Senate Committee — SOCI — Evidence — 95ev-56742
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EVIDENCE TÉMOIGNAGES OTTAWA, Thursday, May 2, 2024 OTTAWA, le jeudi 2 mai 2024 The Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and Technology met with videoconference this day at 11:30 a.m. [ET] to study Bill S-249,
An Act respecting the development of a national strategy for the prevention of intimate partner violence. Le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie se réunit aujourd’hui, à 11 h 30 (HE), avec vidéoconférence, afin d’étudier le projet de loi S-249, Loi concernant l’élaboration d’une stratégie nationale pour la prévention de la violence conjugale. Senator Ratna Omidvar (Chair) in the chair.
La sénatrice Ratna Omidvar (présidente) occupe le fauteuil. [English] [Traduction] The Chair: Colleagues, before we begin, I would like to remind all senators and other meeting participants of the following important preventative measures. La présidente : Chers collègues, avant de commencer, j’aimerais rappeler à tous les sénateurs et aux autres participants à la réunion les importantes mesures de prévention suivantes.
To prevent disruptive and potentially harmful audio feedback incidents during our meeting that could cause injuries, we remind all in-person participants to keep their earpieces away from the microphone at all times.
As indicated in the communiqué from the Speaker to all senators on Monday, April 29, the following measures have been taken to help prevent audio feedback incidents: Afin d’empêcher les rétroactions acoustiques perturbatrices et potentiellement dommageables qui pourraient causer des blessures pendant notre réunion, nous rappelons à tous les participants en personne de garder leurs oreillettes loin de leur microphone en tout temps.
Comme l’indique le Communiqué du président adressé à tous les sénateurs le lundi 29 avril, les mesures suivantes ont été prises pour aider à prévenir les rétroactions acoustiques : All earpieces have been replaced by a new model that greatly reduces the probability of audio feedback. The new earpieces are black
whereas the former earpieces were grey. I hope everyone is using the black earpiece. Toutes les oreillettes ont été remplacées par un nouveau modèle qui permet de réduire grandement la probabilité de rétroaction acoustique. Les nouvelles oreillettes sont noires, alors que les anciennes étaient grises. J’espère que tout le monde utilise l’oreillette noire. By default, all unused earpieces will be unplugged at the start of the meeting. When you are not using your earpiece, please place it face down on the middle of the round sticker that you see in front of you on the table where indicated.
Par défaut, toutes les oreillettes inutilisées seront débranchées au début de la réunion. Lorsque vous n’utilisez pas votre oreillette, veuillez la placer face vers le bas au milieu de l’autocollant rond que vous voyez devant vous sur la table, à l’endroit indiqué. Please consult the card on the back for guidelines to prevent audio feedback incidents. Veuillez consulter la carte à l’arrière pour obtenir des directives sur la façon d’empêcher les rétroactions acoustiques. Please ensure that you are seated in a manner that increases the distance between microphones.
Veuillez vous asseoir de manière à augmenter la distance entre les microphones. Participants must only plug in their earpieces to the console located directly in front of them. Les participants doivent brancher leurs oreillettes uniquement dans la console située directement devant eux. These measures are in place so that we can conduct our business without interruption and to protect the health and safety of all participants, including the interpreters. Thank you very much for your cooperation.
Ces mesures sont en place pour que nous puissions mener nos travaux sans interruption et protéger la santé et la sécurité de tous les participants, y compris les interprètes. Merci beaucoup de votre coopération. [Translation] [Français] My name is Ratna Omidvar, and I am a senator from Ontario. Je m’appelle Ratna Omidvar et je suis une sénatrice de l’Ontario. 2-5-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 95:1
[English] [Traduction] I am the Chair of the Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and Technology. Je suis la présidente du Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie. Before we welcome our witnesses today, I would like to provide a content warning for this meeting. Today, our committee is continuing its study of Bill S-249,
An Act respecting the development of a national strategy for the prevention of intimate partner violence. In addition to intimate partner violence, other sensitive topics, including gender-based violence, suicide and substance use and abuse, may be discussed. This may be triggering to people in the room with us as well as to those who are watching and listening to the broadcast. Avant d’accueillir nos témoins aujourd’hui, j’aimerais faire une mise en garde pour la réunion.
Aujourd’hui, notre comité poursuit son étude du projet de loi S-249, Loi concernant l’élaboration d’une stratégie nationale pour la prévention de la violence conjugale. En plus de la violence entre partenaires intimes, d’autres sujets sensibles, y compris la violence fondée sur le sexe, le suicide et la consommation et l’abus de substances, peuvent être abordés. Cela peut être un déclencheur pour les personnes présentes dans la salle ainsi que pour celles qui regardent et écoutent la transmission. Mental health support for all Canadians is available by phone and text at 988.
Senators and parliamentary employees are also reminded that the Senate’s employee and family assistance program is available to them and offers short-term counselling for both personal and work-related concerns as well as crisis counselling. Un service de soutien en santé mentale est offert à tous les Canadiens par téléphone et par messagerie texte; il suffit de taper le 988.
Nous rappelons également aux sénateurs et aux employés parlementaires que le programme d’aide aux employés et à leur famille du Sénat est à leur disposition et offre des services de counselling à court terme concernant les soucis personnels et professionnels ainsi que des services de consultation d’urgence. Before we begin, I would like to do a round table so that senators can introduce themselves to our witnesses and to the public, starting with the deputy chair of the committee, Senator Cordy.
Avant de commencer, j’aimerais faire un tour de table pour que les sénateurs puissent se présenter à nos témoins et au public, en commençant par la vice-présidente du comité, la sénatrice Cordy. Senator Cordy: Good morning and welcome, I’m Jane Cordy, and I’m a senator from Nova Scotia. La sénatrice Cordy : Bonjour et bienvenue, je suis Jane Cordy, sénatrice de la Nouvelle-Écosse. [Translation] [Français] Senator Cormier: Hello. I’m René Cormier from New Brunswick. Le sénateur Cormier : Bonjour. Je suis René Cormier, du Nouveau-Brunswick. Senator Oudar: Hello. Manuelle Oudar from Quebec.
La sénatrice Oudar : Bonjour. Manuelle Oudar, du Québec. [English] [Traduction] Senator Burey: Good morning and welcome, Sharon Burey, senator for Ontario. La sénatrice Burey : Bonjour et bienvenue, Sharon Burey, sénatrice de l’Ontario. Senator McPhedran: Good morning and welcome, Marilou McPhedran, independent senator for Manitoba. La sénatrice McPhedran : Bonjour et bienvenue, Marilou McPhedran, sénatrice indépendante du Manitoba. [Translation] [Français] Senator Petitclerc: Hello. Chantal Petitclerc from Quebec. Thank you for being here. La sénatrice Petitclerc : Bonjour. Chantal Petitclerc, du Québec.
Merci d’être là. [English] [Traduction] Senator Bernard: I’m Wanda Thomas Bernard, senator from Nova Scotia, home of Mi’kmaq territory. La sénatrice Bernard : Je suis Wanda Thomas Bernard, sénatrice de la Nouvelle-Écosse, où se trouve le territoire des Mi’kmaqs. 95:2 Social Affairs, Science and Technology 2-5-2024
[Translation] [Français] Senator Mégie: Marie-Françoise Mégie from Quebec. La sénatrice Mégie : Marie-Françoise Mégie, du Québec. [English] [Traduction] Senator Seidman: Good morning, Judith Seidman from Montreal, Quebec. La sénatrice Seidman : Bonjour, Judith Seidman de Montréal, au Québec. Senator Dasko: Donna Dasko, senator from Ontario. La sénatrice Dasko : Donna Dasko, sénatrice de l’Ontario.
The Chair: Joining us today for the first panel, we welcome: Justin Trottier, National Executive Director of the Canadian Centre for Men and Families; Craig Thompson, who is seated at the back, Ottawa Executive Director of the Canadian Centre for Men and Families; Nicole Taylor, Program Director of WomenatthecentrE; Gifty Asare, Director of Research and Community Impact, WomenatthecentrE; and Benjamin Roebuck, Federal Ombudsperson for Victims of Crime.
La présidente : Nous accueillons aujourd’hui pour le premier groupe de témoins Justin Trottier, directeur exécutif national du Centre canadien pour les hommes et les familles; Craig Thompson, qui est assis à l’arrière, est directeur exécutif d’Ottawa du Centre canadien pour les hommes et les familles; Nicole Taylor, directrice de programme de WomenatthecentrE; Gifty Asare, directrice de la recherche et de l’impact communautaire, WomenatthecentrE; et Benjamin Roebuck, ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels. Thank you so much for joining us today in person.
I will first invite the Canadian Centre for Men and Families to make their opening remarks, followed by WomenatthecentrE and then Mr. Roebuck. Each organization will have five minutes for its remarks because we want to have lots of time to ask you questions and you can enlighten us with your answers. Merci beaucoup de vous joindre à nous en personne aujourd’hui. Je vais d’abord inviter le Centre canadien pour les hommes et les familles à présenter sa déclaration liminaire, suivie de WomenatthecentrE puis de M. Roebuck.
Chaque organisation aura cinq minutes pour présenter sa déclaration, parce que nous voulons avoir beaucoup de temps pour vous poser des questions et que vous puissiez nous éclairer par vos réponses. Let’s start with Mr. Trottier. Commençons par M. Trottier. Justin Trottier, National Executive Director, Canadian Centre for Men and Families: Hello and good morning everyone. I’m Justin Trottier from the Canadian Centre for Men and Families. Our charity supports families in crisis. In 2021, we opened Ontario’s first shelter for fathers and children fleeing domestic violence, and we’ve welcomed over 200 families.
Justin Trottier, directeur exécutif national, Centre canadien pour les hommes et les familles : Bonjour à tous. Je suis Justin Trottier, du Centre canadien pour les hommes et les familles. Notre organisme de bienfaisance soutient les familles en crise. En 2021, nous avons ouvert le premier centre d’hébergement de l’Ontario pour les pères et les enfants fuyant la violence familiale, où nous avons accueilli plus de 200 familles. Supported by a majority female advisory board, we work with the City of Toronto, the Toronto Police and the Ontario Victim Quick Response Program.
Our shelter is an essential community service with referrals from victim service, children’s aid and hospitals. Appuyés par un conseil consultatif composé principalement de femmes, nous travaillons avec la Ville de Toronto, le Service de police de Toronto et le Programme d’intervention rapide pour les victimes de l’Ontario. Notre centre d’hébergement est un service communautaire essentiel pour lequel nous recevons des demandes des services d’aide aux victimes, des services d’aide à l’enfance et des hôpitaux. Comprehensive programs must expand to guarantee women live lives free of violence.
At the same time, men also suffer severe abuse with serious consequences for them and their children. In averaging Statistics Canada data between 1999 and 2019, we found that 5.92% of women and 5.12% of men experienced intimate partner violence, or IPV. At the same time, almost no services exist for men. On doit élargir les programmes complets pour garantir aux femmes une vie sans violence. En même temps, les hommes souffrent également de grave maltraitance, et cela entraîne de sérieuses conséquences pour eux et leurs enfants.
En faisant la moyenne des données recueillies par Statistique Canada entre 1999 et 2019, nous avons constaté que 5,92 % des femmes et 5,12 % des hommes avaient été victimes de violence entre partenaires intimes, ou VPI. Par ailleurs, il n’existe presque aucun service pour les hommes. 2-5-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 95:3
As IPV severity levels increase, males continue to represent a significant percentage of victims, suffering consequences ranging from post-traumatic stress disorder, or PTSD, to substance use disorders. Looking at homicide, we see an asymmetry, with female victims between 75% and 80%. That’s why resources must expand to protect all women. À mesure que les niveaux de gravité de la VPI augmentent, les hommes continuent de représenter un pourcentage significatif des victimes, souffrant de conséquences qui vont du trouble de stress post-traumatique, ou TSPT, à des troubles liés à la consommation de substances.
Pour ce qui est des homicides, nous constatons une asymétrie, les femmes victimes représentant entre 75 et 80 %. C’est pourquoi les ressources doivent augmenter pour protéger toutes les femmes. However, we should also look at that other 20% to 25%. Women do kill men. Earlier this year, Deeanna Charrion murdered her fiancée Gerrard Martin in Toronto. Neighbours knew she was abusive, yet they told reporters that they didn’t fear for him because he was a man. Cependant, nous devrions également nous pencher sur les autres 20 à 25 %. Les femmes tuent des hommes.
Plus tôt cette année, Deeanna Charrion a assassiné son fiancé, Gerrard Martin, à Toronto. Les voisins savaient qu’elle était violente, or ils ont dit aux journalistes qu’ils ne craignaient pas pour lui parce qu’il était un homme. Women do kill children. In B.C., Kaela Janine Mehl murdered her toddler during a family breakup. There are also the cases of Lisa Batstone, Astrid Margaret Literski and Laurine Marie Aune. These tragedies are preventable, too, if we take a gender‑inclusive approach.
