Senate Committee — POFO — Evidence — 25ev-56052
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EVIDENCE TÉMOIGNAGES OTTAWA, Thursday, March 9, 2023 OTTAWA, le jeudi 9 mars 2023 The Standing Senate Committee on Fisheries and Oceans met with videoconference this day at 9:03 a.m. [ET] to study the federal government’s current and evolving policy framework for managing Canada’s fisheries and oceans including maritime safety; and, in camera, for the consideration of a draft agenda (future business).
Le Comité sénatorial permanent des pêches et des océans se réunit aujourd’hui à 9 h 3(HE), avec vidéoconférence, pour étudier le cadre stratégique actuel et en évolution du gouvernement fédéral pour la gestion des pêches et des océans du Canada, incluant la sécurité maritime; et, à huis clos, pour étudier un projet d’ordre du jour (travaux futurs). Senator Fabian Manning (Chair) in the chair. Le sénateur Fabian Manning (président) occupe le fauteuil. The Chair: Good morning. My name is Fabian Manning. I’m a senator from Newfoundland and Labrador, and I have the pleasure of chairing this meeting this morning.
Le président : Bonjour. Je m’appelle Fabian Manning. Je suis un sénateur de Terre-Neuve-et-Labrador et j’ai l’honneur de présider à la réunion de ce matin. Today, we are conducting a meeting of the Standing Senate Committee on Fisheries and Oceans. Should any technical challenges arise, particularly in relation to
interpretation, please signal this to the chair or the clerk and we will work to resolve the issue. Le Comité sénatorial permanent des pêches et océans se réunit aujourd’hui. Si jamais vous éprouvez des problèmes techniques, notamment avec l’interprétation, veuillez le signaler au président ou à la greffière, et nous tenterons de régler le problème. I would like to take a few moments to allow the members of the committee to introduce themselves. J’aimerais prendre quelques instants pour permettre aux membres du comité de se présenter. Senator Busson: I am Bev Busson from British Columbia.
La sénatrice Busson : Je suis Bev Busson, de la Colombie- Britannique. Senator Francis: I’m Brian Francis from P.E.I. Le sénateur Francis : Je suis Brian Francis, de l’Île-du- Prince-Édouard. Senator Ravalia: Mohamad Ravalia from Newfoundland and Labrador. Le sénateur Ravalia : Je suis Mohamad Ravalia, de Terre- Neuve-et-Labrador. Senator Kutcher: Stan Kutcher, Nova Scotia. Le sénateur Kutcher : Je suis Stan Kutcher, de la Nouvelle- Écosse. The Chair: We have another senator joining us in a moment. Please introduce yourself when you’re ready. Le président : Une autre collègue se joindra à nous dans un instant.
Je lui prie de se présenter lorsqu’elle sera prête. Senator McPhedran: Marilou McPhedran, Manitoba. My apologies for being a few minutes late. La sénatrice McPhedran : Marilou McPhedran, du Manitoba. Je m’excuse de mon retard. The Chair: Not to worry. Thank you, senator. Le président : Pas de souci. Merci, sénatrice. On February 10, 2022, the Standing Senate Committee on Fisheries and Oceans was authorized to examine and report on issues related to the federal government’s current and evolving policy framework for managing Canada’s fisheries and oceans.
Le 10 février 2022, le Comité sénatorial permanent des pêches et océans a été mandaté pour examiner les questions relatives au cadre stratégique actuel et en évolution du gouvernement fédéral pour la gestion des pêches et des océans du Canada, et d’en faire rapport. Today, under this mandate, the committee will be hearing from Mark Dolomount, Executive Director of the Professional Fish Harvesters Certification Board of Newfoundland and Labrador on the topic of the independence of the inshore fishery in Atlantic Canada.
Aujourd’hui, aux termes de ce mandat, le comité entendra Mark Dolomount, directeur général de l’Office d’accréditation des pêcheurs professionnels de Terre-Neuve-et-Labrador sur la question de l’indépendance des pêches côtières au Canada atlantique. 9-3-2023 Pêches et océans 25:1
Mr. Dolomount, good morning. On behalf of the members of the committee, I thank you for joining us today. I understand that you have some opening remarks. Following your presentation, I’m sure members of our committee will have questions for you. Once again, welcome. Mr. Dolomount, you have the floor. Monsieur Dolomount, bonjour et bienvenue. Au nom des membres du comité, je vous remercie d’être des nôtres aujourd’hui. On m’a dit que vous alliez faire une déclaration. Les membres du comité auront sans doute des questions à vous poser par après. Sur ce, je vous cède la parole.
Mark Dolomount, Executive Director, Newfoundland and Labrador Professional Fish Harvesters Certification Board: Good morning. Thank you, Senator Manning and all committee members, for this opportunity to explain the role of the Professional Fish Harvesters Certification Board as it pertains to the Fisheries and Oceans Canada, or DFO, licensing policy and the independence of the commercial fisheries in Newfoundland and Labrador. Mark Dolomount, directeur général, Office d’accréditation des pêcheurs professionnels de Terre-Neuve-et- Labrador : Bonjour.
Je tiens à remercier le sénateur Manning et tous les membres du comité de me donner l’occasion d’expliquer le rôle de l’Office d’accréditation des pêcheurs professionnels de Terre-Neuve-et-Labrador et sa relation avec Pêches et Océans Canada ou le MPO, la politique visant les permis de pêche et l’indépendance des pêches côtières de Terre-Neuve-et-Labrador. The Professional Fish Harvesters Certification Board is the organization that registers and certifies Newfoundland and Labrador’s 10,000 commercial fish harvesters, owner-operators and crew members.
We are a Category 3 public entity that operates under provincial legislation, the Professional Fish Harvesters Act. L’Office d’accréditation des pêcheurs professionnels de Terre- Neuve-et-Labrador est l’organisme qui assure l’enregistrement et la certification des 10 000 pêcheurs commerciaux, propriétaires- exploitants et membres d’équipage de Terre-Neuve-et-Labrador. Nous sommes une entité publique de catégorie 3 encadrée par The Professional Fish Harvesters Act, une loi provinciale.
The board was established in 1997, and at that time DFO transferred the responsibility of registering and certifying all Newfoundland fish harvesters to the Professional Fish Harvesters Certification Board. In that process, existing harvesters were grandfathered into the new certification criteria based on their historical attachment to the industry. L’Office d’accréditation des pêcheurs professionnels de Terre- Neuve-et-Labrador a vu le jour en 1997, lorsque le MPO lui a cédé la responsabilité de l’enregistrement et la certification de tous les pêcheurs de Terre-Neuve.
Les pêcheurs exerçant leur métier à l’époque ont été jugés conformes aux nouveaux critères de certification en raison de leur participation historique à l’industrie. From that point forward, new entrants have entered the industry under a new system of professional certification with three tiers: Apprentice, Level I and Level II. New entrants enter as an apprentice and can upgrade to Level I and Level II by completing the required education credits and full-time fishing years.
As an example, 60 education credits and two years of full- time fishing for Level I; 120 education credits and five years of full-time fishing for Level II. There are other criteria to address such as minimum age, definition of full-time fishing season, residency and re-entry to the industry following periods of inactivity, as well as the provision for an independent appeals process. Dès lors, les nouveaux pêcheurs ont fait leur entrée dans l’industrie en vertu d’un nouveau système de certification professionnelle à trois niveaux : apprenti, et professionnel de niveaux I et II.
Les nouveaux pêcheurs commencent en tant qu’apprentis et peuvent devenir professionnels de niveaux I et II en obtenant les crédits de formation exigés et en pratiquant la pêche à temps plein pendant un certain nombre d’années. À
titre d’exemple, il faut 60 crédits d’éducation et deux années de pêche à temps plein pour obtenir le niveau I; pour le niveau II, c’est 120 crédits d’éducation et cinq années à temps plein. Il y a d’autres critères, tels un âge minimum, la définition d’une saison de pêche à temps plein, la résidence, et la réintégration de l’industrie après une période d’inactivité, ainsi qu’un processus d’appel indépendant. The relevance of Level I and Level II is the linkages between provincial certification and DFO licensing policy in the Newfoundland region.
The licensing policy requires a harvester to be a minimum of Level I in order to be designated as a substitute operator and Level II to receive the transfer of an enterprise. La distinction entre les niveaux I et II est attribuable au lien entre la certification provinciale et la politique visant les permis de pêche du MPO dans la région de Terre-Neuve. La politique visant les permis de pêche prévoit qu’un pêcheur doit être au minimum un professionnel de niveau I afin d’être désigné exploitant remplaçant et de niveau II pour qu’il devienne propriétaire d’une entreprise.
With fewer than 2,800 independent core enterprises remaining in the province, down from 5,500 in 1997, it’s arguably more important than ever to ensure that the remaining enterprises stay Alors que le noyau regroupait 5 500 entreprises indépendantes dans la province en 1997, il y en a moins de 2 800 actuellement. Il est plus important que jamais de s’assurer que les entreprises 25:2 Fisheries and Oceans 9-3-2023
in the hands of bona fide, independent fish harvesters with the experience and qualifications to do it safely and successfully. restantes continuent d’appartenir à de véritables pêcheurs indépendants, qui ont l’expérience et les qualifications nécessaires pour exercer leur métier en toute sécurité et réussir. I’m sure I’m repeating what you already know and what you have already heard from other stakeholders when I stress what maintaining the independence of the fishing industry means to Newfoundland and Labrador and to Newfoundlanders and Labradorians. It brings in enormous value to our coastal communities.
The landed value here alone is in the range of $1 billion a year, 2,800 enterprises and 10,000 incomes in 400 communities. Je répète sans doute ce que vous savez déjà et avez déjà entendu d’autres intervenants lorsque je vous affirme à quel point l’indépendance de l’industrie de la pêche est importante à Terre-Neuve-et-Labrador et aux yeux de ses habitants. Cette pêche représente une énorme valeur pour nos collectivités côtières. La valeur au débarquement, qui à elle toute seule s’élève à 1 milliard de dollars par année, concerne 2 800 entreprises et 10 000 gagne-pain dans 400 collectivités.
Independent harvesters who have direct access rights can negotiate and demand more for their product, thus generating even more income for their families, their communities and their province. Les pêcheurs indépendants ayant des droits d’accès direct peuvent négocier et demander plus pour leurs produits, ce qui génère encore plus de revenus pour leurs familles, leurs collectivités et leur province. However, the benefits extend beyond the economic value. Of course, our independent, community-based fishery connects us to our ocean and it defines the economic, social and cultural fabric of our coastal communities.
Make no mistake, independent harvesters and their organizations take greater responsible for and directly invest in the protection, sustainability and enhancement of our fisheries resource, and they contribute to science, traceability and sustainability initiatives like V-notching and marine protected areas — they have a vested interest. Owner-operator fisheries have positive influences in fishery safety. The COVID-19 pandemic should give us a better appreciation that local fisheries feed millions of Canadians and add to our collective food security.
Toutefois, les avantages ne sont pas seulement d’ordre économique. Bien sûr, notre pêcherie indépendante, axée sur la communauté, nous relie à l’océan et constitue le tissu économique, social et culturel des collectivités côtières. Sachez que les pêcheurs indépendants et leurs organisations assument une plus grande responsabilité pour ce qui est de la protection, la durabilité et l’amélioration de nos ressources halieutiques. Ils investissent davantage et ont intérêt à participer aux initiatives scientifiques, de traçabilité et de durabilité, comme le marquage par encoche en V et les zones de protection marine.
Les pêcheries des propriétaires-exploitants ont une influence positive sur la sécurité de l’industrie. La pandémie de COVID-19 nous a bien montré que les pêcheries locales nourrissent des millions de Canadiens et contribuent à notre sécurité alimentaire collective. Owner-operator fisheries allow harvesters and processors to reinvest in their industry, including training and advanced innovation in many areas. It also allows for succession planning, including retirement planning for those harvesters who have invested in their independently owned enterprises.
In a nutshell, it allows us to utilize and prosecute our fisheries resource to their maximum benefit, not just to the benefit of fewer and fewer quota holders. Les pêcheries des propriétaires-exploitants permettent aux pêcheurs et aux transformateurs de réinvestir dans l’industrie, y compris dans la formation et les projets d’innovation pointue. Elles facilitent également la planification de la succession, comme la planification de la retraite dans le cas des pêcheurs propriétaires qui ont investi dans leur propre entreprise indépendante.
Bref, cette structure nous permet d’exploiter et de protéger nos ressources halieutiques et d’en retirer un maximum d’avantages, et pas seulement pour le compte d’un nombre décroissant de détenteurs de quotas. I’m certain that committee members are also familiar with the concerns being expressed about how the independence of the fleet — the owner-operator and fleet separation policies — are being threatened, even eroded. I won’t speak specifically to the issues related to controlling or trust agreements, the abuse of designation policies or the flipping of vessel registrations.
You have heard those concerns from previous speakers. But I would like to speak briefly about the issue of demographics — age and numbers — and the overall topic of recruitment and retention of labour in the fishery. Je suis sûr que les membres du comité sont au courant des préoccupations à l’égard de l’indépendance de la flottille, notamment les politiques visant les propriétaires-exploitants et la séparation de la flottille, et du fait que cette indépendance est menacée, voire même sapée.
