Senate Committee — TRCM — Evidence — 13ev-55632
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EVIDENCE TÉMOIGNAGES OTTAWA, Wednesday, June 22, 2022 OTTAWA, le mercredi 22 juin 2022 The Standing Senate Committee on Transport and Communications met with videoconference this day at 6:31 p.m. [ET] to continue its study of the subject matter of Bill C-11,
An Act to amend the Broadcasting Act and to make related and consequential amendments to other Acts. Le Comité sénatorial permanent des transports et des communications se réunit aujourd’hui, à 18 h 31 (HE), avec vidéoconférence, pour poursuivre son étude sur la teneur du projet de loi C-11, Loi modifiant la
Loi sur la radiodiffusion et apportant des modifications connexes et corrélatives à d’autres lois. Senator Leo Housakos (Chair) in the chair. Le sénateur Leo Housakos (président) occupe le fauteuil. [English] [Traduction] The Chair: Good evening. I am Leo Housakos, a senator from Quebec and chair of this committee. Le président : Bonjour. Je m’appelle Leo Housakos. Je suis un sénateur du Québec et le président du comité. Participating virtually on this committee, we have Senator Jim Quinn from New Brunswick and Senator Bev Busson from the beautiful province of British Columbia.
She represents British Columbia, of course, but I’m not sure if she is in British Columbia or not. Welcome, senator. Le sénateur Jim Quinn, du Nouveau-Brunswick et la sénatrice Bev Busson, de la belle province de la Colombie-Britannique, participent à la réunion de façon virtuelle. Mme Busson représente la Colombie-Britannique, mais je ne sais pas si elle s’y trouve présentement ou non. Bienvenue, sénatrice. I would now like to have my colleagues who are present at the committee in Ottawa introduce themselves, starting from the left.
Je demanderais maintenant à mes collègues qui se trouvent dans la salle de comité à Ottawa de se présenter, à partir de la gauche. [Translation] [Français] Senator Dawson: Senator Dennis Dawson from Quebec. Le sénateur Dawson : Le sénateur Dennis Dawson, du Québec. Senator Miville-Dechêne: Senator Julie Miville-Dechêne from Quebec. La sénatrice Miville-Dechêne : La sénatrice Julie Miville- Dechêne, du Québec. Senator Cormier: Senator René Cormier from New Brunswick. Le sénateur Cormier : Le sénateur René Cormier, du Nouveau-Brunswick. [English] [Traduction] Senator Klyne: Good evening. Marty Klyne, Saskatchewan.
Le sénateur Klyne : Bonjour. Marty Klyne, de la Saskatchewan. Senator Sorenson: Good evening. Karen Sorenson, Alberta. La sénatrice Sorensen : Bonjour. Karen Sorensen, de l’Alberta. Senator Manning: Good evening. Fabian Manning, Newfoundland and Labrador. Le sénateur Manning : Bonjour. Fabian Manning, de Terre- Neuve-et-Labrador. Senator Wallin: Pamela Wallin from the province of Saskatchewan. La sénatrice Wallin : Pamela Wallin, de la Saskatchewan. Senator Dasko: Donna Dasko, a senator from Ontario. La sénatrice Dasko : Donna Dasko, sénatrice de l’Ontario. Senator Simons: Good evening.
Paula Simons, a senator from Alberta. La sénatrice Simons : Bonjour. Je suis Paula Simons, de l’Alberta. The Chair: Thank you, colleagues. Le président : Merci, chers collègues. 22-6-2022 Transports et communications 13:1
We are meeting to continue our examination of the subject matter of Bill C-11,
An Act to amend the Broadcasting Act and make related and consequential amendments to other Acts. La réunion d’aujourd’hui vise à poursuivre notre examen sur la teneur du projet de loi C-11, Loi modifiant la
Loi sur la radiodiffusion et apportant des modifications connexes et corrélatives à d’autres lois. For our first panel, we are pleased to welcome with us this evening officials from the Department of Canadian Heritage. We have Thomas Owen Ripley, Associate Assistant Deputy Minister, Cultural Affairs; Michel Sabbagh, Director General, Broadcasting, Copyright and Creative Marketplace Branch; and Amy Awad, Senior Director, Broadcasting, Copyright and Creative Marketplace Branch, Cultural Affairs. I would like to welcome everyone. Pour la première
partie de la réunion, nous recevons les représentants de Patrimoine canadien : Thomas Owen Ripley, sous-ministre adjoint délégué, Affaires culturelles; Michel Sabbagh, directeur général, Direction générale de la radiodiffusion, du droit d’auteur et du marché créatif; et Amy Awad, directrice principale, Direction générale de la radiodiffusion, du droit d’auteur et du marché créatif, Affaires culturelles. Je vous souhaite à tous la bienvenue. I’d like to remind our guests that they have seven to eight minutes for opening statements, and then I will turn it over to my Senate colleagues for Q & A. Mr.
Ripley, you have the floor. Je rappelle à nos invités qu’ils disposent de sept à huit minutes pour faire leur déclaration préliminaire; viendront ensuite les questions de mes collègues sénateurs. Monsieur Ripley, vous avez la parole. Thomas Owen Ripley, Associate Assistant Deputy Minister, Cultural Affairs, Canadian Heritage: Good evening, everyone. Thomas Owen Ripley, sous-ministre adjoint délégué, Affaires culturelles, Patrimoine canadien : Bonjour à tous.
At the outset, I wish to acknowledge that I am joining you today from the unceded territory of the Algonquin Anishinaabe Nation on which the National Capital Region is located. Pour commencer, je tiens à souligner que je me joins à vous aujourd’hui à partir du territoire non cédé de la nation algonquine anishinabe, où se situe la région de la capitale nationale. [Translation] [Français] Thank you very much, Mr. Chair and honourable senators, for inviting us here today to support you in your study of Bill C-11, the Online Streaming Act, as amended by the House of Commons.
Merci beaucoup, monsieur le président et honorables sénateurs, de nous avoir invités ici aujourd’hui pour vous appuyer dans votre étude du projet de loi C-11,
Loi sur la diffusion continue en ligne, telle que modifiée par la Chambre des communes. Modernizing the legislative and regulatory framework for broadcasting is both a necessity and a priority. Our broadcasting system is outdated and needs to be modernized. The modernization initiative would revitalize the Canadian broadcasting industry, as well as our creative industries. The reform would also continue to support the more than 120,000 jobs these industries generate while serving the interests of all Canadians.
La modernisation du cadre législatif et réglementaire de la radiodiffusion est à la fois une nécessité et une priorité. Notre système de radiodiffusion est désuet et doit être modernisé. L’initiative de modernisation permettrait de revitaliser l’industrie canadienne de la radiodiffusion, ainsi que nos industries créatives.
La réforme permettrait également de continuer à soutenir les 120 000 emplois et plus que ces industries génèrent tout en servant les intérêts de tous les Canadiens. [English] [Traduction] The online streaming act would build on the economic and social benefits that the Broadcasting Act already provides. It is expected to result in ongoing opportunities for Canadian producers, directors, writers, actors and musicians to create music and audiovisual content and to reach Canadian audiences. It will require all broadcasters, including online broadcasters, to help achieve important cultural policy objectives.
This means more support for Indigenous voices, original French-language programming and official language minority communities. La
Loi sur la diffusion continue en ligne miserait sur les avantages économiques et sociaux déjà offerts par l’entremise de la
Loi sur la radiodiffusion. On s’attend à ce qu’elle donne lieu à des possibilités continues pour les producteurs, réalisateurs, auteurs, acteurs et musiciens canadiens, afin qu’ils puissent créer de la musique et du contenu audiovisuel qui atteindront le public canadien. Elle obligera tous les diffuseurs, y compris les diffuseurs en ligne, à contribuer à l’atteinte d’importants objectifs en matière de politique culturelle. Ainsi, l’appui à 13:2 Transport and Communications 22-6-2022
l’égard des voix autochtones, des émissions francophones et des communautés de langue officielle en situation minoritaire sera accru. Importantly, it supports greater representation of Canadians from racialized communities and Canadians of diverse ethno‑cultural backgrounds, socio-economic statuses, abilities and disabilities, sexual orientations, gender identities and expressions and ages.
It will establish a fair and flexible regulatory framework where comparable broadcasting services are subject to similar regulatory requirements, and it will provide the CRTC with both the guidance and the tools it requires to serve effectively as the independent expert regulator in this digital environment.
De façon importante, la Loi favorise une meilleure représentation des Canadiens issus de communautés racisées, des Canadiens de diverses origines ethnoculturelles et de divers statuts socio-économiques, des Canadiens ayant des capacités diverses ou des incapacités, des Canadiens de diverses orientations sexuelles ou identités et expressions de genre, et des Canadiens de tous âges.
Elle établira un cadre réglementaire juste et souple où les services de diffusion comparables seront assujettis à des exigences réglementaires similaires, et elle donnera au CRTC les lignes directrices et les outils dont il a besoin pour agir efficacement à
titre d’expert indépendant en matière de réglementation dans cet environnement numérique. [Translation] [Français] Modernizing the broadcasting system would allow online players, as well as traditional broadcasters, to support Canadian music and stories by making financial contributions to support, among other things, the development, financing, production or promotion of Canadian audio or audiovisual programming; the promotion and training of Canadian audio or audiovisual program creators; and the participation of individuals, groups or organizations that represent the public interest in CRTC proceedings.
La modernisation du système de radiodiffusion permettrait aux acteurs en ligne, ainsi qu’aux radiodiffuseurs traditionnels de soutenir la musique et les histoires canadiennes en apportant des contributions financières pour appuyer notamment la conception, le financement, la production ou la promotion d’émissions canadiennes audio ou audiovisuelles; la promotion et la formation de créateurs canadiens d’émissions audio ou audiovisuelles; la participation des personnes, des groupes ou des organisations qui représentent l’intérêt public dans le cadre d’instances du CRTC. [English] [Traduction] The bill aims for fair treatment of major online platforms that distribute commercial programming.
This would include, for example, a service like YouTube, as it is in the business of streaming commercial programs. Le projet de loi vise un traitement équitable de toutes les grandes plateformes en ligne qui offrent des émissions commerciales. Ainsi, des services comme YouTube seraient visés, puisque l’entreprise diffuse des émissions commerciales. Bill C-11, however, does not regulate or censor users. Individual users of social media are not considered broadcasters, which means that conditions of service and regulations would not apply to them.
Toutefois, le projet de loi C-11 ne réglemente et ne censure pas les utilisateurs. Les particuliers qui utilisent les médias sociaux ne sont pas considérés à
titre de diffuseurs, ce qui signifie que les conditions de services et les règlements ne s’appliqueraient pas à eux. [Translation] [Français] Why is this reform needed now? Because the broadcasting world has changed. We all know that. Canadians have changed the way they access their music and programming, and gone from traditional broadcasters to online broadcasters. The result is that the system of support for Canadian stories and music is at risk. Pourquoi cette réforme est-elle nécessaire maintenant? Parce que le monde de la radiodiffusion a changé. Nous le savons tous.
Les Canadiens ont changé la façon dont ils accèdent à leur musique et à leurs émissions, passant des radiodiffuseurs traditionnels aux radiodiffuseurs en ligne. Le résultat est que le système d’appui aux histoires et à la musique canadienne est en péril. Online broadcasters are not required to support Canadian music and stories or any other important broadcasting objective.
Thus, as the revenues of traditional radio and television broadcasters stagnate and decline, the level of support for Les radiodiffuseurs en ligne ne sont pas tenus de soutenir la musique et les récits canadiens ou tout autre objectif important de la radiodiffusion. Ainsi, à mesure que les revenus des radiodiffuseurs et des télédiffuseurs traditionnels stagnent et 22-6-2022 Transports et communications 13:3
Canadian music and stories, and support for creative professionals, also declines. The status quo is no longer tenable. In particular, the regulatory imbalance keeps traditional Canadian broadcasters at a competitive disadvantage to online broadcasters. diminuent, le niveau de soutien à la musique et aux histoires canadiennes, ainsi que l’appui aux professionnels de la création, diminue également. Le statu quo n’est plus tenable.
Plus particulièrement, le déséquilibre réglementaire maintient les radiodiffuseurs canadiens traditionnels dans une situation de désavantage concurrentiel par rapport aux radiodiffuseurs en ligne. [English] [Traduction] Bill C-11 renews the Broadcasting Act for the digital age and is the first piece of legislation as part of a broader effort under way to modernize our communications framework. This includes Bill C-18, the online news act, which aims to ensure that news services are fairly compensated for the use of their material by online services.
It will also include eventual legislation to promote online safety and a safer, more inclusive online environment. Le projet de loi C-11 renouvelle la
Loi sur la radiodiffusion afin qu’elle soit adaptée à l’ère numérique; il s’agit de la première d’une série de mesures législatives visant à moderniser notre cadre de communications, qui comprend le projet de loi C-18, la
Loi sur les nouvelles en ligne, permettant de veiller à ce que les services de nouvelles soient rémunérés convenablement pour l’utilisation de leur matériel par les services en ligne. D’autres mesures législatives seront adoptées pour promouvoir la sécurité en ligne et favoriser un environnement plus sécuritaire et plus inclusif. [Translation] [Français] Together, these initiatives aim to establish rules that will make the online world a fairer, more inclusive and safer place, while ensuring that it remains a fertile ground for innovation and free expression.
