Senate Committee — ENEV — Evidence — 50ev-56389
ENEV / Evidence / 50ev-56389
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EVIDENCE TÉMOIGNAGES OTTAWA, Thursday, October 19, 2023 OTTAWA, le jeudi 19 octobre 2023 The Standing Senate Committee on Energy, the Environment and Natural Resources met with videoconference this day at 9:17 a.m. [ET] to study Bill S-234,
An Act to amend the Canadian Environmental Protection Act, 1999 (final disposal of plastic waste); and, in camera, to study a draft agenda (future business). Le Comité sénatorial permanent de l’énergie, de l’environnement et des ressources naturelles se réunit aujourd’hui, à 9 h 17 (HE), avec vidéoconférence, pour étudier le projet de loi S-234, Loi modifiant la
Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) (élimination définitive de déchets plastiques); et, à huis clos, pour étudier un projet d’ordre du jour (travaux futurs). Senator Rosa Galvez (Chair) in the chair. La sénatrice Rosa Galvez (présidente) occupe le fauteuil. [Translation] [Français] The Chair: My name is Rosa Galvez, I’m a senator from Quebec and I am chair of the committee. La présidente : Je m’appelle Rosa Galvez, je suis une sénatrice du Québec et je suis présidente du comité.
Today, we are conducting a meeting of the Standing Senate Committee on Energy, the Environment and Natural Resources. Aujourd’hui, nous tenons une séance du Comité sénatorial permanent de l’énergie, de l’environnement et des ressources naturelles. I’d like to start with a quick reminder. Before asking or answering questions, I would ask committee members and witnesses in the room to refrain from leaning too close to the microphone or removing their earpieces when doing so. This will avoid any feedback that could have a negative impact on the committee staff in the room. J’aimerais commencer par un petit rappel.
Avant de poser des questions ou d’y répondre, je demanderais aux membres du comité et aux témoins présents dans la salle de s’abstenir de se pencher trop près du microphone ou de retirer leur oreillette lorsqu’ils le font. Cela permettra d’éviter tout retour sonore qui pourrait avoir un impact négatif sur le personnel du comité dans la salle. I’m going to ask my colleagues on the committee to introduce themselves, starting on my right. Je vais demander à mes collègues du comité de se présenter, en commençant à ma droite. Senator Boisvenu: Senator Pierre-Hugues Boisvenu from Quebec.
I’m replacing Senator Wells, who is absent today. Le sénateur Boisvenu : Sénateur Pierre-Hugues Boisvenu, du Québec. Je remplace le sénateur Wells, qui est absent aujourd’hui. Senator Gignac: Clément Gignac, senator from Quebec. Le sénateur Gignac : Clément Gignac, sénateur du Québec. [English] [Traduction] Senator Sorensen: Hi, Karen Sorensen, senator from Alberta. La sénatrice Sorensen : Bonjour. Je m’appelle Karen Sorensen, sénatrice de l’Alberta. [Translation] [Français] Senator Verner: Good morning. Josée Verner from Quebec. La sénatrice Verner : Bonjour. Josée Verner, du Québec.
Senator Massicotte: Paul Massicotte from Quebec. Le sénateur Massicotte : Paul Massicotte, du Québec. [English] [Traduction] Senator Arnot: Good morning, Senator David Arnot from Saskatchewan. Le sénateur Arnot : Bonjour. Je suis le sénateur David Arnot, de la Saskatchewan. 19-10-2023 Énergie, environnement et ressources naturelles 50:1
[Translation] [Français] The Chair: I would like to welcome you, colleagues, and all viewers from across the country who are watching our proceedings. La présidente : Je vous souhaite la bienvenue, chers collègues, ainsi qu’à tous les téléspectateurs de partout au pays qui regardent nos délibérations. [English] [Traduction] Today, the committee continues its examination of Bill S-234,
An Act to amend the Canadian Environmental Protection Act, 1999 (final disposal of plastic waste). Aujourd’hui, le comité poursuit son examen du projet de loi S-234, Loi modifiant la
Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) (élimination définitive des déchets plastiques). As you will see on your modified agenda, we have today three witnesses. We have Karel Ménard, Director General of Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets. We have Frances Edmonds, Head of Sustainable Impact for HP Canada. We also have Jean-Luc Lavergne, Chief Executive Officer and Founder of the Lavergne Group.
Comme vous le verrez sur votre ordre du jour modifié, nous accueillons aujourd’hui trois témoins, soit Karel Ménard, directeur général du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets; Frances Edmonds, directrice de l’impact durable chez HP Canada; ainsi que Jean-Luc Lavergne, président-directeur général et fondateur du groupe Lavergne. Welcome to our witnesses. Thank you so much for being with us. Each one of you will have five minutes for your opening remarks. We will start with Mr. Ménard, followed by Ms. Edmonds and then Mr. Lavergne. Bienvenue à nos témoins. Merci beaucoup de comparaître.
Chacun d’entre vous disposera de cinq minutes pour faire sa déclaration préliminaire. Nous commencerons par M. Ménard, suivi de Mme Edmonds et de M. Lavergne. The floor is yours, Mr. Ménard. Vous avez la parole, monsieur Ménard. [Translation] [Français] Karel Ménard, Director General, Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets: Good morning. I’m Karel Ménard, Director General of the Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets. I’m going to start by giving you an overview of plastics, which I’m sure you’re already familiar with.
In Canada, according to Statistics Canada, 6.3 million tonnes of plastic were used in 2018, and barely 10% of this total was recycled, the rest being disposed of or incinerated. Karel Ménard, directeur général, Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets : Bonjour. Je m’appelle Karel Ménard, directeur général du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets. Je vais commencer par faire un tour d’horizon du plastique, que vous connaissez sûrement déjà.
Au Canada, selon Statistique Canada, on a consommé 6,3 millions de tonnes de plastique en 2018 et à peine 10 % de ce total a été recyclé, le reste étant éliminé ou incinéré. Around 200,000 tonnes of plastic were also exported, mainly to the U.S., during the same period. From there, the plastic could also be shipped to Asian countries, notably for recovery purposes, including energy recovery, when used as fuel. By our standards, this was not really recycling or recovery. Plastic exports, once out of the country, have no traceability.
Plastics recovered from computers or even municipal waste collection can end up anywhere in the world. In the case of the ocean of plastic, in particular, there’s a little bit of our plastic inside. There is no traceability with regard to the plastic exports generated in our country. On a également exporté environ 200 000 tonnes de plastique, principalement aux États-Unis, pendant la même période. De là, le plastique pouvait aussi être acheminé dans des pays d’Asie, notamment à des fins de valorisation, et notamment de valorisation énergétique, quand il est utilisé comme combustible.
Selon nos critères, ce n’était pas véritablement du recyclage ou de la valorisation. L’exportation de plastique — une fois hors du pays — n’a pas de traçabilité. Les plastiques que l’on récupère dans les ordinateurs ou même dans la collecte sélective municipale peuvent éventuellement se retrouver partout dans le monde. Dans le cas de l’océan de plastique, notamment, il y a un petit peu de notre plastique qui se trouve à l’intérieur. Il n’y a pas de traçabilité par rapport à l’exportation de plastique que l’on génère au pays.
The export of plastic for disposal should be banned, obviously, but plastic that is exported for recycling, if it’s not produced to standards equal to or better than what we have here in Canada, shouldn’t be allowed either. For this to happen, there would have L’exportation de plastique à des fins d’élimination devrait être interdite, évidemment, mais le plastique que l’on exporte à des fins de recyclage, s’il n’est pas produit conformément à des normes égales ou supérieures à ce que nous avons ici au Canada, 50:2 Energy, the Environment and Natural Resources 19-10-2023
to be traceability, and the exporter of the plastic, the broker in particular, would have to produce evidence to federal authorities to ensure that the plastic won’t cause damage to human health and the environment in other countries — that it’s not, in fact, disguised disposal. ne devrait pas être permis non plus.
Pour cela, il devrait y avoir de la traçabilité et l’exportateur de plastique, le courtier notamment, devrait produire des preuves auprès des autorités fédérales pour assurer que le plastique ne causera pas des dommages à la santé humaine et à l’environnement dans d’autres pays — que ce ne soit pas de l’élimination déguisée, en fait. Banning the export of plastic for disposal, even when the recycling of the material is substandard, is a good thing, but we still need to know what to do with it here. As I said at the outset, 90% of the plastic generated in Canada is actually disposed of.
So, if we stop exporting for disposal, we’ll end up with that plastic right here at home. It’s better than exporting it, we agree, but we need to work more upstream with this plastic. Le fait d’interdire l’exportation du plastique à des fins d’élimination, et ce, même lorsque le recyclage de cette matière ne respecte pas les normes est une bonne chose, mais encore faut-il savoir quoi en faire ici. Comme je l’ai dit d’entrée de jeu, 90 % du plastique généré au Canada est en fait éliminé. Donc, si on stoppe l’exportation à des fins d’élimination, on va se retrouver avec ce plastique au pays.
C’est déjà mieux que de l’exporter, on en convient, mais il faudrait davantage travailler en amont avec ce plastique-là. As for plastic recycling, it’s a solution, but it’s not “the” solution. As I said at the start of my statement, 90% of the plastic produced in Canada is not recycled. Because we don’t have the infrastructure to recycle that amount of plastic, and we don’t have the infrastructure to recover it. I’m not just talking about plastic from selective collection, but plastic from all the objects around us that are made of plastic. Right now, we’re not in a position to recover this plastic for recycling.
Pour ce qui est du recyclage du plastique, c’est une solution, mais ce n’est pas « la » solution. Je l’ai dit au début de mon intervention : 90 % du plastique produit au Canada n’est pas recyclé; pourquoi? Parce qu’on n’a pas les infrastructures nécessaires pour recycler cette quantité de plastique et qu’on n’a pas les infrastructures requises de récupération de plastique. Je ne parle pas uniquement du plastique issu de la collecte sélective, mais du plastique qui vient de tous les objets qui nous entourent qui sont faits de plastique; il faut prendre cela en considération.
Actuellement, on n’est pas en mesure de récupérer ce plastique à des fins de recyclage. In any case, recycling has environmental, social and economic impacts. Perhaps we need to work more upstream on the production of plastic objects, especially single-use ones, and limit their production, not only because of their damage to the integrity of the landscape or their potential impact on marine wildlife, but also on the environment and human health. It’s also important to understand that around 50% of the plastics we generate are found in single-use plastic objects.
We also need to ensure that the measures put in place limit the waste of resources, because this is indeed a waste of resources. De toute façon, le recyclage a des impacts environnementaux, sociaux et économiques. Il faudrait peut-être travailler davantage en amont sur la production des objets en plastique, notamment ceux à usage unique, et limiter leur production, non seulement à cause de leur atteinte à l’intégrité du paysage ou de leur impact potentiel sur la faune marine, mais aussi sur l’environnement et la santé humaine.
Il faut comprendre aussi qu’environ 50 % des plastiques que l’on génère se trouvent dans des objets en plastique à usage unique. Il faudrait aussi s’assurer que les mesures mises en place parviennent à limiter le gaspillage des ressources, parce qu’il s’agit effectivement d’un gaspillage de ressources. To this end, we need to put pressure on the government to limit the production of single-use plastics on the market, and work towards a national strategy of reducing plastics at source, not just recycling. This is really important.
À cet effet, il faudrait faire pression sur le gouvernement afin de limiter la production de plastique à usage unique mis en marché et travailler à l’instauration d’une stratégie nationale de réduction à la source des plastiques, et pas uniquement de recyclage. C’est vraiment important. There are also plastics for which there are no means of recycling or recovery systems to eventually recycle them. This should also include measures to limit the additives or colorants that are put into plastics to make them flame-retardant, to make them flexible or for any other reason.
Il y a aussi les plastiques pour lesquels il n’y a pas de moyens de recyclage ou de systèmes de récupération pour les recycler éventuellement. Cela devrait inclure également des mesures pour limiter les additifs ou les colorants que l’on met dans les plastiques pour les rendre ignifuges, pour les rendre souples ou pour toute autre raison. 19-10-2023 Énergie, environnement et ressources naturelles 50:3
We should also work on the question of the durability of the plastics or objects we produce and on their necessity, so really limiting single use, encouraging reuse when we can’t abolish plastics and, ultimately, ensuring that a plastic object that is put on the market is recyclable and accepted by recycling infrastructures in Canada. Just because something says it’s recyclable doesn’t mean it will be recycled. We have to make sure that it will actually be recycled.
Il faudrait aussi travailler sur la question de la durabilité des plastiques ou des objets que l’on produit et sur leur nécessité, donc limiter réellement l’usage unique, favoriser le réemploi lorsqu’on ne peut pas abolir les plastiques et, ultimement, s’assurer qu’un objet en plastique qui est mis en marché est recyclable et accepté par les infrastructures de recyclage au Canada. Ce n’est pas parce qu’un objet est dit recyclable qu’il sera recyclé. Il faut s’assurer qu’il sera effectivement recyclé.
Lastly, we need to set reduction targets at source; we therefore need to know current plastic production and aim to reduce our production of plastic objects in this country over the next few years to give us reliable indicators. Thank you, senators. En dernier lieu, il faudrait se donner des objectifs de réduction à la source; il faudrait donc connaître la production de plastique actuelle et viser une réduction de notre production d’objets faits de plastique au pays au cours des prochaines années pour nous donner des indicateurs fiables. Merci, mesdames les sénatrices et messieurs les sénateurs.
