CAT — 29 April 2025 (43rd Legislature, 1st Session)

CAT 2025-04-29

Quebec — Committees

CAT — 29 April 2025 (43rd Legislature, 1st Session)

CAT 2025-04-29

Quebec — Committees

(Quinze

heures vingt-neuf minutes)

Le Président (M.

Schneeberger) : Alors, bonjour à tous. Je déclare la Commission de

l'aménagement du territoire ouverte, ayant le quorum.

Alors,

je vous rappelle que la commission est réunie cet après-midi afin de procéder à

l'étude du volet Sports, loisirs et

plein air des crédits budgétaires du portefeuille Éducation pour l'exercice

financier 2025‑2026. Une enveloppe

d'une heure est allouée à l'étude des crédits.

Alors, est-ce que

nous avons des remplaçants?

Secrétaire : Oui, M. le Président. Mme Blais (Abitibi-Ouest) est

remplacée par M. Caron (Portneuf) et Mme Labrie (Sherbrooke), par M. Marissal

(Rosemont).

Le Président (M.

Schneeberger) : Merci beaucoup. Alors, je vous rappelle que nous avons

des échanges d'ordre général et des temps alloués à chaque groupe

parlementaire. Alors, c'est une heure au maximum.

Et nous débutons avec

le côté ministériel pour un temps alloué de 6 min 35 s. Alors...

M. Gagnon :

Bonjour, Mme la ministre. Vous avez... Combien de temps, M. le...

Le Président (M. Schneeberger) : Ah!

O.K. O.K., excusez... Non, excusez-moi, j'avais... je n'étais pas à la bonne

place sur ma feuille. On s'excuse.

M. Gagnon :

Habituellement, c'est à...

Le Président (M. Schneeberger) : Il

avait chaud, il avait chaud, il avait chaud. Alors, c'est... excusez-moi, c'est

M. le député de Jacques-Cartier. Vous avez 17 min 44 s.

Voilà. Là, on est à la bonne place.

M. Kelley :

Merci beaucoup, M. le Président. Bonjour, tout le monde. Bonjour, Mme la

ministre. Bonjour à l'équipe ministérielle et tous les fonctionnaires. C'est un

plaisir d'être parmi vous aujourd'hui.

Je veux parler

aujourd'hui de le hockey. Go, Habs, go! C'est que le gouvernement a adopté un

projet de loi, que le sport national, c'est

le hockey. C'est bien beau, là, c'est un bon message. Mais présentement, M. le

Président, pour une famille de la classe moyenne, une classe de travailleurs,

de payer pour les enfants de jouer le hockey, c'est moins simple.

Alors,

Mme la ministre, il y a eu un rapport, il y a eu des recommandations. Qu'est-ce

que votre gouvernement a fait pour aider des familles de s'assurer que

leur jeune enfant peut jouer le hockey jusqu'à l'âge d'être... un petit à

quelqu'un qui sort de l'école secondaire et quand même rentre en cégep et

université?

Mme Charest :

Bien, bonjour, M. le Président. Est-ce qu'on peut s'adresser directement?

Oui?

Le Président (M. Schneeberger) : ...si

ça se fait dans l'ordre. Puis aussi je vous rappelle de respecter le temps question-réponse

pour être juste pour tout le monde.

Mme Charest : Parfait. Alors, bien, à

mon tour de saluer tout le monde, le député de Jacques-Cartier, heureuse de

vous avoir ici aujourd'hui. Je salue aussi mes équipes qui sont avec moi pour

ce bel exercice. Bon, évidemment, le comité hockey... bien, en fait, le

projet de

loi sur... pour reconnaître le hockey comme un sport national a été

adopté dernièrement. On se rappelle qu'il y

avait eu le comité hockey, justement, en 2021... 2022, 2021, et plusieurs

recommandations qui émanaient de ce

rapport-là, plusieurs choses ont été faites.

Et là je vais vous

parler juste en matière d'accessibilité. On se rappelle qu'il y a eu une

enveloppe de 300 millions pour le PAFIRSPA. De cette enveloppe-là, il y a

90 millions qui a été investi dans des infrastructures de... des patinoires, des glaces couvertes ou des

patinoires. Donc, presque le tiers de l'enveloppe a été consenti, justement,

pour ce sport-là, qui est important.

Ensuite, il y a eu des sommes importantes qui

ont été octroyées via l'initiative circonflexe qui fait du prêt d'équipement

gratuit. Donc, les familles peuvent avoir accès à des patins, à des hockeys, à

de l'équipement pour pouvoir jouer au hockey

gratuitement. Puis ça, il y a des... puis ça, j'aurai sûrement l'occasion d'en

reparler plus tard.

Ensuite, on se souvient

qu'il y a un soutien aussi pour les équipes... pas pour les équipes mais pour

les familles, pour les projets particuliers,

les fameux PPP, donc 300 $ qui... redonné aux familles pour pouvoir avoir

accès à ces programmes-là. On

rappelle aussi le financement du parascolaire, donc que les élèves du

secondaire peuvent avoir accès à des activités parascolaires gratuites.

Donc, plusieurs choses qui ont été faites en termes d'accessibilité puis,

évidemment, qui visent aussi le hockey.

M. Kelley : Merci,

Mme la ministre. Avez-vous une idée c'est quoi, le coût moyen d'envoyer un

enfant, entre les âges de cinq et huit ans, de jouer une saison de

hockey?

Mme Charest : Oui, absolument.

Bien, j'ai un fils qui a joué au hockey, je connais quand même pas pire le sport, pour en avoir fait un peu aussi et pour

être assez le nez dans mes dossiers. Mais malheureusement il y a le hockey, mais

il y a aussi tous les sports, puis je pense que c'est important de cibler tous

les sports, puis il y a un coût pour les sports.

C'est pour ça qu'on a mis des mesures en place pour favoriser l'accessibilité,

puis on a mis des mesures en place pour développer des infrastructures, parce

que ça aussi, c'est un manque criant. On a juste à voir le PAFIRSPA, on a eu

pour 2,7 milliards de demandes, puis on

avait une enveloppe de 300 millions, c'est pour ça qu'on a pu annoncer, à

mon grand bonheur, une autre enveloppe de 300 millions, parce qu'on

a besoin d'infrastructures.

M. Kelley : Mais, Mme

la ministre, comme maman d'un jeune

joueur de hockey, vous... dépense combien d'argent chaque année environ pour votre fils? Tu peux me donner

une réponse générale parce que ça peut changer d'une année à l'autre, mais c'est juste... Je veux savoir si vous avez un

chiffre en tête. Puis aussi... et j'inclus tout l'équipement, le prix

pour l'équipement, le prix pour juste inscrire un enfant de jouer dans une

ligue, tout ça. Est-ce que vous avez un chiffre? Est-ce que le ministère a un

chiffre? Est-ce qu'ils ont évalué combien ça coûte, pour la classe moyenne,

d'envoyer... de payer pour un enfant de jouer le hockey présentement?

Charest : Bien, ça dépend de beaucoup de facteurs. Donc, il

n'y a pas un prix moyen du coût du hockey. Ça dépend de quel calibre on joue,

quel... combien de fois par semaine. Bon, les équipements, ça va à tous les

prix aussi, là. Tu peux avoir des bâtons de

hockey à 50 $, mais tu peux en avoir à 400 $ aussi. Donc, il y a

vraiment de tous les coûts, et, bon,

il y a plusieurs... il y a plusieurs façons de le calculer puis... mais, encore

une fois, ça peut... ça peut dépendre, mais ça peut aller à... ça peut

aller jusqu'à 4 000 $ par année, pour un jeune, pour pouvoir jouer au

hockey dans différents programmes.

M. Kelley : Parfait, merci beaucoup.

Et, c'est vrai, une étude qui a été faite par... c'est de... la RBC qui a

regardé ça, et c'est vrai qu'ils ont utilisé des chiffres de la GTA, la grande

région de Toronto, mais, pour un jeune, et ça,

c'est avec... oui, en termes des ligues autour de la région de Toronto, ça peut

coûter environ 900 $ à 1 000 $ juste pour l'inscription

pour un enfant, mais, pour un enfant de cinq à huit ans, c'est environ

2 000 $, comme vous avez dit, pour quelqu'un de neuf à 12 ans,

c'est environ 4 000 $, et, pour quelqu'un qui est 13 à 16 ans,

ça peut arriver jusqu'à 7 000 $. Alors, on parle de beaucoup des...

C'est un chiffre énorme, mais je regarde mes collègues de l'autre côté, qui aiment beaucoup le hockey, je sais ça, puis il y a

un très bon joueur de hockey, en passant. Je me souviens, le match qu'on

a joué avec des journalistes. C'était de...

