CAT — 24 May 2016 (41st Legislature, 1st Session)
CAT 2016-05-24
Quebec — Committees
«Ce rapport
ne peut être transmis qu'à compter du cinquième jour qui suit celui du scrutin.
Il doit comprendre une déclaration de l'agent officiel attestant
l'exactitude du rapport.
«L'avance sur
le remboursement des dépenses électorales d'un parti est faite à son
représentant officiel et celle d'un candidat indépendant, conjointement
à ce candidat et à son représentant officiel.
«474.2.
Sur réception du rapport de dépenses électorales de l'agent officiel du parti
ou du candidat indépendant autorisé
qui a bénéficié d'une avance en vertu de l'article 474.1, le trésorier
vérifie si le montant de cette avance excède celui auquel le parti ou le
candidat a droit en application des articles 442.1 à 442.3 et 475 ou 476.
«Si l'avance excède le montant auquel a droit le
parti ou le candidat, le trésorier fait parvenir, par courrier recommandé ou certifié, au représentant officiel à
qui l'avance a été accordée une réclamation correspondant à la
différence entre ces montants.
«Le montant
de cette réclamation doit être acquitté dans les 30 jours de sa réception
par le représentant officiel.»
Alors, l'article 51 du projet de loi
propose d'introduire dans la LERM un mécanisme permettant le versement anticipé de la moitié du financement public complémentaire —
article 49 du projet de loi — et du remboursement des dépenses électorales — articles 475 et 476 de la LERM — auxquels aurait droit un parti ou candidat
indépendant autorisé.
L'article 474.1 propose que l'avance soit
versée sur réception d'un rapport de l'agent officiel du parti ou du candidat indépendant mentionnant le montant des
contributions reçues et des dépenses électorales pour lesquelles des
factures ont été reçues.
L'article 474.2
prévoit la façon dont serait récupérée toute somme versée après... par
anticipation qui excéderait le montant auquel a droit le parti ou le
candidat après vérification du rapport des dépenses électorales.
Le Président (M. Auger) : Donc, vous
avez un amendement à l'article 51.
Coiteux : Et j'ai un amendement à l'article 51 : Supprimer,
dans le troisième alinéa de l'article 474.1 proposé par
l'article 51, «sur le remboursement des dépenses électorales».
Alors, étant
donné que l'avance dont il est question au troisième
article de
l'article 474.1 peut également être faite sur le montant qui peut
être versé à
titre de financement public complémentaire — premier
alinéa — l'amendement
a pour but de corriger une inexactitude.
Président (M. Auger) : Merci, M. le ministre. Est-ce qu'il y a des
interventions? M. le député de Blainville.
M. Laframboise : Oui, bien, juste
sur l'amendement, là... Parce qu'une fois que «sur le remboursement des dépenses électorales» va avoir été enlevé ça va se
lire : «L'avance d'un parti...» J'aurais peut-être été... Peut-être
ça aurait été mieux de dire :
L'avance à un parti est faite, plutôt que «l'avance d'un parti». Je sais que
c'est de la terminologie puis ce n'est que de la grammaire, là, mais
«l'avance d'un parti est faite à son représentant officiel»... Plutôt l'avance
à un parti. Comprenez-vous?
M. Coiteux : ...deux secondes.
Laframboise : C'est le troisième alinéa, tout simplement, à votre
amendement. «L'avance d'un parti».
M. Laframboise : Tu sais, l'avance à un parti plutôt que l'avance d'un parti. Parce que,
quand on va enlever «sur le
remboursement des dépenses électorales», ça va rester «l'avance d'un parti», tu
sais. Ça aurait été plus facilement lisible si on disait «l'avance à un
parti».
M. Coiteux :
...ça, j'en conviens, j'en conviens.
Là, techniquement,
pour corriger ça, il faut modifier l'amendement ou il faut faire un nouvel
amendement?
Le Président (M.
Auger) : En fait, on pourrait faire un nouvel amendement ou un
sous-amendement à votre amendement, tout
simplement. On peut remplacer celui-là, effectivement, ou on peut apporter un
sous-amendement qui corrigerait «à
un»... ou retirer et en déposer un nouveau, tout simplement. C'est ce qui serait le plus simple, à mon avis.
M. Coiteux : Alors, ce que je vais
faire, je retirerais mon amendement puis j'en déposerais un autre. C'est peut-être
le plus simple.
Le Président (M. Auger) : Il y a consentement
pour le retrait de l'amendement? Consentement. Donc, l'amendement du ministre à
l'article 51 est retiré.
Et vous en redéposez un nouveau.
Coiteux : Et j'en dépose un
autre, qui se lirait comme suit, et on va le distribuer tout de suite : Remplacer, dans le troisième alinéa de l'article 474.1
proposé par l'article 51, «sur le remboursement des dépenses électorales
d'un» par «à un».
Président (M. Auger) : On va
faire la distribution, s'il vous
plaît. Est-ce que, pendant ce temps,
vous avez quand même des interventions sur cet amendement à l'article 51?
voix : Non, ça va...
Président (M. Auger) : On va
le mettre aux voix. Donc, je vais mettre l'amendement aux voix. Est-ce que l'amendement à l'article 51
est adopté?
Le Président (M.
Auger) : Adopté. Donc, nous revenons à l'article 51 tel qu'amendé.
Est-ce qu'il y a des interventions? M. le député de Blainville.
M. Laframboise : Bon, si on comprend bien, M.
le ministre, ce que 51 va dire, d'abord,
ça s'applique à l'agent officiel d'un
parti ou un candidat indépendant. Il
a jusqu'à cinq jours du déclenchement des élections pour produire un rapport dans lequel il va mentionner le montant
des contributions qu'il a déjà reçues ainsi que les dépenses... en tout
cas les factures qu'il a reçues. Donc là, ce
que va faire l'agent officiel, il va dire : Bon, j'ai déjà fait ma
planification, j'ai tant de publicité, j'ai tant de ci, j'ai tant de ça,
voici, j'ai des factures, j'ai des factures, puis j'ai déjà reçu un certain
montant de financement, ensuite j'ai déjà des dépenses de faites, et il produit
le rapport.
deuxième paragraphe dit : «Ce rapport ne peut être transmis qu'à compter
du cinquième jour qui suit celui du scrutin.» Ah! O.K., c'est après les
élections, O.K., c'est après les élections que la dépense se fait. Ça veut dire
qu'en attendant... O.K., je comprends, là.
Donc, c'est après les élections. En attendant, ce qu'ils font, bien, ils font
un emprunt, une marge de crédit ou je
ne sais pas quoi, là, ils financent leur campagne électorale. Puis après ça,
cinq jours après, ils peuvent déposer
le rapport de dépenses puis le rapport de financement, puis il va y avoir un
premier versement de 50 % qui va leur être versé, bon, puis, dans
les 30 jours de la réception par l'agent officiel. C'est un peu ça?
Laframboise : Parfait.
Coiteux : Donc, ils ne peuvent pas le faire avant cette période de
cinq jours suivant le scrutin, mais, à partir de là... Ça vient faciliter, hein, les choses, dans le fond. En attente du
remboursement complet, il est possible d'avoir une avance correspondant
à 50 % du montant attendu. Ça permet ensuite de faire les vérifications
finales pour régler le montant exact à la fin.
M. Laframboise : Ça, c'est pour éviter un financement indu, qui dure trop longtemps, là,
et tout ça, là. Ça va aider à rembourser une
partie de la dette
électorale le plus rapidement possible, là, tout simplement, là...
M. Coiteux :
Ça va aider aux problèmes de liquidités temporaires.
Le Président (M.
Auger) : D'autres interventions? M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Bon. «Si l'avance excède le montant auquel a droit [un] parti[...], le
trésorier fait parvenir, par courrier recommandé[...], au représentant
officiel à qui l'avance a été accordée une réclamation...»
montant de cette réclamation doit être acquitté dans les 30 jours de sa
réception par le représentant officiel.»
Quel
sera le mécanisme dans le cas où est-ce qu'un candidat indépendant ou un agent
officiel ne rembourse pas après 30
jours? Ce serait quoi, le mécanisme pour se faire rembourser? Est-ce qu'il y
aura des pénalités? Est-ce que le candidat sera suspendu ou...
Le Président (M.
Auger) : M. le ministre.
M. Coiteux :
On va vérifier. C'est certainement les autres éléments de la loi existante qui
s'appliquent, là.
Le Président (M.
Auger) : Je vais suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
10 h 19)
Le Président (M.
Auger) : Nous reprenons nos travaux. M. le ministre.
Coiteux : O.K.
Alors, j'avais déjà déposé un amendement à l'article 61
qui prévoit les pénalités justement en cas de non-remboursement, selon
les modalités prévues à cet article. On aura l'occasion d'en discuter à l'article 61.
Le Président (M.
Auger) : M. le député de Blainville.
M. Laframboise : Oui. Pour poursuivre dans ce que je disais
tantôt, là, le processus, donc, cinq jours après les élections,
l'agent officiel peut déposer un rapport, contributions reçues, dépenses, et là
ce que dit 474.1, c'est : Le secrétaire...
le trésorier de la ville verse sans délai les sommes, c'est ça qu'il dit, là.
Bon, il y a un premier rapport qui est produit, qui
est un
sommaire, finalement, là, pour avoir un remboursement de 50 %.
que nous donne 474.2, là, sur réception du rapport des dépenses électorales...
Là, après ça, il y a le véritable rapport
électoral qui est déposé par l'agent officiel, et là le trésorier de la ville
va vérifier, entre autres, si l'avance qui a été faite excède ou pas le montant qu'il avait droit, puis c'est là que,
bon, ce qu'on dit, c'est que, si jamais ça excède, bien, là, c'est là
que le 30 jours entre en ligne de compte. C'est qu'à partir de cette
constatation-là, bien là l'agent officiel, le représentant
officiel a 30 jours pour rembourser la ville, si jamais il y avait un versement
qui avait été donné en trop mais permis
par la loi, là, parce que dès le départ, là, on autorise 50 %, puis après
ça, bien, arrivent tous les barèmes, les calculs, et tout ça; le
pourcentage de votes, et tout ça, là. Donc, c'est ça, le principe, là.
je veux juste... Parce que tantôt, là, j'ai laissé entendre que le 30 jours
pouvait... la ville versait 30 jours, mais ce n'est pas 30 jours, là. La ville, quand elle
verse, le premier versement, c'est sans délai, c'est ça que dit le premier
paragraphe de 474.1, là, donc le trésorier verse sans délai au parti. Donc,
sans délai, évidemment, là, on n'a pas dit 30 jours, là. Il y a le rapport qui est conforme, il constate, puis
après ça il verse la somme tout de suite, là, sans délai, là. Il n'y a
pas... Vous n'avez pas voulu... La volonté, c'est de laisser à la ville, au
trésorier le soin de faire son analyse puis...
M. Coiteux :
Oui, c'est exactement ça.
Laframboise : Parfait. C'est bon.
Le Président (M.
Auger) : D'autres interventions sur l'article 51 tel qu'amendé?
S'il
n'y a pas d'autre intervention, je vais le mettre aux voix. Est-ce que
l'article 51, tel qu'amendé, est adopté?
Le Président (M.
Auger) : Adopté.
Article 52.
M. Coiteux :
O.K. Alors, 52. Mais j'aurai un amendement, mais je vais d'abord...
L'article 475 de cette loi est modifié :
1° par le
remplacement de «70 %» par «60 %»;
2° par l'ajout, à la
fin, de l'alinéa suivant :
«Dans
le calcul du remboursement, le trésorier doit soustraire du montant des
dépenses électorales inscrites au rapport le montant auquel a droit, en
vertu des articles 442.1 à 442.3, un parti pour son candidat au poste de
maire ou de maire d'arrondissement et pour son candidat à chaque poste de
conseiller.»
