Senate Committee — SECD — Evidence — 19ev-55831
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EVIDENCE TÉMOIGNAGES OTTAWA, Monday, November 21, 2022 OTTAWA, le lundi 21 novembre 2022 The Standing Senate Committee on National Security, Defence and Veterans Affairs met with videoconference this day at 4:03 p.m. [ET] to examine and report on issues relating to security and defence in the Arctic. Le Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale, de la défense et des anciens combattants se réunit aujourd’hui, à 16 h 3 (HE), avec vidéoconférence, pour examiner les questions liées à la sécurité et à la défense dans l’Arctique et en faire rapport. Senator Tony Dean (Chair) in the chair.
Le sénateur Tony Dean (président) occupe le fauteuil. [English] [Traduction] The Chair: Honourable senators, welcome to this meeting of the Standing Senate Committee on National Security, Defence and Veterans Affairs. I’m Tony Dean, a senator from Ontario and chair of the committee. Le président : Chers collègues, je vous souhaite la bienvenue à cette réunion du Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale, de la défense et des anciens combattants. Je m’appelle Tony Dean et je suis sénateur de l’Ontario et président du comité.
I’m joined today by my fellow committee members Senator Peter Boehm, representing Ontario, Senator Donna Dasko representing Ontario, Senator Pat Duncan representing Yukon, Senator Clément Gignac representing Quebec, Senator Victor Oh representing Ontario, Senator David Richards representing New Brunswick, Senator Larry Smith representing Quebec, and Senator Hassan Yussuff representing Ontario.
Sont également présents aujourd’hui le sénateur Peter Boehm, qui représente l’Ontario, la sénatrice Donna Dasko, qui représente l’Ontario, la sénatrice Pat Duncan, qui représente le Yukon, le sénateur Clément Gignac, qui représente le Québec, le sénateur Victor Oh, qui représente l’Ontario, le sénateur David Richards, qui représente le Nouveau-Brunswick, le sénateur Larry Smith, qui représente le Québec, et le sénateur Hassan Yussuff, qui représente l’Ontario.
For those watching today’s session, we are continuing our study on security and defence in the Arctic, including military infrastructure and security capabilities. Today’s topic will be the modernization of the North American Aerospace Defence Command, or NORAD. Pour ceux qui suivent la séance d’aujourd’hui, nous poursuivons notre étude sur la sécurité et la défense dans l’Arctique, en nous intéressant notamment à l’infrastructure militaire et aux capacités de sécurité. Le sujet sera la modernisation du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord, ou NORAD.
For our first panel, we welcome to the committee Dr. Andrea Charron, Director and Associate Professor, Centre for Defence and Security Studies, University of Manitoba, via videoconference; Dr. James Fergusson, Deputy Director, Centre for Defence and Security Studies, University of Manitoba, also via videoconference; and in the room with us is Dr. Ross Fetterly, Fellow, Canadian Global Affairs Institute.
Pour notre premier groupe de témoins, nous accueillons Andrea Charron, directrice et professeure agrégée au Centre d’études sur la défense et la sécurité de l’Université du Manitoba, par vidéoconférence; James Fergusson, directeur adjoint au Centre d’études sur la défense et la sécurité de l’Université du Manitoba, également par vidéoconférence; et, ici- même, nous avons M. Ross Fetterly, associé à l’Institut canadien des affaires mondiales. Thank you very much to all of you for joining us today. We’re looking forward very much to your remarks.
We will begin the session by inviting you to provide those remarks, which will be followed by questions from our members. We open today with Dr. Andrea Charron. Merci beaucoup à tous d’être ici aujourd’hui. Nous avons très hâte d’entendre vos réflexions. Nous allons commencer la séance en vous invitant à faire un exposé, après quoi les membres du comité vous poseront des questions. Madame Andrea Charron, vous avez la parole. 21-11-2022 Sécurité nationale, défense et anciens combattants 19:1
Andrea Charron, Director and Associate Professor, Centre for Defence and Security Studies, University of Manitoba, as an individual: Thank you very much for the invitation. Andrea Charron, directrice et professeure agrégée, Centre d’études sur la défense et la sécurité, Université du Manitoba, à
titre personnel : Merci beaucoup de votre invitation. NORAD modernization goes beyond NORAD. It is a rethink of continental defence writ large. Traditionally, the defence of North American has been via NORAD and surveillance of the air and, later, maritime approaches to North America between 10 and 2 o’clock. The conventional threats today remain air threats in the main, although maritime threats are fast becoming more of a concern in an Arctic context. Cyber threats are fewer mainly because, in much of North America’s Arctic, there are few cyber assets.
The unconventional threats, which I take to mean non-military in nature via the classic definition, are human-security-related concerns, including poor housing and lack of infrastructure, both of which are compounded by climate change. We are in the age of deterrence by denial, because punishment is unthinkable, at least in the form of a first strike by the West. As noted in the newly released U.S. Arctic strategy, conventional and nonconventional threats are colliding, so how we think about them needs to adapt as well. La modernisation du NORAD va bien au-delà du NORAD.
Il s’agit de repenser la défense continentale dans son ensemble. Jusqu’ici, la défense de l’Amérique du Nord passait par le NORAD, par la surveillance aérienne, puis par des systèmes maritimes d’approche de l’Amérique du Nord dans le cadran de 10 à 14 heures. Les menaces conventionnelles d’aujourd’hui restent principalement des menaces aériennes, bien que les menaces maritimes deviennent de plus en plus préoccupantes dans le contexte arctique. Les cybermenaces y sont moins nombreuses, surtout parce que, dans une grande
partie de l’Arctique nord-américain, il y a peu d’actifs cybernétiques. Les menaces non conventionnelles, c’est-à-dire non militaires selon la définition classique, sont des préoccupations liées à la sécurité humaine, par exemple le manque de logements et d’infrastructures, deux enjeux aggravés par les changements climatiques. Nous sommes à l’ère de la dissuasion par le déni, puisque des sanctions sont impensables, du moins sous la forme d’une première frappe par l’Occident.
Comme l’indique la nouvelle stratégie américaine pour l’Arctique, il y a aujourd’hui téléscopage entre les menaces conventionnelles et les menaces non conventionnelles. Il faut donc aussi adapter notre perspective. I wish to raise five challenges that could hamper Canada’s ability to ensure that NORAD modernization plans come to fruition. They are, one, the ability to spend the money; two, the lack of information on the U.S. plans; three, the lack of national integration; four, the inconsistent meetings of the main advice bodies and commands; and five, the ability to keep sustained attention on NORAD.
J’aimerais parler de cinq enjeux susceptibles de nuire à la capacité du Canada de s’assurer que les plans de modernisation du NORAD se concrétisent. Il y a d’abord la capacité budgétaire, ensuite le manque d’information sur les projets des États-Unis, troisièmement le manque d’intégration nationale, quatrièmement les réunions incohérentes des principaux organes consultatifs et commandements et, enfin, la capacité à porter une attention durable au NORAD. First, $87 billion, or the cash equivalent, has been pledged by the Government of Canada to continental defence.
It is an unprecedented amount of money for Canada to spend. We have a dismal record om spending large amounts of money on time and on budget. What is more, the system of systems that are needed and that are contemplated means that Canada needs to plan what parts of the projects need to come first. For example, it is pointless to have the new radar systems in place if there is no communication backbone to receive the information, no analysts to interpret the information and no interceptors to scramble.
I am not privy to the detailed plans of how the projects interconnect and what needs to come first, second and third, but I suggest this will be a challenge for industry and for the Canadian military. Le gouvernement du Canada a promis de consacrer 87 milliards de dollars, ou l’équivalent en espèces, à la défense continentale. C’est un montant sans précédent pour le Canada. Nous affichons un bilan lamentable du point de vue des budgets et des délais. Qui plus est, l’ensemble de systèmes dont on aurait besoin et qui sont envisagés suppose que le Canada planifie l’ordre des éléments des projets.
Par exemple, les nouveaux systèmes radar seraient inutiles s’il n’y a pas de réseau de communication pour recevoir l’information, pas d’analystes pour interpréter l’information et pas d’intercepteurs pour coder. Je ne suis pas au courant des détails concernant les liens entre les projets ou l’ordre des mesures à prendre, mais je crois que ce sera difficile pour les entreprises et pour les militaires canadiens. I would also advise that the details of some of the plans — for example, the over-the-horizon radar plans — need probing and cannot be left to the military alone to devise.
Questions to ask about the over-the-horizon radar, for example, include the following: What will be their fuel sources? Will their frequency J’ajouterais que les détails de certains projets — par exemple, l’installation de radars transhorizon — devraient être examinés et ne sauraient être laissés aux seules forces armées. Ces radars devraient faire l’objet de questions comme les suivantes : quelles seront leurs sources de carburant? Leur fréquence aura-t-elle une 19:2 National Security, Defence and Veterans Affairs 21-11-2022
affect other systems? Will the sites be affected by permafrost melt? Will rights-holders co-develop the plans for location, maintenance and training opportunities? Will space weather affect the radar’s functioning? incidence sur d’autres systèmes? Les sites seront-ils touchés par la fonte du pergélisol? Les titulaires de droits élaboreront-ils ensemble les plans de localisation, d’entretien et de formation? La météo spatiale aura-t-elle une incidence sur le fonctionnement des radars? Next, and related, we have few details on the U.S. contribution and plans.
If Canada is responsible for 10 to 2 o’clock, presumably the Americans have 2 to 10 o’clock, including responsibilities for Canada’s coasts and the southern approaches to North America. Will this information be shared? What are the funding amounts? What are the maintenance costs going forward? Presumably, any systems based in Canada are Canada’s to bear exclusively. Par ailleurs, nous en savons peu sur la contribution et les projets des Américains.
Si le Canada est responsable du cadran de 10 à 14 heures, on doit supposer que les Américains sont responsables du cadran de 14 à 10 heures, y compris du littoral canadien et des approches méridionales de l’Amérique du Nord. Ces renseignements seront-ils partagés? À combien se monte le financement? Quels seront les coûts d’entretien? On peut présumer que tous les systèmes basés au Canada relèveront de la responsabilité exclusive du Canada. Third, the integration of effort between other government departments and the CAF is lacking generally.
While USNORTHCOM’s GIDE, or Global Information Dominance Exercises, are starting to integrate information among the U.S. combatant commands and allies, there is very little information exchange between Arctic communities and the federal agencies that create and disseminate the various operational pictures. For example, the Marine Security Operations Centre in Halifax that creates the Arctic maritime operating picture from information from various federal departments is to be lauded.
Allied information is added, and a common Arctic maritime picture is created by NAVNORTH for NORAD, which exists at the end of the intelligence food chain. However, there is no direct local input into the picture, nor is the picture shared with local communities. Therefore, they often find out that a cruise ship is heading toward them when they physically see it. Communities have vital local information that could enhance the common picture, but increasingly it is they that need the information, especially as they are often first responders in crises and disasters.
Likewise, local communities can warn of changing wildlife migration patterns, pollution trends and can notify of vessels of interest, as has been the case in the past. Recognizing Canada’s and the United States’ fundamental requirements as parties to the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, forming and nurturing relationships with Indigenous Peoples in the Arctic needs sustained attention. Co- management and co-development of plans and information data integration are vital. Troisièmement, l’intégration des mesures entre les autres ministères et les FAC fait généralement défaut.
Alors que les exercices GIDE ou Global Information Dominance Exercises de l’USNORTHCOM commencent à intégrer l’information entre les commandements et alliés de combat des États-Unis, il y a très peu d’échanges d’information entre les communautés de l’Arctique et les organismes fédéraux qui fournissent et diffusent les différentes images opérationnelles. Par exemple, le Centre des opérations de la sûreté maritime de Halifax, qui fournit le portrait des opérations maritimes dans l’Arctique à partir de renseignements provenant de divers ministères fédéraux, mérite des éloges.
Les renseignements des alliés y sont ajoutés, et une image commune de la situation maritime dans l’Arctique est créée par NAVNORTH pour le NORAD à la fin de la chaîne du renseignement. Mais il n’y a pas d’apport local direct dans cette image, et cette dernière n’est pas communiquée aux collectivités locales. Ainsi, il arrive que des collectivités ne sachent qu’un navire de croisière se dirige vers elles que lorsqu’elles le voient arriver.
Les collectivités locales disposent de renseignements essentiels qui pourraient améliorer l’image commune, mais ce sont elles qui ont de plus en plus besoin de ces renseignements, d’autant plus qu’elles sont souvent les premières à intervenir en cas de crise ou de catastrophe. Elles peuvent aussi fournir des renseignements sur l’évolution des habitudes migratoires d’espèces sauvages et sur les tendances en matière de pollution, et avertir les navires concernés comme cela a déjà été le cas.