Single-father families are the fastest growing family form, but in 2024, fathers still face an impossible decision: leave children behind or stay in an abusive relationship. Les femmes tuent des enfants. En Colombie-Britannique, Kaela Janine Mehl a assassiné son bambin pendant une rupture familiale. Il y a aussi les cas de Lisa Batstone, d’Astrid Margaret Literski et de Laurine Marie Aune. Ces tragédies sont aussi évitables, si nous adoptons une approche inclusive et fondée sur l’égalité des genres.
Les familles composées d’un père monoparental sont la forme familiale à croissance la plus rapide, mais en 2024, les pères font toujours face à une décision impossible : laisser les enfants derrière ou rester dans une relation violente. Addressing family violence from a gender-inclusive framework is in the best interests of women and girls. Many instances of domestic abuse involve mutually violent couples, and the intergenerational effects of family violence often result in the victimization of both men and women.
Intervention programs that support victims regardless of gender have the best chance of breaking these cycles. La lutte contre la violence familiale à partir d’un cadre inclusif et fondé sur les genres est dans l’intérêt supérieur des femmes et des filles. De nombreux cas de violence familiale concernent des couples mutuellement violents, et les effets intergénérationnels de la violence familiale débouchent souvent sur la victimisation des femmes et des hommes. Les programmes d’intervention qui soutiennent les victimes peu importe leur sexe sont le plus à même de rompre ces cycles.
In 2020, the Prairieaction Foundation studied the experiences of male victims. It discovered that men are regularly choosing to stay in unsafe situations to protect their children or for fear of losing custody. The 2018 government report entitled Canadian residential facilities for victims of abuse concluded that there is a serious mismatch in resource allocation, with male victims needing but not having access to the kind of housing available to women.
The landmark report entitled Male Survivors of Intimate Partner Violence in Canada, prepared for the Federal Ombudsperson for Victims of Crime, looked at the Canadian Victims Bill of Rights and concluded that male victims needed dedicated domestic violence, or DV, facilities. En 2020, la fondation Prairieaction a étudié les expériences des victimes masculines. Elle a découvert que les hommes choisissent régulièrement de rester dans des situations peu sécuritaires pour protéger leurs enfants ou par crainte de perdre la garde de leurs enfants.
Le rapport du gouvernement de 2018 intitulé Les établissements d’hébergement canadiens pour les victimes de violence a conclu à l’existence d’un déséquilibre important dans l’affectation des ressources, les victimes masculines ayant besoin d’accéder au type de logement offert aux femmes, mais n’y ayant pas accès.
Le rapport marquant intitulé Survivants masculins de la violence conjugale au Canada, préparé pour l’ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels, a étudié la Charte canadienne des droits des victimes et conclu que les hommes victimes avaient besoin d’établissements réservés à la violence conjugale, ou VC. A change is now finally under way. There are three women’s shelters in Alberta that have opened spaces for fathers and children. There may be others of which we’re not aware. Meanwhile, Shelter 2.0, which was authored by several Alberta Enfin, un changement s’effectue maintenant.
Il existe trois refuges pour femmes en Alberta qui ont ouvert des espaces pour les pères et les enfants. Il pourrait y en avoir d’autres dont nous ne sommes pas au courant. Parallèlement, Shelter 2.0, rédigé par 95:4 Social Affairs, Science and Technology 2-5-2024
women’s agencies, recommended shelters expand their focus to include men. The U.K. has earmarked £1 million for male DV victims, and in 2022, South Korea announced plans to open their country’s first shelter for abused men. plusieurs agences de femmes de l’Alberta, a recommandé que les refuges élargissent leur clientèle pour inclure les hommes. Le Royaume-Uni a réservé 1 million de livres aux hommes victimes de VC, et en 2022, la Corée du Sud a annoncé ses plans d’ouvrir son premier refuge du pays pour les hommes victimes de violence. Here are some recommendations.
First, we need dedicated DV shelters for fathers and children. Our Toronto facility offers a successful model, fully inclusive of gay, bi, and trans men, welcoming children of all genders, even grandmothers and grandfathers; a 24-7 crisis line for boys and men, equivalent to the Assaulted Women’s Helpline; cross-sector education, including health, legal and child protection, and in particular, the police. Hundreds of men report calling the police for help and being disbelieved, ridiculed and even arrested. This is a serious and, frankly, scandalous form of revictimization.
We need evidence-based funding and policy making. Last year, the federal government put $150 million into a fund to address gender-based violence, or GBV, but all research into male victims was deemed “ineligible.” We need dedicated research into the experiences of this population. Voici d’autres recommandations. Premièrement, nous avons besoin de refuges réservés aux pères et aux enfants victimes de VC.
Notre établissement de Toronto repose sur un modèle qui a fait ses preuves, est entièrement ouvert aux hommes homosexuels, bisexuels et trans, accueille les enfants de tous genres, même les grand-mères et les grands-pères; offre une ligne de crise accessible 24 heures sur 24, sept jours sur sept pour les garçons et les hommes, qui équivaut à la ligne d’aide Assaulted Women’s Helpline; offre une éducation transversale, y compris en santé, en droit et en protection des enfants, et en particulier, la police.
Des centaines d’hommes disent appeler la police pour obtenir de l’aide et ne pas être crus, être ridiculisés et même arrêtés. Il s’agit d’une forme sérieuse et, franchement, scandaleuse de revictimisation. Nous avons besoin de financement fondé sur des données probantes et l’élaboration de politiques. L’an dernier, le gouvernement fédéral a investi 150 millions de dollars dans un fonds de lutte contre la violence fondée sur le sexe, ou VFS, mais toutes les recherches sur les hommes victimes ont été réputées « non admissibles ». Nous avons besoin d’une recherche consacrée aux expériences de cette population.
Nobody is suggesting that anything like half the resources should be made available to men and boys, but I hope we can agree that something more than the current roughly zero is appropriate. We’re proposing a progressive approach to address the intractable problem of family violence that moves us beyond the current gender binary approach. Personne ne laisse entendre que la moitié des ressources devrait être mise à la disposition des hommes et des garçons, mais j’espère que nous pouvons convenir que n’importe quel montant supérieur à la somme actuelle d’à peu près zéro serait approprié.
Nous proposons une approche progressiste pour réagir aux problèmes de la violence familiale, qui va au-delà de l’approche binaire actuelle fondée sur le sexe. The refusal to take male victimization seriously leads to some incredible missed opportunities: the chance to break cycles of violence within mutually violent couples and across the generations; the chance to break the cycle of homelessness by addressing one of the core systemic causes of homelessness among men; and the chance to avoid separating a child from a loving parent, if a father and child must exit a violent home.
Le refus de prendre la victimisation masculine au sérieux donne lieu à quelques occasions ratées incroyables : la possibilité de rompre les cycles de violence au sein des couples mutuellement violents et entre les générations; la possibilité de rompre le cycle de l’itinérance en s’attaquant à l’une des principales causes systémiques de l’itinérance chez les hommes; et la possibilité d’éviter de séparer un enfant d’un parent aimant, si un père et son enfant doivent sortir d’un foyer violent. Please, I’m asking you, let’s not let biases or politics get in the way of what is in the best interests of all parties.
Thank you for your time. I appreciate the opportunity. S’il vous plaît, je vous demande de ne pas laisser les préjugés ou la politique se mettre en travers de ce qui est dans l’intérêt supérieur de toutes les parties. Je vous remercie de votre temps et de m’avoir fourni la possibilité de m’exprimer. The Chair: Thank you, Mr. Trottier. La présidente : Merci, monsieur Trottier. Nicole Taylor, Program Director, WomenatthecentrE: Good morning and thank you for inviting us to appear before you to make this submission.
We want to first acknowledge that we are on Indigenous land, the traditional Nicole Taylor, directrice de programme, WomenatthecentrE : Bonjour et merci de nous inviter à comparaître pour vous présenter notre mémoire. Nous voulons tout d’abord reconnaître que nous nous trouvons sur des terres 2-5-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 95:5
territory of the Anishinaabeg Algonquin First Nation. Our work is done in solidarity with Indigenous peoples to end all forms of violence and ongoing colonialism, including racism, sexism and over-policing that disproportionately impacts Indigenous women, girls and two-spirit people. autochtones, le territoire traditionnel de la Première Nation algonquine Anishinaabeg.
Nous faisons notre travail en solidarité avec les peuples autochtones afin de mettre fin à la violence et au colonialisme continu sous toutes ses formes, dont le racisme, le sexisme et les interventions policières excessives qui touchent les femmes, les filles et les personnes bispirituelles autochtones de manière démesurée.
Our names are Gifty Asare and Nicole Taylor, and we are directors at our organization, the Women’s Centre for Social Justice, better known as WomenatthecentrE, a unique survivor- led, pan-Canadian non-government organization that works to eradicate all forms of violence against women, two-spirit and gender-diverse people through personal and social advocacy.
Nous nous nommons Gifty Asare et Nicole Taylor, et nous sommes les directrices de notre organisme, Women’s Centre for Social Justice, mieux connu sous le nom WomenatthecentrE, un organisme non gouvernemental pancanadien unique dirigé par des survivantes qui travaillent à l’élimination de toutes formes de violence faite aux femmes, aux personnes bispirituelles et aux personnes de diverses identités de genre en faisant des plaidoyers tant personnels que sociaux.
The purpose of our submission is to offer evidence to support the passing of Bill S-249 along with our recommendations to ensure the development of a national strategy that is inclusive of diverse groups of survivors, including Black, Indigenous and survivors of colour, survivors living with disabilities, survivors in rural communities and survivors who are part of the 2SLGBTQQIA+ community. We invite the committee to consider the following recommendations as Bill S-249 undergoes readings.
La raison d’être de notre mémoire est de présenter des preuves à l’appui de l’adoption du projet de loi S-249 ainsi que de faire nos recommandations afin d’assurer l’élaboration d’une stratégie nationale qui inclut les divers groupes de survivantes, dont les Noires, les Autochtones, les personnes de couleur, les survivantes vivant en situation de handicap, les survivantes des communautés rurales et les survivantes de la communauté 2ELGBTQQIA+. Nous invitons le comité à examiner les recommandations suivantes lors des lectures du projet de loi S-249.
One, we propose that Bill S-249 be reformulated and redirected to “An Act respecting the National Action Plan to End Gender-Based Violence.” Bill S-249 should use the existing federal government National Action Plan to End Gender-Based Violence to avoid replicating the important work survivors, GBV organizations and other stakeholders have already done to feed into Canada’s plan. Between 2019 and 2021, WomenatthecentrE was consulted by Women and Gender Equality Canada to conduct research that found that engaging men and boys was crucial to uproot toxic patriarchy.
Additionally, an emphasis was placed on the education and training of health and service providers on GBV, intersectionality and survivor-centred and trauma-informed care. Premièrement, nous proposons de redéfinir et de renommer le projet de loi S-249 et de le renommer « Loi concernant le Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe ».
Le projet de loi S-249 devrait se fonder sur le Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe du gouvernement fédéral afin d’éviter de dupliquer le travail important que les survivantes, les organismes de VFS et les autres intervenants ont accompli afin d’étayer le plan du Canada. Entre 2019 et 2021, Femmes et Égalité des genres Canada a consulté WomenatthecentrE afin de mener des recherches qui ont révélé que la collaboration des hommes et des garçons est essentielle à l’éradication du patriarcat toxique.
De plus, on a aussi souligné l’éducation et la formation des professionnels de la santé et des fournisseurs de services en matière de VFS, d’intersectionnalité et de soins tenant compte des traumatismes et centrés sur les survivantes. The national action plan consists of five pillars, and we can see that the work under “Pillar two —Prevention” addresses many of the strategy plans and consultations described in Bill S-249.
As such, Bill S-249 should be utilized as a mechanism to hold the federal, provincial and territorial governments accountable to the national action plan, as was endorsed in the plan’s Joint Declaration for a Canada free of Gender-based violence. Le Plan d’action national consiste en cinq piliers, et nous pouvons voir que le travail entrepris dans le cadre du « deuxième pilier : Prévention » traite de bon nombre des consultations et des plans relatifs à la stratégie décrits dans le projet de loi S-249.
À ce titre, le projet de loi S-249 devrait servir de mécanisme servant à tenir les gouvernements provinciaux et territoriaux et le gouvernement fédéral responsables du plan d’action national tel qu’il a été approuvé dans la Déclaration commune pour un Canada sans violence fondée sur le sexe. 95:6 Social Affairs, Science and Technology 2-5-2024
Additionally, Bill S-249 should use the term “gender-based violence” or “interpersonal violence” rather than “intimate partner violence” for inclusion purposes. This shift in language allows us to encompass various forms of violence that may not align with the restrictive ways in which intimate partner violence is currently conceptualized within policy and practice. De plus, le projet de loi S-249 devrait utiliser le terme « violence fondée sur le sexe » ou « violence interpersonnelle » plutôt que « violence conjugale » à des fins d’inclusion.
