Senate Committee — TRCM — Evidence — 27ev-55765

TRCM / Evidence / 27ev-55765

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Senate Committee — TRCM — Evidence — 27ev-55765

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EVIDENCE TÉMOIGNAGES OTTAWA, Wednesday, October 26, 2022 OTTAWA, le mercredi 26 octobre 2022 The Standing Senate Committee on Transport and Communications met with videoconference this day at 6:45 p.m. [ET] to study Bill C-11,

An Act to amend the Broadcasting Act and to make related and consequential amendments to other Acts. Le Comité sénatorial permanent des transports et des communications se réunit aujourd’hui, à 18 h 45 (HE), avec vidéoconférence, pour étudier le projet de loi C-11, Loi modifiant la

Loi sur la radiodiffusion et apportant des modifications connexes et corrélatives à d’autres lois. Senator Leo Housakos (Chair) in the chair. Le sénateur Leo Housakos (président) occupe le fauteuil. [Translation] [Français] The Chair: Good evening everyone. Le président : Bonsoir à tous. My name is Leo Housakos, I am a senator from Quebec, and I am the Chair of the Standing Senate Committee on Transport and Communications.

Je m’appelle Leo Housakos, je suis un sénateur du Québec et je suis le président du Comité sénatorial permanent des transports et des communications. [English] [Traduction] I will now ask my colleagues to introduce themselves. Je vais maintenant demander à mes collègues de se présenter. Senator Simons: Senator Paula Simons, Alberta, Treaty 6 territory. La sénatrice Simons : La sénatrice Paula Simons, de l’Alberta, dans le territoire du Traité n o 6. [Translation] [Français] Senator Cormier: Senator René Cormier, from New Brunswick. Le sénateur Cormier : Sénateur René Cormier, du Nouveau- Brunswick.

Senator Gagné: Raymonde Gagné, Senator from Manitoba. La sénatrice Gagné : Raymonde Gagné, sénatrice du Manitoba. Senator Dawson: Dennis Dawson, from Quebec. Le sénateur Dawson : Dennis Dawson, du Québec. [English] [Traduction] Senator Klyne: Good evening. Marty Klyne, senator from Saskatchewan, Treaty 4 territory. Le sénateur Klyne : Bonsoir. Marty Klyne, sénateur de la Saskatchewan, dans le territoire du Traité n o 4. Senator Tannas: Scott Tannas from Alberta. Le sénateur Tannas : Scott Tannas de l’Alberta. Senator Sorensen: Karen Sorensen, senator for Alberta.

La sénatrice Sorensen : Karen Sorensen, sénatrice pour l’Alberta. Senator Plett: Don Plett, Manitoba. Le sénateur Plett : Don Plett, Manitoba. [Translation] [Français] Senator Clement: Bernadette Clement, from Ontario. La sénatrice Clement : Bernadette Clement, de l’Ontario. [English] [Traduction] Senator Dasko: Donna Dasko, senator for Ontario. La sénatrice Dasko : Donna Dasko, sénatrice pour l’Ontario. Senator Wallin: Pamela Wallin, senator from Saskatchewan. La sénatrice Wallin : Pamela Wallin, sénatrice de la Saskatchewan. 26-10-2022 Transports et communications 27:1

The Chair: Colleagues, as a reminder, before asking and answering questions, I would like to ask members and witnesses in the room to please refrain from leaning in too close to the microphone, or remove your earpiece when doing so. That will avoid any sound feedback that could negatively impact the committee staff in the room. Le président : Chers collègues, j’aimerais faire un rappel : avant de poser des questions et d’y répondre, les membres et les témoins présents dans la salle doivent s’abstenir de se pencher trop près du microphone ou retirer leur oreillette, lorsqu’ils le font.

Cela permettra d’éviter tout retour sonore qui pourrait avoir un impact négatif sur le personnel du comité dans la salle. [Translation] [Français] Honourable senators, last night, Bill C-11 was referred to the Standing Senate Committee on Transport and Communications. Honorables sénateurs, hier soir, le projet de loi C-11 a été renvoyé au Comité sénatorial permanent des transports et des communications. [English] [Traduction] We are meeting today to study Bill C-11, the online streaming act. It has passed second reading, so we are in full study. We have with us our first panel.

From the Canadian National Institute for the Blind we have Mr. Robert Fenton, Board Chair, via video conference; from h264, Jean-Christophe Lamontagne, President and Founder; and from ICI Television, Sam Norouzi, Senior Vice President and General Manager. Aujourd’hui, nous nous réunissons pour étudier le projet de loi C-11,

Loi sur la diffusion en ligne. Il a été adopté en deuxième lecture, et nous procédons donc à l’étude complète. Nous accueillons notre premier groupe de témoins. Nous recevons par vidéoconférence M. Robert Fenton, président du conseil d’administration, de l’Institut national canadien pour les aveugles; Jean-Christophe Lamontagne, président et fondateur de h264; et Sam Norouzi, vice-président principal et directeur général d’ICI Télévision. Welcome to all of you. Each witness on the panel will get five minutes for opening remarks, and then we will turn it over to question and answers with my colleagues.

We will start off with the Canadian National Institute for the Blind. Mr. Fenton, you have the floor. Welcome. Bienvenue à vous tous. Chaque témoin du groupe aura cinq minutes pour présenter sa déclaration liminaire, puis nous passerons à la période de questions et de réponses avec mes collègues. Nous allons commencer par l’Institut national canadien pour les aveugles. Monsieur Fenton, vous avez la parole. Bienvenue. Robert Fenton, Board Chair, Canadian National Institute for the Blind: Thank you, Mr. Chair.

I am pleased to present today on behalf of CNIB, one of the largest groups in Canada that works with people who are blind, partially sighted and deaf- blind. Robert Fenton, président du conseil d’administration, Institut national canadien pour les aveugles : Merci, monsieur le président. Je suis heureux de prendre la parole aujourd’hui au nom de l’INCA, l’un des plus importants groupes au Canada qui travaille auprès des personnes aveugles, malvoyantes et sourdes et aveugles.

One of our mandates when dealing with these populations is to work with the rest of society to remove existing barriers and prevent the creation of new ones. Bill C-11 moves us along that journey by removing many barriers to the broadcasting system that exist today. We would like to thank the Canadian government for beginning along this road. L’un de nos mandats lorsque nous traitons avec ces populations, est de travailler avec le reste de la société pour éliminer les barrières existantes et prévenir la création de nouvelles barrières.

Le projet de loi C-11 nous fait avancer dans cette voie en éliminant de nombreux obstacles au système de radiodiffusion actuel. Nous aimerions remercier le gouvernement canadien d’avoir entrepris cette démarche. However, we have not gone far enough. I’m going to talk to you about a few improvements that we can make to ensure this legislation benefits people who are blind and partially sighted even more. Cependant, nous ne sommes pas allés assez loin.

Je vais vous parler de quelques améliorations que nous pouvons apporter pour faire en sorte que ce projet de loi profite encore plus aux personnes aveugles et malvoyantes. As you know, access to media is an important part of Canadian culture. It allows us to debate issues around the water cooler or in public forums. It allows us to discuss the latest triumphs of our favourite sports teams, and yes, it even allows us to disagree with journalists we like, respect and sometimes don’t.

Comme vous le savez, l’accès aux médias est un élément important de la culture canadienne, car il nous permet de débattre d’enjeux dans des discussions informelles ou sur des tribunes publiques. Cela nous permet de discuter des dernières victoires de nos équipes sportives préférées, eh oui, cela nous 27:2 Transport and Communications 26-10-2022

permet même d’être en désaccord avec les journalistes que nous aimons, respectons et parfois que nous n’aimons pas. At the same time, it is also important for people who are blind to be able to access information in a meaningful way so that we can participate in public discourse. En même temps, il est également important que les personnes aveugles puissent avoir accès à l’information de façon plus concrète afin que nous puissions participer au discours public. Bill C-11 opens the door for changing the scope of the CRTC’s jurisdiction in a way that is more representative and accepting of people with disabilities.

But we want you to go further. Le projet de loi C-11 ouvre la porte à une modification de la portée de la compétence du CRTC de manière à ce qu’il soit plus représentatif et plus accueillant pour les personnes handicapées. Mais nous voulons que vous alliez plus loin. First, we need to point out that the broadcasting system needs to be more accessible. Yes, there are set-top boxes out there that talk, but they only talk after a sighted person enables them for those of us who can’t see.

We need to have technology that we can make work as soon as we take it out of the box without having to resort to help from a sighted person. Premièrement, il faut souligner que le système de radiodiffusion doit être plus accessible. Oui, il existe des boîtiers décodeurs qui parlent, mais ils ne parlent qu’après qu’une personne voyante les a activés pour ceux d’entre nous qui ne peuvent pas voir. Nous devons avoir une technologie que nous pouvons faire fonctionner dès que nous la sortons de la boîte, sans avoir à recourir à l’aide d’une personne voyante.

Next, we need to make sure that the applications and the menus in the boxes speak to us so that we can choose the appropriate programs or access the appropriate sites we would like to access. Ensuite, nous devons nous assurer que les applications et les menus des boîtes nous parlent afin que nous puissions choisir les programmes appropriés ou accéder aux sites appropriés auxquels nous aimerions accéder. Third, while described video is available four hours per day on prime time, we believe there should not be exceptions for news and sports programming.

There are ways that these programs can be made more accessible, and we believe that as a long-term goal, every program shown on the broadcasting system or aired on the internet through Prime, Netflix or any other services has described content. Troisièmement, bien que la vidéodescription soit disponible quatre heures par jour aux heures de grande écoute, nous pensons qu’il ne devrait pas y avoir d’exceptions pour les nouvelles et les émissions sportives.

Il existe des moyens de rendre ces émissions plus accessibles, et nous croyons que, en tant qu’objectif à long terme, chaque programme diffusé sur le système de radiodiffusion ou sur Internet par Prime, Netflix ou tout autre service devrait avoir un contenu décrit. The last significant point I want to make is that the Broadcasting Act only regulates cable regulators. We also need to make sure we understand that the internet is also accessed by companies that are regulated by the Telecommunications Act.

Bill C-11 needs to provide that when people are accessing the internet, there should be one common piece of legislation so that all carriers are bound by the same accessibility rules and all other rules for accessing the system. Le dernier point important que je veux soulever, c’est que la

Loi sur la radiodiffusion ne réglemente que les organismes de réglementation de la câblodistribution. Nous devons également nous assurer de bien comprendre que les entreprises assujetties à la

Loi sur les télécommunications ont également accès à Internet. Le projet de loi C-11 doit prévoir que, lorsque les gens accèdent à Internet, il devrait y avoir une seule loi commune afin que tous les transporteurs soient liés par les mêmes règles d’accessibilité et toutes les autres règles d’accès au système. Finally, we need to talk about accessible print content as well. As you know, the internet and technology changes rapidly, and access to information in a digital format is becoming more and more important as time goes by.

As such, we need to make sure that people who are blind and partially sighted are not left behind and that they have the same opportunities to access all printed materials just like we’re asking for in terms of broadcast media. Although it is beyond the scope of Bill C-11 itself, we would urge the Senate and other areas of government to study how the CRTC’s jurisdiction could be increased to deal with the copyright issues related to print literature shown over the internet so that people who are blind and partially sighted can access this material.

Enfin, nous devons également parler de l’accessibilité au contenu imprimé. Comme vous le savez, Internet et la technologie changent rapidement, et l’accès à l’information en format numérique devient de plus en plus important au fil du temps. À ce titre, nous devons nous assurer que les personnes aveugles et malvoyantes ne sont pas laissées pour compte et qu’elles ont les mêmes possibilités d’accéder à tous les documents imprimés, comme nous le demandons pour les médias de radiodiffusion.

Bien que cela dépasse la portée du projet de loi C-11 en soi, nous exhortons le Sénat et d’autres secteurs du gouvernement à étudier comment la compétence du CRTC pourrait être accrue pour traiter des questions de droit d’auteur liées à la littérature imprimée diffusée sur Internet, afin que les 26-10-2022 Transports et communications 27:3

personnes aveugles et malvoyantes puissent avoir accès à ce matériel. In looking over the other presentations that have been made to this committee, CNIB is also quite prepared to publicly support the submissions made by the AEBC. That group represents the views of CNIB as far as described video is concerned, and we are happy to endorse those submissions. Those are my comments subject to any questions from the Senate. Thank you very much.

Après avoir examiné les autres exposés qui ont été présentés au comité, l’INCA est également tout à fait préparé à appuyer publiquement les mémoires présentés par l’Alliance pour l’égalité des personnes aveugles du Canada. Ce groupe représente les points de vue de l’INCA en ce qui concerne la vidéodescription, et nous sommes heureux d’appuyer ces mémoires. Voilà ce que j’avais à dire avant de répondre aux questions du Sénat. Merci beaucoup. The Chair: Thank you, Mr. Fenton. Le président : Merci, monsieur Fenton. [Translation] [Français] Jean-Christophe J.

Lamontagne, President and Founder, h264: Thank you very much. Good evening everyone. Thank you for giving me the opportunity to speak to you this evening. I am the president and founder of h264. Our company was founded in 2015, is based in Montreal and is involved in distribution and aggregation. Jean-Christophe J. Lamontagne, président et fondateur, h264 : Merci beaucoup. Bonsoir tout le monde. Merci de m’avoir donné la chance de m’adresser à vous ce soir. Je suis président et fondateur de la société h264.

