Senate Committee — SOCI — Evidence — 113ev-56917
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EVIDENCE TÉMOIGNAGES OTTAWA, Thursday, September 26, 2024 OTTAWA, le jeudi 26 septembre 2024 The Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and Technology met with videoconference this day at 11:30 a.m. [ET] to study Bill C-64,
An Act respecting pharmacare. Le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie se réunit aujourd’hui, à 11 h 30 (HE), avec vidéoconférence, pour étudier le projet de loi C-64, Loi concernant l’assurance médicaments. Senator Ratna Omidvar (Chair) in the chair. La sénatrice Ratna Omidvar (présidente) occupe le fauteuil. The Chair: My name is Ratna Omidvar, and I am a senator from Ontario. La présidente : Je m’appelle Ratna Omidvar et je suis une sénatrice de l’Ontario. I am the Chair of the Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and Technology.
Je suis la présidente du Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie. Today, we are continuing our study of Bill C-64,
An Act respecting pharmacare. Before we begin, I would like to ask my colleagues to introduce themselves to our witnesses and to the public, starting with the deputy chair of the committee. Aujourd’hui, nous poursuivons notre étude du projet de loi C-64, Loi concernant l’assurance médicaments. Avant de commencer, j’aimerais demander à mes collègues de se présenter à nos témoins et au public, en commençant par la vice-présidente du comité. Senator Cordy: Jane Cordy, Nova Scotia. Thank you and welcome to our committee this morning. Delighted to have you. La sénatrice Cordy : Jane Cordy, de la Nouvelle-Écosse.
Merci et bienvenue au comité ce matin. Ravie de vous accueillir. Senator Moodie: Rosemary Moodie, Ontario. La sénatrice Moodie : Rosemary Moodie, de l’Ontario. Senator Burey: Sharon Burey, Ontario. La sénatrice Burey : Sharon Burey, de l’Ontario. Senator Osler: Flordeliz Gigi Osler, Manitoba. La sénatrice Osler : Flordeliz Gigi Osler, du Manitoba. [Translation] [Français] Senator Cormier: René Cormier from New Brunswick. Le sénateur Cormier : René Cormier, du Nouveau- Brunswick. [English] [Traduction] Senator Bernard: Senator Wanda Thomas Bernard, Nova Scotia.
La sénatrice Bernard : Sénatrice Wanda Thomas Bernard, de la Nouvelle-Écosse. [Translation] [Français] Senator Brazeau: Good morning, everyone. Patrick Brazeau from Quebec. Le sénateur Brazeau : Bonjour à tous. Patrick Brazeau, du Québec. [English] [Traduction] Senator Seidman: Good morning, Judith Seidman, Quebec. La sénatrice Seidman : Bonjour, je suis Judith Seidman, du Québec. Senator Muggli: Tracy Muggli, Saskatchewan, Treaty 6 territory. La sénatrice Muggli : Tracy Muggli, de la Saskatchewan, territoire visé par le Traité n o 6. The Chair: Thank you colleagues.
Joining us today for our first panel, we welcome the following witnesses in person — thank you for joining us in person — from the Canadian Medical Association, Dr. Joss Reimer, President; from the Society of Obstetricians and Gynaecologists of Canada, Dr. Diane La présidente : Merci, chers collègues. Nous accueillons aujourd’hui notre premier groupe de témoins, en personne. Merci d’être là en personne.
Nous accueillons donc la Dre Joss Reimer, présidente de l’Association médicale canadienne et la Dre Diane Francœur, directrice générale de la Société des obstétriciens et 26-9-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 113:1
Francœur, Chief Executive Officer; from the Canadian Pharmacists Association, Dr. Danielle Paes, Chief Pharmacist Officer, and Joelle Walker, Vice President, Professional and Public Affairs. gynécologues du Canada. De l’Association des pharmaciens du Canada, nous avons Mme Danielle Paes, qui est pharmacienne en chef, et Mme Joelle Walker, vice-présidente aux affaires professionnelles et publiques. Thank you for joining us today. We will begin with opening remarks from Dr. Reimer followed by Dr. Francœur and Ms. Walker. You will have five minutes each for your statements followed by questions from my colleagues.
Dr. Reimer, the floor is yours. Merci d’être avec nous aujourd’hui. Nous commencerons par la déclaration liminaire de la Dre Reimer, suivie de la Dre Francœur et de Mme Walker. Vous aurez cinq minutes chacune pour vos déclarations, puis nous passerons aux questions de mes collègues. Docteure Reimer, la parole est à vous. Joss Reimer, President, Canadian Medical Association: Thank you for the opportunity to speak today and contribute the clinician’s perspective on this initiative on pharmacare.
It is vital that health care professionals have a voice in these discussions to ensure that future policies reflect the highest standards of patient care. Joss Reimer, présidente, Association médicale canadienne : Merci de me permettre de prendre la parole aujourd’hui et de faire connaître le point de vue des médecins sur cette initiative, l’assurance médicaments. Il est primordial que les professionnelles et les professionnels de la santé puissent participer à ces discussions afin d’assurer que les futures politiques reflètent les normes les plus élevées en matière de soins à la patientèle. My name is Dr.
Joss Reimer. I am President of the Canadian Medical Association, or the CMA. I’ve also had the privilege of serving as Chief Medical Officer and Vice-President of Medical Services for the Winnipeg Regional Health Authority and as the medical lead for Manitoba’s COVID-19 vaccine task force. Je suis la Dre Joss Reimer, présidente de l’Association médicale canadienne, l’AMC. J’ai aussi eu le privilège d’être médecin-hygiéniste en chef de l’Office régional de la santé de Winnipeg et responsable médicale du groupe de travail du Manitoba sur la campagne de vaccination contre la COVID-19.
My focus has been on public health, health equity and harm reduction, while continuing to practise maternity care at Women’s Hospital in Winnipeg. Je m’intéresse tout particulièrement à la santé publique, à l’équité en santé et à la réduction des préjudices, tout en maintenant une pratique clinique en soins de maternité à l’hôpital pour femmes ou Women’s Hospital de Winnipeg. The CMA commends the federal government for introducing Bill C-64,
An Act respecting pharmacare, and we fully support its swift passage. This bill, at its core, is about removing barriers to one of the most fundamental aspects of health care — access. L’AMC félicite le gouvernement fédéral de présenter le projet de loi C-64, Loi concernant l’assurance médicaments, et soutient pleinement son adoption rapide. Ce projet de loi vise essentiellement à abolir les obstacles à l’un des aspects les plus fondamentaux des soins de santé : l’accès. The CMA is committed to a robust, publicly funded health care system where access to vital care is determined by need, not by your bank account.
L’AMC s’engage à avoir un système de santé solide, financé par l’État, où l’accès aux soins essentiels est déterminé par le besoin, et non pas par le compte en banque. [Translation] [Français] Canada’s medicare system ensures that hospital and physician services are covered, but many patients still face gaps in coverage for essential medications. When patients cannot afford prescriptions, the care we provide becomes incomplete. These gaps leave patients vulnerable and fracture what should be a seamless care system.
Le régime d’assurance-maladie du Canada veille à ce que les services médicaux et hospitaliers soient couverts. Cependant, de nombreux patients et patientes font toujours face à des lacunes quant à la couverture des médicaments essentiels. Si la patientèle n’a pas les moyens de payer des médicaments d’ordonnance, alors les soins que nous offrons restent incomplets. Ces lacunes rendent la patientèle vulnérable et créent une fracture dans un système de santé qui devrait être homogène. 113:2 Social Affairs, Science and Technology 26-9-2024
[English] [Traduction] I represent physicians across Canada who deeply care about their patients’ access to medications. Over 70% of our members consider a patient’s ability to afford prescriptions before writing them. Je représente les médecins de tout le Canada qui se préoccupent sérieusement de l’accès de leur patientèle aux médicaments. Avant de rédiger une ordonnance, plus de 70 % de nos membres vérifient si leurs patients peuvent s’offrir des médicaments. Prescription medications are a cornerstone of a high-quality, patient-centred and cost-effective health care system.
Les médicaments d’ordonnance constituent la pierre angulaire d’un système de santé de qualité, rentable et axé sur la patientèle. Yet, Canadians face some of the highest drug prices in the world. Patients are handed a prescription as the key to better health, but the medicine cabinet they need to unlock comes with a price tag many can’t afford. Millions of Canadians either have inadequate drug coverage or none at all. More than 20% face financial hardship, leading to unfilled prescriptions, skipped doses or split pills. And these missed treatments have very real, costly impacts.
Pourtant, le prix des médicaments au Canada est parmi les plus élevés au monde. Les gens reçoivent des ordonnances comme étant la clé d’une meilleure santé, mais l’armoire à pharmacie que cette clé est censée ouvrir implique un prix que beaucoup ne peuvent se permettre. Des millions de personnes ont une couverture insuffisante, voire aucune assurance médicaments. Plus de 20 % d’entre elles sont aux prises avec des difficultés financières, ce qui les incite à ne pas faire exécuter leurs ordonnances, à omettre des doses et même à couper en deux des comprimés.
Il va sans dire que le non-respect de ces traitements a des conséquences bien réelles et coûteuses. The average cost of receiving dialysis for someone whose diabetes has been poorly controlled, for example, is $70,000 per patient, per year. À
titre d’exemple, le coût moyen d’une dialyse pour une personne dont le diabète a été mal contrôlé est de 70 000 $ par année-patient. Chair, as I mentioned, I work in women’s health. Recently, I had a patient who could not afford an intrauterine device, an IUD. She returned later with an unplanned pregnancy, facing emotional and further financial challenges. Madame la présidente, comme je l’ai dit, je travaille dans le domaine de la santé des femmes. J’ai récemment eu une patiente qui n’avait pas les moyens d’acheter un stérilet.
Elle est revenue me voir avec une grossesse non planifiée, confrontée à des problèmes émotionnels et à d’autres soucis financiers. I also regularly see patients who opt for invasive, expensive surgery, such as tubal ligation — or getting your tubes tied — because those costs are covered as it is a hospital service rather than a prescription birth control, which is not covered. These stories underscore the real-world impact of this issue.
Je vois aussi régulièrement des patientes opter pour une chirurgie invasive et coûteuse, comme la ligature des trompes, parce que les coûts de cette intervention sont couverts, alors que les contraceptifs, eux, ne le sont pas. Ces témoignages mettent en évidence l’impact bien réel de cet enjeu. A patchwork system of drug coverage leaves too many holes. The time has come to weave together a national plan that no Canadian can slip through. Un régime d’assurance médicaments disparate entraîne de trop nombreuses lacunes.
Le moment est venu d’instaurer un régime national d’assurance médicaments où personne ne sera laissé pour compte. For years, the CMA has called on governments to close the gaps in prescription drug coverage for patients. This is not a new issue. It’s one that has persisted for too long. Depuis des années, l’AMC presse les gouvernements de combler les lacunes de la couverture des médicaments d’ordonnance pour la patientèle. Ce problème n’est pas nouveau. Il existe depuis trop longtemps.
Bill C-64 addresses a critical need in our health care system — a system that remains in crisis with an increasing number of patients struggling to access timely, quality care despite the best efforts of health care workers. Le projet de loi C-64 répond à un besoin critique dans notre système de santé, un système qui est toujours en crise, avec un nombre croissant de patientes et de patients qui peinent à obtenir des soins de qualité dans des délais raisonnables, malgré tous les efforts déployés par les travailleuses et travailleurs de la santé. 26-9-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 113:3
With the inclusion of contraceptives and diabetes medications in its first phase, pharmacare will make a significant impact in the lives of so many Canadians, the patients we as doctors see every day. Avec l’inclusion des contraceptifs et des médicaments pour le traitement du diabète dans la première phase de la mise en œuvre du projet de loi, l’assurance médicaments aura un effet significatif sur la vie de nombreux Canadiens et Canadiennes, les patients et patientes que nous voyons tous les jours.
Governments at all levels must collaborate to improve patient health by establishing a cost-shared prescription medication program. This is a step toward a continuum of affordable and accessible health care for everyone. Tous les ordres de gouvernement doivent collaborer pour améliorer la santé de la patientèle en mettant en place un programme à coût partagé de couverture des médicaments d’ordonnance. C’est le premier pas vers un continuum de soins de santé abordables et accessibles pour l’ensemble de la population canadienne.
Bill C-64 is a commitment to dismantle financial barriers that prevent Canadians from accessing the care they need. It’s one stride toward comprehensive, universal coverage, but more work remains. Le projet de loi C-64 est un engagement à abolir les obstacles financiers qui empêchent la population canadienne d’avoir accès aux soins dont elle a besoin. Il constitue une avancée vers l’instauration d’une couverture universelle et complète, mais il reste du travail à faire. The CMA remains willing and able to provide the voices of health workers to ensure this legislation fulfills its promise.
