Senate Committee — TRCM — Evidence — 22ev-55702
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EVIDENCE TÉMOIGNAGES OTTAWA, Tuesday, October 4, 2022 OTTAWA, le mardi 4 octobre 2022 The Standing Senate Committee on Transport and Communications met with videoconference this day at 9 a.m. [ET] to study the subject matter of Bill C-11,
An Act to amend the Broadcasting Act and to make related and consequential amendments to other Acts. Le Comité sénatorial permanent des transports et des communications se réunit aujourd’hui, à 9 heures (HE), avec vidéoconférence, pour étudier la teneur du projet de loi C-11, Loi modifiant la
Loi sur la radiodiffusion et apportant des modifications connexes et corrélatives à d’autres lois. Senator Leo Housakos (Chair) in the chair. Le sénateur Leo Housakos (président) occupe le fauteuil. [English] [Traduction] The Chair: Good morning. My name is Leo Housakos, I am from the province of Quebec, and I am Chair of the Standing Senate Committee on Transport and Communications. I would now like my colleagues to briefly introduce themselves. Le président : Bonjour. Je m’appelle Leo Housakos, je suis un sénateur du Québec et le président du Comité sénatorial permanent des transports et des communications.
J’aimerais maintenant que mes collègues se présentent brièvement. Senator Simons: I’m Senator Paula Simons, Alberta, Treaty 6 territory. La sénatrice Simons : Je suis Paula Simons, de l’Alberta, sur le territoire du Traité n o 6. [Translation] [Français] Senator Miville-Dechêne: Julie Miville-Dechêne, senator from Quebec. La sénatrice Miville-Dechêne : Julie Miville-Dechêne, sénatrice du Québec. Senator Cormier: René Cormier, senator from New Brunswick. Le sénateur Cormier : René Cormier, sénateur du Nouveau- Brunswick. [English] [Traduction] Senator Quinn: Senator Jim Quinn, New Brunswick.
Le sénateur Quinn : Je suis le sénateur Jim Quinn, du Nouveau-Brunswick. Senator Klyne: Marty Klyne, senator from Saskatchewan, Treaty 4 territory. Le sénateur Klyne : Je m’appelle Marty Klyne, sénateur de la Saskatchewan, sur le territoire du Traité n o 4. Senator Sorensen: Karen Sorensen, senator from Alberta. La sénatrice Sorensen : Je suis Karen Sorensen, sénatrice de l’Alberta. Senator Woo: Yuen Pau Woo from British Columbia. Le sénateur Woo : Je suis Yuen Pau Woo, je viens de la Colombie-Britannique. [Translation] [Français] Senator Clement: Bernadette Clement, from Ontario.
La sénatrice Clement : Bernadette Clement, de l’Ontario. [English] [Traduction] Senator Manning: Fabian Manning, Newfoundland and Labrador. Le sénateur Manning : Je suis Fabian Manning, je représente Terre-Neuve-et-Labrador. The Chair: Welcome to all. Le président : Bienvenue à tous. We are continuing our study today on Bill C-11,
An Act to amend the Broadcasting Act and to make related and consequential amendments to other Acts. Nous continuons aujourd’hui notre étude du projet de loi C-11, Loi modifiant la
Loi sur la radiodiffusion et apportant des modifications connexes et corrélatives à d’autres lois. 4-10-2022 Transports et communications 22:1
Joining us for the first panel this morning, I’m pleased to welcome from Blue Ant Media, Michael MacMillan, Co-founder and Chief Executive Officer, who is with us by video conference. As an individual, we also have with us Frédéric Bastien Forrest, radio personality and content creator. Welcome to the committee, and thank you for joining us for this important study. Pour la première heure, ce matin, j’ai le plaisir d’accueillir Michael MacMillan, cofondateur et directeur général de Blue Ant Media, qui est parmi nous par vidéoconférence. Nous accueillons également Frédéric Bastien Forrest, chroniqueur et producteur de contenu, qui comparaît à
titre personnel. Je vous souhaite la bienvenue au comité. Merci de vous joindre à nous pour cette étude importante. Both of you will have five minutes for opening statements, and then I will turn it over to my colleagues for Q & A. Vous disposerez tous deux de cinq minutes pour vos déclarations liminaires, après quoi je laisserai la parole à mes collègues pour les questions. Mr. MacMillan, you have the floor. Monsieur MacMillan, vous avez la parole. Michael MacMillan, Co-founder and Chief Executive Officer, Blue Ant Media: Thank you. I’m pleased to be able to speak to the committee today.
Michael MacMillan, cofondateur et directeur général, Blue Ant Media : Merci. Je suis heureux de pouvoir m’adresser au comité aujourd’hui. I urge the committee and the Senate to approve Bill C-11. This is an overdue action from our government, and I enthusiastically support the bill. J’exhorte le comité et le Sénat à approuver le projet de loi C-11. Il s’agit d’une mesure que notre gouvernement aurait dû prendre il y a longtemps déjà, et je l’appuie avec enthousiasme. My context is that I’ve been in the Canadian film and TV industry since 1978.
For 44 years, as a producer, distributor, broadcaster and streamer, I’ve watched the evolution of our industry, I’ve seen technologies come and go, and I’ve seen decision makers come and go. I am convinced that the purpose of this policy, including as drafted, is completely consistent with the general policy direction that our government has pursued since 1982, which is to not attempt to keep out international producers or signals but, rather, to rely on allocating funding in order to support the production of Canadian programming. So this act is consistent with 40 years of successful policy.
Mon contexte est le suivant : je travaille dans l’industrie canadienne du cinéma et de la télévision depuis 1978. Depuis 44 ans, j’observe l’évolution de notre industrie, en tant que producteur, distributeur, radiodiffuseur et diffuseur en continu, j’ai vu les technologies passer, j’ai vu les décideurs passer. Je suis convaincu que l’objectif de cette politique, même dans sa version actuelle, est tout à fait conforme à l’orientation générale de notre gouvernement depuis 1982.
Il s’agit non pas de tenter d’écarter les producteurs ou les signaux internationaux, mais plutôt de pouvoir compter sur un financement adéquat pour soutenir la production d’émissions canadiennes. Cette loi s’inscrit donc dans la continuité de 40 ans de politique fructueuse. We’ve never wanted to keep out international producers, the U.S. majors or the streamers. In fact, our policy is to bring them in.
We’re delighted that, in our Canadian production industry today, the majority of production is international projects produced and owned mostly by the U.S. majors and for which we supply hundreds of millions of dollars of funding from our federal treasury for service tax credits, while the producers also enjoy an efficient Canadian dollar and great Canadian crews. Nous n’avons jamais voulu exclure les producteurs internationaux, les grandes chaînes américaines ou les diffuseurs en continu. En fait, notre politique vise plutôt à les attirer chez nous.
Nous sommes ravis qu’aujourd’hui, dans l’industrie de la production canadienne, la plus grande
partie du travail découle de projets internationaux, principalement de productions des géants américains, auxquels nous offrons des centaines de millions de dollars de financement depuis le Trésor fédéral en crédits d’impôt sur les services, tandis que les producteurs bénéficient également du cours avantageux du dollar canadien et d’excellentes équipes canadiennes. So we’re not asking for Americans to go away. We want the streamers to stay. We encourage the majors to stay. It’s very good for all of us. What we are saying, however, is that we need to support the Canadian part of our industry.
Nous ne réclamons donc pas que les Américains s’en aillent. Nous voulons que les diffuseurs en continu restent. Nous encourageons les grands géants de l’industrie à rester ici. C’est très bon pour tout le monde. Ce que nous disons, cependant, c’est qu’il faut soutenir la
partie canadienne de l’industrie. So we urge the passage of this bill. Nous vous demandons donc instamment d’adopter ce projet de loi. 22:2 Transport and Communications 4-10-2022
There have been a lot of conversations, I’ve noticed, in recent weeks about the definition of what an “eligible Canadian program” might be. My firm view is that an “eligible Canadian program” is a program produced by Canadians. Who makes the program and also who owns the program? Is a program created by Canadians — actors, writers, directors, producers, editors, cinematographers — and owned by Canadians, where the copyright and the use right are owned by Canadians? Those should be the main guidelines. Those have been the essence of how we’ve defined a Canadian program successfully over many years.
J’ai remarqué qu’il y a eu beaucoup de conversations, ces dernières semaines, sur la définition de ce que serait une « émission canadienne admissible ». Je suis fermement convaincu qu’une « émission canadienne admissible » est une émission produite par des Canadiens. Qui crée l’émission et qui en est propriétaire? Est-ce un contenu créé par des Canadiens — des acteurs, des scénaristes, des réalisateurs, des producteurs, des monteurs, des cinéastes — et appartenant à des Canadiens, dont les droits d’auteur et les droits d’utilisation appartiennent à des Canadiens?
Telles devraient être les principales lignes directrices. C’est l’essence même de la façon dont nous définissons avec succès ce qu’est une émission canadienne depuis longtemps. I would urge the Senate not to be confused by some odd sidebar conversations that seem to be taking place suggesting that the definition of a “Canadian content program” should be based upon the actual specific subject matter. This is not a place for government to make decisions on whether a story has an appropriate redheaded pigtailed girl or a documentary about wheat fields.
That’s not at all the purpose of government support in this industry. We would argue strongly that a Canadian program should be one that’s made by Canadians and where the copyright is owned by Canadians. Je presse le Sénat de ne pas se laisser distraire par de curieuses discussions parallèles qui semblent avoir lieu et qui laissent entendre que la définition d’une « émission à contenu canadien » devrait être basée sur un sujet précis. Ce n’est pas le rôle du gouvernement de décider si une histoire porte bien sur une petite fille rousse avec des tresses ou si un documentaire porte bien sur les champs de blé.
Ce n’est pas là l’objectif du soutien gouvernemental à l’industrie. Nous croyons fermement qu’une émission canadienne devrait être une émission réalisée par des Canadiens et dont les droits d’auteur sont détenus par des Canadiens. The CRTC is well positioned to work out the nuances of this. While I don’t agree with everything the CRTC has decided over the past 44 years, by and large, they’ve got the direction right, and they are well able to navigate the nuances of that definition. Le CRTC est bien placé pour régler les détails à ce sujet.
Bien que je ne sois pas d’accord avec toutes les décisions prises par le CRTC au cours des 44 dernières années, dans l’ensemble, il a pris la bonne direction et il est bien placé pour s’occuper des détails liés à cette définition. I should also say that, in terms of an eligible program, I continue to believe that all Canadians should qualify as being eligible producers. That would include not only what part of the country you come from but if you are, as in the case of Blue Ant Media, a producer that is also affiliated with a broadcaster.
Blue Ant is a producer and a distributor, but we also own a handful of small Canadian TV channels. We would argue that enterprises like ours should not be disqualified merely because we also happen to own some broadcasting and streaming outlets. Au sujet de l’admissibilité d’une émission, je continue de croire que tous les Canadiens devraient être considérés comme des producteurs admissibles, peu importe non seulement l’endroit où ils se trouvent au pays, mais aussi s’il s’agit, comme dans le cas de Blue Ant Media, de producteurs affiliés à un diffuseur.
Blue Ant est un producteur et un distributeur, mais nous possédons également une poignée de petites chaînes de télévision canadiennes. Nous soutenons que les entreprises comme la nôtre ne devraient pas être inadmissibles simplement parce que nous possédons aussi quelques chaînes de télévision et de diffusion en continu. In
summary, I urge the committee and the Senate to join your colleagues in the House in approving Bill C-11. En résumé, je presse les membres du comité et du Sénat d’emboîter le pas à leurs collègues de la Chambre des communes pour approuver le projet de loi C-11. The Chair: Thank you very much. Le président : Je vous remercie beaucoup. [Translation] [Français] The floor is yours, Mr. Bastien Forrest. Monsieur Bastien Forrest, vous avez la parole. Frédéric Bastien Forrest, radio personality and content creator, as an individual: Good morning, senators. Frédéric Bastien Forrest, chroniqueur et producteur de contenu, à
titre personnel : Honorables sénateurs, bonjour. 4-10-2022 Transports et communications 22:3
I am honoured and delighted to be here today. Many Canadians would love to have this privilege of being heard by the members of a heritage democratic institution like the Senate. Quel honneur et quel bonheur d’être ici aujourd’hui! Plusieurs Canadiens et Canadiennes aimeraient avoir ce privilège d’être écoutés par les membres d’une institution démocratique patrimoniale comme le Sénat. [English] [Traduction] Yes, a lot of Canadians would love to say, “I am the Senate.” Today it’s my turn. I’m humbled and honoured to be here. My presence on this stage is pretty unlikely. I’m just a YouTuber.
Well, I’m also a board member of the UDA, an artists’ union representing more than 10,000 members. I’m on the radio every week, thanks to Radio Canada, for a panel on tech trends that airs from coast to coast. Oui, beaucoup de Canadiens aimeraient dire « Je suis au Sénat ». Aujourd’hui, c’est mon tour. Je suis touché et honoré d’être ici. J’avais peu de chances de me retrouver ici un jour. Je ne suis qu’un youtubeur, mais je suis également membre du conseil d’administration de l’UDA, l’Union des artistes, un syndicat d’artistes représentant plus de 10 000 membres.