Nous sommes une société basée à Montréal, fondée en 2015, qui exerce des activités de distribution et d’agrégation. I would like to take a few moments to explain how aggregation works, because it is intrinsically linked to the emergence of digital platforms.

In the early 2000s, when the major platforms launched iTunes Store and all the others, the web giants understood the importance of issuing licences to certain companies that would act as intermediaries between the digital platforms and the rights holders — whether they are producers, distributors or others — just to simplify the process of putting content on line and to ensure that what was put on line was appropriate in terms of content, but above all in terms of technical standards.

Je voudrais prendre quelques instants pour expliquer la mécanique de l’agrégation, qui est intrinsèquement liée à l’émergence des plateformes numériques. Au début des années 2000, lorsque les grandes plateformes ont lancé iTunes Store et tous les autres, les géants du Web ont compris l’importance d’octroyer des permis à certaines entreprises afin qu’elles agissent à

titre d’intermédiaires entre les plateformes numériques et les ayants droit —qu’ils soient producteurs, distributeurs ou autres —, juste pour simplifier le processus de mise en ligne et pour s’assurer que les contenus étaient conformes du point de vue du contenu, mais principalement technique. When we launched the company seven years ago, we realized that there were very few and actually just a handful of Canadian aggregators, and that is why we decided to become aggregators. We obtained the various licences and since 2019, we have been acting as the so-called gatekeeper between mainly independent rights holders.

I will talk about independent producers and distributors in this niche market. We serve as the gatekeeper between them and digital platforms. We work mainly with platforms such as Apple, Amazon, Google and Netflix. Il y a sept ans, quand nous avons lancé la boîte, on s’est rendu compte qu’il n’existait pratiquement aucun, voire qu’une poignée d’agrégateurs canadiens, et c’est pour cette raison que nous avons décidé de devenir agrégateur. Nous nous sommes procuré les différents permis et depuis 2019, nous sommes ce fameux gatekeeper entre les ayants droit principalement indépendants.

C’est vraiment sur ce créneau que je vais parler des producteurs distributeurs indépendants. On agit donc à

titre de gatekeeper entre eux et les plateformes numériques. On travaille principalement avec des plateformes comme Apple, Amazon, Google et Netflix. Upon becoming an aggregator, we recognized that discoverability is of critical importance not just for the film and audiovisual industry, but also for the economic development of our activities. Why? Because it is a real issue for us.

Pour nous, dès qu’on est devenu agrégateur, les enjeux de découvrabilité se sont présentés comme un enjeu d’importance capitale non seulement pour l’industrie cinématographique et audiovisuelle, mais aussi pour le développement économique de nos activités. Pourquoi? Parce que c’est un véritable enjeu pour nous. Just imagine having access to all Quebec films and making them available on every digital platform.

If at the end of the year we were told that we had about a dozen views, all that effort Imaginons qu’on puisse avoir accès à tous les films québécois et qu’on les rende disponibles sur toutes les plateformes numériques. Si à la fin de l’année on nous parle d’une dizaine de 27:4 Transport and Communications 26-10-2022

would have been a waste of time. The notion of discoverability presented itself as being key to the development of our activities. visionnements, c’est un beau coup d’épée dans l’eau. La notion de découvrabilité s’est présentée chez nous comme un élément incontournable dans le développement de nos activités. We therefore attended many conferences, panels and webinars on discoverability.

We attempted to develop and understand how to apply it in our business, to see how this practice works within the industry so we could take measures to influence the infamous algorithms of digital platforms and help foster optimal placement. On a donc assisté à moult conférences, panels et webinaires sur les définitions de la découvrabilité.

Nous avons essayé de développer et de comprendre comment l’appliquer concrètement sur le terrain, de voir comment cette pratique peut percoler au sein de l’industrie pour qu’on puisse vraisemblablement poser des actions et des gestes qui vont influencer les fameux algorithmes des plateformes numériques et favoriser un placement optimal. For example, when you go to a bookstore such as Chapters or Renaud Bray, it is much more likely that you will purchase a book from the display at the entrance or in the store’s “bestsellers”

section than one found in the back aisles in sections A through Z. That is exactly what our industry is facing. It is no longer about simply putting things online and having a web presence. What we are really faced with is the problem of improving content and discoverability of Canadian and francophone content on the web. Par exemple, lorsque vous entrez dans une librairie comme Chapters ou Renaud Bray, il y a beaucoup plus de chances que vous achetiez un livre qui est dans le présentoir à l’entrée ou dans la

section « coups de cœur » du magasin que dans le fin fond à droite dans la

section A à Z. C’est exactement cet enjeu auquel notre industrie fait face; on n’est plus du tout dans une dynamique de simple mise en ligne et de présence sur le Web. On fait vraiment face à un problème d’amélioration des contenus et de la découvrabilité des contenus canadiens et francophones sur le Web. We developed an expertise to address the following question: On Monday morning, what do I, my team and our industry do to ensure discoverability? We tried to understand how algorithms work and how we could improve placement of our content on the web.

Naturally, maintaining close ties with platforms plays a vital role in the positioning of our content on these platforms. On a développé une expertise pour répondre à la question suivante : qu’est-ce que je fais le lundi matin, moi, mon équipe et toute notre industrie, lorsqu’on doit faire de la découvrabilité. On a tenté de comprendre comment fonctionnent les algorithmes, comment peut-on améliorer le placement de nos contenus sur le Web? Bien sûr, le fait d’entretenir un lien étroit avec les plateformes joue un rôle primordial dans le positionnement de nos contenus sur ces plateformes.

We work with these platforms not just in Canada, but internationally as well. That is another challenge we are facing, the export of our content. Discoverability of content is an even bigger challenge abroad. We also have opportunities to meet these stakeholders at markets and festivals, and we often notice a keen interest in Canadian and francophone content. Unfortunately, this often does not turn into anything concrete. On travaille avec ces plateformes pas uniquement au Canada, mais aussi à l’international. C’est un autre enjeu auquel on fait face, soit l’exportation de nos contenus.

La découvrabilité des contenus est aussi un défi encore plus grand à l’international. On a aussi l’occasion de rencontrer ces acteurs dans le cadre de marchés et de festivals, et on perçoit souvent l’intérêt marqué pour les contenus canadiens et francophones, mais malheureusement, souvent, cela ne se concrétise pas sur le terrain. Year after year, Quebec films account for approximately 10% of total earnings. Our content does not represent 10% of all films and television series on the web, and that is the challenge for the sustainability of our culture.

Bon an mal an, le Box office des films québecois représente environ 10 % des recettes totales. La représentativité de nos contenus ne représente pas 10 % de tous les films et séries télé qui se trouvent sur le Web et c’est là le défi de la pérennité de notre culture.

I encourage the committee to examine the different recommendations that are made, but I fundamentally believe that digital platforms must fall under the legislation; the platforms must be invited to participate in and to finance the production of Canadian content; we must ensure a minimum of discoverability both with the impenetrable algorithms to which we do not have access and also by equipping the Canadian industry to develop this expertise in discoverability; and, finally, we must explore J’invite le comité à se pencher sur les différentes recommandations qui sont faites, mais je crois fondamentalement qu’il faut inclure les plateformes numériques dans les paramètres de la loi, les inviter à participer et à financer la production de contenus canadiens, s’assurer d’un minimum de découvrabilité autant à l’intérieur des algorithmes qui sont hermétiques et auxquels nous n’avons pas accès, mais aussi tout en outillant l’industrie canadienne pour développer cette 26-10-2022 Transports et communications 27:5

the option of quotas, which have been implemented in France and have protected the place of French film on the platforms. expertise en matière de découvrabilité et enfin, explorer les avenues de quotas, comme cela se fait en France, qui ont permis de protéger la place du cinéma français sur les plateformes. I am here this evening as a digital distributor and aggregator. I thank you for giving me this opportunity and would be pleased to answer your questions. Je suis ici ce soir en tant que distributeur numérique ou d’agrégateur.

Je vous remercie de m’avoir accordé du temps et je me ferai un plaisir de répondre à vos questions. The Chair: Thank you very much, Mr. Lamontagne. Mr. Norouzi, you have the floor. Le président : Merci beaucoup, monsieur Lamontagne. Monsieur Nourouzi, vous avez la parole. Sam Norouzi, Senior Vice President and General Manager, ICI Télévision: Good evening Chair and honourable senators. Thank you for inviting me to talk to you about Bill C-11. Sam Norouzi, vice-président principal et directeur général, ICI Télévision : Bonsoir, monsieur le président et honorables sénateurs et sénatrices.

Je vous remercie de l’invitation de discuter avec vous du projet de loi C-11. My name is Sam Norouzi, and I am here this evening representing ICI Télévision. Mon nom est Sam Norouzi, et je suis présent ce soir pour représenter ICI Télévision. ICI is an independent multiethnic television station based in Montreal that offers original programming in 15 languages and serves more than 18 ethnic communities. ICI is available on all basic cable and satellite services, in addition to being available on Hertzian waves in Greater Montreal.

ICI est une station de télévision indépendante multiethnique basée à Montréal qui offre une programmation originale en 15 langues, desservant plus de 18 communautés ethnoculturelles. ICI est offerte sur tous les services de base de câble et de satellite, en plus d’être offerte sur les ondes hertziennes dans le Grand Montréal. Since September 1, 2017, in partnership with OMNI Regional, ICI has been available on all basic services across Quebec. For many ethnic communities, ICI Télévision is the only source of locally developed television programs available in their language at little or no cost.

Depuis le 1er septembre 2017, en partenariat avec OMNI Regional, ICI est offerte sur tous les services de base partout au Québec. Pour de nombreuses communautés ethnoculturelles, ICI Télévision est la seule source d’émissions télévisées développées localement et offertes dans leur langue, et ce, à peu ou pas de frais. Our programs are developed by a network of independent local producers who have deep ties to their communities and dozens of years of experience in the production of quality television shows.

Nos programmes sont développés par un réseau de producteurs indépendants locaux qui ont des liens profonds avec leurs communautés et des dizaines d’années d’expérience dans la production d’émissions de télévision de qualité. [English] [Traduction] I am here to speak to a critical gap in Bill C-11 that places Canadian public interest TV at grave risk unless that gap is fixed. You have heard from some of these channels, such as APTN and AMI-tv. I’ve been following your deliberations carefully, and I’d like to focus on three areas where some clarification may be helpful.

The first is the issue of mandatory carriage and the CRTC’s ability to set terms and conditions, the second is who could be subject to these terms and conditions, and the third area is the issue of trade risk with the United States. Je suis ici pour parler d’une lacune importante du projet de loi C-11 qui met gravement en danger la télévision d’intérêt public canadienne si cette lacune n’est pas comblée. Vous avez entendu certaines de ces chaînes, comme APTN et AMI-tv. J’ai suivi attentivement vos délibérations, et j’aimerais me concentrer sur trois domaines où une clarification peut être utile.

Le premier est la question de la distribution obligatoire et de la capacité du CRTC de fixer des conditions; le deuxième est de savoir qui pourrait être soumis à ces conditions; et le troisième est la question du risque commercial avec les États-Unis. On the issue of mandatory carriage, you’ve heard how the CRTC plays an essential role in supporting Canadian public interest TV. This support takes the form of 9(1)(

h) orders that require cable and satellite providers to carry certain channels — that’s the mandatory carriage part. These 9(1)(

h) orders also set terms and conditions, which cover items like payment. How these terms and conditions are set is key. En ce qui concerne la question de la distribution obligatoire, vous avez entendu dire que le CRTC joue un rôle essentiel dans le soutien de la télévision d’intérêt public canadienne. Ce soutien prend la forme d’ordonnances en vertu de l’alinéa 9(1)

h) qui obligent les câblodistributeurs et les distributeurs par satellite à transmettre certaines chaînes : c’est la

partie sur la distribution obligatoire. Ces ordonnances prises en vertu de l’alinéa 9(1)h) 27:6 Transport and Communications 26-10-2022

fixent également les conditions, qui couvrent des éléments comme le paiement. La façon dont ces conditions sont fixées est essentielle. Bill C-11 includes mandatory carriage, but it doesn’t allow the CRTC to set terms and conditions for online streaming. Instead, issues like payment will be left to good-faith negotiations. Public interest TV is a public service for Canadians. It’s not commercial programming. Global web giants like Amazon, Google and Apple know they won’t make money off our content. They have no real incentive to negotiate. And we can’t compete with their legal departments.

They could draw out these negotiations until we have to shut down our operations. That’s why we need the CRTC as a backstop. When CRTC chair Ian Scott appeared before you, he recommended that you amend Bill C-11 so the CRTC can set these terms and conditions. We strongly urge you to make that amendment. Le projet de loi C-11 prévoit la distribution obligatoire, mais il ne permet pas au CRTC de fixer les conditions concernant la diffusion en continu en ligne. Les questions comme le paiement seront plutôt laissées à des négociations de bonne foi.

La télévision d’intérêt public est un service public pour les Canadiens. Il ne s’agit pas d’une programmation commerciale. Les géants mondiaux du Web comme Amazon, Google et Apple savent qu’ils ne feront pas d’argent avec notre contenu. Ils n’ont aucun intérêt réel à négocier. Et nous ne pouvons pas rivaliser avec leurs services juridiques. Ils pourraient faire durer ces négociations jusqu’à ce que nous devions cesser nos activités. C’est pourquoi nous avons besoin du CRTC comme filet de sécurité.