M. Kelley : Oui, mais, Mme la

ministre, la raison pour quoi je pose des questions comme ça, c'est encore des coûts énormes. Et c'est bien beau de quand

même parler directement... le fait qu'on a adopté un projet de loi et de dire : On a fait des investissements dans les

arénas. On a des arénas partout au Québec. Et je vois ma collègue de Vaudreuil

qui est parmi nous aujourd'hui, qui, je pense, va probablement poser une

question là-dessus, mais... investir dans l'infrastructure, c'est 100 %

nécessaire, mais, si on n'a pas beaucoup de jeunes joueurs qui sont capables de

jouer le hockey, et je pose la question, bien, ce n'est pas que ça sert à quoi,

mais comment on va rendre le hockey plus disponible pour tout le monde? Comment

on va s'assurer que notre sport national est en bien... est vraiment en bonne

santé? Parce qu'on voit que les inscriptions pour le hockey commencent à

baisser, je pense, c'est arrivé avec un petit peu

de plateau, mais, quand même, de plus en plus, malheureusement, un sport qui

n'est pas accessible pour beaucoup des familles québécoises, et je

trouve ça triste.

Alors, est-ce que le gouvernement est en train

de peut-être réfléchir à des programmes plus «at large» pour toutes les familles? Je comprends, il y a certains

programmes qui sont plus précisés pour les familles défavorisées. Parfait, parfait, c'est bien beau, mais comment on peut

s'assurer que notre sport national est en bonne santé, Mme la ministre?

Charest : Oui, M. le député de Jacques-Cartier, je veux

juste vous corriger sur la popularité du hockey. En fait, le nombre

d'inscriptions est en croissance, hein, pour... Enfin, on a inversé la... Bien,

j'ai les données, puis c'est 8,5 % d'augmentation du membership en

hockey puis c'est 31 % d'augmentation de membership chez les filles. Donc, ça, c'était aussi une recommandation du

rapport du comité hockey, de faire en sorte de développer le hockey féminin.

Alors, de voir, de constater qu'il y a une

progression du hockey féminin, c'est un... encore une fois, je suis très fière

de ça parce que vous savez à quel

point le sport féminin m'est cher, donc, mais je ne nie pas qu'il y a des

difficultés d'accessibilité.

C'est pour ça

que, depuis que je suis en position, à peu près toutes les mesures que je mets

en place, c'est pour favoriser l'accessibilité aux sports pour que tout

le monde, que ce soit parce qu'ils ont des limitations financières, parce qu'ils ont des limitations physiques, parce qu'ils ont

des limitations en termes de distance, et tout ça... Donc, je rappelle les

différentes mesures qu'on a mises en place, le parascolaire, le remboursement

du... pour les programmes particuliers, les

centrales d'équipement circonflexe, les infrastructures, bon, plein d'autres

choses qui sont mises en place, mais...

pour favoriser l'accessibilité, mais c'est encore un défi, puis ça, j'en suis

tout à fait consciente, puis on va continuer de travailler dans ce

sens-là.

M. Kelley : Merci beaucoup, Mme la

ministre. Combien des recommandations de le rapport du comité sont présentement

en place? Il y a neuf qui ont été faites. Combien sont présentement mises en

place?

Charest : Oui, bien, en fait, on va avoir une nouvelle... un

nouveau bilan, là, à chaque année, on fait un bilan, mais je peux vous les... je peux vous en nommer, puis il faut se

souvenir aussi que ce n'est pas juste des recommandations qui s'adressaient au gouvernement. Il y a plein de

choses qui visaient le milieu du hockey, mais il y a plein de choses...

Bon, d'abord, l'adoption du projet de loi pour

désigner le hockey comme sport national. On a eu le projet de loi... bien, en fait, la loi n° 45, là, pour

la sécurité et l'intégrité. Donc, ça fait

partie aussi des recommandations.

Ensuite, on a eu... Bien, je vous parlais tantôt du nombre

d'inscriptions du hockey au Québec, 8,5 % du côté masculin, 31,2 % du côté féminin. Je vous ai parlé des projets

particuliers. Donc, ça, encore, c'est pour la notion d'accessibilité. Je vous ai

parlé des infrastructures, ça aussi, ça fait

partie des recommandations. Les

bandes flex, on a financé à 7,4 millions les bandes flex. Ça, c'était dans

le rapport... comité hockey.

Ensuite, il y a aussi des choses qui ont été

faites en gouvernance. Il y a eu la réglementation sur les bagarres, puis ça,

vous savez à quel point c'était cher à votre collègue de Marquette. On a eu

l'embauche de coordonnateurs pour le

parahockey. On a eu l'achat de luges en parahockey. On a eu un projet pilote pour

l'embauche de quatre conseillers techniques. J'en ai une page pleine.

Donc, je pense que je vais empiéter sur votre temps. Alors, il y a plein de

choses qui ont été faites, mais, si ça vous intéresse, je pourrai vous donner

toutes les listes.

M. Kelley : Absolument, puis,

encore, il y a neuf... Je sais qu'une a été mise en place, parce qu'on a adopté

un projet de loi, mais, quand même, toute information que vous pouvez déposer à

la commission, ça va être apprécié pour s'assurer qu'on fait le suivi qui est

nécessaire.

Mais je veux passer à des autres sujets parce

qu'il n'y a pas juste le hockey au Québec, et juste sur une note... On termine

comme ça. Moi, je veux voir qu'il y a plus des joueurs du Québec qui sont dans

la Ligue nationale. Je suis tellement fier que Mike Matheson, c'est un natif de

Pointe-Claire, qui est dans ma circonscription. Alex Killorn, qui joue pour les

Ducks d'Anaheim, vient de ma conscription aussi et de Beaconsfield. Alors, je

veux voir qu'il y a Marc-Edouard Vlasic qui... je pense, qui a pris sa retraite

récemment, mais un autre natif de Beaconsfield.

Mais, en tout

cas, on sait qu'on veut plus de joueurs québécois dans la Ligue nationale de

hockey. C'est hyperimportant pour nous comme nation, mais il faut

adresser à un certain moment ce coût-là, parce que d'être un joueur élite... On

a parlé des moyens, mais être un joueur élite... Ça coûte très, très cher de

payer pour un joueur... d'avoir la réussite.

Je pense que le chiffre que RBC a utilisé, ça peut coûter environ à une famille

50 000 $ dans la carrière d'un jeune athlète qui joue le

hockey, et ça, c'est énorme, c'est beaucoup d'argent.

Mais on va passer à un autre sujet, Mme la

ministre, c'est autour de le plan d'action que vous avez déposé, puis je veux aller plus précisément, c'est pour

les organisations sportives provinciales. On sait qu'eux autres demandent,

bien, plus d'argent, plus de sommes pour

s'assurer qu'eux autres sont capables de s'assurer que tous les différents

sports sont en bonne santé, puis, pour l'instant, eux autres, ils sont

un petit peu déçus avec la situation actuelle. Certaines choses qu'ils

réclament, c'est que ça prend un financement prévisible et récurrent, une vraie

stratégie nationale de promotion du sport et l'activité physique, des mesures spécifiques

pour l'accessibilité. Il y a certaines choses qui sont soulevées, et c'est sûr qu'ils parlent de la modernisation des

infrastructures, c'est une chose que vous avez mentionnée, mais, encore, il y a des inquiétudes concernant la

situation dans votre budget pour s'assurer qu'on peut avoir un vrai succès

de le plan national... excusez-moi, succès de votre plan stratégique.

Alors, je ne

sais pas si vous avez des commentaires pour ces gens-là qui sont un peu

inquiets, des organisations sportives qui demandent plus de soutien

accru.

Charest : Oui, bien, merci, M. le député. Bien, je veux

juste vous montrer un petit tableau de l'évolution du budget du secteur du

sport, du loisir et du plein air depuis qu'on est en poste. Alors, ça, c'était le

tableau. Puis, en premier lieu, je

dois vous dire que je suis probablement la plus grande avocate... de défendre

les dossiers de sports, loisirs, puis je

pense que c'est pour ça qu'on a vu à quel point le milieu a été pris en charge

depuis que je suis en poste, particulièrement durant la pandémie, mais,

ceci étant dit, je vais l'illustrer ici.

Donc, ça, c'était le budget qui était octroyé du

temps des libéraux. Donc, ici, on a 103 millions. C'est allé à 141 millions. Et, quand on est arrivés en

poste, donc, en 2019‑2020, ça a augmenté de façon considérable, de sorte

que, maintenant, on est rendus à 320 millions par année dans le

budget du secteur du loisir et... du sport, du loisir et du plein air. Donc, c'est

une augmentation de 127 %.