De plus, je participe chaque semaine, sur les ondes de Radio- Canada, à une émission radiophonique sur les tendances technologiques qui est diffusée d’un océan à l’autre. Let’s go back in time a bit. I started my career at MusiquePlus about 13 years ago. That was the French-Canadian-Québécois version of MuchMusic. Around the same time, my internet audience grew. I was becoming a digital creator before we even had a word for it. Maintenant, remontons un peu dans le temps. J’ai commencé ma carrière à MusiquePlus il y a environ 13 ans. C’était la version franco-canado-québécoise de MuchMusic.
À peu près à la même époque, mon auditoire sur Internet a augmenté. Je devenais un créateur de contenu numérique avant même que le terme n’existe. Since then, I always kept one foot in traditional media and one foot in digital media. I try to build bridges between cultures. Depuis lors, j’ai toujours gardé un pied dans les médias traditionnels et un pied dans les médias numériques. J’essaie de jeter des ponts entre les cultures.
When it comes to culture, 90% of Canadian kids in their twenties are watching YouTube, and a lot of them are watching Canadian creators — Manitoba creators, Ontarian creators, Albertan creators, Quebec creators, francophone Canadian creators. Au sujet de la culture, 90 % des jeunes Canadiens dans la vingtaine regardent YouTube, et beaucoup d’entre eux regardent des créateurs canadiens — des créateurs du Manitoba, de l’Ontario, de l’Alberta, du Québec et de la francophonie canadienne. [Translation] [Français] This week, I watched a video on YouTube by Franco- Saskatchewan rapper Shawn Jobin.
Some of his videos have had more than 100,000 views. That’s our francophone culture, which is alive, circulating and being exported. My own YouTube channel is in French and has more than 30,000 followers. The vast majority of views on my channel come from Quebec and French-speaking Canada. Approximately 20% to 30% come from Europe, France and Belgium. At least one European consumes Quebec culture on my YouTube channel every day. For your information, my channel gets between 4,000 and 100,000 views a month. That’s small beer for many people, but it’s enough for us to earn a living in Quebec.
Yes, I, a self- produced and self-managed artist, can rap in French on YouTube. I can film experiences, such as running a marathon without training for it, to see if it’s possible, and Canadians watch it. I bet you want to watch it too now. Cette semaine, j’ai regardé un vidéoclip du rappeur franco- saskatchewanais Shawn Jobin sur YouTube; certaines de ses vidéos ont été vues plus de 100 000 fois. Ça, c’est notre culture francophone qui vit, qui circule, qui s’exporte. Ma chaîne YouTube à moi est en français, elle est suivie par plus de 30 000 personnes.
La grande majorité des visionnements de ma chaîne proviennent du Québec et du Canada francophone. Environ 20 à 30 % de mes visionnements viennent de l’Europe, de la France et de la Belgique. Tous les jours, sur ma chaîne YouTube, un Européen consomme de la culture québécoise. À
titre informatif, ma chaîne engendre entre 4 000 et 100 000 visionnements par mois. Pour plusieurs, ces chiffres sont minimes, mais pour nous au Québec, c’est suffisant pour en faire un métier. Oui, moi, un artiste autoproduit et autogéré, je peux faire du rap en français sur YouTube. Je peux filmer des expériences, comme courir un marathon pas entraîné pour voir si c’est possible, et les Canadiens l’écoutent. J’imagine que vous aussi vous avez envie de le regarder maintenant. 22:4 Transport and Communications 4-10-2022
Many of my videos are part education, part entertainment, and, like many of my digital platform colleagues, I try to contribute and give back to our society; every one of my videos that goes viral is a piece of our Canadian culture that’s being exported. That culture is something I’ve conceived, written, filmed, edited, exported and published myself, but I’m far from the only one doing it.
Plusieurs de mes vidéos se situent à la frontière entre l’éducation et le divertissement, et comme plusieurs de mes collègues sur les plateformes numériques, j’essaie de redonner à notre société et d’y contribuer; pour chacune de mes vidéos qui deviennent virales, c’est un morceau de notre culture canadienne qui s’exporte. Cette culture, je l’ai pensée, écrite, filmée, montée, exportée et publiée moi-même, mais je suis loin d’être le seul. Every day, thousands of Canadians are inspired by the videos of Cam Grande Brune, Émile Roy, Thomas Gauthier, Jessica Prudencio, Ryan George, Lysandre Nadeau and Nabil Lahrech.
All those popular creators and pioneers deserve to be mentioned here today, but there are so many of them we wouldn’t have time. Chaque jour, des milliers de Canadiens et Canadiennes sont inspirés par les vidéos de Cam Grande Brune, Émile Roy, Thomas Gauthier, Jessica Prudencio, Ryan George, Lysandre Nadeau et Nabil Lahrech. Tous ces créateurs et pionniers populaires mériteraient d’être nommés ici aujourd’hui, mais on manquerait de temps tant il y en a.
The web platforms that let users create their own content have enabled us to break free creatively and reach an audience without having to wait for a producer to say yes. Ces plateformes Web qui permettent aux usagers de créer leur propre contenu nous ont permis de nous émanciper créativement et de rejoindre un public sans devoir attendre qu’un producteur nous dise oui. Sometimes it’s healthy to create without gatekeepers. That lets us be 100% ourselves, regardless of our differences. It enables us to reach an audience of people like us. All these victories take nothing away from the conventional media.
I treasure all the times I’m fortunate to work with a bigger team like on radio or television. Alone you go quickly; together we go farther. Parfois, il est sain de créer sans gate keepers. Cela nous permet d’être 100 % nous-mêmes, peu importe nos différences. Cela nous permet de rejoindre un auditoire qui nous ressemble. Toutes ces victoires n’enlèvent rien aux médias traditionnels. Je chéris toutes les fois où j’ai le bonheur de travailler avec une plus grosse équipe comme à la radio ou à la télévision. Seuls, on va plus vite; ensemble, on va plus loin.
I’d really like to work with a team on my YouTube channel, but that requires better funding for digital culture, the culture that Canadians really consume on YouTube, TikTok, Instagram, Twitter and Twitch. Let’s tax those platforms and subsidize their creators. We’re already doing that for other industries. Let’s tax those platforms and create new parapublic cultures that let our digital creators across Canada go farther.
J’aimerais bien travailler avec une équipe sur ma chaîne YouTube, mais on doit mieux financer la culture numérique pour ce faire, celle que les Canadiens et Canadiennes consomment vraiment sur YouTube, TikTok, Instagram, Twitter et Twitch. Imposons des taxes à ces plateformes et subventionnons leurs créateurs. Nous faisons déjà cela pour d’autres industries. Imposons des taxes à ces plateformes et créons de nouvelles cultures parapubliques qui permettront à nos créateurs numériques, partout au Canada, d’aller plus loin.
It’s absurd that a YouTuber who wants to hire a camerawoman or a researcher should have to pay out of pocket 30% to 50% more for the same service than the television station next door. However, that’s the way it is since those conventional media have access to grants and tax refunds that aren’t available to digital creators. Il est absurde qu’un youtubeur voulant engager une camérawoman ou une recherchiste doive payer de sa poche 30 à 50 % plus d’argent que la station de télévision voisine pour le même service.
C’est pourtant le cas, puisque ces médias traditionnels ont accès à des subventions et des remboursements d’impôt qui n’existent pas pour les créateurs numériques. In other words, our public funding undermines the Canadian economy because we’re subsidizing an aging and decelerating industry instead of training workers who understand how to create on the web. Autrement dit, nos fonds publics nuisent à l’économie canadienne puisqu’on subventionne une industrie vieillissante qui ralentit plutôt que de former des travailleurs comprenant les codes de la création Web.
I’ve heard colleagues in the cultural industry wonder whether it’s a good idea to engage public opinion in the debate on Bill C-11. If that’s what it takes, just watch me . J’ai entendu des collègues de l’industrie culturelle se demander si c’était une bonne idée d’engager l’opinion publique dans le débat entourant le projet de loi C-11. S’il le faut, just watch me. 4-10-2022 Transports et communications 22:5
[English] [Traduction] Right now, I’m reaching out to all the politicians in Ottawa, Vancouver, Toronto, St. John’s, Winnipeg, Montreal and Quebec. Please help us empower digital creativeness. Because a creator is a small business. Small businesses are the backbone of our economy and internet platforms allow small creator businesses to thrive. If we are to tax the tech giants, let’s make sure we subsidize local internet creators with that money. Let’s not miss this opportunity for stronger creators and a stronger economy.
More specifically, on Bill C-11, fix clause 4.2 and keep user-generated content out of any discoverability enforcement. En ce moment, je m’adresse à tous les politiciens d’Ottawa, de Vancouver, de Toronto, de St. John’s, de Winnipeg, de Montréal et de Québec. Aidez-nous à renforcer la créativité dans l’univers numérique, parce qu’un créateur est une petite entreprise. Les petites entreprises sont l’épine dorsale de notre économie, et les plateformes Internet permettent aux petites entreprises de créateurs de prospérer.
Si nous devons taxer les géants de la technologie, assurons-nous de subventionner les créateurs locaux sur Internet avec cet argent. Ne ratons pas cette occasion de renforcer les créateurs et l’économie. Plus précisément, en ce qui concerne le projet de loi C-11, il faut modifier l’article 4.2 et exclure le contenu généré par les utilisateurs de toute application des règles de découvrabilité. [Translation] [Français] Thank you for listening. Merci de m’avoir écouté. The Chair: Thank you very much, Mr. Bastien Forrest.
Le président : Merci beaucoup, monsieur Bastien Forrest. [English] [Traduction] I’d like to begin, as I usually do, with a question directed to Mr. MacMillan. J’aimerais commencer, comme je le fais habituellement, par poser une question, et elle s’adresse à M. MacMillan. Mr. MacMillan, if I understand correctly, if we are producing a film or a program that has been written by a Canadian that tells a Canadian story, is set and filmed in a Canadian town, using Canadian directors, actors and artists, but that program is owned by a foreigner, it doesn’t fit into our definition of CanCon.
Yet, if we have an American writer telling an American story, shot in an American town, using American directors and American actors, but is owned by a Canadian financier out of Toronto, then that qualifies as Canadian content. Don’t you find that to be a bit difficult to comprehend if we’re here to promote Canadian culture?
Monsieur MacMillan, si je comprends bien, si nous produisons un film ou une émission qui a été écrit par un Canadien, qui raconte une histoire canadienne, qui est située et filmée dans une ville canadienne, avec des réalisateurs, des acteurs et des artistes canadiens, mais que cette émission est la propriété d’un étranger, elle ne correspond pas à notre définition de contenu canadien.
Par contre, si nous avons un écrivain américain qui raconte une histoire américaine, tournée dans une ville américaine, avec des réalisateurs et des acteurs américains, mais que cette émission est la propriété d’un financier canadien de Toronto, alors elle est considérée comme du contenu canadien. Ne trouvez-vous pas cela un peu difficile à comprendre si nous sommes ici pour promouvoir la culture canadienne? Mr. MacMillan: I do because that’s not at all what I was saying — not at all.
I’m saying that a program created by Americans, with American writers, producers, directors and cinematographers, is not a Canadian project. I did not say that. If I gave that impression, I should restate it. M. MacMillan : En effet, car ce n’est pas du tout ce que je disais — loin de là. Je dis qu’une émission créée par des Américains, avec des scénaristes, des producteurs, des réalisateurs et des cinéastes américains, n’est pas un projet canadien. Ce n’est pas ce que j’ai dit. Si j’ai donné cette impression, je devrais reformuler mes propos.
My comments were intended to say that a Canadian program is one that is both made by Canadians and owned by Canadians. If it’s only made by Canadians but also not owned by Canadians, we run the risk of becoming the hewers of wood and drawers of water that has bedeviled us in other industries over much of the life of our country. I’m arguing that for the industrial development of our country, the economic benefit, more of it needs to stay with those who actually create and take that development risk to make the next show and the next show.
For Là où je voulais en venir, c’est qu’une émission canadienne doit répondre à deux critères : être réalisée par des Canadiens et appartenir à des Canadiens. Si elle est seulement réalisée par des Canadiens, sans pour autant appartenir à des Canadiens, nous courons le risque de devenir des coupeurs de bois et des porteurs d’eau, comme ce fut le cas dans d’autres industries pendant une bonne
partie de l’histoire de notre pays. Je soutiens que, pour le développement industriel de notre pays, pour le bien de notre économie, un plus grand nombre d’émissions doivent rester entre 22:6 Transport and Communications 4-10-2022
clarity, I was not suggesting that a show shot in America with American talent qualifies as Canadian. les mains de ceux qui les créent réellement et qui prennent un risque afin de produire chaque émission. Bref, pour que les choses soient bien claires, je ne voulais pas laisser entendre qu’une émission tournée aux États-Unis, avec des talents américains, peut être qualifiée de contenu canadien. The Chair: You did say, though — and you just said it again — that a product that is made by Canadians and owned by Canadians is Canadian content, which is the definition of CanCon.
That is the definition upon which we’ve been working as a country for 40 years. Le président : Vous avez cependant dit — et vous venez de le répéter — qu’un produit réalisé par des Canadiens et appartenant à des Canadiens est un contenu canadien, ce qui correspond à la définition même de ce concept. C’est la définition que nous appliquons au pays depuis 40 ans.
In the world we live in today, where investment is very important to support our arts and culture, isn’t it imperative to broaden our CanCon definition in order to give our artists an opportunity to get the revenue they need to be able to reach their maximum potential? Shouldn’t this bill also be tackling CanCon and the definition of CanCon to make it a bit more flexible in order for Canadian artists to benefit from their financial investment? I’m not saying you invented this concept. This is a concept that has been in CanCon defined by our governments for years. I get the sense you agree with it.