Ce changement de libellé nous permet d’englober diverses formes de violence qui peuvent ne pas s’aligner sur les façons restrictives dont la violence conjugale est actuellement conceptualisée dans les politiques et la pratique. [Translation] [Français] Gifty Asare, Director of Research and Community Impact, WomenatthecentrE: Second, we propose using an intersectional, anti-racist lens that accounts for unique experiences of violence, dependent on how other identities intersect with gender, reflecting the diversity of the Canadian population, to ensure we are not complicit in inadvertently reproducing white supremacy, colonialism and imperialism.
Gifty Asare, directrice de la recherche et de l’impact communautaire, WomenatthecentrE : Deuxièmement, nous proposons qu’une perspective intersectionnelle et antiraciste soit utilisée pour tenir compte des expériences de violence uniques qui dépendent de la manière dont d’autres identités interagissent avec le genre, reflétant ainsi la diversité de la population canadienne, afin de nous assurer de ne pas être complices dans la reproduction involontaire de la suprématie blanche, du colonialisme et de l’impérialisme.
We recognize that presenting survivors’ narratives in front of Parliament can create a sense of urgency to respond to GBV. While we are aware of the power of putting a name behind a piece of legislation, we also know that it runs what Nigerian scholar Chimamanda Ngozi Adichie calls, “the danger of a single story,” excluding the many differing experiences of GBV due to intersecting identities.
While the systems were designed to prevent the murders of Daniella Mallia, Latonya Anderson, Chantel Moore and other Black and Indigenous people, their murders illustrate that the systems not only perpetrate violence against Black, Indigenous and people of colour, or BIPOC, communities, but also render the violence itself legitimate and thereby invisible. It is, therefore, critical to embed Dr. Kimberlé Crenshaw’s intersectional framework into all aspects of the proposed bill to end GBV in Canada.
Nous reconnaissons que le fait de présenter les récits des survivantes devant le Parlement peut créer un sentiment d’urgence à répondre à la violence basée sur le genre (VBG). Bien que nous soyons conscientes du pouvoir de mettre un nom derrière un projet de loi, nous savons également qu’il court, comme le souligne l’universitaire nigériane Chimamanda Ngozi Adichie, le « danger d’une seule histoire », en excluant les nombreuses expériences différentes de violence basée sur le genre en raison des identités croisées.
Alors que les systèmes étaient censés prévenir les meurtres de Daniella Mallia, Latonya Anderson, Chantel Moore et plusieurs autres femmes noires et autochtones, ils montrent bien qu’ils ne font pas que perpétrer la violence contre la communauté des personnes noires, autochtones et de couleur (PANDC), mais qu’ils rendent aussi la violence elle-même légitime, et donc invisible. Il est donc essentiel d’incorporer le cadre intersectionnel de la Dre Kimberlé Crenshaw dans tous les aspects du projet de loi proposé pour mettre fin à cette violence au Canada.
Third, despite GBV being recognized as an epidemic, only one in 10 survivors report violence. Existing research has demonstrated the severe impacts of reporting GBV to law enforcement and child protection agencies, especially for BIPOC survivors. For these reasons, mandatory reporting of GBV should not be discussed as part of a prevention strategy. Rather, accountability and care standards of service providers, including health care professionals, should be the focus to ensure survivors are supported safely, and with kindness and compassion.
Troisièmement, malgré la reconnaissance de la violence basée sur le genre comme étant une épidémie, seulement une victime sur dix signale la violence. La recherche existante a montré les graves impacts de la dénonciation de la violence basée sur le genre aux forces de l’ordre et aux agences de protection de l’enfance, en particulier pour les survivantes PANDC. Pour ces raisons, la déclaration obligatoire de la VBG ne devrait pas être discutée comme faisant
partie d’une stratégie de prévention. Des normes de responsabilités et de soins de prestataires des services, y compris les professionnels de la santé, devraient plutôt être mises de l’avant. Cela contribuera à garantir que les survivantes sont soutenues en toute sécurité, avec gentillesse et compassion. Just recently, during the bill’s second reading, the Honourable Fabian Manning noted that Bill S-249 would bring all the players to the table. As proposed Bill S-249 stands now, survivors are excluded from all phases.
As a survivor-led organization, we Tout récemment, à l’étape de la deuxième lecture du projet de loi S-249, l’honorable Fabian Manning a noté que ce projet de loi amènerait tous les acteurs à la table. De la façon dont le projet de loi S-249 est rédigé actuellement, les survivantes sont 2-5-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 95:7
value lived experience as expertise and urge the committee to ensure that we, the survivors, are not just at the table, but also actively leading this work. exclues de toutes les étapes. En tant qu’organisation dirigée par des survivantes, nous valorisons l’expérience vécue comme expertise et nous exhortons le comité à veiller à ce que nous, les survivantes, ne soyons pas seulement à la table, mais que nous menions activement ce travail. Thank you. Merci beaucoup. [English] [Traduction] The Chair: Thank you. La présidente : Merci.
Benjamin Roebuck, Federal Ombudsperson for Victims of Crime, Office of the Federal Ombudsperson for Victims of Crime: Honourable senators, thank you for inviting me. My name is Ben, my pronouns are he/him. I’m grateful for how you have been holding space for this conversation on intimate partner violence. I was really pleased with the compassionate response to Ms. McGrath and Senator Manning. To Ms. McGrath and other survivors, you’re not alone, and we are listening.
Benjamin Roebuck, ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels, Bureau de l’ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels : Honorables sénateurs et sénatrices, merci de m’avoir invité. Je m’appelle Ben. Mes pronoms sont il/lui. Je vous suis reconnaissant de la façon dont vous avez permis la tenue de cette conversation sur la violence entre partenaires intimes. J’ai été très heureux de voir votre compassion envers Mme McGrath et le sénateur Manning. À Mme McGrath et aux autres survivants, vous n’êtes pas seuls. Nous sommes à l’écoute.
We’re on the unceded, unsurrendered territory of the Algonquin Anishinaabeg Nation. In a recent meeting with the Ontario Native Women’s Association, I learned that colonialism targeted the power of Indigenous women. I want to honour the leadership of organizations led by Indigenous women who are using their power for community transformation. Nous sommes sur le territoire non cédé de la nation algonquine anishinabe. Lors d’une réunion récente avec l’Association des femmes autochtones de l’Ontario, j’ai appris que le colonialisme ciblait le pouvoir des femmes autochtones.
Je tiens à rendre hommage au leadership d’organismes dirigés par des femmes autochtones qui utilisent leur pouvoir pour transformer la communauté. Every day, survivors contact our office to learn about their rights, the services available to them, to ask for help when a federal agency doesn’t treat them fairly or to share concerns about gaps in the Criminal Code that leave them unprotected. In 2023, our office was contacted over 100 times because of IPV.
Survivors were concerned about how they were treated when they asked for help and about decisions made by police, Crown prosecutors or judges that caused secondary harm. Some survivors who requested updates were not kept informed about the status of the investigation in violation of their rights to information and protection under the Canadian Victims Bill of Rights. The Mass Casualty Commission and the Renfrew County inquest concluded that IPV is an epidemic in Canada. What Ms. McGrath described is happening every day.
Chaque jour, des survivants communiquent avec notre bureau pour en savoir plus sur leurs droits, sur les services qui leur sont offerts, pour demander de l’aide lorsqu’un organisme fédéral ne les traite pas équitablement ou pour nous faire part de leurs préoccupations au sujet des lacunes du Code criminel qui les laissent sans protection. En 2023, on nous a contactés plus de 100 fois en raison de violence conjugale.
Les survivantes étaient préoccupées par la façon dont elles étaient traitées en demandant de l’aide et par les décisions prises par la police, les procureurs de la Couronne et les juges qui leur causaient d’autres préjudices. Certaines survivantes qui ont demandé des mises à jour n’ont pas été tenues informées de l’état d’une enquête, ce qui est une violation de leurs droits à l’information et à la protection en vertu de la Charte canadienne des droits des victimes. La Commission des pertes massives et l’Enquête du comté de Renfrew ont conclu que la violence conjugale est une épidémie au Canada.
Ce que Mme McGrath a décrit se produit tous les jours. The Desmond Fatality Inquiry and service providers across Canada are calling for better coordination and information sharing, including with health care data. In my former role as a researcher, we found that survivors of violence in Canada are more likely to access health care than they are victim services.
Survivors experience intersectional barriers to justice based on race, geography, income, access to housing, gender identity, L’Enquête sur les décès de Desmond et les fournisseurs de services de partout au Canada réclament une meilleure coordination et un meilleur partage d’information, y compris des données sur les soins de santé. Lorsque je jouais mon ancien rôle de chercheur, nous avons constaté que les survivants de violence au Canada sont plus susceptibles d’avoir accès à des soins de santé qu’à des services aux victimes. Les survivantes et 95:8 Social Affairs, Science and Technology 2-5-2024
sexual orientation, age and abilities. Women experience the highest rates of injury from IPV, and misogynistic violence leads to femicide. That is happening far too often. Children experience collateral damage, and when men are abused, it can be difficult to find help or to be believed. I encourage this committee to also consider the needs of gender-based violence workers. survivants se heurtent à des obstacles intersectionnels à la justice fondés sur la race, la géographie, le revenu, l’accès au logement, l’identité de genre, l’orientation sexuelle, l’âge et les capacités.
Les femmes subissent les taux les plus élevés de blessures causées par la violence conjugale, et la violence misogyne mène au féminicide. Cela se produit beaucoup trop souvent. Les enfants subissent des dommages collatéraux, et lorsque les hommes sont maltraités, il peut être difficile de trouver de l’aide ou d’être cru. J’encourage le comité à tenir également compte des besoins des intervenants en matière de violence fondée sur le sexe. Two reports from the Ending Violence Association of Canada and Women’s Shelters Canada highlight the sustainable funding crisis in the GBV sector.
It’s clear we need a national strategy. You’ve heard about government investments in the National Action Plan to End Gender-Based Violence. I believe this bill is complementary to the national action plan, which is time-limited, and the bill could be amended to permanently require a national strategy. Deux rapports de l’Association canadienne pour mettre fin à la violence et d’Hébergement femmes Canada mettent en lumière la crise du financement durable dans le secteur de la violence fondée sur le sexe. Il est clair que nous avons besoin d’une stratégie nationale.
Vous avez entendu parler des investissements gouvernementaux et du Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe. Je crois que le projet de loi est complémentaire au plan d’action national, qui est limité dans le temps. Un amendement du projet de loi pourrait être fait pour exiger une stratégie nationale permanente. We need to engage the health care sector. I support the active offer of information on legal assistance and victim assistance when a service provider believes someone is experiencing IPV.
I would be cautious about a duty to report, as it may discourage survivors from accessing care and put them at greater risk. Nous devons mobiliser le secteur des soins de santé. J’appuie l’offre active d’information sur l’aide juridique et les services aux victimes lorsque les fournisseurs de soins de santé soupçonnent que leur patient est victime de violence conjugale. Je serais prudent quant à l’obligation de signalement par contre, car cela pourrait dissuader les survivants d’accéder aux soins et les exposer à un risque accru. We need innovative and disruptive interventions.
WomenACT in Toronto has a project called Safe at Home, which is working to advance a survivor’s right to stay in their home or move into permanent housing when leaving an abusive relationship. They’ve identified best practices such as exclusion orders, which require the perpetrator to leave the home, or housing provisions that consider IPV a breach of the lease agreement, allowing a perpetrator to be evicted and the survivor to remain. Nous avons besoin d’interventions novatrices et perturbatrices.
À Toronto, l’organisation WomenACT mène un projet appelé « Safe at Home », qui vise à faire progresser le droit d’une survivante de rester chez elle ou d’emménager dans un logement permanent lorsqu’elle quitte une relation violente. Des pratiques exemplaires ont été cernées telles que des ordonnances d’exclusion, qui obligent l’agresseur à quitter le domicile, ou des dispositions en matière de logement où l’on considère la violence conjugale comme une violation d’un contrat de bail, ce qui permet l’expulsion d’un agresseur sans pour autant expulser la victime. Finally, we need to strengthen accountability.
The U.K. has a victim commissioner and a domestic abuse commissioner who is an independent voice for survivors of domestic abuse. As Federal Ombudsperson for Victims of Crime, I know the importance of independence for advancing survivors’ interests. In Canada, many of the levers to address IPV are within provincial and territorial jurisdiction, but there’s still a federal role for leadership. Enfin, nous devons renforcer la reddition de comptes. Le Royaume-Uni dispose d’un commissaire aux victimes et d’un commissaire à la violence domestique qui est une voix indépendante pour les victimes de violence conjugale.
