CAT — 5 June 2019 (42nd Legislature, 1st Session)
CAT 2019-06-05
Quebec — Committees
Ça fait que
moi, je pense que ce qu'on fait là... Je comprends que la Régie du bâtiment,
avec ses comités, a cette information-là, mais, nous, ce qu'on demande,
c'est un registre public pour relever les principaux problèmes puis que les gens puissent le voir. Ça fait que c'est sûr
que, s'il y a une problématique dans une région comme telle, quelqu'un qui
va acheter une maison dans cette région-là, qui décide de faire ses recherches
par lui-même ou par elle-même, bien, c'est sûr que ça va permettre de pouvoir
dire : Ah! je vais porter une attention spéciale. Peut-être que ça serait
vraiment important que je la fasse inspecter. Donc, c'est ça.
Évidemment,
Mme la Présidente, je pense qu'on peut entendre ce que la ministre a à dire sur
l'argumentaire que ma collègue la députée de Vaudreuil, hier, a fait, si
brillant, sur l'amendement qu'on déposait.
La Présidente (Mme Dansereau) :
Merci. Mme la ministre, la parole est à vous.
Mme Laforest :
Oui. Merci. Bonjour, tout le monde. Alors, moi, si on continue dans la même
veine qu'hier, on proposera un sous-amendement de l'article 6, qui
est de modifier l'amendement introduisant l'article 86.11 à
l'article 6 du projet de loi. Le
premier point, par le remplacement, dans le premier alinéa... Est-ce que tout
le monde a la copie? Non?
Mme Laforest : Oui? C'est bon,
O.K.
1° par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «créer» et de «en inspection préachat»
par, respectivement, «constituer» et par «les inspecteurs en bâtiment certifiés
dans l'exercice de leurs fonctions»;
2° par le remplacement
du deuxième alinéa par le suivant :
«Le règlement mentionné au premier alinéa
détermine la forme, la teneur et les autres modalités du registre.»
Alors, si le
sous-amendement serait accepté, on pourrait justement lire l'amendement comme
celui-ci :
L'article 6...
Présidente (Mme Dansereau) : Mme la ministre, je vais vous
interrompre, on va arrêter un moment, on va le distribuer.
Mme Laforest : Parfait. O.K.
La Présidente (Mme Dansereau) :
Merci.
On va suspendre quelques minutes.
(Suspension de la séance à 11 h 53)
La Présidente (Mme Dansereau) :
Donc, on va reprendre les travaux. La parole est à Mme la ministre.
Mme Laforest :
Alors, je peux lire? Oui? C'est bon?
Alors, si le sous-amendement est accepté, l'amendement se lirait comme ci, comme... oui, l'article 86.14 se
lirait ainsi : «La régie peut, par règlement, constituer un
registre public des principaux problèmes constatés par les inspecteurs
en bâtiment certifiés dans l'exercice de leurs fonctions.
«Le règlement
mentionné au premier alinéa détermine la forme, la teneur et les autres
modalités du registre.» Merci.
La Présidente (Mme Dansereau) :
Ça va? Oui, Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel.
Mme Thériault : Oui. Merci, Mme la Présidente. J'apprécie beaucoup l'ouverture de la ministre.
Ça suscite juste une question,
par contre, pour le moment. Pourquoi avoir juste remplacé
«inspection préachat»? Est-ce que c'est parce que vous voulez regarder
tous les types d'inspection, donc ça ne serait pas nécessairement que du
préachat?
Mme Laforest : Exactement.
Mme Thériault : O.K. Parce qu'on a parlé ici, en commission parlementaire, quand les gens sont venus nous voir, particulièrement avec... je pense que c'est les courtiers, si je ne me trompe pas, les
courtiers immobiliers, où on disait que, justement... parce que, là, tu
as la possibilité qui existe qu'on fasse une inspection préachat,
mais qu'avec des inspecteurs certifiés,
encadrés, avec les normes pourrait très
bien se développer un marché de
vendeurs qui pourraient faire inspecter leurs résidences en la mettant en
vente, ce qui fait qu'à ce moment-là,
bien, ça serait comme un sceau de
qualité qui serait approuvé.