My point is, wouldn’t it be a lot more prudent for us to broaden that concept? It’s not who invests in the project; it’s who runs the project that matters, I think. Dans le monde d’aujourd’hui, un monde où les investissements sont d’une grande importance pour soutenir nos arts et notre culture, n’est-il pas impératif d’élargir notre définition de contenu canadien afin de donner à nos artistes la possibilité d’obtenir les revenus dont ils ont besoin pour pouvoir atteindre leur plein potentiel?
Le projet de loi ne devrait-il pas aborder également la définition de contenu canadien pour l’assouplir un peu afin que les artistes canadiens puissent profiter de leurs investissements financiers? Je ne dis pas que vous avez inventé ce concept. C’est une idée qui correspond au contenu canadien défini par nos gouvernements depuis des années. J’ai l’impression que vous êtes d’accord là-dessus. Au fond, ce que je cherche à faire valoir est ceci : ne serait-il pas beaucoup plus prudent d’élargir ce concept?
Ce n’est pas la personne qui investit dans le projet qui compte, mais bien celle qui dirige le projet, selon moi. Mr. MacMillan: I disagree profoundly with what you are saying. You’re accurately describing the debate we’re having; that’s correct. But I disagree with what you’re saying. I think it’s very important that the economic ownership and control is held in Canadian hands and there should be an advantage to there being a Canadian broadcaster, or distributor, or producer involved in the project and owning it. M. MacMillan : Je suis en profond désaccord sur ce que vous dites.
Vous décrivez bien le débat qui nous occupe; c’est exact. Par contre, je ne suis pas d’accord avec vous. À mon avis, il est très important que la propriété et le contrôle économiques soient détenus par des Canadiens, et il devrait y avoir un avantage à ce qu’un diffuseur, un distributeur ou un producteur canadien participe au projet et en soit propriétaire. There already is enormous subsidy for programs that don’t qualify as Canadian content in Canada. Our service tax credit, which services the non-Canadian productions in this country, is an enormous tax credit.
Happily, we funnel hundreds of millions of dollars to those projects, which, you’re right, indirectly or directly provide support for Canadian crews and artists. I’m talking about an advantage given to shows owned by Canadians so that the Canadian broadcasting and international distribution industry stands a better chance of surviving and growing. On trouve déjà, au Canada, d’énormes subventions pour des émissions qui ne répondent pas aux critères de contenu canadien.
Par exemple, le crédit pour la taxe sur les services, dont se prévalent les productions non canadiennes au pays, constitue une mesure fiscale considérable. Nous accordons tout bonnement des centaines de millions de dollars à ces projets qui, vous avez raison, appuient indirectement ou directement des équipes et des artistes canadiens. Je parle plutôt de la nécessité de privilégier les émissions appartenant à des Canadiens afin que l’industrie canadienne de la radiodiffusion et de la distribution à l’étranger ait une meilleure chance de survivre et de croître.
The Chair: Wouldn’t you agree with me that our artists and cultural communities would flourish and grow if they had access to more capital? Le président : Ne pensez-vous pas comme moi que nos artistes et nos communautés culturelles s’épanouiraient et prospéreraient s’ils avaient accès à plus de capitaux? Mr. MacMillan: That’s probably true of many industries. One of the most logical sources of capital would be Canadian producers and Canadian production companies. One of the ways that those Canadian production companies and Canadian M. MacMillan : C’est probablement vrai pour de nombreuses industries.
Une des sources les plus logiques de capitaux serait les sociétés de production et les producteurs canadiens. Pour avoir des capitaux à investir, ceux-ci doivent notamment être en 4-10-2022 Transports et communications 22:7
producers will have capital available to invest is if they are able to own the IP of the projects they are creating. That’s probably their most logical source of self-generated capital. So I do agree. I would hope that over time, our children and grandchildren would have more opportunities to work on projects that were developed and produced by a Canadian production company that partly had those resources because it had been able to benefit from their previous work and their previous projects. mesure de détenir la propriété intellectuelle des projets qu’ils créent.
C’est probablement leur source la plus logique de capitaux autogénérés. Je suis donc d’accord. J’espère qu’avec le temps, nos enfants et petits-enfants auront plus d’occasions de travailler sur des projets qui ont été développés et produits par une société de production canadienne qui dispose en
partie de ces ressources parce qu’elle a pu bénéficier de leur travail et de leurs projets antérieurs. [Translation] [Français] Senator Cormier: Thank you for your clear explanation, Mr. MacMillan. My questions will be for Mr. Bastien Forrest. Welcome. I’m glad to be able to speak with a francophone YouTuber. You’ve made quite a strong case for the importance of platforms that let you create. Le sénateur Cormier : Merci, monsieur MacMillan, pour vos explications très claires. Mes questions s’adressent à M. Bastien Forrest. Bienvenue, je suis heureux de pouvoir discuter avec un youtubeur francophone.
Vous avez fait un plaidoyer assez éloquent sur l’importance des plateformes pour vous permettre de créer. I’d like to go back to the bill as such. I’d like to hear how you understand the exclusion under the new
section 4.2 set forth in the bill. In light of that, how concerned are artists, and do they think they’ll be subject to the act? There’s an understanding that this focuses more on the platforms that would be subject to it. Can you tell us what you think about this and where you stand? Je voudrais revenir au projet de loi comme tel. J’aimerais vous entendre sur votre compréhension de l’exception de 4.2 dans le projet de loi. Compte tenu de cela, de quelle manière des artistes sont-ils inquiets et pensent-ils qu’ils seront assujettis à la loi?
Il y a une compréhension qu’il s’agit plutôt des plateformes qui y seraient assujetties. Pouvez-vous nous dire ce que vous en pensez et où vous vous situez? Mr. Bastien Forrest: It’s very interesting. For many users, the platform is us. For example, if you want to regulate the YouTube platform—many other algorithms operate the same way—that’ll have an impact on the way I upload content to the platform and how that content is then recommended. As we speak, I believe that the purpose of my creative work is to make the best video possible. And I feel that YouTube’s job is to reach the people who want to watch it.
That’s an incentive that works for YouTube and for me. M. Bastien Forrest : C’est très intéressant. Pour plusieurs usagers, la plateforme, c’est nous. Par exemple, si on veut réguler la plateforme YouTube — plusieurs autres algorithmes fonctionnent de la même manière — cela aura un impact sur la manière dont je dépose du contenu sur la plateforme et la façon dont ce contenu sera recommandé par la suite. Au moment où on se parle, je vois mon travail de créateur ainsi : faire la meilleure vidéo possible. Je vois le travail de YouTube comme cela : rejoindre les personnes qui veulent l’écouter.
C’est un incitatif qui fonctionne bien pour YouTube et pour moi. If you artificially alter that relationship, it can potentially have a negative effect on my ability to reach the francophones already watching me. Si on change artificiellement cette relation, cela a un impact potentiellement négatif sur ma capacité de rejoindre les francophones qui m’écoutent déjà. I really enjoyed talking to Mr. Rodriguez with other YouTubers a few months ago. He said that, in the spirit of the act, users’ creations would be excluded. That’s great, in the spirit of the act, but under new
section 4.2 of the act, it would apply to everyone who earns revenue directly or indirectly from the Internet, and that means everyone and his dog. J’ai eu l’énorme plaisir de discuter avec M. Rodriguez, il y a quelques mois, avec d’autres youtubeurs. Il disait que dans l’esprit de la loi, les créations des usagers étaient exclues. C’est super dans l’esprit de la loi, mais dans la disposition 4.2 de la loi, on parle d’appliquer cela à tous les gens qui ont un revenu direct et indirect issu d’Internet. Un revenu direct et indirect issu d’Internet, c’est tout le monde et son cousin.
Senator Cormier: Three matters must be considered. It’s not just direct and indirect revenue. It’s also whether your content is elsewhere on platforms that are subject to the act and whether that content is associated with a source code, an official registration. Three matters must be considered, and the undertaking must be able to be subject to the act, but in Le sénateur Cormier : Il y a trois critères. Il n’y a pas que le revenu direct et indirect. Il y a aussi la question à savoir si votre contenu est ailleurs sur des plateformes qui sont assujetties à la loi.
Il y a aussi le critère à savoir si le contenu est associé à un code source, un enregistrement officiel. Il y a trois critères et il faut que l’entreprise puisse y être assujettie, mais en fonction des 22:8 Transport and Communications 4-10-2022
accordance with the three matters considered. I want to understand how artists are concerned with regard to those three matters. trois critères. Je veux comprendre la préoccupation des artistes quand on parle de ces trois critères. Mr. Bastien Forrest: I’ll tell you about my fears too because I hope this act becomes permanent and promotes both the so- called traditional industry and the new, digital industry. Our fear as creators stems from the fact that our governments have rarely or infrequently listened to us. We’re trying to get more organized.
I’m drawing on the model of the Union des artistes, the UDA, from the 1970s and 1980s and trying to rally YouTubers so we can have greater impact when we speak to politicians and the Canadian Radio-television and Telecommunications Commission, the CRTC. From a historical perspective, even though I acknowledge the CRTC’s importance, I don’t sense it’s an institution that’s in favour of new things or able to understand these new platforms and the positive opportunities they afford. M.
Bastien Forrest : Je vous parle de mes craintes aussi, parce que j’ai l’espoir que cette loi sera pérenne et qu’elle favorisera autant l’industrie dite traditionnelle que l’industrie nouvelle, numérique. Nos craintes, en tant que créateurs, c’est qu’on a rarement ou peu été écoutés par nos gouvernements. Justement, on essaie de s’organiser davantage.
Je m’inspire du modèle de l’Union des artistes (UDA) des années 1970 ou 1980 pour essayer de regrouper des youtubeurs, pour avoir une plus grande incidence lorsqu’on parle à des politiciens, mais aussi au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC). D’un point de vue historique, bien que je reconnaisse l’importance du CRTC, je n’ai pas l’impression que c’est une institution qui est en faveur des nouveautés et en mesure de comprendre ces nouvelles plateformes et les possibilités positives qu’on y retrouve.
Yes, there are other provisions, and the idea that, in the spirit of the act, you can exclude users from those provisions… All of us creators would sleep better at night if that were clear in the mandate of the act before matters reach the CRTC. At any event, we know we’ll have to start the process over again when we go before the CRTC because it’s the one that’ll enforce the act.
Effectivement, il y a d’autres dispositions, et l’idée que dans l’esprit de la loi, on sorte les usagers de celles-ci — on dormirait tous mieux la nuit, nous, les créateurs, si c’était clair dans le mandat de la loi, avant même que ça se rende au CRTC. De toute façon, on sait qu’on va devoir recommencer le processus quand on ira devant le CRTC, parce que c’est lui qui appliquera la loi. I hope that gives you a little more insight into our misgivings. Sometimes fears aren’t always rational, but I think it’s worthwhile to consider them. J’espère que ça vous éclaire un peu plus sur nos réticences.
Parfois, les craintes ne sont pas toujours rationnelles, mais je pense que ça vaut la peine de les considérer. Senator Cormier: All right, thank you. I’ll come back in the second round, if possible. Le sénateur Cormier : D’accord, merci. Je reviendrai au deuxième tour si possible. Senator Miville-Dechêne: Thanks to both witnesses. I’ll go to Fred Bastien as well. First of all, thank you for your presentation, for your passion and all that. This is the first time we’ve had a francophone YouTuber here; so this is important for me.
I don’t doubt your success; you seem to be on the rise with 30,000 people watching you. La sénatrice Miville-Dechêne : Merci à nos deux témoins. Je m’adresse aussi à Fred Bastien. D’abord, merci pour votre exposé, pour votre flamme et tout cela. C’est la première fois qu’on reçoit un youtubeur francophone ici, donc c’est important pour moi. Je ne doute pas de votre succès, vous semblez être en montée avec 30 000 personnes qui vous écoutent. Mr. Bastien Forrest: You could say it’s been slowing down in the past few years. M. Bastien Forrest : On pourrait dire que depuis quelques années, ça ralentit.
Senator Miville-Dechêne: Do you know where those 30,000 people are watching you from? Second, I’d like you to consider a slightly broader perspective than that of your YouTube channel, and by that I mean Quebec culture, because with your francophone channel, you’re part of the new Quebec culture. How would you characterize your channel’s numbers? La sénatrice Miville-Dechêne : Savez-vous où sont ces 30 000 personnes qui vous écoutent?
Deuxièmement, j’aimerais que vous pensiez avec une perspective un peu plus large que votre propre chaîne YouTube, c’est-à-dire à la culture québécoise, parce qu’avec votre chaîne francophone, vous faites
partie de cette culture québécoise nouvelle. Comment la qualifieriez-vous en ce qui concerne le nombre? You named a handful of francophone YouTubers. We realize we live in a more anglophone North American world; we’re a minority. You’re managing to get by, but is this idea that we— not you personally—should recommend that viewers watch a little more francophone culture a negative point for you? Vous m’avez nommé une poignée de youtubeurs francophones. On sait bien qu’on est dans un monde nord- américain plutôt anglophone, on est une minorité.
