Institutions — 26 April 2018 (41st Legislature, 1st Session)

CI 2018-04-26

Quebec — Committees

Loading PDF viewer…

Institutions — 26 April 2018 (41st Legislature, 1st Session)

CI 2018-04-26

Quebec — Committees

Le Président

(M. Auger) : Merci. Lors de nos travaux, hier matin, nous avons

débuté avec une quinzaine de minutes de

retard et, ce matin également, un autre 15 minutes. Bien qu'une période

d'une heure doit être consacrée à l'étude de ces crédits ce matin, y a-t-il

consentement pour poursuivre nos travaux au-delà de l'heure prévue, jusqu'à

12 h 30? Consentement?

Des voix :

Consentement.

Président (M. Auger) :

Consentement. Enfin, nous avons terminé la séance, hier matin, avec un bloc d'échange de l'opposition officielle. Nous en sommes donc maintenant

à un bloc d'échange du gouvernement pour un troisième bloc de 14 minutes.

Et je cède la parole à M. le député de Val-d'Or.

M. Bourgeois :

D'Abitibi-Est, M. le Président.

Le Président

(M. Auger) : D'Abitibi-Est, excusez-moi. M. Les Foreurs

M. Bourgeois :

Ah oui! Bien sûr! Bien sûr!

Des voix :

Ha, ha, ha!

Le Président

(M. Auger) : C'est une «inside» par rapport à Les Foreurs.

M. Bourgeois :

Vous allez allumer une fibre. Merci, M. le Président.

C'est

avec grand plaisir que je participe aux travaux de l'étude des crédits avec le

volet Affaires autochtones. Vous comprendrez,

M. le Président, l'Abitibi-Témiscamingue... Et vous me permettrez de saluer les

Anishnabes — «kwe» — de Lac-Simon,

Kitcisakik, Abitibiwinni, entre autres, puisque ce sont ceux que je côtoie le

plus fréquemment. Évidemment, il y a

les Anishnabes du secteur du Témiscamingue, qui sont plus dans le territoire de

mon collègue le député de Rouyn-Noranda,

mais avec lesquels on a aussi, à l'occasion, des échanges, des rencontres un

peu plus fréquentes, entre autres ceux de Winneway. Et ce sont donc

des... on est sur des territoires algonquins, mais la réalité fait en sorte

que, M. le ministre, avec votre équipe, vous êtes bien au fait des discussions

qu'on a fréquemment, puisqu'il y a des enjeux qui s'adressent à la fois dans

les communautés, mais également avec tout le volet des autochtones en milieu

urbain.

La réalité de

l'Abitibi-Témiscamingue fait en sorte que la proximité de certaines des

communautés avec des communautés allochtones

et autochtones fait qu'on a des autochtones qui vivent maintenant en milieu

urbain, et de plus en plus. Dans mon

comté, ça se reflète de façon très probante, M. le Président, par, entre

autres, vous le disiez, Val-d'Or. Val-d'Or,

on parle d'une évolution importante de la présence autochtone dans le milieu

urbain. Il y a quelques années, on évaluait à environ 800 personnes, sur

une population d'approximativement une trentaine de mille personnes, mais actuellement la dernière évaluation qu'on a, on

parle de plus de 1 000 autochtones vivant dans le milieu urbain de

Val-d'Or, pour une population totale de

32 000 dans le secteur urbain. Donc, c'est une présence fort importante,

une présence qui vient de plusieurs éléments pour cette réalité-là.

y a, entre autres, et ça, M. le ministre le sait, à chaque visite on a des

nouvelles installations, des dynamiques très, très en lien avec les besoins à la fois des communautés, mais

également des membres des communautés qui sont soit sur

le territoire des communautés et/ou qui ont décidé de vivre dans le périmètre

urbain, entre autres de Val-d'Or, au niveau

de l'éducation, que ce soit au niveau du cégep ou au niveau de l'université.

D'ailleurs, le Pavillon des premiers peuples

est une grande fierté pour l'Abitibi-Témiscamingue en général, mais évidemment

pour Val-d'Or. C'est un outil fort

important qui dessert non seulement la population de l'Abitibi-Témiscamingue,

mais également des membres des communautés

du Nord, que ce soient des Cris ou des Inuits, mais d'autres communautés

également, même des communautés cries du Nord de l'Ontario qui viennent

pour de la formation, pour répondre à des besoins, donc, plus spécifiques à la fois en lien avec leurs

communautés, mais également dans une perspective d'avenir pour ces

individus-là, qui font un choix délibéré

d'aller vers une démarche en éducation et de se doter de qualifications qui

vont leur permettre non seulement d'améliorer leur qualité de vie, mais

celle également de leur famille.