Lorsque le président du CRTC Ian Scott a comparu devant vous, il a recommandé que vous modifiiez le projet de loi C-11 afin que le CRTC puisse fixer ces conditions. Nous vous encourageons vivement à apporter cet amendement. The second issue I want to highlight is who could be covered by these terms and conditions. This change isn’t just required to bring international streaming services into the fold. Canadian broadcast distribution undertakings are moving their services online, where they will be subject to fewer rules under Bill C-11.

We need this amendment to Bill C-11 so the CRTC can continue to set terms and conditions for Canadian broadcaster distribution undertakings. La deuxième question que je veux souligner est de savoir qui pourrait être couvert par ces conditions. Ce changement n’est pas seulement nécessaire pour intégrer les services de diffusion en continu internationaux. Les entreprises canadiennes de distribution de radiodiffusion déplacent leurs services en ligne, où ils seront soumis à moins de règles en vertu du projet de loi C-11.

Nous avons besoin de cet amendement du projet de loi C-11 de sorte que le CRTC puisse continuer de fixer les conditions pour les entreprises de distribution de radiodiffusion canadiennes. The third issue I want to address is the idea that allowing the CRTC to set terms and conditions will increase Canada’s trade risk with the U.S. We believe this issue is a red herring. There is nothing in CUSMA that prevents you from amending Bill C-11 to allow the CRTC to set terms and conditions. There is no clear trade risk with the amendment.

But if you don’t amend the bill, you are risking the future of Canadian public interest TV. La troisième question que je veux aborder est l’idée que le fait de permettre au CRTC d’établir des conditions augmentera le risque commercial du Canada avec les États-Unis. Nous croyons que cette question est une échappatoire. Rien dans l’ACEUM ne vous empêche de modifier le projet de loi C-11 pour permettre au CRTC de fixer des conditions. L’amendement ne présente aucun risque commercial évident. Mais si vous ne modifiez pas le projet de loi, vous mettez en péril l’avenir de la télévision d’intérêt public canadienne.

Allowing the CRTC to set terms and conditions is needed to help APTN continue to tell Indigenous stories with Indigenous voices. It’s needed to help CPAC keep its lights on so that Canadians can follow the work of the Senate and watch committee meetings just like this one. It’s needed by AMI-tv to provide accessible programming to Canadians living with disabilities and it’s needed to help the racialized and marginalized communities that rely on ICI Television.

Le fait de permettre au CRTC de fixer les conditions est nécessaire pour aider APTN à continuer de raconter des histoires autochtones avec des voix autochtones. Il est nécessaire d’aider la Chaîne d’affaires publiques par câble, ou CPAC, à demeurer en activité pour que les Canadiens puissent suivre le travail du Sénat et regarder les réunions de comités comme celle-ci. AMI- tv en a besoin pour offrir une programmation accessible aux Canadiens vivant avec un handicap et pour aider les communautés racialisées et marginalisées qui dépendent d’ICI Télévision. [Translation] [Français] Thank you.

I would be pleased to answer your questions. Merci. Je répondrai avec plaisir à vos questions. 26-10-2022 Transports et communications 27:7

[English] [Traduction] The Chair: My question is to you, Mr. Norouzi. Welcome to our committee. Thank you for your testimony. If I understand correctly, you support what the bill is trying to do, but you’re basically saying it’s not really getting it done. Le président : Ma question s’adresse à vous, monsieur Norouzi. Bienvenue à notre comité. Je vous remercie de votre témoignage. Si j’ai bien compris, vous soutenez ce que le projet de loi essaie de faire, mais vous dites essentiellement qu’il ne permet pas vraiment d’y arriver. Mr.

Norouzi: We support wholeheartedly Bill C-11, but there is an important gap for public interest television such as ourselves, and we are bringing this gap forward so it could be addressed through an amendment and it could secure a future for us. M. Norouzi : Nous appuyons de tout cœur le projet de loi C-11, mais il y a une lacune importante pour les télévisions d’intérêt public comme la nôtre, et nous soulevons cette lacune afin qu’elle puisse être comblée par un amendement et nous assurer un avenir.

The Chair: Now, the terms and conditions that you’re talking about — and I’m slowly getting up to speed about the Broadcasting Act, the study has helped a lot — are already within the purview of the CRTC, correct? Le président : Les conditions dont vous parlez — et je me mets lentement au courant de la

Loi sur la radiodiffusion, l’étude m’a beaucoup aidé — sont déjà du ressort du CRTC, n’est-ce pas? Mr. Norouzi: Yes. M. Norouzi : Oui. The Chair: They determine on what dial your programming lands, correct? Le président : Elles déterminent sur quel cadran vos programmes atterrissent, exact? Mr. Norouzi: Not exactly what dial, but it mandates the — I hesitate to call them cable or satellite companies, because essentially nothing is through cable any more. I’m from Quebec so the two big players are Bell and Vidéotron. Their services, essentially, are IP based through the internet.

So Bell Fibe and Vidéotron Helix is an internet streaming service, essentially. M. Norouzi : Pas exactement sur quel cadran, mais elles obligent les... J’hésite à les appeler des entreprises de distribution par câble ou par satellite, parce qu’essentiellement, il n’y a plus rien qui passe par le câble. Je viens du Québec, alors les deux grands joueurs sont Bell et Vidéotron. Leurs services, essentiellement, sont basés sur l’IP via Internet. Ainsi, Bell Fibe et Vidéotron Helix sont des services de diffusion en continu sur Internet, essentiellement.

Right now they do mandate these carriers to carry us and they also set terms as to a payment that is made to these channels. En ce moment, on oblige ces transporteurs à nous distribuer et on fixe également les modalités de paiement de ces chaînes. The Chair: That’s the question. I am very sympathetic to your product because my late mother used to watch her Hellenic shows on your product. For that alone, I’m very empathetic. My question to you is with regard to the current terms and conditions.

Is the amount of money you get paid by the cable carrier determined by the CRTC or do you negotiate that with your cable provider? Le président : C’est la question. Je suis très favorable à votre produit, parce que ma défunte mère avait l’habitude de regarder ses émissions helléniques sur votre produit. Rien que pour cela, j’ai beaucoup d’empathie. La question que je vous pose concerne les conditions actuelles. Est-ce que le montant que vous recevez du câblodistributeur est déterminé par le CRTC ou bien négociez-vous avec votre câblodistributeur? Mr.

Norouzi: How it works, essentially, is when we go from the first step if you apply for a 9(1)(

h) licence or any renewal of a licence in front of the CRTC, the broadcaster proposes a set fee, but it’s up to the CRTC to determine if that fee is appropriate and, if not, to change it. M. Norouzi : La façon dont cela fonctionne, essentiellement, c’est que, à la première étape, si vous demandez une licence en vertu de l’alinéa 9(1)

h) ou tout renouvellement d’une licence devant le CRTC, le radiodiffuseur propose des frais fixes, mais il revient au CRTC de déterminer si ces frais sont appropriés ou non et, sinon, de les modifier. The Chair: Now, how do the streamers and the new digital guys come into your product? I’m trying to understand that. Le président : Comment les diffuseurs de contenu en ligne et les nouveaux joueurs du numérique composent-ils avec votre produit? J’essaie de comprendre cela. Mr.

Norouzi: The effect is, as more and more people are cutting cords or cutting the cable, if you want to see it that way, and transition to online streamers, we want to be able to be M. Norouzi : L’effet est que, comme de plus en plus de gens coupent les cordons ou le câble, si vous voulez voir les choses ainsi, et passent aux diffuseurs de contenu en ligne, nous voulons 27:8 Transport and Communications 26-10-2022

available on these streamers. Also, we’re asking that the streamers pay their fair share into the Canadian system because they’re doing business here and they’re making revenues from here. We just believe that it’s fair they contribute to the Canadian broadcasting system the same way Canadian distribution undertakings do. pouvoir être disponibles sur ces plateformes de diffusion de contenu en ligne. De plus, nous demandons que les diffuseurs paient leur juste part dans le système canadien, parce qu’ils font des affaires ici et qu’ils tirent des revenus d’ici.

Nous croyons simplement qu’il est juste qu’ils contribuent au système canadien de radiodiffusion de la même manière que le font les entreprises de distribution canadiennes. The other threat we’re seeing down the line, as I mentioned in my opening remarks is a lot of these Canadian broadcasting distributions have transitioned to internet-based distribution. So in the future they can say we’re a streamer now and we don’t need to abide by the rules and regulations of the CRTC that apply to conventional distributions. We’re streamers.

L’autre menace que nous constatons, comme je l’ai mentionné dans ma déclaration liminaire, c’est que beaucoup de ces entreprises de distribution de radiodiffusion canadiennes sont passées à la distribution sur Internet. Ainsi, à l’avenir, elles pourront dire : nous sommes maintenant un diffuseur en continu et nous n’avons pas besoin de nous conformer aux règles et aux règlements du CRTC qui s’appliquent aux distributions conventionnelles. Nous sommes des diffuseurs de contenu en ligne. The Chair: Now you’re going exactly to my concern.

Those cable providers, doesn’t matter if it’s Canadian Broadcasting Corporation, Radio-Canada, CTV, Bell, they’re all going digital. They seem to be going digital more and more. So if your model doesn’t transform as well, and it seems to me if you don’t make an arrangement with those streamers, wouldn’t you be left behind? Le président : Vous touchez maintenant exactement à ma préoccupation. Ces câblodistributeurs, qu’il s’agisse de la Canadian Broadcasting Corporation, de Radio-Canada, de CTV ou de Bell, passent tous au numérique. Ils semblent se tourner de plus en plus vers le numérique.

Donc, si votre modèle ne se transforme pas aussi bien, il me semble que si vous ne concluez pas d’entente avec ces diffuseurs, ne serez-vous pas laissés pour compte? Mr. Norouzi: I think Bill C-11 right now already deals with the issue of carriage. The issue of carriage is there already. And our service is already available digitally in terms of ICI Television you can stream it anywhere on our website. The feed is there, it is digital. It’s available.

The only issue we’re having is the determination of the conditions under which we can be distributed, and also to be available, to be discoverable and also have these streaming services pay their fair share into the Canadian system. M. Norouzi : Je pense que le projet de loi C-11 traite déjà en ce moment de la question de la distribution. La question est déjà là. Et notre service est déjà disponible numériquement en ce qui concerne ICI Télévision; vous pouvez le diffuser en continu n’importe où sur notre site Web.

Le seul problème que nous avons concerne la détermination des conditions dans lesquelles nous pouvons être distribués, et aussi être disponibles, pour être repérables et pour que ces services de diffusion en continu paient leur juste part dans le système canadien. The Chair: Now that you are streaming is your revenue up because of streaming? Le président : Maintenant que vous diffusez en continu, vos revenus ont-ils augmenté? Mr. Norouzi: No. M. Norouzi : Non. The Chair: Why wouldn’t that be? That’s essentially my last question. Le président : Pourquoi pas? C’est essentiellement ma dernière question. Mr.

Norouzi: We’re essentially a free service. Whether it’s streaming online — that is the key. Our service is meant to be accessible as much as possible. In the greater Montreal area, people don’t even need to be subscribed to cable. They can simply have a digital antenna and they can get our signal for free. M. Norouzi : Nous sommes essentiellement un service gratuit. Qu’il s’agisse de diffusion en continu en ligne... C’est la clé. Notre service doit être le plus accessible possible. Dans la grande région de Montréal, les gens n’ont même pas besoin d’être abonnés au câble.

Ils peuvent simplement avoir une antenne numérique et recevoir notre signal gratuitement. 26-10-2022 Transports et communications 27:9

[Translation] [Français] Senator Miville-Dechêne: I would like to thank our witnesses for their testimony. My question is for Mr. Lamontagne, because this is the first time I have heard about Canadian aggregators. I find it very interesting. La sénatrice Miville-Dechêne : Je remercie nos témoins pour leur témoignage. Ma question s’adresse à M. Lamontagne, parce que c’est la première fois que j’entends parler d’agrégateur canadien; je trouve cela très intéressant. Mr. Lamontagne, could you elaborate please.

You mentioned that as an aggregator you speak with platforms to ensure that there is a certain level of discoverability through algorithms, among other things. Do you have some power, are you influential? What are you able to achieve given what we know about the number of views of Canadian or Quebec films on these platforms? Monsieur Lamontagne, j’aimerais que vous nous donniez plus d’informations. Vous avez mentionné qu’à

titre d’agrégateur, vous parlez aux plateformes pour vous assurer qu’il y ait une certaine découvrabilité grâce, entre autres, aux algorithmes. Avez-vous un pouvoir, avez-vous de l’influence? Que réussissez-vous à faire, étant donné ce que l’on sait concernant le visionnement de films canadiens ou québécois sur les plateformes? Mr. Lamontagne: Thank you for your question. M. Lamontagne : Je vous remercie pour votre question. Yes, we do have a certain influence. We lobby the platforms. It is important to understand the business model of the platforms.