En tant qu’ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels, je reconnais l’importance de l’indépendance pour promouvoir les intérêts des survivants. Bon nombre des outils pour lutter contre la violence conjugale au Canada relèvent de la compétence des provinces et des territoires, mais le fédéral a un important rôle de leadership à jouer. 2-5-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 95:9
Rather than creating an additional organization, we propose that a more cost-effective solution would be to strengthen the federal ombudsperson into a federal commissioner for victim and survivor rights while also creating a deputy commissioner role focused on IPV. This approach would be efficient, avoid duplication, improve data, strengthen advocacy for victims’ rights and reduce administrative costs.
Alternatively, our office already has jurisdiction to provide advice to ministers and review complaints from victims of crime, and, in February 2024, we launched a national systemic investigation into how survivors of sexual assault are being treated in the criminal justice system across Canada. In a future year, we could conduct a similar independent review on IPV. Again, I’d like to thank Senator Manning and Ms. McGrath. Plutôt que de créer une organisation supplémentaire, il serait plus rentable de renforcer l’ombudsman fédéral.
En faire un commissaire fédéral aux droits des victimes et des survivants, avec un sous-commissaire axé sur la violence conjugale, serait une approche efficace, permettant d’éviter la duplication d’effort, d’améliorer la saisie des données, de renforcer le plaidoyer en faveur des droits des victimes et de réduire les coûts administratifs. Par ailleurs, notre bureau a déjà la compétence de fournir des conseils aux ministres et d’examiner les plaintes des victimes d’actes criminels.
En février 2024, nous avons lancé une enquête systémique nationale sur les expériences vécues par les survivantes d’agression sexuelle dans le système de justice pénale. Nous pourrions mener, au cours de la prochaine année, un examen indépendant similaire sur la violence conjugale. Encore une fois, je tiens à remercier le sénateur Manning et Mme McGrath. The Chair: Thank you very much, Mr. Roebuck. We will go to questions. I’m going to limit questions and answers to four minutes each. La présidente : Merci beaucoup, monsieur Roebuck. Nous allons passer aux questions.
Je vais limiter les questions et les réponses à quatre minutes chacune. Senator Cordy: Thank you very much for bringing your voices to the Senate of Canada because they are voices that haven’t necessarily been heard or listened to for a long time. Thank you very much for that. Three of you actually mentioned the national action plan. Ms. Asare, you said it will bring people to the table; Ms. Taylor, you spoke about it, as did you, Mr. Roebuck.
La sénatrice Cordy : Merci beaucoup d’avoir apporté vos voix au Sénat du Canada, parce que ce sont des voix que nous n’avons pas nécessairement entendues ou écoutées depuis longtemps. Merci beaucoup. Trois d’entre vous ont mentionné le plan d’action national. Madame Asare, vous avez dit qu’il permettra de réunir des gens à la table; madame Taylor, vous en avez parlé, tout comme vous, monsieur Roebuck. Could you tell us how this legislation might work in conjunction with the national action plan, which is the federal plan although all of the provinces have signed on?
Could you give us a little bit more detail on how that would work, and if any changes had to be made to this piece of legislation to make that work more effectively? Pourriez-vous nous dire comment ce projet de loi pourrait fonctionner en collaboration avec le plan d’action national, qui est le plan fédéral, même si toutes les provinces l’ont approuvé? Pourriez-vous nous fournir un peu plus de détails sur la façon dont cela fonctionnerait, et nous dire si des changements devraient être apportés à ce texte de loi pour que cela fonctionne de manière plus efficace? Ms.
Taylor: In our submission, we talked about reformulating the bill to include not just the implementation of the national action plan, but having a piece of legislation behind it that would make it a right to be able to implement the plan across the country. Right now, there’s nothing in place — there’s no bill in place — that would say that the national action plan must stay in place for the future. If we have a new government that comes into power, there’s nothing that secures or holds governments accountable to actually implement it.
Mme Taylor : Dans notre mémoire, nous avons parlé de reformuler le projet de loi afin d’inclure non seulement la mise en œuvre du plan d’action national, mais aussi un texte de loi qui donnerait le droit de mettre en œuvre le plan dans tout le pays. En ce moment, il n’y a rien en place — il n’y a pas de projet de loi en place — qui stipule que le plan d’action national doit rester en place à l’avenir. Si un nouveau gouvernement est élu, rien ne garantit qu’il demeurera, et rien ne tient le gouvernement responsable de le mettre en œuvre.
We propose that this bill be reformulated so that it’s not just about the prevention of intimate partner violence, but it incorporates gender-based violence and the eradication of gender-based violence, and also incorporates prevention as a separate pillar. Nous proposons de renommer le projet de loi pour qu’il ne s’agisse pas seulement de prévention de la violence conjugale, mais pour qu’il intègre la violence fondée sur le sexe et l’éradication d’une telle violence, en plus d’intégrer la prévention comme pilier distinct. Senator Cordy: Mr. Roebuck and then Ms. Asare.
La sénatrice Cordy : Monsieur Roebuck a la parole, puis ce sera madame Asare. 95:10 Social Affairs, Science and Technology 2-5-2024
Mr. Roebuck: I agree. I think this bill was introduced long before the national action plan was implemented. In that regard, it’s a fairly easy win for the government and survivors. The government has already committed the strategy, resources and money, which is out the door in the provinces and territories. The objective of the bill was to have a national strategy, so I think to strengthen that existing approach and to make sure it’s sustainable and that it is a requirement of government to have a strategy in place is positive. M. Roebuck : Je suis d’accord avec vous.
Je pense que le projet de loi a été introduit avant la mise en œuvre du plan d’action national. À cet égard, c’est un gain assez facile pour le gouvernement et les survivants. Le gouvernement a déjà engagé la stratégie, les ressources et l’argent, qui a déjà été envoyé aux provinces et aux territoires. L’objet du projet de loi était d’avoir une stratégie nationale, et je pense que renforcer l’approche existante, s’assurer qu’elle est durable et obliger le gouvernement à mettre en place une stratégie est une chose positive. Senator Cordy: Ms. Asare, is there anything else you would like to add?
La sénatrice Cordy : Madame Asare, aimeriez-vous ajouter autre chose? [Translation] [Français] Ms. Asare: I agree with my colleagues. In annex A of the plan, there was a joint declaration from the ministers indicating that they would support the action plan. That accountability is what we’re looking for, and we hope measures are taken to see what has been done in accordance with the plan and whether there are any constraints or shortcomings. What we are trying to do with Bill S-249 is arrive at a law that will support all that. Mme Asare : Je suis d’accord avec mes collègues.
Dans l’annexe A de ce plan, il y avait une déclaration conjointe des ministres, qui indiquaient qu’ils allaient soutenir ce plan d’action. On recherche cette responsabilité, et on souhaite qu’on prenne des mesures pour voir ce qui a été fait conformément au plan et s’il y a des contraintes ou des lacunes. C’est ce qu’on cherche à faire au moyen du projet de loi S-242, soit avoir une loi qui va soutenir tout cela. [English] [Traduction] Senator Seidman: Thank you very much for being with us this morning. I guess I’ll start with you, Mr. Roebuck.
You have written about victimology, having recently published in a textbook in 2022, and you’ve explained in there — and I’m quoting you — that, “. . . The decision to report or not to report a crime is dependent on a number of factors . . . .” I should also say that very recently we received a brief to our committee from the Canadian Association of Chiefs of Police, who wrote: La sénatrice Seidman : Merci beaucoup d’être avec nous ce matin. Je pense que je vais commencer par vous, monsieur Roebuck.
Vous avez écrit au sujet de la victimologie, dans un manuel publié récemment en 2022, et expliqué — et je vous cite — que « ... La décision de signaler ou non un acte criminel dépend d’un certain nombre de facteurs... »
Je devrais également dire que, très récemment, nous avons reçu à notre comité un mémoire de l’Association canadienne des chefs de police, qui a écrit ceci: . . . mandatory reporting of suspected cases of IPV to the police by health care facilities and medical professionals may cause victims not to seek medical assistance. ... le fait que les établissements de soins de santé et les professionnels de la santé soient tenus de signaler à la police les cas présumés de VPI peut inciter les victimes à ne pas demander d’assistance médicale. Can you please help me to understand this? You are clearly familiar with this.
I can start with you and perhaps move on to the rest of the panel. Pourriez-vous s’il vous plaît m’aider à comprendre? C’est quelque chose que vous connaissez évidemment. Je peux commencer par vous, et puis peut-être passer au reste du groupe de témoins. Mr. Roebuck: Thank you. We have a strong system of supports in Canada, but it’s not perfect. When somebody chooses to report, they’re thinking of many factors, there’s often a safety plan in place, they have measures in place if there’s retaliation and it’s all supported.
If somebody reports without some of those pieces in place or if there were a mandatory obligation to report, it would remove some of the agency from survivors to do it on their own terms and there are large complicated factors, like the risk of losing access to children. There are big consequences for survivors, and so it’s really important to respect their agency. M. Roebuck : Merci. Au Canada, nous avons un système de soutien robuste, mais il n’est pas parfait.
Quand quelqu’un choisit de faire un signalement, il pense à de nombreux facteurs, il y a souvent un plan de sécurité en place, il y a des mesures en place s’il y a des représailles, et tout est soutenu. Si quelqu’un fait un signalement sans que certains de ces éléments soient en place ou qu’il y a eu une obligation de faire un signalement, cela enlève une
partie du pouvoir d’action des survivants de le faire selon leurs propres conditions, et il y a de grands facteurs compliqués, comme le risque de perdre l’accès aux enfants. Les 2-5-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 95:11
conséquences sont grandes pour les survivants, et il est vraiment important de respecter leur pouvoir d’action. I think there’s room to explore what a supportive reporting framework might look like, but certainly there should not be a full duty to report. Je pense qu’il est possible d’explorer ce à quoi pourrait ressembler un cadre de signalement de soutien, mais il ne devrait certainement pas y avoir d’obligation entière de signalement. Senator Seidman: Not mandatory. La sénatrice Seidman : Pas obligatoire. Mr. Roebuck: Not mandatory. M. Roebuck : Pas obligatoire. Senator Seidman: Ms.
Taylor, I can see you empathizing with this. So, if you could please continue. Thank you very much, Mr. Roebuck. La sénatrice Seidman : Madame Taylor, je vois que vous comprenez cela. Pouvez-vous s’il vous plaît continuer? Merci beaucoup, monsieur Roebuck. Ms. Taylor: Thank you for the question. Yes, I have to agree. In our submission, we said that only 1 in 10 women will report violence. That’s a well-researched statistic. It’s even broader for survivors who are part of the Black, Indigenous and racialized communities.
Our systems are not safe, and one of the top priorities that was identified by survivors that we consulted with for the national action plan was safety. If systems are currently unsafe, then upon reporting, women, two-Spirit and gender‑diverse folks will die. It’s actually a threat to someone’s life. It’s a threat of femicide and actually increases the risk of violence. We absolutely do not support mandatory reporting, especially if the systems that are currently in place are deemed unsafe. Thank you. Mme Taylor : Merci d’avoir posé la question. Oui, je suis du même avis.
Dans notre mémoire, nous avons dit que seulement 1 femme sur 10 signalera la violence. C’est une statistique bien documentée. C’est même encore plus important pour les survivantes qui font
partie des communautés noires, autochtones et racisées. Nos systèmes ne sont pas sûrs, et l’une des priorités absolues qui ont été recensées par les survivantes que nous avons consultées dans le cadre du plan d’action national était la sécurité. Si les systèmes ne sont actuellement pas sûrs, lors des signalements, les femmes, les personnes bispirituelles et les personnes aux diverses identités de genre mourront. Il s’agit en fait d’une menace à la vie d’une personne. C’est une menace de féminicide, et cela augmente le risque de violence.
Nous ne sommes absolument pas favorables au signalement obligatoire, surtout si les systèmes actuellement en place sont jugés non sécuritaires. Je vous remercie. Senator Seidman: Thank you. That’s helpful. Mr. Trottier? La sénatrice Seidman : Merci. C’est utile. Monsieur Trottier? Mr. Trottier: I will just briefly echo what my colleagues have said.
In the case of male abuse victims, it’s even more the case that there are certain biases in the system that present barriers to men — especially fathers — wanting to report to law enforcement agencies for fear they’ll be seen as the perpetrator and be removed unfairly from that family, and possibly have a child be left alone with an abusive parent. We know that men underreport even relative to women, and we just heard that women underreport relative to the actual number of victims. So there’s a lot of underreporting, and that fear — I think — is true for all genders. M.
Trottier : Brièvement, je vais me faire l’écho de ce que mes collègues ont dit. Dans le cas des hommes victimes de violence, c’est encore plus vrai que certains préjugés dans le système présentent des obstacles pour les hommes — en particulier les pères — qui veulent faire un signalement aux organismes d’application de la loi par crainte d’être considérés comme les auteurs de la violence et d’être retirés injustement d’une famille, et peut-être d’avoir un enfant laissé seul avec un parent violent.