Alors,
l'article 52 modifie l'article 475 de la LERM afin de réduire de
10 % — 70 %
à 60 % — le
taux des dépenses électorales faites par un
parti, qui peuvent être remboursées par la municipalité. Par ailleurs, le
montant reçu en financement public
par le parti en vertu de l'article 442.1 proposé —
article 49 du projet de loi — serait déduit du montant des dépenses
admissibles à un remboursement.
Mais j'ai un
amendement à l'article 52 qui consiste à remplacer l'article 52 par
le suivant :
L'article 475 de cette loi est modifié par l'ajout, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«Dans
le calcul du remboursement, le trésorier doit soustraire du montant des
dépenses électorales inscrites au rapport
le montant auquel a droit, en vertu des articles 442.1 à 442.3, un parti
pour son candidat au poste de maire ou de maire d'arrondissement et pour
son candidat à chaque poste de conseiller.»
Commentaires.
Cet amendement a pour but de retirer la modification qui avait pour effet de
réduire de 10 points de pourcentage le taux des dépenses
électorales faites par un parti qui peuvent être remboursées par la
municipalité. Le taux de 70 % demeure.
Le Président (M.
Auger) : Des interventions sur l'amendement? M. le député de
Blainville.
M. Laframboise : Oui. Si on revient... Parce que c'est évident que les témoignages qu'on
a entendus devant notre comité, surtout de la part du milieu municipal,
bien, on voulait qu'on revienne au 70 % du remboursement, alors que le projet de loi était à 60 %. Je dois dire à
mes collègues, les ex-collègues qui nous écoutent sûrement aujourd'hui, ce
n'est pas parce qu'on le demande que
nécessairement ça veut dire que... qu'ils ont automatiquement raison. Mais ce
qui m'a fait pencher pour l'appui à
cette motion-là... à cet amendement-là, évidemment, c'est le Directeur général
des élections, qui, lui, est venu
nous dire que, le taux d'endettement des partis politiques, par rapport à la
dernière élection de 2013, puis le fait que beaucoup de dépenses,
beaucoup de dettes sont encore là puis qu'elles n'ont pas encore été
remboursées, c'était une mauvaise idée de passer de 70 % à 60 %, même
si à première vue c'était...
Pourquoi ça avait été...
puis là le ministre pourra me corriger, mais ça avait été mis là parce qu'on
rehausse le financement public d'un côté,
puis là on voulait, à quelque part, être capable, lors de la campagne
électorale, de rembourser un peu
moins, parce que théoriquement il aurait dû y avoir plus d'argent, là, qui
avait été donné. Mais le taux d'endettement, là, tel qu'a mentionné le Directeur général des élections, fait que...
En tout cas, un jour peut-être qu'on révisera ça, mais ce n'est pas le
temps. On va laisser la chance à la loi, quant à moi, de faire son... les
modifications de faire son cours.
Et évidemment
le but, ce n'est pas que les partis politiques s'enrichissent, je ne pense pas
que M. le ministre... on n'est pas là non plus pour ça, mais c'est de
s'assurer que la démocratie fonctionne puis qu'il n'y a pas de dettes qui ne se remboursent pas, à
la fin, puis qui font que c'est un problème pour le Directeur général des
élections. Moi, je pense que cette
façon de voir là puis cet amendement-là est intéressant dans le sens où on
souscrit aux demandes pas juste des villes
qui le demandaient... Au début, comme je vous le disais, peut-être l'impression
que, bon, ils voulaient en avoir plus, mais,
à écouter le Directeur général des élections, ils ont besoin de ça pour être
capables d'éviter que, encore une fois, il y ait trop d'endettement des
partis politiques. Donc, on va être en accord avec cet amendement-là.
Le Président (M. Auger) : D'autres
interventions sur cet amendement remplaçant l'article 52?
S'il n'y a
pas d'intervention, je vais le mettre aux voix. Est-ce que l'amendement
remplaçant l'article 52 est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
Donc,
article 52, adopté.
M. le ministre.
Article 53.
M. Coiteux : Là, on a adopté
l'amendement, donc on retourne à l'article tel qu'amendé.
Le Président (M. Auger) : Oui, à
l'article tel qu'amendé, excusez-moi, oui. Des interventions?
S'il n'y a pas d'intervention, je vais le mettre
aux voix. Est-ce que l'article 52, tel qu'amendé, est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
Article 53.
M. Coiteux :
Article 53 :
L'article 476 de cette loi est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier alinéa,
de «70 %» par «60 %»;
2° par l'insertion, après le premier alinéa, du
suivant :
«Dans le
calcul du remboursement, le trésorier doit soustraire du montant des dépenses
électorales inscrites au rapport le montant auquel a droit, en vertu des
articles 442.1 à 442.3, un candidat indépendant.»;
3° par
l'insertion, dans le deuxième alinéa et après «Toutefois, le», de «montant
obtenu par l'addition du montant versé en vertu des articles 442.1
et 442.3 et du».
Alors, l'article 53 modifie l'article 476
de la LERM afin de réduire de 10 % — 70 % à 60 % — le
taux de remboursement des dépenses électorales faites par un candidat
indépendant autorisé. Par ailleurs, le montant reçu en financement public par le candidat en vertu des articles 442.1 à
442.3 proposés —
article
49 du projet de loi — serait
déduit du montant des dépenses admissibles à un remboursement et considéré dans
le calcul prévu au troisième alinéa.
Mais j'ai un amendement
à l'article 53 qui consiste à supprimer le paragraphe 1° de
l'article 53. Et évidemment cet amendement a pour but de retirer la
modification qui avait pour effet de réduire de 10 points de pourcentage — 70 %
à 60 % — le taux de dépenses électorales faites par un
candidat indépendant autorisé qui peuvent être remboursées par la municipalité.
Le taux de 70 % demeure.
Président (M. Auger) :
Merci. Des interventions sur cet amendement à l'article 53? M. le député de Blainville.
Laframboise : Oui. Bon,
c'est en concordance avec l'article 52 qu'on a lu tantôt. Il faudrait
juste aussi, pour ceux qui nous
écoutent, comprendre que les partis politiques, au Québec, c'est 50 %, le taux de dépenses, tu sais,
pour les partis provinciaux, c'est
50 %, le remboursement des dépenses. Il y a une différence avec les
partis municipaux, puis elle
est maintenue, puis c'est correct, mais le
message... Parce que souvent les partis politiques, bon, les maires nous disent
qu'ils veulent avoir l'équité avec Québec,
mais là l'équité avec Québec, ça aurait été des remboursements de dépenses à
50 %. Mais on est conscients, par la déclaration du Directeur général des
élections, que ce n'est pas facile par rapport au financement dans les villes. Et de maintenir le 70 % qui était dans
la loi actuelle, je pense que, pour l'instant, c'est une bonne façon de faire, considérant le taux d'endettement
des partis politiques municipaux, mais tout en disant à mes ex-collègues
du milieu municipal : Il ne faut jamais oublier qu'au provincial le
remboursement des dépenses électorales, c'est 50 %, tout simplement.
Le Président (M. Auger) : D'autres
interventions?
S'il n'y a pas d'autre intervention sur cet
amendement, je vais le mettre aux voix. Est-ce que l'amendement à
l'article 53 est adopté?
Président (M. Auger) : Adopté. Nous revenons à l'article 53 tel
qu'amendé. Est-ce qu'il y a des interventions?
S'il n'y a pas d'intervention, je vais le mettre
aux voix. Est-ce que l'article 53, tel qu'amendé, est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
Article 54. M. le ministre.
Coiteux : Oui. Il y aura également un amendement, dans ce cas-ci, mais
on va commencer par l'article.
Alors, 54 :
L'article 483 de cette loi est modifié par l'ajout, à la fin, de l'alinéa
suivant :
représentant officiel du parti doit également conserver pendant cinq ans les
factures, les preuves de paiement et les pièces justificatives relatives
à la confection du rapport financier.»
Alors,
l'article 54 modifie l'article 483 de la LERM afin d'obliger le
représentant officiel d'un parti à conserver pendant cinq ans les pièces justificatives relatives à la confection de
son rapport financier. Il s'agit d'une modification de concordance avec
la Loi électorale,
article 118.
Mais j'ai un
amendement que je vais déposer... que j'ai déjà déposé.
Le Président (M.
Auger) : C'est déjà déposé.
M. Coiteux :
Alors, l'amendement : Remplacer l'article 54 par le suivant :
L'article 483 de cette loi est modifié :
1° par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «cinq» par «sept»; et
2° par l'ajout, à la
fin, de l'alinéa suivant :
représentant officiel du parti doit également conserver pendant une période de
sept ans les factures, les preuves de paiement et les autres pièces
justificatives relatives à la confection du rapport financier.»
Alors,
le paragraphe 1° de cet amendement donne suite à la recommandation n° 37
de la commission d'enquête sur l'industrie de la construction. Le
paragraphe 2° modifie l'article 483 de la LERM afin d'obliger le
représentant officiel d'un parti à conserver pendant sept ans... — c'est
écrit «cinq», ici, c'est écrit «cinq», c'est une coquille...
Coiteux : ...il y a une coquille ici, mais c'est sept — sept ans les pièces justificatives relatives
à la confection de son rapport financier. Il s'agit d'une modification
de concordance avec la Loi électorale.
Bien
là, on a adopté déjà les amendements pour le sept ans, donc c'est pour être en
concordance avec ce qu'on a fait auparavant dans d'autres articles de ce
projet de loi.
Président (M. Auger) : Merci, M. le ministre. Des interventions sur
cet amendement à l'article 54? Et tout le monde a fait le
changement de «sept» pour «cinq»? Des interventions?
S'il n'y a pas
d'intervention, je vais le mettre aux voix. Est-ce que l'amendement à
l'article 54 est adopté?
Président (M. Auger) : Adopté. Nous revenons à l'article 54 tel
qu'amendé. Est-ce qu'il y a des interventions?
S'il n'y a pas
d'intervention, je vais le mettre aux voix. Est-ce que l'article 54, tel
qu'amendé, est adopté?
Le Président (M.
Auger) : Adopté. Je crois que vous avez un amendement qui introduit un
nouvel article, M. le ministre, à 54.0.1.
M. Coiteux :
Donc, insérer, après l'article 54, le suivant :
54.0.1. Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 483, du suivant :
«483.1. Le représentant
officiel d'un candidat indépendant qui a été autorisé dans l'année précédant
celle de l'élection générale, doit, au plus tard le 1er avril de l'année de
l'élection, transmettre au trésorier un rapport financier contenant, compte
tenu des adaptations nécessaires, les mêmes renseignements que le rapport
financier d'un parti, sauf le bilan et l'état
des flux de trésorerie, et qui doit être accompagné d'une copie de chacun des
reçus délivrés pour les contributions recueillies pendant la période
couverte par le rapport.»
Alors, en concordance
avec le fait qu'un parti autorisé doive transmettre un rapport financier à
chaque année —
article 479 de la LERM — le
candidat indépendant qui aurait obtenu son autorisation l'année précédant
celle de l'élection générale aurait l'obligation de transmettre un rapport
financier pour cette année.
Président (M. Auger) : Des
interventions sur cet amendement qui introduit le nouvel
article 54.0.1? M. le député de Blainville.
M. Laframboise :
On a adopté des amendements, pour les candidats indépendants, de deux ans, de
façon... précédemment, là. Pourquoi ne pas permettre aux candidats indépendants
d'avoir un agent officiel deux ans avant?
Coiteux : Ce qu'on a permis
dans l'amendement que nous avons adopté, c'est que le candidat
indépendant, qui aujourd'hui ne peut commencer son financement que lors de
l'année électorale, puisse le commencer une année au préalable. C'est nouveau.