Oui, on a un certain pouvoir d’influence; on fait un travail de lobbying auprès des plateformes. Il est important de comprendre le modèle d’affaires des plateformes. I will digress for a moment. There are digital platforms such Apple TV, iTunes and Google Play, where the licence we and certain other companies allow us to put content on these platforms without editorial barriers because this content is consumed piecemeal. You rent or purchase a film, and there is no licence that comes between you and the platform.

However, on platforms such as Netflix or Crave, you purchase a licence for a specific amount of time and the work itself is not purchased or rented. Je vais faire une petite parenthèse. Il y a des plateformes numériques comme Apple TV, iTunes et Google Play, où le permis que l’on possède et que certaines autres entreprises possèdent, nous permet de mettre du contenu sans barrière éditoriale, parce que ces contenus sont consommés à la pièce.

Vous louez ou achetez un film, il n’y a pas de licence qui intervient entre la plateforme et vous, alors que sur des plateformes comme Netflix ou Crave ont acheté une licence pour une durée donnée et ensuite l’œuvre, n’est pas achetée ou louée. Therefore, we have an influence on platforms known as transactional VOD, where films can be rented or purchased one at a time. Yes, lobbying and influence are required. The work we do with respect to discoverability probably has the greatest impact on the viewing of our works.

If you do some research on discoverability, you will learn about the semantic web and optimization, which are pillars of discoverability. As you know, the real issue is how we consume content. We sit in front of our television or computer, we open the platform and we will probably view what is presented to us. Donc, notre influence se situe sur les plateformes que l’on appelle TVOD transactionnel, où des films peuvent être loués ou achetés à la pièce. Oui, il y a tout un travail de lobbying et d’influence qui doit être fait.

C’est probablement l’action en découvrabilité qui a le plus grand impact sur le rayonnement de nos œuvres. Si vous faites des recherches sur ce qu’est la découvrabilité, il sera beaucoup question de Web sémantique et de référencement. C’est un des piliers de la découvrabilité. Le véritable enjeu, comme vous le savez, est la façon dont on consomme le contenu. On s’installe devant notre téléviseur ou notre ordinateur, on ouvre la plateforme et c’est probablement ce qui nous est présenté que l’on va visionner.

When we work with iTunes or AppleTV to put a film on line, we discuss with the company, by email or over the phone, the relevance of the work. That is why we became an aggregator. Before h264 became an aggregator, there were virtually no Canadian aggregators. That meant that the rights holders who wanted to put a film on line on a platform had to deal with foreign corporations. With respect to the lobbying and representation, an American company might not have the understanding required to defend content. The content would thus be in an algorithm.

Lorsqu’on met un film en ligne sur iTune ou AppleTV, on entretient un dialogue courriel-téléphone avec la plateforme où on explique la pertinence de l’œuvre. C’est pourquoi on est devenu agrégateur. Avant que h264 devienne agrégateur, il n’existait presque aucun agrégateur canadien. Cela voulait dire que l’ayant droit qui voulait mettre un film en ligne sur une plateforme devait passer par des sociétés étrangères. Pour ce travail de lobbying et de représentation, la société américaine n’aurait peut-être pas la sensibilité pour défendre les contenus.

Le contenu serait alors dans un algorithme. 27:10 Transport and Communications 26-10-2022

In closing, I will give you another example. We put on line a documentary on André Forcier. We explained to Apple the importance of this filmmaker for our national film industry. Not only did Apple put the film on line, it created a complete

section to honour André Forcier. About a dozen other Canadian films were placed in the algorithm on the home page. That is one example of the influence we can have when we have ties to the platform. Je vous donne un dernier exemple en terminant. On a mis en ligne un documentaire sur André Forcier. On a expliqué à Apple l’importance du cinéaste André Forcier pour la cinématographie nationale. Au-delà de la mise en ligne du film, Apple a créé une

section complète qui mettait André Forcier à l’honneur. Ainsi, une dizaine d’autres films canadiens ont été mis de l’avant dans l’algorithme sur la page d’accueil. C’est un des exemples de l’influence que l’on peut avoir lorsqu’on a un lien étroit avec la plateforme. Senator Miville-Dechêne: I understand that what you talked about does not apply to platforms that buy and distribute material, such as Netflix, because it is a little different.

La sénatrice Miville-Dechêne : Je comprends que ce que vous dites ne s’applique pas à des plateformes qui achètent et diffusent, comme Netflix, parce que c’est un peu différent. You stated at the very end of the presentation that France has quotas. It seems to me that the quotas exist to ensure French works are produced. Are there also quotas for what French or national works can be viewed in France? Vous avez dit en toute fin de présentation qu’en France il y a des quotas. Ces quotas, me semble-t-il, sont là pour qu’il y ait production d’œuvres françaises.

Y a-t-il aussi des quotas sur ce qu’on peut voir comme œuvres françaises ou nationales, en France? Mr. Lamontagne: Some of the platforms we work with in Europe have told us that there are two types of quotas. There are quotas for francophone content and quotas for EU content. These are not productions but acquisitions. One of the issues concerns the fact that platforms are currently making huge investments in the creation of original content. However, right now, acquisitions of independent works are in free fall and even nonexistent. M.

Lamontagne : Certaines plateformes avec lesquelles nous travaillons en Europe nous disent qu’il y a deux types de quotas. Il y a des quotas de contenu francophone et des quotas de contenu de l’Union européenne. On ne parle pas de productions, mais d’acquisitions. Un des enjeux est lié au fait que les plateformes en ce moment investissent beaucoup dans la création de contenu original. Toutefois, en ce moment, les acquisitions d’œuvres indépendantes sont en chute libre, voire inexistantes.

Senator Miville-Dechêne: You are saying that there are quotas in order to have a certain number of French works on platforms such as Netflix. Is that right? La sénatrice Miville-Dechêne : Vous nous dites qu’il y a des quotas pour avoir un certain nombre d’œuvres françaises sur des plateformes comme Netflix. Est-ce exact? Mr. Lamontagne: Yes, that’s right. I cannot speak for Netflix, but I am talking about platforms that we have had discussions with, such as UniversCiné, and these quotas are in place right now. M. Lamontagne : Oui, c’est exact.

Je ne peux me prononcer au nom de Netflix, mais je parle des plateformes avec lesquelles on a discuté, comme UniversCiné, et ces quotas sont bien en place actuellement. Senator Miville-Dechêne: Thank you. La sénatrice Miville-Dechêne : Merci. [English] [Traduction] Senator Simons: My first question will be for Mr. Fenton. La sénatrice Simons : Ma première question s’adresse à M. Fenton. I want to understand how the number of described video programs in the Canadian universe compares to what’s actually happening in the American streamers.

I’ve had somebody suggest to me that perhaps the Americans are actually ahead of us in this. Has that been your observation? Je veux comprendre comment le nombre d’émissions avec vidéodescription dans l’univers canadien se compare à ce qui se passe réellement chez les diffuseurs américains. Quelqu’un m’a dit que les Américains sont peut-être en avance sur nous dans ce domaine. Est-ce ce que vous avez observé? Mr. Fenton: That has absolutely been my observation, senator.

Much of the content that we see in Canadian prime-time hours on Canadian TV that’s described is actually a feed that’s picked up from the United States. M. Fenton : C’est exactement ce que j’ai observé, madame la sénatrice. Une grande

partie du contenu que l’on voit aux heures de grande écoute à la télévision canadienne et qui est décrit est en fait un flux repris des États-Unis. 26-10-2022 Transports et communications 27:11

One of the issues that we run into in the described space is that multiple countries are producing the same content at the same time for their own viewers. One of the things that CNIB would like to see to reduce the amount of duplication in the system is that Canadian networks be required to obtain the rights for descriptions that are produced from other countries as well — other French or English-speaking countries — so we don’t have this duplication. Without this duplication, we may actually get access to more content.

L’un des problèmes que nous voyons dans l’espace décrit, c’est que plusieurs pays produisent le même contenu en même temps pour leurs propres téléspectateurs. Pour réduire le nombre de dédoublements dans le système, l’INCA aimerait notamment que les réseaux canadiens soient tenus d’obtenir les droits pour les descriptions produites dans d’autres pays également — d’autres pays francophones ou anglophones — afin d’éviter ces dédoublements. Sans ces dédoublements, nous pourrions en fait avoir accès à plus de contenu. Your observation is very valid and quite correct.

Votre observation est très valable et tout à fait juste. Senator Simons: Thank you. My next question is for Mr. Lamontagne and Mr. Norouzi together. I think when we began the process of understanding Bill C-11, a lot of us were thinking about services like Netflix and Disney, which show their proprietary content. What has happened, even over the course of our study of this bill, is that we’ve seen the rise in aggregating services offered by platforms like Prime and Apple, which produce some of their own content but who are also showing lots of everybody else’s content. La sénatrice Simons : Merci.

Ma prochaine question s’adresse à M. Lamontagne et à M. Norouzi ensemble. Je pense que lorsque nous avons commencé à comprendre le projet de loi C-11, beaucoup d’entre nous pensaient à des services comme Netflix et Disney, qui affichent leur contenu exclusif. Ce qui s’est passé, même au cours de notre étude du projet de loi, c’est que nous avons constaté une augmentation du nombre de services regroupés offerts par des plateformes comme Prime et Apple, qui produisent une

partie de leur propre contenu, mais qui diffusent aussi beaucoup de contenu de tous les autres. I would ask each of you to speak to the shift that is happening with these online aggregating services. I don’t know, Mr. Lamontagne, if you have had the same experience as Mr. Norouzi, being told that it’s a CUSMA issue to have some kind of free, fair-market carriage agreement. Because we tried. We had people from Global Affairs here to try to understand what the CUSMA issue is, and I still, despite many attempts, do not quite understand what it is that they think is in violation.

Je demanderais à chacun d’entre vous de parler du changement qui se produit avec ces services de regroupement en ligne. Je ne sais pas, monsieur Lamontagne, si vous avez eu la même expérience que M. Norouzi, à qui on a dit que le fait d’avoir une sorte d’accord de distribution juste et équitable violait l’ACEUM. Parce que nous avons essayé. Nous avons fait venir des gens d’Affaires mondiales pour essayer de comprendre le problème lié à l’ACEUM, et je ne comprends toujours pas, malgré de nombreuses tentatives, ce qu’ils pensent être une violation. Mr. Lamontagne: Thank you for your question.

I’m not sure if I’m aware of the CUSMA effect. I’m not sure I heard correctly. Maybe you can explain more about this. M. Lamontagne : Merci de poser la question. Je ne suis pas sûr d’être au courant de l’effet de l’ACEUM. Je ne sais pas si j’ai bien compris. Vous pourriez peut-être nous en dire plus à ce sujet.

Senator Simons: When we’ve listened to proposals to have some kind of requirement for American aggregators to carry, whether it’s in the public interest content — like ICI or OMNI or APTN, or what you’re talking about, where you have French- language stuff where you’re acting as an agent to get sold to these aggregating services — the issue seems to be a concern that we would be creating some sort of unfair trade advantage for Canada, I guess. But my staff had another meeting with Heritage officials this week, and we still can’t get clarity on what exactly we think the CUSMA friction point is.

La sénatrice Simons : Lorsque nous avons écouté les propositions visant à imposer aux agrégateurs américains une obligation de distribution, qu’il s’agisse de contenu d’intérêt public — comme ICI, OMNI ou APTN — ou de ce dont vous parlez, c’est-à-dire des contenus en français que vous vendez à

titre d’agent à ces services agrégés — le problème semble être que nous créerions une sorte d’avantage commercial injuste pour le Canada, je suppose. Mais mon personnel a eu une autre réunion avec les représentants de Patrimoine Canada cette semaine, et nous n’arrivons toujours pas à obtenir des éclaircissements sur ce que nous pensons être le point de friction de l’ACEUM. Mr. Lamontagne: That’s a good question. I think one of the issues is that things are evolving at such a high and fast pace. First, the emergence of new platforms and the death of others; M. Lamontagne : C’est une bonne question.

Je pense que l’un des problèmes, c’est que les choses évoluent à un rythme très rapide. D’abord, il y a l’émergence de nouvelles plateformes 27:12 Transport and Communications 26-10-2022

there are new ones coming up every month. There are platforms merging or dying every month. So that’s an issue. et la mort d’autres; il y en a de nouvelles qui apparaissent chaque mois. Des plateformes fusionnent ou meurent chaque mois. C’est donc un problème. The second issue is their production strategy or acquisition strategy. A couple of years ago, it was only acquisition. Then they moved to production only. Then they realized that it was too expensive and now they’ve gone back to acquisition. Now also they are moving to a free VOD model, fast channels.

Le deuxième problème, c’est leur stratégie de production ou d’acquisition. Il y a quelques années, il ne s’agissait que d’acquisition. Ensuite, ils sont passés à la production seulement. Ils se sont ensuite rendu compte que c’était trop cher et ils sont revenus à l’acquisition. Maintenant, ils passent aussi à un modèle de vidéo sur demande gratuit, les chaînes rapides. They’re all trying to figure out what works, and I don’t think anybody has found the right spot for it. What I can say to my experience is that every platform I’ve met was interested in Canadian content, but I haven’t seen any results.

Ils essaient tous de trouver ce qui fonctionne, et je ne pense pas que quiconque ait trouvé le bon filon encore. Ce que je peux dire d’après mon expérience, c’est que les responsables de toutes les plateformes que j’ai rencontrés étaient intéressés par le contenu canadien, mais je n’ai pas vu de résultats. I’ll give you an example. Last year, Amazon decided to stop acquiring documentaries and short fictions. That’s kind of an example where all documentaries we had were simultaneously removed all of a sudden.

