Senate Committee — TRCM — Evidence — 107ev-57080
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EVIDENCE TÉMOIGNAGES OTTAWA, Tuesday, November 26, 2024 OTTAWA, le mardi 26 novembre 2024 The Standing Senate Committee on Transport and Communications met with videoconference this day at 9:01 a.m. [ET] to study matters relating to transport and communications generally. Le Comité sénatorial permanent des transports et des communications se réunit aujourd’hui, à 9 h 1 (HE), avec vidéoconférence, pour étudier toute question concernant les transports et les communications en général. Senator Julie Miville-Dechêne (Deputy Chair) in the chair.
La sénatrice Julie Miville-Dechêne (vice-présidente ) occupe le fauteuil. [Translation] [Français] The Deputy Chair: Good morning, honourable senators. My name is Julie Miville-Dechêne. I’m a senator from Quebec and the deputy chair of this committee. La vice-présidente : Bonjour, honorables sénatrices et sénateurs. Je m’appelle Julie Miville-Dechêne, je suis une sénatrice du Québec et je suis vice-présidente de ce comité. I would like to ask my colleagues to pay careful attention to their earpieces and to follow the rules so that our interpreters remain well protected.
J’invite mes collègues à faire attention à leur oreillette et à respecter les règles pour que nos collègues les interprètes soient bien protégés. [English] [Traduction] I will now invite my colleagues to introduce themselves. J’invite maintenant mes collègues à se présenter. [Translation] [Français] Senator Simons: Good morning. My name is Paula Simons. I’m from Alberta. La sénatrice Simons : Bonjour. Je m’appelle Paula Simons et je viens de l’Alberta. [English] [Traduction] I come from Treaty 6 territory. Je viens du territoire visé par le Traité n o 6. Senator Cuzner: Rodger Cuzner.
I’m a senator from Nova Scotia. Le sénateur Cuzner : Rodger Cuzner, sénateur de la Nouvelle-Écosse. Senator Quinn: Jim Quinn, New Brunswick. Le sénateur Quinn : Jim Quinn, du Nouveau-Brunswick. [Translation] [Français] Senator Clement: Bernadette Clement from Ontario. La sénatrice Clement : Bernadette Clement, de l’Ontario. [English] [Traduction] Senator Dasko: Donna Dasko, a senator from Ontario. La sénatrice Dasko : Donna Dasko, sénatrice de l’Ontario. [Translation] [Français] The Deputy Chair: Thank you.
La vice-présidente : Merci. [English] [Traduction] This morning we continue our study of the local and regional services provided by CBC/Radio-Canada, focused on Northern Canada. Ce matin, nous poursuivons notre étude des services locaux et régionaux offerts par CBC/Radio-Canada dans le Nord canadien.
Joining us this morning, I’m pleased to welcome on behalf of the committee the following witnesses: Manitok Thompson, Executive Director, and Karen Prentice, Director of Content and Au nom du comité, je suis heureuse d’accueillir ce matin les témoins suivants : Manitok Thompson, directrice générale, et Karen Prentice, directrice du contenu et des communications, de 26-11-2024 Transports et communications 107:1
Communications, Inuit Broadcasting Corporation; Corey Larocque, Managing Editor, Nunatsiaq News; and joining us by video conference, Tamara Voudrach, Executive Director, Inuvialuit Communications Society. l’Inuit Broadcasting Corporation; Corey Larocque, directeur- rédacteur en chef, de Nunatsiaq News et, par vidéoconférence, Tamara Voudrach, directrice générale, de l’Inuvialuit Communications Society. We will first hear opening remarks of five minutes each, starting with Ms. Voudrach, followed by Ms. Thompson and then Mr. Larocque. We will then proceed to questions from senators. Ms.
Voudrach, you have the floor for five minutes. Nous entendrons d’abord les déclarations préliminaires de cinq minutes chacune, en commençant par Mme Voudrach, suivie de Mme Thompson et de M. Larocque. Nous passerons ensuite aux questions des sénateurs et sénatrices. Madame Voudrach, vous avez la parole pour cinq minutes. Je vous en prie. Tamara Voudrach, Executive Director, Inuvialuit Communications Society: [Indigenous language spoken.] I am the executive director for the Inuvialuit Communications Society here in Inuvik. I have been with the society since 2016.
Tamara Voudrach, directrice générale, Inuvialuit Communications Society : [Mots prononcés dans une langue autochtone] Je suis la directrice générale de l’Inuvialuit Communications Society, ici à Inuvik. Je travaille pour la société depuis 2016. I didn’t have much prepared for today, but I figured I would just share with you a little bit about our region, the work we do, what we see our needs are in terms of broadcast and communications from our region for Inuvialuit and a look into the future on how we can make those things happen.
Je n’ai pas préparé grand-chose pour ma présentation d’aujourd’hui, mais je me suis dit que je vous parlerais un peu de notre région, du travail que nous faisons, de ce que nous considérons comme les besoins en matière de radiodiffusion et de communications de notre région pour les Inuvialuits, ainsi que de ce que nous pouvons faire pour l’avenir. We were established in the late 1970s, at a time when Inuvialuit required more communication amongst ourselves.
There was a lot of oil and gas and economic development happening in our region, and at the same time, we were talking about what our modern governance would look like. The Committee for Original People’s Entitlement, or COPE, was formed, and the COPE negotiators negotiated our land claim around that time. We’re a little bit older than COPE. We were founded in 1974, I believe, and the Inuvialuit Final Agreement, or IFA, was signed in the early 1980s. Notre société a été créée à la fin des années 1970, à une époque où les Inuvialuits avaient besoin d’améliorer les communications entre eux.
Il y avait beaucoup de développement pétrolier et gazier et de développement économique dans notre région, et parallèlement, nous discutions de ce à quoi ressemblerait notre gouvernance moderne. Le Committee for Original People’s Entitlement, ou COPE, a été créé, et ses représentants ont négocié notre revendication territoriale à cette époque. La création de notre société est antérieure à celle du COPE. Nous avons été fondés en 1974, je crois, et la Convention définitive des Inuvialuit, ou CDI, a été signée au début des années 1980.
We became an official society to preserve and promote Inuvialuit language and culture and to enhance communications among Inuvialuit. Today, we have grown. We produce television, and we produce a biannual magazine called the Tusaayaksat Magazine, and “tusaayaksat” means “stories that need to be heard.” The magazine itself has undergone many changes, and I’m looking at the first edition on the wall. It was a newspaper called Inuvialuit. Today it is an anthology of stories by and for Inuvialuit. It is ever-evolving and ever-changing.
Notre société a été officialisée pour prendre en charge la préservation et la promotion de la langue et de la culture inuvialuites, ainsi que pour améliorer les communications entre les Inuvialuits. Nous avons pris de l’expansion depuis. Nous produisons des émissions de télévision, ainsi qu’un magazine semestriel, le Tusaayaksat Magazine, « tusaayaksat » signifiant « des histoires qui doivent être entendues ». Le magazine proprement dit a subi de nombreux changements, depuis le premier numéro dont j’ai l’affiche ici. Au départ, il s’agissait d’un journal qui s’appelait Inuvialuit.
Aujourd’hui, il s’agit d’une anthologie de récits d’Inuvialuits. Cette publication est en constante évolution. In our television department, we are a founding-member society of the Aboriginal Peoples Television Network, or APTN. We have strong ties to that broadcast entity as well and with Inuit TV and Uvagut TV. Our landscape has changed. The broadcast landscape is evolving.
There has always been a need to promote northern broadcasting, and these additional creations of Inuit broadcasters have impacted the Inuvialuit Communications Pour ce qui est du secteur de la télévision, nous sommes une société fondatrice et membre du Réseau de télévision des peuples autochtones, ou APTN. Nous entretenons également des liens étroits avec cette entité de radiodiffusion, ainsi qu’avec Inuit TV et Uvagut TV. Notre paysage a changé. Le paysage de la radiodiffusion évolue.
Il a toujours été nécessaire de promouvoir la radiodiffusion dans le Nord, et ces nouveaux radiodiffuseurs 107:2 Transport and Communications 26-11-2024
Society, or ICS, by allowing us to build relationships with other regions in the North and other regions in Inuit Nunangat, in Nunavut, and it has been mutually beneficial and rewarding for us to have these relationships. There is a lot of mutual support. inuits qui ont vu le jour ont eu des répercussions sur l’Inuvialuit Communications Society, ou ICS, en nous permettant d’entrer en relation avec d’autres régions du Nord et d’autres régions de l’Inuit Nunangat, au Nunavut. Il a été mutuellement avantageux et gratifiant pour nous d’établir ces relations. Il y a beaucoup de soutien mutuel.
Our biggest priority going forward into the next few years is promoting our language — not just promoting and trying to preserve and document, but actually taking an active approach in how we support language learners through our media content, television series and hopefully online course materials. There has been a big demand for those kinds of things.
Notre plus grande priorité au cours des prochaines années sera de promouvoir notre langue — et non pas seulement de la promouvoir et d’essayer de la préserver et de la documenter, mais aussi d’adopter une approche active dans la façon dont nous soutenons les apprenants, par l’entremise de notre contenu médiatique, de séries télévisées et, espérons-le, de matériel d’apprentissage en ligne. Ce genre de choses est très recherché.
Relationships with other Inuit regions, whether it be through broadcasting or through print publications, have been important and crucial for us — to establish those relationships and to foster those partnerships, because when it comes time to roll out new content, the most important thing for us is that it is received by Inuvialuit beneficiaries quickly. Relationships with broadcasters are a top priority in that area as well.
Les relations avec d’autres régions inuites, que ce soit par l’entremise de la radiodiffusion ou des publications imprimées, ont été importantes et cruciales pour nous, en vue d’établir et de favoriser des partenariats, car lorsque vient le temps de diffuser du nouveau contenu, le plus important pour nous, c’est que les bénéficiaires inuvialuits y aient accès rapidement. Les relations avec les radiodiffuseurs sont également une priorité dans ce domaine.
Looking into the future and the local media landscape, when we talk about CBC North or Cabin Radio in Yellowknife and NNSL Media in the N.W.T., these organizations are very foundational to Northerners accessing news content and current events. Pour ce qui est de l’avenir et du paysage médiatique local, lorsqu’il est question de CBC/Radio-Canada dans le Nord, de Cabin Radio, à Yellowknife, ainsi que de NNSL Media dans les Territoires du Nord-Ouest, ces organisations jouent un rôle de premier plan pour que les habitants du Nord aient accès à des nouvelles et prennent connaissance de l’actualité.
What we have seen in our region, especially in our smaller communities, is that a lot of information comes through Meta, social media platforms, through TikTok, now with Starlink. Within the last couple of years, a lot of Inuvialuit beneficiaries in the remote communities have Starlink over local internet providers because it is more cost-effective for them and they can access content quickly.
We have learned that social media — Ce que nous avons constaté dans notre région, surtout dans nos petites collectivités, c’est que beaucoup d’information est transmise par Meta, les plateformes de médias sociaux, et par TikTok maintenant, avec Starlink. Depuis les deux dernières années, beaucoup de bénéficiaires inuvialuits dans les collectivités éloignées ont accès à Starlink par l’entremise de fournisseurs Internet locaux, parce que c’est plus économique pour eux et qu’ils peuvent accéder rapidement au contenu. Nous avons appris que les médias sociaux...
The Deputy Chair: I will ask you to wrap up soon, and I will let you answer questions. Since we don’t all know all the North as you do, I would like you to say exactly where your community resides. I think it is in the Northwest Territories, but are you all there? Just take a few seconds to wrap up, please. La vice-présidente : Je vais vous demander de conclure rapidement. Vous aurez l’occasion de répondre à des questions. Comme nous ne connaissons pas tous le Nord comme vous, j’aimerais que vous nous disiez exactement où réside votre communauté.
Je pense que c’est dans les Territoires du Nord- Ouest, mais êtes-vous tous là? Prenez quelques secondes pour conclure, s’il vous plaît. Ms. Voudrach: Yes. The future of our media is that we have to maintain relationships with the northern broadcasters, the Inuit broadcasters and then social media across our own region. Mme Voudrach : Oui. L’avenir de nos médias repose sur les relations que nous entretenons avec les radiodiffuseurs du Nord, les radiodiffuseurs inuits et les médias sociaux de notre région.
The Inuvialuit settlement region is within the Northwest Territories and within the Beaufort Delta region of the N.W.T. La région désignée des Inuvialuits se trouve dans les Territoires du Nord-Ouest, plus précisément dans la région du delta de Beaufort des T.N.-O. 26-11-2024 Transports et communications 107:3
The Deputy Chair: Thank you for this geographic precision. It’s useful for all of us. La vice-présidente : Merci de cette précision géographique. C’est utile pour nous tous. Now we will hear Ms. Manitok Thompson, for five minutes. Nous allons maintenant entendre Mme Manitok Thompson, pour cinq minutes. Je vous en prie. Manitok Thompson, Executive Director, Inuit Broadcasting Corporation: [Indigenous language spoken.] I will translate myself. [Indigenous language spoken.] Thank you. I’m very happy to be presenting to you today.
Manitok Thompson, directrice générale, Inuit Broadcasting Corporation : [Mots prononcés dans une langue autochtone] Je vais me traduire moi-même. [Mots prononcés dans une langue autochtone] Merci. Je suis très heureuse de comparaître devant vous aujourd’hui. I am pleased to have this opportunity to address this committee. I am here today with Karen Prentice, the director of content and communication at IBC. I am the executive director of Inuit Broadcasting Corporation. C’est un plaisir pour moi d’avoir l’occasion de m’adresser au comité.