Ça fait qu'éventuellement quand ça sera
obligatoire ou, avant ça, lorsqu'on aura bien encadré nos inspecteurs, on comprend qu'il peut y avoir... l'inspection
préachat, c'est une chose, mais aussi, pour ceux qui pourraient vendre, prendre
à ses frais. Donc, à ce moment-là, ça
éviterait justement d'avoir des frais supplémentaires pour la petite nouvelle
famille, mettons,
ou le nouvel acheteur, ou le premier acheteur si jamais le vendeur décidait,
lui, par acquit de conscience, quand il
met quelque chose en vente, que tout est correct et conforme à une inspection
prévente, on va le dire comme ça, plutôt que préachat. C'est ce que...
Mme Laforest : C'est comme ça
qu'il est écrit aussi, hein? Prévente? Oui.
Mme Thériault : Bien, on
avait marqué «préachat», mais là c'est parce que ce n'est pas écrit nulle part
à date «prévente», oui.
Mme Laforest : C'est «préachat»
ou «prévente», mais, c'est ça, on va...
Mme Thériault : C'est
ça. Mais c'est juste parce qu'on n'a pas pris la peine de préciser nulle
part...
Mme Laforest : Oui, O.K.
Mme Thériault : ...dans la loi ou de définir un
type d'inspection. C'est pour ça que je pose la question, parce que, si l'intention, c'est éventuellement d'avoir des
inspections prévente aussi, il faut peut-être juste inclure un petit
article
qui pourrait dire que les inspections peuvent être différents types,
parce que ça peut être aussi une inspection prévente, une inspection préachat qui, dans un cas comme de
l'autre, je pense qu'il ne faut pas douter de la qualité. Un coup qu'on sera rendus là puis qu'on aura fait le travail, pas de
problème, mais ça peut quand même demander des formulaires différents, des certifications, des sceaux, toutes sortes de
choses. Ça fait que c'est pour ça que je pense qu'il faut peut-être juste
prévoir dans la loi, quelque part... parce que la définition...
Puis là vous
allez voir où est-ce que je vais, Mme la Présidente, pour Mme la ministre.
L'Organisme d'autoréglementation du
courtage immobilier du Québec, dans son mémoire, nous demandait la définition
des différents types d'inspections, et il serait souhaitable pour le
législateur de préciser en quoi consiste une inspection en bâtiment, c'est-à-dire
prévoir une définition précise. Et ici on parle d'inspection prévente, on parle
d'inspection qui a pour but d'informer le
propriétaire des anomalies, des correctifs à apporter à la résidence en
prévision d'une vente, donc ce qu'on vient de parler, qu'on a aussi
l'inspection préventive qui donne une idée des rénovations à faire à court et à
moyen terme pour conserver la valeur
marchande de sa propriété, donc qui éventuellement pourrait même être demandée
par une institution financière, parce que, présentement, ce n'est pas le
cas. Je ne veux pas mettre en doute ce que le député de Gatineau a dit hier, mais, lorsqu'il parlait des institutions
financières, les institutions financières, ce qu'elles demandent par les
courtiers, c'est l'évaluation de la
maison. Donc, c'est une évaluation marchande et non pas une inspection en bonne
et due forme. Donc, c'est différent, ce n'est pas du tout la même
charge, je ne veux pas qu'on induise les gens en erreur. Puis j'ai pris la peine de vérifier. Il y a un
article dans La
Presse+ cette semaine là-dessus, justement, qui parle d'une personne qui
veut vendre son condo, et ce que
l'institution financière peut demander, c'est l'évaluation de la maison et non
pas l'inspection préachat.
On a aussi
l'inspection préréception d'une maison neuve qui pourrait être quelque chose de
nouveau qu'on pourrait introduire, donc qui consiste à un examen visuel
intérieur et extérieur du bâtiment ainsi qu'à la production d'un rapport
relatif des déficiences et des éléments à compléter qui auront été constatés au
moment de l'inspection.
Donc, vous ne serez pas surprise, Mme la
Présidente, de vous dire que j'aimerais... et qu'on va déposer un amendement un
peu plus tard, après qu'on ait débattu l'amendement de la ministre pour qu'on
puisse définir des types d'inspection,
quitte à les définir par règlement, parce qu'on en a trois ici, mais on
pourrait avoir d'autres types d'exemples pour qu'on puisse au moins dire : Bien, c'est bien évident qu'il y a
différents types d'inspection, O.K.? Et c'est une recommandation directement de l'Organisme
d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec qui nous a d'ailleurs
suggéré certains de ses formulaires pour qu'on puisse utiliser pour les fins...
les travaux qu'on a à faire.
