Public Finance — 25 November 2014 (41st Legislature, 1st Session)
CFP 2014-11-25
Quebec — Committees
À cet article, un amendement a été déposé, qui vient remplacer en totalité l'article 16, qui est
déposé et qui se lit ainsi :
«Le dirigeant d'un
organisme public doté d'un conseil d'administration, autre qu'un organisme
public visé aux paragraphes 3° et 4° de
l'article 2, doit informer ce conseil de la conclusion de tout contrat de
services comportant une dépense de 25 000 $ et plus lors de la
première réunion qui suit la date de la conclusion de chaque contrat.»
Donc,
ce sont les articles sur lesquels nous allons travailler. Donc, M. le ministre,
pour remémorer aux gens qui nous écoutent la teneur de cet
article et de
cet amendement, peut-être nous faire un commentaire pour... répéter les
commentaires en ce qui regarde l'introduction de cet amendement?
Coiteux : Bien, c'est un
article de concordance avec la modification
qui est proposée à l'article 14 du projet de loi, concernant la détermination du dirigeant d'un
collège, d'une commission scolaire ou d'un établissement universitaire, parce que, pour ces entités, les fonctions de
dirigeant de l'organisme sont maintenant conférées au conseil
d'administration du collège, au conseil des commissaires de la commission
scolaire et au conseil d'administration de l'établissement universitaire plutôt
qu'à la personne ayant la plus haute autorité administrative au sein de
l'organisme. Il n'est par conséquent plus requis de prévoir une obligation de
reddition de comptes à l'endroit des conseils de ces organismes. Donc, c'est
une question de concordance.
Le Président (M.
Bernier) : Merci. Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve, sur
l'amendement.
Poirier : Juste à
titre informatif, est-ce que... Comment ça
fonctionne actuellement pour les universités? En tout cas, pour
l'université visée dans le projet de loi, comment ça fonctionne dans le
mécanisme?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
Coiteux : Alors, le dirigeant d'organisme, c'est le conseil
d'administration, hein, et le pouvoir de délégation, il appartient...
Attendez un petit peu, j'essaie de comprendre ça — vous allez peut-être
m'éclairer, là.
Coiteux : Alors, voilà. Alors, la plus haute autorité, le dirigeant,
là, c'est le conseil d'administration, hein? Maintenant, il est possible que le conseil d'administration délègue à un
membre du personnel de direction supérieure... au sens
de la
Loi sur les établissements d'enseignement de niveau universitaire, et
c'est normalement le recteur ou le vice-recteur.
Le Président (M.
Bernier) : Merci. Mme la députée.
Poirier : Et actuellement les montants qui sont soumis au
conseil d'administration par le dirigeant, est-ce que c'est
25 000 $ ou c'est... le montant est supérieur présentement?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
M. Coiteux :
Actuellement, il n'y a pas de disposition, là. Nous, ce qu'on propose...
Poirier : Dans la gestion — excusez-moi — dans la gestion quotidienne, là, de
l'université, dans les règles propres de l'université, quelles sont les
obligations, pour le conseil d'administration, en lien avec les contrats?
M. Coiteux :
Sur la délégation ou non de la signature des contrats?
Mme Poirier :
Sur la soumission des contrats au conseil d'administration.
M. Coiteux :
Il semblerait que ça varie d'une université à l'autre, qu'il n'y a pas de cas
unique là-dessus.
Poirier : Au niveau de l'ensemble des universités du Québec,
chaque université a des règles différentes?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
Le Président (M.
Bernier) : Ce que vous demandez, c'est si chacune des
constituantes de l'Université du Québec a les mêmes règles?
Mme Poirier :
Exactement.
Le Président (M.
Bernier) : Bon, c'est demandé.
M. Coiteux :
On me dit que ça dépend véritablement du C.A. de chacune d'entre elles et que
les règles peuvent varier.
Poirier : Donc, hypothétiquement, à Montréal, ça pourrait être
un montant de 100 000 $ versus, à Rimouski, un montant de
75 000 $, puis, Abitibi, un montant de 25 000 $?
Mme Poirier :
On n'a pas l'information.
M. Coiteux :
On peut essayer de l'obtenir. Je ne l'ai pas, par contre, maintenant.
Le Président (M.
Bernier) : Merci.
Poirier : Juste une question de compréhension de façon de
faire. Est-ce que, justement, les entités ont été consultées à savoir qu'est-ce que ça voulait dire,
ce 25 000 $ là, versus ce qu'ils ont présentement? Parce qu'on
comprend que, si c'est 100 000 $, ça ne donne pas le même nombre de
contrats à présenter au conseil d'administration, tant que le montant est plus élevé. Alors, je veux juste
comprendre qu'est-ce que ça vient changer, là, dans la reddition de
comptes entre le dirigeant et son conseil d'administration?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
M. Coiteux :
Bien, il n'y a pas de remarques à cet effet qui nous ont été soumises lors des
présentations, là. Il y a différents représentants de l'Université du Québec qui sont venus, et ça n'a jamais
été soulevé, là, cette question-là. Donc, ça n'a pas semblé soulever un
enjeu.
Mme Poirier :
Quand je...
Le Président (M.
Bernier) : Mme la députée.
Mme Poirier : Excusez-moi, M. le Président, mon
enthousiasme! Quand le texte... Je veux juste... Puis là on est vraiment
dans les mots. Quand on dit : «Le dirigeant d'un organisme public doté
d'un conseil d'administration, autre qu'un organisme public visé aux paragraphes 3° et
4°», on a vu que 3° et 4°, c'étaient les collèges et universités, à qui on
s'adresse?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
M. Coiteux :
Bien, ça peut être...
Mme Poirier :
...les autres?
Coiteux : Oui, bien, c'est ça, ça peut être les agences de la santé et
des services sociaux, les établissements publics et privés
conventionnés, les organismes budgétaires et autres que budgétaires, etc.
Poirier : Mais, à ce moment-là, la question, c'est :
Pourquoi un tel article? Qu'est-ce que le ministre va chercher comme
pouvoirs ou, en tout cas, quelles habilitations que ça donne, de faire en sorte
que... Si on avait dit : «Le dirigeant
d'un organisme public doté d'un conseil d'administration — puis ça inclut les 3° et 4°, parce qu'ils
ont un conseil d'administration — doit informer ce conseil de la
conclusion...» Pourquoi «autre»? Pourquoi sortir collèges et universités
de l'article pour finalement l'assujettir?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
M. Coiteux :
C'est une question assez technique, là, cet amendement. C'est parce que... On
se souviendra quand on a eu une
représentation de la Fédération des commissions scolaires, qui nous a
dit : Nous, là, le dirigeant, là, c'est le conseil des commissaires, bon, et nous, on peut déléguer, mais c'est
nous qui sommes, dans le fond, l'autorité dans cette matière-là. Alors, pour refléter le fait que le
dirigeant, dans le fond, dans leur contexte institutionnel à eux, comme
dans le contexte institutionnel des collèges
ou dans le contexte institutionnel des universités... Le dirigeant n'est pas ce
qu'on définissait pour les autres groupes mais un conseil qui a un pouvoir de
délégation déjà dans ses propres chartes, dans ses propres façons de
fonctionner. On a voulu le refléter par l'amendement, donc de permettre de
reconnaître ça.
Parce
que, sinon... Et on me dit, puis c'est vrai, qu'il y aurait comme quelque chose
d'un petit peu absurde si on n'avait
pas fait l'amendement. Dans le fond, ça serait l'obligation faite au conseil
d'administration de s'aviser lui-même. Comprenez-vous? Alors que, s'il a
délégué, bien là, c'est l'obligation à la personne pour qui ça a été délégué de
faire rapport au conseil d'administration, au conseil des commissaires dans ce
cas-ci.
Le Président (M.
Bernier) : Mme la députée.
Poirier : Cependant, si je regarde la version antérieure qui
disait que «le dirigeant d'un organisme public doté, selon le cas, d'un conseil d'administration — donc là ça visait nos 3° et 4° — ou d'un conseil des
commissaires — ça
visait 2° — doit informer ce conseil de la conclusion»,
en quoi ça ne venait pas faire ce que fait 2°, ce que vient faire la
modification? Pour moi, c'est exactement la même chose. Je ne vois pas pourquoi
on vient spécifier 3° et 4° quand il était inclus dans le conseil
d'administration, à moins, à moins que le conseil d'administration
d'Hydro-Québec n'est pas visé à ces articles-là.
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
Coiteux : C'est que, quand on avait cet
article 16 non amendé
puis qu'on parlait d'un conseil d'administration, d'un conseil des commissaires, d'accord... C'est
difficile à expliquer. Si vous me permettez, je vais demander à Mme
Blackburn de vous expliquer ça.
Président (M. Bernier) : Est-ce qu'il y a le consentement pour Mme Blackburn? Oui, Mme Blackburn, si
vous voulez bien vous identifier et donner les informations. Tout simplement une fois, là, ça va être tout. Vous vous identifiez, après ça
vous allez être correcte, pour fins d'enregistrement.
Mme Blackburn
(Julie) : Julie Blackburn, secrétaire associée aux marchés publics au Secrétariat
du Conseil du trésor.
Alors,
ce qu'on explique, l'article 16, tel que présenté dans le projet de loi, visait les conseils
d'administration ou le conseil des
commissaires. Dans le conseil d'administration, on incluait le conseil
d'administration des cégeps et des universités.
Ce qu'on veut faire, c'est qu'étant donné qu'on a eu un amendement
pour venir déterminer que le dirigeant de l'organisme des cégeps, des universités et des commissions scolaires est le même que selon la
Loi sur les contrats, donc «conseil
des commissaires», dans le cas des commissions
scolaires, si on l'avait laissé là — un
peu comme M. le ministre
disait tout à l'heure — le
conseil des commissaires, on l'obligerait à venir se rendre compte à lui-même.
Parce qu'il y a des cas où le conseil des
commissaires ne délègue pas du tout ses pouvoirs. Même chose pour les C.A.
d'universités et de cégeps. Il pourrait garder l'ensemble de ses pouvoirs et
ne pas déléguer le pouvoir d'autorisation. Donc, par exemple, prenons une commission scolaire qui ne ferait pas de délégation, qui dirait : Tous les contrats
qui doivent être autorisés par le dirigeant, je
tiens à les voir, ce serait inutile de lui demander de venir rendre compte au
conseil des commissaires, parce que c'est lui-même qui a autorisé.
Ce qu'on vise ici, ce
sont les conseils d'administration, par exemple, de la Société de l'assurance
automobile, d'Hydro-Québec, et tout ça. On
veut que les conseils d'administration soient au courant de ce qu'a autorisé
leur P.D.G. ou le dirigeant de
l'organisme. C'est vraiment ça, le lien. C'est que, si on n'avait pas mis un
article comme ça, étant donné que c'est
le dirigeant de l'organisme... par exemple, c'est le P.D.G. qui est responsable
de la gestion des contrats, son C.A. n'aurait
pas nécessairement eu besoin d'être informé. Là, on vient le forcer à informer
son C.A. de toutes les autorisations qu'il a données dans les semaines
qui suivent... qui précèdent la rencontre du conseil d'administration.
Le Président (M.
Bernier) : Merci, Mme Blackburn. Mme la députée.
Poirier : Au niveau des commissions scolaires — parce que, votre explication, je la
comprends, là, mais là je pose une
question plus de réflexion — est-ce qu'il y a vraiment des commissions
scolaires qui n'ont pas de délégation à leurs dirigeants? Est-ce que ça
existe?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
M. Coiteux :
Il semblerait que oui.
Poirier : Que les commissions scolaires... L'organisme
commission scolaire, c'est elle... Je trouve ça très étrange. C'est comme si vous me diriez :
Hydro-Québec n'a pas de délégation sur son dirigeant, là. Il me semble que
ça m'apparaît... Et, surtout dans le projet,
actuellement, de les regrouper, elles vont être encore plus... elles vont être
plus grosses. Ça me surprendrait qu'il n'y
aurait pas de délégation à leurs dirigeants, là. Alors, j'ai comme un doute. Je
ne veux pas... Je ne dis pas que vous
mentez, là, ce n'est pas ça, mais j'ai un doute sur cette dynamique que la
commission scolaire, quelle qu'elle
soit, n'a pas délégué à son dirigeant... En tout cas, je trouve ça... Peut-être
que notre collègue qui a dirigé, là, justement, là, au niveau des
commissions scolaires, là, peut-être pourrait nous instruire, mais j'ai un
doute, là, sur cette mécanique-là.
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
M. Coiteux :
Pour le bénéfice de notre information à tous, on va vérifier ça, pour qu'on
puisse partager cette information.
Mme Poirier :
Parfait, excellent. Mon collègue de Saint-Jean a une question.
Le Président (M.
Bernier) : Oui, M. le député de Saint-Jean.
Turcotte :
Bien, j'essaie de comprendre ce que vous venez d'expliquer et peut-être que
j'ai... C'est assez technique, effectivement, là, comme article, mais est-ce
que ça implique, l'amendement... Parce que je comprends qu'initialement
l'article du projet de loi... le risque, c'était, bon : un organisme qui
n'a pas délégué ses pouvoirs à un dirigeant
serait obligé de se rendre un rapport à elle-même. Ça, je comprends ça. Mais,
en excluant, au fond, systématiquement les organismes du trois et du
quatrième paragraphe de l'article 2 dans l'amendement, ceux qui ont donné
un pouvoir à leurs dirigeants, est-ce qu'eux sont inclus dans l'article 16
ou ils ne sont plus inclus?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre...
Turcotte : Parce que ce n'est pas écrit : Pour les
organismes visés aux paragraphes 3° et 4° qui n'ont pas donné un
pouvoir à leurs dirigeants.
Le Président (M.
Bernier) : Donc, M. le ministre.
M. Coiteux :
Je vais juste relire.
Président (M. Bernier) : Non, je pense que, dans le moment,
c'est de l'information un peu plus technique et juridique qui est
transmise au ministre.
Turcotte :
Je vais attendre.
Le Président (M.
Bernier) : Je peux suspendre si vous avez besoin, M. le
ministre.
Coiteux : Bien, oui, je pense que ça va être nécessaire de suspendre.
Le Président (M.
Bernier) : Je vais suspendre quelques instants.
Le Président (M.
Bernier) : Donc, à l'ordre, s'il vous plaît! Nous reprenons nos
travaux. Donc, suite à la question du député de Saint-Jean, M. le ministre,
avez-vous une réponse à formuler?
M. Coiteux :
Je vais tenter, M. le Président, je vais tenter une réponse.
Turcotte :
...question aussi embêtante que ça, là.
M. Coiteux :
Ah! c'est une question hautement complexe que vous posez, mais on va essayer
d'y répondre. Ici, lorsqu'on regarde ces articles 14
et 16, qui sont visiblement reliés — puisque, si on n'avait pas fait un
amendement à 14, on n'aurait pas toute cette discussion sur le 16,
d'accord? — c'est
parce que la notion de dirigeant, dans tous les organismes, c'est une personne physique, sauf qu'il y a trois exceptions
à ça. Il y a trois exceptions où le dirigeant, selon la loi, la loi qui concerne l'organisme en
question, n'est pas une personne physique. C'est ce que nous avaient dit,
par exemple, les commissions scolaires. Elles nous avaient dit : Chez
nous, le dirigeant, selon la loi, c'est le conseil des commissaires. Dans le
cas d'une université, c'est le conseil d'administration. Dans le cas d'un
cégep, c'est un conseil d'administration. D'accord?
