Senate Committee — TRCM — Evidence — 102ev-57013
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EVIDENCE TÉMOIGNAGES OTTAWA, Wednesday, October 30, 2024 OTTAWA, le mercredi 30 octobre 2024 The Standing Senate Committee on Transport and Communications met with videoconference this day at 6:46 p.m. [ET] to study matters relating to transport and communications generally. Le Comité sénatorial permanent des transports et des communications se réunit aujourd’hui, à 18 h 46 (HE), avec vidéoconférence, pour étudier toute question concernant les transports et les communications en général. Senator Julie Miville-Dechêne (Deputy Chair) in the chair.
La sénatrice Julie Miville-Dechêne (vice-présidente ) occupe le fauteuil. [Translation] [Français] The Deputy Chair: Honourable senators, I am Julie Miville- Dechêne, a senator from Quebec and the deputy chair of this committee. Tonight, I will be chairing the meeting in Senator Housakos’s absence. La vice-présidente : Honorables sénatrices et sénateurs, je m’appelle Julie Miville-Dechêne, je suis une sénatrice du Québec et je suis vice-présidente de ce comité. Ce soir, j’assume la présidence en l’absence du sénateur Housakos. [English] [Traduction] I would now invite my colleagues to introduce themselves.
J’invite à présent mes collègues à se présenter. Senator Simons: Hello. I’m Senator Paula Simons. I come from Alberta and from Treaty 6 territory. La sénatrice Simons : Bonjour, je suis la sénatrice Paula Simons. Je viens de l’Alberta et du territoire visé par le Traité no 6. Senator Fridhandler: Senator Daryl Fridhandler, from Alberta. Le sénateur Fridhandler : Sénateur Daryl Fridhandler, de l’Alberta. Senator Clement: Bernadette Clement, Ontario. La sénatrice Clement : Bernadette Clement, de l’Ontario. Senator Dasko: Senator Donna Dasko, from Ontario.
La sénatrice Dasko : Sénatrice Donna Dasko, de l’Ontario. [Translation] [Français] The Deputy Chair: Thank you, colleagues. La vice-présidente : Merci, chers collègues. This evening, we are continuing our study of the local and regional services provided by CBC/Radio-Canada. Our witnesses are joining us by video conference. Ce soir, nous poursuivons notre étude des services locaux et régionaux de la SRC/Radio-Canada.
Le comité accueille des témoins par vidéoconférence. [English] [Traduction] We have April Lindgren, Professor, School of Journalism, Toronto Metropolitan University; Marla Boltman, Executive Director, and Sarah Andrews, Director of Government and Media Relations from Friends of Canadian Media; and Derrick Gray, Chief Research and Operations Officer at Numeris.
Nous accueillons April Lindgren, professeure à l’École de journalisme de l’Université Toronto Metropolitan; Marla Boltman, directrice générale et Sarah Andrews, directrice, Relations gouvernementales et avec les médias des Amis des médias canadiens; et Derrick Gray, chef de la recherche et des opérations de Numeris. Welcome, and thank you for joining us. We will first hear opening remarks of five minutes each, starting with Professor Lindgren, followed by Ms. Boltman and then Mr. Gray. Opening remarks will be followed by questions and answers. Professor Lindgren, you have the floor.
Soyez les bienvenus et merci de votre présence. Nous écouterons d’abord vos observations préliminaires, pour lesquelles vous disposerez de cinq minutes chacun, et nous commencerons par la professeure Lindgren, puis ce sera le tour de Mme Boltman et, enfin, de M. Gray. Les observations préliminaires seront suivies de questions et réponses. Professeure Lindgren, vous avez la parole. 30-10-2024 Transports et communications 102:1
April Lindgren, Professor, School of Journalism, Toronto Metropolitan University, as an individual: Thank you very much, and thank you to the committee for inviting me here today. April Lindgren, professeure, École de journalisme, Université de Toronto Metropolitan, à
titre personnel : Je vous remercie, et je remercie le comité de m’avoir invitée aujourd’hui. I run something called the Local News Research Project at Toronto Metropolitan University School of Journalism. That’s formerly Ryerson. One of our initiatives is something called the Local News Map. It is an online resource that tracks where and when a print, a broadcast or an online local news outlet closes, when one launches and if their service increases or decreases. We have data that goes back to 2008.
I’m going to draw upon that data today to make the point that there’s a significant role, I think, for the CBC in meeting the information needs of local communities at a time when many people have less and less access to local news. Je dirige le Local News Research Project de l’École de journalisme de l’Université de Toronto Metropolitan, l’ancienne Ryerson. La Local News Map est une de nos initiatives. Il s’agit d’une ressource en ligne qui suit où et quand un journal, une émission ou une source de nouvelles locales en ligne disparaît, quand il s’en lance une et si les services augmentent ou diminuent.
Nous avons des données qui remontent jusqu’à 2008. J’utiliserai ces données aujourd’hui pour montrer que la CBC a un rôle important à jouer pour ce qui est de répondre aux besoins d’information de collectivités à un moment où beaucoup de gens ont de moins en moins accès à des nouvelles locales.
For the purposes of our project, the definition of a local news outlet is one that maintains independence from its sources far from the people it covers, demonstrates a commitment to accuracy, transparency and reporting methods and is devoted primarily to reporting and disseminating timely, originally produced news about people, places, issues and events in a defined geographic area.
Aux fins de notre projet, un média local est un média qui maintient son indépendance par rapport à ses sources éloignées des personnes qu’il couvre, qui démontre un attachement à l’exactitude et à la transparence des méthodes de reportage et qui se consacre principalement à rapporter et à diffuser en temps opportun des nouvelles produites de son chef sur des personnes, des lieux, des enjeux et des événements dans une zone géographique définie. We produce a
summary report of the Local News Map every two months. I shared a copy with the committee in advance, although I’m not sure if you have it yet. The latest data shows that 521 local news outlets have closed in 347 communities across Canada since 2008. Now, three quarters of those were community newspapers that published fewer than five times a week, but in the last 18 months or so, broadcast news is also taking a hit. We’ve had CBC and Global cancelling local newscasts and shutting down radio stations.
When I checked recently, 37 local radio stations have closed since 2008, but fully a third, about 11 of them, have happened in just the last 18 months, to that earlier point I was making. Now, of course, local news outlets have also opened since 2008, but only about half as many have opened as have closed, so there’s been a net loss. Nous produisons tous les deux mois un rapport
sommaire de la Local News Map. J’en ai communiqué un exemplaire au comité à l’avance, mais je ne sais pas si vous l’avez déjà reçu. Les dernières données montrent que, depuis 2008, 521 médias locaux ont fermé dans 347 collectivités du Canada. Il s’agissait, dans les trois quarts des cas, de journaux communautaires qui comptaient moins de 5 éditions par semaine, mais depuis les 18 derniers mois environ, les nouvelles radiodiffusées sont également touchées. CBC/Radio-Canada et Global ont annulé des bulletins de nouvelles locaux et fermé des stations de radio.
Par rapport à ce que je disais plus tôt, j’ai vérifié récemment et 37 stations de radio locales ont disparu depuis 2008, mais un tiers d’entre elles, soit environ 11, ont fermé au cours des 18 derniers mois. Évidemment, des médias locaux ont également été créés depuis 2008, mais il s’en est ouvert moitié moins qu’il n’en est disparu, ce qui signifie que nous avons une perte nette.
In the spring, we did a deeper dive into what is now 15 years of data from this map, and I think the results demonstrate the need for a public broadcaster to play an even larger role going forward in filling the local news voids caused by the retreat of commercial media. Au printemps, nous avons examiné de plus près ce qui représente maintenant 15 années de données sur cette carte, et je pense que les résultats montrent qu’il est nécessaire qu’un radiodiffuseur public joue un rôle encore plus grand à l’avenir pour combler les vides en matière de nouvelles locales causés par le départ de médias commerciaux.
Between 2008 and April of this year, which is when we looked at the data, nearly half of all the closings occurred in places with fewer than 20,000 people. By comparison, only about 75 launched in these small communities. I think there’s a case to be made that a public broadcaster has a role to play in ensuring Entre 2008 et avril de cette année, qui est le moment où nous avons examiné les données, près de la moitié des fermetures se sont produites dans des localités comptant moins de 20 000 habitants. En comparaison, il n’y a eu qu’environ 75 lancements dans ces petites collectivités.
Il me semble justifié 102:2 Transport and Communications 30-10-2024
these smaller places have access to news and information, just like people who live in more populous locations. qu’un radiodiffuseur public joue un rôle pour que ces petites localités aient accès aux nouvelles et à l’information, au même
titre que les habitants de régions plus peuplées. Since 2014, the closings have also increasingly been concentrated in lower-income places where, arguably, people have less capacity to pay for local news, and they need a free source like the CBC. Between 2019 and 2024, for instance, about two thirds of all the closings happened in places that had less than the national median income.
Depuis 2014, les fermetures sont aussi de plus en plus concentrées dans des localités à faible revenu où les gens ont probablement moins les moyens de payer pour avoir des nouvelles locales, et ils ont besoin d’une source gratuite comme CBC/Radio-Canada. Entre 2019 et 2024, par exemple, environ les deux tiers des fermetures sont intervenues dans des localités où le revenu est inférieur au revenu médian national. Now, of course, news outlets start up and they close over time in communities, so we wanted to see if there are any actual winners over time. We didn’t find very many.
However, overall, we found that in 239 communities, the number of closings exceeded the number of launches. In other words, people have access to fewer sources of local news. By comparison, only 76 have emerged, by which I mean the number of new arrivals over time in these communities has been greater than the number of closings. Il est évident que des médias ouvrent et ferment au fil du temps dans les collectivités. Par conséquent, nous voulions voir s’il y avait des gagnants dans le temps. Nous n’en avons pas trouvé beaucoup.
Cependant, dans l’ensemble, nous avons constaté que dans 239 collectivités, le nombre de fermetures dépassait celui des lancements. Autrement dit, la population a accès à moins de sources de nouvelles locales. En comparaison, seuls 76 médias sont apparus. Je veux dire par là que le nombre de nouveaux arrivants au fil du temps dans ces collectivités est supérieur au nombre de fermetures. A question I often get asked is whether the new independent mostly digital local news media arriving on the scene can pick up the slack.
They are certainly important, and they often produce good journalism, but they remain relatively small and limited in number. I can elaborate on that later, if you would like. On me demande souvent si les nouveaux médias locaux indépendants et principalement numériques qui arrivent peuvent prendre le relais. Ils sont certainement importants, et ils produisent souvent un bon journalisme, mais ils demeurent relativement petits et limités en nombre. Je peux donner plus de détails par la suite, si vous le souhaitez. I’ll wrap up by saying Canadians are aware there is a problem.
Data recently gathered from a McGill University study shows that only about half of people in cities and towns are somewhat satisfied or satisfied with local news coverage. That satisfaction level drops to 40% among rural residents. Je dirai pour terminer que les Canadiens sont conscients qu’il y a un problème. Des données recueillies dernièrement venant d’une étude de l’Université McGill montrent que seulement la moitié des habitants des villes sont relativement satisfaits ou satisfaits de la couverture des nouvelles locales. Ce taux de satisfaction descend à 40 % dans la population rurale. My time is up.
I’ll conclude by saying that at a time when the private sector media in many communities is not able to provide people with the news and information required to navigate daily life, I think the public broadcaster, particularly CBC online and CBC Radio, has an increasingly important role to play in ensuring that those needs are addressed. Mon temps de parole est écoulé.
Je dirai pour conclure qu’à mon avis, à un moment où, dans de nombreuses collectivités, les médias du secteur privé ne sont pas en mesure de fournir aux gens les nouvelles et l’information nécessaires à la vie quotidienne, le radiodiffuseur public, en particulier CBC/Radio- Canada en ligne et CBC Radio, a un rôle de plus en plus important à jouer si l’on veut répondre à ces besoins. The Deputy Chair: Thank you very much for all of this data, Ms. Lindgren. Over to Ms. Marla Boltman with Ms. Sarah Andrews. You both have five minutes that you may divide as you want.
La vice-présidente : Je vous remercie de toutes ces données, madame Lindgren. La parole est maintenant à Mme Marla Boltman et à Mme Sarah Andrews. Vous disposez de cinq minutes que vous pouvez partager comme vous voulez. Marla Boltman, Executive Director, Friends of Canadian Media: Good evening. Thank you, senators, for inviting us to appear this evening. My name is Marla Boltman, and I am the executive director of Friends of Canadian Media. We are a non‑profit, non-partisan citizen’s movement that stands up for Canadian voices in Canadian media.
We work to protect and defend Canada’s rich cultural sovereignty and the healthy Marla Boltman, directrice générale, Les Amis des médias canadiens : Bonsoir. Je vous remercie, honorables sénateurs, de m’avoir invitée à comparaître devant vous ce soir. Je m’appelle Marla Boltman et je suis directrice générale des Amis des médias canadiens. Nous sommes un mouvement citoyen non partisan et à but non lucratif qui défend la voix des Canadiens dans les médias canadiens. Nous nous attachons à protéger et à défendre 30-10-2024 Transports et communications 102:3
democracy it sustains. Joining me is Sarah Andrews, our director of government and media relations, who will conclude our opening remarks in French. Together, in English and in French, we are here with a simple, unmistakable message: Local news has never been more needed and yet never more at risk. la richesse culturelle souveraine du Canada et, de ce fait, la santé de sa démocratie. Je suis accompagnée de Sarah Andrews, notre directrice des Relations gouvernementales et avec les médias, qui conclura nos observations préliminaires en français.