L’AMC reste prête et déterminée à faire entendre la voix des travailleuses et des travailleurs de la santé en vue de s’assurer que cette mesure législative tienne sa promesse. The Chair: Thank you, Dr. Reimer. We will move on to Dr. Francœur. La présidente : Merci, docteure Reimer. Nous passons à la Dre Francœur. [Translation] [Français] Dr. Diane Francœur, Chief Executive Officer, The Society of Obstetricians and Gynaecologists of Canada: Good Morning, Madam Chair, members of the committee. My name is Diane Francœur.
I am a practicing obstetrician and gynaecologist at CHU Sainte-Justine in Montreal, as well the Chief Executive Officer of the Society of Obstetricians and Gynaecologists of Canada, SOGC. I’m here today to discuss Bill C-64, which will provide for universal free coverage of a full suite of contraception options for Canadian women. Dre Diane Francœur, directrice générale, Société des obstétriciens et gynécologues du Canada : Madame la présidente, mesdames et messieurs les membres du comité, bonjour. Je m’appelle Diane Francœur, je suis obstétricienne et gynécologue au CHU Sainte-Justine à Montréal.
Je suis aussi directrice générale de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada. Je suis ici aujourd’hui pour discuter du projet de loi C-64, qui offrira une couverture universelle et gratuite d’une gamme complète de méthodes contraceptives aux Canadiennes. [English] [Traduction] Today, I want to highlight why this measure is important and long overdue, why it’s not just a “women’s issue” or a “luxury,” why it’s a smart economic policy that benefits all of society and why we urge you to ensure all forms of birth control are included in the final bill and to pass it without undue delay.
Aujourd’hui, je tiens à souligner les raisons pour lesquelles cette mesure est importante et s’impose depuis longtemps, pourquoi ce n’est pas une question qui concerne uniquement les femmes ni un luxe, pourquoi il s’agit d’une politique économique intelligente et avantageuse pour l’ensemble de la société, pourquoi nous vous exhortons d’inclure toutes les formes de contraception dans la version définitive du projet de loi, et d’adopter le projet de loi sans retard indu. It’s fitting that we are talking about this today because today is World Contraception Day.
We have a unique opportunity to mark this important awareness day by taking real action for women’s health and reproductive rights. Because today, somewhere in Canada, a woman will have to choose between La discussion d’aujourd’hui tombe à point, en cette Journée mondiale de la contraception. Nous avons une occasion unique de marquer cette importante journée de sensibilisation en posant des gestes concrets pour les droits des femmes en matière de santé et de reproduction. En effet, aujourd’hui, quelque part au 113:4 Social Affairs, Science and Technology 26-9-2024
buying groceries, paying her heating bill, filling up her gas tank or paying for her birth control. Canada, une femme devra choisir entre payer l’épicerie, payer sa facture de chauffage, faire le plein d’essence ou payer sa contraception. We all know that Canadians are feeling the burden of the rising cost of living. But for 9 million women of child-bearing age, there’s an extra cost — the cost of preventing unintended pregnancy. Nous savons tous que les Canadiennes et Canadiens ressentent le fardeau de la hausse du coût de la vie.
Cependant, pour neuf millions de femmes en âge de procréer, il y a un coût supplémentaire : le coût de la prévention d’une grossesse non désirée. Birth control is a basic need, even though it’s not always openly talked about. Yet, for those 9 million women, it’s just as essential to their daily lives as any other personal or bodily need. La contraception est un besoin fondamental, même si l’on n’en parle pas toujours ouvertement. Or, pour ces neuf millions de femmes, la contraception est tout aussi essentielle à leur vie de tous les jours que n’importe quel autre besoin personnel ou corporel.
Contraception gives women autonomy to plan their lives and plan their families. Women with barrier-free access to birth control are more likely to finish school and participate in the workforce. They enjoy more economic stability, and when they do choose to have children, they have healthier pregnancies. La contraception offre aux femmes l’autonomie nécessaire pour planifier leur vie et leur famille. Les femmes qui ont un accès facile aux moyens de contraception sont plus susceptibles de terminer leurs études et de participer à la vie active.
Elles ont une plus grande stabilité économique et, lorsqu’elles choisissent d’avoir des enfants, elles vivent mieux leur grossesse. On average, Canadian women spend 30 years of their lives shouldering the costs of trying to avoid a pregnancy. But these costs can limit birth control options for women. Au cours de leur vie, les Canadiennes assument les coûts liés à la prévention d’une grossesse pendant 30 ans, en moyenne, mais ces coûts peuvent limiter les options de contraception qui s’offrent à elles.
Canada currently has a patchwork of coverage for contraceptives, which varies depending on income, insurance and where you live. This forces some women to choose the cheapest method, not necessarily the best method for their bodies or their overall health. In some cases, they may not be able to afford any birth control at all, and this can result in unintended pregnancy. I see this every week in my obstetrics-gynaecology, or OB-GYN, practice. We can do better for Canadian women.
Actuellement, au Canada, la couverture offerte pour les contraceptifs est très disparate et varie selon le revenu, les assurances et le lieu de résidence. Cela oblige certaines femmes à choisir la méthode la moins chère, pas nécessairement la meilleure pour leur corps ou leur santé en général. Certaines femmes n’ont tout simplement pas les moyens de s’offrir la contraception, ce qui peut entraîner une grossesse non désirée. C’est ce que je vois chaque semaine dans mon cabinet de gynécologie-obstétrique. Nous pouvons faire mieux pour les femmes canadiennes.
Until today, 40% of pregnancies in Canada are still unintended. This doesn’t just impact women and their families; it also affects the economy. The direct cost of unintended pregnancies in Canada is estimated at $320 million per year, and that doesn’t include the downstream costs to society or to parents. Encore aujourd’hui, 40 % des grossesses au Canada ne sont pas désirées. Cela n’a pas seulement des répercussions sur les femmes et leur famille, mais aussi sur l’économie.
On estime à 320 millions de dollars par année le coût direct des grossesses non désirées au Canada, sans compter les coûts en aval pour la société ou les parents. [Translation] [Français] As a national voice for women’s health, the SOGC welcomes this new bill that proposes universal free access to contraceptives. But we know that new programs, especially one as significant as this, can take time to implement. We know that big changes in health care can be challenging to implement.
En tant que porte-parole nationale de la santé des femmes, la SOGC se réjouit du nouveau projet de loi proposant un accès universel et gratuit aux contraceptifs, mais nous savons que la mise en œuvre de nouveaux programmes, en particulier un programme aussi important que celui-ci, peut prendre du temps. Nous savons que les grands changements dans le domaine des soins de santé peuvent être difficiles à mettre en œuvre. 26-9-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 113:5
That is why we urge you, honourable senators, to ensure that Bill C-64 is passed smoothly and without undue delay. To fully implement the commitments contained in this bill, Ottawa will have to negotiate agreements with the provinces and territories, which will take time. Any parliamentary delay will only force women to wait longer for the help they so desperately need. Our patients, our nurses, our daughters and our neighbours ask us every day when this bill will be passed, as they are waiting impatiently for this coverage. Every day that women take the risk of unplanned pregnancy is one too many.
Voilà pourquoi nous vous demandons instamment, honorables sénatrices et sénateurs, de veiller à ce que le projet de loi C-64 soit adopté sans heurts et sans retard injustifié. Pour mettre pleinement en œuvre les engagements contenus dans ce projet de loi, Ottawa devra négocier des accords avec les provinces et les territoires, ce qui prendra du temps. Tout retard parlementaire ne fera qu’obliger les femmes à attendre plus longtemps cette aide dont elles ont tellement besoin.
Nos patientes, nos infirmières, nos filles et nos voisines nous demandent tous les jours quand ce projet de loi sera adopté, car elles attendent cette couverture avec impatience. Chaque jour où l’on prend des risques de devenir enceinte de façon non planifiée en est un de trop. We also urge you to make sure the final version of this bill covers all types of contraceptives: the pill, the patch, the ring, IUDs, the shot and the implant. Every option must be available so that women can choose the one that is best for them.
This will ensure that 9 million women in Canada aren’t forced to make family planning decisions based on their income. Thank you. Nous vous demandons également de veiller à ce que la version finale de ce projet de loi couvre tous les types de méthodes contraceptives : la pilule, le timbre, l’anneau, les stérilets, l’injection et l’implant. Toutes les options doivent être disponibles pour que les femmes puissent choisir celle qui est la meilleure pour elle. Ainsi, neuf millions de femmes au Canada ne seront pas contraintes de prendre des décisions en matière de planification familiale en fonction de leurs revenus.
Je vous remercie. [English] [Traduction] The Chair: Thank you very much, Dr. Francœur. Ms. Walker. La présidente : Merci beaucoup, docteure Francœur. Madame Walker, la parole est à vous. [Translation] [Français] Joelle Walker, Vice President, Canadian Pharmacists Association: Madam Chair and members of the committee, thank you very much for inviting us here today. I will make my remarks in English, but I will be happy to answer your questions in French or English.
Joelle Walker, vice-présidente, Association des pharmaciens du Canada : Madame la présidente et mesdames et messieurs les membres du comité, merci beaucoup de nous avoir invités aujourd’hui. Je vais faire mes remarques en anglais, mais je serai heureuse de répondre à vos questions en français ou en anglais. [English] [Traduction] I will make three points today. We are here today representing over 45,000 pharmacists, most of whom work in community pharmacies across every province and territory and in some of Canada’s most remote locations. Je ferai valoir trois points aujourd’hui.
Nous sommes ici aujourd’hui pour représenter plus de 45 000 pharmaciens, qui travaillent en grande majorité dans des pharmacies communautaires dans l’ensemble des provinces et territoires et dans certaines régions parmi les plus éloignées du Canada. Pharmacists know drug plans. Anyone who’s walked into a pharmacy with their drug card knows that the pharmacist is the one managing their drug coverage. Every day, they submit millions of claims on behalf of their patients, they spend time on the phone with public and private insurance plans and they help patients identify alternative treatments when needed.
Les pharmaciens connaissent les régimes d’assurance médicaments. Quiconque est allé en pharmacie avec sa carte d’assurance médicaments sait que c’est le pharmacien qui gère leur assurance médicaments. Chaque jour, les pharmaciens soumettent des millions de demandes de remboursement au nom de leurs patients, passent du temps au téléphone avec les régimes d’assurance publics et privés et aident les patients à trouver d’autres traitements, au besoin. We often see patients who struggle with the costs of their medications, and changes are needed.
However, it’s because of the pharmacists’ experience that we believe the best way forward Nous voyons souvent des patients qui peinent à payer leurs médicaments; des changements s’imposent. Cependant, nous sommes d’avis, en raison de l’expérience des pharmaciens, que 113:6 Social Affairs, Science and Technology 26-9-2024
is through a universal, mixed public-private model. It would limit disruption to the system and ensure the greatest benefits for Canadians. la mise en place d’un modèle universel mixte public-privé est la meilleure solution pour l’avenir. Un tel modèle limiterait les perturbations du système et serait des plus avantageux pour les Canadiens. This brings me to my second point. The potential for significant disruption can’t be overestimated.
As members of this committee can likely attest from the recent Public Service Health Care Plan transition, changing drug plans can be extremely disruptive for plan members and for pharmacists. Switching from a private drug plan to a public drug plan can be equally disruptive, so changes must be implemented carefully to avoid confusion and reduce administrative burden. Cela m’amène à mon deuxième point : on ne peut surestimer le risque de perturbations importantes.
Comme les membres de ce comité peuvent probablement en témoigner dans la foulée de la récente transition du Régime de soins de santé de la fonction publique, changer de régime d’assurance médicaments est susceptible d’entraîner des perturbations à la fois pour les participants au régime et les pharmaciens. Passer d’un régime privé à un régime public peut avoir un effet tout aussi perturbateur. Par conséquent, la prudence est donc de mise lorsqu’on apporte des changements afin d’éviter toute confusion et de réduire le fardeau administratif.
Public drug plans across Canada are far less comprehensive than private plans. As the committee has heard, the diabetes and contraception lists are fairly limited. If the legislation shifts people from private to public, pharmacists and physicians will have to spend a considerable amount of time switching patients to new medications if those drugs are no longer covered, filling out paperwork to get special exemptions and communicating these changes to patients. Au Canada, la couverture des régimes publics d’assurance médicaments est beaucoup moins complète que celle des régimes privés.
Comme le comité l’a entendu, les listes de médicaments contre le diabète et les listes de contraceptifs sont assez limitées. Si la mesure législative entraîne une transition du privé au public et que certains médicaments ne sont plus couverts, cela obligera les pharmaciens et les médecins à consacrer énormément de temps pour modifier la médication des patients, remplir des formulaires pour obtenir des exemptions spéciales et informer les patients de ces changements. To provide a personal example, I’m on a birth control pill that is not listed on the proposed list of medications.
It took me over three years to find something that worked for me that didn’t have some of the side effects that affected my day-to-day life. Knowing that contraceptives will be covered publicly, will my employer continue to cover contraceptives? Will my pharmacy still stock those drugs that aren’t covered? Will there be exemptions, and will my pharmacist have to apply for those exemptions for me? These are important questions that we believe need to be understood and answered before this legislation goes any further. Permettez-moi de donner un exemple personnel.
