CAT — 28 May 2024 (43rd Legislature, 1st Session)
CAT 2024-05-28
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Accueil > Travaux parlementaires > Travaux des commissions > Journal des débats de la Commission de l'aménagement du territoire
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39e législature, 1re session (13 janvier 2009 - 22 février 2011)
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36e législature, 1re session (2 mars 1999 - 9 mars 2001)
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35e législature, 1re session (29 novembre 1994 - 13 mars 1996)
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34e législature, 2e session (19 mars 1992 - 10 mars 1994)
34e législature, 1re session (28 novembre 1989 - 18 mars 1992)
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32e législature, 3e session (9 novembre 1981 - 10 mars 1983)
32e législature, 2e session (30 septembre 1981 - 2 octobre 1981)
32e législature, 1re session (19 mai 1981 - 18 juin 1981)
31e législature, 6e session (5 novembre 1980 - 12 mars 1981)
31e législature, 5e session (24 octobre 1980 - 24 octobre 1980)
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31e législature, 3e session (21 février 1978 - 20 février 1979)
31e législature, 2e session (8 mars 1977 - 22 décembre 1977)
31e législature, 1re session (14 décembre 1976 - 23 décembre 1976)
30e législature, 4e session (16 mars 1976 - 18 octobre 1976)
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29e législature, 4e session (15 mars 1973 - 25 septembre 1973)
29e législature, 3e session (7 mars 1972 - 14 mars 1973)
29e législature, 2e session (23 février 1971 - 24 décembre 1971)
29e législature, 1re session (9 juin 1970 - 19 décembre 1970)
28e législature, 5e session (24 février 1970 - 12 mars 1970)
28e législature, 4e session (25 février 1969 - 23 décembre 1969)
28e législature, 3e session (20 février 1968 - 18 décembre 1968)
28e législature, 2e session (20 octobre 1967 - 20 octobre 1967)
28e législature, 1re session (1 décembre 1966 - 12 août 1967)
27e législature, 6e session (25 janvier 1966 - 18 avril 1966)
27e législature, 5e session (22 octobre 1965 - 23 octobre 1965)
27e législature, 4e session (21 janvier 1965 - 6 août 1965)
27e législature, 3e session (14 janvier 1964 - 31 juillet 1964)
27e législature, 2e session (21 août 1963 - 23 août 1963)
27e législature, 1re session (15 janvier 1963 - 11 juillet 1963)
26e législature, 2e session (10 novembre 1960 - 10 juin 1961)
26e législature, 1re session (20 septembre 1960 - 22 septembre 1960)
25e législature, 4e session (18 novembre 1959 - 18 mars 1960)
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25e législature, 2e session (13 novembre 1957 - 21 février 1958)
25e législature, 1re session (14 novembre 1956 - 21 février 1957)
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16e législature, 3e session (7 janvier 1926 - 24 mars 1926)
16e législature, 1re session (17 décembre 1923 - 15 mars 1924)
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15e législature, 3e session (10 janvier 1922 - 21 mars 1922)
15e législature, 2e session (11 janvier 1921 - 19 mars 1921)
15e législature, 1re session (10 décembre 1919 - 14 février 1920)
14e législature, 3e session (21 janvier 1919 - 17 mars 1919)
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13e législature, 2e session (11 novembre 1913 - 19 février 1914)
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Journal des débats de la Commission de l'aménagement du territoire
Version préliminaire
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43 e législature, 1 re session
(29 novembre 2022 au 10 septembre 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
mardi 28 mai 2024
Vol. 47 N° 66
Étude détaillée du projet de loi n° 57, Loi édictant la Loi visant à protéger les élus et à favoriser l’exercice sans entraves de leurs fonctions et modifiant diverses dispositions législatives concernant le domaine municipal
Aller directement au contenu du Journal des débats
Heures
9 h 30
10 h
10 h 30
11 h
11 h 30
15 h
15 h 30
16 h
16 h 30
17 h
17 h 30
19 h
19 h 30
20 h
20 h 30
Journal des débats
9 h 30 (version non révisée)
(Dix heures deux minutes)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
bon matin à tous. Bienvenue à la Commission de l'aménagement du territoire. Et
il y a le quorum. Alors, la commission est ouverte.
Alors, nous... Je rappelle que la commission
est réunie aujourd'hui pour poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 57,
Loi édictant la Loi visant à protéger les élus et à favoriser l'exercice sans
entraves de leurs fonctions et modifiant diverses dispositions législatives
concernant le domaine municipal.
Alors, est-ce que nous avons des
remplaçants ce matin, Mme la secrétaire?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. M. Kelley (Jacques-Cartier) est remplacé par Mme Lakhoyan
Olivier (Chomedey) et M. Fontecilla (Laurier-Dorion) est remplacé par M. Grandmont
(Taschereau).
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Alors, lors de la dernière séquence... en tout cas, j'ai... on m'a
dit qu'il y avait eu un...
Haut de la page
10 h (version non révisé
e) Le Président (M. Schneeberger) : ...un
consentement pour modifier les séquences. C'est ce qui m'a été dit, alors je
voulais savoir si le consentement était... Parfait. Alors, consentement. Alors,
nous étions... nous avions adopté l'article 11 lors de la dernière rencontre.
Et là on me dit que vous vouliez réouvrir l'article. Alors, ça me prend le
consentement pour la réouverture de l'article. Consentement. Alors, je vous
laisse... je vous laisse aller.
Mme Laforest : Je vais
laisser ma collègue commencer.
Mme Setlakwe : Oui, bonjour à
tous. Merci, M. le Président. Bonjour. Oui, concernant l'article 11, on avait
discuté la semaine dernière du raisonnement derrière cette modification, c'était
de donner plus de latitude aux municipalités pour transmettre le rapport
financier ainsi que le rapport du vérificateur ou du vérificateur externe au
ministère. On nous a dit qu'entre la période de 2016 à 2023, il y avait autour
de 35 % des municipalités qui ne s'étaient pas conformées, elles avaient
demandé une extension du délai. Parfois, on parle de situations
exceptionnelles, par exemple, des cas d'inondations, tout ça, c'est juste une
remise en contexte.
Et donc c'était demandé de reporter l'exigence
du 15 mai au 15 juin. Or, il semblerait que, même le 15 juin, ça peut poser des
problèmes pour certaines municipalités, notamment, la ville de Montréal qui,
déjà, connaît son calendrier pour 2024, et nous dit qu'ils vont devoir, si on
maintient la date du 15 juin, ils vont devoir continuer de demander des
dérogations. Dans le cas de Montréal, il y a toute une séquence, là, en amont.
Les conseils d'arrondissement se tiennent au début du mois, tandis que les
conseils municipaux et ensuite le conseil d'agglomération se tiennent plus tard
dans le mois, donc à la fin, plus souvent la troisième semaine du mois.
Et donc, pour 2024, par exemple, le
conseil municipal 17, 18 juin, conseil d'agglomération, 20 juin. Et donc ce qu'il
nous dit, c'est que ce serait contre-productif de mettre une date précise dans
le projet de loi en milieu de mois, au lieu de leur permettre d'être certains
de ne pas manquer les instances en juin. Et donc ce qui est demandé, c'est de
plutôt prévoir, plutôt que le 15 juin, la fin juin, le 30, c'est ça, n'est-ce
pas? Donc, ça a été discuté. Je pense que ce serait, M. le Président, je pense
qu'il y a une ouverture du côté du gouvernement aussi. Donc...
Mme Laforest : Vous allez
déposer un amendement.
Mme Setlakwe : Oui,
exactement. On déposerait un amendement, M. le Président, l'article 11.
Le Président (M. Schneeberger) : ...
Mme Setlakwe : Parfait. Il
est déposé. Je le lis. Donc, on propose de remplacer l'article 11 du projet de
loi par le suivant :
L'article 105.2 de cette loi est modifié
par le remplacement, dans le premier alinéa, de «15 mai» par «30 juin». Voilà.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, est-ce qu'il y avait des questions, ou tout est...
Mme Laforest : Non. Tout est
beau.
Mme Setlakwe : O.K. Parfait.
Alors, est-ce que l'amendement est adopté?
Mme Laforest : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Est-ce que l'article 11, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors,
article 12.
Mme Laforest :
Article 12, je
crois qu'il va avoir d'autres amendements suite à cette correction-là. Oui.
L'article
Le Président (M. Schneeberger) : Un
amendement sur le 12?
Mme Laforest : Sur la date du
30 juin...
Le Président (M. Schneeberger) : O.K.
Mme Laforest : ...c'est l'article
12. Est-ce que, M. le Président, est-ce que mon collègue adjoint parlementaire
pourrait en faire la lecture?
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
il n'y a pas de problème.
Mme Laforest : Est-ce qu'il y
a consentement? On y va.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
Article
L'article 105.2.2 de cette loi est modifié par le remplacement, dans le
premier alinéa, de «juin» par «septembre».
Donc, les notes explicatives.
L'article 12
du projet de loi modifierait l'article 105.2.2 de la
Loi sur les cités et
villes afin de reporter, de juin à septembre, le mois, au cours duquel le maire
doit faire rapport aux citoyens des faits saillants du rapport financier, du
rapport du Vérificateur général et de celui du vérificateur externe. Ce
rapport... ce report de juin à septembre est requis compte tenu de la
modification proposée à l'article 11 du projet de loi qui modifierait l'article
105.2 de la
Loi sur les cités et villes afin de reporter, du 15 mai au 15 juin,
la date limite à laquelle le greffier doit transmettre au ministre le rapport
financier et tout rapport du Vérificateur général ou du vérificateur externe.
En effet, comme ces rapports sont remis au ministre plus tardivement, il est
aussi requis de déclarer la période durant laquelle est réalisé le rapport du
maire sur les faits saillants de ces divers documents. Donc...
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
ça va?
Mme Laforest : Oui, ça va.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 12?
Mme Setlakwe : Oui,
peut-être, rapidement, M. le Président. Donc... Alors là, on est sur l'amendement
ou sur le...
Mme Setlakwe : ...sur
l'amendement?
Mme Laforest : Mais en fait,
on reporte la date, évidemment, pour être en cohérence avec la date qu'on avait
mise le 15 juin. Mais là, étant donné que la date est changée à la demande
de ma collègue, du 30 juin... Donc, c'est vraiment important de modifier
l'article pour changer les dates également pour le dépôt du rapport.
Le Président (M. Schneeberger) : O.K.
Alors là, il faut déposer un amendement pour le...
Mme Laforest : Non. Non, non,
non.
Le Président (M. Schneeberger) : O.K.
Il est... Dans l'article, il est déjà à date?
Mme Laforest : Dans
l'article, oui, parce que dans l'article, c'est tenu en septembre, on a changé
en juin pour en septembre, mais ça, c'est en cohérence avec la demande de ma
collègue.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Bon. Alors, c'est correct.
Mme Setlakwe : Non, non, tout
à fait. Vous m'excuserez parce qu'effectivement, dans l'article, on parle de
juin, on ne parle ni du 15 ni du 30, donc il n'y a pas d'enjeu. Je lisais
plutôt la note explicative, mais... mais... Et évidemment, si on a décalé
l'obligation de transmettre le rapport à la fin juin, mais là faut ajuster la
date ou le délai à respecter pour le maire pour faire rapport à la population
sur ce rapport-là en septembre et... mais c'est tout à fait cohérent. Mais je
demande pourquoi septembre, parce que, là, on veut éviter la période estivale,
j'imagine.
Mme Laforest : Tout à fait.
Mme Setlakwe : Bon, c'est ça.
Mme Laforest : Tout à fait.
Mme Setlakwe : Donc, il n'y a
pas d'enjeu...
Le Président (M. Schneeberger) : D'autres
questions?
Mme Setlakwe : ...question.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, est-ce que l'article 12 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 35.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
L'article 350 :
L'article 176.2 de ce code est modifié par le remplacement, dans le
premier alinéa, de «mai» par «juin».
Donc :
L'article 35 du projet de
loi modifierait l'article 176.2 du Code municipal du Québec afin de
reporter du 15 mai au 15 juin la date limite de transmission au
ministre des Affaires municipales par le greffier-trésorier du rapport financier
et du rapport du vérificateur externe.
Mme Laforest : Merci. En
fait, ici c'est important de déposer un amendement suite à la demande de
déplacement du 30 juin. Alors, l'amendement à l'article 35 :
remplacer l'article 35 du projet de loi par le suivant :
L'article 176.2 de ce code est
modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de «15 mai» par
«30 juin».
C'est de la concordance seulement, M. le
Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Au niveau... Alors, est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement? Aucune.
Est-ce que l'article 35, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Là,
j'ai sauté une étape, je suis allé vite, l'amendement, il faut qu'il soit
adopté. Alors, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Bon,
parfait. Alors, est-ce que l'article 35, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Parfait.
Article 36.
• (10 h 10) •
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : Donc,
à l'article 36 :
L'article 176.2.2 de ce code est modifié par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «juin» par «septembre».
Alors, M. le Président, l'article 36
du projet de loi modifierait l'article 176.2.2 du Code municipal du Québec
afin de reporter de juin à septembre le mois au cours duquel le maire doit
faire rapport aux citoyens des faits saillants du rapport financier et du
rapport du vérificateur externe. Ce report de juin à septembre est requis
compte tenu de la modification proposée à l'article 35 du projet de loi
qui modifierait l'article 176.2 du Code municipal du Québec afin de
reporter du 15 mai au 15 juin la date limite à laquelle le
greffier-trésorier doit transmettre au ministre le rapport financier et le
rapport du vérificateur externe. En effet, comme ces rapports sont remis au
ministre plus tardivement, il est aussi requis de déclarer la période durant
laquelle est réalisé le rapport du maire sur les faits saillants de ces divers
documents.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Questions sur l'article 36?