Alors, en concordance
avec ce qu'on exige des partis politiques, de produire un rapport à chaque
année, on demanderait, à ce moment-là, qu'il produise un rapport pour cette
année qui précède aussi, et non pas seulement pour l'année électorale. Donc,
c'est vraiment une question, là, de concordance avec les partis politiques.
M. Laframboise :
Puis le deux ans, c'était pour quoi? C'était après l'élection?
M. Coiteux : Ça, c'était pour le remboursement
après l'élection, où on donnait un délai supplémentaire.
M. Laframboise : Parfait. C'est bon.
Le Président (M. Auger) : Ça va?
D'autres interventions sur cet amendement?
S'il n'y a
pas d'autre intervention, je vais le mettre aux voix. Est-ce que
l'amendement introduisant l'article 54.0.1 est
adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
Donc, l'article 54.0.1 est adopté.
M. le ministre, vous avez un amendement qui
introduit un nouvel
article 54.1.
M. Coiteux : Alors, on s'en va à 54...
Le Président (M. Auger) : 54.1.
M. Coiteux : 54.1. Alors, insérer,
après l'article 54, le suivant :
54.1.
L'article 490 de cette loi est
modifié :
1° par le remplacement, dans le paragraphe 1°,
de «1 000 $» par «1 900 $»;
2° par le remplacement, dans le paragraphe 2°,
de «1 500 $» par «2 800 $»;
3° par le remplacement, dans le paragraphe 3°,
de «3 000 $» par «5 600 $»;
4° par l'ajout, à la fin, des alinéas
suivants :
«Les montants
prescrits au premier alinéa sont ajustés le 1er janvier de chaque année
selon la variation de l'indice moyen
des prix à la consommation pour l'année précédente en prenant comme base
l'indice établi pour l'ensemble du Québec par Statistique Canada.
«Ces montants
sont diminués au dollar le plus près s'ils comprennent une fraction inférieure
à 0,50 $ et ils sont augmentés au dollar le plus près s'ils
comprennent une fraction égale ou supérieure à 0,50 $. Le ministre des
Affaires municipales, des Régions et de
l'Occupation du territoire publie à la Gazette officielle du Québec le résultat de cet ajustement.»
Alors,
l'article 490 de la LERM est modifié afin d'augmenter le montant des frais
de vérification pouvant être remboursés
par la municipalité, des rapports financiers des partis politiques,
et de prévoir une indexation à chaque année. Ces montants n'avaient pas
été augmentés depuis 1987.
Le Président (M. Auger) : Merci. Des
interventions sur cet amendement? M. le député de Blainville.
M. Laframboise : Auparavant, dans
l'article qu'on a adopté, 54.0.1, on dit que le représentant officiel d'un candidat indépendant qui a été autorisé, là, doit
transmettre au trésorier un rapport financier, compte tenu des
adaptations nécessaires, contenant les mêmes renseignements que le rapport
financier d'un parti, sauf le bilan et l'état des flux de trésorerie. Et là, dans l'article qu'on étudie
présentement, on parle de payer pour les frais de vérification, là, pour les partis politiques, puis c'est correct, ça, ça va, là, mais, les
candidats indépendants, qui devront produire le rapport financier, on
n'exige pas que ce soit préparé par un spécialiste en comptabilité ou des choses
comme ça, là, absolument pas, parce qu'ils ne seront pas remboursés de rien,
eux autres, là, là. Donc, le rapport qu'ils vont produire en vertu de 54.0.1,
les conseillers indépendants, on n'est pas obligé de le faire préparer par un
spécialiste en comptabilité, là, hein, c'est ça?
M. Coiteux : Non, pas besoin.
M. Laframboise : Pas besoin.
Parfait. Merci.
Le Président (M. Auger) : D'autres
interventions sur cet amendement?
S'il n'y a
pas d'autre intervention, je vais le mettre aux voix. Est-ce que l'amendement
introduisant l'article 54.1 est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
Donc, l'article 54.1 est adopté.
L'article 55. M. le ministre.
Coiteux :
L'article 498 de cette loi est modifié par la
suppression de la première phrase du troisième alinéa.
Alors, par cohérence avec la Loi
électorale — l'article 441 — il
est proposé de ne plus permettre de disposer des
sommes et des biens issus d'un fonds électoral à des fins politiques,
religieuses, scientifiques ou charitables. Ces biens ou ces sommes
seraient plutôt remis à la municipalité.
Le Président (M.
Auger) : Des interventions sur l'article 55? M. le député de
René-Lévesque.
Ouellet : Oui, peut-être une
question : Qu'est-ce que vous avez derrière cet amendement-là, M. le
ministre, pour décider qu'effectivement on ne donnerait plus... C'est quoi, la...
pas dire la logique, mais c'est quoi, la trame de fond d'enlever directement
cette disposition-là?
M. Coiteux : C'est parce que
désormais la municipalité contribue au financement des partis politiques et des
candidats indépendants. Et donc, s'il y a des sommes qui ne sont pas utilisées,
il est logique qu'elles retournent aux municipalités qui ont financé.
Le Président (M. Auger) : D'autres
interventions? M. le député.
Ouellet : Si je comprends
bien, les municipalités pourront, eux autres, décider de dispenser de ces
sommes-là à leur bon usage. Y aurait-u une disposition quelconque qui pourrait...
Coiteux : Ça va devenir des revenus, là, exceptionnels, disons, des
municipalités, utilisables pour toute autre... toute fin qu'une
municipalité pourrait vouloir poursuivre.
Le Président (M. Auger) : D'autres
interventions sur l'article? Oui, M. le député de Blainville.
Laframboise : Bon, là, quand
je lis 498, là, bon : «Le plus tôt possible après la transmission de son
rapport de dépenses[...], l'agent officiel
d'un parti autorisé doit remettre au représentant officiel les sommes qui
demeurent dans son fonds électoral — donc l'agent officiel remet
au représentant officiel — et
les biens qu'il détient[...].
«Le représentant officiel d'un candidat [...]
autorisé conserve à ce titre, après la transmission du rapport des dépenses électorales, les sommes qui demeurent
dans le fonds électoral et les biens qu'il détient à
titre d'agent
officiel, et dont tout ou
partie du coût
constitue une dépense électorale.» Donc là, on dit, bon : L'agent officiel
remet au représentant officiel les sommes.
Après ça, le troisième paragraphe disait :
Le représentant officiel d'un candidat indépendant autorisé peut les remettre à... pour des fins religieuses, là,
scientifiques. On enlève ça. Mais là : «Il peut notamment utiliser ces
sommes ou le produit de l'aliénation de ces
biens, pourvu qu'elle ait été faite pour un juste prix, pour acquitter ou faire
acquitter par le trésorier une réclamation qui peut être payée après la
transmission du rapport...» Ça, ça veut dire pour payer d'autres dépenses qui
auraient pu être oubliées, là, bon, ça, je comprends ça.
«Le solde des
sommes visées au deuxième alinéa et du produit de l'aliénation des biens[...],
au 31 décembre de l'année civile...» Et : «Les biens visés à
cet alinéa que détient à cette date le représentant officiel appartiennent à la
municipalité et lui sont remis.» Donc, le
solde des sommes visées au deuxième alinéa et du produit de l'aliénation
des biens visés au 31 décembre, bon,
ça, ça veut dire que ça appartient à la ville. Le deuxième alinéa, c'est le
représentant officiel d'un candidat indépendant, parfait. Puis, le parti, bien,
lui, les sommes vont rester dans le parti. Le premier paragraphe, ça veut dire
que, quand il y a un parti politique, bien là les sommes, elles restent au
parti; quand il y a un candidat indépendant, les sommes s'en vont à la ville.
C'est ça qu'on peut résumer?
M. Coiteux : Oui. C'est la
différence entre un parti, qui a pour objectif d'être pérenne, là, puis le
candidat indépendant, qui est plus, en principe, sporadique.
Laframboise : Puis un
candidat indépendant qui voudrait continuer, admettons, là, pour se représenter
à la prochaine élection, là, lui,
c'est impossible, il faut qu'il verse les sommes à la ville, puis il
recommence, lui là, une année avant, là. Il peut se renommer... Comme on
a dit la dernière fois, comme on a dit dans les articles qu'on a adoptés
précédemment, il se renomme un agent officiel un an avant puis il recommence à
faire ses choses.
M. Laframboise : Mais il ne peut
jamais être capable d'avoir des sommes pérennes comme c'est le cas pour un
parti politique.
Laframboise : Oui, c'est ça.
Puis ça, vous me l'aviez expliqué, M. le ministre, mais c'est important, là,
que vous le redites à tous les candidats
indépendants du Québec, là. Vous n'avez pas choisi de permettre que ces
sommes-là soient pérennes pour un candidat indépendant. Redonnez-moi
l'explication, M. le ministre, s'il vous plaît.
Le Président (M. Auger) : M. le
ministre.
M. Coiteux : Quand on fait le choix
d'être un candidat indépendant plutôt que de créer un parti politique ou d'adhérer à un parti politique, c'est un choix qui
implique une autre façon de faire de la politique à l'échelle
municipale. Alors, un candidat indépendant
peut se présenter, ne pas se présenter, il n'a pas une existence, là, au-delà
de la personne qui se présente, et personne ne
peut présumer s'il va se représenter, ne pas se représenter. Ça nous oblige à
les considérer différemment.
Ceci étant
dit, dans les amendements que nous avons adoptés, déjà, on a permis de donner
un espace supplémentaire aux
candidats indépendants pour aller chercher du financement puis un espace
supplémentaire pour rembourser leurs dettes. Donc, on leur a donné un meilleur accès au financement que ce qui est le
cas à l'heure actuelle, par les amendements.
Mais on
continue de faire une distinction entre un parti politique... dont l'existence
transcende l'année de l'élection, alors que le candidat indépendant, ça
ne transcende pas en soi — en
tout cas, c'est un choix — l'année
de l'élection.
M. Laframboise : Et, pour lui, les
derniers amendements qu'on a adoptés, c'est qu'il peut se nommer un agent officiel dans l'année qui précède l'année
d'élection. Donc, exemple, les élections sont en 2017, donc il pourrait...
là, c'est sûr que le projet de loi n'est pas
adopté, mais il pourrait, dès l'adoption du projet de loi, tout de suite se
nommer un agent officiel puis commencer à
ramasser ses sous. Donc, ça va toujours permettre, pratiquement... Étant donné
que les élections sont à date fixe,
dans le monde municipal, ça va toujours... quand la loi va être là, ça va leur
donner un an plus à peu près neuf mois, là, donc ils vont avoir
21 mois, là, pour être capables de s'annoncer puis de ramasser leurs sous,
et tout ça.
M. Coiteux : Exact. Après leur
autorisation.
M. Laframboise : Après leur
autorisation. Parfait. C'est bon.
Le Président (M. Auger) : M. le
député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Oui. J'aimerais juste
entendre le ministre sur un cas de figure qui pourrait se passer. J'essaie de
bien comprendre.
Je suis un parti politique X municipal, il me reste des cents dans ma cagnotte électorale, et
je décide de fusionner avec un autre
parti. Est-ce que, dans ce cas-là, les sommes du parti X devraient être
remises à la municipalité, qui seront remises au nouveau parti, ou
elles pourraient transiter du parti X à la fusion avec le nouveau parti?
Est-ce que ça, c'est possible?
M. Coiteux : On va consulter.
Le Président (M. Auger) : Je
suspends quelques instants.
(Suspension de la séance à 10 h 48)
Le Président (M. Auger) : Nous
allons reprendre nos travaux. M. le ministre.
M. Coiteux : Les sommes suivent dans
la fusion, dans la nouvelle entité.
Le Président (M. Auger) : D'autres
interventions? M. le député de Blainville.