They still own everything, and they choose what’s going on on the platform, and it has a difficult effect, especially on independent producers and distributors to try to keep up with the pace. Je vais vous donner un exemple. L’an dernier, Amazon a décidé de cesser d’acheter des documentaires et des fictions courtes. C’est un exemple de cas où tous les documentaires que nous avions ont été retirés simultanément, tout d’un coup.

Ils possèdent toujours tout, et ils choisissent ce qui passe sur la plateforme, ce qui crée des difficultés, surtout pour les producteurs et les distributeurs indépendants qui doivent essayer de suivre le rythme. What I’ll add to finish is that it’s also more and more difficult to get ahold of them and try to have at least the opportunity not to have your film on the platform, but just to have a channel of communication. Because what the pandemic has caused is that people were now looking for a way to make money. Some international sales agents were not selling to distributors. They had to sell to platforms.

For smaller and independent players, it’s almost impossible to reach out to these platforms. The effect is they do acquire some content, but it’s a very high-profile content. The independent content that could reach millions of people is not getting onto the platform. Pour terminer, j’ajouterai qu’il est également de plus en plus difficile de communiquer avec eux et d’essayer d’avoir au moins la possibilité non pas d’avoir votre film sur la plateforme, mais simplement d’avoir un canal de communication. Parce que la pandémie a fait en sorte que les gens cherchent maintenant une façon de faire de l’argent.

Certains agents de vente internationaux ne vendaient pas aux distributeurs. Ils devaient vendre aux plateformes. Pour les petits acteurs indépendants, il est presque impossible d’atteindre ces plateformes. Ils acquièrent donc du contenu, mais il s’agit d’un contenu très médiatisé. Le contenu indépendant qui pourrait toucher des millions de personnes n’arrive pas sur la plateforme. I’m not sure if I fully answered your question, but that would be to my experience. Je ne sais pas si j’ai pleinement répondu à votre question, mais c’est mon expérience. Senator Simons: That’s a good chunk of it. Mr.

Norouzi might be able to take us home. La sénatrice Simons : Vous avez répondue à une bonne partie. M. Norouzi pourrait peut-être compléter. Mr. Norouzi: If I could address CUSMA first, senator, same as you, I don’t know what the issue is. I know it was first brought up by the previous parliamentary secretary back when this was Bill C-10 without really explaining what the issue was. M. Norouzi : Si vous me permettez de parler d’abord de l’ACEUM, madame la sénatrice, je ne sais pas quel est le problème.

Je sais que la question a été soulevée pour la première fois par l’ancien secrétaire parlementaire lorsqu’il s’agissait du projet de loi C-10, mais on n’a pas vraiment expliqué de quoi il s’agissait. I know that my colleagues at CPAC have commissioned a legal opinion from a major law firm in Canada that didn’t find an issue.

So this issue keeps coming up that they’re saying there’s trade barriers, CUSMA, but nobody seems to want to explain what it is, and when we’ve come up with explanations that there Je sais que mes collègues de la Chaine d’affaires publiques par câble, ou CPAC, ont demandé un avis juridique à un grand cabinet d’avocats au Canada qui n’a pas trouvé de problème. Donc, cette question revient sans cesse, et ils disent qu’il y a des barrières commerciales, l’ACEUM, mais personne ne semble 26-10-2022 Transports et communications 27:13

isn’t any, we don’t go beyond that. We really don’t know what the issue is. vouloir expliquer de quoi il s’agit, et lorsque nous avons expliqué qu’il n’y en avait pas, nous n’avons pas été plus loin. Nous ne savons vraiment pas quel est le problème. We firmly believe there is no issue. But for some reason, it just keeps coming back up. Nous croyons fermement qu’il n’y a pas de problème. Mais pour une quelconque raison, la question revient sans cesse sur le tapis.

Second, when you refer to online streamers, we were very specific in the amendment that we’re bringing forward that it’s not a blanket amendment that universally covers all streamers. For example, you mentioned Disney and Netflix. Disney and Netflix would not be affected by this streamer bit. This only affects what it calls “online broadcast undertakings” that provide the services of other broadcast undertakings. It has nothing to do with Netflix or Disney. I hope that answers your question.

Ensuite, lorsque vous faites référence aux diffuseurs de contenu en ligne, nous avons été très précis dans l’amendement que nous présentons pour dire qu’il ne s’agit pas d’un amendement général qui couvre universellement tous les diffuseurs de contenu en ligne. Par exemple, vous avez mentionné Disney et Netflix. Disney et Netflix ne seraient pas touchés par cette disposition sur les diffuseurs en continu. Cela ne concerne que ce que l’on appelle les « entreprises de diffusion en ligne » qui fournissent les services d’autres entreprises de diffusion. Cela n’a rien à voir avec Netflix ou Disney.

J’espère que cela répond à votre question. Senator Simons: It’s the aggregators that are functioning in quite a different model than we had when we started on Bill C-10 three or four years ago. Thank you. La sénatrice Simons : Ce sont les agrégateurs qui fonctionnent selon un modèle très différent de celui que nous avions lorsque nous avons commencé notre étude du projet de loi C-10 il y a trois ou quatre ans. Je vous remercie.

Senator Wallin: I won’t get into the trade issue, but I think it has to do with subjecting foreign-based companies to domestic laws, because we’ve seen this fight play out on a lot of issues. La sénatrice Wallin : Je ne vais pas aborder la question du commerce, mais je pense qu’il s’agit d’assujettir les entreprises étrangères aux lois nationales, parce que nous avons vu cette lutte se dérouler sur de nombreux sujets. I have a quick question for Mr. Norouzi. The chair of the CRTC told us here in this committee that he will require streamers to make you discoverable.

So really, what we’re talking about is the money component. You want money mandated into your pockets by the CRTC from the streamers. J’ai une question rapide pour M. Norouzi. Le président du CRTC nous a dit ici, au sein du comité, qu’il exigera que les diffuseurs de contenu en ligne vous rendent découvrables. Donc, en fait, ce dont nous parlons, c’est de l’aspect financier. Vous voulez que l’argent que les diffuseurs sont tenus de verser soit versé dans vos poches par le CRTC. Mr. Norouzi: Yes. M. Norouzi : Oui. Senator Wallin: How would you judge it? Because it’s not the same as the CBC or CTV’s contribution.

La sénatrice Wallin : Comment le jugeriez-vous? Parce que ce n’est pas la même chose que la contribution de Radio-Canada ou de CTV. Mr. Norouzi: It’s not the same. Obviously, streamers have different business plans, so it’s not a blanket coverage. What we’re essentially asking is that the CRTC have the ability to mandate that, for the CRTC to determine that your business model is X, Y and Z, and this is what we find appropriate for you to be able to do. M. Norouzi : Ce n’est pas la même chose. Il est évident que les diffuseurs ont des plans d’affaires différents, donc ce n’est pas une couverture générale.

Ce que nous demandons essentiellement, c’est que le CRTC ait la capacité de rendre cela obligatoire, pour qu’il puisse déterminer que votre modèle d’affaires est X, Y et Z, et que c’est ce que nous trouvions approprié que vous puissiez faire. Senator Wallin: That’s almost a separate issue from Bill C-11. They can require your carriage, but forcing streamers to contribute to funds wouldn’t happen regardless. La sénatrice Wallin : Il s’agit presque d’une question distincte du projet de loi C-11.

Il peut exiger la distribution de votre signal, mais il ne serait pas possible de forcer les diffuseurs à contribuer au financement de toute façon. Mr. Norouzi: I don’t like the word “forcing.” M. Norouzi : Je n’aime pas le mot « forcer ». 27:14 Transport and Communications 26-10-2022

Senator Wallin: Asking. La sénatrice Wallin : Leur demander. Mr. Norouzi: It’s requiring streamers to play by the rules that apply to broadcasting undertakings in Canada. They do business in Canada, they get revenues in Canada. In the same way, for example, Bell or Vidéotron contribute to the broadcasting system, they should do the same. M. Norouzi : Il s’agit d’obliger les diffuseurs en continu à respecter les règles qui s’appliquent aux entreprises de radiodiffusion au Canada. Ils font des affaires au Canada, ils touchent des revenus au Canada.

De la même manière, par exemple, Bell ou Vidéotron contribuent au système de radiodiffusion; ils devraient faire la même chose. Senator Wallin: I’ve got it. The money piece is what you’re concerned about. La sénatrice Wallin : Je comprends. C’est la question d’argent qui vous préoccupe. Mr. Norouzi: Exactly. M. Norouzi : Exactement. Senator Wallin: Then my next question is for Mr. Lamontagne. I think part of the confusion here is that we’re talking about aggregators and platforms. You call yourself an aggregator, but you’re not a platform.

You are kind of a service for content providers to negotiate with platforms. Is that correct? La sénatrice Wallin : Alors ma prochaine question s’adresse à M. Lamontagne. Je crois qu’une

partie de la confusion tient au fait que nous parlons d’agrégateurs et de plateformes. Vous vous qualifiez d’agrégateur, mais vous n’êtes pas une plateforme. Vous êtes en quelque sorte un service que les fournisseurs de contenu peuvent négocier avec les plateformes. Est-ce exact? Mr. Lamontagne: Exactly. The role of an aggregator, as we act, is acting as a gatekeeper between the platforms and the content owners, simply to simplify the process of uploading. M. Lamontagne : Exactement.

Le rôle d’un agrégateur, comme nous le faisons, est d’agir comme gardien entre les plateformes et les propriétaires de contenu, simplement pour simplifier le processus de téléchargement. Senator Wallin: You referred to some of the platforms as aggregators too, right? That’s where the language gets confusing. La sénatrice Wallin : Vous avez qualifié certaines des plateformes d’agrégateurs aussi, n’est-ce pas? C’est là que le langage devient confus. There are different kinds of platforms. Obviously, when you’re negotiating with Netflix, that’s very different than having a conversation with YouTube.

These are two very different creatures. Il y a différents types de plateformes. Évidemment, lorsque vous négociez avec Netflix, c’est très différent du fait de tenir une conversation avec YouTube. Ce sont deux créatures très différentes. Mr. Lamontagne: Yes, 100%. Depending on the business model of the platform, the way we’re going to negotiate and interact with the platform is going to be very different. If a platform has a TVOD model, we’re going to be delivering the content without having to negotiate because they don’t acquire the content.

And platforms that we call SVOD, which are subscription-based video-on-demand, such as Netflix and Crave, we pitch the content to them, but then it’s their prerogative to acquire or not acquire the content. M. Lamontagne : Oui, à 100 %. Selon le modèle d’affaires de la plateforme, la façon dont nous allons négocier et interagir avec elle sera très différente. Si une plateforme a un modèle de vidéo sur demande transactionnelle, nous allons livrer le contenu sans avoir à négocier parce qu’elle n’acquiert pas le contenu.

Les plateformes que nous appelons des plateformes de vidéo sur demande par abonnement, comme Netflix et Crave... nous leur présentons le contenu, mais c’est leur prérogative d’acquérir ou non le contenu. Senator Wallin: But for any of us who have been content creators, that’s what we’ve always done. What do you want the government role to be in that discussion you’re having with platforms of all different kinds to get you a better price? La sénatrice Wallin : Mais pour tous ceux d’entre nous qui ont été des créateurs de contenu, c’est ce que nous avons toujours fait.

Quel rôle voulez-vous que le gouvernement joue dans cette discussion que vous tenez avec des plateformes de toutes sortes pour obtenir un meilleur prix? Mr. Lamontagne: I don’t think it’s a question of price. I think there are three main things. First, there are some platforms that do not work directly with Canadian aggregators or content owners, or too few. M. Lamontagne : Je ne pense pas que ce soit une question de prix. Je pense qu’il y a trois choses principales.

Premièrement, il y a des plateformes qui ne travaillent pas directement avec les agrégateurs ou les propriétaires de contenu canadiens, ou qu’elles sont trop peu nombreuses. 26-10-2022 Transports et communications 27:15

For instance, we tried to get a hold of Google and they literally refused to work with us and referred to only American companies. I explained earlier the importance of having Canadian representatives to defend the content and try to lobby and make sure we get good placement on the platforms. So having Canadian aggregators — Par exemple, nous avons essayé d’entrer en contact avec Google, qui a littéralement refusé de travailler avec nous et n’a fait référence qu’à des entreprises américaines.

J’ai expliqué plus tôt l’importance d’avoir des représentants canadiens pour défendre le contenu et essayer de faire pression et de s’assurer que nous sommes bien placés sur les plateformes. Donc avoir des agrégateurs canadiens... Senator Wallin: That’s the distinction I’m looking for. There’s a different issue about placement on the platforms. You want discoverability and you want your content pushed forward so that people can more easily find it, but that’s separate from the money issue. La sénatrice Wallin : C’est la distinction que je cherche. La question du placement sur les plateformes est différente.

Vous voulez la découvrabilité et vous voulez que votre contenu soit mis de l’avant pour que les gens puissent le trouver plus facilement, mais c’est distinct de la question de l’argent. Mr. Lamontagne: Exactly. That’s the first issue. And accessibility to those platforms. It’s not just a question of placement, it’s having the ability to place content. M. Lamontagne : Exactement. C’est la première question. Et l’accessibilité à ces plateformes. Ce n’est pas juste une question de placement : il faut avoir la capacité de placer le contenu.