Ensemble, ces initiatives visent à établir des règles qui feront du monde en ligne un endroit plus équitable, plus inclusif et plus sûr, tout en veillant à ce qu’il reste un terrain fertile pour l’innovation et la libre expression. [English] [Traduction] Thank you, senators. Meegwetch. I’d be happy to take your questions. Mesdames et messieurs les sénateurs, merci. Meegwetch. Je serai heureux de répondre à vos questions. The Chair: Thank you, Mr. Ripley. Le président : Merci, monsieur Ripley.
Honourable colleagues, each senator will have four minutes for questions and answers, so please be succinct in your questioning. I would ask our panel to be equally succinct in their responses. I will try to be as fair as possible and to try to get as many questions in. If you are interested in a second round, please give the heads-up to the clerk. Honorables collègues, vous disposerez chacun de quatre minutes pour les questions et réponses; veuillez donc s’il vous plaît être brefs. Je demanderais à nos invités de fournir de courtes réponses également.
Je vais tenter d’être le plus juste possible et de nous permettre d’entendre le plus de questions possible. Si vous souhaitez que nous tenions une deuxième série de questions, veuillez le faire savoir au greffier. Senator Dawson: A lot of questions were asked about the regulatory process. If the bill passes, regulations will be made. I wonder how they will be made and what the process will look like. In addition, specific to online broadcasters, can you speak about how the CRTC will set conditions of service? I will also be asking the same question of the CRTC later, I’m quite sure.
Le sénateur Dawson : On a posé beaucoup de questions au sujet du processus réglementaire. Si le projet de loi est adopté, des règlements suivront. Je me demande comment ils seront rédigés et à quoi ressemblera le processus. Pouvez-vous nous parler de la façon dont le CRTC établira les conditions de service associées aux diffuseurs en ligne? Je poserai la même question aux représentants du CRTC plus tard également, j’en suis certain. Mr. Ripley: Thank you for the question, senator. M. Ripley : Je vous remercie pour votre question, sénateur.
The way we see this playing out is that once the bill achieves Royal Assent, the CRTC at that point would begin its regulatory processes and hearings to put in place the necessary regulatory Lorsque le projet de loi aura reçu la sanction royale, le CRTC entreprendra ses processus réglementaires et ses audiences en vue de mettre en place les instruments réglementaires nécessaires 13:4 Transport and Communications 22-6-2022
instruments to bring the online streaming platforms into the system. As for what that will look like in practice, the CRTC is skilled in this. They are used to doing these kinds of hearings. They would put up a notice and invite submissions about the forms that those would take. It would be open to all interested parties to participate in those processes, including online streaming services, the creative community here in Canada and groups representing the public interest.
Then the CRTC would enter into its decision-making and publish its final decision at the end. pour intégrer les plateformes de diffusion continue au système. Pour ce qui est de la pratique, le CRTC est habitué à tenir ce genre d’audiences. Il publiera un avis et demandera des propositions sur les formes que devraient prendre les règlements. Toutes les parties intéressées pourront participer à ces processus, notamment les plateformes de diffusion en continu, la communauté artistique du Canada et les groupes qui représentent les intérêts publics. Par la suite, le CRTC prendra une décision, qu’il rendra publique.
To put in place the kind of changes that we are envisioning, it will be necessary, I expect, for the CRTC to make a number of different decisions. The work ahead involves both bringing the online streaming services into the system and also requires moving away from the system of licenses that are currently in place that governs the traditional broadcasters. Those contributions that are currently articulated in those licenses need to move toward those regulatory instruments, whether they be orders or regulations under the new Bill C-11 approach.
Pour mettre en place les changements que nous envisageons, il faudra que le CRTC prenne plusieurs décisions différentes. Le travail consistera à intégrer les plateformes de diffusion en continu au système et à s’éloigner du système de licences actuellement en place et qui régit les diffuseurs traditionnels.
Les contributions qui sont actuellement désignées dans ces licences doivent être intégrées à ces instruments de réglementation, qu’il s’agisse d’ordonnances ou de règlements en vertu de la nouvelle approche du projet de loi C-11. [Translation] [Français] Senator Cormier: My question concerns the employability of Canadian human resources. According to paragraphs 3(1)(
f) and 3(1)(f.1), Canadian companies are required to employ and use Canadian human resources to the maximum extent possible. However, foreign online businesses are required to use Canadian human resources to the maximum extent possible. Why make this distinction? Wouldn’t it be appropriate, as several stakeholders have argued, to incorporate the same employment criterion on the human resources side, so as not to create a two‑tiered regime? Le sénateur Cormier : Ma question concerne l’employabilité des ressources humaines canadiennes. Conformément aux alinéas 3(1)
f) et 3(1)f.1), les entreprises canadiennes sont tenues d’employer des ressources humaines canadiennes et de faire appel à celles-ci au maximum. Cependant, les entreprises en ligne étrangères sont tenues de faire appel, dans toute la mesure du possible, aux ressources humaines canadiennes. Pourquoi faire cette distinction? Ne serait-il pas adéquat, comme l’ont revendiqué plusieurs parties prenantes, d’intégrer le même critère d’emploi sur le plan des ressources humaines pour ne pas créer un régime à deux vitesses? Mr. Ripley: Thank you for the question, senator. You are absolutely right.
Currently, in the bill, there are two standards. The maximum usage level is the standard that currently exists in the Broadcasting Act. It should be noted that the act currently applies only to Canadian companies. We’re talking about companies that are present in Canada, owned and controlled by Canadians. Their business model is based only in Canada. M. Ripley : Merci pour la question, sénateur. Vous avez tout à fait raison. Présentement, dans le projet de loi, il y a deux normes. Le niveau d’utilisation maximale est la norme qui existe actuellement dans la
Loi sur la radiodiffusion. Il faut souligner que la loi ne s’applique actuellement qu’aux entreprises canadiennes. On parle des entreprises présentes au Canada, tenues et contrôlées par des Canadiens. Leur modèle d’affaires n’est basé qu’au Canada. With Bill C-11, we are going to bring the big streaming companies, like Netflix and Disney+ into the system. These companies have a global business model. They provide services to Canadians in addition to creating productions for other markets around the world.
Avec le projet de loi C-11, on va amener dans le système les grandes entreprises de diffusion en continu, comme Netflix et Disney+. Ces entreprises ont un modèle d’affaires global. Elles offrent des services aux Canadiens en plus de créer des productions pour les autres marchés dans le monde.
So this is not the government’s position and it is not reasonable to apply exactly the same standard to companies that are not based in Canada in the same way as Canadian companies — Ce n’est donc pas la position du gouvernement et il n’est pas raisonnable d’appliquer exactement la même norme aux entreprises qui ne sont pas basées au Canada de la même façon que les entreprises canadiennes... 22-6-2022 Transports et communications 13:5
Senator Cormier: I’m sorry to interrupt. Does this mean that Canadian companies will be at a disadvantage compared to foreign companies in this case? Le sénateur Cormier : Je m’excuse de vous interrompre. Est-ce que cela signifie que les entreprises canadiennes seront défavorisées par rapport aux entreprises étrangères dans ce cas‑ci? Mr. Ripley: I would say that the expectations of paragraph 3(1)(
f) remain higher for Canadian companies. For them, it will be a matter of using resources to the maximum. The expectations are very high. Again, that’s because, in practice, these companies are based here. The same is not true for all the other streaming services. For example, Netflix does a lot of production activity in Canada. Another company like DAZN, which offers sports streaming services, does not have the same presence. That is why the CRTC’s job will be to determine, considering the business model of all these services, the appropriate contribution they can make to the Canadian broadcasting system. M. Ripley : Je dirais que les attentes liées à l’alinéa 3(1)
f) demeurent plus élevées pour les entreprises canadiennes. Pour celles-ci, il faudra utiliser les ressources au maximum. Les attentes sont très élevées. Encore une fois, c’est en raison du fait que, en pratique, ces entreprises sont basées ici. Il n’en va pas de même pour tous les autres services de diffusion en continu. Par exemple, Netflix fait beaucoup d’activités de production au Canada. Une autre entreprise comme DAZN, qui offre des services de diffusion en continu de sport, n’a pas la même présence.
C’est pourquoi le travail du CRTC sera de déterminer, en considérant le modèle d’affaires de tous ces services, la contribution appropriée qu’ils peuvent apporter au système de radiodiffusion canadien. Senator Cormier: Thank you. Le sénateur Cormier : Merci. [English] [Traduction] Senator Simons: Mr. Ripley, one of the areas of greatest friction in this bill has been the question of what is scoped in and what is scoped out when it comes to user-generated content.
The bill begins with quite strong statements saying that a person using social media services to upload programs for transmission is not considered a broadcast undertaking; yet, when we get to 4.2(2), there is an opportunity for the exemption to be exempted if a program generates a certain amount of direct or indirect revenue. I want to understand this very clearly because many people seem to be very confused by this apparent contradiction. At what point does user-generated content fall under the umbrella of an online undertaking? What is the threshold of revenues that would allow someone to be scoped in?
La sénatrice Simons : Monsieur Ripley, la question qui cause le plus de frictions est celle portant sur ce qui est pris en compte ou non en ce qui a trait au contenu généré par les utilisateurs. On retrouve, au début du projet de loi, des déclarations fermes voulant qu’une personne qui utilise les médias sociaux pour téléverser des émissions à des fins de transmission ne soit pas considérée à
titre de diffuseur. Or, au paragraphe 4.2(2), il y a possibilité d’exemption si une émission génère un certain montant de revenus directs ou indirects. J’aimerais bien comprendre cette disposition, parce que de nombreuses personnes semblent confuses par cette contradiction apparente. À quel point le contenu généré par les utilisateurs est-il visé par la définition d’entreprise en ligne? Quel est le seuil de revenus qui y est associé? Mr. Ripley: Thank you for the question, Senator Simons. M. Ripley : Je vous remercie pour votre question, sénatrice Simons. First, I would at the outset reiterate that point that you made about proposed
section 2.1 that clarifies individuals who use social media are not considered broadcasters. There have been questions put to witnesses on the House of Commons side about individuals having to contribute 30% to a contribution fund, et cetera. That cannot happen under the bill in light of 2.1. Individuals who use social media, no matter how much money they might earn as a YouTube or TikTok star, cannot be put before the CRTC and subject to that kind of requirement. The question then shifts to the second half of your question, which is about the content that is then posted on a social media service.
It is true that a service — a service like YouTube, for example — may have to make contributions to the system based on the content that is placed on their service. Premièrement, je réitérerais le point que vous avez soulevé au sujet de l’article 2.1, qui explique quels sont les utilisateurs de médias sociaux qui ne sont pas considérés à
titre de diffuseurs. À la Chambre des communes, on a posé des questions aux témoins au sujet d’une contribution de 30 % des particuliers à un fonds, par exemple. Cela ne peut pas arriver en vertu du projet de loi, étant donné cet
article 2.1. Les personnes qui utilisent les médias sociaux — sans égard à leurs revenus à
titre de vedettes de YouTube ou de TikTok — ne peuvent être assujetties à ces exigences par le CRTC. Je passe donc à la deuxième
partie de votre question, au sujet du contenu qui est ensuite publié sur un service de média social. Il est vrai qu’un service — comme YouTube — peut être appelé à contribuer au système en fonction du contenu qui y est placé. 13:6 Transport and Communications 22-6-2022
The challenge we have is a very technical one. I will be very careful about the wording that I use here. Proposed
section 4.1 talks about users uploading content to a social media service. I talk about user-uploaded content. The challenge that we have when it comes to a service like YouTube is that a record label uploading songs to YouTube is considered a user. An artist uploading songs to YouTube is considered a user. A digital-first creator, which we’ve heard a lot about, uploading content to YouTube is considered a user. You or I, when we put something on YouTube, are considered a user. Le défi est d’ordre très technique. Je vais faire attention aux mots que je vais utiliser.
L’article 4.1 proposé fait référence aux utilisateurs qui téléversent le contenu vers un service de médias social. Je parle de contenu téléversé par les utilisateurs. Le défi associé à un service comme YouTube, c’est qu’une maison de disque qui téléverse des chansons vers YouTube est considérée à
titre d’utilisateur. Un artiste qui y téléverse des chansons est aussi considéré à
titre d’utilisateur. Un créateur de contenu numérique — dont nous avons beaucoup entendu parler — qui téléverse du contenu vers YouTube est considéré à
titre d’utilisateur. Vous et moi, lorsque nous téléversons du contenu sur YouTube, sommes considérés à
titre d’utilisateurs. The challenge that we have is that YouTube has a powerful business model, but it’s a business model that is used in a variety of different ways. One of the ways in which it is used is for Canadians to use it as a streaming service, to stream what the government has called commercial content. In our discussions with YouTube, what they have shared with us is that approximately 50% of the content on YouTube is what they would call organic content, which is content created by YouTubers and put there. The remaining 50% is commercial content, and that would be split.