La reconnaissance des obligations fondamentales du Canada et des États-Unis comme signataires de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et l’établissement et le maintien de relations avec les Autochtones de l’Arctique exigent une attention vigilante. La cogestion et l’élaboration conjointe de projets et l’intégration de données d’information sont essentielles. Fourth, while I am thrilled the Permanent Joint Board on Defence is meeting, it likely needs to meet more than once a year. I would also be curious to know the perspectives of Global Affairs Canada and the U.S.
Department of State, given that NORAD is bounded by an international agreement. The Tri- Command — NORAD, USNORTHCOM and CJOC — does not Quatrièmement, même si je suis ravie que la Commission permanente mixte de défense se réunisse, elle devra probablement se réunir plus d’une fois par an. Je serais également curieuse de connaître le point de vue d’Affaires mondiales Canada et du Département d’État américain, étant donné que le NORAD est limité par un accord international. Les 21-11-2022 Sécurité nationale, défense et anciens combattants 19:3
seem to be meeting regularly either. Especially in an Arctic context, CJOC has an important role to play given importance of the Rangers, the Joint Task Force North and the Royal Canadian Navy, which are all outside of NORAD’s purview. trois commandements — le NORAD, l’USNORTHCOM et le COIC — ne semblent pas non plus se réunir régulièrement. Surtout dans le contexte de l’Arctique, le COIC a un rôle important à jouer compte tenu de l’importance des Rangers, de la Force opérationnelle interarmées (Nord) et de la Marine royale canadienne, qui ne relèvent pas du NORAD.
Fifth, and finally, I think the biggest challenge is going to be keeping NORAD modernization the priority given global issues and shifting attention. NORAD has been out of sight and out of mind for much of its 64-year history. Given Canada’s 20-year budget horizon for NORAD modernization, what assurances are there that the Government of Canada and the U.S. can sustain their attention to NORAD through successive changes in governments?
The over-the-horizon radars and the other plans for NORAD are vital, but ensuring sustained, consistent funding and attention to NORAD, nurturing relationships and holding the Permanent Joint Board on Defense and commands to account will challenge the Government of Canada, and these are often the first challenges to be overlooked. Cinquièmement et enfin, je pense que la plus grande difficulté sera de garder la priorité de la modernisation du NORAD, compte tenu des enjeux mondiaux et du déplacement des intérêts. Le NORAD est loin des yeux et du cœur depuis 64 ans.
Compte tenu de l’horizon budgétaire de 20 ans du Canada pour la modernisation du NORAD, comment être sûr que le Canada et les États-Unis pourront continuer de s’intéresser au NORAD à mesure que les gouvernements s’y succéderont? Les radars transhorizon et les autres projets du NORAD sont essentiels, mais il sera difficile pour le gouvernement de garantir un financement et de garder l’œil sur le NORAD, d’entretenir des relations et de tenir la Commission permanente mixte de défense et les commandements responsables, et ce sont les premières choses qu’on néglige généralement. Thank you. Merci.
The Chair: Thank you very much, Dr. Charron. Le président : Merci beaucoup, madame Charron. James Fergusson, Deputy Director, Centre for Defence and Security Studies, University of Manitoba, as an individual: I will keep my comments brief and focused upon some general considerations regarding NORAD modernization and some specific considerations related to the Arctic. James Fergusson, directeur adjoint, Centre d’études sur la défense et la sécurité, Université du Manitoba, à
titre personnel : Je serai bref et je mettrai l’accent sur certaines considérations générales relatives à la modernisation du NORAD et sur certaines considérations particulières liées à l’Arctique. First, at the general level, the Canada-U.S. Joint Statement of August 2021 keeps NORAD in its dated, Cold War box relative to the NORAD agreement and its terms of reference, even though the world and threat environment have radically changed, which in turn dictates a reconsideration of its missions relative to a pan-domain threat environment.
Second, NORAD modernization also has unspoken larger policy implications, especially in relation to expansion to Greenland and Iceland and with it the relationship between NORAD and NATO. Finally, recent developments in the U.S. regarding the integration of air and missile defence systems have implications for the ballistic missile defence issue in Canada, especially with regard to the new hypersonic threats and, in so doing, for outer space as well.
Sur le plan général, la Déclaration conjointe Canada-États- Unis d’août 2021 maintient le NORAD dans son cadre désuet de la guerre froide compte tenu de l’accord du NORAD et de son mandat, même si le monde et les menaces ont radicalement changé et dictent un réexamen de ses missions du point de vue de menaces multiples. Deuxièmement, la modernisation du NORAD a également des répercussions politiques plus vastes dont on ne parle pas, notamment en ce qui a trait à son expansion vers le Groenland et l’Islande et aux relations entre le NORAD et l’OTAN.
Enfin, l’évolution récente aux États-Unis en matière d’intégration des systèmes de défense aérienne et de défense antimissile a des répercussions sur la question de la défense antimissile balistique au Canada, notamment en ce qui a trait aux nouvelles menaces hypersoniques et, par extension, à l’espace. With regard to the Arctic component, the deployment of one of the two over-the-horizon radar lines in the High Arctic, the upgrading and possible expansion of forward operating locations and communication requirements carry both benefits and costs for the Indigenous and local communities.
On the benefit side, these investments will provide new areas of employment and development and training for the communities directly affected.
New communication systems vital to move large amounts of data, possibly including fibre-optic lines, hold the potential to significantly improve community access to a variety of things Quant à l’Arctique, le déploiement de l’une des deux lignes de radars transhorizon dans l’Extrême-Arctique, la mise à niveau et l’expansion possible des emplacements d’opérations avancés et les exigences en matière de communication entraînent à la fois des avantages et des coûts pour les collectivités autochtones et locales.
Du côté des avantages, ces investissements créeront de nouveaux secteurs d’emploi, de perfectionnement et de formation pour les collectivités directement concernées. Les nouveaux systèmes de communication essentiels au transport de grandes quantités de données, y compris peut-être les lignes de 19:4 National Security, Defence and Veterans Affairs 21-11-2022
which the South takes for granted, including better access to health services. On the cost side, there is the issue of sustainability of economic opportunities relative to what happens after these planned investments end. In addition, the government and national defence will need to be very careful in the planning and execution of these investments, given the limited access and transportation resources. Third, the process will also likely have a range of social and cultural implications which need to be carefully addressed, suggesting the consultation process will likely prove lengthy and at times difficult.
Finally, the Government of Canada is not structured to ensure that defence investments take into account all the range of actors with different views and interests relative to Arctic security. fibre optique, sont susceptibles d’améliorer considérablement l’accès des collectivités à toutes sortes de choses que le Sud tient pour acquises, notamment de leur garantir un meilleur accès aux services de santé. Du côté des coûts, il y a la question de la viabilité des possibilités économiques après la fin des investissements.
Par ailleurs, le gouvernement et la Défense nationale devront être très prudents dans la planification et la mise en œuvre de ces investissements, compte tenu de l’accès limité et des moyens de transport. Troisièmement, le processus aura probablement des répercussions sociales et culturelles qu’il convient d’analyser attentivement, ce qui suppose des consultations probablement longues et parfois difficiles.
Enfin, le gouvernement du Canada n’est pas structuré de façon à ce que les investissements en matière de défense tiennent compte de tous les intervenants ayant des points de vue et des intérêts différents en matière de sécurité dans l’Arctique. I look forward to your questions and elaborating on the above considerations and others related to Arctic and NORAD modernization. Thank you. Je me ferai un plaisir de répondre à vos questions et d’expliciter mes propos et d’autres réflexions liées à l’Arctique et à la modernisation du NORAD. Merci. The Chair: Thank you very much, Dr. Fergusson.
Le président : Merci beaucoup, monsieur Fergusson. Ross Fetterly, Fellow, Canadian Global Affairs Institute, as an individual: Thank you for the invitation here. Ross Fetterly, associé, Institut canadien des affaires mondiales, à
titre personnel : Je vous remercie de votre invitation. As the RCAF comptroller and business planner over a five- year period up to 2017, I learned that managing any complex organization during a period of significant institutional change, particularly in the case of large and complex organizations such as the Canadian Armed Forces and Department of National Defence, requires careful and constant attention to the essentials of management.
Dans le cadre de mes fonctions comme contrôleur et planificateur opérationnel de l’ARC pendant cinq ans jusqu’en 2017, j’ai appris que, pour gérer une organisation complexe durant une période de changement institutionnel important, particulièrement dans le cas d’organisations importantes et complexes comme les Forces armées canadiennes et le ministère de la Défense nationale, il faut être systématiquement attentif aux fondements de la gestion. The management of defence resources is about transforming them into military capabilities in a relevant manner and in accordance with government policy.
The decision-making process in defence is a complex process, with elements of rationality interspersed with competition for scarce resources, and negotiations that result in solutions, while not always based on logic, can be accepted by the major stakeholders. This forces national defence institutions to constantly choose between near- term and long-term demands on resources. NORAD modernization certainly falls in that category. La gestion des ressources de défense consiste à les transformer en capacités militaires utiles et conformes à la politique gouvernementale.
Le processus décisionnel appliqué à la défense est un processus complexe, avec des éléments de rationalité entremêlés de concurrence pour des ressources limitées, et des négociations qui aboutissent à des solutions qui, même si elles ne sont pas toujours fondées sur la logique, puissent être acceptées par les principaux intervenants. Cela oblige les institutions de défense nationale à constamment choisir entre des demandes de ressources à court et à long terme. La modernisation du NORAD entre certainement dans cette catégorie. The topic today is NORAD.
The Defence Research and Development report that has been or will be distributed to you concludes that the binational NORAD alliance between the much larger U.S. and its smaller neighbour Canada in terms of economy and population is an asymmetrical alliance. In alliances of that nature, the smaller country lacks the incentive to share the burden with its neighbour due to the dominance of the larger power. Nevertheless, due to the increasing threats to North America, prioritizing continental defence due to the increasing Le sujet d’aujourd’hui est le NORAD.
Le rapport de Recherche et Développement pour la défense qui vous a été ou vous sera distribué conclut que l’alliance binationale du NORAD entre les États-Unis et le Canada, les premiers étant beaucoup plus importants sur les plans économique et démographique, est une alliance asymétrique. Dans les alliances de cette nature, le pays le moins important n’est pas aussi enclin à partager le fardeau avec son voisin en raison de la domination de la grande puissance. Cela dit, compte tenu des menaces croissantes qui 21-11-2022 Sécurité nationale, défense et anciens combattants 19:5
security threat from China and Russia may induce greater collaboration and investment between Canada and the United States. pèsent sur l’Amérique du Nord, la priorité accordée à la défense continentale en raison de la menace que représentent la Chine et la Russie pour sa sécurité pourrait favoriser une collaboration plus étroite et une augmentation des investissements entre le Canada et les États-Unis. Discussions on burden sharing in an alliance, or in a binational defensive organization like NORAD, need to place readiness as a primary institutional priority.
Of primary importance is the ability to measure readiness. In essence, if you can express readiness in quantifiable numbers, then this illustrates your understanding and application of readiness concepts. In contrast, the inability to quantify readiness demonstrates a lack of knowledge about the subject. Viewed from that perspective, debates regarding the defence budget are, in many respects, a debate over readiness.
Les discussions sur le partage du fardeau au sein d’une alliance ou d’une organisation de défense binationale comme le NORAD doivent faire de la disponibilité opérationnelle une priorité institutionnelle. La capacité de mesurer l’état de préparation est d’une importance primordiale. Autrement dit, si on peut exprimer l’état de préparation en chiffres quantifiables, on prouve qu’on comprend et qu’on applique les principes de préparation. Inversement, si on n’est pas en mesure de quantifier l’état de préparation, on démontre un manque de connaissance du sujet.
De ce point de vue, les débats sur le budget de la défense sont, à bien des égards, des débats sur la disponibilité opérationnelle. There are three fundamental readiness questions with implications for the RCAF and for NORAD. First, readiness for what? What types of conflict must NORAD be able to face? Second, readiness for when? What is the time interval required to respond to threats to North America? And, third, readiness of what? This requires an understanding of which parts of the American and Canadian militaries need to be ready — and that includes NORAD — and at what state of readiness.
La disponibilité opérationnelle renvoie à trois questions fondamentales qui ont des répercussions sur l’ARC et sur le NORAD. Premièrement, l’état de préparation à quoi? Quels types de conflits le NORAD doit-il pouvoir affronter? Deuxièmement, l’état de préparation pour quand? Quel est l’intervalle de temps nécessaire pour réagir aux menaces qui pèsent sur l’Amérique du Nord? Troisièmement, l’état de préparation de quoi? Cela suppose de savoir quelles parties des forces armées américaines et canadiennes doivent être prêtes — y compris dans le cadre du NORAD — et à quel niveau de disponibilité opérationnelle.
In NORAD modernization, structural readiness is an essential component of that process. This type of readiness is necessarily outward looking towards having the right infrastructure, equipment and weapon systems, as well as the trained crews and personnel to operate them successfully when engaging the opponent. Of particular importance to NORAD is the amount of time it takes to develop structural readiness, as it takes considerably more time than for operational readiness.