Nous savons que les hommes ne font pas tous les signalements même en ce qui concerne les femmes, et nous venons d’entendre que les femmes ne font pas suffisamment de signalements par rapport au nombre réel de victimes. Il y a donc beaucoup de sous-signalements, et je crains — je pense — que ce soit vrai pour tous les sexes.
Men, we know, are more likely to seek help from the health care profession — if they’re going to get help at all — as opposed to law enforcement, and are even more likely to speak to friends about it — an informal support network for men — because of barriers across the institutions for male victims.
So, yes, I would generally be in support of what you’ve heard from Nous savons que les hommes sont plus susceptibles de demander de l’aide au professionnel de la santé — s’ils vont chercher de l’aide — plutôt qu’aux forces de l’ordre, et qu’ils sont même moins susceptibles d’en parler à des amis — un réseau de soutien informel pour les hommes — en raison des obstacles dans les établissements pour les hommes victimes. 95:12 Social Affairs, Science and Technology 2-5-2024
my colleagues, but I would underline the unique experiences of men and those barriers I have just described. Donc, oui, je serais généralement favorable à ce que vous avez entendu mes collègues dire, mais je soulignerais les expériences uniques des hommes et ces obstacles que je viens de décrire. Senator Seidman: That’s very helpful. Thank you very much. La sénatrice Seidman : C’est très utile. Merci beaucoup. [Translation] [Français] Senator Cormier: My question is for Mr. Trottier. The Social Sciences and Humanities Research Council pointed to the same things you did.
It mentioned insufficient resources, a limited range of services, stigmatization, systemic social forces, homophobia, transphobia and community factors. These are all obstacles preventing 2SLGBTQI+ people who are victims of intimate partner violence from receiving proper support. Le sénateur Cormier : Ma question s’adresse à M. Trottier.
Le Conseil de recherche en sciences humaines affirme les mêmes choses que vous avez affirmées, c’est-à-dire qu’il a évoqué la faible allocation des ressources, la diversité limitée dans l’offre de services, la stigmatisation, les forces sociales ancrées dans le système d’homophobie, la transphobie et les facteurs communautaires. Ce sont autant d’obstacles qui empêchent les personnes 2ELGBTQI+ victimes de violence conjugale d’obtenir un soutien adéquat. In our society, when we talk about cases of violence, we are often referring to heterosexual couples.
I would like you to tell us how your organization addresses violence within same-sex couples and supports people in those couples. What services do you provide? Do you have enough data to get a clear picture of the violence experienced by people in same-sex couples? Quand on parle de cas de violence, on fait souvent référence aux couples hétérosexuels dans notre société. En ce qui concerne la violence au sein des couples de même sexe, je voudrais que vous nous disiez comment votre organisation appuie ce type de violence et ce type de couple. Quels sont les services que vous offrez?
Avez-vous suffisamment de données qui vous permettent de dresser un portrait clair de la violence que subissent les couples de même sexe? Mr. Trottier: Thank you for the question. M. Trottier : Merci pour la question. [English] [Traduction] My French comprehension is better than my French vocabulary, so I will have to answer in English, although I think I understood everything you said. I appreciate the question very much. Ma compréhension de votre langue est meilleure que mon vocabulaire, alors je vais devoir répondre dans ma langue, même si je pense que j’ai compris tout ce que vous avez dit.
Je vous remercie beaucoup d’avoir posé la question. In terms of same sex, we are, as an organization — and this is true for all of our programs — we’re involved in things like suicide prevention, father support programs when families are facing break up or family separation, as well as some programs for male youth experiencing what we call “failure to launch issues.” It’s not just domestic violence. In particular, the shelter and the other services we provide in that space is fully inclusive of all male-identified individuals. Gay, bi and trans men have stayed at our facility with their families.
Pour ce qui est du même sexe, en tant qu’organisation — et c’est vrai pour tous nos programmes —, nous participons à des choses comme la prévention du suicide, les programmes de soutien des pères lorsque les familles font face à une rupture ou à une séparation familiale, ainsi que certains programmes pour les jeunes hommes qui vivent ce que nous appelons des « échecs de la transition vers la vie adulte ». Ce n’est pas juste la violence conjugale. En particulier, le refuge et les autres services que nous fournissons dans ce domaine tiennent pleinement compte de quiconque s’identifie comme homme.
Des hommes homosexuels, bisexuels et trans sont logés dans notre établissement avec leur famille. In terms of the research on this, this is not necessarily my area of specialty, but from what I have seen, the domestic violence or intimate partner violence is at least as high if not higher according to a lot of research looking at same-sex relationships across the gender identity spectrum. That needs more research, along with male victims in general. They are very under‑researched and under-explored areas for academic study.
Pour ce qui est de la recherche sur ce sujet, ce n’est pas nécessairement ma spécialité, mais d’après ce que j’ai vu, la violence conjugale ou la violence entre partenaires intimes est au moins aussi élevée, voire plus, selon beaucoup de recherches portant sur les relations homosexuelles dans l’ensemble du spectre des identités du genre. Cela doit faire l’objet de plus de recherche, tout comme les hommes victimes en général. Il s’agit 2-5-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 95:13
d’un domaine très peu étudié et peu exploré dans le cadre d’études universitaires. In terms of contributions and charitable for what we’re doing, it’s pretty limited. I indicated in my remarks that often funding is not available because programs for men and boys are ineligible. We’re not invited to even put in an application let alone have it considered competitively against others.
If we are going to start anywhere and we’re serious about evidence-based approaches to gender-based violence, we should start by being open to considering the experiences of male victims, studying them — maybe at the shelter we run because it’s one of a small number — and seeing if there is something to this. The data from Statistics Canada and sociological research suggests there may be something worth looking into here when it comes to men and boys.
I think that whatever plan we put in place should be gender inclusive and gender equal, and not make any kind of assumptions about the outcome of any research before we have actually done it. En ce qui concerne les contributions et les dons de charité pour ce que nous faisons, c’est assez limité. Dans mon exposé, j’ai dit que, souvent, le financement n’est pas disponible parce que les programmes destinés aux hommes et aux garçons ne sont pas admissibles. Nous ne sommes même pas invités à présenter une demande, encore moins à participer à un concours pour que notre candidature soit examinée par rapport à d’autres.
Si nous voulons commencer quelque part et que nous voulons sérieusement adopter des approches qui reposent sur des données probantes pour lutter contre la violence fondée sur le genre, la violence sexiste, nous devrions commencer par être disposés à tenir compte des expériences des victimes masculines, à les étudier — peut-être au refuge que nous gérons parce que c’est l’un des rares qui existent — et voir ce qu’il en ressort. Les données de Statistique Canada et les recherches sociologiques donnent à penser qu’il pourrait valoir la peine de se pencher sur cette question touchant les hommes et les garçons.
À mon avis, quel que soit le plan que nous mettons en place, il doit être inclusif et égalitaire entre les sexes et ne faire aucune hypothèse sur les résultats d’une recherche avant que celle-ci ait été réellement effectuée. [Translation] [Français] Senator Cormier: Thank you. From what I understand, we need more research and disaggregated data to understand the reality of these communities. The bill does not include vulnerable groups. Do you feel that an amendment should be made to the bill to take into account the issue of violence in vulnerable 2SLGBTQ+ communities? Would you welcome an amendment?
Le sénateur Cormier : Merci. Je comprends donc qu’il faut plus de recherche et des données désagrégées pour comprendre la réalité de ces communautés. Le projet de loi n’inclut pas la question des groupes vulnérables. Jugez-vous qu’un amendement pourrait être apporté au projet de loi que nous étudions actuellement pour prendre en compte la question de la violence dans ces communautés vulnérables que sont les communautés 2ELGBTQ+? Est-ce qu’un amendement serait le bienvenu, à votre avis? [English] [Traduction] Mr. Trottier: From what I have seen of the legislation as proposed, I don’t think it rules that out.
It seems to be general in terms of how it’s written. My concern is that we have seen legislation that looks gender inclusive, but in terms of how it’s actually applied, it often is singling out particular groups for the majority or even all of the funding and policy support. I don’t know if that’s being done at a lower level in the chain of command. Perhaps language that explicitly specifies that all these groups are to be included in the national strategy might be way to go to make it explicit that what policy-makers want to happen. M.
Trottier : D’après ce que j’ai vu du projet de loi tel que proposé, je ne pense pas qu’il exclut cela. Il semble être rédigé en termes généraux. Ce qui me préoccupe, c’est que nous avons vu des lois qui semblent inclusives, mais selon la façon dont elles sont appliquées dans la pratique, elles désignent souvent des groupes particuliers pour la majorité, voire la totalité du financement et du soutien stratégique. Je ne sais pas si cela se fait à un niveau inférieur de la hiérarchie.
Un libellé qui prévoit explicitement que tous ces groupes doivent être inclus dans la stratégie nationale pourrait être un moyen de bien préciser ce que veulent les décideurs politiques. The Chair: Thank you very much. La présidente : Merci beaucoup. [Translation] [Français] Senator Cormier: Thank you, sir. Le sénateur Cormier : Merci beaucoup, monsieur. 95:14 Social Affairs, Science and Technology 2-5-2024
Senator Mégie: Thank you to our witnesses for being here today. La sénatrice Mégie : Merci aux témoins d’être avec nous aujourd’hui. I saw that one of your recommendations was to change the title from
An Act respecting the development of a national strategy for the prevention of intimate partner violence. Do the government policies in place in every province, or at least some of them, use the term “domestic?” Do they use other terms, “gender-based,” “intimate partner” or something else? What impact does terminology have on the implementation of these laws? Is saying “domestic” much different from saying “intimate partner?” J’ai vu que l’une de vos recommandations était de modifier le titre, Loi concernant l’élaboration d’une stratégie nationale pour la prévention de la violence conjugale.
Comme il y a déjà des politiques gouvernementales dans toutes les provinces ou dans plusieurs d’entre elles, prennent-ils la dénomination familiale? Est-ce qu’ils ont d’autres dénominations, par exemple sur le sexe, sur la situation conjugale ou autre? Quel est l’impact de la dénomination dans la mise en place de ces lois? Est-ce que quand ils disent « familiale », cela change par rapport à celui qui dit « conjugale »? I don’t know who wants to answer. The question is for everyone. Je ne sais pas qui veut répondre à la question. Elle s’adresse à tous. Ms.
Asare: I believe we’ve also made recommendations concerning the title. We suggested using the words “gender- based violence” instead of “intimate partner violence” to be more inclusive and take into account the fact that it goes beyond intimate partner violence. For example, there is also violence against human beings who are victims of trafficking. That is not necessarily intimate partner violence, but it still involves violence against women who identify as women.
Mme Asare : Je pense qu’on a fait aussi des recommandations par rapport au titre, c’est-à-dire qu’on a suggéré d’utiliser les mots « violence fondée sur le genre ou basée sur le genre » à la place des mots « violence conjugale » pour être plus inclusif et pour respecter le fait que ce n’est pas uniquement de la violence conjugale. Par exemple, il y a aussi la violence contre les êtres humains qui sont victimes de traite. Ce n’est pas nécessairement une violence conjugale dans ce cas, mais cela comprend quand même une violence contre les femmes qui s’identifient comme femmes.
When we talk about gender-based violence, we are being more inclusive. That points to the fact that language is important. People need to identify with the national prevention strategy and the action plan. These are our recommendations. Quand on parle de violence basée ou fondée sur le genre, on est plus inclusif. De plus, cela mène au fait que le langage est important et les gens peuvent se voir dans cette prévention, cette stratégie nationale et ce plan. Ce sont nos recommandations. [English] [Traduction] Mr.
Roebuck: I think it’s a good question because the way something is defined affects what action is taken. I think that gender-based violence is the broadest frame. It includes a lot of things beyond partner violence, but it calls attention to the power dynamics connected to gender, which is a really important component. I think that, done well, it creates space to include the conversation around men’s experiences who have a gendered experience of what it’s like to try to get help talking to the police, not being believed and those types of things.
Gender is an important frame, and I think it’s a helpful definition. M. Roebuck : Je pense que c’est une bonne question, car la façon dont quelque chose est défini a une incidence sur les mesures qui sont prises. Je pense que la violence fondée sur le genre constitue le cadre le plus large. L’expression inclut beaucoup de choses au-delà de la violence entre partenaires, mais elle attire l’attention sur la dynamique de pouvoir liée au genre, qui est un élément très important.
À mon avis, si c’est bien fait, cela crée un espace pour inclure le débat sur des expériences fondées sur le genre que vivent des hommes quand ils tentent d’obtenir de l’aide en parlant à la police, quand on ne les croit pas et ce type de choses. Le genre est un cadre important, et je pense que c’est une définition utile. Mr. Trottier: I will weigh in and say I partly agree. My concern is sometimes when we use terms, we think we know what we’re saying but other people hear it differently. Gender‑based violence — I agree with Mr. Roebuck — should mean the experiences of all genders.