La Présidente (Mme Dansereau) :
Merci. Mme la ministre, la parole est à vous.
Mme Laforest :
Oui. Oui, bien, en fait, ça va être par règlement qu'on va pouvoir déterminer
le type d'inspection parce que ça
concerne aussi possiblement la rénovation, la vente, l'achat. Puis aussi on
avait discuté avec l'Ordre des notaires. Les notaires se questionnaient
aussi à savoir est-ce que ça va être la vente, l'achat. Ça fait que ça, ça va
tout se définir par règlement. Ça fait que
c'est pour ça que, maintenant, il faut vraiment enlever le... quand on dit
«inspection préachat», on l'enlève
parce qu'on va même parler possiblement d'inspection, rénovation. Mais tous les
types d'inspection vont être déterminés par règlement. Puis aussi, comme
je dis, les notaires sont quand même essentiels là-dedans. Merci.
La Présidente (Mme Dansereau) :
Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols :
Par curiosité, là, pour la forme qu'aura ce registre, bien, je comprends qu'il
sera compilé avec les données qui sont déjà transmises à la Régie du bâtiment,
puisqu'hier le P.D.G. nous disait qu'il les recevait. Je présume qu'on
va régler la problématique des informations confidentielles ou...
Mme Laforest :
Oui. En fait... D'ailleurs, on a tous les documents parce que, comme je le
disais hier, ce ce point-là, on me
disait : Arrêtez, ne soyez pas inquiète, on fait notre travail, on les a,
les données sont toutes là. Ce matin, j'ai quand même des bons exemples
puis je comprends aussi votre position, puis c'est quand même important, parce
que, si on regarde les
cas, par exemple, de mérule pleureuse, de pyrrhotite, toutes les
problématiques, oui, c'est vrai, mais c'est par catégories. Alors, ce qu'on va faire, ça va être nommer le registre
comme tel des problématiques d'inspection reconnues. Ça fait que ça va être bien fait. Là, c'est sûr
que c'est comme... c'est cas par cas, thème par thème, mais là on va regrouper
ça ensemble. Mais c'est vrai qu'il faisait un très, très bon travail. Je vous
le dis, ne soyez pas inquiets. Mais c'est une très belle proposition qu'on a
eue hier, puis je trouve que c'est logique aussi d'y aller dans ce sens-là.
Mme Nichols :
Merci. Mais je n'ai aucun doute, là, sur le travail puis sur la compilation des
données. Au contraire, parce qu'on sent que c'était compilé, là, les
données, parce que je pense que c'est ce qui est...
Mme Thériault :
On avance.
Mme Nichols :
Oui, on avance. Puis c'est ce qui faisait que vous aviez connaissance du
dossier, parce que, justement, il y a une
compilation des données. Puis on avait suggéré aussi peut-être de le faire soit
par thématique... oui, par thème,
mais peut-être par région aussi. Mais, en tout cas, là, on vous laisse aller
avec la forme. Nous, l'important, c'est surtout que les citoyens
puissent avoir accès à ces données-là, qu'ils soient... surtout qu'on n'a pas
rendu obligatoire l'inspection, puis, encore
là, j'y ai repensé hier au soir puis je me disais : Obligatoire, il y
aurait quand même comme une porte de
sortie, là, mais enfin le gouvernement informait. Mais, vu qu'on n'a pas rendu
ça obligatoire, je pense qu'au moins l'accessibilité
à un registre de la sorte, là, oui, c'est essentiel. Puis j'apprécie énormément
que vous acquiesciez à la demande.
Mme Laforest :
C'est bon. Merci.
Mme Nichols :
Merci. M. le P.D.G., j'avais senti une petite réticence.
La Présidente
(Mme Dansereau) : Mme la... Oui.
Mme Thériault :
Oui. Mme la Présidente, juste pour dire qu'hier au moment où le P.D.G. nous
parlait du fait qu'il compilait déjà les
données, parce que, oui, il les a à la Régie du b