The Chair: Thank you, Mr. Ménard. La présidente : Merci, monsieur Ménard. [English] [Traduction] The floor is yours, Ms. Edmonds. La parole est à vous, madame Edmonds. Frances Edmonds, Head of Sustainable Impact, HP Canada: Thank you, Madam Chair. Thank you for inviting me to be here. Frances Edmonds, directrice de l’impact durable, HP Canada : Merci, madame la présidente. Je vous remercie de m’avoir invitée. I should explain that I wear a number of hats. I represent Canada’s most sustainable technology company and will send proof of that.
However, perhaps the easiest way to prove it is to say that we are listed as one of the top 100 most sustainable corporations worldwide by Canada’s very own Corporate Knights. I was also on the expert panel assembled by the Council of Canadian Academies for Environment and Climate Change Canada — the Expert Panel on the Circular Economy. I currently sit on Minister Guilbeault’s advisory panel for the Federal Sustainable Development Strategy. So I hope to give you informative and well-rounded answers to your questions. Je dois expliquer que j’assume un certain nombre de fonctions.
Je représente l’entreprise de technologie la plus durable du Canada et j’en enverrai la preuve. Cependant, la façon la plus simple de le prouver est peut-être de dire que nous figurons parmi les 100 sociétés les plus durables au monde par les Corporate Knights du Canada. J’ai également fait
partie du groupe d’experts constitué par le Conseil des académies canadiennes pour l’environnement et le changement climatique du Canada, soit le Groupe d’experts sur l’économie circulaire. Je siège actuellement au comité consultatif du ministre Guilbeault pour la Stratégie fédérale de développement durable. J’espère donc vous donner des réponses instructives et exhaustives à vos questions. I’m very happy to learn that you are looking to address the issue of plastic waste in Canada. Thank you. As a citizen, I pick up plastic waste every day.
As a sustainability professional, I have organized global shoreline cleanups, and as a leading company, as you will hear from the Lavergne Group today, we actively source ocean-bound plastics from Haiti and put those back into new HP products. Je suis enchantée d’apprendre que vous cherchez à résoudre le problème des déchets plastiques au Canada. Je vous en remercie. En tant que citoyenne, je ramasse des déchets plastiques tous les jours. En qualité de professionnelle de la durabilité, j’ai organisé des nettoyages de rivages partout dans le monde.
Comme vous l’entendrez du groupe Lavergne aujourd’hui, notre entreprise, à
titre de chef de file, acquiert activement des plastiques océaniques d’Haïti et les réutilise dans de nouveaux produits HP. I will turn to the proposed bill. In Canada, I have worked on implementing the extended producer responsibility programs for electronics as well as some of the packaging regulations. As you know, for more than 30 years, we have relied on the tool of extended producer responsibility and we’ve invested probably billions of dollars — nobody actually knows — to garner a circularity rate of just 6.1%. That’s according to the expert panel Je passerai maintenant au projet de loi.
Au Canada, j’ai travaillé à la mise en œuvre des programmes de responsabilité élargie des producteurs de produits électroniques, ainsi que de certains règlements sur l’emballage. Comme vous le savez, depuis plus de 30 ans, nous comptons sur l’outil de la responsabilité élargie des producteurs et nous avons investi probablement des milliards de dollars — personne ne connaît 50:4 Energy, the Environment and Natural Resources 19-10-2023
report. By any stretch of the imagination, that’s a failure — and a costly one at that. It has resulted in this export of mixed plastic waste that you are trying to address. vraiment le chiffre — pour obtenir un taux de circularité d’à peine 6,1 %. C’est ce qu’indique le rapport du groupe d’experts. Force nous est d’admettre que c’est un échec, coûteux de surcroît. C’est ainsi qu’on s’est retrouvé avec ce problème d’exportation de déchets plastiques mixtes que vous essayez de résoudre. What are the tools that we have in our collective tool boxes to tackle the climate, biodiversity and inequality crises we face?
Shortly, you will hear from Jean-Luc Lavergne, the CEO of the Lavergne Group, a small circular plastics company here in Quebec. We have been partnering with them for over two decades to incorporate more circular, ocean-bound and other plastic wastes into our new products. The combined work and results have enabled HP, a global multinational, to set aggressive goals for circularity in recycled plastic content. We will aim to be 75% circular by 2030 and have 30% post-consumer recycled plastics across our entire print and PC portfolio by 2025. This can be done.
Quels sont les outils à notre disposition dans nos boîtes à outils collectives pour faire face aux crises auxquelles nous sommes confrontés sur les plans du climat, de la biodiversité et de l’inégalité? Vous entendrez bientôt Jean-Luc Lavergne, président-directeur général du groupe Lavergne, une petite entreprise de plastique circulaire d’ici, au Québec. Nous travaillons avec cette entreprise depuis plus de deux décennies pour incorporer plus de déchets plastiques océaniques circulaires et d’autres déchets plastiques dans nos nouveaux produits.
Ce travail et les résultats combinés ont permis à HP, une multinationale mondiale, de se fixer des objectifs ambitieux en matière de circularité dans le contenu en plastique recyclé. Notre objectif sera d’être circulaire à 75 % d’ici 2030 et d’avoir 30 % de plastiques recyclés postconsommation dans l’ensemble de notre portefeuille d’imprimantes et d’ordinateurs personnels d’ici 2025. Cela peut être fait. As a leader, we know there is a cost to being a leader.
But what we witness in the Canadian marketplace today is that the market signal — namely procurement — actually encourages a race to the bottom in sustainability performance — not a race to the top. Nous sommes des chefs de file et savons que cela a un prix. Mais ce que nous constatons sur le marché canadien aujourd’hui, c’est que le signal du marché — c’est-à-dire l’approvisionnement — encourage en fait une course vers le bas et non vers le haut sur le plan du rendement en matière de durabilité.
Simply put, governments across the country — and specifically the federal government — failed to include requirements for the outputs of these extended producer responsibility programs, and specifically plastics, that we have invested so heavily in. As such, there’s no incentive to create cleaner feedstocks of plastics coming out of our nationwide recycling facilities. They have no value because there is no demand for them. In short, the plastics are really a waste and not a resource, and hence they have been exported, landfilled or, worse, incinerated.
Pour dire les choses simplement, les gouvernements du pays, et plus particulièrement le gouvernement fédéral, n’ont pas imposé d’exigences pour les résultats des programmes de responsabilité élargie des producteurs, en ce qui concerne plus particulièrement les plastiques, dans lesquels nous avons beaucoup investi. Par conséquent, il n’y a aucun incitatif à créer des matières premières en plastique plus propres provenant de nos installations de recyclage nationales. Ces matières n’ont aucune valeur parce qu’il n’y a pas de demande à cet égard.
Bref, les plastiques sont en réalité un déchet et non une ressource et ont donc été exportés, envoyés à la décharge ou, pire encore, incinérés. Our previous testimony gave an example of that, but I’ll give you another example just to make it very real for you. Environment and Climate Change Canada just issued a procurement document to purchase 7,500 notebook computers. There were no recycled plastics requirements in that bid document, and it’s the same the government over. So where are these plastics supposed to go? We spend all this money on recycling them, but we haven’t created a place for them to go.
Le témoin précédent en a donné un exemple, mais je vais vous en donner un autre juste pour rendre la situation bien réelle pour vous. Environnement et Changement climatique Canada vient de publier un document d’approvisionnement pour l’achat de 7 500 ordinateurs portables. Il n’y avait aucune exigence relative aux plastiques recyclés dans ce document d’appel d’offres, et c’est la même chose partout au gouvernement. Où sont donc censés aller ces plastiques?
Nous dépensons énormément d’argent pour les recycler, mais nous n’avons pas créé d’endroit pour les utiliser. 19-10-2023 Énergie, environnement et ressources naturelles 50:5
Let’s take a second to consider the definition of circular or sustainable procurement from Dr. Bob Willard, one of Canada’s great sustainability professionals. We’re looking to buy with the best value for the most circular services or goods from the most circular supplier, in alignment with the government’s stated purpose and goals. Prenons un instant pour examiner la définition d’approvisionnement circulaire ou durable de M. Bob Willard, l’un des grands professionnels canadiens de la durabilité.
Nous cherchons à acheter à valeur optimale auprès du fournisseur le plus circulaire pour la plupart des biens ou des services circulaires, conformément à l’objectif et aux cibles déclarés du gouvernement. The many policy and regulatory tools that the federal government has started to introduce around plastics, the UN treaty on plastics and other international treaties like the Basel Convention will start to change the plastics market in Canada.
Les nombreux outils de politique et de réglementation que le gouvernement fédéral a commencé à instaurer au sujet des plastiques, le traité des Nations unies sur les plastiques et d’autres traités internationaux comme la Convention de Bâle commenceront à modifier le marché des plastiques au Canada. The fastest and most nimble tool we have is circular procurement. The timing could not be more critical. Next year, the federal government will issue — and I’m just talking about PCs here — a national master standing offer for PCs, which will be in place for five years.
That will take us very close to a point where we should have reduced carbon emissions by 40% to 45% and have achieved zero plastic waste. Without implementing circular plastics procurement, we will not achieve this. L’approvisionnement circulaire est l’outil le plus rapide et le plus souple dont nous disposons. Le moment ne pourrait pas être plus crucial. L’an prochain, le gouvernement fédéral émettra — et je ne parle que d’ordinateurs personnels ici — une offre à commandes principale nationale pour des ordinateurs personnels, qui sera en vigueur pendant cinq ans.
Cela nous mènera tout près du point où nous devrions avoir réduit les émissions de carbone de 40 à 45 % et atteint l’objectif de zéro déchet plastique. Sans la mise en œuvre de l’approvisionnement en plastique circulaire, nous n’y parviendrons pas. Canada’s small and medium-sized business ecosystem is simply not activating on carbon or plastic because there is no market signal to do it. I am asking you to create the change in how we buy rather than banning exports of plastics, which can have unintended consequences. I’m sure you’ll have some questions on that.
L’écosystème des petites et moyennes entreprises du Canada ne s’active tout simplement pas dans le domaine du carbone ou du plastique parce qu’il n’y a pas de signal du marché pour les inciter à le faire. Je vous demande de changer notre façon d’acheter plutôt que d’interdire les exportations de plastique, car cela peut avoir des conséquences imprévues. Je suis certaine que vous aurez des questions à ce sujet. Madam Chair, thank you for the opportunity to speak today. Madame la présidente, je vous remercie de m’avoir offert l’occasion de vous parler aujourd’hui. The Chair: Thank you, Ms. Edmonds.
La présidente : Je vous remercie, madame Edmonds. Jean-Luc Lavergne, CEO and Founder, Lavergne: My name is Jean-Luc Lavergne. I’m the CEO of the Lavergne Group. We make plastics circular. I thank you for inviting me today because this is exciting that I am able to share this. We are based in Montreal, Quebec, but we have facilities all around the world. Jean-Luc Lavergne, président-directeur général et fondateur, Lavergne : Je m’appelle Jean-Luc Lavergne et je suis président-directeur général du groupe Lavergne. Nous fabriquons des plastiques circulaires.
Je vous remercie de m’avoir invité aujourd’hui, car je suis ravi de pouvoir m’adresser à vous. Notre groupe est installé à Montréal, au Québec, mais compte des installations partout dans le monde. We take end-of-life plastics from different sources and turn them back into raw materials, replacing the need for virgin materials. One of the things we do, which is exciting, is the relationship we’ve had with Frances Edmonds for over two decades. We are taking the end-of-life cartridges and turning them back into raw materials to make new cartridges again. We’ve been doing this at scale for more than 20 years.
Nous prenons des plastiques en fin de vie de différentes sources et les transformons en matières premières, remplaçant ainsi le besoin en matières vierges. L’une des choses que nous faisons, et qui est passionnante, c’est la relation que nous entretenons avec Frances Edmonds depuis plus de deux décennies. Nous prenons les cartouches en fin de vie et les transformons en matières premières pour fabriquer de nouvelles cartouches. Nous le faisons à grande échelle depuis plus de 20 ans. 50:6 Energy, the Environment and Natural Resources 19-10-2023
The recycled material that we produce meets the performance of virgin specifications. As much as some people say it’s not doable, we are the living proof of doing this. One of our factories is in Montreal, Quebec. Les matériaux recyclés que nous produisons satisfont aux exigences de rendement des matières vierges. Même si d’aucuns affirment que ce n’est pas faisable, nous sommes la preuve vivante que cela l’est. Une de nos usines se trouve à Montréal, au Québec.
We have the great fortune of working with companies such as HP and other brands that are committed to saying, “Let’s take the next step towards figuring out what we can do with our end- of-life products.” This is exciting. We have been doing this commercially; this is not a lab project. People who visit our facilities can see for real how this is handled. Nous avons la chance immense de travailler avec des entreprises comme HP et d’autres marques qui sont déterminées à dire : « Passons à la prochaine étape pour voir ce que nous pouvons faire avec nos produits de fin de vie. » C’est passionnant.