Senator Wallin: Okay, but how do you want the government to make your negotiations with Google go better? La sénatrice Wallin : D’accord, mais comment voulez-vous que le gouvernement fasse pour que vos négociations avec Google se passent mieux? Mr. Lamontagne: Being able to communicate with them. They refuse to work with most Canadian companies. M. Lamontagne : En étant capable de communiquer avec eux. Ils refusent de travailler avec la plupart des entreprises canadiennes. Senator Wallin: But what law?

What would you want government to do, phone Google and say, “You must talk to these people and the 500 or 5 million other people in Canada who are content creators?” La sénatrice Wallin : Mais quelle loi? Que voudriez-vous que le gouvernement fasse? Téléphoner à Google et dire : « Vous devez parler à ces personnes et aux 500 ou 5 millions d’autres personnes au Canada qui sont des créateurs de contenu? » Mr. Lamontagne: No, I don’t think it’s a question of phoning them. I think it’s a question of making sure they are able to deliver content to them.

I’m not a lawmaker, unfortunately, but I think there are ways to facilitate having Canadian companies that can deliver to Google. There are too few. Google is the second- biggest transactional platform in Canada, so I think that would be quite important. M. Lamontagne : Non, je ne pense pas qu’il s’agisse de leur téléphoner. Je pense qu’il s’agit de s’assurer qu’ils sont capables de leur fournir du contenu. Je ne suis pas un législateur, malheureusement, mais je pense qu’il y a des moyens de faciliter la tâche aux entreprises canadiennes qui peuvent livrer du contenu à Google. Il y en a trop peu.

Google est la deuxième plateforme transactionnelle en importance au Canada, alors je pense que ce serait très important. The second part of your question was in terms of the negotiation. I think it’s very difficult to sign licences with big platforms. I don’t know if quotas are the sole solution, but what we definitely see is that most of the deals are signed with really big distributors. Independent content owners, which represent a big part of the creators of this country, are not represented on the platforms, unfortunately, because none of them have access to these streamers. La deuxième

partie de votre question concernait la négociation. Je pense qu’il est très difficile de signer des licences avec de grandes plateformes. Je ne sais pas si les quotas sont la seule solution, mais nous constatons certainement que la plupart des ententes sont signées avec de très gros distributeurs. Les propriétaires de contenu indépendants, qui représentent une grande

partie des créateurs du pays, ne sont pas représentés sur les plateformes, malheureusement, car aucun d’entre eux n’a accès à ces diffuseurs. Senator Wallin: But if you want content on YouTube and if you want French-language content, you can just put it up. La sénatrice Wallin : Mais si vous voulez du contenu sur YouTube et du contenu en français, vous n’avez qu’à le mettre en ligne. 27:16 Transport and Communications 26-10-2022

Mr. Lamontagne: Yes and no. You can put it up if you want for free, but the YouTube transactional part of it, where you can rent or buy, you can’t do that yourself. You need to become a Google-approved aggregator. M. Lamontagne : Oui et non. Vous pouvez le mettre en ligne si vous le voulez gratuitement, mais sur la

partie transactionnelle de YouTube, où vous pouvez louer ou acheter, vous ne pouvez pas le faire vous-mêmes. Vous devez devenir un agrégateur approuvé par Google. Senator Wallin: I’m just trying to figure out what exactly you think this bill or some other bill would do that would force companies to negotiate over content. I don’t see how that would happen. Platforms get to choose, not YouTube, but the other platforms get to choose what they put up, what they buy, what they invest in and what they show. That’s their model.

La sénatrice Wallin : J’essaie simplement de comprendre ce que ce projet de loi ou un autre projet de loi pourrait faire exactement pour forcer les entreprises à négocier au sujet du contenu. Je ne vois pas comment cela pourrait se produire. Les plateformes peuvent choisir... pas YouTube, mais les autres plateformes peuvent choisir ce qu’elles publient, ce qu’elles achètent, ce dans quoi elles investissent et ce qu’elles diffusent. C’est leur modèle. Mr. Lamontagne: Yes, it is. I think having a minimum of representation on the platform — quotas — would be a solution.

Asking Google to acquire Canadian content through Canadian companies would be the way to go. M. Lamontagne : Oui. Je pense que le fait d’avoir un minimum de représentation sur la plateforme — des quotas — serait une solution. Demander à Google d’acquérir du contenu canadien par l’entremise d’entreprises canadiennes serait la solution. Senator Wallin: Thank you. La sénatrice Wallin : Merci. [Translation] [Français] Senator Cormier: Thank you to our three witnesses, but my questions will be for Mr. Lamontagne. Le sénateur Cormier : J’aimerais remercier nos trois témoins, mais mes questions vont s’adresser à M.

Lamontagne. I’d like to know more about your business model. I understand that there are different types of platforms, but I thought your role was to act as an intermediary between these platforms and artists, creators, and producers. J’aimerais mieux comprendre votre modèle d’affaires. C’est-à- dire que je comprends qu’il y a différents types de plateformes, mais je pensais que votre rôle était d’être un intermédiaire entre les artistes, les créateurs, les producteurs et ces plateformes.

I’d like to know more about how the business model works, although there may be more than one, but how do artists and producers earn money through the work that you do? How do you as an aggregator finance what you do? What do the platforms contribute? What is this business model? Can you explain things a bit more clearly? Je voudrais mieux comprendre comment le modèle d’affaires fonctionne, il n’y a peut-être pas de modèle unique, mais comment les artistes et les producteurs trouvent-ils leur rémunération à l’intérieur du travail que vous faites? Comment vous-même, comme agrégateur, financez-vous votre activité?

Quelle est la contribution des plateformes? Quel est ce modèle d’affaires? Est-ce que vous pouvez nous l’expliquer un peu mieux? Not only that, but I’m particularly concerned about the creators who develop the content, and I’d also like to hear what you have to say about intellectual property in an aggregating services context. Are there any intellectual property issues? Enfin, je suis particulièrement préoccupé par les créateurs qui sont à la source du contenu, mais j’aimerais également vous entendre sur la question de la propriété intellectuelle dans un contexte d’agrégateur.

Est-ce qu’il y a des enjeux qui se posent du point de vue de la propriété intellectuelle? Mr. Lamontagne: Thank you for your question, senator. M. Lamontagne : Je vous remercie de votre question, monsieur le sénateur. The way the business model works, for us and for the creators, is very simple. Our business model involves a commission or a percentage on sales and rentals for transactional platforms, in addition to a commission on comprehensive licences for platforms that operate on a subscription basis. Premièrement, le fonctionnement du modèle d’affaires, tant pour nous que pour les créateurs, est très simple.

Notre modèle d’affaires consiste à prendre une commission ou un pourcentage sur les ventes et les locations pour les plateformes transactionnelles, et une commission sur la licence globale lorsqu’on parle des plateformes qui fonctionnent par abonnement. 26-10-2022 Transports et communications 27:17

That’s more or less how we get paid, and then the highest percentage, the largest amount, goes to those who hold the rights, whether producers, distributors, or sometimes even the creators themselves. C’est un peu comme cela qu’on se rémunère et ensuite, le pourcentage majoritaire, le plus prépondérant, retourne à l’ayant droit, qu’il soit producteur ou distributeur, et parfois même au créateur lui-même. Senator Cormier: If we’re talking about percentages, can you tell me approximately what percentage it represents in the chain?

Le sénateur Cormier : Si on parlait en matière de pourcentage, pouvez-vous nous dire à peu près quel est pourcentage cela représente dans la chaîne? Mr. Lamontagne: For transactional platforms, it’s approximately 20% for the aggregator and 80% for rights holders; for SVOD platform licences, it’s approximately 30% for the aggregator and 70% for those who own the rights. M. Lamontagne : Pour les plateformes transactionnelles, on parle d’environ 20 % pour l’agrégateur et 80 % pour les ayants droit; pour les licences en plateforme SVOD, on parle d’environ 30 % pour l’agrégateur et 70 % pour l’ayant droit.

Senator Cormier: What intellectual property issues do you see coming up in these transactions? Le sénateur Cormier : Quels sont les enjeux de la propriété intellectuelle qui se posent dans ces transactions, selon vous? Mr. Lamontagne: There are none at all, because we don’t acquire rights. So the rights remain the property of the producer or distributor, and we act as the intermediary whose role is to handle representation with platforms, meaning that rights and intellectual property remain with the creators. M. Lamontagne : Il n’y en a pas du tout, parce que d’une part, nous, on n’acquiert pas les droits.

Donc les droits demeurent la propriété du producteur-distributeur, on est l’intermédiaire qui détient le mandat de représentation auprès des plateformes, donc les droits et la propriété intellectuelle restent auprès des créateurs. Now for geo-location, it’s very easy to do some geo-blocking, depending on the rights and territories available. Sometimes a creator has only Canadian rights, and sometimes world rights.

What we do then is negotiate with the platform to comply with the rights available in order to ensure that distribution of the work has been geo-blocked in locations where the rights holders don’t own the rights. Ensuite, pour ce qui est de la géolocalisation, c’est très facile de géobloquer, selon les ayants droit et les territoires disponibles. Il arrive parfois qu’un créateur a des droits canadiens seulement, ou parfois il a des droits à l’échelle du monde.

Nous allons ensuite négocier avec la plateforme pour respecter les droits disponibles afin de nous assurer que la diffusion de l’œuvre est bien géobloquée aux endroits où les ayants droit n’ont pas de droits. Senator Cormier: You said at the beginning that you worked with the platform to gain a better understanding of how the algorithms worked, for discoverability purposes. Le sénateur Cormier : Vous avez dit, au début, que vous travaillez avec la plateforme pour mieux comprendre comment fonctionnent les algorithmes, toujours dans un contexte de découvrabilité.

What in fact might you have discovered in your research with these platforms? Is there anything we don’t know about here around this table? Can you tell us how the algorithms are managed, for example, and whether that could promote discoverability? Do you have anything you can tell us about that? En fait, qu’avez-vous découvert dans vos recherches auprès de ces plateformes? Est-ce qu’il y a des choses que nous ne savons pas ici, autour de cette table? Pouvez-vous nous dire comment sont gérés les algorithmes, par exemple, et comment cela peut favoriser la découvrabilité?

Y a-t-il quelque chose que vous pouvez nous dire à ce sujet? Mr. Lamontagne: Of course. I’ll limit myself to 30 seconds, because I could go on for a couple of hours. M. Lamontagne : Absolument, je peux le faire en 30 secondes, parce que je pourrais en parler pendant deux heures. The first thing I would say about algorithms is that they are hermetic. So we can’t understand exactly what the mechanisms underlying the Netflix, Disney and Apple algorithms are. They differ from platform to platform. You can try to understand and study them but you can’t get access.

Premièrement, je vous dirais que les algorithmes sont hermétiques. Donc, on ne peut pas comprendre exactement quels sont les mécanismes derrière l’algorithme de Netflix, de Disney ou d’Apple. Ils sont différents d’une plateforme à l’autre. On peut tenter de les comprendre et de les étudier, mais on n’y a pas accès. What we do know, on the other hand, is that these algorithms draw data from public platforms. For example with Amazon, we don’t entirely know the comings and goings of their algorithms, Par contre, ce que l’on sait, c’est que ces algorithmes vont puiser des données dans des plateformes publiques.

Par exemple, pour Amazon, on ne connaît pas entièrement les aléas de leurs 27:18 Transport and Communications 26-10-2022

but their metadata, which fuels the robot that generates the algorithm, draws its information from databases like Wikidata, Wikipedia and IMDb. There is one thing that we, the creators, producers, distributors and aggregators, can do to promote the discoverability of our content, and that is to populate the digital databases used by the robots to generate their algorithms. That’s one example of how we work in terms of discoverability. algorithmes, mais leurs métadonnées, qui vont alimenter le robot qui génère l’algorithme, puisent leurs informations dans des bases de données comme Wikidata,Wikipédia, IMDb.

Il y a un travail que nous, les créateurs, producteurs, distributeurs et agrégateurs, pouvons faire pour favoriser la découvrabilité de nos contenus, c’est de venir peupler ces bases de données numériques à partir desquelles les robots qui génèrent les algorithmes fonctionnent. C’est l’un des exemples de la façon dont on travaille sur le plan de la découvrabilité. Another very straightforward example has to do with attempts to study the impact of metadata. We’re talking about metadata and film-related information.

One of the issues for Quebec films is that the word “Quebec” is not an item of metadata recognized by the platforms, because Quebec is not a country. So searching for Quebec films on platforms is an issue, and you get around by include the word “Quebec” in the synopsis. That means that someone on Amazon who is searching for Quebec films will be able to find it. I have dozens of examples like that. We’re trying to understand. Un autre exemple très simple est qu’on essaie d’étudier les répercussions des métadonnées. On parle de métadonnées et des informations liées à un film.

L’un des enjeux pour les films québécois est que le nom « Québec » n’est pas une métadonnée reconnue par les plateformes, étant donné que le Québec n’est pas un pays. La notion de recherche de films québécois sur les plateformes représente un enjeu, et le moyen de contourner cela est d’écrire le nom « Québec » dans le synopsis. Ainsi, quelqu’un qui est sur Amazon et qui fait une recherche de films québécois peut le trouver. J’ai des dizaines d’exemples comme ça. Nous essayons de comprendre. Senator Cormier: Hence the importance of Canadian aggregators in the system, as you were saying.