Approximately 25% of the 50% would be music content, and the other 25% would be content made by other media companies, such as broadcasters, for example. CBC Radio-Canada has YouTube channels, et cetera. Le problème, c’est que le modèle d’affaires de YouTube est très puissant, mais il est utilisé de diverses façons. Il est notamment utilisé par les Canadiens à
titre de service de diffusion continue de ce que le gouvernement appelle du contenu commercial. Dans le cadre de nos discussions avec eux, les représentants de YouTube nous ont dit qu’environ 50 % du contenu qui se trouvait sur la plateforme était ce qu’ils appellent du contenu organique, c’est-à-dire du contenu créé par les youtubeurs. Le 50 % restant est du contenu commercial, qui est divisé en deux : 25 % de musique et 25 % de contenu créé par d’autres sociétés de médias, comme les diffuseurs. CBC/Radio- Canada a des chaînes YouTube, par exemple.
The government’s objective is to make sure that YouTube, because it is such a popular destination for Canadians to stream commercial content, contributes to the system in the way that we’re going to ask Spotify or Apple Music to do. The three factors that are set out in the bill are designed to get to that point. L’objectif du gouvernement est de veiller à ce que YouTube — à
titre de plateforme de choix pour les Canadiens qui souhaitent regarder du contenu commercial en continu — contribue au système au même
titre que Spotify ou Apple Music, par exemple. Les trois facteurs énoncés dans le projet de loi visent cet objectif. The technical challenge we have is that most of the content on YouTube, unless it’s put on YouTube by YouTube itself, is user uploaded in one way or another. The challenge we have is to do with what the indicators are around that commercial content so that the CRTC has clear guidance about the kind of content the government believes should be scoped in. That is what those three factors are designed to do.
Le défi technique auquel nous faisons face, c’est que la majorité du contenu qui se retrouve sur YouTube — à moins qu’il n’y soit placé par la plateforme elle-même — est téléversé par les utilisateurs, d’une façon ou d’une autre. Le défi a trait aux indicateurs associés au contenu commercial, pour que le CRTC ait des lignes directrices claires au sujet du type de contenu qui, de l’avis du gouvernement, devrait être visé. C’est à cela que servent ces trois facteurs. I am trying to respect the chair’s direction to be brief here, but I would highlight that this is not about each individual piece of content.
The way this plays out in practice is that for 4.2 to kick in, the CRTC actually has to make a regulation. It is through that regulation that the CRTC will articulate quite clearly the corpus of content. What we are talking about is a corpus of content on YouTube.
It’s not about each individual piece of content running through these three factors but, rather, the CRTC saying to a service like YouTube, “Here is the corpus of content that we expect you to contribute.” J’essaie de respecter la directive du président et d’être bref, mais je dirais qu’il n’est pas question de chaque élément de contenu de façon individuelle. Dans la pratique, pour que l’article 4.2 s’applique, le CRTC doit prendre un règlement. C’est par l’entremise de ce règlement que le CRTC énoncera clairement le corpus de contenu.
Ces facteurs ne s’appliquent donc pas à chaque élément de contenu de manière individuelle, mais bien à un ensemble pour lequel une contribution est attendue par le CRTC. Senator Simons: Because I only have four minutes, I just want to interject here — La sénatrice Simons : Puisque je ne dispose que de quatre minutes, je me permets d’intervenir... 22-6-2022 Transports et communications 13:7
The Chair: Senator Simons, you are well over the four‑minute time — Le président : Sénatrice Simons, vous avez largement dépassé les quatre minutes... Senator Simons: Second round, if there is one. La sénatrice Simons : J’y reviendrai au deuxième tour, s’il y en a un. Senator Manning: Welcome to our witnesses. Le sénateur Manning : Je souhaite la bienvenue aux témoins. I have a couple of questions. First of all, how will platforms know and verify if content is Canadian? For example, over 500 hours of content is uploaded to YouTube every minute.
How would that system identify what content is Canadian and subject to whatever promotion requirements the CRTC imposes? J’ai quelques questions à poser. Tout d’abord, comment les plateformes sauront-elles et vérifieront-elles si le contenu est canadien? Par exemple, plus de 500 heures de contenu sont téléversées sur YouTube chaque minute. Comment ce système pourra-t-il cerner le contenu qui est canadien et qui est soumis aux exigences de promotion imposées par le CRTC? Mr. Ripley: Thank you for the question, Senator Manning. M. Ripley : Je vous remercie de la question, sénateur Manning.
This relates to the previous answer in that the government’s objective as it relates to a service like YouTube is to include commercial content only. This isn’t about online creators who have expressed — the government respects that they do not wish to be forced into a points system where their content is evaluated. It is not about that kind of content. Cela rejoint la réponse précédente : lorsqu’il s’agit d’un service comme YouTube, l’objectif du gouvernement est de viser uniquement le contenu commercial.
Cela ne concerne pas les créateurs en ligne qui s’expriment — le gouvernement respecte le fait qu’ils ne souhaitent pas être contraints à un système de points où leur contenu est évalué. Il ne s’agit pas de ce type de contenu. The kind of content this is about is commercial content where YouTube is acting as a substitute for another streaming service like, again, Apple Music or Spotify. That kind of content is already evaluated as to whether it’s Canadian or not.
On the music side, for example, we have the MAPL system where you look at the songwriter and the lyrics, and on the audiovisual side, you have the ten-point system. When you come back to the question of commercial content, there is already a point of reference for that. It is not about extending that point system to the 50% of content that I mentioned to Senator Simons that sits on YouTube that is generated organically by online creators. On vise plutôt ici le contenu commercial, dans la mesure où YouTube sert de substitut à un autre service de diffusion en continu comme, je le répète, Apple Music ou Spotify.
Ce type de contenu est déjà évalué pour qu’on puisse établir s’il est canadien ou non. Dans le domaine de la musique, par exemple, nous avons le système MAPL, qui tient compte de l’auteur‑compositeur et des paroles. Dans le domaine de l’audiovisuel, nous avons le système à 10 points. Pour revenir à la question du contenu commercial, il existe déjà un point de référence à cet égard. Il ne s’agit pas d’étendre ce système de points à 50 % du contenu qui se trouve sur YouTube, comme je l’ai mentionné à la sénatrice Simons, et qui est généré de façon naturelle par des créateurs en ligne.
Senator Manning: Will creators have to upload proof of residency or citizenship, and will the CRTC verify their eligibility for the platforms or will the platforms have to share their information with the CRTC in order to establish eligibility? How do you determine the eligibility criteria? Le sénateur Manning : Les créateurs devront-ils téléverser une preuve de résidence ou de citoyenneté, et le CRTC vérifiera‑t-il leur admissibilité pour les plateformes, ou est-ce que les plateformes devront elles-mêmes communiquer leurs renseignements au CRTC afin d’établir l’admissibilité?
Comment déterminez-vous les critères d’admissibilité? Mr. Ripley: How does this work on a practical level? A service like YouTube already has a very sophisticated content ID system such that when anyone uploads something to YouTube, YouTube evaluates whether that is a piece of content that is protected by copyright. They can actually trace it back to the copyright owner. When we are talking about that commercial content, there is actually a way for a service like YouTube, for example, to identify whether that is a Canadian recording or a M. Ripley : Comment cela fonctionne-t-il dans la pratique?
Un service comme YouTube possède déjà un système d’identification du contenu très perfectionné, qui lui permet d’évaluer si chaque téléversement sur la plateforme comporte un élément de contenu protégé par le droit d’auteur. On peut, en fait, remonter jusqu’au titulaire du droit d’auteur. Dans le cas d’un contenu commercial, un service comme YouTube, par exemple, peut déterminer s’il s’agit d’un enregistrement 13:8 Transport and Communications 22-6-2022
Canadian program because they can actually identify the original copyright owner of that content being uploaded. canadien ou d’une émission canadienne, car le système peut identifier le titulaire original du droit d’auteur pour le contenu téléversé. Again, I would just stress and reiterate that this is not about online creators — YouTubers making content explicitly for the platform — having to fit into a particular box. The government’s objective is not to subject that kind of content to the regulatory framework.
Encore une fois, je tiens à souligner et à répéter qu’il ne s’agit pas de faire entrer les créateurs en ligne — les youtubeurs qui créent du contenu expressément pour la plateforme — dans une catégorie précise. L’objectif du gouvernement n’est pas d’assujettir ce type de contenu au cadre réglementaire. Senator Manning: Would an American who uploads content in Canada be eligible for promotion as a Canadian program? Le sénateur Manning : Un Américain qui téléverse du contenu au Canada serait-il admissible à la promotion visant les émissions canadiennes? Mr.
Ripley: If the American as a user was uploading a Canadian recording by — pick your Canadian artist — maybe The Weeknd, what happens is that when that upload takes place, YouTube identifies that you or I are trying to upload a song that actually belongs to The Weeknd. They actually give the copyright owner the choice about whether to ask that the recording be removed from YouTube or whether to keep it up and then the copyright owner benefits from the monetization of it. M.
Ripley : Si l’Américain, en tant qu’utilisateur, téléverse un enregistrement d’un artiste canadien — choisissez celui ou celle que vous voudrez — disons The Weeknd, voici ce qui se passe : dès que le téléversement a lieu, YouTube établit que vous ou moi essayons de téléverser une chanson qui appartient en fait à The Weeknd. YouTube donne au titulaire du droit d’auteur le choix de demander que l’enregistrement soit retiré de la plateforme ou de le laisser là, auquel cas le titulaire du droit d’auteur bénéficiera de la monétisation de ce contenu. The question is not about the user.
It is actually about the piece of content that is being uploaded, and if it is a commercial piece of content that meets the definition of Canadian, then potentially, yes, YouTube would have certain obligations with respect to that. La question ne concerne pas l’utilisateur, mais bien le contenu qui est téléversé. S’il s’agit d’un contenu commercial qui répond à la définition de contenu canadien, alors oui, YouTube aurait probablement certaines obligations à cet égard. Senator Manning: Thank you. Le sénateur Manning : Merci. The Chair: My question to Mr.
Ripley and your colleagues has to do with the regulatory framework, which on a bill like this is so important. I heard the answer to the question that was posed by Senator Dawson at the beginning. Wouldn’t it have been prudent to work out the regulatory framework in advance of this bill coming through Parliament in order to give us a clearer understanding on some of the concerns that so many stakeholders across the country have?
Why has the government not consulted the CRTC, the officials and everybody required in order to make the regulatory framework public and open to scrutiny by this and other parliamentary committees? Le président : La question que je voudrais poser à M. Ripley et à ses collègues porte sur le cadre réglementaire, qui est tout à fait important dans un projet de loi comme celui-ci. J’ai entendu la réponse à la question posée par le sénateur Dawson au début de la séance.
N’aurait-il pas été prudent d’élaborer le cadre réglementaire avant que le projet de loi ne soit présenté au Parlement, afin de nous permettre de mieux comprendre certaines des préoccupations soulevées par tant d’intervenants partout au pays? Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas consulté le CRTC, les fonctionnaires et toutes les personnes nécessaires pour rendre le cadre réglementaire public et le soumettre à l’examen de notre comité et d’autres comités parlementaires? Mr. Ripley: Thank you, chair, for the question. M. Ripley : Merci, monsieur le président, de la question.
As you may know, in the previous Parliament, there was a version of the policy direction that was shared with the Standing Committee on Canadian Heritage. We received lots of feedback from stakeholders and parliamentarians on that version. Comme vous le savez peut-être, au cours de la législature précédente, nous avons présenté au Comité permanent du patrimoine canadien une version des instructions en matière de politique. Nous avons reçu beaucoup de commentaires de la part d’intervenants et de parlementaires à ce sujet.
The bill actually modifies the process through which the government issues a policy direction to the CRTC and institutes a more transparent standard regulatory process. If the bill gets Royal Assent, the mechanism for issuing that policy direction is Le projet de loi modifie le processus par lequel le gouvernement donne ses instructions au CRTC, en plus d’instaurer un processus réglementaire uniforme et plus transparent. Si le projet de loi obtient la sanction royale, ces 22-6-2022 Transports et communications 13:9
what we would commonly see in other regulatory frameworks where the government would pre-publish that in the Canada Gazette. Everybody would have an opportunity to let the government know their feedback on that proposed regulation before it gets finalized as final direction to the CRTC through final publication in
Part II of the Canada Gazette . instructions seront données au moyen du mécanisme qui est habituellement utilisé pour d’autres cadres réglementaires, à savoir que le gouvernement publierait le tout au préalable dans la Gazette du Canada. Tout le monde aurait ainsi l’occasion de faire part au gouvernement de ses commentaires sur le règlement proposé avant que celui-ci ne devienne une instruction définitive à l’intention du CRTC grâce à une dernière publication dans la
partie II de la Gazette du Canada . The government’s view is that there is an open process coming by which everybody will have an opportunity to participate. That is the appropriate forum for the government to take on board the feedback that is received in a very clear and transparent way rather than during the parliamentary process around the bill where the focus should be on the policy objectives of the bill, which ultimately gets translated into that regulatory framework. Le gouvernement estime qu’il y a un processus ouvert auquel tout le monde aura l’occasion de participer.