Ensemble, en anglais et en français, nous sommes porteuses d’un message simple et sans équivoque : nous n’avons jamais eu autant besoin des nouvelles locales et, pourtant, elles n’ont jamais été aussi menacées. It is virtually impossible to place a value on the importance of local news, that is credible, verifiable and subjected to rigorous editorial oversight. Local news connects us in our communities and between our communities. It keeps us informed and less vulnerable to those who seek to disinform. In so doing, it helps to keep us together.
Il est pratiquement impossible de dire combien les nouvelles locales sont importantes, c’est-à-dire des nouvelles crédibles, vérifiables et soumises à un contrôle éditorial rigoureux. Les nouvelles locales nous relient au sein de nos collectivités et entre collectivités. Elles nous informent et nous rendent moins vulnérables face à ceux qui cherchent à nous désinformer. Ce faisant, elle nous aide à rester unis. Local news also serves as a check on authority by challenging those in positions of power, creating accountability and combatting corruption.
As parliamentarians in our upper house — who, in your own right, serve a challenge function — I am sure you will agree strongly with this important duty. It is for all of these reasons that we say quite seriously that our democratic health very much relies upon the well-being of local news. Les nouvelles locales constituent aussi un frein à l’autorité en remettant en question les personnes en position de pouvoir, en créant une obligation de rendre des comptes et en luttant contre la corruption.
En tant que parlementaires de notre chambre haute — qui, vous-mêmes, remplissez une fonction de remise en question —, vous serez certainement d’accord avec ce devoir important. C’est pour toutes ces raisons que nous déclarons très sérieusement que la santé de notre démocratie dépend en grande
partie de la santé des nouvelles locales. But sadly, as you know, it is in crisis. Cutbacks combined with inconsistent attempts to recreate the financial and distribution models that online technologies have disrupted have left local news organizations struggling. Occasionally, we will see an Internet start-up plug some gaps by providing bulletins and information or unedited, unverified opinion, but this is no substitute. Such ventures lack the scale, the heft and the trust required to contribute a fraction of what is being lost.
Malheureusement, cependant, comme vous le savez, les nouvelles locales sont en crise. Les coupes budgétaires, combinées à des tentatives incohérentes visant à recréer les modèles financiers et de distribution que les technologies en ligne ont bouleversés, placent les organismes de presse locaux dans une situation difficile. Il arrive qu’une jeune entreprise sur Internet comble certains vides en diffusant des bulletins et des informations ou des opinions non éditées et non vérifiées, mais cela ne remplace pas les nouvelles locales.
Ces entreprises n’ont ni l’envergure ni le poids voulu et elles n’inspirent pas la confiance nécessaire pour apporter une fraction de ce qui est perdu. [Translation] [Français] Sarah Andrews, Director, Government and Media Relations, Friends of Canadian Media: We’ve seen private media sell radio stations and centralize television. We’ve seen dozens of dailies and weeklies be acquired and shut down. It’s no exaggeration to say that, when it comes to local media, as with national media, we’re witnessing a blatant market failure.
Sarah Andrews, directrice, Relations gouvernementales et avec les médias, Les Amis des médias canadiens : Nous avons vu des médias privés vendre des stations de radio et centraliser la télévision. Nous avons vu des dizaines de quotidiens et d’hebdomadaires être rachetés et fermés. Ce n’est pas exagéré de dire qu’en ce qui concerne les médias locaux, comme pour les médias nationaux, nous assistons à une défaillance flagrante du marché. That’s what makes CBC/Radio-Canada so vital. It continues to provide service to the entire country.
CBC/Radio-Canada is a source of local news gathering and reporting relied on by almost everyone. In Quebec, in the North, in rural communities and C’est ce qui rend CBC/Radio-Canada si vitale. Elle continue de desservir tout le pays. CBC/Radio-Canada constitue une source de collecte d’informations et de reportages locaux sur laquelle s’appuie presque tout le monde. Au Québec, dans le 102:4 Transport and Communications 30-10-2024
elsewhere, it’s CBC/Radio-Canada that people turn to for information and news. Nord, dans les communautés rurales et ailleurs, c’est vers CBC/ Radio-Canada que les gens se tournent pour obtenir de l’information et des nouvelles. Despite that, some people want to see our national public broadcaster defunded. Mais malgré cela, certaines personnes veulent que notre radiodiffuseur public national soit définancé. The harm that such a measure could do to our communities, our ability to counter disinformation and the health of our democracy is almost impossible to gauge.
Les dommages que de tels gestes pourraient causer à nos communautés, à notre capacité de contrer la désinformation et à notre santé démocratique sont presque impossibles à mesurer. In conclusion, we have several recommendations for the committee. En conclusion, nous avons quelques recommandations à faire au comité. First, CBC/Radio-Canada must receive more support for local news production and distribution, which need to be properly funded. Premièrement, il faut soutenir davantage la création et la diffusion des nouvelles locales pour CBC/Radio-Canada en veillant à ce qu’elles soient adéquatement financées.
Second, the CBC/Radio-Canada mandate must be updated to ensure that local news is correctly prioritized. Deuxièmement, il faut veiller à ce que les nouvelles locales soient correctement priorisées grâce à un mandat actualisé pour CBC/Radio-Canada. Lastly, we can’t ignore what polls keep telling us: Canadians want and need an improved version of CBC/Radio-Canada. Enfin, il ne faut pas ignorer ce que les sondages ne cessent de nous dire : les Canadiens veulent et ont besoin d’une version améliorée de CBC/Radio-Canada. Thank you. We will be pleased to answer your questions. Merci beaucoup.
C’est avec plaisir que nous répondrons à vos questions. The Deputy Chair: Thank you, ladies, for being concise. It’s greatly appreciated. La vice-présidente : Merci, mesdames, de votre concision. C’est très apprécié. [English] [Traduction] Now I will ask Mr. Derrick Gray to speak for five minutes. Je cède maintenant la parole à M. Derrick Gray pour cinq minutes. Derrick Gray, Chief Research and Operations Officer, Numeris: Thank you, Madame Chair, and good evening to the senators. Thank you for inviting me. My name is Dr. Derrick Gray.
I’m the chief research and operations officer for Numeris, a not-for-profit joint industry committee responsible for video and audio audience estimates to support the Canadian media industry. Derrick Gray, chef de la recherche et des opérations, Numeris : Je vous remercie, madame la présidente. Bonsoir sénateurs. Je vous remercie de m’avoir invité. Je m’appelle Derrick Gray. Je suis chef de la recherche et des opérations à Numeris, qui est un comité mixte de l’industrie à but non lucratif chargé de fournir des estimations sur les auditoires audio et vidéo en appui à l’industrie canadienne des médias.
I’ve been asked to look at the performance of CBC as well as SRC over the past 10 years in comparison to some of the other for-profit channels or privately owned channels. On m’a demandé d’examiner la performance de CBC et de la SRC au cours des 10 dernières années par rapport à d’autres chaînes et stations à but lucratif ou privées. Looking at the data, in the case of television — I’ll start with television and then I’ll go on to radio. In the case of television, we do see that all TV networks have been showing downward trends in audiences over the past 10 years.
The CBC network itself does tend to have a steeper decline in their audiences than the other privately owned networks, with the exception of Western Canada — Manitoba, Saskatchewan, Alberta and B.C. — where we do see two large privately owned networks that are showing a much steeper decline in audiences than the Prenons les données relatives à la télévision — je commencerai par la télévision et passerai ensuite à la radio. Nous constatons pour toutes les chaînes de télévision une tendance à la baisse du nombre de téléspectateurs au cours des 10 dernières années.
Le réseau CBC/Radio-Canada lui-même enregistre une baisse plus marquée que les réseaux privés, sauf dans l’Ouest du Canada — c’est-à-dire au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique —, où deux grands réseaux privés affichent une baisse d’auditoire beaucoup plus importante 30-10-2024 Transports et communications 102:5
CBC. If we look at SRC, we see it is relatively flat in most regions in terms of their audience. However, in Quebec, where the bulk of their viewership comes from, they have a decline there, but their decline is less than some of the other French privately owned networks. que celle de CBC/Radio-Canada. Si nous prenons la SRC, nous voyons que son auditoire est relativement stable dans la plupart des régions. Toutefois, au Québec, où se trouvent la majorité de ses téléspectateurs, elle enregistre une baisse, mais celle-ci est moins importante que celle de certaines autres chaînes privées françaises.
This pattern tends to hold true for individuals 2 plus, adults 18 years of age and older, as well as adults 25 to 54 years old. We do see that the decline is driven by what is known as reach, which is the number of unique individuals who are tuning in to CBC or SRC as opposed to the time spent. Fewer people are watching; however, those who are watching tend to be watching for more similar amounts of time as before. Cette tendance se confirme généralement chez les enfants âgés de 2 ans et plus, les adultes de 18 ans et plus, ainsi que les adultes de 25 à 54 ans.
Nous constatons que le déclin tient à ce que l’on appelle la couverture, c’est-à-dire le nombre de personnes qui regardent CBC ou Radio-Canada, par opposition au temps qu’ils y consacrent. Il y a moins de téléspectateurs, mais en général, ceux qui existent regardent ces chaînes pratiquement autant qu’avant. Radio is a slightly different story. Again, there is downward pressure on Canadian radio. Most radio stations do show a downward trend in audiences. However, the CBC and SRC radio stations have been relatively flat in terms of audiences over the past ten years.
Their long-term trend ranges anywhere from being up by about 1% to below by 1%, and that’s within relative errors there — it’s fairly flat —
whereas the commercial radio stations do tend to show a downward trend. We see this consistent across the six measured metros, which are French Montreal, English Montreal, Toronto, Calgary, Edmonton and Vancouver. This pattern is quite consistent again for individuals two years of age or older, adults 18 plus and adults 25-54. In the case of CBC and SRC radio, both reach and time spent do show similar patterns and are relatively flat over the past ten years. Les choses sont légèrement différentes pour la radio. Là aussi, il y a une pression à la baisse sur la radio canadienne.
Le nombre d’auditeurs des stations de radio est en baisse. Cependant, l’auditoire des stations de radio de CBC et de la SRC demeure assez stable depuis 10 ans. La tendance à long terme va d’une augmentation d’environ 1 % à une baisse de 1 %, et cela reste dans les limites des erreurs relatives — l’auditoire est relativement stable —, alors que l’auditoire des stations de radio commerciales est généralement en baisse. Cette tendance se confirme dans les six métropoles mesurées, à savoir le Montréal francophone, le Montréal anglophone, Toronto, Calgary, Edmonton et Vancouver.
Elle se confirme aussi chez les enfants de 2 ans et plus, les adultes de 18 ans et plus et les adultes de 25 à 54 ans. Dans le cas de la radio de CBC et de la SRC, la couverture et le temps d’écoute révèlent des tendances similaires et sont relativement stables depuis 10 ans. That would conclude what my data is saying. Voilà qui conclut ce que disent mes données. The Deputy Chair: Thank you. La vice-présidente : Je vous remercie. I will ask a question to start. Je poserai la première question. Senator Simons: You’re the chair. La sénatrice Simons : Vous êtes la présidente. The Deputy Chair: Yes, I can do that.
La vice-présidente : Oui, je peux le faire. [Translation] [Français] Ms. Andrews, my question concerns CBC/Radio-Canada’s mandate. We met with witnesses from the CRTC at our last meeting, and they obviously told us what we already knew. We heard, in particular, that CBC/Radio-Canada has no obligation in its mandate with regard to the number of stations and its regional presence. We’re told that there must be a regional presence based on CBC/Radio-Canada’s financial resources. Therefore, it’s relatively vague. Madame Andrews, ma question porte sur le mandat de CBC/ Radio-Canada.
Nous avons reçu des invités lors de nos dernières séances et évidemment, le CRTC a dit ce que l’on savait déjà. On a entendu notamment que, dans le mandat de CBC/Radio- Canada, il n’y a pas d’obligations quant au nombre de stations et à la présence régionale. On dit qu’il doit y avoir une présence régionale en fonction des moyens financiers de CBC/Radio- Canada. Donc, c’est relativement vague. Are you seeking a more binding mandate? Is CBC/Radio- Canada free to choose how it spends its money, since it’s an independent Crown corporation? Do you want the public Est-ce que vous souhaitez un mandat plus contraignant?
Et est‑ce que Radio-Canada a la liberté de décider où elle met son argent, puisque c’est une société d’État qui a une indépendance? 102:6 Transport and Communications 30-10-2024
broadcaster to lose its independence when it comes to allocating funds? Est-ce que vous souhaitez que le diffuseur public ne soit plus indépendant pour ce qui est de l’allocation des fonds? Ms. Andrews: Let me begin by attempting to answer your question on the mandate, because I think it’s important. Mme Andrews : Tout d’abord, je vais tenter de répondre à votre première question au sujet du mandat, parce qu’à mon avis, c’est important. Much has been said at recent meetings about CBC/Radio- Canada’s licence conditions.