Je suis la directrice générale de l’Inuit Broadcasting Corporation et je suis accompagnée aujourd’hui de Karen Prentice, directrice du contenu et des communications. We have an office in Ottawa and an office with a studio in Iqaluit. We mainly produce for APTN. Nous avons un bureau à Ottawa et un bureau doté d’un studio à Iqaluit. Nous produisons principalement pour APTN. All our productions are in Inuktitut and produced and filmed by Inuit. Sometimes, we hire non-Aboriginals as contractors. We are 70% Inuit-staffed. Toutes nos productions sont en inuktitut et sont produites et filmées par des Inuits.
Il arrive parfois que nous embauchions des entrepreneurs non autochtones. Notre effectif est constitué à 70 % d’employés inuits. We have a children’s show like Sesame Street, Takuginai, which is 30 years old, which is on DVD and sent to all communities each year. Nous diffusons l’émission pour enfants Sesame Street, Takuginai depuis 30 ans, sur DVD, dans toutes les collectivités chaque année. We also have a phone-in show, Qanuq Isumavit , live on APTN starting in January until May. This is a political show.
Sometimes we discuss COVID and other highlights in the political arena environment of the territory and the federal government, in Inuktitut. Nous avons aussi une émission téléphonique, Qanuq Isumavit, en direct sur APTN, de janvier à mai. Il s’agit d’une émission axée sur la politique. Nous discutons en inuktitut de choses comme la COVID-19 et d’autres faits saillants de scène politique territoriale et fédérale.
Our production right now is Katijut, a youth show; Maqaitut, a hunting show; Archives, which is 40 years of archives being digitized — we’ve been filming since the 1970s in Inuktitut by Inuit; Ajungi, a mentoring show; and Ikparsaq, elders’ stories and family trees. Titaktut is a new music show coming up. All our shows are only in Inuktitut.
À l’heure actuelle, nous produisons Katijut, une émission pour les jeunes; Maqaitut, une émission sur la chasse; Archives, qui présente des archives numérisées remontant à 40 ans — des films sont produits depuis les années 1970 en inuktitut par des Inuits; Ajungi, une émission de mentorat; et Ikparsaq, qui présente des récits d’aînés et des arbres généalogiques. Titaktut est une nouvelle émission de musique. Toutes nos émissions ne sont qu’en inuktitut.
The history of the Inuit Broadcasting Corporation is a dramatic illustration of one such adaptation, and exemplifies both the capacity for creative change that is part of the Inuit heritage and the challenge faced by Indigenous peoples in the new millennium as they attempt to maintain and promote their languages and cultures. L’histoire de l’Inuit Broadcasting Corporation est une illustration spectaculaire des adaptations qui sont possibles, et elle montre bien la capacité de changement créatif qui fait
partie du patrimoine inuit et le défi que doivent relever les peuples autochtones au cours du nouveau millénaire, alors qu’ils tentent de maintenir et de promouvoir leurs langues et leurs cultures. In the 1970s, it was clear to the Inuit leadership that television, with its capacity to flood every living room in the Arctic with images from the consumer-driven South, represented a unique and potentially devastating threat to a culture already reeling from the impact of trade, education and religion.
Dans les années 1970, il était clair pour les dirigeants inuits que la télévision, avec sa capacité d’inonder chaque salon de l’Arctique d’images axées sur le consommateur du Sud, représentait une menace unique et potentiellement dévastatrice pour une culture déjà ébranlée par les répercussions du commerce, de l’éducation et de la religion. 107:4 Transport and Communications 26-11-2024
When CBC introduced its Accelerated Coverage Plan, or ACP, in 1975, reaction from the Inuit community was swift and sharp. The ACP proposed to provide CBC television programming to all communities in Canada with populations of over 500. Since the objective of the ACP was to make “Canadian” programming — that is, a mixture of southern Canadian and American — available to all, no consideration was given to local access, programming in Aboriginal languages or a community’s right to control the local airwaves.
Lorsque CBC/Radio-Canada a lancé son Plan de rayonnement accéléré, ou PRA, en 1975, la réaction de la communauté inuite a été rapide et vive. Ce plan proposait d’offrir des émissions de télévision de CBC/Radio-Canada à toutes les collectivités du Canada comptant plus de 500 habitants. Comme l’objectif de ce plan était de rendre la programmation « canadienne » — c’est-à- dire un mélange de Canadiens du Sud et d’Américains — accessible à tous, on n’a pas tenu compte de l’accès local, de la programmation en langues autochtones ou du droit d’une communauté de contrôler les ondes locales.
I just want to add that when we got television in my community in 1979, the local news on the TV was Detroit and Newfoundland. Je veux simplement ajouter que lorsque nous avons eu la télévision dans ma collectivité en 1979, les nouvelles locales à la télévision concernaient Detroit et Terre-Neuve. Programming depicting southern attitudes, values, and behaviours proliferated in the North throughout the mid-1970s.
Inuit and community leaders were quick to realize that this electronic tidal wave of alien images and information would lead to the deterioration of the Inuit language and culture and could disrupt the structures of traditional community life. We were very worried about that. Des émissions illustrant les attitudes, les valeurs et les comportements du Sud ont proliféré dans le Nord au milieu des années 1970.
Les dirigeants inuits et communautaires se sont vite rendu compte que ce raz-de-marée électronique d’images et d’information appartenant à d’autres entraînerait la détérioration de la langue et de la culture inuites et pourrait perturber les structures de la vie communautaire traditionnelle. Cela nous inquiétait beaucoup. Inuit have successfully adapted to technological innovation several times throughout their history. Neither firearms nor snowmobiles are indigenous to the hunting culture.
Clearly, television in the North was not going away; the challenge for the Inuit was to find a way of adapting this technology to their own ends, using television as a vehicle to protect their language rather than as an agent of its destruction. Les Inuits se sont adaptés avec succès à l’innovation technologique à plusieurs reprises au cours de leur histoire. Les armes à feu et les motoneiges ne faisaient pas
partie intégrante de la culture de la chasse. Nous nous sommes rendus à l’évidence que la télévision dans le Nord ne disparaîtrait pas. Le défi pour les Inuits était de trouver une façon d’adapter cette technologie à leurs propres fins, en utilisant la télévision comme moyen de protéger leur langue, plutôt que comme un agent de sa destruction. The Inuit Broadcasting Corporation was created from the Inukshuk Project, a federally sponsored experiment in the late 1970s.
Rudimentary television production facilities were installed in six northern communities, and teams of newly recruited Inuit trainees began to learn the fundamentals of TV production. In 1980, the Inukshuk Project began broadcasting. The project demonstrated that Inuit could successfully manage complex broadcasting projects and adapt sophisticated communications technology to meet their needs. In 1981, the CRTC granted a network television licence to the Inuit Tapirisat of Canada, which is now ITK, and the Inuit Broadcasting Corporation was formed.
After an initial period of production and consolidation, IBC aired its first program, a 90-minute special introducing the new network, on January 11, 1982, at midnight. L’Inuit Broadcasting Corporation a été créée à partir du projet Inukshuk, une expérience parrainée par le gouvernement fédéral à la fin des années 1970. Des installations rudimentaires de production télévisuelle ont été installées dans six collectivités du Nord, et des équipes de stagiaires inuits nouvellement recrutés ont commencé à apprendre les fondements de la production télévisuelle.
En 1980, les responsables du projet Inukshuk ont commencé à diffuser des émissions. Le projet a démontré que les Inuits pouvaient gérer avec succès des projets de radiodiffusion complexes et adapter des technologies de communication de pointe à leurs besoins. En 1981, le CRTC a accordé une licence de télévision de réseau à l’Inuit Tapirisat du Canada, qui s’appelle maintenant ITK, et l’Inuit Broadcasting Corporation a été créée.
Après une période initiale de production et de consolidation, l’IBC diffusait sa première émission, une émission spéciale de 90 minutes présentant le nouveau réseau, le 11 janvier 1982 à minuit. IBC then proposed the creation of a dedicated northern TV channel. A consortium consisting of six Aboriginal broadcasters, the N.W.T. and Yukon governments, the National Aboriginal Communications Society and the CBC Northern Service was L’IBC a ensuite proposé la création d’une chaîne de télévision consacrée exclusivement au Nord.
Un consortium composé de six radiodiffuseurs autochtones, des gouvernements des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon, de la National 26-11-2024 Transports et communications 107:5
formed. In January 1992, Television Northern Canada was launched, a truly northern pan-Arctic channel. In June 1997, the TVNC Board of Directors voted to establish a national Aboriginal television network. On September 1, 1999, the Aboriginal People’s Television Network, or APTN, signed on. Aboriginal Communications Society et du service de CBC/ Radio-Canada dans le Nord a été formé. En janvier 1992, on a lancé Television Northern Canada, une chaîne panarctique véritablement nordique. En juin 1997, le conseil d’administration de cette chaîne a voté pour la création d’un réseau national de télévision autochtone.
Le 1er septembre 1999, le Réseau de télévision des peuples autochtones, ou APTN, était lancé. Since then, the amount of Inuit programming on APTN has declined, and IBC has struggled financially year after year to continue to produce high-quality television programming in all regions in the Inuktitut language. Problems caused by underfunding are staff turnover, no housing available, no subsidies, low wages, lack of training, lack of Inuktitut language skills, travel costs, resulting in lower quality and less programming and competition for skilled Inuit staff.
Depuis, le nombre d’émissions inuites sur APTN a diminué, et l’IBC a connu des difficultés financières, année après année, en continuant de produire des émissions de télévision de grande qualité en inuktitut dans toutes les régions. Les problèmes causés par le sous-financement sont le roulement du personnel, le manque de logements, l’absence de subventions, les bas salaires, le manque de formation, le manque de compétences en inuktitut, les frais de déplacement, ce qui entraîne une baisse du nombre d’émissions et de leur qualité. Il faut mentionner aussi la concurrence pour recruter du personnel inuit qualifié.
For my last little bit here, this message is from the elders that I talked to. I talked to a lot of elders before I came here to this table. They are telling me to tell you that CBC Radio in Inuktitut is their only source to hear what the world is doing or what the politics are about. There are no other news media for them to listen to in their language. This is from the unilingual elders. Pour la dernière
partie de mon intervention, j’aimerais vous transmettre le message des aînés à qui j’ai parlé. J’en ai consulté un grand nombre avant de vous rencontrer. Ils m’ont dit de vous dire que la radio de CBC/Radio-Canada en inuktitut est leur seule source d’information sur ce qui se produit dans le monde ou sur la politique. Ils n’ont pas accès à d’autres médias d’information dans leur langue. Il s’agit bien sûr d’aînés unilingues. Thank you very much for your time. I fumbled a bit. English is not my language. Merci beaucoup de votre temps. J’ai un peu de difficulté, l’anglais n’étant pas ma langue.
The Deputy Chair: No, it was very clear. Thank you very much for your testimony. La vice-présidente : Non, c’était très clair. Merci beaucoup de votre témoignage. Now we will hear Mr. Corey Larocque. Nous allons maintenant entendre M. Corey Larocque. Je vous en prie. Corey Larocque, Managing Editor, Nunatsiaq News: Good morning, honourable senators. Corey Larocque, directeur-rédacteur en chef, Nunatsiaq News : Bonjour, honorables sénateurs et sénatrices. Nunatsiaq News is the leading news source in Nunavut and the Nunavik region of northern Quebec.
Nunatsiaq News is owned by Nortext Publishing, a private-sector family business. Nunatsiaq News publishes in English and Inuktitut. We often hear from our unilingual Inuit elders that they appreciate that our articles are published in Inuktitut. Nunatsiaq News est la principale source d’information au Nunavut et dans la région du Nunavik, dans le nord du Québec. Nunatsiaq News appartient à Nortext Publishing, une entreprise familiale du secteur privé. Nunatsiaq News publie en anglais et en inuktitut. Nos aînés inuits unilingues nous disent souvent qu’ils aiment que nos articles soient publiés en inuktitut.
Nunatsiaq News is an independent newspaper, which is part of a dying breed in Canada because of the challenges of a constantly shifting industry. That’s why I’m happy to share our story with you. Nunatsiaq News est un journal indépendant, une espèce en voie de disparition au Canada en raison des défis d’une industrie en constante évolution. C’est pourquoi je suis heureux de vous raconter notre histoire. Nunatsiaq News celebrated its fiftieth anniversary in 2023. While our focus is increasingly online, we still publish a weekly print edition.
In March 2020, we temporarily stopped the presses; more accurately, COVID-19 stopped the presses for us. We Nunatsiaq News a célébré son 50e anniversaire en 2023. Même si nous sommes de plus en plus présents sur le Web, nous avons toujours une édition imprimée hebdomadaire. En mars 2020, nous avons temporairement arrêté les presses. Il 107:6 Transport and Communications 26-11-2024
paused our print edition for three years, but I’m pleased to say that we revived it in January 2023. serait plus juste de dire que la COVID-19 a arrêté les presses. Nous avons suspendu notre édition imprimée pendant trois ans, mais je suis heureux de dire que nous l’avons relancée en janvier 2023. Nunatsiaq News has a staff of 10 journalists in Iqaluit, Kuujjuaq, Ottawa and other parts of Canada. This year, we added a position in Kuujjuaq, Quebec, with funding from the Local Journalism Initiative.