Laframboise : Je veux juste
revenir au candidat indépendant, là.
Puis peut-être que, ma question, vous pouvez, si vous sentez... En tout cas, peut-être que le DGE pourrait nous
répondre, là, mais, si, admettons, il y avait un financement pérein, on
leur permettait, mettons, de continuer comme un parti politique, ça veut dire
qu'il faudrait probablement instaurer aussi
les vérifications nécessaires, on ne peut pas... Parce que les partis
politiques doivent déposer des états vérifiés de leurs activités annuelles, puis, bon, c'est pour ça qu'on paie, et
tout ça. Si on permettait aux indépendants de faire ça, ça veut dire qu'il faudrait probablement... en tout
cas il faut qu'il y ait un suivi des argents qui sont ramassés, des dépenses qui sont faites durant l'année, donc, inévitablement, ça forcerait à avoir une vérification obligatoire. C'est ce que... En tout cas, c'est parce que
je veux comprendre, là, tu sais. Des fois, on peut demander, là,
ils nous regardent, les indépendants,
on peut demander, mais ça ne veut pas dire
que... Tu sais, à quelque part, quand on est un parti politique, on a des obligations
qui suivent avec ça, alors que, quand on est
indépendant, on a moins d'obligations envers le Directeur général des élections.
Est-ce que
je comprends mal ou, si c'était ça, il faudrait que le DGE ait une vérification obligatoire, et tout ça, des sommes annuelles? C'est ça qui...
M. Coiteux : Bien, c'est clair que,
si on traitait les indépendants comme des partis politiques, il faudrait que l'ensemble
des dispositions s'appliquant aux partis politiques s'appliquent à eux et
elles.
Or, on ne peut pas traiter les indépendants
comme des partis politiques parce que c'est vraiment des réalités différentes; en compétition lors des périodes
électorales, on s'entend, mais entre les périodes électorales ce sont des
entités qu'on ne peut pas assimiler. C'est pour ça que ce n'est pas les mêmes
exigences.
M. Laframboise : Et qui n'ont pas
les mêmes obligations, en plus.
Coiteux : Forcément.
Le Président (M.
Auger) : D'autres interventions sur cet
article 55?
S'il n'y a pas
d'autre intervention, je vais le mettre aux voix. Est-ce que l'article 55
est adopté?
Le Président (M.
Auger) : Adopté.
Article 56. Donc, vous avez un amendement.
Coiteux : Bien, j'aurai des amendements,
mais je voudrais en déposer des nouveaux. Suite aux discussions que nous
avons eues la semaine dernière sur les villes de moins de 5 000 habitants
et des consultations qui ont suivi, on aura des amendements à l'article 56
que j'aimerais déposer dès maintenant.
Le Président (M. Auger) :
Bien sûr. Avec plaisir.
Donc, on va retourner
à l'article 56. M. le ministre, en faire la lecture et vos commentaires.
Coiteux :
L'article 56, donc. Là, j'ai un amendement après.
Alors,
article 56 :
L'article 499.7 de cette loi est modifié
par le remplacement, dans le troisième alinéa, de «300 $» par «200 $»
et de «700 $» par «800 $».
Alors,
l'article 56 modifie l'article 499.7 de la LERM afin de fixer à
200 $ le plafond des contributions que peut verser un électeur au
cours d'une même campagne à la direction et de fixer à 800 $ le montant
que peut se verser un candidat lors d'une campagne à la direction.
Mais j'aurais un
amendement. L'amendement est le suivant : Remplacer l'article 56 par
le suivant :
L'article 499.7 de cette loi est modifié :
1° par l'insertion,
après le premier alinéa, du suivant :
«Toutefois,
un copropriétaire indivis d'un immeuble ou un cooccupant d'un établissement
d'entreprise ne peut faire cette contribution que s'il est celui désigné
conformément à l'article 429.1.»;
2° par le
remplacement, dans le troisième alinéa, de «300 $» par «200 $» et de
«700 $» par «800 $»;
3° par l'ajout, après
le troisième alinéa, du suivant :
«Dans
le cas des copropriétaires indivis d'un immeuble ou des cooccupants d'un établissement
d'entreprise, la somme maximale prévue au quatrième alinéa s'applique
comme si l'ensemble de ceux-ci était un seul électeur.»
Alors,
évidemment, c'est en concordance avec les articles 45.2, 45.3 et 46 que
nous avons vus précédemment. Cet amendement
introduit la même mécanique de désignation par procuration, dans le cas des
copropriétaires et des cooccupants non
domiciliés, de la personne pouvant verser, cette fois, une contribution pour un
candidat à la direction d'un parti politique.
Président (M. Auger) : Merci. Des interventions sur cet amendement qui
remplace l'article 56? M. le député de Blainville.
Laframboise : Oui. On parle de la course à la direction d'un parti.
C'est ce qu'on parle, M. le ministre?
M. Laframboise : Parfait. On avait déjà adopté le financement d'un électeur. D'abord,
pourquoi 200 $? C'est 100 $
que tous les électeurs ont droit plus un 100 $ dans l'année électorale. Et
un 800 $ pour le candidat qui se présente à la direction de son
parti. Parfait. C'est bon.
Le Président (M.
Auger) : D'autres interventions sur cet amendement?
S'il
n'y a pas d'autre intervention, je vais le mettre aux voix. Est-ce que
l'amendement remplaçant l'article 56 est adopté?
Président (M. Auger) : Adopté. On revient à l'article 56 tel
qu'amendé. Est-ce qu'il y a des interventions?
Sinon, je vais le
mettre aux voix. Est-ce que l'article 56, tel qu'amendé, est adopté?
Président (M. Auger) : Adopté. M. le ministre, vous avez un amendement
qui introduit un nouvel
article à 56.7.
M. Coiteux :
Oui, exactement. J'y arrive, j'y arrive, j'y arrive, nous y arrivons. C'est le
même, là, ici?
Une voix :
Exactement.
M. Coiteux :
O.K. Alors,
article 56.7 : Insérer, après l'article 56, le
suivant :
56.7.
L'intitulé du
chapitre XIV du
titre I de cette loi est remplacé par
le suivant : «Divulgation de certains dons et rapports de dépenses.» Commentaires. Cet amendement modifie l'intitulé du
chapitre XVI du
titre I de la LERM afin qu'il reflète davantage son contenu, étant
donné, d'une part, qu'il est proposé à l'article 57.1 du présent projet de
loi qu'un rapport de dépenses soit dorénavant transmis par un candidat à une
élection au poste de membre du conseil d'une municipalité assujettie à ce
chapitre et, d'autre part, qu'on parle de dons, dans ce chapitre, et non de
contributions.
Le Président (M. Auger) : Des interventions
sur cet amendement qui introduit le nouvel
article 56.7? M. le député de Blainville.
M. Laframboise : Il ne faut jamais
oublier que... Puis, à moins que je me trompe, mais, pourquoi le «dons», c'est-à-dire que, quand on donne à un parti
municipal, ils peuvent émettre des
reçus pour fins d'impôt, ce qui n'est pas le cas de la
contribution au provincial, où on n'a pas de reçu pour fins d'impôt. Je me
trompe ou je ne me trompe pas?
M. Coiteux : Donnez-moi juste une
seconde, là, je vais juste m'assurer juridiquement, là, de...
M. Coiteux : Les remboursements,
effectivement, se font, pour les villes au-dessus de 5 000, là, pas en bas
de 5 000.
M. Laframboise : Là, tu parles du
reçu pour fins d'impôt?
Le Président (M. Auger) : Ça va?
M. Laframboise : C'est beau.
Le Président (M. Auger) : D'autres
interventions sur cet amendement?
S'il n'y a pas d'autre intervention, je vais le
mettre aux voix. Est-ce que l'amendement introduisant le nouvel
article 56.7 est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
Donc, l'article 56.7 est adopté.
M. Coiteux :
Article 57. En
accordance avec la modification apportée à l'article 431 —
article 46
du projet de loi — concernant le montant des contributions dans
les municipalités de 5 000 habitants ou plus, l'article 513.1.1
de la LERM, qui s'applique dans les
municipalités de moins de 5 000 habitants, est modifié afin de
réduire de 300 $ à 200 $ le plafond
du montant des dons que peut verser une personne à un candidat et de hausser de
700 $ à 800 $ le montant que peut se verser un candidat.
Le Président (M. Auger) : Des
interventions sur l'article 57?
Une voix : ...il y a un amendement?
Le Président (M. Auger) : Non, c'est
un nouvel article.
Une voix : O.K., vous avez un
nouvel article.
Le Président (M. Auger) : Pas
d'autre intervention sur cet
article 57?
Je vais le mettre aux voix. Est-ce que
l'article 57 est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
Effectivement, là, nous avons un amendement qui introduit un nouvel
article 57.1. M. le ministre.
Coiteux : Alors, insérer, après l'article 57, le suivant...
Est-ce que j'ai le bon? Alors, insérer, après l'article 57, le
suivant :
57.1.
L'article 513.1. de cette loi est... Tu n'as pas le bon.
L'article 513.1
de cette loi est modifié :
par le remplacement, dans le premier alinéa, de «100 $ ou plus» par «plus
de 50 $» et de «égal ou supérieur à la somme de 100 $» par
«supérieur à la somme de 50 $»;
2° par l'insertion,
après le premier alinéa, du suivant :
«Cette
personne doit également, dans le même délai, transmettre au trésorier un
rapport des dépenses ayant trait à son élection suivant la forme
prescrite par le Directeur général des élections.»;
par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «visée au premier alinéa» par
«et le rapport visés aux premier — pourquoi pluriel? — et
deuxième alinéas»...
Le Président (M.
Auger) : Donc, enlever le x à...
M. Coiteux :
Juste un petit instant, là, je constate des petites coquilles, là.
Le Président (M.
Auger) : Effectivement. Je vais suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
11 heures)
Le Président (M.
Auger) : Nous reprenons nos travaux. Mais, avant de vous céder la
parole, M. le ministre, j'aimerais apporter une modification de forme : En
fait, c'est un amendement qui introduit un nouvel article, mais la
numérotation, ça va être 57.0.1.
Donc, vous pouvez
reprendre votre lecture, je crois que vous étiez au troisième paragraphe, M. le
ministre.
M. Coiteux :
...tout soit conforme.
Le Président (M.
Auger) : Exactement. Ça va l'être.
M. Coiteux :
Alors, 57.0.1, vous me dites?
Président (M. Auger) : Oui.
Mais vous étiez rendu à la lecture... Moi, en fait, j'ai corrigé, parce qu'au départ vous avez dit : Un
amendement qui introduit 57.1, mais en fait ça va être 57.0.1, la numérotation.
Et vous étiez en
train de lire le troisième paragraphe. On pensait qu'il y avait une coquille;
il n'y en avait pas.
M. Coiteux :
Alors donc, j'y vais au quatrième?
Le Président (M.
Auger) : Exactement.
M. Coiteux :
4° par le remplacement, dans le troisième alinéa, de «reçues» par «et les
rapports reçus».
Alors,
commentaires. Cet amendement a pour but d'obliger un candidat à une élection au
poste de membre du conseil d'une
municipalité assujettie au
chapitre XIV du
titre I à transmettre au
trésorier de la municipalité un rapport de ses dépenses relatives à son
élection.
Le Président (M.
Auger) : Merci. Des interventions sur cet amendement? M. le député de
Blainville.
M. Laframboise : Oui. On vise les municipalités de 5 000 habitants et moins, et
l'obligation de divulgation des donateurs
de plus de 50 $, bien, c'est la même chose qui s'applique aussi aux villes
de plus de 5 000, là, on n'invente rien, on fait juste appliquer
aux villes de moins de 5 000 ce qui se passe aux villes de plus de
5 000, là.