It is true that the current mandate under the Broadcasting Act mentions regions only, not local broadcasting. However, it is mentioned in the licence conditions, which is why CBC/Radio-Canada is required to provide local news. Lors des dernières séances, on a beaucoup parlé des conditions de licence de CBC/Radio-Canada. Il est vrai que le mandat actuel établi dans la
Loi sur la radiodiffusion parle uniquement de régions, et non de radiodiffusion locale. Par contre, on en parle dans les conditions de licence, ce qui fait que CBC/Radio- Canada doit fournir des nouvelles locales. The problem we’re raising as an organization is that the current conditions do not require a minimum expenditure from CBC/Radio-Canada on local news. This was newly included by the CRTC in the latest licences, and it’s the reason we appealed to cabinet for the CRTC to review the decision.
Le problème que nous soulevons en tant qu’organisation, c’est que dans les conditions actuelles, en matière de nouvelles locales, il n’y a pas de minimum de dépenses pour CBC/Radio- Canada. C’est quelque chose de nouveau que le CRTC a intégré dans les dernières licences, et c’est le motif de notre appel auprès du Cabinet afin que le CRTC revoie la décision. As you know, the CRTC has not yet followed up on the referral of the decision, and we’re expecting it to do so within a year, before the current CBC/Radio-Canada licences expire. We consider that the first step would be a minimum expenditure on local news.
The CRTC argues that CBC/Radio-Canada has always fulfilled its obligations, but that’s no reason not to set a minimum expenditure. Comme vous le savez, le CRTC n’a pas encore traité le renvoi de la décision et on s’attend à ce qu’il le fasse d’ici un an, avant l’expiration des licences actuelles pour CBC/Radio-Canada. Pour nous, une première étape serait d’établir un minimum de dépenses pour les nouvelles locales. L’argument du CRTC, c’est que CBC/Radio-Canada a toujours respecté ses obligations, mais ce n’est pas une raison pour ne pas établir un minimum de dépenses.
As for the mandate — the most important question — I’d say that, right now, CBC/Radio-Canada’s mandate is rather vague. As you said, the mandate is to entertain and inform Canadians. The discussion will be interesting. Over the past year, we’ve called on our supporters to ask what they want from CBC/Radio- Canada. En ce qui concerne le mandat — la question plus importante —, je dirais que pour l’instant, le mandat de CBC/ Radio-Canada est plutôt vague. Comme vous l’avez dit, ce mandat est de divertir et d’informer les Canadiens et Canadiennes. Ce sera une discussion très intéressante.
Nous avons fait appel à nos supporteurs dans la dernière année pour leur demander ce qu’ils veulent de la part de CBC/Radio- Canada. Local news was the main topic discussed. I think that anything local is very important to Canadians. Original productions and our stories were mentioned a lot. Radio is also very important to our supporters. On a surtout parlé d’informations locales. Je pense que tout ce qui est local est très important pour les Canadiens. On a beaucoup parlé des productions originales, des histoires d’ici.
La radio est aussi quelque chose de très important pour nos supporteurs. [English] [Traduction] Senator Simons: My first question is for Mr. Gray. La sénatrice Simons : Ma première question est pour M. Gray. I have to tell you, as somebody who spent six years as a CBC Radio producer in Edmonton and Toronto, your numbers cheer me greatly, because I then went on to work in newspapers. I know, as Ms. Lindgren said, that there’s been a precipitous decline in every kind of conventional media in this country.
The fact that CBC Radio is holding firm or perhaps even slightly Je dois vous dire que, pour avoir été pendant six ans productrice à CBC Radio à Edmonton et à Toronto, vos chiffres me réjouissent beaucoup, parce que je suis ensuite allée travailler dans des journaux. Je sais, comme l’a dit Mme Lindgren, que tous les types de médias classiques de ce pays connaissent un déclin marqué. Le fait que CBC Radio se maintienne ou même 30-10-2024 Transports et communications 102:7
going up suggests that they’re doing better than almost anybody else, doesn’t it? augmente légèrement son auditoire donne à penser qu’elle s’en sort mieux que presque toutes les autres, n’est-ce pas? Mr. Gray: In all fairness, I’ve looked at CBC as a single entity, all the CBC Radio stations combined, and the privately owned as a single entity. That is an average. I’m comparing two averages there. M. Gray : En vérité, j’ai examiné CBC comme étant une seule entité, toutes les stations de CBC Radio combinées, et les stations privées comme étant une seule entité. C’est une moyenne. Je compare deux moyennes.
Particular stations, or maybe privately owned radio stations, are doing better than CBC, but as a group, they are showing a decline. You’re absolutely right. CBC does tend to be holding stable and flat over the ten years. Certaines stations, ou peut-être des stations de radio privées, s’en sortent mieux que CBC, mais en tant que groupe, elles affichent une baisse. Vous avez tout à fait raison. CBC reste généralement stable depuis 10 ans. Senator Simons: Radio as opposed to television. La sénatrice Simons : Vous parlez de la radio, pas de la télévision. Mr. Gray: Correct. M. Gray : C’est exact.
Senator Simons: That’s really interesting. I guess the real question then, Professor Lindgren, when you’re looking at closures, you mentioned there were some CBC closures. Can you tell us where those were? La sénatrice Simons : C’est très intéressant. Je suppose que la vraie question, madame Lindgren, quand vous examinez les fermetures, vous avez mentionné des fermetures concernant CBC/Radio-Canada... Pouvez-vous nous dire où elles ont eu lieu? Ms. Lindgren: No, I didn’t mention CBC closings. I said there had been radio station closings, but they’re private and community radio stations.
They’re mostly private and community radio stations that have closed. There were 37, I think, since 2008, but 18 in the last little while. Mme Lindgren : Non, je n’ai pas parlé de fermetures à CBC/ Radio-Canada. J’ai dit que des stations de radio ont fermé, mais il s’agit de stations de radio privées et communautaires. Ce sont surtout des stations de radio privées et communautaires qui ont fermé. Il y en a eu 37, je crois, depuis 2008, mais 18 depuis peu.
Senator Simons: You won’t be able to tell us probably, although I’d love this information, how many communities are, at this point, almost wholly reliant on the CBC for their news? La sénatrice Simons : Vous ne pourrez probablement pas nous le dire, même si j’aimerais le savoir, mais à l’heure actuelle, combien de collectivités dépendent presque entièrement de CBC/Radio-Canada pour leurs nouvelles? Ms. Lindgren: This is one of the dilemmas we have in Canada. We don’t have a good sense of where the so-called news deserts are, which is places that have no local news coverage at all.
We have no idea of how different communities are served and who is better served and who is more poorly served. The answer is that I don’t know the answer to that. CBC could probably answer that question. I do think that lack of information is a bit of a problem when we think about what the role of the broadcaster is, because obviously we want it to be in places where there’s little or no other — if there are little or no other private-sector options, it’s increasingly important in those places. Mme Lindgren : C’est l’un des dilemmes auxquels nous sommes confrontés au Canada.
Nous n’avons pas un portrait fidèle des soi-disant déserts d’information, c’est-à-dire les endroits où il n’y a aucune couverture de l’actualité locale. Nous n’avons aucune idée de la couverture des différentes collectivités, celles qui bénéficient d’une meilleure couverture et celles qui sont plus mal couvertes. La réponse est que je ne connais pas la réponse. CBC/Radio-Canada pourrait probablement répondre à cette question.
Je pense que le manque de renseignements est en soi un problème lorsque nous réfléchissons au rôle du radiodiffuseur, car il est évident que nous voulons qu’il soit présent là où les autres diffuseurs sont peu nombreux ou carrément absents — s’il y a peu ou pas d’autres options dans le secteur privé, c’est de plus en plus important dans ces endroits. I will add I think it’s increasingly important in those places in an era when we have so much more unpredictable weather, emergencies, floods and fires.
Radio remains a very important part of notification and getting information to people in really difficult situations. It’s no coincidence that the emergency kits J’ajouterai que je pense que la présence de CBC/Radio-Canada est de plus en plus importante dans ces endroits à une époque où les conditions météorologiques, les urgences, les inondations et les incendies sont de plus en plus imprévisibles. La radio reste un élément très important de la notification et de la transmission 102:8 Transport and Communications 30-10-2024
that people are recommended to have if there’s a wildfire or floods coming is a crank radio. d’informations aux personnes se trouvant dans des situations très difficiles. Ce n’est pas une coïncidence si les trousses d’urgence que l’on recommande aux gens d’avoir en cas d’incendie ou d’inondation contiennent une radio à manivelle. Senator Simons: I have questions for everybody. I’m going back to Mr. Gray for a minute. La sénatrice Simons : J’ai des questions pour tout le monde. Je reviens à M. Gray pour une minute.
One of the challenges is that we’re looking at television numbers knowing that far fewer people are watching television in any way, not just watching the television news. They’re not watching linear TV. Lots of people under 30 don’t own a television set at all. Are you tracking downloads or clicks to CBC web pages or private radio web pages? I think that is how many people consume their news, even if it’s produced by what were conventional broadcasters who have pivoted to digital.
L’un des défis est que nous regardons les chiffres de la télévision en sachant que beaucoup moins de gens regardent la programmation télévisuelle, quelle qu’elle soit, pas seulement les journaux télévisés. Ils ne regardent pas la télévision conventionnelle. Bien des jeunes de moins de 30 ans ne possèdent pas de téléviseur. Suivez-vous les téléchargements ou les clics sur les pages Web de CBC/Radio-Canada ou des radios privées? Je pense que c’est ainsi que beaucoup de gens consomment leurs actualités, même si elles sont produites par des radiodiffuseurs conventionnels qui sont passés au numérique. Mr.
Gray: We’re tracking video. The clicks on a web page would not be measured by us. However, we would capture streaming from CBC Gem, either via a connected TV or smartphone. M. Gray : Nous suivons la vidéo. Nous ne mesurons pas les clics sur une page Web. En revanche, nous saisissons la diffusion en continu de CBC Gem, soit sur un téléviseur connecté, soit sur un téléphone intelligent. The currency that is used for trading right now, which is what I referred to in the data set I looked at, is for linear television because that is how ads are bought and sold in Canada right now.
L’étalon utilisé pour les échanges à l’heure actuelle, et c’est ce à quoi j’ai fait référence dans l’ensemble de données que j’ai examiné, est celui de la télévision conventionnelle, car c’est ainsi que les publicités sont achetées et vendues au Canada à l’heure actuelle. We do have a service that is currently running that measures video in terms of streaming across pure plays, broadcaster video on demand and so forth in Ontario and Quebec. The media industry does have access to that data. By summer, our hope is we should roll that out nationally.
Then it’s up to the industry as at what point they want to transition to that as the currency. Nous disposons d’un service qui mesure la vidéo en fonction de la diffusion en continu de sociétés non diversifiées, la vidéo à la demande des diffuseurs et le reste en Ontario et au Québec. L’industrie des médias a accès à ces données. D’ici l’été, nous espérons pouvoir déployer ce service à l’échelle nationale. Il appartiendra ensuite à l’industrie de décider à quel moment elle souhaite adopter cet étalon. As I said, clicks to websites and banners are outside the scope of our measurement service.
We are audio and video. Comme je l’ai dit, les clics sur les sites Web et les bannières ne relèvent pas de notre service de mesure. Nous nous occupons de l’audio et de la vidéo. Senator Simons: I worked in broadcasting for years in private radio before the CBC. The reason the ratings mattered is because that was how you sold the ads. La sénatrice Simons : J’ai travaillé dans le secteur de la radiodiffusion pendant des années, dans des radios privées avant de travailler à CBC. Les cotes d’écoute étaient importantes parce que c’est ainsi que l’on vendait les publicités. Mr. Gray: Correct. M. Gray : C’est exact.
Senator Simons: A sore point with many print publications is that CBC sells ads on its websites. Does that have anything to do with your ratings, or is that based entirely on the information they generate and say to their advertisers they are getting “x” many clicks because Google tells them that? La sénatrice Simons : Un point épineux pour de nombreuses publications écrites tient au fait que CBC/Radio-Canada vend de la publicité sur ses sites Web.
Est-ce que cela a quelque chose à voir avec vos classements, ou est-ce que cela repose entièrement sur l’information que la société génère, où elle dit à ses annonceurs qu’ils obtiennent « x » nombre de clics parce que Google le lui dit? 30-10-2024 Transports et communications 102:9
Mr. Gray: Ads in terms of websites and print fall under Vividata which is a different organization. They would be the individuals measuring that for the purpose of digital print and hard print trading. M. Gray : En ce qui concerne la publicité sur les sites Web et l’imprimé, cela relève de Vividata, qui est une organisation différente. Ce sont eux qui fournissent les mesures pour le numérique et l’imprimé. Senator Simons: Interesting. Thank you to all the witnesses. La sénatrice Simons : Intéressant. Merci à tous les témoins. Senator Dasko: Thanks to everyone for being here.