C’est la bonne tribune à utiliser, car le gouvernement peut ainsi prendre en considération les observations reçues d’une manière très claire et très transparente, au lieu de se limiter au processus parlementaire entourant le projet de loi. Il faut donc mettre l’accent sur les objectifs stratégiques du projet de loi, ce qui donne lieu, au bout du compte, à un cadre réglementaire. The Chair: Mr. Ripley, that’s precisely one of the problems. That is not very comforting.
Wouldn’t it have been a lot more transparent and open to make the regulatory framework public right now so it can be scrutinized by legislators, both in the House of Commons and in the Senate, and open for public scrutiny and debate? It would probably give us a more robust framework, which would probably strengthen the legislation and address some of the major concerns. Don’t you believe it would be a lot more transparent to put the horse ahead of the carriage in this particular instance and allow us as legislators the opportunity to scrutinize that?
After the fact, once this bill has been given Royal Assent at some point in time, the train will have left the station and it is a done deal. Good luck trying to wheel back the bureaucracy of the CRTC and the government who, of course, more often than not think they are right. Le président : Monsieur Ripley, c’est précisément l’un des problèmes. Ce n’est guère rassurant.
N’aurions-nous pas eu une approche beaucoup plus transparente et ouverte si le cadre réglementaire avait été rendu public dès maintenant afin qu’il puisse être scruté par les législateurs, tant à la Chambre des communes qu’au Sénat, et soumis à un examen et à un débat publics? Nous pourrions ainsi obtenir un cadre plus robuste, qui viendrait probablement renforcer la loi et qui permettrait de dissiper certaines des grandes préoccupations.
Ne croyez-vous pas qu’il y aurait beaucoup plus de transparence si, au lieu de mettre la charrue devant les bœufs, nous avions l’occasion, en tant que législateurs, d’en faire un examen minutieux? Après coup, une fois que le projet de loi aura reçu la sanction royale, l’affaire sera close, car le train aura déjà quitté la gare. Bonne chance pour essayer de faire reculer la bureaucratie du CRTC et du gouvernement, qui, bien sûr, avouent rarement faire fausse route. Mr. Ripley: I really do appreciate the strong interest in the policy direction from all parties. M.
Ripley : Je me réjouis du vif intérêt que manifestent tous les partis pour les instructions en matière de politique. The challenge is that the bill still remains a bit of a moving target. We came out of the House where changes were made, and the ultimate form of the bill will shape what that policy direction looks like. We saw, for example, changes in the House giving greater emphasis to supporting racialized communities and broadcasting by racial and ethno-cultural communities. That is an important material change, right? Le hic, c’est que le projet de loi reste encore une cible mouvante.
La Chambre y a apporté des modifications, et la version définitive du projet de loi déterminera à quoi ressembleront ces instructions. Par exemple, certaines des modifications apportées dans l’autre endroit visent davantage à appuyer les communautés racisées et la radiodiffusion par les communautés raciales et ethnoculturelles. C’est un changement important, n’est-ce pas? The structure of the act has been — and it continues under Bill C-11 — that Parliament sets out the broad policy objectives, and then it is over to the CRTC to give effect to those.
The policy direction mechanism does still include a tabling in both houses, giving parliamentarians an opportunity to engage with that process, should they wish, because we agree that it is Conformément à la structure de la loi — et c’est toujours le cas aux termes du projet de loi C-11 —, le Parlement établit les grands objectifs stratégiques, et il incombe ensuite au CRTC de les mettre en œuvre. Quant aux instructions en matière de politique, le mécanisme prévoit toujours leur dépôt dans les deux Chambres, ce qui donne aux parlementaires l’occasion de 13:10 Transport and Communications 22-6-2022
important that parliamentarians know when the government is using that policy direction power. participer à ce processus, s’ils le souhaitent, car nous convenons qu’il est important que les parlementaires sachent quand le gouvernement utilise ce pouvoir d’instruction. The Chair: Thank you, Mr. Ripley. Le président : Merci, monsieur Ripley. Senator Wallin: Let me just echo Senator Housakos’s concern. Asking us to sign up for the game without knowing the rules of the game is a little concerning because it will affect, potentially, every single Canadian who uses the internet.
La sénatrice Wallin : Sachez que je partage les préoccupations du sénateur Housakos. Nous demander de prendre part au jeu sans en connaître les règles est un peu inquiétant, car cela risque de toucher tous les Canadiens qui utilisent Internet. I want to try to come back on the Canadian content question. Your point system is already confusing and a little messy, and it allows what would be considered foreign content in as Canadian content and vice versa.
We are being asked to give a government-appointed body the power to decide what material will be promoted online and what material will fall down the scale there based on Canadian content, Quebec content or Saskatchewan content. I’m not sure what. When and how are those rules going to be defined more clearly? Is that, too, after the fact? J’aimerais revenir sur la question du contenu canadien. Votre système de points est déjà mêlant et un peu désordonné. En fait, il permet de considérer un contenu normalement jugé étranger comme un contenu canadien et vice versa.
On nous demande de donner à un organisme nommé par le gouvernement le pouvoir de décider quoi promouvoir en ligne et quoi placer au bas de la liste selon qu’il s’agisse d’un contenu canadien, québécois, saskatchewanais, ou je ne sais trop quoi. Quand et comment ces règles seront-elles définies plus clairement? Cela se fera-t-il, là encore, après coup? Mr. Ripley: Thank you, Senator Wallin, for the question. M. Ripley : Merci, sénatrice Wallin, de la question. There is a definition right now of a Canadian program on both the audiovisual side and the music side.
The minister has been very clear and recognizes some of the shortcomings that you alluded to in your question there about the need to — it’s time to look at that definition again and the streaming services that will now be part of the Canadian ecosystem. It’s got to be functional and work for them. Il existe actuellement une définition de ce qu’est une émission canadienne, tant du côté audiovisuel que du côté musical.
Le ministre reconnaît très clairement certaines des lacunes que vous avez évoquées dans votre question concernant la nécessité de... il est temps de revoir cette définition au regard des services de diffusion en continu qui feront désormais
partie de l’écosystème canadien. Il faut que ce soit fonctionnel et pratique dans ce contexte. The way that would work is the CRTC would do a regulatory hearing looking at that definition and how it should be modified, so that’s an opportunity for folks to come forward. These asks are well known in that some of the creative community want the contributions of show runners to be recognized in that point system, for example, on the audiovisual side.
We know there are also calls to recognize that when creators use a Canadian work as the underlying story, whether that be a book — En ce qui a trait au déroulement du processus, le CRTC tiendrait une audience réglementaire sur cette définition et sur les modifications qui devraient y être apportées, ce qui donnerait l’occasion aux gens de venir témoigner. Les modifications demandées sont bien connues, car certains membres du milieu artistique veulent que les contributions des auteurs-producteurs soient reconnues dans ce système de points, par exemple, du côté audiovisuel.
Nous savons que certains demandent aussi une reconnaissance lorsque des créateurs s’inspirent d’une œuvre canadienne, que ce soit un livre... Senator Wallin: Margaret Atwood, say, for example. La sénatrice Wallin : Disons, par exemple, un livre de Margaret Atwood. Mr. Ripley: Exactly, that should count. So that’s the opportunity to do that, and the CRTC would do that through an open process where everybody could put forward — M. Ripley : Exactement, cela devrait compter.
C’est donc l’occasion de prendre les mesures qui s’imposent, et le CRTC le ferait au moyen d’un processus ouvert où tout le monde pourrait proposer... Senator Wallin: But it’s after the fact again. This is, “Pass the legislation, and then we’ll figure out what all the rules are that will affect everybody that is participating in life online.” La sénatrice Wallin : Mais c’est encore après coup. Vous dites en quelque sorte : « Adoptez la loi, et nous déterminerons ensuite les règles qui toucheront tous les internautes. » 22-6-2022 Transports et communications 13:11
Mr. Ripley: It is, although what I would point to is right now, there’s actually no texture to what constitutes Canadian program in the legislation. The bill — and this is a change that was made in the previous parliament by parliamentarians — actually does provide more texture about what is expected. I’m sorry, I’m just trying to find the relevant provision. If you look at — M. Ripley : C’est vrai, mais je vous ferai remarquer qu’à l’heure actuelle, il n’y a aucune nuance dans la définition de ce qui constitue une émission canadienne aux termes de la loi.
Le projet de loi — et c’est une modification que les parlementaires ont apportée lors de la législature précédente — prévoit plus de nuances quant aux attentes. Pardon, j’essaie de trouver la disposition pertinente. Si vous regardez... Senator Wallin: I have one more question, and I know time is short here. La sénatrice Wallin : J’ai une autre question à poser, et je sais que le temps presse. Mr. Ripley: — proposed
section 10(1.1), you’ll see there’s a list of things that includes, for example, Canadian cultural expression. M. Ripley : ... le paragraphe 10(1.1) proposé, vous verrez qu’il y a une liste de choses, notamment l’expression culturelle canadienne. Senator Wallin: Right, but this is all very subjective. Even the point system is extremely subjective. La sénatrice Wallin : D’accord, mais tout cela est très subjectif. Même le système de points est extrêmement subjectif.
The other question I had is we’ve also been looking in a very rushed way at the copyright legislation, and in fact, what we’re told is that we have a very weak registration system. There’s no mandatory participation in that. Yet, you’re using that as one of the fallbacks in the protections and the factors in decision making about what qualifies as Canadian content or content that will be promoted by the CRTC. J’en viens à mon autre question. Nous avons également examiné de façon très précipitée la
loi sur le droit d’auteur et, en fait, on nous dit que notre système d’inscription est très faible. Il n’y a pas de participation obligatoire à ce système. Pourtant, vous l’utilisez comme l’un des moyens de protection et l’un des facteurs de décision pour déterminer ce qui constitue un contenu canadien ou un contenu qui sera mis en valeur par le CRTC. The Chair: Thirty seconds for the response, please. Le président : Vous avez trente secondes pour votre réponse. Mr. Ripley: Thank you, chair. M. Ripley : Merci, monsieur le président.
What constitutes “Canadian program” doesn’t rely on the copyright registration system. Those two things are distinct. Ce qui constitue une « émission canadienne » ne dépend pas du système d’enregistrement du droit d’auteur. Ce sont deux choses distinctes. Senator Wallin: I understand, but you were talking about that being one of the protections. If somebody tries to upload a Weeknd song, then you will rely on copyright, which is very weak. La sénatrice Wallin : Je comprends, mais vous disiez que cela était l’une des protections.
Si quelqu’un essaie de télécharger une chanson de The Weeknd, vous vous rabattrez sur le droit d’auteur, qui est passablement faible. Mr. Ripley: I was referring to YouTube’s content ID system, as it’s called. The way that works, it’s a large database. If you’re a record label and you own the copyright, you can say to YouTube that you own the copyright in The Weeknd’s recording, and you upload a recording of it. Then, when anybody tries to upload that, it matches it in their database. M. Ripley : Je faisais référence au système d’identification du contenu de YouTube, comme on l’appelle.
Cela fonctionne comme une grande base de données. Si vous êtes une maison de disques et que vous possédez les droits d’auteur, vous pouvez dire à YouTube que vous possédez les droits d’auteur pour l’enregistrement de The Weeknd et téléverser un enregistrement de ce dernier. Ensuite, quand quelqu’un essaie de téléverser cela, YouTube établit une correspondance dans sa base de données. Senator Klyne: Welcome Mr. Ripley. I think that most people would agree that the promotion and support of Canadian content is a laudable goal.
It seems, however, that this bill may not achieve that aim, and I need you to pour some milk on my ulcer in that regard. Please explain to this committee how this bill would make sure that programs are showcased to Canadians in other markets, including the U.S., and more specifically, how will CanCon be made more discoverable than it is already? Le sénateur Klyne : Monsieur Ripley, soyez le bienvenu. Je pense que la plupart des gens sont d’accord pour dire que la promotion et le soutien du contenu canadien sont des objectifs louables.
Il semble toutefois que ce projet de loi n’atteigne pas cet objectif, et j’ai besoin que vous m’aidiez à calmer mes préoccupations à ce sujet. Veuillez expliquer à ce comité comment ce projet de loi fera en sorte que les programmes seront présentés aux Canadiens sur d’autres marchés, y compris aux États-Unis, et plus précisément, comment le contenu canadien sera plus facile à découvrir qu’il ne l’est déjà. 13:12 Transport and Communications 22-6-2022
Mr. Ripley: Thank you for the question, senator. That’s a new expression for me, I confess. M. Ripley : Merci de la question, sénateur. There are a lot of assumptions that are being made or there is a lot of focus on the question of search results and algorithmic recommendations. When it comes to discoverability, I always remind folks that there is a variety of different tools that the CRTC can bring to bear on that question. We have all had the experience of logging into Netflix, for example, and Netflix surfacing Canadian films.