Alors,
lorsqu'on a introduit cette modification à l'article 14, c'était pour
reconnaître que, dans cette loi, dans ce projet de loi là, on ne vient pas changer la notion de dirigeant. On
maintient la notion de dirigeant telle qu'elle existe dans la loi qui les concerne. Maintenant, une fois
qu'on a fait ça puis qu'on arrive à l'article 16, où on dit, dans le
fond : Le dirigeant doit aviser
son conseil d'administration, qui est un mécanisme de reddition de comptes
interne, à l'intérieur de l'organisme,
on veut que le dirigeant informe son conseil d'administration des contrats de
services qu'il signe. On veut que le
conseil d'administration en soit conscient, saisi, ce qui est un autre
mécanisme de reddition de comptes mais interne, pas avec nous. Avec nous, les mécanismes de reddition de comptes viennent
plus loin, là, dans le projet, là, il y a d'autres articles.
Étant
donné qu'on dit que cette personne qui est le dirigeant doit informer son
conseil d'administration puis que, dans
le cas des universités, des collèges et des commissions scolaires, bien, le
dirigeant, c'est le conseil d'administration, c'est comme si on avait dit, sans faire l'amendement à
l'article 16, c'est comme si on avait dit : Le conseil va aviser
le conseil. Comme ça n'a pas de sens, on vient faire une modulation, là, de cet
écrit technique par concordance avec l'article 14 qui reconnaît que, dans
le cas de ces trois entités, le dirigeant n'est pas une personne physique.
C'est juste ça que ça fait.
Le Président (M.
Bernier) : Merci. M. le député de Saint-Jean.
Turcotte : Merci, M. le Président. Ça, ce bout-là, j'avais
tout compris ça — ça ne
paraît peut-être pas, mais je l'avais
compris — mais ce
n'est pas ma question. Ma question, c'est : Pourquoi exclure d'emblée tous
les organismes visés par le
paragraphe 3° et le paragraphe 4° de l'article 2, donc, même
ceux qui ont donné un pouvoir de délégation, bien, à leurs D.G. ou à
leurs recteurs?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
M. Coiteux :
Bien, on ne les exclut pas. À eux on dit : Vous devez aviser votre conseil
d'administration. C'est aux autres, 3°, 4°,
là, les paragraphes 3°, 4° de l'article 2 qui, eux, ne peuvent pas se
le dire à eux-mêmes. C'est pour ça
qu'on dit : Ceux qui ne peuvent pas se le dire à eux-mêmes, le dirigeant
va devoir le dire à son conseil d'administration. On ne les exclut pas,
on précise qu'eux, oui, la personne qui est le dirigeant doit aviser son
conseil d'administration. C'est ce que vient dire l'article 16.
Le Président (M.
Bernier) : Merci. Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve.
Poirier : Je peux-tu m'essayer pour essayer d'expliquer cette
affaire-là, là? Le dirigeant du... «Le dirigeant» et le mot «conseil d'administration», dans le cas
des universités, c'est la même chose. Donc, si je ne fais pas une
distinction entre le mot «dirigeant» et le mot «conseil d'administration», on
ne saura pas qui va donner à qui, finalement, la reddition de comptes.
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
M. Coiteux : C'est plus que ça,
c'est que, dans le fond, il y a une redondance. On dit : Celui qui décide
doit s'aviser lui-même de ce qu'il a décidé. Ça fait un peu étrange. C'est pour
ça qu'on les distingue dans l'article 16.
Le Président (M.
Bernier) : M. le député de Saint-Jean.
Turcotte :
Peut-être que j'ai... je ne l'ai pas vu ailleurs dans le projet de loi, là,
peut-être que le ministre pourra me le dire,
dans le cas où un conseil des commissaires d'une commission scolaire a donné un
pouvoir au directeur général de la commission scolaire, où, dans le
projet de loi, ça l'oblige à rendre compte au conseil des commissaires? À
l'article 14? À l'amendement?
Le Président (M. Bernier) :
M. le ministre.
15443 15443 M.
Coiteux : C'est parce que les conseils qui délèguent, là, comme le
conseil des commissaires, comme le conseil d'administration d'une université,
ce sont eux qui doivent décider de la reddition de comptes, là, vis-à-vis de
celui à qui ils ont délégué.
Le Président (M. Bernier) :
M. le député de Saint-Jean.
Turcotte :
Si vous jugez important d'ajouter dans
le projet de loi que, les conseils et les conseils d'administration, etc., leurs dirigeants doivent rendre compte à
leurs conseils pour l'ensemble des organismes du Québec, moi, je crois qu'il y a déjà, dans les organismes ou dans les organisations, des mécanismes de reddition
de comptes, là, de leurs dirigeants, des P.D.G. ou des D.G. d'organisation à leurs conseils
d'administration. Vous mettez ça dans
le projet de loi, c'est parce
que vous considérez que c'est important.
Moi, je suis d'accord avec ça, mais je veux juste savoir : Est-ce
qu'il y a un autre endroit dans le projet
de loi que ça nous assure que ceux
qui ont donné un pouvoir de délégation, dans le cas des organismes visés
par le paragraphe 3° et 4° de l'article 2, s'y retrouvent? Ma
collègue me parle de l'article 14 amendé.
Est-ce que, dans l'amendement, vous avez l'assurance qu'une commission scolaire qui aurait donné son pouvoir... un conseil des commissaires d'une commission scolaire qui aurait
donné son pouvoir à son D.G., bien, le D.G. va être obligé de rendre
compte lors de la première réunion suite à la date de la conclusion du contrat
de 25 000 $ et plus?
Le Président (M. Bernier) :
M. le ministre.
Coiteux : Dans le cas des commissions scolaires, pour prendre cet
exemple-là, ce sont elles qui vont décider des mécanismes de reddition
de comptes entre la personne à qui elles ont délégué et elles-mêmes, d'accord? Ça
ne va pas rendre les commissions scolaires
non redevables d'information à l'égard du Conseil du trésor, mais ça, ça va
dans un... ça vient dans un autre article.
Président (M. Bernier) :
Merci. Ça va, M. le député de Saint-Jean? Mme la députée
d'Hochelaga-Maisonneuve, ça va? Oui, M. le député de... Terrebonne.
M. Traversy : Bonne réponse,
M. le Président.
Président (M. Bernier) : J'étais pour dire : M. le député
de Traversy, mais non, M. le député de Terrebonne.
Traversy : Non, bien, c'est ça, vous pourriez être accusé de me
faire de la publicité, là, sur les heures de grande écoute, là, après le
retour au travail, et ça briserait votre neutralité.
Le Président (M. Bernier) :
Vous auriez peut-être une statue à la porte de votre comté.
M. Traversy : Voilà. Mais on
pourra s'en parler après la commission, là, il y a quelque chose à faire dans
ce dossier-là.
Je voulais
poser la question au ministre concernant le seuil de 25 000 $. Tout
d'abord, je voulais savoir : Est-ce que c'est un seuil de dépenses? Là, on dit : À partir de
25 000 $ et plus. On demande à ce que, dans le fond, les
conseils d'administration soient avisés de
la conclusion d'un contrat dans la réunion qui suit la rupture de ce
contrat-là. Est-ce que c'est un seuil qui est uniforme dans le réseau
public? Est-ce que c'est... Pourquoi 25 000 $?
Le Président (M. Bernier) :
Merci. M. le ministre.
Coiteux : C'est un seuil important, le 25 000 $, puisque
c'est la référence en matière de divulgation des contrats publics, là, de façon générale, là, dans notre
système. Dans notre système d'appel d'offres, notamment, les contrats de
services de 25 000 $ et plus...
les contrats doivent être divulgués, de façon générale. Donc, c'est une
référence générale.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. M. le député de Terrebonne.
Traversy : Excellent. Et je voulais voir... Donc, si on donne
ce seuil-là de 25 000 $, donc, c'est parce que c'est uniformisé pas mal dans la fonction publique.
Combien de contrats en bas de 25 000 $ on retrouve? Juste en termes
de pourcentage approximatif, là. J'imagine
que, si on a un seuil comme ça, c'est qu'on doit vouloir s'éviter de la
lourdeur bureaucratique. J'aimerais juste avoir un aperçu de ce à quoi ça peut
représenter.
Président (M. Bernier) : M. le ministre...
Le Président (M.
Bernier) : Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve, vous avez la
réponse?
Poirier : Bien, je ne sais pas. La semaine passée, on nous a
donné un montant de 400 000. Est-ce que ça a augmenté ou ça a
diminué?
M. Coiteux :
Au-delà de 400 000 dans les moins de 25 000 $.
Le Président (M.
Bernier) : Merci. M. le ministre, ça va?
M. Coiteux :
Oui, oui, c'est ça, c'est au-delà de 400 000 dans les moins de
25 000 $. C'est ça.
Le Président (M.
Bernier) : M. le député de Terrebonne.
M. Traversy :
J'aurais dû être là la semaine passée, M. le Président.
Le Président (M.
Bernier) : Non, c'est votre... On est heureux de votre présence
aujourd'hui.
M. Traversy :
Donc, ça, ça répond déjà à ma question. Donc, on voit qu'effectivement il y a
beaucoup de...
Président (M. Bernier) : On n'a pas à mentionner votre présence
ou votre absence, on est heureux de vous voir aujourd'hui à cette
commission.
Traversy : Mais exactement, exactement. Puis, pendant que je
suis à ma commission, ici, si j'ai une statue dans le comté, je peux
être en présence permanente aussi là-bas...
Le Président (M.
Bernier) : Oui, en double présence.
Traversy : ...donc, je pourrais être plus souvent avec vous.
Vous avez raison, comme ça, je me dédoublerais. Il y a quelque chose de
positif.
Puis
donc, juste comprendre également... Donc, on dit : Suite à un bris de
contrat, dans la prochaine rencontre on souhaite aviser soit le conseil d'administration ou la personne
concernée dans la... C'est mieux de le dire après qu'avant? Je veux juste comprendre, là, la séquence. On avise
le conseil d'administration de la conclusion d'un contrat une fois que
c'est terminé plutôt que de le dire avant que ça va se conclure ou si... Est-ce
que c'est la norme, ça aussi?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
Coiteux : Bien, je pense qu'il faut que le conseil se réunisse pour
qu'il puisse être saisi du fait que le dirigeant a signé un contrat. Je
veux dire, étant donné le grand... Parce qu'il y a aussi un grand volume, même
pour les plus de 25 000 $, là. S'il fallait qu'on appelle chaque
membre du conseil d'administration avant qu'ils se réunissent pour les
informer, là, ça deviendrait très, très, très lourd.
Le Président (M.
Bernier) : Merci. M. le député de Terrebonne.
M. Traversy :
Et, comme je n'étais pas là la semaine dernière, le volume en haut de
25 000 $, c'est, environ, autour de combien de contrats?
M. Coiteux :
En 2013-2014, 9 106.
Traversy : D'accord. Ça me permet de voir un peu les
perspectives. Bien, je vous remercie beaucoup, M. le Président, ça
précise certaines interrogations.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. M. le député de Groulx.
Surprenant : M. le Président, le président du Conseil du trésor a été
magistral dans ses explications malgré les technicalités de l'article.
Alors, on a bien compris, et puis c'est suffisant pour nous.
Le Président (M.
Bernier) : Merci, M. le député de Groulx. Donc, est-ce que
l'amendement à l'article 16 est adopté?
Mme Poirier :
...juste de le suspendre, puisqu'on attend une réponse des commissions
scolaires. Ce n'est pas pour retarder, c'est
juste parce qu'on attend de l'information à savoir que les commissions
scolaires... Parce qu'on nous dit qu'il y aurait certaines commissions scolaires
et universités, mais principalement commissions scolaires, qui
n'auraient pas de délégation entre le conseil...
Le Président (M.
Bernier) : Vous voulez connaître le nombre de commissions
scolaires?
Mme Poirier :
Bien, je veux savoir si ça existe.
Le Président (M.
Bernier) : Si ça existe, des commissions scolaires qui n'ont
pas de délégation?
Mme Poirier :
Bien oui...
Le Président (M.
Bernier) : Est-ce qu'il y a une réponse ou il n'y en a pas?
Mme Poirier :
On nous a dit qu'on se renseignerait, donc...
Coiteux : Bien, écoutez, une fois qu'on saura cela, est-ce que ça
affecte de quelque façon que ce soit notre appréciation de
l'article 16? Je pense que non. Donc, je ne vois pas pourquoi...
Président (M. Bernier) : On peut demander de déposer à la
commission les informations que vous demandez, Mme la ministre... Mme la
députée, et, à ce moment-là, procéder. On va vous les déposer aussitôt qu'on
les reçoit.
Mme Poirier :
C'est ça.
Le Président (M.
Bernier) : Ça va? Donc, est-ce que l'article 16... Est-ce
que l'amendement à l'article 16 est adopté?
Des voix :
Sur division.
Le Président (M.
Bernier) : Sur division. Est-ce que l'article 16, tel
qu'amendé, est adopté?
Des voix :
Sur division.
Le Président (M.
Bernier) : Sur division. Merci.
Article 17. M. le
ministre.
Coiteux : ...M. le Président. Je lis 17 pas amendé puis ensuite je dis
qu'il y a un amendement? Pourquoi cet amendement, cette fois-ci, là?
Le Président (M. Bernier) : Il n'y a simplement que la lecture puis... dans un premier temps. Donc, l'article 17.
M. Coiteux :
Bien, je vais lire l'article 17, mais il y aura un amendement.
Président (M. Bernier) : Oui, mais il faut faire... il faut quand même faire lecture de l'article 17
tel que déposé.
M. Coiteux :
Bien sûr. Mais est-ce que vous voulez que je fasse aussi les commentaires,
etc., tout?
Le Président (M. Bernier) : Oui, vous pouvez faire les
commentaires puis par la suite venir avec votre amendement.
M. Coiteux :
D'accord. Alors, l'article 17 :
«Un organisme public
doit, selon les conditions et modalités qu'établit le Conseil du trésor,
transmettre au président de celui-ci les renseignements déterminés par ce
conseil relatifs aux contrats de services conclus au cours des deux exercices
financiers précédant chaque période fixée en application de l'article 9.»
commentaires sont les suivants : Afin que le président du Conseil du
trésor puisse vérifier adéquatement si les mesures prévues aux
articles 13 et 14 du projet de loi ont été respectées par les organismes
publics, il doit disposer d'information sur les contrats de services conclus
par chaque organisme public dans les mois précédant l'imposition d'une période
de contrôle des effectifs.
L'article 17 du projet de loi vise
essentiellement à fournir au président ces renseignements à l'égard des deux
exercices financiers précédant chaque période de contrôle d'effectifs.
Alors, maintenant,
on...
Le Président (M.
Bernier) : Vous avez un amendement à l'article 17, qui
vient remplacer l'article 17.
Le Président (M.
Bernier) : Donc, si vous voulez nous présenter l'amendement
avec vos commentaires.