La sénatrice Dasko : Merci à tous d’être venus. Mr. Gray, could you just describe the methodology you use to measure viewing and listening? What technology are you using? Monsieur Gray, pourriez-vous décrire la méthodologie que vous utilisez pour mesurer l’écoute et le visionnement? Quelle technologie utilisez-vous? Mr. Gray: We license the PPM meter from Neilsen, which is a portable people metre. It is a small device that looks very similar to a pager. We have roughly 5,000 Canadian households, so that equates to about 11,000 individuals, who carry this pager. M.
Gray : Nous utilisons sous licence l’audimètre portable de Neilsen. Il s’agit d’un petit appareil qui ressemble beaucoup à un téléavertisseur. Nous avons environ 5 000 foyers canadiens, ce qui équivaut à environ 11 000 personnes, qui portent ce téléavertisseur. Within the audio stream of radio stations as well as the audio stream of TV stations, there is an inaudible watermark code that gets picked up by that meter. When an individual carrying one of our meters is exposed to the radio station or the TV channel, the meter recognizes that watermark and relays the information to us.
From that point, we use estimation using statistical methods and produce the audience estimate. Dans le flux audio des stations de radio et de télévision, un code inaudible en filigrane est capté par ce compteur. Lorsqu’une personne portant l’un de nos compteurs est exposée à la station de radio ou à la chaîne de télévision, le compteur reconnaît ce filigrane et nous transmet l’information. À partir de là, nous procédons à une estimation à l’aide de méthodes statistiques et produisons une estimation de l’auditoire. We do follow global guidelines.
We have been audited by the Media Rating Council in the U.S., and our methodology does stand up to global standards. Nous suivons les lignes directrices mondiales. Nous avons été audités par le Media Rating Council aux États-Unis et notre méthodologie est conforme aux normes internationales. Senator Dasko: So you are asking individuals to carry a device so you know person X or Y is the one consuming the particular media. La sénatrice Dasko : Vous demandez donc à des personnes de porter un appareil qui vous permet de savoir si c’est la personne X ou Y qui consomme le média en question. Mr. Gray: Yes. M.
Gray : Oui. Senator Dasko: Just in terms of what you have been finding, you must be able to distinguish between different types of programming that people are or are not listening to and whether those are going up and down. I think you were telling us about overall television’s steep decline, CBC and SRC less steep, flat. Radio is flat. Is this across all types of programming, or are we seeing steep declines in news consumption versus entertainment or music or other categories, special programming?
La sénatrice Dasko : Pour ce qui est de vos constatations, vous devez être en mesure de distinguer les différentes catégories d’émissions que les gens écoutent ou n’écoutent pas et de déterminer si leurs auditoires augmentent ou diminuent. Je pense que vous nous avez parlé du déclin important de la télévision en général, un déclin moins marqué pour CBC et Radio-Canada dont l’auditoire est stable. La radio est stable.
Est‑ce que cela vaut pour toutes les catégories d’émissions ou est-ce que nous constatons une forte baisse de la consommation des actualités par rapport au divertissement, à la musique ou à d’autres catégories, aux émissions spéciales? Mr. Gray: Unfortunately, with radio, we don’t measure content type. Radio is transacted on by time bands, day parts. I can look at the morning drive time, afternoon drive time and give you that. Television does. We do have content ratings in TVs. We could certainly look at the content type.
Of course, CBC carries sports and news and various things and we could look at some of the trends for that. I would have to get back to the committee with that. I don’t have the data with me right now. M. Gray : Malheureusement, avec la radio, nous ne mesurons pas le type de contenu. Les données pour la radio sont collectées par tranches horaires, par moments de la journée. Je peux regarder les tranches horaires du trajet au travail le matin et du retour à la maison l’après-midi et vous donner des chiffres. La télévision, elle, le fait. Nous avons des cotes d’écoute selon le contenu pour la télévision.
Nous pourrions certainement examiner le type de contenu. Bien sûr, CBC/Radio-Canada diffuse des sports, des nouvelles et d’autres choses, et nous 102:10 Transport and Communications 30-10-2024
pourrions examiner certaines tendances sous ce rapport. Il faudrait que je vous fournisse l’information plus tard. Je n’ai pas les données sous la main. Senator Dasko: CBC obviously is producing various kinds of programming. It’s really interesting and helpful to know what it is that is being consumed and especially what is going up or down. La sénatrice Dasko : CBC/Radio-Canada produit évidemment divers types d’émissions. Il est très intéressant et utile de savoir ce qui est consommé et surtout ce qui est en hausse ou en baisse. Ms. Lindgren, I have a couple of questions.
You were giving numbers about outlets that have closed and the net loss of local news outlets. Do we know what people are doing who have lost their outlets? I’m thinking about displacement. Have they found other sources for their news online or whatever it may be? Or maybe they are not actually looking for other sources of news. I know when you are talking about outlets opening and closing, you are not talking about the loss to particular individuals who might have been following a certain outlet that has closed. What are those people doing?
I know it’s a really hard thing to measure, but do you have any sense of that? Madame Lindgren, j’ai quelques questions. Vous avez donné des chiffres sur les médias d’information qui ont fermé et sur la perte nette de médias d’information locaux. Savons-nous ce que font les personnes qui ont perdu leur média? Je pense au déplacement. Ont-ils trouvé d’autres sources d’information en ligne ou ailleurs? Ou peut-être ne cherchent-elles pas vraiment d’autres sources d’information.
Je sais que lorsque vous parlez de l’ouverture et de la fermeture de médias d’information, vous ne parlez pas de la perte subie par les personnes qui pouvaient suivre un média d’information qui a fermé ses portes. Que font ces personnes? Je sais que c’est très difficile à mesurer, mais en avez-vous une idée? Ms. Lindgren: The only sense I have is anecdotal. If it is a relatively rich media environment locally, if one news outlet closes, ideally you would have access or the opportunity to go to other sources in your community for reliable local news. Mme Lindgren : La seule impression que j’ai est anecdotique.
Si l’environnement médiatique local est relativement riche, en cas de fermeture d’un média, vous devriez idéalement avoir accès à d’autres sources dans votre collectivité pour obtenir des nouvelles locales fiables, ou avoir la possibilité de le faire. The challenge is that in addition to news outlets closing, a lot of surviving more traditional media are really much reduced in terms of the amount of news they are producing. Thus, we get those conversations about ghost or zombie newspapers in particular where they continue to publish but there may be one or two stories in them.
Le problème, c’est qu’en plus des fermetures de médias d’information, beaucoup de médias plus conventionnels qui survivent ont vraiment réduit la quantité d’actualités qu’ils produisent. C’est ainsi que l’on parle en particulier de journaux fantômes ou zombies, qui continuent de paraître, mais qui ne contiennent qu’un ou deux articles. The same thing happens with radio stations and television stations, again significant reductions in local content. I have just been looking at Kingston, Ontario, for instance.
The Kingston Whig Standard, which is a storied newspaper, has been significantly reduced to the point where there are fewer than half a dozen people in their newsroom. Il en va de même pour les stations de radio et les chaînes de télévision, qui subissent elles aussi des réductions significatives de leur contenu local. Je viens d’examiner la situation à Kingston, en Ontario, par exemple. Le Kingston Whig Standard, un journal réputé, a été considérablement réduit, au point où il reste moins d’une demi-douzaine de personnes dans sa salle de rédaction.
Earlier this summer, the local Global Television station was significantly cut. All the on-air people were let go. The newscast was cut to half an hour. Now the anchor is in Peterborough and the line-up of the stories is decided in Toronto. I have been digging around in Kingston, asking what people are doing. There is an online digital news source, the Kingstonist.com, so people are going there. But again, it is a small operation, four or five people, compared to a newspaper like the Kingston Whig Standard, which used to have upwards of 50 people.
Au début de l’été, la station locale de Global Television a subi d’importantes compressions. Tout le personnel d’antenne a été licencié. Le journal télévisé a été réduit à une demi-heure. Aujourd’hui, le présentateur est à Peterborough et le choix des sujets se fait à Toronto. J’ai cherché à savoir ce que les gens faisaient à Kingston.
Il existe une source d’information numérique en ligne, le Kingstonist.com, et les gens se tournent vers elle, mais encore une fois, il s’agit d’une petite opération, quatre ou cinq personnes, comparativement à un journal comme le Kingston Whig Standard, qui comptait avant plus de 50 personnes. 30-10-2024 Transports et communications 102:11
I guess in a place where there are options, people will look for them, but news is also getting more difficult to discover. You have to work a lot harder now to find local news than you used to because of the Meta ban, the Facebook ban on local news as a result of the Online News Act, or the reaction to the Online News Act. It’s not so obvious to people who used to just encounter news stories posted in their Facebook feed and they could passively consume news that came to them that way.
It is not happening at all on Meta unless somebody puts up a screenshot, in which case you have to go to the site and it requires more effort. People are having to work a lot harder to find alternatives to local news, if it even exists. It is not a very good answer, but it’s the best I can do. Je suppose que dans un endroit où il y a des options, les gens les recherchent, mais les nouvelles sont aussi de plus en plus difficiles à trouver.
Il faut faire beaucoup plus d’efforts qu’avant pour trouver des nouvelles locales à cause de l’interdiction de Meta, de l’interdiction de Facebook visant les nouvelles locales par suite de l’adoption de la
Loi sur les nouvelles en ligne, ou en réaction à cette loi. Ce n’est pas si évident pour les personnes qui avaient l’habitude de voir les nouvelles publiées sur leur fil Facebook et qui pouvaient consommer passivement les nouvelles qui leur parvenaient ainsi. Cela ne se produit pas du tout sur Meta, à moins que quelqu’un ne fasse une capture d’écran, auquel cas il faut aller sur le site et cela demande plus d’efforts. Les gens doivent travailler beaucoup plus fort pour trouver des solutions de rechange aux nouvelles locales, si tant est qu’elles existent.
Ce n’est pas une très bonne réponse, mais c’est le mieux que je puisse faire. Senator Cuzner: Thank you to the witnesses here. Le sénateur Cuzner : Je remercie les témoins ici présents. First, Senator Simons and Senator Fridhandler would be aware of the OK Radio Group in Western Canada. When I was living in Fort McMurray in the late ‘80s, I used to do some work with CJOK and CKYX 98. They were at the cusp of the digital radio station. They didn’t have anybody in over the weekend. Everything was done online. I came back to Cape Breton, and we are slower to catch on in Cape Breton, I’ll admit to that.
It was still very much analog. In our main radio station, we would have had two sports people and probably four or five in the news department, and then your on-air personalities, the DJs, what have you. That has caught up to Fort McMurray. They have been gutted. They have one news person at a time now. Whatever comes into the newsroom, they take it off-line, but very little local news. Tout d’abord, les sénateurs Simons et Fridhandler doivent connaître le groupe OK Radio dans l’Ouest canadien. Lorsque je vivais à Fort McMurray à la fin des années 1980, je travaillais de temps en temps avec CJOK et CKYX 98.
Ils étaient à l’aube de la station de radio numérique. Il n’y avait personne sur place le week-end. Tout se faisait en ligne. Je suis revenu au Cap-Breton, où nous sommes plus lents à prendre le virage, je l’admets. C’était encore très analogique. Dans notre station de radio principale, deux personnes étaient chargées des sports et le service des nouvelles comptait probablement quatre ou cinq personnes, puis il y avait les personnalités en ondes, les DJ, etc. Le mouvement a gagné Fort McMurray. La station a été décimée. Il n’y a plus qu’un seul journaliste à la fois.
Tout ce qui arrive à la salle de rédaction est mis hors ligne, mais il y a très peu de nouvelles locales. You can track the number of radio stations that have closed down. Are you able to track the shrinkage or atrophy in the local newsrooms? A lot of the local stations now, nobody leaves the radio station. They count on community people. Is there any way of tracking that? Vous pouvez suivre le nombre de stations de radio qui ont fermé. Êtes-vous en mesure de suivre la diminution ou l’atrophie des salles de rédaction locales? Dans beaucoup de stations locales, personne ne sort de la station.
Elles comptent sur les gens de l’endroit. Existe-t-il un moyen de suivre cette tendance? Ms. Lindgren: There is no reliable tracking of that. We hear about it when there is a round of layoffs. We hear about it if somebody takes the time to focus and examine and study the local news environment in a particular community. Mme Lindgren : Il n’y a pas de suivi fiable. Nous en entendons parler lorsqu’il y a une série de licenciements. Nous en entendons parler si quelqu’un prend le temps de s’y attarder et d’examiner et d’étudier l’environnement de l’information locale dans une collectivité donnée.
Part of the problem is, to be frank, news organizations are not that keen to say to people, “Oh yes, please continue to subscribe to my newspaper or buy advertising on my station, and we have actually just cut the coverage from five people to one, so we are going to give people less for their money, or you are going to be reaching for your people because there will be less content here that will be of interest and fewer people are going to be drawn to what we are doing, or there will be fewer stories in the paper.” Une
partie du problème réside dans le fait que, pour être franche, les médias d’information ne sont pas très enclins à dire aux gens : « Oh oui, continuez à vous abonner à mon journal ou à acheter de la publicité sur ma station, mais nous venons de réduire la couverture de cinq personnes à une seule, ce qui signifie que nous allons en donner moins aux gens pour leur argent, ou que vous allez joindre votre clientèle cible au compte‑gouttes parce qu’il y aura moins de contenu intéressant 102:12 Transport and Communications 30-10-2024
et que moins de gens seront attirés par ce que nous faisons, ou qu’il y aura moins d’articles dans le journal ». Partly it is the media industry newsroom is not that interested to admit they have cut everything to the bone. Secondly, they are privately operated so they don’t have to. Third, nobody has actually tried it because of these difficulties. Cela s’explique en
partie par le fait que les salles de rédaction des médias n’ont pas envie d’admettre qu’elles ont tout coupé jusqu’à l’os. Ensuite, les médias sont exploités par le secteur privé et ils ne sont donc pas obligés d’offrir ce service. Troisièmement, personne n’a vraiment essayé à cause de ces difficultés. StatsCan data shows there hasn’t been that big a change in the number of journalists in the country, but it also shows there has been a multiple-times increase in the number of public relations people, and that’s where a lot of journalists end up going.