Je ne parlerai pas des problèmes liés aux accords de contrôle et aux conventions de fiducie, à l’abus des politiques en matière de désignation ou aux ventes des navires immatriculés à des fins de spéculation. D’autres intervenants vous en ont parlé. J’aimerais néanmoins parler rapidement du problème démographique, à savoir l’âge et les chiffres, et la question générale du recrutement et de la rétention de la main-d’œuvre dans le secteur. 9-3-2023 Pêches et océans 25:3
Like most sectors of the Canadian economy, the fishing industry in Newfoundland and Labrador has an aging workforce. Currently, more than half of all independent core licence holders are over the age of 55. If you also consider that, since 1997, the number of certified fish harvesters has dropped from 17,000 to approximately 10,000, your first response might be to think that we’re in very big trouble. But it’s important that we keep things in perspective and factual — not anecdotal.
Comme dans la plupart des secteurs de l’économie canadienne, la main-d’œuvre de l’industrie de la pêche à Terre- Neuve-et-Labrador est vieillissante. Plus de la moitié des détenteurs de permis indépendants du noyau ont plus de 55 ans actuellement. De plus, il faut savoir que depuis 1997, le nombre de pêcheurs certifiés est passé de 17 000 à environ 10 000. Vous me direz peut-être que c’est de mauvais augure, mais il faut aussi savoir regarder les choses en face de façon lucide, et non anecdotique.
The reality is the number of fish harvesters has fallen in direct proportion to the reduction in the number of fishing enterprises. The average number of fish harvesters per core fishing enterprise was 3.7 in 2002, and 20 years later, in 2022, it’s 3.7. There are currently more than 2,000 Level II certified fish harvesters in Newfoundland and Labrador that do not currently hold licences who are eligible to hold a core enterprise. More than 500 young men and women with an average age under 35 years have upgraded their status since the spring of 2020.
The Marine Institute is currently full of young fish harvesters completing Fishing Masters certificates. During the past couple of years, with healthy lobster and crab resources and record prices, we have seen a large number of harvesters returning to the industry. The issue for these individuals is not Level II certification, it’s the accessibility and affordability of licences. La réalité, c’est que le nombre de pêcheurs a chuté et qu’il y a un lien proportionnel avec la réduction du nombre d’entreprises de pêche.
Le nombre moyen de pêcheurs par entreprise de pêche du noyau était de 3,7 en 2002, et 20 ans plus tard, soit en 2022, le chiffre est de 3,7. Nous recensons plus de 2 000 pêcheurs certifiés de niveau II à Terre-Neuve-et-Labrador qui ne détiennent pas de permis actuellement et qui pourraient être admissibles à devenir propriétaires d’une entreprise du noyau. Plus de 500 jeunes hommes et femmes, d’un âge moyen de moins de 35 ans, ont amélioré leurs qualifications depuis le printemps de 2020. Le Marine Institute accueille beaucoup de jeunes pêcheurs qui obtiendront leur certificat de compétence comme maître pêcheur.
Au cours des dernières années, compte tenu des stocks de homard et de crabe en santé et des prix record, nous avons observé un grand nombre de pêcheurs qui reviennent à l’industrie. Pour ces gens-là, le problème n’est pas le fait d’obtenir la certification de niveau II, c’est l’accessibilité et l’abordabilité des permis. I’ll conclude with one final message. Please do not accept the greatest myth in the Canadian fishery, a message being propagated by those pushing for further consolidation of enterprises and vertical integration of the fishing industry.
This is the myth: that there are no young people interested in the fishery, so the only solution is to consolidate more licences. Je terminerai sur un dernier point. Ne croyez pas au plus grand mythe propagé par ceux qui souhaitent voir une plus grande consolidation des entreprises et l’intégration verticale de l’industrie de la pêche canadienne. C’est un mythe de dire qu’il n’y a plus de jeunes gens qui s’intéressent à la pêcherie, et que la seule solution possible, c’est de consolider le nombre de permis. This is not a viable solution.
In fact, it only exacerbates the problem by creating larger, even less affordable, less accessible enterprises and will concentrate the enormous value of the industry into fewer and fewer hands in fewer and fewer fishing communities. Ce n’est pas une solution viable. En fait, elle ne fait qu’aggraver le problème en créant des entreprises qui sont plus grandes et encore moins abordables et moins accessibles, et concentrera l’énorme valeur de l’industrie dans un nombre décroissant d’entreprises et dans de moins en moins de collectivités de pêche.
I speak daily — every single day — with young men and women pursuing upgrading so they can someday own their own enterprise. Yet, in 22 years here at the Professional Fish Harvesters Certification Board, I have never had a single call from a current enterprise owner who wanted to sell their enterprise but couldn’t find anyone to purchase it. Chaque jour, et je dis bien chaque jour, je parle avec de jeunes hommes et femmes qui cherchent à se former afin de devenir propriétaire de leur propre entreprise.
Et pourtant, au cours de mes 22 ans à l’Office d’accréditation des pêcheurs professionnels de Terre-Neuve-et-Labrador, je n’ai jamais reçu un seul appel d’un propriétaire d’entreprise en exploitation qui cherchait à la vendre sans trouver preneur.
With an independent owner-operator fishery, where harvesters have direct investment in their own independent core enterprises from which they can make a decent livelihood and are given an opportunity for intergenerational succession planning, we will Au sein d’une pêcherie indépendante avec un propriétaire- exploitant, les pêcheurs investissent directement dans leur propre entreprise indépendante du noyau qui leur permet de gagner décemment leur vie et leur donne la possibilité de planifier le 25:4 Fisheries and Oceans 9-3-2023
have qualified young men and women lined up to get into this industry for generations to come. transfert à la prochaine génération. Nous aurons ainsi des générations successives de jeunes hommes et femmes qualifiés qui chercheront à s’intégrer à l’industrie. However, if young, qualified fish harvesters continue to be outbid by existing enterprise owners who have already maxed out the number of licences they can legally hold, by fish- processing companies or by outside investors who have no legal right to hold licences in the inshore fleet, then we know our system is broken.
Toutefois, si les jeunes pêcheurs qualifiés continuent d’être coiffés au poteau par les propriétaires d’entreprises existantes qui ont déjà le nombre maximum de permis autorisé par la loi, par des sociétés de transformation du poisson ou par des investisseurs de l’extérieur qui n’ont pas légalement le droit de détenir des permis pour la pêche côtière, alors là, notre système est brisé. Again, this issue of accessibility and affordability, in my opinion, is arguably the single greatest challenge in maintaining the independence of our inshore fleet in Eastern Canada.
Encore une fois, les problèmes d’accessibilité et d’abordabilité sont, à mon avis, le plus grand défi pour ce qui est de maintenir l’indépendance de notre flottille côtière dans l’Est canadien. Thank you very much to Senator Manning and the committee. I’d be happy to answer any questions that committee members might have. Je remercie le sénateur Manning et les autres membres du comité de leur écoute. Je suis disposé à répondre à vos questions. The Chair: Thank you, Mr. Dolomount, for a great presentation. I’m sure from my list here you will have some questions.
Before I go to Senator Busson for our first question, could you explain the education credits a little bit more, just so everybody is aware of what exactly that is? You touched on it in your opening remarks. Thank you. Le président : Monsieur Dolomount, merci pour votre exposé. Je suis sûr que mes collègues auront des questions pour vous. Avant que je ne cède la parole à la sénatrice Busson, qui posera la première question, je vous demanderais de nous expliquer comment fonctionnent les crédits de formation, afin que les membres comprennent exactement de quoi il en revient.
Vous les avez mentionnés dans votre déclaration. Merci. Mr. Dolomount: Absolutely. For example, for Level II certification, which I guess is really the goal for most young men and women who are in pursuit of owning their own enterprise, 120 education credits amount essentially to 120 days in school. Those credits can be acquired in any number of ways. M. Dolomount : Bien sûr. À
titre d’exemple, la certification de niveau II, ce que visent la plupart des jeunes hommes et femmes souhaitant devenir propriétaires de leur propre entreprise, correspond à 120 crédits de formation. Cela équivaut essentiellement à 120 jours de formation. On peut acquérir les crédits de nombreuses façons. I’ll give an example. Right now, Transport Canada requires all Canadian fishing vessels to have a certified master.
As I mentioned, many of the young men and women who are pursuing certification upgrading — as you know, Senator Manning — go to the Marine Institute and do their Fishing Master IV ticket, which would give them the majority of the credits they’d need towards their Level II certification. En voici un exemple. Transports Canada exige que tous les navires de pêche aient un capitaine certifié. Je vous ai déjà dit que de nombreux jeunes hommes et femmes cherchent à améliorer leur certification.
Comme le sait le sénateur Manning, pour ce faire, ces jeunes gens vont au Marine Institute et obtiennent leur brevet de capitaine de pêche de classe IV, ce qui leur donnera la majorité des crédits dont ils auront besoin pour obtenir une certification de niveau II. Any harvesters who have done any other types of post- secondary education — diesel mechanics, electronics, electricians, anybody who has attended trade school and done any type of business, computers, communications, that sort of thing — can all submit their education for accreditation under the certification system.
Tout pêcheur qui aura suivi une formation postsecondaire quelconque, que ce soit pour devenir mécanicien de moteur diésel, technicien en électronique ou électricien, ou encore a fréquenté une école de métiers ou étudié le commerce, l’informatique, les communications, et ainsi de suite, peut soumettre une attestation de sa formation afin de la faire reconnaître par le système de certification.
Finally, it’s worth pointing out that the board has developed, in partnership with the Marine Institute, a very comprehensive Prior Learning Assessment and Recognition program whereby 85 of those education credits can be acquired by being assessed in 11 different areas related to fisheries, from diesel engine Enfin, je dois également vous dire que l’office a conçu, en partenariat avec le Marine Institute, un programme de reconnaissance et d’évaluation des acquis très complet.
Le programme permet de faire reconnaître 85 crédits d’éducation au moyen d’une évaluation dans 11 domaines différents touchant à 9-3-2023 Pêches et océans 25:5
maintenance, small engine maintenance, hydraulic systems, fish handling, holding and quality and the list goes on and on. la pêche, tels que l’entretien des moteurs diésel et des petits moteurs, la manutention, la conservation et la qualité du poisson, et ainsi de suite. There are numerous ways to accumulate those credits. The ultimate goal in the end is to ensure that those who are eligible to hold these enterprises have the training, certification and qualifications to do it successfully and safely. Il existe de nombreuses façons d’obtenir ces crédits.
L’objectif, au final, est de s’assurer que les gens admissibles à devenir propriétaires d’entreprises ont l’information, la certification et les qualifications nécessaires pour réussir, et ce, en toute sécurité. The Chair: Thank you very much for that. Le président : Merci beaucoup. Senator Busson: Thank you for being here. Your presentation was incredibly helpful. La sénatrice Busson : Merci d’être venu comparaître. Votre déclaration nous est très utile. Being from the West Coast, unfortunately there are very few independent harvesters operating in the industry there, as I’m sure you well know.
While appearing before this committee on February 14, Jason Spingle from the FFAW-Unifor explained: Je viens de la côte Ouest et malheureusement, nous avons très peu de pêcheurs indépendants dans notre industrie, comme vous le savez sans doute.
Jason Spingle de FFAW-Unifor a comparu devant le comité le 14 février et a indiqué ce qui suit : . . . hundreds of Level II professional fish harvesters who are saying the situation is such that they just can’t get access to the enterprises that are becoming available or they’re being outcompeted . . . . [...] des centaines de pêcheurs professionnels de niveau II disent que la situation est telle qu’ils ne peuvent tout simplement pas avoir accès aux entreprises mises sur le marché ou bien que la concurrence leur cause du tort. In your opinion, what has contributed to this situation for new entrants?
You alluded to it in your presentation, but I’m wondering if you can be more specific about what the specific barriers are. Are they disproportionately affecting certain groups? Are they also affecting different regions of Atlantic Canada differently, and, of course, Quebec? You alluded to some of the things that are the barriers. What would you say that we could do, suggest or recommend that would support and enable younger people to be able to get to their own fishing enterprises and their goals quicker?
À votre avis, qu’est-ce qui a contribué à cette situation à laquelle font face ceux qui désirent devenir pêcheurs? Vous l’avez mentionné dans votre déclaration, mais je me demandais si vous pouviez préciser quels sont les obstacles. Les obstacles visent-ils de façon disproportionnée certains groupes? Y a-t-il des différences dans les régions du Canada atlantique et, bien sûr, le Québec? Vous avez évoqué certains obstacles.
Que pourrions-nous faire, proposer ou recommander afin de soutenir et aider les jeunes gens pour qu’ils puissent devenir propriétaires de leur propre entreprise de pêche plus rapidement et ainsi atteindre leurs objectifs? Mr. Dolomount: Sure. There’s a lot to unpack, senator, in that question, but I’ll do my best. M. Dolomount : Bien sûr. Votre question comporte beaucoup d’éléments, sénatrice, mais je ferai de mon mieux. The question of affordability and the cost of enterprises really goes back to the 1970s and 1980s when we went, in Eastern Canada, down the road of limited entry licences.