Coiteux : Alors, on demanderait le remplacement... On propose
l'amendement suivant : Remplacer l'article 17 du projet de loi
par le suivant :
«17. Un
organisme public doit, sur demande du président du Conseil du trésor, lui
transmettre les renseignements qu'il indique concernant les contrats de
services conclus pendant chaque période de référence précédant une période
établie en application de l'article 9.
«Le président
du Conseil du trésor détermine les conditions et modalités relatives à la
communication des renseignements visés de même que l'étendue de toute
période de référence, celle-ci ne pouvant toutefois [pas] excéder 24 mois.»
Alors, mes commentaires sont les suivants :
L'article 17 du projet de loi a pour but de permettre au président du
Conseil du trésor de vérifier si les mesures prévues aux articles 13 et 14
du projet de loi ont été respectées par les organismes
publics. Pour ce faire, il doit disposer d'information sur les contrats de
services conclus par chaque organisme public dans les mois précédant
l'imposition d'une période de contrôle des effectifs. La référence aux deux
exercices financiers précédant chaque période de contrôle d'effectifs fait en
sorte que les renseignements sur les contrats qui seraient transmis pourraient couvrir en totalité ou en
partie une
période antérieure de contrôle. Or, seuls les renseignements sur les contrats
de services conclus pendant une période non soumise à des mesures de contrôle
d'effectifs sont ici requis.
Les modifications proposées à l'article 17
du projet de loi visent à faire en sorte que seuls les renseignements sur les contrats de services conclus pendant une
période non soumise à des mesures de contrôle d'effectifs, période de référence, devront être transmis sur demande du
président du Conseil du trésor. Les renseignements sur les contrats de
services conclus en période de contrôle d'effectifs seront, quant à eux,
obtenus en application de l'article 19.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. M. le député de Saint-Jean.
Turcotte :
Merci, M. le Président. Il doit y avoir une raison technique, mais j'aimerais
la connaître. Pourquoi, dans
l'article 17... bien, que ce soit dans la version de l'article 17 du
projet de loi ou celui de l'amendement, ces informations-là doivent être transmises au président du Conseil du
trésor? Pourquoi que ce n'est pas au ministre responsable de l'organisme? Parce qu'on a vu, dans le projet
de loi précédemment, que les relevés du nombre d'heures payées, du nombre d'effectifs, là, dans la fonction publique,
c'était le ministre responsable du ministère... bien, ou de l'organisme,
qui compilait ça, envoyait ça au Conseil du trésor. Moi, j'avais posé beaucoup
de questions là-dessus : Si un ministre responsable
ne recevait pas l'information ou si lui ne jugeait pas pertinent de la
demander, est-ce que le président du Conseil du trésor allait avoir une poigne là-dessus? Il me disait : Non, je
fais confiance au ministre responsable du ministère ou de l'organisme. Là, dans ce cas-ci, c'est le
président du Conseil du trésor qui va recevoir directement... Au fond, le
ministre responsable n'aura pas l'ensemble, le portrait global de son ministère
ou de ses organismes. Donc, je veux juste savoir pourquoi que, là, dans ce
cas-ci, c'est le président du Conseil du trésor puis, dans le cas des relevés,
c'est les ministres responsables.
Le Président (M. Bernier) :
M. le ministre.
Coiteux : C'est parce que, dans ce projet de loi, c'est le président
du Conseil du trésor qui est responsable de l'application des
dispositions sur les contrats de services pour l'ensemble. Et donc c'est à lui
que doit être transmise l'information pour qu'il puisse, d'abord, de faire le
suivi, s'assurer qu'on n'est pas en train de... détecter, notamment, hein, la période précédente, puis ensuite la
période de contrôle, est-ce qu'il y a des modifications qui se passent dans
les contrats de services, ça va alerter le
président du Conseil du trésor — en l'occurrence, si je suis encore là, moi-même,
parce que la loi va persister dans le temps — et, à ce moment-là, d'agir au
besoin.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. Le député de Saint-Jean.
Turcotte :
Mais là, dans le cas de l'amendement, l'organisme ne l'enverra pas
systématiquement au président du Conseil du trésor. Ça sera seulement
que sur demande. Donc, quand le président du Conseil du trésor va avoir des questionnements ou des doutes par rapport... Sous
quelles bases qu'il va pouvoir avoir des questionnements ou des doutes? Dans le cas où... en fonction des relevés du
nombre d'heures payées, ou autres, des organismes ou des ministères,
puis que le président du Conseil du trésor va voir... bien, le président... le
Secrétariat du Conseil du trésor au complet, là, va s'apercevoir qu'il y a soit une diminution questionnable ou que c'est
stable mais qu'en même temps il y a plus de services ou des nouveaux programmes dans cette
organisation-là, ou des nouveaux projets, puis que, là, il pourrait
questionner s'il y a des nouveaux contrats
qui auraient pu être donnés? C'est sous quelles bases, là, que le... Je ne veux
pas que le président du Conseil du
trésor donne déjà ses trucs sur quoi que les organismes pourraient faire
attention pour ne pas être questionnés, là. Je ne veux pas qu'il nous
relève des secrets, là, mais sous quelles bases qu'il pourrait avoir... Comment
il pourrait choisir? Est-ce que ce serait au hasard? Est-ce que ce serait...
Le Président (M. Bernier) :
M. le ministre.
Coiteux : Bien, la notion de «sur demande», c'est parce que, dans le
cas de certains organismes, là, qui publient leurs données dans le
système, le...
M. Coiteux : ...SEAO,
on les a, les renseignements. Donc, ce ne sera pas nécessaire de les demander.
Mais, dans le cas de ceux pour lesquels il
n'y a pas cette... ils ne sont pas présents dans le système, il va être
nécessaire de leur demander. Donc, c'est ceux-là qui sont visés.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. M. le député de Saint-Jean.
Turcotte : Donc,
vous allez les demander systématiquement à ces organismes-là qui ne sont pas
dans le système, ou pas nécessairement?
Le Président (M. Bernier) :
M. le ministre.
Turcotte :
Bien, c'est parce que ceux à qui on n'a pas besoin de demander, donc ça ne sert
à rien de... Il y en a un
qui va recevoir une demande. Qui va recevoir la demande? C'est celui pour
lequel on n'a pas les renseignements. Celui pour lequel on a les renseignements,
si on lui demande, il va dire : Mais vous les avez déjà. Donc, c'est vraiment
par souci, là, de faire la distinction.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. M. le député de Saint-Jean.
Turcotte : Est-ce
que, ces organismes-là, habituellement c'est en fonction de la taille ou si c'est des... qu'ils ne sont pas dans le système ou... parce qu'il n'y a pas assez d'employés ou il n'y a pas assez de... la grosseur de
l'organisation n'est pas assez... elle ne justifie pas ou...
Le Président (M. Bernier) : M.
le ministre.
M. Coiteux : Alors, la presque
totalité sont dans le système, là, mais il n'y a pas les sociétés d'État dans
le système puis il n'y a pas les privés conventionnés.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. M. le député de Saint-Jean.
Turcotte : O.K.,
merci.
Le Président (M. Bernier) : Ça
va? Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve.
Poirier : Oui. On
parle des contrats de services sans spécifier. On a vu précédemment qu'on en
spécifiait avec personne physique, sans personne physique. Là, ça inclut tous
les contrats de services incluant ceux avec une personne physique.
Poirier : Quand l'on
parle de la période de référence précédant une période établie en fonction de l'article 9 et qui fait aussi référence à la période qu'on va
voir plus loin, je pense que c'est l'article 35, si je prends, par exemple, la période de référence qui
est spécifiée au projet de loi actuellement, la période est du 1er avril 2015
à aller jusque...
Poirier : ...du
1er janvier, vous avez... — merci — 1er janvier 2015
au 31 mars 2016, donc si je prends les deux années... les deux exercices
financiers, étant donné que la période commence au 1er janvier 2014, comment...
Ma question, c'est que, dans le fond, dans ces organismes-là, il y en a
qui sont au 31 mars. Dans le
fond, leur année financière
finit au 31 mars et, d'autres, finit au 31 décembre. Alors, comment
on calcule la période de référence puisque, certains organismes, ce n'est pas
la même date butoir et que ce qu'on parle ici, c'est des deux exercices
financiers?
Alors, si je
prends l'exemple pour lequel le projet
de loi, là, nous spécifie une date du
1er janvier, alors quels seront les
deux exercices financiers? Alors, par
exemple, les commissions scolaires, est-ce
que c'est l'exercice financier qui
se finit au 31 décembre 2014 et
celui qui se finit au 31 décembre 2013? Ce qui, à mon avis,
est impossible, puisqu'au 1er janvier il n'y a pas un organisme qui est
capable de vous donner ses chiffres au 31 décembre de la veille,
logiquement. Alors, comment on peut
appliquer aux exercices financiers précédents une période, puisque, pour
certains organismes, la période commence le lendemain de la fin de
l'exercice? Est-ce que je suis claire?
Le Président (M. Bernier) :
M. le ministre.
Coiteux : Deux choses là-dessus. De un, dans l'amendement, le mot
«exercices financiers»... les deux mots «exercices financiers» ne sont plus là, c'est remplacé par «une période
ne pouvant excéder 24 mois». Donc, ça remplace la notion de deux ans. Mais ce sont des
renseignements sur les contrats de services qui sont connus, en principe, en
continu, là. Ils n'ont pas besoin... Il n'y a pas une histoire d'en faire un
état des résultats ou un bilan. Ils sont capables de faire le
sommaire de... ou
même les détails, selon le cas, sur une période de 24 mois.
Mme Poirier : O.K.
Donc, je comprends que la modification de l'article, en enlevant les «deux
exercices financiers» par «ne pouvant excéder 24 mois», vient
régler le problème que je mentionne. O.K.
Dans
les commentaires, on dit : «Or, seuls des renseignements sur les contrats
de services conclus pendant une période
non soumise à des mesures de contrôle d'effectifs sont ici requis.» Donc, je
comprends que la... Effectivement, si la période de référence commence au 1er janvier, pour ceux qui n'en
ont jamais... qui n'ont jamais été assujettis au système, c'est de
ceux-là qu'on parle. Mais, par exemple, dans cinq ans, on reprend la loi puis
on dit : On crée une nouvelle période
de référence. Qu'est-ce qui va s'être passé? Parce que, dans le fond, est-ce
que les ministères, les organismes vont continuer à transmettre en
dehors de la période de référence les contrats ou si cette application-là ne
s'applique que dans cette période-la?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
M. Coiteux :
Alors, ici, on est dans les articles qui s'appliquent en période de contrôle,
ici, dans toute cette section-là.
Poirier : Mais, en
dehors de la période de contrôle, les organismes et ministères
n'ont pas à soumettre leurs contrats de services au Conseil du trésor.
Coiteux : Non, pas dans les
modalités prévues ici. Ceci dit, ils apparaissent dans le SEAO dans le cas
d'un grand nombre d'organismes.
Mme Poirier :
C'est parce que je vous ai bien écouté à la télévision aujourd'hui, M. le ministre,
c'est pour ça, et, tout le
chapitre sur les
contrats de services, où vous aviez une préoccupation de faire un suivi, je me
suis posé la question si ça, ça s'étendait en dehors de la période de
référence.
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
Mme Poirier :
Vous aviez l'air d'avoir une intention.
M. Coiteux :
Appelons cela des initiatives complémentaires.
Le Président (M.
Bernier) : Mme la députée.
Poirier : D'accord. C'est bien ce que j'avais entendu. Donc, ce
que j'en comprends, c'est : Quand on dit qu'une période non soumise à des mesures de contrôle... même s'il n'y a
pas de période identifiée, le Conseil du trésor pourrait, en déterminant
les conditions et modalités, aller chercher l'information dans les organismes
et ministères avec cet article-là.
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
Coiteux : Bien, cet article-là précise des obligations, même en dehors
de l'univers organismes budgétaires et ministères,
précise des obligations pendant des périodes de contrôle des effectifs. Mais,
qu'on soit en période de contrôle des
effectifs ou en dehors de période de contrôle des effectifs, le Conseil du
trésor a aussi les pouvoirs pour recueillir, pour aller chercher des informations spécifiques dans
l'univers organismes budgétaires et ministères. Donc, l'un n'exclut pas
l'autre.
Mme Poirier :
Pas dans les sociétés d'État?
M. Coiteux :
Mais pas dans les sociétés d'État.
Coiteux : Aussi, dans une période de contrôle, il faut qu'on ait des
renseignements sur la période précédant la période de contrôle pour qu'on puisse juger de ce qui se passe en
matière d'évolution des contrats de services pendant la période de
contrôle, pour qu'on puisse avoir une période de référence.
Le Président (M.
Bernier) : Merci.
Poirier : Donc, je
reprends mon exemple, dans cinq ans, on reprend l'exercice de contrôle, donc on
pourrait, à ce moment-là, aller chez Hydro-Québec et lui demander, 24 mois
en arrière, l'ensemble de ses contrats.
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre, oui?
Mme Poirier :
C'est bien ça. D'accord. Je vais me permettre de vous faire un petit plaidoyer,
puis je le fais régulièrement, mais je vais continuer à le faire, parce que
c'est trop important. L'assujettissement de l'Université du Québec à votre projet
de loi et justement, dans ce qu'on vient de se dire, que les périodes de
contrôle peuvent être à répétition ou, en tout cas, dans une séquence non prévisible, je vous soumets l'importance de nos universités en
région, particulièrement de nos universités en région, et la difficulté de la
compétitivité avec les grandes universités à charte. Et, encore récemment,
certaines universités, certaines universités du Québec en région nous ont
souligné, pour eux, l'effet important du projet de loi en tant que tel dans un
esprit de non-respect de leurs règles de compétition avec les autres
universités.
Et, je le répète, M. le Président, nous ne
sommes pas d'accord, nous ne sommes absolument pas d'accord à inclure
l'Université du Québec dans ce projet de loi là. Pour nous, il s'agit d'un
mauvais choix du gouvernement que d'inclure
l'Université du Québec. Et c'est un des importants motifs, je dirais, de notre
refus dans ce projet de loi là, parce que,
pour nous, inclure l'Université du Québec vient faire en sorte de jouer de façon
inégale entre nos universités sur le territoire.
Et on vient limiter les moyens de l'Université du Québec, on vient aussi
introduire des règles qui vont venir brimer l'Université du Québec
versus les autres. On s'entend que nos universités reçoivent du financement
égal. Par contre, d'autres ont des moyens de
lever du financement de l'extérieur de façon plus importante. Et le déploiement
en région de l'Université du Québec fait en
sorte que cette mission que s'est donnée l'Université du Québec d'être en
région, de desservir nos régions, de
maintenir nos jeunes en région et surtout de faire en sorte que nos jeunes
reviennent en région...