Mme Setlakwe : Non, M. le
Président, on est...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Je
m'excuse, j'ai... je n'ai pas intervenu avant, là, mais je suis retourné
dans... je suis retournée dans mes notes. Je me souviens que j'avais écrit, là,
notamment à partir de l'article 12, puis... donc les articles qu'on vient
de traiter aussi 35, 36. Donc, si le... ou la mairesse doit faire rapport au
citoyen, les faits saillants du rapport financier du rapport du vérificateur
externe en septembre dorénavant... Donc, c'est la nouvelle date, dans le fond,
qu'on vient de donner?
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : On va se
retrouver potentiellement en période électorale à... aux quatre ans.
Mme Laforest : En novembre,
la période électorale.
M. Grandmont : Donc, les
élections, c'est... normalement, c'est début novembre?
Mme Laforest : 25 novembre.
M. Grandmont : 25 novembre?
Mme Laforest : 4 novembre.
M. Grandmont : Autour du
4 novembre?
Mme Laforest : Oui, excusez.
M. Grandmont : Donc, en septembre,
on est juste avant les élections, donc on est correct?
Mme Laforest : On est
correct.
M. Grandmont : Parce que les
élections, c'est cinq, six semaines.
Mme Setlakwe : Oui. Bien, c'est
vraiment la demande, là, de tous les partis.
M. Grandmont : C'est ça. Non,
c'est correct, mais je voulais juste m'assurer qu'effectivement on ne tombait
pas en période électorale, mais c'est correct. C'est parfait. Excellent.
Le Président (M. Schneeberger) : C'est
bon?
M. Grandmont : Oui. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
est-ce que l'article 36 est...
M. Grandmont : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
M. Grandmont : On se rapproche,
à tout le moins, des élections. Est-ce que c'est un enjeu particulier pour les
municipalités, en fait? Puis qui avait demandé ça exactement?
Mme Laforest : Et le
Vérificateur général et les unions, l'UMQ, FQM, Québec, Montréal.
M. Grandmont : O.K. Puis
est-ce qu'on a fait une évaluation du fait qu'on est proche des élections,
qu'est-ce que ça pourrait avoir comme influence? Je comprends l'idée de
reporter, mais évidemment, là...
Mme Laforest : Oui, il y a eu
une évaluation avec le ministère des Affaires municipales, c'est sûr, avec
l'équipe des...
Mme Laforest : ...fiscalistes,
puis c'est préférable comme ça.
M. Grandmont : D'accord.
Mme Laforest : Il n'y a pas
d'enjeu.
M. Grandmont : Aucun enjeu?
Mme Laforest : Aucun enjeu.
M. Grandmont : O.K.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Est-ce que l'article 36 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 58.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
L'article
209 de cette loi est modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de
«mai» par «juin».»
Donc, l'article 58 du projet de loi
modifierait l'article 209 de la
Loi sur la Communauté métropolitaine de
Montréal afin de reporter du 15 mai au 15 juin la date limite de transmission
par le secrétaire de la communauté, au ministre des Affaires municipales, et
aux municipalités du territoire de la communauté, du rapport financier et du
rapport du vérificateur.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Alors, est-ce qu'il y a des questions sur l'article 58?
Mme Laforest : C'est... On a
un amendement pour la date du 30 juin... demandée précédemment, mais c'est la
même chose, là, c'est avec la Communauté métropolitaine de Montréal, la même
loi qu'on change.
Article 58,
article 209 de la
Loi sur la
Communauté métropolitaine de Montréal : Remplacer l'article 58 du projet
de loi par le suivant :
L'article 209 de cette loi est modifié
par le remplacement, dans le premier alinéa, de «15 mai» par «15 juin». Merci,
M. le Président...
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup.
Mme Laforest : ...question de
concordance...
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Mme Laforest : ...30 juin.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
questions sur l'amendement? Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Est-ce que l'article 58, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 59.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : Donc :
«L'article 210.1 de cette loi est modifié par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «juin» par «septembre».»
Alors, l'article 59 du projet de loi
modifierait l'article 210.1 de la
Loi sur la Communauté métropolitaine de
Montréal afin de reporter de juin à septembre le mois au cours duquel le
président du comité exécutif de la communauté doit faire rapport au citoyen des
faits saillants du rapport financier et du rapport du vérificateur.
Ce report de juin à septembre est requis
compte tenu de la modification proposée à l'article 58 du projet de loi, qui
modifierait l'article 209 de la
Loi sur la Communauté métropolitaine de
Montréal afin de reporter, du 15 mai au 15 juin, la date limite à laquelle le
secrétaire de la communauté doit transmettre au ministres et aux municipalités
du territoire de la communauté le rapport financier et le rapport du
vérificateur. En effet, comme ces rapports sont transmis plus tardivement, il
est aussi requis de déclarer la période durant laquelle est réalisé le rapport
du président du comité exécutif de la communauté sur les faits saillants de ces
divers documents.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Questions sur 59? Aucune. Est-ce que l'article 59 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 6.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : Donc,
la Charte de la ville de Montréal, Métropole du Québec,
article 6 :
«L'article 144.7 de la Charte de la ville de Montréal, Métropole du Québec
(chapitre C-11.4) est modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de
«juin» par «septembre».»
Donc, l'article 6 du projet de loi
modifierait l'article 144.7 de la Charte de la ville de Montréal, métropole du
Québec, afin de reporter de juin à septembre le mois du... le mois au cours
duquel le maire d'un arrondissement doit faire rapport aux citoyens des faits
saillants des résultats financiers de l'arrondissement et, le cas échéant, du
rapport du Vérificateur général et de celui du vérificateur externe. Ce rapport
de juin à septembre est requis, compte tenu de la modification proposée à
l'article 11 du projet de loi, qui modifierait l'article 105.2 de la
Loi sur
les cités et villes afin de reporter du 15 mai au 15 juin la date limite à
laquelle le greffier doit transmettre au ministre le rapport financier et ceux
du vérificateur général ou du vérificateur externe. En effet, comme ces
rapports sont remis au ministre plus tardivement, il est aussi requis de
déclarer la période durant laquelle est réalisé le rapport du maire sur les
faits saillants de ces divers documents.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Est-ce qu'il y a des questions sur l'article six? Aucune. Est-ce que l'article
six est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 67... 64, pardon.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : Donc,
l'article 64 : «L'article 196 de cette loi est modifié par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «mai» par «juin».»
Alors, l'article 64 du projet de loi
modifierait l'article 196 de la
Loi sur la Communauté métropolitaine de Québec
afin de reporter du 15 mai au 15 juin la date limite de transmission par le
secrétaire de la communauté au ministre des Affaires municipales et aux
municipalités du territoire de la communauté, du rapport financier et du
rapport du vérificateur.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
merci. Alors, j'imagine qu'il y a un amendement aussi pour la concordance.
ALors, Mme la ministre.
Mme Laforest : Oui. Merci, M.
le Président. «Article
Article 196 de la
Loi sur la Communauté
métropolitaine de Québec. Remplacer l'article 64 du projet de loi par le
suivant :
«Article
L'article 196 de cette loi
est modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de «15 mai» par 15
juin... par «30 juin». Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Est-ce qu'il y a...
Le Président (M. Schneeberger) : ...des
questions sur l'amendement. Est-ce que l'article... 64, tel... Comment?
Une voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
c'est vrai, on va aller vite parce que c'est de la concordance, mais il faut
l'adopter. Alors, excusez-moi. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que l'article 64, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Article 65.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : «L'article 197.1
de cette loi est modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de «juin»
par «septembre».»
L'article 76... excusez,
l'article 65 du projet de loi modifierait l'article 197.1 de la Loi
sur la Communauté métropolitaine de Québec afin de reporter de juin à
septembre, le mois au cours duquel le président du Comité exécutif de la
communauté doit faire rapport aux citoyens des faits saillants du rapport
financier et du rapport du vérificateur.
Ce report de juin à septembre est requis
compte tenu de la modification proposée à l'article 64 du projet de loi,
qui modifierait l'article 196 de la
Loi sur la Communauté métropolitaine
de Québec afin de reporter du 15 mai au 15 juin la date limite à
laquelle la secrétaire de la communauté doit transmettre au ministre et aux
municipalités du territoire de la communauté le rapport financier et le rapport
du vérificateur.
En effet, comme ces rapports sont transmis
plus tardivement, il est aussi requis de déclarer la période durant laquelle
est réalisé le rapport du président du comité exécutif de la Communauté sur les
faits saillants de ces divers documents.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Alors, est-ce qu'il y a des questions sur 65? Non. Alors, est-ce que
65 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 17.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : Oui,
M. le Président, l'article 17 :
L'article 468.45.5 de cette
loi est modifié dans le premier alinéa : 1 par le remplacement, dans le
paragraphe 1, de 30 par 50; 2 par le remplacement, dans le
paragraphe 2, de 15 par 30.
Donc, l'article 17 du projet de loi
modifierait l'article 468.45.5 de la
Loi sur les cités et villes afin
d'augmenter la limite d'un montant maximum pouvant être déposé dans les
réserves financières constituées par les régies intermunicipales. La limite
basée sur les autres crédits prévus au budget de l'exercice financier au cours
duquel est adopté le règlement serait augmentée de 30 % à 50 %. La
limite basée sur le coût total non amorti des immobilisations serait augmentée
de 15 à 30 %.
• (10 h 20) •
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 17? Députée de
Mont-Royal Outremont.
Mme Setlakwe : Oui. Merci, M.
le Président. Donc, juste nous expliquer, Mme la ministre, s'il vous plaît, là,
le raisonnement derrière cette... cette augmentation. J'imagine qu'elle est...
elle est souhaitée, là, ça donne une plus grande marge de manœuvre puis il y a
peut-être eu... Juste nous rappeler. Donc, la réserve financière permet de...
puis elle peut être... elle peut être renflouée, mais j'imagine, c'est à partir
des surplus d'une municipalité puis la réserve, pour différentes fins, peut être
utilisée pour financer différentes dépenses importantes, là, ou... ça peut être
pour différentes fins, mais... mais pourquoi donc avoir augmenté les plafonds?
Ce n'est quand même pas... c'est non négligeable. Puis ce que je comprends
aussi, c'est que le plafond... on n'ajoute pas le fonds de roulement. Si une
municipalité a un fonds de roulement ou une réserve pour un fonds de roulement,
on... on déduit le... on déduit ce montant-là du... du plafond.
Mme Laforest : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Mme
la ministre.
Mme Laforest : O.K. Mais
présentement le montant total de la réserve qui est prévu pour l'exercice
financier, si on additionne les réserves qui sont déjà créées par... par
règlement, on ne peut pas dépasser 15 % du coût total qui est non amorti
sur les immobilisations, puis il y a 30 % des autres crédits qui sont
prévus aux budgets déjà existants pour l'exercice actuel, l'exercice financier
actuel. Puis, dans le cas où les fonds de roulement sont constitués, le montant
maximal est réduit du montant de ce fonds.
Donc, c'était une demande avec les régies
intermunicipales. Puis si on rehausse le seuil, ça va permettre d'améliorer la
stabilité. Plus de flexibilité financière pour les régies intermunicipales,
c'était demandé par toutes les régies intermunicipales. Puis, en même temps,
c'est une excellente pratique pour une... une meilleure gestion financière, de
provisionner des fonds, parce qu'évidemment les régies demandaient une
meilleure prévisibilité. Donc, en provisionnant des fonds, au niveau des
dépenses, c'était plus équitable et plus, si je peux dire, plus transparent
pour diminuer le besoin de recourir à des emprunts parce que, souvent, les
régies faisaient des emprunts, mais maintenant, en haussant les fonds, on
permet une meilleure prévisibilité.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Merci beaucoup. Ça répond à vos questions?
Mme Setlakwe : Merci. Donc,
mais là ici on parle des... cet
article parle ou concerne les régies
intermunicipales, mais le... le principe va s'appliquer ou le... la hausse va
s'appliquer...
Mme Laforest : Aux
municipalités aussi.
Mme Setlakwe : ...aux
autres... aux autres...
Mme Setlakwe : ...c'est ça, on
va y venir dans l'étude des autres articles. Oui, oui, ça me donne une bonne
idée de l'intention derrière ce changement-là, mais donnez-nous donc un exemple
en particulier où ça pose problème le, plafond actuel.
Mme Laforest : Oui. On a des
exemples avec les municipalités... Bien, peut-être, Me Desjardins-Dufresne
pourrait l'expliquer parce que vous avez les détails, vous, vous avez des
exemples de municipalités. Moi, je ne les ai pas, les exemples des
municipalités. Mais, peut-être, si vous êtes d'accord, Me Desjardins-Dufresne.
Le Président (M. Schneeberger) : Consentement
pour la prise de parole. Oui. Alors, Me Desjardins-Dufresne, c'est ça?
Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :
Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait,
allez-y.
Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :
Erika Desjardins-Dufresne, je suis directrice générale de la fiscalité et
de la transition climatique au MAMAH. Je ne suis pas maître, je veux juste le
souligner. Donc, oui, on a plusieurs municipalités qui mettent déjà en place
des réserves financières, en particulier les plus grandes villes. C'est elles
qui nous ont signifié que, pour certains projets majeurs, comme des projets de
transports collectifs, par exemple, ou encore dans le cas des régies, il y a
des régies... on a des exemples de régies d'incendie qui tiennent des réserves
pour leurs véhicules, par exemple. Donc, c'est des montants qui peuvent être
significatifs une année. Donc, dans certains cas, elles souhaitaient pouvoir
avoir une marge de manœuvre supplémentaire pour des projets spécifiques. Donc,
à l'heure actuelle, on n'a pas de cas où les municipalités sont rendues, mais
selon les prévisions de certaines municipalités, c'était quelque chose qui
risquait d'arriver dans un avenir relativement court.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
Mme Setlakwe : Merci. Mme la
ministre, vous n'avez pas peur que ça puisse donner lieu à de la surtaxation?