Donc, évidemment, tu sais, il y a plusieurs

mesures. On a parlé... On a parlé des choses que j'avais mises en place pour l'accessibilité, mais il y a eu aussi

des mesures qui ont été mises en place pour la professionnalisation, pour

l'accompagnement, pour le soutien à l'excellence sportive, donc, plein de

choses qui ont été mises en place encore une fois pour consolider ou solidifier

le milieu... le secteur du sport, du loisir et du plein air.

M. Kelley : Merci

pour le tableau, et je sais que ça montre... mais, j'imagine, ça va commencer

de baisser considérablement parce que vous

avez vraiment mal géré les finances publiques du Québec, puis nous avons des

déficits historiques. Alors, continuez de vanter comment vous avez dépensé

l'argent des contribuables, mais je suis pas mal d'accord avec le député de Saint-Jérôme sur ces questions-là. Alors, est-ce que vous

pouvez dire, les groupes de sport, organisations sportives, les coupures

vont être quoi dans les prochaines années?

Charest : Bon, bien, je vous trouve très difficile à suivre,

M. le député de Jacques-Cartier. Vous veniez de dire qu'il faut financer

puis payer pour tout le monde pour le hockey, mais, en même temps, qu'il faut

couper les dépenses puis arrêter de

dépenser. Donc, je ne sais pas comment vous voulez qu'on fasse ça, là, mais

j'aimerais ça vous référer au budget, où on a un budget qui est positif,

là. Je ne vois pas où vous voyez les coupures, là, mais, sur cinq ans, on a

271 millions d'argent neuf. Donc, ça, c'est plus d'argent qu'on avait dans

les budgets.

Donc, il n'y a pas de coupure. On a, en plus de

ça, annoncé un programme d'infrastructures de 300 millions. Donc, depuis qu'on est en poste, là, ça fait

1,16 milliard en infrastructures qui ont été mis. On a-tu un beau petit

tableau là-dessus? Les

investissements en infrastructures sportives du temps des libéraux, ça, c'est

vous, dans le temps, là, donc, 250 millions dans la... une portion

équivalente, là, sept ans, 250 millions. Nous autres, on est rendus à

1,1 milliard d'infrastructures

sportives puis on n'arrête pas, parce qu'on en a encore un 300 millions

qui arrive. Donc, moi, je suis très satisfaite du budget. Non seulement

on n'a pas de coupure, on maintient nos programmes puis, en plus, bien, on a de

l'argent neuf, donc, 271 millions sur cinq ans.

Kelley : Oui, Mme la ministre, merci pour la réponse et vos

tableaux. Moi, je veux penser à 7 millions de dollars qui ont été donnés à

des Los Angeles Kings, qui ait mieux servi, peut-être, à aller à nos enfants,

peut-être mieux aider des enfants jouer le hockey, mais vous avez

accordé ça à une équipe gérée par un milliardaire pour... vient ici, à Québec, pour jouer deux matchs de hockey. Alors, avec vos

leçons que vous aimez donner à les autres, moi, je garde une petite

gêne, si j'étais vous, Mme la ministre, parce que ça, c'était une honte

nationale, qu'est-ce que vous avez fait.

Et, quand

même, Mme la ministre, merci pour le tableau. Il y a 300 millions de

dollars qui sont mis de l'avant, si je comprends bien, et impose, pour l'année

qui s'en vient... et, encore une chose avec votre gouvernement, beaucoup des

annonces dans l'infrastructure à des projets qui n'arrivent jamais. Comment la

population peut avoir confiance envers vous

quand des annonces sont faites puis ne rien faire de suivi? Je sais que le

député à côté de moi a un bon projet dans son comté. Il parlait de cet

exemple-là, mais moi, je ne suis pas... moins confiant, Mme la ministre, que ça

va arriver, vos annonces.

Mme Charest : Bien, en fait, je ne

sais pas par où prendre la question parce qu'il y a plusieurs éléments qui ne sont tout à fait véridiques dans ce qui a été

nommé. Première chose, c'est qu'il faut comprendre qu'il y a des appels de projets pour des infrastructures sportives,

parce que ce n'est pas des infrastructures qui appartiennent au gouvernement,

là, ça, il faut le spécifier, donc, un appel de projets. L'appel de projets se

fait, puis là les sommes sont consenties une fois que le projet est en

réalisation, là, donc, une fois... Là, on va avoir, là... puis c'est pour ça

qu'il n'y a pas de somme prévue dans le PQI

cette année pour le 300 millions, parce que, là, on va faire l'appel de

projets. On va faire l'analyse des projets. Donc, cette année... Pardon?

Le Président (M. Schneeberger) : 20 secondes.

Mme Charest : 20 secondes?

Donc, il y a bel et bien un appel de projets de 300 millions, et la

réalisation des projets, ça appartient aux municipalités, ça appartient aux

organismes qui ont déposé le projet. Et moi, j'ai inauguré plein

d'infrastructures. Ça fait que je ne sais pas où le député de Jacques-Cartier

était dans les dernières années, mais j'ai inauguré des infrastructures

sportives.

Président (M. Schneeberger) : Merci, c'est terminé. Alors, nous allons

maintenant du côté de la deuxième opposition, et je donne la parole au

député de Rosemont pour 11 min 37 s.

Marissal : Merci, M. le Président. Collègues, Mme la

ministre, bonjour, bonjour. Rapidement, là, le PILS, j'essaie de

retrouver la nomination et de qui s'agit-il, là. Je n'ai pas le temps de

chercher, ça fait que de qui s'agit-il?

Mme Charest : C'est le 7 juin

qu'il sera nommé.

M. Marissal : Ah! le prochain

7 juin.

Mme Charest : Il rentre en fonction,

puis là avec les règles, et tout ça, d'octroi, puis il va être nommé dans les prochaines semaines, mais il ne pouvait pas

être nommé trop préalablement à la date d'entrée en fonction. Son entrée

en fonction est le 7 juin, mais, au-delà de ça, il y a un SMA qui a été

nommé en janvier qui...

Mme Charest : ...un sous-ministre

adjoint, qui est à l'implantation de toute l'organisation, mais il va être en

fonction le 7 juin.

Marissal : Le nom, pour les initiés et les non-initiés, le PILS, c'est

le protecteur de l'intégrité dans les loisirs et le sport, pour les gens qui

nous suivent.

Mme Charest :

Voilà, oui.

M. Marissal :

Est-ce qu'on connaît son identité ou pas?

Mme Charest :

Pas encore. Il n'est pas nommé encore... il n'est pas nominé encore.

M. Marissal :

Pas encore? O.K.

Charest : Il faut que ça

passe au Conseil des ministres, puis ça va être... C'est dans les prochaines

semaines, mais son entrée en fonction va être le 7 juin.

M. Marissal :

Très bien. On lui souhaitera

bonne chance à ce moment-là puis on l'accueillera à ce moment-là puisqu'on

a travaillé sur ce projet de loi là.

la ministre, je vous amène ailleurs complètement. Vous savez comme moi qu'il y

a un homme de 46 ans qui est mort dans une compétition

d'entraînement fonctionnel à Québec il y a quelque temps, le genre d'affaires

qui ne devrait jamais arriver, là, d'autant

qu'il n'y avait pas de service d'urgence sur place. C'était assez chaotique. En

tout cas, un homme de 46 ans qui

fait du sport ne devrait pas mourir dans l'exercice de son sport, à moins d'une

circonstance extraordinaire, là.

Vous

avez été quand même interpelée, puis il y a des associations, comme

l'Association des premiers répondants du

Québec, qui disent qu'on n'a pas... Et je cite, là : «Au Québec aucune norme

stricte ou loi ne réglemente l'organisation médicale lors de grands

événements sportifs.» Est-ce que c'est vrai à ce point-là, là? Je ne suis pas

assez familier avec ce dossier-là. Est-ce

que c'est vrai à ce point? Moi, je connais plus la course à pied, là, j'en ai

fait et j'en fais encore quelques-unes,

là. Il y a toujours un service, là, mais dans certains événements comme ça, où

il y a 1 500 personnes, à Québec, il n'y a pas d'obligation

d'avoir un service?