Nous faisons cela commercialement; ce n’est pas un projet de laboratoire. Les personnes qui visitent nos installations peuvent voir concrètement comment ces activités sont gérées. We look at plastics, especially the thermoplastics, as a potential good resource if it’s well collected. I know we’ve gone through this for many years. If I look at the curbside collections, there have been challenges, but as we get to new technologies and things are better, we take that resource and turn it into good feedstock for various applications.
Nous considérons les plastiques, en particulier les thermoplastiques, comme une bonne ressource potentielle s’ils sont collectés. Je sais que nous discutons de la question depuis de nombreuses années. Les collectes en bordure de rue présentent des défis, mais à mesure que nous adoptons de nouvelles technologies et que les choses s’améliorent, nous transformons cette ressource en une bonne matière première pour diverses applications. When I look at what we’re doing in this part right now, we have to be careful. I understand the ban on shipping overseas; I’m fully aware that there could be issues.
If we do things right, we have proof that we could make it viable, commercial and also very cost-effective. Lorsque je regarde ce que nous faisons à cet égard en ce moment, je constate que nous devons être prudents. Je comprends l’interdiction d’expédier des plastiques à l’étranger; je sais très bien que cela pourrait causer des problèmes. Si nous faisons les choses correctement, nous avons la preuve que nous pouvons rendre cette solution viable, commerciale et aussi très rentable.
For me, when I look at this, I’m obviously happy to answer all questions and see how you see this, but you see our facilities; it is living proof that there are things that could be done. Pour ma part, quand j’examine la question, je suis évidemment heureux de répondre à toutes les questions et de voir comment vous voyez les choses, mais sachez que nos installations constituent la preuve vivante qu’il y a des choses qui pourraient être faites. Yes, there is only a small amount of plastics that is being collected right now.
The challenge is we have to find more of these companies who are willing to buy the product. By doing so, we are able to turn this circular. The fact that we could reduce the carbon footprint instead of making new plastics with our product is also significant in our reduction of carbon emissions. Oui, ce n’est qu’une petite quantité de plastique qui est collectée actuellement. Le défi, c’est de trouver plus d’entreprises qui sont prêtes à acheter le produit pour nous permettre de le rendre circulaire.
Le fait que nous puissions réduire l’empreinte carbone avec notre produit au lieu de fabriquer de nouveaux plastiques est également important pour la réduction de nos émissions de carbone. I will be more than happy to answer your questions, if there’s anything, by all means. Thank you. Je serai plus qu’heureux de répondre à vos questions s’il y a quoi que ce soit, et ferai tout mon possible pour le faire. Je vous remercie. The Chair: Thank you to our witnesses. La présidente : Nous remercions nos témoins. Senator Arnot: Thank you, witnesses. I have some succinct questions.
I’m hoping we can hear each witness answer them. Le sénateur Arnot : Merci aux témoins. J’ai quelques questions succinctes. J’espère que nous pourrons entendre chaque témoin y répondre. 19-10-2023 Énergie, environnement et ressources naturelles 50:7
With respect to this study, we’ve heard advocates, industry and government officials all agree that there is a need to reduce environmental harms related to plastic and toxic waste. However, there are few concrete actions that are being proposed to create the necessary reduction. En ce qui concerne notre étude, nous avons entendu des militants, des représentants de l’industrie et des fonctionnaires qui ont tous convenu qu’il est nécessaire de réduire les dommages environnementaux liés aux déchets plastiques et toxiques. Cependant, peu d’actions concrètes sont proposées pour obtenir la réduction nécessaire.
This committee has also heard there are jurisdictional issues between the federal government and the provincial government and that oversight, investigation and enforcement are prerequisites. Le comité a également appris qu’il existe des problèmes de compétences entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux, et que la surveillance, les enquêtes et l’application de la loi sont des prérequis. This question is for all of you: Does Bill S-234 go far enough? Is this bill innovative enough?
What innovations and investments do you believe need to be made to ensure the Canadian Environmental Protection Act, or CEPA, will serve its intended purpose proactively rather than reactively? La question suivante s’adresse à vous tous : le projet de loi S-234 va-t-il assez loin? Est-il suffisamment novateur? Selon vous, quelles innovations et quels investissements sont nécessaires pour que la
Loi canadienne sur la protection de l’environnement, ou LCPE, serve son objectif de façon proactive plutôt que réactive? The second question has been stated by Mr. Ménard. Only 9% of plastic waste is recycled. With this bill, presumably fewer hazardous wastes will be exported from Canada. If production of plastics goes unabated, then more plastics will remain in Canada, very hazardous waste. What do you think needs to occur to address that problem, and is it in this act? La deuxième question est dictée par M. Ménard. Seulement 9 % des déchets plastiques sont recyclés.
Avec ce projet de loi, on peut supposer que moins de déchets dangereux seront exportés du Canada. Si la production de plastique ne diminue pas, il y aura plus de plastiques — des déchets très dangereux — au Canada. Selon vous, que faut-il faire pour régler ce problème? La solution se trouve-t-elle dans cette loi? The Chair: Who wants to go first? La présidente : Qui veut répondre en premier? [Translation] [Français] Mr. Ménard: Thank you, senator. M. Ménard : Merci, sénateur. In fact, in my presentation I answered your questions, and it’s true that the bill doesn’t go far enough.
Banning the export of plastics for disposal is a good thing, but we still need to know what to do with these materials if they remain in the country. Only 10% of plastics in Canada are actually recycled, which means that 90% are not. They can’t be recycled right now because the infrastructure isn’t available. Nor, as Mr. Lavergne said, are the collection systems. Plastic can and will be considered a hazardous material. En fait, dans ma présentation, j’ai répondu à vos questions et effectivement, le projet de loi ne va pas assez loin.
Interdire l’exportation des matières plastiques à des fins d’élimination, c’est une bonne chose, mais encore faut-il savoir quoi faire avec ces matières si elles restent au pays. Seulement 10 % des matières plastiques au Canada sont effectivement recyclées, ce qui veut dire que 90 % ne le sont pas. Elles ne peuvent pas l’être actuellement parce que les infrastructures ne sont pas disponibles. Les systèmes de collecte, comme le disait M. Lavergne, ne le sont pas non plus. Le plastique peut effectivement être considéré comme une matière dangereuse et elle va le devenir.
The idea is that recycling is part of the solution. We talk a lot about the circular economy, or the circularity index — It’s the tonnage of material we recycle compared to the tonnage of material we generate that gives us the circularity index. L’idée, c’est que le recyclage fait
partie de la solution. On parle beaucoup d’économie circulaire, mais l’économie circulaire aussi, ou l’indice de circularité... C’est le tonnage de matière que l’on recycle par rapport au tonnage de matière que l’on génère qui donne l’indice de circularité. We’re always looking at the tonnage of material we recycle, when we should be looking at the denominator, the material we generate and produce, and we don’t do that enough.
Nothing has ever proven to me — and I’ve been working in the On s’attaque toujours au tonnage de matière que l’on recycle, alors qu’il faudrait plutôt s’attaquer au dénominateur, à la matière que l’on génère et que l’on produit, et cela, on ne le fait pas assez. Il n’y a rien qui m’a jamais prouvé — et je travaille 50:8 Energy, the Environment and Natural Resources 19-10-2023
environmental sector for 30 years — that recycling plastic avoids the use of virgin resources. On the contrary, it all adds to the supply of plastic. dans le secteur de l’environnement depuis 30 ans — que le recyclage de plastique permet d’éviter l’utilisation de ressources vierges. Au contraire, tout cela vient s’additionner à l’offre de matière plastique. So, recycling is often used for — Yes, it’s nice, it’s beautiful, it’s good for the environment, but the best solution lies at the consumption and production level, and more and more plastics are single-use.
Yes, for certain objects, like cards for example, the solution is undoubtedly recovery methods that will be significantly effective, and factories dedicated to recycling. However, for the hundreds of thousands or even millions of tonnes of plastic that are generated, there is nothing, and that’s what we need to tackle at source. Donc, le recyclage est souvent utilisé à des fins... Oui, c’est gentil, c’est beau, c’est bon pour l’environnement, mais la meilleure solution se situe sur le plan de la consommation et de la production, et de plus en plus de matières plastiques sont à usage unique.
Oui, pour certains objets, comme des cartes par exemple, la solution, c’est assurément les modes de récupération qui seront sensiblement efficaces et les usines consacrées à ce recyclage. Cependant, pour les centaines de milliers ou même de millions de tonnes de plastique qui sont générées, il n’existe rien, et c’est à cela qu’il faut s’attaquer à la source. Recycling won’t solve all the problems — on the contrary. Recycling too, particularly through pyrolysis, gasification or even energy recovery processes, is causing problems for the environment and human health in some provinces.
Legislation is lacking in this area, because it’s called reclamation or recycling. The best solution — and this is what this bill should put forward, or at least mention — lies in reducing waste at source, i.e. in production and consumption. Le recyclage ne viendra pas régler tous les problèmes, au contraire. Le recyclage aussi, notamment au moyen des procédés de pyrolyse, de gazéification ou même de valorisation énergétique, cause des problèmes à l’environnement et à la santé humaine dans certaines provinces. Les lois sont défaillantes là‑dessus, parce qu’on appelle cela de la valorisation ou du recyclage.
La meilleure solution, et c’est ce que ce projet de loi devrait mettre de l’avant, ou au moins mentionner, se trouve sur le plan de la réduction à la source, c’est-à-dire sur le plan de la production et de la consommation. We need to start by setting reduction benchmarks or indicators in terms of production, and yes, I’d say this bill goes far enough. It’s not bad, but it’s certainly incomplete in the current order of things. Il faut commencer par se donner des balises ou des indicateurs de réduction sur le plan de la production et là, oui, je pourrai dire que ce projet de loi va assez loin.
Il n’est pas mauvais, mais il est assurément incomplet dans l’ordre actuel des choses. [English] [Traduction] The Chair: Does anyone want to add or complement that answer? La présidente : Est-ce que quelqu’un souhaite ajouter quelque chose à cette réponse ou la compléter? Ms. Edmonds: Thank you, senator, there are two questions. What innovation needs to be made? I would argue that Mr. Lavergne has shown, as with the partnership with HP, that we have the innovation.
We know how to take end-of-life plastics and put them back into new plastics whilst incorporating other used plastics, like used drinking water bottles. Mme Edmonds : Merci, sénateur. Il y a deux questions. Quelles innovations faut-il apporter? Je dirais que M. Lavergne a montré, dans le cadre du partenariat avec HP, que l’innovation est là. Nous savons comment réutiliser les plastiques en fin de vie pour en faire de nouveaux plastiques tout en y incorporant d’autres plastiques usagés, comme ceux des vieilles bouteilles d’eau potable.
Today, in the plant in Quebec, we’re using 1 million used drinking water bottles a day in the process to make the new plastics for HP products. It’s technically possible. We are doing it at scale. Aujourd’hui, dans l’usine du Québec, nous utilisons 1 million de bouteilles d’eau potable usagées par jour pour fabriquer de nouveaux plastiques pour les produits HP. C’est techniquement possible. Nous le faisons à grande échelle. What will lead to less plastic waste in Canada is to create the demand for those recycled plastics. We simply have no demand. We have not closed the loop in our systems today.
It is evidenced by the requests for proposals that I talked to you about. Ce qui permettra de réduire les déchets plastiques au Canada, c’est créer une demande en plastiques recyclés. Il n’existe tout simplement pas de demande. La boucle n’est pas bouclée dans nos systèmes actuellement. Les demandes de propositions dont je vous ai parlé en témoignent. 19-10-2023 Énergie, environnement et ressources naturelles 50:9
The federal government alone, 13% of GDP, if you use that money to actually create the demand and close the circle, we would have a much more effective system. It’s the fact that there is nowhere for that plastic to go today and no incentive to do a better job of sorting it because it’s considered a waste, not a resource. Si le gouvernement fédéral, qui représente à lui seul 13 % du PIB, utilisait cet argent pour créer la demande et boucler la boucle, le système serait beaucoup plus efficace.
Le fait est qu’il n’y a nulle part où le plastique peut aller aujourd’hui et qu’il n’y a pas d’incitatif pour faire un meilleur tri parce que cette matière est considérée comme un déchet et non comme une ressource. Mr. Lavergne: Exactly. When you look at plastics, all thermoplastics are technically recyclable. M. Lavergne : Exactement. Quand on examine les plastiques, on constate que tous les thermoplastiques sont techniquement recyclables. The challenge you see is what we talked about.
In our case, we deal with HP, a 20-year customer who was willing to go all the way, taking a huge step in saying, “I was using a virgin material producer,” and turning to a small company like us and then making a product viable. By the way, there is not only a cartridge business; there are other plastics we create. Technically, plastics are doable. Le défi que vous voyez est celui dont nous avons parlé.
Dans notre cas, nous faisons affaire avec HP, un client depuis 20 ans qui était prêt à aller jusqu’au bout, à faire un pas de géant en avant en se tournant vers une petite entreprise comme la nôtre pour fabriquer un produit viable alors qu’il utilisait auparavant des matériaux vierges. Soit dit en passant, ce n’est pas qu’une affaire de cartouches; nous créons d’autres plastiques. Techniquement, les plastiques sont faisables. In our case, we have invested in this. Thankfully, we also have more clients getting on the bandwagon. I’m sitting today with Dyson. That’s why I am here.
