoretically, but it creates another problem. In the spirit of compromise, I think the idea raised about static versus dynamic discovery is interesting.
If we have to come up with one, static discovery is definitely a better route, but it raises another question about CanCon, because there is still screen real estate, and we’re still preferring somebody over Oorbee for that screen real estate, and that is not okay. So it leads to a question of CanCon right after that. M. Benzie : En théorie, oui, mais cela créerait un autre problème. Dans un esprit de compromis, je pense que la piste de la découverte statique plutôt que dynamique est intéressante.
Si nous devons prescrire quelque chose, la voie de la découverte statique serait sûrement la plus prometteuse, mais cela soulève une autre question, sur CanCon, parce qu’il y a encore la question de l’espace d’écran ici, et que nous nous trouverions encore à privilégier d’autres acteurs à Oorbee pour cet espace d’écran, ce qui n’est pas correct. Bref, il y a la question de CanCon qui se pose juste après. Senator Dasko: Right. So we do have non-algorithmic solutions that we can apply to this. Whatever language you want to put onto it, static or dynamic or whatever, it is there.
The platforms can have “Display Lists,” or, “Display Pieces,” or La sénatrice Dasko : Oui. Il y a des solutions non algorithmiques que nous pouvons appliquer à ce problème. Quel que soit le libellé choisi, la voie statique, dynamique ou autre, des solutions existent. Les plateformes peuvent utiliser des 21:20 Transport and Communications 28-9-2022
“Display Artists,” and so on. I’ve seen it on Apple Music. There are all kinds of things. They can curate these lists and present them, and it is possible to do that outside the algorithms that they use to direct at audiences. « listes d’affichage », des « listes de lecture », des « listes d’artistes » et ainsi de suite. Je le vois dans Apple Music. Il existe toutes sortes d’outils. Elles peuvent créer des listes et les présenter, et elles peuvent le faire en dehors des algorithmes qu’elles utilisent pour s’adresser au public. Mr. Benzie: Sure. But who are they promoting now? Which Canadians are they choosing? M.
Benzie : Bien sûr. Mais de qui font-elles la promotion? Quels Canadiens ces plateformes privilégient-elles? Senator Dasko: Well, they’re promoting it, presumably, the same sort of way they promote artists in the main algorithm, only they have a Canadian subset or display list or whatever, something along those lines. La sénatrice Dasko : Eh bien, elles en font vraisemblablement la promotion de la même manière qu’elles font la promotion des artistes en général avec l’algorithme principal, sauf qu’elles ont un sous-ensemble de Canadiens ou une liste de lecture particulière, quelque chose du genre. Mr.
Benzie: The challenge, senator, is the definition of “Canadian.” Right now, Oorbee doesn’t qualify. M. Benzie : Le défi, sénatrice, c’est la définition de « canadien ». À l’heure actuelle, elle ne s’applique pas à Oorbee.
Senator Dasko: The thing is this: After the bill is implemented, these companies will be able to present their proposals to the CRTC to say, “Here is a way that I’m going to propose that Canadian content be discoverable or be exhibited.” And the CRTC will say, “That sounds good,” or “What about this,” or “What about that?” La sénatrice Dasko : Voici ce qui risque d’arriver : après la mise en œuvre du projet de loi, les entreprises présenteront leurs propositions au CRTC sur la façon dont le contenu canadien sera découvert ou présenté, puis le CRTC déterminera si cela semble bien ou il proposera ceci ou cela. Mr.
Benzie: With all due respect, senator, we’re talking about tens of thousands of creators, all with competing needs and competing wants, a lot of them individuals. If you think Oorbee can take time out of her day to come talk to the CRTC, it’s not going to happen. Then when we try to organize, well, I don’t know if the CRTC is going to listen to me. It’s a real challenge, and it is really something we have to address. We’re talking about individuals here without representation, without lawyers. M.
Benzie : Avec tout le respect que je vous dois, sénatrice, nous parlons ici de dizaines de milliers de créateurs, qui ont tous des besoins et des désirs concurrents, et beaucoup d’entre eux sont des particuliers. Si vous pensez qu’Oorbee peut prendre le temps de venir parler aux gens du CRTC, vous vous trompez. Ensuite, quand nous essayons de nous organiser, eh bien, je ne sais pas si le CRTC va m’écouter. C’est un véritable défi, et c’est vraiment un problème qu’il faut régler. Nous parlons ici de particuliers sans représentation, sans avocat.
Senator Dasko: I take your point, but I do think it’s possible — and I tend to be on the optimistic side — that we can find a way to do it without touching the algorithms. Those algorithms can still continue to operate the way they are, and yet there is another process that can be put into place that will deal with the discoverability. La sénatrice Dasko : Je comprends votre point de vue, mais je pense qu’il est possible — et j’ai tendance à être optimiste — de trouver une façon d’y arriver sans toucher aux algorithmes.