There was a time when anybody who wanted to fish — down on the Cape Shore, Senator Manning, if you wanted to go fishing, you picked up a licence for $5 from DFO and away you went. You got a boat, gear and whoever spent the most days on the water, worked the hardest and did the best probably landed the most fish. La question de l’abordabilité et du coût des entreprises remonte aux années 1970 et 1980, lorsque les permis de pêche à accès limité ont été instaurés dans l’Est canadien. Avant, on s’achetait tout simplement un permis de 5 $ du MPO et on pouvait pêcher.
C’est ce qu’on faisait au cap Shore, sénateur Manning. Il suffisait de se procurer un bateau, de l’équipement et celui qui passait le plus de jours sur l’eau, travaillait le plus dur et qui faisait de son mieux était celui qui pêchait probablement le plus de poissons. But as we move towards a limited entry fishery, and I guess then with the core policy in 1996 — where, again, we identified who the people were with the largest amount or recognized amount of historical attachment and we established some 5,000 to 6,000 core enterprises — that’s really when the price of enterprises started to gain material value.
DFO, initially at least, didn’t really recognize the fact that these were commodities that L’accès aux pêcheries a été limité, et il y a eu l’annonce en 1996 de la politique concernant le noyau. Cette politique a identifié les gens qui avaient le plus grand lien historique reconnu avec l’industrie, soit quelque 5 000 à 6 000 entreprises du noyau. C’est à ce moment-là que le prix des entreprises a vraiment commencé à grimper. Le MPO, du moins au début, n’a pas reconnu le fait que ces entreprises étaient des biens à valeur 25:6 Fisheries and Oceans 9-3-2023
could be traded, so to speak. But I think we, including the Canada Revenue Agency and DFO, have all recognized that they do represent considerable value these days. commerciale, pour ainsi dire. Mais je pense que tous les acteurs, y compris l’Agence du revenu du Canada et le MPO, ont reconnu que ces entreprises ont une valeur considérable de nos jours.
It ranges, senator, from small, open boat enterprises with limited access to lobster and maybe some groundfish on the southwest coast of the province where an enterprise might be worth $150,000 to eleven large, 89-foot inshore vessels with multiple species that are worth multiple millions of dollars. The industry is very diverse in that regard and very diverse in terms of the cost of enterprises.
Sénateur, cela va des petites entreprises de bateaux ouverts ayant un accès limité au homard et éventuellement à quelques poissons de fond sur la côte sud-ouest de la province, où une entreprise pourrait se vendre à 150 000 $, à des navires côtiers de 89 pieds pêchant de nombreuses espèces, dont la valeur s’élève à plusieurs millions de dollars. L’industrie regroupe toute une gamme d’entreprises de valeurs différentes. Simply put, one of the biggest barriers is accessing a licence, namely, trying to find one.
This may seem a bit ironic or perhaps contradictory because we’ve been pushed by our provincial government — and so we should — to enter into initiatives around recruitment and retention of labour in the industry because we have an aging fisheries labour force. But I’m always cautious to point out to our provincial minister that we have to be careful that we don’t attract people into an industry and suggest to them that there’s a large pot of gold at the end of a rainbow and they invest years of their lives, go to school and do training to come out eligible to hold an enterprise but with no accessibility to it.
Pour dire les choses en termes simples, l’un des plus grands obstacles est l’obtention d’un permis, c’est-à-dire en trouver un. Cela peut vous sembler un peu ironique ou même contradictoire, car notre gouvernement provincial nous encourage à juste
titre de lancer des initiatives sur le recrutement et la rétention de la main-d’œuvre vieillissante dans l’industrie de la pêche. Mais je ne manque jamais de rappeler à notre ministre provincial qu’il faut faire très attention de ne pas attirer des gens vers une industrie en leur faisant croire qu’ils gagneront beaucoup d’argent, en sachant qu’ils pourront consacrer des années de leur vie et suivre une formation afin de devenir admissible à devenir propriétaire d’une entreprise, sans que cela se concrétise.
There’s trying to connect young harvesters with existing enterprise owners, but the real elephant in the room is this business of how you afford it. How does a young 25-year-old or 26-year-old man or woman who worked as a crew member on a fishing vessel, particularly if you’re not in line to receive a family enterprise, afford it? We could talk about fisheries loan boards and ways to go to banks and secure financing, but that doesn’t solve the problem either if every time a young harvester goes to purchase an enterprise — I’ll use an example that we’ve heard many times — and says, “I have $300,000.
I will make an offer.” But another licence holder, who already holds the licence and a lot of equity in their enterprise, bids $50,000 or $75,000 more. I said I wouldn’t get into the business of trust or controlling agreements, but even outside investors will outbid a young fish harvester in order to gain direct access rights to that valuable fisheries resource. Il faut donc essayer de mettre les jeunes pêcheurs en relation avec les propriétaires d’entreprises existantes, mais le problème véritable dont on n’ose pas parler, c’est l’abordabilité.
Comment un jeune homme ou une jeune femme de 25 ou 26 ans, qui a travaillé comme membre d’équipage d’un navire de pêche et qui n’héritera pas d’une entreprise familiale, peut-il trouver les fonds? Il y a bien sûr les commissions des prêts aux pêcheurs et les banques qui peuvent accorder un financement, mais cela ne règle pas le problème non plus. Je vous donne un exemple que j’ai entendu maintes fois. Un jeune pêcheur souhaite acheter une entreprise et fait une offre de 300 000 $. Mais un autre détenteur de permis, qui a déjà une entreprise, un permis et beaucoup de capitaux, offre 50 000 ou 75 000 $ de plus.
Je vous ai dit que je ne parlerais pas des accords de contrôle ou des conventions de fiducie, mais même des investisseurs de l’extérieur vont offrir plus qu’un jeune pêcheur afin d’obtenir les droits d’accès direct à cette ressource halieutique précieuse. I don’t know if that answers the question thoroughly, but affordability of enterprises is crucial. As far as solutions, I really do think we need to start trying, as our provincial Minister Bragg says, to find a pathway to get young men and women off the deck of the boat and into the wheelhouse.
We have to try to find a way to establish an eligible and qualified pool of young fish harvesters and enable them to secure some kind of affordable, low-interest loans, longer amortizations — something — where they can afford to gain access to these valuable enterprises. Je ne sais pas si cela répond à la question de manière approfondie, mais l’abordabilité des entreprises est essentielle. Pour ce qui est des solutions, je pense vraiment que nous devons commencer à essayer, comme le dit notre ministre provincial, M.
Bragg, de trouver un moyen pour que les jeunes hommes et les jeunes femmes passent du pont du bateau à la timonerie. Nous devons essayer de trouver un moyen de créer un bassin de jeunes pêcheurs admissibles et qualifiés et leur permettre d’obtenir des prêts abordables à faible taux d’intérêt, des amortissements plus longs — quelque chose — afin qu’ils puissent se permettre ces précieuses entreprises. 9-3-2023 Pêches et océans 25:7
Again, DFO has to begin to enforce their own rules and regulations. We have an owner-operator policy. We have a fleet separation policy. We have designation policies. They’re all meant to ensure that licences remain in the hands of working fish harvesters so that when a licence becomes transferable, it goes to one of those eligible working fish harvesters. However, we all know that that’s not the case. It’s becoming a growing problem not only for those young men and women who can’t access licences, but also for our fishing communities that depend on those direct incomes.
People that own enterprises and work in communities bring money into those communities. They spend money and reinvest money in those communities. Encore une fois, le ministère des Pêches et des Océans doit commencer à faire respecter ses propres règles et règlements. Nous avons une politique du propriétaire-exploitant, une politique de séparation de la flottille, une politique de désignation. Elles visent toutes à faire en sorte que les permis restent entre les mains des pêcheurs, pour que les permis qui deviennent transférables soient remis à des pêcheurs qui y ont droit.
Nous savons toutefois tous que ce n’est pas le cas. C’est un problème qui s’aggrave non seulement pour les jeunes hommes et les jeunes femmes qui n’arrivent pas à obtenir de permis, mais aussi pour nos collectivités de pêcheurs qui dépendent de ces revenus directs. Les propriétaires d’entreprise qui travaillent dans ces collectivités y apportent de l’argent. Ils dépensent et réinvestissent cet argent dans les collectivités.
Regarding the people who own licences and live outside the community, the majority of the value of the wealth of our industry is funnelled out of our coastal communities before the fishery even begins. That’s a serious problem if our fundamental principle of managing Canada’s fishery is to do it to the maximum benefit of Canadians. Lorsque les titulaires de permis vivent à l’extérieur des collectivités, la richesse de notre industrie est en grande
partie détournée de nos collectivités côtières avant même que la pêche commence. C’est un grave problème si le principe de base de notre gestion des pêches au Canada est d’en faire profiter au maximum les Canadiens. Senator Busson: Thank you very much. That’s been incredibly valuable, especially from your lived experience. La sénatrice Busson : Merci beaucoup. C’est extrêmement utile, surtout lorsque vous vous appuyez sur votre propre expérience. Senator Francis: Good morning and welcome.
While appearing before the committee on February 9, 2023, representatives from the Prince Edward Island Fishermen’s Association, or PEIFA, explained they experienced a rapid escalation in the price of fishing licences in Prince Edward Island, New Brunswick, Nova Scotia and Newfoundland and Labrador. The P.E.I. representatives explained that as the cost of fleets and licences increased, it has become more difficult for new entrants to purchase existing fishing licences. Le sénateur Francis : Bonjour et bienvenue.
Lorsqu’ils ont comparu devant le comité le 9 février 2023, les représentants de la Prince Edward Island Fishermen’s Association, ou PEIFA, ont dit qu’ils ont observé une hausse rapide du prix des permis de pêche à l’Île-du-Prince-Édouard, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador. Ils ont expliqué qu’à mesure que le coût des flottilles et des permis augmente, il devient de plus en plus difficile pour les nouveaux venus d’acheter des permis de pêche existants.
Can you explain how controlling agreements are contributing to the increased price of fishing licences in the Atlantic provinces and Quebec? Do you believe the elimination of controlling agreements would bring fishing licence prices back to reasonable levels? Pouvez-vous expliquer comment les accords de contrôle contribuent à la hausse du prix des permis de pêche dans les provinces de l’Atlantique et au Québec? Pensez-vous que l’élimination des accords ramènerait le prix des permis à des niveaux raisonnables? Mr.
Dolomount: I’ll qualify my response by saying that I’m not an economist and I don’t pretend to fully understand the financial dynamic of what contributes to the increasing or decreasing of fishing enterprises over time. I’ll keep it brief because I’m certainly not an expert, senator, in this area, but if you allow people who have extremely deep pockets and whose goal is to access the resource in the water and to further consolidate enterprises — as we’ve seen — into even larger enterprises, it does two things.
First, it creates, as I said in my presentation, larger, less accessible and less affordable enterprises. If the only people who can afford those enterprises are people with hundreds of thousands, if not millions, of dollars to come forward, it really puts young fish harvesters — I shouldn’t say young; I don’t mean to age discriminate here — or M. Dolomount : Je vais nuancer ma réponse en disant que je ne suis pas économiste et que je ne prétends pas comprendre parfaitement la dynamique financière de ce qui contribue à la hausse ou à la baisse du coût de l’exploitation des entreprises de pêche au fil du temps.
Je serai bref, car je ne suis certainement pas un expert dans ce domaine, sénateur, mais il se produit deux choses lorsqu’on permet à des personnes aux moyens financiers très considérables d’avoir accès aux ressources halieutiques et de renforcer davantage des entreprises — comme nous l’avons vu — pour qu’elles deviennent encore plus grandes, moins accessibles et moins abordables. Premièrement, cela crée, comme je l’ai dit dans ma déclaration, des entreprises plus grandes, moins accessibles et moins abordables.
Lorsque les seules personnes qui peuvent se permettre ces entreprises ont des 25:8 Fisheries and Oceans 9-3-2023
any fish harvester who has lived and worked in a community for their fishing career and supplemented their income outside the fishing season as best they can on a modest livelihood in a difficult position. centaines de milliers, voire des millions de dollars à leur disposition, cela met vraiment dans une situation difficile les jeunes pêcheurs — je ne devrais pas dire « jeunes »; je ne veux pas faire de discrimination fondée sur l’âge — ou tout autre pêcheur qui vit et travaille dans une collectivité et qui trouve du mieux qu’il le peut un supplément de revenu lorsque la saison de pêche est terminée tout en vivant modestement.
Those of us who live in small coastal communities — look around. How do you compete against somebody with a million dollars in their pocket if you’re 26, 28, 35 or even 40 years old living in those communities? It’s extremely challenging. Comment les personnes parmi nous qui vivent dans une petite collectivité côtière — regardez autour de vous — et qui sont âgées de 26, 28, 35 ou même 40 ans peuvent-elles faire concurrence à quelqu’un qui a 1 million de dollars en poche? C’est très difficile.
Specific to the question, if we can eliminate controlling agreements and we can take the people who technically — legally — are not supposed to be investing in those enterprises out of the process, will it drive the price of licences down? I can’t say for sure whether that will happen, but I can say one thing: It will certainly go a long way to ensuring that licences somehow stay in the hands of the people they are intended to stay in the hands of. I think that’s the important thing here.