Mme Charest :

Bien, en fait, ça, ce n'est pas une fédération, hein, le crossfit. Donc, il

n'est pas régi sous nous, là. Nous, on a

tous les protocoles de sécurité, puis d'intégrité, et tout ça, avec nos

fédérations sportives. Peut-être juste une précision, il y avait des

équipes de secouristes, et tout ça, là, mais là je sais qu'il y a... il va y

avoir un rapport du coroner, et tout, puis ça fait que les causes exactes du

décès... mais il y avait des intervenants sur place, il y avait des paramédics aussi qui étaient là, et tout. Donc, tu sais,

spécifiquement sur le cas, je ne peux pas... je ne peux pas le nommer,

mais, au-delà de ça, là, tu sais, les fédérations sportives ont des protocoles

puis ils ont des... dans les règlements de sécurité, il y a déjà des... c'est

prévu qu'il y ait des gens puis des secouristes, et tout.

M. Marissal :

...vous dites «les fédérations». Donc là, il y a quand même un niveau

d'organisation, et c'est tant mieux, là, mais à peu près n'importe qui peut

décider d'organiser un événement où il va y avoir 1 500 personnes avec un service de santé et sécurité moyen, on va

se le dire, là, ça, ce n'est pas couvert parce que ce n'est pas des fédérations.

Mme Charest :

Bien, en fait, ça appartient à

chaque organisation. Puis là, bon, on parle, tu sais, des gens qui sont dans

une fédération quelconque, là, ou une organisation quelconque. Tu sais, ça

appartient à l'organisateur de l'événement d'avoir un protocole de sécurité. Je pense qu'à quelque part aussi,

bien, les participants connaissent leur fédération puis ils savent

qu'est-ce que c'est que des événements qui sont encadrés et...

M. Marissal :

Encore là, Mme la ministre, vous

parlez d'une fédération, encore là, là. Ce n'est pas une fédération dans

ce cas-ci.

Mme Charest :

Bien, l'entité, l'organisme qui chapeaute le crossfit, puis tout ça, ils

ont des...

M. Marissal :

Bien, je vais poser ma question autrement. Ça ne vous inquiète pas? Moi, ça

m'inquiète...

Mme Charest :

Bien, tu sais, c'est sûr que de... c'est ce qu'on veut, hein, que les

milieux soient sécurisés, puis qu'ils soient

sécuritaires, puis que les gens aient les ressources, et tout ça, parce qu'on veut

que les gens bougent, puis pour les bonnes raisons, puis qu'ils soient

en santé. Maintenant, il y a certaines entités qui organisent du sport, puis, tu sais, je ne suis pas certaine que c'est

le rôle du règlement... du gouvernement de régir toutes ces organisations-là, là. Tu sais, je pense qu'il y a quand même des

gens qui l'organisent, puis qui sont responsables, puis de la même façon qu'un

coureur va... Mettons que vous allez faire, M. le député...

Le Président (M. Schneeberger) : ...ne

pas vous interpeler, sinon je vais devoir vous couper à chaque fois, ça fait

qu'on perd du temps, s'il vous plaît. Alors, respectez le temps de parole de

chacun.

M. Marissal : Je

comprends, Mme la ministre, mais le gouvernement, là, vend des permis pour

toutes sortes d'affaires, là. Moi, si je fais un party dans ma ruelle, là, puis

que je vends de l'alcool, ça me prend un permis de la RACJ, là. Là, quelqu'un peut organiser, là, un événement avec

1 500 personnes. Visiblement, la sécurité... la santé et sécurité étaient

déficientes.

Mme Charest : Bien, tu sais, avec

le... Là, je m'excuse, je n'ai pas compris la question, mais je me doute de ce

que c'était, là.

M. Marissal : Ça aussi, ça gruge de

mon temps, Mme la ministre, là.

Mme Charest : Bien, c'est parce que

je veux vous répondre de la meilleure façon possible. Si j'avais les questions

d'avance, je pourrais vous répondre parfaitement sans gruger de votre temps.

Le fameux projet de loi n° 45,

là, où on vient insister sur les organismes qui sont non affiliés, bien, on

vient couvrir ça. Donc là, les

organisations, puis tout ça, doivent avoir un protocole de sécurité. Donc, tu

sais, on vient justement encadrer le milieu du sport, du loisir et des

organismes qui sont non affiliés justement pour qu'il y ait des règlements de sécurité, et tout ça. Donc, c'est la mise en

place de tout ça, mais bien sûr qu'il y a des préoccupations, puis je ne pas

suis en train de dire que je m'en lave les mains, là, mais, c'est ça, on mange

l'éléphant une bouchée à la fois.

M. Marissal : O.K., mais je

n'ai pas sous-entendu que vous vous en laviez les mains. Je m'étonne...

Mme Charest : Non, non, je le

sais, je me suis autodit que je... oui.

M. Marissal : Je m'étonne un peu du «free-for-all» dans

certains événements où n'importe qui organise n'importe quoi puis, enfin, moi, je trouve tout ça aberrant,

qu'il y ait du monde qui meurt dans des conditions de même, là, mais, bon,

on y reviendra. J'imagine qu'avec le rapport du coroner vous aurez une base de

travail.

Mme Charest : Bien oui, c'est

sûr que, tu sais, on va regarder ce qu'il en est, puis qu'est-ce qui a causé la

mort, et qu'est-ce... ça a été quoi, la

suite des développements, mais il y avait des secouristes sur place, il y avait

des équipes d'urgence, puis là on parlait... Puis là les ambulanciers

sont arrivés dans un temps quand même... je pense, c'est une quinzaine de

minutes. En tout cas, bref, on va avoir plus d'information et puis on pourra

voir par la suite.

M. Marissal : O.K. Un autre

sujet dont on avait discuté de façon périphérique au projet de loi n° 45,

mais qui est resté en suspens, et ça revient, curieusement, à chaque printemps

parce qu'on prépare l'été des enfants dans les

camps, L'Association des camps du Québec s'était élevée contre le fait qu'il y

a plein de camps qui ne sont pas régis, et, d'après eux, donc, d'après

L'Association des camps du Québec, on a identifié déjà

2 130 organisations qui étaient non répertoriées ou non adhérentes à

un des programmes de normes. On en a discuté. Vous nous aviez dit à ce moment-là : Ce n'est pas l'endroit ni le

moment pour discuter de ça. Ça arrive souvent dans les projets de loi. J'accepte

ça, sauf que le problème se repose. Il va se

reposer dans un an, au printemps, puis le printemps d'après, puis le... si on

ne fait rien. Où est ce que vous en êtes dans la réflexion là-dessus,

s'il y a réflexion?

Mme Charest : Oui, il y a des réflexions. D'ailleurs, j'ai mon

collègue, qui est juste là, qui travaille le dossier de très près. Donc, c'est officiellement son

dossier comme adjoint gouvernemental. Il y a aussi deux comités

interministériels qui ont été mis en place avec les sous-ministres

associés adjoints et un comité de professionnels, donc, justement, mais c'est quand même un dossier qui est assez

vaste. Il y a eu effectivement le grand recensement, là, des camps. Donc, c'est

un bon début pour savoir au moins à qui on a affaire puis à combien de camps on

a affaire. Donc, il y a encore beaucoup de travail à faire, mais on est dedans.

M. Marissal : Puis on va vers

quoi avec ce travail-là?

Mme Charest : Bien, c'est ça, c'est de voir quel genre de

mécanisme qu'on peut mettre en place pour pouvoir s'assurer des règles, mais il y a quand même déjà

des affiliations, là, avec L'Association des camps, où il y a des règles

qui sont en place, puis qu'on s'assure d'avoir des normes puis le respect des

normes. Donc, est-ce que c'est étendre l'affiliation

à tous les camps avec L'Association des camps, et tout ça... Et puis là, bien,

avec le projet de loi n° 45, bien, il va y avoir la vérification des antécédents judiciaires aussi qui va

sécuriser puis... Ça fait qu'on est... Comme je dirais, là, c'est

prématuré de dire c'est quoi, la suite des choses, là.

M. Marissal : Mais, selon vous,

dans un monde idéal, les camps qui accueillent des enfants devraient être

accrédités, surveillés, audités comme ceux qui se conforment déjà à cette

règle?

Mme Charest : Bien, c'est sûr que, dans le meilleur des mondes,

oui, il y aurait une forme d'accréditation, oui.

M. Marissal : O.K., il me reste peu de temps, un retour sur un sujet

dont on avait parlé l'an dernier, l'utilisation de stéroïdes anabolisants à des fins esthétiques, notamment. Je n'ai pas

le temps de refaire toute l'histoire pour les gens qui n'ont pas suivi,

là, mais ça partait, là, d'un documentaire que nous avions visionné. On avait

même rencontré le réalisateur. Je voulais savoir vous en

êtes où dans la réflexion, parce que vous m'aviez dit à ce moment-là qu'il y a

une étude en cours d'élaboration à l'INSPQ. Je voudrais savoir où est ce qu'on

en est.

