Senate Committee — OLLO — Evidence — 46ev-56694

OLLO / Evidence / 46ev-56694

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Senate Committee — OLLO — Evidence — 46ev-56694

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EVIDENCE TÉMOIGNAGES OTTAWA, Monday, April 15, 2024 OTTAWA, le lundi 15 avril 2024 The Standing Senate Committee on Official Languages met with videoconference this day at 5:01 p.m. [ET] to study, in public, minority-language health services and to consider, in camera, a draft agenda (future business). Le Comité sénatorial permanent des langues officielles se réunit aujourd’hui, à 17 h 1 (HE),en séance publique, avec vidéoconférence, pour étudier les services de santé dans la langue de la minorité; et à huis clos, pour l’étude d’un projet d’ordre du jour (travaux futurs).

Senator René Cormier (Chair) in the chair. Le sénateur René Cormier (président) occupe le fauteuil. The Chair: My name is René Cormier, a senator from New Brunswick and chair of the Standing Senate Committee on Official Languages. Before we begin, I wish to invite committee members participating in today’s meeting to introduce themselves, starting with the deputy chair. Le président : Je m’appelle René Cormier, sénateur du Nouveau-Brunswick, et je suis président du Comité sénatorial permanent des langues officielles.

Avant de commencer, j’inviterais les membres du comité présents aujourd’hui à se présenter, en commençant par la vice-présidente. Senator Poirier: Good evening and welcome. Rose- May Poirier, New Brunswick. La sénatrice Poirier : Bonsoir et bienvenue. Rose- May Poirier, du Nouveau-Brunswick. Senator Mégie: Good evening. Marie-Françoise Mégie, Quebec. La sénatrice Mégie : Bonjour. Marie-Françoise Mégie, du Québec. Senator Clement: Bernadette Clement, Ontario. La sénatrice Clement : Bernadette Clement, de l’Ontario. Senator Dalphond: Pierre Dalphond, Quebec. Le sénateur Dalphond : Pierre Dalphond, du Québec.

Senator Moncion: Good evening. Lucie Moncion, Ontario. La sénatrice Moncion : Bonjour. Lucie Moncion, de l’Ontario. Senator Aucoin: Good evening. Réjean Aucoin, Nova Scotia. Le sénateur Aucoin : Bonjour. Réjean Aucoin, de la Nouvelle-Écosse. The Chair: Thank you. Welcome, colleagues. I would also like to welcome one of our French colleagues, Senator Yan Chantrel, the senator representing French citizens living outside of France. We are honoured to have him with us today. Welcome to the Senate and to the Standing Senate Committee on Official Languages. Le président : Merci.

Je vous souhaite la bienvenue, chers collègues. Vous me permettrez aussi de souhaiter la bienvenue à l’un de nos collègues français, le sénateur Yan Chantrel, qui est le sénateur représentant des Français établis hors de France et qui nous fait le privilège d’être parmi nous. Bienvenue au Sénat et au Comité sénatorial permanent des langues officielles. Colleagues, this evening, our study of minority-language health services continues. We are joined by researchers and organizations able to address the vulnerable communities theme, one of seven themes covered by our study.

Chers collègues, ce soir, nous poursuivons notre étude sur les services de santé dans la langue de la minorité en recevant des chercheurs et des organismes en mesure de traiter du thème des communautés vulnérables, qui est l’un des sept thèmes de notre étude. For our first panel of witnesses, we welcome in person Jude Mary Cénat, Associate Professor and Director of the Interdisciplinary Centre for Black Health at the University of Ottawa. Welcome.

Pour notre premier groupe de témoins, nous accueillons en présentiel Jude Mary Cénat, professeur agrégé et directeur du Centre interdisciplinaire pour la santé des Noir.e.s de l’Université d’Ottawa. Bienvenue. We also welcome Josephine Etowa, Professor with the Faculty of Health Sciences at the University of Ottawa. Welcome. As well, we want to welcome members of the Health Association of African Canadians, joining us via video conference.

From the Université Sainte-Anne, Nova Scotia, we welcome Yalla Sangaré, Associate Professor and Director of the Department of Administrative Sciences, and Malanga-Georges Liboy, Associate Nous accueillons également Josephine Etowa, professeure titulaire, Faculté des sciences de la santé, Université d’Ottawa. Bienvenue à vous. Nous souhaitons aussi la bienvenue aux membres de l’organisme Health Association of African Canadians, qui se joignent à nous par vidéoconférence.

De l’Université Sainte-Anne, en Nouvelle-Écosse, nous accueillons Yalla Sangaré, professeur agrégé et directeur du Département 15-4-2024 Langues officielles 46:1

Professor with the Department of Education. Welcome and thank you for accepting our invitation. We are ready to hear your opening remarks, followed by questions from the senators. Mr. Cénat, you have the floor. des sciences administratives et Malanga-Georges Liboy, professeur agrégé au Département des sciences de l’éducation. Bienvenue parmi nous et merci d’avoir accepté notre invitation. Nous sommes prêts à entendre vos remarques préliminaires, qui seront suivies d’une période de questions des sénateurs et sénatrices. La parole est à vous, monsieur Cénat.

Jude Mary Cénat, Associate Professor and Director of the Interdisciplinary Centre for Black Health, University of Ottawa, as an individual: Thank you, Mr. Chair, honourable senators, I am pleased to be speaking to you. I was introduced before, but I’d like to just clarify that Dr. Etowa is part of our centre and that she is our scientific director. Please keep that very important information in mind. Jude Mary Cénat, professeur agrégé et directeur du Centre interdisciplinaire pour la santé des Noir.e.s, Université d’Ottawa, à

titre personnel : Merci, monsieur le président, mesdames les sénatrices et messieurs les sénateurs, je suis heureux de m’adresser à vous. J’ai déjà été présenté, mais j’aimerais peut-être préciser que la Dre Etowa fait

partie du centre et qu’elle est notre directrice scientifique. C’est extrêmement important de le noter. My initial remarks will focus on three main points, and I’ll try not to go over my five minutes. I’ll start by speaking about language as a social determinant of health, and then turn to the matter of health service delivery in French in minority communities. Finally, I’d like to talk about double or triple jeopardy minority situations, but primarily, about intersectionality.

Mes propos préliminaires porteront sur trois principaux points et je vais essayer de ne pas dépasser les cinq minutes qui me sont allouées. Je parlerai d’abord de la langue comme déterminant social de la santé, puis de l’offre de services de santé en français en situation minoritaire. Enfin, je parlerai de la situation de double minorité ou triple minorité, mais surtout de la question de l’intersectionnalité.

First, when it comes to language as a social determinant, research over the past two decades has shown that, in Canada, for francophones living outside Quebec, the mere fact of speaking French is health determinant — a determinant of poor health, compared to the rest of the population. Research has shown that francophones who speak French tend to put off seeking certain health services because they don’t feel comfortable receiving care outside Quebec. This is an extremely important point.

D’abord, pour ce qui est de la langue comme déterminant social, au cours des deux dernières décennies, la recherche a montré au Canada que quand vous êtes francophone et que vous vivez à l’extérieur du Québec, juste le fait de parler français constitue un déterminant de la santé — et de moins bonne santé, comparativement au reste de la population. La recherche a surtout montré que les francophones qui parlent français ont tendance à retarder certains soins de santé, parce qu’ils ne se sentent pas assez à l’aise quand ils reçoivent les soins à l’extérieur du Québec. C’est un point extrêmement important.

On this point, I’d like to add that these people generally report being in good physical and mental health to the same degree as the rest of the population. That’s extremely important. It might explain certain things as we try to understand the various factors surrounding this issue. I mentioned the delay in seeking care as one important aspect, but quality of care is another. That brings me to my second point — the delivery of health services in French to minority communities.

Sur ce point, j’aimerais dire aussi que ces personnes, de manière générale, rapportent qu’elles sont en aussi bonne santé physique et mentale que le reste de la population. C’est un aspect extrêmement important. Quand on le constate, on peut être en mesure d’expliquer certaines choses en essayant de comprendre tous les facteurs liés à cette question. J’ai parlé du délai de soins comme étant l’un des aspects importants, mais on peut aussi parler de la qualité des soins reçus. Cela m’amène à mon deuxième point, soit l’offre de services de santé en français en situation minoritaire.

The first thing we need to understand is that not all Canadians are in the same boat. For people who live in eastern Ontario, things are not the same as they are in the Maritimes or in Western Canada. They’re different. If you live in a rural area, they’re also different. If you’re a francophone and live in Ottawa, you will usually receive lower quality care, but out west, the quality of care is even lower. That also raises the issue of La première chose qu’il faut comprendre, c’est que les citoyens ne sont pas logés à la même enseigne.

Si vous vivez dans l’Est de l’Ontario, ce n’est pas la même chose que dans les Maritimes ou dans l’Ouest canadien. C’est différent, et si vous vivez dans un milieu rural, là encore c’est différent. Si vous vivez à Ottawa, ce qu’on va surtout observer, c’est que si vous êtes francophone, les soins que vous recevez sont de moins 46:2 Official Languages 15-4-2024

francophone community concentration and dispersion outside Quebec. The more dispersed the communities, the lower the quality of care because fewer services are available in French. bonne qualité, mais dans l’Ouest, ils seront de moins bonne qualité encore. Cela soulève aussi la question de la concentration et de la dispersion des communautés francophones à l’extérieur du Québec. Plus les communautés sont dispersées, moins les soins sont de bonne qualité, parce qu’il y a moins de services disponibles en français. People eligible to receive care in French will often seek care in English if they speak English. Why?

It’s because even when care happens to be available in French, the quality of language spoken is not really consistent with the French that these francophones speak. As a result, they often prefer to receive care in English, possibly because of a misconception that care provided in French outside Quebec is not as good as care provided in English. Souvent, les personnes qui peuvent recevoir des soins en français essaieront de recevoir ces soins en anglais si elles parlent cette langue. Pourquoi?

Parce que souvent, même quand on réussit à obtenir des soins en français, la qualité de la langue parlée ne représente pas réellement le français que parlent ces francophones. Ils préfèrent donc souvent recevoir des soins en anglais, parce qu’il y a peut-être un mythe selon lequel les soins donnés en français à l’extérieur du Québec sont souvent de moins bonne qualité que les soins offerts en anglais. The other factor to consider when it comes to care is the difficulty in retaining French-speaking health care professionals.

The research often points out factors related to salaries and working conditions, but has nothing to say about another aspect identified in our research, which is the significantly greater discrimination that these professionals face. When colleagues and health professionals come from culturally and racially diverse backgrounds, whether Black or Arab, they often encounter racial discrimination. As a result, they don’t want to keep working in such services, and they leave.

L’autre élément à prendre en compte en ce qui concerne ces soins, c’est la difficulté à retenir des professionnels de la santé qui parlent français. Souvent, les recherches parlent des facteurs liés aux salaires et aux conditions de travail, mais il y a un aspect qui n’est pas évoqué et que nous avons relevé dans nos recherches : ces professionnels font l’objet de beaucoup plus de discrimination que les autres.

Souvent, quand ces collègues, ces professionnels de la santé sont des personnes issues de la diversité culturelle et raciale, que ce soit des personnes noires ou des personnes arabes, elles subissent de la discrimination raciale. Donc, elles ne souhaitent pas rester et ne restent pas dans ces services-là. This brings me to my last point, double or triple jeopardy minority status, or intersectionality. Last night, I took the time to cross-reference some data that haven’t been published yet. We just published a very important

article on racial discrimination in Canadian health services. It’s the first quantitative study of this issue conducted in Canada with Black people. One third of Black people say they have experienced severe racial discrimination while receiving health services in Canada. Cela me permet d’aborder mon dernier point, soit la situation de double ou triple minorité ou de l’intersectionnalité. Hier soir, j’ai pris le temps de croiser des données qu’on n’a pas encore publiées. On vient de publier un

article très important sur la discrimination raciale subie dans les services de santé au Canada. C’est la première étude quantitative sur cet enjeu menée au Canada auprès des personnes noires. Un tiers des personnes noires disent avoir vécu de la discrimination raciale majeure dans les services de santé au Canada. In our view, identifying this difference between Quebec and the other provinces was extremely important. We conducted a first study, but chose not to talk about language difference because we didn’t have enough data. Aware of the importance of this factor, we knew that we needed reliable data.

Contrary to what we initially thought, Quebec is where Black people reported experiencing less racial discrimination in health services. This is extremely important to keep in mind. However, when we asked them to tell us their perception, those living in Quebec felt that Quebec was where they experienced it the most. À notre avis, c’était extrêmement important de noter cette différence entre le Québec et les autres provinces.