Furthermore, technical modernization of infrastructure or weapon systems, as we are to see in NORAD modernization, are increasing the amount of time needed to operationalize new or modernized units. Consequently, a certain level of structural readiness can be reviewed as a prerequisite to operational readiness in the operational environment of the North American Aerospace Defense Command. La préparation structurelle est un élément essentiel de la modernisation du NORAD.
Ce type d’état de préparation est nécessairement axé sur l’extérieur et vise à avoir l’infrastructure, le matériel et les systèmes d’armes qui conviennent, ainsi que les équipages et le personnel dûment formés pour les utiliser en cas d’attaque. Ce qui est particulièrement important pour le NORAD, c’est le temps qu’il faut pour élaborer une préparation structurelle, car il en faut beaucoup plus que pour la préparation opérationnelle.
De plus, la modernisation technique de l’infrastructure ou des systèmes d’armes, comme nous allons le voir dans le cadre de la modernisation du NORAD, augmente le temps nécessaire à l’opérationnalisation des nouvelles unités ou des unités modernisées. Il faut donc envisager un certain niveau de préparation structurelle comme condition préalable à la disponibilité opérationnelle dans l’environnement opérationnel du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord.
Asymmetry of information at various levels within the Department of National Defence and the Canadian Armed Forces challenges business planning, making it a central, integrating element of the resource management process. Understanding the process of NORAD modernization in the combined U.S. and L’asymétrie de l’information à divers niveaux du ministère de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes met en cause la planification des activités et en fait un élément central et intégré du processus de gestion des ressources.
Comprendre le processus de modernisation du NORAD dans l’alliance 19:6 National Security, Defence and Veterans Affairs 21-11-2022
Canada defensive alliance in the coming years will likely be a preoccupation of both governments in an increasingly contentious international strategic environment. défensive combinée des États-Unis et du Canada au cours des prochaines années sera probablement une préoccupation des deux gouvernements dans un environnement stratégique international de plus en plus litigieux. Finally, discussions regarding modernization of NORAD capabilities remain just beyond the horizon. It brings the reliability of Canada into question on a capability that directly affects the security of North America.
For Canada, NORAD modernization will increase the size of the bow wave of projects by the department, with the addition of work that will add to the existing capital program, further exacerbating the capacity of government to direct expenditures to other defence capital equipment projects as well as a variety of personnel recruitment or capability issues. This will require additional people in the public service, military as well as contractors, to manage this increase in the defence capital equipment program. Enfin, les discussions concernant la modernisation des capacités du NORAD ne sont pas encore terminées.
Cela remet en question la fiabilité du Canada à l’égard d’une capacité ayant une incidence directe sur la sécurité de l’Amérique du Nord. Pour le Canada, la modernisation du NORAD augmentera la taille de la vague de projets du ministère, compte tenu des travaux qui s’ajouteront au programme d’immobilisations actuel, accentuant davantage la tension du côté de la capacité du gouvernement à affecter des dépenses à d’autres projets de biens d’équipement de défense et à régler divers problèmes de recrutement de personnel ou de capacité.
Il faudra du personnel supplémentaire dans la fonction publique, dans les forces armées et chez les entrepreneurs pour gérer le programme de biens d’équipement de la défense. Thank you. Merci. The Chair: Thank you very much, Dr. Fetterly. Le président : Merci beaucoup, monsieur Fetterly. We will now proceed to questions. I would ask participants in the room to refrain from leaning in too closely to microphones or to remove your earpiece when you are doing that; this will avoid sound feedback that could negatively impact committee staff in the room.
I also ask that you keep your questions brief and that you identify which witness your question is directed to. Nous allons maintenant passer aux questions. Je demanderais aux participants dans la salle de ne pas se pencher trop près des micros ou de retirer leur oreillette dans ce cas; cela évitera les échos sonores susceptibles de gêner le personnel du comité. Je vous demande également de poser des questions brèves et d’indiquer à quel témoin votre question s’adresse. Senator Gignac: Thank you to our witnesses. Le sénateur Gignac : Merci à nos témoins.
In 2005, the Canadian government declined to join the U.S. in the ballistic missile defence. Do you think that Canada has to reconsider that position? Do you believe that it creates a handicap in NORAD at this point? Those questions are for any of the three witnesses. We can start with Mr. Fetterly. En 2005, le gouvernement canadien a refusé de se joindre aux États-Unis pour la défense antimissile balistique. Le Canada devrait-il reconsidérer cette prise de position? Est-ce que, d’après vous, cela crée un handicap au sein du NORAD à l’heure actuelle? Ces questions s’adressent à n’importe lequel des trois témoins.
Nous pouvons commencer par M. Fetterly. Mr. Fetterly: In projects or developing new initiatives such as you’re talking about expanding, it takes a considerable amount of time and development. These are long-term activities that have to be started fairly early in the process,
whereas, where we find ourselves now, we have a NORAD system that, largely, was built for previous generations. We need to work with the United States collaboratively, because it is a binational organization, to establish what capabilities we want out of a modernized system, and then, what is the burden-sharing between the two? That can be costs, facilities or various things of that nature. M. Fetterly : Les projets ou les nouvelles initiatives comme celle dont vous parlez exigent beaucoup de temps et d’activités de développement.
Ce sont des activités à long terme qui doivent commencer assez tôt dans le processus, alors que, dans la situation actuelle, nous avons un système NORAD construit en grande
partie pour les générations précédentes. Nous devons travailler en collaboration avec les États-Unis, puisqu’il s’agit d’une organisation binationale, pour établir les capacités que nous voulons obtenir d’un système modernisé, et il s’agit ensuite de déterminer les conditions de partage du fardeau. Il peut s’agir des coûts, des installations ou d’autres éléments de cette nature. Senator Gignac: Thank you. Mr. Fergusson, do you have any reaction or comment on that topic? Le sénateur Gignac : Merci. Monsieur Fergusson, avez-vous des commentaires à ce sujet? 21-11-2022 Sécurité nationale, défense et anciens combattants 19:7
Mr. Fergusson: Yes. To be fair to the government and the department, I would note that the defence minister in her announcement last June did say that the policy on missile defence, and not to participate, remains in place, but they are keeping a close eye on it, if I can put it that way. It certainly needs reconsideration, for two reasons. To put that in context, nowhere have I seen, for a long time, any explanation for the government’s policy on nonparticipation. They just say we won’t participate. There is no presentation as to why that policy is in place and what the implications one way or another. M.
Fergusson : Oui. Pour être juste envers le gouvernement et le ministère, je signale que, dans son annonce de juin dernier, la ministre de la Défense a bien dit que la politique de défense antimissile, et non la participation, reste en place, mais qu’on garde un œil dessus, si je puis m’exprimer ainsi. Cette prise de position devrait en effet être réexaminée, et ce pour deux raisons. Pour mettre les choses en contexte, à ma connaissance, aucune explication n’a jamais été fournie par le gouvernement. Il dit simplement qu’il ne participera pas.
On ne nous explique pas les raisons de cette politique ni ses répercussions. In terms of the two key implications, one is effectively a question of where the United States proceeds in terms of deploying a third site in upstate New York, where the environmental studies have been completed. There is no indication when or if they will move forward. If they do, that raises direct implications in terms of Canadian territory, specifically in terms of the potential value of battle damage assessment radars, queuing support to American interceptors. That could be done under the NORAD umbrella with little change.
Nonetheless, as long as the United States is in a position that it does not believe that it needs Canada for its ballistic missile defence, then there’s very little Canada can do except indicate to the United States we’re interested in participation and then enter into discussions and negotiations. Il y a deux grands enjeux : la question de savoir où les États- Unis ont décidé de déployer un troisième site dans le Nord de l’État de New York et où les études environnementales ont été effectuées. Rien ne permet de savoir quand et où ils interviendront.
Et, s’ils interviennent, cela aura des répercussions directes sur le territoire canadien, surtout du côté de la valeur potentielle des radars pour l’évaluation de la frappe et le soutien aux intercepteurs américains. Cela pourrait se faire dans le cadre du NORAD sans modifier grand-chose. Quoi qu’il en soit, tant que les États-Unis ne croient pas avoir besoin du Canada pour leur système de défense antimissile balistique, le Canada ne peut rien faire d’autre que d’indiquer aux États-Unis qu’il souhaite participer, puis d’entamer des discussions et des négociations.
More importantly, this is an issue about the future of NORAD and whether it will potentially remain as the centrepiece of Canada-U.S. defence cooperation in North America. There is the blurring of the aerospace world, particularly with the development of hypersonic vehicles, which aren’t cruise missiles, and the integration on its way in the United States of air and missile defence capabilities. What were separate systems are now being blended and integrated together to enable it to deal with a complex set of potential threats at the same time. This then raises questions for Canada.
If hypersonic vehicles are blurring the line between cruise missiles and airplanes, on the one hand, and ballistic missiles, on the other hand, which is where the United States goes, it really is a central issue for how then does NORAD, and thus Canada, play in the defeat side of the equation vital for a credible deterrence by denial. I’m a firm believer that this needs to be reconsidered.
There are a number of issues that Canada doesn’t know anything about because the United States operates in a situation of, “Do you have a need to know or a right to know?” Until a step is taken by the government, it cannot answer those questions. Qui plus est, c’est une question qui concerne l’avenir du NORAD et la possibilité qu’il reste la pièce maîtresse de la coopération canado-américaine en matière de défense de l’Amérique du Nord.
Il y a aussi le flou de l’aérospatial, notamment depuis le développement de véhicules hypersoniques, qui ne sont pas des missiles de croisière, et l’intégration en cours aux États-Unis des capacités de défense aérienne et antimissile. Ce qui était des systèmes distincts est maintenant fusionné et intégré pour permettre de faire face à un ensemble complexe de menaces simultanées. Cela soulève des questions pour le Canada.
Si les véhicules hypersoniques brouillent la ligne de démarcation entre les missiles de croisière et les avions, d’une part, et les missiles balistiques, d’autre part, et c’est ce qui se passe aux États-Unis, la question centrale se pose de savoir si le NORAD et, donc, le Canada jouent un rôle du côté défaite de l’équation cruciale d’une dissuasion crédible par le déni. Je suis convaincu que cela doit être réexaminé. Le Canada n’est pas au courant de certains enjeux parce que les États-Unis se demandent d’abord s’il y a nécessité ou droit de savoir.
Tant que le gouvernement n’aura pas pris de mesures, il ne pourra pas répondre à ces questions. Senator Gignac: I think the world has changed since February when Russia invaded Ukraine. You can see that Russia uses missiles. I am hoping the minister listens to this testimony. Thank you. Le sénateur Gignac : Je pense que le monde a changé depuis février, quand la Russie a envahi l’Ukraine. On voit bien que la Russie utilise des missiles. J’espère que la ministre nous écoute. Merci. The Chair: Dr. Charron, this is a critical question. I sense you might want to jump in.
Le président : Madame Charron, c’est une question cruciale. J’ai l’impression que vous voulez intervenir. 19:8 National Security, Defence and Veterans Affairs 21-11-2022
Ms. Charron: Yes. Thank you. Mme Charron : En effet. Merci. NORAD has the warning function; USNORTHCOM, right now, has the defeat function. Le NORAD est la fonction d’alerte; l’USNORTHCOM est, pour l’instant, la fonction de défaite. The ground-based midcourse system, which we essentially did not say yes to, is really designed for North Korean missiles. We have to be careful that we don’t think about ballistic missile defence and freeze it to the current requirements and capabilities. This is a hot topic for the U.S. I know that they’re spending a lot of time and money, as Dr.
Fergusson says, looking at hypersonic weapons as well. Le système de défense terrestre à mi-parcours, auquel nous n’avons pas acquiescé, est en réalité conçu pour les missiles nord-coréens. Il faut prendre garde de ne pas oublier la défense antimissile balistique et de ne pas la geler en fonction des exigences et des capacités actuelles. C’est un sujet brûlant pour les États-Unis. Je sais qu’ils consacrent beaucoup de temps et d’argent, comme l’a dit M. Fergusson, à examiner également les armes hypersoniques. At the end of the day, this would require a reopening of the binational agreement.
I would caution, be careful when we do that, how we do it and whether it is just for this particular issue. There may be other issues we also want to investigate. En fait, il faudrait rouvrir l’accord binational. Je vous recommanderais de faire attention au moment où vous le ferez, à la manière dont vous le ferez et à la question de savoir si c’est seulement pour cette raison que vous le ferez. Il y aurait peut- être d’autres enjeux à examiner. The Chair: Thank you. Le président : Merci. Senator Richards: Thank you to the witnesses. Le sénateur Richards : Merci aux témoins.