Mme Charest : Oui, bien ça, ça

appartient du côté de la Santé. Donc, ce n'est pas sous mon égide. Tu sais, il y a une chose qui... puis qui... Tu sais, on a eu

la discussion puis on en a reparlé même en dehors des canaux de l'Assemblée

nationale. Tu sais, il y a eu une décision de Sports-Québec conjointement avec

le ministère. Dernièrement, je ne sais pas

si vous avez été au fait de Shop Santé, qui voulait commanditer les Jeux du

Québec, et Shop Santé, c'est une boutique spécialisée en suppléments, puis pour la perte de poids, puis pour

augmenter la performance, et tout ça. Puis Sports-Québec a demandé un

avis du ministère, puis le ministère, tu sais, jugeait que ce n'était vraiment

pas une bonne idée de donner une crédibilité

à... et, tu sais, je pense que ça va dans le sens des discussions qu'on a de

faire en sorte justement de ne pas donner de la crédibilité à de la

prise de suppléments, et tout ça. Donc, tu sais, je pense que le message

percole, mais il y a encore du travail à

faire. Ça se fait au niveau de la santé puis... mais là, pour le moment, je

n'ai pas d'avancement, là, sur les travaux.

M. Marissal : O.K., merci.

Le Président (M. Schneeberger) : Alors,

nous allons maintenant du côté de la députée de Vaudreuil. Alors, c'est

44 secondes, rapidement.

Nichols : Oui, 45, M. le Président, je vais faire ça vite.

Le comté de Vaudreuil... Bonjour, Mme la ministre. Bonjour à l'équipe.

Le comté de

Vaudreuil, c'est sept municipalités, Vaudreuil-Soulanges, deux comtés en

explosion démographique, on a construit des nouvelles écoles

secondaires, un comté avec une situation particulière parce qu'il y a un aréna

qui a fermé récemment, l'aréna à

Sainte-Anne-de-Bellevue, où pratiquait, entre autres, le sport-études. Depuis,

bien, les élèves doivent faire 80 kilomètres. Ils doivent se

déplacer à Valleyfield pour pratiquer, entre autres, le sport-études. Les ligues de garage n'ont plus de glace. La ministre

est au courant. Je lui en ai parlé. C'est un casse-tête pour les familles.

La CAQ a adopté un projet de loi pour reconnaître le hockey. Qu'est-ce qu'elle

peut faire pour aider les maires à relancer un projet d'aréna?

Mme Charest : Oui, bien, rapidement,

on a...

Le Président (M. Schneeberger) : On

n'a plus de temps. Rapidement, c'est...

Mme Charest : 300 millions

en...

Président (M. Schneeberger) : C'est très plate, mais on n'a pas de temps, alors

peut-être donner la réponse par la suite, là. Merci beaucoup. Du côté... Alors,

nous retournons du côté de l'opposition officielle avec le député de

Jacques-Cartier pour 17 minutes.

Kelley : Oui, M. le Président, merci beaucoup. Je vais

reposer la même question que la députée de Vaudreuil. Alors, je ne sais

pas si, Mme la ministre, vous voulez compléter votre réponse à ma collègue.

Mme Charest : Oui, bien, c'est ça,

on a, dans le dernier budget, une nouvelle enveloppe de 300 millions en

infrastructures. Donc, il y aura un appel de projets incessamment, puis on

invite évidemment tout le monde à déposer pour

pouvoir jouir de ce financement-là. Puis, bon, effectivement, on s'est

rencontrées puis on a discuté de ce projet-là. On a vu d'autres alternatives, peut-être, avec IQ, et tout ça, puis avec

le MAM, qui s'avéraient... qui ne fonctionnaient pas, là. Ce n'est pas dans leur champ de pratique, mais on se réjouit.

Je pense qu'on peut être très, très, très heureux d'avoir eu une autre

enveloppe de 300 millions dans le dernier budget.

Kelley : Il y a une urgence quand même pour le projet que

ma collègue a posé une question là-dessus. Alors, j'espère que la ministre va mettre un focus

là-dessus puis donner ça une priorité. Je complète peut-être l'intervention de ma

collègue. Alors, merci beaucoup, Mme la ministre.

Charest : ...qu'en fait je l'ai mentionné tantôt qu'il y a

eu pour 2,7 milliards de demandes puis 300 millions la dernière enveloppe. Donc, il y a urgence à bien

des places. Puis là je ne ferai pas de l'arrogance, mais il y avait quand

même un petit tableau qui démontrait c'était quoi, la hauteur des

investissements en infrastructures sportives par le passé. Donc, évidemment, on a beaucoup de rattrapage à faire, mais la

bonne nouvelle, c'est qu'on est au rendez-vous puis on a encore une

enveloppe de 300 millions cette année.

M. Kelley : Merci beaucoup, Mme la

ministre. J'ai une question pour vous et pour votre ministère pour le projet de

loi n° 97, la Loi visant principalement à moderniser le régime forestier.

On sait que des nouvelles zones vont être

proposées pour permettre les activités de récolte du bois dans les zones de

conservation, qui remettent en question la protection des aires naturelles. De plus, la planification des

activités forestières serait transférée aux titulaires des licences. Ça

réduit aussi le rôle du gouvernement dans la gestion des forêts publiques. Ces

changements pourraient avoir un impact sur la capacité de

la SEPAQ à remplir sa mission de conservation et de mise en valeur des parcs

nationaux. Alors, une question, Mme la

ministre. Est-ce que la SEPAQ a été consultée lors de l'élaboration du projet

de loi n° 97, et, si oui, quelles recommandations

a-t-il formulées?

Charest : Oui, bien, en fait, non seulement la SEPAQ, mais

aussi mon ministère a été consulté. Puis on s'est assurés justement qu'il y

aura une concertation puis qu'il y aura une diffusion des informations

notamment pour garder les sentiers

intacts, hein, parce que ça faisait

partie des grandes préoccupations. On

développe des beaux sentiers puis on ne veut pas qu'ils soient à

découvert. Donc, c'est déjà prévu dans le projet de loi, puis on va s'assurer

d'être cohérents dans consultations, puis tout ça, puis on va être là. Puis là il

y a avec moi aussi les gens de la SEPAQ et le P.D.G.

de la SEPAQ, puis je ne sais pas s'il veut rajouter quelque chose, très

éloquent toujours dans ces discussions. Alors, je vais... je peux le

laisser. Voulez-vous qu'il vous en parle ou d'autres choses? Il peut nous

parler de la SEPAQ.

M. Kelley : Oui, oui. Non, non,

c'est correct, Mme la ministre, on peut entendre les gens qui sont avec nous

aujourd'hui. Pas de trouble. Consentement.

Président (M. Schneeberger) : Oui. Alors, monsieur, ça prend le consentement de

la table. Ai-je le consentement?

Des voix : Consentement.

Le Président (M. Schneeberger) : Alors,

monsieur, vous voulez vous nommer par votre

titre et votre nom?

M. Soucy (Martin) : Martin Soucy,

président-directeur général de la SEPAQ. Merci.

Pour répondre à votre question, en fait, dans

les parcs nationaux, c'est des aires protégées de catégorie 2, donc il n'y

aura aucun impact, parce que le régime... c'est exclu de l'exploitation

minière, forestière, et tout ça. C'est dans

le cas des réserves fauniques ou les aménagements forestiers avec la

conservation de la faune, vous savez que c'est des lieux de chasse et de

pêche, donc il faut essayer de protéger les... d'arriver à un équilibre pour

avoir des habitats, notamment pour l'espèce emblème qui sont... sont les

orignaux, au Québec.

Donc, on a été non seulement consultés, on a pu

avoir des discussions plus particulières avec les gens du ministère des

Ressources naturelles. Ça s'est fait via notre cabinet. On est contents des

réponses qu'on a eues. Puis on a saisi qu'on

aurait effectivement un certain nombre de réserves fauniques où ça pourrait

être plus problématique ou préoccupant, où il va y avoir de l'écoute,

là, pour qu'on puisse maintenir ces équilibres-là à l'égard à la fois de la

pratique d'activités de plein air et également la chasse et la pêche.

M. Kelley : Merci beaucoup pour la

réponse. Est-ce que vous avez évalué peut-être les impacts économiques de le projet de

loi sur les activités

récréotouristiques et aussi, notamment, en ce qui concerne l'attractivité des

parcs pour les visiteurs? Est-ce que

vous avez fait cette évaluation et peut-être déposé certaines recommandations

au ministère des Ressources naturelles?