Mme Laforest : Non, parce
qu'évidemment, ici, on va empêcher certains règlements d'emprunt. C'est ce
qu'elles demandaient pour dire : Si on n'accepte pas ça, on va y aller par
règlement d'emprunt puis on va en faire plus. C'est pour ça que ce qu'on amène
ici va limiter la possibilité des règlements d'emprunt.
Mme Setlakwe : Je comprends,
mais quand... c'est pour donner une flexibilité, là, je saisis, mais j'essaie
de voir... Mais j'ai deux questions. Donc, si on évite d'aller en règlement
d'emprunt, par exemple on a un projet de transport collectif, puis c'est une
année exceptionnelle et la réserve est insuffisante pour, je ne sais pas, là,
la... pour acheter du matériel, par exemple, ou encourir une dépense en
immobilisation importante, on n'a pas besoin d'aller en règlement d'emprunt,
mais donc ça implique qu'il y a pas d'ouverture de registres avec possibilité
pour les citoyens de venir se prononcer.
Mme Laforest : Ah! bonne
question. Maître... Allez-y.
Le Président (M. Schneeberger) : Allez-y.
Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :
Elles doivent passer un règlement pour mettre en place les réserves
financières. Donc, le règlement, dans le fond... municipalité peut être
commenté par les citoyens. Donc, c'est un exercice qui est très transparent
quand même, là.
Mme Laforest : C'est une
obligation.
Le Président (M. Schneeberger) : Exactement,
elles sont obligées de passer par règlement.
Mme Setlakwe : Et donc
pourquoi avoir choisi de passer de 30 à 50? Et pourquoi 50? Et pourquoi
30 %?
Le Président (M. Schneeberger) : C'est
des... selon les estimés, dans le fond, qui nous ont été présentés par
certaines municipalités, c'étaient des taux qui semblaient réalistes à l'heure
actuelle pour répondre à leurs besoins à moyen terme.
Mme Setlakwe : Ça va pour moi
pour l'instant, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va, parfait. D'autres questions? Non? Oui, députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : Concernant
cette augmentation de la limite de montant maximum qui... pouvant être déposée
dans les réserves financières, est-ce qu'on parle de surplus qu'ils peuvent
garder de plus afin de pouvoir gérer... de gérer leurs besoins, là, plus de
flexibilité? Est-ce que c'est bien ça?
Mme Laforest : Oui. Oui, tout
à fait.
Mme Lakhoyan Olivier : Ça,
ils n'ont pas besoin de demander à chaque fois une enveloppe puis attendent.
Donc, ils ont déjà leur réserve.
Mme Laforest : Si on applique
le règlement, oui.
Mme Lakhoyan Olivier : O.K.,
donc l'argent est extra. Ils pouvaient garder jusqu'à 30 % de leur budget.
Maintenant, avec cet article-là, on leur offrirait 50 % de ce qui est
demandé par eux.
Mme Laforest : C'est ça, oui.
Exactement.
Mme Lakhoyan Olivier : Merci
beaucoup.
Mme Laforest : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors, s'il n'y a pas d'autre question, est-ce que l'article 17 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 27.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : Donc,
M. le Président, l'article 27 :
L'article 569.5 de cette
loi est modifié, dans le premier alinéa :
1° par le remplacement, dans le
paragraphe 1, de «30» par «50»;.
2° par le remplacement, dans le
paragraphe 2, de «15» par «30».
Donc, l'article 27 du projet de loi
modifierait l'article 569.5 de la
Loi sur les cités et villes afin
d'augmenter la limite des montants maximums pouvant être déposés dans les
réserves financières constituées par la municipalité. La limite basée sur les
autres crédits prévus au budget de l'exercice financier au cours duquel est
adopté le règlement sera augmentée de 30 % à 50 %. La limite basée
sur le coût total non amorti des immobilisations sera augmentée de 15 % à
30 %. C'est la suite du...
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Questions sur 27?
Mme Laforest : ...Loi sur les
cités et villes, M. le Président, c'est de la...
Mme Laforest : ...concordance
avec cette
Loi sur les cités et villes.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Alors, est-ce que l'article 27 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 40.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
Article 40 :
L'article 614.5 de ce code est modifié, dans le premier alinéa :
1° par le remplacement, dans le paragraphe
1°, de «30» par «50»;
2° par le remplacement, dans le paragraphe
2°, de «15» par «30».
L'article 40 du projet de loi
modifierait l'article 614.5 du Code municipal afin d'augmenter la limite
des montants maximums pouvant être déposés dans les réserves financières
constituées par les régies intermunicipales. La limite basée sur les autres
crédits prévus au budget de l'exercice financier au cours duquel est adopté le
règlement serait augmentée de 30 à 50 %. La limite basée sur le coût total
non amorti des immobilisations serait augmentée de 15 à 30 %.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Alors, questions sur l'article 40?
Mme Laforest : ...la
Loi sur
les régies intermunicipales. C'est un... de la concordance.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
de la précision. Alors, est-ce que l'article 40 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 52.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
Article 52 :
L'article 1094.5 de ce code est modifié, dans le premier alinéa :
1° par le remplacement, dans le
paragraphe... dans le paragraphe 1°, de «30» par «50»;
2° par le remplacement, dans le paragraphe
2°, de «15» par «30».
L'article 52 du projet de loi
modifierait l'article 1094.5 du Code municipal afin d'augmenter la limite
des montants maximums pouvant être déposés dans les réserves financières
constituées par les municipalités. La limite basée sur les autres crédits
prévus au budget de l'exercice financier au cours duquel est adopté le
règlement serait augmentée de 30 à 50 %. La limite basée sur le coût total
non amorti des immobilisations serait augmentée de 15 % à 30 %.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Mme Laforest : ...avec le
Code municipal, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Questions sur 52? Aucune. Est-ce que l'article 52 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 57
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
L'article 57 :
L'article 194 de cette loi est modifié, dans le premier alinéa :
1° par le remplacement, dans le... dans le
paragraphe 1°, de «30» par «50»;
2° par le remplacement, dans le paragraphe
2°, de «15» par «30».
• (10 h 30) •
L'article 57 du projet de loi
modifierait l'article 194 de la
Loi sur la Communauté métropolitaine de
Montréal afin d'augmenter la limite des montants maximums pouvant être déposés
dans les réserves financières constituées par la communauté. La limite basée
sur les autres crédits prévus au budget de l'exercice financier au cours duquel
est adopté le règlement serait augmentée de 30 % à 50 %. La limite
basée sur le coût total non amorti des immobilisations serait augmentée de
15 % à 30 %.
Le Président (M. Schneeberger) : ...
Mme Laforest : Concordance
avec la CMM, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Questions sur 57? Non. Alors, est-ce que 57 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 63.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
L'article 184
de cette loi est modifié, dans le premier alinéa :
1° par le remplacement, dans le paragraphe
1°, de «30» par «50»;
2° par le remplacement, dans le paragraphe
2°, de «15» par «30».
L'article 63 du projet de loi
modifierait l'article 184 de la
Loi sur la Communauté métropolitaine de
Québec afin d'augmenter la limite des montants maximums pouvant être déposés
dans les réserves financières constituées par la communauté. La limite basée
sur les autres crédits prévus au budget de l'exercice financier au cours duquel
est adopté le règlement serait augmentée de 30 % à 50 %. La limite
basée sur le coût total non amorti des immobilisations serait augmentée de
15 % à 30 %.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Mme Laforest : Merci, M. le
Président. Même chose pour la Communauté métropolitaine de Québec, la CMQ,
concordance.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Questions sur 63? Oui, députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Bien, pas
spécifiquement sur 63 parce qu'évidemment... c'est le... c'est le dernier
article qui devait être modifié, là, dans le... dans le contexte de ce
thème-là, mais j'aimerais amener, donc, un point additionnel. J'aurais une
question pour la ministre, qui concerne la fiscalité municipale. Je ne sais pas
si vous adoptez... J'annonce juste mes couleurs maintenant, là, avant qu'on
passe à l'autre... à l'autre rubrique, mais... non. Sur 63, non mais j'aimerais
ça poser une question sur la fiscalité municipale étant donné qu'on est dans le
cadre d'un omnibus. Donc, est-ce qu'on... je peux le faire maintenant?
Le Président (M. Schneeberger) : Bien
oui.
Mme Setlakwe : O.K. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Pas
d'objection.
Mme Setlakwe : Merci. Oui,
Mme la ministre, la question du coefficient maximal qui s'applique aux
municipalités, qui... bien, ça varie, là, entre 4.5, 5, c'est quelque chose qui
continue d'être demandé, là, qu'on puisse offrir une flexibilité... une... aux
municipalités, puis, justement, c'est de ça dont on parle ici. J'ai en tête,
entre autres, Boucherville, qui... qui l'a dit, qui le demande. J'ai... On en a
parlé...
Haut de la page
10 h 30 (version non révisé
e) Mme Setlakwe : ...pas l'échéance
des crédits. Ce n'est pas juste eux. Puis j'ai l'impression que c'est un... C'est
un enjeu dont on n'a pas fini d'en entendre parler avec...
Une voix : ...
Mme Setlakwe : Oui. Où
on en est... Où en êtes-vous rendu dans votre réflexion, sachant que, dans
plusieurs cas, notamment à Boucherville, c'est le cas Saint-Bruno et ailleurs,
la valeur foncière augmente? Le prochain rôle... Je ne veux pas me tromper dans
les dates, là, 24, 25, 26, il va avoir un nouveau rôle. Oui, au... Oui, les
valeurs résidentielles sont à la hausse. Et le premier réflexe d'une
municipalité dans ce temps-là, c'est d'ajuster le taux de taxation résidentiel
pour pouvoir, bien, épargner les résidents, ne pas faire en sorte qu'il y ait
une augmentation équivalente de leur taux de taxe. Mais là, dans ce cas-là, il
faut que la municipalité aille chercher son... boucler son budget. Et donc,
elle est... si elle est limitée dans ce qu'elle peut faire avec le taux de
taxation commercial et industriel, bien, il peut y avoir un manque à gagner, il
peut y avoir des taxes commerciales qui ne soient pas... qu'il ne soit pas
possible d'aller chercher. Les valeurs commerciales ne semblent pas augmenter
au même... au même rythme. Quel est l'état de votre réflexion là-dessus, sur
cet enjeu-là?
Mme Laforest : Très,
très bonne question en passant. C'est qu'on a évalué la situation parce qu'on a
eu la question dans le projet de loi no 39, puis, par exemple, il y avait
la ville de Gatineau qui le demandait. Et avec les évaluations qu'on a faites
au ministère des Affaires municipales, avec la fiscalité municipale, qu'est-ce
qui arrive en regardant les enjeux du coefficient? Le fardeau revenait aux
entreprises. Donc, c'est les entreprises, elles, qui étaient comme impactées de
cette possibilité-là. C'est sûr que transférer, que l'impact soit aux citoyens
ou aux entreprises, c'est comme si on transférait la situation et la
possibilité des citoyens aux entreprises. Donc, ce n'était pas vraiment souhaité.
Ce qu'on a fait, c'est que, dans le projet
de loi no 39, puis ça a vraiment bien été accepté, on y est allés avec la
taxe par secteur. Puis ça, ça a été bien, bien, bien accueilli. Puis
maintenant, il y a des municipalités, là, c'est sûr que le projet de loi no 39
vient juste, juste, juste d'être adopté. Donc, en y allant avec la taxe par
secteur, ce qui était souhaité par les municipalités, disons qu'on a répondu à
la demande. Maintenant, on vient juste d'adopter le p.l. no 39. Donc, la
taxe par secteur, c'est nouveau. Ce qu'on a comme... comme réponse, c'est
positif parce qu'il fallait quand même respecter... Si on changeait pour les
citoyens aux entreprises, les entreprises étaient vraiment, si je peux dire, en
désaccord. Ça fait que c'est pour ça qu'on a commencé à y aller par la taxe par
secteur, mais honnêtement, on vient de l'octroyer dans le p.l. no 39. On
va voir comment ça va aller. Puis d'après moi, ça répond, ça va répondre à la
demande parce que c'était... c'était demandé par Gatineau, puis on l'a fait par
la taxe... avec la taxe par secteur, puis ça a été hyper bien, bien reçu.
Mme Setlakwe : Je
comprends. Est-ce que... Merci. Est-ce que vous avez une indication des
municipalités qui vont aller de l'avant et...
Mme Laforest : Faire la
taxe par secteur?
Mme Setlakwe : Oui, et y
aller avec la taxe par secteur? J'essaie de comprendre donc...
Mme Laforest : Oui. Il y
en a quelques-unes, mais j'aimerais mieux ne pas les nommer ici, c'est sûr.
Mme Setlakwe : Non?
Mme Laforest : Mais en
même temps, suite... Suite, en plus, avec ce qu'on a vécu pendant deux ans et
demi, l'essentiel était vraiment de soutenir nos PME. Puis si, admettons, il y
avait un changement au niveau de la taxe pour les PME, bien, c'est sûr que, là,
ce n'était pas aidant pour nos PME. Donc, il faut... Il faut être prudent dans
cette demande-là. Puis nous, ce qu'on a fait, c'est qu'on est allés avec la
taxe par secteur qui était... qui était justifiée, puis c'était mieux
équilibré.
Mme Setlakwe : Et vous,
le... Oui, je comprends, là, la taxe par secteur. Donc, il peut y avoir un taux
de taxation non résidentiel différent par secteur ou par zone dans la
municipalité.
Mme Laforest : Oui,
exactement.
Mme Setlakwe : Donc,
O.K. Donc, ça voudrait dire que... Je ne sais pas, moi, c'est... Donc... Mais
est-ce que c'est... Est-ce que cette mesure est pertinente pour... Selon vous,
je comprends que ça semble être pertinent pour... pour Gatineau, mais est-ce
que c'est pertinent pour toutes les municipalités? J'essaie de voir. Si une
municipalité a un secteur industriel relativement homogène, où... Ils ne
pourront pas se... Ils ne pourront pas se prévaloir ou ça ne serait pas
pertinent dans leur cas, de se prévaloir de cette... de cette mesure-là.