Les algorithmes pourraient continuer de fonctionner comme à l’heure actuelle pendant que d’autres mesures seraient mises en place pour accroître la découvrabilité. Mr. Benzie: I will say it is a better starting point than we have today, but it is not without challenges. M. Benzie : Je dirais que ce serait un meilleur point de départ que ce que nous avons aujourd’hui, mais que cela ne sera pas sans défis. Senator Dasko: For sure. Thank you. La sénatrice Dasko : C’est certain. Merci. Senator Plett: Let me be completely transparent here, chair.
I am not a regular on this committee, although I am an ex officio member. I came tonight because of what I read and heard this morning, and Mr. Benzie has done a good job of explaining that. I won’t belabour that other than to just simply voice my absolute frustration and, quite frankly, disgust that the minister’s parliamentary secretary would do what Chris Bittle has done and that these witnesses would be bullied at committee over in the other place. I certainly am sorry to all of the witnesses that have Le sénateur Plett : Permettez-moi d’être tout à fait transparent, monsieur le président.
Je ne suis pas officiellement membre de ce comité, bien que j’en sois membre d’office. Je suis là ce soir en raison de ce que j’ai lu et entendu ce matin; M. Benzie a bien expliqué la situation. Je ne m’étendrai pas sur le sujet, si ce n’est pour exprimer ma frustration absolue et, franchement, mon dégoût devant ce qu’a fait le secrétaire parlementaire du ministre, Chris Bittle, et le fait que des témoins ont été intimidés au comité de l’autre Chambre. Je suis 28-9-2022 Transports et communications 21:21
been bullied in any way. This is, again, an indication of what this NDP-Liberal government does when they want their way and when they want things moved through without anybody asking any questions. profondément désolé pour tous les témoins qui ont été intimidés d’une façon ou d’une autre. C’est une bonne illustration, encore une fois, de ce que fait ce gouvernement néo-démocrate–libéral lorsqu’il veut que les choses fonctionnent comme il l’entend et qu’elles avancent sans que personne ne pose de questions. I have one very brief question, and then I’ll yield what time I have to regular senators around the table.
Mr. Benzie, right now it doesn’t look like 4.2 will be removed. It doesn’t look like this government has any intention of accepting any real amendments to this bill. Now, if 4.2 isn’t removed from this bill, would this confirm for you that they, in fact, do intend that the CRTC regulate user-generated content, and what do you think will be the consequences of that? How will creators respond? J’ai une très brève question à poser, puis je céderai le temps qu’il me reste aux sénateurs qui sont membres réguliers du comité. Monsieur Benzie, pour l’instant, il ne semble pas que l’article 4.2 sera supprimé.
Il ne semble pas que le gouvernement ait l’intention d’accepter de véritables amendements à ce projet de loi. Donc si l’article 4.2 n’est pas retiré du projet de loi, cela confirmerait-il, selon vous, qu’il a en fait l’intention que le CRTC réglemente le contenu généré par les utilisateurs, et quelles en seront les conséquences, d’après vous? Comment les créateurs réagiront-ils? Mr. Benzie: I think that if 4.2 stays in unamended, we’ve passed a bill that includes the entire internet. I’m happy to go into details, but it does. There is no argument against it. I think it puts creators’ livelihoods at risk.
We’ve heard time and time again that this is not about cat videos and it’s not about creators. I don’t think the government even wrote this bill with us in mind, but we exist and we’re here, and Oorbee’s and Morghan’s channels matter and their livelihoods matter. I think that to leave that up to the whim of an unelected bureaucratic body is a mistake. M. Benzie : Je pense que si l’article 4.2 reste inchangé, nous aurons adopté une loi qui s’applique à Internet dans son ensemble. Je serai heureux de vous en parler plus en détail, mais c’est la situation. Rien ne me convaincra du contraire.
Je pense que cela met en péril le moyen de subsistance des créateurs. Nous avons entendu à maintes reprises qu’il ne s’agit pas d’empêcher les vidéos de chats ni de nuire aux créateurs. Je ne pense même pas que le gouvernement ait pensé à nous lorsqu’il a rédigé ce projet de loi, mais nous existons, nous sommes là, les chaînes d’Oorbee et de Morghan ont de la valeur, et leurs moyens de subsistance comptent. Je pense que c’est une erreur que de laisser tout cela au bon vouloir d’un organisme bureaucratique composé de responsables non élus. Senator Plett: Ms. Roy, you threw your hands up when I asked the question.
Would you like to respond? Le sénateur Plett : Madame Roy, vous avez levé la main quand j’ai posé ma question. Voulez-vous y répondre? Ms. Roy: As a digital creator, I feel that if 4.2 goes in as it stands, then I have to go look for a full-time job. It’s a depressing reality for me to see that my content is going to be pushed aside. I’ve just gotten this platform. I’m not young; I’m almost 50, and I’ve been working really hard to get to a place where I can do something like this. I haven’t done it with a lot of help.
For someone else to come in, push me aside and dictate what my audience wants to see, I can’t fight that. I’m very discouraged. That’s how I feel. Mme Roy : En tant que créatrice de contenu numérique, j’ai l’impression que si l’article 4.2 entre en vigueur tel quel, je devrai me chercher un emploi à temps plein. C’est déprimant pour moi de voir que mon contenu sera mis de côté. Je viens juste d’obtenir cette plateforme. Je ne suis pas jeune, j’ai presque 50 ans, et j’ai travaillé très dur pour arriver à faire quelque chose comme cela. Je n’ai pas eu beaucoup d’aide.