Je prends une pilule contraceptive qui ne figure pas sur la liste des médicaments proposés. Cela m’a pris plus de trois ans pour trouver un médicament qui me convient et qui ne s’accompagne pas d’effets secondaires qui nuisent à ma vie quotidienne. Sachant que les contraceptifs seront couverts par le régime public, mon employeur maintiendra-t-il la couverture? Ma pharmacie gardera-t-elle en stock des médicaments qui ne sont pas couverts? Y aura-t-il des exemptions? Mon pharmacien devra-t-il en faire la demande pour moi?
Voilà d’importantes questions qui, selon nous, doivent être comprises et exigent des réponses avant que cette mesure législative n’aille plus loin. Finally, pharmacare should not just be about the cost of drugs. It should be about the care that people need to take those drugs. Every provincial pharmacare act recognizes this fact and incorporates pharmacy services in their legislation. Enfin, l’assurance médicaments ne devrait pas être uniquement une question de coût des médicaments, mais devrait être axée sur les soins dont les gens ont besoin pour prendre ces médicaments.
Ce fait est reconnu dans toutes les lois provinciales sur l’assurance médicaments, qui comprennent les services pharmaceutiques. That’s why we’re proposing that this committee amend the definition of “pharmacare” to include pharmacy services, aligning Bill C-64 with provincial pharmacare programs. Voilà pourquoi nous proposons que ce comité modifie la définition de « régime d’assurance médicaments » afin d’inclure les services pharmaceutiques et d’harmoniser le projet de loi C-64 aux programmes provinciaux d’assurance médicaments.
In a recent poll conducted by Abacus Data, 83% Canadians agreed that the cost of pharmacy services should be included in the national pharmacare plan. That’s because Canadians Dans un sondage mené récemment par Abacus Data, 83 % des Canadiens sont d’avis que le coût des services pharmaceutiques devrait être inclus dans le régime national d’assurance 26-9-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 113:7
understand and value the care that they get from pharmacists. médicaments. En effet, les Canadiens comprennent les soins qu’ils reçoivent des pharmaciens et en sont reconnaissants. We also believe that pharmacists must be included in the committee of experts, which, again, would align with many provincial regulations. Pharmacists bring a unique, practical perspective, one grounded in daily interactions with patients. Their insights are critical to making sure this policy works in the real world.
Nous sommes aussi d’avis que les pharmaciens doivent être inclus dans le comité d’experts, ce qui, encore une fois, s’harmoniserait avec diverses réglementations provinces. Les pharmaciens apportent une perspective unique et pratique qui est fondée sur les interactions quotidiennes avec les patients. Leur point de vue est essentiel pour veiller à ce que cette politique fonctionne dans le monde réel. In closing, we urge this committee to consider amendments that would clarify the role of private insurance in pharmacare and to ensure that pharmacy services are included in any national pharmacare plan.
En conclusion, nous exhortons le comité à examiner des modifications qui viendraient clarifier le rôle de l’assurance privée dans l’assurance médicaments et à veiller à inclure les services pharmaceutiques dans tout régime national d’assurance médicaments. I look forward to your questions. C’est avec plaisir que je répondrai à vos questions. The Chair: Thank you, Ms. Walker. We will go to questions. Colleagues, we will start with Senator Cordy. La présidente : Merci, madame Walker. Nous passons maintenant aux questions. Chers collègues, nous commencerons par la sénatrice Cordy.
Senator Cordy: Thank you all very much. You are all at the front line whether it’s as a doctor prescribing a medication or a pharmacist trying to fill medication prescriptions, so thank you all very much for being here. La sénatrice Cordy : Merci beaucoup à toutes. Vous êtes toutes en première ligne, soit comme médecin qui prescrit un médicament ou comme pharmacienne qui remplit une ordonnance. Donc, merci beaucoup à vous toutes d’être ici. Dr. Reimer and Dr. Francœur, you both spoke about the challenges of women in terms of contraceptives and how women have to make these decisions.
You have said there are 9 million women dealing with unplanned pregnancies, which sort of blows me away. I guess we don’t hear about them all, but that’s a very high number that I think we should always consider. Docteure Reimer et docteure Francœur, vous avez toutes les deux parlé des défis, pour les femmes, en ce qui concerne la contraception et les décisions connexes qui leur incombent. Vous avez dit que neuf millions de femmes risquent des grossesses non planifiées, ce qui me consterne, en quelque sorte.
J’imagine que nous n’entendons pas parler de toutes ces femmes, mais c’est un chiffre extrêmement élevé que nous devrions toujours garder à l’esprit. What will this bill do for women of child-bearing age in terms of contraceptions and preventing pregnancies or for family planning because not everyone is trying to prevent a pregnancy? Par rapport à la contraception et à la prévention de la grossesse ou de la planification familiale — puisque ce n’est pas tout le monde qui veut éviter une grossesse —, quelle sera l’incidence de ce projet de
loi sur les femmes en âge de procréer? Dr. Francœur: As you notice, I come from Quebec, so we have been allowing women to have free access to IUDs since 2006, and I still cannot believe that close to 20 years later, it is not available for the rest of the country. Canada is still a country, and every woman in this country should have the same access. Dre Francœur : Comme vous le savez, je viens du Québec, où les femmes ont un accès gratuit aux dispositifs intra-utérins depuis 2006. Je n’arrive toujours pas à croire que près de 20 ans plus tard, cela n’est pas offert dans le reste du pays.
Le Canada est encore un pays, et toutes les femmes de ce pays devraient avoir le même accès. My background is also as a pediatric adolescent gynaecologist, so I used to run the teenage pregnancy clinic. When I started, our rates were like 28 per 1,000 adolescents being pregnant. Now it’s down to 4. Teenagers don’t get pregnant at the same rates because of these long, active contraceptive methods that are reversible, of course. Je travaille aussi en gynécologie pédiatrique auprès des adolescentes; j’ai donc dirigé la clinique d’obstétrique adolescente.
Lorsque j’ai commencé, le taux de grossesse était de 28 par 1 000 adolescentes. Maintenant, c’est 4 par 1 000. Les taux de grossesse chez les adolescentes sont moins élevés grâce aux méthodes contraceptives actives et à long terme aux effets évidemment réversibles. 113:8 Social Affairs, Science and Technology 26-9-2024
It is a matter of choice, and we know that when women have the best choice that fits them, they are going to stay on it, have fewer side effects and be happy. As my colleague pharmacist just said, sometimes they are not able to choose the best method for them because it is just too expensive. Even if you count it day by day, an IUD is sometimes a cheap choice, but you have to pay for it upfront and women don’t have this kind of money, and it is even worse now. I think the facts are there; we just need to make it available for the rest of the country.
C’est une question de choix, et nous savons que les femmes ont accès au médicament qui leur convient le mieux, elles continuent de le prendre, elles ont moins d’effets secondaires et elles sont heureuses. Parfois, comme ma collègue pharmacienne vient de l’indiquer, elles ne peuvent pas choisir la meilleure option parce qu’elle est trop chère. Lorsqu’on fait le calcul par jour, un dispositif intra-utérin ne coûte pas cher, mais il faut payer le montant complet d’avance et les femmes n’ont pas cet argent, ce qui est encore pire aujourd’hui.
Je pense que les faits sont là; il faut simplement rendre cela accessible dans le reste du pays. Senator Cordy: Dr. Reimer, did you have anything to add? La sénatrice Cordy : Docteure Reimer, avez-vous quelque chose à ajouter? Dr. Reimer: I completely agree with my colleague. The upfront costs are a huge barrier for many patients. I worked in a clinic in downtown Winnipeg that served northern Manitobans who go back and forth between Winnipeg and the North, and most of them cannot afford to pay for their medications.
We would regularly have IUDs available in our clinic, but that was funded either by donation or by the physicians paying. We have had examples where we had to have difficult conversations about whether to use an expired IUD because there was no other option available. That’s the only one we have. They can’t afford anything. Dre Reimer : Je suis tout à fait d’accord avec ma collègue. Le coût initial est un obstacle considérable pour bon nombre de patientes.
J’ai travaillé dans une clinique au centre-ville de Winnipeg qui comptait parmi sa clientèle des gens du Nord du Manitoba qui font la navette entre Winnipeg et le Nord, et la plupart de ces gens n’ont pas les moyens de payer leurs médicaments. Des dispositifs intra-utérins étaient régulièrement disponibles à notre clinique, mais ils étaient payés à l’aide de dons, ou par les médecins. Il nous est arrivé d’avoir des conversations difficiles sur la possibilité d’utiliser un stérilet expiré, parce qu’il n’y avait pas d’autre option. C’est notre seule option. Elles n’ont pas les moyens de se payer quoi que ce soit.
These are conversations that are heartbreaking to have when an IUD is often the cheapest option in the long-run but still not available to that individual. So a bill like this will have a huge impact on Canadians and their ability to control their own family planning and make a major impact on their day-to-day lives, and it is for that reason that we encourage the swift passage of this bill without amendment to ensure that Canadians who have waited far too long for this coverage get the coverage that they need.
Ce sont des conversations qui brisent le cœur lorsqu’un dispositif intra-utérin est l’option la moins chère à long terme, dans bien des cas, mais que la personne n’y a toujours pas accès. Par conséquent, un projet de loi comme celui-ci aura une incidence énorme pour les Canadiennes, à la fois sur leur capacité de contrôler leur planification familiale et sur leur vie quotidienne.
C’est pour cette raison que nous sommes favorables à l’adoption rapide de ce projet de loi, sans modification, pour veiller à ce que les Canadiennes qui attendent cette couverture depuis beaucoup trop longtemps obtiennent la couverture dont elles ont besoin. Senator Seidman: Thank you very much for your testimony here today, for taking the time to come and help us understand the importance of this piece of legislation. I would like to address my questions to you, Ms. Walker and Dr. Paes, if I might.
As a Quebecer, I think we are very privileged and we understand only too well the importance of the pharmacist in health care as a front-line practitioner in many respects, and we know that we see our pharmacist more often than we see our general practitioners and very often pharmacists play an important role in diagnosis, in renewing prescriptions and in Quebec, most recently, even in prescribing. I feel very strongly that this is a very important aspect of the pharmacist’s role for Canadians right now when access to physicians is so challenging.
La sénatrice Seidman : Je vous remercie de votre témoignage et je vous remercie également d’avoir pris le temps de venir nous aider à comprendre l’importance du projet de loi. J’aimerais adresser mes questions à Mme Walker et à Mme Paes si vous me le permettez. En tant que Québécoise, je crois que nous sommes très privilégiés et que nous ne comprenons que trop bien l’importance du rôle de pharmacien dans le système de santé. Il agit comme professionnel de première ligne à plusieurs égards. Nous le voyons plus souvent que notre médecin.
Très souvent, il joue un rôle important dans le diagnostic et il renouvelle des ordonnances. Depuis tout récemment au Québec, les pharmaciens peuvent même rédiger des ordonnances. À mon avis, il s’agit là d’un aspect crucial du rôle de pharmacien actuellement, à une époque où il est si difficile pour les Canadiens de voir un médecin. 26-9-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 113:9
I find it interesting that pharmacy services are not included anywhere in this bill. “Pharmacist” isn’t included in the
definitions and “pharmacy services” aren’t included. I don’t know if that’s my special perspective because of being a Quebecer and pharmacists have always played a large role in providing service. I ask you that, to start with. Je trouve curieux que les services pharmaceutiques ne soient mentionnés nulle part dans le projet de loi. Le mot « pharmacien » ne se trouve pas dans les définitions, les mots « services pharmaceutiques » non plus. Ma réflexion vient peut- être du fait que je suis Québécoise et que pour moi, les pharmaciens ont toujours joué un rôle important dans la prestation de services.
J’aimerais avoir votre avis sur la question. I would also like to know — you talked a bit about the administrative and bureaucratic burdens that might be placed on pharmacists as they try to navigate the changes in the bill. I would also specifically like to ask you about drug shortages because I know that we heard yesterday about restrictions in Health Canada’s formulary, and you, Ms. Walker, spoke about a drug — J’aimerais aussi vous entendre sur un autre sujet.
Vous avez brièvement parlé du fardeau administratif et bureaucratique qui pourrait incomber aux pharmaciens, qui devront s’adapter aux changements apportés par le projet de loi. J’aimerais aussi que vous nous parliez des pénuries de médicaments. Nous avons entendu des témoignages hier au sujet des restrictions liées à la liste des médicaments assurés de Santé Canada, et vous avez parlé, madame Walker, d’un médicament... The Chair: A number of questions in a short time. Ms. Walker, they were all addressed to you. La présidente : Cela fait beaucoup de questions en peu de temps.
Madame Walker, ces questions vous étaient toutes adressées. Ms. Walker: In preparation for this, we reviewed all of the provincial legislation that relates to pharmacare. Every province has some form of pharmacare act, and it is very explicit in those bills that pharmacy services are part of that. When you get a prescription filled, there is the cost of the drug, the dispensing fee and often a number of other services that are provided to make sure that the medication is taken appropriately and that they all work together.