On a quand même fait une première étude dans laquelle on n’a pas voulu parler de la différence de langue, parce qu’on n’avait pas assez de données; comme on sait que c’est un élément important, on savait qu’on devait avoir des données fiables. Contrairement à ce que l’on croyait, le Québec est l’endroit où les personnes noires disent qu’elles subissent moins de discrimination raciale dans les services de santé. C’est extrêmement important de le noter. Par contre, quand on leur demande quelle est leur perception, ceux qui vivent au Québec pensent que c’est au Québec qu’ils en vivent le plus.

Another important aspect is that people confronting racial discrimination, who speak French and live outside Quebec, experience racial discrimination in health care the most. In fact, Il y a un autre aspect important : ceux qui vivent de la discrimination raciale, qui parlent français et ne vivent pas au Québec sont les personnes qui subissent le plus de discrimination 15-4-2024 Langues officielles 46:3

based on our understanding and

interpretation of these data, they experience discrimination not only on the basis of skin colour, but also based on the language they speak. The people who experience it even more outside Quebec are immigrants who arrived in Canada within the past 10 years, speak French and are Black. raciale dans les services de santé. En fait, ce que l’on comprend et la façon dont on peut l’interpréter ces données, c’est que ces personnes vivent de la discrimination en raison de la couleur de leur peau, mais à cause de la langue qu’elles parlent.

Les personnes qui en subissent encore plus à l’extérieur du Québec sont celles qui ont un statut migratoire, qui ont immigré au cours des 10 dernières années, qui parlent français et qui sont Noires. Another extremely important aspect was also examined; Black francophones age 65 and older experience even more racial discrimination in health services. Il y a un autre aspect extrêmement important qu’on a aussi examiné; les personnes noires francophones qui ont 65 ans et plus vivent encore plus de discrimination raciale dans les services de santé.

Incidentally, that’s why, if you ask immigrant or racially diverse colleagues — C’est pour cela d’ailleurs que si vous demandez aux collègues issus de l’immigration ou de la diversité raciale... The Chair: I’m going to ask you to wrap things up because time is running out. There’ll be an opportunity to say more during the questions from senators. Le président : Je vais vous demander de conclure, puisque le temps file. Nous aurons l’occasion de poursuivre, avec les questions des sénateurs. Mr.

Cénat: These colleagues say that they’d refuse to allow their relatives to use health care services unaccompanied, because of their concerns over discrimination, not only based on language, but on skin colour too. M. Cénat : Ces collègues vont dire qu’ils ne laissent pas leurs parents aller seuls dans les services de santé, parce qu’ils ont peur qu’ils vivent de la discrimination, non seulement par rapport à la langue, mais aussi à la couleur de leur peau. The Chair: Thank you for your statement. Le président : Merci de votre déclaration.

Josephine Etowa, Professor, Faculty of Health Sciences, University of Ottawa: Thank you for the opportunity to share my research with all of you this afternoon. I will just start by the issues I see in the work that my team has done here in Ottawa, in Ontario and across the country. Josephine Etowa, professeure titulaire, Faculté des sciences de la santé, Université d’Ottawa : Je vous remercie de me donner l’occasion de tous vous faire part de mes recherches cet après-midi. Je commencerai par les enjeux qui touchent le travail de mon équipe ici à Ottawa, en Ontario et dans tout le Canada.

Consistently, language is a determinant of health, not just health care access but the quality of health as well. Language has been identified as a key determinant. It impacts on whether people can actually go in to get these services. It impacts health care outcomes. It impacts whether they are satisfied with the kinds of services that they’re getting. La langue est un déterminant constant de la santé, tant en ce qui concerne l’accès aux soins de santé que la qualité de la santé. On a déterminé que la langue est un déterminant clé.

Elle a une incidence sur la possibilité que les gens puissent accéder à ces services. Elle a une incidence sur l’efficacité des soins de santé. Elle a une incidence sur la satisfaction des patients quant aux types de services qu’ils reçoivent. It is well documented that Black Canadians experience these multiple and intersecting factors — whether it’s gender, race, language — coming together to compound the issues they face.

In our studies, while francophone Black Canadians share a number of experiences with anglophone Black Canadians, they still have additional challenges to deal with when it comes to resources, when it comes to interaction with providers and even when it comes to the availability of organizations in their community that they can go to and get some of the knowledge translation tools that we create and they may not have them in French. This language barrier has an impact on their satisfaction and their use of different services. Ultimately, it will affect costs in the system.

Il est bien établi que les Canadiens noirs sont assujettis à des facteurs multiples qui se recoupent, comme le sexe, la race et la langue, et qui se combinent pour aggraver les problèmes qu’ils rencontrent.

Selon nos études, bien que les Canadiens noirs francophones partagent un certain nombre d’expériences avec les Canadiens noirs anglophones, ils doivent néanmoins surmonter des difficultés supplémentaires en matière de ressources, d’interactions avec les fournisseurs et même de disponibilité des organisations dans leur collectivité auxquelles ils peuvent s’adresser pour obtenir certains des outils d’application des connaissances que nous créons et qu’ils n’ont pas nécessairement en français. Cette barrière linguistique a un effet sur leur satisfaction et leur utilisation des différents services.

En fin de compte, elle aura une incidence sur les coûts du système. 46:4 Official Languages 15-4-2024

I want to use two of our project examples. One is a provincial study we did in Ontario — we call it the A/C Study — that looked at improving understanding of HIV-associated behaviours and knowledge. HIV is one of the areas where we see stacked inequities in our communities. Je vais vous donner deux exemples de nos projets. Le premier est une étude provinciale que nous avons menée en Ontario — nous l’appelons l’étude A/C — et qui visait à améliorer la compréhension des comportements et des connaissances liés au VIH.

Le VIH est l’un des domaines dans lesquels nous constatons une pile d’inégalités au sein de nos collectivités. Over the last years, I held a research chair in Black women’s health in Ontario funded through the Ontario HIV Treatment Network. Through that work, we consistently saw differences between anglophones and francophones when we asked them about knowledge. More than twice the number of francophone people had no knowledge about HIV transmission and acquisition when you compared anglophone and francophone. Again, significantly fewer francophone people had high knowledge.

When we look at even low knowledge, more people from francophone areas have less information or knowledge about HIV transmission and acquisition. Au cours des dernières années, j’ai été titulaire d’une chaire de recherche sur la santé des femmes noires en Ontario, financée par le Réseau ontarien de traitement du VIH. Dans le cadre de ce travail, nous avons invariablement constaté des différences entre les anglophones et les francophones lorsque nous leur posions des questions sur leurs connaissances.

Plus de deux fois plus de francophones que d’anglophones n’avaient aucune connaissance sur la transmission et l’acquisition du VIH. Les francophones sont aussi nettement moins nombreux à avoir un niveau de connaissance élevé. En ce qui concerne les gens qui ont un faible niveau de connaissance, davantage d’habitants des régions francophones possèdent moins d’informations ou de connaissances sur la transmission et l’acquisition du VIH. We know that HIV in Canada is one of those areas that affects Black Canadians disproportionately.

We talk about 5% of the Ontario population, because Ontario collects data, and we make up a quarter of the new diagnoses of HIV. That has been consistent over the last decade. There’s reduction in other communities, but there’s something not happening in the Black community because we continue to have this. Nous savons que le VIH au Canada est l’une des maladies qui touchent les Canadiens noirs de manière disproportionnée. Nous parlons de 5 % de la population ontarienne, car l’Ontario recueille des données et nous représentons un quart des nouveaux diagnostics de VIH.

Cette proportion est restée constante au cours de la dernière décennie. Il y a une réduction dans d’autres communautés, mais il y a quelque chose qui ne se passe pas dans la communauté noire parce que nous continuons à avoir ce problème.

We are actually worried that when we meet the UN goal of 90-90-90 — 90% of the population would know their diagnosis, 90% of those who know their diagnosis will be on treatment and 90% of those on treatment who have viral load suppression — well, that 10% can be Black Canadians and it becomes a Black disease because then the rest of the country has moved forward and addressed HIV.

Nous craignons en fait que lorsque nous aurons atteint les objectifs 90-90-90 des Nations unies, soit 90 % de la population connaîtra son diagnostic, 90 % de ceux qui connaissent leur diagnostic seront sous traitement et 90 % de ceux qui sont sous traitement verront leur charge virale supprimée, le 10 % de la population peut être des Canadiens noirs et la maladie devient une maladie noire parce que le reste du pays a progressé et s’est attaqué au problème du VIH. These are real issues. One of the other things we have found in our study is the difference in access to a primary health care provider.

The francophone group had less access to primary health care providers. Il s’agit là de problèmes réels. Dans le cadre de notre étude, nous avons également constaté une différence dans l’accès à un fournisseur de soins de santé primaires. Le groupe francophone avait moins accès aux fournisseurs de soins de santé primaires. The second story I would like to point to is a national study funded by the Public Health Agency of Canada that looked at the impact of the COVID-19 pandemic on sexually transmitted and blood-borne diseases, including HIV. Once again, we saw differences.

We surveyed over 1500 Black Canadians across the country. We also had 17 focus groups with Canadians, not just Le deuxième exemple que je voudrais citer est celui d’une étude nationale financée par l’Agence de la santé publique du Canada, qui a examiné les répercussions de la pandémie de COVID-19 sur les maladies transmises sexuellement et par le sang, y compris le VIH. Une fois de plus, nous avons constaté des différences. Nous avons interrogé plus de 1 500 Canadiens 15-4-2024 Langues officielles 46:5

Black Canadians but also providers and other stakeholders that took part. They pointed again to the lack of resources for francophone communities. noirs dans tout le pays. Nous avons également organisé 17 groupes de discussion avec des Canadiens, qui ne se limitent pas seulement aux Canadiens noirs, mais qui comprennent également des fournisseurs de soins et d’autres parties prenantes. Ils ont à nouveau souligné le manque de ressources pour les communautés francophones. They give examples. For example, in Toronto, there’s one organization somebody mentioned APAA, Africans in Partnership Against AIDS.

They said this is a valuable resource that provides services in both English and French. However, they have limited resources and do not have the opportunity to partner with other organizations to scale up that kind of service that provides wider reach in the community. Ils donnent des exemples. Par exemple, à Toronto, il y a une organisation que quelqu’un a mentionnée, à savoir Africans in Partnership Against AIDS. Ils ont dit qu’il s’agit d’une ressource précieuse qui fournit des services en anglais et en français.

Cependant, les ressources de l’organisation sont limitées et elle n’a pas la possibilité de s’associer à d’autres organisations pour développer ce type de service qui permet de toucher un plus grand nombre de personnes dans la communauté. One of the things they also talk about is the structural racism that exists even in hospitals. In the qualitative part, somebody described it as violence that moves from police brutality right into hospital settings.

Where they feel even when hospitals are actually supposed to be in charge of francophone services, you still go there as a Black person and you feel discriminated against. You feel it’s not good for you. Somebody described it as a space of violence. L’un des sujets dont ils parlent également est le racisme structurel qui existe même dans les hôpitaux. Dans la

partie qualitative, quelqu’un l’a décrit comme une violence qui passe de la brutalité policière au milieu hospitalier. Même si les hôpitaux sont censés offrir des services aux francophones, les Noirs qui s’y rendent se sentent victimes de discrimination. Vous avez l’impression que ce n’est pas bon pour vous. Quelqu’un l’a décrit comme un espace de violence. From what we found, systemic racism is a key determinant that intersects the language barrier, and any effort to address the language issue needs to address the bigger issue of systemic discrimination.

D’après ce que nous avons constaté, le racisme systémique est un déterminant clé qui recoupe la barrière linguistique, et tout effort déployé pour résoudre le problème de la langue doit s’attaquer au problème plus vaste de la discrimination systémique. The Chair: Thank you very much, Dr. Etowa. Le président : Merci beaucoup, madame Etowa. [Translation] [Français] Yalla Sangaré, Member, Health Association of African Canadians: I’m here with Mr. Liboy. We’re going to try to combine our presentations — we didn’t know how this would work.

Yalla Sangaré, membre, Health Association of African Canadians : Je suis accompagné de M. Liboy. Nous allons essayer de combiner nos présentations — nous ne savions pas comment cela allait se passer. My name is Yalla Sangaré. I teach at the Université Sainte- Anne, and I’m going to speak to you about Baie Sainte-Marie, or Pointe-de-l’Église, to be precise. I’m in unceded Mi’kmaq territory. We’re very grateful for the opportunity to speak to your committee. Je suis Yalla Sangaré. J’enseigne à l’Université Sainte-Anne et je vous parle de la Baie Sainte-Marie — de Pointe-de-l’Église, pour être précis.