Support from the Local Journalism Initiative helps us with two reporter positions, so Parliament should be aware of how important this program is to us and many other Canadian newspapers. Nunatsiaq News compte un effectif de 10 journalistes à Iqaluit, à Kuujjuaq, à Ottawa et ailleurs au Canada. Cette année, nous avons ajouté un poste à Kuujjuaq, au Québec, grâce au financement de l’Initiative de journalisme local. L’appui de cette initiative nous a permis de créer deux postes de journaliste.
Le Parlement devrait donc être conscient de l’importance de ce programme pour nous et pour de nombreux autres journaux canadiens. While many newspapers are abandoning their bricks-and- mortar newsrooms, a physical newsroom is still part of our business plan. A fire destroyed our Iqaluit office in March of this year, but in October, we secured a temporary location in Iqaluit, a city where commercial and residential space is hard to find. The search for a permanent home in Iqaluit continues. We have an office here in Ottawa, and in Kuujjuaq, our Nunavik reporter works from a home office.
Alors que de nombreux journaux abandonnent leurs salles de nouvelles physiques, la nôtre fait toujours
partie de notre plan d’affaires. Un incendie a détruit notre bureau d’Iqaluit en mars de cette année, mais en octobre, nous avons trouvé un emplacement temporaire à Iqaluit, une ville où les espaces commerciaux et résidentiels sont rares. La recherche d’un lieu permanent à Iqaluit se poursuit. Nous avons un bureau ici, à Ottawa, et à Kuujjuaq, et notre journaliste du Nunavik travaille à partir de chez lui. As our readers become more and more comfortable getting their news on their phones, tablets or laptops, our website is increasingly at the heart of what we do.
The opportunities created by digital news mean there really isn’t the distinction between daily papers and weekly papers that was so clear just 20 years ago. Today, in 2024, Nunatsiaq News is essentially an online news service that also publishes a weekly digest of its stories in print. Digital news is our future. À mesure que nos lecteurs deviennent de plus en plus à l’aise de consulter les nouvelles sur leur téléphone, leur tablette ou leur ordinateur portable, notre site Web est de plus en plus au cœur de ce que nous faisons.
Les possibilités créées par les nouvelles numériques signifient que la distinction qui existait il y a 20 ans entre les quotidiens et les hebdomadaires n’est plus vraiment aussi claire aujourd’hui. À l’heure actuelle, en 2024, Nunatsiaq News est essentiellement un service de nouvelles en ligne, qui publie également un condensé hebdomadaire de ses reportages sous forme imprimée. Les nouvelles numériques sont notre avenir. We’re pleased that this committee is studying the local services provided by CBC and Radio-Canada.
We are most affected by CBC in the online news environment, where CBC is a publicly funded direct competitor to our private-sector business. We’re eager to learn what this committee will recommend about how CBC can continue to explain Canada to Canadians as a broadcaster but leave room for private companies to thrive in the online news environment. We understand and support CBC’s role as the national public broadcaster. However, online, its local northern operation is our competition. We find competition for advertisers, news stories, readers and journalists.
Nous sommes heureux que ce comité étudie les services locaux offerts par CBC et Radio-Canada. C’est dans l’environnement des nouvelles en ligne que nous subissons le plus la présence de CBC, un concurrent direct de notre entreprise privée financé par l’État. Nous avons hâte de savoir ce que le comité recommandera sur la façon dont CBC peut continuer d’expliquer le Canada aux Canadiens, en tant que radiodiffuseur, tout en laissant la place aux entreprises privées pour qu’elles prospèrent dans l’environnement des nouvelles en ligne.
Nous comprenons et appuyons le rôle de la société d’État en tant que radiodiffuseur public national. Cependant, en ligne, son exploitation locale dans le Nord entre en concurrence avec nous, au niveau des annonceurs, des reportages, des lecteurs et des journalistes. Across Canada, the media landscape is perilous, and it’s getting more perilous. New challenges posed by online giants Facebook and Google make it even harder because they are siphoning off advertising from the federal, territorial and provincial governments. We know readers’ habits are changing.
Partout au Canada, le paysage médiatique est menacé, et cela s’accentue. Les nouveaux défis posés par les géants du Web que sont Facebook et Google rendent les choses encore plus difficiles, parce que ce sont eux qui accaparent la publicité des gouvernements fédéral, territoriaux et provinciaux. Nous savons 26-11-2024 Transports et communications 107:7
We’re doing what we can to hold on to readers and to grow readership. que les habitudes des lecteurs changent, et nous faisons ce que nous pouvons pour les retenir et accroître notre lectorat. We also compete with CBC when it comes to recruiting and retaining journalists. With its massive federal government support, CBC can offer compensation that exceeds ours. It routinely poaches employees from private-sector news organizations, including ours. Nous sommes également en concurrence avec CBC/Radio- Canada pour ce qui est du recrutement et du maintien en poste des journalistes.
Avec l’appui massif du gouvernement fédéral, la société d’État peut offrir une rémunération supérieure à la nôtre et vole régulièrement des employés d’organismes de presse du secteur privé, y compris le nôtre. CBC’s newly self-defined mandate to be an online news source, in addition to being a radio and TV broadcaster, means it is pouring resources into bringing readers to its website. That takes readership away from private-sector news providers. It feels a bit like a predatory business practice, funded by the federal government.
Le nouveau mandat de CBC/Radio-Canada comme source d’information en ligne, en plus de son rôle de radiodiffuseur et de télédiffuseur, signifie que des ressources sont investies pour attirer les lecteurs sur son site Web. Cela enlève du lectorat aux fournisseurs de nouvelles du secteur privé et s’apparente un peu à une pratique commerciale prédatrice, financée par le gouvernement fédéral. In the North, newspapers are almost entirely online. The advertising revenue that supports them is based on readership numbers. The more people who read us, the more we can charge for ads and the healthier our business is.
The more we have to compete with CBC’s online presence, the harder it is for us to get those readers and, as a result, the harder it is to generate revenue. Dans le Nord, les journaux sont presque tous en ligne. Les revenus publicitaires qui les soutiennent sont fondés sur le nombre de lecteurs. Plus il y a de gens qui nous lisent, plus nous pouvons facturer pour les publicités et plus notre entreprise est saine. La concurrence plus grande venant de CBC/Radio-Canada en ligne complique notre tâche pour attirer ces lecteurs et, par conséquent, pour générer des revenus.
Like other newspapers, we don’t mind competition. There are other private-sector news organizations we compete with in the North. Competition is good for journalism. Canada’s newspaper industry needs more of it, not less. But CBC’s massive government support — $1.4 billion — means there isn’t a level playing field. Comme d’autres journaux, nous ne nous opposons pas à la concurrence. Il y a d’autres médias du secteur privé avec lesquels nous sommes en concurrence dans le Nord. La concurrence est bonne pour le journalisme. Il en faut davantage dans l’industrie canadienne de la presse, et non pas moins.
Mais le soutien massif de 1,4 milliard de dollars du gouvernement à CBC/Radio-Canada signifie que les règles du jeu ne sont pas équitables. The question I hope this committee is considering is this: How much money should the federal government spend to support a national public broadcaster that competes with private-sector news organizations in local regional markets?
J’espère que le comité se penchera sur la question suivante : combien d’argent le gouvernement fédéral devrait-il dépenser pour appuyer un radiodiffuseur public national qui fait concurrence aux médias du secteur privé dans les marchés régionaux locaux? Thank you. Merci. [Translation] [Français] The Deputy Chair: I want to thank you all for your remarks. We’ll now open the floor to questions from the senators. La vice-présidente : Merci beaucoup à vous tous pour vos témoignages.
Nous allons passer aux questions des sénateurs et sénatrices. [English] [Traduction] Senator Simons: Thank you all very much for your testimonies and, for those of you who travelled, for travelling to Ottawa to be with us. La sénatrice Simons : Je vous remercie tous de vos témoignages et, pour ceux d’entre vous qui se sont déplacés, d’être venus à Ottawa pour nous rencontrer. I want to start with something Ms. Thompson said that caught my attention. It was about sending children’s programming out via DVD. I want to start by asking this so we understand.
J’aimerais commencer par une chose que Mme Thompson a dite et qui a attiré mon attention, à savoir l’envoi d’émissions pour enfants sur DVD. Je pose cette question en premier pour 107:8 Transport and Communications 26-11-2024
Although I will start with Ms. Thompson, I would like an answer from all three of you. What percentage of your audience has access to broadband and television, and what percentage is only served by radio or short-wave radio? Do people have access to functional internet, or is the reason you are sending out the DVDs because that’s the best way to get the information to people? bien comprendre. Je vais commencer par Mme Thompson, mais j’aimerais que vous répondiez tous les trois.
Quel pourcentage de votre auditoire a accès à la large bande et à la télévision, et quel pourcentage est desservi uniquement par la radio ou la radio à ondes courtes? Les gens ont-ils accès à Internet, ou l’absence d’accès est-elle la raison pour laquelle vous transmettez l’information aux gens par DVD? Karen Prentice, Director of Content and Communications, Inuit Broadcasting Corporation: We have been sending those out for a while now, and that is because the internet is not great up there. We’re leaning to USBs now because fewer people have DVD players, but that was the reason.
Karen Prentice, directrice du contenu et des communications, Inuit Broadcasting Corporation : Nous faisons cela depuis un certain temps déjà, et c’est parce que l’accès à Internet n’est pas si bon dans le Nord. Nous utilisons davantage les clés USB maintenant, parce que moins de gens ont des lecteurs DVD, mais c’est la raison pour laquelle nous procédons ainsi. Since Starlink has come to the North, it has changed things, but that’s only been in the last few years. More and more families are getting Starlink, though, and that is making a difference. That is the current situation, which is changing really rapidly.
Depuis l’arrivée de Starlink dans le Nord, les choses ont changé, mais ce n’est que depuis quelques années. Cependant, de plus en plus de familles s’abonnent à Starlink, et cela fait une différence. C’est la situation actuelle, mais elle évolue très rapidement. In the last five years, not a very high percentage would have had reliable internet, and it is still a problem. We rely upon the internet for our live show. We broadcast it on Facebook Live as well. We have problems with it sometimes.
Au cours des cinq dernières années, le pourcentage de gens ayant un accès fiable à Internet n’était pas très élevé, et le problème continue de se poser. Nous comptons sur Internet pour notre émission en direct. Nous la diffusons également sur Facebook Live. Cela nous pose parfois des problèmes. Starlink has made a very big impact on that. It’s gotten a lot better, actually, and it is apparently fairly affordable. I wouldn’t have the percentage exactly. In elders’ homes, what percentage of them have the internet? Quite a few of them now, do you think? Starlink a eu un impact très important à cet égard.
Les choses se sont beaucoup améliorées, en fait, et il semble que cette option soit assez abordable. Je ne connais pas le pourcentage exact. Quel pourcentage des foyers d’aînés ont accès à Internet? Est-il assez élevé maintenant? Ms. Thompson: Yes, every home has some internet, because they have youth in the house. We have a lot of unilingual elders who don’t use the internet, but I know the young people will translate to the elders what is happening. Mme Thompson : Oui, tous les foyers où il y a des jeunes ont Internet.
Il y a beaucoup d’aînés unilingues qui n’utilisent pas Internet, mais je sais que les jeunes font la traduction pour eux. Senator Simons: I am trying to understand to what extent people still watch television in the North, to what extent people are using radio and to what extent the internet is prevalent. La sénatrice Simons : J’essaie de comprendre dans quelle mesure les gens regardent encore la télévision dans le Nord, dans quelle mesure les gens écoutent la radio, et dans quelle mesure Internet est présent. Ms.
Prentice: As Manitok has mentioned, television and radio are definitely more prevalent for the older population. Mme Prentice : Comme Mme Thompson l’a mentionné, la télévision et la radio sont certainement plus répandues chez les personnes âgées. Ms. Thompson: I’m a lip reader. That’s why I’m not understanding. Mme Thompson : Je lis sur les lèvres. C’est pourquoi je ne comprends pas bien. Senator Simons: I’m sorry, I’m wearing a mask. My apologies. La sénatrice Simons : Je suis désolée, je porte un masque. Toutes mes excuses. Ms.
Prentice: The question was this: In the house, what is the main mode of communication — TV, radio or internet? Mme Prentice : La question était la suivante : à la maison, quel est le principal média utilisé — télévision, radio ou Internet? 26-11-2024 Transports et communications 107:9
Ms. Thompson: When the elders listen to the news, it is from CBC, but it is one-sided. We all know that. That’s a problem. Mme Thompson : Les nouvelles que les aînés écoutent proviennent de CBC, mais elles ne présentent qu’un aspect des choses. Nous sommes tous au courant de cela. C’est un problème. CBC Radio is the vehicle for elders to listen to the news, as is Nunatsiaq News, which is a very good paper to read. We have elders who are reading the newspaper in Inuktut, but a lot of them are listening to the radio to hear what is happening, as well as the TV.
CBC has a little news channel for what is happening around the world, and local news and stuff called CBC Igalaaq. My brother, who lives in Coral Harbour, is 77 years old. He doesn’t like the CBC because he likes to know what is happening in the real world from different journalists, so he tends to read Nunatsiaq News, which is more open in their opinions. La radio de CBC/Radio-Canada est le moyen par lequel les aînés peuvent prendre connaissance des nouvelles, tout comme par Nunatsiaq News, qui est un très bon journal à lire.