Et je plaide
au ministre de réfléchir fortement à exclure l'Université du Québec de ce
projet de loi là. C'est un geste
injuste envers notre institution qu'est l'Université du Québec. Et inclure
l'Université du Québec et ne pas inclure les autres universités est
totalement discriminatoire. Et je l'invite à réfléchir fortement, fortement,
sur cette dynamique d'avoir inclus
l'Université du Québec. Et je souhaite que, d'ici la fin de nos travaux, le
ministre nous apprenne une bonne nouvelle
à l'effet d'exclure l'Université du Québec. Parce que, pour nous, il est
totalement injuste d'inclure l'Université du Québec et de ne pas inclure les autres universités. On vient introduire
un biais important dans l'approche pour nos élèves dans l'ensemble du Québec, au niveau des élèves
étrangers aussi, de façon importante. Et, pour nous, pour l'opposition officielle, pour notre parti, pour le Parti
québécois, il est très important d'exclure l'ensemble du réseau de
l'Université du Québec de ce projet de loi là.
On ne
comprend pas, on ne comprend pas la volonté gouvernementale d'inclure
l'ensemble du réseau, puisqu'ils sont, dans bien des régions du Québec,
l'institution, avec le système de santé, mais ils sont l'institution qui
attire, justement, une communauté étrangère
qui va être... une communauté aussi qui vient des grands centres vers les
régions, vers des spécialités en tant que telles et une coloration qu'on leur
donne, à chacune de ces régions-là. Et, pour nous, venir inclure les Universités du Québec à ce projet de
loi là est vraiment inadmissible, pour nous, au Parti québécois, et je tiens
à le dire au ministre responsable que, tant
et aussi longtemps que l'Université du Québec sera dans ce projet de loi là,
pour nous, ce projet de loi là va demeurer inadmissible.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. Commentaires, M. le ministre?
M. Coiteux : Bien, j'avais déjà eu
l'occasion aussi d'expliquer pourquoi moi, je pensais, au contraire, que l'Université du Québec devait être incluse. On a
longuement débattu de cette question-là, ça a donné lieu à la suspension
d'un
article sur lequel on aura l'occasion de revenir. Donc, pour l'instant, je
n'aurai pas plus de commentaires.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. Donc, avez-vous d'autres questions, Mme la députée?
Le Président (M. Bernier) :
Sur l'amendement à l'article 17, non?
Le Président (M. Bernier) :
M. le député de Beauce-Nord.
Spénard :
Oui, merci, M. le Président. J'ai un peu de misère à comprendre l'esprit de cet
article-là, parce qu'il vient dire
qu'«un organisme public doit, sur demande du président du Conseil du trésor,
lui transmettre les renseignements qu'il indique», etc. Ça, on le
retrouve dans plein d'articles précédemment. Et il dit aussi : «Le
président du Conseil du trésor détermine les conditions et modalités relatives
à la communication des renseignements visés de même que l'étendue de toute
période de référence, celle-ci ne pouvant toutefois excéder 24 mois.»
Donc, si je comprends bien, c'est deux ans
avant, ça, ça va bien. Mais il dit aussi que «la modification proposée — dans les commentaires, en bas — à l'article 17 du projet de loi vise à
faire en sorte que seuls les renseignements sur les contrats de services conclus pendant une période non soumise à
des mesures de contrôle d'effectifs — période
de référence — devront être transmis sur demande du
président du Conseil du trésor. Les renseignements sur les contrats de
services conclus en période de contrôle d'effectifs seront, quant à eux,
obtenus en application de l'article 19.»
Moi,
admettons que la loi est en vigueur le 1er janvier. Donc, la loi, c'est la
Loi sur la gestion et le contrôle des effectifs des ministères à partir
du 1er janvier. Donc, le 24 mois précédent, j'entends que c'est du
1er janvier 2013 au 31 décembre 2014,
dans ma tête à moi. Alors que vient faire cet article-là? Parce qu'après ça ils
vont être sous le contrôle des effectifs. Alors, c'est quoi qu'il entend par dire dans ses
commentaires : «La modification proposée à l'article 17 vise à
faire en sorte que seuls les renseignements
sur les contrats de services conclus pendant une période non soumise à
des mesures de contrôle d'effectifs...» Les périodes non soumises à des contrôles
de mesures d'effectifs, ça ne peut être que les deux ans précédant l'entrée en
vigueur de la loi.
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
Spénard : Sans ça,
la... C'est ça que je me pose comme question. Ça ne peut être que les deux ans
précédant l'entrée en vigueur de la loi, ça ne peut pas être d'autre chose que
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
M. Coiteux :
Oui, parce que, les modalités de transmission des renseignements sur les contrats
de services qui concernent spécifiquement la
période de contrôle, on en parle à l'article 19, d'accord? Donc, on va y arriver. Mais
on veut avoir un type d'information un peu différente pendant la période de
contrôle, mais il faut qu'on puisse comparer les données à ce qui s'est passé
avant, et cet avant, il est précisé dans cet
article 17. Cet avant, ça va
être dans les 24 mois précédant toute période de contrôle.
Spénard : Je me
suis trompé de... Oui, c'était l'article 17. Je suis toujours sur l'article 17,
là. C'est ça. Mais c'est ça qui me fait dire : Le 24 mois
précédant le contrôle des effectifs... Votre loi, l'objectif premier, c'est le
contrôle des effectifs. Alors, lorsque la
loi va tomber en vigueur, le 24 mois précédent, c'est la veille que la loi
tombe en vigueur. Ça ne peut pas être autrement. On ne peut
pas avoir un 24 mois durant que la période de la loi est en vigueur, étant
donné qu'il y a déjà un contrôle des effectifs avec l'application de la loi.
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
M. Coiteux :
Mais, si, dans 10 ans, la loi étant toujours là, on a besoin de recourir à
une nouvelle période de contrôle, la lecture qui va être faite à travers
l'article 17, ça va être dans les 24 mois qui précéderont, disons, le
1er avril 2026, c'est cette date-là...
Spénard : Ce n'est
pas écrit comme ça, M. le ministre, parce
que, si votre loi est en vigueur,
les organismes sont soumis à un
contrôle des effectifs. C'est le
titre de la loi, «contrôle des effectifs».
Alors, vous dites que les contrats de services qu'on conclut pendant une
période non soumise à des mesures de contrôle d'effectifs, donc des périodes
non soumises à votre loi... Mais, si votre loi est là, c'est que tout le monde
est soumis. Sans ça, on n'aurait pas l'article 3 qui dit qu'on peut soustraire un organisme public si on en fait une
demande... si le ministre en... si un ministère en fait une demande au Conseil du trésor. J'en
conclus donc que tous les ministères ou organismes, etc., sont soumis à la loi
n° 15, donc sont soumis à un contrôle d'effectifs.
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
Coiteux : Oui, mais, M. le Président, c'est parce que, dans la loi... Soumis à la loi, oui, tous les
organismes sont soumis à la loi. Puis, dans
la soumission à la loi, il y a des renseignements qui vont nous être transmis de manière continue, précisée dans différents articles. Mais, en étant
soumis à la loi, la loi prévoit que des périodes où on pourrait
appliquer un contrôle des effectifs comme un
gel, comme une croissance à 1 %,
peu importe, là, ce qui pourrait être imaginé, celles-là sont ponctuelles. Donc, il est tout à fait possible, là, ce n'est pas exclu, qu'on aurait une période de contrôle,
là, qui irait du 1er janvier prochain jusqu'au
31 mars 2016 puis qu'après ça, un jour, peut-être, disons, en 2032,
ayant toujours cette loi, on recourrait à nouveau à une période ponctuelle de
contrôle des effectifs. La loi n° 15 existe, là. Et, quand on ferait ça, à ce moment-là, les dispositions à l'égard de la signature des contrats de services pendant
cette période de contrôle prévoiraient
qu'on doit nous transmettre certaines informations. Mais nous, on va avoir encore besoin, en 2032,
dans le cas théorique que je soulève,
on va avoir encore besoin d'avoir une base de comparaison, puis, cette base de
comparaison, l'article 17 va nous dire : Bien, il va falloir nous
transmettre les 24 mois précédents. Donc, ça va s'appliquer tout le temps, mais il y a des dispositions
qui sont spécifiques à la période pendant laquelle il y a une mesure de
contrôle.
Spénard :
Alors, il faudrait rayer de ces commentaires «ne pouvant pas excéder
24 mois — à
moins que j'aie mal compris — même durant la période de contrôle des
effectifs». Moi, c'est juste le commentaire que je trouve qui va à
l'encontre de sa loi, parce que la loi est toujours là.
Le Président (M.
Bernier) : Donc, vous n'en êtes pas sur l'article, vous en êtes
sur le commentaire qui explique l'article?
Spénard : Bien, les commentaires, c'est que... Écoutez, «la
modification proposée à l'article 17 du projet de loi vise à faire en sorte que seuls les
renseignements sur les contrats de services conclus pendant une période non
soumise à des mesures de contrôle d'effectifs — période de référence — devront être transmis sur demande du
président du Conseil du trésor.» Mais la loi s'applique. Même en 2032,
si la loi est encore là, la loi s'applique. Donc, c'est une
loi sur la gestion
et le contrôle des effectifs des ministères. Donc, qu'est-ce... C'est ça qui
m'embête, moi, la loi est là.
Président (M. Bernier) : M. le ministre.
M. Coiteux :
Parce que, dans la loi... La loi ne prévoit pas qu'un gel, par exemple, ce qui
est envisagé, là... Il y a un
article qui
dit que la première période de contrôle va s'appliquer de telle date à telle
date. La loi, elle ne dit pas que ça
va durer, ce gel-là, jusqu'en 2032, elle dit que ça va avoir une période fixe,
là, puis que, si le Conseil du trésor, si le gouvernement a besoin de refaire... de reprendre une période de contrôle
de cette nature-là, comme un gel, par exemple, en 2032, disons — je
prends ça comme exemple — bien,
il va quand même falloir demander les renseignements antérieurs, et la loi a l'article qui nous dit, effectivement, qu'on
peut demander ces renseignements-là. Donc, oui, la loi s'applique tout
le temps...
Spénard :
...les renseignements, 11...
Coiteux : ...mais la loi s'appliquant tout le temps, ça ne veut pas
dire qu'il y a un gel des effectifs tout le temps, il y a un gel des
effectifs ponctuel. Il y en a un qui est déjà prévu, mais il peut arriver que,
dans le futur, il y en ait un nouveau, qui sait?
Le Président (M.
Bernier) : M. le député de Beauce-Nord.
Spénard : J'ai de la misère à vous suivre sur celle-là, là,
en tout cas, M. le ministre. C'est parce qu'on parle de renseignements durant une période non soumise à
des mesures de contrôle d'effectifs. Et moi, je me dis que la loi, c'est
la loi de la gestion et le contrôle des
effectifs des ministères. Le contrôle des effectifs, comme vous l'avez si bien
dit, ça ne veut pas dire
nécessairement un gel, ça ne veut pas dire nécessairement une diminution, ça ne
veut pas dire une augmentation, c'est
un contrôle des effectifs. Ici, on parle d'une période non soumise à des
mesures de contrôle d'effectifs, mais, avec la loi, les contrôles
d'effectifs sont toujours là.
Le Président (M.
Bernier) : Merci. M. le ministre.
Coiteux : M. le Président, je vais réessayer d'être plus clair.
Prenons le cas de figure... Il y en a un qui est déjà prévu, là, hein,
si on fait un... Bon. Si on fait bien notre travail, la loi va être adoptée
dans un jour ou deux et...
M. Coiteux :
Si on fait bien notre travail. Mais, bon...
Mme Poirier :
Le président du Conseil du trésor est enthousiaste!
M. Coiteux :
Bien, on travaille ensemble dans un esprit de collaboration.
Mme Poirier :
Exactement.
Le Président (M. Bernier) :
Ne brimons pas l'enthousiasme des gens.
M. Coiteux :
Alors, regardez, bon, la loi étant adoptée, hein — puis ayons
confiance — la
loi étant adoptée, là, au 1er janvier,
là, il y aura une période de 15 mois pendant laquelle il va y avoir un
gel. Pourquoi? Parce qu'on a déjà annoncé
notre intention que, la disposition de la loi qui nous permet d'avoir une
période de contrôle des effectifs, on va l'appliquer une première fois.
Pour une première fois, on va le faire, la loi nous le permettant, on annonce
déjà nos couleurs, on va l'appliquer du 1er janvier 2015
jusqu'au 31 mars 2016.
Pendant
cette période-là, il y a des dispositions qui s'appliquent aux contrats de
services, d'accord? Et l'article 17 nous dit : Bien, vous
allez nous donner l'information sur les contrats de services pour les
24 mois qui ont précédé cette
période-là. Pourquoi? Parce que, pendant cette période de 15 mois, on aura
cette base de comparaison de 24 mois. Dans 15 mois, après, plus de gel des effectifs, on a toujours une
transmission de certains renseignements qui sont prévus par la
loi sur les effectifs, mais il n'y a pas de
contrôle, pas de contrôle des effectifs pendant cette période-là. Supposons
que tout va bien, pas besoin de faire du contrôle des effectifs jusqu'au
1er janvier 2032, puis qu'au 1er janvier 2032 il y a une nouvelle période, disons, de 12 mois de gel
des effectifs en 2032, on va demander aux organismes de nous transmettre
l'information sur les contrats de services dans les 24 mois qui ont
précédé le 1er janvier 2032, et en l'occurrence du 1er janvier — je ne veux pas me tromper — 2030 jusqu'au 31 décembre 2031. La
loi va nous permettre de demander ça.
Le Président (M.
Bernier) : Merci. M. le député de Beauce-Nord.
Spénard :
Oui. Ça ne me rentre pas encore dans la tête, parce que la loi est toujours là,
sur le contrôle des effectifs, tu sais, c'est... La loi existe toujours. Alors,
la loi est toujours là. Même s'il n'y a pas de gel, ou s'il n'y a pas de réduction, ou s'il n'y a pas... la loi
demeure toujours là, et c'est une
loi sur la gestion et le contrôle des
effectifs des ministères. Le contrôle des
effectifs des ministères, c'est ça, le
titre de la loi, et c'est ça, l'objectif
de la loi. Alors, s'il décide qu'il y a un gel jusqu'au
31 mars 2016, c'est très bien. Maintenant, s'il enlève le gel, ça ne
veut pas dire qu'il enlève la loi, le contrôle des effectifs demeure toujours.
Président (M. Bernier) : M. le ministre.
Coiteux : M. le Président, on a déjà... Je ne veux pas... On n'a pas
suspendu l'article 9, M. le Président. On l'a adopté,
l'article 9?
Le Président (M.
Bernier) : Oui.
Coiteux : Bon. Alors, on a adopté l'article 9, qui dit que «les
dispositions de la présente
section ne s'appliquent qu'à l'égard de chaque période que détermine le
Conseil du trésor», et là on est dans cette
section où tous les articles
disent qu'est-ce qui va se passer pendant
cette période-là qui est déterminée par le Conseil du trésor. Alors, dans cette
période-là va s'appliquer un certain nombre
de choses, puis, pendant cette période-là, on a besoin de connaître les
24 mois précédents.
Coiteux : On s'en va en 2032 puis là on dit : Ah! il va y avoir
une nouvelle période le 1er janvier 2032. Et là les articles,
là, qui commencent avec l'article 9 et ceux qui suivent dans cette
section
vont s'appliquer pendant cette période de 12 mois en 2032. Ceux-là, et les
autres aussi, mais ceux-là, ils vont avoir une connotation particulière,
puisque ça va être une période de contrôle, bien, on va arriver à
l'article 17 qui va nous dire qu'on va avoir besoin des 24 mois
précédents.