It’s often used to mean the experiences of one gender. As long as we know what we’re talking about — and if there is ambiguity, maybe we need to think about language that is clearer. I like “family violence.” It includes violence where children are witnessing or experiencing M. Trottier : Je vais intervenir et dire que je suis en
partie d’accord. Ce qui m’inquiète, c’est que parfois, lorsque nous utilisons des termes, nous pensons savoir ce que nous disons, mais d’autres personnes l’entendent différemment. La violence fondée sur le genre — je suis d’accord avec M. Roebuck — devrait concerner les expériences de tous les genres. L’expression est souvent utilisée pour désigner les expériences d’un seul genre. Tant que nous savons de quoi nous parlons... et s’il y a ambiguïté, nous devons peut-être réfléchir à 2-5-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 95:15
it directly, which is a big part of the experiences of the fathers we are representing. I think it’s important, lively debate to have on that. un langage plus clair. J’aime « violence familiale ». Ce terme inclut la violence dont les enfants sont témoins ou victimes directement, ce qui constitue un élément important des expériences des pères que nous représentons. Je pense qu’il est important d’avoir un débat animé à ce sujet. The Chair: If I may pick this up and probe a little further, Senator Mégie makes a good point. Language defines what we’re talking about.
There is a difference between family violence, domestic violence and intimate partner violence. This bill focuses on intimate partner violence. La présidente : Si je peux reprendre ces commentaires et approfondir un peu, la sénatrice Mégie fait valoir un bon argument. Le langage définit ce dont nous parlons. Il existe une différence entre la violence familiale, la violence domestique et la violence conjugale. Le projet de loi met l’accent sur la violence conjugale. I wonder whether your recommendation, Ms. Taylor, to use the broader term of “gender-based violence,” or “family violence” as Mr.
Trottier suggests, would remove the focus or reduce the focus on the specific intent of this bill, which is intimate partner violence. How do we address that? Je me demande si votre recommandation, madame Taylor, d’utiliser le terme plus large de « violence fondée sur le sexe » ou de « violence familiale », comme le suggère M. Trottier, détournerait ou réduirait l’accent mis sur l’intention précise du projet de loi, soit la violence conjugale. Comment pouvons-nous résoudre ce problème? Ms. Taylor: I agree in some way. I think intimate partner violence is very narrowly conceptualized.
Maybe we need to redefine what that means. There are survivors who may experience sexual violence, for example, that may have been in a previous intimate partner relationship. Or by somebody that they knew and have very similar dynamics to intimate partner violence, but it wouldn’t be considered intimate partner violence because they may not have actually been in a relationship with them. Or if they experienced harassment or violence within the workplace by an employee, colleague or an employer, there is a relationship there and there are power dynamics, but it wouldn’t be considered intimate partner violence.
There are very similar experiences within those different types of violence that gender‑based violence would be able to consider. Mme Taylor : Je suis d’accord d’une certaine manière. Je pense que la violence conjugale est une conceptualisation très étroite. Peut-être devons-nous redéfinir ce que cela signifie.
Des personnes survivantes peuvent être victimes de violence sexuelle, par exemple dans une relation antérieure avec un partenaire intime ou de la part de quelqu’un qu’elles connaissaient et dont la dynamique est très similaire à la violence conjugale, mais cela ne serait pas considéré comme de la violence conjugale parce qu’elles n’ont peut-être pas réellement entretenu de relation avec eux.
Ou bien, si elles ont été victimes de harcèlement ou de violence sur le lieu de travail de la part d’un employé, d’un collègue ou d’un employeur, il existe une relation et une dynamique de pouvoir, mais cela ne serait pas considéré comme de la violence conjugale. Il existe des expériences très similaires au sein de ces différents types de violence dont la violence fondée sur le sexe pourrait tenir compte. I’m thinking of my own personal experience.
I’m thinking of the experiences of survivors that have been brought to the organization where it wouldn’t necessarily fit the way that intimate partner violence is currently being defined. Maybe we need to look at broadening that. We also use the term “interpersonal violence,” that may be even broader than gender‑based violence and also incorporate what Mr. Trottier has brought forward. Je pense à ma propre expérience personnelle.
Je pense aux expériences des personnes survivantes qui ont été amenées à l’organisation et dont le cas ne correspond pas nécessairement à la définition actuelle de la violence conjugale. Peut-être devrions-nous envisager d’élargir cela. Nous utilisons également le terme « violence interpersonnelle », qui peut être encore plus large que la violence fondée sur le sexe et intégrer également ce que M. Trottier a avancé. There are specific power dynamics that are at play in those types of relationships that are very important to look at to understand those specific experiences.
Il existe des dynamiques de pouvoir précises dans ces types de relations qu’il est très important d’examiner pour comprendre ces expériences particulières. The Chair: Thank you very much, Ms. Taylor. La présidente : Merci beaucoup, madame Taylor. Senator McPhedran: Thank you for your very thoughtful presentations. As I understand it, all of the witnesses today support this bill. I think perhaps most clearly, women at the La sénatrice McPhedran : Merci de vos exposés très réfléchis. Si je comprends bien, tous les témoins d’aujourd’hui appuient ce projet de loi.
Ce qui semble plus évident peut-être, 95:16 Social Affairs, Science and Technology 2-5-2024
centre have indicated some amendments that you feel are very important. c’est que l’organisation WomenatthecentrE a signalé certains amendements que vous jugez très importants. If the bill were to remain unchanged, what would you say about its usefulness in its current form for the work to which each of you is committed in different ways? Si le projet de loi restait inchangé, que diriez-vous de son utilité, sous sa forme actuelle, pour le travail auquel chacun d’entre vous se consacre, de différentes manières? I guess I’m asking each witness, please.
Je suppose que ma question s’adresse à chaque témoin, s’il vous plaît. Ms. Taylor: Thank you for the question. Mme Taylor : Merci de la question. The way that it’s currently in place, there are many consultations. There is a consultation phase. Survivors are not included in that phase whatsoever, so as it stands, I would be very cautious about moving it forward unless survivors were consulted. Given that survivors are experiencing the violence, they have the expertise in their own experiences. There are general themes that are identified by doing research with the community.
Therefore, I would be very cautious about moving it forward the way it is. Beaucoup de consultations sont actuellement en cours. Il y a une phase de consultation, et les personnes survivantes ne sont pas du tout incluses dans cette phase. Donc, dans l’état actuel des choses, je ferais très attention avant d’aller de l’avant avec le projet de loi, à moins que les personnes survivantes n’aient été consultées. Étant donné que les personnes survivantes subissent la violence, elles possèdent une expertise découlant de leurs propres expériences.
Des thèmes généraux se dégagent des recherches menées auprès de la communauté. Par conséquent, je ferais très attention avant d’aller de l’avant avec le projet de loi sous sa forme actuelle. You can do many consultations. It will take years to do consults to be inclusive and ensure that all voices are brought to the table. We have done that in the national action plan. I would be very nervous about doing that again. I think we have spent years and years and a tonne of energy for survivors to share stories, declarations and experiences, and to keep doing that is replicating the work we have already done.
We have worked very hard as an organization and across the country to bring this forward. It’s very important. Vous pouvez mener de nombreuses consultations. Il faudra des années pour mener des consultations inclusives et garantir que toutes les voix soient entendues à la table. C’est ce que nous avons fait dans le plan d’action national. J’hésiterais à le refaire.
Je pense que nous avons consacré des années et énormément d’énergie aux personnes survivantes afin qu’elles partagent leurs histoires, leurs messages et leurs expériences, et continuer à le faire revient à reproduire le travail que nous avons déjà fait. Nous avons travaillé très fort en tant qu’organisation et partout au pays pour faire avancer les choses. C’est très important. To put it politely, we have done so much work already. It’s a lot of talk, but there is really no action following those plans.
Therefore, I feel like if we’re going to move this forward the way it is, we’re just going to be continuously doing consultations and talking more. And then what? Women are dying. Pour le dire poliment, nous avons déjà fait énormément de travail. On en parle beaucoup, mais il n’y a pas vraiment de suite à ces plans. Par conséquent, j’ai l’impression que si nous allons de l’avant avec le projet de loi sous sa forme actuelle, nous allons simplement mener continuellement des consultations et parler davantage. Et ensuite? Des femmes meurent. The Chair: Thank you, Ms. Taylor. We want to get to all the table. Mr.
Roebuck? La présidente : Merci, madame Taylor. Nous voulons entendre tous les témoins. Monsieur Roebuck, je vous laisse la parole. Mr. Roebuck: Practically, either the bill will change or the National Action Plan to End Gender-Based Violence will shift course to rename certain aspects to comply with the bill. Again, I think that with the resources, they are committed. They are being done really thoughtfully, really well and with a lot of consultation. That’s the intent of the bill — that this consultation happens. M.
Roebuck : En pratique, soit on modifie le projet de loi, soit on change l’orientation du Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe en renommant certains aspects pour respecter les dispositions du projet de loi. Encore une fois, je pense que les ressources nécessaires sont là. On procède de manière très judicieuse, qui fonctionne très bien et avec de nombreuses consultations. C’est l’intention du projet de loi : cette consultation doit avoir lieu. 2-5-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 95:17
I think there has to be some amendment or acknowledgment of work that is already done or under way. I agree that survivors have been speaking clearly and using their voice, and many of the messages haven’t changed. They are waiting for government to act. That’s what we would like to see, too. Je pense qu’il doit y avoir des amendements ou une reconnaissance du travail qui est déjà accompli ou en cours. Je reconnais que les personnes survivantes s’expriment clairement et se font entendre et que de nombreux messages n’ont pas changé. Elles attendent que le gouvernement agisse.
C’est aussi ce que nous aimerions voir. Mr. Trottier: There are just a few areas I might propose be considered. When I read it, I don’t notice any emphasis on public education or outreach. I think the general public needs to be a partner in this. There could perhaps be a means of doing public service announcements — or something along those lines — that would raise awareness about the facts of family intimate partner violence, to call it that. Also, if somebody is aware that a loved one is experiencing this, what do they do? How do they effectively intervene?
I think a public program of some kind might make a lot of sense here. I would have to think further about what that might look like. M. Trottier : Je proposerais seulement un petit nombre d’éléments à prendre en considération. Quand je lis le projet de loi, je ne remarque aucun accent mis sur l’éducation ou la sensibilisation du public. Je pense que le grand public doit être un partenaire dans cette démarche.
Il y aurait peut-être moyen de diffuser des messages d’intérêt public — ou quelque chose du genre — qui sensibiliseraient les gens aux faits liés à la violence conjugale au sein de la famille, pour ainsi dire. De plus, si quelqu’un sait qu’un proche vit une telle situation, que fait-il? Comment intervient-il efficacement? Je pense qu’un programme public quelconque pourrait avoir beaucoup de sens ici. Il faudrait que je réfléchisse davantage à ce à quoi cela pourrait ressembler. I think research should be more of an emphasis. I spoke a little bit about that earlier.
Of course, I’m going to emphasize research in those under-explored areas that I think are largely related to men and boys as victims and individuals who are outside the gender binary in terms of sexual orientation and gender identity. That has to be a part of that research program as well. Selon moi, il faut mettre davantage l’accent sur la recherche. J’en ai parlé un peu plus tôt.
Bien sûr, j’insisterai sur la recherche dans les domaines sous-explorés qui, à mon avis, sont largement liés aux hommes et aux garçons en tant que victimes et aux personnes qui se situent en dehors du binarisme de genre quant à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre. Ces éléments doivent également faire
partie du programme de recherche. I think I’ll leave it with those two ideas. Je pense que je vais en rester là avec ces deux idées. The Chair: Thank you. La présidente : Merci. Ms. Asare: All the points that Mr. Trottier made are good points. Essentially, as it stands right now, there is a focus on prevention alone, and the national action plan is looking at this matter holistically. We are urging that the matter be looked at holistically and not just have that focus of prevention. As well, as my colleague Ms. Taylor just mentioned, let’s not replicate a lot of work that has already been done.
Mme Asare : Tous les arguments avancés par M. Trottier sont de bons arguments. Essentiellement, dans l’état actuel des choses, l’accent est mis uniquement sur la prévention, et le plan d’action national envisage cette question de manière holistique. Nous insistons pour que la question soit examinée de manière holistique et qu’elle ne soit pas uniquement axée sur la prévention. De plus, comme ma collègue Mme Taylor vient de le mentionner, il ne faut pas trop reproduire le travail qui a déjà été fait. Senator Bernard: Thank you all for your testimony and the discussion so far.
La sénatrice Bernard : Merci à tous de vos témoignages et des échanges jusqu’à présent. My first question is for Ms. Asare. You referenced the 2SLGBTQ people in your opening remarks. I’m wondering if there are any specific ways that you would suggest the committee could improve on how this framework could protect the community, especially those living at the intersection. Ma première question s’adresse à Mme Asare. Vous avez fait référence aux personnes 2ELGBTQ dans votre déclaration liminaire.