Je suis en territoire mi’kmaq non cédé. Nous vous remercions énormément de l’occasion qui nous est offerte de nous adresser à votre comité. Today, we’re representing the Health Association of African Canadians, a medical association for African Canadians. Aujourd’hui, nous représentons l’organisation Health Association of African Canadians, donc l’Association médicale pour les Afro-Canadiens. The HAC’s mission is to promote and improve the health of Black communities across Nova Scotia through education, research, public policy recommendations and partnerships with key players in the health field.

La mission de l’organisme HAC est de promouvoir et améliorer la santé des communautés noires partout en Nouvelle- Écosse grâce à l’éducation, à la recherche, à des recommandations de politiques publiques et à des partenariats avec des joueurs clés dans le domaine de la santé. 46:6 Official Languages 15-4-2024

Obviously, some of these players are anglophones. Nova Scotia is home to a long-established African-Nova Scotian community. We joined them in the past 10 to 20 years, but they’ve been here since the U.S. Civil War. Parmi ces joueurs, il y a évidemment des anglophones, parce qu’il y a une très vieille communauté d’Afro-Néo-Écossais en Nouvelle-Écosse. Nous nous sommes joints à eux depuis 10 à 20 ans, mais ces personnes étaient ici depuis l’époque de la guerre civile aux États-Unis.

Our goal today, since our time is limited — although we will send you a very detailed brief — is to present the results of a project we just completed. Notre objectif aujourd’hui, puisque nous n’avons pas beaucoup de temps — nous allons vous envoyer un mémoire très détaillé —, est de présenter les résultats d’un projet que nous venons de terminer. The project was subsidized by Réseau santé — Nouvelle- Écosse and Immigration francophone Nouvelle-Écosse.

It studies the health of francophone immigrants living in minority communities in Nova Scotia and their needs in terms of access to physical and mental health services in Nova Scotia. Ce projet était subventionné par Réseau santé — Nouvelle- Écosse et Immigration francophone Nouvelle-Écosse. Le projet s’intitulait Étude sur l’état de santé des personnes immigrantes francophones qui vivent en milieu minoritaire en Nouvelle- Écosse et de leurs besoins en matière d’accès aux services de santé physique et mentale en Nouvelle-Écosse.

We analyzed two things: first, the perceptions of francophone immigrants, and immigrants more generally, including the perceptions of Canadians, as well as their perception of the system and their needs. Our results supported a lot of things previously identified by our colleagues, including the fact that speaking French is already a drawback on arriving at hospitals in Yarmouth, Digby or Truro, where the staff are unilingual.

Nous avons analysé deux choses : d’abord, la perception des immigrants francophones, mais aussi des immigrants au sens large, y compris ceux qui sont Canadiens, de même que leur perception du système et de leurs besoins. J’aimerais dire que nous avons trouvé dans nos résultats beaucoup de choses qui ont été évoquées par nos collègues, notamment le fait que parler français, c’est déjà un handicap quand vous vous présentez dans un hôpital à Digby, à Yarmouth ou à Truro, où le personnel est unilingue. I yield to my colleague. Je vais céder la parole à mon collègue.

Malanga-Georges Liboy, Member, Health Association of African Canadians: Thank you for this opportunity. Malanga-Georges Liboy, membre, Health Association of African Canadians : Je vous remercie de cette occasion. As my colleague just said, we recently conducted a small research project on the perceptions of people with a francophone immigration background living in Nova Scotia. The study examines what these people think of their physical and mental health and their need for health services in French.

Comme vient de le dire mon collègue, on vient de mener une petite recherche au sujet de la perception des personnes issues de l’immigration francophone qui vivent en Nouvelle-Écosse. Cette étude parle de ce que ces personnes pensent de leur état de santé physique et mental et de leurs besoins en matière de services de santé en français. As you know, Nova Scotia is a unilingual province, but its population is extremely diverse. First of all, if we consider the province’s Black population, we note the presence of African Nova Scotians who arrived here during the slavery era. There are also immigrants.

Our focus primarily concerned recent immigrants to the province, particularly francophone immigrants. By that, we mean people from Africa, the Sahara, the Maghreb region and international students. A lot of the international students attending our universities are unilingual francophones. La Nouvelle-Écosse, comme vous le savez, est une province unilingue, mais on trouve une grande diversité au sein de la population qui l’habite. D’abord, si on prend la population noire de la province, il y a les Afro-Néo-Écossais qui sont venus ici à l’époque de l’esclavage. Il y a aussi les immigrants.

On s’est intéressé surtout aux immigrants nouvellement arrivés dans la province, particulièrement les immigrants francophones. Par là, on entend les gens qui viennent de l’Afrique, du Sahara, les Maghrébins et les étudiants internationaux. Il y a beaucoup d’étudiants internationaux dans nos universités qui sont unilingues francophones. Therefore, in terms of issues related to health services in Nova Scotia, francophones face different challenges. Acadians are francophones too, but they’re completely bilingual and comfortable in both languages. Some even speak more English than French.

Donc, si on parle des problèmes relatifs aux services de santé en Nouvelle-Écosse, vous constaterez que les francophones ne font pas face aux mêmes défis. Les Acadiens sont francophones eux aussi, mais ils sont totalement bilingues et à l’aise dans les deux langues. Certains parlent même plus anglais que français. 15-4-2024 Langues officielles 46:7

Others, however, from Africa and other francophone countries, are unilingual. Their access to health services is therefore a different matter. Health services are primarily available in English across the board. If you’re sick, you’ll end up talking to the paramedics who take you to the hospital, to doctors, generally anglophones — emergency room services are rarely available in French — and nurses, mostly anglophone, or even to specialists, who are anglophone. Therefore, anglophonie is everywhere. Par contre, il y a aussi des gens qui viennent de l’Afrique et d’autres pays francophones et qui sont unilingues.

Donc, leur accès aux services de santé ne se présente pas de la même façon. Les services de santé sont offerts surtout en anglais, et ce, dans toute la chaîne. Si vous êtes malade, vous devrez parler aux ambulanciers qui vous amèneront à l’hôpital, qui sont anglophones, aux médecins, qui sont anglophones pour la plupart — à l’urgence, c’est rare de trouver des services en français —, aux infirmières, qui sont majoritairement anglophones, et même aux médecins spécialistes, qui sont anglophones. Donc, l’anglophonie est partout.

People arriving in this country face a serious problem that puts them under tremendous stress. Hospitals don’t really provide

interpretation or translation services. Imagine ending up in an emergency room, sick, where no one understands your language; that’s a problem. It’s what we experience here with international students arriving straight from Africa. Baie Sainte-Marie is also a rural area, and health services are not what they are in Halifax. Les gens qui arrivent au pays font face à un sérieux problème. Cela constitue pour eux une grande source de stress. Il n’y a pas vraiment de service d’interprétation ou de traduction dans les hôpitaux.

Imaginez que vous arrivez à l’urgence, que vous êtes malade et que personne ne peut vous comprendre dans votre langue; cela pose un problème. C’est ce qu’on vit ici avec les étudiants internationaux arrivés tout droit de l’Afrique. En plus, la Baie Sainte-Marie est une région rurale et les services de santé ne sont pas les mêmes qu’à Halifax. We face serious problems and there are currently no solutions. We’ll tell you about our research findings when the discussion begins. On faisait face à de sérieux problèmes et il n’y a pas de solutions actuellement.

On pourra vous parler des résultats de notre recherche quand on aura commencé le débat. The Chair: Thank you very much. You can share all that with us during the upcoming question period. Le président : Je vous remercie beaucoup. Vous pourrez partager tout cela avec nous pendant la période de questions qui s’ouvre. Before we begin the question period, I’d like to ask committee members in the room to refrain from leaning too close to their microphones, or to please remove their earpieces when they do so. This will prevent any acoustic feedback from negatively affecting committee staff in the room.

Avant de commencer la période de questions, j’aimerais demander aux membres du comité présents dans la salle de s’abstenir de se pencher trop près de leur microphone ou de retirer leur oreillette lorsqu’ils le font. Cela permettra d’éviter tout retour sonore qui pourrait avoir un impact négatif sur le personnel du comité se trouvant dans la salle. Colleagues, considering the limited amount of time at our disposal, I move that everyone be granted five minutes during a first round of the table, which would include the question and our witnesses’ answers. If time permits, we will make a second round of the table.

Chers collègues, comme nous sommes conscients du temps à notre disposition, je propose que cinq minutes soient accordées à chacun pour un premier tour de table, y compris la question et les réponses de nos témoins. Nous ferons un deuxième tour de table si le temps nous le permet. Senator Poirier: I thank all the witnesses for joining us this evening. La sénatrice Poirier : Merci à tous les témoins d’être avec nous ce soir. Mr. Cénat, you mentioned in your opening statement that the Black community receives lower quality health services in relation to language and minority status.

You said that language, but also skin colour, account for this. Monsieur Cénat, vous avez mentionné dans votre déclaration d’ouverture que la qualité des soins de santé pour la communauté noire en contexte de langue et de situation minoritaire est moindre. Vous avez dit que c’était à cause de la langue, mais aussi à cause de la couleur de votre peau. Do you think the same applies to other immigrants who come here, or is your group more affected by that, and why? Est-ce que vous pensez que c’est la même chose pour les autres immigrants qui viennent ici, ou pensez-vous que votre groupe est plus affecté par cela?

Pourquoi? Mr. Cénat: In fact, there are three levels of difference. M. Cénat : En fait, il y a trois niveaux de différence. 46:8 Official Languages 15-4-2024

The first level of difference is if you consider Black people generally and you compare them to white people, they will say that the health care they receive is of a lesser quality. If you compare a Black francophone person to a white anglophone person, the health care for the Black person is of an even lesser quality. If that person immigrated here within the past 10 years, the health care is of even worse quality. If the person is a Black, francophone immigrant 65 or older, the health care is the worst quality yet.

Le premier niveau de différence, c’est que si vous considérez les personnes noires de manière générale et que vous les comparez aux personnes blanches, elles disent que les soins qu’elles reçoivent sont de moins bonne qualité. Quand la personne noire est francophone, si vous la comparez à une personne noire anglophone, les soins sont encore de moins bonne qualité. Si cette personne est immigrante au cours des 10 dernières années, les soins sont de moins bonne qualité encore. Si elle est Noire, immigrante, francophone et âgée de 65 ans et plus, les soins sont de plus piètre qualité encore.

Senator Poirier: In your applications, have you contributed to any studies or received funding to help you find solutions or suggestions or even to do research? How can the situation be improved? What do you suggest? Have you ever received funding and if so, how much and from whom? La sénatrice Poirier : Dans le cadre de vos demandes, avez- vous fait

partie de certaines études ou reçu du financement pour vous aider à trouver des solutions ou des suggestions ou encore pour faire de la recherche? Comment peut-on améliorer la situation? Qu’est-ce que vous suggérez de faire? Avez-vous déjà reçu du financement et si oui, quel montant et de qui? Mr. Cénat: We have received various funding from the Public Health Agency of Canada to conduct this research. First, there was a study on mental health, then a study on COVID-19.

As for the Black community only, a study has been under way since October that compares the Black, Indigenous, Asian, Arabic and white communities. M. Cénat : On a eu plusieurs financements de l’Agence de la santé publique du Canada pour mener ces recherches. D’abord, il y a eu une étude sur la santé mentale, puis une étude sur la COVID-19. Au sujet de la communauté noire uniquement, on mène une étude depuis octobre dernier qui compare les communautés noires, autochtones, asiatiques, arabes et blanches. Unfortunately — I should have concluded with this — these studies have barely started.

This type of data did not exist in Canada four or five years ago, before the work of Josephine Etowa. Work was being done, but not at all on the intersectionality of language, skin colour and immigration status. Malheureusement — j’aurais dû conclure par cela —, ces études viennent à peine de commencer. On n’avait pas de données comme cela au Canada il y a quatre ou cinq ans, avant les travaux de Josephine Etowa. Il y a des travaux qui existent, mais sur la question de l’intersectionnalité de la langue, de la couleur de peau et du statut migratoire, il n’y en avait pas du tout.

Studies are just starting and unfortunately, there are not a lot of solutions being proposed, but there are some solutions having to do with training health care professionals. In Ms. Etowa’s lab, in my lab and at the centre, generally, some training on mental and physical health has been implemented, on ways to provide cultural care that is adapted to language, but also skin colour. Although this training was developed at the University of Ottawa, oddly it has been implemented in the United States, but we are having a hard time getting it implemented in hospitals here.

Les études viennent de commencer et malheureusement, il n’y a pas beaucoup de solutions qui ont été proposées, mais il y a quand même certaines solutions ayant trait à la formation des professionnels de la santé. Dans le laboratoire de Mme Etowa, dans mon laboratoire et au centre, de manière générale, il y a des formations qui ont été implantées et qui portent sur la santé mentale et physique, sur les façons de fournir des soins culturellement adaptés à la fois à la langue, mais également à la couleur de peau.