Le Président (M.
Bernier) : Merci. M. le député de Beauce-Nord.
Spénard :
Ça va.
Le Président (M.
Bernier) : Ça va? Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve.
Poirier : Les
remarques du... Les réponses qu'a données le ministre à mon collègue de Beauce-Nord me rassurent, parce que le projet
de loi est là pour s'appliquer dans une période donnée et non pas pour la vie
entière. Alors, bien que le nom du projet de loi s'appelle «contrôle», le contrôle s'exerce dans des périodes données.
Ça, c'est très clair à l'article 9,
là, on a dit que c'était pour des périodes et non pas pour en tout temps.
Alors, la
partie contrôle, là, c'est vraiment pour des dates à
identifier dans le futur mais dont une qui est identifiée dans le projet de
loi, qui est du 1er janvier 2015 au 31 mars 2016. Alors,
ça, ça me rassure.
Parce
que prévoir un contrôle qui, à mon avis, va paraître, pour bien des organismes
d'État, excessif... Parce que, soumettre Hydro-Québec, soumettre Loto-Québec,
la SAQ, la SAAQ, Régie de l'assurance maladie, les gros, gros organismes de
notre gouvernement à ce contrôle, et tout particulièrement en matière des
contrats, on vient d'alourdir, en tant que tel, et il va y avoir un impact,
parce qu'on va leur demander de faire les choses autrement, on va venir les contrôler
sur l'ensemble des contrats qu'ils donnent à des personnes physiques. Alors,
pour moi, effectivement, il faut limiter la période.
Mais,
M. le Président, le président du Conseil du trésor, aujourd'hui, dans son point de presse, nous a mentionné que les organismes publics, en lien avec les
contrats de services... Il l'a mentionné, entre autres, les contrats de pub et
de commandite. Alors, je fais juste prendre
le texte, là, en tant que tel, alors, ta, ta, ta... Pour les sociétés d'État — merci, merci, mon collègue, merci de votre collaboration — ta,
ta, ta... Ah! ici, c'est ici. Alors,
au point deux du communiqué, on dit :
«Mesures visant les sociétés d'État». Alors, les sociétés d'État qui sont
soumises à ce projet de loi là, on dit : «Le gouvernement demande
également aux sociétés d'État de réduire leur budget de commandite et de
publicité. Le gouvernement resserre les
dépenses liées à ce poste budgétaire des sociétés d'État d'ici la fin de
l'année au financement essentiel et jugé incontournable.»
Donc,
je comprends que, dans l'application d'une telle mesure, l'article 17, là,
prend toute sa force. Donc, ça veut dire, par exemple, que les budgets
de pub et commandite, et les contrats en lien avec ça, sont soumis à
l'article 17 si je comprends bien?
Le Président (M.
Bernier) : Merci. M. le ministre.
Coiteux : Non, ce n'est pas
la même chose. J'ai parlé d'une initiative qui se complète dans une
conjoncture particulière, mais le projet de loi, lui, il est là pour rester, s'il est adopté. Cette loi-là, si elle est
adoptée, elle va être là pour rester.
Donc, le gouvernement a différentes
initiatives dans le cadre de ce qu'il souhaite accomplir, mais ce projet de
loi là donne au gouvernement, quel qu'il soit, une fois qu'elle sera adoptée,
la capacité, d'abord de mieux connaître ses effectifs
en tout temps, c'est important d'être capables de les suivre en tout temps,
donc de connaître la situation en tout temps,
dans l'ensemble de sa sphère d'intervention, en tout temps, mais ça lui donne
aussi des outils particuliers, dans des périodes ponctuelles de contrôle
des effectifs, pour s'assurer que ça se passe bien puis qu'il soit capable de
réagir au besoin avec des pouvoirs de vérification, notamment.
Le Président (M.
Bernier) : Merci. Mme la députée.
Mme Poirier :
Mais ma question plus précise... Ce que le ministre cible dans son énoncé, là,
les budgets de pub et de commandite, ce sont des contrats de services. Alors,
ces contrats de services là, des sociétés d'État, qu'il ne voyait pas avant, il va les voir dorénavant. Il
peut même demander deux ans en arrière, là, il peut demander 24 mois
en arrière, de ces contrats-là. Alors,
exemple, Hydro-Québec, on lui demande : Tes contrats d'il y a deux ans en
matière de pub et de commandite, et, dans un resserrement, on applique
le projet de loi. Est-ce que ça, c'est une application concrète du projet de
loi?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
M. Coiteux :
Non, ce n'est pas ça. Ce à quoi fait référence... ce à quoi se réfère la
députée d'Hochelaga-Maisonneuve, qui est une
annonce que j'ai faite aujourd'hui, concerne un resserrement des dépenses dans
l'exercice 2014-2015 et des
choses qui sont demandées également comme contribution aux sociétés d'État dans
l'exercice 2014-2015. Ici, on est en
train de parler d'un dénombrement des effectifs et de mesures de contrôle dans
des périodes ponctuelles. Ce n'est pas la même que l'exercice financier 2014-2015 tout à fait, là, on s'entend. Ce
n'est pas la même chose, c'est-à-dire la capacité du gouvernement de
resserrer par des mesures administratives son contrôle des dépenses, il va
continuer de demeurer, indépendamment du projet de loi.
Le Président (M.
Bernier) : Merci. Mme la députée.
Poirier : La période de contrôle commence au 1er janvier.
Alors, si on dit aux sociétés d'État de limiter leurs dépenses en
matière de publicité, est-ce que... on s'appuie sur quoi, si on n'a pas été
chercher ce qui existait avant, puisqu'elles
ne sont pas soumises actuellement? Donc, le projet de loi lui donne le pouvoir
d'agir sur ces sociétés d'État là pour la période du 1er janvier au
31 mars.
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
Coiteux : Honnêtement, ce sont deux choses différentes, et surtout que ce qu'on a annoncé aujourd'hui, ça s'applique dès aujourd'hui, puis on est encore en train de
discuter du projet de loi n° 15. Donc, c'est indépendant du projet de loi n° 15.
Mme Poirier :
Bien, même si c'est indépendant, ça vous donne quand même le pouvoir, à partir
du 1er janvier, de demander les contrats des deux dernières années et de
venir limiter pour la période jusqu'au 31 mars.
M. Coiteux :
Je rappelle que...
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
M. Coiteux :
Si vous me donnez la parole, M. le Président...
Le Président (M.
Bernier) : Allez-y, allez-y.
Coiteux : Je rappelle que le
projet de loi n° 15 ne vient pas interdire les contrats de services. Les dispositions à l'égard
des contrats de services du projet
de loi n° 15 visent à éviter que
l'on utilise les contrats de services aux fins d'éluder le contrôle des effectifs. C'est ça, là, l'architecture de ce projet de loi là. C'est une autre histoire, là, que celle de laquelle on
parle, actuellement.
Poirier : Justement,
si je dis à Hydro-Québec demain matin : 2 % de moins dans vos effectifs, et que
je décide, justement, de donner à contrat à une firme de publicité entre le
1er janvier puis le 31 mars, si le ministre... si le président du
Conseil du trésor ne peut pas, justement, appliquer... là, avec le projet de
loi n° 15, il vient, justement, contrer cette période-là où il pourrait y
avoir, justement, contournement de la loi, n'est-ce pas un effet direct?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
Coiteux : Bien, ce sont quand même deux choses. Je veux dire, on
demande un resserrement des dépenses, alors qu'ici c'est une
loi sur les
effectifs, pas tout à fait la même chose.
Le Président (M.
Bernier) : Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve.
Poirier : Mais c'est une
loi sur les effectifs pour ne pas
faire, par un contrat de services, dans le fond, la dépense coupée. Et puis ce que le ministre a
annoncé, une coupure de 2 %, il n'y aurait pas une tentative par,
justement, une société d'État d'aller vers,
justement, le contrat de services — on en a parlé largement — d'aller vers le contrat de services? Et donc, si la loi s'applique à partir du 1er
janvier, bien, ça pourrait empêcher, justement, Hydro-Québec de
contracter un contrat... d'aller vers un contrat de services pour combler la
coupure du 2 % que le ministre va lui avoir imposée.
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
Coiteux : Simplement pour dire que le 2 % ne s'applique pas aux
sociétés d'État, là, dans l'annonce d'aujourd'hui,
là. On parlait de l'univers sur lequel on a le pouvoir de déterminer les cibles
d'effectif qu'est l'univers des ministères et des organismes
budgétaires. C'est de ça qu'on a parlé aujourd'hui.
Le Président (M.
Bernier) : Merci. Mme la députée.
Mme Poirier :
Mais l'univers du ministre va s'agrandir à partir du 1er janvier, de cette
loi, puisqu'il pourra, justement, déterminer
des cibles aussi par le biais des ministères vers les organismes. Alors, la
ministre des Ressources... — le ministre
des Ressources? — le
ministre des Ressources naturelles, qui a Hydro-Québec sous sa responsabilité,
aura, dans son enveloppe d'effectifs,
les effectifs d'Hydro-Québec, et donc pourra assujettir Hydro-Québec à la loi
n° 15, et, de ce fait, pourra
demander... le président du Conseil du trésor pourra demander les contrats des
deux dernières années pour s'assurer qu'entre le 1er... à partir du
1er janvier on ne vient pas détourner la commande de réduction de
2 %. Il me semble que ça me paraît assez clair, là.
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
Coiteux : Bien, pas pour moi. Parce qu'il n'y a pas de commande de
2 % passée à Hydro-Québec. On parle d'un gel des effectifs dans les réseaux, dans les sociétés d'État, avec
des enveloppes spécifiques. Alors, c'est... On peut essayer de faire des
rapprochements, mais c'est deux choses différentes. Ce n'est pas... C'est deux
choses totalement différentes.
Le Président (M.
Bernier) : Merci. Mme la députée.
Poirier : Ce que j'en comprends, ce que le ministre est en
train de nous dire, c'est que le 2 % ne s'applique pas aux sociétés
d'État, il ne s'applique qu'aux ministères et organismes?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
Coiteux : Oui, mais ce n'est pas dans le projet de loi. On est en
train de discuter d'une chose que j'ai annoncée aujourd'hui, qui ne fait
pas
partie du projet de loi, là, c'est une tout autre chose.
Le Président (M.
Bernier) : Merci.
Poirier : Bien, M. le Président, la vie continue pendant qu'on
travaille, et le ministre, aujourd'hui, nous a annoncé une réduction
d'effectif de 2 % des ministères ou organismes. Ce que je lui
demande : Est-ce que ce 2 % s'applique aux sociétés d'État?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre, oui ou non?
Mme Poirier :
Bon, d'accord.
Le Président (M.
Bernier) : Non. Bon, la réponse, c'est non.
Mme Poirier : Bon. Donc, ça veut dire que le 2 % va s'appliquer à
seulement quelques paragraphes de l'article 2.
M. Coiteux :
Aux ministères et aux organismes budgétaires.
Mme Poirier :
O.K. Donc, les sociétés d'État sont exclues, les collèges, universités, comme
les commissions scolaires. Est-ce qu'il y a d'autres organismes qui sont
exclus?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
Coiteux : Bien, par définition, tout ce qui n'est pas organisme
budgétaire et ministère est exclu de ce que j'ai annoncé aujourd'hui sur
cette mesure dont on parle actuellement, qui n'a rien à voir avec ce projet de
loi, là, qui était une réduction des effectifs de l'ordre de 2 %.
Le Président (M.
Bernier) : Merci. Mme la députée.
Mme Poirier :
On se rappellera, quand on a fait l'article 2... Parce que c'est très
important, M. le Président, lorsqu'on est en
train de se parler, à savoir de qui on parle. Et, puisqu'en parallèle de nos
travaux il se fait des changements... Donc, je comprends que tout ce qui
est l'annexe 2, 3 de l'article 2 n'est pas assujetti au 2 %?
Le Président (M. Bernier) :
M. le ministre.
M. Coiteux :
C'est seulement les ministères et organismes du paragraphe 1° de
l'article 2.
Le Président (M. Bernier) :
Merci.
Mme Poirier : Donc, ce qu'on
a considéré être l'annexe 1, si je m'en rappelle bien?
M. Coiteux : Oui, c'est
l'article 2, premier paragraphe : «Les ministères ainsi que les
organismes et les personnes nommées ou désignées par le gouvernement ou un
ministre dont le personnel est nommé suivant la Loi [de] la fonction publique.» Alors, c'est l'univers qui était visé par
l'annonce d'aujourd'hui sur cette question du 2 %, donc ça ne
s'applique pas à tout le monde ici. Ça ne s'applique pas à 2°, 3°, 4°, 5°, 6°,
7°, ça s'applique...
Le Président (M. Bernier) :
C'est l'élément 1° de l'article 2, à ce moment-là.
Poirier : Mais est-ce qu'on peut se confirmer que ça correspond
à l'annexe 1 de la
Loi sur l'administration publique?
Le Président (M. Bernier) : M.
le ministre.
Coiteux : Alors, ce sont les
ministères et organismes, les organismes qui sont dans les annexes 1 et 2,
mais pas tous, pas tous, seulement ceux dont le personnel est assujetti à la
Loi sur la fonction publique.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. Mme la députée, il vous reste environ une minute.
Poirier : Donc, je
comprends, Hydro-Québec n'est pas soumise, Loto-Québec n'est pas soumise,
donc n'est pas soumise à cette
coupure de 2 % des effectifs,
mais sont soumises à la demande du président du Conseil du trésor sur
les contrats de pub et commandite, eux, ils sont soumis à ça, puis qu'ils sont
des sociétés d'État.
Le Président (M. Bernier) :
M. le ministre.
Coiteux : Bien, ce serait bien qu'on puisse parler du projet de loi
n° 15, là. Puis, dans le projet de loi n° 15, il y a des dispositions qui s'appliquent aux contrats
de services en période de contrôle, O.K.? Puis, en période de contrôle,
pour qu'on puisse appliquer les dispositions à l'égard des contrats de
services, on va demander, effectivement, des renseignements
sur les contrats de services, eu égard aux 24 mois précédents. C'est ça,
la loi n° 15, là, c'est ça qu'il
s'agit, et ça s'applique à toutes les entités visées dans le projet de loi par
l'article 2.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve, une dernière question.
Poirier : Bien, écoutez, le ministre peut bien me dire que ce
n'est pas dans la loi, là, mais on est en train d'étudier une loi qui va
s'appliquer à des sociétés d'État qui, actuellement, n'étaient pas assujetties
aux règles que les ministères et organismes
étaient assujettis. Donc, c'est un des buts de ce projet de loi là qui me
semble assez évident, là.
Donc, tout ce qui était dans les annexes dont on
vient de parler, de la
Loi sur l'administration publique, il y a des organismes là-dedans qui n'avaient pas à se soumettre
aux volontés du président du Conseil du trésor. Le projet de loi n° 15 vient les assujettir, et, par ce
fait même là, en parallèle de ça, le président du Conseil du trésor
vient leur dire aujourd'hui, à ces organismes-là : Si vous voulez faire des
contrats de pub puis de commandite, vous devrez limiter vos transports.