Pour répondre plus précisément à la question, si nous pouvions éliminer les accords de contrôle et que nous pouvions mettre à l’écart du processus les personnes qui ne sont techniquement — légalement — pas censées investir dans ces entreprises, le prix des permis diminuerait-il? Je ne peux pas dire avec certitude que ce serait le cas, mais je peux affirmer une chose : ce serait certainement très utile pour que les permis demeurent entre les mains des personnes qui sont censées les avoir. Je pense que c’est ce qui est important ici.
Yes, the cost of the enterprise is the barrier, but the fundamental principle we’re trying to achieve here is to ensure that these licences, no matter the cost, stay in the hands of legitimate, working independent fish harvesters. I think we need to remember what our goal is here.
I hope, as the Government of Canada and as a committee of senators, that you agree and recognize that if we’re going to manage our Canadian fishing industry to its maximum benefit for all of Canada and all Canadians, it makes more sense to have the licences and the value of the fishery in the hands of working people and not in the hands of outside investors. I think it’s a really dangerous and slippery slope.
Oui, le coût de l’entreprise est l’obstacle, mais le principe de base que nous tentons de faire valoir ici consiste à faire en sorte que les permis, peu importe le coût, demeurent entre les mains des pêcheurs indépendants légitimes. Je pense que nous ne devons pas perdre de vue notre objectif.
J’espère, en tant que gouvernement du Canada et comité sénatorial, que vous êtes d’accord et que vous reconnaissez que pour pouvoir gérer notre industrie de la pêche de manière à ce qu’elle profite le plus possible à l’ensemble du Canada et à tous les Canadiens, il est plus sensé que les permis et les retombées de la pêche soient pour les travailleurs, pas pour des investisseurs de l’extérieur. Je pense que c’est une pente vraiment dangereuse et glissante. A previous senator mentioned British Columbia. I was there to speak at a fishery session two weeks ago.
Listening to the stories from communities, families and individuals about the devastation that happened on that coast with the erosion of their owner-operator policy, I said that it should be a mandatory requirement for Eastern Canadian fish harvesters to sit in that room and listen to what happened. By doing so, I think we would value the extreme value of our owner-operator policy even more than we already do. Un autre sénateur a mentionné la Colombie-Britannique. J’y étais il y a deux semaines pour prendre la parole lors d’une réunion sur les pêches.
J’ai écouté les collectivités, les familles et les particuliers parler des ravages sur la côte attribuables à l’affaiblissement de leur politique du propriétaire-exploitant. J’ai dit qu’il devrait être obligatoire que les pêcheurs de l’Est du pays soient présents dans salle pour entendre parler de ce qui s’est produit. Je pense que nous reconnaîtrions ainsi encore plus l’extrême valeur de notre politique du propriétaire-exploitant. Senator Francis: Thank you. Le sénateur Francis : Merci. Senator Ravalia: Thank you, Mr. Dolomount.
I’m speaking from the perspective of living in a coastal community in Newfoundland and Labrador, Twillingate. In the 35 years that I’ve been there, I’ve certainly witnessed a decline in the number of independent operators and loss of our own fish plant. Le sénateur Ravalia : Merci, monsieur Dolomount. Je m’exprime en tant que personne qui a vécu dans une collectivité côtière de Terre-Neuve-et-Labrador, Twillingate.
Pendant les 35 années que j’ai passées là, j’ai certainement observé une diminution du nombre d’exploitants indépendants ainsi que la perte de notre usine de transformation du poisson. 9-3-2023 Pêches et océans 25:9
My question is twofold. This is anecdotal, but I hear a lot from crew members who are increasingly feeling that their share of the value of the enterprise has declined, and that there is a sense of lack of protection, potentially exploitation and additional payment on the part of the crew for things like fuel, bait, et cetera. I am interested to hear your perspective as to whether there are any protective elements for crew members with respect to their livelihood in some of these enterprises? Ma question comporte deux volets.
C’est anecdotique, mais j’entends de nombreux membres d’équipage dire qu’ils ont l’impression que leur part de la valeur de l’entreprise a diminué et qu’il y a un manque de protection, une exploitation potentielle et des paiements supplémentaires à verser par les membres d’équipage pour des choses comme le carburant, les appâts et ainsi de suite. Je suis curieux d’entendre votre point de vue : y a- t-il des mesures en place pour protéger le gagne-pain des pêcheurs dans certaines de ces entreprises? Mr.
Dolomount: As far as the exploitation of labour and the protection and rights of crew, I really wouldn’t be comfortable answering that. I don’t represent a fish harvesting organization. Jason Spingle was previously before you. The Fish, Food and Allied Workers, or FFAW, represents fish harvesters under the collective bargaining act in the province. I wouldn’t be comfortable addressing that specifically. M. Dolomount : Pour ce qui est de l’exploitation de la main- d’œuvre et de la protection des droits de l’équipage, je ne me sentirais vraiment pas à l’aise de répondre.
Je ne représente pas une organisation de pêcheurs. Jason Spingle a déjà comparu devant vous. La Fish, Food and Allied Workers, ou FFAW, représente les pêcheurs en ce qui a trait à la Fishing Industry Collective Act, la
loi sur les négociations collectives des pêcheurs dans la province. Je ne serais pas à l’aise de répondre à cet aspect précis de la question. However, briefly, we have gone through nearly a 30-year fisheries rationalization process in this province. We talk sometimes about the reduction in the number of fishing vessels, fish processing plants and even the number of fish harvesters as being devastating to our communities.
In many ways it is, but we have to remind ourselves that it was very much a concerted effort to reduce the number of enterprises so that they were good, viable enterprises that could provide a good livelihood to those that were fortunate enough and privileged to hold them. Through that process, we have had, as they say, the best of times and the worst of times. We have created some extremely viable fishing enterprises. The less viable enterprise that’s struggling to make ends meet is not always the ones that shave crew shares.
Oftentimes, it’s the larger enterprises that are doing quite well, in an effort to do even better, try to maximize their profitability. I would suggest that’s probably not unlike most capitalist ventures throughout the country. Cependant, je vais brièvement mentionner que nous avons traversé près de 30 années de rationalisation des pêches dans la province. Nous discutons parfois de l’effet dévastateur sur nos collectivités de la réduction du nombre de bateaux de pêche et d’usines de transformation du poisson et même du nombre de pêcheurs.
C’est le cas de bien des façons, mais nous ne devons pas oublier que c’était sans aucun doute un effort concerté pour réduire le nombre d’entreprises afin que celles qui restent soient bonnes et viables et qu’elles puissent offrir un bon gagne-pain aux personnes qui ont la chance et le privilège d’en être propriétaires. Dans le cadre de ce processus, nous avons eu, comme on le dit, le meilleur et le pire de tous les temps. Nous avons créé des entreprises de pêche extrêmement viables.
Les entreprises les moins viables qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts ne sont pas toujours celles qui réduisent la part de l’équipage. En effet, il arrive souvent que les grandes entreprises qui s’en sortent bien tentent, afin de s’en sortir encore mieux, de maximiser leur rentabilité. Je dirais que c’est probablement le cas de la plupart des entreprises capitalistes d’un bout à l’autre du pays.
There is another standing committee taking place in Ottawa now — I’m going to speak there — about those in the grocery business and questioning the wages being paid to staff and whether or not we’re being gouged at the grocery store. Is it happening? I think you are absolutely right. You are on the ground. You speak to crew members. My point is it speaks, again, to the challenge that some of those crew members face. Many of them in their own right are very qualified. They hold fishing masters tickets, and are extremely experienced. They would dearly love to own one of those 2,800 core enterprises.
Sadly, however, the owners of those enterprises may not want them to own their own enterprise because they probably want to own it themselves. That, in and of itself, is a huge challenge. Un autre comité permanent siège à Ottawa en ce moment — je vais y prendre la parole — pour discuter du secteur alimentaire et poser des questions sur les salaires versés au personnel et pour déterminer si nous nous faisons arnaquer à l’épicerie. Est-ce le cas? Je pense que vous avez parfaitement raison. Vous êtes sur le terrain. Vous parlez aux membres d’équipage.
Ce que je veux dire, c’est que cela témoigne du problème auquel font face certains de ces membres d’équipage. Beaucoup d’entre eux sont très qualifiés à leur façon. Ils ont des brevets de capitaine de bâtiment de pêche et sont hautement expérimentés. Ils seraient ravis de posséder une des 2 800 entreprises du noyau. Malheureusement, les propriétaires de ces entreprises ne veulent peut-être pas qu’ils aient la leur puisqu’ils veulent probablement eux-mêmes l’avoir. C’est en soi un énorme problème. 25:10 Fisheries and Oceans 9-3-2023
I don’t want to suggest that I’m only pointing the finger at fish processing companies who want to vertically integrate and get direct access rights. Sometimes we can be contributing to our own demise. We do have — and I think everybody knows it in the industry — some wealthy fish harvesters who have well exceeded their footprint of licences that, under the licensing policy, they are not supposed to be able to control. But they control them. It really is an escalating issue. It comes back to the wages and working conditions of crew.
But if you work your way up through, eventually that contributes to whether or not they are going to be able to access or afford an enterprise of their own. Je ne veux pas donner l’impression de ne pointer du doigt que les entreprises de transformation du poisson qui veulent une intégration verticale et un accès direct aux droits. Nous pouvons parfois contribuer à notre propre perte. Nous avons — et je pense que tout le monde le sait dans l’industrie — des pêcheurs riches qui ont grandement dépassé le nombre de permis qu’ils sont censés pouvoir contrôler conformément à la politique de délivrance des permis.
Cela ne les a pas arrêtés. C’est vraiment un problème qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Cela nous ramène aux salaires et aux conditions de travail de l’équipage. Toutefois, quand on remonte plus loin, on constate que cela contribue à leur capacité de pouvoir posséder leur propre entreprise. Senator Ravalia: Thank you very much for that response. The second part of my question was related to the location of fish plants and where these operators are able to land their catch. We know that that demographic has shifted dramatically.
We lost our only fish plant and some individuals from my community have to land their catch at distances away from or have it trucked out of my community. To what extent has that shift impacted the viability of some of our enterprises? Le sénateur Ravalia : Merci beaucoup pour la réponse. La deuxième
partie de ma question était liée à la l’emplacement d’usines de transformation du poisson et aux endroits où ces exploitants peuvent débarquer leurs prises. Nous savons que les choses ont beaucoup changé sur le plan démographique. Nous avons perdu notre seule usine de transformation du poisson, et des gens de ma collectivité doivent débarquer leurs prises à des distances éloignées ou recourir à des camions pour les transporter. Dans quelle mesure ce changement a-t-il nui à la viabilité de certaines de nos entreprises? Mr. Dolomount: That’s a good question.
I’m not sure that it would have a huge impact on the viability of an enterprise other than the time, fuel and resources generally that it takes to land in another community. I think the greater concern, regarding the case of the loss of a fish-processing facility, is the loss of direct fish processing jobs in that community. M. Dolomount : C’est une bonne question. Je ne sais pas en quoi il y aurait d’énormes répercussions sur la viabilité d’une entreprise mis à
part le temps, le carburant et les ressources généralement nécessaires pour se rendre dans une autre collectivité. Je pense que ce qui est surtout inquiétant, à propos de la perte d’une usine de transformation, c’est la perte d’emplois directs dans la collectivité. Senator Ravalia: I see. Le sénateur Ravalia : Je vois. Mr. Dolomount: Those fish processing workers, just like fish harvesters, make money and spend money in their own communities. The greatest impact on the enterprises themselves is the impact to their own communities.
In most cases, the people who own the enterprises have family members or neighbours who work in fish processing plants and drive trucks to and from fish processing plants. Anytime you are taking a resource and jobs out of a community and bringing it somewhere else, it’s a redistribution of wealth, for sure. M. Dolomount : Les travailleurs des usines de transformation, tout comme les pêcheurs, gagnent de l’argent et en dépensent dans leurs propres collectivités. La principale répercussion pour les entreprises proprement dites est celle sur les collectivités.
Dans la plupart des cas, les propriétaires de l’entreprise ont des membres de leurs familles ou des voisins qui travaillent dans des usines de transformation et qui conduisent des camions à destination et en provenance d’usines de transformation. Chaque fois qu’on retire une ressource ou des emplois d’une collectivité pour les envoyer ailleurs, c’est sans aucun doute une redistribution de la richesse. Again, if we look at the big picture, we need to look at the majority of the wealth of our industry being vacuumed out of our province — and, in the case of British Columbia, out of our country.
I shouldn’t go to British Columbia. We have an issue here now with the state of Denmark: Royal Greenland has a huge foothold in the Newfoundland fishing industry. I’m not suggesting that Twillingate’s loss of its plant is not a huge, devastating blow to the whole Twillingate-New World Island area, but our main focus needs to be to keep the wealth of our Une fois de plus, lorsque nous regardons la situation dans son ensemble, nous constatons que la majorité de la richesse de notre industrie est extirpée de notre province — et, dans le cas de la Colombie-Britannique, de notre pays.