Je me demande si, selon vous, le comité pourrait améliorer la façon dont ce cadre pourrait protéger la communauté, en particulier les personnes qui vivent l’expérience de l’intersectionnalité. Ms. Asare: That’s a wonderful question. I’ll go ahead and answer in English now. Mme Asare : C’est une excellente question. Je vais maintenant passer à l’autre langue. 95:18 Social Affairs, Science and Technology 2-5-2024
I believe that, as an organization, we have always prided ourselves on making sure survivors are centred in the work to have that kind of representation. In that same way, I think having 2SLGBTQQIA+ folks on the committees and as part of the plans, and to hear their perspectives and their voices, is the best way to actually gather that information. I’m definitely no expert myself, but I think the best way is to bring them to the table and include them in all the phases and aspects to hear exactly what their specific challenges are.
Je crois que notre organisation a toujours été fière de veiller à ce que les personnes survivantes soient au centre de nos travaux pour bénéficier de ce type de représentation. De la même manière, je pense que la présence de personnes 2ELGBTQQIA+ au sein de comités, et dans le cadre des plans, en plus d’entendre leurs points de vue et leur voix, est le meilleur moyen de recueillir réellement cette information.
Je ne suis certainement pas moi-même une spécialiste, mais je pense que le meilleur moyen est de les réunir à la table et de les inclure à toutes les étapes et dans tous les aspects pour entendre exactement quels sont leurs défis particuliers. The other
part is intersectionality. We know that having a unique lens or just focusing on one identity doesn’t factor in a lot of the socio-economic challenges that folks face when they are victims and/or survivors of gender-based violence or interpersonal violence. In that way, having those identities represented as well — and then noting the compounding factors of the socio-economic implications, health implications, safety and relations with systemic violence, for example — would hopefully aid in making sure the framework includes, encompasses and addresses their issues. L’autre
partie est l’intersectionnalité. Nous savons que l’adoption d’une perspective unique ou l’accent mis uniquement sur une seule identité ne tient pas compte de bon nombre des difficultés socioéconomiques auxquelles font face les personnes qui sont victimes et/ou survivantes de violence fondée sur le genre ou de violence interpersonnelle.
Ainsi, le fait de représenter également ces identités — et de noter ensuite les facteurs aggravants des répercussions socioéconomiques et des répercussions sur la santé, la sécurité et les relations dans le cas de la violence systémique, par exemple — aiderait, espérons-le, à garantir que le cadre inclut, englobe et aborde leurs problèmes. Senator Bernard: Thank you. You have touched on my second question. La sénatrice Bernard : Merci. Vous avez répondu à ma deuxième question. Each of you spoke about intersectionality and the fact that it’s not specifically named in the bill. Ms.
Asare, you just highlighted one of the things I wanted to raise, which is people living at the intersection of multiple realities. Chacun d’entre vous a parlé de l’intersectionnalité et du fait qu’elle n’est pas expressément mentionnée dans le projet de loi. Madame Asare, vous venez de souligner l’une des choses que je voulais soulever, à savoir les personnes qui se situent à l’intersection de plusieurs réalités. If any of you would like to comment on how this bill might be improved to be more specific and intentional around the issue of intersectionality, I would like to hear your thoughts.
Si l’un d’entre vous souhaite expliquer la façon dont on pourrait améliorer le projet de loi afin qu’il soit plus précis et davantage axé sur la question de l’intersectionnalité, j’aimerais entendre votre opinion. Mr. Roebuck: I think it could require consideration of intersectionality at different points of the justice continuum and with different systems. One of the nice things about this bill is the intersection of justice and health care, where we know that people experience intersectional barriers in both of those systems.
There is a coming together of those issues where a trans survivor in health care may be poorly understood. Duty to report might trigger an investigation to out somebody to a family member. There are all kinds of safety implications and social implications. We have heard from Dr. Duhaney at the University of Calgary that sometimes Black survivors are concerned about reporting domestic violence for fear of lethal police responses. There is a lot that needs to be explored. M.
Roebuck : À mon avis, il faudrait tenir compte de l’intersectionnalité à différents points du continuum de justice et avec différents systèmes. L’un des aspects intéressants du projet de loi est l’intersection de la justice et des soins de santé, où nous savons que les gens se heurtent à des obstacles intersectionnels dans ces deux systèmes. En voici un exemple : une personne survivante trans se retrouve dans le système de santé, où elle peut être mal comprise, et l’obligation de signaler peut déclencher une enquête visant à dénoncer une personne à un membre de sa famille.
Il y a toutes sortes de répercussions sociales et de répercussions sur la sécurité. Mme Duhaney, de l’Université de Calgary, nous a dit que parfois les personnes survivantes noires hésitent à signaler la violence familiale par crainte d’interventions policières mortelles. Il y a beaucoup de choses à explorer. Mr. Trottier: I don’t have a lot of additions to that. I think in terms of different ethnic communities and some of the barriers there, there might be unique stigma to reporting anything related M. Trottier : J’ai peu de choses à ajouter.
En ce qui a trait à différentes communautés ethniques et à certains obstacles existants, il pourrait y avoir une stigmatisation particulière 2-5-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 95:19
to mental health challenges or domestic violence. In some communities, that’s seen as more of a private matter, so we should be sensitive to those unique challenges. associée au signalement de tout ce qui concerne des problèmes de santé mentale ou de violence familiale. Dans certaines communautés, on considère que c’est du domaine privé; nous devrions donc être sensibles à ces défis uniques. As others have said, I would suggest following the flow of how a victim would seek support and go through the system with all those different junctures, asking what the barriers are.
Why are they stopping there when they might continue on and how are they being treated in a positive or negative way at each of those interfaces? Comme d’autres l’ont dit, je suggérerais que l’on suive la façon dont une victime cherche de l’aide et navigue dans le système à toutes ces différentes intersections, en se demandant quels sont les obstacles. Pourquoi s’arrête-t-elle là alors qu’elle pourrait continuer et est-elle traitée de manière positive ou négative à chacune de ces interfaces? [Translation] [Français] Senator Petitclerc: This is for Ms. Asare, but other witnesses may be able to answer.
You said in your opening remarks that, for the bill we are studying, all players are at the table except the survivors, and that it is important they be there. You spoke about that in your answer to Senator Bernard’s question. How important is it for survivors to be at the forefront of every phase in a process such as the creation of a framework? Is it as important as it should be? It’s not explicit in the bill. It refers to other stakeholders. Is it important that it be explicitly mentioned in the bill? What are your thoughts?
La sénatrice Petitclerc : Madame Asare — et peut-être que d’autres témoins auront des réponses —, vous disiez dans votre présentation au départ que le projet de loi que nous étudions mentionne que tous les acteurs sont autour de la table, mais que les survivantes et les survivants n’y sont pas et que ce serait important qu’ils le soient. Vous en avez parlé quand vous avez répondu à la question de la sénatrice Bernard. Jusqu’à quel point est-ce important que les survivants soient au centre de toutes les étapes d’un processus comme la création d’un cadre? Est-ce si important que ça devrait l’être?
En fait, cela n’est pas explicite dans le projet de loi. On parle notamment des autres personnes intéressées. Est-ce important que ce soit explicite dans le projet de loi? Qu’en pensez-vous? Ms. Asare: I would say so. First, I’d like to thank Ms. McGrath, who is a survivor herself and supported the bill. When people hear these stories, they’re appalled and they want to do something. They want to take action. Mme Asare : Je dirais que oui. Premièrement, j’aimerais remercier Mme McGrath, qui est elle-même survivante et qui a encouragé ce projet de loi.
Quand on entend parler de ces expériences, c’est choquant et cela nous amène à agir et à réagir. I think it’s tremendously important, because it shows that survivors have voices and lived experiences we can’t begin to imagine. Je trouve que c’est d’une importance immense, car on voit que ces survivantes ont des voix et des expériences vécues qu’il nous est impossible d’imaginer. Making that change at every stage in the process is a must. Potentially, it could make the objective harder to reach, but generally speaking, it’s definitely a must.
The bill should definitely make clear that consideration is being given to adding their voices at every stage in the process. We saw the impact of that on the measures in the national action plan, such that the ministers in all the provinces had to take action. C’est incontournable d’ajuster cela à toutes les étapes. Cela peut potentiellement rendre l’objectif plus difficile, mais en général, c’est vraiment incontournable. Cela devrait certainement être spécifié dans la loi que l’on considère ajouter leurs voix à toutes les étapes.
Dans le plan d’action national, on a vu l’impact que cela a eu dans les mesures décrites pour que les ministres de toutes les provinces réagissent. Senator Petitclerc: I’m not sure whether anyone else… La sénatrice Petitclerc : Je ne sais pas si quelqu’un d’autre... [English] [Traduction] Mr. Trottier: If I may, I would just like to echo what Ms. Asare is commenting on. I think it’s essential we see and hear from victims themselves. I think one thing that does is to break us out of this stereotype we might have in our mind of what a victim looks or sounds like.
I know it would be shocking perhaps for a lot of you around the table here if you were to meet some of our clients — these big burly men who you think are so M. Trottier : Si vous me le permettez, j’aimerais simplement reprendre les propos de Mme Asare. Je pense qu’il est essentiel que nous puissions voir et entendre les victimes elles-mêmes. Cela nous permet de nous libérer du stéréotype de ce qui pour nous constitue une victime.
Je sais que ce serait peut-être troublant pour beaucoup d’entre vous ici autour de la table de rencontrer certains de nos clients — ces hommes grands et 95:20 Social Affairs, Science and Technology 2-5-2024
powerful. Why can’t they deal with domestic violence situations and defend themselves or their children? It’s not that simple. costauds que vous considérez comme étant très puissants. Pourquoi ne peuvent-ils pas faire face aux situations de violence familiale et se défendre ou défendre leurs enfants? Ce n’est pas aussi simple. A lot of these men don’t fit the stereotype of what we think of as a victim of gender-based violence or IPV. But when you hear their stories, you understand why they ended up in the situation they are in, and what it was like when they tried to get the attention of the police.
They are big and physically strong men, yet they were victims nonetheless of a female partner who was using a weapon, for example, to make up for physical stature differences. When you hear the specifics of those stories and you hear it in their own words, that makes all the difference in the world. Beaucoup de ces hommes ne correspondent pas au stéréotype de ce que nous considérons comme une victime de violence fondée sur le genre ou de violence conjugale.
Mais quand vous entendez leurs histoires, vous comprenez pourquoi ils se sont retrouvés dans la situation qui est la leur et ce qu’ils ont vécu lorsqu’ils ont essayé d’attirer l’attention de la police. Ce sont des hommes grands et forts physiquement, mais ils ont néanmoins été victimes d’une partenaire qui utilisait une arme, par exemple, pour compenser des différences de taille physique. Lorsque vous entendez les détails de ces histoires et que vous les entendez dans leurs propres mots, cela fait une énorme différence. Senator Petitclerc: Thank you. La sénatrice Petitclerc : Merci.
Senator Pate: Thanks to all of you for being here. I’m the friendly critic on this bill. Many of us have been involved in this work for more than 50 years. I’m old. I started at a time when marital rape was not considered marital rape, and mandatory charging was part of what women asked for because police didn’t come when they were called. La sénatrice Pate : Merci à vous tous d’être ici. Je suis la critique bienveillante de ce projet de loi. Beaucoup d’entre nous participent à ce travail depuis plus de 50 ans. Je suis vieille.
J’ai commencé à une époque où le viol conjugal n’était pas considéré comme un viol conjugal, et où la mise en accusation obligatoire faisait
partie de ce que demandaient les femmes parce que la police ne venait pas lorsqu’on l’appelait. So we have seen this evolution. But at the crux of it — and I would be interested to hear your comments on this — part of the reason that I think we keep coming back to it is because this is really about patriarchy, privilege and power: Who has it? Who wields it? Who abuses it? We dance around it every time we come up with a new strategy.
It’s part of the reason I think the National Inquiry into Missing and Murdered Indigenous Women and Girls didn’t just look at these kinds of strategies, but talked about economic health, housing, social security and all the things needed to create a substantively equal starting point for folks, including men and gender-diverse folks, but, in particular, women and girls. Nous avons donc vu cette évolution. Mais au fond — et j’aimerais entendre vos commentaires à ce sujet — la raison pour laquelle nous revenons sans cesse sur le sujet est en
partie parce qu’il s’agit vraiment de patriarcat, de privilèges et de pouvoir : qui a les privilèges et le pouvoir? Qui les utilise? Qui en abuse? Nous tournons autour du pot chaque fois que nous proposons une nouvelle stratégie.
C’est notamment la raison pour laquelle je pense que l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées ne s’est pas contentée d’examiner ce genre de stratégies; elle a traité de santé économique, de logement, de sécurité sociale et de tout ce qui est nécessaire pour créer un point de départ véritablement égalitaire et important pour les gens, y compris les hommes et les personnes ayant diverses identités de genre, mais en particulier les femmes et les filles.