Dyson is another step that’s going into this kind of circularity. Dans notre cas, nous avons investi dans ce projet. Heureusement, plus de clients embarquent dans l’aventure. J’ai une rencontre avec Dyson aujourd’hui. C’est pourquoi je suis ici. Dyson est une autre étape vers ce genre de circularité. We see what’s going on in Europe. Banning is one thing. You’re going to ban to replace with what? When you look at what plastics has replaced, plastics is actually a very good material if it’s well treated and well collected. Nous voyons ce qu’il se passe en Europe.
C’est une chose que d’interdire les plastiques, mais avec quoi les remplacera-t-on? Lorsqu’on regarde ce que les plastiques ont remplacé, on constate que les plastiques sont en fait un très bon matériau s’ils sont bien traités et collectés. We’re going through changes in Quebec right now with the revamping of the blue and green boxes and the collection and deposit system. When you look at this, we are willing to invest. Right now we’re looking at potential projects to take the blue and green boxes and take these products back into resources for people who are producing this.
Nous vivons actuellement des changements au Québec avec le remaniement des bacs bleus et verts et du système de la collecte et du dépôt. Voyant cela, nous sommes prêts à investir. À l’heure actuelle, nous envisageons des projets potentiels pour transformer les bacs bleus et verts en ressources pour ceux qui les produisent. As much as I hear from the other person with regard to the recycling of plastics, it works. We’re living proof. We see what’s going on.
The challenge, though, is that if HP, for instance, who’s talking about the fact they could sell their product, has a competitor who doesn’t do any of that stuff. And on a level scale, when you buy the products, you as a consumer have the right to say, “I’m doing this or that.” That’s why I think today we have to announce it. We have been very low-profile. We’ve been in business for more than 30 years, but today that’s why I’m speaking out. I said it’s important to do so. Peu importe ce que d’autres disent à propos du recyclage des plastiques, cela fonctionne; nous en sommes la preuve vivante.
Nous voyons ce qui se passe. Le problème, cependant, c’est que HP, par exemple, qui parle du fait qu’elle pourrait vendre son produit, pourrait avoir un concurrent qui ne fait rien de tout cela. Et à produits équivalents, quand le consommateur achète, il a le droit de choisir l’un ou l’autre. C’est pourquoi je pense que nous devons faire connaître nos activités aujourd’hui. Nous avons été très discrets. Nous sommes en affaires depuis plus de 30 ans, mais c’est pourquoi j’en parle aujourd’hui. J’ai dit que c’était important.
That’s why, for us, when we have people who come and visit our facilities, they can physically see what is. We want to invest more. We want companies like HP to come on board. We’re doing it. We’re living proof today. We’ve been doing this, as I said. I happen to be in Quebec; that’s where I was born, but we also have a facility in Belgium that started last year; we have Voilà pourquoi, pour nous, lorsque des gens viennent visiter nos installations, ils peuvent voir de leurs yeux de quoi il s’agit. Nous voulons investir davantage. Nous voulons que des entreprises comme HP nous emboîtent le pas.
Nous recyclons les plastiques. Nous en sommes la preuve aujourd’hui. Nous le faisons, comme je l’ai dit. Il se trouve que je suis au Québec; 50:10 Energy, the Environment and Natural Resources 19-10-2023
another one in Vietnam that we have had for 15 years. We are going to continue to add more facilities. c’est là que je suis né, mais nous avons aussi une installation en Belgique qui est entrée en activité l’année dernière et nous en avons une autre au Vietnam depuis 15 ans. Nous allons continuer à ajouter des installations. I think banning is not where this has to go. I also agree with the fact that in some cases it should not go to other countries, because it’s not disposed of properly. We are willing to do even more. There have to be some corrections.
As you can see, we’re living proof that plastics are recyclable and it’s done at scale. Je pense que l’interdiction n’est pas la voie à suivre. Je conviens également que, dans certains cas, les plastiques ne devraient pas être envoyés dans d’autres pays, parce qu’ils ne sont pas éliminés correctement. Nous sommes prêts à en faire encore plus. Il faut apporter des corrections. Comme vous pouvez le constater, nous sommes la preuve vivante que les plastiques sont recyclables et qu’ils le sont à grande échelle.
Senator Arnot: Witnesses, I’d like your expression on this question: Do you think that the Senate should be studying this issue in a much more comprehensive and more in-depth way to better serve Canadians with a study that would address the issues the way you’ve articulated them? Le sénateur Arnot : J’aimerais que les témoins me disent ce qu’ils pensent de la question suivante : considérez-vous que le Sénat devrait étudier le sujet de façon beaucoup plus exhaustive et approfondie afin de mieux servir les Canadiens en procédant à une étude qui aborderait des questions comme celles que vous les avez formulées? Ms.
Edmonds: There is a whole infrastructure and ecosystem around plastics. I’ll give you an example. People who are exporting mixed-waste plastics, eventually — under the Basel Convention — it would be illegal to do that. People who are illegally exporting mixed-waste plastics will continue to do that. Mme Edmonds : Il existe toute une infrastructure et tout un écosystème dans le domaine des plastiques. Je vous donnerai un exemple.
Des gens exportent des déchets plastiques mixtes, mais en vertu de la Convention de Bâle, ce serait illégal de le faire, mais ceux qui exportent illégalement des déchets plastiques mixtes continueront de le faire. If you put a requirement in for a company like HP, I’ll use ink cartridges as an example; we collect them in Canada, ship them over the border to our facility in La Vergne, Tennessee, where we mechanically disassemble them. Those plastics come back to the Lavergne Group in Montreal for proper processing.
So we would have to prove that those empty cartridges that are now going across the border are going for recycling. Si vous imposez une exigence à une entreprise comme HP, j’utiliserai les cartouches d’encre comme exemple. Nous recueillons ces cartouches au Canada, les expédions par delà la frontière à notre installation de La Vergne, au Tennessee, où elles sont démontées mécaniquement. Ces plastiques reviennent au groupe Lavergne, à Montréal, pour une transformation adéquate. Nous devrions ainsi prouver que les cartouches vides qui traversent maintenant la frontière sont recyclées.
Every time you add a cost of proving something to recycled content when it’s competing against virgin plastics, you’re increasing that differential. That’s not a good thing. You want the recycled plastic to be cheaper than the virgin plastic. We need to think of the larger systems issues and what the unintended consequences can be. Chaque fois que vous ajoutez un coût de preuve à un contenu recyclé qui fait concurrence à des plastiques vierges, vous augmentez le prix différentiel. Ce n’est pas une bonne chose. Vous voulez que le plastique recyclé soit moins cher que le plastique vierge.
Nous devons réfléchir aux problèmes de systèmes plus globaux et aux conséquences imprévues. I absolutely agree with you. I don’t want plastic to be going to the wrong place, but it’s part of a wider ecosystem and understanding the market forces; we obviously haven’t done that with our EPR programs for 30 years. We have not considered that. Je suis entièrement d’accord avec vous. Je ne veux pas que le plastique aille au mauvais endroit, mais il fait
partie d’un écosystème plus vaste et il faut comprendre les forces du marché. Ce n’est manifestement pas ce que nous avons fait dans le cadre de nos programmes de responsabilité élargie des producteurs depuis 30 ans. Nous n’avons pas pris ces facteurs en considération. For the most part, we’ve left the municipalities to their own devices to try to figure out what to do with this waste, rather than creating the pull for the used resources that are coming out of them.
Dans la plupart des cas, nous avons laissé les municipalités se débrouiller seules et essayer de déterminer ce qu’elles doivent faire avec ces déchets, plutôt que de créer une demande pour les ressources utilisées qui en sortent. 19-10-2023 Énergie, environnement et ressources naturelles 50:11
[Translation] [Français] Senator Massicotte: Thank you to the three of you for being with us this morning. In response to my colleague’s question, I’d like to ask you this. What is your opinion of Bill S-234? Do you like it? Does the bill have any shortcomings? If you don’t answer, it’s because you don’t have any comments to make, but it’s still a subject that concerns you. Do you agree with my understanding? Le sénateur Massicotte : Merci à vous trois d’être parmi nous ce matin. En réponse à la question de mon collègue, j’aimerais vous poser celle-ci. Quelle est votre opinion sur le projet de loi S-234?
Est-ce que c’est quelque chose qui vous plaît? Est-ce que le projet de loi a des lacunes? Si vous ne répondez pas, c’est que vous n’avez pas de commentaires à faire, mais c’est tout de même un sujet qui vous concerne. Êtes-vous d’accord avec ce que je comprends? Mr. Ménard, we assume you don’t agree? Monsieur Ménard, on présume que vous n’êtes pas d’accord? Mr. Ménard: No, we agree with the conclusion of the bill, except that it’s a good opportunity to move forward. Indeed, as Mr. Lavergne said, plastic is theoretically recyclable, but it isn’t all the time. M.
Ménard : Non, nous sommes d’accord avec la conclusion du projet de loi, sauf que c’est une bonne occasion d’aller de l’avant. Effectivement, comme M. Lavergne l’a dit, le plastique est théoriquement recyclable, mais il ne l’est pas tout le temps. We’d like to see plastic production considered upstream in terms of production. In the context of the climate crisis, recycling or increasing demand isn’t going to solve the situation. We need to start thinking differently. As Ms. Edmonds also said, we need to look at the issue holistically.
Yes, recycling is good, but maybe it’s time to think about product sustainability or even reuse, something we don’t see much of, to reduce plastic consumption in the first place. On aimerait bien que la production de plastique soit considérée en amont sur le plan de la production. Dans un contexte de crise climatique, le recyclage ou l’augmentation de la demande, ce n’est pas ce qui va régler la situation. Il faut commencer à penser autrement. Mme Edmonds l’a dit aussi : il faut voir la question de façon globale.
Oui, le recyclage, c’est bien, mais il est peut- être temps de penser à la durabilité des produits ou même au réemploi, chose que l’on voit très peu, pour réduire la consommation de plastique à la base. This bill opens the door to all that. The idea is not to ban everything, because plastic is indeed a flexible and durable product. It may also have the defects of its qualities, i.e. it is durable and persistent in the environment, and, unfortunately, far too many chemicals are injected into it to give it certain mechanical qualities. Ce projet de loi ouvre les portes à tout cela.
L’idée n’est pas de tout bannir, parce qu’effectivement, le plastique est un produit flexible et durable. Il a peut-être aussi les défauts de ses qualités, c’est-à-dire qu’il est durable et persistant dans l’environnement, et, malheureusement, on y injecte beaucoup trop de produits chimiques dans le but de lui donner certaines qualités mécaniques. The bill needs to open doors by focusing more on consumption and production. This does not preclude recycling and recovery, which are complementary but not the only solution.
So I say to you that we have an opportunity here, and it’s up to us to take advantage of it collectively. Ce sur quoi le projet de loi doit davantage travailler pour ouvrir des portes, c’est la consommation et la production. Cela n’empêche pas le recyclage et la récupération, qui sont complémentaires, mais qui ne constituent pas à eux seuls l’unique solution. Donc, je vous dis que nous avons là une occasion et que c’est à nous d’en profiter collectivement. Senator Massicotte: Mr. Ménard, I’d like some clarification. To summarize what you said, 90% of plastic is exported and 10% remains in the country.
You mentioned a lack of infrastructure. Le sénateur Massicotte : Monsieur Ménard, j’aimerais avoir des précisions. Si je résume ce que vous avez dit, 90 % du plastique est exporté et 10 % restent au pays. Vous avez parlé d’un manque d’infrastructures. Which infrastructures are you referring to in particular? Are you talking about space? Are you talking about a building or a technology? What are you lacking in order to achieve your objectives as such? De quelles infrastructures parlez-vous en particulier? Parlez- vous de l’espace? Parlez-vous d’un bâtiment ou d’une technologie?
Qu’est-ce qui vous manque pour atteindre vos objectifs comme tels? Mr. Ménard: In fact, 90% of Canada’s 6.8 million tonnes of plastic is disposed of, while only 10% is recycled. So I wasn’t talking about what isn’t exported as opposed to what stays in the M. Ménard : En fait, 90 % représentent ce qui est éliminé au Canada, sur les 6,8 millions de tonnes, alors que seulement 10 % du plastique est recyclé. Donc je ne parlais pas de ce qui n’est 50:12 Energy, the Environment and Natural Resources 19-10-2023
country, but about what is disposed of as opposed to what is recycled or reclaimed. pas exporté par opposition à ce qui est resté au pays, mais de ce qui est éliminé par opposition à ce qui est recyclé ou valorisé. If we wanted to recycle the remaining 5.4 million tonnes of plastic, that’s where we’d run out of infrastructure. We wouldn’t have enough plants, because not all plastics are the same. There are hundreds of types of plastic. There are now emerging plastics, such as PLA, polylactic acids, and bio-sourced plastics.
Si on voulait recycler les 5,4 millions de tonnes de plastique qui restent, c’est là qu’on manquerait d’infrastructures. On manquerait d’usines, parce que tous les plastiques ne sont pas les mêmes. Il y a des centaines de types de plastique. Il y a maintenant des plastiques émergents, comme le PLA, les acides polylactiques et les plastiques biosourcés. In reality, one plastic bottle may not be the same as another from a competing brand. Each plastic has to be recycled with similar plastics, which is why recycling plastic is so complex.