M. Soucy (Martin) : Toujours en

phase avec le régime forestier?

M. Soucy (Martin) : Oui, bien, tout

à fait. En fait, il va d'abord falloir que les zones soient identifiées puis qu'on puisse les croiser avec les territoires. Puis

à ce moment-là, effectivement, on pourra transmettre ce type

d'information là. Jusqu'à maintenant, c'est de réussir à avoir l'équilibre,

préserver à la fois l'apport économique de la

forêt, puis on comprend l'importance qu'il soit modernisé au Québec, et, de

l'autre côté aussi, de maintenir les activités d'accessibilité en forêt,

de mise en valeur du milieu, et tout ça.

M. Kelley : Parfait. Merci beaucoup.

Dans un autre dossier, Mme la ministre, quand même, toujours en lien avec la SEPAQ, on sait que le RCR, Resorts of the

Canadian Rockies, est dans l'actualité récemment. On sait qu'il y a des sommes

qui a été mis dans certains projets. Alors, juste une question : Est-ce

que le gouvernement est satisfait, en décembre 2024,

qu'un investissement de 50 millions par la SMSA, alors que la convention

de 2008 prévoyait seulement 150 000 millions de dollars financés sans aide publique? Est-ce que vous êtes

à l'aise avec ça, d'accord avec ça? Est-ce que vous avez des réflexions

là-dessus?

Mme Charest : En fait, j'ai beaucoup

de réflexions là-dessus. Je suis quand même assez surprise que ce soit un député libéral qui me pose la question, parce

qu'on se souvient qu'en 1994 le Parti libéral a cédé, avec aucun droit de regard, à RCR le joyau qui est le

Mont-Sainte-Anne. Alors, vous dire à quel point ce deal-là est complètement

irresponsable, c'est vraiment particulier de me faire poser la question.

Maintenant, tranquillement, on arrive à mettre

des conditions. En 2008, il y a eu une nouvelle convention qui a fait en sorte qu'on pouvait mettre certaines

conditions sur l'exploitation, bon, via la SEPAQ. En 2021, voyant qu'ils

ne remplissaient pas les conditions, il y a eu un recours juridique. Donc, il y

a des choses qu'on met en place.

Maintenant,

encore une fois, là, on est comme pris avec un mauvais deal libéral. Puis je le

répète parce que je pense vous n'écoutiez pas, là, mais un mauvais deal

libéral, en 1994, où on a cédé à RCR la montagne du Mont-Sainte-Anne. Alors là, on est en train

d'essayer de colmater tout ça puis d'y aller avec les moyens qu'on a pour

pouvoir faire en sorte que les Québécois, et pas juste les Québécois, mais le

monde entier, puissent bénéficier de ce joyau qui est extraordinaire

pour le ski, pour le ski de fond, pour la randonnée, pour le vélo.

Donc, je pense que des investissements sont

nécessaires, et c'est revendiqué par bien des gens. Et moi, je pense que le gouvernement, qu'il veuille investir

dans ce projet-là, bien, c'est tout à fait... c'est tout à fait louable, puis on va continuer

de travailler le dossier pour faire en sorte qu'on puisse utiliser cette

infrastructure-là, qui est fantastique.

M. Kelley : Oui, Mme

la ministre, je vous écoute. Et, quand même,

je veux juste bien comprendre : Est-ce

que vous êtes à l'aise avec le fait

que vous avez dépensé à peu près 1 million de dollars dans les frais

juridiques, mais il ne reste presque pas de sous pour la SEPAQ pour

remettre à niveau le secteur est de Mont-Sainte-Anne?

Mme Charest : Encore une fois, je

suis abasourdie, M. le Président, mais... de la question. Les libéraux ont fait un deal, en 1994, ne prévoyant aucune mesure

de contrôle, aucune mesure de standard de qualité, d'investissement. On est pognés avec ça, excusez mon français, on

est pognés avec ça. On fait en sorte d'avoir une convention. On y va petit

à petit pour faire en sorte d'avoir... d'avoir une pogne sur ce dossier-là,

pour faire en sorte que les... qu'il y ait des investissements, qu'il y ait des

télésièges de qualité, qu'il y ait des standards de qualité qui soient

déterminés. On est obligé d'aller devant les

tribunaux parce que ça n'a jamais été prévu par les libéraux. Puis là on se

fait reprocher de mettre de l'argent dans les tribunaux. Je ne sais pas

quoi dire d'autre.

M. Kelley : Oui, Mme la ministre, je

sais que votre ligne d'attaque... d'attaquer les libéraux, c'est bien beau pour

les caméras, mais ça ne dit absolument rien, parce que vous êtes en pouvoir

maintenant depuis presque sept ans. Alors,

c'est vous qui doit prendre en charge des choses. Alors, pourquoi le gouvernement

est satisfait, en décembre 2024, d'investissements de près de

50 millions de dollars? Encore, je répète la question : Est-ce que

vous êtes satisfaits? Pourquoi vous... prend pas en charge ce dossier, Mme la

ministre?

Mme Charest : Bien, j'ai énormément

de misère à vous suivre, là. Vous nous reprochez de ne pas mettre d'argent. Ensuite, vous nous reprochez de remettre

de l'argent. Vous nous reprochez de mettre 2 millions pour un recours

juridique. C'est clair, pour le gouvernement, qu'il faut donner à la

population, à la région, mais à toute la population du Québec, accès à une

infrastructure de qualité qui représente un joyau extraordinaire pour les

activités sportives de plein air. Comme

gouvernement, on est responsable, on veut mettre des investissements dans ce

joyau-là et on se le fait reprocher. Alors, je ne comprends pas trop.

Kelley : Merci beaucoup. Mme la ministre, je veux parler

maintenant d'un sujet, c'est encore, là, l'obésité. On sait que c'est...

il y a des chiffres préoccupants un petit peu qui sortent partout en Amérique

du Nord, au Canada. Quand même, au Québec, c'est un enjeu qui est soulevé

souvent. Je sais que, dans le budget pour le développement du sport et de

loisir, l'activité physique et du plein air, il y a une variation, un recul des

budgets d'environ 8,5 %. Pourquoi couper dans le financement du sport et

de l'activité physique, alors que votre gouvernement affirme vouloir miser sur

la prévention pour améliorer la santé des Québécois?

Mme Charest : Oui. Bien, encore une

fois, je répète, on ne coupe pas, là. Je vous ai montré tantôt qu'on a 272 millions de dollars d'argent neuf sur

cinq ans. On a 300 millions d'infrastructures. Donc, c'est bien clair, là.

Il y a peut-être une petite variation dans des budgets d'une année par

rapport à l'autre parce qu'il y a des mesures... On se souvient du fameux 250 millions, là, le plan 2022‑2027

pour la relance du sport après la pandémie. Donc, il y a certaines mesures qui ont pris fin, il y en a d'autres qui

étaient dégressives, comme, par exemple, le projet circonflexe, 40 millions,

puis, d'une année à l'autre... Au début, il

y avait des plus grosses sommes qui étaient investies, puis ensuite c'était de

façon dégressive, la même chose pour les sauveteurs.

Donc, encore une fois, je répète que, depuis que

je suis en poste, ma grande préoccupation, c'est de faire bouger les jeunes de

tous... de tous les horizons possibles, de favoriser l'accessibilité. C'est

pour ça qu'on a mis en place le

parascolaire, les programmes particuliers, des infrastructures, la gratuité

d'équipement sportif avec circonflexe, donc plein de choses qui font en

sorte de faire bouger les jeunes et les moins jeunes pour justement faire en

sorte qu'il y ait moins de taux d'obésité.

M. Kelley : Mme la ministre, vous

dites qu'il n'y a pas des coupures, mais, en 2024‑2025, le budget était 161,9 millions de dollars. Pour 2025‑2026,

le budget prévu, c'est 148,2 millions de dollars. Si ce n'est pas une

coupure, c'est quoi?

Mme Charest : C'est exactement ce

que je viens de vous expliquer. Il y avait des mesures qui étaient dans le plan

d'action 2022‑2027 qui ont pris fin, mais, dans la progression de... puis

dans les argents qui sont investis, notamment

avec les infrastructures, on a 271 millions d'argent neuf sur cinq ans,

330 millions sur six ans, donc c'est plus d'argent dans le sport

pour faire bouger les gens partout au Québec.