Nous avons des aînés qui lisent le journal en inuktitut, mais beaucoup d’entre eux écoutent la radio pour savoir ce qui se passe, ainsi que la télévision. CBC/Radio-Canada a une petite chaîne d’information sur ce qui se passe dans le monde, de même que pour les nouvelles locales, appelée CBC Igalaaq. Mon frère, qui vit à Coral Harbour, a 77 ans. Il n’aime pas CBC/Radio-Canada parce qu’il veut savoir ce qui se passe dans le vrai monde, du point de vue de différents journalistes, alors il a tendance à lire Nunatsiaq News, qui offre des opinions plus diversifiées.
But if you go into an Inuit home, the CBC Radio is on early in the morning and all day until 5 in the evening. I know it’s in the Inuvialuit language in the western Arctic. They have a channel for their CBC News in the evening. That’s where they get the news. Dans les foyers inuits, on écoute la radio de CBC/Radio- Canada à partir de tôt le matin et toute la journée jusqu’à 17 heures. Je sais que c’est en langue inuvialuite dans l’Arctique de l’Ouest. Il y a une chaîne pour les nouvelles en soirée. C’est là que les gens s’informent.
For people who are like my brother who are more political — and my uncle who is 80 years old — they know that CBC is biased or is controlled by the government, whoever has the money. They are aware of that, so a lot of them turn from CBC to Nunatsiaq News to see what other opinions are out there. Les gens qui, comme mon frère, sont plus politisés — tout comme mon oncle de 80 ans — savent que CBC/Radio-Canada est biaisée ou est contrôlée par le gouvernement, par ceux qui ont l’argent.
Ils sont conscients de cela, alors beaucoup d’entre eux se tournent vers Nunatsiaq News pour prendre connaissance d’autres opinions. I don’t have a filter. I’ll just say what I want to say. Je parle sans filtre. Je dis simplement ce que j’ai à dire. The Deputy Chair: Mr. Larocque and Ms. Voudrach, if you can briefly answer Senator Simons about who is watching what and the internet penetration in the North. La vice-présidente : Monsieur Larocque et madame Voudrach, pouvez-vous répondre brièvement à la sénatrice Simons concernant les habitudes d’écoute et la pénétration d’Internet dans le Nord. Mr.
Larocque: I don’t have a specific percentage. I would be guessing what percentage of homes have the internet, but I think it’s very high. M. Larocque : Je n’ai pas de pourcentage précis. C’est une supposition, mais je dirais que le pourcentage de foyers qui ont Internet est très élevé. When I took over four years ago, I was surprised by how connected Northerners were and how much they’re using the internet to get their information in all forms — streamed TV and online news. They’re very internet savvy, and like Manitok said, because of intergenerational households, one person with a phone feeds the entire house.
Lorsque je suis entré en fonction il y a plus de quatre ans, j’ai été surpris de voir à quel point les habitants du Nord étaient branchés et à quel point ils utilisaient Internet pour obtenir de l’information sous toutes ses formes : la télévision en continu et les nouvelles en ligne. Ils connaissent très bien Internet, et comme Mme Thompson l’a dit, à cause des ménages intergénérationnels, une personne avec un téléphone alimentant tout un foyer. Facebook, we’ve discovered, has been the big thing. That’s where Inuit and Northerners talk to each other. Each community has a Facebook page.
The stuff they share on their Facebook page is showing that a lot of people are engaged that way. Nous avons découvert que Facebook joue un rôle important. C’est grâce à cela que les Inuits et les habitants du Nord communiquent entre eux. Chaque communauté a une page Facebook. Ce qu’on y lit montre que beaucoup de gens communiquent de cette façon. 107:10 Transport and Communications 26-11-2024
The Deputy Chair: What about the situation in your community regarding internet access? Ms. Voudrach, maybe a few remarks on the internet access to your region. La vice-présidente : Qu’en est-il de la situation dans votre communauté en ce qui concerne l’accès à Internet? Madame Voudrach, pouvez-vous parler de l’accès Internet dans votre région. Ms. Voudrach: In our region, yes, Starlink is making a lot of changes, and it’s improving a lot of people’s access. Mme Voudrach : Dans notre région, oui, Starlink a changé beaucoup de choses et améliore l’accès pour beaucoup de gens.
I still get a lot of feedback from elders in the communities. In this community, especially here in Inuvik, it’s more of the hub community for Inuvialuit. It’s the largest population in our region, so they still want to see our language and our programming on local cable television. I think a lot of people miss that. Je reçois encore de nombreux commentaires des aînés dans les collectivités. Notre communauté agit davantage comme un carrefour pour les Inuvialuits, surtout ici à Inuvik.
C’est ici que se trouve la population la plus importante de notre région, et celle-ci souhaite toujours avoir de la programmation dans notre langue sur la télévision par câble locale. Je pense que c’est une chose que beaucoup de gens ne comprennent pas. We do have a radio show, Tusaavik, that’s from Dodie Malegana, who is an Inuvialuit speaker. She has her radio that comes on in the afternoon. She’s been able to broadcast a lot of our archives. We have hundreds of hours of raw tape and audio archives. A lot of it is in the language.
We’re trying to find new ways to bring those archives out and have them accessible. The internet is improving in our region, so our goals in the next while are going to be to create an online database for those archives to live so that Inuvialuit can have access to them whenever they want. Nous avons une émission de radio, Tusaavik, de Dodie Malegana, une animatrice inuvialuite. Son émission est diffusée l’après-midi. Elle a permis d’avoir accès à un grand nombre d’archives. Nous avons des centaines d’heures de bandes brutes et d’archives audio, en grande
partie dans notre langue. Nous essayons de trouver de nouvelles façons de rendre ces archives accessibles. Internet s’améliore dans notre région, de sorte que nos objectifs dans un proche avenir seront de créer une base de données en ligne pour ces archives, afin que les Inuvialuits puissent y avoir accès quand ils le veulent. We usually do have a local CBC reporter stationed here in Inuvik, and then, sometimes, if there’s funding from them and they initiate it, APTN will also have one. I believe the only APTN reporter, a video journalist, is stationed in Yellowknife right now.
They’re meant to cover the entire Northwest Territories. It makes it hard to build relationships with local video journalists, especially CBC reporters. Habituellement, nous avons un journaliste local de CBC/ Radio-Canada qui est en poste ici, à Inuvik, et parfois, si du financement est disponible et que l’initiative est prise, APTN en a aussi un. Je crois que le seul journaliste d’APTN, un animateur vidéo, est actuellement en poste à Yellowknife. Ce réseau est censé couvrir l’ensemble des Territoires du Nord-Ouest.
Il est difficile d’établir des relations avec les journalistes vidéo locaux, surtout ceux de CBC/Radio-Canada. Right now, we have a local Inuvialuit CBC video journalist, which has been really cool. His name is Dez Loreen, and he used to manage here at ICS as well. That was very good for representation. À l’heure actuelle, nous avons un vidéojournaliste inuvialuit local de CBC/Radio-Canada, ce qui est vraiment génial. Il s’appelle Dez Loreen, et il a aussi été gestionnaire pour nous à ICS. C’était très bon pour la représentation. The Deputy Chair: Thank you very much, Ms. Voudrach.
La vice-présidente : Merci beaucoup, madame Voudrach. Senator Quinn: Thank you for being here this morning, and thank you for joining us by video. Le sénateur Quinn : Merci à ceux qui sont ici avec nous ce matin, et merci de vous joindre à nous par vidéoconférence. I’m trying to get a feel for CBC and its reach in the North. Is CBC Northern Service throughout the entire Arctic area? I’m seeing nods. J’essaie de me faire une idée de la portée de CBC/Radio- Canada dans le Nord. Est-ce que la société d’État dessert l’ensemble de la région de l’Arctique? Je vois des hochements de tête.
It’s really interesting to hear the specific services that are there for the local communities and the issue of language, et cetera. Are there partnerships that the CBC Northern Service needs to tap into to extract the stories and participation of those people who are involved in the news? How do we leverage that CBC Northern Service reach by accelerating the participation of Il est vraiment intéressant d’entendre parler des services qui sont offerts aux collectivités locales et de la question de la langue, notamment.
Y a-t-il des partenariats que le service de CBC/Radio-Canada dans le Nord devrait exploiter pour obtenir de l’information et faire participer les gens? Comment pouvons- nous tirer parti de la portée du service de CBC/Radio-Canada 26-11-2024 Transports et communications 107:11
Northerners in the actual broadcasts that are provided by the CBC? dans le Nord en accélérant la participation des habitants du Nord aux émissions diffusées? Ms. Thompson: I don’t know if this answers your question, but I do know that, in each community, there is a CBC reporter. This person is a unilingual person a lot of times, and they just report on the community news. Each community has news or highlights or something, so they put this person on. They have a contact person in each community. I know in Nunavik, northern Quebec, they have that, probably.
In the west and Arctic, I don’t know, but I do know that, in our territory, there are people who are reporting through CBC from their communities. Mme Thompson : Je ne sais pas si cela répond à votre question, mais je sais que dans chaque communauté, il y a un journaliste de CBC. Cette personne est souvent unilingue, et elle ne fait que diffuser les nouvelles communautaires. Il y a des nouvelles ou des faits saillants concernant chaque collectivité, alors c’est cette personne qui est écoutée. Il y a une personne- ressource dans chaque collectivité.
Je sais que c’est probablement le cas au Nunavik, dans le nord du Québec. Dans l’Ouest et dans l’Arctique, je ne sais pas, mais je sais que, dans notre territoire, il y a des gens qui font des reportages par l’entremise de CBC/Radio-Canada à partir de leurs communautés. Mr. Larocque: I don’t know if there are possibilities for partnerships between CBC and private-sector news organizations. In the North, the landscape is very similar to what it would be in the urban South.
CBC is in competition with the private-sector news organizations, including their broadcast competitors, CTV or Global, but also with the newspapers and radio stations. You wouldn’t expect the CBC and The Globe and Mail to form partnerships to cover news in Toronto. Similarly, I don’t see a way to form partnerships between CBC and Nunatsiaq News. They’re separate entities, and they obviously have separate budgets and different resources. They have their way of doing things, and other organizations have their ways of doing things. I don’t know how you would find room for partnerships. M.
Larocque : Je ne sais pas s’il y a des possibilités de partenariat entre CBC/Radio-Canada et les médias du secteur privé. Dans le Nord, le paysage est très semblable à celui des zones urbaines du Sud. CBC/Radio-Canada est en concurrence avec les organismes de nouvelles du secteur privé, y compris CTV ou Global, mais aussi avec les journaux et les stations de radio. Vous ne vous attendriez pas à ce que CBC/Radio-Canada et le Globe and Mail forment des partenariats pour couvrir les nouvelles à Toronto. De même, je ne vois pas comment on pourrait former des partenariats entre CBC/Radio-Canada et Nunatsiaq News.
Ce sont des entités distinctes, qui disposent de budgets distincts et de ressources différentes. Chacun a sa façon de faire. Je ne sais pas comment des partenariats seraient possibles. Senator Quinn: Ms. Voudrach, do you have any input? Le sénateur Quinn : Madame Voudrach, avez-vous quelque chose à dire à ce sujet? Ms. Voudrach: I think the key word there that was used a few times was “extract.” Mme Voudrach : Je pense que la clé dans ce cas est d’obtenir de l’information. I also agree with Mr. Larocque that it’s hard to see how the CBC could partner with organizations like us. ICS is a non-profit organization.
We don’t just focus on news and current events but also cultural promotion, preservation, documentation and just sharing content between Inuvialuit. The things that Inuvialuit are interested in about hearing about might not match up with what CBC is reporting. That’s where we kind of come in. We fill that gap. Je suis également d’accord avec M. Larocque pour dire qu’il est difficile de voir comment CBC/Radio-Canada pourrait s’associer à des organisations comme la nôtre. ICS est un organisme sans but lucratif.
Nous ne nous concentrons pas uniquement sur les nouvelles et l’actualité, mais aussi sur la promotion culturelle, la préservation, la documentation et le partage de contenu entre Inuvialuits. Les choses dont les Inuvialuits veulent entendre parler pourraient ne pas correspondre à ce que CBC diffuse. C’est là que nous intervenons. Nous comblons cette lacune.
We have had times when other private, organizations like Cabin Radio — they are coming up in a couple of weeks to sit with us and look through our archives and bureau because they’re working with the N.W.T. government on a documentary film about child and family services and things like that, so they’re going to come and check out our archives. We can consult with them on important people within our Inuvialuit organizations, like our leadership — who they should talk to about the state of child and family services in our region. Il arrive que d’autres organismes privés, comme Cabin Radio, collaborent avec nous.
Ils vont venir dans quelques semaines s’asseoir avec nous et examiner nos archives et la façon dont nous travaillons, dans le cadre d’une collaboration avec le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest pour un documentaire sur les services à l’enfance et à la famille et des choses de ce genre, Ils vont donc venir consulter nos archives. Nous pouvons discuter ensemble des personnes importantes au sein de nos organisations inuvialuites, comme nos dirigeants, à 107:12 Transport and Communications 26-11-2024
qui ils devraient parler de l’état des services à l’enfance et à la famille dans notre région. We can consult with those who are looking to tell stories, but I don’t think it would be wise for us — and I don’t think our people would be very happy — if we were to basically provide resources to the CBC to help them tell our stories. It’s backwards. It’s not what we’re here for. Nous pouvons consulter ceux qui veulent s’exprimer, mais je ne crois pas qu’il serait sage pour nous — et je ne pense pas que nos gens seraient très heureux — de fournir des ressources à CBC/Radio-Canada pour l’aider à parler de nous.