I’m curious about whether you see anything in this that we could be strengthening that would push that forward because it strikes me that although we can keep talking about it and educate, if people don’t have the means to live outside of these situations then we just keep offering them criminal law instead of providing them what they need. You’re nodding, Mr. Roebuck?
Je suis curieuse de savoir si vous voyez dans tout cela des éléments que nous pourrions renforcer pour faire avancer le projet de loi, car il me semble que, même si nous continuons de parler de violence conjugale et de sensibiliser à ce sujet, si les gens n’ont pas les moyens de sortir de ces situations, nous continuons de leur offrir le droit pénal au lieu de leur fournir ce dont ils ont besoin. Vous hochez la tête, monsieur Roebuck? Mr. Roebuck: I think you’re right. We can go right back to Maslow’s hierarchy of needs. People need their basic needs met to be able to show up as their best selves.
That includes security. I completely agree with the harm and violence of M. Roebuck : Je pense que vous avez raison. Nous pouvons revenir à la hiérarchie des besoins de Maslow. Les gens doivent voir leurs besoins fondamentaux satisfaits pour pouvoir montrer le meilleur d’eux-mêmes. Cela inclut la sécurité. Je suis 2-5-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 95:21
patriarchy in people’s lives, the oppression of women and non‑hetero‑conforming men. entièrement d’accord avec les méfaits et la violence du patriarcat dans la vie des gens, l’oppression des femmes et des hommes non conformes au genre. I think resources like access to housing — I appreciate your work on guaranteed basic income because that has a huge implication in gender equality. Also, I think one of the missing pieces that is often not considered in this conversation — perhaps because of patriarchy — is the trauma and victimization experiences of men and boys that are a major risk factor for women’s safety.
I think that that’s why a gender-based violence lens is helpful, and it should guide us to think about the unique gender implications including patriarchy and oppression. But also, where are we not looking for pieces that might be relevant to the puzzle? À mon avis, des ressources comme l’accès au logement... J’apprécie votre travail sur le revenu de base garanti car cela a une énorme répercussion sur l’égalité entre les genres.
En outre, je pense qu’un élément manquant, qui n’est pas souvent pris en considération dans cette conversation — peut-être à cause du patriarcat — est le traumatisme et les expériences de victimisation des hommes et des garçons qui constituent un facteur de risque important pour la sécurité des femmes. Selon moi, c’est pourquoi une approche de la violence fondée sur le genre est utile, et elle devrait nous guider dans la réflexion sur les répercussions propres au genre, notamment le patriarcat et l’oppression.
Il faut également se demander où chercher des pièces qui pourraient être pertinentes pour compléter le casse- tête. Ms. Taylor: I can expand on that. I also agree. I think housing and poverty — the root causes of gender-based violence — patriarchy and different systems of oppression are incredibly important. I think a lot of that needs to come from education. It has to engage men and boys in that conversation. It has to start young. Mme Taylor : Je peux donner des précisions. Je suis également d’accord.
À mon avis, le logement, la pauvreté — les causes profondes de la violence fondée sur le genre — le patriarcat et les différents systèmes d’oppression sont extrêmement importants. Je pense que cela doit venir en grande
partie de l’éducation. Il faut faire participer les hommes et les garçons à cette conversation. Il faut commencer à un jeune âge. Personally, I didn’t learn about patriarchy and systems of oppression until I had started my post-secondary education. It needs to start at a younger age. The public education system has to change because we have to have these conversations earlier. Right now, we’re avoiding them because we think that avoiding it will help reduce gender-based violence in the community when it’s actually contributing to it.
We have to bring in education and training for all ages in the public education systems and across systems. That’s a number one priority. Personnellement, je n’ai entendu parler du patriarcat et des systèmes d’oppression qu’après le début de mes études postsecondaires. Cela doit commencer à un plus jeune âge. Le système d’éducation publique doit changer parce que nous devons avoir ces conversations plus tôt. Actuellement, nous les évitons parce que nous pensons ainsi réduire la violence sexiste dans la collectivité alors que, en fait, cet évitement y contribue.
Nous devons intégrer l’éducation et la formation pour tous les âges dans les systèmes d’éducation publique et entre les systèmes. C’est la priorité numéro un. Previously, I talked about safety as a priority. Housing is a major issue for survivors of gendered violence, but accessible housing does not equate with safe housing. Yes, some work has been done. Housing is very hard to access. But when folks get do, it’s not safe. Thank you. Auparavant, j’ai parlé de la sécurité comme d’une priorité.
Le logement est un problème majeur pour les personnes survivantes de violence fondée sur le genre, mais un logement accessible n’est pas synonyme d’un logement sûr. Oui, un certain travail a été accompli. L’accès au logement est très difficile, mais quand les gens en obtiennent un, il n’est pas sûr. Merci. Senator Dasko: My question is a follow-up on Senator McPhedran’s question in terms of your view about leaving the bill as it is. Just to make sure I understand, Mr. Trottier, you don’t think the bill should go ahead if it remains as it is. Is that correct? Is that what you said?
La sénatrice Dasko : Ma question fait suite à celle de la sénatrice McPhedran quant à votre point de vue sur le fait de laisser le projet de loi tel quel. Juste pour être sûre de bien comprendre, monsieur Trottier, vous pensez que le projet de loi ne devrait pas aller de l’avant s’il demeure tel quel. Est-ce exact? C’est ce que vous avez dit? Mr. Trottier: I had some recommendations. For example, I would recommend that it focus a little bit on public outreach and research those under-explored areas. But I’m not sure to what extent not including them would kill the bill.
I just think it would strengthen it considerably. M. Trottier : J’avais quelques recommandations. Par exemple, je recommanderais qu’il mette un peu l’accent sur la sensibilisation du public et que des recherches soient réalisées concernant les domaines sous-explorés. Mais je ne sais pas précisément dans quelle mesure le fait de ne pas les inclure 95:22 Social Affairs, Science and Technology 2-5-2024
tuerait le projet de loi. Je pense simplement que cela le renforcerait considérablement. Senator Dasko: Right, but what if no change were made? La sénatrice Dasko : C’est vrai, mais que se passerait-il si aucun changement n’était apporté? Mr. Trottier: It would be weaker with no change. M. Trottier : Sans changement, le projet de loi serait plus faible. Senator Dasko: Ms. Taylor and Ms. Asare, you don’t think the bill should go ahead unless there is change? La sénatrice Dasko : Madame Taylor et madame Asare, vous pensez que le projet de loi ne devrait pas aller de l’avant à moins qu’il n’y ait des changements?
Ms. Taylor: I would be cautious. I think having something is better than nothing, but it’s not going to change the issue. It’s not going to fully prevent violence from occurring, but it will create some change. We need to include survivors in those consultations, though. Mme Taylor : Je serais prudente. Je pense qu’avoir quelque chose vaut mieux que rien, mais cela ne changera pas la donne. Cela n’empêchera pas complètement la violence de se produire, mais cela engendrera un certain changement. Nous devons cependant inclure les personnes survivantes dans ces consultations. Senator Dasko: Mr.
Roebuck, you said that you thought the bill was complementary to current activities. I’m interpreting this to mean that you think it should go ahead as it is? La sénatrice Dasko : Monsieur Roebuck, vous avez dit que vous considériez que le projet de loi était complémentaire aux activités actuelles. Selon mon interprétation, vous pensez donc qu’il devrait continuer tel quel? Mr. Roebuck: I think there should be very mild changes. M. Roebuck : Je pense qu’il devrait y avoir des changements très légers. Senator Dasko: What if there were no changes? La sénatrice Dasko : Et s’il n’y avait aucun changement? Mr.
Roebuck: If there were no changes, I think that the government would retool some of what is happening because there is ongoing consultation already with the gender-based violence strategy, but I think very small changes could make it a more helpful, sustainable bill. M. Roebuck : En l’absence de changement, je pense que le gouvernement devrait réorganiser certaines choses car il y a déjà des consultations en cours sur la stratégie pour contrer et prévenir la violence fondée sur le sexe, mais je pense que de très petits changements pourraient rendre le projet de loi plus utile et plus durable.
Senator Dasko: Earlier in the questioning, the topic of which approach to this might be more sustainable. The word didn’t come up, but I am putting it in those terms. Which approach would be more permanent? There is concern that if it’s a government program, it could be cut tomorrow or perhaps this approach could also be cut tomorrow as the world changes. La sénatrice Dasko : Plus tôt dans la période de questions, nous avons demandé quelle pourrait être l’approche la plus durable. Le mot n’a pas été prononcé, mais je le dis dans ces termes. Quelle approche serait la plus permanente?
On craint que, dans le cas d’un programme gouvernemental, il puisse être supprimé demain ou que cette approche puisse également être supprimée demain, à mesure que le monde change. Is there an approach that you think would be more sustainable to deal with these issues? Is there any other way to approach it? Is this legislation going to help the sustainability of these efforts? There is a government action plan. How sustainable do you feel that is? I’m asking everyone, please. Thank you. Selon vous, existe-t-il une approche plus durable pour résoudre ces problèmes?
Existe-t-il une autre façon d’aborder la question? Cette législation va-t-elle contribuer à la pérennité de ces efforts? Il existe un plan d’action du gouvernement. Dans quelle mesure pensez-vous que cela soit durable? Je demande à tout le monde, s’il vous plaît. Ms. Asare: I think that currently, if nothing changed, we run the risk of replicating a lot of work that has already been done. I think the proposition of us to making this sustainable and engendering permanent change would be achieved by putting accountability measures in place. Right now, ministers have agreed to use this national action plan.
But are they? How are Mme Asare : Je pense qu’actuellement, si rien ne change, nous risquons de reproduire une grande
partie du travail qui a déjà été fait. Je pense que notre proposition visant à apporter ce changement durable et à susciter un changement permanent se concrétiserait par la mise en place de mesures de reddition de comptes. À l’heure actuelle, les ministres ont convenu d’utiliser 2-5-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 95:23
they? What are the gaps that are missing? I think that would be a great national strategy — or in addition to the national strategy — to look into what we are doing when it comes to the national action plan. It’s not just about what we’re saying; it’s about what we’re doing. That’s my view on how it could be sustainable. ce plan d’action national. Mais l’utilisent-ils? De quelle façon l’utilisent-ils? Quelles sont les lacunes qui n’ont pas été cernées?
Je pense que ce serait une excellente stratégie nationale — ou en plus de la stratégie nationale — d’examiner ce que nous faisons à l’égard du plan d’action national. Ce n’est pas seulement ce que nous disons; c’est ce que nous faisons. C’est mon point de vue sur la façon dont le projet de loi pourrait être durable. Mr. Trottier: In 30 seconds, I would say that in terms of evaluating the effectiveness of any legislation, I would propose putting in quantifiable measures. Are we actually getting the change we want? What are the changes we want? Are there measurable ways of seeing if that is actually working?
Being open to course correction, not just continuing to go down one way because that’s always how it’s been done, but being willing to change and try different approaches if those evaluation measures show we’re not getting to where we want to be. M. Trottier : En 30 secondes, pour ce qui est d’évaluer l’efficacité de toute loi, je proposerais de mettre en place des mesures quantifiables. Obtenons-nous réellement le changement que nous souhaitons? Quels sont les changements que nous souhaitons? Existe-t-il des moyens mesurables de voir si cela fonctionne réellement?
Il faut être ouvert à un changement d’orientation; il faut non pas continuer à suivre une seule voie parce que c’est toujours ainsi que les choses ont été faites, mais être prêts à changer et à essayer différentes approches si ces mesures d’évaluation montrent que nous n’allons pas là où nous voulons aller. Does that make it more sustainable? I hope it would mean that we would keep ourselves on track, go back to the purpose of the legislation on a regular basis and, if necessary, involve different government ministries as needed to make sure we’re getting the outcomes that we desire.
Est-ce que cela rend la législation plus durable? J’espère que cela supposerait que nous restons sur la bonne voie, revenons régulièrement à l’objectif de la législation et, si nécessaire, faisons participer différents ministères pour veiller à obtenir les résultats souhaités. The Chair: Thank you, colleagues. I’m sorry, but this brings us to the end of this panel. We really thank you for your presence, your wisdom and your thoughts in helping us navigate this bill. La présidente : Merci, chers collègues. Je suis désolée, mais cela nous amène à la fin de la période prévue pour ce groupe de témoins.
Nous vous remercions sincèrement de votre présence, de votre sagesse et de vos réflexions qui nous ont aidés à naviguer dans ce projet de loi.
Colleagues, for our next panel, we welcome Sharon Mayne, Chief Executive Officer, Catholic Family Services Peel‑Dufferin, Safe Centre of Peel; Shelina Jeshani, Director of Strategic Partnerships and Collaboration, Safe Centre of Peel; Louise Riendeau, Co-Lead for Political Issues, Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, who is joining us by video conference; and Hayley Kennedy, Executive Director, PARTNERS Family Services, who is also joining us by video conference. Chers collègues, pour notre procha