Bien que ces formations aient été développées à l’Université d’Ottawa, bizarrement, elles ont été implantées aux États-Unis, mais on a de grosses difficultés à les implanter dans les hôpitaux d’ici. Senator Poirier: You also mentioned in your statement that the situation for francophone minorities on the Atlantic coast and in western Canada is even worse than in Ontario. Can you speak to the situation of anglophone minorities in Quebec? Do they encounter the same problems as francophone minorities?

La sénatrice Poirier : Vous avez aussi mentionné dans votre déclaration que la situation des minorités francophones du côté de l’Atlantique et dans l’Ouest est encore pire qu’en Ontario. Pouvez-vous nous parler de la situation de ceux qui sont en situation minoritaire du côté anglophone au Québec? Vivent-ils le même problème que les francophones en situation minoritaire? Mr. Cénat: This is part of the results that I tried to study yesterday evening. Oddly, there are no significant differences for individuals who speak English in Quebec compared to those who speak French.

We did not find any major differences, both when M. Cénat : Cela fait

partie des résultats que j’ai essayé d’étudier hier soir. Bizarrement, il n’y a pas de différences importantes pour les personnes qui parlent anglais au Québec par rapport à ceux qui parlent français. On n’a pas trouvé des 15-4-2024 Langues officielles 46:9

it comes to access to care and, in the case of COVID-19, trust or mistrust with respect to vaccines, but also vaccination in and of itself. différences importantes, à la fois en ce qui concerne l’accès aux soins et, dans le cas de la COVID-19, la confiance ou la méfiance vis-à-vis des vaccins, mais aussi la vaccination en elle- même. Senator Poirier: To fix the problem, education, additional funding and human resources are required in order to be able to provide the care; is that it?

La sénatrice Poirier : Pour régler le problème, il faut de l’éducation, des fonds supplémentaires et des ressources humaines pour pouvoir offrir les soins; c’est bien cela? Mr. Cénat: First, there is training for the doctors, but the universities and colleges also have a role to play. As Ms. Etowa said, there is a systemic issue, in other words, issues that are not reviewed individually because the person doing the discriminating is going to do so based on language and skin colour. M. Cénat : D’abord, il y a la formation des médecins, mais les universités et les collèges ont aussi leur rôle à jouer.

Comme Mme Etowa l’a dit, il y a un enjeu systémique, c’est-à-dire que ce ne sont pas des enjeux qu’on examine un à un, parce que la même personne qui fait de la discrimination va le faire sur la question de la langue et sur la question de la couleur de peau. These are issues that are systemic. They need to be addressed in the hospitals systemically, not just from a training perspective, but the hospitals also need to clearly say that these things are unacceptable. When someone is racist, they are rarely just a little bit racist.

Generally speaking, the person thinks that racism is accepted in the service or within the institution. These are things that need to be looked at on an institutional level, but also at a systemic level. Ce sont des questions qu’il faut voir de manière systémique. Il faut les traiter dans les hôpitaux de manière systémique, non seulement sur le plan de la formation, mais il faut aussi que les hôpitaux disent clairement que ce sont des choses inacceptables. Quand quelqu’un est raciste, il est rare que la personne le soit de manière faible.

En général, c’est parce que la personne pense que le racisme est permis dans le service ou au sein de l’institution. Ce sont des choses qu’il faut examiner d’abord à l’échelle institutionnelle, mais aussi à l’échelle systémique. Senator Poirier: Thank you very much. La sénatrice Poirier : Merci beaucoup. Senator Dalphond: I will pick up where Senator Poirier left off to try to come up with solutions. You talked about training health care staff.

Either we train francophones who will then work in areas where there is a critical mass of francophones, or we also train anglophone health care providers who are bilingual. Do you think that is possible? Are there solutions at our fingertips? Le sénateur Dalphond : Je vais poursuivre sur la lancée de la sénatrice Poirier pour essayer de trouver des solutions. Vous avez parlé de formation de personnel en soins de santé.

Alors soit on forme des francophones qui iront travailler dans des zones où il y a une masse critique de francophones, soit on forme aussi des fournisseurs de soins de santé anglophones qui sont bilingues. Est-ce que vous pensez que c’est possible? Est-ce qu’il y a des solutions à portée de main? Have you also noticed in some communities, for example with respect to this impact on health care and access to health care, that people are leaving the communities to go to more francophone centres or moving to the border of Acadian regions where there are francophone hospitals and schools?

Are they coming to Quebec or northern Ontario where there are francophone hospitals? Est-ce que vous avez constaté aussi dans certaines communautés, par exemple par rapport à cette importance des soins de santé et de l’accès aux soins de santé, que les gens quittent les communautés pour aller dans des centres plus francophones ou déménagent à la limite dans des régions de l’Acadie où il y a des hôpitaux et des écoles francophones? Viennent-ils au Québec ou dans le Nord de l’Ontario, où il y a des hôpitaux francophones? Mr. Cénat: First, that is something that has come up in several interviews.

People will say, for example, “I moved to Ottawa because where I was living I could not receive care in French”. That is the first thing. M. Cénat : D’abord, c’est quelque chose qui nous a été dit dans plusieurs entrevues. Des personnes vont dire, par exemple : « Je suis venue habiter à Ottawa, parce que là où j’habitais, je ne pouvais pas recevoir des soins en français. » C’est une première chose. On the issue of training, there are a lot of subtleties to understand. It is not just about not speaking the language.

It is about not understanding the language and behaviour of a person who does not speak our language. When you are a doctor, and you do not speak French very well and someone is trying to Sur la question de la formation, il y a beaucoup de subtilités à comprendre. Ce n’est pas juste le fait de ne pas parler la langue, c’est ne pas parler la langue et le comportement vis-à-vis d’une personne qui ne parle pas notre langue. Quand vous êtes médecin, que vous ne parlez pas très bien français et que 46:10 Official Languages 15-4-2024

address you in French, the way you look at that person, the way you treat that person is what counts. It may take you a bit longer to listen to that person, or you might say to the person, “Listen, I do not think I am going to understand everything you are going to tell me, but give me two minutes, I will call a colleague who might be able to help you better or who might be able to help me better understand you”, or you might ask the person to speak slowly. quelqu’un essaie de vous aborder en français, le regard que vous posez sur cette personne, la façon dont vous traitez la personne, c’est ce qui compte.

Cela vous prendra peut-être un peu plus de temps pour écouter cette personne, ou vous direz peut-être à la personne : « Écoutez, madame, je ne pense pas que je vais comprendre tout ce que vous allez me dire, mais donnez-moi deux minutes, je vais appeler un collègue qui pourra mieux vous aider ou qui pourra m’aider à mieux vous comprendre », ou encore vous lui demanderez de parler plus lentement. There is no justification for saying that the person speaks a language that is hard to understand so it is okay to move on to something else or mistreat that person. That is also what we are talking about.

It is true that training is not just about the linguistic aspect, but also about the issue of discrimination — how we treat a person who does not speak a language the way we would like the person to speak that language. Some people are going to try to speak English. That is good, it is not exactly right, but we will have the necessary patience to address the person to validate and humanize the care. Il ne faut pas traiter la personne en disant que la personne parle une langue que l’on comprend difficilement et que cela justifie que l’on passe à autre chose ou que l’on traite mal cette personne.

C’est de cela aussi qu’on parle. Il est vrai que la question de la formation ne traite pas uniquement de l’enjeu linguistique, mais également de la question de la discrimination — comment on traite quelqu’un qui ne parle pas une langue de la manière dont on souhaite que la personne parle cette langue. Certaines personnes vont essayer de parler en anglais. C’est bien, ce n’est pas exactement cela, mais on va avoir la patience qu’il faut et on va s’adresser à la personne pour la valoriser et humaniser les soins.

In our training, there is a module solely on the issue of drugs, on the fact that it is important to take a humanist approach to drugs. For example, among Black people, there are francophones who do not take their drugs to treat their mental health problem, not because they do not feel like taking it, but because the doctors did not properly explain to them how to take their drugs. D’ailleurs, dans nos formations, il y a un module qui porte uniquement sur l’enjeu de la médication, sur le fait qu’il est important qu’il y ait une approche humaniste de la médication.

Par exemple, parmi les personnes noires, il y a des francophones qui ne prennent pas leurs médicaments pour traiter leur problème de santé mentale, pas parce qu’elles n’ont pas envie de les prendre, mais parce que les médecins ne leur ont pas expliqué adéquatement comment le faire. Senator Dalphond: Are there other comments from other participants? Le sénateur Dalphond : Est-ce qu’il y a d’autres commentaires de la part d’autres participants? The Chair: Would any of the other witnesses like to intervene? Mr. Sangaré? Le président : D’autres témoins aimeraient intervenir? Monsieur Sangaré? Mr. Sangaré: Certainly.

I have a quick comment to corroborate everything that the previous witness said. The ethics committee heard recordings of francophone immigrants and several of them said that just the fact that they could not understand what the doctor said was a source of stress. M. Sangaré : Certainement. Juste un commentaire rapide pour corroborer tout ce qu’a dit le témoin précédent. On est passé devant le comité d’éthique, on a enregistré les immigrants francophones, et plusieurs nous disaient que juste le fait de ne pas pouvoir comprendre ce que le médecin disait était une source de stress.

We interviewed a francophone paramedic who told us that when he brought people to Yarmouth, which is an anglophone region, that while he was there the patient felt relatively safe and sound. As soon as they arrived at the hospital and he had to leave the patient there and the patient realized that the only francophone person had left, the patient could feel his blood pressure go up. The language barrier, the inability to properly express the problem and vice versa, not understanding the diagnosis, is a source of stress in and of itself.

Nous avons interviewé un ambulancier francophone qui nous a dit que quand il amenait les gens à Yarmouth, qui est une région anglophone, tant qu’il était présent, le patient se sentait relativement bien et sécurisé. Dès qu’ils arrivaient à l’hôpital, qu’il devait laisser le patient et que ce dernier comprenait que la seule personne francophone était partie, il sentait sa pression artérielle monter. La barrière linguistique, le fait de ne pas pouvoir bien exprimer de quoi on souffre et vice versa, soit ne pas comprendre le diagnostic, c’est une source de stress en soi. The Chair: Thank you.

Le président : Merci. 15-4-2024 Langues officielles 46:11

Senator Mégie: Thank you to the witnesses for being here with us and for talking about research projects we have been thinking about for a long time. Finally, there is some data. La sénatrice Mégie : Merci aux témoins d’être avec nous, et surtout de parler de projets de recherche auxquels on pensait depuis longtemps. Enfin, on a quelques données. Among the proposals you made earlier, if I understood correctly, I believe that if we increased the education factor that would help. Would it also help if representation of marginalized communities within health care institutions was increased?

For example, if there were more health care professionals in hospitals who spoke French? It may be wishful thinking, but I would like your thoughts on that. In terms of senior management, would this change things, including for those from the same hospital setting? Would special training be needed on issues of equity and inclusion for these professionals? I would like your thoughts on that. Parmi les propositions que vous faisiez plus tôt, j’ai cru comprendre que si on augmentait le facteur éducation, cela aiderait.

Est-ce que cela aiderait aussi si on augmentait la représentativité des communautés marginalisées au sein des établissements de soins de santé? Par exemple, s’il y avait plus de professionnels de la santé dans les hôpitaux qui parlent français? Peut-être est-ce un vœu pieux, mais j’aimerais vous entendre là-dessus. Sur le plan de la haute direction, cela changerait-il quelque chose, notamment pour ceux provenant du même milieu hospitalier? Est-ce qu’il faudrait une formation spéciale sur les enjeux en matière d’équité et d’inclusivité pour ces professionnels?

J’aimerais vous entendre là-dessus. [English] [Traduction] Ms. Etowa: Thank you for that question. Mme Etowa : Je vous remercie de votre question. Education is one aspect of addressing this complex issue. As Dr. Cénat has pointed out, it is a systemic issue that requires a systemic and a multi-pronged approach. Education is great, and we are doing some of that based on the evidence we have generated. Representation is also good, but representation is only the beginning of our walk of DEI, diversity, equity and inclusion. L’éducation est l’un des aspects de la résolution de ce problème complexe.

Comme l’a souligné M. Cénat, il s’agit d’un problème systémique qui nécessite une approche systémique à plusieurs volets. L’éducation est une excellente chose, et nous fournissons quelques formations en fonction des données probantes que nous avons produites. La représentation est également une bonne chose, mais la représentation ne marque que le début de notre parcours vers la diversité, l’équité et l’inclusion. Once we have representation, we also need accountability measures to look at how people are integrated into the systems.