M. Kelley : Oui, mais juste en

général, si on regarde le portrait, le budget pour plusieurs choses, Équipe

Québec, promotion de l'activité physique, promotion de loisirs, promotion du

sport, Société des établissements de plein

air, SEPAQ, soutien aux organismes

multidisciplinaires, autres crédits de transfert, quand je regarde chacun de

ces éléments que je viens de noter, promotion de

l'activité physique, on voit une diminution de 10,3 %, pour la promotion de

loisirs, c'est encore... il n'y a presque aucun changement, une augmentation de

seulement 0,5 %, pour la promotion du

sport, c'est moins 5,7 %, pour SEPAQ, c'est moins 3,5 %, soutien aux

organismes multidisciplinaires, c'est 8,8 %, une réduction.

Alors, en général, on voit une baisse partout

dans votre budget. On sait que des problèmes d'obésité, le fait qu'on ait une

société où les gens ne bougent pas assez... Mme la ministre, comment vous

pouvez couper dans ces budgets? Est-ce que ce n'est plus une priorité,

d'attaquer la prévention et de s'assurer que nous avons une société en pleine

forme et en santé?

Mme Charest : Bien, je vous ai

exactement expliqué la raison de la baisse de financement. Il n'y a aucun programme qui a été coupé, il n'y a aucun

financement de programme pour les fédérations, pour les initiatives, et tout

ça... Ce qui fait en sorte que le montant

est diminué, c'était, par exemple, circonflexe, qui était un... il y a

40,5 millions dans ce

programme-là, c'était une mesure dégressive. Donc, la première année, il y

avait des plus gros montants, puis, par la suite, il y en avait... il y

en avait moins. Il y avait des mesures aussi, dans le plan d'action 2022‑2027,

qui sont venues à échéance. Il y avait, pour les sauveteurs, la gratuité des

sauveteurs, c'était une mesure dégressive. Donc, c'est ce qui explique que le montant est moins élevé cette année. Mais,

je répète, 272 millions sur cinq ans d'argent neuf, c'est une

augmentation.

M. Kelley : O.K. M. le Président, je

pense qu'il n'y a pas beaucoup de temps qu'il reste.

Le Président (M. Schneeberger) : Une

minute.

M. Kelley : Une question à

Mme la ministre. Pour les données, pour avoir un portrait plus détaillé sur

l'obésité, est-ce que le gouvernement a un plan de peut-être mieux étudier la

situation, de recueillir plus de données, particulièrement

en lien avec l'obésité infantile pour peut-être mieux développer des politiques

pour attaquer ce problème dans notre société?

Mme Charest : Oui. Bien, encore une

fois, là, on travaille sur les saines habitudes de vie. Et là, évidemment, le dossier d'obésité, c'est un dossier en santé,

là, ce n'est pas sous mon égide. Mais, encore une fois, moi, je me concentre

pour faire bouger les jeunes pour pouvoir contrer ce fléau.

M. Kelley : Merci beaucoup.

Le Président (M. Schneeberger) : 30 secondes.

M. Kelley : 30 secondes.

Bien, j'espère, Mme la ministre, je sais que ce n'est pas votre responsabilité

exclusivement, mais que le gouvernement commence à étudier la question

d'avoir juste des meilleures données. Je ne pense pas que c'est une mauvaise

chose pour notre société. Et merci beaucoup, M. le Président et mes collègues,

pour votre écoute aujourd'hui.

Président (M. Schneeberger) : Merci beaucoup, M. le député de Jacques-Cartier. Nous allons maintenant du côté de la députée de Terrebonne pour

3 min 50 s.

Mme Gentilcore : Merci, M. le

Président. Merci aux collègues. Je vais y aller rapidement, j'ai

3 min 50 s. Mme la ministre, vous venez d'en parler un petit

peu, vous êtes une grande sportive...

Mme Gentilcore : ...on le reste

toujours un peu, vous êtes une grande sportive. Parlons quand même un peu plus de l'état des infrastructures sportives au

Mont-Sainte-Anne. On a des gondoles qui menacent de tomber, des chalets

décrépits quand ils ne sont pas carrément fermés. Un vrai bijou naturel qui est

maltraité par une entreprise albertaine. Comme sportive ou ancienne sportive, est-ce que les infrastructures du

Mont-Sainte-Anne vous rendent fière, Mme la ministre?

Charest : Bien, peut-être une précision, là, sur les

gondoles. Il y a des rapports de sécurité. Puis il y a eu un enjeu, puis ça, ça

a été réglé. Puis il y a eu un enjeu dans l'Ouest canadien, mais ça, ça ne nous

appartient pas. Mais, nous, on a vraiment une vigie qui est faite avec

la RBQ pour s'assurer de la sécurité. Alors, ça, c'est important de le

rappeler, là, ça ne tombera pas puis...

Mme Gentilcore : ...sur le terrain,

quand même, les infrastructures laissent à désirer.

Charest : Bien là, je vous parle des gondoles, les gondoles

sont sécuritaires. Maintenant, j'ai parlé quand même abondamment avec le

député de Jacques-Cartier d'un petit peu l'évolution du dossier puis sur

lequel, malheureusement... avec lequel on a été pris, à notre arrivée au

pouvoir, et de la façon qu'on veut amener ce projet-là à

avoir des investissements. Donc, un investissement de 50 millions de la

part du gouvernement, je pense que c'est quand même très important. Donc, on

continue de travailler le dossier avec la SEPAQ, entre autres, pour avoir des

normes de qualité puis pour pouvoir avoir des infrastructures de qualité.

Mme Gentilcore : Mais maintenant

c'est vous qui êtes la ministre des Sports, là, vous êtes au courant que

pendant que Resorts of the Canadian Rockies récolte les profits de l'usage de

la montagne en négligeant l'entretien, ce

sont des bénévoles qui paient de leur poche pour l'entretien des sentiers. Vous

le savez, ça? Vous êtes au courant de ça?

Charest : Bien, en fait, on travaille avec... que ce soit

pour le pourtour, avec la SEPAQ, on a des investissements qui sont mis. ll y a une table de concertation aussi avec

la SEPAQ puis avec les différents organismes. Il y a 12 organismes qui ont été rencontrés à date pour pouvoir

avoir un plan d'harmonisation, pour faire en sorte que, justement, les

sentiers soient développés, pour que... s'assurer de la qualité, des normes de

qualité, et tout. Donc, on travaille sur le dossier, mais je rappelle qu'on a

eu un legs assez particulier, puis on est obligés de travailler avec.

Gentilcore : ...maintenant, il y a des bénévoles qui achètent

des motoneiges pour entretenir la montagne. Vous faites

partie de ce gouvernement. Vous donnez 50 millions sur

un plateau d'argent à RCR, alors que ça fait 30 ans que ça va mal

au Mont-Sainte-Anne. Est-ce que vous trouvez que c'est un 50 millions bien

investi?

Mme Charest : Bien

là, en fait, je pense que vous mélangez deux dossiers, là, parce que le

50 millions, c'est sur la montagne. Les bénévoles, ils travaillent sur le

pourtour, donc, ça, c'est un autre... c'est un autre dossier complet.

Mme Gentilcore : Ensemble de

l'oeuvre.

Mme Charest : Non, c'est deux choses

complètement différentes, parce qu'on a une emprise sur le pourtour, parce

qu'on a réussi à avoir une convention.

Mme Gentilcore : Mais le

50 millions, est-ce bien investi?

Mme Charest : Bien, le... vous

voulez qu'on ait des infrastructures de qualité, des gondoles de qualité, des chalets de qualité, donc je pense qu'un

investissement pour ce joyau du Québec est important. Encore une fois, on est

en discussion, pour le pourtour, avec les différents acteurs,

intervenants du milieu pour s'assurer des normes de qualité puis de bien

investir, justement, l'argent puis de répondre aux besoins de la population.

Maintenant, sur le dossier de la montagne, on a

besoin d'énormément d'investissements. Je pense que le gouvernement, qu'il soit

là, qu'il soit au rendez-vous pour faire en sorte, encore une fois, d'avoir des

infrastructures de qualité, je pense que c'est un bon investissement.

Mme Gentilcore : Dans l'écosystème sportif,

j'ai l'impression, et là je connais ça moins que vous, que les infrastructures

municipales et scolaires sont vraiment capitales pour la promotion et la

pratique du sport. Est-ce que vous êtes de cet avis?

Charest : Absolument, puis c'est la raison pour laquelle on

a 1,16 milliard d'investis depuis qu'on est en poste pour des

infrastructures.

Mme Gentilcore : Votre gouvernement

a pourtant aboli des compensations versées aux centres des services scolaires

pour la mise à disposition de leurs installations à des fins récréatives

municipales, via des ententes comme l'entente Réflexe Montréal. Comment vous

définissez votre rôle là-dedans?