We’ve been all around this topic, and you have probably been asked it a dozen times, but do you think the U.S. needs to have faith in us as a willing and able partner in North America anymore, since we don’t have the F-35s yet, our frigates are way behind
schedule and our North is pretty well an open border in many ways? If not, isn’t it our own responsibility to be able or to become able or to hope to become able, with or without the U.S., to protect our own borders and to implement things that will be able to do that? Mr. Fetterly, maybe you can start.
Nous en avons beaucoup parlé, et on vous a probablement posé la question une dizaine de fois, mais pensez-vous que les États-Unis doivent encore nous faire confiance comme partenaire apte et disposé en Amérique du Nord, puisque nous n’avons pas encore de F-35, que nos frégates ont pris beaucoup de retard et que notre Nord est quasiment une frontière ouverte à bien des égards? Dans la négative, n’avons-nous pas la responsabilité, avec ou sans l’aide des États-Unis, de protéger ou de nous donner les moyens de protéger nos frontières et de mettre en œuvre des mesures qui nous permettront de le faire?
Monsieur Fetterly, si vous voulez bien commencer. Mr. Fetterly: Thank you. M. Fetterly : Merci. I think the U.S. certainly wants and would like Canada’s participation in a lot of the activities they do, simply so that they can say to the American population itself, “Look, we have Canada onboard with us. We’re a binational organization.
We have another country involved with us.” Je pense que les États-Unis souhaitent effectivement que le Canada participe à bon nombre de leurs activités, simplement pour pouvoir dire aux Américains que le Canada est de leur côté, qu’il y a une organisation binationale et qu’ils ont un allié. Also, the Americans want to have fairly cohesive coverage of the approaches to North America. Having a binational approach, there’s a common operating picture with both senior military from Canada and the U.S. in the decision-making process. That allows both countries to coordinate and act as one organization in one group.
Les Américains veulent aussi une couverture relativement complète des approches de l’Amérique du Nord. Une approche binationale permet un portrait opérationnel commun avec des hauts gradés militaires du Canada et des États-Unis engagés dans le processus décisionnel. Cela permet aux deux pays de coordonner leurs opérations et d’agir comme une seule et même organisation. Senator Richards: The heavy lifting is done by the U.S., right, sir? This is what I’m talking about. It’s our borders; it’s their heavy lifting. That is always a concern of mine, and perhaps other Canadians as well.
Is there anything we can do to rectify that, or is that the way it will be? Le sénateur Richards : Le gros du travail est fait par les États-Unis, n’est-ce pas, monsieur? C’est de cela que je parle. Ce sont nos frontières, mais ils assument le gros du travail. C’est toujours une préoccupation pour moi, et peut-être aussi pour d’autres Canadiens. Y a-t-il quelque chose que nous puissions faire pour corriger cette situation ou en sera-t-il toujours ainsi? 21-11-2022 Sécurité nationale, défense et anciens combattants 19:9
Mr. Fetterly: To use an economic term, “free riding,” Canada has been a free rider for decades off the Americans in defence. M. Fetterly : Pour utiliser un terme économique, le Canada « parasite » la défense américaine depuis des décennies. I would say in the conflict in Afghanistan, and I served in Kandahar for nine months, that I was immensely proud of the Canadian military personnel who were there and the job that they did. The problem is, there’s just not enough of them.
Mais j’ai servi à Kandahar pendant neuf mois dans le cadre du conflit en Afghanistan et j’étais extrêmement fier du personnel militaire canadien engagé et du travail qu’il faisait. Le problème, c’est qu’il n’y en a tout simplement pas assez. Senator Richards: Yes, sir. I am very proud of the Canadian military as well. Thank you very much. Le sénateur Richards : Oui, monsieur. Je suis également très fier des militaires canadiens. Merci beaucoup. Senator Duncan: I would like to express a particular thanks to all of our witnesses today. Your presentations have been most informative. Thank you.
La sénatrice Duncan : J’aimerais remercier tout particulièrement nos témoins d’aujourd’hui. Vos exposés ont été très instructifs. Merci. I also serve on the National Finance Committee, so my questions are focused on the money in this discussion. You may want to defer, or the witnesses may want to answer, but we had substantial information on what the U.S. has in terms of resources and contributions to northern security. We know that Canada’s contribution includes financial resources and personnel. Clearly, they’re much different. Do any of you have a breakdown of what that financial contribution is?
I’m particularly interested in what the financial contribution is in Alaska compared with Canada’s North. Je siège également au Comité des finances nationales, et mes questions porteront donc sur l’argent dans cette discussion. Vous voudrez peut-être reporter vos réponses ou répondre tout de suite, mais nous avons obtenu beaucoup d’information sur les ressources des États-Unis et leur contribution à la sécurité dans le Nord. Nous savons que la contribution du Canada comprend des ressources financières et du personnel. Ce n’est évidemment pas au même niveau.
L’un d’entre vous a-t-il un tableau ventilé de cette contribution financière? Je m’intéresse particulièrement à la contribution financière de l’Alaska par rapport au Nord canadien. Ms. Charron: The shorter answer is we don’t know the full extent, or at least it’s not made public, nor do we know the sort of agreement that might be negotiated between Canada and the U.S. Mme Charron : En bref, nous n’en connaissons pas toute l’ampleur ou, du moins, ce n’est pas rendu public, et nous ne savons pas non plus ce qui pourrait être négocié entre le Canada et les États-Unis.
The only thing we have to go with, for example, is the North Warning System, which at the time, in the 1970s, was negotiated at 60% U.S. contribution to the cost, 40% from Canada, and then Canada assumed all of the maintenance costs going forward. We don’t know if this sort of arrangement will continue. Certainly, we fully expect that Canada will be 100% responsible for all maintenance costs going forward and, given the extent of the systems we’re talking about, that is not insignificant.
La seule chose qu’il faut accepter, par exemple, c’est le Système d’alerte du Nord qui, à l’époque, dans les années 1970, a été négocié à raison de 60 % des coûts pour les États-Unis et 40 % pour le Canada, après quoi le Canada a assumé tous les coûts d’entretien. Nous ne savons pas si ce genre d’arrangement se poursuivra. Nous nous attendons à ce que le Canada assume la totalité des coûts d’entretien pour la suite des choses, et, compte tenu de l’étendue des systèmes dont nous parlons, ce n’est pas rien. Mr.
Fetterly: I would just add that having worked as a coster in the Department of National Defence and also as the air force comptroller and business planner, it’s hard to come to an exact cost. Do you use the aviation fuel that the F-18s were using to fly up North, the cost of the F-18s per hour and the air-to-air refuelling? All those costs were absorbed by the air force as part of the air force budget.
To calculate how much Canada is actually contributing, you have to have firm rules and guidelines of what is and isn’t included because countries tend to throw everything including the kitchen sink into their estimates to try to make themselves look good. M. Fetterly : Ayant travaillé dans le domaine de l’établissement des coûts au ministère de la Défense nationale et comme contrôleur de la force aérienne et planificateur des activités, je peux vous dire qu’il est difficile d’en arriver à un coût exact.
Est-ce qu’on tient compte du coût du carburant utilisé par les F-18 pour se rendre dans le Nord, du coût horaire des F-18 et du coût de ravitaillement en vol? Tous ces coûts ont été absorbés par la force aérienne dans le cadre de son budget. Pour calculer la contribution réelle du Canada, il faut avoir des règles et des lignes directrices fermes sur ce qui est inclus et ce qui ne l’est pas, parce que les pays ont tendance à mettre absolument tout dans leurs estimations, même l’évier de cuisine, pour essayer d’impressionner. 19:10 National Security, Defence and Veterans Affairs 21-11-2022
Senator Duncan: I appreciate what you’re saying when getting down into the details. In a ballpark way, we know that there are more than 35 F-35s stationed in Anchorage, and we know that the closest F-18s are in Cold Lake, Alberta, so we in the Yukon are heavily dependent on Alaska. My question really relates to whether we know what the contribution is by the Americans to defence in Alaska in a ballpark way. What I’m looking for is to assess to what extent the Americans place a greater emphasis on defence and Arctic security than the Canadians.
La sénatrice Duncan : Je comprends ce que vous dites au sujet de la difficulté d’obtenir des données détaillées. Grosso modo, nous savons qu’il y a plus de 35 F-35 stationnés à Anchorage et que les F-18 les plus proches se trouvent à Cold Lake, en Alberta, et c’est pourquoi nous, au Yukon, dépendons beaucoup de l’Alaska. Ma question est de savoir si nous connaissons la contribution approximative des Américains à la défense de l’Alaska. J’aimerais savoir dans quelle mesure les Américains accordent plus d’importance que les Canadiens à la défense et à la sécurité dans l’Arctique. Mr.
Fergusson: If I could address that, it’s hard to know how much more emphasis they put on this than we do. It goes back to the previous question about burden sharing and Canada’s contribution and whether the United States thinks we’re making a fair contribution. I think it’s important to remember that this gets blended into the NATO issue and broader international peace and security contributions. Both the United States and Canada have been laggards in continental defence for a long time, and that’s something to be recognized. M.
Fergusson : Si vous permettez, je dirais qu’il est difficile de savoir jusqu’à quel point ils y accordent plus d’importance que nous. Cela nous ramène à la question précédente sur le partage du fardeau et la contribution du Canada, à savoir si les États-Unis pensent que notre contribution est équitable. Rappelons-nous que cela se mêle aussi à la question de l’OTAN et des contributions plus générales à la paix et à la sécurité internationales. Les États-Unis et le Canada sont depuis longtemps à la traîne en matière de défense continentale, il faut le reconnaître.
To answer your question, the problem is what is NORAD modernization and what is not NORAD modernization but continental defence modernization, which is different. There are other utilities or uses that their forces, such as those deployed in Alaska, play for other elements of the American strategy, such as their global prompt and global strike posture, which we aren’t involved with at all. Pour répondre à votre question, il est difficile de faire la distinction entre ce qu’est la modernisation du NORAD et ce qu’est la modernisation de la défense continentale.
Il y a d’autres services publics ou d’autres utilisations que leurs forces, comme celles qui sont déployées en Alaska, emploient pour d’autres éléments de la stratégie américaine, comme leur position de frappe rapide et mondiale, à laquelle nous ne participons pas du tout. Clear communication from the government and the department about numbers and where they’re going has not been good at all. They really need to be a little more transparent so the analysts and senators like yourselves have a better idea about this.
If you look at that, 10 to 2 is Canada’s contribution to NORAD modernization, and you might even think that, really, in terms of Canada’s geopolitical situation, that’s also our contribution to continental defence,
whereas 2 to 10 is the American contribution. In other words, we’re going to pay one third for this and the United States is going to pay two thirds. La communication entre le gouvernement et le ministère au sujet des chiffres et des objectifs n’est pas claire du tout. Ils doivent vraiment être un peu plus transparents pour que les analystes et les sénateurs comme vous aient une meilleure idée de la situation.
En fait, 10 à 14 représente la contribution du Canada à la modernisation du NORAD, et on pourrait même penser que, en réalité, compte tenu de la situation géopolitique du Canada, c’est aussi notre contribution à la défense continentale, alors que 14 à 10 représente la contribution des États-Unis. Autrement dit, nous allons payer un tiers et les États- Unis, les deux tiers.
If you take the numbers that are thrown out — again, it’s difficult to be able to parse what is NORAD and what is not NORAD relative to the national interests of Canada — and you just take the $40 billion that was announced by the Defence Minister last June and sort of clarified, if you take that narrowly, theoretically, we’re going to invest $40 billion and they’re going to invest $120 billion into this. I don’t know the numbers; that’s just a guess.
Selon les chiffres avancés — et il est difficile d’analyser ce qu’est le NORAD et ce qui ne l’est pas par rapport aux intérêts nationaux du Canada — et compte tenu des 40 milliards de dollars annoncés et plus ou moins expliqués par la ministre de la Défense en juin dernier, si l’on s’en tient strictement à cela, en théorie, nous allons investir 40 milliards de dollars, et ils vont investir 120 milliards de dollars. Je ne connais pas les chiffres; ce n’est qu’une hypothèse.
Certainly, these numbers are difficult in part because NORAD modernization is only a component of continental defence Ces chiffres sont effectivement difficiles à clarifier, et ce en
partie parce que la modernisation du NORAD n’est qu’un 21-11-2022 Sécurité nationale, défense et anciens combattants 19:11
modernization, but Canada seems to be stuck primarily in the NORAD modernization world and not continental defence, which is another issue. élément de la modernisation de la défense continentale, mais il semble que le Canada soit surtout concerné par la modernisation du NORAD et non de la défense continentale, mais c’est une autre histoire. Ms. Charron: If I may, I want to add that NORAD has very few assets. Everything is chopped over, so control over operational command. Mme Charron : Si vous le permettez, j’aimerais ajouter que le NORAD a très peu d’actifs.