That’s a critical component that we think is missing from the bill and should align with the provincial legislation, as we know it will have to be a bilateral discussion with the provinces. Mme Walker : En préparation pour la réunion d’aujourd’hui, nous avons passé en revue toutes les lois provinciales liées aux régimes d’assurance médicaments. Chaque province a sa propre loi en la matière, et il est très explicite dans ces lois qu’elles s’appliquent aux services pharmacologiques.
Lorsqu’on fait préparer une ordonnance, il y a le coût du médicament, les frais d’ordonnances et, souvent, d’autres services sont fournis pour veiller à ce que le médicament soit bien administré et à ce qu’il n’y ait pas de mauvaises interactions entre les différents médicaments. C’est un élément fondamental qui n’a pas été inclus dans le projet de loi. Il faudrait être cohérent avec les lois provinciales, puisque le projet de loi mènera à des discussions bilatérales avec les provinces. The administrative burden is real, and I spoke about the Public Service Health Care Plan.
We had a lot of pharmacies in Ottawa particularly who deal a lot with public service workers. Services, different types of drugs and packaging were not available in the transition, so pharmacists were spending time filling out forms, communicating with insurance plans about what was allowed and not allowed and especially for people who are maybe older, you can’t just send them to a website. You have to really help support them in getting that treatment. For us, those are really key elements, and any transition needs to be very carefully measured. Le fardeau administratif est bien réel.
J’ai parlé du Régime de soins de santé de la fonction publique. Les pharmacies à Ottawa servent d’innombrables fonctionnaires. Certains services, certains types de médicaments et certains formats n’étaient pas accessibles pendant la transition, et les pharmaciens se sont retrouvés à devoir remplir des formulaires et communiquer avec les régimes d’assurance pour savoir ce qui était admissible et ce qui ne l’était pas, particulièrement pour les personnes âgées; on ne peut pas tout simplement les diriger vers un site Web. Il faut vraiment les accompagner pour qu’elles puissent suivre le traitement prescrit.
Ce sont pour nous des éléments clés, et toute transition doit être soigneusement préparée. Lastly, on shortages, this is a real issue. Pharmacists spend about 20% of their time managing drug shortages. That’s time they are not spending doing other things, including direct patient care. The concept that if you bulk buy a lot of drugs, you save money is perhaps accurate in the pure sense, but it also has a lot of consequences. We’re most vulnerable in Canada when we only have one particular medication for something.
If that medication, for whatever reason — if there is a plant malfunction Finalement, pour ce qui est des pénuries de médicaments, il s’agit d’un enjeu bien réel. Les pharmaciens passent environ 20 % de leur temps à gérer des pénuries de médicaments, du temps qu’ils ne peuvent pas passer à faire autre chose, comme fournir des services directs aux patients. L’achat de médicaments en grande quantité permet peut-être de faire des économies à proprement parler, mais cela a également de nombreuses conséquences. Les Canadiens sont plus vulnérables lorsque nous 113:10 Social Affairs, Science and Technology 26-9-2024
in another country, we don’t have that supply. So we really do need to ensure that when we’re purchasing medications — which pharmacists essentially do the purchasing themselves — that we’re thoughtful about how such a program — n’avons qu’un seul médicament disponible pour un usage donné. Si ce médicament n’est pas disponible pour quelque raison que ce soit, par exemple si une usine dans un pays étranger connaît des défaillances, nous n’avons plus le médicament en question.
Il faut vraiment nous assurer que lorsque nous nous procurons des médicaments, et ce sont les pharmaciens qui placent les commandes, nous gardons en tête le fait que le programme... The Chair: Thank you, Ms. Walker. We may have to come back. There may be a second round. La présidente : Je vous remercie, madame Walker. Il nous faudra peut-être revenir à vous. Il y aura peut-être un deuxième tour de questions. Senator Osler: Thank you to all the witnesses who are here today. I have two questions.
The first is to the Canadian Medical Association, or CMA, and the second to the Canadian Pharmacists Association, or CPA. La sénatrice Osler : Je remercie tous les témoins qui sont avec nous aujourd’hui. J’ai deux questions : une pour l’Association médicale canadienne, ou AMC, et l’autre pour l’Association des pharmaciens du Canada, ou APC. You are familiar with the principles of the Canada Health Act, which is referred to in Bill C-64, in which the minister is to consider. Public administration, comprehensiveness, universality, portability and accessibility. Vous connaissez les principes établis dans la
Loi canadienne sur la santé, à laquelle renvoie le projet de loi C-64, des principes dont le ministre doit tenir compte : la gestion publique, l’intégralité, l’universalité, la transférabilité et l’accessibilité. This committee has heard ambiguity on whether national pharmacare will be publicly administered, and that definition in the Canada Health Act is — requires that health insurance plans to be managed by a public agency on a not-for-profit basis.
Notre comité a entendu des témoignages ambigus concernant le caractère public, ou non, du régime national d’assurance médicaments; la définition dans la loi indique que — exige que les régimes d’assurance-maladie soient gérés par un organisme public, sans but lucratif. CMA’s recent draft policy on managing public and private health care only calls on governments to ensure universal access to medically necessary prescription drugs regardless of a patient’s ability to pay.
Dans une récente ébauche de politique de l’AMC sur les régimes de soins de santé publics et privés, l’organisme demande simplement aux gouvernements de garantir un accès universel aux médicaments sur ordonnance de première nécessité médicale, indépendamment de la capacité de payer du patient. Could you expand on that recommendation, and of those five principles, why speak only of universality and accessibility when evidence shows that the costs associated with administering public drug plans are a fraction of the costs of program administration incurred by private insurers? So why leave out public administration?
Pourriez-vous nous en dire plus sur cette recommandation et sur les cinq principes? Pourquoi parler uniquement d’universalité et d’accessibilité quand les preuves montrent que les coûts associés à une gestion publique du régime d’assurance médicaments ne représentent qu’une fraction des coûts de gestion des assureurs privés? Pourquoi laisser de côté la gestion publique? Dr.
Reimer: Certainly, we value all of the principles of the Canada Health Act, and it is critical that all Canadians can trust in their health system to be available to them regardless of where they’re located, that it be comprehensive, accessible, portable and publicly administered as required. Dre Reimer : Il va de soi que les principes établis dans la
Loi canadienne sur la santé nous tiennent tous à cœur. Tous les Canadiens doivent pouvoir avoir confiance en leur système de soins de santé et avoir la certitude qu’ils y auront accès, peu importe où ils habitent, et que les principes d’intégralité, d’accessibilité, de transférabilité et de gestion publique seront respectés. With this bill, we recognize that there is still a lot of work that needs to occur with the bilateral negotiations between the provinces and the federal government, and it is a complex system with complex outcomes. But we also recognize that with an Concernant le projet de loi, nous reconnaissons qu’il reste encore beaucoup de travail à accomplir au
chapitre des négociations bilatérales entre les provinces et le gouvernement fédéral. Il s’agit d’un système complexe qui produit des résultats 26-9-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 113:11
election coming, this bill is critical to bring Canadians the access that they need, that they have been waiting far too long to have. complexes. Toutefois, nous reconnaissons également qu’avec l’élection qui approche, le projet de loi est essentiel pour garantir aux Canadiens l’accès au système dont ils ont besoin et qu’ils attendent depuis trop longtemps.
While the details of how it is administered may still need to be worked out, we still encourage the Senate to pass the bill without amendments to ensure that Canadians do get access because access is what we’re hearing from Canadians as their primary concern right now in the health care system beyond any of the other principles in the Canada Health Act. Bien que les détails concernant l’administration du régime ne sont pas encore arrêtés, nous encourageons le Sénat à adopter le projet de loi sans amendement pour que les Canadiens puissent avoir accès au système.
C’est la principale préoccupation des Canadiens concernant le système de soins de santé, bien avant les autres principes définis dans la loi. Senator Osler: Thank you. For CPA, you mentioned your recommendation of a universal, mixed public-private model. Similar to my last question: Have you given any consideration as to who would administer the public national pharmacare? La sénatrice Osler : Je vous remercie. J’aurais maintenant une question pour l’APC. Vous recommandez un modèle universel mixte, donc alliant le public et le privé.
Toujours dans la même veine, avez-vous songé à qui administrerait le régime national public d’assurance médicaments? Ms. Walker: The way we sort of see this bill is — we have targeted two classes of medications, and they are extremely important. No one is debating that.
Our view is that there are a lot of other disease groups — heart, cancer and there are patients there who are also looking for some relief — and the opportunity to provide a broader level of coverage for those people who don’t have coverage would be an amazing first step to really helping a broader number of Canadians have access rather than switching people who currently have a reasonable amount of coverage — who don’t maybe need it — in a first phase. Mme Walker : Voici comment nous entrevoyons le projet de loi : on a ciblé deux catégories de médicaments, et elles sont très importantes.
Personne ne le remet en question. À notre avis, il existe de nombreuses autres catégories de maladies — les maladies du cœur, les cancers, et il y a là des patients qui auraient aussi besoin d’un coup de pouce —; ce serait l’occasion d’offrir une plus vaste couverture aux personnes qui ne sont pas assurées. Il s’agirait là d’un grand premier pas qui permettrait de donner accès aux médicaments à un plus grand nombre de Canadiens au lieu d’utiliser cette première phase pour changer de régime des personnes qui ont peut-être déjà une couverture acceptable et qui n’en ont peut-être pas besoin.
That’s sort of been our approach, and we know that it works well for a lot of provinces. Quebec has that model. Things can always get better, but we think that that’s a very appropriate way to move forward. C’est l’approche que nous privilégions, et nous savons qu’elle fonctionne bien dans plusieurs provinces. Le Québec a justement adopté ce modèle. On peut toujours améliorer les choses, mais nous croyons que cela constitue déjà un pas dans la bonne direction. [Translation] [Français] Senator Cormier: My question will be for Dr. Francœur. Welcome to all the witnesses.
Le sénateur Cormier : Je vais poser ma question à la Dre Francœur. Bienvenue à tous les témoins. On the one hand, you said that contraception wasn’t just a women’s issue. I agree with you. On that, I was thinking that the contraceptive pill for men is experimental, but condoms are available. Are they accessible? In fact, I’ve been asking myself a number of questions about the role men can play and the ways in which the medical system can help all citizens overcome the challenges related to contraception. D’une part, vous avez dit que la contraception n’était pas que l’histoire des femmes.
Je suis d’accord avec vous. À ce sujet, je me disais que la pilule contraceptive pour les hommes est expérimentale, mais que les condoms existent. Sont-ils accessibles? En fait, je me suis posé plusieurs questions sur le rôle que peuvent jouer les hommes et les façons dont le système médical peut aider l’ensemble des citoyens à contrer les défis relatifs à la contraception. You said that the bill should be passed without amendment as quickly as possible, but you also said that all contraceptive methods should be included.
Are all the methods included in the Vous disiez que le projet de loi doit être adopté sans amendement le plus rapidement possible, mais vous avez également dit que toutes les méthodes contraceptives devraient y 113:12 Social Affairs, Science and Technology 26-9-2024
list of drugs, and if not, what should be done? That would undoubtedly require amendments or modifications on our part. être incluses. Est-ce que toutes les méthodes sont incluses dans la liste des médicaments, et sinon, que faudrait-il? Cela nécessiterait sans doute de notre part un travail d’amendement ou de modification. Dr. Francœur: That’s a very good question. Currently, all methods are included in the proposal: patches, pills, IUDs, implants and injections. Dre Francœur : C’est une très bonne question.
À l’heure actuelle, dans la proposition, toutes les méthodes sont incluses : les timbres, les pilules, les stérilets, les implants et les injections. That said, in an ideal world, we’d like condoms to be there as well. We can’t have everything. Cela dit, dans un monde idéal, on aimerait bien que les condoms y soient aussi. On ne peut pas tout avoir. When it comes to women’s health, it always requires a day one. Let’s make it happen. Then we can always expand it. We see it in the field, and I think that Dr. Reimer has more or less the same experience as I do, that disadvantaged women are always negotiating.
They don’t have any help to pay for contraceptives. Their spouses manipulate them. Not having access to free contraceptives is another step that increases inequities between men and women. In the proposal, we’d prefer that the bill be passed quickly and then it can always be improved. For now, all methods are included, so that women can have access to the method that will solve most of the problems they face every day and so that women don’t have to negotiate the cost of contraceptives with their spouses, because it doesn’t work. The situation is even worse for disadvantaged women.
En matière de santé des femmes, pour combattre les iniquités, il faut toujours un jour 1. Faisons-le arriver. Ensuite, on pourra toujours l’étendre. On s’aperçoit sur le terrain, et je pense que la Dre Reimer a un peu la même pratique que moi, que les femmes démunies sont toujours en train de négocier. Elles n’ont pas d’aide pour payer la contraception. Les conjoints les manipulent. Le fait de ne pas avoir accès à une contraception gratuite, c’est une autre étape qui augmente les iniquités entre les hommes et les femmes.