Comprenez-vous ce que je veux dire? Alors que... Puis là, il y a donc un manque
de flexibilité. J'essaie de voir comment on peut... Puis je comprends que la
porte ne semble pas fermée à double tour, là, pour venir ajuster ou permettre
une discrétion dans le futur. Mais qu'est-ce que vous répondez aux
municipalités pour qui peut-être cette mesure-là de taxation par secteur n'est
pas... n'est pas un outil utile?
Mme Laforest : Bien, en
fait, j'irais plus peut-être, si je peux corriger...
Mme Setlakwe : Oui, oui,
allez-y parce que j'ai... Oui.
Mme Laforest : Parce que
c'est... Ce qui était souhaité pour les municipalités, c'était que, par
exemple, dans des quartiers défavorisés, que les maisons ou les résidences ne
soient pas impactées au maximum. Ça fait que c'est sûr qu'en y allant avec la
taxe par secteur, les quartiers qui sont...
Mme Laforest : ...si on peut
dire, un peu défavorisé, bien, il y a un ajout qui peut se faire, il y a un
équilibre à la baisse qui peut se faire. Parce qu'on pense, la taxe par
secteur, qu'on va la hausser, mais les municipalités pensaient vraiment aux
gens à faibles revenus qui avaient des résidences, de... de bien les écouter et
de bien... d'offrir la taxe par secteur. Ça fait qu'il faut être prudents. Ce
n'est pas vraiment pour augmenter au maximum, mais c'est plus pour aider nos
quartiers défavorisés. Ça fait que ça, c'est la première demande qui était
faite par les municipalités. Ça fait qu'à ce moment-ci, si les municipalités
peuvent aider les secteurs qui sont plus défavorisés au niveau du
coefficient... ça, ça peut vraiment aider. Ça fait que c'est plus à... C'est
pour ça que j'aime mieux ne pas nommer une municipalité, pour ne pas que...
Mme Setlakwe : Non, je
comprends.
Mme Laforest : Alors, vous
voyez, un ajustement comme ça par secteur, c'est nouveau, nouveau, là, ça vient
juste juste de commencer. Ça fait qu'on va laisser le temps à la mesure de se
mettre en place. Puis il y a même des municipalités qui ne sont pas encore tout
à fait au courant.
Mme Setlakwe : Non, non, je
comprends, c'est tout à fait nouveau.
Mme Laforest : Ça fait que
c'est ça.
Mme Setlakwe : Donc, on
dirait... Moi, je le voyais plus du côté de la taxation commerciale et
industrielle, mais, dans le fond, au niveau du résidentiel, il y aurait des...
il y avait des catégories de résidents, là. Donc, oui, par secteur, on leur
donnerait...
Mme Laforest : Un allègement.
Mme Setlakwe : Exact. Merci.
Je cherchais... j'avais un mot en anglais puis je ne voulais pas l'utiliser.
Donc, oui, un allègement, mais... Puis, oui, je peux voir le bien-fondé
derrière cette idée-là, mais ça fait en sorte que la municipalité n'ira pas
chercher plus de fonds, ça va juste donner un allègement à certains secteurs
qui va être compensés par d'autres, mais on ne touche pas aux coefficients dans
ce cas-là.
Mme Laforest : Non, mais il
faut que...
Mme Setlakwe : ...maximale.
Mme Laforest : Il faut voir
que... Il faut voir que... Là, c'est sûr qu'on pourrait en parler longtemps,
sauf que les municipalités, dans le projet de loi n° 39, ont beaucoup plus
de mesures, parce qu'on a permis... Ça, ça, c'est vraiment très bien accueilli,
encore une fois, très populaire, la taxe pour les les logements vacants, la
taxe pour les terrains vacants. Donc, c'est sûr que, même la taxe pour les
terrains vacants, là, vous l'avez vu dans les municipalités pour augmenter
l'offre de logements... c'est sûr que les terrains vacants, maintenant, peuvent
être plus taxés. Donc, il y a comme un équilibre. La municipalité qui va offrir
une baisse de taxe pour un quartier plus défavorisé, bien, il y a moyen d'aller
chercher d'autres revenus avec les terrains vacants ou les logements vacants.
Ça fait qu'on a vraiment donné des mesures. La taxe distincte, selon le
secteur, la taxe variée pour les immeubles résidentiels, le taux maximal pour
les terrains... les terrains vacants, le taux à l'égard des logements vacants,
le partage des revenus entre municipalités. Donc, il y a eu quand même
plusieurs mesures que la municipalité est capable de dire : Si j'aide ce
quartier-ci, parce que les résidents en ont vraiment besoin, à ce moment-là,
bien, moi, je suis capable d'aller chercher un certain montant avec d'autres
mesures comme les terrains vacants ou les logements vacants.
• (10 h 40) •
Mme Setlakwe : O.K. Merci.
Non, puis je... je comprends ce que vous me dites. Alors, la municipalité va
pouvoir, puis c'est tout à fait logique, on ne veut pas que les terrains
restent vacants.
Mme Laforest : ...
Mme Setlakwe : Et donc c'est
un incitatif pour...
Mme Laforest : Construire
plus vite...
Mme Setlakwe : ...construire,
mettre de l'avant des projets pour maximiser l'utilisation du terrain.
Mme Laforest : Tout à fait.
Mme Setlakwe : Je comprends.
En tout cas, je maintiens... J'entends ce que vous dites, c'est... c'est
récent, on va laisser le temps... le temps faire les choses, puis aux
municipalités de voir comment ils veulent utiliser ces outils-là puis voir si
ça va répondre à la demande. Mais je... puis je terminerais là-dessus, M. le
Président, je veux juste réitérer que, pour certaines municipalités qui m'ont
encore sensibilisée à l'enjeu, il semblerait que de... puis... tu sais, que de
leur permettre de jouer avec le coefficient, puis je vous entends que ça peut
aussi, évidemment, nuire au secteur commercial...
Mme Laforest : Ah oui, tout à
fait.
Mme Setlakwe : Je le
comprends. Et ce qui demande, dans ce cas-là, c'est peut-être de donner une
discrétion à la ministre. Donc, ce ne serait pas de dire aux villes :
Faites ce que vous voulez, le coefficient maximal ne s'applique plus à vous,
mais il y aurait peut-être lieu de voir comment on peut... bien, il y a deux
choses, de... donc, de traiter certaines municipalités, comme celles que je
vous ai mentionnées dans l'agglomération de Longueuil, comme Montréal... Là, ce
que je comprends de... je regarde 244.40, où on parle des différents
coefficients, pour Montréal, elle peut déterminer un coefficient supérieur à
celui qui est applicable en vertu de ce paragraphe, ça, c'est une chose, ou on
pourrait... ça, c'est une suggestion qui a été... qui a été amenée, mais, si on
ne veut pas faire ça, donner la discrétion à la municipalité, c'est de
dire : Bien, peut-être que la ministre pourrait avoir la discrétion, dans
certains cas, de jouer avec le coefficient. Qu'est-ce que vous pensez de ça?
Mme Laforest : Bien, en fait,
première mesure, c'étaient toutes les mesures au niveau de la fiscalité dans le
p.l. 39. On va voir comment ça va se passer avec les municipalités.
Maintenant, on avait promis, il y a quatre, cinq ans, de revoir la fiscalité...
Mme Laforest : ...municipale.
Il y a eu un comité fiscalité municipale. Donc, avec l'UMQ, FQM, Québec et
Montréal, il y a eu une table spécifiquement pour la fiscalité municipale.
Donc, c'est sûr que tous ces enjeux-là sont suivis de près. Ça fait que, si on
a des demandes, ça va se discuter à la table.
Mme Setlakwe : O.K. Je
comprends quand même certaines municipalités qui, peut-être... pour lesquelles
la taxation par secteur, ce n'est pas une avenue qu'ils veulent retenir, et
qu'ils voient peut-être leur secteur résidentiel de façon peut-être plus
homogène, puis là ils voient que... Puis d'ailleurs, moi, je pense, dans ma
circonscription, ça peut être le cas aussi, là. Quand les valeurs augmentent au
rôle, c'est assez impressionnant, puis c'est tant mieux, là, l'investissement
des gens prend de la valeur, tout ça. Mais l'impact est énorme sur la taxation.
Et puis ce n'est pas du tout la même chose pour les propriétés commerciales.
En tout cas, dans le cas de Boucherville,
ils voyaient, au dernier rôle, que c'était... dans le cas des résidences,
c'était 20,9 % d'augmentation, alors que, pour les propriétés
commerciales, c'était 8,4 %. C'est quand même une bonne différence. Puis,
s'ils voulaient que l'impact sur le résidentiel soit nul, bon, ils ajustaient
le taux de taxation, le... rate», là, le taux par 100 $ d'évaluation. Là,
ils le baissaient, pour ne pas que le compte de taxes soit augmenté, mais ça
fait en sorte que, pour les commerces, le compte de taxes était diminué, donc
il y avait un manque à gagner de 7 %. La ville perdait 7 % de revenus
de taxes commerciales, ce qui n'est pas rien. Donc, dans leur exemple, il était
impossible d'avoir un taux de taxation plus élevé que... Bon, il y avait un
maximum par 100 $ d'évaluation pour les propriétés commerciales, 2,3,
disons, puisque ce taux ne peut excéder quatre, virgule, fois... 4,8 fois le
taux de base résidentiel. Par conséquent, la taxation des commerces est en
baisse de 7 %, puis ça ne peut pas être l'effet souhaité.
En tout cas, je mets de l'avant cette
situation-là, qui... J'imagine que, pour certaines municipalités, ils voient
que le problème n'est pas en train de disparaître. Ils voient que le prochain
rôle va ne faire qu'amplifier la problématique.
Mme Laforest : Oui, mais il
faut voir aussi, à
titre d'information, que nos PME sont... au niveau du
coefficient, il est quatre fois plus élevé que le résidentiel. Ça fait que
c'est sûr que là, il faut protéger quand même nos PME. Ça fait qu'il y a eu des
évaluations, mais on va suivre ça de près quand même.
Mme Setlakwe : O.K., ça va.
Donc, je voulais l'amener, je voulais voir où vous en étiez avec votre
réflexion. Puis je comprends aussi qu'il faut protéger les PME. On veut
qu'elles se développent, on veut qu'elles aillent bien, tout ça. Mais peut-être
que c'est encore d'avoir un oeil sur certaines municipalités qui vivent des
enjeux particuliers ou, en tout cas, qui ont une situation telle que les outils
qui sont mis de l'avant ne sont pas utiles. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Peut-être juste rappeler que c'est des moyens qu'ils disposent. Ils ne sont pas
obligés de... ils peuvent rester, actuellement, comme qu'ils... comme qu'ils
sont actuellement, là.
Mme Setlakwe : Non, non, tout
à fait. Mais la discussion qu'on a, c'est de... c'est... Non, on n'est pas en
train de dire que l'outil serait... Non, je comprends très bien que l'outil
n'est pas obligatoire, mais si l'outil n'est pas pertinent pour permettre à une
municipalité de faire face à un enjeu... C'était plutôt ça, mon point. Je pense
que la ministre l'a bien compris.
Le Président (M. Schneeberger) : C'est
un outil que la municipalité dispose.
Mme Laforest : Oui, mais je
pense que là, l'outil qui était demandé dans le p.l. n° 39, c'est pour
aider les quartiers défavorisés. Ça fait que c'est sûr que c'est un outil
intéressant. Oui, les municipalités peuvent rester comme ça, mais, pour les
quartiers défavorisés, il y a une question à se poser.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, nous allons revenir à l'article 63. Est-ce que l'article 63 est adopté?
Mme Laforest : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 19.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
L'article
19 :
L'article 512 de cette loi est modifié par l'ajout, à la fin, des
alinéas suivants :
«Le conseil peut prévoir le délai de
paiement accordé à l'adjudicataire d'un immeuble. Le cas échéant, il prévoit
également les modalités de remise en vente de l'immeuble en cas de défaut de
paiement dans le délai prévu.
«Dans le cas où il prévoit un délai de
paiement, le conseil peut également prévoir que l'enchère s'effectue à distance
plutôt que dans un lieu physique.»
Donc, l'article 19, M. le Président, du
projet de loi modifierait l'article 512 de la
Loi sur les cités et villes afin
de permettre au conseil municipal de prévoir le délai de paiement accordé aux
adjudicataires des immeubles vendus par la municipalité pour défaut de paiement
des taxes. Actuellement, la loi prévoit qu'un adjudicataire est tenu de payer
le prix de son adjudication immédiatement après la fin de l'enchère sur
l'immeuble.
De plus, le projet de loi modifierait
l'article 512 afin de permettre au conseil municipal de prévoir que la vente
des immeubles pour taxes s'effectue à distance, plutôt qu'en personne, ce qui
permettrait de tenir les enchères sur Internet.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Est-ce qu'il y a des questions, commentaires sur l'article 19? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : ...Mme la
ministre, si vous pouviez juste nous expliquer le raisonnement derrière tout
ça. On n'a rien contre moderniser les façons de faire, mais quelle est la
problématique, et quelle...
Mme Setlakwe : ...la demande
et pourquoi on en arrive avec cette mesure là, s'il vous plaît.