I think there is no doubt that with fewer newsrooms, there are fewer journalists in communities keeping an eye on what politicians are doing, telling stories that introduce people to each other in the community, pointing to challenging issues and suggesting reporting on what solutions have been found in other places to help create conversations about ways forward. Selon les données de Statistique Canada, le nombre de journalistes est resté assez stable au Canada. En revanche, ces données indiquent une explosion du nombre de chargés des relations publiques, un domaine où de nombreux journalistes aboutissent.
Comme il y a moins de salles de presse dans les communautés, c’est clair que les journalistes sont moins nombreux à surveiller les faits et gestes des politiciens, à raconter des histoires qui permettent aux gens de mieux se connaître entre eux, à attirer l’attention sur des enjeux difficiles et à proposer des reportages sur des solutions adoptées à d’autres endroits afin de favoriser un dialogue sur des façons d’aller de l’avant. Sadly, we don’t have any specific numbers that we can point to on this except on a community by community or actually even station or news outlet by news outlet case.
Nous n’avons malheureusement pas de chiffres précis à cet égard. Les seuls que nous avons concernent une communauté, une station ou un média d’information en particulier. Senator Cuzner: Dr. Gray, would the sharp decline that you saw in CBC Television be impacted by the loss of the Hockey Night in Canada broadcast? Because it would have been about 10 years ago they lost that contract. Le sénateur Cuzner : Monsieur Gray, la perte de Hockey Night in Canada a-t-elle joué pour beaucoup dans le fort déclin du réseau de télévision CBC?
Je vous le demande parce que le réseau a perdu le contrat de télédiffusion il y a 10 ans. Mr. Gray: I don’t have that data in front of me, but I would say it is probably a very fair assumption that that would play a role. But it wouldn’t be the only driver in this case. M. Gray : Je n’ai pas les données sous les yeux, mais c’est tout à fait possible que cela a joué un rôle. Cela dit, ce n’est certainement pas l’unique facteur. Senator Cuzner: With CBC, are we able to separate the national programs from the local programs? We have two local on-air personalities in Cape Breton. They have got their audience.
I listen all weekend as well. Some people don’t listen to the national programs, The Debaters and Because News and what have you. That makes my Saturday morning, sort of a sad testament to my social life. Do we have that tracking as far as what breaks out with numbers locally versus nationally? Le sénateur Cuzner : Concernant CBC, est-ce qu’il est possible de ventiler les chiffres entre la programmation nationale et la programmation locale? Nous avons deux personnalités d’antenne au Cap-Breton, qui ont chacune leur auditoire. J’écoute cette station toutes les fins de semaine. Une
partie du public n’écoute jamais les émissions nationales comme The Debaters ou Because News. Ces émissions sont des incontournables pour moi le samedi matin, ce qui en dit long sur ma vie sociale passionnante. Y a-t-il un suivi des chiffres locaux par rapport aux chiffres nationaux? Mr. Gray: We do for television. We have that metadata for television that we can layer on. But again, radio is bought and sold on day parts primarily so there is no content metadata, so we wouldn’t be able to look at it that way for radio. M. Gray : Nous avons ces données pour la télévision.
Nous avons des métadonnées pour la télévision que nous pouvons utiliser pour ces analyses. Toutefois, comme je l’ai expliqué, les achats et les ventes pour la radio se font essentiellement en fonction des blocs horaires. Comme il n’y a pas de métadonnées recueillies sur le contenu, nous ne pouvons pas faire ce genre d’analyses pour la radio. 30-10-2024 Transports et communications 102:13
The Deputy Chair: Thank you. Maybe this data that you have, the breakdown between national and local news at CBC/ Radio-Canada would be interesting for us, if you could send that over. La vice-présidente : Merci. Les données ventilées entre les émissions d’information nationales et locales de CBC/Radio- Canada pourraient avoir un intérêt pour nous. Pourriez-vous nous les transmettre? Mr. Gray: Absolutely. M. Gray : Oui, volontiers. The Deputy Chair: Senator Fridhandler, welcome to the committee. La vice-présidente : Sénateur Fridhandler, bienvenue au comité. Senator Fridhandler: Thank you.
Le sénateur Fridhandler : Merci. The questions I wanted to ask have been touched upon. I think we talked about who is actually operating at the local level. I guess my fundamental question is, do viewers care? No matter what we mandate and how many dollars we allocate, is anything going to change here. I hear radio is stable, so that’s a good-news story. But are we going to impact anything? Is there any evidence that money or mandating is going to change viewers’ habits? Les questions que j’ai préparées portent sur des sujets qui ont déjà été évoqués. Je crois que nous avons parlé des exploitants locaux.
En fait, j’aimerais savoir si cela intéresse les téléspectateurs. Est-ce que le mandat que nous allons donner et les sommes que nous allons y consacrer peuvent vraiment changer quelque chose? Ce que j’entends, c’est que la situation est stable du côté de la radio, ce qui est une bonne nouvelle. Mais allons-nous vraiment avoir un impact? Existe-t-il des données probantes qui indiquent que l’argent ou la nature du mandat vont influencer les habitudes des téléspectateurs? The Deputy Chair: Ms. Boltman, would you like to answer this? La vice-présidente : Madame Boltman, pouvez-vous répondre à cette question? Ms.
Boltman: I would like to answer that, but I would like to start in a different direction. We are talking a lot about statistics here, but we are not talking about the impacts on these communities and how they are feeling in terms of loss of news. There are two things I want to say before I come back to your question. In the absence of local news, we have learned that two things are filling the vacuum. One is national news, and national news, as we know, is dominated by a handful of voices, and it tends to be more polarizing than local news, which explains in part why news avoidance numbers are spiking.
That also touches on your question. Have we lost people? Are they going to come back if they have been put off by news or they have gone other places? When you combine that with social media’s amplification of disinformation, we are left with an increasingly divided society with low public trust in democratic institutions and processes. That is the impact of the loss. Mme Boltman : Oui, je peux y répondre, mais j’aimerais tout d’abord présenter les choses sous un angle différent.
Il est beaucoup question de statistiques, mais nous oublions les conséquences pour les communautés, ce que signifie vraiment pour elles la disparition des nouvelles qui les concernent. Je vais mentionner deux éléments avant de répondre directement à la question. Le vide laissé par la perte des nouvelles locales, comme nous l’avons appris, est rempli de deux façons. Premièrement, il est rempli par les nouvelles nationales qui, c’est bien connu, font la part belle à des voix dominantes et à des discours plus clivants que les nouvelles locales en général.
C’est un des facteurs qui expliquent l’ampleur du phénomène de l’évitement des nouvelles. C’est aussi lié à votre question. Avons-nous perdu des téléspectateurs? Vont-ils revenir après avoir été rebutés par le contenu des nouvelles ou ont-ils choisi de s’informer ailleurs? Si on combine tout cela à la surexposition à la désinformation dans les médias sociaux, nous nous retrouvons avec une société sans cesse plus divisée et plus méfiante à l’égard des institutions et des processus démocratiques. Ce sont les conséquences de cette perte. In terms of bringing them back, and do they care, I think they do.
If you will indulge me for a moment here, we have reached out to many of our supporters over the years, and particularly most recently, about the CBC and their feelings on it with the Minister of Canadian Heritage doing her study or putting her panel together to study the CBC. We asked people what they thought. I want to share a couple of quotes with you. Quant à la question de savoir si on pourra regagner la faveur du public et si la situation l’intéresse, la réponse est oui. Du moins je pense.
Si vous me le permettez, je peux vous parler de nos consultations auprès d’un bon nombre de nos sympathisants au fil des ans, et surtout récemment, pour connaître leur opinion au sujet de CBC/Radio-Canada, de l’étude menée par la ministre du Patrimoine canadien ou de la constitution d’un comité consultatif sur CBC/Radio-Canada. Nous leur avons demandé ce qu’ils pensent de tout cela, et j’aimerais citer quelques-uns d’entre eux. 102:14 Transport and Communications 30-10-2024
The Deputy Chair: Ms. Boltman, are those surveys? When you talk about your supporters, are there studies? What are you talking about? La vice-présidente : Madame Boltman, faites-vous référence à des sondages? Quand vous parlez de vos sympathisants, faites‑vous référence à des études? De quoi parlez-vous au juste? Ms. Boltman: We have many things we have done. In one case, we did a survey last November where we talked about trust in the news, and CBC actually was, in English Canada, rated first in terms of trustworthy and reliable news. It was rated second in French Canada.
What I’m talking about here is the way we communicate with our supporters. We ran a “have your say” campaign, and we asked people how they felt about the CBC and what changes they wanted to see. We got pretty close to 10,000 responses. That’s what I’m referring to when I talk about how people feel about local news and its importance to them. Mme Boltman : Nous avons fait énormément de choses. Nous avons notamment réalisé un sondage en novembre dernier au sujet de la confiance à l’égard des nouvelles. Au Canada anglais, les répondants ont placé CBC au premier rang au
chapitre de la confiance et de la fiabilité des nouvelles. Radio- Canada occupait le deuxième rang au Canada français. Ce dont je parle, c’est la manière dont nous communiquons avec nos sympathisants. Nous leur avons donné la parole pour recueillir leurs points de vue sur CBC/Radio-Canada et les changements à apporter. Près de 10 000 personnes ont participé à cette campagne. C’est à cela que je fais référence quand je parle du sentiment des gens à l’égard des nouvelles locales et de l’importance qu’elles revêtent pour eux. If you will indulge me, I’ll just read two to you.
The first is from Judy from Manitoba, who said: Si vous me le permettez, je vais citer deux de nos sympathisantes. La première est Judy, du Manitoba : Every morning, CBC local news connects me to my community like nothing else can. It is more than just reporting. It is a daily check-in in on what’s happening in our lives here. The service is crucial, especially in areas where other local media have disappeared. CBC’s dedication to local stories not only informs us, it strengthens the bonds within our community.
Tous les matins, il n’y a rien de mieux que les nouvelles locales de CBC pour me mettre en contact avec ma communauté. J’y trouve beaucoup plus que de simples comptes rendus. Ces nouvelles me donnent le pouls de la vie chez nous. C’est un service essentiel, surtout dans les régions où tous les autres médias locaux ont disparu. Le travail dévoué de CBC/Radio-Canada pour nous présenter des histoires locales nous garde informés, mais, et c’est le plus important, il renforce les liens au sein de notre communauté. I’ll just read you one more, because I think it is always great for you to hear from the people.
We may speak for them and represent them, but these are their voices. This is Janet from Nova Scotia, who wrote: Je vais vous lire un autre témoignage parce que je pense que c’est toujours formidable d’avoir le point de vue des gens. Nous pouvons parler en leur nom et les représenter, mais c’est fondamental d’entendre leurs points de vue. Voici ce que Janet, de la Nouvelle-Écosse, nous a écrit : CBC’s local coverage is more than just news. It’s the heartbeat of our town. But with each passing year, I worry we’ll lose this vital connection. It is distressing to see local media dwindling.
We can’t let CBC follow that path. We need to ensure it remains a strong voice that can keep us united and informed about the nuances of our community. Les reportages locaux de CBC font plus que nous informer. Ils jouent un rôle central pour notre ville. Tous les ans, j’ai peur que ce lien vital disparaisse. Le déclin des médias locaux est inquiétant. Nous ne pouvons pas laisser CBC subir le même sort. Il faut redoubler d’efforts pour que CBC reste une voix forte, qui nourrit notre unité et qui nous informe sur les nuances au sein de notre communauté.
So I hope that answers your questions in terms of, if you mandate it, what will happen, and will people actually watch it? What we hear time and time again from our supporters is how much local news matters to them and how much they don’t want to see it disappear. J’espère avoir répondu à vos questions sur la pertinence de donner un mandat, ses conséquences et la capacité d’attirer un auditoire. Ce que nos sympathisants nous répètent sans cesse, c’est que les nouvelles locales sont extrêmement importantes pour eux et qu’ils ne conçoivent absolument pas qu’elles puissent disparaître.