Je ne devrais pas parler de la Colombie-Britannique. Nous avons un problème ici avec le Danemark : Royal Greenland a une énorme emprise sur l’industrie terre-neuvienne de la pêche. Je ne laisse pas entendre que la perte de l’usine de Twillingate n’a pas porté un coup terrible à la région de Twillingate et de New World Island, mais 9-3-2023 Pêches et océans 25:11
valuable fisheries resource — at least what’s adjacent to our province — in our province. We can then worry about the micro level of how we distribute the wealth within the province to the people that live here. nous devrions surtout chercher à garder dans notre province la richesse de nos précieuses ressources halieutiques — du moins ce qui est adjacent à notre province. Nous pourrions ensuite nous préoccuper du niveau microéconomique et de la façon de distribuer la richesse entre les habitants de la province.
The issue that we’re dealing with around owner-operator, fleet separation and the independence of the fleet speaks to a higher- level principle of trying to ensure that the wealth of our industry stays in our country and in our province. Once we get it in the province, then we can worry about trying to maximize it to the benefits of as many fishing communities as we can.
Le problème auquel nous faisons face relativement aux propriétaires-exploitants, à la séparation des flottilles et à leur indépendance se rapporte à un principe de niveau supérieur selon lequel il faut essayer de garder la richesse de notre industrie dans notre pays et notre province. Une fois que nous l’aurons dans la province, nous pourrons nous efforcer de la maximiser pour en faire profiter le plus grand nombre possible de collectivités de pêcheurs. We have gone from 5,500 licences to under 2,800 licences. The question we need to ask ourselves is: How few is too few? How few communities are too few?
How many fish plants are too few? My concern is do we go from 2,800 to 1,400? When we get to 1,400, do we go to 700? Twillingate is very lucky because it’s a hub on the northeast coast of Newfoundland and it’s going to survive. But there are a lot of smaller communities around there — Moreton’s Harbour and Musgrave Harbour, for example — that probably won’t survive if we don’t keep the wealth of our fisheries resource in our province. Nous sommes passés de 5 500 à 2 800 permis. Ce que nous devons nous demander, c’est à quel moment c’est trop peu. À quel moment y a-t-il trop peu de collectivités?
À quel moment y a-t-il trop peu d’usines de transformation? Ce qui me préoccupe, c’est que nous passions de 2 800 à 1 400, puis de 1 400 à 700. La municipalité de Twillingate est très chanceuse puisque c’est une plaque tournante sur la côte Nord-Est de Terre-Neuve, et elle va survivre. Il y a toutefois beaucoup d’autres petites collectivités, par exemple Moreton’s Harbour et Musgrave Harbour, qui ne vont probablement pas survivre si nous ne gardons pas la richesse provenant de nos ressources halieutiques dans notre province. Senator Ravalia: Thank you very much. I appreciate that.
Le sénateur Ravalia : Merci beaucoup pour votre réponse. Senator Kutcher: Thank you very much for your very thoughtful and coherent testimony today, Mr. Dolomount, and also for the clear way that you have answered our questions. Le sénateur Kutcher : Je vous remercie beaucoup pour votre témoignage très réfléchi et très cohérent, monsieur Dolomount, et aussi pour avoir répondu clairement à nos questions. Economists tell us that small and medium enterprises, SMEs for short, are really the foundation of Canada’s economic and civic success.
One of the challenges that federal and provincial governments have is to help create the conditions that SMEs can flourish in. An owner-operator would be a classic example of a SME. Les économistes nous disent que les petites et moyennes entreprises, les PME, sont vraiment le fondement du succès économique et civique du Canada. Parmi les défis qu’ils doivent relever, les gouvernements fédéral et provinciaux doivent créer les conditions nécessaires à l’épanouissement des PME. Les propriétaires-exploitants sont un exemple classique de PME.
Our report will make suggestions to the federal government on what the federal government can do to better create the conditions that will allow these to flourish. Notre rapport présentera des recommandations au gouvernement fédéral à propos de la meilleure façon de créer les conditions nécessaires à l’épanouissement de ces entreprises. Could you tell us three things that you think we should most strongly consider that the federal government must do to create the conditions for success? You have outlined the problems, but what three things do you think we need to consider?
There are obviously more, but at least pick three. What would those three be? Pouvez-vous nous dire trois choses que nous devrions sérieusement envisager selon vous pour que le gouvernement fédéral crée les conditions nécessaires à la réussite? Vous avez décrit les problèmes, mais quelles seraient trois choses que nous devrions envisager selon vous? Il y en a évidemment plus, mais choisissez-en trois. De quoi s’agirait-il? Mr. Dolomount: First and foremost — and I’m sure you have heard it many times — is the obvious one.
You mentioned trying to create the conditions by which small enterprises, community- based fisheries — and community-based enterprises in our discussion today — can flourish. Before they can flourish, we M. Dolomount : D’abord et avant tout — et je suis certain que vous l’avez entendu à maintes reprises —, il y a ce qui va de soi. Vous avez parlé d’essayer de créer les conditions nécessaires pour permettre aux petites entreprises, aux pêches communautaires et aux entreprises communautaires dont nous 25:12 Fisheries and Oceans 9-3-2023
need to ensure that they remain, in our case, in Newfoundland and Labrador. About 2,700 small enterprises need to remain small enterprises. When I say “small enterprises,” I’m including in that 65-foot vessels that are multimillion-dollar vessels with multimillion-dollar value. They are included in that small enterprise envelope, at least for today. avons parlé aujourd’hui de prospérer. Avant qu’elles puissent s’épanouir, nous devons faire en sorte qu’elles restent, dans notre cas, à Terre-Neuve-et-Labrador. Environ 2 700 petites entreprises doivent rester de petites entreprises.
Quand je dis « petites entreprises », j’inclus les bateaux de 65 pieds qui valent et rapportent des millions de dollars. Je les inclus dans le groupe des petites entreprises, du moins aujourd’hui. DFO has entrenched in federal law the upholding of the owner-operator and fleet separation policies, I presume for the purposes of keeping those 2,700 small enterprises in small fishing communities — through the residency requirements — and in the hands of working people through the owner-operator policy.
DFO needs to make a commitment to all Canadians — and, more specifically, to commit fish harvesters — that they are going to uphold their own policy to ensure that those valuable enterprises stay viable and stay functioning to the maximum ability as they can for our coastal communities and not to some outside entity. That’s number one. Le ministère des Pêches et des Océans a inscrit dans la loi le maintien des politiques du propriétaire-exploitant et de la séparation des flottilles.
Je présume que c’est pour garder les 2 700 petites entreprises dans les collectivités de pêcheurs, grâce aux exigences en matière de résidence, et entre les mains des travailleurs grâce à la politique du propriétaire-exploitant. Le ministère doit s’engager auprès de tous les Canadiens — et plus précisément auprès des pêcheurs — à maintenir sa propre politique pour que ces précieuses entreprises demeurent viables et fonctionnelles autant qu’elles le peuvent pour nos collectivités côtières, pas pour une entité de l’extérieur. C’est la première mesure à prendre.
Number two is if those small enterprises are going to stand the test of time through intergenerational transfer, it comes back to the question of how few is too few. Furthermore, not only do we need to uphold the owner-operator policy and enforce it, but we need to sit back and ask ourselves how long we are to continue to allow the combining and the consolidation of licences. It’s a dangerous race to the bottom when you start reducing that number of enterprises.
The vast majority of fishing enterprises in this province now — I can’t speak for 2023; we don’t know what’s ahead as far as prices in the marketplace — up until recently are extremely valuable enterprises. That begs the question: Why do we need more consolidation of those enterprises? If an enterprise, even a small one in a small, rural fishing community, can provide a good livelihood for a family, I think that is where we should be. I think we should try to maintain as many of those as we can.
In this case, we should try to keep as many of Newfoundland and Labrador’s 2,700 enterprises in our communities as we can. That’s the second thing. Deuxièmement, si ces petites entreprises résistent à l’épreuve du temps en passant d’une génération à l’autre, nous revenons à la question de savoir à quel moment c’est trop peu. De plus, nous devons non seulement maintenir et appliquer la politique du propriétaire-exploitant, mais aussi nous demander pendant combien de temps nous allons continuer de permettre la combinaison et le regroupement des permis.
C’est un dangereux nivellement vers le bas quand on commence à réduire le nombre d’entreprises. À l’heure actuelle, la vaste majorité des entreprises de pêche de la province — je ne peux pas parler de 2023; nous ne savons pas ce qui nous attend pour ce qui est des prix sur le marché — sont jusqu’à tout récemment très rentables. Il faut donc se demander pourquoi nous devons les regrouper davantage? Lorsqu’une entreprise, même une petite entreprise dans une petite collectivité de pêcheurs, peut permettre à une famille de bien gagner sa vie, je crois que c’est l’objectif à atteindre.
Je pense que nous devrions essayer de préserver le plus grand nombre possible de ces entreprises. Dans ce cas-ci, nous devrions essayer de garder dans nos collectivités le plus grand nombre possible des 2 700 entreprises de Terre-Neuve-et- Labrador. C’est la deuxième chose à faire. The third one, if I were to point one out, is that in order for any of that to work, we have to try to find a functioning mechanism to keep those licences in the hands of people, not through the owner-operator policy — that’s not what I’m talking about — or maintaining the minimum number of enterprises, but the sheer affordability.
There’s the Farm Credit Canada program, I understand in this country, where if young farmers can demonstrate their commitment to their industry, their capacity and their training to be able to prove that they can run a farm successfully, they can access financing to be able to do so. We need to really take a serious look at that.
I don’t know whether this falls under the purview of the Department of Fisheries and Oceans or some other federal department or provincial-federal Le troisième point que je soulignerais, c’est que pour que tout cela fonctionne, nous devons essayer de trouver un mécanisme efficace pour que ces permis restent entre les mains des gens, et je ne parle pas de la politique sur les propriétaires-exploitants ou du maintien d’un nombre minimum d’entreprises. Je parle plutôt de l’abordabilité pure et simple. Que je sache, nous avons dans ce pays un programme de Financement agricole Canada.
Les jeunes agriculteurs qui peuvent démontrer qu’ils sont investis dans leur secteur et qu’ils ont la capacité et la formation nécessaires pour gérer une exploitation agricole avec succès peuvent obtenir un financement à cette fin. Nous devons vraiment envisager sérieusement cette possibilité. Je ne sais pas si cela relève du ministère des Pêches et des Océans ou d’un 9-3-2023 Pêches et océans 25:13
partnership, but we need to find a way. There is no reason why a 25- or 30-year-old man or woman, who has a 25- or 30-year window in the fishery, can’t borrow an adequate amount of money to get into the fishery. If the interest rate is reasonable, if the amortization period is reasonable and if the enterprise they are purchasing is viable, then we should be able to make it work. autre ministère fédéral ou d’un partenariat provincial-fédéral, mais nous devons trouver un moyen.
Il n’y a aucune raison pour qu’un homme ou une femme de 25 ou 30 ans, qui a une fenêtre de 25 à 30 ans dans la pêche, ne puisse pas emprunter une somme d’argent suffisante pour se lancer dans la pêche. Si le taux d’intérêt est raisonnable, si la période d’amortissement est raisonnable et si l’entreprise que cette personne achète est viable, alors nous devrions pouvoir faire en sorte que cela fonctionne. I’ll end by saying I refuse to accept, as I said earlier, the myth that we do not have young people interested in taking over fishing enterprises.
We absolutely do, but we need to try to find a mechanism for those that want to own enterprises to be able to do so. Je terminerai en répétant ce que j’ai dit précédemment, et c’est que je refuse d’accepter le mythe selon lequel il n’y a pas de jeunes gens désireux de reprendre des entreprises de pêche. Il y en a, cela ne fait aucun doute, mais nous devons essayer de trouver un mécanisme qui permet à ceux qui le souhaitent de devenir propriétaires d’entreprises. Senator Kutcher: Thank you very much, and thank you for your clarity. Le sénateur Kutcher : Merci beaucoup, en particulier pour la clarté de vos propos.
I was going to ask you — then I thought maybe it wouldn’t be appropriate, but you brought it up, which is fantastic — about the Farm Credit Canada program. The struggle here is similar to the growth of agribusiness and the fall of the family farm. Do you know of any initiatives in that particular area, for example, putting guardrails around agribusiness growth and helping family farms to be successful so small farming communities can continue to flourish? Are there any things that we could learn from the successes in that kind of program?
It may not be fair to ask you that question, but you did bring up Farm Credit Canada. I think the committee should have some witnesses who know what happened in agriculture. What is your thought on that? J’allais vous poser une question sur le programme de Financement agricole Canada, puis j’ai pensé qu’elle ne serait peut-être pas appropriée, mais vous en avez parlé, ce qui est fantastique. Les difficultés dont nous parlons sont semblables à celles qui sont liées à la croissance du secteur de l’agroentreprise et à la chute de l’exploitation familiale.
Connaissez-vous, dans ce domaine particulier, des initiatives destinées, par exemple, à limiter la croissance de l’agroentreprise et à aider les exploitations familiales à prospérer afin que les petites communautés agricoles puissent continuer de se développer? Est-ce que nous pourrions nous inspirer des réussites de ce type de programme? Il n’est peut-être pas juste de vous poser cette question, mais vous avez parlé de Financement agricole Canada. Je pense que le comité devrait entendre des témoins qui savent ce qui s’est passé dans le domaine de l’agriculture. Que pensez- vous de cela? Mr.