Vous arrivez à vous en tirer, mais cette idée que — pas vous personnellement — l’idée qu’on devrait recommander aux 4-10-2022 Transports et communications 22:9
auditeurs d’écouter un peu plus de culture francophone est-elle à ce point négative pour vous? I’d like you to adopt a view that’s slightly broader than your own experience and to tell us where your audience comes from. Donc je voudrais que vous voyiez un peu plus largement que votre propre expérience et nous dire d’où vient votre écoute. Mr. Bastien Forrest: With pleasure. Generally speaking, approximately 80% of my views come from French-speaking Canada. I guess much of that is from Quebec, but it’s impossible to know. I know they’re francophone Canadians.
That’s great, I’m very happy because people from New Brunswick watch me and people from everywhere comment. I’m very happy about that. Approximately 20% to 30% of my views come from Europe —France and Belgium, as I said—and a few percentage points from elsewhere around the world, probably people who are travelling. That’s the big picture. M. Bastien Forrest : Avec plaisir. En général, environ 80 % de mes visionnements proviennent du Canada francophone. Je devine que c’est beaucoup du Québec, mais il est impossible de le savoir. Je sais qu’il s’agit de Canadiens francophones.
C’est super, je suis très heureux parce qu’il y a des gens au Nouveau- Brunswick qui me regardent et des gens de partout qui commentent. Je suis très heureux de ça. Environ 20 % à 30 % de mes visionnements viennent de l’Europe — la France et la Belgique, comme je le disais — et quelques petits points de pourcentage d’ailleurs dans le monde — probablement des gens en voyage. Voilà à quoi ça ressemble. Every video is different; some videos that I make appeal to many people outside my own audience.
I mentioned the marathon video, which has reached 100,000 views, and more people around the world have seen that one than some of my other, much more local videos, as I might call them. Chaque vidéo est différente, il y a des vidéos que je fais qui dépassent largement mon propre auditoire, par exemple j’ai nommé le marathon — la vidéo est rendue à 100 000 visionnements et plus de gens ailleurs dans le monde ont vu celle-là que d’autres de mes vidéos beaucoup plus locales, si on peut dire.
With respect to francophone culture, I don’t think I can avoid saying a few words about the concept of discoverability on digital platforms. When you ask a radio station to broadcast more francophone content, that’s easy because there are 24 hours in a day and a limited number of songs that can be played. So you can say: 20% more local culture. Here’s how YouTube works. We often automatically think, even as creators, that our role is to make a video and that YouTube will find us pairs of eyes to show it to, that it’s YouTube’s job to show it to us, but the reverse is true.
YouTube looks to the consumer first, thinking: what content combo will I present today to have the best chance that people will click on one of the proposed videos? En ce qui concerne la culture francophone, je pense que je n’ai pas le choix de parler un peu du concept de la découvrabilité sur les plateformes numériques. Quand on demande à une station de radio de diffuser plus de contenu francophone, c’est facile, parce qu’il y a 24 heures dans une journée et un nombre limité de chansons que l’on peut faire jouer. On peut donc dire : 20 % de plus de culture locale. Voici comment fonctionne YouTube.
On a souvent le réflexe de penser, même en tant que créateur, que notre rôle, c’est de faire une vidéo et que YouTube va nous trouver des paires d’yeux pour le proposer; c’est le travail de YouTube de nous le montrer, mais c’est plutôt l’inverse. YouTube pense au consommateur en premier en se disant : quelle pizza de contenu est-ce que je vais leur présenter aujourd’hui pour avoir plus de chances qu’ils cliquent sur l’un des contenus proposés?
For the robot that YouTube is, hundreds of thousands of hours of content are uploaded every minute, and other algorithmic platforms operate in a similar way, but YouTube is the one I know best. I’ve had a chance to speak to YouTube engineers in the course of my career and to speak to people who specialize in this field… Pour le robot qu’est YouTube, chaque minute, il y a des centaines de milliers d’heures de contenu téléversé, et d’autres plateformes algorithmiques fonctionnent de façon semblable, mais celle que je connais le mieux, c’est YouTube.
J’ai eu la chance de parler à des ingénieurs de YouTube au fil de ma carrière, de parler à des gens qui sont spécialisés dans ce domaine... Senator Miville-Dechêne: May I interrupt you briefly? You say you’re comfortable letting this robot—this algorithm—make every decision regarding the visibility of francophone culture. La sénatrice Miville-Dechêne : Puis-je vous interrompre une seconde? Vous dites que vous êtes à l’aise de laisser ce robot — cet algorithme — décider de tout en matière de visibilité de la culture francophone. Mr. Bastien Forrest: I’d like to conclude here.
I really think we could understand the two operating modes better. If you think of Marshall McLuhan’s The medium is the message, there’s M. Bastien Forrest : J’aimerais bien terminer. Je crois vraiment qu’on pourrait mieux comprendre les deux fonctionnements. Si on pense à The medium is the message, de 22:10 Transport and Communications 4-10-2022
something in technology that has an impact on the way you create for these platforms. The robot that receives thousands of hours of content every minute wants to know what’s interesting in that content and to whom. The only measure of that is the time those people spend viewing the video. Marshall McLuhan, il y a quelque chose dans la technique qui a un effet sur la manière de créer, pour ces plateformes. Le robot qui reçoit des milliers d’heures de contenu chaque minute veut savoir ce qui est intéressant dans ce contenu, et pour qui.
Sa seule mesure pour le savoir, c’est le temps que ce type de personnes passe devant la vidéo. Consequently, yes, I’m proudly in favour of Quebec francophone culture. I think that YouTubers are the culture, that the people who stop me in the street to talk to about my videos are very much like me, guys and the girls alike: they wear jean jackets and rock T-shirts, they’re fans of superheroes and Star Wars; they’re 18 to 40 years old.
If, for some reason, you suggest that YouTube show my content to francophones who aren’t interested in the things I just named, the algorithm will see that you’re suggesting my content, but those people won’t watch it or will watch two seconds of it before leaving the website. YouTube will then conclude that my content isn’t interesting,
whereas, if you showed it only to people interested in it, as is currently the case—because that’s an incentive for both creators and the platform—I’d have a much better chance of reaching my audience without my video being negatively affected by people who are thought to be interested in it but who aren’t necessarily. Par conséquent, oui, je suis un fier partisan de la culture francophone québécoise.
Je considère que les youtubeurs sont de la culture, les gens qui m’arrêtent dans la rue pour me parler de mes vidéos me ressemblent beaucoup, les gars comme les filles : blouson en jeans, chandail de groupe de musique, fan des superhéros, fan de la Guerre des étoiles; ils ont entre 18 et 40 ans. Si, artificiellement, on propose à YouTube de montrer mon contenu à des francophones qui ne sont pas intéressés par ce que je viens de nommer, l’algorithme verra qu’on propose mon contenu, mais les gens ne le regarderont pas ou le regarderont deux secondes au moment de quitter le site Web.
YouTube en déduira donc que mon contenu n’est pas intéressant, alors que si on le montre seulement aux gens intéressés par ce contenu, comme c’est le cas actuellement — parce qu’il s’agit d’un incitatif autant pour les créateurs que pour la plateforme —, j’ai beaucoup plus de chances de rejoindre mon public sans que ma vidéo soit affectée négativement par des gens qui, on le pense, seraient intéressés par cette vidéo, mais ne le sont pas nécessairement. Senator Miville-Dechêne: I believe I’ve taken up enough time. Thank you for that explanation.
La sénatrice Miville-Dechêne : Je crois que j’ai pris assez de temps. Je vous remercie de cette explication. The Chair: I like Star Wars too, and I’m dressed the way I am because I have no choice. It’s the rule. I can assure you, Mr. Bastien Forrest, that I’d rather be dressed like you. Le président : Moi aussi j’aime la Guerre des étoiles et je suis habillé comme ça, parce que je n’ai pas le choix. C’est la règle. J’aimerais plus être habillé comme vous, je peux vous l’assurer, monsieur Bastien Forrest! [English] [Traduction] Senator Manning: Thank you to our witnesses for your presence here this morning.
Le sénateur Manning : Je remercie nos témoins de leur présence parmi nous ce matin. In a brief that YouTube provided to the Committee for Canadian Heritage in the House of Commons, they argued that Bill C-11 as currently drafted will put the livelihoods of tens of thousands of Canadian creators on YouTube at risk. Other creators who testified before our committee last week noted their concern that Bill C-11 risks putting them out of business.
Dans un mémoire que YouTube a remis au Comité du patrimoine canadien de la Chambre des communes, on fait valoir que le projet de loi C-11, dans sa forme actuelle, mettra en péril le gagne-pain de dizaines de milliers de créateurs canadiens sur YouTube. D’autres créateurs qui ont témoigné devant notre comité la semaine dernière ont dit craindre que le projet de loi C-11 les amène à cesser leurs activités. I would like to ask both our witnesses, do you share these concerns? I know it has a relation to
section 4.2, which you touched on earlier. I’m wondering about the concerns of putting thousands of people out of work and risking their livelihoods. J’aimerais demander à nos deux témoins s’ils partagent ces préoccupations. Je sais que cela a un lien avec l’article 4.2, dont vous avez parlé tout à l’heure. Je m’interroge sur les inquiétudes liées à l’éventualité de laisser des milliers de personnes sans emploi et de mettre en péril leur gagne-pain. Mr. Bastien Forrest: We can talk about doomsday scenarios all day. I like to focus on solutions and on a potential win-win. My take on this is that it is scary.
We have the feeling that the M. Bastien Forrest : On peut parler de scénarios alarmistes à longueur de journée. Je préfère, pour ma part, me concentrer sur des solutions et des scénarios où tous pourraient y gagner. Cela 4-10-2022 Transports et communications 22:11
politicians behind this law are well intentioned and they want to promote our culture, which is great, but the side effects of the law could break stuff. That’s what’s scary about the business model we have already, namely, the fact that a lot of people assume that digital media works just like traditional media, a top-down approach, but it’s more of a grassroots thing so we need separate ways to address these two industries. fait peur, j’en conviens.
Certes, on a l’impression que les politiciens derrière cette loi sont bien intentionnés et qu’ils veulent promouvoir notre culture, ce qui est formidable, mais les effets secondaires de la loi pourraient causer des dégâts. C’est ce qui est effrayant dans le modèle d’affaires que nous avons déjà, à savoir le fait que beaucoup de gens supposent que les médias numériques fonctionnent comme les médias traditionnels, selon une approche du haut vers le bas, mais c’est plus une affaire de simples citoyens. Il faut donc des moyens distincts pour répondre aux besoins de ces deux industries.
Senator Manning: Would our other witness like to comment? Le sénateur Manning : Notre autre témoin souhaite-t-il intervenir? Mr. MacMillan: We also participate in the ecosystem of YouTube, Snapchat and other platforms. M. MacMillan : Nous participons, nous aussi, à l’écosystème de YouTube, de Snapchat et d’autres plateformes. My impression is that as drafted, the bill does not intend to capture individual creators on YouTube and similar platforms.
I don’t believe that it does and when it comes to the direction the government will issue to the CRTC so that they can ensure that’s the case, I’m not terribly concerned that the bill overreaches, as has been commented by some. I’m content with the way it is drafted. J’ai l’impression que, dans sa forme actuelle, le projet de loi ne vise pas les créateurs sur YouTube et les plateformes similaires.
Je ne crois pas qu’il le fasse et, en ce qui concerne les directives que le gouvernement donnera au CRTC pour s’assurer que c’est le cas, je ne m’inquiète pas trop de la possibilité que le projet de loi aille trop loin, comme certains l’ont dit. Je suis satisfait de la façon dont il est rédigé. Senator Manning: In relation to proposed
section 4.2, do you think it needs to be clarified to exclude user-generated content? Le sénateur Manning : En ce qui concerne l’article 4.2 du projet de loi, pensez-vous qu’il faut le préciser pour exclure le contenu généré par les utilisateurs? Mr. MacMillan: It depends on how that content is collaborated together. It could be presented in a so-called professional way. It could be part of a larger offering. I guess it depends. Again, I’m not terribly worried about that drafting. M. MacMillan : Cela dépend de la façon dont le contenu est coproduit. Il pourrait être présenté d’une manière dite professionnelle. Il pourrait faire
partie d’une offre plus large. Je suppose que cela dépend. Encore une fois, le libellé ne m’inquiète pas outre mesure. Mr. Bastien Forrest: To me, it’s different to ask Netflix to produce more Canadian content and to play with the discoverability of YouTubers. For Netflix, it is people with suits who decide what everybody watches. This mimics a traditional model more than user-generated content. To answer your question, absolutely we should specify that user-generated content — in very simple terms — is out of this law. M.
Bastien Forrest : Pour moi, ce n’est pas la même chose que de demander à Netflix de produire plus de contenu canadien et d’influer sur la découvrabilité des youtubeurs. Chez Netflix, ce sont des gens en costume qui décident de ce que tout le monde regarde. Cela ressemble plus à un modèle traditionnel qu’à un contenu généré par les utilisateurs. Pour répondre à votre question, nous devrions absolument préciser que le contenu généré par les utilisateurs — en termes très simples — est exclu de cette loi. Senator Manning: Just to let you know, it’s people with suits who will eventually determine this law, too.
That could be scary also. Le sénateur Manning : Sachez que ce sont des gens en costume qui finiront également par déterminer cette loi. Voilà qui pourrait être tout aussi effrayant. If other jurisdictions such as the United States, or different countries in Europe, decide to bring laws into their countries similar to what we have here under Bill C-11, does that concern either one of you in relation to what the future holds?