C’est l’inverse qui doit se produire. Ce n’est pas notre rôle ici. Senator Quinn: Let me come at it slightly differently then. You mentioned that the CBC is publicly funded with a lot of money. We have the biggest area of our country — the North — that has a presence of the CBC. Should we rethink this? This committee is looking at regional services of the CBC.
If we looked at the North as a special segment of our country, should the mandate of the CBC be changed so that they become a facilitator feed, if you will, and get out of the competitor thing, but be a conveyor of information that’s generated at those local levels so there’s a broader exposure of that information, or should we simply say to the CBC Northern Service, “You’re no longer in the game, and the local people will provide the information.” You have a network of the CBC, and is it better to rethink how they operate, what they do, and get them out of the competitive game and be a facilitator of information sharing?
Le sénateur Quinn : Permettez-moi d’aborder la question sous un angle légèrement différent. Vous avez mentionné que CBC/Radio-Canada reçoit beaucoup d’argent de l’État. La plus grande région de notre pays, le Nord, est représentée par CBC/ Radio-Canada. Devrions-nous repenser cela? Le comité se penche sur les services régionaux de CBC/Radio-Canada.
Si nous considérions le Nord comme un segment spécial de notre pays, le mandat de CBC/Radio-Canada devait-il être modifié de façon à ce qu’elle devienne un réseau de facilitateurs, si vous voulez, et qu’elle cesse de vous faire concurrence, tout en continuant de transmettre de l’information générée au niveau local, pour que plus de gens en prennent connaissance, ou devrions-nous simplement dire au service de CBC/Radio-Canada dans le Nord : « Vous n’êtes plus dans le jeu, et ce sont les gens de l’endroit qui donnent l’information. »
Comme le réseau de CBC/Radio-Canada existe, est-il préférable de repenser la façon dont il fonctionne et ce qu’il fait, ainsi que de le sortir de la concurrence pour qu’il devienne un facilitateur pour l’échange d’information? The Deputy Chair: I will ask you to answer briefly, because we still have three people who want to ask questions. Please answer the second question briefly, which is quite relevant. La vice-présidente : Je vais vous demander de répondre brièvement, parce qu’il y a encore trois personnes qui veulent poser des questions.
Veuillez répondre brièvement à la deuxième question, qui est tout à fait pertinente. Ms. Thompson: I’m speaking for that Inuit population that is unilingual, our elders. They have been receiving one-sided stories from the CBC for years. It’s unfortunate, but that’s the way it is. If they had a choice of a different TV channel or a radio channel that was in their language, they would be switching channels pretty fast. Mme Thompson : Je parle au nom de la population inuite unilingue, nos aînés. Cela fait des années qu’ils sont informés de façon unilatérale par CBC. C’est malheureux, mais c’est ainsi.
S’ils avaient le choix d’une chaîne de télévision ou une chaîne de radio différente dans leur langue, ils opteraient pour celle-ci assez rapidement. The CBC can be funded by advertisements — why isn’t it? — like CTV, or other channels that give you broader broadcasting. CBC/Radio-Canada pourrait être financée par la publicité — pourquoi pas? — comme CTV, ou d’autres chaînes qui ont une diffusion plus large. I know that when Pierre Poilievre went to visit my territory, the CBC did not announce his visit to the territory, nor did they interview him. The elders didn’t know what he said, and that’s discrimination.
It is. They were not allowed to hear one of the leaders of Canada who visited the territory just because he was of a different party. Je sais que lorsque Pierre Poilievre est venu visiter mon territoire, CBC n’a pas annoncé sa visite et n’a pas non plus fait d’entrevues avec lui. Les aînés n’ont pas pu prendre connaissance de son message, et c’est de la discrimination. C’est exactement ce que c’est. Ils n’ont pas eu le droit d’entendre un des chefs politiques du Canada qui a visité le territoire, simplement en raison du parti qu’il représente.
Inuit want to be part of Canada and want to hear everything too, but right now, their only choice is CBC Radio, and they don’t want to lose it. At least, they get some news through it. The CBC should be like other TV channels in Canada and be funded Les Inuits veulent faire
partie du Canada et prendre connaissance de tout, comme les autres, mais à l’heure actuelle, leur seul choix est la radio de CBC, et ils ne veulent pas la perdre. Elle leur donne au moins accès à des nouvelles. CBC/ 26-11-2024 Transports et communications 107:13
by advertisements so that they’re not just telling one-sided stories to the public. Radio-Canada devrait être comme les autres chaînes de télévision au Canada et être financée par la publicité, afin d’arrêter de se contenter de diffuser des nouvelles à sens unique au public. Mr. Larocque: I would agree with that. Making the CBC more reliant on advertising funding and less reliant on public money might change the approach. M. Larocque : Je suis d’accord. Le fait de rendre CBC/ Radio-Canada plus dépendante du financement publicitaire et moins dépendante des fonds publics pourrait changer l’approche.
I don’t like the idea of telling the CBC to get out of the game in the North. I don’t think we should be telling anybody to get out of the game. We need more people in the game, but we need to have a level playing field, and right now, the thing that’s hurting us is $1.4 billion going into one organization while the rest of us are scrambling to find the revenue that we need to do our work. Je n’aime pas que l’on dise que CBC/Radio-Canada devrait se retirer du Nord. Je ne pense pas que nous devrions dire à quelque entité que ce soit de se retirer.
Nous avons besoin d’un plus grand nombre de joueurs, mais il faut que les règles du jeu soient les mêmes pour tous et, à l’heure actuelle, ce qui nous nuit, c’est que 1,4 milliard de dollars vont à une organisation, tandis que le reste d’entre nous se démènent pour trouver les revenus dont nous avons besoin pour faire notre travail. Ms. Voudrach: I agree with the funding. I think that a lot of the northern production organizations and media organizations rely on the Northern Aboriginal Broadcasting fund from Canadian Heritage, federal money, as well as territorial and our local Inuvialuit government.
Canadian Heritage has said for years that the pool of applicants and people they fund is getting bigger while the pot is getting smaller.
Whereas we used to receive over $300,000 a year from Canadian Heritage — several years ago, I would say maybe ten years ago — now, it’s $190,000. So it has been significantly reduced, and it’s been that way as long as I’ve been here, since 2016, and probably longer. That number has not changed. If anything, it has been reduced. It’s not allowing for us to plan for the future, grow or invest in capacity building in the media. For our people to hear our stories from our voice and interpret it our way, we need more Inuit Inuvialuit in media. They need to be trained, and that takes money and time.
The CBC has a lot of money and a lot of time on the air, so I hope to see that become balanced out. Mme Voudrach : Je suis d’accord avec le financement. Je pense que beaucoup d’organisations de production et d’organisations médiatiques du Nord comptent sur les fonds de Radiodiffusion autochtone dans le Nord de Patrimoine canadien, des fonds fédéraux, ainsi que sur le financement de notre gouvernement territorial et de notre gouvernement inuvialuit local. Patrimoine canadien dit depuis des années que le bassin de demandeurs et de gens qu’il finance s’agrandit, alors que la cagnotte rétrécit.
Alors que nous recevions auparavant plus de 300 000 $ par année de Patrimoine canadien — il y a plusieurs années, je dirais peut-être 10 ans —, aujourd’hui, c’est 190 000 $. Le financement a donc été considérablement réduit, et ce, depuis que je suis ici, depuis 2016, et probablement depuis plus longtemps encore. Ce chiffre n’a pas changé. En fait, le montant a été réduit. Cela ne nous permet pas de planifier pour l’avenir, de prendre de l’expansion ou d’investir dans le renforcement des capacités dans les médias.
Pour que notre peuple puisse se reconnaître dans ce qui est diffusé et interpréter les nouvelles à notre façon, nous avons besoin de plus d’Inuvialuits dans les médias. Il faut les former, et cela prend de l’argent et du temps. CBC/Radio-Canada a beaucoup d’argent et de temps d’antenne, alors j’espère qu’un équilibre sera atteint. Senator Cardozo: Thank you to all our witnesses for being part of this. There are a number of interesting issues that you’ve raised. Le sénateur Cardozo : Je remercie tous nos témoins de leur participation. Vous avez soulevé un certain nombre de questions intéressantes. First, Ms.
Thompson, could you share a little more with us about your experience with the CBC and other news? I understand you’ve been a Member of the Legislative Assembly, or MLA, and minister in the N.W.T. and Nunavut. How did you find the coverage? As a politician getting your views out to the public, how did you find it with the CBC and other media? Tout d’abord, madame Thompson, pourriez-vous nous parler un peu plus de votre expérience avec CBC et d’autres sources d’information? Je crois savoir que vous avez été députée à l’Assemblée législative et ministre dans les Territoires du Nord- Ouest et au Nunavut.
Qu’avez-vous pensé de la couverture médiatique? En tant que politicienne essayant de faire connaître son point de vue au public, qu’avez-vous pensé de CBC/Radio- Canada et des autres médias? Ms. Thompson: My father was unilingual. He passed away at the age of 92. He was a loyal person to the Nunatsiaq News and he read it a lot because I was in politics and he was not receiving Mme Thompson : Mon père était unilingue. Il est décédé à l’âge de 92 ans. Il était loyal envers Nunatsiaq News, qu’il lisait beaucoup parce que j’étais en politique et qu’il ne recevait pas 107:14 Transport and Communications 26-11-2024
the information he needed on a broader opinion with politics. He would turn to Nunatsiaq News as a unilingual person. des informations aussi larges qu’il le souhaitait en matière de politique ailleurs. En tant que personne unilingue, c’était vers Nunatsiaq News qu’il se tournait. The CBC has always been very liberal in their views, promoting liberal politicians. I don’t mean the Liberal Party; I mean liberally minded people. My family, before colonization and in colonization, have been more conservative-minded people. I’m not talking about party politics. We follow the consensus style.
We don’t have the party system in our blood. We don’t appreciate a news reporter telling us just one-sided stories. We don’t appreciate that. We would like to hear both sides. CBC a toujours été très libérale dans ses opinions, faisant la promotion des politiciens libéraux. Je ne parle pas du Parti libéral, mais des gens qui ont l’esprit libre. Avant et pendant la colonisation, ma famille était plus conservatrice. Je ne parle pas du parti politique. Notre système est fondé sur le consensus. Nous n’avons pas le système des partis dans le sang.
Nous n’aimons pas qu’un journaliste ne nous communique qu’un côté des nouvelles. Nous n’apprécions pas cela. Nous voulons prendre connaissance des deux côtés. Over the years, as a politician, I sometimes felt that what I wanted to say was filtered out or censored just because I had a different opinion than that of the broadcaster. I have been in politics before division, after division, and I’m still involved with Nunavut politics, very much so. The people that I talk to are 80 years old, 82 years old, 65, 70.
They’re unilingual people, and it is a shame that the only news that they’re getting is what the broadcaster wants you to hear. It’s a discrimination to my race. We want to be like any person in the world and be able to hear other opinions, and for that reason, we are very happy to have Nunatsiaq News in our territory. Au fil des ans, en tant que politicienne, j’ai parfois eu l’impression que mon opinion était filtrée ou censurée, simplement qu’elle était différente de celle du radiodiffuseur.
J’ai fait de la politique avant la division, après la division, et je m’occupe encore beaucoup de la politique du Nunavut. Les gens à qui je parle ont 80 ans, 82 ans, 65 ans, 70 ans. Ce sont des gens unilingues, et il est honteux que les seules nouvelles qu’ils reçoivent soient celles que le radiodiffuseur souhaite leur transmettre. C’est une discrimination fondée sur la race. Nous voulons être comme n’importe qui dans le monde et pouvoir prendre connaissance d’autres opinions, et c’est pourquoi nous sommes très heureux d’avoir Nunatsiaq News sur notre territoire.
But, right now, CBC Radio is the only voice that speaks the news to the elders, and that’s what they have. Maybe if they were funded differently, maybe they would broaden their views and start introducing us to the rest of the world that has different views. It’s been very censored. À l’heure actuelle, toutefois, la radio de CBC est la seule à diffuser des nouvelles aux aînés, ce qui les limite à cela. Peut- être qu’avec un financement différent, cela élargirait leurs horizons et ferait en sorte que nous puissions commencer à prendre connaissance du reste du monde, avec des points de vue différents.
Il y a eu beaucoup de censure. Senator Cardozo: You don’t feel they bring on enough people of various views to their radio shows to give full voice to the variety of views. Le sénateur Cardozo : Vous n’avez pas l’impression qu’il y a suffisamment de gens de divers points de vue qui participent à leurs émissions de radio pour que la diversité s’exprime de façon pleine et entière. Ms. Thompson: They select who they want to hear, who they want speaking on the radio. That’s a fact. They select what they want the public to hear, and that’s why I feel that CBC television should be able to survive with advertisements.
We’re suffering as a non-profit for IBC funding. Canadian Heritage has steadily decreased since 1990, and with a 124.28% inflation rate, IBC now receives less than what they did in 1990. We’ve never had a raise with inflation. It never changed for 30 years. And here is CBC, funded fully. We’re suffering as non-profits. Mme Thompson : Ils choisissent les personnes qu’ils veulent faire entendre, qu’ils veulent voir s’exprimer à la radio. C’est un fait.