Le Président (M.
Auger) : D'autres interventions? Ça va?
Le Président (M.
Auger) : Oui, M. le député de René-Lévesque. Excusez.
M. Ouellet : Donc, si je comprends bien, M. le ministre, le week-end a porté fruit,
réflexion, avec les amendements qu'on vous avait déposés la semaine
passée. On voit dans les récents dépôts que vous venez effectivement couvrir la
partie des municipalités de 5 000 et moins.
Coiteux : Oui, mais sans alourdir de manière exagérée leur charge,
parce que c'est des petites municipalités, puis c'est une dynamique qui est quand même spécifique, mais en même
temps pour avoir des informations minimales, notamment demandées par le
Directeur général des élections.
Ouellet : On est bien
heureux, M. le Président, que M. le ministre ait effectivement fait ces
modifications-là parce que, tout le long de la commission et lors de l'étude du
projet de loi, il a parlé beaucoup de l'importance de la transparence, de l'importance de faire confiance
aux élus, mais on voyait dans le projet de loi que, pour ce qui est des
5 000 habitants et moins, on n'avait pas cette signification-là de
manière assez importante. Alors, on est tout à fait heureux, au Parti québécois, de voir qu'effectivement, les
5 000 habitants et moins, ces municipalités seront traitées à
juste égard et auront à rendre des comptes,
de façon transparente et légitime, par rapport à tout le processus électoral.
Alors, je tiens à souligner qu'on est tout à
fait satisfaits de cette modification-là et qu'on va voter en accord de
l'adoption de ces amendements, M. le ministre.
Président (M. Auger) : D'autres interventions sur cet amendement qui
introduit l'article 57.0.1? M. le député de Blainville, ça va?
Donc, je vais le mettre aux voix. Est-ce que
l'amendement introduisant l'article 57.0.1 est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
Donc, l'article 57.0.1 est adopté.
M. le ministre, vous avez un nouvel... un
amendement, pardon, qui introduit 57.0.2. M. le ministre.
M. Coiteux : Bon, je me fie à la
justesse de la numérotation.
Le Président (M. Auger) : Vous allez
voir que... Je me fie, moi, à ma gauche.
Coiteux : Alors, insérer, après l'article, celui concerné, 57.0.2,
donc : Cette loi est modifiée par l'insertion, après
l'article 513.1, du suivant :
«513.1.0.1.
Toute personne visée au premier alinéa de l'article 513.1 qui n'a reçu ou
recueilli aucun don d'une somme
d'argent ou qui n'a effectué aucune dépense relativement à son élection doit,
dans les 90 jours qui suivent celui fixé pour le scrutin, transmettre au trésorier une déclaration, suivant la
forme prescrite du Directeur général des élections, dans laquelle elle
déclare n'avoir reçu ou recueilli aucun don ou n'avoir effectué aucune dépense.
«Le trésorier
transmet au Directeur général des élections, selon les modalités qu'il
prescrit, les déclarations reçues conformément au présent article.»
Alors, évidemment,
c'est dans la continuité de ce qu'on vient de faire pour les municipalités de
5 000 et moins.
Le Président (M. Auger) : Des
interventions? M. le député de Blainville.
Laframboise : C'est quelque
chose qui n'existait pas dans la loi actuelle, là, c'est ça, là? On rajoute...
Parce qu'étant donné qu'on permet le financement, bien, pour faire le suivi, il
faut qu'on déclare quand on n'en a pas eu, évidemment,
parce que ça va être le cas de beaucoup, là. Vous avez compris, là, qu'ils devront
maintenant produire dans les 90 jours
cette déclaration-là, qu'ils n'avaient pas à produire avant, là, donc il faut
le dire aussi aux candidats. Tous ceux qui se présentent dans les petites municipalités, ils auront à déposer ça.
Les villes vont être avisées, vont probablement leur préparer des
formulaires en conséquence, pour ceux qui n'auraient pas de dépense puis...
Parce qu'il
n'y a pas de pénalité, là, je veux dire. Y a-tu une pénalité de par la loi, là,
c'est le Directeur général des élections, si jamais il n'y a pas de
rapport de produit, là?
M. Coiteux : Petite consultation.
Le Président (M. Auger) : Je vais
suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 7)
Le Président (M. Auger) : Nous
reprenons nos travaux. M. le ministre.
M. Coiteux : Il n'y en a pas à
l'heure actuelle, mais on va introduire par amendement une sanction.
Mais ici,
pour discuter de cet amendement, c'est que c'est beaucoup plus clair de savoir
qu'il n'y en a pas eu que de laisser ça en suspens comme c'est le cas
actuellement. Ce ne sera pas un formulaire très compliqué à remplir.
M. Laframboise : ...c'est juste que,
dans la pratique, M. le ministre, c'est que du financement... Moi, j'ai été plusieurs années maire, je n'ai jamais fait une...
je n'ai jamais ramassé 0,05 $, je pense que votre collègue la même
chose. Je veux dire, dans la réalité des faits, le financement, dans les
petites municipalités, il n'y en a pas.
Donc,
il n'y avait pas de rapport à produire, il n'y en avait pas, de financement. Tu
en produisais un... Quand tu ramassais
des sous, tu étais obligé d'en produire, puis c'était tellement... les gens
aimaient mieux ne pas... Là, maintenant, il va y avoir une obligation. Je verrai la sanction tantôt, mais c'est
juste... C'est parce qu'à quelque part, même si on introduit ça, ce n'est pas parce
qu'on leur permet de faire du financement que les plus petites communautés vont
faire du financement, oubliez ça, là, ce n'est pas la tradition habituellement,
là. C'est juste ça, tout simplement.
Le Président (M.
Auger) : Pas d'autre intervention? Donc, est-ce que l'amendement
introduisant l'article 57.0.2 est adopté?
Le Président (M.
Auger) : Adopté. Donc, l'article 57.0.2 est adopté.
M. le ministre, vous
avez un amendement qui introduit le nouvel
article 57.1.
Le Président (M.
Auger) : Oui.
M. Coiteux :
Là, là, je suis confus.
Le Président (M.
Auger) : Je me fie à votre équipe, moi.
Le Président (M.
Auger) : Je vais suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
11 h 9)
Le Président (M.
Auger) : Nous reprenons nos travaux. M. le ministre, avec un amendement
introduisant le nouvel
article 57.1.
M. Coiteux :
Eh oui! Insérer, après l'article 57, le suivant — 57.1,
donc :
57.1.
L'article 513.2 de cette loi est modifié par le remplacement de «transmise en vertu de l'article 513.1» par «et le rapport transmis en
vertu de l'article 513.1 ou la déclaration transmise en vertu de l'article 513.1.0.1».
Le Président (M.
Auger) : Commentaires, M. le ministre?
Coiteux : Alors, l'article 513.2 de la LERM prévoit l'obligation pour le trésorier de déposer devant le
conseil municipal la liste que doit lui transmettre un candidat en
vertu de l'article 513.1. L'amendement a pour but de prévoir que le rapport de ses dépenses que le candidat devra
transmettre soit également déposé par le trésorier devant le conseil. Il
en est de même de la déclaration selon laquelle aucun don n'a été reçu ni
aucune dépense effectuée.
Le Président (M.
Auger) : Merci. Des interventions sur cet amendement? M. le député de Blainville.
M. Laframboise :
Oui. Là, je comprends... Puis là je vois qu'on va arriver tantôt avec la
sanction, là, si on n'en produit pas.
Avez-vous
analysé la possibilité de permettre, bon, les dons et de... celui qui
aurait reçu les dons est obligé de faire son rapport, plutôt que
d'obliger tous les candidats à faire le rapport? Est-ce que vous avez analysé
cette situation-là?
Le Président (M.
Auger) : M. le ministre.
M. Coiteux :
Bien, c'est parce qu'on fait en même temps les dons et les dépenses, alors
c'est normal que ce soient les candidats qui
fassent le rapport, qui contient à la fois les dons et les dépenses, plutôt
qu'avoir des individus qui auraient fait des dons, d'une part, mais qui
n'auront pas fait de dépenses parce qu'ils ne sont pas des candidats et les
candidats, qui, eux, ont peut-être assumé des dépenses.
Laframboise : Mais auparavant, ceux qui faisaient des dépenses,
admettons qu'ils faisaient des dépenses, l'obligation était de faire un rapport,
moins que je me trompe, là. Celui qui avait des dépenses, il avait une obligation
de faire un rapport.
M. Coiteux :
Pas pour les 5 000 et moins. Pour les 5 000 et moins, il n'y avait
pas de rapport de dépenses.
Laframboise : Il n'y avait pas de rapport de dépenses, aucun. Ils
pouvaient faire des dépenses...
M. Coiteux : Sans en faire rapport.
M. Laframboise :
...sans en faire rapport.
C'est parce
qu'on parle de 900 quelques municipalités au Québec puis avec plusieurs candidats,
là. Non, non, c'est parce qu'avant il
n'y avait pas d'obligation, O.K. Là, on rend une obligation, on les oblige à
faire des... à tout le monde.
Le Président (M. Auger) : D'autres
interventions sur cet amendement?
S'il n'y a pas d'intervention, je vais le mettre
aux voix. Est-ce que l'amendement introduisant l'article 57.1 est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
Donc, l'article 57.1 est adopté.
Article 58. M. le ministre.
M. Coiteux : Est-ce que c'est le 58
original, là, puis après ça, les amendements, c'est des ajouts?
Le Président (M. Auger) : Oui, c'est...
M. Coiteux : O.K.
L'article 594 de cette loi est remplacé par le suivant :
«594. Commet une infraction :
«1° le membre
du personnel électoral qui se livre à une activité de nature partisane un jour
prévu pour l'exercice de ses fonctions;
«2° la
personne qui exerce une fonction en vertu du
chapitre IV du
titre II et
qui se livre à une activité de nature partisane un jour prévu pour
l'exercice de ses fonctions;
«3° le fonctionnaire ou l'employé qui se livre à
une activité de nature partisane prohibée par l'article 284.»
Alors,
l'article 58 remplace l'article 594 de la LERM, une disposition
pénale, pour des motifs de concordance avec les articles 86 et 284 de cette loi, que le présent projet de loi
propose de remplacer par les articles 41 et 43 du projet de loi.
Le Président (M. Auger) : Des
interventions sur cet
article 58? M. le député de Blainville? Non? M. le
député de René-Lévesque non plus?
Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, je
vais le mettre aux voix. Est-ce que l'article 58 est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
Donc, vous avez, M. le ministre, un amendement qui introduit un nouvel article,
58.1.
M. Coiteux : Alors, insérer, après
l'article 58, le suivant :
58.1. Cette loi est modifiée par l'insertion,
après l'article 605, du suivant :
«605.1. Commet une infraction le trésorier qui
verse l'allocation aux partis autorisés autrement que dans les conditions
prévues aux articles 449.1 et 449.2.»
Donc,
l'article 58.1 propose de prévoir une infraction pour le trésorier qui ne
verserait pas l'allocation aux partis autorisés conformément aux articles 449.1
et 449.2 introduits par l'article 50 du projet de loi.
Le Président (M. Auger) : Merci. Des
interventions sur cet amendement? M. le député de René-Lévesque.
Ouellet : Donc, c'est tout
nouveau. Donc, le trésorier pourrait être sanctionné pour avoir effectivement remis les sommes aux partis.
La nature de la sanction, M. le ministre, je
présume qu'on va le voir dans les amendements subséquents.
Coiteux : C'est dans la loi déjà. En
fait, cette infraction sera assujettie à l'article 640.1 de la LERM, qui
prévoit une amende pouvant aller de 500 $ à 2 000 $ dans le cas
d'une première infraction.
M. Ouellet : ...référence aux... O.K.
Merci.