What are the resources given to these people to engage in leadership and to engage in the design of the programs so their voices are truly captured in the practices and the guidelines that people work with? In addition to representation, we need to see inclusion. Really, equity is the peak or the pinnacle of the work we are looking at. Representation is just diversity. It is just the beginning. We need to do more to address the multiple levels.

Une fois que la représentation est assurée, nous avons également besoin de mesures de reddition de comptes pour examiner la manière dont les personnes sont intégrées dans les systèmes. Quelles sont les ressources accordées à ces personnes pour qu’elles fassent preuve de leadership et participent à la conception des programmes afin que leur voix soit vraiment prise en compte dans les pratiques et les lignes directrices que les gens suivent? Outre la représentation, nous avons besoin d’inclusion. En réalité, l’équité est le sommet ou l’apogée du travail que nous envisageons.

La représentation est simplement synonyme de diversité. Ce n’est qu’un début. Nous devons en faire plus pour aborder les multiples niveaux. I also really emphasize the need for francophone Black leadership in the work to address this. Nothing about us without us. How can they be part of the lead in designing this program without the education we are doing now? Je tiens aussi vraiment à souligner qu’il faut des dirigeants noirs francophones pour s’attaquer à ce problème. Rien de ce qui nous concerne ne doit se faire sans nous.

Comment peuvent-ils jouer un rôle de premier plan dans la conception de ce programme sans les formations que nous offrons actuellement? Also, how can we target the capacity-building initiatives to go beyond focusing on what we do for the system but what we do for the community? There has to be community-facing interventions, the ability of the community members to recognize where to articulate their needs and advocate for themselves.

They need resources to be able to do that in addition to the De plus, comment pouvons-nous cibler les initiatives de renforcement des capacités de façon à ne pas nous concentrer uniquement sur ce que nous faisons pour le système, mais aussi sur ce que nous faisons pour la communauté? Il doit y avoir des interventions axées sur la communauté, la capacité des membres de la communauté à reconnaître où ils doivent exprimer leurs 46:12 Official Languages 15-4-2024

resources that are targeting the system to engage in this work. It is a multi-pronged approach. besoins et défendre leurs intérêts. Ils ont besoin de ressources pour y parvenir, en plus des ressources qui ciblent le système pour effectuer ce travail. Il s’agit d’une approche à plusieurs volets. [Translation] [Français] Mr. Cénat: In addition to the staff, without these measures it would be extremely difficult to retain them. It is good to have some, but look at how hard it is for the Montfort hospital to retain francophone health care professionals.

That gives you an idea of the problem; it is important to have a healthy environment for these people to continue to hold these jobs. M. Cénat : En plus du personnel, sans ces mesures, il serait extrêmement difficile de les retenir. C’est bien d’en avoir, mais regardez à quel point Montfort a de la difficulté à retenir les professionnels de la santé francophones. Cela nous donne la mesure du problème; il est important que l’environnement soit assaini pour que ces personnes puissent continuer d’occuper ces emplois. Senator Moncion: My question is for Ms. Etowa.

La sénatrice Moncion : Ma question s’adresse à Mme Etowa. [English] [Traduction] You mentioned the stark inequities that exist between anglophones and francophones. You talked about HIV and the services that are offered to Black Canadians. You just said now — and it’s important — nothing about us without us. How receptive is the government of your needs? What kind of advocacy is done towards the government so that these services are provided for your needs, and about you and with you? Vous avez fait état des inégalités criantes qui existent entre les anglophones et les francophones.

Vous avez parlé du VIH et des services offerts aux Canadiens noirs. Vous venez de dire, et ce point est important, que rien de ce qui nous concerne ne doit se faire sans nous. Dans quelle mesure le gouvernement est-il sensible à vos besoins? Quel type d’efforts sont déployés pour convaincre le gouvernement de fournir des services qui répondent à vos besoins, qui vous concernent et qui vous sont adaptés? Ms. Etowa: Thank you. That’s a very important question. Mme Etowa : Merci. C’est une question très importante.

Over the last four years, we have seen a difference in terms of actually funding projects in the Black community. We have had a number of projects, both Dr. Cénat and I, working on a number of projects funded by the Canadian Institutes of Health Research, funded by SSHRC, the Social Sciences and Humanities Council of Canada, as well as the Public Health Agency of Canada. Au cours des quatre dernières années, nous avons constaté une différence sur le plan du financement des projets au sein de la communauté noire. M.

Cénat et moi avons travaillé sur un certain nombre de projets financés par les Instituts de recherche en santé du Canada, le Conseil de recherches en sciences humaines, ou CRSH, et l’Agence de la santé publique du Canada. We are doing projects now, and we are identifying some issues. We are also now creating interventions. My lab just launched a critical racial and health literacy program for health care professionals across Ontario funded by the Canadian Institutes of Health Research. We launched that on April 2. We have had a number of people in training every week.

We have both synchronous and asynchronous training sessions. Nous réalisons actuellement des projets et nous cernons certains problèmes. Nous sommes également en train de créer des interventions. Mon laboratoire vient de lancer un programme de littératie en matière de race et de santé à l’intention des professionnels de la santé de l’Ontario, qui est financé par les Instituts de recherche en santé du Canada. Le lancement de ce programme critique a eu lieu le 2 avril. Nous avons procédé à la formation d’un certain nombre de personnes chaque semaine.

Nous organisons des sessions de formation synchrones et asynchrones. We are seeing progress, but there is still a lot of work that needs to happen, including how we govern this data. Now we are collecting the data. What’s the data governance structure to enable Black people to have access to use the data in real time to be able to advocate for the changes they need? What are some of the accountability structures to look at? These programs were Nous réalisons des progrès, mais il reste encore beaucoup de travail à faire, notamment en ce qui concerne la manière dont nous gérons ces données.

Nous recueillons maintenant les données. Quelle est la structure de gouvernance des données qui permettra aux Noirs d’avoir accès aux données en temps réel et de préconiser les changements dont ils ont besoin? Quelles sont 15-4-2024 Langues officielles 46:13

implemented. Are they making a difference in the different health care settings? What differences are they making? How can we scale up some of these interventions that are making a difference? We continue to work closely with different government organizations to advance this work, but work is happening now. les structures de reddition de comptes à envisager? Ces programmes ont été mis en œuvre. Font-ils la différence dans les différents contextes de soins de santé? Quels changements apportent-ils? Comment pouvons-nous étendre certaines de ces interventions qui font la différence?

Nous continuons à travailler en étroite collaboration avec différents organismes gouvernementaux pour faire avancer ce dossier, mais le travail est en cours. Senator Moncion: You mentioned SSHRC. La sénatrice Moncion : Vous avez mentionné le CRSH. Ms. Etowa: Social Sciences and Humanities Council of Canada. Mme Etowa : Le Conseil de recherches en sciences humaines. Senator Moncion: The money comes from the federal government. You also talked about the Canadian Institutes of Health Research, the program, but the provincial government. La sénatrice Moncion : L’argent provient du gouvernement fédéral.

Vous avez également parlé des Instituts de recherche en santé du Canada et du programme, mais pas du gouvernement provincial. Ms. Etowa: The provincial government actually funded my research chair, the Ontario HIV Treatment Network. I just finished March 31, 2024. That looked at Black women and HIV in Ontario. We got additional funding from CIHR, Canadian Institutes of Health, to scale that model across Ontario to address HIV among Black women. So I have funding from the province as well. Mme Etowa : En fait, le gouvernement provincial a financé ma chaire de recherche, le Réseau ontarien de traitement du VIH.

Je viens de terminer mes recherches le 31 mars 2024. Elles portaient sur les femmes noires et le VIH en Ontario. Nous avons obtenu un financement supplémentaire des Instituts de recherche en santé du Canada pour étendre ce modèle à l’ensemble de l’Ontario afin de lutter contre le VIH chez les femmes noires. Je reçois donc également des fonds de la province. We still need resources, especially resources in the community itself.

That came out loud and clear in our COVID impact and the HIV study that talked about not having enough resources in the community to produce the knowledge-translation tools we are producing in both languages. We are lacking organizations that truly serve both the francophone and anglophone community. We need capacity building for those organizations to be able to carry out that work. Nous avons encore besoin de ressources, surtout au sein de la communauté elle-même.

C’est ce qui ressort clairement de notre étude d’impact sur la COVID et de l’étude sur le VIH, où il est question du manque de ressources nécessaires au sein de la communauté pour produire les outils d’application des connaissances que nous produisons dans les deux langues. Nous manquons d’organisations qui servent véritablement les communautés francophone et anglophone. Nous devons renforcer les capacités de ces organisations afin qu’elles soient en mesure d’effectuer ce travail. We are researchers. We work with the Interdisciplinary Centre for Black Health.

But once we engage in this research and collect the data, we need someone to take it and knock on people’s doors, to do the advocacy work necessary to continue that work. As researchers, we can support them from behind, but when your grant runs out, you can no longer go door to door and continue that work. Nous sommes des chercheurs. Nous travaillons avec le Centre interdisciplinaire pour la santé des Noir.e.s.

Toutefois, une fois que nous entamons cette recherche et que nous recueillons les données, nous avons besoin que quelqu’un les prenne et fasse du porte-à-porte afin d’effectuer les activités de défense des droits nécessaires pour poursuivre ce travail. En tant que chercheurs, nous pouvons les soutenir de loin, mais lorsque votre subvention est épuisée, vous ne pouvez plus faire du porte-à-porte et poursuivre ce travail. [Translation] [Français] Senator Moncion: My question is for Mr. Cénat. You said that people prefer to receive their medical services in English even if they are francophones.

I don’t really understand that. If a francophone is served by a francophone doctor, why would he prefer to be served in English? La sénatrice Moncion : Ma question s’adresse à M. Cénat. Vous disiez que les gens préfèrent recevoir leurs services médicaux en anglais même s’ils sont francophones. J’ai de la difficulté à comprendre. Si un francophone est servi par un médecin francophone, pourquoi préférerait-il se faire servir en anglais? 46:14 Official Languages 15-4-2024

Mr. Cénat: To better understand, if they can receive real quality care in French, they will receive it in French. If they are receiving care in broken French and they can speak English, then they prefer to speak English. This gives them the reassurance that they will not be disrespected by the health care service and staff. There is a certain disrespect, a certain type of discrimination toward them having to do with the fact that they speak French. They prefer to speak English if they can and ensure that they receive better care. M.

Cénat : Pour mieux comprendre, s’ils peuvent recevoir de vrais soins de qualité en français, ils vont les recevoir en français. Lorsque cela se fait dans un français très approximatif et qu’ils peuvent parler en anglais, ils préfèrent s’exprimer en anglais. Cela les rassure de ne pas ressentir de mépris de la part du service et du personnel de la santé. Il y a un certain mépris, une certaine forme de discrimination à leur endroit dans le fait qu’ils parlent français. Ils préfèrent parler anglais s’ils le peuvent et s’assurent ainsi de recevoir de meilleurs soins.

Senator Clement: First, thank you to the four witnesses. Thank you for your careers. We are so proud to have you here among us and in Canada. Thank you. La sénatrice Clement : Premièrement, merci aux quatre témoins. Merci surtout pour vos carrières. Nous sommes tellement fiers de vous avoir parmi nous et au Canada. Merci. [English] [Traduction] Dr. Etowa, something you said was like a gut punch. You were talking about HIV status and the 90-90-90 and how Black Canadians are being left behind, and the result will be that it will become this Black disease, which will lead to further issues.

You talked about this within the context of antiracism. We have a senator, Senator McCallum, who has put forward an antiracism motion. She wants us to consider adding to the Canada Health Act a sixth pillar, an antiracism pillar. I’m wondering what you think about that. Madame Etowa, vous avez dit quelque chose qui m’a vraiment frappée. Vous parliez de la séropositivité, des objectifs 90-90-90 et du fait que les Canadiens noirs sont laissés pour compte, ce qui aura pour conséquence de faire de cette maladie une maladie noire, ce qui entraînera d’autres problèmes.

Vous en avez parlé dans le contexte de l’antiracisme. Nous avons une sénatrice, la sénatrice McCallum, qui a présenté une motion contre le racisme. Elle veut que nous envisagions d’ajouter un sixième pilier à la

Loi canadienne sur la santé, un pilier antiraciste. Je me demande ce que vous en pensez. Ms. Etowa: Thank you for that question. Mme Etowa : Je vous remercie de votre question. It is not even funny. It is so important, because we have been fighting for this my entire career in Canada. For 30 years, we’ve been asking why racism is not recognized as a determinant of health. Why do we not have one of the pillars? Just like we have gender institutes in the Canadian Institutes of Health Research, why do we not have an institute to address racism? It is so harmful to the health of so many Canadians.