Mme Laforest : Oui. Bien,
précédemment, je discutais qu'on avait mis une table sur la fiscalité
municipale en place, puis ça, ça a été demandé. La première demande, c'était
vraiment cette possibilité-là, considérant maintenant... avec la pandémie, les
deux ans et demi qu'on a vécu. Ça fait que, là, il y a des nouveaux outils
technologiques. Puis les gens demandaient... les gens qui siégeaient sur cette
table là demandaient vraiment d'évoluer et de donner la possibilité de
simplifier puis optimiser le processus des ventes pour taxes pour les
municipalités et les acheteurs. Puis, si on ajoute cette possibilité là,
d'enchères à distance, bien, il faut comprendre qu'évidemment, on rejoint
énormément de monde, beaucoup plus de personnes que si c'était en présentiel.
Donc, c'était demandé dans le rapport des gens qui siègent sur la table sur la
fiscalité municipale. Puis, voilà, c'est suite à la pandémie, là, au niveau de
la vente aux enchères.
Mme Setlakwe : Merci. Donc,
comment ça va... Premièrement, est-ce que ça se fait souvent? Je comprends le
pourquoi de la chose, évidemment, puis il y a toutes sortes d'avis qui sont
donnés, mais est-ce que, dans les faits, c'est une mesure qui est mise à
exécution? Et est-ce que, dans les... Oui, il y a des cas réels où vraiment la
municipalité va...
Mme Laforest : Bien là, c'est
sûr qu'on ajoute cette mesure-là. Donc, c'est sûr que, là, on va voir ça...
Mme Setlakwe : Ah! non, non,
généralement, la mise aux enchères...
Mme Laforest : Ah! O.K. Avec
cette mesure-là, on ne l'a pas.
Mme Setlakwe : Parce que, là,
on parle d'une propriété... d'un propriétaire qui ne paie pas ses taxes
municipales, puis la ville a droit d'aller saisir juste...
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
Me Desjardins-Dufresne.
Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :
Oui. Dans le fond, oui, effectivement, les mesures de vente pour taxes sont
utilisées à la fois par les grandes villes et par les MRC, dépendamment, là, de
si elles sont régies par le code municipal ou... C'est effectivement une mesure
qui est très utilisée. Il faut dire que, dans 90 % des cas environ, les
gens qui sont en défaut de paiement, ça ne se rend pas jusqu'aux ventes pour
taxes, on règle avant. Mais il demeure environ, là, bon an mal an, un 10 %
des gens, là qui... en défaut de paiement, qui peuvent se rendre jusqu'en
ventes pour taxes. Et ce régime-là datait, on avait certains articles qui
dataient des années 50, 60, voire avant. Donc, c'est sûr qu'une mise à
jour était requise, notamment pour la question des ventes virtuelles. Et
l'article en particulier ici, bien, il vise la question du délai de paiement,
vu que la loi prévoit en ce moment que le paiement doit être fait de manière
immédiate, c'est le terme qui est utilisé et on comprend que par les moyens
virtuels, eh bien le paiement immédiat n'est pas... est plus difficile. On ne
paie pas content quand paie virtuellement, donc ça peut être par transfert
bancaire, par exemple. Donc, il doit y avoir un délai de quelques jours. Donc,
ça nécessitait plusieurs ajustements dans la loi pour permettre justement de
s'adapter à cette réalité virtuelle là.
• (10 h 50) •
Mme Setlakwe : O.K. Est-ce
que... Bien là, je comprends que la mesure était... elle est demandée, là, on
veut moderniser, mais on n'a pas d'inquiétude au niveau de la capacité des
villes de tout mettre ça en œuvre puis de mettre les mesures en place pour
déployer ce nouveau... cette nouvelle façon de faire.
Mme Laforest : Ce sera plus
simple, même, beaucoup plus simple.
Mme Setlakwe : Plus simple,
même.
Mme Laforest : Ça va? Oui?
Mme Setlakwe : Ça va pour
l'instant.
Le Président (M. Schneeberger) : Députée
de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : En
défaut de paiement des taxes, la ville peut vendre puis, avec cet
article là,
on va autoriser de faire cet acte-là à distance. Et vous dites que 10 %
des cas par année, ça se produit, que les gens ne paient pas, et puis on vend
leur propriété.
Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :
Juste pour préciser, non pas 10 % des propriétaires ne paient pas,
mais plutôt 10 % des gens qui ne paient pas, à la fin, on va se retrouver
en vente pour taxes. Donc, il y a 90 % qui va se régler avant. Donc,
finalement, ils vont avoir des ententes avec la municipalité ou avec leur
institution financière qui va leur permettre de régler leurs taxes.
Mme Lakhoyan Olivier : Dans
quelle situation qu'on arrive à ça? C'est quoi notre patience d'attente? C'est
quoi, les limites d'attente pour le paiement des taxes? Est-ce que c'est quand
même un an, deux ans, six mois? Parce qu'il faut payer immédiatement, je
comprends, mais...
Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :
Dans certains cas, les municipalités, comme je le disais, vont choisir
d'avoir des ententes avec les propriétaires. La plupart des municipalités vont
souhaiter d'abord et avant tout s'entendre avant d'aller... c'est le dernier
recours à la vente pour taxes. Donc, même si elles ont un délai minimum
d'attente avant de pouvoir procéder aux ventes pour, la plupart vont tenter de
s'entendre, évidemment, avec leur propriétaire, elles ont tout intérêt...
Mme Desjardins-Dufresne (Erika) : ...à
fonctionner comme ça, parce que ça engendre des frais, quand même, aller en
vente pour taxes, pour la municipalité, là, donc ce n'est pas souhaitable. Bon.
Bref, même s'il y a un délai minimum dans la loi, souvent, les municipalités
vont préférer prendre plus de temps ou tenter de s'entendre avec le
propriétaire.
Mme Lakhoyan Olivier : Donc,
ça dépend des cas? Parfait. Merci beaucoup.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? D'autres questions? Est-ce que l'article 19 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 23.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
L'article 519
de cette loi est modifié par l'ajout, au début du premier alinéa, de «Sous
réserve d'un délai prévu en vertu du deuxième alinéa de l'article 512,»
Donc, l'article 23 du projet de loi
modifierait l'article 519 de la
Loi sur les cités et villes en concordance
avec la modification proposée à l'article 512 de cette loi et qui
permettrait au conseil municipal de prévoir le délai de paiement accordé aux
adjudicataires des immeubles vendus pour taxes. C'est de la concordance.
Mme Laforest : Oui. C'est de
la concordance, M. le Président, avec la
Loi sur les cités et villes.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Questions? Alors, est-ce que l'article 23 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 20.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
Article 20 :
Cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 512, du
suivant :
«512.1. Le conseil peut prévoir que, dans
l'hypothèse du défaut du plus haut enchérisseur de payer le montant de son
acquisition dans le délai applicable, le second plus haut enchérisseur lui sera
substitué à
titre d'adjudicataire plutôt que de remettre l'immeuble en vente.
«La décision du conseil doit également
prévoir les modalités d'une telle adjudication, notamment celle de la remise en
vente de l'immeuble en cas de défaut de paiement du second plus haut
enchérisseur dans le délai applicable.»
Alors, M. le Président, l'article 20
du projet de loi ajouterait l'article 512.1 de la
Loi sur les cités et
villes afin de permettre au conseil de prévoir une exception à la règle
actuellement prévue à l'article 519 de cette loi et selon laquelle un
immeuble doit être remis en vente lorsque son adjudicataire fait défaut d'en
payer le prix. L'exception que le conseil pourrait prévoir permettrait d'éviter
d'avoir à reprendre le processus de vente au complet dans le cas d'un tel
défaut en désignant le second plus haut enchérisseur comme l'adjudicataire de
l'immeuble.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions,
précisions?
Mme Laforest : Précision.
Ici, on vient...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Mme Laforest : ...prévoir une
procédure... Parce que je veux juste expliquer...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Mme Laforest : On vient
prévoir la procédure... Parce qu'ici, auparavant, on a prévu un délai pour le
paiement. Maintenant, il faut... ici, on vient déterminer la procédure à faire
si le paiement ne se fait pas, parce qu'on peut octroyer un délai, puis, si le
délai n'est pas... n'est pas...
Une voix : ...
Mme Laforest : ...respecté — merci — donc,
on doit ici prévoir la procédure en cas de non-paiement du... avec le délai qui
a été accordé. On vient déterminer que ça prend une procédure si la personne ne
paie pas, malgré le délai qui a été accordé.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Ça va? Questions? Députée de Mont-Royal-Outremont.
Mme Setlakwe : On a quelques
questions. Je comprends ce qu'on est... ce qu'on veut faire, là, c'est
moderniser, puis c'est bien correct. Mais est-ce que... Puis je m'excuse si
j'ai manqué la réponse. Mais est-ce que ce régime-là, ce nouveau régime qu'on
est en train de mettre en place a été... a été réalisé dans les faits? Est-ce
qu'on... il a été testé, puis il a été testé avec succès, cette façon de faire?
J'ai peut-être... J'ai peut-être manqué, là.
Mme Laforest : C'est
exactement ce qui s'est passé durant la pandémie...
Mme Setlakwe : Durant la...
O.K.
Mme Laforest : ...par
obligation, pour les ventes aux enchères des résidences. C'est exactement...
Donc, ça s'est tellement bien fait que, là, on permet... on le permet.
Mme Setlakwe : Oui. Je suis
désolée, Mme la ministre. C'est ça, je suis en train de voir... Moi, dans mon
expérience au municipal, je n'avais pas vécu ça. En fait, j'étais... je suis
même surprise d'apprendre que... bien, pas surprise, mais...
Mme Laforest : Puis on
n'était pas rendus là.
Mme Setlakwe : Bien... Non,
c'était... Oui. Oui, d'une part, peut-être, mais aussi le 10 % quand même,
malgré toutes les tentatives... Puis je sais qu'une municipalité ne le fait pas
par plaisir, là, d'être obligée de se rendre là, puis qu'il y a toutes sortes
de démarches, puis on... C'est vraiment le dernier recours, vous avez raison de
le souligner. Mais il demeure quand même qu'il faut prévoir ce mécanisme-là,
c'est l'ultime droit de la municipalité de... en cas de non-paiement, de
procéder à une vente à l'enchère, puis dans certains cas... Le 10 %, c'est
dans... C'est ça, il resterait un 10 % de cas, puis si... j'imagine, c'est
surtout dans des grandes municipalités, ou pas nécessairement?
Mme Laforest : Bien, pas
nécessairement, parce que, durant la pandémie, il y a plusieurs citoyens qui
sont allés vers les régions. Donc, c'est sûr que ça peut toucher tout le
Québec. Ça peut être des terrains aussi.
Mme Setlakwe : Des terrains,
oui. Mais il y a un lien avec le fait que les gens avaient quitté vers la
région?
Mme Laforest : Non, non...
Mme Setlakwe : Non, non?
Mme Laforest : ...mais, je
veux dire, les ventes aux enchères, ça peut arriver partout, dans toutes les
municipalités.
Mme Setlakwe : Oui, oui,
dans... Non, tout à fait. Ça fait que, là...
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Puis donc ce
que je comprends, c'est que durant la pandémie on a trouvé une nouvelle façon
de procéder. Au lieu de le faire en personne, on le faisait de façon virtuelle,
puis on est juste en train de pérenniser ce...
Mme Laforest : Oui, il
fallait toujours y aller par décrets. Donc...
Mme Setlakwe : Oui.
Mme Laforest : ...c'est sûr
qu'avec le ministère des Affaires municipales, il fallait...
Mme Laforest : ...y aller par
décret, au Conseil des ministres, pour chacune des mesures. Et ça, ça s'est
très bien passé, c'est pour ça qu'on dit... et c'était demandé, comme je le
dis, là, à la table, table de la fiscalité municipale, c'est pour ça qu'on peut
l'octroyer sans problème.
Mme Setlakwe : Parfait. Donc,
on ne change pas, dans le fond, le... on ne change rien sur le fond, sur les
principes qui s'appliquent, sur les... C'est vraiment l'exécution de la vente à
l'enchère puis...
Mme Laforest : Oui,
exactement.
Mme Setlakwe : O.K., donc ça
va. Puis, durant la pandémie, on a trouvé des nouvelles façons de faire, puis
on fait juste enchâsser dans la loi ce nouveau régime ou cette...
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Parfait. Ici,
donc on a prévu la façon de le faire, de façon virtuelle, faire le paiement,
mais là, si on se rend compte que le paiement n'est pas passé, là, on est dans
une option b, ici, dans l'article qu'on est en train de réviser.
Mme Laforest : Oui, mais là,
en fait... en fait, les villes vont dire : O.K., on va permettre un délai,
mais, si ce n'est pas payé, il faut permettre... il faut... il faut tout de
suite, clairement, dire qu'est-ce qu'on va faire. Donc, on oblige qu'il y ait
une procédure.
Mme Setlakwe : Si le plus
haut enchérisseur ne paie pas, bien là, qu'est-ce qu'on fait?
Mme Laforest : C'est ça.
Exactement.
Mme Setlakwe : On s'en va...
on s'en va au second. O.K.
Mme Laforest : C'est ça.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
Mme Laforest : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
est-ce que l'article 20 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté.
Article 21.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
Article
21 : «L'article 513 de cette loi est modifié par l'ajout, à la fin, de
l'alinéa suivant :
L'avis doit mentionner toute décision
prise en vertu du deuxième ou du troisième alinéa de l'article 512 ou de
l'article 512.1. Dans le cas où l'enchère s'effectue à distance, l'avis précise
le mode et la période de réception d'une enchère et le montant de la clôture.»
L'article 21 du projet de loi modifierait
l'article 513 de la
Loi sur les cités et villes afin que l'avis publié pour
annoncer la tenue de la vente aux enchères mentionne les éléments qui
pourraient être déterminés par le conseil municipal en vertu des nouveaux
pouvoirs proposés aux articles 512 et 512.1 de la
Loi sur les cités et villes.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Mme Laforest : Ici, bien, on
vient juste expliquer comment l'avis public... qu'est-ce que l'avis public doit
comporter pour la vente aux enchères.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Est-ce que nous avons des questions sur 21? Ça va? Alors, est-ce que l'article
21 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 45.