M. Coiteux : Donc, ce sont des
sanctions déjà prévues, qui assujettiraient maintenant ce type de...
M. Ouellet : Le trésorier.
Le Président (M. Auger) : M. le
député de Blainville.
M. Laframboise : Oui. Bien, c'est-à-dire
qu'on n'a pas... Puis je comprends, là, je comprends le principe de permettre le financement, mais, plus de 900 municipalités, des candidats indépendants en quantité phénoménale, parce que dans la plupart des petites municipalités c'est des candidats indépendants et... s'ils ne produisent pas leurs rapports, le minimum, c'est
500 $? C'est ça qui est la peine? C'est ce que vous dites?
C'est parce que commet une
infraction la personne qui ne transmet pas dans le délai fixé la déclaration prévue à 513.1.0.1, là. Donc, ça, ça veut dire
que, tu sais, notre candidat indépendant qui... Tu sais, parce que ça va
arriver, là, tu sais, je vous le dis, là, ce
n'est pas... Les élections, il faut comprendre, là, tu sais, les élections
municipales, quand on oblige, ça veut dire qu'il va y avoir beaucoup de
personnes qui, tu sais...
M. Coiteux : Mais là on ne parle pas
des candidats, on parle du trésorier.
M. Laframboise : O.K. Excusez-moi,
excusez-moi.
Le Président (M. Auger) : M. le
député de Blainville.
M. Laframboise : C'est parce que, là...
Le rapport, O.K., le rapport...
Coiteux : Donc, c'est des sommes... par exemple les budgets de
recherche, là, le trésorier de la ville rembourse les budgets de
recherche, là, il a remboursé ce qu'il n'avait pas le droit de rembourser. Ça
devient une infraction.
Laframboise : Ah! O.K.,
excusez-moi, là. Ça fait qu'on n'est plus sur 513... Il faut juste que... Parce
que, 513.1, commet une infraction la personne qui ne transmet pas dans
le délai fixé la déclaration prévue à 513.1.0.1. Bien, 513.1.0.1, là, le 57.0.2
qu'on a dit : «Toute personne visée au premier alinéa...»
M. Coiteux : On est à 58.1, hein?
Le Président (M. Auger) : 58.1, M.
le député de Blainville.
M. Laframboise : Excusez! Excusez,
excusez!
Le Président (M. Auger) : Nous
sommes sur un amendement introduisant le nouvel
article 58.1.
M. Laframboise : Ah! je ne l'ai pas,
moi. Ah! O.K., excusez-moi.
Le Président (M. Auger) : Je vais
suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 20)
Président (M. Auger) : Nous
reprenons nos travaux. Sur l'amendement introduisant le nouvel
article 58.1,
est-ce qu'il y a d'autres interventions?
M. Laframboise : Je retire ce que
j'ai dit. Je vais me reprendre tantôt sur le prochain. Merci.
Le Président (M. Auger) : Merci, M.
le député de Blainville. D'autres interventions sur cet amendement?
S'il n'y a pas d'autre intervention, je vais le mettre
aux voix. Est-ce que l'amendement introduisant le nouvel
article 58.1 est
adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
Donc, l'article 58.1 est adopté.
M. le ministre, vous avez un amendement
introduisant un nouvel
article 58.3. M. le ministre.
M. Coiteux : 58.3. Je veux juste
être sûr que j'ai le bon. Ai-je le bon? Non, je n'ai pas le bon? O.K.
Alors, 58.3 : Insérer, après
l'article 58, le suivant :
58.3.
L'article 628.1 de cette loi est
remplacé par le suivant :
«628.1. Commet une infraction la personne qui ne
transmet pas dans le délai fixé :
«1° la liste ou le rapport prévus à
l'article 513.1;
«2° la déclaration prévue à
l'article 513.1.0.1.»
Par cet
amendement, il est proposé de modifier l'article 628.1 de la LERM afin de
prévoir que constitue également une
infraction le défaut de transmettre le rapport prévu à l'article 513.1,
modifié par l'article 57.1 du présent projet de loi, et la
déclaration prévue à l'article 513.1.0.1, introduit par
l'article 57.2 du présent projet de loi.
Le Président (M. Auger) : Des
interventions sur cet amendement? M. le député de Blainville.
Laframboise : Bon, donc,
commet une infraction... Bien là, il y a une peine qui va, si jamais... Bon,
c'est quoi, la peine, là, qui va s'ensuivre si le rapport n'est pas
produit, là?
M. Coiteux : C'est ce qu'on est en
train de vérifier.
M. Laframboise : Parfait.
Le Président (M. Auger) : Est-ce
qu'il y a d'autres questions pendant ce temps?
Le Président (M. Auger) : M. le
ministre.
Coiteux : Alors, ils ont
90 jours pour faire le rapport, donc un retard, ça s'appliquerait à partir
du 91e, 92e, et ainsi de suite. Et c'est 50 $ par jour de retard.
Laframboise : Là, c'est
parce que ce n'est pas facile, la démocratie municipale, dans les petites
communautés, M. le ministre, dans les
milieux de 5 000 habitants et moins, là. Là, on impose par notre
projet de loi une obligation pour chacun
des candidats de produire ce rapport-là. Dès qu'il y en a un qui va payer une
amende, là, vous ne pouvez pas savoir le
ressac qu'il va y avoir sur les autres pour se présenter. Parce que souvent,
là, c'est ça, là, tu sais, parce que ce n'est pas tous des gens, là... Nul n'est censé ignorer la
loi, M. le ministre, mais ce n'est pas tous des... Tu sais, il faut
comprendre, là. La politique municipale,
dans les milieux... tu sais, dans les 900 quelques municipalités, ce n'est pas
facile. Donc, c'est ma crainte, là,
qu'on arrive là, là, tu sais. C'est pour ça que je vous demandais tantôt s'il
n'y avait pas moyen, juridiquement, de
forcer ceux qui en font, des dépenses, à faire le rapport, plutôt que d'obliger
la totalité des candidats à produire le rapport, parce que, s'il ne le produit pas, là, à ce moment-là, il y a les
amendes qui s'ensuivent. Puis, tu sais, je veux dire, moi, j'ai été un maire de village, là, tu sais, puis là
dites-vous, là, que, dans un village, vous allez avoir le directeur général qui
est souvent secrétaire-trésorier en même temps, là, c'est lui qui est directeur
des élections, là, puis là, le candidat, il lui en veut, là, tu sais, pour toutes sortes de raisons il n'en produit pas.
C'est ça que j'aurais voulu que votre service juridique regarde, parce que, oui, c'est correct qu'on
arrive là, puis, qu'on permette qu'il y ait du financement, c'est parfait,
mais d'obliger tous les candidats à produire
ce rapport-là puis, s'ils ne le produisent pas dans le 90 jours, avec une
amende de 50 $ par jour, tu
sais, moi, j'ai peur du ressac, là. Dès qu'il y en a un qui va avoir à payer,
là, dans une région, là, ça va faire une traînée de poudre, là, je vous
le dis, il va y avoir... il y a des gens qui ne se présenteront pas ne
serait-ce que pour ça : Oh! je suis obligé de produire un rapport, faire
des affaires...
Je fais juste vous mettre en garde, là. C'est ça
que je veux regarder, là, pour voir si... Je comprends ce qu'on veut. L'objectif, c'est qu'on veut permettre qu'il
y ait du financement, puis tout ça, puis c'est bien. Mais le résultat,
c'est que, dans plus de 900 municipalités, où il y a six postes de conseiller,
un maire, plusieurs candidatures... On parle de milliers de personnes, là. Donc, il va y en avoir, des gens qui ne le
produiront pas, leur rapport, dans le 90 jours, là, tu sais, pour toutes sortes de raisons, puis je ne sais
pas, là, si... Je ne le sais pas. Je vous donne mon état d'âme, là. Je ne
veux pas être l'empêcheur de tourner en
rond, mais je ne voudrais pas qu'on décourage les gens à se présenter parce que
maintenant ils ont des rapports à produire puis, s'ils ne produisent pas le
rapport, bien, ils vont avoir des pénalités, ils vont être obligés de payer
puis... Tu sais, je ne le sais pas.
Coiteux : Il y a des nouveautés, mais il y a des choses qui ne sont
pas nouvelles. Ils doivent déjà produire un rapport pour les dons reçus.
Ça, c'est déjà le cas, c'est déjà le cas.
M. Laframboise : ...s'ils en
reçoivent, des dons. Mais, quand tu n'en as pas...
M. Coiteux : Oui, mais le rapport
pour dire qu'ils n'en ont pas reçu, il ne sera pas bien, bien compliqué, là, c'est : Je n'ai reçu aucun don, signer, et
voilà. Tu sais, je veux dire, ce n'est pas une grosse obligation
supplémentaire.
L'obligation
supplémentaire, c'est sur les dépenses, c'est cette obligation supplémentaire.
Pourquoi on fait ça? Bien, c'est parce qu'on veut un minimum de
transparence.
Mais, dans la
réflexion, on n'a pas voulu imposer des exigences, en matière de rapport,
excessives, compte tenu des particularités de ces municipalités de moins
de 5 000 habitants. On a le même souci, on a exactement le même
souci. Mais d'exiger un rapport puis de
n'avoir aucun moyen de le recevoir, si jamais il n'est pas reçu, la notion de
sanction est un peu nécessaire, là, pour s'assurer que les choses soient
faites correctement.
Mais ils ont 90 jours, ils ont
90 jours. Ils n'ont pas 10 jours, ils n'ont pas 30 jours, ils
ont 90 jours pour le faire. Et, compte
tenu de la réalité... Vous me dites que beaucoup n'ont même pas eu de don et à
peu près pas de dépenses. Les
rapports ne devraient pas être si compliqués que ça à remplir, là, on pense que
le Directeur général des élections va faire ça le plus simple possible.
Le Président (M. Auger) : D'autres
interventions sur l'amendement?
M. Laframboise : Ça, je comprends
que ça va être simple, là, mais juste l'obligation de le faire, c'est déjà compliqué, je vous le dis, là. Je vous suis, je
comprends que vous avez fait votre analyse, mais ce que je voulais vous
faire comprendre,
c'est que, si, juridiquement, celui qui fait une dépense, celui qui reçoit des
dons serait obligé de produire un rapport,
moi, je pense que c'est correct. D'obliger tous les candidats à tous les postes...
En tout cas, je veux... En tout cas, je
ne sais pas, je trouve que vous avez utilisé une masse pour tuer une mouche,
là, c'est juste ça, là, tu sais, en image, là, c'est... Parce que ce n'est pas facile, là. Vous semblez... Ce n'est pas
facile, la politique, la démocratie municipale, dans les municipalités,
là. Vous allez voir, là, les élections vont arriver, vous avez des
municipalités qui vont avoir de la difficulté
à combler des postes. Plutôt que... En tout cas, moi, je sens ça comme un peu
un frein, là, tu sais, puis, en tout cas, j'aurais pensé qu'on aurait pu
être capable juridiquement de voir à d'autre chose, mais...
M. Coiteux : Bien, j'aimerais
simplement dire que, s'il n'y a pas eu de don, s'il n'y a pas eu de dépense, ce
n'est pas un rapport, c'est une déclaration
qu'il n'y en a pas eu qui est envoyée, tout simplement. Ce ne sera pas
quelque chose de très complexe, là, ils
n'auront pas besoin de... S'il n'y a pas de don, s'il n'y a pas de dépense,
c'est simplement une déclaration à l'effet qu'il n'y en a pas eu qui est
envoyée dans les 90 jours, ce ne sera pas compliqué à faire. Mais au
moins, par contre, tout va être clair.