Ce n’est même pas drôle. C’est tellement important, car nous nous sommes battus pour cela pendant toute ma carrière au Canada. Depuis 30 ans, nous demandons pourquoi le racisme n’est pas reconnu comme un déterminant de la santé. Pourquoi n’en faisons-nous pas l’un des piliers? Tout comme les Instituts de recherche en santé du Canada comptent des instituts qui traitent des hommes et des femmes, pourquoi n’avons-nous pas d’institut qui lutte contre le racisme? Le racisme nuit à la santé de nombreux Canadiens. Yes, it is time for racism to be recognized as a determinant of health.

It creates a lot of problems for many Canadians and racialized people in Canada, in combination with other factors. Whether it is migration, gender or education, it just compounds the whole issue so that teasing it apart even becomes difficult. When I walk down the street and somebody sees me, I don’t know if it is because I’m a woman or because of my skin colour that I go through some of the things we go through, even as professionals. I think it is an overdue step in the right direction. Oui, il est temps que le racisme soit reconnu comme un déterminant de la santé.

Combiné à d’autres facteurs, le racisme crée de nombreux problèmes pour de nombreux Canadiens et personnes racisées au Canada. Qu’il s’agisse de la migration, du sexe ou de l’éducation, ces facteurs ne font qu’aggraver le problème, de sorte qu’il devient difficile de les distinguer les uns des autres. Lorsque je marche dans la rue et que quelqu’un me voit, je ne sais pas si certaines des difficultés auxquelles nous sommes confrontés, même en tant que professionnels, sont dues au fait que je suis une femme ou à la couleur de ma peau. Je pense que c’est un pas dans la bonne direction qui n’a que trop tardé.

Senator Clement: Thank you for bringing your lived experience into your profession as well. I know how difficult that is. La sénatrice Clement : Je vous remercie d’avoir intégré votre expérience vécue dans votre profession. Je sais à quel point c’est difficile. 15-4-2024 Langues officielles 46:15

[Translation] [Français] Mr. Cénat, your colleague said that you were conducting scientific research and that you really need the science to be effective for the communities. Monsieur Cénat, votre collègue a dit que vous faisiez de la recherche et de la science, mais vous avez vraiment besoin que cette science soit efficace pour les communautés. We will make recommendations in our study and I would like to know what you want to see in our recommendations. How are the partnerships with the community agencies going? What is missing? What should we add in our recommendations on this issue?

I know that you are working with young people and that you do different work with different groups, but there is a lack of resources. How do we add this in a recommendation? Nous ferons des recommandations dans notre étude, et j’aimerais savoir ce que vous voudriez voir dans nos recommandations. Comment se passent les partenariats avec les agences communautaires? Que manque-t-il? Que devrait-on ajouter dans nos recommandations entourant cette question? Je sais que vous travaillez auprès des jeunes et que vous faites différents travaux avec différents groupes, mais il y a un manque de ressources.

Comment ajouter cela dans une recommandation? Mr. Cénat: The first thing that needs to be clear is that there is a reception problem. Maybe that could change the results in Canada. M. Cénat : La première chose qu’il faut comprendre, c’est qu’il y a un problème de réception. C’est peut-être cela qui pourrait changer la donne au Canada. There is a reception problem. For example, training was developed on how to provide anti-racist mental health care. The training was immediately implemented in the United States, including in the public hospitals of New York.

So far, we are fighting to find hospitals in Canada that want to implement the training. Il y a un problème de réception. Par exemple, on a développé une formation sur les manières de fournir des soins de santé mentale antiracistes. La formation a tout de suite été implantée aux États-Unis, y compris dans les hôpitaux publics de New York. Jusqu’à maintenant, nous nous battons pour trouver des hôpitaux au Canada qui veulent les implanter. Senator Clement: It is not implemented at all? La sénatrice Clement : Alors, ce n’est pas du tout implanté? Mr.

Cénat: Currently we have a project with the Royal Ottawa, the Montfort Hospital and two other services for implementing this training, but there is real resistance on these issues when it comes to language and racial discrimination. M. Cénat : Présentement, nous avons un projet avec le Royal d’Ottawa, l’Hôpital Montfort et deux autres services pour implanter cette formation, mais il y a une vraie résistance sur ces enjeux, que ce soit les enjeux de la langue ou les enjeux liés à la discrimination raciale. I spoke earlier about the study on racial discrimination in health care.

These people have a higher incidence of depression, post-traumatic stress disorder and anxiety, and they have less trust in vaccines. Those who have experienced racial discrimination in health care are the least vaccinated. J’ai parlé plus tôt de l’étude sur la discrimination raciale dans les soins de santé. Ces personnes présentent plus de dépressions, plus de troubles de stress post-traumatique, plus d’anxiété et elles ont moins confiance dans les vaccins. Celles qui ont vécu de la discrimination raciale dans les soins de santé sont les personnes les moins vaccinées.

We need to find a way for health care services to be devoid of racism. It seems to be wishful thinking to say it in that way, but we need to find a way for people who leave university or college to receive adequate training so that a person is not discriminated against based on their spoken language, the colour of their skin or their immigration status. Il faut trouver un moyen pour que les services de santé soient dépourvus de racisme.

Cela semble être un vœu pieux de le dire de cette manière, mais il faut trouver un moyen pour que tous ceux qui sortent des universités et des collèges reçoivent la formation adéquate pour qu’une personne ne soit pas discriminée sur la base de sa langue parlée, de sa couleur de peau ou de son statut migratoire. We have to find a way for every health care provider and institution to ensure that no one who enters their institution becomes a victim of racial discrimination, so as not to break the trust of the person who just received care.

When that person’s trust is broken, the thing we need to remember — today we are Il faut trouver un moyen pour que toutes les personnes qui fournissent des soins et toutes les institutions s’assurent qu’aucune personne qui entre dans leur institution ne sera victime de discrimination raciale, car cette personne qui vient recevoir des soins perd confiance. Lorsque cette personne perd 46:16 Official Languages 15-4-2024

talking about COVID-19, but it could be the Ebola virus, for example — is that an unvaccinated person is a public health risk to the entire population. confiance, la chose qu’il faut retenir — aujourd’hui, on parle de COVID-19, mais ce pourrait être le virus Ebola, par exemple —, c’est qu’une personne qui n’est pas vaccinée est un danger de santé publique pour toute la population. Racism is a problem for people who experience racism, but not just for them; as in the case of COVID-19, and that was proven. It is also a problem for public health as a whole. We all win from living in an anti-racist society.

Le racisme pose problème pour les personnes qui vivent du racisme, mais pas seulement pour elles; comme dans le cas de la COVID-19, et cela a été prouvé, cela pose également un problème pour la santé de toute la population. On gagnerait tous à vivre dans une société antiraciste. Senator Aucoin: My questions are for the witnesses, Mr. Sangaré and especially Mr. Liboy. They have to do with the results you got in Nova Scotia. Le sénateur Aucoin : J’aimerais poser mes questions aux témoins, M. Sangaré et surtout M. Liboy; elles concernent les résultats que vous avez eus en Nouvelle-Écosse.

First, I would like your thoughts — what the colleagues from Ontario said is very interesting and I thank you — on this: are you under the same impression in Nova Scotia? In Nova Scotia, there is a large Black community in Halifax that possibly dates back to the Civil War in the United States, but I would like to hear your thoughts on these two points, if possible. Tout d’abord, j’aimerais vous entendre — ce qu’ont dit les collègues de l’Ontario est très intéressant et je vous en remercie — sur ceci : avez-vous la même impression en Nouvelle-Écosse?

En Nouvelle-Écosse, il y a une communauté noire importante à Halifax, qui date peut-être de la guerre civile aux États-Unis, mais j’aimerais vous entendre sur ces deux points, si possible. Mr. Sangaré: Nova Scotia is quite small, so I am very familiar with Chéticamp. M. Sangaré : La Nouvelle-Écosse est assez petite, alors je connais bien Chéticamp. First, I would like to say that some things obviously apply to Nova Scotia. When we look at the Halifax region and everything that happened in Africville, the anglophones are dealing with systemic barriers.

I would say that for the francophones it is more recent and may be more attributable to cultural barriers, or the language barrier. I live in Pointe-de-l’Église and I have access to services in French, but a francophone living in Halifax, Truro or Sydney does not have access to services in French. J’aimerais d’abord dire que certaines choses s’appliquent évidemment à la Nouvelle-Écosse. Quand on regarde la région d’Halifax, avec tout ce qui s’est passé à Africville, les anglophones font face à des barrières systémiques.

Je dirais que pour les francophones, c’est beaucoup plus récent et c’est peut- être plutôt attribuable à des barrières culturelles, soit la barrière linguistique. J’habite à Pointe-de-l’Église et j’ai accès à des services en français, mais une personne francophone qui habite à Halifax, à Truro ou à Sydney n’a pas accès à ces services en français. I will give Mr. Liboy a chance to respond, since time is flying, but I will also answer an earlier question about whether training people makes a difference. The answer is yes, but we have to make sure that the people represent the population. Je vais laisser M.

Liboy répondre, puisque le temps file, mais je vais répondre aussi à une question posée beaucoup plus tôt, pour savoir si former les gens fait la différence. La réponse est oui, mais il faut s’assurer que les gens représentent la population. We have a program with the Consortium national de formation en santé, or CNFS, where we train Acadian francophones studying at Université de Sherbrooke and the University of Montreal who then come back to work in their community. We may be one of the only areas in Canada that does not have a doctor shortage and offers services in French.

I am talking about south western Nova Scotia that has access to this service. On a un programme avec le Consortium national de formation en santé, ou CNFS, avec lequel nous formons des jeunes francophones acadiens qui étudient à l’Université de Sherbrooke et à l’Université de Montréal et qui reviennent travailler dans leur communauté. On est peut-être une des seules parties du Canada où il n’y a pas de pénurie de médecins qui offrent des services en français. Je parle du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse qui a accès à ce service.

Now, we need to make sure that under this program we can also have nurses and doctors who reflect the new reality in the region. Maintenant, il faut s’assurer que, dans ce programme aussi, on pourra avoir des infirmiers et des médecins qui reflètent la nouvelle réalité de la région. 15-4-2024 Langues officielles 46:17

The reality for francophones like us remains the language barrier and that adds to all the rest. The minute you leave here or Chéticamp, everywhere else the barrier is primarily language, then there are all the other factors my colleagues mentioned. La réalité des francophones pour nous, c’est d’abord la barrière linguistique, et à cela s’ajoute tout le reste. Une fois que vous sortez d’ici et de Chéticamp, partout ailleurs, la barrière est d’abord linguistique, puis il y a les autres facteurs qu’ont mentionné mes collègues. Mr. Liboy: I am just going to confirm what my colleagues said.

It is important to train francophones to work in the health care system. There aren’t very many. M. Liboy : Je vais juste confirmer ce que mes collègues ont dit. Il est important de former des personnes francophones pour travailler dans le système de santé. Il n’y en a pas beaucoup. If you look at our polls, we had questions to determine whether people had been served in French. Sixty-five per cent of people said no. No one is available to serve in French in our regions. Sometimes we also run into cultural problems.

Francophones who come from elsewhere have a way of communicating that is different from the way people express themselves here. You can find Acadian nurses, they can speak the same language, but they do not understand each other. We need to have people who represent the new population arriving in the province, immigrants, francophones from Africa who can work in the health care system, even though it is not easy for them to get a position to work in the province. Si vous regardez nos sondages, nous avions posé des questions pour savoir si les gens avaient été servis en français.

Soixante- cinq pour cent des gens ont dit non. Il n’y a personne pour les servir en français dans nos régions. Parfois, on a également des problèmes culturels. Les francophones qui viennent d’ailleurs ont une façon de communiquer qui est différente de la façon dont les gens s’expriment ici. Vous pouvez trouver des infirmiers acadiens, ils peuvent parler la même langue, mais ils ne se comprennent pas.

Donc, il faut des gens qui représentent la nouvelle population qui arrive dans la province, des gens issus de l’immigration, des francophones de l’Afrique qui peuvent travailler dans le système de santé, bien qu’il ne soit pas facile pour eux d’avoir un poste pour travailler dans la province. We can come to the same conclusion as the studies that were conducted by Professor Cénat in Ontario and in the western provinces. On peut en arriver à la même conclusion que les études qui ont été menées par le professeur Cénat en Ontario et dans les provinces de l’Ouest.

The Chair: We have a bit of time left, but I want to ask a question. Le président : Il nous reste peu de temps, mais je vais quand même poser une question. In fact, when we talk about health care services for the linguistic minority, it is like other sectors. Obviously, the provinces deliver the services. These are issues we are hearing a lot about this evening. We are trying to understand how the federal government can better support the provinces and territories in delivering services.