Dans la proposition, on préfère que le projet de loi soit adopté rapidement et après, on pourra toujours l’améliorer. Pour l’instant, toutes les méthodes sont incluses, afin de donner la possibilité aux femmes d’avoir accès à la méthode qui pourra régler la plus grande
partie des problèmes qu’elles subissent tous les jours et afin que les femmes n’aient pas à négocier le coût de la contraception avec le conjoint, parce que cela ne fonctionne pas. Chez les femmes démunies, c’est encore pire. Senator Cormier: Thank you, Dr. Francœur. Le sénateur Cormier : Merci, docteure Francœur. My second question is for Ms. Walker. I don’t know much about pharmacy services. You said that services should be included, and you named a few. Is there a list of priority services?
Since the federal government will be signing agreements with the provinces and territories, would there be a way to take the needs of pharmacies into account in those agreements, as you’ve expressed them to us? Ma deuxième question s’adresse à Mme Walker. Je n’ai pas de grandes connaissances en matière de services de pharmacie. Vous avez dit que les services devraient être inclus. Vous avez nommé quelques services. Y a-t-il une liste de services prioritaires?
Puisque le gouvernement fédéral va conclure des ententes avec les provinces et territoires, y aurait-il moyen de tenir compte dans ces ententes des besoins des pharmacies, comme vous nous les avez exprimés? Ms. Walker: Pharmacists offer a variety of services in every province, and it’s the same in New Brunswick. Some of them are really very drug-specific, even just to write the prescription and educate the person on possible side effects, but they also offer a lot of immunization and prescription services for minor conditions.
Our concern with the federal government’s bill was that it didn’t reflect exactly how the provinces saw the whole situation in the context of a public system. Every province has a public drug system. We think this should be reflected in the same bill. Mme Walker : Dans chaque province, et c’est pareil au Nouveau-Brunswick, les pharmaciens offrent une variété de services.
Certains sont vraiment très particuliers aux médicaments, même juste pour faire l’ordonnance et éduquer la personne sur les effets secondaires possibles, mais ils offrent aussi beaucoup de services de vaccination et de prescription d’ordonnance pour des conditions mineures. Ce qui nous inquiétait dans le projet de loi du gouvernement fédéral, c’est qu’il ne reflétait pas exactement comment les provinces voyaient toute la situation dans le contexte d’un système public. Chaque province offre un système public de médicaments. À notre avis, il faudrait que ce soit reflété dans le même projet de loi.
Senator Cormier: Could this be negotiated in the agreements? Le sénateur Cormier : Dans les ententes, cela pourrait-il être négocié? 26-9-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 113:13
Ms. Walker: Absolutely. However, it would be nice to see it in the bill as well to make sure it’s clear. Mme Walker : Absolument. Toutefois, ce serait bien de le voir dans le projet de loi aussi pour s’assurer que ce soit clair. [English] [Traduction] The Chair: Thank you, Ms. Walker. La présidente : Je vous remercie, madame Walker. Senator Moodie: To the witnesses, thank you for being here today. I want to put it out there as a physician, I work with patients every day — with children with chronic diseases — to switch their drugs to new drugs.
I write a prescription; it goes to the pharmacy; the pharmacist fills it. It’s as simple as that. I’m a little concerned about the way it is characterized as complicated and the time spent that would be required to transition patients perhaps towards pharmacare drugs that might come into play with this new plan. It has been characterized as a somewhat time-consuming and perhaps complicated process. I would like you to comment on why you see this as complicated and time- consuming. La sénatrice Moodie : Je remercie les témoins d’être parmi nous aujourd’hui.
Je tiens à préciser qu’en tant que médecin, je travaille avec des patients tous les jours — avec des enfants souffrant demaladies chroniques — afin de faire la transition vers de nouveaux médicaments. Je rédige une ordonnance, qui est envoyée à la pharmacie, puis le pharmacien la prépare. C’est aussi simple que cela. Je suis un peu perturbée du fait qu’on dépeint le tout comme étant compliqué et qu’on parle du temps nécessaire pour effectuer la transition vers de nouveaux médicaments avec le nouveau régime proposé. Certains ont affirmé qu’il s’agissait d’un processus compliqué nécessitant beaucoup de temps.
Pourriez-vous nous dire pourquoi vous envisagez le tout comme étant long et compliqué? Danielle Paes, Chief Pharmacist Officer, Canadian Pharmacists Association: I would be happy to provide my perspective as a pharmacist and as someone who was there on the front line when OHIP+ was rolled out. I was having conversations with parents, with children about what that coverage looked like. So when they would come to the pharmacy expecting their drug to be covered and it wasn’t, that’s a really hard conversation to have.
So trying to understand what their insurance coverage currently is and how that aligns with the current formulary of the public plan, connecting with their doctor, with their nurse practitioner, trying to understand if there is going to be the need for a switch. Is there a timeline for this? Will there be any delays in therapy? Trying to make sure that transition is as smooth and as comfortable for our patients, especially sick children, is important.
Danielle Paes, pharmacienne en chef, Association des pharmaciens du Canada : Je serai heureuse de vous faire part de ma perspective en tant que pharmacienne qui était sur les premières lignes lorsque le régime OHIP+, l’assurance-maladie de l’Ontario, a été mis en œuvre. J’ai eu des conversations avec des parents et des enfants concernant la nouvelle couverture. Lorsqu’ils venaient à la pharmacie chercher leurs nouveaux médicaments, qu’ils croyaient couverts et qui ne l’étaient pas, cela donnait lieu à des conversations très difficiles.
Alors pour les patients de tenter de comprendre quelle est leur couverture actuelle et en quoi elle correspond à la liste actuelle des médicaments assurés, réussir à voir un médecin ou une infirmière praticienne pour tenter de comprendre si une transition s’avère nécessaire... Quel est le calendrier établi? Est-ce que cela entraînera des retards dans la thérapie? Il est important de faire en sorte que cette transition soit aussi douce et facile que possible pour nos patients, surtout pour les enfants malades.
Senator Moodie: I understand that, but understanding also that these are transitions that happen on a daily basis. There would be perhaps a period of expansion that has to be dealt be with. But your industry has dealt with periods of expansion before. So can you explain to me why this is seen as such a hurdle? La sénatrice Moodie : Je comprends. Toutefois, il faut comprendre aussi que ce genre de transition se produit tous les jours. Il y aura peut-être une période d’adaptation, mais votre industrie a déjà dû gérer des périodes de mise en œuvre par le passé.
Pourriez-vous m’expliquer pourquoi la transition est perçue comme un si grand obstacle? Ms. Paes: I think a lot of what pharmacists do is behind the scenes. We are on the phone with insurance plans. There is not a lot of visibility into what it takes to get access to medication. It is not just a list. It is a matter of making sure that everything aligns so that the actual drug gets into the hands of the patients. That’s just the first time.
If there are side effects, if it is not tolerated, if the disease progression changes and we need to re-evaluate that, all that assessment, all of that follow-up that’s happening through that healthy relationship — Mme Paes : Je crois qu’une grande
partie des tâches des pharmaciens ne sont pas visibles. Nous parlons au téléphone avec les représentants des régimes d’assurance. Les efforts déployés pour avoir accès à un médicament passent inaperçus. Il ne s’agit pas simplement d’une liste. Il faut s’assurer que tout concorde, de sorte que le patient reçoive ses médicaments. Et là, on ne parle que de la première visite. S’il y a des effets secondaires, si le patient ne tolère pas le médicament, si la maladie évolue et qu’il faut réévaluer les médicaments, eh bien toute cette réévaluation et les suivis se font dans le cadre d’une relation saine... 113:14 Social Affairs, Science and Technology 26-9-2024
Senator Moodie: — the doctor as well. It is a system thing. La sénatrice Moodie : ... pour le médecin aussi. C’est la même chose dans tout le système. Ms. Paes: Absolutely. Mme Paes : Absolument. Senator Moodie: I have another question if I have the time. We were talking about some of the services pharmacists provide. A lot of them are services that are reimbursed at the provincial level through negotiation at the provincial level.
You talk about some of this, again, as another issue, but what do you see will be your role when and if there is a pharmacare bill in advocating for the appropriate reimbursements and time and whatever at the provincial level that you would be putting in place and needing to put in place to ensure that service is continued, as this is where these negotiations occur — not with the feds, not with the bills that we are doing. This is provincial. Provinces implement health care. La sénatrice Moodie : S’il me reste du temps, j’aimerais poser une autre question. Nous parlions des services qu’offrent les pharmaciens.
Beaucoup de ces services sont remboursés par le gouvernement provincial, grâce aux négociations menées au palier provincial. Vous dites qu’il s’agit d’un autre enjeu. Quel sera votre rôle, si le projet de loi est adopté, concernant les remboursements appropriés, le calendrier et la coordination avec les provinces, que mettrez-vous en place, qu’est-ce qui devrait être mis en place pour veiller à la continuité des services, puisque c’est à ce palier que les négociations auront lieu — pas avec le gouvernement fédéral, pas selon le projet de loi que nous étudions. C’est de compétence provinciale.
Ce sont les provinces qui assurent la prestation des soins de santé. Ms. Walker: I’ll just use basic math because I’m terrible at math. The pharmacare bill specifically talks about the drug costs, but that’s not the only thing that a public plan pays for. It also includes the dispensing fee as a core expense. So it is important that the federal government make sure that when they are doing their funding, especially if the act says the drug costs, they may not be factoring in some of the additional costs they would need to transfer to provinces.
Mme Walker : Je me contenterai de faire des calculs élémentaires, car je suis nulle en mathématiques. Le projet de
loi sur l’assurance médicaments aborde directement le coût des médicaments, mais ce n’est pas la seule dépense qu’un régime public assume. Les régimes publics incluent également les frais d’exécution des ordonnances dans les dépenses de base. Il est donc important que le gouvernement fédéral n’oublie pas de tenir compte, dans le financement, de certains coûts supplémentaires qu’il devra transférer aux provinces — en particulier si la loi mentionne le coût des médicaments. The Chair: Thank you. We may need to get back to that. La présidente : Merci. Nous devrons peut-être revenir à ce sujet.
Senator Pate: Thank you. I would like to follow up with the Canadian Pharmacists Association. As you probably know, a peer-reviewed analysis in the Canadian Medical Association Journal found that a national mixed public-private system like the Quebec model would force Canadians to spend 20% — $5 billion — more per year for medicines while still having higher numbers of people unable to afford medicines versus comparable countries with single-payer systems.
I’m curious as to how you would justify to Canadians, including your own patients, advocating for a system where employers and households would have to spend 20% more than they currently do for medicines with little to show for that increased cost. I want to underscore that it is my understanding, and it is fairly evident, that the negotiation of pharmacists’ fees is anticipated, as Senator Cormier indicated, in the negotiations between provinces and territories and it is part of the federal funding arrangement. La sénatrice Pate : Je vous remercie.
Je voudrais poursuivre avec l’Association des pharmaciens du Canada. Comme vous le savez probablement, une analyse évaluée par des pairs et publiée dans le Canadian Medical Association Journal a révélé qu’un système national mixte public-privé à l’instar du modèle québécois obligerait les Canadiens à dépenser 20 % — 5 milliards de dollars — de plus par an pour les médicaments, et le nombre de personnes incapables de se payer des médicaments resterait plus élevé que dans des pays comparables dotés de systèmes à payeur unique.
Je suis curieuse de savoir comment vous justifiez auprès des Canadiens, y compris vos propres patients, l’appui à un système dans lequel les employeurs et les ménages devraient dépenser 20 % de plus qu’ils ne le font actuellement pour les médicaments, sans que cette augmentation des coûts leur rapporte grand-chose. Je souligne que je crois comprendre — et c’est assez évident — que la négociation des honoraires des pharmaciens est prévue, comme l’a indiqué le sénateur Cormier, dans les négociations entre les provinces et les territoires, et qu’elle fait
partie de l’accord de financement fédéral. Ms. Walker: One of the distinguishing factors, in particular in Quebec, is they have a very robust formulary. That’s very important to provide the best level of care for patients. As I Mme Walker : L’un des facteurs distinctifs, en particulier au Québec, est la robustesse de la liste des médicaments assurés. C’est très important pour fournir les meilleurs soins aux patients. 26-9-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 113:15
mentioned, my birth control pill is not on the list of proposed medications but it is covered by my private insurance. So I do pay a little bit out of pocket, and I think there are opportunities for the federal government to support those. But if you are focusing on a single small list of drugs, which is different from Quebec and significantly smaller than that of Quebec, it will affect the care that patients get on a day-to-day basis.
And employers will have to make decisions about how they — this is something that was heard by the committee — will have to make decisions on how they decide to cover drug classes moving forward. Comme je l’ai mentionné, ma pilule contraceptive ne figure pas sur la liste des médicaments proposés, mais elle est couverte par mon assurance privée. Je paie donc un peu de ma poche, et je pense que le gouvernement fédéral a la possibilité d’appuyer ces patients.