There are things that — On formule beaucoup d’hypothèses ou on se concentre beaucoup sur la question des résultats de recherche et des recommandations algorithmiques. Lorsqu’il s’agit de la découvrabilité, je rappelle toujours aux gens qu’il existe une variété d’outils différents que le CRTC peut utiliser à cet égard. Nous avons tous fait l’expérience de nous brancher à Netflix, par exemple, et d’y voir afficher des films canadiens. Il y a des choses qui... Senator Klyne: Can you explain to the committee how this bill will make CanCon more discoverable than it is today?
Le sénateur Klyne : Pouvez-vous expliquer au comité comment ce projet de loi rendra le contenu canadien plus facile à découvrir qu’il ne l’est aujourd’hui? Mr. Ripley: In short, what we expect is the CRTC, through dialogue with those big services, will put that challenge to them. The expectation is that French-language music from Quebec or official language minority communities be able to be found on a service like Spotify or Apple Music or YouTube. M. Ripley : En bref, nous nous attendons à ce que le CRTC, en dialoguant avec ces grands services, leur lance ce défi.
Nous nous attendons à ce que les chansons de langue française du Québec ou des communautés de langue officielle en situation minoritaire puissent être trouvées sur des services comme Spotify, Apple Music ou YouTube. Senator Klyne: Your ministry reports that you’re updating our laws so online streamers have to contribute in a similar way and an equitable way, so that’s kind of like it’s all about the money question that I’m going to ask. What are you doing with this bill that’s updating laws on online streaming so that they have to contribute in a similar and equitable way?
What does that mean, and how will they — it’s not going to come through penalties, but there will be some type of
schedule of how they pay monies into this? Le sénateur Klyne : Votre ministère rapporte que vous mettez nos lois à jour afin que les webdiffuseurs soient tenus de payer leur juste part en matière de contenu. La question que je vais poser porte donc en quelque sorte sur cette question d’argent. Que faites-vous avec ce projet de loi qui met à jour les lois sur la diffusion continue en ligne afin que les webdiffuseurs soient tenus de contribuer d’une manière similaire et équitable? Qu’est-ce que cela signifie? Comment vont-ils faire cela?
Ce ne sera pas par le truchement de sanctions, mais y aura-t-il une certaine forme de tableau leur indiquant comment ils doivent s’acquitter de leur dû à cet égard? Mr. Ripley: The way it would work in practice is that the equitable part would look at, okay, if you’re a Canadian broadcaster who is in the business of commissioning content, and if you’re an online streamer in the business of commissioning content, then those two services should be subject to the same kind of contribution to the system if they have similar business models.
That’s what we’re driving at so that Canadian broadcasters no longer face the competitive disadvantage that they currently do. M. Ripley : La façon dont cela fonctionnera, c’est que l’établissement de ce qui est équitable partira du principe qu’un diffuseur canadien qui est dans l’activité de commander du contenu et un webdiffuseur qui est dans l’activité de commander du contenu devraient être tenus de faire des contributions semblables au système s’ils ont des modèles d’affaires similaires.
Autrement dit, nous cherchons à faire en sorte que les diffuseurs canadiens n’aient plus à faire face au désavantage concurrentiel qu’ils subissent actuellement. In the case of businesses that generally commission content, their contribution right now in the system takes the form of what is called an “expenditure requirement,” which means they have to spend a certain percentage of their revenues every year on Canadian programs.
Dans le cas des entreprises qui, de façon générale, commandent du contenu, leur contribution au système prend actuellement la forme de ce que l’on appelle une « exigence en matière de dépenses », ce qui signifie qu’elles doivent consacrer chaque année un certain pourcentage de leurs recettes à des émissions canadiennes. Senator Klyne: I’ll accept that. And where are those monies going to go? Le sénateur Klyne : J’en conviens, et où ces fonds vont-ils aller? 22-6-2022 Transports et communications 13:13
Mr. Ripley: If it’s an expenditure requirement, those monies remain under the control of the business. They get to decide the kind of content they invest in, as long as it meets the regulatory requirements. So the CRTC — M. Ripley : S’il s’agit d’une exigence en matière de dépenses, ces fonds restent sous le contrôle de l’entreprise. C’est elle qui décide du type de contenu dans lequel elle investit, tant que ledit contenu répond aux exigences réglementaires. Donc, le CRTC... Senator Klyne: The revenues that you will be collecting, where is that going?
Is it going back to creative services for production of more content? Le sénateur Klyne : Où vont les revenus que vous collectez? Retournent-ils aux services créatifs pour la production d’autre contenu? Mr. Ripley: A second form of contribution that is different than an expenditure requirement could be a contribution to a production fund, and right now those are the kinds of contributions that cable and satellite companies make in Canada, and those monies go to funds like the Canada Media Fund or certified independent production funds that then reinvest those in Canadian stories. M.
Ripley : Une deuxième forme de contribution, différente de l’exigence en matière de dépenses, pourrait être une contribution à un fonds de production, et à l’heure actuelle, c’est ce type de contribution que les câblodistributeurs et les entreprises de distribution par satellite font au Canada. Ces sommes vont à des fonds comme le Fonds des médias du Canada ou à des fonds de production indépendants certifiés qui les réinvestissent ensuite dans du contenu canadien. Senator Klyne: Thank you. Le sénateur Klyne : Je vous remercie. Senator Dasko: Thank you, Mr. Ripley. La sénatrice Dasko : Merci, monsieur Ripley.
My question is about the diversity mentions or requirements, statements, goals, et cetera. I’m glad you mentioned the diversity amendments coming out of the other place, and I’ll get to that in a minute. Ma question porte sur les mentions de la diversité ou les exigences, les déclarations, les objectifs, etc. Je suis heureuse que vous ayez mentionné les amendements relatifs à la diversité provenant de l’autre endroit, et j’y reviendrai dans une minute.
We have strong statements about serving the needs and interests of all Canadians, including those from racialized communities, as well as Canadians of diverse ethnocultural backgrounds, socio-economic statuses, abilities, disabilities and sexual orientations, among others. How will that actually get implemented? What form does that take? I also noticed that it was an important part of your messaging when you made your statement at the beginning. You mentioned diversity quite a bit.
I understand this is an important message that the government of Canada is trying to tell Canadians and that this is an important part of what you’re doing here. How will these be actually implemented on the ground? What kind of requirements will there be with respect to diversity issues?
Certains se sont prononcés avec véhémence sur la nécessité de répondre aux besoins et aux intérêts de tous les Canadiens, y compris ceux des communautés racisées et des Canadiens d’origines, de conditions, d’états et d’orientations divers — on pense entre autres aux origines ethnoculturelles, aux statuts socio-économiques, aux capacités, aux handicaps et aux orientations sexuelles. Comment cela sera-t-il mis en œuvre? Quelle forme cela prend-il? J’ai également remarqué que cet enjeu occupait une place importante dans votre déclaration liminaire. Vous avez parlé de diversité à plusieurs reprises.
Je comprends que c’est un message important que le gouvernement du Canada essaie de transmettre aux Canadiens et que c’est une
partie importante de ce que vous faites ici. Comment cela sera-t- il mis en œuvre sur le terrain? Quel genre d’exigences y aura-t-il à l’égard des enjeux de diversité? I’m glad you raised the topic of the amendments that were coming out of the other place, which, of course, we don’t have, because unfortunately, we’re dealing with the pre-study in this committee. I know a number of them are on the topic of diversity, so could you tell us what changes they will make to the bill and that we don’t have before us? What will they do?
You said the changes are going to strengthen diversity, so could you give us a sense of what that is? I would really appreciate that. Thank you. Je suis heureux que vous ayez soulevé le sujet des amendements qui ont été déposés à l’autre endroit, mais que nous n’avons pas, bien sûr, puisque, malheureusement, ce comité s’occupe de l’étude préalable. Je sais qu’un certain nombre d’entre eux portent sur la diversité, alors pouvez-vous nous dire quels changements la Chambre compte apporter au projet de loi, changements que nous n’avons pas devant nous? Que va-t-elle faire?
Vous avez dit que les changements vont renforcer la diversité, alors pourriez-vous nous donner une idée de ce que ce sera? Je vous en serais très reconnaissante. Merci. Mr. Ripley: Thank you for the question, senator. M. Ripley : Merci de la question, sénatrice. 13:14 Transport and Communications 22-6-2022
On your first question, practically speaking, there are a couple of ways this plays out. I was describing the difference between an expenditure requirement versus a contribution to a production fund. En ce qui concerne votre première question, d’un point de vue pratique, il y a plusieurs façons de procéder. Tantôt, j’ai décrit la différence entre une exigence en matière de dépenses et une contribution à un fonds de production. On the expenditure side, for example, there could be services that step up to the plate or services that the CRTC thinks are well suited to work with certain kinds of communities.
There may be services that say, “Actually, we have a strong interest in working with Indigenous communities and helping them tell their stories,” for example. That’s one way it could play out, and that could be part of that service’s expenditure requirement. Du côté des dépenses, par exemple, il pourrait y avoir des services qui se mobilisent d’emblée en faveur de tel ou tel aspect de la diversité ou des services qui, selon le CRTC, sont bien adaptés pour travailler avec certains types de communautés.
Il pourrait par exemple y avoir des services qui disent : « En fait, nous souhaitons ardemment travailler avec les communautés autochtones afin de les aider à raconter leurs histoires ». Ce serait une façon de procéder, et cela pourrait faire
partie des exigences en matière de dépenses de ce service. The other way it could play out is on this contribution side, where some of those monies that could be directed toward production funds could go toward, for example, an organization called the Indigenous Screen Office. That organization, if it were to become certified, could be the recipient of some of those contributions, and then they invest in and work closely with their constituent Indigenous communities to tell Indigenous stories. So there are a couple of ways the diversity requirement plays out in practice. Quant aux contributions, une
partie de l’argent destiné aux fonds de production pourrait aller, par exemple, à un organisme appelé Indigenous Screen Office. Ce dernier — pour peu qu’il soit certifié — pourrait recevoir une
partie de ces contributions, puis investir dans les communautés autochtones qui en font
partie et travailler en étroite collaboration avec elles pour raconter des histoires autochtones. L’exigence de diversité pourrait donc se traduire de diverses façons dans la pratique. On your second question — again, I’m mindful of time, chair — the big change on the racialized and ethnocultural front made in the House of Commons was a change to the policy objectives that require support for broadcasting services that are controlled by those communities.
In the previous version of the bill, it only spoke primarily to programming, and the government and parliamentarians heard clearly from those communities that it’s not just about programming. It’s actually about having services, whether they are third language services or services that specialize in ethnocultural content, that are supported by the broadcasting system. That was the big change that I would highlight for you.
Pour ce qui est de votre deuxième question — encore une fois, je suis conscient du temps qui m’est imparti, monsieur le président —, le grand changement apporté à la Chambre des communes quant à la question de la race et de l’appartenance ethnoculturelle a été de modifier les objectifs de la politique qui exigent un soutien aux services de radiodiffusion contrôlés par ces communautés. Dans la version précédente du projet de loi, il n’était question que de programmation, et le gouvernement et les parlementaires ont bien compris de la part de ces communautés qu’il ne s’agit pas seulement de cela.
Il s’agit en fait d’avoir des services qui sont soutenus par le système de radiodiffusion, qu’il s’agisse de services en langues tierces ou de services spécialisés dans le contenu ethnoculturel. C’est le grand changement que je tiens à vous signaler. Senator Dasko: It just takes this to another level. La sénatrice Dasko : Cela permet de passer à un autre niveau. Senator Quinn: Thank you, witnesses, for appearing this evening and participating in the pre-study. It’s great to have you folks here. Le sénateur Quinn : Merci aux témoins d’être venus ce soir et de prendre part à cette étude préalable.
C’est formidable de vous avoir ici. I’m sure the department and the minister are receiving as many letters as we are in the Senate. To say we’re inundated would be understating the number of letters that have come in. The majority, of course, are expressing concern with respect to this bill infringing on their right to freedom of speech or freedom of selection, things of that nature. We also heard from others that there’s concern about the CRTC having too many powers, potentially, and that freedom of speech is being impeded and so on and so forth.
Je suis certain que le ministère et le ministre reçoivent autant de lettres que nous au Sénat. De dire que nous sommes submergés serait sous-estimer le nombre de lettres que nous avons reçues. La majorité d’entre elles, bien sûr, expriment des réserves quant au fait que ce projet de loi porte atteinte à leur droit à la liberté d’expression ou à la liberté de choix, des choses de cette nature.