Laframboise : Je vais
m'abstenir, M. le Président. C'est rare que ça m'arrive, mais... Je comprends
l'objectif, mais je trouve que, comme je
vous dis, pour tuer une mouche, là, on s'est servi d'une masse, là, puis j'ai
de la difficulté, parce qu'on aurait pu faire autrement, je pense,
juridiquement.
Mais je comprends, là, je ne veux pas non plus
qu'on ne permette pas d'avoir du financement. Je comprends les objectifs, c'est
qu'on veut permettre, dans les municipalités de 5 000 habitants et
moins, d'avoir du financement. Puis ça, je
pense qu'il y a des municipalités, là, tu sais, 5 000 et moins, là, quand
tu commences à avoir 1 500 à 2 000, là, il y a des élections
intéressantes, là, puis des fois, là, les gens... Ça, c'est correct, là. Mais
il y en a beaucoup, il y en a beaucoup, là,
puis même encore, là, où il n'y en a pas, de dépense, là, puis d'aucun candidat
dans la municipalité, là. Tu sais, c'est juste ça, là. Mais je vais
m'abstenir là-dessus, M. le Président.
Le Président (M. Auger) : D'autres
interventions sur l'amendement? M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Bien, peut-être une
interrogation. On introduit effectivement de nouvelles façons de faire pour les municipalités de 5 000
et moins. Est-ce que le DGE a prévu de faire de la publicité ou de faire des
communications particulières, considérant...
C'est parce que c'est tout près de 900 municipalités qui seront touchées.
Est-ce qu'effectivement, pour les
aider à mettre de l'avant cette nouvelle façon de faire, on a prévu des
communications succinctes avec les nouveaux candidats pour dire :
Bien, dorénavant, vous avez effectivement une déclaration à produire, celle-ci
est en format x ou y, et vous avez 90 jours, sinon voici les modalités qui
s'appliqueront à vous? Est-ce qu'on a prévu ça?
Le Président (M. Auger) : M. le
ministre.
M. Coiteux : Je pense que peut-être
que le DGEQ pourrait nous expliquer comment il entend diffuser les informations
en lien avec ces nouvelles dispositions et agir.
Le Président (M. Auger) : Dans un
premier temps, j'ai besoin d'un consentement pour l'intervention d'un représentant
du DGEQ. Il y a consentement?
Donc, dans un premier temps, bien vouloir vous
identifier. Votre nom et votre titre.
M. Couture
(Simon) : Simon Couture,
directeur du Service du registre et de la coordination. Merci, M. le Président.
Donc, oui, effectivement, il va y avoir des communications, qui ont déjà été discutées et qui seront
faites, là, assez rapidement pour informer tous les nouveaux
secrétaires-trésoriers des nouvelles règles. Donc, il va y avoir des communications écrites personnalisées adressées aux quelque
900 secrétaires-trésoriers pour les informer des nouvelles règles.
Mais également,
pour l'an prochain, vu que c'est l'année de l'élection générale, on va
participer, là, aux congrès de l'ADMQ,
FQM, l'UMQ, etc., donc, pour avoir le plus de visibilité possible et
passer le message le plus facilement
possible aussi, là, auprès des personnes concernées, pour s'assurer que les
nouvelles règles seront connues de tous.
M. Couture
(Simon) : Oui. Effectivement, mon collègue me rappelle qu'on envoie des lettres aussi de
rappel, là, aux candidats pour leur rappeler
les règles et formulaires qui sont prescrits, à remplir, etc. Donc, on n'a pas
d'inquiétude, là, que le message sera passé pour l'élection générale de l'an
prochain.
Le Président (M. Auger) : Merci. Oui,
M. le député de René-Lévesque.
Ouellet : Juste une... Est-ce que
vous aurez aussi des rappels : Il vous reste 30 jours avant de
produire votre... Est-ce que ça aussi sera prévu?
M. Couture (Simon) : Oui. Oui, oui, tout
à fait, là. Donc, il y a des lettres qui sont transmises, c'est par le secrétaire-trésorier qu'elles seront transmises.
Nous, on s'assure du suivi auprès du secrétaire-trésorier, parce qu'on ne peut pas faire un suivi auprès des 9 000, 10 000 candidats. Donc là, il y a une lettre qui
est transmise tout de suite après le scrutin. Par la suite, on rappelle le
secrétaire-trésorier, après 60 jours, c'est-à-dire 30 jours avant
l'échéance, pour lui rappeler.
Le Président (M. Auger) : M. le
député de Blainville.
M. Laframboise : Vous n'avez pas
pensé, honnêtement, là, à un document qui pourrait être signé dès que le candidat vient chercher son bulletin comme quoi il
n'aura pas de dépense puis il n'aura pas de don? Parce que, ça, ce
serait plus facile, parce qu'ils vont
chercher leurs bulletins de mise en candidature, il y a déjà un acte, là, mais,
la personne qui n'a pas l'intention,
tout de suite lui faire... tu sais, elle la signe, sa déclaration, puis, je
veux dire, souvent, ton secrétaire-trésorier, tu sais... pour dire qu'il
n'y en aura pas.
Moi, c'est
pour leur éviter... J'essaie de trouver une façon, parce que, dans la grande,
grande majorité des cas, ils n'en
auront pas, de dépense, puis ils n'en auront pas, de don. Donc, à quelque part, s'ils s'engagent déjà en
partant, en disant : Il n'y en a
pas, puis... Tu sais, je ne le sais pas, là, si ce serait comme plus facile que
d'attendre 90 jours après que l'élection ait eu lieu. Puis au moins
ils viennent chercher leurs bulletins de mise en candidature puis... ou, quand
ils déposent, le bulletin de mise en
candidature, qu'ils puissent signer ce document-là puis dire : Moi, je
n'en aurai pas, de dépense, c'est déjà réglé puis c'est fini, là.
Là, je comprends que, pour vous autres, vous
voulez attendre après les dépenses. Moi, j'essaie de faciliter ça pour celui qui va y aller, pour lui éviter, là, de...
Je ne sais pas, je ne sais pas pourquoi à matin je crains, là. Peut-être il y a des jours comme ça, là.
Le Président (M. Auger) : M. le
ministre.
M. Coiteux : Je n'ai pas rien à
ajouter.
Le Président (M. Auger) : D'autres
interventions sur l'amendement? M. le député de Blainville, ça va?
S'il n'y a pas d'autre intervention, je vais le
mettre aux voix. Est-ce que l'amendement introduisant le nouvel
article 58.3
est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
Donc, l'article 58.3 est adopté.
Article 59. M. le ministre.
M. Coiteux :
L'article 636
de cette loi est remplacé par le suivant :
«636. Commet une infraction quiconque use
d'intimidation, de menaces ou de sanctions pour amener un fonctionnaire ou un employé à commettre
l'infraction prévue à l'article 594 ou pour le punir de son refus de la
commettre.»
Alors, l'article 59 remplace l'article 636
de la LERM, une disposition... Juste un instant, j'ai du mal à...
Président (M. Auger) : Donc,
votre question, c'est de savoir s'il remplace l'article
ou une disposition pénale?
M. Coiteux : Bien, c'est parce que...
En tout cas.
Le Président (M. Auger) : Pardon?
Coiteux : Ça va, M. le Président.
L'article 59 remplace l'article 636 de la LERM
et met une disposition pénale pour
des motifs de concordance avec l'article 284 de cette loi que le présent projet de loi propose de remplacer —
article 43
du projet de loi.
Le Président (M. Auger) : Vous avez
ajouté deux mots, M. le ministre?
M. Coiteux : Bien, c'est parce que
je trouve que ça se lit mal tel que c'est écrit là. C'est un commentaire.
Le Président (M. Auger) : Donc, on
va les ajouter par amendement?
M. Coiteux : Bien non, ce n'est pas
dans l'amendement, c'est...
Le Président (M. Auger) : Non, non,
ce n'est pas l'amendement, sauf que vous ajoutez des mots, là, à l'article, là.
Non?
M. Coiteux : Non, non, non, c'était
ma note... c'était mon commentaire.
Le Président (M. Auger) : Ah! O.K.,
excusez-moi, M. le ministre. On suit, on suit.
Coiteux : C'est en lisant le commentaire. J'aurais dit le commentaire
autrement, tout simplement.
Le Président (M.
Auger) : Excellent. Excellent.
M. Coiteux :
Bien non, ce n'est pas le... Je n'ajoute rien dans...
Le Président (M.
Auger) : Je viens de me retrouver, moi aussi.
Des interventions sur
l'article 59? M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet :
Oui. Si je comprends bien la concordance, on a fait sauter, dans l'article 636,
la référence à l'association représentant les intérêts de fonctionnaires ou d'employés qui
se livre à un travail de nature partisane prohibé par l'article 284. C'est pour faire suite à, effectivement, les dispositions sur le travail partisan qu'on a autorisé à
certains endroits, c'est bien ça?
M. Ouellet : La personne qui use... «Commet une infraction [...] use d'intimidation, de menaces ou de sanctions...» Un fonctionnaire, un employé, une association... O.K. Dans le fond, c'est... O.K., je comprends. Donc, si je comprends bien, on a enlevé toute la
référence par rapport à l'association, parce
que, dans le deuxième alinéa, on
faisait aussi référence à l'association, qui pourrait commettre une
infraction. C'est bien ça? Oui, c'est ça? O.K.
Le Président (M.
Auger) : D'autres interventions sur l'article 59?
S'il n'y a pas
d'autre intervention, je vais le mettre aux voix. Est-ce que l'article 59 est adopté?
Président (M. Auger) : Adopté.
Vous avez un amendement qui introduit un nouvel
article 59.1.
M. le ministre.
M. Coiteux :
59.1? On est à 59.1?
Le Président (M.
Auger) : Oui.
M. Coiteux :
Alors,
article 59.1 : Insérer, après l'article 59, l'article
suivant :
59.1.
L'article 645
de cette loi est modifié :
par le remplacement, dans le premier alinéa, de «589 à 598» par «589
à 593, à l'un des paragraphes 1° ou 2° de l'article 594, aux articles 595
à 598»;
2° par le remplacement,
dans le premier alinéa, de «ou 4°» par «, 4° ou 5°» aux deux endroits.
commentaire est le suivant : Cette modification a pour but de faire en sorte que l'infraction qui consiste dans
le fait, pour un fonctionnaire municipal, d'effectuer du travail de nature
partisane ne soit plus considérée comme une manoeuvre électorale frauduleuse.
Cette interdiction est prévue à l'article 284 de la LERM, lequel est
remplacé par l'article 43 du projet de loi.
En effet,
cette interdiction vise à préserver la loyauté et l'impartialité de l'administration municipale et non pas l'intégrité du processus électoral. Elle a également pour but de faire en
sorte que l'infraction qui consiste dans le fait, pour un électeur, de déclarer faussement que le prêt est
consenti ou que le cautionnement est contracté à même ses propres biens,
volontairement, sans compensation ni contrepartie et qu'il ne fera pas l'objet
d'un quelconque remboursement soit considérée comme une manoeuvre électorale
frauduleuse.
Le Président (M.
Auger) : Merci. Des interventions sur l'amendement? M. le député de
Blainville.
Laframboise : Là, on s'attaque aux prêts, là, qui sont faits par le
candidat. C'est ça, hein? C'est ça, M. le ministre?
Coiteux : Ce qu'on fait,
c'est qu'on ne qualifie pas de manoeuvre électorale frauduleuse la question d'effectuer du travail de nature partisane, c'est une autre
infraction, mais ce n'est pas une infraction... ce n'est pas une
manoeuvre frauduleuse, alors qu'avant ça
aurait été, dans le fond, mis dans le même paquet que des manoeuvres
électorales frauduleuses. On veut faire la distinction entre les deux
types, c'est ça qu'on vient faire ici.