Tout est coupé, donc aussi le contrôle sur le commandement opérationnel. It looks like Alaska has tons of F-35s just sitting there waiting. Most of those are actually earmarked for INDOPACOM. They are not for NORAD. While we may think that they can simply come and help us in an Arctic context, unless they have been earmarked for NORAD missions, they are not necessarily USNORTHCOM’s to command; they’re INDOPACOM’s. On dirait que des tonnes de F-35 attendent en Alaska. La plupart d’entre eux sont en fait réservés à l’INDOPACOM. Ils ne sont pas là pour le NORAD.
Nous pouvons bien croire qu’ils pourraient venir nous aider dans l’Arctique, mais, à moins d’être affectés à des missions du NORAD, ils ne seront pas nécessairement sous le commandement de l’USNORTHCOM, puisqu’ils relèvent de l’INDOPACOM. That’s one of the things we’ve had a really frustrating time trying to understand. USNORTHCOM is the military Arctic advocate for the U.S. military, yet I still don’t know what that means. I don’t know what actually falls under USNORTHCOM in an Arctic sense versus what falls to INDOPACOM.
You have three combatant commands that all have an area of responsibility in the Arctic, and it’s not clear whose resources go where and what happens in a crisis situation; hence the reason for the focus, I think, on things like GIDE, the Global Information Dominance Experiments, to at least be better about sharing the information among the combatant commands. C’est l’une des choses que nous avons vraiment du mal à comprendre. L’USNORTHCOM est chargé de la défense militaire de l’Arctique pour l’armée américaine, mais je ne sais toujours pas ce que cela signifie.
Je ne sais pas ce qui relève de l’USNORTHCOM dans l’Arctique par rapport à ce qui relève de l’INDOPACOM. Vous avez trois commandements de combat qui ont tous une zone de responsabilité dans l’Arctique, et on ne sait pas vraiment à qui vont les ressources ni ce qui se passerait en situation de crise. D’où, je crois, l’importance accordée à des choses comme les GIDE, les Global Information Dominance Exercises, pour, au moins, mieux partager l’information entre les commandements de combat. Senator Boehm: My initial question is for Professor Charron, but I would like to hear from the other panellists as well.
Le sénateur Boehm : Ma première question s’adresse à Mme Charron, mais j’aimerais aussi entendre les autres témoins. I think we can all agree that reforming and modernizing NORAD is a big deal. In practice, as I look back, there have been a lot of military-to-military conversations. There have been foreign policy aspects to this as well.
As I recall, as the senior official responsible for the United States at the then Department of Foreign Affairs and International Trade in 2005 — and Senator Gignac touched on this — the ballistic missile defence decision was a quick one because we were moving in another direction, and then we changed. There was a lack of communication across the piece. Now, whether this is military to military or military to foreign policy people, I don’t know, but this also existed in the United States where DOD and the Pentagon were not necessarily speaking to the State Department.
Je crois que nous pouvons tous convenir que la réforme et la modernisation du NORAD sont très importantes. En pratique, quand j’y songe, il y a eu beaucoup de conversations entre militaires. Il y a eu également la politique étrangère. Si je me souviens bien, comme haut fonctionnaire responsable des États- Unis à ce qui était, en 2005, le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international — le sénateur Gignac y a fait allusion —, je peux dire que la décision concernant la défense antimissile balistique a été prise rapidement parce que nous allions dans une autre direction, et puis cela a changé.
Il y avait un manque de communication entre tous les intervenants. Maintenant, qu’il s’agisse des relations de militaires à militaires ou entre militaires et responsables de la politique étrangère, je ne sais pas, mais cela existait également aux États-Unis, où le Département de la Défense et le Pentagone ne communiquaient pas nécessairement avec le Département d’État. One of Professor Charron’s comments was about the lack of attention.
If this is such a big deal, then we have to really roll out communications in all directions so, when getting to the financial piece, the taxpayers will understand what is actually happening. Also the policy planners, be they at the State Department or at Global Affairs Canada, will have a better idea as well. L’un des commentaires de Mme Charron portait sur le manque d’attention. Si c’est tellement important, nous devons vraiment assurer des communications dans toutes les directions pour que, quand il s’agit de finances, les contribuables comprennent ce qui se passe réellement.
Les planificateurs des politiques, que ce soit au Département d’État ou à Affaires mondiales Canada, auront également une meilleure idée de la situation. 19:12 National Security, Defence and Veterans Affairs 21-11-2022
This also then gets into the planning aspect because so often — and one of the panellists said it — there is this collision between the need to know, or the secrecy part of it, and what would be good to know. The sweet spot is probably somewhere in between to make sure you have enough there to convince the body politic that it is important and a good thing. Cela nous amène aussi à l’aspect de la planification parce que, si souvent — et l’un des témoins l’a dit —, il y a un conflit entre le besoin de savoir, ou l’aspect secret, et ce qu’il serait bon de savoir.
L’équilibre parfait se situe probablement quelque part entre les deux pour s’assurer qu’il y a suffisamment d’éléments pour convaincre le corps politique que c’est important et que c’est une bonne chose. Professor Charron, I will start with you. I guess it wasn’t a good question. Madame Charron, je vais commencer par vous. Je suppose que ce n’était pas une bonne question. Ms. Charron: I’m trying to understand the question. Mme Charron : J’essaie de comprendre la question. Piecing this together, the main advisory board for the Western Hemisphere is the U.S.-Canada Permanent Joint Board on Defense.
It has been, I would say, in a coma for many years. It seems to be waking up and doing things, but it only meets once a year. It not only has to deal with continental defence but what the U.S. and Canada are going to do with Haiti, for instance. What are we going to do with drugs and refugees coming up from South America? How is North America going to hang together in this contested world with the pacing threat that China represents and the persistent proximate threat of Russia? Importantly, the PJBD is sort of a civilian advice-making board, and it includes many more things than NORAD modernization.
I really think it needs to meet more often. Le principal conseil consultatif pour l’hémisphère occidental est le Conseil permanent mixte de défense, ou CPMD, Canada— États-Unis. Je dirais qu’il est dans le coma depuis de nombreuses années. Il semble soudainement sortir de sa léthargie, mais il ne se réunit qu’une fois par année. Il ne concerne pas seulement la défense continentale, mais aussi des questions comme ce que les États-Unis et le Canada vont faire avec Haïti, par exemple. Qu’allons-nous faire des drogues et des réfugiés qui arrivent d’Amérique du Sud?
Quelle sera la place de l’Amérique du Nord dans ce monde en déchirement avec la menace dynamique que représente la Chine et la menace immédiate persistante de la Russie? Fait important, le CPMD est en quelque sorte un conseil civil consultatif, et il englobe beaucoup plus de dossiers que la modernisation du NORAD. Je pense vraiment qu’il doit se réunir plus souvent. Also, we need to make sure that the civilian leaders are asking the tough questions.
Things are becoming so complicated on the technical side that the assumption is that we’ll just kind of figure it out or trust what’s going on, but there are some really basic and important questions to ask, for example, regarding the infrastructure money that we have spent. It’s one thing to have over-the-horizon radars, which sounds fabulous, but if you still can’t flush toilets at most bases because the sewer system is so old and disintegrating, then that will just compound other problems, so we need to start asking some really important basic questions.
This is not a criticism of the military, which has highly technical knowledge, but they need to be able to bring it down to the basic level so that we can make sure we’re asking those really tough questions that might get overlooked. De plus, nous devons nous assurer que les dirigeants civils posent les questions difficiles.
Les choses deviennent tellement compliquées sur le plan technique que l’on suppose que nous allons simplement comprendre ce qui se passe ou faire confiance au processus, mais il y a des questions vraiment fondamentales et importantes à poser, par exemple, au sujet des fonds d’infrastructure que nous avons dépensés.
C’est une chose d’avoir des radars qui permettent de voir au-delà de l’horizon, ce qui semble fabuleux, mais si vous ne pouvez toujours pas tirer la chasse d’eau des toilettes dans la plupart des bases parce que le réseau d’égout est tellement vieux et en train de se désagréger, cela ne fera qu’aggraver d’autres problèmes, alors nous devons commencer à poser des questions fondamentales très importantes.
Je ne critique pas les militaires, qui ont des connaissances très techniques, mais ils doivent être en mesure de ramener le problème au niveau de base afin que nous puissions nous assurer de poser des questions vraiment difficiles qui pourraient être négligées. Senator Boehm: If I understand correctly — and let’s use the PJBD example — instead of focusing on an annual event in terms of planning, it should be more of a continuous process. Not everything has to be examined at the annual meeting, necessarily, and if you have push-and-pull factors in between, you can address those as well. Am I correct?
Le sénateur Boehm : Si je comprends bien — et prenons l’exemple du CPMD —, au lieu de se concentrer sur un événement annuel pour ce qui est de la planification, nous devrions plutôt mettre l’accent sur un processus continu. Il n’est pas nécessaire de tout examiner lors de la réunion annuelle, nécessairement, et s’il y a des facteurs positifs et négatifs entre les deux, il est possible de les aborder également, n’est-ce pas? 21-11-2022 Sécurité nationale, défense et anciens combattants 19:13
Ms. Charron: Yes. For example, I wonder if the defence committees of your Senate and their Senate have ever met and had a conversation. Maybe that’s required. Maybe the House of Representatives and the House of Commons need to have these conversations. I know there are parliamentary committees that go on search-and-find missions, but we really need to start to have those non-partisan debates that help to inform and instruct the military. After all, we’re supposed to have civilian oversight. Mme Charron : Oui.
Par exemple, je me demande si les comités de la défense de notre Sénat et de leur Sénat se sont déjà réunis afin de discuter de divers dossiers. Ce serait peut-être nécessaire. La Chambre des représentants et la Chambre des communes devraient peut-être entretenir un dialogue. Je sais qu’il y a des comités parlementaires qui mènent des missions de recherche, mais nous devons vraiment commencer à tenir ces débats non partisans qui aident à informer et à instruire les militaires. Après tout, nous sommes censés exercer une surveillance civile.
Senator Boehm: I was discussing that very point with U.S. senators in Halifax this past weekend. Le sénateur Boehm : J’en ai justement discuté avec des sénateurs américains à Halifax la fin de semaine dernière. Mr. Fetterly, please go ahead. Monsieur Fetterly, vous avez la parole. Mr. Fetterly: That’s a great question. M. Fetterly : C’est une excellente question. I was complaining a number of years ago and was saying to a senior official within the Department of National Defence that the federal government wasn’t giving us enough money to be able to do our job effectively.
He said quite simply, “Ross, most Canadians aren’t interested in defence. They’re interested in federal policies that benefit them.” To a certain extent, that’s the case today, but I would argue that we’re in a different environment now with Russia and China. We’ve got a lot of threats in the world, and we need that interest. Il y a quelques années, je me plaignais et je disais à un haut fonctionnaire du ministère de la Défense nationale que le gouvernement fédéral ne nous donnait pas assez d’argent pour faire notre travail efficacement.
Ce fonctionnaire m’a répondu : « Ross, la plupart des Canadiens ne s’intéressent pas à la défense. Ils s’intéressent aux politiques fédérales qui les avantagent. » Dans une certaine mesure, c’est le cas aujourd’hui, mais je dirais que nous sommes dans un environnement différent avec la Russie et la Chine. Il y a beaucoup de menaces dans le monde, et nous avons besoin de cet intérêt. The problem is that policy planners need to be more engaged and work with the federal government to provide options and ideas about what we can do with the money if they get it.
If you look back to the years of the fleets we’re flying now — the F18s and the Canadian patrol frigates — it was a Liberal government that decided they had to do something and then it was the Mulroney government that came in after that got a lot of the press for unrolling them, but it was two of our large parties in Canada that, at different times, decided that we needed to focus on defence. We need something like that now where parties will work together to support a larger defence budget to help Canada in a world that is increasingly contentious.
Le problème, c’est que les décideurs doivent être plus engagés et travailler avec le gouvernement fédéral pour proposer des options et des idées sur ce que nous pouvons faire avec l’argent, s’ils parviennent toutefois à l’obtenir.
Si vous remontez aux années de fabrication des flottes que nous pilotons maintenant — les F18 et les frégates de patrouille canadiennes —, c’est un gouvernement libéral qui a décidé qu’il devait faire quelque chose, puis c’est le gouvernement Mulroney qui est arrivé après, et qui a reçu beaucoup de mérite dans les médias à leur mise en service, mais ce sont deux de nos grands partis au Canada qui, à différents moments, ont décidé que nous devions nous concentrer sur la défense.
Nous avons besoin du même élan à l’heure actuelle, et les partis doivent collaborer pour appuyer un budget de défense plus important afin d’aider le Canada dans un monde de plus en plus menaçant. Mr. Fergusson: I will speak very briefly on this because there are a lot of issues involved here. If I had more time, I would certainly talk about the missile defence saga since it began in the 1960s. M. Fergusson : Je vais en parler très brièvement parce qu’il y a beaucoup de questions en jeu ici.