Ils choisissent ce qu’ils veulent que le public entende, et c’est pourquoi je pense que la télévision de CBC/Radio-Canada devrait pouvoir survivre avec des publicités. En tant qu’organisme sans but lucratif, nous souffrons du manque de financement. Le financement de Patrimoine canadien a diminué de façon constante depuis 1990, et avec un taux d’inflation de 124,28 %, IBC reçoit maintenant moins qu’en 1990. Les sommes n’ont jamais augmenté avec l’inflation. Elles n’ont jamais changé pendant 30 ans, alors que CBC/Radio-Canada reçoit un financement complet. Nous souffrons en tant qu’organismes sans but lucratif.
Senator Cuzner: If I could step back just a bit, with our local CBC Radio station, we start the morning off at 6:00 to 8:30 with a local broadcast, very much connected with the community. From 8:30 to noon, we go to the national programming, Matt Le sénateur Cuzner : Si vous me permettez de revenir un peu en arrière, à la station de radio locale de CBC, la matinée commence avec une émission locale, très branchée sur la communauté, qui est diffusée de 6 heures à 8 h 30. De 8 h 30 à 26-11-2024 Transports et communications 107:15
Galloway, Tom Power, what have you. From noon to one is provincial; there’s a provincial show. Then we go back to national, and then back to local again. What would the CBC sound like in your communities? Does it follow a similar format with local and then back and forth with national programming? Is that sort of what takes place? midi, c’est la programmation nationale, avec Matt Galloway et Tom Power, notamment, qui prend le relais. De midi à 13 heures, c’est la programmation provinciale. Nous revenons ensuite à la programmation nationale, puis locale. Que se passe-t-il avec CBC dans vos collectivités?
Est-ce que la diffusion ressemble à cela, avec un passage constant entre les émissions locales et nationales? Est-ce à peu près ce qui se passe? Ms. Thompson: In the morning, CBC reports more national stuff, and then they have across-the-territory highlights of news. I think it’s at twelve o’clock and six o’clock or something. The morning show is different topics. It might be a bill that’s coming forward in the federal government, or the MP might say something or MLAs or premier, territorial news in the morning.
Mme Thompson : Le matin, CBC diffuse davantage d’émissions nationales, ce sont les faits saillants de l’information dans tout le territoire. Je crois que c’est à midi et à 18 heures ou quelque chose du genre. L’émission du matin porte sur différents sujets, que ce soit un projet au gouvernement fédéral, une déclaration d’un député fédéral ou territorial, d’un premier ministre, et des nouvelles territoriales le matin. Senator Cuzner: Is that local or national? Le sénateur Cuzner : Est-ce local ou national? Ms. Thompson: It’s mostly Nunavut news that affects Nunavut.
But for the war in Ukraine, Russia, Israel and stuff, they have that
section in the morning news. Mme Thompson : Ce sont surtout les nouvelles du Nunavut qui touchent le Nunavut. Mais pour ce qui est de la guerre en Ukraine, de la Russie, d’Israël et ainsi de suite, il y a une
section dans les nouvelles du matin. In the afternoon, they have more stories, hunting stories and stuff. Around three o’clock, it’s northern Quebec news, and they interview different people. They are very good at national news and international news in Inuktitut. Northern Quebec is very good with that. L’après-midi, il y a d’autres émissions, par exemple, sur la chasse. Vers 15 heures, c’est le bulletin de nouvelles du Nord du Québec, et on reçoit différentes personnes. Les nouvelles nationales et internationales en inuktitut sont très intéressantes. Le Nord du Québec est très bon à cet égard.
Around four or five o’clock is Kivalliq news, which is my region, and it’s mostly local hunters and seamstresses, and what’s happening, workshops and stuff. And then they have Inuvialuit, western Arctic, later after that, because their hours are different from ours. They have it in their language, which is their news. Vers 16 ou 17 heures, c’est Kivalliq News, dans ma région, et il est surtout question de chasseurs et de couturières locaux, des diverses activités, d’ateliers et de ce genre de choses. Puis, c’est au tour des Inuvialuits, de l’Arctique de l’Ouest, plus tard, en raison de la différence d’heure.
Il y a aussi des nouvelles dans leur langue. There is coverage of international news and national news from CBC TV Igalaaq and radio that you will see on TV and listen on radio. Les nouvelles internationales et nationales sont aussi couvertes par CBC TV Igalaaq et la radio de CBC. Senator Cuzner: Do they access the national programs like The Current in the morning, and Q? Do they broadcast those as well? Le sénateur Cuzner : Ont-ils accès aux émissions nationales comme The Current le matin et Q? Ces émissions sont-elles diffusées également? Ms. Thompson: We hear that.
We hear the English radio, because it’s not Inuktitut all day. There’s Inuktitut for this section, and then they have English, The Current. They do have that on the radio. Mme Thompson : Oui. Nous avons des émissions en anglais, parce que ce n’est pas en inuktitut toute la journée. Il y a l’inuktitut pour cette section, puis l’anglais, The Current. C’est ce qu’on entend à la radio. Senator Cuzner: You shared your concern about their lack of diversity of opinion. Would most of that come from the national programming, or would it come from those regional programs as well?
Le sénateur Cuzner : Vous avez fait part de votre inquiétude quant au manque de diversité d’opinions. Est-ce que cela touche la programmation nationale ou la programmation régionale aussi? Ms. Thompson: Those would be interpreted on what is happening on national news. It would be an
interpretation in our language. A lot of times, CBC will call me, if there’s a bill Mme Thompson : Il y a de l’interprétation dans notre langue aux nouvelles nationales. Bien souvent, CBC m’appelle, s’il y a un projet de loi du gouvernement fédéral, une
loi sur les armes à 107:16 Transport and Communications 26-11-2024
coming forward from the federal government, gun legislation, whatever you guys have, to tell the public what it means. So, yes, they do have that. feu ou une autre mesure, pour que j’explique des choses au public. Donc, oui, cela se fait. Senator Cuzner: Mr. Larocque, in response to Senator Quinn’s question, you said that CBC should rely more on advertising, but in your opening comments, you said that CBC is a competitor and hurting your publication because they’re taking monies from your online. Could you square that for the committee?
Le sénateur Cuzner : Monsieur Larocque, en réponse à la question du sénateur Quinn, vous avez dit que CBC/Radio- Canada devrait compter davantage sur la publicité, mais dans votre déclaration préliminaire, vous avez aussi dit que la société d’État est un concurrent et nuit à votre publication parce qu’elle prend de l’argent qui devrait vous revenir. Pourriez-vous expliquer cela au comité? Mr. Larocque: Yes, I’ll try. I’m imagining where they would be going after advertising, like a private enterprise. We compete with other private sector news organizations that don’t have $1.4 billion backing.
If they had less government backing, you would see a reliance on advertising in the conventional private sector sense, and I think we would welcome that because we already face that. I think that’s the way to square it, is if they were to shift their revenue generation to more of an advertising base. M. Larocque : Oui, je vais essayer. J’imagine qu’ils dépendraient de la publicité, comme une entreprise privée. Nous sommes en concurrence avec d’autres médias du secteur privé qui ne sont pas financés à hauteur de 1,4 milliard de dollars.
S’il y avait moins de soutien gouvernemental, la publicité serait une source de financement comme dans le secteur privé, et je pense que cela nous satisferait, étant donné que nous fonctionnons déjà de cette façon. Je crois que cela explique bien comment les choses se passeraient s’ils devaient réorienter leur production de revenus vers la publicité. Senator Cuzner: Not be a public broadcaster, jump right into being a private broadcaster. Le sénateur Cuzner : Vous voulez dire cesser d’être un radiodiffuseur public et devenir un radiodiffuseur privé. Mr. Larocque: I don’t know.
With the mandate that it has — and this is for people like you to decide — I think that they probably need some kind of public support. If it was privatized or defunded completely, they wouldn’t be able to fulfill the mandate that they’ve got, and that is an important mandate. In my remarks, I said that we support that idea as a national broadcaster. It’s at the local level that we’re worried.
Maybe I’m suggesting a hybrid system where they could apply that $1.4 billion to just their national mandate, explaining Canada to Canadians, and leave the local markets or compete in the local markets with the other private sector players. M. Larocque : Je ne sais pas. Compte tenu de son mandat — et c’est à des gens comme vous d’en décider —, je pense qu’un certain soutien public est probablement nécessaire.
En cas de privatisation ou d’arrêt du financement, CBC/Radio-Canada ne serait pas en mesure de remplir son mandat, qui est important. Dans mon allocution, j’ai dit que nous appuyons l’idée d’un radiodiffuseur national. C’est au niveau local que nous sommes inquiets. Je suggère peut-être un système hybride, dans le cadre duquel ces 1,4 milliard de dollars pourraient servir uniquement au mandat national, à expliquer le Canada aux Canadiens, avec un abandon des marchés locaux ou une concurrence avec les autres intervenants du secteur privé sur les marchés locaux.
Senator Cuzner: But you said that is hurting you now because they are competing in the local markets. You said that is hurting now. Le sénateur Cuzner : Vous avez dit toutefois que la concurrence de CBC/Radio-Canada vous nuit maintenant sur les marchés locaux. Vous avez dit que cela vous fait du tort maintenant. Mr. Larocque: That’s one of the things that’s hurting us. In that their local news — in preparing for this presentation, I went through their website and looked at the advertisers. If those advertisers weren’t advertising with CBC, we might have a shot at them. M.
Larocque : C’est un des aspects où nous sommes touchés. En me préparant pour cet exposé, j’ai consulté le site Web de la société et regardé ses publicités. Si les annonceurs ne faisaient pas de placement publicitaire à CBC/Radio-Canada, nous aurions peut-être une chance de les attirer à nous. The Deputy Chair: Senator Cuzner, I’m sorry, but I have to cut you off. We will extend the first hour a bit so that Senator Dasko can ask a question. Thank you, everybody, and I’m sorry we’re short of time. It is very interesting. La vice-présidente : Sénateur Cuzner, je suis désolée, mais je dois vous interrompre.
Nous prolongerons un peu la première heure afin que la sénatrice Dasko puisse poser une question. Merci à tous. Je suis désolée que nous manquions de temps. C’est très intéressant. 26-11-2024 Transports et communications 107:17
Senator Dasko: I had several questions, but one of them was just asked by Senator Cuzner with respect to the competition for advertising, and I think you have explained that. La sénatrice Dasko : J’avais plusieurs questions, mais l’une d’elles vient d’être posée par le sénateur Cuzner au sujet de la concurrence pour la publicité, et je pense que vous avez expliqué la situation. My first question has to do with some of the operations of IBC. I’m wondering if you could clarify your relationship with APTN. Do they take all of your products and services, or some, or how does that relationship operate?
I’m really not quite sure. Ma première question va donc porter sur certaines des activités d’IBC. Je me demande si vous pourriez préciser votre relation avec APTN. Est-ce que ce réseau reprend tous vos produits et services, ou une
partie seulement, ou comment fonctionne cette relation? Je ne comprends pas vraiment. Ms. Prentice: Currently, we have three shows. We’re a television producer. We, like the Inuvialuit Communications Society, were one of the ones that helped form APTN. APTN is now its own entity, and we have a seat on the board, basically. We sell licences to our products to APTN. We’re a broadcaster, and then they buy our product, basically, and put it on the television. So it goes on APTN. Mme Prentice : Nous avons actuellement trois émissions. Nous sommes un producteur de télévision.
À l’instar de l’Inuvialuit Communications Society, nous avons contribué à la création d’APTN. APTN est maintenant indépendant, et nous avons un siège à son conseil. Nous cédons les licences de diffusion de nos produits à APTN. Nous sommes le premier radiodiffuseur, et APTN achète ensuite nos produits pour les diffuser à la télévision. Nous sommes donc repris sur les ondes d’APTN. We are also in talks with the new Uvagut TV, which is an Inuit television station. We produce content and sell it to them. They don’t really have an obligation to put our television shows on their station.
They have done so, but they also tell us that they will no longer broadcast our children’s show, for example. We have had it for many years, and they only want shows for a maximum of five years. That is an example. It is that type of thing. Par ailleurs, nous sommes en pourparlers avec la nouvelle chaîne de télévision inuite Uvagut. Nous lui vendons du contenu que nous produisons. Cette chaîne n’est pas tenue de diffuser nos émissions de télévision. Par exemple, elle vient de nous annoncer qu’elle ne va plus diffuser nos émissions pour enfants.
Nous avons collaboré pendant de nombreuses années, mais la chaîne ne veut plus signer de contrat de plus de cinq ans. Voilà un exemple de ce qu’il se passe. So we’re competing with other broadcasters. As my colleague said, there is a lot more of them now, so we are trying to compete and have the best products so we can basically sell the licences to APTN and other broadcasters. Nous sommes donc en concurrence avec d’autres radiodiffuseurs. Comme mon collègue l’a dit, la concurrence s’est accrue et nous sommes sur le fil du rasoir à cause de la multiplicité des acteurs en présence.
Nous essayons d’être plus concurrentiels et d’avoir les meilleurs produits possibles pour parvenir à vendre des licences de diffusion à APTN et à d’autres radiodiffuseurs. Senator Dasko: You are operating outside of the APTN arrangement. You have programs and services independent of your relationship with them. La sénatrice Dasko : Vous exercez donc vos activités en dehors de l’entente avec APTN. Vous produisez des émissions et offrez des services en marge de votre relation avec ce diffuseur. Ms. Prentice: Exactly. Most of our products do go to APTN.