Dans les faits, une bouteille de plastique peut ne pas être la même qu’une autre bouteille d’une marque concurrente. Chaque plastique doit être recyclé avec des plastiques similaires, et c’est pour cela que c’est très complexe de recycler le plastique. For example, when we’re talking about a shell, we’re talking about much the same plastics or the same components. So, it’s a good thing in a stream dedicated to shells,
whereas if we’re talking about all the plastic products generated in Canada, we’re talking about pencils, earphones, mice, telephones and computers. So we’re talking about a variety of components and melting points. Not all are thermoformed plastics. In short, there are a multitude of types of plastic, and the infrastructure doesn’t allow us to recycle them, precisely because there’s no uniformity when it comes to products made from plastic. Par exemple, lorsqu’on parle d’une cartouche, il s’agit sensiblement des mêmes plastiques ou des mêmes composantes.
Donc, c’est une bonne chose dans un flux consacré aux cartouches, alors que si on parle de tous les produits de plastique générés au Canada, on parle de crayons, d’écouteurs, de souris, de téléphones et d’ordinateurs. On parle donc de composantes diverses et de points de fusion divers. Ce ne sont pas tous des plastiques thermoformés. Bref, il existe une multitude de types de plastique et les infrastructures ne nous permettent pas de les recycler, parce que justement, il n’y a pas d’uniformité pour ce qui est des produits fabriqués en plastique. That’s another debate that would be interesting to look into one day.
So, a recycling infrastructure will be reserved for a certain type of plastic or a similar type of plastic, and it’s impossible to do that at present, because, to collect similar plastics, you’d have to have reverse collection and reserved recovery systems. C’est un autre débat sur lequel il serait intéressant de se pencher un jour.
Donc, une infrastructure de recyclage sera réservée à un certain type de plastique ou à un type de plastique similaire, et c’est impossible de faire cela actuellement, parce que, pour collecter des plastiques similaires, il faudrait avoir des systèmes de collecte inverse et de récupération réservée. In Quebec in particular, selective collection only recovers seven types of plastic, minus plastic No. 6, polystyrene. There are thousands of types of plastic, and that’s a problem.
That’s why I say we should review our production and regulate it to produce plastics that are recyclable, reusable, sustainable and necessary. We need to work upstream rather than finding downstream solutions, which I don’t think are really solutions at all. If we have to develop markets to produce recycled plastic, it’s unfortunately a false good idea, because we’re also increasing the supply of plastic. What we would like to see, especially in the current environmental context, is a reduction in the quantity of plastic put on the market.
I’m not saying that we shouldn’t recycle it, but we shouldn’t bet everything on recycling or on a circular economy based on recycling. Au Québec notamment, la collecte sélective ne récupère que sept types de plastique, moins le plastique n o 6, le polystyrène. Il existe des milliers de types de plastique; cela pose problème. C’est pour cette raison que je dis qu’il faudrait revoir notre production et la réglementer pour produire des plastiques recyclables, réutilisables, durables et nécessaires.
Il faudrait travailler en amont plutôt que de trouver des solutions en aval qui, selon moi, ne sont pas vraiment des solutions. S’il faut développer des marchés pour produire du plastique recyclé, c’est malheureusement une fausse bonne idée, parce qu’on augmente aussi l’offre de plastique. Ce que l’on voudrait voir, surtout dans le contexte environnemental actuel, c’est la réduction de la quantité de plastique mise en marché. Je ne dis pas qu’il ne faut pas le recycler, mais il ne faut pas non plus tout miser sur le recyclage ou sur l’économie circulaire basée sur le recyclage.
Senator Gignac: Welcome to all our witnesses. Le sénateur Gignac : Bienvenue à tous nos témoins. Mr. Ménard, thank you for enlightening us. I appreciated the fact that you explained things in terms we can understand. Monsieur Ménard, merci de nous éclairer. J’ai bien apprécié le fait que vous donniez des explications en utilisant des termes que nous pouvons bien comprendre. 19-10-2023 Énergie, environnement et ressources naturelles 50:13
I understand that the bill doesn’t go far enough, and I agree with you. I draw your attention to the fact that in the Senate we have the flexibility to add comments at the end of a report, before a bill is passed. Some of my colleagues and I will be able to draw on your comments to add our own. Je comprends que le projet de loi ne va pas assez loin et je suis d’accord avec vous. J’attire votre attention sur le fait qu’au Sénat, nous avons la souplesse d’ajouter des observations à la fin d’un rapport, avant l’adoption d’un projet de loi.
Certains de mes collègues et moi pourrons nous inspirer de vos propos pour ajouter des observations. You said that 90% of plastics are not recycled and that we need to tackle the source. To tackle the source, i.e. reduce pollution or consumption, I’m a big believer in price signals. Since I’m an economist by training, I’d like to ask you this: do you think that the carbon tax is an effective economic policy tool for creating price signals that can have an effect on reducing the production or consumption of single-use plastic products?
Vous avez dit que 90 % des plastiques ne sont pas recyclés et qu’il faut s’attaquer à la source. Pour s’attaquer à la source, c’est-à-dire réduire la pollution ou la consommation, je crois beaucoup aux signaux de prix. Étant donné que je suis économiste de formation, je vous pose la question suivante : trouvez-vous que la taxe sur le carbone est un outil de politique économique efficace pour avoir des signaux de prix qui permettent d’avoir un effet sur la réduction de la production ou de la consommation de produits de plastique à usage unique? Mr. Ménard: Thank you, Senator Gignac. That’s a very good observation.
M. Ménard : Merci, sénateur Gignac. C’est une très bonne observation. Indeed, the carbon tax and all eco-tax measures, if well targeted, are effective measures. This has already been said about EPR, or extended producer responsibility. The very basis of this measure is that the more a product pollutes or causes problems for the environment, the more it should cost to buy — I think it was Mr. Lavergne who said this — which will influence consumer choice. Effectivement, la taxe carbone et toutes les mesures d’écofiscalité, si elles sont bien ciblées, sont des mesures efficaces.
Cela a été dit au sujet de la REP, soit la responsabilité élargie du producteur. Le fondement même de cette mesure est que plus un produit est polluant ou cause des problèmes à l’environnement, plus il devrait coûter cher à l’achat — je crois que c’est M. Lavergne qui l’a dit —, ce qui influencera le choix du consommateur. However, in reality, there are several EPR programs across the country, notably for electronic products. Unfortunately, the objective is not being achieved: we are not necessarily reducing or improving the quality of plastic products on the market in terms of recyclability and quantity.
We need to make sure we apply eco-tax measures, such as the carbon tax. However, I haven’t studied this aspect of the tax. Cependant, dans les faits, il y a plusieurs programmes REP partout au pays, notamment pour les produits électroniques. Malheureusement, l’objectif n’est pas atteint : on ne réduit pas ou on n’améliore pas nécessairement la qualité des produits de plastique mis en marché pour ce qui est de leur recyclabilité et de leur quantité. Il faut s’assurer d’appliquer des mesures d’écofiscalité, comme la taxe carbone. Toutefois, je n’ai pas étudié cet aspect de la taxe. We have no choice.
There are external costs to pollution, both social and economic, if plastic is burned in other countries. According to Statistics Canada, it costs $7.8 billion to dispose of plastic. On n’a pas le choix. Il y a des coûts externes à la pollution, sur le plan social et économique, si le plastique est brûlé dans d’autres pays. Selon Statistique Canada, il en coûte 7,8 milliards de dollars pour éliminer le plastique. So there are costs that are not internalized in the purchase price of products made with plastic.
This is what EPR, extended producer responsibility programs, should be doing, and they are not currently being implemented. If the carbon tax can contribute to this, it would indeed be a good idea. If a plastic is polluting, it’s because there are costs that we don’t pay. We’re living on credit with certain objects made of plastic. If the carbon tax can solve this problem, it would be a good measure, indeed. Il y a donc des coûts qui ne sont pas internalisés dans le prix d’achat des produits fabriqués avec du plastique.
C’est ce que la REP devrait faire, c’est-à-dire des programmes de responsabilité élargie du producteur, ce qui ne se fait pas actuellement. Si la taxe carbone permet de contribuer à cela, effectivement, ce serait une bonne idée. Si un plastique est polluant, c’est qu’il y a des coûts qu’on ne paie pas. On vit à crédit avec certains objets fabriqués en plastique. Si la taxe carbone peut régler ce problème, ce serait une bonne mesure, effectivement. 50:14 Energy, the Environment and Natural Resources 19-10-2023
Senator Gignac: As for the carbon tax or carbon market, Quebec and California have a different system. Le sénateur Gignac : Pour ce qui est de la taxe sur le carbone ou du marché du carbone, le Québec et la Californie ont un système différent. I don’t know if Ms. Edmonds wanted to comment. Je ne sais pas si Mme Edmonds voulait ajouter un commentaire. [English] [Traduction] Ms. Edmonds: Thank you, yes. Absolutely, market forces need to be considered here. What do we need to get investment in better sorting of the plastics that we’re generating today? We need a pull in the marketplace, and we need a market signal.
That market signal is absolutely missing in procurement. Mme Edmonds : Oui, merci. Il faut prendre en considération les forces du marché. Que devons-nous faire pour obtenir un investissement visant à améliorer le tri des matières plastiques que nous produisons aujourd’hui? Nous avons besoin d’une demande dans le marché, d’un signal du marché. Ce signal du marché est tout à fait absent au
chapitre de l’approvisionnement. Governments across the country have a very simple tool: use the procurement, the dollars they’re already spending, to get more of what we want. If we could actually create that pull, the investment would bring about better sorting and having more of the plants that Jean-Luc is talking about. The technology is not the issue. The investment is the issue. Where does that investment come from? Jean-Luc will tell you that it’s from competing against virgin producers. Are they impacted by the carbon tax? I would ask you to consider that.
We would hope that carbon taxing is not going to impact the recycling infrastructure, but we need more investment in that, and that’s only going to come about when there is a pull in the marketplace for more recycled content in the goods and services that we’re buying today. Les gouvernements dans l’ensemble du pays ont à leur disposition un outil très simple : utiliser l’approvisionnement, les fonds qu’ils dépensent déjà, pour acheter davantage de ce que nous souhaitons.
Si nous pouvions créer cette demande, l’investissement effectué contribuerait à améliorer le tri des matières plastiques et à accroître le nombre d’usines dont M. Lavergne a parlé. Le problème, ce n’est pas la technologie. Le problème, c’est l’investissement. D’où provient cet investissement? M. Lavergne vous dira qu’il provient de la concurrence avec les producteurs de matériaux vierges. La taxe sur le carbone a-t-elle un impact sur les producteurs? Je vous invite à vous pencher là-dessus. Nous espérons que la taxe sur le carbone n’aura pas d’incidence sur les installations de recyclage.
Il est certain que nous avons besoin d’un plus grand investissement, mais cela se fera uniquement lorsqu’il y aura une demande dans le marché pour une proportion plus élevée de matières recyclées dans les biens et les services que nous achetons aujourd’hui. [Translation] [Français] Senator Gignac: Mr. Lavergne, I’d like to hear your comments. I’d like to tell you that I’d be very interested in visiting your plant, because I think it’s a source of hope. It’s a positive, optimistic signal that it’s possible to have the technology to recycle, and that encourages me.
Le sénateur Gignac : Monsieur Lavergne, j’aimerais entendre vos commentaires. J’aimerais vous dire que j’aurai beaucoup d’intérêt à visiter votre usine, parce que je trouve que c’est une source d’espoir. C’est un signal positif et d’optimisme que vous nous donnez, soit qu’il est possible d’avoir la technologie nécessaire pour recycler, et cela m’encourage. I understand that when you take the virgin product versus the recycled product, the carbon tax or the carbon footprint is an element that can help you. Why aren’t there more plants like yours in this country?
We give subsidies to battery plants to attract people by telling them we’re reducing the carbon footprint, so why don’t we have more plants like yours across the country? Je crois comprendre que lorsqu’on prend le produit vierge par opposition au produit recyclé, la taxe sur le carbone ou l’empreinte carbone est un élément qui peut vous aider. Pourquoi n’y a-t-il pas davantage d’usines comme la vôtre au pays? On accorde des subventions à des usines de batterie pour attirer les gens en leur disant qu’on réduit ainsi l’empreinte carbone, alors pourquoi ne pas avoir plus d’usines comme la vôtre partout au pays? Mr.
Lavergne: Thank you very much. I’ll answer your question by expanding on that point. If people come and visit our plant, they’ll see that we don’t just process one material. We M. Lavergne : Merci beaucoup. Je vais répondre à votre question en élargissant ce point. Si les gens viennent visiter notre usine, ils verront que nous ne traitons pas seulement une matière. 19-10-2023 Énergie, environnement et ressources naturelles 50:15
now have technologies that enable us to take several materials that are separated by material, by colour. That’s why we’re able to make products. Nous avons maintenant des technologies qui nous permettent de prendre plusieurs matières qui sont séparées par matériau, par couleur. C’est pourquoi nous sommes en mesure de faire des produits. In the past, we weren’t very well known. The difficulty we’re having is that we’re fighting against the people who make the raw material. We’re talking about big petrochemical plants. I won’t name them. I think you know several of them. Par le passé, on n’était pas très connu.