Le sénateur Cormier : D’où l’importance d’avoir des agrégateurs canadiens dans le système, comme vous le dites. Thank you very much Mr. Lamontagne, for your answers. Merci beaucoup, monsieur Lamontagne, pour vos réponses. [English] [Traduction] Senator Dasko: Actually, Senator Cormier asked both of the questions I wanted to ask you. I do want to probe the algorithm question more. You said you could talk for hours, so I’m going to ask you to talk about for four minutes on the topic. La sénatrice Dasko : En fait, le sénateur Cormier a posé les deux questions que je voulais vous poser.

J’aimerais approfondir la question des algorithmes. Vous avez dit que vous pourriez parler pendant des heures, alors je vais vous demander de parler du sujet pendant quatre minutes. You said that you spent a great deal of your time trying to understand how they work. So I want you to talk a little bit more about that, in particular, how they might differ from each other. Like, for example, Google Play, Apple, Disney and so on. In all the work that you’ve done on algorithms, have you found differences between the platforms? And please tell us what you found. I’m really interested in this.

Vous avez dit que vous avez passé beaucoup de temps à essayer de comprendre comment ils fonctionnent. J’aimerais donc que vous nous en disiez un peu plus à ce sujet, en particulier, sur la façon dont ils pourraient différer les uns des autres. Comme, par exemple, Google Play, Apple, Disney et ainsi de suite. Dans le cadre du travail que vous avez réalisé sur les algorithmes, avez-vous constaté des différences entre les plateformes? Et veuillez nous dire ce que vous avez découvert. Cela m’intéresse vraiment. Mr. Lamontagne: We found many things.

First and foremost, our work was mostly to understand how we can affect them. So I couldn’t, for instance, make a presentation about how the Netflix algorithm works and how the Disney algorithm works. What we try to do is what we can do with the resources that we have to try to influence these kinds of algorithms. M. Lamontagne : Nous avons découvert de nombreuses choses. Avant tout, notre travail consistait surtout à comprendre comment nous pouvons les influencer.

Je ne pourrais donc pas, par exemple, faire un exposé sur la façon dont l’algorithme de Netflix fonctionne et sur la façon dont celui de Disney fonctionne. Ce que nous essayons de faire, c’est ce que nous pouvons faire avec les ressources dont nous disposons pour essayer d’influencer ces types d’algorithmes.

One of the things we found was what I previously mentioned was to really be mindful of all the data that you’re going to be putting online about your film, whether it’s on the official Une des choses que nous avons constatées, c’est ce que je j’ai mentionné précédemment, à savoir qu’il faut vraiment faire attention à toutes les données que vous allez mettre en ligne sur 26-10-2022 Transports et communications 27:19

website, whether it’s on Google, Wikidata, Wikipedia, IMDB and all those platforms. They do consist of the bases of the algorithms. votre film, que ce soit sur le site Web officiel, sur Google, Wikidata, Wikipédia, IMDB et toutes ces plateformes. Elles sont constituées des bases des algorithmes. What we did is we took different films. For instance, we took one film and put it online in Canada and we put the same film online in France. We activated our action in discoverability to try to increase the reference on the platforms and on Google and then we compared the results.

What we discovered is that only the database in which you enter the data has some sort of effect, but also the media with which you work, so the external media that gives out reviews will affect the reference, not only in the algorithms but precisely on the search engines. Ce que nous avons fait, c’est que nous avons pris différents films. Par exemple, nous avons pris un film et nous l’avons mis en ligne au Canada, puis nous avons mis le même film en ligne en France.

Nous avons activé notre action de découvrabilité pour essayer d’augmenter la référence sur les plateformes et sur Google, puis nous avons comparé les résultats. Ce que nous avons découvert, c’est que seule la base de données dans laquelle vous entrez les données a une sorte d’effet, mais aussi les médias avec lesquels vous travaillez, donc les médias externes qui donnent des critiques auront une influence sur la référence, non seulement dans les algorithmes, mais précisément sur les moteurs de recherche. One of the conclusions we came to is that you can influence them.

You can increase your chance of being included in that algorithm, but the reality is the biggest tool that we have to influence the algorithm is, again, lobbying and giving out a phone call to the platform. L’une des conclusions auxquelles nous sommes arrivés, c’est que vous pouvez les influencer. Vous pouvez augmenter vos chances d’être inclus dans cet algorithme, mais la réalité est que le plus gros outil que nous avons pour influencer l’algorithme est, encore une fois, le lobbying et l’appel téléphonique à la plateforme. Unfortunately, most of the algorithms are based on the genre.

So if you do your work and some of the good metadata and you sign a deal with the platform, you most likely will have a good placement. But to ensure that good placement, you need to have a channel of communication with the platforms. The biggest issue that we’re facing right now that the direct line of communication with big streamers is extremely difficult to maintain, even for us as aggregators. Malheureusement, la plupart des algorithmes sont fondés sur le genre.

Donc si vous faites votre travail, que vous avez de bonnes métadonnées et que vous signez un accord avec la plateforme, vous aurez probablement un bon placement. Mais pour assurer un bon placement, il faut avoir un canal de communication avec les plateformes. Le plus gros problème auquel nous faisons face à l’heure actuelle, c’est que la communication directe avec les gros diffuseurs de contenu en ligne est extrêmement difficile à maintenir, même pour nous en tant qu’agrégateurs. Senator Dasko: This is interesting. You said earlier the algorithms were airtight and now you’re saying you can influence them.

La sénatrice Dasko : C’est intéressant. Vous avez dit plus tôt que les algorithmes étaient hermétiques et maintenant vous dites que vous pouvez les influencer. Mr. Lamontagne: In some way. To make sure that if you want your film to be part of the algorithm, there is action you can put in place to increase your chance, but can I explain how they work? That’s the difference. But there are still actions you can do to increase your chance of being well proposed by the algorithms. But you still can’t understand them.

It’s like a secret these companies have and keep close to their hearts and will not divulge, unfortunately. M. Lamontagne : D’une certaine façon. Pour vous assurer que votre film fait

partie de l’algorithme, il y a des mesures que vous pouvez mettre en place pour augmenter vos chances, mais puis-je expliquer comment elles fonctionnent? C’est la différence. Mais il y a encore des mesures que vous pouvez prendre pour augmenter vos chances d’être bien proposé par les algorithmes. Mais vous ne pouvez toujours pas les comprendre, c’est comme un secret que ces entreprises ont et qui leur tient à cœur et qu’elles ne divulgueront pas, malheureusement. Senator Dasko: I’ve been trying to study the Netflix algorithm, and one of the things they say is that they don’t use any demographic data.

Have you been able to determine if others use demographic data, like age, gender and so on? La sénatrice Dasko : J’ai essayé d’étudier l’algorithme de Netflix, et l’une des choses qu’ils disent, c’est qu’ils n’utilisent pas de données démographiques. Avez-vous pu déterminer si d’autres utilisent des données démographiques, comme l’âge, le sexe, et cetera? Mr. Lamontagne: I was not able to obtain that information, unfortunately. M. Lamontagne : Je n’ai pas été en mesure d’obtenir cette information, malheureusement. 27:20 Transport and Communications 26-10-2022

Senator Dasko: Thank you. La sénatrice Dasko : Merci. Senator Manning: Thank you to our witnesses. My question is for Mr. Lamontagne and any other witness who would like to answer. Le sénateur Manning : Je remercie nos témoins. Ma question s’adresse à M. Lamontagne et à tout témoin qui aimerait y répondre. We keep hearing that foreign streamers like Netflix aren’t paying their fair share, especially for francophone productions in Canada, with some putting that number as low as 0.3%.

However, in their submission to our committee a while ago, Netflix told us that since 2017, they have invested more than $3.5 billion in Canada for films. And “Jusqu’au déclin” was shot in the Laurentians with an all Quebec cast and crew that resulted in $5.8 million direct investment into the province of Quebec. The film was apparently viewed by 21 million subscribers within the first four weeks of its release to global audiences.

Nous entendons constamment dire que les diffuseurs étrangers comme Netflix ne paient pas leur juste part, en particulier pour les productions francophones au Canada, certains estimant ce chiffre à seulement 0,3 %. Cependant, dans le mémoire que l’entreprise a présenté à notre comité il y a un certain temps, Netflix nous a dit que, depuis 2017, il avait investi plus de 3,5 milliards de dollars au Canada pour des films.

Et « Jusqu’au déclin » a été tourné dans les Laurentides avec une distribution et une équipe entièrement québécoises, ce qui a entraîné un investissement direct de 5,8 millions de dollars dans la province de Québec. Le film aurait été vu par 21 millions d’abonnés dans les quatre premières semaines de sa sortie dans le monde entier. How do you see that investment in French-language films improving when Bill C-11 is enacted and becomes law? Comment pensez-vous que l’investissement dans les films de langue française s’améliorera lorsque le projet de loi C-11 entrera en vigueur? Mr.

Lamontagne: Thank you for your question. I am hoping to see more and more of these productions. The film you gave out is a great example. The streamers are often seen as the big menace and can contribute to a more diverse production in Canada. I’m hoping to see more of these productions, which represent an alternative to financing content, so I’m welcoming a new Bill C-11 that will enforce this and give out incentives to platforms to continue to do so. M. Lamontagne : Je vous remercie de poser la question. J’espère voir de plus en plus de ces productions. Le film que vous nous avez présenté est un bel exemple.

Les diffuseurs en continu sont souvent considérés comme la grande menace et peuvent contribuer à une production plus diversifiée au Canada. J’espère voir un plus grand nombre de ces productions, qui représentent une solution de rechange au financement de contenu, alors j’accueille favorablement un nouveau projet de loi C-11 qui le mettra en application et offrira des incitatifs aux plateformes pour qu’elles continuent de le faire.

The public and the audience are connecting with these kinds of content, but I would still put a warning on the importance of producing original content, but there’s also a similar importance to acquiring local content that has been produced elsewhere, because the content that the streamers are producing are made for a really specific audience and have a certain genre and signature to it.

Le public et l’auditoire se connectent à ce genre de contenu, mais je ferais quand même une mise en garde : il est important de produire du contenu original, mais il est tout aussi important d’acquérir du contenu local qui a été produit ailleurs, parce que le contenu que les diffuseurs en continu produisent est conçu pour un public vraiment particulier et a un certain genre et une certaine signature. If you look at different series, they have certain signatures that are similar, but to have content that is made and created by Canadian creators, you need to have a balance and acquire independent content.

Otherwise, you look at documentaries and smaller-budget films, which presents the bread and butter of our culture. If you look at festivals across the world, it is independent content that is one of the biggest sources of pride of Quebec and Canada. Unfortunately, not all this content is ending up on these platforms. Si vous regardez les différentes séries, elles ont certaines signatures qui sont similaires, mais pour avoir un contenu qui est fait et créé par des créateurs canadiens, vous devez avoir un équilibre et acquérir du contenu indépendant.

Sinon, vous regardez les documentaires et les films à petit budget, qui représentent le pain et le beurre de notre culture. Si vous regardez les festivals dans le monde, c’est le contenu indépendant qui est l’une des plus grandes sources de fierté du Québec et du Canada. Malheureusement, tout ce contenu ne se retrouve pas sur ces plateformes. This idea of producing content is important, but let’s not forget the sequencing of content.

Maybe for this content that we’re producing and putting out in theatres and then going to CBC for television or broadcast, is there an opportunity for this Cette idée de produire du contenu est importante, mais n’oublions pas le séquençage du contenu. Peut-être que pour le contenu que nous produisons et diffusons dans les cinémas, et qui est ensuite diffusé à la télévision ou à CBC/Radio-Canada... 26-10-2022 Transports et communications 27:21

content to also then end up on the platform? I think this needs to increase. est-il possible que ce contenu se retrouve aussi sur la plateforme? Je pense que cela doit augmenter. I mentioned earlier that the box office in Quebec is 10% of Quebec films mostly every year, and that 10% is not what we’re seeing on the platform. You cannot obtain that 10% by just producing original content. You need to acquire more independent content. That applies not only to Netflix, but all the big streamers. I think that’s going to have a huge impact on our Canadian industry.

J’ai mentionné plus tôt que le box-office des films québécois représente 10 % des recettes totales presque chaque année, et ces 10 % ne sont pas ce que vous voyez sur la plateforme. Vous ne pouvez pas obtenir ces 10 % en produisant uniquement du contenu original. Vous devez acquérir plus de contenu indépendant. Cela s’applique non seulement à Netflix, mais à tous les gros diffuseurs. Je pense que cela aura une énorme incidence sur notre industrie canadienne. Senator Manning: I know that much of our discussion here is trying to get Canadian content but also French-language content.

It seems to be a concern of many of the people around the table here. I’m just trying to ascertain what level of investment would you conclude and agree that we have reached a level of sufficient French-language content? How do we measure that? You mentioned 10% a few moments ago. I’m wondering, is there a percentage? Is there a dollar value? How do we measure that to reach a sufficient level that would be at least comfortable to you and to others that are involved? Le sénateur Manning : Je sais qu’une grande

partie de notre discussion ici consiste à essayer d’obtenir du contenu canadien, mais aussi du contenu en langue française. Cela semble être une préoccupation pour beaucoup de gens autour de la table. J’essaie simplement de savoir quel niveau d’investissement vous permettrait de conclure et de convenir que nous avons atteint un niveau suffisant de contenu en langue française? Comment pouvons-nous le mesurer? Vous venez de parler de 10 %. Je me demande s’il y a un pourcentage? Y a-t-il une valeur monétaire?