Basically, they need our language content because we produce only in Inuktitut, and they have a high threshold for content in Indigenous languages. However, they have no direct obligation to even take our programs. Mme Prentice : C’est cela. La plupart de nos produits aboutissent à APTN qui compte sur notre contenu linguistique parce que nous produisons seulement en inuktitut, et ce réseau est exigeant en matière de contenu en langues autochtones. Cependant, il n’est pas directement obligé de s’approvisionner auprès de nous. Senator Dasko: Right. So you are never competing with them.
You are operating independently. La sénatrice Dasko : Bien. Vous n’êtes donc jamais en concurrence avec APTN. Vous fonctionnez de façon indépendante. Ms. Prentice: That’s an interesting question too, because they do more and more in-house programming. Technically, we shouldn’t be, but they are not only a broadcaster but also a Mme Prentice : C’est aussi une question intéressante, parce que ce réseau a augmenté ses productions à l’interne. Techniquement, nous ne devrions pas être concurrents, mais 107:18 Transport and Communications 26-11-2024
producer. So we compete with them, essentially, for their own shows that they are producing in-house. APTN n’est pas seulement un radiodiffuseur, car c’est aussi un producteur. Nous nous retrouvons donc en concurrence avec ce réseau à cause de ses productions à l’interne. Senator Dasko: And you are in the same markets as they are? La sénatrice Dasko : Et vous êtes tous les deux sur les mêmes marchés? Ms. Prentice: Yes. There is only so much air time and only so many really good slots on television, so in a way. There is APTN North and there is APTN National.
It is changing now because they have a language component as well, so there will be two different stations. The short answer is that, yes, in some ways, we are competing for what time our shows are on and things like that. The good thing we have is, again, the Inuktitut language, and a lot of their programs are in French and English, so we have a leg up in that sense. Mme Prentice : Oui. Le temps d’antenne et le nombre de créneaux valables en télévision sont, pourrait-on dire, limités. Il y a APTN Nord et APTN National.
La situation est en train de changer parce qu’APTN a aussi un volet linguistique, et aura donc deux stations différentes. En bref, et d’une certaine façon, nous sommes donc en concurrence pour les heures de diffusion de nos émissions et des choses de ce genre. Notre avantage tient au fait que nous produisons en inuktitut, car une grande
partie de ses programmes sont uniquement en français ou en anglais. Senator Dasko: I just want to get back to the topic of the CBC. It was mentioned — I’m not sure exactly by who — that the CBC has reporters in each community. I just wonder if you could expand on what that means. Are they reporters for radio or television? Which communities are they in? How does that operate? La sénatrice Dasko : Revenons à CBC/Radio-Canada. Quelqu’un — je ne sais pas qui au juste — a dit que CBC/Radio- Canada a des journalistes dans chaque communauté. J’aimerais que vous nous expliquiez ce que cela signifie.
S’agit-il de journalistes de radio ou de télévision? De quelles communautés parle-t-on? Comment cela fonctionne-t-il? Ms. Thompson: Most of these people are unilingual people who are just reporting about the hockey team that came into town or the polar bears in town. It is just specific to CBC Radio. It is just in Inuktitut. These are not people on TV or anything like that. These are just people who pick up their phone and report to CBC about the weather, the polar bears coming in, sports that are happening and what meeting happened in their town. It is at that level.
I know one unilingual elder who is a reporter for CBC Radio, and he doesn’t report anywhere else. He just goes to CBC. Mme Thompson : La plupart de ces journalistes sont unilingues et ne parlent que de l’équipe de hockey de passage ou des ours polaires qui errent en ville. Ce sont exclusivement des correspondants de la radio de CBC/Radio-Canada qui ne parlent que l’inuktitut. Ils ne passent pas à la télévision, par exemple.
Ce sont des gens qui utilisent leur téléphone pour rendre compte sur les ondes de CBC/Radio-Canada de la météo, de l’arrivée des ours polaires, des rencontres sportives et des réunions au niveau municipal. C’est cela qu’ils font. Je connais un aîné unilingue qui est correspondant à la radio de CBC/Radio-Canada, et il ne fait de reportage nulle part ailleurs. Il travaille uniquement pour CBC/Radio-Canada. Senator Dasko: Are they freelancers? Is that the kind of status they have? La sénatrice Dasko : S’agit-il de pigistes? Quel est leur statut? Ms. Thompson: They are not freelancers.
They are just picked out of the community and given a little; I don’t know how much they make. It wouldn’t be much. They just report once every two weeks or so from their community on their community happenings. They are not writing anything. Mme Thompson : Ce ne sont pas des pigistes. Ils appartiennent à la communauté et touchent une petite rémunération, mais je ne sais pas combien. Pas grand-chose sûrement. Ils ne font rapport qu’une fois toutes les deux semaines sur les événements de leur communauté. Ils n’écrivent rien.
Senator Dasko: They couldn’t be full-time staff if they are working once every two weeks, right? La sénatrice Dasko : Ils ne sont donc pas des employés à temps plein, puisqu’ils ne travaillent qu’une fois aux deux semaines, n’est-ce pas? Ms. Thompson: No, they are not staff. They are just selected from that community to hear what is happening in their communities. Mme Thompson : Non, ce ne sont pas des employés. Ils sont simplement choisis au sein de leur communauté pour savoir ce qui se passe localement. 26-11-2024 Transports et communications 107:19
Ms. Prentice: In contrast, the Inuit Broadcasting Corporation used to have five stations in the North throughout Nunavut, and we used to produce television from all of those places. It used to be broadcast on TVNC, which changed to APTN. We used to do news and had actual stations. There were about three to five people working for IBC at that time. As Manitok mentioned, that was back in the 1990s. It’s been reduced and reduced since then. We just don’t have the funding to do that as a non-profit. But it has happened in the past. But the reporters are just a little bit of community news that are updated like that.
It is not investigative. Mme Prentice : En revanche, l’Inuit Broadcasting Corporation avait cinq stations dans le Nord du Nunavut, et nous produisions des émissions de télévision de tous ces endroits, émissions qui étaient diffusées sur TVNC, devenue depuis APTN. Nous couvrions l’information et avions un réseau de stations. À l’époque, trois à cinq personnes travaillaient à IBC. Comme M. Thomson l’a dit, c’était dans les années 1990. Depuis, l’effectif a été réduit. Nous n’avons tout simplement pas les fonds nécessaires en tant qu’organisme sans but lucratif. Mais nous l’avons déjà fait.
Les correspondants ne couvrent plus que quelques nouvelles communautaires. Ce n’est pas du journalisme d’enquête. The Deputy Chair: We’ll have to interrupt and give the last word to Ms. Voudrach. I believe she wants to answer you, Senator Dasko. Then we have to stop, because we are past 10 o’clock. La vice-présidente : Nous allons devoir vous interrompre et donner le dernier mot à Mme Voudrach. Je crois qu’elle veut vous répondre, sénatrice Dasko. Nous devrons ensuite nous arrêter, car il est passé 10 heures. Ms.
Voudrach: I wanted to give a bit of context to our region, because out here in the N.W.T., we have CBC reporters in the larger communities. In Inuvik, we have a video journalist who is CBC staff, either part-time or full-time. In Yellowknife, they have multiple CBC staff members for radio and television, as does Hay River and Fort Smith, I think. Those are the larger centres in the different regions of the N.W.T.
Mme Voudrach : Je voulais donner un peu de contexte sur la situation dans notre région, car ici, dans les Territoires du Nord- Ouest, nous avons des journalistes de CBC/Radio-Canada dans les plus grandes localités. À Inuvik, nous avons un vidéo- journaliste à temps partiel ou à temps plein, qui fait
partie du personnel de la CBC/Radio-Canada. À Yellowknife, plusieurs journalistes sont employés de la radio et de la télévision de CBC/ Radio-Canada, tout comme à Hay River et à Fort Smith, je crois. Ce sont les principaux centres des différentes régions des Territoires du Nord-Ouest. Usually, the reporters we get have routinely been nonlocal. They have been sent up from Yellowknife, Fort Smith or even from the South, where they were trained in journalism. Right now, our video journalist is Inuvialuit from here, and that’s good, but this is the first of — I don’t know when the last time that was.
Yellowknife — again, they are mainly all non- Indigenous, non-Inuvialuit or non-Northern, or they were raised in the more south of the North. En règle générale, ces journalistes ne sont pas des locaux. Ils viennent de Yellowknife, de Fort Smith ou même du Sud, où ils ont été formés en journalisme. À l’heure actuelle, notre vidéojournaliste est un Inuvialuit du coin. C’est très bien, mais c’est le premier de... Je ne sais pas à quand remonte la dernière fois.
À Yellowknife, on trouve essentiellement des non- Autochtones, des non-Inuvialuit ou des non-résidents du Nord, des gens qui ont grandi dans les régions méridionales du Nord. Senator Dasko: [Technical difficulties] television; is that what you said? La sénatrice Dasko : [Difficultés techniques] la télévision; est-ce bien ce que vous avez dit? Ms. Voudrach: Television and radio. Mme Voudrach : La télévision et la radio. The Deputy Chair: Thank you very much. That brings an end to our panel.
Colleagues, please join me in thanking our witnesses for joining us and taking the time to share their perspectives with us this morning. La vice-présidente : Merci beaucoup. Voilà qui met fin à ces témoignages. Chers collègues, joignez-vous à moi pour remercier nos invités de leurs témoignages et d’avoir pris le temps de nous faire part de leurs points de vue ce matin. [Translation] [Français] Honourable senators, we’re continuing the Standing Senate Committee on Transport and Communications’ study of local services provided by CBC/Radio-Canada.
Honorables sénatrices et sénateurs, nous poursuivons l’étude du Comité sénatorial permanent des transports et des communications sur les services locaux fournis par CBC/Radio- Canada. 107:20 Transport and Communications 26-11-2024
We’re joined by Christian Ouaka, Executive Director of the Association des francophones du Nunavut. He has just arrived from Northern Canada. By videoconference, we’re joined by Audrey Fournier, Executive Director of the Fédération franco- ténoise, which represents the francophones in the Northwest Territories.
Nous accueillons Christian Ouaka, directeur général de l’Association des francophones du Nunavut, qui arrive directement du Nord canadien; par vidéoconférence, nous accueillons Audrey Fournier, directrice générale de la Fédération franco-ténoise, qui représente les francophones des Territoires du Nord-Ouest. [English] [Traduction] We also welcome Jen Gerson an independent journalist at The Line. Welcome to all of you. Nous accueillons également Jen Gerson, journaliste indépendante à The Line. Bienvenue à tous. [Translation] [Français] We’ll start with the five-minute opening remarks. Ms.
Fournier will speak first, followed by Mr. Ouaka and then Ms. Gerson. We’ll then open the floor to questions. On commencera avec des remarques préliminaires de cinq minutes chacun, d’abord avec Mme Fournier, qui sera suivie de M. Ouaka, puis de Mme Gerson. On procédera par la suite à la période des questions. Ms. Fournier, you have the floor. Madame Fournier, vous avez la parole. Audrey Fournier, Executive Director, Fédération franco- ténoise: Good morning and thank you.
Honourable senators, thank you for inviting us to speak today about Radio-Canada’s role in the Northwest Territories and its importance to the francophone community in the Northwest Territories. My name is Audrey Fournier. I’m the executive director of the Fédération franco-ténoise. As the deputy chair explained, our organization represents the francophone communities in the Northwest Territories. Since 1978, we’ve been advocating for the interests of francophones in the Northwest Territories and supporting the community’s development and vitality.
Audrey Fournier, directrice générale, Fédération franco- ténoise : Bonjour et merci beaucoup. Honorables sénatrices et sénateurs, je vous remercie de nous inviter à témoigner aujourd’hui sur le rôle de Radio-Canada dans les Territoires du Nord-Ouest et sur son importance pour la communauté franco- ténoise. Je m’appelle Audrey Fournier et je suis directrice générale de la Fédération franco-ténoise. Comme la vice- présidente vous l’a expliqué, nous sommes l’organisme porte- parole des communautés francophones des Territoires du Nord- Ouest.
Depuis 1978, nous défendons les intérêts des Franco- Ténois et nous soutenons le développement et la vitalité de la communauté. I’ll start with a quick overview of Radio-Canada’s coverage of the Northwest Territories. Je vais d’abord vous brosser un rapide portrait de la couverture de Radio-Canada aux Territoires du Nord-Ouest. Since 1991, Radio-Canada radio has been broadcast exclusively in Yellowknife, the capital. This has left around 25% of the francophone population without access to French-language content. For 30 years, residents tuned in to broadcasts from Montreal.
They had access to content far removed from their reality, with no coverage of their local reality. Depuis 1991, la radio de Radio-Canada est diffusée exclusivement à Yellowknife, la capitale, laissant environ 25 % de la population francophone sans accès à du contenu en français. Pendant 30 ans, les résidants ont capté les ondes de Montréal; ils avaient accès à un contenu qui était bien loin de leur réalité, sans avoir de couverture de leur réalité locale. In 2022, the signal was changed. Yellowknife now receives broadcasts from Edmonton, Alberta.
This change has significantly improved local coverage and the representation of our issues. En 2022, le signal a été modifié pour que Yellowknife capte désormais les ondes d’Edmonton en Alberta. Ce changement a grandement amélioré la couverture locale et la représentation de nos enjeux. In 2018, the hiring of a video journalist in Yellowknife marked a turning point for French-language news in our area. This primarily web-based video journalist produces local content also shared across the country, giving new visibility to the realities of the Northwest Territories.