Le Président (M. Bernier) :
Donc, un commentaire à faire sur ça?
M. Coiteux : Non, pas de
commentaire.
Le Président (M. Bernier) :
O.K. Oui, sur l'amendement à l'article 17, M. le député de Saint-Jean.
Turcotte :
Bien, moi, ce que j'aimerais savoir, c'est comment le président du Conseil du
trésor va pouvoir s'assurer... Parce
que moi, je trouve que les questions de ma collègue sont très pertinentes. On
est dans une
loi sur la gestion et le contrôle des effectifs... Parce
que le ministre... bien, le président du Conseil du trésor nous a mentionné
qu'il n'était pas capable de savoir combien
d'effectifs il y avait dans tous les ministères, les organismes et autres. Là,
comment peut-il, avec l'annonce
d'aujourd'hui, nous dire : Nous demandons aux ministères et à certains
organismes — la
liste, on verra, là, on l'aura peut-être en
pièce jointe — qu'on va
diminuer de 2 %... mais en même temps le président du Conseil du trésor lui-même nous dit : Sans cette
loi-là, on n'est pas capables de savoir combien on a d'effectifs dans
l'appareil gouvernemental.
Le Président (M. Bernier) :
M. le ministre.
M. Coiteux :
Est-ce qu'il y a une question?
Turcotte :
Bien, oui, je veux savoir comment il va faire pour s'assurer que le 2 %...
parce que c'est beaucoup... Moi,
j'entends ça, puis je me dis : C'est prétendre que le projet de loi va
être adopté comme ça, là. On est un Parlement, on est démocratiques, là.
M. Coiteux : Bien, dans l'univers
fonction publique, on les a, ces renseignements-là, c'est dans les réseaux qu'on ne les a pas. C'est à l'extérieur de cet univers fonction
publique qu'on a besoin de se doter
d'outils supplémentaires pour connaître, surtout en temps... avec un
délai court, là, les effectifs.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. Pas de question?
Turcotte : Donc, de
ce que je comprends de la réponse du ministre, l'application du 2 % qu'il
a faite aujourd'hui, l'annonce
d'aujourd'hui, c'est dans les organismes où il connaît l'information. Donc,
c'est des organismes ou des
ministères qui, dans les faits, sont assujettis à ce projet de loi là, mais,
dans les faits, il a déjà cette information-là.
Le Président (M. Bernier) :
M. le ministre.
M. Coiteux : Bien, je veux bien
qu'on me pose la question plusieurs fois, là, mais j'ai déjà répondu :
C'est les ministères et les organismes, les
organismes dont les employés sont nommés en vertu de la Loi de la fonction
publique. Pourquoi? Parce que
l'article 32 de cette loi donne déjà au Conseil du trésor les pouvoirs
nécessaires pour déterminer les cibles d'effectif. Alors, ça existe, là,
déjà, là, ce n'est pas le projet de loi n° 15, là.
Le projet de loi n° 15, lui, il vient
donner des outils supplémentaires au gouvernement pour mieux connaître l'ensemble de ses effectifs, y compris en dehors
de l'univers fonction publique, en temps réel, et notamment à des fins
de suivi, c'est certain, mais aussi à des
fins de contrôle dans les périodes qui vont être définies en fonction des
modalités des articles qu'on est en train de regarder.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. M. le député de Saint-Jean.
Turcotte :
Donc, si je comprends bien, pour l'annonce d'aujourd'hui, dans certains cas, le
projet de loi n° 15 n'est pas nécessaire. Donc, je comprends qu'on...
Parce que je sens, de la part du ministre, un empressement puis un emballement, tantôt, même un enthousiasme pour
adopter le projet de loi n° 15 tel qu'il est présenté aujourd'hui.
Mais je comprends que le président du Conseil du trésor a fait une annonce
aujourd'hui, puis on constate qu'il est capable de fonctionner sans l'adoption
de ce projet de loi ci.
Le Président (M. Bernier) :
M. le ministre.
M. Coiteux : J'ai déjà répondu,
c'est deux choses différentes.
Le Président (M. Bernier) :
Bon, ça va. Avez-vous d'autres questions?
Turcotte :
Selon l'expérience du président du Conseil du trésor, il a besoin de combien de
temps pour faire le dénombrement dans
les ministères, dans les organismes, dans tous les organismes qui sont
mentionnés dans l'article 2 de son projet de loi?
Le Président (M. Bernier) :
M. le ministre.
M. Coiteux : Au courant du premier
trimestre de l'année qui vient.
Le Président (M. Bernier) :
Merci.
Turcotte : Ça,
c'est dans l'optique où le projet de loi est adopté. Et, moi, ma question que...
M. Coiteux : Eh bien, c'est que ça
va aider, hein? Ça va aider!
Turcotte :
Moi, ce que j'aimerais... Parce que, moi, avoir une date, ça ne me dit pas
grand-chose. Moi, ce que j'aimerais
savoir, c'est combien de temps. Donc, je suppose que le président du Conseil du
trésor a une idée de la date qu'il aimerait
faire adopter son projet de loi, donc ça représente combien de temps entre
cette date-là et la fin du premier trimestre de l'année? Moi, ça va plus
m'aider que de savoir le... dans le premier trimestre. Parce qu'il ne faut pas
supposer de l'adoption du projet de loi comme ça, là, puis on a des questions,
nous.
Le Président (M. Bernier) :
Mais personne ne présuppose de l'adoption du projet de loi.
Turcotte :
Exactement. C'est pour ça...
Le Président (M. Bernier) :
Vous avez tout votre temps pour poser vos questions, et je vous donne le droit
de parole. Vous pouvez prendre le temps que vous voulez et ne pas... de dire
que le projet de loi...
Turcotte :
Je suis d'accord avec vous, M. le Président, puis...
Président (M. Bernier) : On ne vient pas présumer l'adoption
d'une date ou d'une période, là. Vous avez le temps qu'il faut pour poser vos questions. Le ministre est... libre à
lui de répondre ou pas à des questions qui sont répétées, là, c'est sa
décision.
Turcotte : Mais ça fonctionne très bien avec vous puis même
avec votre collègue aussi, le vice-président de la commission. La
semaine passée, ça a très bien fonctionné.
Président (M. Bernier) : M. le député de Beauce-Nord, et je le
remercie de son travail. Oui, M. le ministre, avez-vous une réponse à
fournir? M. le ministre.
M. Coiteux :
D'une façon très courte, on comprend que, si on veut avoir une période de
contrôle qui débute au 1er janvier,
c'est certain qu'on souhaite l'adoption rapide du projet de loi. On ne présume
pas que ça va être fait, mais on la souhaite. Je pense que je l'ai
exprimé assez clairement.
Le Président (M.
Bernier) : Merci. En cette période de l'année, c'est normal.
Allez-y, M. le député de Saint-Jean.
Turcotte :
Ça va, M. le Président.
Le Président (M.
Bernier) : Ça va? Bon. Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
Pas d'autre intervention? Est-ce que l'amendement à l'article 17 est adopté?
Mme Poirier :
Sur division.
Le Président (M.
Bernier) : L'amendement à l'article 17 est adopté sur
division. Est-ce que l'article 17, tel qu'amendé, est adopté?
Poirier : Alors, je veux continuer ma période de questions, M.
le Président, je n'ai pas eu ma réponse. Ce que je veux juste
comprendre, M. le Président...
Le Président (M.
Bernier) : ...l'article 17 vient d'être substitué par un
amendement. Donc, à partir de ce moment-là, l'amendement vient de donner... Je
suspends quelques instants.
(Suspension de la séance à
17 h 31)
Président (M. Bernier) : Nous reprenons nos travaux. Donc, au point de vue technique, si on
veut, ça devenait un petit peu plus compliqué, mais on voulait vérifier
les temps de parole.
Donc, pour les gens
qui nous écoutent, l'article 17 a été présenté initialement, et par la
suite a été déposé un amendement à cet
article 17 qui avait comme
conséquence de remplacer en totalité l'article 17 tel que présenté au niveau du projet de loi. Donc, les discussions qui
ont eu lieu ont eu lieu sur l'amendement qui apporte ou qui amène un nouvel
article 17. Et, même si cet amendement
a été adopté sur division, il reste que l'article 17, tel que déposé, doit
être réadopté avec son amendement dans sa phase subséquente.
Donc,
on revient avec le temps de parole qui était initial par rapport à
l'article 17. Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve.
Poirier : Merci, M. le Président. Alors, c'est toujours bien de
vérifier nos règles, qui sont des fois faciles à interpréter, et qu'on
peut penser qu'on pense correctement, puis ce n'est pas ça. Mais on peut
vérifier, puis on a des juristes pour le faire, et c'est parfait.
Le pourquoi je tiens
absolument à m'exprimer à ce moment-ci sur cette notion de contrats... Parce
que nous sommes à la
section des contrats, des contrats qui ne doivent pas
permettre à un organisme public... et je vais juste reprendre le terme qu'a... alors, le terme, c'était «qui n'aura pas pour
effet d'éluder les mesures de contrôle», alors, ce qui était la... qui est à l'article 14. Alors, le
but, c'est que je ne veux pas permettre à un organisme public à qui, par
exemple, j'ai soit gelé les effectifs ou
même peut-être réduit les effectifs d'utiliser le contrat de services, avec une
personne physique ou une entreprise, pour faire faire à l'extérieur du
ministère ce pourquoi j'ai coupé les effectifs. Alors, ça, l'article 14
est clair, c'est ça, l'intention de l'article 14.
Mais
ce que je veux m'assurer, c'est qu'à partir du moment... Parce qu'ici on est
venus, dans l'article 17, M. le Président,
on est venus donner le pouvoir aux dirigeants d'organismes, justement, qui sont
gérés par un conseil d'administration...
donc le conseil d'administration peut déléguer son pouvoir, on l'a vu à
l'article précédent, peut déléguer son pouvoir à son directeur général,
à son président, etc.
Et, puisque
le ministre fait l'ensemble de ces règles-là pour qu'on ne puisse pas passer à
côté, finalement, de son contrôle
qu'il souhaite durant la période de contrôle, et que, là, aujourd'hui, on
apprend qu'il vient d'appliquer une mesure, entre autres, sur deux
notions : contrat de pub, contrat de commandite... Je pense à
Loto-Québec : commandite, Loto-Québec,
ça va ensemble. Alors, Loto-Québec donne la commandite à bien des organismes à
l'extérieur. Il y a des bouts de la
commandite qui est aussi fait à l'intérieur. Il n'est pas toujours donné à
l'extérieur, Loto-Québec a du personnel pour faire les contrats de
commandite. Est-ce que, dans une dynamique où la réduction des effectifs
pourrait éventuellement s'appliquer aussi à
Loto-Québec... Actuellement, non, je comprends que c'est non, mais, au moment
que le ministre va savoir... Parce
qu'il nous l'a dit, en principe la période du premier trimestre devrait servir
à dénombrer le nombre d'employés.
Donc, je devrais savoir, rendu au 31 mars 2015, combien d'effectifs
il y a chez Loto-Québec, et probablement combien qu'il y en a qui sont
affectés, exemple, à la commandite... et pourrait décider, pourrait décider de
réduire ses effectifs, et peut-être que
Loto-Québec déciderait de réduire ses effectifs dans son département de
commandite, puisqu'il pourrait aller à l'extérieur, faire faire
l'ouvrage à l'extérieur. Le ministre lui dit : Non, tu n'as pas droit de
faire ça.
Alors, le
mécanisme, le mécanisme en place... Puis là je prends la commandite parce que
le ministre en a parlé aujourd'hui.
Ça pourrait être d'autres services, là, je l'ai dit, ça peut être de la
traduction, de la rédaction, ça peut être tous autres services qui sont
actuellement... même actuellement qui sont fait faire à l'extérieur, parce
qu'on n'embauche pas des gens à l'intérieur du gouvernement parce que c'est des
trucs ponctuels.
Est-ce que le
projet de loi vient donner le pouvoir au ministre de venir, justement, empêcher
Loto-Québec, par exemple, là — je dis par exemple — empêcher
Loto-Québec d'éluder, dans le fond, d'éluder la loi, et de contourner, finalement, pour ne pas donner en commandite
quelque chose que le ministre aurait décidé de couper... le ministre
titulaire, je comprends, ce n'est pas... ou
le dirigeant d'organisme aurait décidé de couper, et finalement de dire :
Bien, je peux bien couper ces postes-là parce que je peux aller en
contrat pour les faire faire? Alors, comment...
Ça a l'air
peut-être tortueux ce que je fais, là, mais je pense que l'application va
jusque-là, là, du projet de loi, là, dans
sa volonté, là, l'application fait ça, là, ça fait en sorte d'assujettir les
organismes publics, les sociétés d'État, sociétés d'État qui vont être
dénombrées dorénavant, dont les contrats de services seront assujettis au
Conseil du trésor, ce qu'ils ne sont pas
présentement. Et, dans un troisième temps, rendu au 1er avril, quand on
aura l'état de situation, ils auront transmis les contrats qu'ils auront
donnés dans les deux dernières années. Et là, si on leur donne une commande de réduire les effectifs, en tant que tel, bien, pour
s'assurer qu'ils ne passent pas en arrière pour donner des contrats
publics, on vient ici les assujettir au
Conseil du trésor. Est-ce que ça, ce n'est pas, justement, une application
directe du projet de loi?
Le Président (M. Bernier) :
M. le ministre.
Coiteux : Réponse très courte : Il y a des dispositions à l'égard
des contrats de services pour éviter qu'on élude, notamment, le gel des
effectifs en période de contrôle.
Le Président (M. Bernier) :
Merci.
Mme Poirier : Donc, le
ministre confirme que le but du projet de loi pourrait permettre de faire
l'explication que je viens de lui donner.
Le Président (M. Bernier) :
M. le ministre.
Coiteux : Je confirme qu'il y a des dispositions dans la loi pour
éviter qu'on utilise les contrats de services aux fins d'éluder le
contrôle des effectifs. Ça, je confirme ça.
Mme Poirier : C'est beau, M.
le Président. C'est beau.
Le Président (M. Bernier) :
M. le député de Groulx, avez-vous des questions?
M. Surprenant : Je n'en ai pas, M.
le Président. C'est clair, oui.
Le Président (M. Bernier) :
Ça vous va? Est-ce que l'article 17, tel qu'amendé, est adopté?
Mme Poirier : Sur division, M.
le Président.
Le Président (M. Bernier) :
L'article 17,
tel qu'amendé, est adopté.
Article 18. M. le ministre.
M. Coiteux : Alors,
l'article 18, je vais le lire tel qu'il est.
Alors :
«Un organisme public doit faire état de l'application des dispositions prévues
au présent
chapitre dans son rapport annuel. Cet état doit notamment
présenter le niveau de l'effectif et sa répartition par catégories d'emploi.
«Lorsqu'un organisme
public s'est vu attribuer un niveau d'effectif en application de la
sous-section 2 de la
section III, il doit de plus :
«1° indiquer si ce niveau a été respecté et,
dans la négative, mentionner l'ampleur du dépassement ainsi que les moyens pris
pour rectifier la situation; et
«2° inscrire les renseignements relatifs aux
contrats de services comportant une dépense de 25 000 $ et plus
présentés dans le
sommaire établi en vertu de l'article 19.»