Président (M. Schneeberger) : Il n'y a plus de temps, malheureusement. Alors,

nous allons maintenant du côté ministériel, les députés ont

6 min 28 s. Alors, député de Jonquière?

Le Président (M. Schneeberger) :

Alors, allez-y.

M. Gagnon : Merci beaucoup, M. le

Président. Mme la ministre, toute votre dynamique équipe, c'est un plaisir d'être avec vous cet après-midi. Mme la

ministre, moi aussi, mon temps est limité, je vais aller rapidement. Je pensais

qu'on allait en parler un petit peu plus aujourd'hui, mais je vais

l'aborder : circonflexe, 40,7 millions sur cinq ans confiés aux URLS.

Puis circonflexe, là, c'est important de le mentionner, là, je résume ça, quand

j'en parle aux gens, circonflexe, c'est...

grosso modo, pour moi, ça veut dire, il n'y a plus de raison d'être sur la

ligne de côté. Je rêve de jouer au

baseball, mais je n'ai pas de gant de baseball, circonflexe, le programme peut

nous aider. Je rêve de... d'embarquer sur le terrain de soccer, mais je

n'ai pas le ballon de soccer, circonflexe, par le point de service, l'unité

mobile, les casiers, vient donner ce matériel-là. Alors, ça fait bouger les

Québécois et les Québécoises de manière universelle. Vous m'avez... J'ai eu la chance d'aller voir à la baie de Beauport,

vous avez été avec moi dans ma circonscription, au Patro, dans le Bas-Saguenay, dans la région de

Portneuf, circonflexe, c'est un outil incroyable qu'il faut parler davantage.

fais une parenthèse, en 10 secondes, au même moment, avec l'ensemble des

partis politiques qui sont devant moi, je

suis également délégué sur la commission de l'impact des écrans chez les

jeunes. On veut tous que nos jeunes «diminussent»... diminuent,

pardon...

M. Gagnon :

...«diminussent», diminuent d'utiliser l'outil qui s'appelle le cellulaire,

mais les chercheurs, le scientifique, le milieu scolaire nous disaient :

Il faut y aller vers des incitatifs pour lâcher le cellulaire. Et puis je pense

que circonflexe est un outil pour dire : Bien, je le dépose et puis... que

je sois à la SEPAQ, que je sois dans ma cour

d'école, je vais aller chercher le ballon. Alors, je pense qu'on est carrément

dedans. Mme la Présidente... Mme la Présidente,

pardon, Mme la ministre, en juin dernier, vous l'avez lancé officiellement, circonflexe,

avec le prêt-pour-bouger. Où en sommes-nous à quasiment un an, là, de

l'implantation?

Mme Charest :

Oui. Bien, merci, M. le député, de parler de circonflexe, parce que c'est

effectivement une initiative extrêmement porteuse, puis j'invite tous les gens

à aller voir, là, les différents points de service. À date, là, il y a 480 points de service. Vous avez

parlé... il y a des points de service fixes, il y a des unités mobiles puis il

y a des casiers aussi où on peut aller chercher du matériel.

Donc,

vous avez parlé de la limitation financière pour des gens, là, qui n'ont pas

accès à avoir de l'équipement sportif.

Mais là où ça devient aussi très intéressant, c'est que l'activité spontanée,

tu sais, ce n'est pas toujours planifié, hein, on s'en va au parc, puis

là on est là, puis on a une petite demi-heure à tuer, puis : Aïe! Si

j'avais un ballon, je pourrais effectivement, tu sais, me faire... faire des

bottés avec ma soeur. On faisait ça quand on était jeunes. Et donc ça vient favoriser, justement, des activités

spontanées. On est en visite quelque part, on n'a pas besoin de trimbaler tout notre

kit, puis on peut avoir accès à de l'équipement partout. On peut aussi essayer

une nouvelle activité. Puis ça aussi, ça va

faire en sorte de développer peut-être un goût pour une activité que... Tu

sais, tu ne t'équipes pas pour essayer du «paddleboard», par exemple.

Bien, ça fait

partie de l'offre de services de circonflexe. Donc, tu y prends

goût, tu développes un intérêt. Donc, toutes

des choses qui font en sorte, justement, d'enlever des freins pour pouvoir

avoir des gens qui sont plus en santé puis qui bougent davantage.

M. Gagnon :

Parfait. Mme la ministre, dans votre...

Mme Charest :

Ah! Puis, je m'excuse...

M. Gagnon :

Allez-y. Allez-y.

Mme Charest :

...mais j'ai d'autres choses. Il y a 17 500 équipements répertoriés,

35 000 prêts qui ont été faits

depuis le mois de juin. Alors, ça marche, puis les gens l'utilisent. Mais

évidemment on invite tout le monde à savoir où sont les points de

service.

M. Gagnon :

Bravo, Mme la ministre du Sport, Loisir, Plein air! Sport, vous êtes en action;

loisir, bravo, le p.l. n° 45,

le 7 juin, qui va s'implanter. Mais il y a un petit mot qui s'est rajouté

en 2022, «plein air». Vous êtes responsable de la SEPAQ. Je veux y aller rapidement. Mais je suis un passionné de

rendre accès... la nature au Québec. Et, oui, il y a le développement de

l'offre, là, je vois les gens de la SEPAQ à ma droite, mais il y a aussi toute

la promotion du plein air. De manière très laser, Mme la ministre,

qu'est-ce que vous faites pour faire bouger le plein air au Québec?

Mme Charest :

Bien, on a... évidemment, on a un joyau aussi qui est la SEPAQ puis qui

travaille... on travaille très bien pour faire en sorte justement d'augmenter

l'accessibilité. Donc, il y a différentes mesures qui ont été mises en place, notamment la réduction de la

carte annuelle de la SEPAQ. On a eu des gratuités aussi, la première année,

deux journées par semaine pendant un certain nombre de semaines puis, la

deuxième année, trois journées, qui a fait

en sorte, là, qu'il y a eu, genre, 75 000 visites supplémentaires.

Donc, encore une fois, c'est une façon de goûter à la SEPAQ puis de

l'adopter.

Ensuite, il y a eu aussi

du prêt d'équipement dans les semaines de relâche l'année dernière, donc,

justement, encore une fois, pour pouvoir favoriser l'accès. Il y a eu aussi de

l'accès gratuit via des organismes communautaires, donc les directeurs de parcs identifiaient des organismes

communautaires, donnaient accès à ces organismes-là. Donc, encore une

fois, une belle façon. Puis là il y avait... il pouvait y avoir du transport

qui était organisé, puis tout ça. Donc, c'était vraiment une belle mesure.

On a eu aussi une

belle initiative avec des nouveaux arrivants au parc des Îles-de-Boucherville,

donc, ça aussi... pour leur faire goûter

c'est quoi, les joies du camping. Donc, ça aussi, ça a été vraiment une super,

supermesure. Bon, évidemment, tous les investissements qu'on met dans

les parcs pour faire en sorte que l'expérience client soit favorisée. Puis,

bien, le plein air, on veut le développer.

M. Gagnon :

Est-ce qu'il me reste du temps pour une petite dernière, M. le Président?

Le Président (M. Schneeberger) :

20 secondes.

M. Gagnon :

20 secondes, sanction du p.l. n° 45, entré...

7 juin. C'est quoi, l'amélioration du PILS qu'on va voir à partir du

7 juin, Mme la ministre?

Mme Charest : Oui. Bien, c'est sûr

que c'était une recommandation de plusieurs instances. Évidemment, on vient renforcer le secteur du sport, du loisir, le

loisir qui est maintenant intégré. On vient chercher aussi les organismes

qui n'étaient pas... qui ne sont... qui sont non affiliés.

Président (M. Schneeberger) :

Merci beaucoup. Alors, le temps est déjà écoulé, le temps du volet Sports, loisirs

et plein air des crédits budgétaires du portefeuille Éducation est écoulé.

Alors, il me reste à mettre aux voix le programme 5, intitulé

Développement du sport, loisir et de l'activité physique et du plein air.

Est-il adopté?

Des voix : Sur division.

Le Président (M. Schneeberger) :

Adopté sur division.

Alors, en terminant, je dépose les réponses aux

demandes des renseignements des oppositions.

Donc, compte tenu de l'heure, la commission ajourne ses travaux à demain,

mercredi 30 avril, 15 heures, où elle entreprendra

l'étude du volet Habitation des crédits budgétaires du portefeuille Affaires

municipales et Habitation. Bonne fin d'après-midi, tout le monde.

(Fin de la séance à 16 h 29)

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCAT 2025-04-29
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions cat-43-1 journal-debats CAT-250429
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
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