Si d’autres pays comme les États-Unis, ou différents pays d’Europe, décident d’adopter des lois semblables à ce que nous avons ici aux termes du projet de loi C-11, vous inquiétez-vous de ce que l’avenir nous réserve? Mr. MacMillan: It doesn’t concern me. We are used to this. We are used to many countries in the world having extensive support systems for their own creative industries. We see it in M. MacMillan : Cela ne m’inquiète pas. Nous en avons l’habitude.
Nous sommes habitués à ce que de nombreux pays dans le monde disposent de vastes systèmes de soutien pour leurs 22:12 Transport and Communications 4-10-2022
France, in the EU, in the U.K., in Australia, in Brazil and in many other countries. We are used to it and we support it. In fact, Canada is lucky to have coproduction treaties in many countries in major markets including the U.K., Germany, France, Israel, Australia, et cetera, whereby nationals in each country can come together and jointly create a show that qualifies as local yet in each of the originating countries. propres industries créatives. Nous le voyons en France, dans l’Union européenne, au Royaume-Uni, en Australie, au Brésil et dans beaucoup d’autres pays.
Nous y sommes habitués et nous y sommes favorables. En fait, le Canada a la chance d’avoir des traités de coproduction avec de nombreux pays sur les principaux marchés, notamment le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, Israël, l’Australie, etc. En vertu de ces traités, les ressortissants de chaque pays peuvent se réunir et créer conjointement une émission qui est considérée comme locale dans chacun des pays d’origine. I respect and encourage the actions taken by the Europeans, the French and others. It is
an act of courage for a country to support its own creators and encourage, in some cases, its own language, culture and the industries that support it. I’m not concerned about pushback from these countries vis-à-vis our creations. Je respecte et encourage les mesures prises par les Européens, les Français et les autres. C’est un acte de courage pour un pays que de soutenir ses propres créateurs et d’encourager, dans certains cas, sa propre langue, sa culture et les industries qui l’appuient. Je ne m’inquiète donc pas de la résistance de ces pays à l’égard de nos créations.
This is related to my earlier answer to a question I received. For Blue Ant Media, our international sales — that is, the licence arrangements we make to rent our programs to users outside of Canada — is more revenue than the revenue we generate by licencing our programs for use in Canada, which gets us back to the point of the importance of actually owning what one produces. The revenue we generate outside of Canada is more than the revenue we generate within Canada. That’s why it’s essential not only for our continued success and growth but also for the industry.
Given that, I’m not concerned because I completely respect the need, the right and the logic for other industries, other countries and other areas to similarly support their own creators. Cela rejoint ce que j’ai dit tout à l’heure dans ma réponse à une autre question.
Pour Blue Ant Media, les ventes internationales — c’est-à-dire les accords de licence que nous concluons pour louer nos émissions à des utilisateurs à l’extérieur du Canada — représentent un revenu supérieur à celui que nous générons en accordant des licences pour l’utilisation de nos émissions au Canada, ce qui nous ramène à l’importance d’être propriétaire de ce que l’on produit. Les revenus que nous générons à l’extérieur du Canada sont supérieurs aux revenus que nous générons au Canada.
Voilà pourquoi c’est essentiel non seulement pour notre réussite et notre croissance soutenues, mais aussi pour celles de l’industrie. Cela dit, je ne suis pas inquiet parce que je respecte totalement le besoin, le droit et la logique invoqués par d’autres industries, d’autres pays et d’autres régions pour appuyer de la même manière leurs propres créateurs. Mr. Bastien Forrest: It could happen that other jurisdictions would imitate us. Also, Canada is very digital and often looked at as an example worldwide, both for the private and the public sector, in technological trends. The whole world is watching. M.
Bastien Forrest : Il se peut que d’autres pays nous imitent. De plus, à
titre de pays très avancé sur le plan numérique, le Canada est souvent considéré comme un exemple à l’échelle mondiale, tant pour le secteur privé que pour le secteur public, en matière de tendances technologiques. Le monde entier nous observe. Senator Simons: Mr. MacMillan, Blue Ant’s corporate slogan is “Nothing connects like a good story.” We have been told over and over again one of the reasons we need Bill C-11 is to encourage the creation of Canadian stories.
However, as I look through Blue Ant’s portfolio, I see shows like “9/11 Kids,” which is not Canadian; “Searching for Secrets,” which is not Canadian in its topic matter; an upcoming documentary about Prince Andrew’s sex life; a cartoon show called “DOOMLANDS,” which takes place in what looks like the Southern states after the apocalypse. La sénatrice Simons : Monsieur MacMillan, le slogan de Blue Ant dit qu’il n’y a rien de mieux qu’une bonne histoire pour rassembler les gens. On nous répète sans cesse que nous avons besoin du projet de loi C-11 pour, entre autres, encourager la création d’histoires canadiennes.
Or, quand je regarde le répertoire de Blue Ant, je vois des émissions comme 9/11 Kids, qui n’est pas canadien; Searching for Secrets, dont le sujet n’est pas canadien; un documentaire à venir sur la vie sexuelle du prince Andrew; un dessin animé appelé DOOMLANDS, qui se déroule, semble-t-il, aux États du Sud après l’apocalypse. I’m trying to understand. You are arguing that a show shouldn’t be deemed Canadian just because it has Canadian content, but you have an entire portfolio of productions which J’essaie de comprendre.
Vous affirmez qu’une émission ne devrait pas être considérée comme canadienne simplement parce qu’elle a un contenu canadien, mais vous avez un portefeuille 4-10-2022 Transports et communications 22:13
are deemed CanCon because they have Canadian funding and production but do nothing to tell Canadian stories. entier de productions qui sont jugées canadiennes parce que leur financement et leur réalisation proviennent du Canada, et pourtant, elles ne font rien pour raconter des histoires canadiennes. I’m confused. Are you asking for a regulatory regime that encourages Canadian business or that supports Canadian culture? J’ai du mal à comprendre. Demandez-vous un régime réglementaire qui encourage les entreprises canadiennes ou qui soutient la culture canadienne? Mr.
MacMillan: The programs you are citing, you are incorrectly citing as qualifying as Canadian content. We also produce programs that do not qualify as Canadian content. The Prince Andrew show, for example, had nothing to do with Canada. We made it elsewhere. It did not qualify as Canadian and probably didn’t qualify as any particular country of origin. We make programs, some of which qualify as Canadian, many of which don’t. Only some of them would qualify for that. M. MacMillan : Les émissions que vous venez de citer, vous les qualifiez à tort de contenu canadien.
Nous produisons également des émissions qui ne sont pas qualifiées de contenu canadien. L’émission sur le prince Andrew, par exemple, n’avait rien à voir avec le Canada. Nous l’avons réalisée ailleurs. Elle n’a pas été qualifiée de canadienne et n’a probablement pas été associée à un pays d’origine particulier. Nous réalisons des émissions, dont certaines peuvent être qualifiées de canadiennes et beaucoup d’autres non. Seules certaines d’entre elles pourraient être qualifiées de la sorte.
We are not remotely suggesting the programs we produce such as “Orangutan Jungle School,” which we shoot in Southeast Asia, would qualify as Canadian no more than that Prince Andrew show you mentioned. Loin de nous l’idée de suggérer que les émissions que nous produisons, comme Orangutan Jungle School , que nous tournons en Asie du Sud-Est, pourraient être qualifiées de canadiennes, pas plus que l’émission sur le prince Andrew que vous avez mentionnée. Senator Simons: Even though the IP is Canadian owned? La sénatrice Simons : Même si la propriété intellectuelle est canadienne? Mr. MacMillan: That’s correct.
It’s Canadian owned but it’s not entirely made by Canadians so it doesn’t qualify as Canadian. We don’t seek it to qualify as Canadian. It doesn’t pass that test. We’re still able to produce it, however. In that case, we shot it in the U.S. and the U.K. “Orangutan Jungle School” we shot in Singapore, in Indonesia. That’s fine. They’re not Canadian shows. They’re not of any particular nationality. They don’t earn those subsidies. Our company does more than only making Canadian content but it only receives the subsidy for the shows that do so qualify. M. MacMillan : C’est exact.
Il s’agit d’une propriété intellectuelle canadienne, mais l’émission n’est pas entièrement réalisée par des Canadiens. Elle ne peut donc pas être qualifiée de canadienne. Nous ne cherchons pas à ce qu’elle le soit. Elle ne remplit pas ce critère.
Malgré tout, nous sommes en mesure de la produire. En l’occurrence, nous l’avons tournée aux États- Unis et au Royaume-Uni. L’émission Orangutan Jungle School, quant à elle, a été tournée à Singapour et en Indonésie. Il n’y a pas de mal à cela. Ce ne sont pas des séries canadiennes. Elles ne sont pas d’une nationalité particulière. Elles ne bénéficient pas de ces subventions. Notre entreprise ne se contente pas de produire du contenu canadien, mais elle ne reçoit la subvention que pour les émissions qui remplissent les conditions requises.
Senator Simons: What about “Canada’s Drag Race,” which I’ve been enjoying on my flights home of late? Here we have an American production company at its root, the RuPaul company. You have transposed an American cultural artifact and cast Canadians in those roles. Does that count as Canadian content? La sénatrice Simons : Qu’en est-il de l’émission Canada’s Drag Race, que j’aime bien regarder durant mes vols de retour ces derniers temps? Nous la devons, à la base, à une société de production américaine, soit la société RuPaul.
Vous avez transposé une création culturelle américaine et confié ces rôles à des Canadiens. Cela représente-t-il un contenu canadien? Mr. MacMillan: It does. Obviously, it was not invented by us in the first place. It’s a version of a show invented elsewhere. However, it is made by Canadians and we happen to own it. We do it with Crave and it does still qualify. I think the themes, the hopes, the aspirations and the fun of “Canada’s Drag Race” perfectly well suit this country and account for why Crave gets such a high rating audience for it. M. MacMillan : Oui.
Évidemment, ce n’est pas nous qui l’avons inventée au départ. C’est une adaptation d’une émission inventée ailleurs. Cependant, elle est faite par des Canadiens, et il se trouve que nous en sommes les propriétaires. Nous diffusons l’émission sur Crave, et elle remplit tout de même les critères. Je pense que les thèmes, les espoirs, les aspirations et les défis palpitants de Canada’s Drag Race correspondent 22:14 Transport and Communications 4-10-2022
parfaitement aux valeurs de notre pays, et c’est ce qui explique la grande popularité de cette émission sur Crave. Senator Simons: Senator Housakos and I don’t agree on much most of the time, but I think we are in agreement on this point. It seems to me that the definition of Canadian content and the imperative to tell Canadian stories — which, as a writer myself I support — is getting confused here for support for Canadian industrial production. I take your point that we don’t just want to be a service economy where we are making Hallmark and Disney movies.
But it also seems to me that when you’re saying that the content of the show should have no relevance to whether it is Canadian or not, that it can’t just be about “Anne of Green Gables,” to be Canadian, it seems to me we are doing nothing to encourage the telling of Canadian stories. I surely don’t want us just to be supporting people who tell American stories with Canadian production dollars. La sénatrice Simons : Le sénateur Housakos et moi ne sommes pas d’accord sur grand-chose la plupart du temps, mais je pense que nous nous entendons sur ce point.
Il me semble que la définition de contenu canadien et l’impératif de raconter des histoires canadiennes — ce que j’appuie, étant moi-même écrivaine — sont confondus ici avec le soutien à l’industrie canadienne de la production. Je comprends votre point de vue selon lequel nous devons éviter d’être simplement une économie de services où nous ne faisons que produire des films à la Hallmark et à la Disney.
Toutefois, lorsque vous dites que le contenu d’une émission ne devrait avoir aucune influence sur la question de savoir si elle est canadienne ou non et qu’une émission n’est pas obligée de ressembler à Anne... la maison aux pignons verts pour être canadienne, alors nous ne faisons rien, me semble-t-il, pour encourager la production de récits canadiens. Je ne veux certainement pas que nous nous contentions de soutenir des gens qui racontent des histoires américaines avec l’argent de producteurs canadiens. Mr.
MacMillan: I’m also saying that it’s a very slippery slope for a government agency to be involved in the precise prescription of what is Canadian. It would, for example, presumably mean that a point-of-view documentary made by a Canadian filmmaker about climate change outside of Canada would not qualify as a Canadian point of view. Science-fiction shows or most animation projects could also not qualify because they are not set in a particular time and place that can be identified. M.
MacMillan : J’affirme néanmoins qu’on s’engage sur une pente très glissante lorsqu’un organisme gouvernemental intervient dans la définition précise de ce qui est canadien. Par exemple, cela pourrait signifier qu’un documentaire d’opinion réalisé par un cinéaste canadien sur les changements climatiques à l’extérieur du Canada ne serait pas considéré comme un point de vue canadien. Les émissions de science-fiction ou la plupart des projets d’animation ne pourraient pas non plus être qualifiés de canadiens parce qu’ils ne se déroulent pas dans un temps et un lieu précis que l’on peut reconnaître.
There are many kinds of audio-visual expression that are hard to specifically speak to the “Canadian-ness” or the “French-ness” of it. That is especially true because Canada shares a language and a culture, in many ways, with our wonderful neighbour, the U.S. It’s difficult. Il existe de nombreux types de créations audiovisuelles dont le caractère canadien ou francophone est difficile à cerner. C’est d’autant plus vrai que le Canada partage une langue et une culture, à bien des égards, avec ses merveilleux voisins, les États-Unis. Ce n’est pas évident.