Senator Fridhandler: But those are the people who are still listening. The people we have lost — I anecdotally will talk to people who are professionals and well educated and in their thirties and forties, and they say, “We don’t pay attention to that Le sénateur Fridhandler : Je veux bien, mais ces gens sont ceux qui sont encore à l’écoute. Ceux qui ont cessé de le faire... Par exemple, quand je parle à des professionnels, à des gens instruits dans la trentaine ou la quarantaine, ils me disent que 30-10-2024 Transports et communications 102:15
stuff anymore. We go on our device here and listen to this source and that source, and I don’t really care about that.”It would be more important to me to hear from the people who are not listening and whether they would be inclined to ever listen again. cela ne les intéresse plus. Ils utilisent leurs appareils pour consulter telle ou telle source, et se soucient très peu de ces questions. Je pense qu’il serait plus utile d’avoir l’avis de ceux qui ne font pas
partie de l’auditoire actuel et de savoir s’il est possible de les intéresser à nouveau à ces contenus. Ms. Boltman: I think they are listening. They are just listening to other sources. But those other sources — we have lots of new outlets that have emerged — don’t have scope and reach and also don’t have the regulatory responsibilities that someone like CBC has to provide rigorous journalism and news. A lot of it is opinion based, and the reason why is because facts are expensive.
Local news is expensive to produce, which is why we see private media pulling away from news, particularly local news, as they experience more and more financial difficulties. I recognize that I cannot speak for the silent. It is not necessarily that people are not there; it is that they have been presented with other options. Mme Boltman : Je crois qu’ils sont à l’écoute, à la différence qu’ils utilisent d’autres sources.
Toutefois, tous ces nouveaux médias n’ont pas la même portée et la même capacité d’atteindre un auditoire aussi large, et ils n’ont pas non plus les responsabilités réglementaires de CBC/Radio-Canada quant à la rigueur des pratiques journalistiques et de l’information. Ces autres médias offrent du contenu qui est en bonne
partie fondé sur des opinions, tout simplement parce que la collecte de faits coûte cher. La production de nouvelles locales coûte cher, et c’est pourquoi les médias privés retirent leurs billes. Ils arrêtent de produire des nouvelles, surtout locales, à cause de leurs difficultés financières croissantes. Je suis consciente qu’il ne faut pas mettre des mots dans la bouche de ceux qui restent silencieux, mais on ne peut pas affirmer que ces gens ne sont pas là. Tout simplement, on leur a offert d’autres options. But I think we are underestimating how Canadians really feel about news and where they get their news.
We have this impression that everybody is getting their news from social media. But if you look at the polls and the studies, that’s actually not true. Social media is the least trusted platform where people go to get news. I already said CBC is the most trusted. We have to look at what’s out there and where people are getting their sources from and what the responsibilities are on those sources to actually provide rigorous, verifiable and credible news versus, like I said, opinion.
More and more Canadians are getting fed up with the disinformation they’re finding on social media, and they are looking for more and more trusted sources of news. I do believe that Canadians feel they can get that trusted news from local news. Je pense vraiment que nous comprenons mal le rapport des Canadiens avec l’information et les sources qu’ils utilisent pour s’informer. Nous avons l’impression que tout le monde s’informe dans les médias sociaux. Pourtant, ce n’est pas ce que révèlent les sondages et les études.
Les nouvelles provenant des médias sociaux sont celles auxquelles les gens font le moins confiance. J’ai déjà dit que CBC est la source qui suscite le plus de confiance. Il faut bien regarder ce qui est offert, quelles sources les gens consultent pour s’informer et les responsabilités auxquelles elles sont tenues de diffuser des nouvelles rigoureuses, vérifiables et crédibles plutôt que, comme je l’ai dit, du contenu d’opinion. Les Canadiens sont de plus en plus nombreux à se dire exaspérés par la désinformation qui circule sur les médias sociaux et à chercher des sources d’information plus fiables.
Je suis convaincue que les Canadiens pensent que les nouvelles locales peuvent leur offrir cette fiabilité. Senator Clement: Thank you all for being here. La sénatrice Clement : Merci à tous de votre participation. I was a city councillor and mayor back in the Jurassic Park days where we actually had a reporter who covered the city council beat and sat through four or six hours of council meetings and would report back to the community.
We were kind of irritated because they would misquote us, or there would be issues and we didn’t agree, but at the end of the day, everybody in town looked to that media in whatever format they got it, and we had legitimate community conversations. People trusted what we were talking about. They didn’t always agree with us, but they certainly trusted that the council was doing things transparently and that it was being reported on by people they know and they see at the grocery store.
J’ai été conseillère municipale et mairesse durant l’ère jurassique où de vrais journalistes suivaient les travaux du conseil et devaient donc assister à des réunions de quatre à six heures pour en rendre compte à la communauté. Nous n’étions pas toujours contents quand ils déformaient nos propos ou quand il y avait des désaccords sur divers enjeux, mais l’important était que toute la communauté avait accès à leurs comptes rendus dans les diverses sources accessibles et qu’il y avait des discussions sérieuses et profondes entre nous.
Les gens n’étaient pas toujours d’accord avec nous, mais ils avaient l’assurance que le conseil agissait de manière transparente, et que les comptes rendus sur les travaux provenaient de journalistes qu’ils côtoyaient à l’épicerie. An Hon. Senator: A newspaper? Une voix : Un journal? 102:16 Transport and Communications 30-10-2024
Senator Clement: A newspaper, yes, absolutely. We still have newspaper, but now the journalist is covering 20 events per day and doesn’t have time because they have cut back on the staffing. La sénatrice Clement : Exactement, un journal... Nous avons encore un journal, mais le journaliste doit couvrir 20 événements par jour et il est toujours à la course à cause des compressions de personnel. I want to ask you — any of you — what is working? I think some of you have indicated there are some news outlets that are making it. What are the commonalities of the ones that are making it or are still hanging in there?
What do they have? Pouvez-vous me dire — je lance la question à la cantonade — ce qui fonctionne le mieux? Je crois avoir entendu certains d’entre vous affirmer que des médias d’information arrivent à tirer leur épingle du jeu. Quels sont les points communs entre ceux qui ont réussi à survivre? Quels sont leurs atouts? I’d also like your comments on media that might be Indigenous-led or identity-led or community-led and whether those outlets are gaining some traction and whether they have built trust in their information.
J’aimerais aussi vous entendre au sujet des médias communautaires ou dirigés par des Autochtones et des personnes de diverses identités. Ont-ils réussi à accroître leur notoriété et à susciter la confiance dans l’information qu’ils diffusent? Professor Lindgren? Madame Lindgren? Ms. Lindgren: Sure. There’s a lot there. Mme Lindgren : Oui. Il y a beaucoup...
First, I would just say that in terms of trust can be rebuilt, one of the key factors that we’ve seen in research is that having a reporter present on the ground in person — so you do run into them in the grocery store, for instance — is really key to building trusted local media, because people have a sense that the reporters know the community, they know the issues, and they’re not parachuting in for two hours to do a story and then heading back out of town.
Being present on the ground, I think, is really important, and it’s something that CBC/Radio-Canada reporters — I mean, we need to keep in mind that that’s an important part of what they do, being there and are not just dropping by occasionally or once in a while. That’s the first thing. En premier lieu, pour ce qui concerne le rétablissement de la confiance, les recherches indiquent qu’un des facteurs déterminants tient à la présence des journalistes sur le terrain. Le fait de les côtoyer à l’épicerie, pour reprendre votre exemple, joue un grand rôle dans la confiance accordée aux médias locaux.
Les gens ont ainsi le sentiment que les journalistes connaissent la communauté et ses enjeux, qu’ils n’ont pas été parachutés chez eux et qu’ils ne partiront pas après deux heures une fois leur reportage bouclé. La présence sur le terrain me semble très importante, et c’est quelque chose que les journalistes de CBC/Radio-Canada... Il ne faut pas perdre de vue que cette présence joue un immense rôle dans leur travail, qui ne serait pas possible s’ils venaient seulement de temps en temps. C’est la première chose.
The second thing that is becoming increasingly evident about what helps local media survive is that content matters. Advertising is really problematic these days, so people don’t necessarily come to the local paper or radio station or TV station for ads, because we can go online, and there are ads, and you get directed exactly where you need to go for what you want to buy. So you’re not coming for the ads, and you’re not coming for the TV Guide — because that’s not around much — and you’re not coming for the crossword puzzle, so why go to local media?
It’s because that local media can provide content that’s important for navigating everyday life. It could also be entertaining. It could be fun. It could be sports. It could be just knowing what other people are doing, but it has to be news that matters to people. Being able to produce that kind of content is essential. L’autre constat qui devient de plus en plus évident, c’est que le contenu est au cœur de la survie des médias locaux.
La publicité est devenue un enjeu très complexe et les gens ne se fient plus nécessairement aux stations de radio ou de télévision, ou aux journaux locaux pour les annonces publicitaires. La publicité est partout dans Internet et ils peuvent y trouver exactement ce qu’ils cherchent pour faire leurs achats. Les gens se tournent vers d’autres sources pour les annonces publicitaires et l’horaire des émissions de télévision — il n’y en a plus vraiment —, et ils ne font plus non les mots croisés des journaux locaux. Alors pourquoi les consultent-ils?
Ils les consultent à cause du contenu, pour avoir de l’information qui leur est utile au quotidien. Le contenu peut aussi être divertissant et amusant, donner des nouvelles sportives ou sur les activités d’autres personnes. Ce qui compte, c’est que le contenu ait un intérêt pour les gens. C’est fondamental de pouvoir produire ce genre de contenu. The other thing is being engaged with the community.
It’s increasingly evident that news organizations can’t be so transactional, as in, “Give us money, and we’ll drop a paper off at your door, or we’ll give you access to our news site.” Part of being a part of the community and showing that you’re engaged Il faut aussi entretenir les liens avec la communauté. On constate de plus en plus clairement que les organes d’information ne peuvent pas mettre trop d’accent sur l’aspect transactionnel. Ils ne peuvent pas se contenter de dire aux lecteurs que le journal va être livré à leur porte ou qu’ils auront accès au site de 30-10-2024 Transports et communications 102:17
with the community is listening to what the community thinks is important and trying to ensure that this coverage you provide is reflective of the diversity in the community and also that your newsroom is as well. Media is still falling far behind on that one, but it’s also important. nouvelles moyennant tel ou tel montant. Pour faire
partie de la communauté et faire preuve d’engagement à son égard, ces organes doivent être à l’écoute de ses points de vue et s’assurer que l’information diffusée tient compte de la diversité au sein de la communauté. Il faut aussi que cette diversité soit représentée dans la salle de presse. Les médias ont encore énormément de chemin à faire en matière de diversité, mais c’est aussi important.
These are two things that are essential to the survival, because if you want people to pay, whether it’s by a subscription or by a donation or by becoming a member because they believe in what you’re doing, you have to give them something to believe in. It’s a very different model than producing a publication that is getting rich on advertising, and you’re the only game in town, and people are going to come to you because there’s nowhere else to go for news and, anyway, you can get all the grocery ads, and you can do the crossword puzzle and read the classifieds. That model doesn’t exist anymore.
Now, it takes three or four different revenue streams to survive, and that requires an emphasis on content, on being a part of the community and doing journalism in the public interest that people are willing to pay for in some way, shape or form. Ce sont deux facteurs déterminants de la survie. Pour les convaincre de les soutenir en s’abonnant, en faisant un don ou en devenant membres, les gens doivent croire en ce que font les organes d’information. Ils doivent leur offrir quelque chose de tangible en quoi croire.
C’est un tout autre modèle que celui qui consiste à produire une publication et à s’enrichir grâce à la publicité. C’est fini le temps où une publication pouvait avoir l’exclusivité et attirer des lecteurs parce qu’ils n’avaient pas d’autre choix pour s’informer, consulter les annonces des épiceries, faire les mots croisés et regarder les petites annonces. Ce modèle n’existe plus. De nos jours, il faut trois ou quatre sources de revenus pour survivre.
Et pour cela, il faut accorder la priorité au contenu et aux liens avec la communauté, faire du journalisme qui sert l’intérêt public et pour lequel les gens sont prêts à payer d’une façon quelconque. Senator Clement: Anyone else on the Indigenous-led or diverse language? La sénatrice Clement : Est-ce que quelqu’un souhaite ajouter quelque chose au sujet des médias dirigés par des Autochtones ou dans diverses langues? The Deputy Chair: And a bit shorter in terms of answers, so we can move on.
La vice-présidente : Je vous demanderais de donner des réponses un peu plus courtes pour que nous puissions passer à d’autres questions. Ms. Boltman: I thought April Lindgren summed that up quite well, so I don’t want to top her, but I want to add that I think the way local news will succeed is exactly what she said. It’s because we don’t have all these things anymore. It used to be that when people opened the newspaper, they could look at the arts section, the lifestyle section, the metro
section and the comics. They had all these other reasons to go to the newspaper.
Section A may have been part of it, but now, what has happened is that what is left of a lot of the mainstream media where we’ve lost the local news is that all that is left is the
Section A, the hard-hitting, polarizing news for political junkies that often isn’t relevant to the communities or their daily lives. That is why, as I mentioned before, we’re seeing this reduction in people actually watching news or listening to news or reading news. They’re tuning out, and they’re turning off, because they don’t like it. They don’t like what they’re hearing. Mme Boltman : Mme Lindgren a fait un très bon résumé, et je ne vais pas en rajouter. Je vais me contenter de dire que je suis tout à fait d’accord avec elle concernant la manière d’assurer la survie de l’information locale.