Si j’avais plus de temps, je parlerais certainement de la saga de la défense antimissile, qui a commencé dans les années 1960. Let me build on what Dr. Charron was talking about. It’s very specific or general level, depending on how you want to look at it. You have very close military-to-military relations as a function of NORAD. As you move out of NORAD into the departments and the other services, they are less tight and less regular.
Then if you look at the structure of the relationships, the institutions and the relationships between the services across the Je vais poursuivre dans la même veine que Mme Charron. C’est très précis ou général, selon l’angle sous lequel vous l’envisagez. Les relations militaires sont très étroites dans le cadre du NORAD. Lorsque vous vous éloignez du NORAD pour vous tourner vers les ministères et les autres services, ils sont moins stricts et moins réguliers.
Ensuite, si vous examinez la structure des relations, les institutions et les relations entre les 19:14 National Security, Defence and Veterans Affairs 21-11-2022
border, it remains embedded in the 1960s and 1970s. It hasn’t changed. The whole structure of our relationship on continental defence, of which NORAD is an important component and demonstrates the benefits for deepening and restructuring the relationship, is simply being ignored. services de l’autre côté de la frontière, ceux-ci demeurent ancrés dans les années 1960 et 1970. Cela n’a pas changé.
On ne tient tout simplement pas compte de toute la structure de notre relation en matière de défense continentale, dont le NORAD est un élément important et qui démontre les avantages d’approfondir et de restructurer la relation. As Dr. Charron said, there seems to be no interest on either side in reopening the NORAD agreement and its terms of reference, but I don’t know if there has been any push to do so or if there has been any real understanding that, given the way the world has changed and technology has changed, this has to be seriously looked at.
That includes the position and role of the PJBD when it’s all piecemeal. Everyone talks about the need to integrate our defence efforts between us, and we’re not doing that. That’s vitally important, in my view. Comme l’a dit Mme Charron, il ne semble pas y avoir d’intérêt de part et d’autre à rouvrir l’accord du NORAD et son mandat, mais je ne sais pas s’il y a eu des pressions pour le faire ou si on a vraiment compris que, compte tenu de la façon dont le monde a changé et de la technologie qui a changé, il faut se pencher sérieusement sur cette question.
Cela comprend la position et le rôle du CPMD lorsque tout se fait à la pièce. Tout le monde parle de la nécessité d’intégrer les efforts de défense entre nous, mais ce n’est pas ce que nous faisons. C’est d’une importance vitale, à mon avis. Senator Dasko: Thank you to our witnesses for being here today. La sénatrice Dasko : Merci à nos témoins d’être ici aujourd’hui. Dr. Fetterly, I can tell you, having been a public opinion pollster for 30 years, that you’re absolutely right. Defence was never high on the list at all.
In fact, if you asked Canadians about 20 or so areas of spending and where we should do more, defence was never there during those years. Whether it’s changed or not, I don’t know, because I haven’t seen anything recently. Anyway, you’re certainly right about that. Monsieur Fetterly, je peux vous dire, pour avoir sondé l’opinion publique pendant 30 ans, que vous avez entièrement raison. La défense n’a jamais figuré en tête de liste de nos priorités.
En fait, si vous interrogez les Canadiens sur une vingtaine de secteurs de dépenses et sur ce que nous devrions faire de plus, la défense n’a jamais été mentionnée au fil des ans. Je ne sais pas si cela a changé ou non, parce que je n’ai rien vu à ce sujet récemment. Quoi qu’il en soit, vous avez certainement raison. My question is about priorities for NORAD. Dr. Fetterly, you mentioned what you thought was a priority: readiness. But I would like to ask Dr. Charron and Mr.
Fergusson about what you feel should really be the priorities for NORAD today, given the environment we’re in, the changed geopolitical environment, the new threats and the new technologies. Dr. Charron, you were speaking about a lot of different things in your comments. You talked about consultation, on the one hand, and the systems on the other. What do you both feel really should be the focus of NORAD as we go forward? What are the priorities? Ma question porte sur les priorités du NORAD. Monsieur Fetterly, vous avez parlé de ce que vous estimiez être une priorité : la disponibilité opérationnelle.
J’aimerais toutefois demander à Mme Charron et à M. Fergusson quelles devraient être, selon vous, les priorités du NORAD aujourd’hui, compte tenu de l’environnement dans lequel nous nous trouvons, de l’évolution du contexte géopolitique, des nouvelles menaces et des nouvelles technologies. Madame Charron, vous avez parlé de différents sujets. Vous avez parlé de consultation, d’une part, et des systèmes, d’autre part. Selon vous, sur quoi le NORAD devrait-il se concentrer à l’avenir? Quelles sont les priorités? Ms. Charron: I can begin. Mme Charron : Je peux commencer.
Because we’re in an age of deterrence by denial, it means that we need to be able to see and know what’s going on, which is a real challenge in Canada because it’s so large. We have the largest coastline. I think the U.S. has made it very clear to us that we need to be able to see more of what’s going on. Making sure that we do have those radar systems in place and being able to link them is going to be a priority from NORAD, but if you ask people in the Arctic what their priorities are, they are very different. It’s basic housing, clean water, infrastructure, communications systems and the internet.
Parce que nous sommes à une époque de dissuasion par interdiction, cela signifie que nous devons être en mesure de voir et de savoir ce qui se passe, ce qui est un véritable défi au Canada parce que notre territoire est si vaste. Nous avons le plus long littoral. Je pense que les États-Unis nous ont dit très clairement que nous devons être en mesure de voir davantage ce qui se passe. La priorité du NORAD sera de s’assurer que ces systèmes de radar sont en place et de pouvoir les relier, mais si vous demandez aux gens de l’Arctique quelles sont leurs priorités, elles sont très différentes.
Il s’agit du logement de base, de l’eau potable, de l’infrastructure, des systèmes de communication et d’Internet. 21-11-2022 Sécurité nationale, défense et anciens combattants 19:15
Going forward, if we’re going to have those complicated systems to be able to detect things and they all require communication backbone, we have to make sure that it’s not to the exclusion of services to those in the Arctic and somehow we find a way to make them dual use, multipurpose or, at the very least, we make sure that if we’re laying tracks for the military, we’re laying tracks for the communities as well.
À l’avenir, si nous disposons de ces systèmes compliqués pour pouvoir détecter les menaces et qu’ils ont tous besoin d’un réseau de communication, nous devons nous assurer que ces progrès ne se feront pas à l’exclusion des services à ceux qui se trouvent dans l’Arctique et trouver un moyen d’assurer leur double usage, leurs usages multiples ou, à tout le moins, nous assurer que si nous réalisons des progrès pour les militaires, nous en ferons autant pour les collectivités. Mr.
Fergusson: I would just add that it’s very clear in my mind, at least, having read the fact sheet from the Department of National Defence last July, the minister’s address in Trenton last June and the joint statement of August 2021, that they have identified the priority, first of all, as surveillance and reconnaissance, because the North Warning System is not only obsolete and out-of-date but is a pressing vulnerability because there are certain things we have difficulties tracking because of the changed threat environment. M.
Fergusson : J’ajouterais simplement qu’il est très clair dans mon esprit, du moins, pour avoir lu la fiche d’information du ministère de la Défense nationale en juillet dernier, l’allocution de la ministre à Trenton en juin dernier et la déclaration conjointe d’août 2021, qu’ils ont déterminé la priorité, tout d’abord, en tant que système de surveillance et de reconnaissance, parce que le Système d’alerte du Nord est non seulement désuet et dépassé, mais aussi parce que notre vulnérabilité est urgente, parce qu’il y a certaines menaces que nous avons de la difficulté à suivre en raison de leur évolution.
The problem is that if you think in the sense of the $4.9 billion committed for the next five or six years, that’s to build radar lines. It can’t be just to build the radar lines because, as Dr. Charron points out, while the new radar lines are very important, unless you have communication systems — secure and redundant ones — then the lines aren’t going to do you much good. You can’t have that unless you also modernize command-and-control arrangements — the various combined air operations centres and the regional commands of NORAD relative to NORAD headquarters.
Those three are simultaneous priorities because one does not work without the other two. Le problème, c’est que si vous pensez aux 4,9 milliards de dollars engagés pour les cinq ou six prochaines années, ils visent à construire des lignes de stations radar. On ne peut pas se contenter de construire des lignes de stations radar parce que, comme l’a souligné Mme Charron, même si ces nouvelles lignes sont très importantes, à moins d’avoir des systèmes de communication — des systèmes sécurisés et redondants —, ces lignes ne seront pas très utiles.
On ne peut pas avoir cela à moins de moderniser également les ententes de commandement et de contrôle — les divers centres d’opérations aériennes combinées et les commandements régionaux du NORAD par rapport au quartier général du NORAD. Ce sont trois priorités simultanées parce que chacune d’elles est inutile sans les deux autres. The pressing priority relative to those three is a simple one: time. Time is not on our side. This has been a lengthy development process that now is pressing. Twenty years is a fine deadline, but things have to move.
Of course, there are political and bureaucratic forces at play, both in Canada and the United States, which make this problematic. La priorité absolue par rapport à ces trois éléments est simple : le temps. Le temps ne joue pas en notre faveur. Il s’agit d’un long processus de développement qui est maintenant urgent. Vingt ans, c’est un beau délai, mais il faut que ça bouge. Bien sûr, il y a des forces politiques et bureaucratiques en jeu, tant au Canada qu’aux États-Unis, qui posent problème. Mr. Fetterly: We have talked a lot about funding NORAD itself, but there are a lot of enablers that need to happen.
The Department of National Defence’s capital project, the future fighter — it will take up a lot of time and effort of the people in National Defence headquarters to bring in the next generation of fighter. There is work on a number of other projects, information technology and so forth. My point is that Canada has a lot to do to clean up and get up to speed with equipment and people. We’re short over 10,000 military personnel. Canada needs to put a focus on bringing people in and making sure that capital equipment programs are on time and on budget.
We need to have our own house in order to provide the capabilities that we are committing to under the NORAD agreement. M. Fetterly : Nous avons beaucoup parlé du financement du NORAD en tant que tel, mais il y a beaucoup d’éléments habilitants qui doivent être mis en place. Le projet d’immobilisations du ministère de la Défense nationale, le futur chasseur, nécessitera beaucoup de temps et d’efforts de la part des gens du quartier général de la Défense nationale pour la mise en service de la prochaine génération de chasseurs.
Il y a un certain nombre d’autres projets, comme la technologie de l’information et ainsi de suite. Ce que je veux dire, c’est que le Canada a du pain sur la planche pour faire du ménage et mettre à niveau l’équipement et les gens. Il nous manque plus de 10 000 militaires. Le Canada doit s’efforcer de recruter des militaires et de veiller à ce que les programmes de biens d’équipement 19:16 National Security, Defence and Veterans Affairs 21-11-2022
respectent les délais et les budgets. Nous devons remettre de l’ordre dans nos affaires afin de pouvoir fournir les capacités auxquelles nous nous engageons en vertu de l’accord du NORAD. Senator Yussuff: Thank you to the witnesses for being here today. Thank you for your contributions so far. I’m not sure if we’re helping Canadians understand the complexity and the challenge we’re faced with or if we are confusing them even more. Le sénateur Yussuff : Je remercie les témoins d’être ici aujourd’hui. Merci de votre contribution jusqu’à maintenant.
Je ne sais pas si nous aidons les Canadiens à comprendre la complexité et le défi auxquels nous sommes confrontés ou si nous les confondons encore plus. Putting that aside, the government has made a commitment to renew NORAD, and we might understand it to be different things, based on where one is sitting. We as senators have travelled to the North. We saw radar stations and some of the bases. We saw the lack of readiness and saw the challenges we face.
It is a given that the country has to come to terms with helping the ice systems in the North, as there will be far more access to it during this part of our lifetime than at any time in human history. More importantly, we’re dealing with a lot of existential threats from other countries at the end of the day. Cela dit, le gouvernement s’est engagé à renouveler le NORAD, et chacun peut comprendre différemment de quoi il est question exactement, selon la position qu’il adopte. En notre qualité de sénateurs, nous nous sommes rendus dans le Nord. Nous avons vu des stations radar et certaines bases.
Nous avons vu le manque de préparation et les défis auxquels nous faisons face. C’est un fait indéniable que le pays doit accepter de renforcer les systèmes dans le Nord, car il y aura beaucoup plus d’accès à ces systèmes pendant cette
partie de notre vie que jamais auparavant dans l’histoire de l’humanité. Plus important encore, nous devons composer avec beaucoup de menaces existentielles venant d’autres pays. All of you have talked about continental defence and the NORAD renewal as if they’re separate things, and they may be in one way, but in some ways, they’re not. Without adequate radar equipment and readiness in terms of planes on the ground to respond, we can’t respond. On the other hand, we don’t have the ability in our country to respond to missiles coming in because we don’t have a missile defence system in Canada.