Mais si on se concentre sur une seule petite liste de médicaments, qui est différente et nettement plus courte de celle du Québec, cela influencera les soins que les patients reçoivent au quotidien. Et les employeurs devront prendre des décisions sur la couverture qu’ils offriront à l’avenir pour les classes de médicaments. C’est un point que vous avez entendu en comité. Senator Pate: Dr.
Francœur, when you testified at committee in the House of Commons, you talked about the situation is becoming embarrassing; you have worked with Organisation for Economic Co-operation and Development, or OECD, countries around free access to medication. I understand that you have experience and know about the situation in England and Australia, both of which have well-established, effective and cost-effective universal public single-payer systems. Bill C-64 is a first step toward Canada being able to build a similar system.
I’m curious as to whether you would agree that the successful experiences of Australia, England and other countries should encourage Canada forward? La sénatrice Pate : Docteure Francœur, lorsque vous avez témoigné devant un comité de la Chambre des communes, vous avez dit que la situation devenait embarrassante; vous avez travaillé avec des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques, ou OCDE, sur le libre accès aux médicaments.
Je crois comprendre que vous avez de l’expérience et que vous connaissez la situation en Angleterre et en Australie, deux pays qui ont des systèmes publics universels à payeur unique bien établis, efficaces et rentables. Le projet de loi C-64 est un premier pas vers la mise en place d’un système similaire au Canada. J’aimerais savoir si vous convenez que les expériences fructueuses de l’Australie, de l’Angleterre et d’autres pays devraient encourager le Canada à aller de l’avant. Dr. Francœur: Absolutely. The Quebec model is not perfect. There is always room for improvement.
Nevertheless, I sat on the RAMQ board for seven years so I know pretty much how the program is robust and well managed. Contraception is the first step but, as I said, day one is always welcome; then there are many days following. B.C. and I hear that Manitoba is looking at covering menopause drugs as well. It is time in this country that we care about women. Canadian women are half of the population. They deserve that we make sure their rights are not forgotten. Dre Francœur : Absolument. Le modèle québécois n’est pas parfait. Il est toujours possible de l’améliorer.
J’ai cependant siégé au conseil d’administration de la RAMQ pendant sept ans et je sais donc assez bien à quel point le programme est robuste et bien géré. La contraception est la première étape, mais, comme je l’ai dit, le premier jour de changement est toujours un bon départ; puis, de nombreux autres jours de changements s’ensuivent. La Colombie-Britannique — ainsi que le Manitoba, selon ce que j’ai entendu — envisage également de couvrir les médicaments pour la ménopause. Il est temps que nous nous souciions des femmes au Canada. Les Canadiennes représentent la moitié de la population.
Elles méritent que nous n’oubliions pas leurs droits. Senator Pate: Thank you. La sénatrice Pate : Merci. Senator Bernard: Thank you all for being here, for the evidence you are providing and your responses to my colleagues’ questions. I have been thinking — one of you mentioned teen pregnancy, and I was taken back about 40 years. Early in my career, I was doing a lot of community-based work around teen pregnancy. We were particularly concerned about teenage pregnancy in African-Nova Scotian communities and low- income communities. We established community-based health centres, community-based clinics.
But still in a lot of those communities — because of stigma, some forms of resistance — the uptake was not what we thought it would be. I don’t know if any of you have any experience in terms of the work that has been done in the last 20 years or so to reduce the stigma, to La sénatrice Bernard : Je vous remercie toutes pour votre présence, pour les données que vous présentez et pour vos réponses aux questions de mes collègues. Je réfléchis... l’une d’entre vous a mentionné la grossesse chez les adolescentes, et j’ai été ramenée une quarantaine d’années en arrière.
Au début de ma carrière, j’ai beaucoup travaillé dans les communautés au sujet de la grossesse chez les adolescentes. Nous étions particulièrement préoccupés par les grossesses chez les adolescentes des communautés afro-néo-écossaises et des groupes à faibles revenus. Nous avons créé des centres de santé et des cliniques communautaires. Mais dans bon nombre de ces communautés, en raison de la stigmatisation et de certaines formes de résistance, le taux de participation a été moindre que 113:16 Social Affairs, Science and Technology 26-9-2024
address some of those gaps around addressing teen pregnancy issues. ce à quoi nous nous attendions. Je ne sais pas si l’une d’entre vous a une expérience des efforts déployés au cours des 20 dernières années environ pour réduire la stigmatisation et pour combler certaines lacunes concernant les enjeux de grossesse chez les adolescentes. Dr. Francœur: I can take this one easily. I think it’s all about building trust. They have to trust — no matter where they come from because there are teens being pregnant in high-income families as well. So they have to feel respected. They have to feel that we care about them.
We are so privileged in Canada that teen pregnancy went down, but we can always do better because we want to keep them in school. You know, the youngest girl I delivered was 11. So these things happen in our country. So it’s pretty bad. Dre Francœur : Je peux facilement répondre à cette question. Je pense qu’il s’agit avant tout d’instaurer la confiance. Les adolescentes doivent faire confiance aux intervenants, quel que soit leur milieu, car il y a aussi des adolescentes de familles à revenus élevés qui deviennent enceintes. Elles doivent donc se sentir respectées.
Elles doivent sentir que nous nous soucions d’elles. Au Canada, nous avons la chance que le nombre de grossesses chez les adolescentes ait diminué, mais nous pouvons toujours faire mieux, car nous voulons qu’elles restent sur les bancs d’école. Vous savez, la plus jeune patiente que j’ai aidé à accoucher avait 11 ans. Ce sont des événements qui arrivent dans notre pays. C’est donc assez grave. When I was doing that clinic, we used to lobby everyone who had a wallet around to get money and buy big jars of condoms. They were empty all the time.
When they were free, they would use them all the time to prevent pregnancy and sexually transmitted infections. So it worked. Lorsque je dirigeais la clinique, nous faisions pression sur tous ceux qui avaient un portefeuille pour qu’ils achètent de grands pots de préservatifs. Les pots étaient toujours vides. Lorsque les préservatifs étaient gratuits, les jeunes les utilisaient tout le temps pour éviter les grossesses et les infections transmises sexuellement. L’initiative fonctionnait. I’ll finish quickly on that.
We had so much joy around this bill that we are going to host our first public summit for women in November. We want to educate them. We want to let them know what the methods are — so in provinces where pharmacists can work with us hand in hand, women will come and they will already know what they need and what they want because we are going to share as much information. And this is the best way to respect people, to get that knowledge so they can make the best choice for them. Je terminerai rapidement sur ce point.
Ce projet de loi a suscité un tel enthousiasme que nous allons organiser notre premier sommet public pour les femmes en novembre. Nous voulons les sensibiliser. Nous voulons leur faire connaître les méthodes. Ainsi, dans les provinces où les pharmaciens peuvent travailler étroitement avec nous, les femmes sauront déjà ce dont elles ont besoin et ce qu’elles veulent : nous allons effectivement partager autant d’informations que possible. C’est la meilleure façon de respecter les patients : il faut leur faire acquérir les connaissances nécessaires pour qu’ils puissent faire le meilleur choix pour eux.
Senator Bernard: You are saying the numbers have come down. Do you have research that looks at if the numbers are coming down, are they coming down across the board or are there still some communities, some population groups where the numbers may not be moving in the direction we would hope? La sénatrice Bernard : Vous dites que les chiffres ont baissé. Disposez-vous d’études permettant de déterminer si les chiffres sont en baisse de manière générale, ou s’il existe encore des communautés — des groupes dans la population — où les chiffres ne diminuent pas, contrairement à ce que nous voulons? Dr.
Francœur: It’s all about access, and access to primary care in our country is, unfortunately, very difficult. So the more people that are going to be around the table — of course, I’m in favour of pharmacists prescribing the pill like school nurses. Many years ago, in Quebec, we saw the first decrease with allowing the nurses in schools to be able to prescribe the pill. That made a big change because it was easy to see someone. This was probably the biggest step that we have taken in decreasing teenage pregnancy.
But we need nurses, we need Dre Francœur : Tout est une question d’accès, et l’accès aux soins primaires est malheureusement très difficile dans notre pays. Donc, plus il y aura de personnes autour de la table... Bien entendu, je suis favorable à ce que les pharmaciens prescrivent la pilule comme les infirmières scolaires. Il y a de nombreuses années, au Québec, nous avons connu une première baisse en autorisant les infirmières scolaires à prescrire la pilule. Cela a changé la donne parce qu’il était facile de consulter un professionnel de la santé.
C’est probablement le plus grand pas 26-9-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 113:17
physicians and we need people in every community. My day two would be put that on the shelf in the pharmacy. You don’t need a prescription if you don’t have any — que nous ayons fait pour réduire le nombre de grossesses chez les adolescentes. Mais nous avons besoin d’infirmières, de médecins et d’intervenants dans chaque communauté. La deuxième journée de ce grand projet, je ferais en sorte que la pilule contraceptive soit en vente libre dans les pharmacies. Nul besoin d’une ordonnance si la personne... The Chair: Thank you, Dr. Francœur. La présidente : Merci, docteure Francœur.
Senator Burey: Thank you so much for being here and giving us your expert testimony. I’m also a physician and I do write prescriptions. I have been in Ontario as well. There are two questions and I’ll get them right off the bat. Dr. Francœur and Dr. Reimer, you spoke about the vital importance of passing this bill. I would like you to put a point on this in particular reference to the — you spoke about the access issue — most vulnerable patients. That’s the question to you. La sénatrice Burey : Merci beaucoup de votre présence et de vos témoignages d’expertes.
Je suis également médecin et je rédige des ordonnances. Je travaille également en Ontario. J’ai deux questions à vous poser et je me lance tout de suite. Docteure Francœur et docteure Reimer, vous avez parlé de l’importance vitale d’adopter ce projet de loi. J’aimerais que vous vous prononciez sur cette question, en particulier en ce qui concerne — vous avez parlé de la question de l’accès — les patients les plus vulnérables. C’est la question que je vous pose. Then to Ms. Walker and Dr.
Paes: Regarding this bill and pharmacy services, is there anything in this bill that would preclude working out the details in the bilateral agreements? Je m’adresse ensuite à Mmes Walker et Paes, au sujet de ce projet de loi et des services pharmaceutiques. Y a-t-il quoi que ce soit dans ce projet de loi qui empêcherait de régler les détails dans les accords bilatéraux? Dr. Francœur: I would say with low-income women, everything is difficult. Whenever you have to talk about money, you just increase the distance between you and the patient. There is no way out. And like Dr.
Reimer said, for years, we have been asking drug companies, give us some samples, give us some IUDs, give us some implants. But nowadays, they don’t anymore. Our shelves are all empty. We used to have a lot of free drugs but we don’t anymore. Dre Francœur : Je dirais qu’avec les femmes à faibles revenus, tout est difficile. Dès qu’on aborde la question d’argent, la distance entre le médecin et la patiente se creuse. Il n’y a pas d’issue. Et comme l’a dit la Dre Reimer, nous demandons depuis des années aux sociétés pharmaceutiques de nous donner des échantillons, des dispositifs intra-utérins, des implants.
Mais de nos jours, elles ne nous en donnent plus. Nos étagères sont vides. Nous avions jadis beaucoup de médicaments gratuits, mais ce n’est plus le cas. These women are so vulnerable. No matter what age they are — teenagers I would say probably less than the older women. When you talk about money, you make them feel even more vulnerable because you are talking about a dream they will never have. To be sure, they are not going to have children when they already have too many or when they don’t want to have one now.
So talking about money just makes them feel worse, and the conversation is difficult and it is not respectful. Ces femmes sont tellement vulnérables. Quel que soit leur âge... Je dirais que les adolescentes sont probablement moins vulnérables que les femmes plus âgées. Lorsque vous parlez d’argent, elles se sentent encore plus vulnérables parce qu’il est question d’un rêve qu’elles n’auront jamais. Il est certain qu’elles n’auront pas d’enfants si elles en ont déjà trop ou si elles ne veulent pas en avoir maintenant.
Le sujet de l’argent ne fait donc qu’aggraver leur malaise, et la conversation est difficile et peu respectueuse. The Chair: Ms. Walker, the second question was to you. La présidente : Madame Walker, la deuxième question s’adresse à vous. Ms. Walker: I would say there is nothing in the bill that precludes it. However, it is constantly surprising to us that when we think about pharmacare that we are not talking about those professionals who deliver the programs.
So kind of alluding to say on eye care you are just providing glasses but not the actual service that the person who is helping you figure out whether you have the right glasses. For us, they are very closely tied Mme Walker : Je dirais que rien dans le projet de loi n’empêche de régler les détails. Cependant, nous sommes toujours surpris de constater qu’on oublie les professionnels qui mettent en œuvre les programmes lorsqu’il est question de l’assurance médicaments.