Parce

que c'est une réalité très concrète, un des enjeux, M. le Président, quand on a

des membres des communautés qui se

déplacent en milieu urbain, très rarement c'est un étudiant seul qui se

présente dans la communauté de Val-d'Or. C'est souvent une famille de trois, quatre, cinq, six personnes. Vous

comprendrez l'enjeu de trouver du logement pour ces familles-là, pour pouvoir les accueillir de façon

adéquate et éventuellement, pour plusieurs d'entre eux, maintenant, également,

que ça devienne leur milieu de vie par la suite.

Donc,

oui, une formation, mais qui mène souvent à un travail dans le milieu. Un

exemple probant qui me vient en tête,

c'est M. Matthew Happyjack, Matthew, Cri du territoire du nord d'Ungava,

donc dans le comté de mon collègue. Matthew a fait une formation à

l'UQAT, est un diplômé de l'UQAT, un fier diplômé de l'UQAT, tout comme moi, d'ailleurs. Je suis très fier de voir que Matthew,

maintenant, est président d'Air Creebec et vit à Val-d'Or avec d'autres membres qui sont originaires des communautés

cries, mais qui, par les fonctions, sont appelés à vivre dans la

communauté de Val-d'Or, et ce, pour le bénéfice de l'ensemble de cette

population-là.

Évidemment,

ça a emmené, vous comprendrez, M. le Président, à développer des services plus

pointus en lien avec cette

réalité-là. Et cette réalité-là, elle n'est pas toujours rose parce que, oui,

il y a des gens qui viennent pour l'éducation, pour le travail, il y en a qui quittent des communautés pour répondre à

d'autres besoins qui sont associés avec des soins de santé ou avec des problématiques qui peuvent être

associées avec des problèmes de consommation et qui entraînent, à ce moment-là, une réalité qui est tout à fait

différente. On est loin de conditions favorables, on est dans des conditions

qui sont difficiles, qui malheureusement peuvent mener jusqu'à l'itinérance, un

phénomène qui, chez nous, n'est pas étranger. Il

y a de l'itinérance autochtone, il y a de l'itinérance allochtone chez nous.

Mais cette réalité-là, elle est très présente, M. le Président.

Et, dès le début de

mandat, avec la collaboration de mon homologue du fédéral, le député d'Abitibi—Baie-James—Nunavik—Eeyou, M. Romeo Saganash, et le maire de

Val-d'Or, Pierre Corbeil, on a adressé une dynamique de table qui adresse cette problématique-là, parce

qu'il serait facile de fermer les yeux et de dire : Bon, il y a d'autre

monde qui va s'en occuper, mais c'était une

responsabilité qui, pour les trois, nous interpellait énormément. Et on a donc

initié certaines démarches, et la

collaboration du Secrétariat aux affaires autochtones a toujours été très

grande. J'en remercie d'ailleurs tous les représentants qui sont ici.

Et, je pense, malgré les événements qu'on a vécus aussi, on a fait une

différence, concrètement, par des gestes qui

vont au-delà d'installer des outils qui nous permettent de mieux agir sur cette

réalité-là, mais également une volonté

d'en... une meilleure connaissance, une appropriation des enjeux par l'ensemble

des acteurs du territoire. Parce que

ce serait facile, comme je vous dis, de demander à d'autres de régler le

problème. Nous nous sommes impliqués.

Ça nous a amenés à solliciter l'aide et l'approbation d'autres acteurs, que ce

soient des gens d'affaires, que ce soit le monde municipal, l'Éducation,

la Santé.

Vous

savez, M. le Président, pour les soins de santé, entre autres, les Cris du Nord

viennent beaucoup à Val-d'Or parce qu'il y a une réalité, puis je pense,

entre autres, au niveau... pour une femme enceinte, compte tenu des enjeux, il y a toujours un choix qui est fait d'amener les femmes en fin de grossesse à Val-d'Or

pour faciliter une dispensation de services

adéquats. Mais, comme je vous dis, ces personnes-là se déplacent en famille, et

ces familles-là demeurent plus longtemps sur le territoire.