C’est parce que tout cela a disparu... Auparavant, quand les gens ouvraient le journal, ils pouvaient lire la rubrique culturelle, la rubrique sociale, les nouvelles locales, les bandes dessinées. Ils avaient toutes ces autres raisons de lire le journal. La une jouait peut-être un rôle, mais, dans beaucoup de médias grand public qui ont renoncé à publier des nouvelles locales, on trouve seulement des nouvelles percutantes et clivantes qui intéressent les mordus de politique. Il n’y a plus rien de pertinent pour la vie communautaire ou quotidienne.
C’est pourquoi, comme je l’ai dit précédemment, de moins en moins de gens écoutent ou lisent les informations. Ils se sont désintéressés et ils ont éteint leurs appareils parce que le contenu ne leur plaît pas. Ils n’aiment pas ce qu’ils entendent. I think success will come if we can get back to the idea of this local news and where the trust is — like we said — the person at the grocery store. You know these people; they’re in your community. That is where we will win, and we will bring people back to news, and we can counter the polarization, counter the divisiveness and, for sure, counter the disinformation.
Pour survivre, il faudra revenir à l’idée que l’information locale, à ce qui suscite la confiance... Comme il a été dit, la confiance se gagne localement, à l’épicerie par exemple. Les gens doivent se sentir en pays de connaissance, pouvoir s’identifier à quelqu’un qui fait
partie de la communauté. C’est la seule manière de survivre et de réintéresser les gens aux 102:18 Transport and Communications 30-10-2024
nouvelles, de contrer la polarisation, la division et, bien entendu, la désinformation. The Deputy Chair: I will ask a question specifically on CBC/ Radio-Canada, because we haven’t quite focused on this during this panel, if you don’t mind. La vice-présidente : Si vous me le permettez, j’aurais une question qui porte précisément sur CBC/Radio-Canada, parce que je constate que nous nous sommes éloignés du sujet. I’d like to know, briefly — from both of you or all of you — is CBC/Radio-Canada doing enough in local and regional news? What is your judgment on that? Are they present enough? Are they doing enough?
Do they have enough money to be present in local news? We’ve talked about the whole context, and it’s quite interesting. You keep saying, Ms. Lindgren, that’s why CBC has to be there, but are they there? Is it enough? Maybe to Ms. Boltman, too. I would like to have a concise answer from both of you. J’aimerais savoir, très brièvement — la question s’adresse à vous deux ou à l’ensemble des témoins —, si CBC/Radio- Canada en fait suffisamment en matière de nouvelles locales et régionales. Qu’en pensez-vous? Est-ce que la couverture est suffisante?
Est-ce que le financement de la société assure une présence à l’échelle locale? Nous avons parlé du contexte général, et c’est très intéressant. Vous avez répété à quelques reprises, madame Lindgren, que c’est pour cette raison que CBC/ Radio-Canada doit être présente, mais est-ce qu’elle est présente? Est-ce suffisant? Mme Boltman aurait peut-être quelque chose à dire également. J’aimerais que vous me donniez toutes les deux une réponse brève. Ms. Andrews: To answer your question very quickly, the CBC does provide vital local news to Canadians.
Mme Andrews : Pour répondre très rapidement à votre question, CBC/Radio-Canada diffuse des nouvelles locales essentielles aux Canadiens. [Translation] [Français] Can they do more? Absolutely. As I mentioned earlier, the licence conditions for CBC/Radio-Canada should set out a minimum level of expenditure for local services. We know that in communities where CBC/Radio-Canada is not present, however, more can be done. Is it a question of money? Most probably. CBC/Radio-Canada is asked to do a lot, even though its funding is $33 per person per year. Est-ce qu’ils peuvent en faire plus? Absolument.
Comme je le mentionnais plus tôt, en ce qui concerne les conditions de licence, il devrait y avoir un minimum de dépenses sur le plan des services locaux pour CBC/Radio-Canada. Cependant, on sait que dans les communautés où CBC/Radio-Canada n’est pas présente, on peut en faire plus. Est-ce une question d’argent? Fort probablement. On demande beaucoup à CBC/Radio- Canada, alors que le financement est de 33 $ par personne par année. We consider the funding question to be fundamental. We’ll wait to see what the minister announces in the coming weeks and what she proposes for the funding model.
We expect her to talk about the importance of local news as part of a revised and improved CBC/Radio-Canada. Pour nous, la question du financement est la base. On va attendre de voir ce que la ministre va nous annoncer au cours des prochaines semaines et de voir quelle sera sa proposition sur le modèle de financement. On s’attend à ce qu’elle parle de l’importance des nouvelles locales dans le cadre d’une CBC/ Radio-Canada revue et améliorée. [English] [Traduction] The Deputy Chair: What do you think, Ms. Lindgren? La vice-présidente : Qu’en pensez-vous, madame Lindgren? Ms.
Lindgren: I think the CBC could be doing more in terms of providing local news to communities. I think it could be more collaborative. In a community where there are one or two CBC reporters and a small radio station and a small newspaper, I think there’s the potential to work together to do projects, to try and address the problems that are confronting a community and seek solutions and create a forum for conversation. I think it could and should do more. Mme Lindgren : Je pense que CBC/Radio-Canada pourrait en faire davantage pour ce qui est de la diffusion de nouvelles locales aux communautés.
Je crois aussi qu’il devrait y avoir davantage de collaboration. Dans une communauté où il y a un ou deux journalistes de CBC/Radio-Canada, une petite station de radio et un petit journal, ils pourraient collaborer à des projets et se pencher ensemble sur divers problèmes auxquels la communauté fait face afin de chercher des solutions et d’offrir un lieu de dialogue. Je pense que la société pourrait et devrait en faire davantage. 30-10-2024 Transports et communications 102:19
Senator Clement: I did want to come back to whether you have any data around Indigenous-led news outlets or outlets that are providing news to specific communities. Do you keep track of those? Do you have any information on those? Do those work? La sénatrice Clement : J’aimerais revenir sur les données concernant les médias d’information dirigés par des Autochtones ou qui diffusent de l’information destinée à des communautés en particulier. Faites-vous un suivi de ces médias? Est-ce que les résultats sont concluants? Ms. Lindgren: CBC has quite a successful Indigenous service, a lot of programming.
I think that is important. Mme Lindgren : Le service de programmation autochtone de CBC/Radio-Canada remporte un bon succès et l’offre est abondante. Je crois que c’est important. I don’t have any specific data on where they have bureaus in more isolated areas. I do know that a CBC station like Thunder Bay covers a huge area in the North with a lot of communities there. I grew up in that city, and the CBC now does cover those communities much better than it used to, but it’s a question of priorities.
What does CBC think is important, another reporter on Parliament Hill or more reporters in smaller communities that have lost local news outlets, or, in the case of the North or more isolated communities, never had them? Je n’ai pas de données précises sur les bureaux existants dans des régions éloignées. Je sais qu’une station de CBC/Radio- Canada comme celle de Thunder Bay couvre une vaste région dans le Nord et de nombreuses communautés. J’ai grandi dans cette ville, et je peux dire que ces communautés sont beaucoup mieux servies par CBC/Radio-Canada actuellement. Cela dit, c’est une question de priorités.
Est-ce que CBC/Radio-Canada estime qu’il est plus important d’ajouter un journaliste sur la Colline du Parlement ou d’autres journalistes dans de petites communautés qui ont perdu leurs médias d’information locaux ou qui, dans le cas des communautés nordiques ou éloignées, n’en ont jamais eu? The Deputy Chair: Do you think it should be less on Parliament Hill and more in the community? You did ask the question, but you did not answer the question, and we’re here to hear some opinions.
La vice-présidente : Pensez-vous qu’il devrait y avoir moins de journalistes sur la Colline du Parlement et davantage dans les communautés? Vous avez posé la question, mais vous n’y avez pas répondu, et nous sommes ici pour entendre des points de vue. Ms. Lindgren: I don’t necessarily want them to cut Parliament Hill. I would like to see more reporting at the local level, so more resources at the local level. Mme Lindgren : Je ne pense pas forcément qu’il faut réduire le nombre de journalistes sur la Colline.
Ce que je souhaite, c’est qu’il y en ait davantage à l’échelon local, qu’on augmente les ressources à ces endroits. Senator Simons: I’m having an existential crisis after Senator Fridhandler’s question. I worked in local news. If I had a big scoop on the front page of the Edmonton Journal in 1999, I could be sure that 250,000 people would read it. But now, this whole study is predicated on the notion that we want the CBC to do more local coverage because we think local coverage is good. La sénatrice Simons : La question du sénateur Fridhandler m’a plongée dans une crise existentielle.
J’ai travaillé dans les médias sociaux. En 1999, si je publiais une grosse nouvelle en première page du Edmonton Journal, j’étais certaine que 250 000 personnes la liraient. Mais toute cette étude part de l’hypothèse que CBC/Radio-Canada devrait élargir sa couverture locale parce que c’est important. In a world in which everybody is listening to Call Her Daddy and Joe Rogan and not the local news, how do we get people to stop being distracted by their access to all the news of the world, including the gong show going on south of the border, and to actually focus on the local news?
Maybe I’m trying to make people eat kale and oat bran and they don’t want kale and oat bran. Dans un monde où tout le monde écoute Call Her Daddy et Joe Rogan, jamais les nouvelles locales, comment parviendrons‑nous à convaincre les gens d’oublier un moment la déferlante de nouvelles qui viennent de partout dans le monde, y compris le vaudeville qui se déroule actuellement au sud de la frontière, et de s’intéresser aux nouvelles locales? Suis-je en train d’essayer de persuader les gens de manger malgré eux du chou frisé et de l’avoine?
The Deputy Chair: It’s a very easy question, so if you could tackle it very quickly. We’ll have to end soon. Please be brief. La vice-présidente : Comme la question est assez simple, je vous inviterais à donner une réponse succincte. Nous devrons nous arrêter bientôt. Merci de donner des réponses brèves. Ms. Boltman: I’m going to say I like kale and oat bran, for starters, and I think there are a lot of people out there who like kale and oath bran.
Mme Boltman : Tout d’abord, permettez-moi de dire que j’aime le chou frisé et l’avoine, et que je suis loin d’être la seule. 102:20 Transport and Communications 30-10-2024
We keep saying that they’re not there and they’re not listening, but the McGill study that we just mentioned earlier talked about how 78% of Canadians want to see CBC continue to stick around and be funded. There are some criticisms, and that 78% number is predicated on fixing what ails them. I don’t think it’s a case of these disappearing audiences, particularly for CBC News. I think CBC News is doing very well.
I think a lot of the issues about audiences and numbers may relate more to entertainment programming, which is something that all television broadcasters are suffering from right now as we live in this age of foreign streamer American dominance. On entend toujours qu’il n’y a pas de public, que les gens ne sont pas à l’écoute. Pourtant, selon l’étude de l’Université McGill qui a été citée tout à l’heure, environ 78 % des Canadiens souhaitent le maintien de CBC/Radio-Canada reste et de son financement.
Il y a des critiques, et on peut penser que 78 % des Canadiens souhaitent également que ce qui les dérange soit réglé. Je ne crois pas que l’effritement de l’auditoire soit le vrai problème, surtout pour ce qui est des bulletins d’information de CBC/Radio-Canada. Tout semble très bien aller du côté de ces bulletins de nouvelles. Les difficultés liées aux auditoires et aux chiffres concernent davantage les émissions de divertissement, et elles touchent tous les télédiffuseurs, qui doivent se battre contre la domination américaine des plateformes de diffusion en continu de contenus étrangers.
In terms of people actually tuning in to news, they are, and I think they’d like to be tuning in to local news more if there was more available, and that’s why people are particularly concerned about this crisis in local news that we’re having. Les gens qui écoutent les bulletins d’information restent fidèles, et je crois qu’ils seraient à l’écoute si on leur offrait davantage de nouvelles locales. C’est ce qui explique pourquoi les gens sont si préoccupés actuellement par la crise des nouvelles locales. Senator Simons: Local news, that’s the question. La sénatrice Simons : Les nouvelles locales...
La question porte sur les nouvelles locales. The Deputy Chair: We have to close this panel. Thank you very much. This was very interesting. La vice-présidente : C’est ici que se conclut notre discussion avec ce groupe de témoins. Merci beaucoup. Ce fut fort intéressant. Ms. Boltman, could you send us the McGill study? I don’t think we have it. It would be interesting. Could you do that for us? Madame Boltman, pouvez-vous nous transmettre l’étude de l’Université McGill? Je ne crois pas que nous l’avons reçue. Ce serait intéressant. Allez-vous être en mesure de faire cela pour nous? Ms. Boltman: Sure.
We can send that over to you. Mme Boltman : Absolument. Nous allons vous l’envoyer. The Deputy Chair: Thank you very much to all of you for your generosity. La vice-présidente : Merci beaucoup à vous tous d’avoir été aussi généreux. [Translation] [Français] Honourable senators, we are now meeting to continue our study of local services provided by CBC. Honorables sénatrices et sénateurs, nous nous réunissons maintenant pour poursuivre notre étude des services locaux fournis par la SRC.