• (11 heures) •
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
Article
45 : «Ce code est modifié par l'insertion, après l'article 1026, des
suivants :
«1 026.1. Le conseil de la municipalité
régionale de comté peut prévoir le délai de paiement accordé à l'adjudicataire
d'un immeuble. Le cas échéant, il prévoit également les modalités de remise en
vente de l'immeuble en cas de défaut... en cas de défaut de paiement dans les
délais prévus.
«Dans le cas où il prévoit un délai de
paiement, le conseil peut également prévoir que l'enchère s'effectue à distance
plutôt que dans un lieu physique.
«1 026.2. Le Conseil de la municipalité
régionale de comté peut prévoir que, dans l'hypothèse du défaut du plus haut
enchérisseur de payer le montant de son acquisition dans le délai applicable,
le second plus haut enchérisseur lui sera substitué à
titre d'adjudicataire
plutôt que de remettre l'immeuble en vente.
«La décision du conseil doit également
prévoir les modalités d'une telle adjudication, notamment celle de la remise en
vente de l'immeuble en cas de défaut de paiement du second plus haut
enchérisseur dans le délai applicable.
«1 026.3. L'avis prévu au deuxième alinéa
de l'article 1026 doit mentionner toute décision prise en vertu de l'un ou
l'autre des articles 1 026.1 et 1 026.2.
«Dans le cas où l'enchère s'effectue à
distance, l'avis précise le mode et la période de réception d'une enchère et le
montant de la clôture.»
Alors, l'article ;45 du projet de loi
introduirait au code municipal les articles 1026.1 à 1026.3, lesquels sont
l'équivalent des modifications proposées par le projet de loi pour les articles
512, 512.1 et 513 de la
Loi sur les cités et villes.
Le Président (M. Schneeberger) : Précisions?
Mme Laforest : Oui, ici, M.
le Président, c'est un résumé de toutes les... de tous les articles qu'on a
adoptés au niveau de la vente aux enchères, mais concernant le code municipal.
Donc, c'est de la concordance.
Le Président (M. Schneeberger) :
Parfait. Est-ce qu'il y a des questions? Non. Alors, s'il n'y a pas de
question, est-ce que l'article 45 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 47.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
Article
47 : "L'article 1034 de ce code est modifié par l'ajout, au début du
premier alinéa, de "sous réserve d'un délai prévu en vertu de l'article
1 026.1."
L'article 47 du projet de loi modifierait l'article 1034 du code
municipal, en concordance avec le nouvel
article 1 026.1 proposé pour ce code
et qui permettrait au conseil de la MRC de prévoir le délai de paiement accordé
aux adjudicataires des immeubles vendus pour taxes. C'est de la concordance.
Mme Laforest :
Merci,
M. le Président. C'est de la concordance avec les MRC, mêmes... mêmes
obligations. C'est de la concordance.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que l'article 47 est adopté?
Des voix : Adopté...
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11 h (version non révisé
e) Le Président (M. Schneeberger) : ...article 44.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
Article
L'article 1026 de ce code est modifié par l'insertion, dans le quatrième
alinéa et après «autre date», de «ou heure». Alors, l'article 44 du projet
de loi modifierait l'article 1026 du code municipal afin de permettre au
Conseil de la MRC de modifier l'heure de l'avant pour taxes, notamment afin de
permettre la tenue d'enchères en ligne.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Précisions?
Mme Laforest : Ce n'est pas
drôle, mais on est obligés de le faire pareil, là. C'est... C'était un
article
qui était archaïque. Donc, on permet aux MRC de déterminer l'heure. Incroyable.
Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous sommes... nous en sommes dans la précision. Alors, est-ce qu'il y a des
questions sur l'article? Alors, est-ce que l'article 44 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Article 22.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
Article
L'article 517 de cette loi est modifié par la suppression de la dernière
phrase.
L'article 22 du projet de loi
modifierait l'article 517 de la
Loi sur les cités et villes afin de
retirer une contrainte relative au processus de vente pour taxe, laquelle n'est
pas prévue au code municipal. Le retrait de cette contrainte permettrait
également que les enchères pour divers immeubles puissent se tenir sur Internet
de façon concomitante.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions,
précisions sur l'article 22?
Une voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
députée de Mont-Royal-Outremont.
Mme Setlakwe : Merci. Bien, c'est
juste qu'on ne nous a pas expliqué, là, la phrase qui est supprimée.
Mme Laforest : En fait, qu'est-ce
qu'on permet, puis ça, c'est encore une question d'évolution, c'est qu'aujourd'hui,
par exemple, quelqu'un qui ne paie pas deux ou trois immeubles, on ne peut pas
les mettre aux enchères, simultanément. Donc, il faut y aller une à la fois.
Là, on va permettre, parce que c'était demandé, la vente simultanée de
plusieurs immeubles dans les enchères virtuelles. C'est seulement cet ajout-là.
Le Président (M. Schneeberger) : D'autres
questions?
Mme Setlakwe : Donc, c'est
moins de... Non, je comprends. Donc, c'est moins de... Je comprends. Bien, le
problème, ça va impliquer moins de... moins de paperasse, moins de formalités.
Non? Ou je le comprends mal? Mais c'est parce que, si... c'est ça, s'il y a un
propriétaire qui a plusieurs immeubles, donc le défaut vise plusieurs immeubles
ou terrains ou bâtiments. Mais ils doivent quand même... Je comprends, là, c'est
juste une question d'avis. L'avis vise les trois. On n'a pas à le reproduire,
le processus. Parce que, je veux dire, la vente, quand même, doit se faire de
façon distincte pour chaque... pour chaque propriété ou je saisis mal?
Le Président (M. Schneeberger) : Me
Desjardins-Dufresne.
Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :
Merci. Dans le fond, c'est quand on se rappelle que le processus était fait
pour être en direct, donc en présentiel. On avait une liste. Donc, la
municipalité mettait en vente l'immeuble a, une fois qu'il était adjugé, l'immeuble
b, l'immeuble c, l'immeuble d. Donc, on devait clore la vente de chacun de
ceux-là. C'est ce que la loi prévoit actuellement. Alors que, dans un processus
de vente virtuel, on va se retrouver par exemple avec cinq, six, 10 immeubles
qui sont vendus, simultanément, donc les gens... pour lesquels les gens peuvent
enchérir. Mais ce n'est pas prévu comme ça dans la loi. Donc, il faudrait que
la municipalité mettre en vente l'immeuble a, qu'elle attende que la vente soit
terminée. Donc, si elle décide qu'elle met les immeubles en vente pendant deux
jours de manière vituelle, bien, elle devait attendre deux jours avant de
mettre en vente l'immeuble b. Donc, c'est ce que la loi prévoit, mais ça
fonctionnait dans un contexte où, les gens, on vendait en direct, à la criée,
qu'on appelle, donc sur place. Mais dans un concept de vente virtuelle ou d'enchères
virtuelles, on comprend qu'on va avoir plusieurs lots, plusieurs immeubles qui
vont être vendus en même temps, tout simplement. Donc, ça ne change rien au
fait... Pour le propriétaire, ça... en défaut ou pour les potentiels acheteurs,
ça ne change rien, sauf, même que ça facilite un petit peu pour les potentiels
acheteurs de dire : bien, moi, c'est l'immeuble Z qui m'intéresse et non
pas le a, donc je peux déjà participer à l'enchère pour cet immeuble-là sans
attendre que les autres soient vendus. Mais ça demeure au choix de la
municipalité. Une municipalité pourrait décider qu'elle procède quand même à la
suite, une de l'autre, là, dépendamment du moyen qu'elle choisira.
Mme Setlakwe : Je comprends.
Donc là, on retire l'obligation, parce qu'on disait «les immeubles sont offerts
en vente et vendus séparément».
Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :
C'est ça.
Mme Setlakwe : Je comprends.
Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Oui, députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : J'aimerais
demander une question à Mme...
Le Président (M. Schneeberger) : Desjardins.
Mme Lakhoyan Olivier : ...Desjardins,
s'il vous plaît.
Le Président (M. Schneeberger) : Me...
Me Desjardins, pardon.
Mme Lakhoyan Olivier : Je n'ai
pas bien compris. D'après ce que je comprends dans l'article 24, c'est
que, si quelqu'un a deux, trois immeubles, on dirait, c'est ça que je
comprends, on dirait : on va pouvoir les vendre les trois en même temps.
Mais d'après ce que vous avez expliqué, c'est que, s'il y a une liste de six
immeubles différents, puis propriétaires ou non, on va pouvoir les mettre en
vente à l'enchère...
Mme Lakhoyan Olivier : ...tout
ensemble, c'est ça? Est-ce que c'est ça que j'ai compris?
Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :
Bien, je... juste pour préciser, vois si on s'entend sur la même chose. Ça
ne change rien au fait qu'une MRC ou une municipalité accumule, dans le fond,
les... si tu arrives avec sa liste en disant : Voici les immeubles pour
défaut de paiement que je souhaite mettre à la vente aux enchères.
Indépendamment qu'ils soient du même propriétaire ou non, ça ne change rien,
dans le fond, c'est : Est-ce que les taxes ont été payées ou pas? Donc,
cette liste-là, normalement, la municipalité publie ou la MRC publie un avis
dans lequel elle va... elle doit tous les afficher auprès de la
population : Voici les 10 immeubles en vente aujourd'hui. Et la loi
prévoit, dans un cas comme celui-là, qu'au moment de la vente ils doivent être
vendus un après l'autre, adjugés un après l'autre. Donc, en enlevant
l'obligation que ce soit fait de manière individuelle, on permet à ce que ces
10 immeubles là soient vendus de manière simultanée, c'est-à-dire qu'en
mode virtuel, bien, on va voir les 10 immeubles apparaître et les gens
intéressés vont pouvoir, dans le fond, enchérir sur l'immeuble qui l'intéresse,
indépendamment de la fin, dans le fond, du... de l'enchère. Je ne sais pas si
c'est plus clair.
Mme Lakhoyan Olivier : Oui,
oui, c'est très clair. Merci beaucoup. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, est-ce que l'article 22 est adopté? Adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Alors, 24.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : Articles 24 :
Cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 534, du
suivant :
«534.1. L'adjudicataire peut se faire
rembourser du propriétaire, ou de la personne qui exerce le retrait en son nom,
le coût de toutes les réparations et améliorations nécessaires qu'il a faites
sur l'immeuble retrait, lors même qu'elles n'existent plus, avec intérêt sur le
tout à raison de 10 % par an, une fraction de l'année étant comptée pour
l'année entière.
«L'adjudicataire peut retenir la
possession de l'immeuble retrait jusqu'au paiement de cette créance.»
Alors :
L'article 24 du projet
de loi ajouterait l'article 534.1 à la
Loi sur les cités et villes afin
d'harmoniser le processus de vente pour taxes avec ce que prévoit l'article 1060
du Code municipal relativement à l'exercice du droit de retrait et aux dépenses
que l'adjudicataire peut demander de se faire rembourser. Le nouvel
article 534.1 permettrait que le remboursement ne vise que les dépenses
qui étaient nécessaires alors que les règles du droit commun permettraient
également de viser les dépenses jugées utiles.
• (11 h 10) •
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des commentaires sur... ou des questions?
Mme Setlakwe : Merci, M. le
Président. Bien, ici, on est... on est... je ne pense pas qu'on est dans la
concordance. Juste nous expliquer pourquoi on change la règle au niveau des
dépenses remboursables.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
Mme la ministre.
Mme Laforest : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Bien,
Me Dufresne... Desjardins.... Desjardins-Dufresne, pardon.
Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :
Merci. Ici, en fait, c'est de l'harmonisation avec le Code municipal. Donc,
non pas avec une disposition qui est dans l'actuel projet de loi, mais dans le
code municipal, cette disposition est déjà prévue. Il faut comprendre qu'il y a
un droit de rachat, dans le fonds. Donc, pour les propriétaires, les anciens
propriétaires, ceux qui n'avaient pas acquitté leur taxe ont un an pour revenir
auprès du nouveau propriétaire pour racheter leur immeuble. C'est un droit qui
est prévu dans la loi. Dans un cas comme celui-là, le propriétaire qui a acheté
aux enchères l'immeuble, lui, peut devoir faire des rénovations urgentes, par
exemple un mur de soutènement, ou quelque chose comme ça, pour maintenir
l'immeuble ou le terrain en bonne qualité ou... Donc, bref, s'il doit faire ces
travaux-là, lui, il y encourt des frais, mais il peut se retrouver pendant
cette année-là que, finalement, le précédent propriétaire revient acheter
l'immeuble.
Donc, le Code municipal prévoyait que,
dans un cas comme celui-là, eh bien, le nouveau propriétaire, je vais l'appeler
comme celui-là, peut... peut exiger d'être remboursé, dans le fond, de ces
frais-là qu'il a dû acquitter, lui, pendant l'année qu'il était propriétaire de
l'immeuble. Il peut l'exiger du propriétaire précédent, donc celui qui n'avait
pas acquitté ses taxes. La
Loi sur les cités et villes ne prévoyait pas une
disposition comme celui-là, donc ça... ça menait à une certaine forme
d'iniquité entre les nouveaux acquéreurs d'immeubles, là, qui, dans un cas, se
voyaient rembourser les travaux et, dans un autre cas, qu'il n'y avait pas de
recours. Donc, c'est une disposition qui nous a été demandée par les
municipalités qui sont sous LCV, là, de manière à assurer, comme je le disais,
l'équité entre les nouveaux acquéreurs.
Mme Setlakwe : O.K. Merci.
Non, votre explication, elle est très claire. Donc, dans le fond, même après le
processus de vente aux enchères, il y a encore un autre genre de délai de
grâce, pour le propriétaire qui est en défaut, de venir reprendre sa propriété.