D’autres personnes nous ont également fait part de leurs préoccupations quant au fait que le CRTC dispose peut‑être d’un trop grand pouvoir et que la liberté d’expression est entravée, etc. 22-6-2022 Transports et communications 13:15
My question is, other than the commentary you made on the Canada Gazette
Part II — which I think one of my colleagues referred to it as a “perhaps the horse is already out of the barn” type thing, and we know it’s more difficult to participate and to cause change — how do you suggest we as parliamentarians respond to folks who have expressed concerns about their rights being infringed upon? I’m curious how you would respond to that. Ma question est la suivante : à
part ce que vous avez dit en ce qui a trait à la
Partie II de la Gazette du Canada — au sujet de quoi l’un de mes collègues a, je crois, dit quelque chose comme « le cheval est déjà sorti de l’écurie », et nous savons qu’il est plus difficile de participer et de provoquer des changements —, comment suggérez-vous que nous, parlementaires, répondions aux personnes qui ont exprimé des inquiétudes quant à la violation de leurs droits? Je suis curieux de savoir comment vous répondriez à cela. Mr. Ripley: Thank you, senator. M. Ripley : Merci, sénateur. The Broadcasting Act is fundamentally about promoting cultural expression.
It’s about promoting Canadian cultural expression. You have all those policy objectives that sit at the front end of the act that are being updated to reflect modern-day Canadian society and values. The Broadcasting Act is fundamentally about promoting those voices and making sure they’re part of the system. This isn’t about limiting speech. That would be my answer to your question. There’s a long-standing provision in the existing act that talks about how the act has to be applied in a way that respects creative and journalistic independence and freedom of speech. La
Loi sur la radiodiffusion vise fondamentalement à promouvoir l’expression culturelle. Il s’agit de promouvoir l’expression culturelle canadienne. Au début de la loi, il y a tous ces objectifs stratégiques que l’on met à jour afin de rendre compte de la société et des valeurs canadiennes d’aujourd’hui. La
Loi sur la radiodiffusion vise fondamentalement à promouvoir ces voix et à s’assurer qu’elles font
partie du système. Il ne s’agit pas de limiter la parole. Ce serait ma réponse à votre question. Il existe dans la loi actuelle une disposition de longue date qui explique comment la loi doit être appliquée de manière à respecter l’indépendance créative et journalistique ainsi que la liberté d’expression. The House of Commons did actually add a change to proposed
section 4, and I appreciate that this is a pre-study and not the actual study yet, but they did make a change to 4.2 to be absolutely explicit that the regulations at 4.2 must be done in a manner consistent with freedom of expression. The CRTC is bound by the Charter. Freedom of expression is something that is guaranteed by the Charter, and there have been a lot of markers put down in the bill to make sure it’s applied in a consistent way.
La Chambre des communes a en fait apporté un changement à l’article 4 proposé, et je comprends qu’il s’agit d’une étude préalable et pas encore de l’étude réelle, mais elle a apporté un changement à l’article 4.2 afin qu’il soit tout à fait clair que les règlements évoqués par cet
article soient faits d’une manière qui respecte la liberté d’expression. Le CRTC est lié par la Charte. La liberté d’expression est une chose qui est garantie par la Charte, et il y a eu beaucoup de balises dans le projet de loi pour veiller à ce que cette dernière soit appliquée de façon cohérente. Senator Quinn: Thank you. Le sénateur Quinn : Merci. Your earlier commentary included something along the lines of this being all about having the kind of content that the government feels should be there. When I heard that, I thought, “Wow. Where is that going?
It sounds almost like the beginning of a censorship role by the federal government and, subsequently, by the CRTC.” Again, I’m going to come back to say that considering your answer, I don’t doubt that it’s about promoting Canadian content, but it is making it more difficult for people to choose, and that could be construed as an infringement on people’s rights. Lors de votre intervention précédente, vous avez dit qu’il s’agissait d’avoir le type de contenu que le gouvernement jugeait nécessaire. Quand j’ai entendu cela, j’ai pensé : « Mais voyons, où cela s’en va-t-il?
Cela ressemble presque à l’émergence d’un rôle de censure par le gouvernement fédéral et, par la suite, par le CRTC. » Encore une fois, je vais revenir pour dire qu’en considérant votre réponse, je ne doute pas qu’il s’agisse de promouvoir le contenu canadien, mais cela rend le choix plus difficile pour les gens. Cela pourrait être interprété comme une atteinte à leurs droits. Mr. Ripley: Thank you, senator. M. Ripley : Merci, sénateur. What I was trying to communicate is that when it comes to YouTube, we need to recognize there are many different kinds of content on the platform.
The debate has been about where that line is on a service like YouTube, so what I was expressing is that the government is not interested in that full corpus of content with respect to YouTube in terms of it being considered commercial content for the purposes of the Broadcasting Ce que j’essayais de communiquer, c’est qu’en ce qui concerne YouTube, nous devons reconnaître qu’il y a de nombreux types de contenus différents sur la plateforme. Le débat a porté sur la question de savoir où se situe la limite en ce qui concerne un service comme YouTube.
Donc, ce que je voulais dire, c’est que le gouvernement ne s’intéresse pas à l’ensemble du contenu de YouTube pour ce qui est de le 13:16 Transport and Communications 22-6-2022
Act. However, at the same time, the government recognizes that YouTube is a streaming service that, based on some reports, over two thirds of Canadians use to stream music, just as they would use Spotify or Apple Music. Therefore, there’s a fundamental fairness issue about why YouTube, for example, should get a pass when it’s being used in the same way that a service like Apple Music, Spotify or QUB musique out of Quebec is being used. considérer comme un contenu commercial aux fins de la
Loi sur la radiodiffusion. Cependant, le gouvernement reconnaît en même temps que YouTube est un service de diffusion en continu que, selon certains rapports, plus des deux tiers des Canadiens utilisent pour écouter de la musique en continu, tout comme ils utiliseraient Spotify ou Apple Music. Par conséquent, il y a une question d’équité fondamentale quant à savoir pourquoi YouTube, par exemple, devrait obtenir un passe-droit lorsqu’il est utilisé de la même façon qu’un service comme Apple Music, Spotify ou QUB musique à l’extérieur du Québec. Senator Quinn: Thank you.
Le sénateur Quinn : Merci. [Translation] [Français] Senator Miville-Dechêne: For my part, I would like to hear you respond to the criticisms of former CRTC Chairman Konrad von Finckenstein. Among the recommendations he made, he mentioned that the government is taking on too much. The CRTC will not be able to do everything at once, and he recommended that online broadcasters and content producers with revenues of less than $100 million be excluded. Why not start with the biggest players rather than trying to regulate them all and not getting there, because it will be a huge challenge?
La sénatrice Miville-Dechêne : De mon côté, j’aimerais vous entendre répondre aux critiques de l’ancien président du CRTC, Konrad von Finckenstein. Parmi les recommandations qu’il a faites, il a mentionné notamment que le gouvernement embrasse trop large. Le CRTC ne pourra pas tout faire en même temps, et il a recommandé qu’on exclue les radiodiffuseurs en ligne et les producteurs de contenu qui ont des revenus de moins de 100 millions de dollars. Pourquoi ne pas commencer par les plus gros joueurs plutôt que d’essayer de tous les réglementer et de ne pas y arriver, parce que ce sera un défi énorme? Mr.
Ripley: Thanks for the question, senator. Indeed, it is a question that was put to me in the House of Commons. A threshold will need to be established to determine which large platforms are subject to the law. M. Ripley : Merci de la question, sénatrice. En effet, c’est une question qui m’a été posée à la Chambre des communes. Il est attendu qu’il faudra établir un seuil pour déterminer quelles sont les grandes plateformes qui sont assujetties à la loi. My response to members of Parliament was that it is possible for smaller services to be able to make a very significant contribution to the system.
I think of public broadcasters like GEM and ICI.TOU.TV, which make $100 million a year, but CBC/Radio-Canada is well positioned to contribute to the system. GEM and ICI.TOU.TV are online companies like Disney+ or Netflix. Ma réponse aux députés a été qu’il est possible d’avoir aussi des services moins importants qui sont en mesure de faire une contribution très importante au système. Je pense aux radiodiffuseurs publics comme GEM et ICI.TOU.TV, qui gagnent 100 millions de dollars par année, mais CBC/Radio- Canada est bien placée pour contribuer au système.
GEM et ICI.TOU.TV sont des entreprises en ligne comme Disney+ ou Netflix. There needs to be some leeway for the CRTC to determine which services are well positioned to contribute. Il faut garder une certaine marge de manœuvre pour que le CRTC puisse déterminer quels sont les services qui sont bien placés pour contribuer. Senator Miville-Dechêne: The current chair of the CRTC is complaining because he’s asking how we can regulate if we don’t have the right to set terms and conditions, as we have the right to do now for broadcasters. You expect there to be promotion of Canadian content.
We know that you don’t want algorithms to be used, but the CRTC doesn’t have the right to set terms and conditions. La sénatrice Miville-Dechêne : Le président actuel du CRTC se plaint, parce qu’il demande comment on peut réglementer si on n’a pas le droit de fixer les modalités, comme on a le droit de le faire en ce moment pour les radiodiffuseurs. Vous vous attendez à ce qu’il y ait de la promotion de contenu canadien. On sait que vous ne voulez pas que l’on se serve d’algorithmes, mais le CRTC n’a pas le droit d’établir des modalités. I would like to echo the criticisms of my colleagues.
Aren’t we completely in the dark about how all this will be done, if we have no idea what the possible terms and conditions are and if the CRTC doesn’t have the right to set them? Je reprends un peu les critiques de mes collègues. Ne sommes‑nous pas complètement dans le noir sur la façon dont tout cela va se faire, si on n’a aucune idée des modalités possibles et si le CRTC n’a pas le droit d’en établir? 22-6-2022 Transports et communications 13:17
Mr. Ripley: Certainly, the government has made some decisions about what economic powers the CRTC should have in this new digital world. Certain powers are granted, such as the power to have a financial contribution; there are discoverability powers, which we just discussed; powers are granted to force certain online services to distribute Canadian channels, such as Amazon Channels. M. Ripley : Il est certain que le gouvernement a pris certaines décisions sur les pouvoirs économiques que le CRTC devrait avoir dans ce nouveau monde numérique.
On accorde certains pouvoirs, comme le pouvoir d’avoir une contribution financière; il y a des pouvoirs de découvrabilité, dont on vient de discuter; on accorde des pouvoirs pour obliger certains services en ligne à distribuer des chaînes canadiennes, comme Amazon Channels. As you pointed out, the CRTC is not given the power to regulate the economic relationship between certain online broadcasters and other broadcasters, and that’s because it’s not the same market we currently have in Canada with the companies, which we refer to as vertically integrated.
So because there are so many more companies that will participate in the Canadian broadcasting system, you are right to say that these same powers haven’t been given to all in the CRTC. Comme vous l’avez souligné, on n’accorde pas au CRTC le pouvoir de réglementer la relation économique entre certains radiodiffuseurs en ligne et d’autres radiodiffuseurs, et ce, parce qu’il ne s’agit pas du même marché qu’on a au Canada présentement avec les entreprises — je ne connais pas le terme en français, mais on parle en anglais de vertically integrated , des entreprises à intégration verticale.
Donc, en raison du fait qu’on a beaucoup plus d’entreprises qui vont participer au système de radiodiffusion canadien, vous avez raison de dire qu’on n’a pas donné ces mêmes pouvoirs à tous au CRTC. Senator Miville-Dechêne: Thank you. La sénatrice Miville-Dechêne : Merci. [English] [Traduction] The Chair: I will lead off the second round with a very brief question. Le président : Je vais amorcer la deuxième série de questions en posant une question très brève.
A number of stakeholders have questioned the veracity of the figure $900 million that will be added into the marketplace because of this legislation; a number of individuals, including the former chair of the CRTC and others, have questioned the math on that. It seems that, in the House, there hasn’t been a clear explanation of how that has been calculated.
Un certain nombre d’intervenants ont mis en doute la véracité des 900 millions de dollars de revenus qui seront ajoutés sur le marché grâce à cette mesure législative; un certain nombre de personnes, y compris l’ancien président du CRTC et d’autres intervenants, ont remis en question les calculs qui ont été effectués. Il semble qu’à la Chambre, personne n’ait expliqué clairement la façon dont ce chiffre a été calculé. Mr. Ripley: Thank you, senator. M. Ripley : Merci, sénateur. That figure is intended to be illustrative of the potential impact of the bill on the system.
The way that we did that methodology was using the current system as a point of reference. We looked at the revenues of online streaming services operating in the Canadian market and their expected growth over the coming years, and we identified whether they were closer to what we would consider a broadcaster right now, where they’re subject to an expenditure requirement, or if they closer to a distributor, where they would be subject to a contribution to the production fund, for example.
That methodology, in the case of the broadcasters, assumed a 30% expenditure requirement, which is what our big ownership groups, like Bell, Rogers or Quebecor, are subject to, in some instances, and it’s an assumed 5% contribution in the other instances. That’s how we get to that figure. The figure is not written in stone because it uses the current model as a starting point. Ce chiffre est censé illustrer l’incidence potentielle du projet de
loi sur le système. Pour établir cette méthodologie, nous avons utilisé le système actuel comme point de référence. Nous avons examiné les revenus des services de diffusion en continu en ligne qui sont offerts sur le marché canadien et leur croissance prévue au cours des prochaines années, et nous avons déterminé s’ils ressemblaient davantage à ce que nous considérons actuellement comme un radiodiffuseur qui est assujetti à une exigence de dépenses, ou s’ils ressemblaient davantage à un distributeur qui est assujetti à une contribution au fonds de production, par exemple.