Dolomount: Senator, to be honest, it wouldn’t be fair to me to even attempt to answer because I have only recently started giving it some consideration and doing a bit of research into the fact that it exists in the context of trying to find strategies around recruitment, retention and cracking the nut, so to speak, of the issue that we just spoke about regarding the affordability and accessibility of fishing enterprises. M.
Dolomount : Sénateur, à vrai dire, je ne devrais même pas essayer de répondre parce que je commence à peine à y réfléchir et à faire des recherches sur l’existence de ce modèle dans le cadre de nos efforts pour trouver des stratégies de recrutement et de maintien en poste et pour résoudre le problème dont nous venons de parler, à savoir l’abordabilité et l’accessibilité des entreprises de pêche.
If it is, in fact, a model — and I’m sure this issue cannot be unique to the fishing industry in Canada or in Eastern Canada — there must be examples throughout the country and the world about the rising cost of access rights, whether it’s in farming or in mining. I would like to keep it in the context of common property resources, but there must be a way to ensure that we can finance these licences in a way that make them affordable.
S’il s’agit en fait d’un modèle — et je suis sûr que ce problème n’est pas unique à l’industrie de la pêche au Canada ou dans l’est du Canada —, il doit en exister des exemples dans tout le pays et dans le monde entier, compte tenu du coût croissant des droits d’accès, que ce soit dans le domaine de l’agriculture ou de l’exploitation minière. J’aimerais rester dans le contexte de la ressource de propriété commune, mais il doit y avoir un moyen de nous assurer de pouvoir financer ces permis et licences d’une manière qui les rend abordables.
I get challenged sometimes by people who — I’ll refer to them as free enterprisers — don’t see any reason why those 2,800 enterprises shouldn’t be able to be owned by one person or ten Il m’arrive d’être interpellé par des personnes qui — je les appellerai les partisans de la libre entreprise — ne voient pas pourquoi ces 2 800 entreprises ne pourraient pas être détenues 25:14 Fisheries and Oceans 9-3-2023
people. When I moved to St. John’s to attend university, there was a family-owned grocery store on just about every corner in the city. I’m probably given away my age here now prematurely, but if you go hunting through St. John’s now for a family-owned grocery store, with the possible exception of Colemans — and they are a pretty big operation in this province as many of you know — you have two choices: Sobeys or Loblaw. That didn’t happen overnight. It was an erosion over time. par 1 ou 10 personnes. Lorsque j’ai déménagé à St.
John’s pour étudier à l’université, il y avait une épicerie familiale à presque tous les coins de rue de la ville. Je révèle probablement mon âge prématurément, mais si vous cherchez aujourd’hui une épicerie familiale à St. John’s, à l’exception peut-être de Colemans — qui est une entreprise assez importante dans cette province, comme beaucoup d’entre vous le savent —, vous avez deux options : Sobeys ou Loblaw. Ce n’est pas arrivé du jour au lendemain. L’érosion a été progressive.
The fact that we have a hearing happening now to investigate that very issue speaks to the fact that while it may be the most economically viable way to run a grocery business to consolidate all those enterprises, I would argue from a community sustainability perspective, it’s not. The Walsh’s Store and all those family grocery stores may not have made as much money as Sobeys, but when they made it, it stayed in this city.
L’audience que nous tenons actuellement sur ce sujet montre bien que la consolidation de toutes ces entreprises est peut-être la façon la plus économiquement viable d’exploiter une épicerie, mais je soutiens que ce n’est pas le cas du point de vue de la viabilité de la collectivité. Le Walsh’s Store et toutes ces épiceries familiales n’ont peut-être pas fait autant d’argent que Sobeys, mais lorsqu’elles en faisaient, l’argent restait dans cette ville. However, the big difference is that groceries are not a common property resource; fisheries are.
For that reason alone, the Government of Canada and DFO have a responsibility to try to maximize, to all Canadians’ benefit, the value of this fishery. That value will manifest itself in our communities much quicker when left in the hands of independent owner-operator fish harvesters than in the hands of a few investors. Again, we look no further than British Columbia to see that that’s true. Cependant, la grande différence, c’est que les produits alimentaires ne sont pas une ressource de propriété commune, alors que la pêche l’est.
Ne serait-ce que pour cette raison, le gouvernement du Canada et le ministère des Pêches et des Océans ont la responsabilité d’essayer de valoriser au maximum cette pêcherie, dans l’intérêt de tous les Canadiens. Cette valeur se répercutera sur nos communautés beaucoup plus rapidement si elle est confiée à des propriétaires exploitants indépendants plutôt qu’à une poignée d’investisseurs. Encore une fois, il suffit de regarder la Colombie-Britannique pour voir que c’est vrai. Senator Kutcher: Thank you very much for those comments.
Just an observation that the human development index is probably a better measure of how countries flourish than their GDP. I’ll just leave it at that. I really appreciate your testimony. Le sénateur Kutcher : Je vous remercie beaucoup de vos observations. Je tiens simplement à souligner que l’indice de développement humain constitue probablement une meilleure mesure de la prospérité des pays que leur PIB. Je m’en tiendrai à cela. Je vous suis vraiment reconnaissant de votre témoignage. The Chair: Just to check, Mr. Dolomount, do you still have time to stay with us?
Le président : J’aimerais savoir si vous avez encore du temps à nous consacrer, monsieur Dolomount. Mr. Dolomount: I do, absolutely. M. Dolomount : Oui, absolument. The Chair: We had you scheduled for 45 minutes, but I have a list that’s still here. Le président : Nous avions prévu 45 minutes avec vous, mais j’ai encore des intervenants sur ma liste. Senator McPhedran: Welcome, Mr. Dolomount. Thank you for taking the time to work with us this morning. La sénatrice McPhedran : Bienvenue, monsieur Dolomount. Merci d’avoir pris le temps de travailler avec nous ce matin.
I have a number of questions that build on some points that have been made earlier, and you mentioned on a number of occasions — and it’s very much appreciated — men and women as potential independent fishers and harvesters. Could you tell us a bit more about the presence and the participation of women in this industry today and if you see a trend? J’ai des questions qui s’appuient sur certains points soulevés précédemment. Vous avez mentionné à plusieurs reprises — et c’est très apprécié — la possibilité pour des hommes et des femmes de devenir des pêcheurs indépendants.
Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur la présence et la participation des femmes dans cette industrie à l’heure actuelle? Voyez-vous une tendance? 9-3-2023 Pêches et océans 25:15
Mr. Dolomount: Absolutely. There is a long-standing trend — and I will say one thing right upfront, and I have said it many times: If we’re going to satisfy the labour needs of the fishing industry going forward, we are going to have to depend more heavily on the role of women in the fishery. As senators from Newfoundland and throughout the East know, women have always played a vital role in the fishing industry. If you go back a couple of generations, it wasn’t as active on the water in the harvesting sector, it was more on land in the processing sector.
But we have pockets throughout the province where women are more active in the harvesting sector than in others. Make no mistake, if you go to the west coast of Newfoundland, the southwest coast, Placentia Bay area, small lobster enterprises, for example, there are numerous men and women, husbands and wives, that fish together in small family enterprises. M. Dolomount : Absolument.
Cette tendance existe depuis longtemps, et je dirai dès le départ une chose que j’ai déjà dite à maintes reprises : si nous voulons répondre aux futurs besoins en main-d’œuvre de l’industrie de la pêche, nous devrons compter davantage sur les femmes dans le secteur de la pêche. Comme le savent les sénateurs de Terre-Neuve et de l’Est, les femmes ont toujours joué un rôle essentiel dans l’industrie de la pêche. Si l’on remonte à quelques générations, elles n’étaient pas aussi actives sur l’eau, dans le secteur de la récolte, mais plutôt sur terre dans le secteur de la transformation.
Cependant, il existe dans toute la province des endroits particuliers où les femmes sont plus actives dans le secteur de la pêche que dans d’autres. Ne vous y trompez pas. Si vous allez sur la côte ouest de Terre- Neuve, sur la côte sud-ouest, dans la région de la baie Placentia, dans les petites entreprises de pêche au homard, par exemple, il y a de nombreux hommes et femmes, des couples, qui pêchent ensemble dans le contexte de petites entreprises familiales.
In many cases, and it was mentioned earlier, if you are trying to increase the profitability of a small family-run enterprise, one of the best ways to do it is to keep the money in the family. After the cod moratorium — I digress again. But here we are now talking about recruitment of labour in the fishing industry and trying to bring people into the industry. It’s such a counterintuitive concept because we have spent the last 30 years trying to drive people out of this industry. We have bought them out.
Parents have driven their kids away from the industry, and now I think we have finally had an awakening and realized the vast value of our ocean’s resource, what it can do for our communities and for our individual family livelihoods. Dans de nombreux cas, comme on l’a déjà dit, la meilleure façon d’augmenter la rentabilité d’une petite entreprise familiale est de garder l’argent dans la famille. Après le moratoire sur la morue... Je digresse encore une fois. Mais nous parlons maintenant du recrutement de la main-d’œuvre dans l’industrie de la pêche et nous essayons d’attirer les gens dans l’industrie.
C’est tellement contre-intuitif, car nous avons passé les 30 dernières années à essayer de chasser les gens de ce secteur. Nous avons acheté leurs entreprises. Les parents ont poussé leurs enfants à quitter le secteur. Nous nous sommes enfin réveillés et nous avons pris conscience de la grande valeur des ressources de notre océan, de ce qu’elles peuvent apporter à nos communautés et aux moyens de subsistance de nos familles. To answer your question, women, at the moment, make up about 20% of the certified fisheries labour force in this province.
While I don’t have the numbers from DFO on the number of women who actually own their own independent core fishing enterprise, I can tell you that there are many of them. I wouldn’t suggest that it’s 20%, as far as the participation rate, but I would guess that it’s maybe in the 5% to 10% range. No doubt about that. Pour répondre à votre question, les femmes représentent actuellement environ 20 % de la main-d’œuvre du secteur des pêches certifiées dans cette province.
Bien que je ne dispose pas des chiffres du MPO sur le nombre de femmes qui possèdent leur propre entreprise de pêche indépendante, je peux vous dire qu’elles sont nombreuses. Je ne dirais pas que leur taux de participation est de 20 %, mais je dirais qu’il est peut-être de l’ordre de 5 % à 10 %. Cela ne fait aucun doute.
One thing I will say about the participation of women and families — and I made a point earlier that owner-operator fisheries have a positive contribution to safety, and I didn’t allude to it at the time, but it’s a known fact and we deal with it all the time in the delivery of basic safety training: Women keep husbands and family members accountable for safety. They have a positive influence in the safety of the small-boat industry.
But make no mistake, they are a huge contributor both as owner- operators and crew members, and we’re going to have to depend on them even greater going forward to meet the labour supplies for the industry. A specific area of our recruitment strategy is to try to attract more young women to the industry. Je dirai une chose à propos de la participation des femmes et des familles.
J’ai dit tout à l’heure que les propriétaires exploitants influent positivement sur la sécurité, et je n’y ai pas fait allusion à ce moment-là, mais c’est un fait connu et nous le voyons tout le temps dans le cadre de la formation de base à la sécurité : les femmes responsabilisent leurs maris et les membres de leur famille en matière de sécurité. Elles ont une influence positive sur la sécurité du secteur des petits bateaux. Mais ne vous méprenez pas.
Elles apportent une contribution considérable aussi bien en tant que propriétaires-exploitantes qu’en tant que membres d’équipage, et nous allons devoir compter encore plus sur elles à l’avenir pour répondre aux besoins en main-d’œuvre de l’industrie. Notre stratégie de recrutement vise notamment à attirer davantage de jeunes femmes dans le secteur. 25:16 Fisheries and Oceans 9-3-2023
Senator McPhedran: Thank you. That’s really interesting information for us to add to our consideration of this. La sénatrice McPhedran : Merci. C’est un élément d’information très intéressant à inclure dans notre examen de la question. You referenced ownership a number of times throughout this discussion. I would like to ask whether you see any cooperative ownership initiatives emerging anywhere, but particularly among younger potential harvesters. Vous avez mentionné la propriété à plusieurs reprises au cours de cette discussion.
J’aimerais vous demander si vous voyez des initiatives de propriété coopérative émerger ici ou là, mais en particulier parmi les jeunes pêcheurs potentiels. Mr. Dolomount: It’s certainly one of the strategies that has been brought forward — I have heard it on a number of occasions, and I can’t disagree with it, but just to step back. The owner-operator policy right now says that a fishing enterprise has to be in the name of a single person.
They did make changes to the policy a number of years ago whereby an independent core enterprise could, in fact, be held in a corporation, but then the corporation has to have one majority owner. M. Dolomount : C’est en tout cas l’une des stratégies qui a été proposée. Je l’ai entendue à plusieurs reprises, et je ne peux pas être contre, mais il faut juste prendre un peu de recul. La Politique du propriétaire exploitant prévoit actuellement qu’une entreprise de pêche doit être au nom d’une seule personne.