Do you, as a researcher, think that Health Canada puts enough emphasis on the need for disaggregated data, for obtaining more accurate data on the needs of the different vulnerable communities we are talking about this evening? En fait, quand on parle des services de santé dans la langue de la minorité, c’est comme pour d’autres secteurs. Évidemment, les provinces qui livrent les services, ce sont des enjeux dont on entend beaucoup parler ce soir. On cherche à comprendre comment le gouvernement fédéral peut mieux soutenir les provinces et les territoires pour la livraison des services.

Considérez-vous, vous qui faites de la recherche, que Santé Canada prend suffisamment en compte les besoins en matière de collecte de données désagrégées, pour obtenir des données plus précises sur les besoins des différentes communautés vulnérables dont nous parlons ce soir? My second question is the following: Should the Canada Health Act include a specific commitment on official languages since that is not currently the case? Should the Canada Health Act include something very specific on the responsibility for official languages? My question is for our four witnesses.

Ma deuxième question est la suivante: est-ce que la

Loi canadienne sur la santé devrait inclure un engagement spécifique en matière de langues officielles, puisque ce n’est pas le cas actuellement? Est-ce que la

Loi canadienne sur la santé devrait inclure quelque chose de très spécifique sur la responsabilité en matière de langues officielles? Mes questions s’adressent à nos quatre témoins. If you answer quickly, I could give the floor to Senator Moncion for a second round of questions. Si vous répondez rapidement, je pourrai donner la parole à la sénatrice Moncion pour une deuxième ronde de questions. Mr. Cénat: This is about two pillars to be added: the issue of racism and anti-racism, but also the issue of language. M. Cénat : Ce sont deux piliers à ajouter; la question du racisme et de l’antiracisme, mais aussi la question de la langue. 46:18 Official Languages 15-4-2024

There is an entire movement on the issue of racism that is making progress. For Health Canada, the answer is no; not only for Health Canada, but also for Statistics Canada. We are awaiting the results of the latest investigation that was supposed to come out a very long time ago. Il y a tout un mouvement sur la question du racisme qui fait son chemin. Pour Santé Canada, la réponse est non; pas seulement pour Santé Canada, mais également pour Statistique Canada. On attend les résultats de la dernière enquête qui auraient dû sortir il y a très longtemps déjà.

The answer is no because generally this information is obtained by referencing several data. These studies are not being done. If they were done, we would already have the data; in addition to having the data, we could have acted more quickly to meet the needs of francophones in minority communities. La réponse est non, car en général, on obtient ces informations en croisant plusieurs données. Ces études ne sont pas faites.

Si elles étaient faites, on aurait déjà les données; en plus d’avoir les données, on aurait pu agir plus rapidement pour répondre aux besoins des francophones en situation minoritaire. [English] [Traduction] Ms. Etowa: I would like to add to that, to the first question about the disaggregated race-based data. I would support the answer being no for one other reason: the design for systematically collecting this data. We are still trying to figure out exactly what will work for Canada given our universal health care system. We are not exactly like the U.S. We use a lot of data and methods from the U.S.

We are still looking at exactly how you design the methods to really tease out the race-based data in Canada. We started collecting data, but we don’t have that data yet. It is still a work-in-progress. Mme Etowa : Je voudrais ajouter quelque chose à la réponse à la première question concernant les données désagrégées fondées sur la race. Il y a une autre raison pour laquelle je suis en faveur d’une réponse négative : la conception de la collecte systématique de ces données. Nous essayons encore de déterminer exactement ce qui fonctionnera pour le Canada compte tenu de notre système de santé universel.

Nous ne sommes pas exactement comme les États-Unis. Nous utilisons beaucoup de données et de méthodes américaines. Nous essayons encore de déterminer exactement comment concevoir des méthodes qui permettront d’extraire les données fondées sur la race au Canada. Nous avons commencé à recueillir des données, mais nous ne disposons pas encore de ces données. Il s’agit encore d’un travail en cours. [Translation] [Français] Mr. Liboy: The federal government should legislate on laws dealing with language. This needs to be mandatory. We are in Nova Scotia. It is a unilingual anglophone province.

Doctors are not required to provide services in French. More and more francophones are living in the region. International students arrive, become sick and do not know how to get healed in their language. The Government of Canada should do something about this. M. Liboy : Le gouvernement fédéral devrait légiférer pour les lois traitant de la langue. Il faut que ce soit obligatoire. Nous sommes en Nouvelle-Écosse. C’est une province unilingue anglophone. Les médecins ne sont pas obligés d’offrir des services en français. De plus en plus de francophones habitent dans la région.

Les étudiants internationaux arrivent, tombent malades et ne savent pas comment se faire soigner dans leur langue. Le gouvernement du Canada devrait faire un geste en ce sens. The Chair: Thank you very much. Le président : Merci beaucoup. Senator Moncion: I just wanted to know if there are places in the world that might be used as an example so that service provision is more accessible to a diversity of people. Is there a place in the world that is an example of services provided to the diversity of people, especially in the field of medicine?

La sénatrice Moncion : Je voulais juste savoir s’il y avait des endroits dans le monde qui pourraient servir d’exemples afin que l’offre de services soit plus accessible à une diversité de gens. Est-ce qu’il y a un endroit dans le monde qui est un exemple de services offerts à la diversité, surtout dans le domaine médical? Mr. Cénat: I have just one example in mind and there are a lot of problems. I am talking about people of Latin American origin in the United States. In some states, these people have access to services in Spanish. In some of the studies I have read, there are plenty of problems that come up.

I feel like saying, let’s try to innovate to have a Canadian model that works. It is possible. These things are not impossible. We must begin by saying that the person across from us is human and deserves to M. Cénat : J’ai un seul exemple en tête, et il y a beaucoup de problèmes. Il s’agit des personnes d’origine latino-américaine aux États-Unis. Dans certains États, ces personnes ont accès à des services en espagnol. Là encore, je lis certaines études et il y a plein de problèmes qui se posent. J’ai envie de dire ceci : essayons d’innover pour avoir un modèle canadien qui fonctionne. C’est possible.

Ce ne sont pas des choses impossibles. Il faut d’abord se dire que la personne en face de 15-4-2024 Langues officielles 46:19

be taken care of like anyone else, regardless of the colour of their skin or the language they speak. We should make sure that our doctors and nurses do not leave our universities more racist than when they go in. I fear that is the case these days. nous est humaine et mérite d’être prise en charge comme une personne, peu importe sa couleur de peau ou sa langue. On devrait s’assurer que nos médecins et nos infirmières ne sortent pas de nos universités plus racistes qu’ils y rentrent. J’ai bien peur que ce soit le cas aujourd’hui. [English] [Traduction] Ms.

Etowa: I wanted to add that one of the things we’re doing is picking best practices from different countries and trying to weave in our own Canadian tailored interventions, so picking the best practices from different places and bringing it together in Canada. Mme Etowa : Je voulais ajouter que l’une des mesures que nous prenons consiste à sélectionner les pratiques exemplaires de différents pays et à essayer d’y intégrer nos propres interventions adaptées au Canada, c’est-à-dire à choisir les pratiques exemplaires de différents endroits et à les regrouper au Canada. The Chair: Mr. Liboy, Ms. Etowa and Dr.

Cénat, thank you so much for your participation in this committee. Le président : Monsieur Liboy, madame Etowa et monsieur Cénat, je vous remercie d’avoir comparu devant le comité. [Translation] [Français] Thank you very much for your participation, your comments, and your thoughts. Your expertise will help us in our study. Merci beaucoup pour votre participation, vos commentaires et vos réflexions. Votre expertise va nous aider dans notre étude. [English] [Traduction] We now welcome, in person, Julia Chai, Medical Student at the University of Calgary; Ada L.

Sinacore, Board Member of Gay and Grey Montreal and professor at McGill University, with expertise in gender and sexuality; Annie Pullen Sansfaçon, Professor, School of Social Work, University of Montréal, former Canada Research Chair on Transgender Children and Their Families and current Canada research chair on partnership research and the empowerment of vulnerable youth; and by video conference, we welcome Gail Ann Knudson, Professor of Medicine at the University of British Columbia. Welcome. We thank you for being with us. We will start with your opening remarks.

Nous accueillons en présentiel maintenant Julia Chai, étudiante en médecine à l’Université de Calgary; Ada L. Sinacore, membre du conseil d’administration de Gay et gris Montréal et professeure à l’Université McGill, spécialisée dans les questions de genre et de sexualité; et Annie Pullen Sansfaçon, professeure titulaire, École de travail social, Université de Montréal, ancienne titulaire de la chaire de recherche du Canada sur les enfants transgenres et leurs familles et titulaire actuelle de la chaire de recherche du Canada sur la recherche partenariale et la responsabilisation des jeunes vulnérabilisés.

Nous accueillons par vidéoconférence Gail Ann Knudson, professeure de médecine à l’Université de la Colombie-Britannique. Bienvenue. Nous vous remercions d’être parmi nous. Nous allons commencer par votre déclaration liminaire. Julia Chai, Medical Student, University of Calgary, as an individual: Thank you, honourable senators, for inviting me to speak with the committee tonight on this critical topic. Julia Chai, étudiante en médecine, Université de Calgary, à

titre personnel : Je vous remercie, honorables sénateurs, de m’avoir invité à m’adresser au Comité ce soir sur ce sujet crucial. My name is Julia Chai, and I am a graduating medical student at the University of Calgary and an incoming resident physician at the University of British Columbia. Je m’appelle Julia Chai, et je suis étudiante en médecine à l’Université de Calgary et je vais devenir médecin-résidente à l’Université de Colombie-Britannique. Effective communication between a patient and provider is the cornerstone to providing excellent health care.

In medicine, we often describe the history or understanding the story of symptoms and experiences behind a patient’s presenting concern as the centrepiece in making accurate diagnoses and directing plans for management. When communication is disrupted or affected in the context of health care, such as a language barrier, this leads to poorer outcomes for the patient.

Research has shown that differences in language in health care have an adverse impact on accurate patient assessment and diagnosis, which in Une communication efficace entre un patient et le fournisseur de soins est la pierre angulaire de la prestation d’excellents soins de santé. En médecine, nous décrivons souvent les antécédents ou la compréhension de l’histoire des symptômes et des expériences à l’origine du problème présenté par un patient comme la pièce maîtresse pour poser des diagnostics précis et orienter les plans de gestion.

Lorsque la communication est perturbée ou affectée dans le contexte des soins de santé, par exemple en raison d’une barrière linguistique, les résultats sont moins bons pour le patient. Les recherches ont montré que les 46:20 Official Languages 15-4-2024

turn affects treatment decision-making, as well as shared understanding of conditions and compliance with treatment. différences linguistiques dans les soins de santé ont un impact négatif sur la précision de l’évaluation et du diagnostic du patient, ce qui a une incidence sur la prise de décision en matière de traitement, ainsi que sur la compréhension commune des conditions et l’observance du traitement. This is not only limited to physician or hospice care, but also in the context of health literacy, health promotion and prevention programs.

Language barriers have also been associated with increased risk to patient safety such as in the form of medication errors, ability to obtain fully informed consent, protecting patient privacy and confidentiality, as well as increased lengths of stay in hospital, among other outcomes. Cela ne se limite pas aux soins médicaux et palliatifs, cela touche également les programmes de littératie en matière de santé, de promotion de la santé et de prévention.

Les barrières linguistiques sont également liées à un risque accru pour la sécurité des patients, notamment en ce qui concerne les médicaments administrés par erreur, la capacité à obtenir un consentement éclairé, la protection des renseignements personnels et de la confidentialité des patients, ainsi que la durée accrue des séjours à l’hôpital.

In 2020, I developed a policy brief with the Vancouver FoundationLEVEL Youth Policy Program examining the importance and impact of language barriers in health care quality and accessibility especially for racialized immigrant communities as these groups, along with Indigenous communities, are often disproportionately affected by this issue.

There is also something characterized in the literature known as the healthy immigrant effect, where research has shown that the immigrants, when first arriving to Canada, are healthier than Canadian-born populations, but their health steeply declines over time to actually become worse than the general population.

En 2020, dans le cadre du LEVEL Youth Policy Program de la Vancouver Foundation, j’ai rédigé un mémoire stratégique qui examine l’importance des barrières linguistiques et leurs répercussions sur la qualité et l’accessibilité des soins de santé, en particulier pour les communautés d’immigrants racisés puisque ces groupes, ainsi que les communautés autochtones, sont souvent touchés de manière disproportionnée par ce problème. Il existe également un phénomène connu dans la littérature sous le nom d’effet de l’immigrant en bonne santé.

Les recherches ont montré que les immigrants, à leur arrivée au Canada, sont en meilleure santé que les populations nées au Canada, mais que leur état de santé se dégrade fortement au fil du temps pour devenir pire que celui de la population générale. The critical importance of language concordance in health care delivery cannot be ignored. One effective way that health care services have attempted to bridge this gap is through availability and utilization of language interpreter services, which have been shown to significantly improve communication between a patient and provider.