Although the amount of content remains limited, this initiative has given our issues a greater voice. En 2018, l’embauche d’une vidéojournaliste à Yellowknife a marqué un tournant pour l’information en français dans notre région. Diffusant principalement sur le Web, cette personne produit du contenu local également partagé à l’échelle nationale, donnant ainsi une visibilité nouvelle aux réalités ténoises. Bien que la quantité de contenu reste limitée, cette initiative a tout de même permis à nos enjeux d’être mieux reflétés. 26-11-2024 Transports et communications 107:21
In our opinion, Radio-Canada plays a crucial role in maintaining the vitality of our communities. By providing French-language content that captures our realities, it helps preserve our language and identity, especially among young people. Broadcasting local content also helps newcomers integrate into our communities by giving them a sense of belonging. À notre avis, Radio-Canada joue un rôle crucial dans le maintien de la vitalité de nos communautés. En offrant du contenu en français qui reflète nos réalités, elle contribue à préserver notre langue et notre identité, notamment auprès des jeunes.
La diffusion de contenu local facilite aussi l’intégration des nouveaux arrivants dans nos communautés en leur procurant un sentiment d’appartenance à celles-ci. This local content is also crucial in emergencies. Yet a number of challenges remain in terms of access and the representation of our realities. First, seeing, hearing and getting exposed to relatable content that reflects our environment and key issues helps build a shared identity. As a result, our young people learn that French isn’t just a language learned at school or spoken at home.
It’s also a language that provides information, entertainment, laughter, emotion and a way to live our daily lives. Ce contenu local est aussi crucial en situation d’urgence. Pourtant, il existe encore plusieurs défis en termes d’accès et de représentation de nos réalités. Tout d’abord, le fait de se voir, de s’entendre et d’être exposé à du contenu auquel on peut s’identifier, dans lequel on reconnaît notre environnement et les enjeux qui nous tiennent à cœur, permet de construire une identité partagée.
C’est ainsi que nos jeunes prennent conscience que le français n’est pas seulement une langue qu’on apprend à l’école ou qu’on parle à la maison, mais que c’est aussi une langue avec laquelle on peut s’informer, se divertir, rire, s’émouvoir et vivre au quotidien. The Deputy Chair: I’ll stop you there for a moment. We’re having Internet issues. It’s nothing new. I imagine that you’re in the Northwest Territories. La vice-présidente : Je vais vous arrêter un instant. On a des problèmes avec Internet. Ce n’est pas nouveau. J’imagine que vous êtes dans les Territoires du Nord-Ouest. Ms. Fournier: Yes.
Mme Fournier : Oui. The Deputy Chair: For the translation, you gave us a document. This document is available. Sorry, but we’ll move on to the next witness and come back to you later. We did hear part of the beginning. However, after the video journalist, the situation went south. It isn’t you. This is one of the issues facing the North. We’re experiencing it right now. La vice-présidente : Pour la traduction, vous nous avez procuré un texte. Ce dernier est disponible. Je m’excuse, mais nous allons passer au prochain témoin et revenir à vous plus tard. Nous avons entendu quand même une
partie du début, mais après le vidéojournaliste, la situation s’est gâtée. Ce n’est pas vous, cela fait justement
partie des enjeux du Nord, et nous les vivons en ce moment même. Mr. Ouaka, I’ll ask you to proceed since you’re here. Normally, there aren’t any sound issues. Monsieur Ouaka, je vais vous demander de procéder, parce que vous êtes ici, et normalement, il n’y a pas de problème de son. Christian Ouaka, Executive Director, Association des francophones du Nunavut: Thank you, Madam Deputy Chair.
Honourable senators, on behalf of the board of directors of the Association des francophones du Nunavut, I’d like to thank you for giving us the opportunity to speak today on behalf of the Franco-Nunavois community about Radio-Canada services in our region. Christian Ouaka, directeur général, Association des francophones du Nunavut : Merci, madame la vice-présidente.
Honorables sénatrices et sénateurs, au nom du conseil d’administration de l’Association des francophones du Nunavut, je vous remercie de nous donner l’occasion de nous exprimer aujourd’hui au nom de la communauté franco-nunavoise sur les services offerts par Radio-Canada dans notre région.
For 43 years, the association has striven not only to defend the language rights of the territory’s francophones — who make up approximately 4% of Nunavut’s population and more than 15% of the population in the capital city of Iqaluit — but also to provide a wide range of community services in several areas, including French-language media and communications.
Depuis 43 ans, l’Association des francophones du Nunavut s’efforce non seulement de défendre les droits linguistiques des francophones du territoire, qui représentent environ 4 % de la population du Nunavut et plus de 15 % de la population de la ville d’Iqaluit, la capitale, mais également de fournir une gamme variée de services communautaires dans plusieurs domaines, dont les médias et les communications en français. As a community development organization, the subject of this meeting is particularly close to our hearts, as it touches on both the defence of our language rights and the promotion of our À
titre d’organisme porte-parole du développement communautaire, l’objet de cette séance nous tient particulièrement à cœur, car elle touche aussi bien à la défense 107:22 Transport and Communications 26-11-2024
cultural identity. In support of the Official Languages Act, the Broadcasting Act places Radio-Canada at the centre of the country’s media and cultural articulations, and in particular of our northern territories, which face very specific issues. In such a context, Radio-Canada represents an essential tool for linking francophone communities across the country. de nos droits linguistiques qu’à la promotion de notre identité culturelle. En effet, en appui à la
Loi sur les langues officielles, la
Loi sur la radiodiffusion place Radio-Canada au cœur des articulations médiatiques et culturelles du pays, et en particulier de nos territoires nordiques, qui font face à des problématiques bien spécifiques. Dans un tel contexte, Radio-Canada représente un outil essentiel pour assurer le lien entre les communautés francophones éparpillées à travers le pays. We recognize its fundamental role as the guardian of Canadian cultural sovereignty, especially in the digital age, where the media universe is increasingly dominated by global players.
For us francophones living in Nunavut, Radio-Canada is much more than just a source of information. It is, or should be, a bridge between our northern realities and the rest of the country. Yet, despite Radio-Canada’s mandate, which explicitly includes the obligation to respond to the needs of official language minority communities, we find that our realities and our voices are often absent from its programming. Simply put, we’re not seeing ourselves reflected.
Nous reconnaissons son rôle fondamental en tant que gardienne de la souveraineté culturelle canadienne, surtout à l’ère du numérique, où l’univers médiatique est de plus en plus dominé par des acteurs mondiaux. Pour nous, francophones vivant au Nunavut, Radio-Canada représente bien plus qu’une simple source d’information. Elle est, ou devrait être, un pont entre notre réalité nordique et le reste du pays.
Pourtant, malgré son mandat, qui inclut explicitement l’obligation de répondre aux besoins des communautés de langue officielle en situation minoritaire, nous constatons que nos réalités et nos voix sont souvent absentes de sa programmation. En clair, nous ne nous voyons pas. Francophones in Nunavut do not have access to local French- language television on a daily basis. The digital platform ICI Grand Nord, which features news from the three territories and sometimes from the entire circumpolar region, only marginally reflects the specific concerns of our community.
In fact, our issues are often drowned out by stories dominated by a Quebec- Ontario affinity. Au quotidien, les francophones du Nunavut n’ont pas accès à une télévision locale en français. La plateforme numérique ICI Grand Nord, qui regroupe des nouvelles des trois territoires et parfois de la région circumpolaire dans son ensemble, ne reflète que marginalement les préoccupations spécifiques de notre communauté. En réalité, nos enjeux sont souvent noyés dans des récits dominés par un tropisme québéco-ontarien.
We therefore have the impression that our stories, our voices and our realities are often made invisible. This media marginalization is not without consequences. Access to relevant, localized news in French is essential to maintain social ties, nurture a sense of belonging and encourage active participation in community life. However, we’re still a long way from achieving that in Nunavut. Nous avons ainsi l’impression que nos histoires, nos voix et nos réalités sont souvent invisibilisées. Cette marginalisation médiatique n’est pas sans conséquences.
L’accès à une information pertinente et localisée en français est essentiel pour maintenir le lien social, nourrir le sentiment d’appartenance et encourager la participation active à la vie collective. Or, au Nunavut, nous en sommes encore loin. These challenges are anything but new, and generations of francophones before us have faced them too. To address these shortcomings, our association has had to organize itself over the years to fill the media void. With limited resources, we’ve developed two community media outlets that play an essential role in our daily lives.
Our community radio station CFRT, which has been on the air in Iqaluit since 1994, is the third most listened to radio station in northern and western Canada, with an average audience of 3,000 listeners. Our bimonthly newspaper Le Nunavoix, which we’ve been publishing since 2002, manages to reach 500 subscribers with each printing. Ces défis ne sont pas nouveaux, et les générations de francophones avant nous y ont également fait face. Face à ces lacunes, notre association a dû, au fil des années, s’organiser pour pallier le vide médiatique.
Nous avons développé, avec des moyens limités, deux médias communautaires qui jouent un rôle essentiel dans notre quotidien. Notre radio communautaire CFRT, qui émet à Iqualuit depuis 1994, est la troisième radio la plus écoutée dans le Nord et l’Ouest du Canada, avec une moyenne de 3 000 auditeurs. Notre journal bimensuel, Le Nunavoix, publié depuis 2002, réussit à rejoindre 500 abonnés à chaque tirage. While they are encouraging, these initiatives are not enough to fully meet the growing needs of our community.
Active and diverse francophone immigration fuels the vitality of the territory, but it also requires inclusive media coverage that reflects the plurality of experiences and backgrounds. Ces initiatives, bien qu’encourageantes, ne suffisent pas à répondre pleinement aux besoins croissants de notre communauté. Une immigration francophone active et diverse alimente la vitalité du territoire, mais elle nécessite également une couverture médiatique inclusive, qui reflète la pluralité des expériences et des parcours. 26-11-2024 Transports et communications 107:23
The situation is made even more fragile by potential budget cuts at CBC/Radio-Canada. If these resource cuts affect Radio- Canada in the North, they risk further degrading access to relevant information for our community. Similarly, Radio- Canada’s consultations with francophone communities, while improving, often remain informative rather than participatory. La situation est rendue encore plus fragile par les possibles coupes budgétaires chez CBC/Radio-Canada.
Si ces réductions de ressources affectent Radio-Canada dans le Nord, cela risque de dégrader davantage l’accès à une information pertinente pour notre communauté. De même, les consultations de Radio-Canada avec les communautés francophones, bien qu’elles soient en amélioration, restent souvent informatives plutôt que participatives. These consultations must change to become true spaces for dialogue with the communities. We believe it’s time to refocus Radio-Canada’s mandate to make it a true reflection of the Francophonie in all its diversity.
Ces consultations doivent évoluer pour devenir de véritables espaces de dialogue avec les communautés. Nous croyons qu’il est temps de recentrer le mandat de Radio-Canada pour en faire un véritable reflet de la francophonie dans toute sa diversité. For Nunavut, we feel it’s imperative that Radio-Canada increase its human and technical resources in our territory. We have a single journalist covering 2 million square kilometres. Pour le Nunavut, nous estimons qu’il est impératif que Radio- Canada augmente ses moyens humains et techniques sur notre territoire.
Nous avons une seule journaliste qui couvre 2 millions de kilomètres carrés. We insist on the crucial importance of strengthening our community media capacities, as they play a very important role in our community and already collaborate with Radio-Canada. Nous insistons sur l’importance cruciale de renforcer les capacités de nos médias communautaires, des médias qui jouent un rôle très important dans notre communauté et qui collaborent déjà avec Radio-Canada.
Finally, Radio-Canada has a national responsibility, which includes reflecting the diversity and richness of the Canadian Francophonie in all its forms and accents. It’s time to make it clear that Radio-Canada is a national institution serving all francophone communities, including our own in Nunavut and the Far North. Thank you. Enfin, Radio-Canada a une responsabilité nationale, qui est notamment de refléter la diversité et la richesse de la francophonie canadienne dans toutes ses formes et dans tous ses accents.
Il est temps de préciser que Radio-Canada est une institution nationale au service de toutes les communautés francophones, y compris les nôtres au Nunavut et dans le Grand Nord. Je vous remercie. [English] [Traduction] Jen Gerson, Independent Journalist, The Line, as an individual: Thank you very much for having me. For those who may not be aware, I’m an independent journalist who co-founded an organization called The Line through Substack, and I provide commentary and also a platform for other people who wish to offer thoughtful commentary to Canadians.
We’re generally perceived as being sort of centre, centre right, although we are certainly open to a wide variety of voices here. Jen Gerson, journaliste indépendante, The Line, à
titre personnel : Merci beaucoup de m’avoir invitée. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis journaliste indépendante et j’ai cofondé une organisation appelée The Line through Substack, qui me permet de commenter l’actualité et qui sert de plateforme à d’autres personnes souhaitant faire part de leurs réflexions aux Canadiens. On dit généralement de nous que nous sommes de centre-droite, bien que nous soyons en fait ouverts à une grande variété de courants de pensée.
I think that I have distinguished myself and put myself very much at odds with many other conservatives in this country in being a supporter of the CBC, perhaps because I’m based in Calgary, not Ontario. I have a slightly different perspective on the importance of the CBC, particularly to local markets in the country. Je me distingue de nombreux autres conservateurs du pays et me place en porte-à-faux par rapport à eux, en ce sens que je soutiens CBC/Radio-Canada, peut-être parce que je suis de Calgary et pas de quelque part en Ontario. J’ai un point de vue légèrement différent sur l’importance de CBC/Radio