Cette méthodologie, dans le cas des radiodiffuseurs, suppose une exigence de dépenses de 30 %, ce qui correspond à ce à quoi nos groupes de grands propriétaires, comme Bell, Rogers ou Quebecor, sont assujettis dans certains cas, et une contribution de 5 % dans les autres cas. C’est ainsi que nous arrivons à ce chiffre. Le chiffre n’est pas gravé dans la pierre parce qu’il utilise le modèle actuel comme point de départ.
We recognize that even the big streaming services are not the same as your traditional broadcasters that do news, sports and things like that, so the job of the CRTC will be, in the case of Nous reconnaissons que même les grands services de diffusion en continu diffèrent des radiodiffuseurs traditionnels qui diffusent des nouvelles, des sports et d’autres choses de ce 13:18 Transport and Communications 22-6-2022
Netflix, say, to figure out what makes sense for Netflix in terms of whether it’s an expenditure requirement or contribution to the system. genre. Le travail du CRTC consistera donc, dans le cas de Netflix, à déterminer ce qui est logique pour Netflix, à savoir s’il doit être soumis à une exigence de dépenses ou à une contribution au système. [Translation] [Français] Senator Cormier: I would like to come back to the issue of discoverability, which is the subject of much criticism. My question is quite simple. Why hasn’t this been defined in the legislation?
If your argument is that this concept will be defined in regulations, why not have established certain parameters in the act, as Parliament did for Canadian programs? That would clarify the issue. Le sénateur Cormier : J’aimerais revenir sur la question de la découvrabilité, qui fait l’objet de nombreuses critiques. En fait, ma question est assez simple. Pourquoi cela n’a-t-il pas été défini dans la loi? Si votre argument est que ce concept sera défini dans un règlement, pourquoi ne pas avoir établi certains paramètres dans la loi, comme le législateur l’a fait pour les émissions canadiennes?
Cela permettrait de clarifier cette question. Mr. Ripley: Thank you for the question. M. Ripley : Je vous remercie de la question. It’s because discoverability is expected to continue to evolve over time. There may be things that we don’t expect will be possible in the future. C’est parce que l’on s’attend à ce que la découvrabilité continue d’évoluer au fil des ans. Il est possible qu’il y ait des choses auxquelles nous ne nous attendons pas qui seront possibles à l’avenir. As I mentioned earlier, the contributions that services can make to discoverability may not necessarily be the same thing.
Comme je l’ai déjà mentionné, il est possible que les contributions que les services peuvent faire en matière de découvrabilité ne soient pas nécessairement la même chose. It’s possible, for example, that you have one service that is really well positioned to make investments in promotion and marketing. You may have another department that is in a better position to advertise on their service, because they are also running an advertising company. It’s also possible to have some changes to services on the user interface to promote certain Canadian titles. We’ve already seen this with Canadian films, for example.
The idea was to keep all of this on the table to give the CRTC a chance to have this dialogue with the services and stakeholders about how best to promote Canadian stories and music on these services. Il est possible, par exemple, que vous ayez un service vraiment bien placé pour faire des investissements dans la promotion et le marketing. Il est possible que vous ayez un autre service qui soit mieux placé pour avoir des publicités sur leur service, parce qu’ils sont aussi en train de gérer une entreprise de publicité.
Il est aussi possible d’avoir certains changements aux services sur l’interface avec l’usager pour promouvoir certains titres canadiens. On l’a déjà vu avec les films canadiens, par exemple. L’idée était de garder tout cela sur la table pour donner la chance au CRTC de tenir ce dialogue avec les services et les intervenants sur la meilleure façon de promouvoir les histoires et la musique canadiennes sur ces services. Senator Cormier: Thank you. Le sénateur Cormier : Merci. [English] [Traduction] Senator Simons: I don’t wish to belabour the point, Mr. Ripley, but I want to come back to 4.2(2).
I think everybody understands that if you are a large commercial record label or a movie that is being streamed on YouTube, then they would be scoped in. What I want to know is what happens to the larger digital creators. How do you separate the sheep from the goats? What is scoped in and what is not? La sénatrice Simons : Je ne veux pas insister sur ce point, monsieur Ripley, mais je tiens à revenir sur le paragraphe 4.2(2). Je crois que tout le monde comprend que s’il s’agit d’une grande maison de disques commerciale ou d’un film diffusé en continu sur YouTube, ils seront inclus dans la portée du projet de loi.
Ce que je veux savoir, c’est ce qui advient des grands créateurs numériques. Comment pouvez-vous séparer les moutons des chèvres? Qu’est-ce qui est inclus dans la portée du projet de loi, et qu’est-ce qui ne l’est pas? Mr. Ripley: The three factors are designed to be — M. Ripley : Les trois facteurs sont conçus pour être... 22-6-2022 Transports et communications 13:19
Senator Simons: I understand the three factors, but there is no threshold. It just says “revenues.” Does the government have a direction in mind for the CRTC that there’s a certain revenue threshold? I think this is what is engendering so much of the misunderstanding and the apprehension about this bill. Despite all the places where it says that user-generated content is not included, this appears to be the back door to scoping in people who are very worried about what that will mean for their production model. La sénatrice Simons : Je comprends les trois facteurs, mais il n’y a pas de seuil.
Il est simplement question de « revenus ». Le gouvernement a-t-il des directives en tête qu’il songe à communiquer au CRTC afin qu’il y ait un certain seuil de revenus? Je pense que c’est ce qui engendre une grande
partie des malentendus et de l’appréhension à l’égard de ce projet de loi.
Malgré tous les endroits dans le libellé où il est indiqué que le contenu généré par les utilisateurs n’est pas inclus, cette question des revenus semble être une manière détournée d’inclure des gens qui sont très inquiets de ce que cela signifiera en ce qui concerne leur modèle de production. Mr. Ripley: The question is whether the content is being monetized. We saw those three factors such that it’s not a question of applying one factor and excluding the other two.
From our perspective, those were three factors that were designed to point to the indicators of that corpus that I mentioned to you in my earlier answer. M. Ripley : La question est de savoir si le contenu est monétisé. Nous avons passé en revue ces trois facteurs. Il ne s’agit donc pas d’appliquer un facteur et d’exclure les deux autres. Selon notre point de vue, ce sont trois facteurs qui ont été conçus pour pointer vers les indicateurs de cet ensemble de contenu dont je vous ai parlé dans ma réponse précédente.
The question of content being monetized is one indication that it’s commercial content, but then you’ve also have to look at whether it is a sound recording with an internationally recognized sound recording code associated with it. Also, is it a substitute? In other words, is that a sound recording or a piece of content that you will find on another service? The three factors were intended to be clear to the CRTC about getting to that concept of commercial content.
La question de la monétisation du contenu est l’un des éléments qui indiquent qu’il s’agit d’un contenu commercial, mais il faut aussi déterminer s’il s’agit d’un enregistrement sonore auquel est associé un code des enregistrements sonores reconnu à l’échelle internationale. En outre, s’agit-il d’un substitut? En d’autres termes, s’agit-il d’un enregistrement sonore ou d’un élément de contenu que vous trouverez sur un autre service? Ces trois facteurs avaient pour but de permettre au CRTC d’établir clairement le concept de contenu commercial.
I’ll ask if my colleague Amy wants to add anything on this, as she’s the expert. Je vais demander à ma collègue, Mme Awad, si elle veut ajouter quelque chose à ce sujet, car c’est elle l’experte en la matière.
Amy Awad, Senior Director, Broadcasting, Copyright and Creative Marketplace Branch, Cultural Affairs, Canadian Heritage: I would say the same thing but would add that the fact that it generates revenue may be a way for the CRTC to incorporate in its regulations ways of excluding smaller broadcasters — smaller, traditional broadcasters — with content that essentially is not generating a lot of income but might meet the other criteria. You have to look at them all three together and realize that the CRTC will take these and put them into regulations. That is what I was going to say.
You cannot ignore that second criteria; it is really important. Amy Awad, directrice principale, Direction générale de la radiodiffusion, du droit d’auteur et du marché créatif, Affaires culturelles, Patrimoine canadien : Je dirais la même chose, mais j’ajouterais que le fait que le contenu rapporte des revenus peut être un moyen pour le CRTC d’intégrer dans sa réglementation des façons d’exclure les petits radiodiffuseurs — les petits radiodiffuseurs traditionnels — dont le contenu ne rapporte essentiellement pas beaucoup de revenus, même s’il est possible qu’il remplisse les autres critères.
Il faut examiner ces trois facteurs ensemble et se rendre compte que le CRTC va les intégrer dans la réglementation. Voilà ce que j’allais dire. Vous ne pouvez pas ignorer ce deuxième critère; il est vraiment important. Senator Simons: I feel that there is so much anxiety about this bill. As Senator Quinn expressed, our inboxes are filled with thousands and thousands of emails from people who honestly believe that this is a form of censorship.
I do not believe it is, but the language in 4.2(2) is still not clear in a way that would set at ease Canadians who are concerned that smaller content producers who monetize, sometimes extremely successfully, their streaming content on YouTube will be captured. La sénatrice Simons : J’ai l’impression que ce projet de loi suscite beaucoup d’anxiété. Comme l’a indiqué le sénateur Quinn, nos boîtes de réception sont remplies de milliers et de milliers de courriels envoyés par des personnes qui croient honnêtement qu’il s’agit d’une forme de censure.
Je ne crois pas que ce soit le cas, mais le libellé du paragraphe 4.2(2) n’est toujours pas assez clair pour rassurer les Canadiens qui craignent que les petits producteurs de contenu qui le monétisent, parfois avec beaucoup de succès, sur YouTube soient assujettis à la loi. 13:20 Transport and Communications 22-6-2022
Mr. Ripley: Thank you, senator. M. Ripley : Merci, sénatrice. It was a challenge crafting that provision. I come back to the challenge I described at the beginning. With a service like YouTube, the problem we face is everything on YouTube is user uploaded except for what YouTube puts there itself. We certainly appreciate the Senate reflecting on this. How can you clearly articulate what the government says it’s interested in, which is the question of substitutability when YouTube is being used in a manner that is acting as a substitute for another commercial streaming service that will be subject to the act?
La rédaction de cette disposition a été un défi. Je reviens au défi que j’ai décrit au début. Avec un service comme YouTube, le problème auquel nous faisons face, c’est que tout ce qui se trouve sur YouTube est téléversé par des utilisateurs, à l’exception de ce que YouTube y met lui-même. Nous nous réjouissons certainement que le Sénat réfléchisse à cette question. Comment peut-on exprimer clairement ce qui intéresse le gouvernement, à savoir la question de la substituabilité lorsque YouTube est utilisé de manière à remplacer un autre service commercial de diffusion en continu qui sera assujetti à la loi?
Senator Wallin: Just to follow Senator Simons’s point here about the concern that people have, which you are not giving us much peace or comfort on here, what is the sum? You might do a podcast sponsored by your local church group versus a podcast that is being brought to you by Rogers or Telus. That is why we need the rules before we have the legislation. It is not just for the clarity of parliamentarians; it is for everybody who uses the internet, which encompasses pretty much all Canadians in one way or another. They need to know what is or is not about to happen to them.
Is there any way to get some clarification on these rules, instead of saying that the CRTC will hold some hearings, figure out some rules and then decide subjectively whether anyone in that category is encompassed, scoped in, roped in, whatever it may be? La sénatrice Wallin : Pour faire suite à l’argument que la sénatrice Simons a fait valoir à propos des préoccupations des gens, et au sujet desquelles vous ne nous rassurez pas beaucoup en ce moment, quel est le résultat?
Vous pourriez faire un balado parrainé par votre groupe confessionnel local, comparativement à un balado qui vous est offert par Rogers ou Telus. Voilà pourquoi nous avons besoin de connaître les règlements avant de statuer sur la mesure législative. Ce n’est pas seulement pour éclairer les parlementaires; c’est pour tous ceux qui utilisent Internet, ce qui englobe pratiquement tous les Canadiens d’une manière ou d’une autre. Ils ont besoin de savoir ce qui est ou n’est pas sur le point de leur arriver.
Existe-t-il un moyen d’obtenir une clarification de ces règlements, au lieu de se faire dire que le CRTC tiendra des audiences, établira des règlements et décidera ensuite de manière subjective si quelqu’un appartenant à cette catégorie est englobé, cerné, encerclé, entre autres choses, par la portée de la loi? Mr. Ripley: Thank you, senator. M. Ripley : Merci, sénatrice. This provision often gets talked about as if it will operate at an individual piece of content level. Someone creates a video that they put on YouTube, and the question is then whether that piece of content meets the regulations.