Bon, là, j'annonce que j'aurai un amendement
pour la version anglaise et je vais proposer également, tout à l'heure, un amendement.
Je vais lire d'abord le commentaire.
Président (M. Bernier) : Du moment, il faut... Là, il
faut lire le commentaire, puis par la suite on reviendra aux amendements.
M. Coiteux : D'accord. Je suis en train
de poursuivre mon apprentissage de la procédure des commissions parlementaires
et...
Le Président (M. Bernier) : M.
le ministre, c'est normal, il faut prendre le temps d'apprendre, et on est tous
des parlementaires qui... Au
fur et à mesure, en ce qui regarde la réglementation, il
faut être capables de la
comprendre, puis on se pose encore des interprétations, vous l'avez vu tout à
l'heure.
Coiteux : Merci. Alors, les commentaires. La
section IV du
chapitre II établit des mécanismes de
reddition de comptes applicables aux organismes publics.
L'article 18 du projet de loi propose que
chaque organisme public présente dans son rapport annuel un état de l'application des dispositions relatives à la gestion et, le cas échéant, au
contrôle des effectifs, notamment dans ce dernier cas en indiquant s'il a
respecté le niveau de l'effectif qui lui a été attribué ainsi que des
renseignements relatifs aux contrats de services de 25 000 $ et plus.
Est-ce que je peux parler du premier amendement?
Le Président (M. Bernier) :
Oui, premier amendement qui va être?
M. Coiteux : Qui vient proposer une
modification dans la version anglaise. Alors, dans l'article 18, dans la version anglaise de l'article 18, on propose
de supprimer, dans cette version anglaise du premier alinéa de
l'article 18 du projet de loi,
«management» et, deuxièmement, de remplacer, dans la version anglaise du
deuxième alinéa de cet article, «attributed» par «assigned».
Il s'agit d'un amendement demandé par le Service
de la traduction de l'Assemblée nationale.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. Donc, je vais suspendre quelques instants pour permettre la
distribution. On suspend.
(Suspension de la séance à 17 h 57)
Le Président (M. Bernier) : À
l'ordre! À l'ordre, s'il vous plaît! Donc, nous reprenons nos travaux. Donc,
nos discussions portent sur l'amendement au niveau de la version anglaise de
l'article 18. Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve.
Mme Poirier : Je veux juste
comprendre. Il y avait eu une intention de le mettre là, le mot «management», là. Je comprends que c'est le rapport annuel de
gestion, puis ce n'est pas dans la version française. Est-ce que c'est
parce qu'on utilise... Est-ce que c'est un exercice de... que les gens qui ont
rédigé le projet de loi se sont enflammés ou parce que...
Le Président (M. Bernier) :
M. le ministre.
Coiteux : C'est parce qu'en anglais, après révision, là, de tout ça,
ça ne se dit pas «management report», c'est «the annual report», tout
simplement.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. Mme la députée.
Poirier : Non, mais c'est parce que les légistes, dans les
ministères, n'écrivent généralement pas des mots pour rien. Donc, je
voulais savoir : Est-ce que, pour certaines sociétés d'État, ça venait
combler quelque chose, là, en tant que tel, ou ce n'est que de l'enthousiasme?
Le Président (M. Bernier) :
M. le ministre.
M. Coiteux : Il arrive
parfois qu'une traduction initiale doive être revue à une deuxième lecture, qui
est peut-être probablement une 10e ou même une 20e lecture, mais
néanmoins c'est du bon anglais qui est proposé ici.
Le Président (M.
Bernier) : Merci.
Mme Poirier :
Je n'ai pas d'autre commentaire.
Le Président (M.
Bernier) : Pas d'autre commentaire? Est-ce qu'il y a d'autres
commentaires, d'autres questions? Est-ce que l'amendement à l'article en
version anglaise à l'article 18 est adopté?
Le Président (M.
Bernier) : Adopté.
Donc, compte tenu de
l'heure, nous allons suspendre nos travaux jusqu'à 19 h 30. Et la
salle sera sécurisée, vous pouvez laisser vos choses.
(Suspension de la séance à
18 heures)
Président (M. Bernier) : Donc, bonsoir à tous. À
l'ordre, s'il vous plaît! Nous allons
reprendre nos travaux. Je vous
rappelle que la commission est réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 15, Loi
sur la gestion et le contrôle des effectifs des ministères, des
organismes et des réseaux du secteur public ainsi que des sociétés d'État.
Lors
de notre suspension, nous en étions à étudier l'article 18 du projet de loi, et un amendement avait été présenté pour la version anglaise. Et, dans le but de remémorer à nos personnes
qui nous écoutent l'article 18, je vais en faire une nouvelle
lecture. Donc,
article 18 :
«Un organisme public
doit faire état de l'application des dispositions prévues au présent
chapitre
dans son rapport annuel. Cet état doit notamment présenter le niveau de
l'effectif et sa répartition par catégories d'emploi.
«Lorsqu'un organisme
public s'est vu attribuer un niveau d'effectif en application de la
sous-section 2 de la
section III, il doit de plus :
«1° indiquer si ce
niveau a été respecté et, dans la négative, mentionner l'ampleur du dépassement
ainsi que les moyens pris pour rectifier la situation;
«2° inscrire les
renseignements relatifs aux contrats de services comportant une dépense de
25 000 $ et plus présentés dans le domaine établi en vertu de
l'article 19.»
Et, M. le ministre,
vous nous avez annoncé également que vous aviez un amendement à la version française
du projet de loi.
Coiteux : Oui, M. le Président. L'amendement se lit de la manière... comme suit :
Remplacer, dans le paragraphe 2° du deuxième alinéa de l'article 18
du projet de loi, «présentés dans le
sommaire établi en vertu de l'article 19» par
«déterminés par le Conseil du trésor».
Alors,
essentiellement, la modification proposée à l'article 18 du projet de loi vise à ne pas lier les renseignements qui doivent apparaître dans le rapport
annuel de gestion que produit l'organisme public aux renseignements qui
doivent être produits en vertu de l'article 19. On a eu une petite
discussion tout à l'heure, avant de commencer. C'est parce qu'il y aura une proposition d'amendement aussi à l'article 19, et on en tient compte ici, dans cette proposition d'amendement.
Président (M. Bernier) : Donc, merci. Donc, sur l'amendement, Mme la
députée d'Hochelaga-Maisonneuve, ou sur... l'un ou
l'autre, là. On essaie... Parce que, pour essayer de faciliter la compréhension
des gens...
Poirier : C'est parce que,
là, c'est un peu compliqué de statuer sur l'amendement qui entraîne
l'article 19. Je ne sais pas, mais......
Président (M. Bernier) : Bien, c'est parce que c'est un peu complexe à comprendre. C'est qu'on
peut y aller avec l'article 18...
Poirier : Bien, moi,
j'irais avec l'article 19. Bien, c'est parce que,
si on ne règle par l'article 19, on ne pourra pas régler le 18. Là, je
comprends qu'il va y avoir aussi une modification à 19.
Le Président (M.
Bernier) : À 19 aussi, puis il y a une modification à 14.
Mme Poirier :
Qui est bien... C'est parce que c'est comme un kit, ça, là, là, c'est un petit
kit, là.
Le Président (M.
Bernier) : Mais qu'il suspende... Je vais suspendre quelques
instants.
(Suspension de la séance à 19 h 36)
Président (M. Bernier) : À l'ordre, s'il vous plaît! Nous reprenons nos travaux. Donc, dans le but de
bien comprendre et de bien suivre nos articles,
ce que je vous propose, c'est de suspendre l'article 18 ainsi que
son amendement dans un premier temps,
de passer à l'étude de l'article 19, par la suite de retourner à l'article 14
et de revenir à l'article 18. Est-ce que ça vous va? Il y a consentement?
Consentement. Donc, l'article 19, M. le ministre.
M. Coiteux : Alors, je vais le lire
dans sa version non amendée :
«Tout
organisme public assujetti à la
section III doit transmettre au président
du Conseil du trésor un
sommaire relatif
aux contrats de services qu'il a conclus au cours de chaque période visée à
l'article 9 en distinguant ceux ayant fait l'objet d'une
autorisation en application de l'article 14.
«Le Conseil du trésor peut déterminer les
renseignements que doit comprendre le
sommaire de même que les conditions et
modalités de sa transmission.»
Alors, l'article 19 du projet demande aux organismes publics de transmettre au président du Conseil du trésor un
sommaire contenant les renseignements que le Conseil du trésor déterminera concernant les contrats de services que les organismes publics auront conclus pendant une période de contrôle des
effectifs. Ce
sommaire, combiné aux renseignements sur les contrats de services conclus dans les mois
précédents l'imposition d'une période de contrôle qui seront fournis en vertu de l'article 17 du projet de loi,
permettra au président du Conseil du trésor de vérifier si les mesures prévues
aux articles 13 et 14 du projet de loi ont été respectées par les
organismes publics. Mais on va proposer un amendement.
Président (M. Bernier) : Vous proposez un amendement qui vient,
à ce moment-là, remplacer l'article 19 tel que présenté dans le
projet de loi. Donc, sur l'amendement.
M. Coiteux :
Se lit comme suit, donc, c'est un amendement qui remplace l'article 19 du
projet de loi par le suivant :
«19. Un
organisme public doit, dans les 30 jours suivant l'autorisation accordée
par son dirigeant en application de l'article 14,
communiquer au président du Conseil du trésor les renseignements qu'il indique
concernant chaque contrat de services ainsi autorisé.
«Un organisme public doit également transmettre
au président du Conseil du trésor, selon la fréquence que celui-ci détermine,
les renseignements qu'il indique concernant les autres contrats de services
conclus au cours d'une période visée à l'article 9 lorsqu'ils comportent
une dépense de 25 000 $ et plus.
«Le président
du Conseil du trésor détermine les conditions et modalités de la transmission
de ces renseignements.»
Alors, les
commentaires sont les suivants : Le nouvel
article 19 module
l'obligation de reddition de comptes des organismes publics concernant
les contrats de services qu'ils ont conclus en période de contrôle de l'effectif
selon que les constats ont ou non fait l'objet d'une autorisation de leurs
dirigeants.
Ainsi, le premier alinéa demande que les
organismes publics informent le président du Conseil du trésor de la conclusion
de tout contrat de services ayant fait l'objet d'une autorisation du dirigeant.
Le deuxième
alinéa prévoit, pour sa part, une mesure périodique de reddition de comptes
concernant les autres contrats de services lorsque ces contrats
comportent une dépense de 25 000 $ et plus. Pour ces contrats, chaque
organisme devra transmettre à une fréquence donnée, trimestrielle, par exemple,
les renseignements indiqués par le président du Conseil du trésor.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve, sur l'amendement apporté à
l'article 19, qui vient le remplacer.
Mme Poirier :
Vous me permettrez, M. le Président, de... pour qu'on se comprenne, là, parce
que, pour comprendre le premier alinéa de 19, il faut avoir l'amendement
de 14 dans les mains.
Le Président (M. Bernier) :
Oui. Donc, on peut demander de le déposer officiellement.
Poirier : Alors, s'il pourrait être déposé officiellement... On
l'a, nous, mais il faut qu'il soit lu officiellement pour enregistrement
de nos...
M. Coiteux : Absolument, oui.
Le Président (M. Bernier) :
Oui, tout à fait. Mais l'objet, c'est... Non, effectivement, on ne peut pas
étudier l'article 14 immédiatement. Il
faut que ça soit présenté. Mais au moins que l'amendement soit déposé pour que
les députés puissent en prendre connaissance de façon à mieux juger
l'article 19.
Poirier : Bien, moi, je proposerais qu'il dépose 14...
l'amendement 14 tout simplement maintenant. On peut faire ça, là, dans
le courant...
Le Président (M. Bernier) : Oui,
oui, on peut faire ça.
Mme Poirier : Sur
consentement, on peut tout faire, M. le Président.
Le Président (M. Bernier) :
Oui, oui, de consentement, on peut tout régler. Donc, déposez-vous
officiellement l'amendement à l'article 14?
M. Coiteux :
Est-ce que ça signifie de discuter des deux en même temps? J'essaie juste de
comprendre la...
Le Président (M.
Bernier) : Bien, c'est juste... L'objet, c'est d'essayer de
comprendre l'article 19 dans son application, mais, comme l'article 19
fait référence à l'article 14, bien, à ce moment-là, ça permettrait aux
députés de pouvoir considérer l'ensemble de la chose et de mieux comprendre.
M. Coiteux :
Alors, oui, on peut faire comme ça.
Le Président (M.
Bernier) : Oui. Allez-y, de consentement.
Coiteux : Alors, s'il y a consentement, donc l'amendement concernant
l'article 14 consiste à remplacer la deuxième phrase du premier
alinéa de l'article 14 du projet de loi par la suivante :
pouvoir peut être délégué par le dirigeant lorsqu'il s'agit de conclure un
contrat de services avec une personne physique comportant une dépense inférieure
à 10 000 $ et, dans les autres cas, une dépense inférieure à
25 000 $.»
La modification
proposée, donc, au premier alinéa de l'article 14 consiste à permettre aux
dirigeants d'un organisme public de déléguer
son pouvoir d'autoriser la conclusion d'un contrat de services avec une
personne physique lorsque ce contrat
comporte une valeur inférieure à 10 000 $. Cette mesure permettra
ainsi de faciliter la conclusion de contrat de services qui ne devrait
pas avoir d'impact sur les résultats attendus des mesures de contrôle de
l'effectif.
Président (M. Bernier) : Merci. Donc, cet amendement a été déposé en regard de l'article
14. Cependant, nous sommes à l'étude de l'amendement de l'article 19
et nous reprenons nos discussions sur l'amendement à l'article 19. Ça va, Mme
la députée?
Mme Poirier :
Oui. C'est excellent, excellent comme ça.
Le Président (M. Bernier) :
D'accord. La parole est à vous.
Mme Poirier :
Donc, juste pour notre compréhension, là, à tout le monde, là, pour la foule
nombreuse qui nous écoute, là, mais surtout
ceux qui sont intéressés à suivre nos travaux et qui sont concernés par le projet de loi, alors, à l'amendement à l'article 19, on dit : «Un organisme public doit, dans
les 30 jours suivant l'autorisation accordée par son dirigeant en
application de l'article 14», et là on vient de voir que ça concerne un
contrat... une dépense inférieure... ça peut être inférieur à
10 000 $ et, pour d'autres cas, une dépense inférieure à
25 000 $, donc, on s'entend, pour un contrat de moins de
25 000 $. Donc, le premier alinéa, là, c'est pour des contrats de
moins de 25 000 $. Je veux juste qu'on me confirme ça.
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
M. Coiteux :
C'est pour les contrats de plus de 25 000 $ pour le deuxième.
Mme Poirier :
Je parle du premier alinéa, moi. Je suis au début, là : «Un organisme
public, dans les 30 jours suivant l'autorisation accordée par son
dirigeant en application de l'article 14...» Ça, c'est pour des contrats
de moins de 25 000 $.
Mme Poirier :
C'est ça?