C’est un peu comme si, dans le cas des soins optométriques, on se contentait de fournir des lunettes, mais qu’on ne parlait pas du service offert par la personne qui 113:18 Social Affairs, Science and Technology 26-9-2024
together. If we are having a conversation about just drug costs, we are missing an entire portion of the care that goes along with those drugs. vous aide à déterminer si vous avez les bonnes lunettes. Pour nous, ces deux aspects sont étroitement liés. Si nous nous contentons de parler du coût des médicaments, nous passons à côté de toute une
partie des soins qui vont de pair avec ces médicaments. Senator Brazeau: Thank you all for being with us today. We have heard many witnesses talk about the need to pass this as quickly as possible and without amendment. I guess we understand that the door is kind of unlocked now and it is slightly open. I guess what stakeholders are wanting is for that door to kick wide open and to have future negotiations to include more medications. Le sénateur Brazeau : Je vous remercie toutes d’être présentes aujourd’hui.
De nombreux témoins nous ont dit qu’il faut adopter ce projet de loi le plus rapidement possible et sans amendement. Je suppose que nous comprenons que la porte est maintenant en quelque sorte déverrouillée et entrouverte. Je suppose que les parties prenantes souhaitent que cette porte soit grande ouverte et que les négociations futures englobent un plus grand nombre de médicaments.
My question is: Given the fact you have not proposed any amendments — and, again, we understand that governments are not as open to amendments as one might think because they try to keep it simple — if you were to suggest an amendment or two to strengthen this piece of legislation and to avoid any miscommunication with respect to it, what would that be?
Ma question est la suivante : étant donné que vous n’avez proposé aucun amendement — et, encore une fois, nous comprenons que les gouvernements ne sont pas aussi ouverts aux amendements qu’on pourrait le penser parce qu’ils préfèrent la simplicité —, si vous deviez en suggérer un ou deux pour renforcer ce projet de loi et éviter toute erreur de communication à son sujet, quels seraient-ils? Dr. Reimer: Following Senator Osler’s question, as well as Senator Pate’s, having a single-payer universal system is certainly a goal that we would like to move towards. That’s more than an amendment I would say at this point.
From the CMA’s perspective, we see this as a critical first step towards universal pharmacare for all Canadians. The two topics that are chosen affect a very large proportion of Canadians. We support this as a way to open that door, as you said, recognizing that we very much want to see it moving towards universality and moving towards a publicly administered system in the future. Dre Reimer : Pour faire écho à la question de la sénatrice Osler et à celle de la sénatrice Pate, un système universel à payeur unique est assurément un objectif que nous aimerions atteindre.
Je dirais qu’à ce stade, cet enjeu est plus qu’un amendement. Selon l’Association médicale canadienne, il s’agit là d’une première étape cruciale vers un régime universel d’assurance médicaments pour l’ensemble des Canadiens. Les deux sujets choisis touchent une très grande proportion de Canadiens. Nous soutenons cette initiative et la voyons comme un moyen d’ouvrir cette porte, comme vous l’avez dit, tout en reconnaissant que nous souhaitons vivement qu’elle nous pousse en aval vers l’universalité et vers un système administré par l’État.
For today, we very much value what it offers to Canadians who have been waiting decades to have this covered. In particular, as we talked about, the vulnerability of some of these individuals and the stigma, having coverage for contraceptives will do a lot to change the stigma as well and change the public discourse around what it means to be able to control your own family planning. Pour l’instant, nous aimons beaucoup ce que cette proposition offre aux Canadiens qui attendent depuis des décennies d’être couverts.
En particulier, comme nous l’avons dit, étant donné la vulnérabilité de certaines de ces personnes et la stigmatisation dont elles font l’objet, le fait d’avoir une couverture pour les contraceptifs fera beaucoup pour contrecarrer cette stigmatisation et changer le discours public sur ce que cela signifie d’être capable de contrôler son propre planning familial. Senator Brazeau: Anyone else? Le sénateur Brazeau : Est-ce que quelqu’un a quelque chose à ajouter? Ms. Walker: We have proposed some amendments to broaden the definition of pharmacare, and I hope the committee will consider that.
There is another area in the bill that I would also flag, and that is the area of bulk purchasing. Mme Walker : Nous avons proposé des amendements pour élargir la définition de l’assurance médicaments, et j’espère que le comité en tiendra compte. Il y a un autre aspect du projet de loi que j’aimerais souligner, et c’est celui des achats en gros. There is a misconception that governments buy drugs. Pharmacies buy drugs, and then they are reimbursed by governments for those drugs. Bulk purchasing is also predicated On pense à tort que les gouvernements achètent des médicaments, mais ce n’est pas le cas.
Les pharmacies achètent des médicaments et sont ensuite remboursées par les 26-9-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 113:19
on a concept, which is that you have to buy one particular drug in bulk, and that’s what makes us vulnerable to drug shortages. We would recommend the committee think about removing that language in the bill. gouvernements. L’achat en gros repose également sur un concept, à savoir que vous devez acheter un médicament particulier en gros, et c’est ce qui nous rend vulnérables aux pénuries de médicaments. Nous recommandons au comité d’envisager de supprimer cette formulation dans le projet de loi. The Chair: If I may, I need to ask Ms.
Walker a question of clarification since you are suggesting the bill be amended to include pharmacy services. Are pharmacy services, in your view, adequately accommodated for in provincial agreements? La présidente : Si vous le permettez, puisque vous suggérez que le projet de loi devrait être amendé pour inclure les services pharmaceutiques, je dois demander une précision à Mme Walker. À votre avis, les services pharmaceutiques sont-ils adéquatement pris en compte dans les ententes provinciales? Ms. Paes: I think there is always room for improvement. Mme Paes : Je crois que l’on peut toujours faire mieux.
The Chair: But they are provided for in provincial agreements? La présidente : Ces services sont couverts dans les accords provinciaux, non? Ms. Paes: There are services that are available through provincial plans, yes. Mme Paes : Il y a des services qui sont offerts par les régimes provinciaux, oui. The Chair: Thank you. La présidente : Merci. Senator Seidman: Thank you for allowing me to return to the issue of drug shortages. You mentioned, Ms. Walker, that there is this risk.
If you look at the list of medications that the government has proposed — we heard a lot about this yesterday in witness testimony — the list is a lot smaller than a lot of provincial formularies and certainly than that of private providers. Looking specifically at the diabetes medications, I have a chart here that shows the total cost covered by health benefit plans by medication, class and province. If you look down, by province, at the diabetes medications, they give you the total cost of the medication class by province and the percent that is not on the federal list.
More than 80% of all the diabetes medications that are covered by each province are not on the current list of coverage for diabetes. La sénatrice Seidman : Je vous remercie de me permettre de revenir sur la question des pénuries de médicaments. Vous avez souligné, madame Walker, que le risque de pénuries existe. La liste de médicaments que le gouvernement a proposée — nous en avons beaucoup entendu parler dans les témoignages d’hier — est bien plus courte que beaucoup de listes de régimes provinciaux et assurément que celles que proposent les fournisseurs privés.
En ce qui concerne plus particulièrement les médicaments contre le diabète, j’ai ici un tableau qui montre le coût total couvert par les régimes d’assurance maladie, par médicament, par catégorie et par province. Si vous regardez les médicaments contre le diabète par province, vous trouverez le coût total de la catégorie de médicaments par province et le pourcentage qui ne figure pas sur la liste fédérale. Plus de 80 % de tous les médicaments contre le diabète couverts par chaque province ne figurent pas sur la liste de médicaments contre le diabète proposée en ce moment.
So the current list seems to cover a single version of each of the products selected, which means it is reliant on a single manufacturer, which then increases supply chain problems. I’m putting it out there for you because I think plus 80% of the medications not being covered that are currently covered by the provinces and private providers is alarming. La liste actuelle semble donc couvrir une seule version de chacun des produits sélectionnés. Cela signifie que l’on dépend d’un seul fabricant, ce qui accroît les risques de problèmes relatifs à la chaîne d’approvisionnement.
Je vous présente cette liste parce que je pense qu’il est inquiétant de constater que plus de 80 % des médicaments actuellement couverts par les provinces et les fournisseurs privés ne sont pas pris en charge par le régime proposé. Ms. Walker: I think the concept of trying to move diabetes patients primarily to this list — same for contraception — is challenging because, as you mentioned, pharmacists will stock what is covered and what people take. When they are making those decisions — and I can’t speak for manufacturers — they’ll make decisions on whether they want to bring product to Canada.
If it is not something they feel they will be selling a lot of, then they are not going to be providing that. There are a lot of Mme Walker : Je pense que l’idée d’essayer de faire passer les patients diabétiques à cette liste et principalement à cette dernière — même chose pour la contraception — est problématique parce que, comme vous l’avez dit, les pharmaciens stockent ce qui est couvert et ce que les gens prennent. En prenant ces décisions — et je ne peux pas parler pour les fabricants —, ils décident si, oui ou non, ils souhaitent permettre l’entrée de tel ou tel produit au Canada.
S’il ne s’agit 113:20 Social Affairs, Science and Technology 26-9-2024
case examples of drugs for cancer, for example, where there used to be seven or eight manufacturers, now there are two or three. But when one of them goes short, the others can’t keep up and that’s when we cause ourselves a shortage. I think we have to be thoughtful about the kinds of lists we put forward and be mindful that we need a large number of options for patients, and also make sure that manufacturers bring their product to the Canadian market. pas d’un produit qu’ils pensent pouvoir vendre en grande quantité, ils ne l’offriront pas.
Il existe de nombreux exemples de médicaments contre le cancer, par exemple, pour lesquels il y avait sept ou huit fabricants, alors qu’il n’en reste que deux ou trois aujourd’hui. Or, lorsque l’un d’entre eux disparaît de l’équation, les autres ne peuvent pas suivre et nous nous retrouvons avec des pénuries. Je pense que nous devons réfléchir aux types de listes que nous proposons et garder à l’esprit que nous avons besoin d’un grand nombre d’options pour les patients, tout en veillant à ce que les fabricants puissent faire entrer leurs produits sur le marché canadien. Senator Seidman: Thank you.
La sénatrice Seidman : Je vous remercie. Senator Moodie: I’m thinking about global security for drug access — supply chains, in other words. I thought we heard from Canada’s Drug Agency, or CDA, in testimony, but I have certainly had conversations with them and I have heard that as part of drug purchasing, the expectation that they would create a stable protected drug supply will be part of their responsibility. La sénatrice Moodie : Je pense à la sécurité de l’accès aux médicaments dans une perspective mondiale, à la sécurité des chaînes d’approvisionnement, en somme.
Je pense que nous avons entendu le témoignage de l’Agence canadienne des médicaments, ou ACM. Sauf que j’ai eu des discussions avec les gens de cet organisme au cours desquelles j’ai entendu dire que, dans le cadre de l’achat de médicaments, on s’attend à ce que l’agence crée un approvisionnement stable et protégé, et que cela fera
partie de ses responsabilités. I also think I have heard somewhere along the line on these travels that as well as creating agreements with pharmaceutical companies to provide drugs, there are ways that other jurisdictions have placed financial responsibility on these companies and as part of these deals, for lack of availability of their drugs — a serious disincentive for them, therefore, to interrupt supply — it very much transfers the responsibility on to them if there is an interrupted supply.
Je pense également avoir entendu quelque part au cours de ces voyages qu’en plus de conclure des accords avec des sociétés pharmaceutiques pour fournir des médicaments, il existe des moyens par lesquels d’autres administrations ont placé la responsabilité financière sur ces sociétés. Or, aux termes des ententes en la matière, la responsabilité de la chute de la disponibilité de leurs médicaments leur sera très largement transférée, ce qui est une façon plutôt efficace de les dissuader d’interrompre l’approvisionnement.
I’m wondering how in a new world, perhaps, where this might be the way we, as a country, and as other countries have gone might consider the development of this kind of agency moving in this direction. What are your thoughts about this? It would certainly take the responsibility away from the pharmacy that feels the responsibility to protect access to drugs. Je me demande comment, dans un monde nouveau où cela pourrait devenir la direction que nous avons décidé de prendre en tant que pays — à l’instar d’autres pays —, nous pourrions envisager la création d’une agence de ce type qui aurait cette orientation.
Qu’en pensez-vous? Cela enlèverait certainement la responsabilité des épaules de la pharmaceutique qui se sent responsable de protéger l’accès aux médicaments. Ms. Walker: We are incredibly supportive of any action that will help protect Canada’s drug supply. There are many issues, and I know we don’t have a lot of time to talk about that. I’m happy to come back on this issue. Mme Walker : Nous sommes extrêmement favorables à toute action visant à protéger l’approvisionnement en médicaments du Canada. Il y a de nombreux problèmes, et je sais que nous n’avons pas beaucoup de temps pour en parler.
Je suis heureuse de pouvoir revenir là-dessus. Each drug shortage in Canada has a different cause. Some are caused by high demand, some because there is an issue in a plant that had to close down for a period and it doesn’t provide it. But Canada is also 2% of the global market, which presents its own challenges. Chaque pénurie de médicaments au Canada a une cause différente. Certaines sont dues à une forte demande, d’autres à un problème dans une usine qui a dû fermer pendant un certain temps et cesser de fournir un médicament donné.