However, the availability of these services is inconsistent, as

interpretation is often more accessible in resource-rich settings such as hospitals while they may not be available in outpatient settings such as clinics or rural areas. On ne peut ignorer l’importance cruciale de la concordance des langues dans la prestation des soins de santé. Un des moyens efficaces utilisés par les services de soins de santé pour tenter de combler ce fossé est la disponibilité et l’utilisation de services d’interprétation linguistique, dont il a été démontré qu’ils améliorent considérablement la communication entre un patient et un fournisseur de soins.

Cependant, la disponibilité de ces services n’est pas constante, car les services d’interprétation sont souvent plus accessibles dans les milieux riches en ressources comme les hôpitaux et ne sont pas toujours accessibles dans les milieux externes comme les cliniques ou les zones rurales. In the clinic or hospital, we will often see patients who cannot or have difficulty speaking official languages like English have family members or others accompany them to appointments for translation.

However, this sometimes hinders the accuracy of translation, and the effects of lack of impartiality and cultural barriers may affect quality of care. En milieu clinique ou hospitalier, on voit souvent des patients qui sont incapables de s’exprimer dans une langue officielle comme l’anglais ou qui ont des difficultés à le faire et qui sont accompagnés à leurs rendez-vous par des membres de leur famille ou d’autres personnes qui leur servent d’interprètes.

Cependant, cela nuit parfois à la précision de la traduction et les effets du manque d’impartialité et des barrières culturelles peuvent nuire à la qualité des soins. It is also important to note that these encounters or appointments with patients that require translation services will usually take up more and necessary time, and it is critical to ensure these patients are still prioritized while balancing seeing an adequate volume of patients in a busy clinical setting.

Il est également important de noter que les rencontres ou les rendez-vous avec des patients qui nécessitent des services d’interprétation prennent généralement plus de temps, ce qui est nécessaire, et qu’il est essentiel de veiller à ce que ces patients soient quand même priorisés tout en maintenant un volume 15-4-2024 Langues officielles 46:21

Physicians should not have to feel rushed when working with these patients to preserve the same quality of care we are providing. adéquat de patients dans un milieu clinique très occupé. Les médecins ne doivent pas se sentir bousculés lorsqu’ils travaillent avec ces patients afin de préserver la qualité des soins qu’ils prodiguent.

Beyond translation, another key component to improving health care for underserved communities includes diversifying our medical trainees to represent the communities that we serve to also include racial and ethnic backgrounds and ensuring that cultural competency skills are well integrated in the medical curriculum when training the next generation of physicians.

Outre la traduction, un autre élément clé de l’amélioration des soins de santé dans les communautés mal desservies consiste à diversifier nos stagiaires en médecine pour qu’ils représentent les communautés que nous servons, y compris sur le plan des races et des origines ethniques, et à veiller à ce que les compétences culturelles soient bien intégrées dans le programme d’études médicales pour la formation de la prochaine génération de médecins. Overall, language concordance is a critical aspect of delivering quality health care in Canada that requires robust delivery and accessibility of

interpretation services and culturally competent care, especially for our underserved communities. Dans l’ensemble, la concordance des langues est un aspect essentiel de la prestation de soins de santé de qualité au Canada qui nécessite une solide prestation des services d’interprétation et des soins adaptés à la culture et une bonne accessibilité à ces services et ces soins, en particulier pour les communautés mal desservies. Thank you. Merci. The Chair: Thank you. Le président : Merci. Ada L. Sinacore, Board Member, Gay and Grey Montreal: Thank you for the invitation to speak with you today. Ada L.

Sinacore, membre du conseil d’administration, Gay et gris Montréal : Je vous remercie de m’avoir invité à m’adresser à vous aujourd’hui. I am here to speak about 2SLGBTQIA+ older adults. I am defining older adults as those who are 60 and older. Je suis ici pour parler des aînés 2ELGBTQIA+. Je définis les aînés comme les personnes âgées de 60 ans et plus. Queer older adults who are English speakers in Quebec face minimally triple jeopardy when trying to access health care. That is, they are confronted with ageism, transgender or homophobia and barriers based on language.

Additionally, if they come from other marginalized or racialized groups or have a disability, the levels of discrimination are compounded. As well, older 2SLGBTQIA+ people may have been subjected to conversion therapy, resulting in psychological harm that often results in a hesitancy to seek out care. Oppressive systems and discrimination result in minority stress for queer populations that negatively impacts physical and mental health outcomes and results in a lack of trust for the health care systems and providers.

Les aînés queers anglophones du Québec courent au moins trois risques lorsqu’ils tentent d’accéder aux soins de santé. En effet, ils sont confrontés à l’âgisme, à la discrimination envers les transgenres ou à l’homophobie, ainsi qu’à des obstacles linguistiques. De plus, si ces personnes appartiennent à d’autres groupes marginalisés ou racisés ou si elles ont un handicap, elles font l’objet d’encore plus de discrimination. Par ailleurs, les aînés 2ELGBTQIA+ peuvent avoir été soumis à des thérapies de conversion, ce qui leur cause un préjudice psychologique qui les fait souvent hésiter à se faire soigner.

Les systèmes oppressifs et la discrimination provoquent un stress des minorités chez les populations queers, ce qui a un impact négatif sur la santé physique et mentale et entraîne un manque de confiance dans les systèmes de santé et les fournisseurs de soins. It is important to note that the members of 2SLGBTQIA+ communities cannot be viewed as homogenous, with different populations facing divergent challenges, and there are age differences in how people have managed these challenges.

For example, two-spirited people have complex and specific needs given the history of colonization and the colonizing role of the health care system. Il est important de souligner que les membres des communautés 2ELGBTQIA+ ne peuvent être considérés comme homogènes, car les différentes populations sont confrontées à des défis divergents et il existe des écarts d’âge dans la manière dont les personnes ont relevé ces défis.

Par exemple, les personnes bispirituelles ont des besoins complexes et particuliers compte tenu de l’histoire de la colonisation et du rôle du système de santé à cet égard. 46:22 Official Languages 15-4-2024

Gay men were highly affected by the AIDS epidemic in the 1980s and 1990s, and some are HIV positive and may have been positive for a very long time. As a result, there may be a hesitancy to access health care due to fear of being mistreated due to their HIV status. Older lesbians also have a history of mistreatment and may be hesitant to disclose their sexual orientation due to histories of poor gynecological care and judgments about breast binding.

Les homosexuels ont été fortement touchés par l’épidémie du sida dans les années 1980 et 1990, et certains d’entre eux sont séropositifs et peuvent l’être depuis très longtemps. Par conséquent, ils peuvent hésiter à accéder aux soins de santé par crainte d’être maltraités en raison de leur séropositivité. Les lesbiennes aînées ont également été victimes de mauvais traitements par le passé et peuvent hésiter à révéler leur orientation sexuelle en raison d’antécédents de soins gynécologiques médiocres et de jugements portés sur le bandage de la poitrine.

For trans and gender-diverse individuals, the health care system controlled their transition process. In Quebec, prior to 2015, bottom surgery was required to change one’s gender marker. As a result, older trans and gender-diverse people may have been subjected to forced sterilization and as a result may be worried about getting access to appropriate care. Those who transitioned or are transitioning since they turned sixty have a different experience; however, ageism can be an issue when they seek out gender-affirming care.

En ce qui concerne les personnes transgenres et les personnes de diverses identités de genre, le système de santé a contrôlé leur processus de transition. Au Québec, avant 2015, une chirurgie au bas du corps était nécessaire pour changer de marqueur de genre. Par conséquent, il se peut que les aînés trans et de diverses identités de genre aient été victimes d’une stérilisation forcée et qu’ils s’inquiètent donc d’avoir accès à des soins adéquats.

Les personnes qui ont effectué une transition ou qui sont en cours de transition depuis qu’elles ont atteint l’âge de 60 ans ont une expérience différente; toutefois, l’âgisme peut être un problème lorsqu’elles cherchent à obtenir des soins d’affirmation de genre. Not only do histories of discrimination and mistreatment by health care providers result in queer people being hesitant to seek out care, providers are often ill-equipped to provide appropriate care.

In Canada, 50% of health care providers report never receiving training to work with LGB populations and 60% report never receiving training to work with trans or gender-diverse population. Non seulement les antécédents de discrimination et de mauvais traitements de la part des fournisseurs de soins de santé font en sorte que les personnes queers hésitent à se faire soigner, mais les fournisseurs sont souvent mal équipés pour fournir des soins appropriés.

Au Canada, 50 % des fournisseurs de soins de santé affirment n’avoir jamais reçu de formation pour travailler avec les communautés LGB et 60 % disent n’avoir jamais reçu de formation pour travailler avec les personnes transgenres ou de diverses identités de genre. Moreover, a major barrier to care in Quebec is language.

On March 11, 1996, then-Premier Lucien Bouchard famously told English-speaking Quebecers, “when you go to the hospital and you’re in pain, you may need a blood test, but you certainly don’t need a language test.” This citation rings true almost 30 years later as issues regarding minority-language access rights to health care remain largely problematic. En outre, la langue constitue un obstacle majeur à l’accès aux soins au Québec.

Le 11 mars 1996, Lucien Bouchard, qui était alors premier ministre du Québec, a déclaré de façon notoire aux Québécois anglophones : « Quand vous allez à l’hôpital et que vous souffrez, vous avez peut-être besoin d’un test de sang, mais certainement pas d’un test linguistique. » Cette citation demeure vraie près de 30 ans plus tard, alors que les problèmes liés aux droits d’accès des minorités linguistiques aux soins de santé restent largement problématiques.

While French-English bilingualism rates are increasing among younger cohorts, those aged 50 and older have the lowest competency in French and thus find it difficult to navigate health services when there is an absence of bilingual workers who can offer support in English. Bien que les taux de bilinguisme français-anglais augmentent chez les jeunes, les personnes âgées de 50 ans et plus ont les compétences les plus faibles en français et ont donc du mal à s’y retrouver dans les services de santé lorsqu’il n’y a pas de personnel bilingue capable d’offrir un soutien en anglais.

Recent provincial legislation both in language and health care has created concern amongst our community about being able to access government services. The requirement that services be given only in French and the centralization of our health care system causes us concern. The proposed removal of client and user committees at a local level will harm the surveillance and protection of English-language services. De récentes lois provinciales en matière de langue et de soins de santé ont suscité des inquiétudes au sein de notre communauté quant à l’accès aux services gouvernementaux.

L’obligation de fournir des services uniquement en français et la centralisation du système de santé nous inquiètent. La suppression proposée des comités locaux de clients et d’utilisateurs nuira à la surveillance et à la protection des services en anglais. 15-4-2024 Langues officielles 46:23

As these changes are falling into place, we have also noticed increased issues in the lack of available health and health prevention information being produced in English, difficulties in communication with government offices and lack of bilingual staff in health and home care settings. If one’s place of residence falls outside an area deemed to have bilingual services, the situation only worsens.

Alors que ces changements se concrétisent, nous avons également constaté une augmentation du nombre de problèmes liés au manque d’informations en anglais sur la santé et la prévention en matière de santé, des difficultés de communication avec les administrations publiques et un manque de personnel bilingue dans les établissements de santé et de soins à domicile. Si le lieu de résidence d’une personne se trouve en dehors d’une zone réputée avoir des services bilingues, la situation ne fait qu’empirer.

While waiting lists for health care services concerns the population at large, looking for bilingual services that are both senior- and queer-informed exacerbate the situation especially in regions outside of Montreal. Wait list times for non-emergency interventions are beyond acceptable and, in effect, discourage our population from taking steps to address health issues at an early stage.

Si la population dans son ensemble est préoccupée par les listes d’attente pour des services de soins de santé, la recherche de services bilingues qui sont à la fois adaptés aux aînés et aux personnes queers exacerbe la situation, en particulier dans les régions situées à l’extérieur de Montréal. Les temps d’attente pour des interventions non urgentes sont inacceptables et, en réalité, découragent notre population de prendre des mesures pour traiter les problèmes de santé à un stade précoce.

Accessing health care is a multi-pronged process that touches on a variety of intersectional lenses, levels and environments. For a minority-language community, it is imperative that access rights be protected. For a queer, elder, minority-language community, the need to inform the community and promote access is primordial. L’accès aux soins de santé est un processus à plusieurs volets qui touche une variété de perspectives, de niveaux e

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CollectionSenate Committees
CitationOLLO / Evidence / 46ev-56694
Typecommittee
Volume / chapter441 / Evidence / 46ev-56694
Languageen
Formatpdf
SourceCOMM_SEN
Identifier95bfc71cc2f11cf223d71f54e1108093da0c33f1

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