I would urge that we not go down that difficult path, because we could end up in places we don’t want. J’insiste pour que nous ne nous engagions pas dans cette voie difficile, car nous pourrions nous retrouver dans une situation que nous ne souhaitons pas. Senator Simons: Thank you, Mr. Forrest, for one of the best explanations of how the algorithm works. La sénatrice Simons : Je vous remercie, monsieur Forrest, de nous avoir donné une des meilleures explications sur la façon dont fonctionne l’algorithme. Senator Klyne: Welcome to our guests, and thank you very much for your remarks here. My question is for Mr.
MacMillan but Mr. Bastien Forrest can jump in as well. I would like a second-round question too. Le sénateur Klyne : Je souhaite la bienvenue à nos invités, et je les remercie énormément de leurs observations. Ma question s’adresse à M. MacMillan, mais M. Bastien Forrest peut également intervenir. J’aimerais aussi poser une deuxième série de questions. Mr. MacMillan, you have had a very lengthy and successful career in broadcast television, and you seem to be experiencing success in the online space too, which gives you a somewhat unique perspective.
As a company that operates in both Monsieur MacMillan, vous avez eu une très longue et fructueuse carrière dans le domaine de la télédiffusion, et vous semblez également connaître du succès dans le domaine de la diffusion en ligne, ce qui vous donne une perspective quelque 4-10-2022 Transports et communications 22:15
broadcast television and the world of online streaming, does it make sense to you for the Government of Canada to bring online streaming under the purview of the Broadcasting Act, and will this bill make Canadian content more discoverable or sought after than it is now? Will the resulting revenue add to funding the production of more good Canadian content to realize even higher potential, and will it, at the same time, empower digital creators, or will it hinder them? peu unique.
Étant à la tête d’une société qui mène des activités à la fois dans le domaine de la radiodiffusion et dans celui de la diffusion continue en ligne, pensez-vous qu’il serait logique que le gouvernement du Canada assujettisse la diffusion continue en ligne à la
Loi sur la radiodiffusion et que le projet de loi rende le contenu canadien plus facile à découvrir ou plus recherché qu’il ne l’est actuellement? Les revenus qui en découleront contribueront-ils à financer la production d’un plus grand nombre de bons contenus canadiens afin d’en optimiser le potentiel? En même temps, est-ce que cela va épauler les créateurs numériques ou plutôt leur nuire? Mr. MacMillan: I think it will bring additional funding to the production, the discoverability and the consumption, use or viewing of Canadian programming.
It will, therefore, create more creative employment opportunities for Canadian creators. So the answer is “yes.” M. MacMillan : À mon avis, cela apportera des fonds supplémentaires pour la production, la découvrabilité et la consommation, l’utilisation ou le visionnement d’émissions canadiennes. Il en résultera donc plus de possibilités d’emploi dans le domaine de la création pour les créateurs canadiens. La réponse est donc « oui ». I think, overwhelmingly, there is a benefit to this bill, and I think it’s overdue.
It is not a huge ask to request that companies that participate in our Canadian life contribute to income tax, pay their HST or contribute in this manner receive some kind of funding mechanism to assist the continuing production of Canadian cultural products — films, TV shows and digital products. Je crois que, dans l’ensemble, le projet de loi comporte son lot d’avantages, et je pense qu’il aurait dû être adopté il y a longtemps.
On ne demande pas la lune; on veut simplement que les entreprises qui participent à la vie canadienne, qui contribuent à l’impôt sur le revenu, qui paient la TVH ou qui contribuent autrement puissent bénéficier d’une sorte de mécanisme de financement pour aider à la production continue de produits culturels canadiens — films, émissions de télévision et produits numériques. I think it will benefit not only the industry but Canadian users and viewers. I think it also had great potential to do the same thing for digital creators and the consumption of digital content.
J’estime que cela profitera non seulement à l’industrie, mais aussi aux utilisateurs et aux téléspectateurs canadiens. Je pense que les créateurs numériques et les consommateurs de contenu numérique pourraient également tirer leur épingle du jeu. Senator Klyne: Do you expect that updating the Broadcasting Act to include digital creators and online streamers will be beneficial to Canadian broadcasting, digital creators and online streamers, or will it create challenges and hinder digital creators and online streamers? Le sénateur Klyne : Prévoyez-vous que la mise à jour de la
Loi sur la radiodiffusion pour inclure les créateurs numériques et les diffuseurs en ligne sera bénéfique pour les radiodiffuseurs, les créateurs numériques et les diffuseurs en ligne canadiens, ou pensez-vous plutôt qu’elle créera des difficultés et nuira aux créateurs numériques et aux diffuseurs en ligne? Mr. Bastien Forrest: I think it would create a lot of challenges for both industries. The ideal scenario is to focus on financing supply in order to promote their culture. We should tax the platform but use a lot of that money to subsidize small-time creators, small teams and independent artists. M.
Bastien Forrest : Je crois que cela créerait beaucoup de difficultés pour les deux industries. Le scénario idéal est de mettre l’accent sur le financement de l’offre afin de promouvoir la culture. Nous devrions taxer la plateforme, mais il faut utiliser une bonne
partie de cet argent pour subventionner les petits créateurs, les petites équipes et les artistes indépendants. We have a lot of that in Quebec. In Quebec, our theatre industry, movie industry and music industry are subsidized, all for good reasons. The demography of France, of America allows them to scale their operations. Le Québec en regorge. Au Québec, les industries du théâtre, du cinéma et de la musique sont subventionnées, et ce, pour de bonnes raisons. La démographie de la France, des États-Unis leur permet d’étendre leurs activités.
I met with Cyprien, who is a huge YouTuber in France, and he is making funny videos just like me. After talking to him, I realized that he had 80 employees. I have one, which is me. So France has a demography that allows him to scale a lot faster J’ai rencontré Cyprien, qui est un grand youtubeur en France, et il fait des vidéos humoristiques comme moi. Après lui avoir parlé, je me suis rendu compte qu’il avait 80 employés. Je n’en ai qu’un, et c’est moi. La France a donc une démographie qui lui 22:16 Transport and Communications 4-10-2022
than me, and France is a lot friendlier to YouTubers in their public programs. permet d’élargir son auditoire beaucoup plus rapidement que moi, et la France est beaucoup plus favorable aux youtubeurs dans le cadre de ses programmes publics. The best thing we could do while taxing these platforms is making sure a big piece of the pie goes to the users of these platforms who are creating the content that Canadians are watching.
La meilleure chose que nous puissions faire en taxant ces plateformes, c’est de nous assurer qu’une grande part du gâteau va aux utilisateurs de ces plateformes qui créent le contenu que les Canadiens regardent. Mr. MacMillan: I agree with that, and that’s consistent with the notion of channelling funding from various sources — tax credits or other contributions from signal distributors — into the hands of creators. You can define them as individual digital creators or as production companies, but in both cases, it is the same notion. So I agree with that comment. M.
MacMillan : Je suis d’accord là-dessus, et cela correspond à l’idée de canaliser le financement provenant de diverses sources — crédits d’impôt ou autres contributions des distributeurs de signaux — pour le mettre entre les mains des créateurs. On peut les définir comme des créateurs numériques particuliers ou comme des sociétés de production, mais dans les deux cas, il s’agit de la même notion. Je partage donc ce point de vue. Senator Klyne: Earlier, you mentioned “fix 4.2.” What does that mean? Le sénateur Klyne : Tout à l’heure, vous avez dit qu’il faut modifier l’article 4.2. Qu’entendez-vous par là? Mr.
Bastien Forrest: As I mentioned earlier, a lot of creators I know are a bit scared of clause 4.2, because the spirit of the law says that user-generated content is out of it, but clause 4.2 seems to include anything or anyone who gets direct or indirect revenue from the internet. If I sell shirts on the internet, I’m back in. If I have a little payment from YouTube, I could be back in. M.
Bastien Forrest : Comme je l’ai expliqué plus tôt, beaucoup de créateurs que je connais sont un peu effrayés par l’article 4.2, parce que, selon l’esprit de la loi, le contenu généré par les utilisateurs n’est pas visé, mais l’article 4.2 semble inclure toute personne qui tire un revenu direct ou indirect d’Internet. Si je vends des t-shirts sur Internet, je tombe sous le coup de cette disposition. Il en va de même si je reçois un petit paiement de YouTube.
It would reassure us if the statement was made clearly in simple terms that user-generated content — YouTubers and TikTokers — is definitely out of any discoverability enforcement. Cela nous rassurerait si le libellé précisait clairement, en termes simples, que le contenu généré par les utilisateurs — les youtubeurs et les tiktokeurs — est absolument exclu de toute application du principe de découvrabilité. Senator Klyne: Thank you. Le sénateur Klyne : Je vous remercie. Senator Quinn: Thank you, Mr. MacMillan and Mr. Bastien Forrest, for being here today.
Thank you for commenting that you are trying to be a bridge. I very much appreciate that, because I, too, am trying to figure out both sides. Le sénateur Quinn : Merci, monsieur MacMillan et monsieur Bastien Forrest, d’être ici aujourd’hui. Je vous remercie d’avoir dit essayer d’être un pont. Cela me réjouit, car moi aussi, j’essaie de comprendre les deux côtés. My question comes back to what Senator Manning was getting into; I would like to explore it a little more. We have heard different things from different people with different points of view.
For example, we have heard that platforms and content generators are out. The algorithms will not be tampered with by the CRTC but they might be regulated — the platforms might have to do something with their algorithms. Ma question revient sur ce que le sénateur Manning a abordé. C’est un aspect que j’aimerais approfondir un peu. Nous avons entendu différentes choses de la part de différentes personnes ayant des points de vue différents. Par exemple, nous avons entendu que les plateformes et les générateurs de contenu ne sont pas visés.
Les algorithmes ne seront pas modifiés par le CRTC, mais ils pourraient être réglementés. Les plateformes pourraient avoir à faire quelque chose au sujet de leurs algorithmes. For me, there is a lot of confusion about who’s on first when it comes to all of this. Pour moi, il y a beaucoup de confusion sur qui vient en premier dans tout cela. My question is for both witnesses, because you are experienced with this. In a country like Canada, shouldn’t we be introducing laws that have some clarity so those who make the regulations are better guided so that there is less
interpretation of Ma question s’adresse à vous deux, car vous avez de l’expérience dans ce domaine. Dans un pays comme le Canada, ne devrions-nous pas adopter des lois plus claires afin que ceux qui élaborent les règlements soient mieux guidés et qu’il y ait 4-10-2022 Transports et communications 22:17
what the law says versus what their powers are? Shouldn’t we be supporting making changes to this piece of legislation to achieve that result? I would like you both to comment. moins d’interprétation sur ce que dit la loi par rapport à ce que sont leurs pouvoirs? Ne devrions-nous pas appuyer les modifications apportées à cette loi pour atteindre ce résultat? J’aimerais vous entendre tous les deux à ce sujet. Mr. Bastien Forrest: I’m always for less legalese, that’s for sure. There’s this law, then there’s the CRTC and then there’s the application. That makes for a lot of layers to go through.
If we are talking about simplifying the text and ensuring that digital creators have a say in how this will play out, it is a win for the whole industry and all Canadians. M. Bastien Forrest : Bien entendu, je suis toujours pour qu’il y ait moins de jargon juridique. Il y a cette loi, puis il y a le CRTC et puis il y a l’application. Cela fait beaucoup de couches dont il faut tenir compte. Si l’idée est de simplifier le texte et de faire en sorte que les créateurs numériques aient leur mot à dire sur la façon dont cela va se dérouler, ce sera une victoire pour toute l’industrie et pour tous les Canadiens. Mr.
MacMillan: I think the current drafting seems clear to me. However, if it is not clear, and apparently it isn’t clear to some, make it clear for sure. M. MacMillan : Le libellé actuel me semble clair. Toutefois, s’il ne l’est pas — et apparemment, il ne l’est pas pour certains —, faites en sorte qu’il le soit. Senator Quinn: Mr. MacMillan, you would support amendments introduced to achieve that clarity? Le sénateur Quinn : Monsieur MacMillan, vous seriez favorable aux amendements proposés pour obtenir cette clarté? Mr.
MacMillan: Yes, if that’s all they were there to achieve and if such amendments weren’t a red herring or for some other purpose associated with it to undermine the essential purpose of the bill. M. MacMillan : Oui, si c’est là leur seule fonction et qu’ils ne sont pas des faux-fuyants ou des dispositions servant un autre but connexe qui viendrait miner l’objectif central du projet de loi.
One of my concerns is we simply want to clarify, as we’re discussing now, and not trying to capture an individual YouTuber or something like that — an individual digital creator, such as somebody selling T-shirts or whatever you want to give as an example. Great; make that clear. L’une des choses qui me préoccupent, c’est le fait que nous cherchions seulement à clarifier, comme nous en discutons maintenant, sans essayer d’inclure le cas d’un youtubeur particulier ou quelque chose comme ça, c’est-à-dire un créateur numérique individuel, comme quelqu’un qui vendrait des t-shirts ou tout autre exemple de ce type.
Parfait, que ce soit clair. There is a risk here that there are platforms that currently mostly deliver user-generated content that are also getting into the professional delivery of a whole library of programming with advertising. You could see where that could get into a grey space, but if it is simply to clarify that it is not the T-shirt sellers or the individual creators, sure, make that clear.