For our second panel of witnesses this evening, we have, in person, Kevin Desjardins, President of the Canadian Association of Broadcasters. Pour notre deuxième groupe de témoins ce soir, nous accueillons en présentiel Kevin Desjardins, président de l’Association canadienne des radiodiffuseurs. [English] [Traduction] The committee also welcomes, by video conference, Matthew Hatfield, Executive Director, OpenMedia; and Kirk LaPointe, Journalist, Adjunct Journalism Professor, University of British Columbia. Le comité accueille en outre M. Matthew Hatfield, directeur exécutif chez OpenMedia, ainsi que M.
Kirk LaPointe, journaliste et professeur agrégé de journalisme à l’Université de la Colombie-Britannique. Tous les deux comparaîtront par vidéoconférence. 30-10-2024 Transports et communications 102:21
Welcome, and thank you for joining us. We will hear your opening remarks of five minutes each, starting with Mr. Desjardins, followed by Mr. Hatfield and Mr. LaPointe, which will be followed by questions and answers. Mr. Desjardins, you have the floor for five minutes. Bienvenue, et merci de vous joindre à nous. Nous allons commencer par vos déclarations liminaires, pour lesquelles vous disposez de cinq minutes chacun. M. Desjardins aura la parole en premier, suivi de MM. Hatfield et LaPointe. Nous passerons ensuite à la période des questions et réponses.
Monsieur Desjardins, vous avez la parole pour cinq minutes. Kevin Desjardins, President, Canadian Association of Broadcasters: Thank you, Madam Chair and members of the committee, for having me back. Kevin Desjardins, président, Association canadienne des radiodiffuseurs : Madame la présidente, distingués membres du comité, merci de me recevoir à nouveau. [Translation] [Français] Thank you for giving us the opportunity to share the view of private broadcasters during this important discussion.
Merci de nous donner l’occasion de partager avec vous le point de vue des radiodiffuseurs privés dans cette discussion importante. It’s always a pleasure for me to appear before this committee, since I represent more than 700 private stations and services that make up the Canadian Association of Broadcasters.
C’est toujours un plaisir pour moi de comparaître devant ce comité, puisque je représente plus de 700 stations et services privés qui forment l’Association canadienne des radiodiffuseurs. [English] [Traduction] Obviously, this committee has had significant opportunity to discuss the Canadian broadcasting industry in recent years, and we appreciate you returning to this particular question on the role of the national public broadcaster in the Canadian broadcasting system.
De toute évidence, le comité a eu de multiples possibilités de discuter de l’industrie canadienne de la radiodiffusion ces dernières années, et nous vous sommes reconnaissants de reprendre l’examen de la question précise du rôle du radiodiffuseur public dans le système canadien de radiodiffusion.
Amongst the membership that CAB represents, there is likely a diversity of opinions on the role of CBC/Radio-Canada, but broadly, we recognize that there is a role for the public broadcaster etched into the Broadcasting Act, but we strongly believe that the national public broadcaster should be mandate‑driven and not market-driven. Les membres de l’Association canadienne des radiodiffuseurs peuvent certes avoir différentes opinions quant au rôle de CBC/ Radio-Canada, mais la légitimité du rôle que la
Loi sur la radiodiffusion confère au radiodiffuseur public fait généralement l’unanimité. Cependant, nous croyons fermement que ce rôle doit être dicté par un mandat et non par le marché. The role of the public broadcaster should be complementary to the role played by private broadcasters. As such, we don’t believe that the public broadcaster should compete with private broadcasters in three critical areas: for advertisers, for programming rights and for talent.
We state this in an evolving global context where digital giants, in a very short period of time, have entered the Canadian advertising market and become dominant players. The economic presence of a public broadcaster with a substantial annual operating subsidy competing directly with private broadcasters in these three critical areas has a negative effect. Moreover, the chase for advertising dollars and popular programming only serves to distract the CBC from their public service mandate. Le rôle du radiodiffuseur public devrait être complémentaire à celui des radiodiffuseurs privés.
En conséquence, nous estimons que le radiodiffuseur public ne devrait pas concurrencer les radiodiffuseurs privés dans trois domaines névralgiques : la publicité; les droits de diffusion et le recrutement de talents. C’est à notre avis primordial dans un environnement mondial en constante évolution, où, du jour au lendemain, les géants du numérique ont envahi le marché de la publicité et sont devenus des joueurs dominants.
La présence économique d’un radiodiffuseur public qui bénéficie d’importantes subventions d’exploitation annuelles et qui concurrence directement les radiodiffuseurs privés dans ces trois domaines névralgiques a des répercussions négatives. En plus, la course aux revenus publicitaires et à la programmation populaire détourne CBC/ Radio-Canada de son mandat de service public. In advertising, the CBC’s presence distorts the marketplace by having a significant entrant for whom advertising dollars are a secondary revenue stream.
Advertising dollars are the lifeblood for private broadcasters, and any ad dollars intended for broadcasting platforms that go to the CBC/Radio-Canada only Dans le domaine de la publicité, la présence de CBC/Radio- Canada fausse les lois du marché. En effet, pour ce concurrent de taille, la publicité représente une source secondaire de revenus, alors que c’est le nerf de la guerre pour les diffuseurs privés. Chaque dollar que CBC/Radio-Canada empoche pour des 102:22 Transport and Communications 30-10-2024
serve to squeeze the shrinking TV and radio portion of the larger advertising pie. Because ad dollars are a secondary revenue source for CBC, there’s concern over the downward flexibility on their rates, which, in turn, can act as a drag on the whole of the industry. annonces publicitaires sur les plateformes de radiodiffusion réduit la part de moins en moins importante de l’assiette publicitaire destinée à la télévision et à la radio. Comme la publicité est une source secondaire de revenus, CBC/Radio- Canada a plus de latitude et peut faire baisser les tarifs au détriment de l’ensemble de l’industrie.
We believe that there is a direct link between the corporation straying from its mandate and its ability to advertise. If the CBC/ Radio-Canada were constrained from advertising, there would be no rationale to compete with private broadcasters for content, but because the public broadcaster needs to chase ratings to attract advertisers, it bids up the cost of programming rights for popular foreign and domestic content. Nous voyons un lien direct entre l’éloignement de son mandat et les possibilités de la société en matière de publicité.
Si la société CBC/Radio-Canada avait des limites à respecter relativement à la publicité, elle n’aurait aucune raison de concurrencer les radiodiffuseurs privés sur le plan des contenus. Actuellement, pour attirer les annonceurs, le radiodiffuseur public fait la course aux cotes d’écoute et fait ainsi grimper le prix des droits de diffusion du contenu populaire étranger ou canadien. [Translation] [Français] It should also be noted that the discussion on Radio-Canada’s role of market disrupter, especially in Quebec, deserves close examination.
While CBC is unfortunately an overly commercial competitor in Canada, Radio-Canada is competing openly in Quebec. To a certain extent, this concentration of commercial interests in the province could undermine the broadcaster’s role and mandate, which is to serve official language minority communities across the country. Il faudrait aussi noter que la discussion sur le rôle de Radio‑Canada comme perturbateur du marché, notamment au Québec, mérite un certain examen. Alors que CBC est malheureusement un concurrent trop commercial au Canada, Radio-Canada fait ouvertement concurrence au Québec.
Dans une certaine mesure, cette concentration sur les intérêts commerciaux dans cette province pourrait miner son rôle et son mandat, qui est de servir les communautés de langue officielle en situation minoritaire partout au pays. [English] [Traduction] It’s important to also reflect on how the national broadcaster makes use of its evolving digital channels to take a more overtly commercial approach. For instance, CBC and Radio-Canada radio stations are commercial free, but some of the digital extensions of those linear broadcasting properties include advertising.
When a radio program is repackaged as a podcast, they can include commercials. When they are posted on their website, it is alongside banner ads. Il est également important d’examiner la manière dont le radiodiffuseur national exploite ses canaux numériques en constante évolution pour adopter une approche plus ouvertement commerciale. Il n’y a aucune publicité sur les ondes des stations de radio de CBC/Radio-Canada, mais des annonces publicitaires sont maintenant diffusées sur certaines des extensions numériques de ces stations.
Quand le format d’une émission de radio est rafraîchi pour en faire un balado, des annonces publicitaires peuvent y être intégrées. Et sur le site Web, des bannières publicitaires sont ajoutées aux publications. Gem and ICI TOU.TV streaming services don’t merely provide digital access to the broadcaster’s catalogue. To support these digital streaming services, CBC/Radio-Canada sells ads or subscriptions and acquires the rights to a much broader and more popular set of international programming to encourage Canadians to log in.
Les services de diffusion en continu Gem et ICI TOU.TV ne donnent pas seulement un accès numérique au catalogue du radiodiffuseur. Pour financer ces services numériques de diffusion en continu, CBC/Radio-Canada vend des espaces publicitaires ou perçoit des droits d’abonnement, et elle obtient les droits d’un éventail beaucoup plus large d’émissions internationales plus populaires pour inciter les Canadiens à se connecter à ses plateformes.
Seeing the overtly commercial direction of CBC/Radio- Canada’s digital extension should give us a greater sense of the general direction the public broadcaster will chart if they are not provided with a clear guidance to focus on their public interest L’orientation résolument commerciale des extensions numériques de la société CBC/Radio-Canada nous donne une très bonne idée de l’orientation générale qui sera privilégiée par le radiodiffuseur s’il n’est pas explicitement enjoint à se 30-10-2024 Transports et communications 102:23
mandate. In the questions, I can talk about their acquisition of talent and the role they play there. concentrer sur son mandat de service public. Durant la période des questions, je pourrai parler plus en détail du recrutement de talents et de son rôle dans ce domaine. The Deputy Chair: Thank you very much. We will now hear from Matt Hatfield. La vice-présidente : Merci beaucoup. Nous allons maintenant entendre Matt Hatfield. Matthew Hatfield, Executive Director, OpenMedia: Good evening.
I’m Matt Hatfield, and I’m executive director of OpenMedia, a non-partisan grassroots community of over 250,000 people in Canada who work for an open, affordable and surveillance-free Internet. Matthew Hatfield, directeur exécutif, OpenMedia : Bonsoir. Je m’appelle Matt Hatfield et je suis directeur exécutif d’OpenMedia, une communauté populaire non partisane de plus de 250 000 personnes au Canada qui travaillent pour un Internet ouvert, abordable et sans surveillance. I’m joining you today from the territory of the Huron-Wendat, the Seneca, the Haudenosaunee and the Mississaugas of the Credit.
Je me joins à vous aujourd’hui depuis le territoire de la nation huronne-wendat, des Sénécas, des Haudenosaunee et des Mississaugas de Credit. I have four points to share tonight: why Bill C-18 failed, the case for publicly funded local journalism, a point on the value of the news and where we can start fixing the local journalism problem. J’ai quatre points à vous présenter ce soir : les raisons pour lesquelles le projet de loi C-18 est raté, les arguments pour un journalisme local financé par des fonds publics, un point sur la valeur de l’information et des pistes de solution au problème du journalisme local.
Bill C-18 has been a clear net loss for Canadian journalism. Google will eventually provide $100 million in funding, yet if we subtract Google’s previous support and consider the enormous traffic losses caused by the Meta pullout, Bill C-18 is revenue-negative for most Canadian outlets. It is unquestionably negative for small local outlets, many of whom lost 50% or more of their audience overnight. Le projet de loi C-18 a été une perte nette pour le journalisme canadien.
Google fournira finalement 100 millions de dollars de financement, mais si l’on soustrait le financement antérieur de Google et si l’on tient compte des énormes pertes de trafic causées par le retrait de Meta, le projet de loi C-18 est déficitaire pour la plupart des organes de presse canadiens. Il est incontestablement déficitaire pour les petits médias locaux, dont beaucoup ont perdu 50 % ou plus de leur public du jour au lendemain. Bill C-18 misunderstood the news problem in two key respects. First, it was wrong to think that the distribution of news had huge financial worth that Meta was appropriating.
As the CRTC told you yesterday, news is actually a loss leader. News was only ever profitable when used to attract readers to a package of non-news goods. Today, most Canadians get classifieds, sports and entertainment elsewhere on the Internet. That’s not going to change, no matter what laws we pass. Le projet de loi C-18 a mal compris le problème de l’information à deux égards essentiels. Tout d’abord, il est erroné de penser que la diffusion des actualités avait une énorme valeur financière que Meta s’appropriait. Comme le CRTC vous l’a dit hier, les actualités sont en fait un produit d’appel.
Elles n’ont été rentables que lorsqu’elles servaient à attirer les lecteurs vers un ensemble de produits non liés aux actualités. Aujourd’hui, la plupart des Canadiens consultent les petites annonces et les nouvelles des mondes du sport et du spectacle ailleurs sur Internet. Cela ne changera pas, peu importe les lois que nous adopterons. But more fundamentally, Bill C-18 went wrong by making it expensive to share quality journalism. Effectively, the government is taxing platforms for permitting the spread of good journalism, while misinformation remains tax-free.
It’s as if we tried taxing vegetables while beer and cigarettes were tax-free, and the results speak for themselves. Mais plus fondamentalement, le projet de loi C-18 fait fausse route en rendant coûteuse la diffusion d’un journalisme de qualité. En effet, le gouvernement taxe les plateformes qui permettent la diffusion du bon journalisme, alors que la mésinformation reste exonérée d’impôt. C’est comme si nous essayions de