La difficulté que l’on a, c’est qu’on se bat contre les gens qui fabriquent la matière vierge. On parle de grosses usines pétrochimiques. Je ne les nommerai pas. Je pense que vous en connaissez plusieurs. When you take a material made from recycled products and manage to reduce the carbon footprint by a fairly considerable percentage, that means it works. On the other hand, there’s a myth, there’s a perception and there are also bad stories in recycled product. Some manufacturers fail to do a good job, so people don’t dare use recycled material.
Lorsqu’on prend un matériau fait de produits recyclés et qu’on réussit à réduire l’empreinte carbone d’un pourcentage assez considérable, cela signifie que cela fonctionne. Par contre, il y a un mythe, il y a une perception et il y a aussi de mauvaises histoires dans le produit recyclé. Certains manufacturiers ne réussissent pas à faire du bon travail, ce qui fait que les gens n’osent pas utiliser la matière recyclée. I went to a car manufacturer and there were a dozen people around a table, including engineers.
As soon as we talked about the recycled product, three-quarters of their brains were outside the room, because they didn’t want to experience that. Je suis allé chez un fabricant automobile et il y avait une douzaine de personnes autour d’une table, dont des ingénieurs. Aussitôt qu’on parlait du produit recyclé, les trois quarts de leur cerveau étaient à l’extérieur de la salle, parce qu’ils ne veulent pas vivre ça. Over the years, I had to fight to find companies like HP Canada, which decided to take the plunge and agreed to work with me. In our company, learning is very much based on practice.
Why aren’t there more factories like ours? Because it’s not easy. When I started my company, I was way ahead of my time. Today, we’re talking about the electric car launched by Mr. Musk. He changed the industry. It was an industry that was completely [technical difficulties]. We look at petrochemical plants that produce plastic and harvest natural resources. These plants have been doing this for 100 years. Bringing them into our context is pretty special. Au fil des années, j’ai dû me battre pour trouver des entreprises comme HP Canada, qui a décidé de faire le saut et a accepté de travailler avec moi.
Dans notre entreprise, l’apprentissage repose beaucoup sur la pratique. Pourquoi n’y a‑t-il pas plus d’usines comme la nôtre? C’est parce que ce n’est pas facile. Lorsque j’ai lancé mon entreprise, j’étais beaucoup en avant de mon temps. Aujourd’hui, on parle de la voiture électrique lancée par M. Musk. Il a changé l’industrie. C’était une industrie qui était complètement [Difficultés techniques]. On regarde les usines pétrochimiques qui produisent du plastique et qui vont récolter des ressources naturelles. Ces usines font cela depuis 100 ans. Les amener dans notre contexte, c’est assez spécial.
For our part, we’re going to continue to invest, because companies like HP Canada are ready to come on board with us. We still have to make sure we raise awareness among these people. What are we going to do with the reduction? What are we going to replace it with? Plastic has replaced materials that are even more harmful to the environment. I have a team of chemists who know what to do with polymers, and they do it very well. Some polymers contain additives that are banned today, which was not the case at one time. I’m talking about flame retardants.
We have succeeded in removing these additives thanks to technologies in which we continue to invest. In my opinion, it’s not a question of reduction; I think it’s a question of reuse. We need to do this wherever possible. Repair is fine too, but recycling is a viable solution. I’m a case in point. That’s why I invite you to come and visit my plant and the future plants we’re going to build. Pour notre part, nous allons continuer d’investir, parce que des compagnies comme HP Canada sont prêtes à embarquer avec nous. Il faut quand même s’assurer de sensibiliser ces gens-là.
Qu’est-ce qu’on va faire avec la réduction? Par quoi va-t-on la remplacer? Le plastique a remplacé des matériaux encore plus néfastes pour l’environnement. J’ai une équipe de chimistes qui sait quoi faire avec les polymères et elle le fait très bien. Certains polymères contiennent des additifs qui sont bannis aujourd’hui, ce qui n’était pas le cas à une certaine époque. On parle de retardateurs de flamme. On a réussi à enlever les additifs grâce à des technologies dans lesquelles on continue d’investir. À mon avis, ce n’est pas une question de réduction; je crois que c’est une question de réutilisation.
Il faut le faire là où c’est possible. La réparation, c’est bien aussi, mais le recyclage est une solution viable. J’en suis un exemple concret. C’est pourquoi je vous invite à venir visiter mon usine et les futures usines que nous allons bâtir. 50:16 Energy, the Environment and Natural Resources 19-10-2023
Senator Boisvenu: I’m going to ask some questions that might seem trivial, because I haven’t followed the debate from the beginning. Le sénateur Boisvenu : Je vais poser des questions qui pourraient sembler banales, parce que je n’ai pas suivi le débat depuis le début. My questions are for Mr. Lavergne. I congratulate you on the work you’re doing. Mes questions vont s’adresser à M. Lavergne. Je vous félicite pour le travail que vous faites. Quebec recently announced an extension of the deposit system, particularly for plastic bottles.
Le Québec a annoncé récemment un élargissement de la consigne, notamment pour les bouteilles de plastique. We know that in some Central American countries, plastic bottles are a scourge in rivers and fields. Could we have a deposit strategy for all plastics? When we buy an appliance, the boxes containing it are filled with plastic. Couldn’t the concept of a deposit be applied to all plastics, so that Canadians and Quebecers can recycle them rather than discard them?
On sait que, dans certains pays d’Amérique centrale, c’est un fléau dans les cours d’eau et dans les champs; les bouteilles de plastique sont une plaie. Pourrait-on avoir une stratégie de consigne sur tous les plastiques? Lorsque l’on achète un appareil, les boîtes qui contiennent l’appareil sont remplies de plastique. Est-ce que la notion de consigne ne pourrait pas être appliquée à tous les plastiques, pour faire en sorte que les Canadiens et les Québécois puissent les recycler plutôt que de les mettre au rebut?
For example, the deposit system for aluminum cans is a success in Quebec, and almost 95% of aluminum cans are recycled, i.e. returned to the production chain. For soft drinks that are returnable, there’s a very high recovery rate,
whereas non-returnable water bottles go to waste most of the time. Couldn’t we have a deposit strategy for all plastics, not just for containers containing liquids or solids, but also for those used as packaging? Par exemple, la consigne des cannettes en aluminium est un succès au Québec et presque 95 % des cannettes en aluminium sont recyclées, donc retournées dans la chaîne de production. Pour les boissons gazeuses qui sont consignées, il y a un très haut taux de récupération, alors que les bouteilles d’eau qui ne sont pas consignées vont au rebut la plupart du temps.
Ne pourrait-on pas avoir une stratégie de consigne pour tous les plastiques, non seulement pour les récipients contenant du liquide ou des solides, mais aussi pour ceux qui servent d’emballage? Mr. Lavergne: Yes, that’s a good point. The deposit will be extended to all beverages. In the past, deposits were not introduced for recycling, but to protect markets. Deposits began in the beer industry, where people wanted to sell beer, but couldn’t because they needed a collection system. Today, when we talk about recycling, we need to revamp that; we need to find that again.
The expansion of selective collection and deposits will also take place in the ICI on recycle programs. These are systems that can work. In fact, for us, this is one of the projects in which we want to invest considerably. We’re talking about an investment of hundreds of millions of dollars that we want to make to show that we can recycle materials. We know that deposits work best, in the sense that people are responsible for taking back the material at the end of its life. M. Lavergne : Effectivement, vous avez un bon point. Il y aura un élargissement de la consigne pour toutes les boissons.
Auparavant, la consigne n’avait pas été faite pour le recyclage, mais pour protéger des marchés. La consigne avait commencé dans l’industrie de la bière, où l’on voulait vendre de la bière, mais on ne pouvait pas parce qu’il fallait avoir un système de collecte. Aujourd’hui, lorsqu’on parle de recyclage, il faut revamper cela; il faut retrouver cela. L’élargissement de la collecte sélective et de la consigne se fera aussi dans les programmes ICI on recycle. Ce sont des systèmes qui peuvent fonctionner. D’ailleurs, pour nous, c’est un des projets dans lesquels nous souhaitons investir considérablement.
On parle d’un investissement de centaines de millions de dollars que nous voulons faire pour bien montrer qu’on peut recycler le matériel. La consigne, on sait que c’est ce qui fonctionne le mieux, en ce sens que les gens sont responsables de reprendre la matière à la fin de sa vie. You’ll see: in the industry, we’re going to start talking about products as services. A product will never belong to you; you can always take it back. The manufacturer will even take responsibility for this.
When you look at the extension of the deposit system, the modernization of all this will help companies like ours to continue recycling. The deposit and selective collection that will be in place by 2025-26 will enable us to revisit all this. Vous allez voir : dans l’industrie, on va commencer à parler des produits en tant que service. Un produit ne va jamais vous appartenir; vous pourrez toujours le reprendre. Le fabricant va même se responsabiliser là-dedans. Lorsqu’on regarde l’élargissement de la consigne, la modernisation de tout cela aidera des entreprises comme la nôtre à continuer le recyclage.
La consigne et la collecte sélective qui seront mises en place d’ici 2025-2026 nous permettront de revisiter tout cela. 19-10-2023 Énergie, environnement et ressources naturelles 50:17
When it comes to plastics in the blue or green box, we need to educate consumers. It’s sometimes said that consumers put everything in these boxes. I’ve even seen diapers, but diapers used in a selective collection box don’t work. There’s education to be done. Lorsqu’on parle des plastiques qui sont dans la boîte bleue ou la boîte verte, on doit éduquer les consommateurs. On dit parfois que les consommateurs mettent tout dans ces boîtes. J’ai même vu des couches, mais des couches utilisées dans une boîte de collecte sélective, cela ne fonctionne pas. Il y a de l’éducation à faire.
I also think that what brings us to talk about this today is that technologies will continue to improve. What we had 20 years ago is not the same today, and technology continues to improve. Artificial intelligence is also taking hold. Je pense aussi que ce qui nous amène à parler de cela aujourd’hui, c’est que les technologies vont continuer de s’améliorer. Ce qu’on avait il y a 20 ans, ce n’est pas la même chose aujourd’hui, et la technologie continue de s’améliorer. Il y a aussi l’intelligence artificielle qui est en train de s’installer chez nous.
For us, what we’re seeing right now is a material that is recyclable, well processed, well collected — I couldn’t say only selective collection or only deposit; it’s a mix of both — but with the right education, it could work well. I don’t know if I’m answering your question. Pour nous, ce qu’on voit actuellement, c’est une matière qui est recyclable, bien traitée, bien collectée — je ne pourrais pas dire seulement la collecte sélective ou seulement la consigne; c’est un mélange des deux —, mais avec une bonne éducation, cela pourrait bien fonctionner. Je ne sais pas si je réponds à votre question.
Senator Boisvenu: You’ve answered it well. Recycling is a provincial responsibility. Le sénateur Boisvenu : Vous y avez bien répondu. Le recyclage est une responsabilité provinciale. Should Canada have a national recycling strategy, in collaboration with the provinces? Right now, each province has its own policy, laws and regulations for recycling and waste management, but we don’t have a pan-Canadian strategy. Shouldn’t we adopt a much stronger strategy to encourage the provinces to move forward at the same pace, I might ask?
Est-ce que le Canada devrait se donner une stratégie nationale en matière de recyclage, en collaboration avec les provinces? Actuellement, chaque province a sa politique, ses lois, ses règlements pour le recyclage et la gestion des déchets, mais on n’a pas de stratégie pancanadienne. N’y aurait-il pas lieu d’adopter une stratégie beaucoup plus forte pour inciter les provinces à progresser au même rythme, pourrais-je dire? Mr.
Lavergne: It’s funny you should say that, because Quebec is in the process of having Éco Entreprises Québec become the owner of the material; naturally, they want to make sure that the material is recycled in Quebec. At the same time, discussions are under way with Ontario. M. Lavergne : C’est drôle que vous disiez cela, parce qu’effectivement, le Québec est en train de faire en sorte qu’Éco Entreprises Québec devienne propriétaire de la matière; naturellement, ils veulent s’assurer que la matière sera recyclée au Québec. Parallèlement à cela, on discute avec l’Ontario actuellement.
It’s new, of course, it’s not something that’s been done for 50 years, it’s very recent, but we’re coming up with solutions. With a certain amount of management, this could be done across Canada. Il y a de la nouveauté, bien sûr, ce n’est pas quelque chose qui se fait depuis 50 ans, c’est tout récent, mais on amène des solutions. Avec une certaine gestion, cela pourrait se faire à l’échelle du Canada. The problem we have in Canada is that we have a population of around 35 million, and it’s a big country. When it comes to collection and recovery, it’s expensive. You have to be aware of that.
Given all that, what we’ve managed to do — That’s why we have models that allow us to have hybrid versions of what we do, where we can do some processing and then bring the material to the plants to be processed. Le problème que nous avons au Canada, c’est qu’on a une population d’environ 35 millions d’habitants et c’est un grand pays. Lorsque l’on parle de collecte et de récupération, cela coûte cher. Il faut être conscient de cela. À ce moment-là, ce que l’on a réussi à faire...