Or, il faut aussi tenir compte du fait que le Canada représente 2 % du marché mondial, ce qui pose certains problèmes particuliers. 26-9-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 113:21
If I think back to some of the COVID vaccines that we were able to get at sort of the front of the line, we paid for that access. It is important when thinking about this that it is not just one lever that we need to pull but to think about where we want to be as a country in terms of access. Are we trying to provide broad access or fairly limited access for Canadians? I think what we have heard from Canadians is they want to know they have broad access to medications that will work for them, and we want to be financially responsible for that, but they are sometimes trade-offs on how you think about access.
Si l’on pense à certains vaccins COVID que nous avons pu obtenir en quelque sorte en première ligne, on se rappelle que cela a eu un prix. Lorsque l’on réfléchit à cette question, il est important de ne pas se contenter d’actionner un seul levier, mais de se demander où nous voulons être en tant que pays en ce qui concerne l’accès. Essayons-nous d’offrir un vaste accès aux Canadiens ou un accès relativement limité? Je pense que ce que les Canadiens nous ont dit, c’est qu’ils veulent avoir un vaste accès aux médicaments qui leur conviennent, et nous voulons que cela se fasse de façon financièrement responsable.
Or, il y a parfois des compromis à faire sur la façon d’envisager l’accès. Senator Osler: May I read my question into the record? It’s for CPA to request a written response, and then cede the rest of my time to the sponsor of the bill, Senator Pate. La sénatrice Osler : Puis-je lire ma question pour qu’elle soit portée au compte rendu? J’aimerais avoir une réponse écrite de la part de l’Agence canadienne des médicaments, puis je céderai le reste de mon temps de parole à la marraine du projet de loi, la sénatrice Pate. The Chair: Sure. La présidente : Bien sûr.
Senator Osler: You suggested an amendment to broaden the definition of pharmacare to include pharmacy services. Could that change in definition be a step towards harmonizing national pharmacare across provinces and territories? If the definition is not changed, what could be a possible consequence? Could I have a written response, please? La sénatrice Osler : Vous avez proposé un amendement visant à élargir la définition de l’assurance médicaments pour y inclure les services pharmaceutiques.
Ce changement de définition pourrait-il constituer une étape vers l’harmonisation des régimes d’assurance médicaments dans les provinces et les territoires? Si la définition n’est pas modifiée, quelles pourraient en être les conséquences? Pourrais-je avoir une réponse écrite, s’il vous plaît? Senator Pate: Thank you very much, Senator Osler. Mine is a follow-up to Senator Moodie’s question.
In New Zealand, where bulk purchasing is an issue, one of the things they have been able to negotiate contracts where the manufacturers are responsible for security of supply, including by requiring manufacturers to pay costs associated with sourcing alternative suppliers if they run out of stock. Why wouldn’t that be an option that’s available in Canada? If we don’t have time, could you provide a written response? La sénatrice Pate : Merci beaucoup, madame Osler. Ma question fait suite à celle de la sénatrice Moodie.
En Nouvelle- Zélande, où les achats en gros posent problème, le gouvernement a réussi à négocier des contrats aux termes desquels les fabricants sont responsables de la sécurité de l’approvisionnement, notamment parce qu’on exige d’eux qu’ils prennent en charge les coûts liés à la recherche d’autres fournisseurs en cas de rupture de stock. Pourquoi cette option ne serait-elle pas de mise au Canada? Si nous manquons de temps, pourriez-vous fournir une réponse écrite? The Chair: We don’t have time.
Colleagues, I remind you that the next panel has pharmacy experts on it, so you can put some of those questions to them again. La présidente : Le temps nous manque. Chers collègues, je vous rappelle que le prochain groupe de témoins est composé d’experts en pharmacie et que vous pourrez donc leur poser à nouveau certaines de ces questions. To our witnesses, thank you very much. You have really helped us a great deal in understanding your perspectives. Thank you. Je remercie nos témoins. Vous nous avez beaucoup aidés à comprendre vos points de vue sur la question. Merci.
For our next panel, we welcome the following witnesses joining us in person: from the Neighbourhood Pharmacy Association of Canada, Dr. Shelita Dattani, Senior Vice President, Pharmacy Affairs and Stakeholder Relations, and Marie-Claude Vézina, Board Chair; from Association québécoise des pharmaciens propriétaires, Benoit Morin, President, and Jean Bourcier, Vice President and Chief Executive Officer.
Joining us by video conference from the Canadian Association for Pour notre prochain groupe d’experts, nous accueillons les témoins suivants qui se joignent à nous en personne : de l’Association canadienne des pharmacies de quartier, Shelita Dattani, et Marie-Claude Vézina, présidente du conseil d’administration; de l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires, Benoit Morin, président, et Jean Bourcier, vice- président et directeur général. Angelique Berg, présidente et cheffe de la direction de l’Association canadienne de la gestion 113:22 Social Affairs, Science and Technology 26-9-2024
Pharmacy Distribution Management, Angelique Berg, President and Chief Executive Officer. Thank you for joining us today. We will begin with opening remarks from Dr. Dattani followed by Mr. Morin and Ms. Berg. You will each have five minutes for your opening statements. Dr. Dattani, let’s start with you. de l’approvisionnement pharmaceutique, se joint à nous par vidéoconférence. Je vous remercie de vous être joints à nous aujourd’hui. Nous commencerons par la déclaration liminaire de la Dre Dattani, qui sera suivie de la déclaration de M. Morin et de celle de Mme Berg.
Vous disposez de cinq minutes chacun pour vos déclarations. Madame Dattani, commençons par vous. Shelita Dattani, Senior Vice President, Pharmacy Affairs and Stakeholder Relations, Neighbourhood Pharmacy Association of Canada: Thank you very much. Good afternoon, senators. My name is Shelita Dattani. I am a practising pharmacist here in Ottawa, and I am very passionate about the role that pharmacy teams play across the country. I am also the Senior Vice President of Pharmacy Affairs and Strategic Engagement at the Neighbourhood Pharmacy Association of Canada.
Shelita Dattani, vice-présidente principale, Affaires pharmaceutiques et relations avec les intervenants, Association canadienne des pharmacies de quartier : Merci beaucoup. Bonjour, mesdames et messieurs les sénateurs. Je m’appelle Shelita Dattani. Je suis pharmacienne praticienne ici à Ottawa et je prends très à cœur le rôle que jouent les pharmaciens dans tout le pays. Je suis également vice-présidente principale des affaires pharmaceutiques et de l’engagement stratégique à l’Association canadienne des pharmacies de quartier.
We represent Canada’s pharmacies, from the independent community pharmacy like the one my dad owned here in Ottawa for 31 years to all the diverse models of pharmacies. We care for Canadians through over 12,000 pharmacies in urban, suburban, rural, remote and First Nations communities. Thank you for having me here today to speak on behalf of our members across the country. Nous représentons les pharmacies du Canada, qu’il s’agisse de pharmacies de quartier indépendantes, comme celle que mon père a tenue ici à Ottawa pendant 31 ans, ou de n’importe quel autre type de pharmacie.
Nous prenons soin des Canadiens par l’intermédiaire de plus de 12 000 pharmacies situées dans les villes, les banlieues, les collectivités rurales, les collectivités éloignées et celles des Premières Nations. Je vous remercie de m’accueillir aujourd’hui pour parler au nom de nos membres de l’ensemble du pays. Neighbourhood Pharmacy strongly believes that all Canadians must have access to the medications that they need when they need them.
As someone who has worked behind the pharmacy counter, I have seen first-hand the struggles of my patients without drug coverage, as we talked about previously, whether patients who don’t know if their child’s insulin is fully covered by their plan or the young woman who doesn’t have any coverage for her contraception, as we discussed during the last session. L’Association canadienne des pharmacies de quartier croit fermement que tous les Canadiens doivent avoir accès aux médicaments dont ils ont besoin, quand ils en ont besoin.
Ayant travaillé derrière le comptoir dans une pharmacie, j’ai vu de mes propres yeux les difficultés que peuvent avoir mes patients sans assurance médicaments, comme cela a déjà été dit, qu’il s’agisse de ceux que ne savent pas si l’insuline de leur enfant est entièrement couverte par leur régime ou de la jeune femme qui n’a pas d’assurance pour ses moyens de contraception, comme cela a été dit lors de la dernière séance. Helping patients access and navigate their drug coverage every day gives us the insights on what works, what doesn’t work and where the gaps are.
It also means we can help support you as policy-makers to achieve what we believe is our common goal. Comme nous aidons chaque jour nos patients à accéder à leur assurance médicaments et à s’y retrouver, nous savons ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas et où sont les lacunes. Cela signifie également que nous pouvons vous aider, vous, les décideurs, à atteindre ce que nous croyons être notre objectif commun.
The vast majority of Canadians already have some access to some form of medication coverage through their provincial drug programs, employee benefit programs or other private programs, and most of them are happy with it. La grande majorité des Canadiens ont déjà accès à une certaine forme de couverture pour leurs médicaments grâce à leurs programmes provinciaux d’assurance médicaments, de leurs régimes d’avantages sociaux ou d’autres programmes privés, et la plupart d’entre eux en sont satisfaits.
The government’s top priority should be extending medications to the small percentage of Canadians who don’t have it while also ensuring that we don’t disrupt the coverage that a majority of Canadians already enjoy today. La priorité du gouvernement devrait être d’étendre l’accès aux médicaments au petit pourcentage de Canadiens qui ne bénéficient pas de ces régimes, tout en veillant à ne pas nuire à la couverture dont la majorité des Canadiens jouissent déjà actuellement. 26-9-2024 Affaires sociales, sciences et technologie 113:23
As pharmacy owners and operators, we have seen the disruption that can be caused to patient access when government programs are set up to replace coverage that already exists. En tant que propriétaires et exploitants de pharmacies, nous avons été témoins des perturbations qui peuvent être causées à l’accès des patients lorsque des programmes gouvernementaux sont mis en place pour remplacer une couverture existante.
For example, in 2018, the OHIP+ program in Ontario sought to provide comprehensive medication coverage to Ontarians under the age of 25 whether they had existing coverage or not based on the Ontario provincial drug formulary. This was well- intentioned to ensure no youth was left behind, but in reality, the government paid millions more than needed for medications Ontarians were already accessing. Many of these young adults faced a disruption when their coverage changed or the medication — maybe the antidepressant they were stabilized on was not now covered by the provincial formulary.
So many of us, again, as we have discussed, spend a lot of time trying to help these patients navigate the system and deal with the emotional and mental frustration over examples like this. Par exemple, en 2018, le programme OHIP+ en Ontario a cherché à fournir une couverture complète des médicaments aux Ontariens de moins de 25 ans, détenteurs ou non d’une couverture à cet égard, en se basant sur la liste provinciale de médicaments de l’Ontario.
Cette initiative partait d’une bonne intention, à savoir veiller à ce qu’aucun jeune ne soit laissé pour compte, mais en réalité, le gouvernement a payé des millions de dollars de plus que nécessaire pour des médicaments auxquels les Ontariens avaient déjà accès. Beaucoup de ces jeunes adultes ont dû faire face à des bouleversements lorsque leur couverture a changé ou que le médicament qu’il prenait — peut-être un antidépresseur qui leur avait permis de se stabiliser — a cessé d’être couvert en vertu de la liste provinciale.
Beaucoup d’entre nous, comme nous l’avons dit, passent un temps considérable à essayer d’aider ces patients à naviguer dans le système et à faire face à la frustration émotionnelle et mentale que peuvent causer des exemples comme celui-là. I think about one of my colleague’s patients, a child with cancer who was receiving chemotherapy that was covered by their parents’ plan. When the switch happened in Ontario, the chemotherapy drugs were not automatically covered by OHIP+ under the formulary, and their private plan withdrew coverage as soon as OHIP+ came into effect.
The child did end up qualifying for OHIP coverage through an Exceptional Access Program in Ontario, but the doctor had to fill out an application and paperwork. This process took eight weeks during which time the child was unable to receive their drugs. Imagine the emotional toll this took on the family. Je pense à l’un des patients de ma collègue, un enfant atteint d’un cancer qui recevait une chimiothérapie couverte par le régime de ses parents.
Lorsque le changement est entré en vigueur en Ontario, les médicaments de chimiothérapie que prenait l’enfant ont du jour au lendemain cessé d’être couverts en vertu de la liste appliquée par OHIP+, et le régime privé qui assurait leur couverture a lui aussi cessé de les couvrir. L’enfant a fini par être admissible à la couverture de l’OHIP par le truchement du Programme d’accès exceptionnel de l’Ontario, mais le médecin a dû remplir une demande et des documents. Cette procédure a duré huit semaines, période durant laquelle l’enfant n’a pas pu recevoir ses médicaments.
Imaginez la détresse que cela a pu causer à la famille. As this committee considers Bill C-64, it is essential that patients like this are not placed at risk of having to change programs or medications because of a national policy. Dans le cadre de l’examen du projet de loi C-64 qu’effectue votre comité, il est essentiel de garder à l’esprit qu’il faut veiller à ce que des patients comme celui-là n’auront pas à changer de régime ou de médicament à cause d’une politique nationale. As pharmacists, business owners and Canadians, we also understand o