Comment mesurons-nous cela pour atteindre un niveau suffisant qui serait au moins convenable pour vous et pour les autres personnes concernées? Mr. Lamontagne: That’s a really good question. In terms of how much needs to be invested for original content, I’m not an expert in producing, so I won’t be able to give a dollar figure. M. Lamontagne : C’est une très bonne question. Pour ce qui est de savoir combien il faut investir pour le contenu original, je ne suis pas expert en production, alors je ne pourrai pas donner un chiffre en dollars. I think one of the biggest issues is just the number of titles.

If you look at how many feature films are being produced in the French language, I think a ratio of those feature films that are produced — I think we’re roughly talking about 30 each year — at least 25 or 30% of that content can end up on the big streamers. These are rough numbers, and I think I would work around making sure that our production ends up on a big platform, but I’m not able to provide a dollar figure, unfortunately. We do not sign deals with Netflix yet, so we don’t know the extent of how much they’re paying for certain content.

Je pense que l’un des principaux problèmes tient simplement au nombre de titres. Si vous regardez combien de longs métrages sont produits en langue française, je pense qu’un ratio de ces longs métrages qui sont produits — je pense que nous parlons d’environ 30 par année — au moins 25 ou 30 % de ce contenu peut finir sur les plateformes des grands diffuseurs. Ce sont des chiffres approximatifs, et je pense que je m’arrangerais pour m’assurer que notre production se retrouve sur une grande plateforme, mais je ne suis pas en mesure de vous donner un chiffre en dollars, malheureusement.

Nous ne signons pas encore d’ententes avec Netflix, alors nous ne savons pas combien ils paient pour certains contenus. Senator Clement: I have two questions. One is for Mr. Fenton. We speak increasingly of gender-based analysis and running legislation through that lens. I wonder if you could comment on whether we have that type of analysis for accessibility and running Bill C-11 through that kind of lens. La sénatrice Clement : J’ai deux questions. L’une s’adresse à M. Fenton. Nous parlons de plus en plus de l’analyse comparative entre les sexes et de l’examen des lois sous cet angle.

Je me demande si vous pouvez nous dire si nous disposons de ce type d’analyse pour l’accessibilité et si nous examinons le projet de loi C-11 sous cet angle. [Translation] [Français] My second question is for Mr. Lamontagne. Your testimony is staggering. As for the algorithms, we’re told that inserting Canadian content would not ruin, but rather affect the experience of consumers in their viewing area. Ma deuxième question s’adresse à M. Lamontagne. Votre témoignage est époustouflant.

En ce qui concerne les algorithmes, on nous dit qu’insérer du contenu canadien ne viendrait pas ruiner, mais plutôt affecter l’expérience des consommateurs dans leur zone d’écoute. 27:22 Transport and Communications 26-10-2022

What have you seen? You’ve been lobbying on behalf of Canadian content. When content is placed by the platforms, do people like that? Are the trends positive or is it true that Canadians prefer not to be forced to watch Canadian content? Qu’avez-vous observé? Vous faites du lobbying pour le contenu canadien. Lorsque le contenu est placé par les plateformes, est-ce que les gens aiment cela? Est-ce que les tendances sont bonnes ou est-ce vrai que les Canadiens ne veulent pas être forcés d’écouter du contenu canadien? [English] [Traduction] Mr. Fenton: Thank you, senator.

I have to tell you that there is no formal accessibility lens to run legislation through. This issue has been talked about since 1999 or 2000 when Minister Bennett was in charge of the office for persons with disabilities, but it hasn’t gotten off the ground since then. M. Fenton : Merci, madame la sénatrice. Je dois vous dire qu’il n’y a pas d’angle officiel de l’accessibilité à examiner. On en parle depuis 1999 ou 2000, lorsque la ministre Bennett était responsable de l’Office des personnes handicapées, mais cela n’a pas pris son envol depuis.

We had hoped that the Accessible Canada Act could be used to some extent in this way to provide some guidance to legislative drafters and government departments around rules of accessibility, but that challenge has not been picked up yet. If the Senate wanted to make a recommendation that this accessibility lens be explored, we would enthusiastically support you, because this is long overdue. Nous avions espéré que la

Loi canadienne sur l’accessibilité puisse être utilisée, dans une certaine mesure, pour donner une certaine orientation aux rédacteurs législatifs et aux ministères au sujet des règles d’accessibilité, mais ce défi n’a pas encore été relevé. Si le Sénat voulait recommander que cet angle d’accessibilité soit exploré, nous vous soutiendrions avec enthousiasme, car cela aurait dû être fait depuis longtemps. Senator Clement: Bam. Thank you, Mr. Fenton. La sénatrice Clement : Bam! Merci, monsieur Fenton. [Translation] [Français] Mr. Lamontagne? Monsieur Lamontagne? Mr. Lamontagne: Thank you for your question.

I’m not at all in agreement with what the person you cited said; I believe quite the opposite. The public needs to see Canadian content because it will improve their experience. M. Lamontagne : Je vous remercie pour votre question. Je ne suis pas du tout d’accord avec l’affirmation de la personne que vous citez; je crois tout le contraire. Le public a besoin de voir du contenu canadien, cela améliorera son expérience. I would say that the past few years have shown that the public is more intelligent than we think.

If a film like Parasite can win the best film Oscar and the public is willing to view subtitled content, it’s because people have access to such a diversity of content that the provenance, even when subtitled, is not a variable in the equation. The Canadian public is not necessarily searching for Canadian content. Je vous dirais que les dernières années démontrent que le public est plus intelligent qu’on ne le pense.

Si un film comme Parasite a remporté l’Oscar du meilleur film et que le public est capable d’accepter d’écouter du contenu sous-titré, c’est que désormais, les gens ont accès à une telle diversité de contenu que sa provenance, même si c’est sous-titré, n’est pas une variable dans l’équation. Le public canadien ne recherche pas nécessairement du contenu canadien. Is there anyone here who ever sat in front of their television set saying that they wanted to find Canadian content to watch? That’s not how we choose our content.

What we choose is the particular emotion we wish to experience, and something may have been recommended to us by friends, or we may have read about it in the media and acquired a desire to view this or that content. Y a-t-il quelqu’un parmi nous qui s’est déjà installé devant sa télévision en se disant qu’il voulait écouter du contenu canadien? Ce n’est pas de cette façon que nous choisissons notre contenu. Ce qu’on veut choisir, c’est l’émotion qu’on a envie de vivre, ce qui nous a été recommandé par des amis ou bien ce qu’on a lu dans les médias qui nous a donné l’envie d’écouter tel ou tel contenu.

When I go onto a platform, I need to have that option. It’s true for Canadians and it’s true in terms of international exports. We have to stop thinking that Canadian content is only watched by people who are looking for Canadian content. If the content is good, it’s going to be watched, no matter where it was produced. Quand j’arrive sur une plateforme, je dois avoir ce choix. C’est vrai pour les Canadiens et c’est vrai en ce qui concerne l’exportation internationale. Il ne faut plus penser que la consommation de contenu canadien est uniquement le fait de gens qui veulent du contenu canadien.

Si le contenu est bon, il va être visionné, peu importe où il est produit. 26-10-2022 Transports et communications 27:23

The issue is to ensure that there is a basic level of content representation, and I’m convinced that would improve the experience of not only Canadians, but all subscribers around the world. L’enjeu est de s’assurer qu’il y a un minimum de représentativité des contenus, et je suis convaincu que cela améliorera l’expérience des Canadiens, mais aussi de n’importe quel abonné dans le monde. We were talking earlier about the movie Jusqu’au déclin . It’s a Quebec film that was subtitled, and watched in dozens and dozens of countries with a viewership of millions.

I think that needs to be used as an example, and that we shouldn’t be afraid of promoting our content. On parlait tout à l’heure du film Jusqu’au déclin . C’est un film québécois qui a été sous-titré, qui a été vu dans des dizaines et des dizaines de pays et qui a obtenu des millions de visionnements. Je pense qu’il faut utiliser cela comme exemple et ne pas avoir peur de mettre de l’avant nos contenus. Senator Clement: Thank you. La sénatrice Clement : Merci. [English] [Traduction] Senator Wallin: I just wanted to come back to that question with Mr. Lamontagne.

You talk about people searching out the genres they want, the emotions they want, so they go and choose that. That seems to be what drives the algorithms, yet you said you spend most of your time and money on the lobbying effort, which is for the platforms, rather than trying to drive the audience, which is what dictates how the algorithms function. Have I got that correct? La sénatrice Wallin : Je voulais juste revenir sur cette question avec M. Lamontagne. Vous dites que les gens recherchent les genres qu’ils veulent, les émotions qu’ils veulent, alors ils vont les choisir.

Cela semble être ce qui motive les algorithmes, et pourtant, vous avez dit que vous consacrez la majeure

partie de votre temps et de votre argent à l’effort de lobbying, qui est destiné aux plateformes, plutôt qu’à essayer de diriger le public, ce qui est ce qui dicte le fonctionnement des algorithmes. Ai-je bien compris? Mr. Lamontagne: I am not sure I fully understand the question. Would you mind maybe rephrasing it? Are you asking if I am working more toward the lobbying as I should probably work more toward the audience? Is that what you’re saying? M. Lamontagne : Je ne suis pas sûr de bien comprendre la question. Pourriez-vous peut-être la reformuler?

Êtes-vous en train de demander si je travaille davantage pour le lobbying que je devrais probablement le faire pour le public? Est-ce bien ce que vous dites? Senator Wallin: Yes. You’re talking about what drives algorithms, and it’s the viewers, it’s the consumers. They’re looking for, in your words, the emotion or the genre they like and respond to. They go and look for that and seek it out, and then the algorithm feeds that back. The next time I turn it on, it shows me the movies I want or dramas, cop shows or whatever it might be.

But you said the most effective way to influence the algorithm is not through viewership, but through lobbying. La sénatrice Wallin : Oui. Vous parlez de ce qui alimente les algorithmes, et ce sont les téléspectateurs, les consommateurs. Ils recherchent, pour reprendre vos propres mots, l’émotion ou le genre qu’ils aiment et auquel ils réagissent. Ils vont chercher cela, et ensuite l’algorithme leur envoie. La prochaine fois que je l’active, il me montre les films que je veux ou les drames, les séries policières, et cetera.

Vous avez dit que le moyen le plus efficace d’influencer l’algorithme tient non pas aux téléspectateurs, mais au lobbying. Mr. Lamontagne: That’s a really good point you’re making, if I can explain. Ideally, I would be putting all my efforts toward the audiences and drive them toward the platform or wherever our content is. The reality is that the mission we gave ourselves when we became aggregators was to fight to first get our content on the platform and then drive the audience to choose it. M. Lamontagne : Vous soulevez un très bon point, si je peux m’expliquer.

Idéalement, j’axerais tous mes efforts sur les publics et les conduirais vers la plateforme là ou quel que soit l’endroit où se trouve notre contenu. En réalité, la mission que nous nous sommes donnée lorsque nous sommes devenus des agrégateurs, c’était de nous battre pour que notre contenu soit d’abord présent sur la plateforme, puis d’inciter le public à le choisir. The big problem we are facing is that we have now been in talks with big streamers for two or three years, regularly pitching them content on a monthly basis and they do not acquire anything except the big films.

That’s the mission we’ve given ourselves. Once we have a sufficient amount of Canadian content on these platforms, then we will be able to work toward the platform less and will probably try to bring the audience to Le gros problème auquel nous sommes confrontés, c’est que cela fait maintenant deux ou trois ans que nous sommes en pourparlers avec les gros diffuseurs en continu, que nous leur présentons régulièrement du contenu chaque mois et qu’ils n’acquièrent rien sauf les grands films. C’est la mission que nous nous sommes donnée.

Une fois que nous aurons suffisamment de contenu canadien sur ces plateformes, nous pourrons travailler 27:24 Transport and Communications 26-10-2022

watch more Canadian content. The first step is to work with having the content online. moins sur la plateforme et nous essayerons probablement d’amener le public à regarder plus de contenu canadien. La première étape consiste à mettre en ligne le contenu. The Chair: Mr. Lamontagne, Mr. Norouzi and Mr. Fenton, thank you for coming to the committee and for your contribution to the study. Le président : Monsieur Lamontagne, monsieur Norouzi et monsieur Fenton, merci de votre présence au comité et de votre contribution à l’étude.

For our second panel, we have with us Vanessa Herrick, Executive Director, English Language Arts Network, who is with us by video conference; and Jay Thomson, Chief Executive Officer, Canadian Communication Systems Alliance. We will commence with the English Language Arts Network, Vanessa Herrick. You have the floor.

Document details

CollectionSenate Committees
CitationTRCM / Evidence / 27ev-55765
Typecommittee
Volume / chapter441 / Evidence / 27ev-55765
Languageen
Formatpdf
SourceCOMM_SEN
Identifier7d51bc0c1f8792b8d253b30936dcaceae0bfdd1b

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