Mais on comprend qu'il y a peut-être eu, durant... durant la période en question,
des travaux qui ont été faits et il y a un prix qui est associé à ça. Et là, ce
que je comprends, c'est que... C'est parce que j'accrochais sur la fin de
l'explication, les dépenses nécessaires versus les dépenses utiles, mais...
Mme Setlakwe : ...dans... là,
ce que... je pense que ce qu'on est en train de faire, c'est de venir combler
un vide dans la
loi sur les cités et villes. Pourquoi on n'avait jamais couvert
cette situation-là? Donc, c'est... c'étaient les règles de droit commun qui
s'appliquaient et que... Il y avait vraiment un vide, donc, pour le
remboursement de ces dépenses-là.
Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :
Oui. Je ne sais pas si...
Mme Setlakwe : C'est un peu
étrange, non? Je n'ai rien contre le principe, mais j'aimerais comprendre
comment se fait-il que... Et donc, selon les municipalités, donc selon si on
traite d'une municipalité régie par le code municipal ou une municipalité régie
par la
loi sur les cités et villes, c'était deux... c'était deux dispositions
différentes qui s'appliquaient. Donc, dans un cas, c'était le code municipal
puis dans l'autre cas, c'était le... le Code civil.
Le Président (M. Schneeberger) : ...premièrement,
consentement pour la prise de parole? Alors, consentement. Alors, M.
Nadeau-Labrecque. Alors, Me Nadeau-Labrecque, c'est à vous.
M. Nadeau-Labrecque (François) : Oui,
merci, M. le Président. Alors, François Nadeau-Labrecque, je suis avocat pour
le ministère de la Justice. Effectivement, il y avait deux régimes qui s'appliquaient.
Il n'y avait pas de vide comme tel, mais les deux régimes font en sorte qu'il y
avait des petites différences entre les deux. Puis la petite différence, c'est
ça, c'est les dépenses jugées nécessaires versus celles qui sont jugées utiles,
dans... en vertu des règles de droit commun, les dépenses jugées utiles
pouvaient être remboursées à l'adjudicataire. Donc, on peut penser par exemple
à l'installation d'un cabanon, d'une clôture, à de l'asphaltage, à des choses
qui sont utiles, mais qui ne sont pas nécessaires. Donc, ça venait rajouter au
fardeau du propriétaire qui est en défaut et qui veut racheter son immeuble.
Donc là, en venant harmoniser les deux dispositions, bien, on applique le même
régime, que ce soit une municipalité du code municipal ou une municipalité de
la
loi sur les cités et villes.
Mme Setlakwe : Non, je
comprends. Donc, il n'y avait pas... Non, non, il n'y avait pas de vide, mais
il y avait deux régimes différents qui s'appliquaient. Et donc, pourquoi on a
choisi donc de pérenniser ou d'uniformiser avec la règle du code...
Mme Laforest : ...
Mme Setlakwe : Pardon? Oui,
mais pourquoi on a choisi le régime du code municipal?
M. Nadeau-Labrecque (François) : Bien,
ça vient protéger en quelque sorte le propriétaire en défaut pour ne pas que
l'adjudicataire engage des dépenses qui ne sont pas nécessaires dans la
première année, pour laquelle il peut encore exercer son droit de retrait et
racheter l'immeuble. Donc, on dit au... à l'adjudicataire : Tu vas...
pendant un an, là, attends avant de faire ce genre de dépenses là, tu vas
pouvoir faire les dépenses nécessaires pour préserver les meubles, mais pas
rajouter des choses qui sont utiles, mais qui ne sont pas nécessaires.
Mme Setlakwe : Est-ce que...
Oui. Non, je peux voir, là, comme, donc, changer la toiture, réparer des
fissures, faire en sorte qu'on fait des travaux... qu'on fasse des travaux qui
sont... oui, qui sont nécessaires donc au maintien de... Oui, bien, on... Non,
je ne suis pas sûre que c'est le maintien, mais bon.
Non, je trouve ça intéressant donc, mais
est-ce que, dans les faits, il y a eu... il y a eu beaucoup de cas comme
ceux-là, là, dans les municipalités, des cas où, un an plus tard, finalement,
les choses... les choses vont mieux, l'ancien propriétaire est capable d'aller
reprendre sa propriété, puis doit donc évidemment payer les... le coût des
réparations et améliorations nécessaires qui ont été faites sur l'immeuble
retrait. Est-ce qu'il y en a beaucoup de ces cas-là?
Mme Laforest : On n'a pas le
nombre?
Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :
Non, on n'a pas de recension de ça, mais les municipalités, surtout les
plus grandes, je vous dirais, c'est elles qui nous ont sensibilisés au fait que
c'est souvent les cas les plus complexes, les cas de rachat. Donc, c'est là où
il était opportun de clarifier ces dispositions-là, parce que c'est ces cas-là
qui sont les plus litigieux. On comprendra pourquoi, là, ou les plus sensibles.
Donc, c'est elles qui avaient constaté la distinction entre les deux régimes,
puis qu'ils souhaitaient...
Mme Setlakwe : Ça fait que
j'imagine que les cas les plus litigieux, justement, c'étaient... c'étaient
ceux où c'était le concept de dépense utile, peut-être, qui était... Parce que là
il y avait justement un litige entre l'ancien propriétaire puis le nouveau, je
pense, qu'on l'appelle l'adjudicataire. L'adjudicataire venait dire : Bien
là, tu vas me rembourser a, b, c, d, e, parce que c'était... c'était utile.
Puis c'est ça qui causait un litige, donc là on aime mieux s'en tenir à un
régime uniforme, puis de dire : Ce n'est que les dépenses nécessaires. Ça
me va. Ça va. Donc, c'est vraiment l'utilité d'un projet de loi omnibus.
Mme Laforest : Oui, une mise
à jour.
Mme Setlakwe : Oui. Donc, ce
n'est pas tant la quantité, mais c'est... ça faisait en sorte qu'il y avait des
cas... des cas complexes. Là, on va venir vous mettre un régime plus simple et
uniforme. Donc, peu importe où on réside au Québec, dans le fond, qu'on...
parce que c'est soit le code municipal ou la
loi sur les cités et villes, c'est
le même régime qui va s'appliquer...
Le Président (M. Schneeberger) : ...ça
va? Alors, est-ce que l'article... Oui, députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : Oui.
Pour continuer. Donc, un propriétaire qui a perdu sa résidence peut revenir
jusqu'à un an après, reprendre. Mais vous dites : Il n'y a pas eu de tels
cas, mais on laisse ça quand même au cas où qu'il y en aurait.
Mme Laforest : Mais il y a
certains cas, mais on n'a pas le nombre.
Mme Lakhoyan Olivier : Ah!
O.K. O.K. Il y en a certains cas. O.K.? La
partie ici ou celui qui a acheté
l'immeuble peut faire des réparations, mais il est averti, il ne le fait pas à
moins que c'est nécessaire. Donc, on peut lui rembourser, le propriétaire qui
va acheter. Donc, ma question, c'est en deux parties. Est-ce que l'ancien
propriétaire va pouvoir acheter au prix qu'il a acheté... que la personne a
acquéri cette résidence? Est-ce qu'il achète à même valeur qu'il a payé,
premièrement? Deuxièmement, c'est-tu pour les... les réparations qu'à raison de
10 % par an, mais si c'est un an, pourquoi on a mis 10 % par an?
Est-ce qu'on peut juste clarifier ça pour moi, s'il vous plaît?
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, Mme Desjardins-Dufresne. C'est-qui qui...
Mme Laforest : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
la ministre répond.
Mme Laforest : Bien, en fait,
c'est pour définir les procédures. Les procédures, c'est sûr que, s'il y a eu
des travaux qui étaient nécessaires, exemple, oui, il y a moyen de les repayer.
Mais en même temps, s'il y a des frais qui sont associés à ça, donc il faut
prévoir parfois des frais, notaire ou quelconques, là. Donc c'est pour ça qu'il
y a une provision.
Mme Lakhoyan Olivier : O.K.
Et puis le tarif, est-ce que ça serait le même prix que...
Mme Laforest : Oui.
Mme Lakhoyan Olivier : ...la
personne a acheté? Donc...
Mme Laforest : Oui.
Mme Lakhoyan Olivier : O.K.
Mme Laforest : Oui.
Mme Lakhoyan Olivier : Intéressant.
Merci.
Mme Laforest : Il ne faut pas
que ça...
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
est-ce que l'article 24 est adopté?
Mme Laforest : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Article
• (11 h 20) •
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
Article
L'article 534.1 de la
Loi sur les cités et villes, édicté par l'article 24
de la présente loi, ne s'applique pas à un immeuble vendu avant le (donc,
indiquez ici la date de la sanction de la présente loi).
L'article 143 du projet de loi prévoit que
le nouvel
article 534.1 proposé pour la
Loi sur les cités et villes est relatif
aux dépenses que l'adjudicataire peut demander de se faire rembourser en cas de
l'exercice du droit de retrait s'appliquerait uniquement aux immeubles vendus à
compter de la sanction de la loi.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Députée de Mont-Royal--Outremont.
Mme Setlakwe : Est-ce que
c'est en lien avec ce qu'on vient de discuter.
Mme Laforest : Oui. En fait,
c'est l'entrée en vigueur...
Mme Setlakwe : Oui. Non, je
comprends, mais...
Mme Laforest : ...de ce qu'on
a établi précédemment.
Mme Setlakwe : Mais... O.K.
Je suis obligée de dire que... Mais... mais dans le fond, tous les articles
entrent en...
Mme Laforest : Non.
Mme Setlakwe : Pourquoi il
faut prévoir que...
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Pourquoi, dans
ce cas-ci, il faut prévoir une date d'entrée en vigueur?
Mme Laforest : C'est parce
que là, oui, il y a des lois, là, comme on le mentionne ici, des cités et
villes, le Code municipal. Mais après chaque bloc, c'est sûr qu'il y a une
entrée en vigueur de ces lois-là. On vient juste prévoir l'entrée en vigueur.
Indiquer ici la date de la sanction de la présente loi, on l'a fait les trois
autres fois aussi, là, quand on changeait de bloc. Donc, ici, on vient
entrer...
Mme Setlakwe : Ah! oui.
Mme Laforest : Et ça...
Mme Setlakwe : Je ne sais
pas. Oui, ça s'applique à toutes les dispositions dans le fond.
Mme Laforest : C'est pour...
c'est pour ce qu'on vient de discuter, là.
Mme Setlakwe : Oui, oui, non,
non, ça je le vois très bien que dans ce cas, de ce qu'on vient de discuter,
dans les cas... dans le cas très précis d'une vente ou d'un remboursement de
dépenses encourues durant l'année au bénéfice de... l'adjudicataire a le droit
de se faire rembourser les dépenses nécessaires. Là, il faut prévoir que ça
s'applique juste... Il me semble que ça va de soi que ça ne s'appelait pas un
immeuble vendu avant que la loi entre en vigueur. C'est peut être une question
pour le légiste.
Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :
Oui, c'est exactement ça. C'est que, dans le fond, il va y avoir des ventes
qui ont été faites avant l'entrée en vigueur de la loi. Donc, considérant qu'il
y a un an, pour le rachat, donc le droit de retrait, ici, on vient
spécifiquement parler... on réfère à l'article précédent dont on vient
d'adopter. Donc, de dire dans le cas où il y a eu un... des travaux qui ont été
faits, on a prévu des frais applicables qui peuvent être exigés de la part de l'adjudicataire.
Eh bien, là on vient mentionner que dans... que ça ne va pas s'appliquer aux
ventes qui ont été faites après, parce qu'on comprend que les ventes qui ont
été faits avant, il faut que le propriétaire... l'adjudicataire et celui qui
est en défaut de paiement de taxes doit pouvoir savoir à quoi s'attendre. Là,
on réfère au précédent régime, là, on ne peut pas changer en cours de route,
Mme Setlakwe : Non, non, non,
c'est ça. Puis ici, on parle quand même d'un... C'est une période...
Mme Setlakwe : ...d'un an à
partir d'une vente, mais il faut quand même qu'on vienne dire clairement :
Ça vise que les ventes qui vont être faites après la sanction. Je comprends.
Une voix : ...
Mme Setlakwe : Oui, c'est ça.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
est-ce que l'article 143 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 25.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
L'article 25 :
L'article 535 de cette loi est abrogé.
L'article 25 du projet de loi
abrogerait l'article 535 de la
Loi sur les cités et villes. Cet
article
est inopérant depuis l'entrée en vigueur du Code civil en 1994, qui prévoit
que... pardon, l'aliénation forcée du bien loué, notamment d'un immeuble
comportant un logement, ne met pas fin de plein droit au bail.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des précisions? Non. Alors, est-ce que...
Une voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui?
Oui. Non, bien, des précisions... de la part de la ministre, là, mais non,
alors...
Mme Laforest : ...l'explication,
c'est depuis, le Code civil du Québec a été modifié pour protéger les
locataires. Les locataires bénéficient maintenant des protections du droit
commun puisque le Code civil du Québec ne permet pas la... la résiliation du
bail en cas de vente volontaire ou forcée du bien loué. Donc, ici, c'est
pour... c'est pour éviter le droit aux locataires maintenant dans le Code civil
du Québec. Bref, c'est pour éviter toute confusion, maître... oui? O.K.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Questions? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : ...c'est qu'on
est en train de supprimer un
article qui a en fait ne sert plus à rien depuis
1994 puis là on s'est rendu compte... on s'est rendu compte que c'était un
article qui... bien, qui était là, qui aurait dû... C'est un petit ménage
après... après coup. Il n'est jamais trop tard pour faire un...
Mme Laforest : Oui, c'est ça.
Mme Setlakwe : ...pour faire
un... ...un ménage de la loi, parce que c'est bien... c'est bien le Code civil
de 1994 qui s'applique, qui prévoit que l'aliénation forcée du bien loué,
notamment d'un immeuble comportant un logement, ne met pas fin de plein droit
au bail. Bien, effectivement, mais qu'est-ce que... Puis 535 disait quelque
chose de différent?