Until the CRTC does this, nothing on a service like YouTube is scoped in. Let’s be very clear that 4.2 only kicks in if the CRTC actually passes the regulation. Otherwise, all user-uploaded content is out. On parle souvent de cette disposition comme si elle régissait chaque contenu. Lorsque quelqu’un crée une vidéo et la téléverse sur YouTube, la question est alors de savoir si ce contenu est soumis à la réglementation. Jusqu’à ce que le CRTC crée cette réglementation, aucun contenu offert sur un service comme YouTube n’est inclus dans la portée de la loi.
Il faut bien comprendre que l’article 4.2 ne s’applique que si le CRTC adopte effectivement la réglementation. Sinon, tout le contenu téléversé par des utilisateurs est exclu. We’re asking the CRTC to do its job as an expert regulator and work with industry to actually articulate that in a meaningful way that makes sense for industry. It is in that regulation that you will see greater specificity, for example, that our expectation here is commercial sound recordings with these kinds of characteristics. Then it is over to a service like YouTube to actually apply that.
Nous demandons au CRTC de faire son travail d’expert en réglementation et de travailler avec l’industrie pour énoncer cela d’une manière constructive qui est sensée pour l’industrie. C’est dans cette réglementation que vous verrez une plus grande spécificité, que vous constaterez, par exemple, que nous visons ici des enregistrements sonores commerciaux ayant des caractéristiques de ce genre. Il appartiendra ensuite à un service comme YouTube d’appliquer la réglementation. The CRTC is not involved in assessing individual pieces of content. That is not what is happening here.
The CRTC’s job is to concretely tell services that operate a social media service what their obligations are, and then it is over to a service like YouTube to actually put that into practice and make that Le CRTC ne participe pas à l’évaluation de chaque contenu. Ce n’est pas ce qui se passe en ce moment. Le travail du CRTC consiste à dire concrètement aux services qui exploitent des médias sociaux quelles sont leurs obligations. Il incombe ensuite à un service comme YouTube de mettre cela en pratique et 22-6-2022 Transports et communications 13:21
evaluation of what commercial content on their service is subject to that regulation. d’évaluer le contenu commercial offert sur sa plateforme qui est soumis à cette réglementation. The Chair: There are three more senators left on the second round, and we are a little bit over our one hour timeline and have another important group of panellists lined up. Having said that, all of the questions have been very relevant. I will give a minute to Senator Klyne, Senator Quinn and Senator Dasko each to ask their questions; and maybe, Mr.
Ripley, you could take three or four minutes at the end to respond to each and every one of the remaining senators so we can get everyone in. Le président : Il y a encore trois sénateurs sur la liste des intervenants pour la deuxième série de questions, et nous avons légèrement dépassé notre période d’une heure. De plus, un autre groupe d’experts important attend de témoigner. Cela dit, toutes les questions ont été très pertinentes. Je vais accorder une minute à chacun des sénateurs Klyne, Quinn et Dasko pour qu’ils puissent poser leurs questions.
Monsieur Ripley, vous pourriez peut-être prendre trois ou quatre minutes à la fin de la période pour répondre aux questions de chacun des sénateurs qui restent, afin que nous puissions faire participer tout le monde. Senator Klyne: The ministry is preparing to update or modernize the act so online streamers have to contribute in a similar and equitable way as Canadian broadcasters, and focusing on this equitable piece, are or will online streamers be required to support Canadian culture at the same level as Canadian broadcasters, no more, no less?
Le sénateur Klyne : Le ministère se prépare à mettre la loi à jour ou à la moderniser pour que les diffuseurs en ligne contribuent de manière similaire et équitable par rapport aux radiodiffuseurs canadiens. À cet égard, les diffuseurs en ligne sont-ils ou seront-ils tenus de soutenir la culture canadienne dans la même mesure que les radiodiffuseurs canadiens, ni plus ni moins? Senator Quinn: We heard earlier that apparently no other country attempts to regulate content. Are we in fact trailblazing in that regard?
The second piece of that is that if we are trying to regulate content, how do we ensure that the content within Canada is balanced? I’m from the Maritimes. How I do ensure that regional content is protected as is content from the international scene? Le sénateur Quinn : On nous a dit plus tôt qu’apparemment, aucun autre pays ne tente de réglementer le contenu. Sommes‑nous en fait des pionniers à cet égard? Ensuite, si nous essayons de réglementer le contenu, comment pouvons-nous nous assurer qu’il y a un équilibre au Canada? Je suis originaire des Maritimes.
Comment puis-je m’assurer que le contenu régional est protégé tout comme le contenu de la scène internationale? Senator Dasko: You mentioned something about online safety at the very beginning. I just wanted clarification. Is there something in the bill that I missed that deals with online safety, or were you referring to government’s future plans in this area? Thank you. La sénatrice Dasko : Au tout début, vous avez mentionné quelque chose au sujet de la sécurité en ligne. Je voulais seulement obtenir une précision.
Y a-t-il quelque chose dans le projet de loi qui m’a échappé qui concerne la sécurité en ligne, ou parliez-vous des mesures qu’entend prendre le gouvernement dans ce dossier? Je vous remercie. Mr.
Ripley: With respect to Senator Klyne’s question about equitable, yes, that reference in (f.1) where we have the conversation about the different standards, maximum use versus the one that would apply to non-Canadian services, the equitable is precisely to the point that you raised about making sure that, at the end of the day the contribution made by those foreign players is equitable to what the Canadian players are making.
It may need to take a different form, depending again upon the footprint of that player in the Canadian marketplace, but the goal is, yes, that they should be subject to similar contributions to the system. M.
Ripley : En ce qui concerne la question du sénateur Klyne, oui, dans l’alinéa f.1), en ce qui concerne les différentes normes, l’utilisation au maximum par rapport à ce qui s’appliquerait aux services non canadiens, le caractère équitable correspond précisément au point que vous avez soulevé sur le fait de s’assurer que, en fin de compte, la contribution de ces joueurs étrangers est équitable par rapport à celle des joueurs canadiens.
Cela peut devoir prendre une forme différente, selon l’empreinte de ces joueurs sur le marché canadien, mais l’objectif est, effectivement, qu’ils soient tenus de contribuer de façon similaire au système. With respect to the second question, with respect to a modernized broadcasting framework, the European Union has the Audiovisual Media Services Directive that has required online streaming services like Netflix, for example, or Disney+ or others, to contribute to cultural policy objectives. In Canada, the question that has been raised is around social media services.
To my knowledge, what Canada is seeking to do in this space is Pour ce qui est de la deuxième question, concernant la modernisation du cadre de radiodiffusion, l’Union européenne dispose de la directive sur les services de médias audiovisuels, qui exige que les services de diffusion continue en ligne comme Netflix, par exemple, ou Disney+, contribuent aux objectifs en matière de politique culturelle. Au Canada, la question qui a été soulevée concerne les services de médias sociaux. À ma 13:22 Transport and Communications 22-6-2022
new. I would highlight that this is primarily driven because of fairness. We have to recognize that a service like YouTube operates at different levels, and I come back to the fact that they consider half of the content on their service to be commercial content. This ensures that they are being treated fairly. connaissance, ce que le Canada cherche à faire dans ce cadre est nouveau. Je tiens à souligner que cette démarche est principalement motivée par l’équité.
Nous ne devons pas oublier qu’un service comme YouTube a différentes caractéristiques, et je reviens sur le fait que l’on considère que la moitié du contenu du service est du contenu commercial. Cela garantit qu’ils sont traités de manière équitable. To the question around how you make sure that within the Canadian context that content is being treated fairly, that is a more complex question.
As that definition of Canadian content or Canadian program gets renewed and there are questions around cultural expression that will have to be looked at, there is an opportunity there to ensure that the full diversity of Canada’s regional populations gets reflected. Quant à la question de savoir comment s’assurer que le contenu est traité équitablement dans le contexte canadien, c’est plus complexe.
Étant donné que la définition de contenu canadien ou d’émission canadienne sera renouvelée et que des questions relatives à l’expression culturelle devront être examinées, il y a là une occasion de s’assurer que toute la diversité des populations régionales du Canada est prise en compte. With respect to the last question on my comments in my opening remarks, there is nothing in this bill that relates to online safety, no. My comment was that this is a part of a broader legislative agenda and that a future bill is coming with respect to online safety.
En ce qui concerne la dernière question sur les observations que j’ai faites dans ma déclaration préliminaire, rien dans ce projet de loi ne porte sur la sécurité en ligne. J’ai dit que ce projet de loi faisait
partie d’un programme législatif plus vaste et qu’un projet de
loi sur la sécurité en ligne était prévu. The Chair: Mr. Ripley and the officials from Canadian Heritage, thank you. I apologize for making you work overtime this evening, but there were many interesting questions from my colleagues. We thank you for coming before us, answering our questions and doing it on such short notice. Le président : Je remercie M. Ripley et les fonctionnaires de Patrimoine canadien. Je m’excuse de vous avoir fait travailler plus longtemps ce soir, mais mes collègues ont posé de nombreuses questions intéressantes.
Nous vous remercions d’être venus témoigner et d’avoir répondu à nos questions et de l’avoir fait à un si court préavis. [Translation] [Français] Honourable senators, we are now resuming our pre-study of Bill C-11. Honorables sénateurs, nous reprenons maintenant notre étude préalable du projet de loi C-11. For our second panel, we are pleased to welcome officials from the Canadian Radio-television and Telecommunications Commission, the CRTC.
We are joined by videoconference by Ian Scott, Chairperson and Chief Executive Officer; Scott Hutton, Chief of Consumer, Research and Communications; Sheehan Carter, Director General, Strategic Policy; and Rachelle Frenette, General Counsel and Deputy Executive Director. Pour notre deuxième groupe de témoins, nous avons le plaisir d’accueillir des représentants du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).
Nous accueillons, par vidéoconférence, Ian Scott, président et dirigeant principal, Scott Hutton, dirigeant principal de la consommation, de la recherche et des communications, Sheehan Carter, directeur général, Politique stratégique, et Rachelle Frenette, avocate générale et sous-directrice exécutive. [English] [Traduction] Welcome, and thank you for joining us this evening. Six to seven minutes are allotted for opening remarks from our panellists, and then we will go to questions and answers with my colleagues. Mr. Scott, the floor is all yours, and thank you for appearing before us tonight. Bienvenue.
Merci de vous joindre à nous ce soir. Six à sept minutes sont prévues pour la déclaration préliminaire des témoins, puis nous passerons aux questions de mes collègues. Monsieur Scott, la parole est à vous. Merci de comparaître devant nous ce soir. Ian Scott, Chairperson and Chief Executive Officer, Canadian Radio-television and Telecommunications Commission: Good evening, senators, and thank you, Mr. Chair. Ian Scott, président et dirigeant principal, Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes : Bonsoir, sénateurs. Merci, monsieur le président. 22-6-2022 Transports et communications 13:23
I will just say at the outset that while we do not always see eye-to-eye with departments, I think that I should find Mr. Ripley a job inside the CRTC. He did such a great job in responding to questions about what the commission might do or might confront in certain areas. Je dirai simplement pour commencer que, même si nous ne sommes pas toujours d’accord avec les ministères, je pense que je devrais trouver un emploi à M. Ripley au sein du CRTC.
Il a si bien répondu aux questions sur ce que le conseil pourrait faire ou ce à quoi il pourrait faire face dans certains dossiers. [Translation] [Français] Thank you, Mr. Chair, for inviting us to appear before your committee today. We are pleased to speak about the need for Bill C-11. Je vous remercie, monsieur le président, de nous avoir invités à nous présenter devant votre comité ce soir. Nous sommes heureux de pouvoir discuter avec vous de la nécessité du projet de loi C-11. Honourable senators, the modernization of Canada’s Broadcasting Act is long overdue.
Created in the early 1990s, the act is a product of its time. Although it served its purpose well for many years, it did not foresee the technological and societal change that has occurred since its inception. New legislation must recognize the reality that audio and audiovisual content are increasingly being distributed and consumed over the internet. A framework must be created to allow industry players to succeed in this new environment, and to harness opportunities for Canadians. Honorables sénateurs, la modernisation de la
Loi sur la radiodiffusion au Canada se fait attendre depuis longtemps. Créée au début des années 1990, cette loi est un produit de son temps. Elle a rempli son objectif pendant de nombreuses années, mais on n’avait pas prévu les changements technologiques et sociétaux qui sont survenus depuis sa création. La nouvelle législation doit tenir compte du fait que les contenus audio et audiovisuels sont de plus en plus distribués et consommés sur Internet. Il faut créer un cadre qui permettra aux acteurs du secteur de réussir dans ce nouveau contexte et aux Canadiens d’exploiter ses possibilités.
Bill C-11 proposes new tools that can help to ensure that Canadian stories and music can be enjoyed by audiences in Canada and across the globe. It would also allow the CRTC to respond quicker than ever before to changing market conditions. Le projet de loi C-11 propose de nouveaux outils qui pourraient faire en sorte que les histoires et la musique canadiennes puissent être appréciées par les auditoires du Canada et du monde en