Il y a quelques années, des changements ont été apportés à cette politique, de sorte qu’une entreprise indépendante peut, en fait, être détenue par une société, mais il faut qu’elle soit détenue par un propriétaire majoritaire. I think you have hit on an extremely important point, and I’m not sure if it’s the solution. I’m not going to put myself out on a limb and say that I’m willing to support that solution right now.
But one of the potential ways to go forward to make enterprises affordable is if — I’ll use two friends that fish together in the same community who may not have enough access to capital to buy a $300,000 enterprise on their own. Could we find a way for them to jointly go into business together? I don’t know if the answer is yes, but it certainly seems to make a lot of sense to me, and I’m not sure if that’s the line of thinking that you were on. Je pense que vous soulevez un point extrêmement important, et je ne sais pas si c’est la solution.
Je ne vais pas me risquer à dire que je suis prêt à soutenir cette solution dès maintenant. Cependant, l’une des solutions possibles pour rendre les entreprises abordables est la suivante : je prendrai l’exemple de deux amis qui pêchent ensemble dans la même communauté et qui n’ont peut-être pas accès à un capital suffisant pour acheter une entreprise de 300 000 $ par leurs propres moyens. Pourrions- nous trouver un moyen pour qu’ils se lancent ensemble en affaires? Je ne sais pas si la réponse est oui, mais cela me semble tout à fait logique, et je ne sais pas si cela correspond à votre vision des choses.
Senator McPhedran: It is. La sénatrice McPhedran : C’est le cas, oui. Mr. Dolomount: I will say this: I would prefer to see an independent core enterprise stay in the hands of two or even three young, independent fish harvesters than I would to see it go outside the community or into the hands of somebody who is already a millionaire. M. Dolomount : Je peux dire que je préférerais qu’une entreprise du noyau indépendant reste entre les mains de deux ou même trois jeunes pêcheurs indépendants plutôt que de la voir échapper à la communauté ou tomber entre les mains de quelqu’un qui est déjà millionnaire.
Senator McPhedran: Thank you very much. That’s exactly where I was headed with the question, so I very much appreciate the answer. La sénatrice McPhedran : Merci beaucoup. C’est exactement ce que je cherchais à savoir, et je suis très contente de votre réponse. You have also referenced repeatedly ownership, and you have talked about people and people with deep pockets. I think we’re also talking about corporations, are we not? Yes, indeed, corporations are legal persons. But we’re talking not so much about individuals as we are talking about big companies. I would appreciate that clarification.
In addition to that, what is the extent of foreign presence even if it’s not officially recognized or is somehow tucked away, shall we say, in the registration process? Vous avez également mentionné à plusieurs reprises la propriété, et vous avez parlé de personnes aux poches bien garnies. Je pense que nous parlons également de sociétés, n’est- ce pas? Oui, en effet, les sociétés sont des personnes morales. Mais nous ne parlons pas tant de particuliers que de grandes entreprises. J’aimerais que ce soit précisé.
En outre, quelle est l’étendue de la présence étrangère, même si elle n’est pas officiellement reconnue ou même si elle est en quelque sorte dissimulée, si je puis dire, dans le processus d’enregistrement? Mr. Dolomount: Well, I’ll start from the back and work forward. As far as the foreign ownership piece, again, the obvious example of Royal Greenland and their ownership of nine M. Dolomount : Je vais commencer par la base et progresser à partir de là. En ce qui concerne la propriété étrangère, l’exemple le plus évident est celui de la Royal Greenland, qui 9-3-2023 Pêches et océans 25:17
processing facilities I think it is now in this province, and a huge foothold in the processing sector. Of course, they are entitled as a corporate entity to have access rights in the offshore fleet. But they are not, through the fleet separation policy, supposedly, able to have access rights in the inshore sector.
When they bought out Quin-Sea, I think if you were to speak to any fish harvester that lives in communities where fishing takes place — and I shouldn’t be using specific examples, and I don’t mean to point fingers, because it really doesn’t matter at the end of the day whether it’s a large fish processing company from outside the country or whether it’s an independent fish harvester who is not a corporation. possède neuf usines de transformation dans la province, et qui occupe une place énorme dans le secteur de la transformation.
Bien entendu, en tant que personne morale, elle a des droits d’accès à la pêche hauturière. En revanche, la Politique de séparation des flottilles ne lui permet pas, apparemment, d’avoir des droits d’accès dans le secteur côtier.
Lorsqu’elle a racheté Quin-Sea, je pense que si vous parliez à n’importe quel pêcheur qui vit dans des communautés où la pêche est pratiquée — je ne devrais pas utiliser d’exemple précis, et je ne veux pas montrer quiconque du doigt, parce qu’en fin de compte, il importe peu qu’il s’agisse d’une grande entreprise étrangère de transformation du poisson ou d’un pêcheur indépendant qui n’est pas une entreprise —, vous verriez qu’ils ont tous le droit d’avoir accès à la flotte côtière.
The main thing is trying to keep those — in this case 2,700 and something core enterprises — out of the hands, simply put, of the people whom the licensing policy says are not legally entitled to own them. We can say it’s worse for Royal Greenland to own them than it is for fish harvester number 4 in Twillingate.
But really, at the end of the day, if it’s an individual who already has maximized the number of licences that they are legally able to hold or a fish processing company or an outside investor with no connection to the fishing industry at all, that all erodes the fundamental principle — at least that I think — we should be building this fishery on, and that is trying to keep those licences, however many of them are left, in the hands of independent owner-operators.
L’essentiel est de faire en sorte que ces entreprises — dans ce cas, quelque 2 700 entreprises du noyau — ne tombent pas entre les mains des personnes qui, selon la politique de délivrance des permis, n’ont pas légalement le droit de les posséder. Nous pouvons dire que c’est pire si la Royal Greenland les possède, plutôt que le pêcheur numéro 4 de Twillingate. Mais en fin de compte, il peut s’agir d’un particulier qui a déjà maximisé le nombre de permis qu’il peut légalement détenir, d’une entreprise de transformation du poisson ou d’un investisseur extérieur qui n’a aucun lien avec l’industrie de la pêche.
Tout cela érode le principe fondamental que nous devrions, selon moi, du moins, appliquer à cette pêcherie, soit essayer de garder ces permis, quel que soit le nombre qu’il reste, entre les mains de propriétaires exploitants indépendants. I’m not sure if the issue is really about corporations. Corporations do what corporations do, and I’d like to see fish processing companies process and access resources legally in the offshore sector and try to keep those licences in the hands of 2,800 people. Je ne suis pas sûr que les entreprises soient vraiment en cause.
Les entreprises font ce qu’elles font, et j’aimerais que les entreprises de transformation du poisson traitent les ressources et y accèdent en toute légalité dans le secteur hauturier, et qu’on essaie de faire en sorte que ces permis restent entre les mains de 2 800 personnes.
I will say this — and this is purely my own opinion — but any time you get consolidation of the existing enterprises, or even without consolidation, with the multiple ownership of licences by one person outside the licensing policy, if you’ve got one person who owns 6 or 10 licences through controlling agreements, to me it makes far more sense to try to keep those 10 licences that are in the hands of one person in the hands of 10 families. Instead of one person making $1 million, you have 10 families making $100,000 each.
Je vais vous donner mon opinion, et c’est que chaque fois qu’il y a consolidation des entreprises existantes, ou même sans consolidation, avec la propriété multiple de permis par une personne en dehors de la politique sur la délivrance de permis, si une personne possède 6 ou 10 permis dans le cadre d’accords de contrôle, il me semble beaucoup plus logique d’essayer de maintenir entre les mains de 10 familles ces 10 permis qui sont entre les mains d’une seule personne. Plutôt qu’une personne qui gagne un million de dollars, vous avez 10 familles qui gagnent 100 000 $ chacune.
Again, I’m not an economist, nor am I a lawyer, but I think most of us will agree that if we’re going to look at this from a rural, regional or economic development perspective, it just makes so much more sense to keep those licences in the hands of as many independent working people as we can.
Encore une fois, je ne suis ni économiste ni avocat, mais je pense que la plupart d’entre nous seront d’accord pour dire que si nous envisageons cette question sous l’angle du développement rural, régional ou économique, il est bien plus logique de laisser ces permis entre les mains du plus grand nombre possible de travailleurs indépendants. 25:18 Fisheries and Oceans 9-3-2023
I know Royal Greenland is an issue, no doubt about it. You heard it from Jason Spingle when he spoke, and people are concerned about the sheer size of a foreign-owned company to be here participating. On the principle level, I don’t think it matters whether it’s them or anybody else who is trying to gain ownership of licences that shouldn’t be owning them. Il ne fait aucun doute que la Royal Greenland est un problème. Vous l’avez entendu de la bouche de Jason Spingle, et les gens s’inquiètent de l’ampleur de la participation d’une société étrangère.
En principe, je ne pense pas qu’il soit important de savoir si c’est elle ou quelqu’un d’autre qui essaie de s’approprier des permis qui ne devraient pas leur revenir. Senator Cordy: Thank you so much, as others have said, for your comments today. Your comments and your answers have been practical and very detailed, so I very much appreciate that. La sénatrice Cordy : Merci beaucoup, comme d’autres l’ont dit, pour vos commentaires d’aujourd’hui. Vous nous donnez des réponses pragmatiques et très détaillées, et je vous en suis très reconnaissante.
You spoke about the challenges, in fact, the myth that young people don’t want to get involved in the fisheries. You said, indeed, that it is a myth and the challenges that they are facing. Vous avez parlé des difficultés, en fait, du mythe selon lequel les jeunes ne veulent pas se consacrer à la pêche. Vous avez dit, en effet, qu’il s’agit d’un mythe, et vous avez parlé des défis auxquels ils doivent faire face. If we’re writing a report, what pathway do we put forward so that young fish harvesters can stay in the industry and, in fact, can become owners of licences?
You spoke about the affordability of licences for young people, that it’s just not possible for them. If we don’t have an input of young owners and young fishers in our communities, then we’re going to be in trouble, I think. You’ve itemized all the things that could happen if we have fewer people holding licences. What is the path forward that we should suggest? Dans notre rapport, quelle démarche devons-nous préconiser pour que les jeunes pêcheurs puissent rester dans l’industrie et, en fait, devenir propriétaires de permis?
Vous avez dit que les jeunes n’ont pas les moyens d’acheter des permis, que ce n’est tout simplement pas possible pour eux. Si nous n’avons pas l’apport de jeunes propriétaires et de jeunes pêcheurs dans nos communautés, je pense que nous aurons des problèmes. Vous avez énuméré toutes les choses qui pourraient se produire si le nombre de détenteurs de permis diminuait. Quelle est la démarche que nous devrions préconiser pour l’avenir? Mr. Dolomount: Well, I guess there are two things I’ll say. One is that we need to be able to attract those people to the industry.
If we don’t have individuals coming into the industry, we’re doomed to failure. I think we have done a fairly good job in this province over the last 25 years through the professionalization process of raising the profile of commercial fish harvesters, frankly. We’ve taken an industry which only three decades ago most people would have called an industry of last resort. There were no training requirements, for example. As I said, anybody who wanted to fish went fishing. In some cases, those who didn’t go off to pursue other livelihoods went fishing. M. Dolomount : Je dirais deux choses à ce sujet.
Premièrement, nous devons réussir à attirer ces gens vers le secteur, sinon, nous sommes voués à l’échec. Je crois que nous avons fait un assez bon travail dans la province au cours des 25 dernières années en vue de rehausser le profil des pêcheurs commerciaux, par l’entremise du processus de professionnalisation. Il y a 30 ans seulement, on qualifiait cette industrie de dernier recours. Il n’y avait aucune exigence en matière de formation, par exemple. Comme je l’ai dit plus tôt, n’importe qui pouvait s’improviser pêcheur.
Dans certains cas, les gens qui n’avaient pas d’autre moyen de subsistance allaient pêcher. That’s changed in a big way. The technology has changed hugely. The level of education, not only from the certification board in Newfoundland, but Transport Canada federally. If you want to operate a 65-foot fishing enterprise, you need to have a lot of training in order to do it. La situation a beaucoup changé depuis; la technologie aussi. C’est la même chose pour le niveau d’éducation, et je ne parle pas seulement de l’Office d’accréditation de Terre-Neuve, mais aussi de Transports Canada, à l’échelon fédéral.
Pour exploiter un navire de pêche de 65 pieds, il faut suivre une formation exhaustive. I think we need to raise the profile. Part of our recruitment strategy is to present fishing not only as a viable career option that can give you a decent livelihood, but one that’s respectable and one that people can enter into with pride and a sense of decency that they’re participating in a good profession. Je crois que nous devons rehausser le profil du secteur. Dans le cadre de notre stratégie de recrutement, nous présentons la pêche non seulement à
titre de possibilité de carrière viable permettant de vivre décemment, mais aussi à
titre de profession respectable, associée à un sentiment de fierté. A friend of mine pointed out one time the four pillars of the Canadian economy that are represented in Centre Block there in Ottawa: fisheries, forestry, agriculture and mining — all seasonal Un de mes amis m’a fait remarquer que les quatre piliers de l’économie canadienne étaient représentés dans l’édifice du Centre, à Ottawa : la pêche, la foresterie, l’agriculture et 9-3-2023 Pêches et océans 25:19
work. In my opinion, for far too long, we looked down upon seasonal workers somehow as not contributing enough to the Canadian economy, and fishing in particular. Fish harvesters were looked down upon. I don’t know why. Fishing seasons in a small open boat are pretty short. It’s not that they didn’t want to work harder and longer; they just couldn’t. l’exploitation minière... tous des domaines saisonniers. À mon avis, depuis trop longtemps, on dénigre les travailleurs saisonniers — surtout les pêcheurs — parce qu’on juge qu’ils ne contribuent pas suffisamment à l’économie canadienne. On les regarde de haut.