C’est pour cela qu’on a des modèles qui nous permettent d’avoir des versions hybrides de ce qu’on fait, où l’on peut faire un certain traitement, puis amener la matière dans les usines pour qu’elle soit traitée. Making a global factory doesn’t work either. Our DNA is to set up several small plants all over the world. When I say small, I mean big. The disadvantage we have in Canada is population. The West and the East can function. In the centre of the country, Faire une usine mondiale ne fonctionne pas non plus. Notre ADN, c’est d’établir plusieurs petites usines un peu partout.
Quand je dis petites, c’est tout de même considérable. Le désavantage qu’on a au Canada, c’est la population. Il y a l’ouest 50:18 Energy, the Environment and Natural Resources 19-10-2023
it’s a little more difficult. Still, we can say that plastic is recyclable, and for thermoplastics that are properly processed, properly collected, we can do something with that. et l’est qui peuvent fonctionner. Dans le centre du pays, cela devient un peu plus difficile. On peut quand même dire que le plastique est recyclable, et pour les thermoplastiques qui sont bien traités, bien collectés, on peut faire quelque chose avec cela. The Chair: Thank you. Mr. Ménard, would you like to complete the answer? La présidente : Merci. Monsieur Ménard, voulez-vous compléter la réponse? Mr. Ménard: Yes.
Senator Boisvenu’s questions are very pertinent. M. Ménard : Oui. Les questions du sénateur Boisvenu sont tout à fait pertinentes. As far as deposits are concerned, we’ve been working on this issue for several decades, and we’re very familiar with it. In fact, the deposit will be extended on November 1 only to aluminum cans that are not currently subject to a deposit. The deposit will be postponed for water and wine bottles until March 1, 2025. This is not good news for us.
The deposit is a complementary recovery method to selective collection that could be very well adapted to products such as computer products, cell phones and others. In Quebec, the recovery rate for cell phones is only 5%. For example, if there were a $5 deposit on a cell phone, it would be collected in a dedicated stream. We’d just have cell phones in a box. Recyclers would surely be interested in these products, because they have a fairly high intrinsic value. The deposit could be applied to many other plastic products.
Sur le plan de la consigne, nous avons travaillé pendant plusieurs décennies sur ce dossier que l’on maîtrise très bien. Effectivement, la consigne sera élargie le 1er novembre uniquement pour les cannettes en aluminium qui ne sont pas actuellement consignées. La consigne sera reportée pour les bouteilles d’eau et les bouteilles de vin au 1er mars 2025. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour nous. La consigne est un moyen de récupération complémentaire à la collecte sélective qui pourrait très bien s’adapter à des produits comme les produits informatiques, les cellulaires et autres.
Au Québec, le taux de récupération des téléphones cellulaires n’est que de 5 %. Par exemple, s’il y avait une consigne de 5 $ sur un cellulaire, il serait récupéré dans un flux réservé à cet effet. On n’aurait que des cellulaires dans une boîte. On aurait sûrement des recycleurs qui seraient intéressés par ces produits, parce qu’ils ont une valeur intrinsèque assez élevée. La consigne pourrait être appliquée à beaucoup d’autres produits faits en plastique. As far as recycling is concerned, planning and targets are a provincial responsibility. In Quebec, for example, aluminum is not recycled.
Aluminum is produced from bauxite, but aluminum cans are not recycled. They’re recycled in Georgia or Kentucky. They make a very long journey. Even aluminum made from raw materials like bauxite isn’t transformed into cans here in Quebec. It’s exported to the United States, and then it comes back to us. En ce qui a trait au recyclage, la planification et les objectifs sont de compétence provinciale. Toutefois, au Québec, par exemple, on ne recycle pas l’aluminium. On produit de l’aluminium à partir de bauxite, mais on ne recycle pas les cannettes d’aluminium. Elles sont recyclées en Georgie ou au Kentucky.
Elles font un très long voyage. Même l’aluminium fait à partir de matières premières comme la bauxite n’est pas transformé en cannettes ici au Québec. Il est exporté aux États- Unis, puis il nous revient. As Mr. Lavergne said, there’s also a market issue. Ideally, everything would be recycled as locally as possible and even disposed of as locally as possible. In reality, that’s not necessarily possible, unless you pay astronomical costs, which I agree would be unwise. Comme le disait M. Lavergne, il y a aussi une question de marché.
Dans l’idéal, tout serait recyclé le plus localement possible et même éliminé le plus localement possible. Dans les faits, ce n’est pas nécessairement possible, à moins de payer des coûts astronomiques qui ne seraient pas très judicieux, j’en conviens. It would indeed be desirable to have federal or inter-provincial standards, because at present, what we see in terms of recycling and other measures such as bans is that certain products are banned by municipalities or even provinces. It’s a mosaic, and a cat couldn’t find her kittens in it. It gets very confusing. Will there be a plastic bag ban police force?
In one place, you can distribute them, in another, you can’t. It’s getting very confusing for the consumer. It becomes very confusing for the consumer and the citizen. Effectivement, il serait souhaitable d’avoir des normes fédérales ou interprovinciales, car actuellement, ce que l’on constate sur le plan du recyclage et d’autres mesures comme le bannissement, c’est que certains produits sont bannis par des municipalités ou même des provinces. C’est une mosaïque, et une chatte n’y retrouverait pas ses petits. Cela devient très mélangeant. Y aura-t-il une police du bannissement des sacs de plastique?
À un endroit, on peut en distribuer, à un autre, on ne peut pas. Cela devient très mélangeant pour le consommateur et le citoyen. 19-10-2023 Énergie, environnement et ressources naturelles 50:19
I was talking about a ban. Certain plastic products simply shouldn’t exist, period. This should be possible so that everyone is on the same wavelength, both the provinces and the municipalities, which are increasingly moving forward with measures at their own level, because they feel that the provincial governments, particularly Quebec, are not going far enough or fast enough when it comes to managing single-use plastics. Je parlais de bannissement. Certains produits en plastique ne devraient tout simplement pas exister, point.
Cela devrait être envisageable pour que tout le monde soit sur la même longueur d’onde, tant les provinces que les municipalités qui, de plus en plus, vont de l’avant avec des mesures à leur échelle, parce qu’elles considèrent que les gouvernements provinciaux, notamment le Québec, ne vont pas assez loin ni assez vite en matière de gestion des plastiques à usage unique. Senator Boisvenu: You said that the cans were sent to the United States. Isn’t there a plant in Sherbrooke, the Ball plant, that recycles aluminum cans? Le sénateur Boisvenu : Vous avez dit que les cannettes étaient envoyées aux États-Unis.
N’y a-t-il pas une usine à Sherbrooke, l’usine Ball, qui recycle les cannettes en aluminium? Mr. Ménard: No. There’s no secondary aluminum recycling in Quebec. I’m from Sherbrooke, by the way. M. Ménard : Non. Il n’y a pas de recyclage d’aluminium secondaire au Québec. Je viens de Sherbrooke, en passant. Senator Boisvenu: Ball receives cans, melts them down and remakes the bottoms of the cans, the ones that keep the pressure in the can. This plant has been in operation for almost 20 years now.
Le sénateur Boisvenu : Ball reçoit des cannettes, elle les fond et elle refait les fonds de cannette, ceux qui sont faits pour garder la pression dans la cannette. Cette usine fonctionne depuis presque 20 ans maintenant. Mr. Ménard: If that’s true, it’s news to me. I don’t know anything about it. The information I have is that the plastic is recovered either through the deposit... M. Ménard : Si c’est exact, vous me l’apprenez. Je ne suis pas au courant. L’information que j’ai, c’est que le plastique est récupéré soit par la consigne...
Senator Boisvenu: I’m telling you this because my son used to work there as an engineer. Le sénateur Boisvenu : Je vous dis cela, parce que mon fils y travaillait comme ingénieur. Mr. Ménard: I see. That’s something to check out, Senator Boisvenu. Any information you can impart is welcome. According to the information I have, the cans go to two plants in Kentucky and Georgia for recycling. In fact, the cans aren’t formed here, so they come to us already formed from these places by truck carrying empty cans that are bottled here, and once the product is consumed, they go back there to be recycled. M.
Ménard : D’accord. C’est une chose à vérifier, sénateur Boisvenu. Si vous m’apprenez quelque chose, c’est bienvenu. Selon l’information que j’ai, les cannettes se rendent dans deux usines au Kentucky et en Georgie à des fins de recyclage. En fait, les cannettes ne sont pas formées ici, donc elles nous viennent déjà formées de ces endroits par camion qui transportent des cannettes vides qui sont embouteillées ici, et une fois le produit consommé, elles retournent là-bas se faire recycler. The Chair: Thank you.
La présidente : Merci. [English] [Traduction] Before giving the floor to Senator McCallum, I would like to give a
summary of five points that you all have mentioned and a question. Avant de donner la parole à la sénatrice McCallum, j’aimerais résumer cinq points que vous avez tous soulevés et poser une question. [Translation] [Français] I totally agree that extended manufacturer responsibility is something we absolutely have to look at. It’s important that manufacturers tell us what to do with their products once their useful life is over, and how to do it. Je suis tout à fait d’accord pour dire que la responsabilité élargie des manufacturiers, c’est quelque chose qu’on doit absolument examiner.
C’est important que les manufacturiers nous disent quoi faire avec leurs produits une fois que leur vie utile est terminée, et comment le faire. I also understand that we need to improve collection, because collection rates for materials with recyclable potential are not homogeneous. Aluminum is much more widely collected; in Je comprends aussi qu’il faut améliorer la collecte, parce que les taux de collecte des matières qui ont un potentiel de recyclabilité ne sont pas homogènes. On voit que l’aluminium 50:20 Energy, the Environment and Natural Resources 19-10-2023
Europe, 93% is collected, while in Quebec it’s around 60%. We need to improve this collection. est beaucoup plus recueilli; on le collecte en Europe à 93 % et au Québec, c’est de l’ordre de 60 %. Il faut améliorer cette collecte- là. Secondly, it’s interesting and extraordinary, Mr. Lavergne, that you have a method, a technology and a technique for improving the classification of various plastics. Indeed, there’s a whole range of polymers: some are flexible, others are hard and have different values.
Some have different additives that can be toxic or harmless, but I know there are a lot of developments in this area that we need to look at to do this processing locally, to always reduce the carbon footprint. I understand that. Ensuite, c’est intéressant et extraordinaire, monsieur Lavergne, que vous ayez une méthode, une technologie et une technique pour améliorer la classification des divers plastiques. Effectivement, il y a une panoplie de polymères : certains sont flexibles, d’autres sont durs et ont différentes valeurs.
On a ajouté à certains différents additifs qui peuvent être toxiques ou innocents, mais je sais qu’il y a beaucoup de développements à cet effet que nous devons étudier pour faire ce traitement localement, afin de toujours réduire l’empreinte carbone. J’ai compris cela. There’s also the question of circularity: I understand that there’s no signal — either from the market or the government — to tell people that this is a product, a new material that has been recycled and is available today for their use.
I also remember that, in paper fibre, it was like that in the beginning; Canada and Quebec produced a lot of paper fibre and all our paper fibre went to the U.S., because the U.S. had said they had to incorporate a minimum of 30% recycled paper fibre in all new paper. Here, we didn’t do that. This is an extremely important point to consider. Il y a aussi la question de la circularité : j’ai compris que l’on n’a pas de signal — ni du marché ni du gouvernement — pour dire aux gens qu’il s’agit d’un produit, d’une nouvelle matière qui a été recyclée et qui est disponible aujourd’hui pour leur utilisation.
Je me rappelle aussi que, en matière de fibres de papier, c’était comme cela au début; le Canada et le Québec produisaient beaucoup de fibres de papier et toute notre fibre de papier allait aux États-Unis, parce que les États-Unis avaient dit qu’il fallait incorporer 30 % au minimum de fibre de papier recyclé dans tout nouveau papier. Ici, nous n’avons pas fait cela. C’est un point extrêmement important à considérer. Where I get hung up, however, is on anything to do with reducing, producing or banning the product. Why do I say this?
If it were a renewable natural resource, I understand that we could then say that we don’t need to ban it completely, because it’s a renewable resource. On the other hand, in the case of plastic, aluminum or any other inorganic substance, we can’t afford to do so, because the resource is limited. Nature has been producing oil for millions of years; we are not yet capable of producing oil. So we need to save that oil for essential things, important things — not for building single-use plastic. That’s where I see a disagreement between you, but I think it’s important to consider that.
Là où j’accroche, cependant, c’est sur tout ce qui a trait à la réduction, à la production ou à l’interdiction du produit. Pourquoi dis-je cela? S’il s’agissait d’une ressource naturelle renouvelable, je comprends que l’on pourrait dire à ce moment- là que l’on n’a pas besoin de l’interdire complètement, parce que c’est une ressource renouvelable. Par contre, dans le cas du plastique, de l’aluminium ou de n’importe quelle autre substance inorganique, on ne peut pas se permettre de le faire, parce que la ressource est limitée.
C’est la nature qui a produit du pétrole pendant des millions d’années; nous ne sommes pas encore capables de produire du pétrole. Il faut donc garder ce pétrole pour des choses essentielles, des choses importantes — pas pour construire du plastique à usage unique. C’est là où je vois qu’il y a un désaccord entre vous, mais je pense que c’est important de considérer cela. To that end, and as a second question, why aren’t there programs where we pay according to our waste? We’ve talked about the need to educate people, but people are more sensitive when they have to pay or receive a deposit.