Il y a un risque que certaines plateformes, qui fournissent actuellement surtout du contenu généré par les utilisateurs, se lancent également dans la fourniture professionnelle de toute une bibliothèque de programmes avec de la publicité. Vous pouvez voir où cela pourrait entrer dans une zone grise, mais si c’est simplement pour clarifier que ce ne sont pas les vendeurs de t- shirts ou les créateurs individuels, bien sûr, faites en sorte que cela soit clair. [Translation] [Français] Senator Clement: I’d like to thank the two witnesses. My questions are for Mr. Bastien Forrest.
I would like to explore your answer to Senator Miville-Dechêne on discoverability. You said in your comments that the people who follow you look like you. La sénatrice Clement : J’aimerais remercier les deux témoins. Mes questions s’adressent à M. Bastien Forrest. J’aimerais explorer la réponse que vous avez donnée à la sénatrice Miville-Dechêne en ce qui concerne la découvrabilité. Vous avez dit dans vos commentaires que les gens qui vous suivent vous ressemblent.
I don’t look like you, but I’m a big fan of Marvel, and I’m a super geek, but I’m from the generation that knows MusiquePlus as the glass-fronted studio on Saint-Catherine Street. I’m not of your generation. But I would like to learn more about your content. I don’t necessarily trust the YouTube algorithms. I’d like to know how to go about changing the habits of Canadians. Do you trust YouTube more than the CRTC?
Do you rely on Je ne vous ressemble pas, mais je suis une grande fan de Marvel, je suis une super geek, mais je suis de la génération qui connaît MusiquePlus comme étant le studio vitré sur la rue Sainte-Catherine. Je ne suis pas de votre génération. Cependant, j’aimerais découvrir votre contenu. Je ne fais pas nécessairement confiance aux algorithmes de YouTube. J’aimerais savoir quelles sont les solutions pour sortir les Canadiens de leur habitude? 22:18 Transport and Communications 4-10-2022
algorithms? I don’t understand them, because I don’t have enough information about how it all works. Faites-vous plus confiance à YouTube qu’au CRTC? Vous fiez- vous aux algorithmes? Je ne les comprends pas, car je n’ai pas assez d’informations sur la façon dont cela fonctionne. Mr. Bastien Forrest: Specifically with respect to the discoverability of user content, then yes, I trust YouTube more than I trust the CRTC. M. Bastien Forrest : Dans le cas précis de la découvrabilité des contenus des usagers, oui, je me fie davantage à YouTube qu’au CRTC. Senator Clement: Why? La sénatrice Clement : Pourquoi? Mr.
Bastien Forrest: Because based on my experience and the experience of Quebec creators I’ve known for about 10 years and who work on the internet, if you come up with a unique product and put steady effort into it, you’re going to end up reaching people. M. Bastien Forrest : Parce que selon mon expérience et de celles des créateurs que je connais depuis une dizaine d’années au Québec et qui travaillent sur Internet, si on a un produit unique dans lequel on met un effort constant et régulier, on va finir par rejoindre des gens.
When I say that my audience looks like me, I’m not talking about physical appearance, but rather culture, meaning our favourite films, music and sports, and what we like to talk about. Of course, you’re welcome to check out my channel. Lorsque je dis que les gens de mon auditoire me ressemblent, je ne parle pas du point de vue physique, je parle de la culture, c’est-à-dire nos choix de films préférés, de musique préférée, de sports préférés et de sujets de discussion préférés. Vous êtes la bienvenue sur ma chaîne, évidemment. How to get Canadians out of their ruts?
I believe it would be by funding and focusing on content in a supply and demand context. It won’t be by adding
an act and regulations and making people jump through hoops that more Quebecers will be able to discover me, but rather by giving me the opportunity to compete with people like Cyprien, the YouTuber in France who has 80 employees, or some American YouTubers who have a lot more financial backing than I do. Comment sortir les Canadiens de leurs ornières? Pour ma part, ce serait en finançant l’offre et en se concentrant sur l’offre, dans un contexte d’offre et de demande.
Ce n’est pas en ajoutant une loi et des règlements, puis des cerceaux dans lesquels sauter qu’on va permettre à d’autres Québécois de me découvrir; c’est plutôt en me donnant la possibilité de faire concurrence, par exemple, avec le youtubeur Cyprien, en France, qui a 80 employés, puis avec d’autres youtubeurs américains qui ont beaucoup plus de moyens financiers que moi. So if we really want to place an emphasis on culture from here — Quebec, Canadian, Montreal and francophone — I would concentrate on enabling those who are already making use of these platforms to become better and get more YouTube exposure.
Donc, si on veut vraiment prioriser la culture d’ici — québécoise, canadienne, montréalaise et francophone —, je me concentrerais à permettre à ceux qui utilisent déjà ces plateformes de devenir meilleurs et d’avoir plus de valeur de production à l’antenne. It’s difficult to break people out of a rut. I was recently speaking with someone who said that it would be great if anglophone Canada spent more time watching francophone YouTubers. Il est difficile de sortir les gens de leurs ornières.
J’avais une discussion récemment avec quelqu’un qui me disait que ce serait génial que le Canada anglophone écoute davantage de youtubeurs francophones. Senator Clement: Exactly. La sénatrice Clement : Exactement! Mr. Bastien Forrest: I can dream, but there are Radio- Canada stations everywhere in Canada, with very few anglophones watching them. M. Bastien Forrest : J’en rêve, mais partout au Canada, il y a des chaînes de Radio-Canada, puis il y a peu d’anglophones qui les écoutent.
The argument goes like this: it’s not by recycling old models that we’re going to deal with this paradox, but rather the creators themselves who are going to build the bridges. L’argument est le suivant : ce n’est pas en répétant les modèles du passé qu’on va résoudre cette énigme, puis c’est justement aux créateurs eux-mêmes de faire des ponts. I recently met J.J. McCullough, a YouTuber from western Canada who is very critical of Quebecers and who has strong but fascinating opinions.
We had some productive discussions, and I get the impression that he understands francophone Quebecers somewhat better now and that I now have a better understanding J’ai récemment rencontré J.J. McCullough qui est un youtubeur de l’ouest du Canada qui est très critique envers les Québécois et qui a des opinions tranchées, mais fascinantes. On a eu de bonnes discussions ensemble, et j’ai l’impression qu’il comprend un peu mieux les Québécois francophones et que j’ai 4-10-2022 Transports et communications 22:19
of his point of view. It wasn’t legislation or an organization that forced us to get together. un peu mieux compris son point de vue. Il n’y a pas d’organisme ou de loi qui nous a forcés à nous rapprocher. I mentioned Mr. McCullough as an example, but there’s also Thomas Gauthier, an extremely popular Quebec YouTuber who is much more popular than I am, with a huge following in Europe. He managed to attract an audience that is mainly European with a smaller Canadian minority,
whereas I did the opposite — I think my Quebec accent is stronger than his, for one thing. He has already invited Mr. McCullough to his channel and vice versa, for a collaboration of “frenemies,” and it happened because they learned about one another on YouTube. They are fans of YouTube, they make videos for YouTube, but they also watch YouTube videos; that’s where they met one another and that’s how come they began to work together. Je donne l’exemple de M.
McCullough, mais il y a aussi Thomas Gauthier qui est un youtubeur québécois extrêmement populaire, beaucoup plus que moi, et qui a un énorme auditoire en Europe. Il a réussi à obtenir un auditoire majoritairement européen et minoritairement canadien, alors que moi, c’est l’inverse — je pense que mon accent québécois est plus prononcé que le sien, entre autres. Il a déjà invité M. McCullough sur sa chaîne et vice-versa pour faire une collaboration de frenemies, et cela est arrivé parce qu’ils se sont connus sur YouTube.
Ce sont des amateurs de YouTube, ils contribuent à créer des vidéos pour YouTube, mais ils consomment également des vidéos sur YouTube; c’est là qu’ils se sont découverts et c’est comme cela qu’ils ont commencé à collaborer. That’s why I want to preach by example and continue to take an interest in the rest of Canada in the hope that the rest of Canada takes an interest in us. I believe that the best thing that could be done in connection with the act would be to give the power to those who think this way rather than erect more barriers.
Par conséquent, j’espère prêcher par l’exemple et continuer à m’intéresser au reste du Canada pour que le reste du Canada s’intéresse à nous. La meilleure chose qu’on peut faire, selon moi, dans le cadre de la loi, est de donner du pouvoir à ceux qui ont cette mentalité plutôt que de mettre davantage de barrières. Senator Clement: Thank you. La sénatrice Clement : Merci. The Chair: Well said, Mr. Forrest.
I agree that many people dream about the past, as I dream about those wonderful years when the Montreal Canadiens would always win the Stanley Cup and there was always a Stanley Cup parade in Montreal in May, but things change as time goes by. Le président : C’est bien dit, monsieur Forrest. Je suis d’accord : il y a beaucoup de gens qui rêvent du passé, comme moi qui rêve des belles années où les Canadiens de Montréal gagnaient la coupe Stanley et que chaque mois de mai, on avait la grande parade de la Coupe Stanley à Montréal, mais avec le temps, les choses changent. Mr. Bastien Forrest: I’m still a believer.
M. Bastien Forrest : J’y crois encore. The Chair: Me too. We’ll remain true to them, but we have to dream of the future, not the past. Le président : Moi aussi. On va leur rester fidèles, mais on doit rêver de l’avenir et non du passé. [English] [Traduction] I would like to thank our witnesses for being here with us. We appreciate your testimony very much. Je voudrais remercier nos témoins d’être ici avec nous. Nous apprécions beaucoup vos témoignages.
For our second panel, we’re pleased to welcome, from Netflix, Stéphane Cardin, Director, Public Policy; Motion Picture Association — Canada, Wendy Noss, President; and from the Canadian Association of Film Distributors and Exporters, Noah Segal, President, who is with us by video conference; and Justin Rebelo, Director as well, who is with us by video conference. Welcome and thank you for joining us. As is the norm with our committee, all three panellists will have five minutes for opening statements, and then we’ll turn it over to Q & A.
Pour notre deuxième groupe d’experts, nous avons le plaisir d’accueillir, de Netflix, Stéphane Cardin, directeur, Politique publique; de l’Association cinématographique du Canada, Wendy Noss, présidente; et de l’Association canadienne des distributeurs et exportateurs de films, Noah Segal, président, qui est avec nous par vidéoconférence, et Justin Rebelo, directeur, qui est aussi avec nous par vidéoconférence. Soyez les bienvenus et merci de vous joindre à nous.
Comme c’est la norme avec notre comité, les trois intervenants auront chacun cinq minutes pour livrer leur déclaration liminaire, puis nous passerons aux questions de nos membres. 22:20 Transport and Communications 4-10-2022
[Translation] [Français] Over to you, Mr. Cardin. Monsieur Cardin, vous avez la parole. Stéphane Cardin, Director, Public Policy, Netflix: Mr. Chair, honourable senators, thank you for this opportunity to speak to you today. Stéphane Cardin, directeur, Politique publique, Netflix : Monsieur le président, honorables sénatrices et sénateurs, merci de me donner l’occasion de m’adresser à vous aujourd’hui. Netflix continues to invest and grow our footprint across Canada. Last fall, we opened our corporate office in Toronto and hired our first local content executives.
They have since travelled across the country and engaged with creators in over 400 meetings, to find the next great stories that we’ll share with the world. And we’re happy to say we are in active development on several shows. Netflix continue d’investir au Canada et d’y accroître sa présence. L’automne dernier, nous avons ouvert des bureaux à Toronto et embauché nos premières cadres responsables des contenus. Depuis, elles ont voyagé partout au pays et assisté à plus de 400 rencontres avec le milieu de la création pour trouver les prochaines histoires que nous ferons rayonner dans le monde entier.
Nous sommes heureux d’affirmer que nous travaillons activement au développement de plusieurs projets. [English] [Traduction] We’ve kept the cameras rolling in studios and on locations across the country and continue to collaborate with Canada’s leading animation studios on several titles every year. Many of Canada’s top VFX companies have worked their magic on our series and films, and last November we acquired Scanline VFX, with over 600 employees in Vancouver and Montreal. That same month, we also launched our first selection of mobile games, including several from Canadian game developers.
Nous avons continué à faire tourner les caméras dans les studios et sur des lieux de tournage partout au pays et avons collaboré année après année sur plusieurs projets avec des studios d’animation de premier plan. De nombreuses sociétés d’effets spéciaux de renom ont apporté leur touche de magie à nos séries et nos films, et en novembre dernier, nous avons fait l’acquisition de Scanline VFX, qui compte plus de 600 employés au Canada, entre Vancouver et Montréal. Le même mois, nous avons également lancé notre première sélection de jeux mobiles, qui comprend plusieurs jeux produits par des studios canadiens.
All of these investments add up to Canada remaining one of our top production countries globally. In fact, since 2017, we’ve invested more than $3.5 billion in Canada for films and series that have launched on Netflix. This includes our own titles; numerous licensing agreements with Canadian independent producers and broadcasters; and many acquisitions of both classic and new series and films, in English and in French. Each of these models contribute to the system. Tous ces investissements font que le Canada reste l’un de nos principaux pays de production à l’échelle mondiale.
En fait, depuis 2017, nous avons investi plus de 3,5 milliards de dollars au Canada dans des films et des séries qui ont été lancés sur Netflix. Cela comprend nos propres titres, nos collaborations avec des producteurs et des diffuseurs indépendants canadiens, de même que nos nombreuses acquisitions de séries et de films classiques et nouveaux, en anglais et en français. Chacun de ces modèles contribue au système.