Canadians want to understand how these things are so different, given that our government is going to spend a lot of money. Vous avez tous parlé de la défense continentale et du renouvellement du NORAD comme s’il s’agissait de deux choses distinctes, et c’est peut-être le cas, mais peut-être pas non plus. Sans équipement radar adéquat et sans disponibilité opérationnelle des avions au sol, nous ne pouvons pas intervenir. D’un autre côté, nous n’avons pas la capacité dans notre pays de nous défendre contre des missiles dirigés vers nous parce que nous n’avons pas de système de défense antimissile au Canada.
Les Canadiens veulent comprendre en quoi ces aspects sont si différents, étant donné que notre gouvernement va dépenser beaucoup d’argent. The third point I want to make that’s equally important is that the communities in the North have different expectations as to what the spending will mean for them. They’ve been waiting for generations to see investments in their communities. They’re ready to host bases in their communities, and they see this as an opportunity for development.
Le troisième point que je tiens à souligner et qui est tout aussi important, c’est que les collectivités du Nord ont des attentes différentes quant à ce que les dépenses signifient pour elles. Elles attendent depuis des générations des investissements dans leurs collectivités. Elles sont prêtes à accueillir des bases dans leurs collectivités, et elles voient tout cela comme une occasion de développement. None of this is easy, and Mr.
Fetterly, you did say that Canadians will not wake up in the morning and think that military defence is something they should be cheering their government about, given all the other social problems we’re dealing with. So how do we get Canadians to appreciate the challenges we face? Rien de tout cela n’est facile, et monsieur Fetterly, vous avez dit que les Canadiens ne se réveilleront pas soudainement en encourageant leur gouvernement à investir dans la défense militaire, compte tenu de tous les autres problèmes sociaux auxquels nous faisons face.
Comment pouvons-nous donc amener les Canadiens à prendre conscience des défis auxquels nous faisons face? The last point I would make is that we are dealing with something that was not part of the previous part of our history. We now have hypersonic missiles that travel at a speed where, before we can fully detect them, they’re already here. Le dernier point que j’aimerais soulever, c’est que nous traitons d’un dossier qui ne faisait pas
partie de notre histoire jusqu’ici. Il existe maintenant des missiles hypersoniques qui se déplacent à une vitesse telle qu’ils arrivent avant même que vous puissiez les détecter pleinement. 21-11-2022 Sécurité nationale, défense et anciens combattants 19:17
All of that changes the reality we’re dealing with and will provide quite a tremendous challenge on defence for the government. If we want Canadians to understand this in a way that would be sympathetic, how do we explain all of this? Tout cela change la réalité à laquelle nous sommes confrontés et représentera un défi énorme pour le gouvernement en matière de défense. Si nous voulons que les Canadiens en prennent conscience et y adhèrent, comment expliquer tout cela? Mr. Fetterly: That’s a good question. M. Fetterly : C’est une bonne question. The communities in the North have a great contribution to make.
They’re the eyes on the ground. They know the terrain, and they know the land. The Canadian Forces does a good job working with the Rangers up North. The Rangers have been training the regular force and reservists in operating in that environment. Les collectivités du Nord ont une grande contribution à apporter. Ils sont nos yeux sur le terrain. Ils connaissent le terrain et le territoire. Les Forces canadiennes font du bon travail avec les Rangers dans le Nord. Les Rangers ont formé la Force régulière et les réservistes pour qu’ils puissent travailler dans cet environnement.
The other issue is defence infrastructure. Infrastructure in the North is several times more expensive than it is down South. There’s permafrost you have to deal with. There’s getting everything you need to build structures up North. There is the cold climate. There’s the higher expense of building up North as well. Defence infrastructure, from my perspective, is something that needs to take priority in the North because, if we want to have a greater footprint up North, there will have to be some kind of infrastructure to operate out of. L’autre question est celle de l’infrastructure de la défense.
L’infrastructure dans le Nord coûte plusieurs fois plus cher que dans le Sud. Il faut composer avec le pergélisol. Il s’agit de faire venir tout ce qu’il faut pour construire des structures dans le Nord. Il y a le climat froid. Il y a aussi le coût plus élevé de la construction dans le Nord. De mon point de vue, l’infrastructure de la Défense doit avoir la priorité dans le Nord parce que, si nous voulons avoir une plus grande empreinte dans le Nord, il faut impérativement y établir notre infrastructure. Ms.
Charron: When we break it down to what Whitney Lackenbauer calls “threats through, to and in the Arctic,” the Canadian Armed Forces don’t have a purview for many of the real issues in the Arctic, so we really need a whole-of- government approach. That’s why, for example, we need radar systems that are multipurpose because that information is not only important in a NORAD context but also for the Canadian Coast Guard, Transport Canada and other government departments in Canada. Rather than thrusting the Canadian Armed Forces always into the lead position in the Arctic — they’re not supposed to be the lead.
They should never be the lead. It really is these other government departments that should do that. That is why we really need to start integrating our efforts and sharing information with the other government departments and make sure these multipurpose systems also have a benefit to those in the Arctic. Mme Charron : Lorsque nous considérons ce que Whitney Lackenbauer appelle les « menaces à travers, sur et dans l’Arctique », puisque les Forces armées canadiennes n’ont pas de contrôle sur bon nombre des vrais problèmes dans l’Arctique, nous avons vraiment besoin d’une approche pangouvernementale.
Voici pourquoi, par exemple, nous avons besoin de systèmes radar polyvalents parce que cette information est importante non seulement dans le contexte du NORAD, mais aussi pour la Garde côtière canadienne, Transports Canada et d’autres ministères au Canada. Plutôt que d’insister pour que les Forces armées canadiennes occupent toujours la position de chef de file dans l’Arctique — elles ne sont pas censées et ne devraient jamais l’occuper —, ce sont vraiment les autres ministères qui devraient le faire.
C’est pourquoi nous devons commencer à intégrer nos efforts et à partager l’information avec les autres ministères afin de nous assurer que ces systèmes polyvalents profitent également aux gens de l’Arctique. I am not suggesting we need new bases in the Arctic, because, frankly, I think the Canadian Armed Forces would be twiddling their thumbs. Really, we need more dentists, more doctors, more Health Canada and more CBSA people to process the travellers coming through the Arctic. That is where I sort of
part company with Dr. Fetterly. Je ne dis pas que nous avons besoin de nouvelles bases dans l’Arctique, parce que franchement, je pense que les membres des Forces armées canadiennes s’y tourneraient les pouces. Ce dont nous avons vraiment besoin, c’est d’un plus grand nombre de dentistes, de médecins, de personnel de Santé Canada et d’employés de l’Agence des services frontaliers du Canada, l’ASFC, pour s’occuper des voyageurs qui passent par l’Arctique. C’est sur ce point que je me dissocie en quelque sorte de M. Fetterly. Mr. Fergusson: Let me add two things to this. M.
Fergusson : Permettez-moi d’ajouter deux choses. First, and I’m not being critical of Indigenous knowledge, local knowledge, the value of the Rangers, et cetera, but let’s recognize that in the defence of North America, the key issue in Premièrement, et je ne critique pas le savoir autochtone, le savoir local, la valeur des Rangers, et ainsi de suite, mais reconnaissons que, dans la défense de l’Amérique du Nord, 19:18 National Security, Defence and Veterans Affairs 21-11-2022
the Arctic context is threats through the Arctic. These are increasingly complicated because of advanced long-range cruise missiles, hypersonics, as well as ballistic missiles sitting there. It’s going through it. That makes nice rhetoric but we have to recognize what limitations, in fact, those types of capabilities really have. Indigenous knowledge perhaps about where to put radar sites is very important, but that’s not the key thing here. l’enjeu clé dans le contexte de l’Arctique, ce sont les menaces qui passent par l’Arctique.
Ces systèmes sont de plus en plus complexes en raison des missiles de croisière à longue portée avancés, des missiles hypersoniques, ainsi que des missiles balistiques, qui passent tous par là. Nous ne pouvons nous contenter de belles paroles, et nous devons reconnaître quelles sont les limites de notre capacité. Il est peut-être très important que les Autochtones sachent où installer les stations radar, mais ce n’est pas l’élément clé ici. To answer your bigger question: I’ve said this for years. No one likes it. I am a democratic political heretic. Let’s leave the public out of this.
This is not about the public. I have heard for decades now, since I was young, “How do we educate the public? If the public only understood. It’s very complicated. If we could only get them interested.” You know what? It fails time and again. Pour répondre à votre question plus générale, et je le dis depuis des années, personne n’aime parler de ce sujet. Je suis un hérétique de la politique démocratique. Laissons le public à l’écart. Cet enjeu ne concerne pas le public. Depuis des décennies, depuis que je suis jeune, j’entends dire : « Comment pouvons-nous éduquer le public? Si seulement le public comprenait.
C’est très compliqué. Si seulement nous pouvions les intéresser. » Je vais vous dire une chose, c’est un débat voué à l’échec, encore et encore. It’s not just in Canada. Yes, the U.S. public has much greater commitment to national security and the armed forces than we do, but if you asked them about NORAD, they know as much about NORAD in the American public as the Canadian public does, because they are fixated — like our country is fixated, the departments and the governments — with this idea that the defence of North America begins by committing overseas. Je ne parle pas seulement du public canadien.
Oui, le public américain est beaucoup plus attaché à la sécurité nationale et aux forces armées que nous, mais si vous lui posez des questions au sujet du NORAD, le public américain n’en sait pas plus que le public canadien, parce qu’il est obsédé — comme notre pays est obsédé, ainsi que les ministères et les gouvernements — par l’idée que la défense de l’Amérique du Nord commence par un engagement à l’étranger.
The real question is, how do you educate and get attention from decision makers, political decision makers, in Canada as well as the United States, as well as in the services, in National Defence headquarters and in the Pentagon, that this defence problem is important and a priority? That’s what the real issue is. I always come to the conclusion that when talking about getting the public, the public becomes an excuse not to do anything. That’s what happens here.
La vraie question consiste à savoir comment sensibiliser et attirer l’attention des décideurs, des décideurs politiques, tant au Canada qu’aux États-Unis, ainsi que dans les services, au quartier général de la Défense nationale et au Pentagone, à l’importance et à la priorité de ce problème de défense. Il est là le véritable enjeu. J’en suis toujours venu à la conclusion que lorsqu’on parle de sensibiliser le public, cela devient une excuse pour ne rien faire. C’est ce qui se passe ici. Now, there are, of course, competing interests for resources, et cetera, but this is about leadership from the government.
That’s the target that really has to be dealt with. Otherwise, as Dr. Charron pointed out in her introductory brief, there is a real danger that the governments and the departments will lose interest over time and neglect North American defence, which they have done pretty well since the 1950s, except for minor modernization. This is much bigger. Bien sûr, il y a des intérêts divergents qui se font la lutte pour les ressources, et ainsi de suite, mais il s’agit surtout d’une question de leadership du gouvernement. C’est le nœud du problème.
Sinon, comme Mme Charron l’a souligné dans son exposé, il y a un danger réel que les gouvernements et les ministères perdent intérêt avec le temps et négligent la défense nord-américaine, ce qu’ils font assez bien depuis les années 1950, sauf pour une modernisation mineure. Il faut en faire beaucoup plus. Yes, you can take away my Canadian citizenship, if you like. Oui, vous pouvez me retirer ma citoyenneté canadienne, si vous voulez. The Chair: We are at the end of round one of our questions. Are there any other questions in the room for our witnesses this afternoon? It doesn’t look like it.
I will then call this first panel to an end. Le président : Nous sommes à la fin de la première série de questions. Y a-t-il d’autres questions pour nos témoins cet après- midi? Il semble bien que non. Je vais donc mettre fin à la séance de ce premier groupe de témoins. 21-11-2022 Sécurité nationale, défense et anciens combattants 19:19
I offer, on behalf of my fellow committee members, sincere thanks to you, Dr. Charron, Dr. Fergusson and Dr. Fetterly, for the time that you have spent with us today, for the thought that you put into your submissions to us and for your thoughtful answers to some very important questions. I expect that these are questions that we’ll see repeated in our session later in the afternoon when we hear from senior NORAD chiefs. For now, thank you. We could not do this work without you. We are reliant on the testimony, expertise and judgment of our witnesses, and you have helped us considerably today.
On behalf of the committee and the Senate of Canada, thank you very much for your advice and for the work that you do every day on behalf of Canadians in your important academic roles. Au nom des autres membres du comité, je vous remercie sincèrement, madame Charron, monsieur Fergusson et monsieur Fetterly, pour le temps que vous avez passé avec nous aujourd’hui, pour la réflexion que vous avez apportée à vos mémoires et pour vos réponses réfléchies à des questions très importantes.