Mme Laforest : Bien, en fait,
c'est déjà prévu dans le Code civil?
Mme Setlakwe : On n'est pas
en train de changer le Code civil. Moi c'est ce que je comprends, mais... mais
j'imagine qu'il y avait, comme, deux régimes, si on laisse 535. Bien là, 535,
je n'ai pas le bénéfice de l'avoir sous les yeux, mais ça disait autre chose?
Le Président (M. Schneeberger) : Me Nadeau-Labrecque.
M. Nadeau-Labrecque (François) : Oui.
Je peux vous le lire. Alors, actuellement, l'article 535 de la
Loi sur les
cités et villes : «La personne qui exerce le retrait reprend la propriété
sujette aux baux notariés consentis de bonne foi par l'adjudicataire, mais elle
n'est pas tenue de maintenir tels baux pour plus d'un an à compter de la date
de l'adjudication, même s'ils ont été consentis pour un plus long terme.» Donc,
ces dispositions-là ne... sont inopérantes, comme on le dit, depuis l'entrée en
vigueur du Code civil.
Mme Setlakwe : ...une
meilleure protection aux locataires.
M. Nadeau-Labrecque (François) : Exact.
Puis... Donc, cet
article là, actuellement, il peut créer de la confusion,
parce que quelqu'un qui lit cet article-là croit que ça s'applique, alors que
ce n'est pas ça qui s'applique, c'est les articles du Code civil.
Mme Setlakwe : Est-ce que
dans les faits, il y a eu des... des litiges ou des...
M. Nadeau-Labrecque (François) : Pas
à ma connaissance, là.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
Mme Setlakwe : Bien, ça va.
On fait... On va le supprimer, je pense, pour éviter... éviter toute confusion.
Encore une fois, c'est à ça que ça sert un omnibus. Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
est-ce que l'article 25 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
Article 26 :
L'article 536 de cette loi est modifié par la suppression du deuxième
alinéa.
L'article 26 du projet de loi
modifierait l'article 536 de la
Loi sur les cités et villes afin de
retirer la limite imposée aux municipalités quant au montant de l'enchère
qu'elles peuvent faire pour l'acquisition d'un immeuble... ou sous contrôle de
justice. Donc, l'article est modifié.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que nous avons des précisions là-dessus? Mme la...
Mme Laforest : Oui, c'est
bon.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
ça va. Alors...
Mme Setlakwe : ...
Mme Laforest : Bien avant...
C'est parce que les municipalités ne pouvaient pas acquérir des immeubles, puis
là, c'est important avec... la... la... On vient permettre ici de participer
aux enchères publiques pour défaut de paiement de taxes. Donc, les
municipalités vont pouvoir acquérir des immeubles sans contrainte, avec des
montants maximums. Donc, c'est sûr qu'on vient diversifier les moyens pour que
les municipalités... puissent acquérir des immeubles. Puis c'est important,
cette mesure-là, dans le cas des logements sociaux abordables, les écoles, les
bâtiments communautaires, parce qu'on avait dit, justement... les villes
demandaient le pouvoir de... de... d'acquérir des immeubles pour en faire du
logement social, du logement abordable. Donc, ici, c'est une nouvelle mesure.
C'est vraiment... C'est vraiment très, très positif, là...
Le Président (M. Schneeberger) : ...Ça
Mme Setlakwe : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Députée
de Mont-Royal-Outremont.
Mme Setlakwe : Merci. Oh non!
Je pense que c'est une bonne chose, mais on vient retirer une limite, on ne
vient pas...
Mme Laforest : Bien, c'est
parce qu'aujourd'hui, si je peux ajouter, les municipalités peuvent participer
aux ventes aux enchères, en fait, mais seulement si le prix d'acquisition n'est
pas supérieur à la valeur des taxes impayées. Ça fait que, là, c'est sûr qu'on
vient le permettre maintenant aux municipalités. Donc, c'est... C'est très
positif parce que dans le passé il y a des immeubles qui se sont vendus, puis
les municipalités voulaient garder du logement social, du logement abordable.
Donc, là, ils n'avaient pas la possibilité de garder les clientèles dans ces
immeubles.
Mme Setlakwe : C'est ça.
Donc, on enlève... En période de crise du logement, c'est pour permettre aux
municipalités une plus grande marge de manœuvre, là, pour des fins
d'habitation.
Mme Laforest : Oui, tout à
fait. C'est demandé, ça, Longueuil, Laval, pour garder le logement social.
C'est vraiment demandé.
Mme Setlakwe : Oui. Je
comprends. Donc, l'enchère, si on le laissait comme ça dans le champ des
municipalités, mais ne doit cependant pas dépasser le montant des taxes en
capital, intérêt et frais. Ça limitait la... Ça limitait la municipalité, en
fait. Oui, je comprends. C'est très bien.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
est-ce que l'article 26 est adopté? Adopté?
Une voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
ça va? Oui. Parfait. Alors,
article 49.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
Article 49 :
L'article 1038 de ce code est modifié par la suppression du deuxième
alinéa.
L'article 49 du projet de loi
modifierait l'article 1038 du code municipal afin de retirer la limite
imposée aux municipalités quant au montant de l'enchère qu'elles peuvent faire
pour l'acquisition d'un immeuble vendu pour taxes ou sous contrôle de justice.
Il s'agit de l'équivalent pour le Code municipal de modifications proposées à
l'article 536 de la
Loi sur les cités civiles. Donc, c'est de la
concordance.
Mme Laforest : Oui. Même
chose pour la disposition qui est la même chose avec la
Loi sur les cités et
villes.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur 49? Ça va? Est-ce que 49 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 4.
• (11 h 30) •
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
Article 4.
Donc, la Charte de la Ville de Gatineau.
L'article 4 :
L'article 18
de l'annexe B de la Charte de la Ville de Gatineau (chapitre C-11.1) est
abrogé.
Donc, l'article 4 du projet de loi
abrogerait l'article 18 de l'annexe B de la Charte de la Ville de
Gatineau, en concordance avec la modification proposée à l'article 536 de
la
Loi sur les cités et villes visant à retirer la limite applicable au montant
d'une enchère municipale.
Mme Laforest : Donc, c'est de
la concordance, la même, même disposition qu'on a adoptée, les deux autres
articles, mais maintenant pour la Charte de la Ville de Gatineau.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Est-ce qu'il y a des questions? Ça va. Est-ce que l'article 4 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Article 5.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : Donc,
bien, la Charte de la Ville de Longueuil :
L'article 39 de l'annexe C
de la Charte de la Ville de Longueuil (chapitre C-11.3) est abrogé.
L'article 5 du projet de loi
abrogerait l'article 39 de l'annexe C de la Charte de la Ville de
Longueuil, en concordance avec la modification proposée à l'article 536 de
la
Loi sur les cités et villes visant à retirer la limite applicable aux
montants d'une enchère municipale.
Mme Laforest : Même
disposition, mais pour la Charte de la Ville de Longueuil.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Questions? Est-ce que l'article 5 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
Article
L'article 4 du Code municipal du Québec (chapitre C-27.1) est modifié
par l'ajout, à la fin, de l'alinéa suivant :
«Le présent
article s'applique également
aux fins de l'exercice par une municipalité régionale de comté d'une fonction
prévue au
titre XXV pour le compte... pour le compte d'une municipalité
régie par la
Loi sur les cités et villes en vertu d'une entente conclue
conformément à l'article 569, ou 569.0.1, ou en vertu de
l'article 178.0.1.»
L'article 31 du projet de loi
modifierait l'article quatre du code municipal afin de prévoir que les
dispositions de ce code en matière de vente pour taxes s'appliquent aux ventes
faites par une MRC pour le compte d'une municipalité locale régie par la Loi
sur les cités et villes. Cette modification vise ainsi à éviter que la MRC qui
a déjà l'obligation de procéder aux ventes pour taxes de la municipalité locale
régie par ce code ait à appliquer un régime juridique qui peut varier selon la
loi qui régit la municipalité locale pour le compte de qui la vente est faite.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Précisions?
Mme Laforest : Oui. En fait,
c'est que les MRC ont demandé qu'il y ait une précision parce que les MRC,
quand...
Haut de la page
11 h 30 (version non révisé
e) Mme Laforest : ...il y avait
justement des ventes qui étaient faites pour le compte de la MRC, devaient
utiliser le code municipal et aussi la
Loi sur les cités et villes. Donc, les
MRC ont demandé uniquement d'utiliser le code municipal. On vient éclaircir les
précisions, puis, en même temps, ça allège le fardeau parce qu'il y avait des
dispositions qu'elles devaient respecter dans le code municipal, dans la Loi
sur les cités et villes, puis dans le code municipal, tout était bien indiqué.
Donc, ce n'était pas nécessaire de travailler avec les deux dispositions, la
Loi sur les cités et villes et le code municipal. Donc, on vient le préciser
ici, dans la loi, que les MRC vont travailler avec le code municipal.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Questions? Non.
Mme Setlakwe : Ça va. Ça
semble parfait.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, est-ce que l'article 31 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 144.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
Article 144 :
L'article 4 du Code municipal du Québec (chapitre C-27.1), tel qu'il se
lit le (indiquer ici la date qui précède celle de la sanction de la présente
loi), continue de s'appliquer à une vente pour taxes ordonnée par le conseil d'une
municipalité avant le (indiquer ici la date de la sanction de la présente loi).
Alors, l'article 144 du projet de loi
prévoit que la modification proposée à l'article 4 du code municipal,
relative aux ventes pour taxes effectuées par une MRC pour le compte d'une
municipalité locale régie par la
Loi sur les cités et villes, ne s'appliquerait
pas aux ventes déjà ordonnées avant la... avant la sanction de la loi.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
ou précisions de la part de la ministre? Non?
Mme Laforest : Non, c'est
pour indiquer la date avec les MRC, là, il n'y a pas de... pour les règles
transitoires. C'est la même chose que tantôt.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors est-ce que l'article 144 est adopté?
Mme Setlakwe : ...même chose,
sauf que c'est dit différemment. C'est que, s'il y a un processus qui est en
cours... Je ne suis pas sûre que c'est la même chose. Juste peut-être nous...
Mme Laforest : C'est... C'est
au niveau de la loi qu'on permet avec les MRC. Maintenant, il faut indiquer la
date exactement qu'elles peuvent appliquer ce nouveau règlement là, comme
tantôt on l'a fait avec... c'était... Quel
article qu'on l'a fait pour indiquer
la date, là?
Mme Setlakwe : Mais c'était...
Mais c'était juste différent. Tout à l'heure, on disait : Les ventes
faites avant...
Mme Laforest : 143.
Mme Setlakwe : ...c'est l'ancien
régime. Ce n'est que les ventes faites à partir de la sanction pour lesquelles
les nouvelles règles s'appliquent. Là, on dit que l'article continue de s'appliquer
à une vente pour taxes ordonnée par le conseil avant la date de la sanction.
Mme Laforest : Exactement.
Exactement. Ici, on s'assure que, la modification qui est introduite avec l'article 31
du projet de loi, il n'y ait pas d'effet rétroactif sur les ventes qui ont été
ordonnées avant l'entrée en vigueur de cette loi, de notre projet de loi.
Mme Setlakwe : Ah! bien oui,
c'est la même chose que tantôt.
Mme Laforest : Oui, c'est ça.
Mme Setlakwe : Il n'y a pas d'effet
rétroactif, oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, est-ce que l'article 144 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
Article 145 :
Aucune vente pour taxes ordonnée avant le (indiquer ici la date de la sanction
de la présente loi), effectuée par une municipalité régionale de comté pour une
municipalité locale régie par la
Loi sur les cités et villes, n'est invalide du
seul fait que les dispositions du Code municipal du Québec relatives à ces
ventes ont été appliquées alors que celles de la
Loi sur les cités et villes
auraient dû l'être.
L'article 145 du projet de loi
prévoit une disposition visant à éviter qu'une vente pour taxes ne soit
invalidée pour le seul motif qu'une MRC aurait appliqué le régime juridique
prévu au Code municipal à une vente effectuée pour le compte d'une municipalité
locale régie par la
Loi sur les cités et villes.
Le Président (M. Schneeberger) : Précisions?
Ça va? Oui.
Mme Setlakwe : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
oui, députée de Mont-Royal-Outremont.
Mme Setlakwe : Merci. Donc,
les MRC ont le pouvoir de procéder à une vente pour le compte d'une
municipalité locale, mais, dans certains cas, les... on peut parler d'une
municipalité locale régie par le code municipal, puis, dans un autre cas, ça
peut être une municipalité régie par la
Loi sur les cités et villes. À la
demande des MRC, on dit : Il n'y a pas de... Il n'y a pas deux régimes qui
s'appliquent, on va appliquer le régime du Code municipal du Québec. Mais la
question que je n'ai pas posée, c'est : Est-ce qu'il y avait vraiment une
différence substantielle entre les deux régimes ou si c'est juste comme une
mécanique légèrement différente?
Là, je comprends, ce qu'on vient faire
ici, c'est de dire : Mais, si ça a été fait en conformité avec un des deux
régimes ou si ça a été fait en conformité avec la
Loi sur les cités et villes,
elle n'est pas invalide, je comprends. Mais, à partir de la sanction de la loi,
c'est un seul régime qui va s'appliquer aux ventes. Mais pourquoi, dans le
fond, il y a... il y a deux régimes... bien, distincts, mais...
Mme Laforest : Bien, en fait,
il y a la
Loi sur les cités et villes. Il y a des municipalités que c'est...
qui sont régies par la
Loi sur les cités et villes, d'autres par le Code
municipal. Il y a des petites différences ici.
Mme Setlakwe : C'est des
petites différences. C'est ça, j'essaie de voir. Ce n'est p