We’ve also actively promoted Canada, its breathtaking locations and over 30 of our made-in-Canada titles through our Netflix in Your Neighbourhood website, which just marked its one-year anniversary, attracting foreign visitors to our cities and towns. We also promote our Canadian titles through launch events and panels at industry conferences, as well as on service through thematic rows and collections, like our National Canadian Film Day collection.
Nous avons également fait la promotion active du Canada, de ses lieux de tournage à couper le souffle et de plus de 30 de nos titres canadiens par l’intermédiaire de notre site Netflix chez vous, qui vient de fêter son premier anniversaire, attirant ainsi des visiteurs étrangers dans nos villes et villages. Nous faisons également la promotion de nos titres canadiens par le truchement d’activités de lancement et de participations à des colloques organisés par l’industrie.
Nous veillons aussi à promouvoir notre service à l’aide de collections thématiques, comme notre collection associée à la Journée du cinéma canadien. In addition, we’ve provided substantial support and opportunities to Canadian creators. We’ve enabled emerging and diverse Canadian talent like Maitreyi Ramakrishnan, star of the hit series “Never Have I Ever,” to achieve global recognition. And we’ve partnered with over 20 organizations across Canada, Nous avons en outre fourni un soutien de taille et d’importantes occasions favorables aux créateurs canadiens.
Nous avons contribué à ce que des talents canadiens de la relève et de la diversité, comme Maitreyi Ramakrishnan, vedette de la série Mes premières fois, obtiennent une reconnaissance 4-10-2022 Transports et communications 22:21
including the Indigenous Screen Office, the Fabienne Colas Foundation and Inside Out, to advance the careers of over 1,000 creators from every province and territory, with a focus on creators from under-represented communities. internationale.
Et nous nous sommes associés à une vingtaine d’organismes canadiens, dont le Bureau de l’écran autochtone, la Fondation Fabienne Colas et Inside Out pour soutenir l’avancement professionnel de plus de 1 000 créateurs de toutes les provinces et de tous les territoires en mettant l’accent sur les créateurs des groupes sous-représentés. [Translation] [Français] Netflix has therefore invested in Canada.
To the extent that Bill C-11 aims to create a flexible framework that will enable the CRTC to recognize the different ways that individual online services contribute; to tailor conditions of service applied to online undertakings; and to modernize the definition of Canadian content, we believe that is the right approach. Netflix s’est donc investi au Canada.
Dans la mesure où le projet de loi C-11 vise à créer un cadre flexible qui permettra au CRTC de reconnaître les multiples contributions des services numériques, d’adapter les conditions de service appliquées aux entreprises en ligne et de moderniser la définition du contenu canadien, nous estimons que la démarche est judicieuse. [English] [Traduction] We, however, remain concerned about any proposals that would result in a more rigid approach, including transposing the current regulatory requirements of Canadian broadcasting groups onto online streaming services or maintaining the decades-old definition of what qualifies as a Canadian program.
Under this definition, titles that are produced or solely financed by Netflix do not qualify, even when the majority or totality of key creative roles are held by Canadians. Nous restons toutefois préoccupés par toute proposition qui aboutirait à une approche plus rigide, notamment en transposant les exigences réglementaires actuelles des groupes de radiodiffusion canadiens aux services de diffusion en continu en ligne ou en maintenant la définition vieille de plusieurs décennies de ce qui est considéré comme « contenu canadien ».
Selon cette définition, les titres que nous produisons et finançons en totalité ne pourraient toujours pas se qualifier, même lorsque la majorité — voire la totalité — des postes clés créatifs sont occupés par des Canadiens. We believe a new legislative framework should recognize that streaming services provide an unparalleled opportunity to promote Canadian stories to global audiences. The phenomenal success of titles like “Lupin” and Canada’s own “Schitt’s Creek” and “Jusqu’au Déclin” demonstrates that quality stories no longer have borders.
Nous estimons que le nouveau cadre législatif devrait reconnaître que les services de diffusion en continu offrent une fenêtre sans égal pour promouvoir nos histoires auprès des auditoires du monde entier. Le succès phénoménal d’œuvres comme Lupin, Schitt’s Creek et Jusqu’au déclin illustre bien que les histoires de qualité ne connaissent pas de frontières. As members of the Motion Picture Association — Canada, we support the recommendations, including proposed amendments to the bill, made by the MPA—Canada, outlined in our respective written submissions.
En tant que membre de l’Association cinématographique du Canada, nous appuyons les recommandations, y compris les amendements proposés au projet de loi formulés par cette association et décrits dans nos mémoires respectifs. [Translation] [Français] When the government initially set out to modernize the Broadcasting Act, it clearly stated that its ambition was to create a world-class communications sector and highlighted three key objectives: enabling and promoting Canadian culture, contributing to economic growth, and safeguarding the interests of Canadian consumers, including affordability and choice.
Lorsque le gouvernement a initialement entrepris de moderniser la
Loi sur la radiodiffusion, il a clairement indiqué son ambition de créer un secteur des communications de classe mondiale en énonçant trois objectifs : favoriser et promouvoir la culture canadienne, contribuer à la croissance économique et protéger les intérêts des consommateurs canadiens, notamment le choix et l’abordabilité. To achieve this, Canada must build a balanced and forward- looking model that acknowledges the unique contributions of each participant in the system.
Pour concrétiser cette ambition, le Canada doit établir un modèle équilibré, ouvert sur l’avenir, qui reconnaît la contribution singulière de chacun des participants au système. 22:22 Transport and Communications 4-10-2022
[English] [Traduction] Thank you, Mr. Chair. I would be happy to answer your questions. Merci, monsieur le président. Je serai ravi de répondre à vos questions. Wendy Noss, President, Motion Picture Association — Canada: I appreciate the opportunity to offer the shared perspective the global studios and streamers represented by the Motion Picture Association in Canada. They include Disney, NBCUniversal, Netflix, Paramount, Sony and Warner Bros. Discovery. Wendy Noss, présidente, Association cinématographique du Canada : Je suis heureuse d’avoir l’occasion de présenter le point de vue des studios et des diffuseurs mondiaux représentés par l’Association cinématographique du Canada, dont font
partie Disney, NBCUniversal, Netflix, Paramount, Sony et Warner Bros. Discovery. We hire, train and provide opportunities for 200,000 of Canada’s most talented creative workers. Nous embauchons, formons et offrons des possibilités professionnelles à quelque 200 000 créateurs canadiens des plus doués. Global studios spent more than $5 billion across Canada in 2021, now accounting for more than half of all production in Canada and 90% of the growth over the last decade.
Les studios mondiaux ont dépensé plus de 5 milliards de dollars au Canada en 2021, ce qui équivaut désormais à plus de la moitié de toute la production de l’ensemble du pays et à 90 % de la croissance de la dernière décennie. At the same time, global studios have increased their investment in Canadian-owned productions, now exceeding all other players in Canada, including the CBC, Telefilm and the Canada Media Fund.
Ce faisant, ils ont bonifié leurs investissements dans les productions de propriété canadienne au point où ils dépassent aujourd’hui ceux de l’ensemble des autres acteurs au Canada, y compris CBC/Radio-Canada, Téléfilm et le Fonds des médias du Canada. We help finance new infrastructure, animation and VFX houses, supporting over 47,000 Canadian businesses last year alone. We are proud partners of Canada’s cultural organizations, advancing equity and diversity, representation in front of and behind the camera, and amplifying under-represented voices and untold stories.
Nous contribuons au financement de nouvelles infrastructures et de boîtes d’animation et d’effets spéciaux, ce qui, rien que l’année dernière, touchait 47 000 entreprises canadiennes. Nous nous associons avec fierté aux organismes culturels canadiens, nous luttons pour l’équité et la diversité devant et derrière l’écran, nous donnons une voix aux groupes sous-représentés et nous permettons à des histoires inédites de se faire connaître.
We offer a wide range of subscriber and free-to-consumer streaming services across Canada: the global originals on Netflix, the much-loved brands on Disney+ and Paramount+, Paramount’s Pluto TV, NBCUniversal’s all-reality show format on Hayu, the best in Japanese anime on Sony’s Crunchyroll, and the most popular Bollywood content on SonyLIV.
Nous offrons gratuitement un large éventail de services de diffusion en ligne sur abonnement et financés par la publicité à travers le Canada, nommément les productions originales mondiales diffusées sur Netflix, les marques fort appréciées de Disney+ et Paramount+, Pluto TV de Paramount, le format consacré entièrement à la téléréalité de NBCUniversal sur Hayu, le meilleur des animés japonais sur Crunchyroll de Sony, et le contenu le plus populaire de Bollywood sur SonyLIV.
We support the thinking at the heart of Bill C-11 — modernizing broadcast policy to create a flexible framework that will allow global streaming services to play to their strengths. As Bill C-11 has reached the Senate, we are here to continue working as constructive partners with this committee playing a critical role in ensuring that Bill C-11 can realize on this central ambition. Nous appuyons l’idée centrale du projet de loi C-11, c’est-à- dire de moderniser la politique de radiodiffusion pour créer un cadre souple qui permettra aux services de diffusion en continu mondiaux de donner le meilleur d’eux-mêmes.
Alors que le projet de loi C-11 arrive au Sénat, nous sommes heureux d’être là en tant que partenaires constructifs du comité, lequel joue un rôle névralgique pour assurer que le projet de loi C-11 puisse réaliser son ambition centrale.
Our written submission has recommendations in three parts: ensuring a modern, flexible broadcast policy; supporting amendments made in the House that fixed drafting language and prevented unintended consequences, including for provincial Notre mémoire contient trois grandes recommandations : assurer la mise en place d’une politique de radiodiffusion moderne et souple; appuyer les amendements apportés par la Chambre qui ont permis de corriger le libellé et d’éviter des 4-10-2022 Transports et communications 22:23
governance over labour relations in production; and clarifying the policy imperatives on discoverability. conséquences imprévues, notamment en ce qui concerne la gouvernance provinciale des relations de travail dans la production; clarifier les impératifs politiques relatifs à la découvrabilité. In the limited time we have, I will focus only on the initial
section regarding sections 10, 3 and 5. Compte tenu du temps limité dont nous disposons, je vais mettre l’accent sur la
section initiale concernant les articles 10, 3 et 5. First, the CRTC must create a modern, flexible definition of Canadian programs in order to expand opportunities for Canadian creatives; promote content made by, with or about Canadians; and bring Canadian stories to the world. We therefore propose an amendment to
section 10 to ensure that “no one factor is determinative” as the regulator considers the full range of policy objectives in establishing a new approach to defining the scope of Canadian programs. Premièrement, le CRTC devra être à même de créer une définition moderne et souple de ce qu’est une émission canadienne afin de multiplier les possibilités offertes aux créateurs canadiens, promouvoir le contenu réalisé par les Canadiens, avec eux ou à leur sujet, et faire connaître le contenu canadien dans le monde entier.
Nous proposons donc un amendement à l’article 10 pour assurer qu’« aucun facteur particulier ne soit déterminant » lorsque l’organisme de réglementation examinera l’ensemble des objectifs stratégiques pour établir une nouvelle approche quant à la définition de ce qui constitue une émission canadienne. Second, the broadcasting policy objectives in
section 3 must be flexible enough to allow each unique streaming service to best contribute. To achieve this outcome, we urge the committee to adopt an amendment that recognizes global undertakings are now being included in the Canadian regulatory system and maintain the language in 3(1)(f.1) that is necessary to foster equitable requirements for global online undertakings. Deuxièmement, les objectifs de la politique de radiodiffusion de l’article 3 doivent être suffisamment souples pour permettre à chaque service de diffusion en continu de donner le meilleur de lui-même.
Pour atteindre ce résultat, nous exhortons le comité à adopter un amendement qui reconnaît que les entreprises mondiales sont maintenant incluses dans le système de réglementation canadien et à maintenir le libellé de l’alinéa 3(1)f.1) qui est nécessaire pour favoriser des exigences équitables pour les entreprises en ligne qui œuvrent à l’international.
This approach recognizes the fundamental differences in content strategies between streaming services with unique business models competing around the world, and Canadian broadcasters who operate only in a closed domestic market with access to legislative and regulatory benefits and protections.
Cette approche reconnaît les différences fondamentales en matière de stratégies de contenu entre les services de diffusion en continu dont les modèles d’affaires particuliers sont en concurrence dans le monde entier, et les radiodiffuseurs canadiens qui n’opèrent que dans un marché national fermé leur donnant accès à des avantages et protections cautionnés par la loi et la réglementation.
In this rapidly evolving sector, Canadians will be best served if this committee rejects calls to look backward by imposing like-for-like obligations on global streamers in Canadian broadcasting groups or by enshrining rigid, decades-old approaches to defining Canadian content in legislation.
Dans ce secteur en évolution rapide, les Canadiens seront mieux servis si le comité rejette les appels à regarder en arrière en imposant les mêmes obligations aux diffuseurs en continu mondiaux qu’aux groupes de radiodiffusion canadiens, ou en inscrivant dans la loi des approches rigides, vieilles de plusieurs décennies, pour définir le contenu canadien. Finally, we propose amendments to the regulatory policy in
section 5 to ensure that the CRTC will encourage competition, innovation and promote choice and affordability for Canadian consumers. Legacy policies that were designed to prescribe what was available to viewers were plausible as a means of achieving cultural or economic goal