M. Coiteux :
Pour le premier, bien...
Le Président (M.
Bernier) : Je vais suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
19 h 48)
Le Président (M.
Bernier) : À l'ordre, s'il vous plaît! Nous reprenons nos
travaux. La lumière rouge est allumée, donc
on y va. Donc, M. le ministre, sur la question apportée par Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Coiteux : Voilà. Alors, quelle est la logique des liens
entre ces articles 14 et 19? Alors, ce que dit l'article 14, c'est qu'il dit que le dirigeant, hein, le
dirigeant de l'organisme, il doit
autoriser tous les contrats de services avec une personne physique qui
sont supérieurs à 10 000 $, O.K.? Il doit les autoriser, ceux-là, il
ne peut pas les déléguer à quelqu'un
d'autre, d'accord? Et il doit, pour les autres contrats qui ne sont pas avec
des personnes physiques, il doit autoriser tous ceux qui sont de plus de
25 000 $. Autrement dit, plus de 10 000 $ avec des
personnes physiques et plus de 25 000 $ avec des personnes morales,
il doit les autoriser lui-même, d'accord? Il doit les autoriser lui-même.
L'article 19
dit que, dans les 30 jours suivant une telle autorisation, dans ces
cas-là, hein, c'est ce qu'on dit ici, il doit communiquer au président
du Conseil du trésor les renseignements qu'il indique concernant chaque contrat
de services ainsi autorisé, de telle sorte
qu'aux 30 jours, là, on va avoir les contrats de services avec des
personnes physiques supérieurs à
10 000 $ qui auront été autorisés et les 25 000 $ avec des
personnes morales qui auront été autorisés. Ça va? Donc, cette reddition de comptes là, elle rentre
aux 30 jours. Vous vous souvenez qu'on a eu une discussion là-dessus,
c'était une de vos préoccupations, c'est comme ça qu'on en tient compte ici,
dans cet amendement 19.
Maintenant, il y a...
parce qu'il y a toute la suite de l'article 14, là, qui prévoit qu'il est
possible d'avoir une directive, le dirigeant
peut avoir une directive. Parce qu'il peut y avoir un très, très gros volume de
contrats de services dans certains
organismes, et là il faut qu'il y ait une directive sur d'autres types de
contrats où, là, il y a une délégation qui est faite.
Nous, évidemment,
pour les 25 000 $ et plus, on a des renseignements pour certains
organismes, puisqu'ils sont dans le SEAO. Mais
il y a un certain nombre d'organismes pour lesquels on n'a pas ces
renseignements-là, de telle sorte qu'on va pouvoir utiliser le deuxième
paragraphe, ici, de l'article 19 pour demander une reddition de comptes là-dessus aussi. Elle ne serait pas nécessairement
aux 30 jours, parce que le petit drapeau qu'on a voulu lever n'était
pas nécessairement sur ceux-là. On aura une
reddition de comptes quand même, périodique, puis on a dit : Bon, bien, ça
pourrait être peut-être trimestriel, ça n'a
pas besoin d'être aux 30 jours. Mais enfin on va avoir une reddition de
comptes sur ceux-là.
Alors, voici comment
s'intègrent ces deux articles ensemble, ainsi amendés, si c'est ce qu'on
adopte.
Le Président (M.
Bernier) : Merci. Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve.
Poirier : On se comprend mieux. On se comprend mieux. Donc, le
premier alinéa de l'article 19 concerne les contrats de plus de
10 000 $ avec une personne physique et plus de 25 000 $
avec une personne morale.
M. Coiteux :
C'est exact.
Poirier : Là, on s'entend.
Coiteux : C'est exact.
Poirier : Excellent! Bon, on dit que l'organisme, là, va «communiquer au président du Conseil du trésor les renseignements qu'il indique concernant chaque contrat de services ainsi autorisé».
Les services... «Les renseignements qu'il indique», j'imagine que ça
veut dire quelque chose, ça, là, là, mais ça veut dire quoi, «les renseignements
qu'il indique»? «Qu'il indique», c'est l'organisme, là?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
Mme Poirier :
C'est l'organisme qui indique des renseignements, là, mais...
Coiteux : Non, c'est le Conseil du trésor qui va indiquer les renseignements dont il a besoin, donc le nom du
contractant, la valeur du contrat, bon, tous les renseignements qui vont nous
permettre de cerner...
Mme Poirier :
C'est le président du Conseil du trésor qui indique quels renseignements il a
besoin, O.K., concernant chaque contrat de services. C'est ça, O.K., premier
alinéa.
Deuxième
alinéa : «[L']organisme public doit [aussi] transmettre — aussi transmettre — au
président du Conseil du
trésor, selon la fréquence que celui-ci détermine...» Bon, est-ce qu'il y a une
raison — puis
elle est peut-être très bonne, là — pour qu'on écrive ça, là?
Bien, pourquoi... Puisque, dans les notes, on parle de trimestriel, est-ce
qu'il n'y aurait pas eu lieu, à ce moment-là, d'indiquer la fréquence au lieu
d'indiquer que ça peut être une fréquence qui peut être variable d'un organisme
à l'autre?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
M. Coiteux :
Oui, ça donne lieu à la possibilité de varier selon les situations. Puis je
rappelle qu'en ce qui concerne les contrats
de services avec des personnes, qui sont les plus susceptibles de constituer
potentiellement une voie de contournement ou de... oui, de
contournement, appelons-la comme ça, bien, ils doivent être autorisés, aussitôt
qu'ils dépassent 10 000 $,
personnellement, et ça, c'est transmis dans les 30 jours. Donc, on fait
quand même une distinction entre les plus risqués du point de vue du
contournement des objectifs versus les autres, mais néanmoins on peut avoir une
fréquence trimestrielle. On peut varier la
fréquence. On peut décider : Ah! là, il faudrait peut-être suivre un petit
peu plus parce qu'il y a quelque chose ici.
L'article, tel que rédigé,
nous permet de modifier au besoin la fréquence, alors que le 30 jours ici,
dans le premier alinéa, il est fixe, là, on ne peut pas jouer avec.
Président (M. Bernier) : Merci. Mme la députée.
Mme Poirier :
Ici, si on prend un peu le même libellé que le paragraphe 1°, ici, là,
«les renseignements qu'il indique concernant
les autres contrats de services», pourquoi, ici, on parle des «autres contrats
de services» puis, à l'alinéa... au
premier, on a parlé «concernant chaque contrat de services»? Pourquoi on fait
une distinction dans le libellé de ça?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
M. Coiteux :
C'est parce qu'au premier alinéa ça concerne ceux qui doivent être autorisés
par le dirigeant lui-même, alors que le
deuxième concerne ceux qui n'ont pas nécessairement été autorisés par le
dirigeant lui-même en vertu d'une
délégation qui est possible selon les cas et notamment dans les organismes qui
ont un gros volume. Néanmoins, ils doivent rendre des comptes.
Le Président (M.
Bernier) : Merci. Mme la députée.
Poirier : M. le Président, pourquoi... J'essaie juste de jouer
entre deux articles, là, c'est pour ça que c'est un peu plus long, là. Je comprends le ministre quand
il nous dit l'argument concernant les autres contrats de services, mais,
dans mon entendement à moi, «les autres
contrats de services» voulait dire les 25 000 $ et plus. Est-ce que
ça veut dire autre chose, dans l'entendement du ministre, que le
montant?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
M. Coiteux :
Ce n'est pas juste la question des 25 000 $ et plus, parce qu'il y a
des 25 000 $ et plus qui sont autorisés
par le dirigeant, d'accord? Mais, dans le cas de certains organismes où il y a
tellement un gros volume que c'est impossible
de demander au dirigeant d'autoriser tous les contrats, en général, il peut
déléguer. Alors, quand il délègue, ce n'est pas son autorisation
personnelle, donc il n'en rend pas compte aux 30 jours, là, pour...
contrat par contrat, mais, périodiquement,
il faut qu'il y ait une reddition de comptes sur les contrats qui ont été
négociés en dehors de sa propre autorisation, là, qui ont été autorisés
en dehors de sa propre autorisation. Donc, on vient tous les capter, en
d'autres termes, mais on les capte de façon plus serrée en ce qui concerne ceux
qu'on exige à être autorisés par le dirigeant.
on a abaissé le seuil pour les contrats avec les personnes physiques. On ne
prend pas la norme du 25 ici, on prend une norme du 10, qui est beaucoup
plus serrée, suite aux discussions qu'on a eues et dans un souci de trouver,
dans le fond, un terrain, là, d'accord mutuel.
Le Président (M.
Bernier) : Mme la députée.
Poirier : Je suis tout à fait en accord, là, avec le
10 000 $, 10 000 $, 25 000 $, là. Ça, je n'ai pas
de problème avec ça. C'est, naturellement, sur la façon dont ça va se
faire. Donc, pour bien se comprendre, c'est que, si je suis un dirigeant... Je prends un exemple, Hydro-Québec.
J'imagine que, des contrats de moins de 25 000 $, il doit y en avoir
un puis un autre, et ce n'est pas le
président qui signe les contrats de moins de 25 000 $. Donc, le chef
de
section ou, en tout cas, la personne qui aura la délégation de signer
les contrats, personne physique ou personne morale, même chez Hydro-Québec...
Ça veut dire que, les contrats de 10 000 $ et plus avec une personne
physique, exemple, chez Hydro-Québec, la fréquence de transmission sera
établie.
Coiteux : Non, parce que les personnes physiques supérieures à
10 000 $ vont devoir être autorisées par le dirigeant, et les
modalités de ces contrats vont devoir être transmises aux 30 jours.
Mme Poirier :
Mais le dirigeant peut avoir délégué son pouvoir de signature.
M. Coiteux :
Seulement en bas de 10 000 $ pour les personnes physiques, seulement
en bas de 10 000 $, avec ce libellé.
Mme Poirier :
O.K. Avec le libellé de 14.
Poirier : O.K. Donc, 10 000 $ et moins, il va pouvoir
déléguer son pouvoir de signature et, à 10 000 $ et moins...
Là, on ne l'a pas vu encore, mais est-ce qu'il va avoir à le transmettre à
quelqu'un, ce rapport-là? Non, on ne se bâdrera pas de ceux-là, là?
Mme Poirier :
Excellent. Mais, 10 000 $ et plus avec personne physique, qui que ce
soit aura conclu que le contrat, il devra être transmis dans les 30 jours.
C'est bien ça?
M. Coiteux : Autorisé par le
dirigeant.
Mme Poirier :
Et autorisé par le... bien, communiqué au président. Il n'est pas autorisé,
suivant... C'est ça, il n'est pas autorisé, il est transmis.
M. Coiteux : Oui, transmis.
Mme Poirier : Alors donc, le
chef de
section chez Hydro-Québec signe un contrat de 15 000 $ avec
une personne physique, doit transmettre dans les 30 jours qui suivent le
contrat pour information au Conseil du trésor.
M. Coiteux : Oui, mais autorisé par
le dirigeant d'Hydro-Québec, là.
Poirier : Effectivement. Donc, le chef de service qui a conclu
le contrat l'a fait autoriser par le dirigeant, mais le dirigeant chez Hydro-Québec, là, ce n'est pas nécessairement le
président, là, on s'entend, ni le conseil d'administration, là. C'est
qui?
Mme Poirier : Donc, le P.D.G.
devra autoriser les contrats de plus de 10 000 $ avec des personnes physiques — vous allez le tenir serré, là — et, à ce moment-là, le P.D.G. va transmettre
pour information au Conseil du trésor le contrat?
M. Coiteux : En période de contrôle,
oui.
Poirier : En période de contrôle, oui. Oui, rassurez-nous, en
période de contrôle. O.K., je pense qu'on vient de comprendre la
mécanique, là. Je pense qu'elle est importante, parce que c'est trois articles
qui sont dans la même mécanique. Donc, un contrat de moins de
10 000 $ avec une personne physique, le chef de
section va juste le
faire approuver par son dirigeant,
j'imagine. Même pas, il va juste signer un contrat... le chef de
section va
signer le contrat, puis ça fait
partie de la délégation de pouvoirs.
Poirier : Excellent. Un contrat avec une personne morale de
moins de 25 000 $, est-ce que c'est le même traitement qu'avec
une personne physique de moins de 10 000 $?
Poirier : Donc, un contrat actuel avec... la firme ABCD inc.,
qui rédige des discours chez Hydro-Québec, va continuer à avoir un
contrat à 24 000 $, et — je vais continuer avec les mêmes
termes — ça
fait que le chef de
section va autoriser ce
contrat-là, et il n'y aura pas de reddition de comptes vers le Conseil du
trésor pour ce contrat-là de moins de 25 000 $?
M. Coiteux : Bien, est-ce qu'on parle
des contrats avec des personnes morales?
M. Coiteux : Inférieurs à
25 000 $? Non, il n'y aura pas de reddition de comptes particulière
sur ceux-là.
Mme Poirier : O.K. Je veux
juste qu'on se fasse un... Dans le fond, on se fait un tableau, là, pour que
tout le monde se comprenne, là. Et ceux de
plus de 25 000 $, les contrats de services avec personnes morales,
eux devront... ils vont être transmis au Conseil du trésor, mais c'est
juste une transmission selon une fréquence à déterminer.
M. Coiteux : Qui pourrait varier,
oui.
Poirier : À déterminer. O.K. Et pourquoi on a besoin d'ajouter,
troisième alinéa : «Le président du Conseil du trésor détermine les
conditions et modalités de la transmission de ces renseignements», puisqu'on
vient justement de dire que c'est lui qui va établir la fréquence? Pourquoi on
vient le redire?
Le Président (M. Bernier) :
M. le ministre.
Coiteux : Bien, la fréquence n'est qu'un des aspects des modalités,
là. Donc, il peut y avoir d'autres modalités : quels renseignements
on veut exactement, comment on veut les... quel type d'information on
recherche.
M. Coiteux :
L'article 18,
c'est le rapport annuel.
Mme Poirier :
C'est le rapport annuel. O.K.
M. Coiteux : Donc, ici, on parle
d'une reddition de comptes qui est plus fréquente.
Mme Poirier : Je vais passer
la parole à mon collègue et je reviendrai, là, parce que...
Le Président (M. Bernier) :
M. le député de Terrebonne nous avait demandé la parole. M. le député de
Terrebonne.
Traversy : Oui, merci, M. le Président. Je regardais... Dans la
forme initiale de l'article 19, on parlait d'un
sommaire qui était
relatif aux contrats de services. On parle maintenant, dans l'amendement, de
renseignements. On demande des renseignements qui sont indiqués par rapport à
chaque contrat de services ainsi autorisé.
Moi, je
voulais savoir, dans la terminologie, là : Entre demander un
sommaire ou
des renseignements, là, c'est quoi, la distinction? Et je vois qu'à
l'article 18 on fait toujours référence au
sommaire. Je pense que vous avez un amendement qui va le changer aussi pour, dans le
fond, le remplacer par «déterminés par le Conseil du trésor». Je veux
voir... Un
sommaire, c'était quelque chose de préétabli. Où est la distinction,
là, dans cette modification?
Le Président (M. Bernier) :
M. le ministre.
Coiteux : Bien, les modifications visaient à porter une attention un
peu plus particulière aux