Mais

il y a des facilités qui ont été offertes, entre autres, par quelque chose de fort important chez nous, c'est le Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or. On a un acteur essentiel à la présence. Et là,

encore là, c'est offert, ce service-là, à l'ensemble des autochtones qui se présentent, peu importe de quelle

nation ils sont, peu importe s'ils sont de passage ou de façon permanente sur le territoire. Il y a une

offre de services très large qui est offerte par le centre d'amitié

autochtone qui s'est développée au fil des

années. Et je tiens à saluer Édith Cloutier, qui en est la directrice générale,

et toute son équipe qui font un

excellent travail, qui sont des partenaires sur le terrain, qui ont accompagné,

encore là, dans les bons comme dans les mauvais moments, les

populations. Et, de ce côté-là, M. le Président, on a vraiment besoin de ce

support-là.

moi, là-dessus, M. le ministre, j'aimerais bien que vous nous donniez des

exemples encore plus concrets de ce que l'autochtonie urbaine représente

comme phénomène qui est en croissance sur le territoire québécois.

Le Président

(M. Auger) : M. le ministre, en vous rappelant qu'il reste trois

minutes.

M. Kelley :

Parfait. Merci beaucoup, M. le Président. Peut-être, d'entrée de jeu, je veux

saluer l'esprit de collaboration qui règne à

Val-d'Or parce qu'on a vécu un moment très, très difficile. Je veux saluer le

leadership de notre ancien collègue

Pierre Corbeil, qui, comme maire de Val-d'Or, a réussi de faire une déclaration

pour le respect d'autrui, le respect

des Premières Nations qui se trouvent dans sa ville. Alors, c'est vraiment un

travail formidable. Mais d'autres partenaires,

vous avez évoqué le centre d'amitié autochtone avec ses projets très ambitieux,

on pense à Kijaté qu'on a visité en chantier il y a quelques mois, qui

va être un centre pour un 24 unités, de mémoire, des personnes qui vont demeurer. Alors, ça va

donner accès à un logement à prix modique à l'intérieur de Val-d'Or. Nous avons

visité le projet culturel, si vous

voulez, de Kinawit, qui est à l'extérieur de la ville, qui est un autre endroit

où on va avoir une façon de fêter l'esprit autochtone à l'intérieur de

Val-d'Or.

y a également le fameux Chez Willy, qu'on a fait l'ouverture dans une journée

très froide. Je pense qu'il faisait moins

30°, j'étais à côté de Matthew Coon Come. Mais c'est un lieu de chaleur très

important, ils le sont toujours pour les itinérants. Mais d'autres partenaires aussi, on pense à La Piaule. Et

nous avons assisté... il y a un très beau projet. Ils ont pris un ancien

bar, presque «bordello», qui était sur la rue Principale, qui va transformer

maintenant... encore une fois, je pense,

c'est 36 unités pour les itinérants. Alors, ça va être des appartements de

transition. C'est un projet qu'on fait en partenariat avec la Société d'habitation du Québec. Mais, au niveau

symbolique, de prendre un lieu qui était lieu de la criminalité et

transformer ça dans un lieu d'espoir, j'ai trouvé la symbolique...

a fait une annonce également avec les CALACS à Val-d'Or, qui va travailler avec

les femmes victimes de violence

conjugale ou des agressions sexuelles. Alors, c'est un projet qui va

travailler, notamment avec la communauté de Lac-Simon, pour aider ces personnes qui vivent la vulnérabilité. Mais il

y a beaucoup d'acteurs, mais la chose que je veux souligner avant tout, c'est l'esprit de

collaboration, qu'est-ce qu'on peut faire en travaillant ensemble. Il reste

beaucoup de choses à faire, il y a beaucoup

de transformation, mais, je pense, ça, c'est encourageant au niveau de la

protection des personnes vulnérables.

Mais

tout le volet économique. Et, à Val-d'Or, on est souvent dans les hôtels. Donc,

les propriétaires maintenant, c'est

les partenariats avec les Cris ou les propriétaires cris. Ce n'est pas pour

rien, on a évoqué les Foreurs avant le début de nos travaux, mais ils

jou

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCI 2018-04-26
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux parlementaires commissions ci 41 1 journal debats CI 180426.html
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier045d6fb389a9a1c9b2b4dc41932545f6ed95cbff

Source file is stored in the law ingest library (html).