Do we now have to say to people: “You’re consumers, you don’t recycle and you send everything to the landfill. The more waste you send for disposal, the more you’ll pay, because you’re contaminating more and producing more waste than more vulnerable people who don’t have the money to afford products that are not luxury products, but products with lots of plastic packaging?” Do you have any reaction to that? À cet effet, et à
titre de deuxième question, pourquoi n’y a-t-il pas de programmes au moyen desquels nous payons en fonction de nos déchets? On a parlé du besoin d’éduquer les gens, mais les gens sont plus sensibles lorsqu’ils doivent payer ou qu’ils reçoivent une consigne. Est-ce qu’il faut maintenant dire à la population : « Vous êtes des consommateurs, vous ne recyclez pas et vous envoyez tout au site d’enfouissement.
Plus vous envoyez vos déchets à l’élimination, plus vous paierez, car vous contaminez davantage et vous produisez plus de déchets que des gens plus vulnérables qui n’ont pas d’argent pour se payer non pas des produits de luxe, mais des produits contenant beaucoup d’emballages de plastique »? Avez-vous une réaction à cela? 19-10-2023 Énergie, environnement et ressources naturelles 50:21
Mr. Ménard: Yes, I have an opinion on everything. M. Ménard : Oui, j’ai une opinion sur tout. I want to come back to your last point. I agree that we should pay for what we throw away, but up to a certain limit. Firstly, we should stop always blaming the consumer, making them responsible for everything and putting the burden of disposal on their shoulders. You see, consumers don’t always have a choice about what they buy, both in terms of the nature of the products they are offered — notably the type of plastic used — and the quantity.
When it comes to over-packaging, I’ve never seen anyone ask the store, “I’d like to have an over-packaged box of cookies.” Quite the opposite; it’s the industry that’s selling us over-packaging, and increasingly so. Je veux revenir sur votre dernier point. Je suis d’accord pour dire qu’on devrait payer pour ce que l’on jette, mais jusqu’à une certaine limite. Premièrement, on devrait arrêter de toujours rejeter la faute sur le consommateur, de le rendre responsable de tout et de mettre le fardeau de l’élimination sur ses épaules.
Vous voyez, le consommateur n’a pas toujours le choix de ce qu’il achète, tant sur le plan de la nature des produits qu’on lui offre — notamment le type de plastique employé — que de la quantité. Lorsqu’on parle de suremballage, je n’ai jamais vu quelqu’un demander au magasin : « J’aimerais avoir une boîte de biscuits suremballée. » C’est plutôt le contraire; c’est l’industrie qui nous vend le suremballage, et ce, de plus en plus. Fee-for-service also applies in very specific circumstances. It’s not applicable everywhere.
Nor should we penalize people who are not served by reuse or recycling programs in their municipalities, and who will therefore be paying unduly. That’s why the industry should share in the responsibility. We’re talking here about the famous EPR, which is often applied elastically. La tarification à l’acte s’applique aussi dans des circonstances bien précises. Ce n’est pas applicable partout. Il ne faut pas non plus pénaliser des gens qui ne sont pas servis par des programmes de réemploi ou de recyclage dans leurs municipalités et qui paieront donc de façon indue.
Voilà pourquoi l’industrie devrait avoir une part de responsabilité là- dedans. On parle ici de la fameuse REP qui est souvent appliquée de façon élastique. I think that the purchase price, as we discussed earlier, should reflect the cost of disposal or recycling. At that point, the consumer will perhaps make an informed choice, and the responsibility for managing the disposal of the product will not only fall on the consumer, but also on the industry. The more a polluting, non-recyclable product costs to dispose of, the more it should cost us.
The cost of disposing of and recycling products should be internalized in their purchase price; that aspect should not be ignored, only to have the economic burden then placed on the consumer. Je pense que le prix d’achat, comme on en a parlé plus tôt, devrait refléter les frais d’élimination ou de recyclage. À ce moment-là, le consommateur fera peut-être un choix éclairé, et la responsabilité de la gestion de l’élimination du produit ne va pas seulement lui incomber, mais elle incombera aussi à l’industrie. Plus un produit polluant et non recyclable coûte cher à éliminer, plus il devrait nous coûter cher.
On devrait internaliser les coûts d’élimination et de recyclage des produits dans leur prix d’achat, et non pas faire en sorte qu’il ne soit pas pris en considération et imposer le fardeau économique au consommateur. The Chair: Thank you. La présidente : Merci. [English] [Traduction] Ms. Edmonds: There have been a lot of great points — too many to go into in a lot of detail — but I will just reiterate that we have relied on the tool of extended producer responsibility for 30 years, invested billions of dollars, and it has delivered us a 6.1% circularity rate.
Lots of very smart people have tried to make the program better across different provinces and jurisdictions. As a brand owner who tries to comply with all of the patchwork of requirements that we have, harmonization has always been a desire for us because adding costs by not being harmonized doesn’t actually increase environmental output or value. Harmonization is always a good thing.
Mme Edmonds : On a fait valoir d’excellents points — ils sont trop nombreux pour en parler en détail —, mais j’aimerais réitérer que, pendant 30 ans, nous avons misé sur le programme de responsabilité élargie des producteurs, dans lequel nous avons investi des milliards de dollars, et cela nous a donné un taux de circularité de 6,1 %. De nombreuses personnes très brillantes ont tenté d’améliorer le programme dans les différentes provinces et administrations.
En tant que propriétaire d’une marque qui tente de respecter toutes les exigences disparates, notre entreprise a toujours souhaité une harmonisation, car l’absence d’harmonisation accroît les coûts et nuit à l’augmentation de la valeur environnementale. L’harmonisation est toujours une bonne chose. You mentioned additives, sometimes harmful, sometimes not. The types of additives that Jean-Luc is using make the plastics more circular.
We have calculated some of our cartridges have gone around more than 10 times, so it’s more circular than the Vous avez parlé des additifs, qui sont parfois néfastes, parfois inoffensifs. Le type d’additifs que M. Lavergne utilise contribue à accroître la circularité des plastiques. Nous avons établi que certaines de nos cartouches ont été recyclées plus d’une dizaine 50:22 Energy, the Environment and Natural Resources 19-10-2023
paper recycling that we do, which is often lauded as the best circular product we have. de fois, ce qui en fait un meilleur produit circulaire que le papier recyclé que nous produisons, qui est souvent reconnu comme étant le meilleur produit circulaire dont nous disposons. Let’s think about what the circular economy is trying to do: It’s trying to fix a design problem, not a waste problem. The waste problem is only when we’re not being circular. So we’re trying to fix a design at the front end. The design piece is where our engineers need to think about this.
My engineers come to me regularly and say, “Frances, do you have any customer anywhere who has ever said that they are willing to pay more for a higher percentage of recycled plastics in the products we sell?” Not one customer in Canada has done that, ever. Pensons à l’objectif de l’économie circulaire, c’est-à-dire essayer de résoudre le problème de la conception, et non pas le problème des déchets. Le problème des déchets se pose lorsqu’il y a absence de circularité. Nous essayons donc de régler le problème au début, lors de la conception. Ce sont les ingénieurs qui doivent réfléchir à la conception.
Mes ingénieurs me demandent régulièrement si des clients m’ont déjà dit qu’ils seraient prêts à payer davantage pour des produits comportant un pourcentage plus élevé de plastique recyclé. Aucun client au Canada ne m’a dit une telle chose. We forget to close that loop. We’re good at recycling. We have spent 30 years teaching kids. Every Canadian believes that if we just recycled more, everything would be good, but we don’t have an output for those recycled materials. We need to create a demand for those. Nous oublions de fermer la boucle. Nous excellons dans le domaine du recyclage.
Cela fait 30 ans que nous parlons du recyclage aux enfants. Tous les Canadiens sont d’avis que si nous recyclions davantage, tout serait bien, mais les matériaux recyclés ne trouvent pas preneurs. Nous devons créer une demande pour ces matériaux. We’re also mixing here between durable goods and packaging. Companies like HP are eliminating 75% of single-use packaging in our product packaging. What do we replace it with? We replace it with fibre-based packaging, which comes from forests. Are we holding the companies who are packaging in paper accountable for their impacts on forests? Mr.
Ménard talked about there always being impacts in different parts of the supply chain. We have to think about that comprehensively. Nous parlons à la fois des biens durables et de l’emballage. Des entreprises comme HP sont en train d’éliminer 75 % des emballages à usage unique. Par quoi remplaçons-nous ces emballages? Nous les remplaçons par des emballages à base de fibres, qui sont issues des forêts. Est-ce que les entreprises qui utilisent des emballages en papier sont tenues responsables des répercussions sur les forêts? M.
Ménard a expliqué qu’il y a toujours des répercussions un peu partout dans la chaîne d’approvisionnement. Nous devons réfléchir à cela en profondeur. Recent non-profit results were that most of the companies that are responsible for deforestation don’t even have a single policy on deforestation, never mind not doing anything about it. Selon des résultats récents, la plupart des entreprises responsables de la déforestation ne se sont même pas dotées d’une politique en matière de déforestation, et elles ne font absolument rien à cet égard.
We need to encourage transparency in reporting in the companies we choose to do business with through the power of procurement — through the money we’re already spending. That 13% of GDP will change the marketplace in Canada. Nous devons encourager la transparence chez les entreprises avec lesquelles nous décidons de faire affaire à l’aide du pouvoir de l’approvisionnement, des sommes que nous dépensons déjà. Cette proportion de 13 % du PIB contribuera à modifier le marché au Canada. We also forget about the embedded carbon in plastic.
Senator, I know you mentioned that it is a non-renewable resource, but we forget about the embedded carbon. We talked a lot about transportation and moving things around — and Jean-Luc said that it’s expensive to do that — but what is the carbon footprint of virgin plastics versus the recycled plastics, even with all the shipping that we do with our cartridge plastic? I’m using that example because we have independently verified life-cycle assessments. It has a 46% lower carbon footprint than the virgin plastic we’re competing against.
Therefore, using recycled plastics will help us meet our carbon as well as our sustainable development goals. We should be doing much more of that and Nous oublions également la question du carbone intrinsèque dans les matières plastiques. Madame la sénatrice, je sais que vous avez mentionné qu’il s’agit d’une ressource non renouvelable, mais nous oublions le carbone intrinsèque. Nous avons beaucoup parlé du transport — et M.
Lavergne a mentionné que c’est coûteux —, mais quelle est l’empreinte carbone des plastiques vierges par rapport à celle des plastiques recyclés, malgré toutes les expéditions que nous effectuons en ce qui a trait à nos cartouches? J’utilise cet exemple, car nous avons effectué des évaluations du cycle de vie. Les plastiques recyclés ont une empreinte carbone qui est 46 % moins élevée que les plastiques vierges auxquels nous faisons concurrence. Par 19-10-2023 Énergie, environnement et ressources naturelles 50:23
creating a very positive demand for it and actively pursuing it when we buy anything, whether it’s in the packaging or in the durable goods we buy. conséquent, l’utilisation de plastiques recyclés nous aidera à atteindre nos objectifs en matière d’empreinte carbone et de développement durable. Nous devrions accroître l’utilisation des plastiques recyclés et créer une très bonne demande pour ces plastiques et rechercher activement la présence de plastiques recyclés dans tout ce que nous achetons, que ce soit dans les emballages ou les biens durables.
The simplest way to encourage the circular economy on the procurement side is to buy as a service. Jean-Luc touched on this a little bit. If the customer — be they a business or a consumer — never actually owned the good, and the good comes back to a vendor like HP, we’re in control of it. There is an incentive for us to design it better so it can be given a longer lifespan and eventually come back to us so we can properly take those resources in the end-of-life product and put them back into new products. We have a goal of 75% of doing that, but we cannot do that without customers coming along with us.
Today, it is almost impossible to sell as a service, particularly to the federal government because they want to own things. It’s the way we’ve historically bought things. La façon la plus simple d’encourager l’économie circulaire dans le cadre de l’approvisionnement est d’acheter sous forme de service. M. Lavergne a abordé ce point. Si le produit n’a jamais appartenu au client — qu’il s’agisse d’une entreprise ou d’un consommateur —, et que ce produit est retourné à un fournisseur comme HP, c’est ce fournisseur qui s’occupe ensuite de ce produit.
Nous avons intérêt à mieux concevoir le produit, afin qu’il ait une longue durée de vie et puisse nous être retourné à un moment donné et que nous puissions prendre des éléments de ce produit en fin de vie pour les utiliser dans de nouveaux produits. Nous avons pour objectif d’atteindre un taux de circularité de 75 %, mais nous ne pouvons pas l’atteindre sans le soutien des clients. Aujourd’hui, il est presque impossible de vendre sous forme de service, particulièrement au gouvernement fédéral parce qu’il souhaite que les produits lui appartiennent, comme cela a toujours été le cas.
So, 30 years of extended producer responsibility has delivered us a 6.1% circularity rate. We have not tried the sustainable or circular procurement route. We are running out of time to meet our sustainable development and climate goals. We have seven years to get a 40%-45% reduction in carbon. Why can’t we try something different? I don’t think banning plastics will get us further ahead. The people who are illegally exporting will continue to do that. The companies like HP that