Je m’attends à ce que ces questions soient répétées au cours de notre séance de l’après-midi, lorsque nous entendrons les chefs supérieurs du NORAD. Pour l’instant, nous vous remercions. Nous ne pourrions pas faire ce travail sans vous. Nous comptons sur les témoignages, l’expertise et le jugement de nos témoins, et vous nous avez beaucoup aidés aujourd’hui. Au nom du comité et du Sénat du Canada, je vous remercie beaucoup de vos conseils et du travail que vous faites chaque jour au nom des Canadiens dans vos importants rôles universitaires.
For our second panel, we welcome by videoconference from the Department of National Defence and the Canadian Armed Forces, NORAD, Lieutenant-General Alain Pelletier, Deputy Commander; Major-General Iain Huddleston, Commander, Canadian NORAD Region, Canadian Armed Forces; and Jonathan Quinn, Director General, Continental Defence Policy.
Pour notre deuxième groupe de témoins, nous accueillons par vidéoconférence, du ministère de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes, le lieutenant-général Alain Pelletier, commandant adjoint du NORAD; le major-général Iain Huddleston, commandant de la Région canadienne du NORAD, Forces armées canadiennes; et Jonathan Quinn, directeur général, Politique de défense continentale. Thank you all for joining us today. We will begin this session by inviting you to provide some opening remarks, to be followed by questions from our members.
I understand that opening remarks today will be delivered by Lieutenant-General Alain Pelletier. You may begin whenever you are ready. Merci à tous de vous être joints à nous aujourd’hui. Nous allons commencer cette séance en vous invitant à faire une déclaration préliminaire, après quoi les membres vous poseront des questions. Je crois comprendre que le lieutenant-général Alain Pelletier prononcera le discours d’ouverture aujourd’hui. Vous pouvez commencer dès que vous serez prêt.
Lieutenant-General Alain Pelletier, Deputy Commander, North American Aerospace Defense Command, Department of National Defence and the Canadian Armed Forces: Good afternoon, Mr. Chair and members of the committee. Thank you for the opportunity to speak with you today. Lieutenant-général Alain Pelletier, commandant adjoint, Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord, ministère de la Défense nationale et Forces armées canadiennes : Bonjour, monsieur le président et membres du comité. Je vous remercie de l’invitation à participer à la réunion d’aujourd’hui.
As mentioned, I am Lieutenant-General Alain Pelletier, and I am the Deputy Commander of the North American Aerospace Defence Command, well known as NORAD, here at our headquarters at Peterson Space Force Base in Colorado Springs, Colorado.
Comme l’a dit le président, je suis le lieutenant-général Alain Pelletier et je suis le commandant adjoint du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord, bien connu sous le nom de NORAD, ici à notre quartier général de la base des forces spatiales Peterson, à Colorado Springs, au Colorado. [Translation] [Français] Joining me this afternoon are Major-General Iain Huddleston, Commander of the 1 Canadian Air Division and the Canadian NORAD Region, and Jonathan Quinn, Director General, Continental Defence Policy, within the department.
Je suis accompagné cet après-midi par le major-général Iain Huddleston, commandant de la première Division aérienne canadienne et de la Région canadienne du NORAD, et par M. Jonathan Quinn, directeur général, Politique de défense continentale au sein du ministère. [English] [Traduction] As Deputy Commander NORAD, I am the second-in- command and support the Commander NORAD, U.S. General Glen D. VanHerck, in the execution of our missions, En tant que commandant adjoint du NORAD, je suis le commandant en second et j’appuie le commandant du NORAD, le général américain Glen D.
VanHerck, dans l’exécution de nos 19:20 National Security, Defence and Veterans Affairs 21-11-2022
responsibilities and functions as outlined in the NORAD agreement and the NORAD terms of reference. missions, de nos responsabilités et de nos fonctions, conformément à l’accord et au mandat du NORAD. [Translation] [Français] The NORAD agreement establishes three primary missions for NORAD in North America: aerospace warning, aerospace control and maritime warning.
L’Accord NORAD établit trois missions primaires pour le NORAD en Amérique du Nord, soit l’avertissement aérospatial, le contrôle aérospatial de même que l’avertissement maritime. [English] [Traduction] In the context of our NORAD missions, North America means Alaska, Canada, the continental United States, Puerto Rico and the U.S. Virgin Islands, including the Air Defence Identification Zones around our countries, the air approaches, the maritime areas and the maritime approaches.
Dans le contexte de nos missions du NORAD, l’Amérique du Nord englobe l’Alaska, le Canada, les États-Unis continentaux, Porto Rico et les îles Vierges américaines, y compris les zones d’identification de la défense aérienne autour de nos pays, les approches aériennes, les zones maritimes et les approches maritimes. It is worth mentioning that NORAD also delivers what’s called the Integrated Threat Warning and Attack Assessment for all types missiles, a mission that spans the entire globe.
Il convient de signaler que le NORAD exécute également ce qu’on appelle l’Évaluation intégrée des avertissements de menaces et d’attaques pour tous les types de missiles, une mission qui s’étend sur le monde entier. The Commander NORAD, or I as the Deputy Commander NORAD in his absence, are responsible to the Government of Canada and to the Government of the United States of America for the execution of our missions. Subordinate NORAD organizations include the Canadian NORAD Region, or CANR; the Continental U.S.
NORAD Region, known as CONR; and the Alaskan NORAD Region, known as ANR, all led by their respective NORAD region commanders, with embedded U.S. and Canadian Forces members. Le commandant du NORAD, ou moi-même en tant que commandant adjoint du NORAD en l’absence du commandant, relève du gouvernement du Canada et du gouvernement des États-Unis pour l’exécution de nos missions.
Les organisations subordonnées du NORAD comprennent la Région canadienne du NORAD, ou RC NORAD; la Région continentale américaine du NORAD, connue sous le nom de CONR; et la Région de l’Alaska du NORAD, connue sous le nom d’ANR, toutes dirigées par leurs commandants respectifs de la région du NORAD, avec des membres intégrés des Forces canadiennes et américaines. NORAD has a history of evolution that has ensured the command is positioned to effectively respond to changes in the security environment and technological advances.
Over its history, the threat to North America has evolved from a northern approach long-range aviation to now a 360-degree threat that comes from all domains. Le NORAD a évolué de sorte que le commandement soit en mesure de réagir efficacement aux changements dans l’environnement de sécurité et aux progrès technologiques.
Au cours de son histoire, la menace qui pesait sur l’Amérique du Nord dans l’approche du Nord est passée de l’avion à long rayon d’action à une menace tous azimuts provenant de tous les domaines. [Translation] [Français] For the first time in our collective binational defence history, we now have two strategic competitors, Russia and China, both with nuclear weapons, and a third actor, North Korea.
Pour la première fois dans notre histoire collective de défense binationale, nous avons maintenant deux compétiteurs stratégiques, soit la Russie et la Chine, tous deux dotés d’armes nucléaires, et un troisième acteur, soit la Corée du Nord. With climate change under way, Russia, China and other countries are more and more interested in the Arctic. As a result, the Arctic continues to evolve into an increasingly globalized and contentious interconnected region. Avec les changements climatiques en cours, la Russie, la Chine et d’autres États sont de plus en plus intéressés par l’Arctique.
Par conséquent, l’Arctique continue d’évoluer en une région interconnectée de plus en plus globalisée et contentieuse. 21-11-2022 Sécurité nationale, défense et anciens combattants 19:21
[English] [Traduction] From a NORAD perspective, the concern is that the Arctic is the closest path to attack North America. Our adversaries have already modernized their Arctic infrastructure. They have deployed new coastal and air defence missile systems, upgraded their maritime forces and increased their military exercise and training operations with a new command organization that is dedicated to the Arctic. Du point de vue du NORAD, la préoccupation réside dans le fait que l’Arctique représente le chemin le plus court pour attaquer l’Amérique du Nord.
Nos adversaires ont déjà modernisé leur infrastructure dans l’Arctique. Ils ont déployé de nouveaux systèmes de missiles de défense côtière et aérienne, modernisé leurs forces maritimes et accru leurs opérations militaires d’entraînement avec une nouvelle organisation de commandement qui se consacre à l’Arctique. To effectively execute our assigned NORAD mission, we must outpace our global competitors, deter our adversaries, deny and defeat threats through all-domain awareness, information dominance, decision superiority and be globally integrated with our allies.
Pour exécuter efficacement la mission du NORAD qui nous est assignée, nous devons devancer nos concurrents mondiaux, dissuader nos adversaires, vaincre les menaces par la connaissance de tous les domaines, la domination de l’information, la supériorité des décisions et être intégrés à l’échelle mondiale avec nos alliés. [Translation] [Français] In June of this year, the Minister of National Defence announced funding for Canada’s continental defence capability, which includes modernizing NORAD.
En juin dernier, la ministre de la Défense nationale a annoncé un financement pour la capacité canadienne de défense continentale, ce qui inclut la modernisation du NORAD. [English] [Traduction] NORAD modernization will contribute to the defence of North America and help address the evolving missile threats and maritime warning challenges consistent with the NORAD agreement, helping to ensure our continent is a secure base to project power and engage abroad.
La modernisation du NORAD contribuera à la défense de l’Amérique du Nord et nous aidera à faire face aux menaces changeantes liées aux missiles et aux alertes maritimes, conformément à l’accord du NORAD, ce qui fera en sorte que notre continent soit une base sûre pour projeter la puissance et s’engager à l’étranger. [Translation] [Français] NORAD Headquarters is, in fact, working closely with National Defence Headquarters and the Pentagon to synchronize and coordinate NORAD’s modernization from a procurement project perspective.
Le quartier général du NORAD collabore d’ailleurs étroitement avec le quartier général de la Défense nationale et le Pentagone afin de synchroniser et coordonner la modernisation du NORAD dans une perspective de projets d’acquisitions. [English] [Traduction] As threats continue to rapidly evolve and the Arctic becomes increasingly accessible, it is important for both countries to field critical capabilities as soon as possible that will enhance our domain awareness, enable persistent operation and provide national decision makers with adequate time to make key decisions.
À mesure que les menaces continuent d’évoluer rapidement et que l’Arctique devient de plus en plus accessible, il est important que les deux pays déploient le plus tôt possible des capacités essentielles qui amélioreront notre connaissance du domaine, favoriseront la continuité des opérations et donneront aux décideurs nationaux suffisamment de temps pour prendre des décisions clés. [Translation] [Français] Thank you for the opportunity to address your committee. We are ready to answer your questions. Je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de m’adresser à votre comité.
Nous sommes prêts à répondre à vos questions. [English] [Traduction] The Chair: Thank you very much for that presentation. It is a great start for us. Le président : Merci beaucoup pour cet exposé. C’est un excellent début pour nous. 19:22 National Security, Defence and Veterans Affairs 21-11-2022
[Translation] [Français] Senator Gignac: Thank you, Mr. Pelletier. We thank you for everything you and your team are doing at NORAD. We’re very proud of you. Le sénateur Gignac : Merci, monsieur Pelletier. Nous vous remercions pour tout ce que vous faites avec votre équipe au sein du NORAD. Nous sommes bien fiers de vous. I want to continue the discussion we started with the previous panel. I was going back to the Canadian government’s decision in 2005 not to help develop the missile defence shield. The world has now changed and technology has evolved. We see that the Russians can now use hypersonic missiles.
J’ai envie de poursuivre la discussion que nous avons entamée avec le panel précédent. Je revenais sur la décision du gouvernement du Canada, en 2005, de ne pas joindre ses efforts à l’élaboration du bouclier antimissile. Or, le monde a changé et la technologie a évolué. Nous voyons maintenant que les Russes peuvent utiliser des missiles hypersoniques. Is it a handicap that Canada isn’t involved in the missile shield? If so, shouldn’t Canada join in this initiative because, as you mentioned, the threats have changed over the past several decades? Le fait que le Canada ne soit pas
partie prenante au bouclier antimissile est-il un handicap? Dans l’affirmative, le Canada ne devrait-il pas joindre cet effort puisque, comme vous l’avez mentionné, les menaces ont changé depuis plusieurs décennies? LGen. Pelletier: I will start, and then Mr. Quinn will take over regarding policy-related issues. Lgén Pelletier : Je vais commencer, puis M. Quinn poursuivra sur les questions liées à la politique. As you said, and I mentioned it in my opening remarks, the threat is evolving. Right now, NORAD is concerned about the evolving threat. Things have grown beyond the ballistic missile issue.
We need to be aware of the dominant threat posed right now by the cruise missiles being supplied to Russia. We also need to be aware of the development of hypersonic missiles, both cruise missiles and other types. These missiles can be deployed and they include multiple warheads. This new development means that our defence system must also evolve and be able to perceive, detect and characterize the threat that’s growing beyond the traditional ballistic missile profile. Comme vous l’avez dit, et j’en ai parlé dans mon allocution initiale, la menace évolue.
Présentement, ce qui préoccupe le NORAD, c’est l’évolution de la menace. Les choses ont évolué au-delà du problème des missi