Qu’on puisse me mettre de côté et décider à ma place de ce que mon public veut voir, je ne peux pas lutter contre ça. Je suis vraiment découragée. C’est comme cela que je me sens. Senator Plett: Thank you to all three of you for taking the time. We really appreciate your going out on a limb and standing up to a bully government. Thank you very much. Le sénateur Plett : Merci à vous trois de prendre le temps de comparaître ici. Nous vous sommes vraiment reconnaissants d’oser tenir tête à ce gouvernement intimidateur. Merci beaucoup. Senator Klyne: I’m a senator from Saskatchewan.
I have a quick question, and then I’ll yield my time to Mr. Benzie and Ms. Roy if they want to finish up what they were going to say in answer to Senator Simons’ question. Le sénateur Klyne : Je suis un sénateur de la Saskatchewan. J’ai une brève question à poser, après quoi je céderai mon temps à M. Benzie et à Mme Roy, s’ils veulent terminer ce qu’ils allaient dire en réponse à la question de la sénatrice Simons. 21:22 Transport and Communications 28-9-2022
You said we have an opportunity to fix this bill, which I assume you view to be a great disruptor to your revenue model. Have we covered the opportunity to fix this bill, or did you need a little 30-second sound bite on that? Vous avez dit que nous avions l’occasion de corriger ce projet de loi, que vous considérez, je suppose, comme un grand perturbateur dans votre modèle de revenus. Avons-nous bien parlé de la possibilité de corriger ce projet de loi, ou avez-vous besoin d’un petit clip de 30 secondes à ce sujet? Ms.
Fortier: What keeps me up at night about this bill is the potential to gate content that is deemed not Canadian, either entering into the country or within the country. With retaliation from other countries, should this type of a law pass through, we’re done. I don’t mean my company. I mean we don’t need to talk about this bill anymore because it’s over. That will affect regionalized content creators, small content creators and larger content creators. The world is watching. Australia will follow, and the U.K.
If the U.S. were to decide, well, what’s fair is fair, that’s a complete game changer that no one seems to be talking about, which scares me. There is a very real potential here. It’s the free, open internet for a reason. Attempting to put in place a bill that insists the government mandates its behaviour and intentionally gates content of a particular nature is exceptionally problematic. Mme Fortier : Ce qui me tient éveillée la nuit, à propos de ce projet de loi, c’est le risque qu’on interdise du contenu jugé non canadien, à l’entrée ou à l’intérieur du pays.
Si d’autres pays prennent des mesures de représailles contre nous, si ce projet de loi est adopté, nous sommes faits. Je ne parle pas de mon entreprise. Je veux dire que nous n’avons même plus besoin de parler de ce projet de loi parce que c’est terminé. Ses effets se feront sentir sur les créateurs de contenu régional, les petits créateurs de contenu comme les grands créateurs de contenu. Le monde nous regarde. L’Australie et le Royaume-Uni suivront. Si les États-Unis décidaient de ce qui est juste, cela changerait complètement la donne, et personne ne semble en parler : cela me fait peur.
Il y a un risque très réel ici. Il y a des raisons pour lesquelles Internet est si libre et ouvert. Il est exceptionnellement problématique de tenter de mettre en place un projet de loi qui permette au gouvernement d’imposer les comportements qu’il veut et de bloquer intentionnellement les contenus d’une certaine nature. To your earlier question, we would need to make sure that we were offside, whether that’s as simple as a VPN or I’m trying to figure out how to make a head office in Ireland.
I don’t know what the options are, but we would need to make sure that we were somehow, in some way, out of scope from this, which is probably the least investment you could do to innovate an industry. It’s the counter-process. If Canadians want to see Canadian content, shouldn’t we be creating an environment where they’re making it instead of creating what is currently a hostile environment where content creators have been vilified? I am dumbfounded by the whole situation. Thank you for asking.
Pour répondre à votre question précédente, nous devrons nous assurer d’être exclus de tout cela, que ce soit par un moyen aussi simple qu’un VPN ou en trouvant le moyen d’ouvrir des bureaux en Irlande. Je ne sais pas quelles sont les options, mais nous devrons nous assurer d’être, d’une manière ou d’une autre, hors du champ d’application de cette loi, qui est probablement le pire investissement qu’on puisse faire pour renouveler une industrie. C’est contre-productif.
Si les Canadiens veulent voir du contenu canadien, ne devrions-nous pas créer un environnement dans lequel ils peuvent le créer au lieu de créer un tel environnement hostile, dans lequel les créateurs de contenu sont dénigrés? Je suis abasourdie par la situation. Merci d’avoir posé la question. Senator Klyne: I would like Ms. Roy and Mr. Benzie to have the opportunity to finish up. Le sénateur Klyne : J’aimerais que Mme Roy et M. Benzie aient l’occasion de terminer ce qu’ils voulaient dire. Ms. Roy: I’m d