Je ne sais pas pourquoi. La saison de pêche dans les petits bateaux ouverts est assez courte. Ce n’est pas que ces gens ne veulent pas travailler; ils ne peuvent tout simplement pas travailler. Further to that — and I think the certification system in Newfoundland caters to this — we need to allow and encourage what has been referred to as occupational pluralism. We have to ensure that when fish harvesters are not able to fish that they have the opportunity to go and ply their skills elsewhere and supplement their income.
In many cases, that’s the only way they will ever be able to afford an enterprise of their own. De plus — et je crois que le système d’accréditation de Terre- Neuve répond à ce besoin —, nous devons encourager ce qu’on appelle le pluralisme professionnel. Nous devons veiller à ce que les pêcheurs puissent utiliser leurs compétences ailleurs lorsqu’ils ne peuvent pas pêcher, afin d’augmenter leur revenu. Dans de nombreux cas, c’est la seule façon pour eux d’avoir les moyens de bâtir leur propre entreprise. I think we need to find ways, whether that’s through the provincial certification here or elsewhere.
I’ll give you an example. We have people who want to go and do Fishing Masters training to upgrade their fishing certification, but because three years ago they went and did a welding trade, they can’t access their Employment Insurance while they’re in school or they can’t get tuition assistance because people don’t recognize the fact that an electrician or a tradesperson can also be a fish harvester. We need to break down those stereotypes and barriers and try to encourage more people to come into fisheries and not keep people out.
Je crois que nous devons trouver des solutions, que ce soit par l’entremise de l’accréditation provinciale ou par d’autres moyens. Je vais vous donner un exemple. Certaines personnes veulent suivre une formation de capitaines de pêche afin de rehausser leur certification, mais comme elles ont suivi une formation dans le domaine de la soudure il y a trois ans, elles n’ont pas accès à l’assurance-emploi ou à l’aide financière pendant leurs études, parce qu’on ne reconnaît pas qu’un électricien ou un travailleur de métier peut aussi être pêcheur.
Nous devons briser ces stéréotypes et éliminer ces obstacles pour encourager plus de gens à travailler dans le domaine des pêches, au lieu de les décourager. People who want to fish, live in rural fishing communities and own their own enterprises, I think we have a collective responsibility as provincial and federal governments, fish harvester organizations and fish harvesters themselves to try to find a way to give those individuals access to the fishing industry when they’re able to fish and the opportunity to go and ply their skills elsewhere.
Les gens veulent pêcher, vivre dans des communautés de pêcheurs rurales et avoir leur propre entreprise. Je crois que le gouvernement provincial, le gouvernement fédéral, les organisations de pêcheurs et les pêcheurs eux-mêmes ont la responsabilité de trouver une façon de donner à ces gens l’accès à l’industrie de la pêche, afin qu’ils puissent s’adonner à la pêche et aussi exercer leurs compétences ailleurs. We have to market our industry for what it is and not for what it’s thought to have been. Far too many young people in this province, particularly in St.
John’s, don’t know the fishing industry exists, at least not as the economic driver that it truly is outside of what we call the overpass here. Most of them don’t know that the fishery recovered from the moratorium of 1992. We have to do a better job of marketing our industry so we can bring in good, qualified, educated people who can successfully operate these enterprises. At the moment, they are there, but if we don’t find a way to give them access to licences, they’re not going to be there, and that’s sad. Nous devons présenter notre industrie telle qu’elle est, et faire tomber les préjugés.
Beaucoup trop de jeunes de la province — surtout à St. John’s — ne savent pas que l’industrie de la pêche existe ou du moins, ils ne la reconnaissent pas comme le moteur économique qu’elle est au-delà de ce qu’on appelle le viaduc. La plupart d’entre eux ne savent pas que le secteur de la pêche s’est remis du moratoire de 1992. Nous devons mieux vendre notre industrie afin d’attirer des personnes qualifiées et formées qui peuvent exploiter les entreprises avec succès. À l’heure actuelle, les gens sont là, mais si nous ne trouvons pas le moyen de leur donner accès à des permis, ils s’en iront, ce qui est triste.
Senator Cordy: We do need young people in our communities. I’m from Nova Scotia. If you look at the population of Nova Scotia, it’s rising significantly but much of the rise in the population is in the Halifax region. In the smaller communities, the parents and the grandparents are living there with very few support systems often within the community of La sénatrice Cordy : Nous avons besoin des jeunes dans nos communautés. Je viens de la Nouvelle-Écosse. La population de la province augmente de manière importante, mais surtout dans la région de Halifax.
Ce sont les parents et les grands-parents qui habitent dans les plus petites communautés, et ils n’ont que très peu de systèmes de soutien, souvent dans la communauté où 25:20 Fisheries and Oceans 9-3-2023
their children or grandchildren. You’re absolutely right, that’s a social challenge that goes along with everything else. habitent leurs enfants ou leurs petits-enfants. Vous avez tout à fait raison : c’est un enjeu social qui s’ajoute à tous les autres. It’s interesting. I was on another committee where we were studying Employment Insurance and it was actually seasonal work. The witness, who was also from Newfoundland, said that we’ll stop having seasonal work when we stop having seasons. I don’t think that’s going to happen, so I think we have to recognize that there is going to be seasonal work.
C’est intéressant. Dans le cadre de l’étude d’un autre comité auquel je siège sur l’assurance-emploi, nous avons abordé la question du travail saisonnier. Le témoin, qui venait lui aussi de Terre-Neuve, a fait valoir que le travail saisonnier cesserait lorsque nous n’aurions plus de saisons. Je ne crois pas que cela arrive un jour, alors je crois que nous devons reconnaître que le travail saisonnier est là pour de bon. I was not surprised, but I was troubled by your comment that DFO is not enforcing the rules that are there. I think you were talking specifically about owner-operator.
I wonder if you could expand on that because I think that would certainly be something that we could put in a report as well. Je n’ai pas été surprise, mais j’ai été troublée par votre commentaire voulant que le ministère des Pêches et des Océans ne fasse pas respecter les règles qui sont en place. Je crois que vous parliez des propriétaires-exploitants de façon précise. Pourriez-vous nous en dire davantage à ce sujet? Je crois que nous pourrions aborder la question dans notre rapport également. Mr.
Dolomount: Simply put, if we go back to the PIIFCAF policy, which is the Policy for Preserving the Independence of the Inshore Fleet in Canada’s Atlantic Fisheries or some such acronym that I guess goes back a decade or more now, DFO made a policy commitment that they were going to uphold their owner-operator policy and give any person who was in a controlling agreement of those at the time — I guess 3,000+ core fishing enterprises in this province — they created a new title called independent core enterprises. They set about giving people seven years to get out of those controlling agreements, and many did. M.
Dolomount : En termes simples, dans le cadre de la PIFPCAC, soit la politique sur la Préservation de l’indépendance de la flottille de pêche côtière dans l’Atlantique canadien — qui a été adopté il y a plus de 10 ans —, le MPO s’est engagé à maintenir la politique du propriétaire-exploitant et à donner aux personnes qui avaient conclu un accord de contrôle — plus de 3 000 entreprises de pêche dans la province — le nouveau
titre d’entreprises du noyau indépendant. Il donnait sept ans à ces gens pour se sortir des accords de contrôle; bon nombre d’entre eux l’ont fait. But again, without pointing the finger at any person or anybody, if you go around any of the major fishing communities in this province and ask any fish harvester on a wharf if there is any vessel in this community that’s controlled by somebody other than the person who is actually operating the boat, the answer will be invariably yes. I think everybody close to the industry knows that it’s happening.
Or, sans vouloir montrer qui que ce soit du doigt, si vous vous promenez dans toutes les grandes communautés de pêche de la province et que vous demandez aux pêcheurs sur les quais si les bateaux sont gérés par d’autres personnes que celles qui en sont aux commandes, la réponse sera invariablement oui. Je crois que tout le monde qui connaît l’industrie sait que c’est ainsi que les choses se passent. Again, I’m not a lawyer, so I don’t know why. Presumably, DFO has received reports of this — they know it’s an issue in the industry, so, of course, they do.
I shouldn’t presume that they’re not taking necessary action. Perhaps they are behind the scenes, but I see no tangible evidence that anything is being done other than the announcement of the PIIFCAF policy years ago, and again, through Bill C-68, the upholding of the owner-operator policy and a lot of good commitments that things are going to change. If you speak to people in the industry, I don’t think they put much faith in the fact that those policies are actually being followed through. Je ne suis pas avocat, alors je ne sais pas pourquoi.
Je présume que le MPO a reçu des rapports à ce sujet — il sait évidemment qu’il s’agit d’un enjeu dans l’industrie. Je ne devrais pas présumer que le ministère ne prend pas les mesures nécessaires. Il prend peut-être certaines mesures en coulisses, mais je ne vois aucun signe tangible à cet égard, autre que l’annonce relative à la PIFPCAC qui a été faite il y a plusieurs années et, par l’entremise du projet de loi C-68, le maintien de la politique sur les propriétaires-exploitants et des engagements en vue de faire changer les choses.
Je ne crois pas que les intervenants de l’industrie s’attendent à ce que ces politiques soient respectées. The proof will be in the pudding, as they say. We’ve got 2,700 and something enterprises now. I don’t know how many people control them, but it’s not 2,700 and something. It’s less, and that’s a problem. Les faits parleront d’eux-mêmes, comme on le dit. Nous avons quelque 2 700 entreprises. Je ne sais pas combien de personnes les contrôlent, mais c’est certainement moins que cela, et c’est un problème. Senator Cordy: Thank you so much for being here today.
La sénatrice Cordy : Nous vous remercions d’être avec nous aujourd’hui. 9-3-2023 Pêches et océans 25:21
The Chair: As a follow-up, I’ve been listening to your testimony, and thank you very much for what you’re telling us today. Le président : J’écoute votre témoignage et je tiens moi aussi à vous remercier pour les renseignements que vous nous transmettez aujourd’hui. I want to touch on a couple of things. I grew up in the small fishing community of St. Bride’s, as you know. When you talk about an industry of last resort, there’s no doubt that’s what it was. However, it has become a very professional industry in today’s world.
I spoke to a young man in my hometown a few weeks ago who is interested in getting into the fishing business. He told me he approached two banks, and neither one of them would entertain his request for a loan to get into the fishing industry. He then talked to one of the processors and they were willing to assist him. J’aimerais aborder certains sujets. J’ai grandi dans la petite communauté de pêcheurs de Saint Bride’s, comme vous le savez. Il ne fait aucun doute qu’il s’agissait à une époque d’un secteur de dernier recours. Toutefois, aujourd’hui, c’est une industrie très professionnelle.
J’ai parlé à un jeune homme de ma communauté il y a quelques semaines, qui aimerait avoir une entreprise de pêche. Il m’a dit qu’il avait fait une demande auprès de deux banques, mais qu’aucune d’entre elles n’avait accepté de lui prêter de l’argent. Il a ensuite parlé à un transformateur, qui a accepté de l’aider. That kind of goes against some of the conversations that we’ve been having. I didn’t know what to say. I don’t look at different options. What advice would you give someone who approaches you with that dilemma? I think he’s Level I now working towards his Level II.
He’s not Level II yet, but he’s trying to put things together. What advice you would give to someone of that nature? Cela va à l’encontre de tout ce dont nous discutons aujourd’hui. Je ne savais pas quoi lui répondre. Quel conseil donneriez-vous à une personne qui vous ferait part de ce dilemme? Je crois que ce jeune homme est un pêcheur de type 1; il souhaite atteindre le type 2. Que lui diriez-vous? Mr. Dolomount: Sometimes fish processing companies get a bad rap for helping fish harvesters with financing.
You’re right, there are many examples around the province where fish processing companies have legitimately helped fish harvesters finance boats, licences, gear, et cetera, in a legitimate way that does not put them in a position of controlling the ownership of the enterprise. We can’t be quick to judge that that’s always a bad thing. I’ll say that upfront. M. Dolomount : Parfois, les entreprises de transformation du poisson ont mauvaise réputation lorsqu’ils aident les pêcheurs à financer leur entreprise.
Vous avez raison : dans de nombreux cas, ces entreprises ont aidé de façon légitime les pêcheurs à financer leurs bateaux, leurs permis, leur équipement, etc., sans toutefois se retrouver dans une position de contrôle de la propriété de l’entreprise. Il ne faut pas juger trop vite de ces situations. Je tenais à le dire d’entrée de jeu. Again, Senator Manning, you’ve really hit on what I called earlier the biggest challenge that we’re facing, namely, affordability. When we say affordability, it’s not only the cost o