M. Laframboise : O.K. Mais là la deuxième partie, là, quand on dit, là,
dans votre dernier commentaire : «Elle a également pour but de faire en sorte que
l'infraction qui consiste dans le fait, pour un électeur, de déclarer
faussement que le prêt est consenti
ou que le cautionnement est contracté à même ses propres biens, volontairement, sans compensation ni contrepartie
et qu'il ne fera pas l'objet d'un quelconque remboursement soit considérée
comme une manoeuvre frauduleuse»...
Laframboise : «Pour un
électeur», donc, un électeur, ça peut être le candidat aussi, là, tu sais.
C'est ça, là?
Laframboise : O.K.
Donc là, on dit : Bon, bien, là, tu ne peux pas te faire un prêt d'argent
pour lequel tu sais d'avance que tu
ne te rembourseras pas, là, parce que tu n'as pas fait de financement puis tu sais que tu n'atteindras pas tes objectifs, là. C'est ça
qu'on veut faire?
M. Laframboise : Parfait.
Le Président (M. Auger) : D'autres interventions
sur l'amendement?
S'il n'y a pas d'autre intervention, je vais le
mettre aux voix. Est-ce que l'amendement introduisant le nouvel
article 59.1
est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
Donc, l'article 59.1 est adopté.
M. Coiteux : Alors, 60 : Cette
loi est modifiée par l'insertion, après l'article 645, du suivant :
«645.1. La
personne déclarée coupable d'une infraction qui est une manoeuvre électorale
frauduleuse perd, pour une période de cinq ans à partir du jugement, le
droit de se livrer à un travail de nature partisane.»
Alors, afin
d'harmoniser la LERM avec la Loi électorale — l'article 568 — l'article 60 du projet de loi
propose d'introduire dans la LERM une
disposition afin d'interdire à une personne déclarée coupable d'une manoeuvre
électorale frauduleuse d'exercer un travail de nature partisane pendant une
période de cinq ans.
Le Président (M. Auger) : Des
interventions sur l'article 60? Il n'y a pas d'intervention?
Je vais le mettre aux voix. Est-ce que l'article 60
est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté. M.
le ministre.
Article 61.
M. Coiteux : ...consultation.
Le Président (M. Auger) : Oui. Mais
vous avez, M. le ministre, un amendement qui remplace l'article 61. Donc,
je vous...
Je vais suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
11 h 42)
Le Président (M.
Auger) : Juste un instant, M. le ministre.
M. Coiteux : J'ai un amendement à
l'article 61 qui consiste à le remplacer complètement par l'amendement.
Donc, ça a bien du sens, ce que vous proposez.
Le Président (M.
Auger) : Donc, je vais vous proposer, effectivement, de lire
l'amendement directement, compte tenu que l'amendement remplace la totalité de
l'article 61. M. le ministre.
M. Coiteux :
O.K. Alors, remplacer l'article 61 par le suivant :
61. Cette loi est
modifiée, par concordance, de la façon suivante :
1° l'article 64
est modifié par l'insertion, dans le premier alinéa et après «479,», de
«483.1,»;
2° l'article 65 est modifié par le remplacement, dans le
premier alinéa, de «découlant de ses dépenses électorales» par
«contractées durant son autorisation»;
l'article 401 est modifié :
a) par le remplacement, dans les deuxième et troisième
alinéas, de «qui découlent de ses dépenses électorales» par «contractées
durant l'autorisation du candidat»;
b) par le remplacement, dans le
deuxième alinéa, de «à des fins politiques, religieuses, scientifiques ou
charitables ou à d'autres» par «aux»;
4° l'intitulé de la
section IV du
chapitre XIII du
titre I est modifié par l'insertion, après
«Contributions,», de «financement,»;
l'article 474 est modifié par le remplacement de «l'année» par «la
deuxième année» et de «découlant de ses dépenses électorales» par «contractées
durant son autorisation»;
l'article 480 est modifié :
par le remplacement, dans le paragraphe 2°, de «moins de 100 $» par
«50 $ ou moins»;
par le remplacement, dans le paragraphe 5°, de «100 $ ou plus» par «plus
de 50 $»;
l'article 481 est modifié par le remplacement, dans le paragraphe 3°
du premier alinéa, de «100 $ ou plus» par «plus de 50 $»;
8° l'article 485
est modifié :
a) par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «découlant de ses dépenses
électorales» par «contractées durant son autorisation»;
b) par le
remplacement, dans le troisième alinéa, de «découlant des dépenses électorales»
par «contractées durant l'autorisation»;
9° l'article 487
est modifié par l'ajout, à la fin du premier alinéa, de «ainsi que des
factures, des preuves de paiement et des pièces justificatives qu'il a en sa
possession»;
l'article 500 est modifié par le remplacement de «moins de 100 $» par
«50 $ ou moins»;
11° l'article 509
est modifié :
a) par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «l'année» par «la deuxième année»;
b) par le
remplacement, dans le deuxième alinéa, de «découlant de ses dépenses
électorales» par «contractées durant son autorisation»...
Président (M. Auger) : Premier alinéa, M. le ministre, b. Vous avez
dit «deuxième», mais c'est «premier».
Coiteux : ... — ah! — par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «découlant de ses dépenses
électorales» par «contractées durant son autorisation»;
L'article 510 est modifié :
a) par le
remplacement, dans le deuxième alinéa, de «l'année» par «la deuxième année»;
b) par le
remplacement, dans le deuxième alinéa, de «découlant de ses dépenses
électorales» par «contractées durant son autorisation»;
l'article 513.1.2 est modifié par le remplacement de «100 $ ou plus»
par «plus de 50 $»;
14° l'article 605 est
modifié :
a) par l'insertion,
dans le paragraphe 1° et après «articles», de «474.1 ou»;
b) par l'insertion,
dans le paragraphe 2° et après «transmis», de «le rapport visé à
l'article 474.1 ou»;
l'article 607 est modifié :
a) par le
remplacement, dans le paragraphe 1°, de «découlant des dépenses
électorales alors effectuées» par «contractées durant l'autorisation du
candidat indépendant»;
par la suppression, dans le paragraphe 2°, de «que des fins politiques,
religieuses, scientifiques ou charitables et»;
c) par la
suppression, dans le paragraphe 3°, de «politiques, religieuses,
scientifiques ou charitables ou»;
d) par le
remplacement, dans le paragraphe 3°, de «découlant des dépenses
électorales alors effectuées» par «contractées durant l'autorisation du
candidat indépendant»;
e) par le
remplacement, dans le paragraphe 4°, de «découlant des dépenses
électorales alors effectuées» par «contractées durant l'autorisation du
candidat indépendant»;
f) par la
suppression, dans le paragraphe 4°, de «politiques, religieuses,
scientifiques ou charitables ou»;
l'article 610 est modifié :
a) par l'addition, à
la fin du sous-paragraphe a du paragraphe 1°, de «ou n'est pas l'électeur
désigné par les copropriétaires indivis de
l'immeuble ou par les cooccupants de l'établissement d'entreprise, lorsque
cette désignation est requise»;
b) par l'ajout, à la
fin, du deuxième... paragraphe suivant :
l'électeur qui déclare faussement que le prêt est consenti ou que le
cautionnement est contracté à même ses propres
biens, volontairement, sans compensation ni contrepartie et qu'il ne fera pas
l'objet d'un quelconque remboursement autrement que ce qui est prévu
dans l'acte d'emprunt.»;
l'article 612 est modifié :
a) par le
remplacement, dans le paragraphe 2°, de «100 $ ou plus» par «plus de
50 $»;
b) par la
suppression, dans le paragraphe 2°, de «d'un virement de fonds,»;
c) par la
suppression, dans le paragraphe 2.1°, de «ou d'un virement de fonds»;
d) par la suppression
du paragraphe 2.2°;
l'article 612.1 est modifié par le remplacement de «100 $ ou plus»
par «plus de 50 $»;
l'article 618 est modifié :
a) par l'insertion,
avant le paragraphe 1° du premier alinéa, du paragraphe suivant :
«0.1° contracte un
emprunt d'un électeur qui n'est pas fait conformément à l'article 446.1;»;
par l'insertion, dans le deuxième alinéa et après «prêt», de «qui n'est pas
fait conformément à l'article 446.1 ou qui consent un prêt»;
20° l'article 625.1 est modifié par le
remplacement, dans le paragraphe 1°, de «deuxième» par «troisième».
21° l'article 626 est modifié par l'insertion,
après «479,», de «483.1,»;
22° l'article suivant est
inséré après l'article 626 :
«626.0.1.
Commet une infraction le représentant officiel qui n'acquitte pas dans le délai
prévu une réclamation du trésorier faite en vertu de
l'article 474.2.»;
23° l'article 642 est modifié par la
suppression de «dans la transmission du document visé à cet article»;
l'article 659 est modifié par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de
«moins de 100 $» par «50 $ ou moins».
Bon, le commentaire va être également un peu long. Alors, cet
article modifie une série
d'articles de la LERM en concordance avec des modifications faites
précédemment.
Les paragraphes 1° et 21°, c'est une concordance
avec le nouvel
article 483.1 de la LERM que l'article 54.0.1
du projet de loi propose d'introduire.
paragraphes 2° et 8°, c'est une concordance avec la modification apportée
à l'article 400.1 de la LERM — l'article 44.4 du projet
de loi.
paragraphes 3° et 15° : concordance avec la modification apportée à
l'article 498 de la LERM —
article 55
du projet de loi — et
avec la modification apportée à l'article 400.1 de la LERM —
article 44.4
du projet de loi.
Paragraphe 4° : concordance avec la
nouvelle sous-section introduite par l'article 49 du projet de loi.
Paragraphes
5°, 11° et 12° : concordance avec la modification apportée à
l'article 402 de la LERM —
article 45
du projet de loi — et
avec la modification apportée à l'article 400.1 de la LERM —
article 44.4
du projet de loi.
Les paragraphes 6°, 7°, 10°, 13°,
sous-paragraphe a du paragraphe 17°, paragraphe 18° et
paragraphe 24° : concordance avec
la modification apportée à l'article 436 de la LERM — paragraphe 1° de l'article 47 du
projet de loi.
Paragraphe 9° :
concordance avec la modification apportée à l'article 483 de la LERM —
article 54 du projet de loi.
Paragraphes
14°, 22° et 23° : concordance en raison des nouveaux articles 474.1
et 474.2 de la LERM introduits par l'article 51
du projet de loi.
Sous-paragraphe a
du paragraphe 16° : concordance avec les modifications proposées
aux articles 429 et 449.7 de la LERM par les articles 45.2 et 56 du
projet de loi.
Sous-paragraphe b
du paragraphe 16° : concordance avec la modification proposée à
l'article 447 de la LERM par l'article 49.2 du projet de loi.
Sous-paragraphes b,
c et d du paragraphe 17° : concordance avec la modification apportée
à l'article 436 de la LERM — paragraphe 2° de
l'article 47 du projet de loi.
Paragraphe 19° :
concordance avec le nouvel
article 446.1 de la LERM qu'il est proposé
d'ajouter —
article 49.1 de la LERM.
Paragraphe 20° :
concordance avec le nouvel alinéa qu'il est proposé d'ajouter à
l'article 499.7 de la LERM —
article 56 du projet de loi.
Alors, si je me résume, M. le Président, ce sont
là beaucoup d'éléments de concordance.
Le Président (M. Auger) : Merci, M.
le ministre. M. le député de Blainville.
M. Laframboise : Oui. Juste pour le
bénéfice, M. le ministre, des citoyens qui nous écoutent, là, c'est de la
concordance, puis il y a peut-être juste quelque chose d'un peu nouveau dans
nos discussions depuis qu'on a commencé
l'étude du projet de loi, là, c'est que, bon, entre autres, on modifie
l'article 500. Puis je reprends le texte, il dit, bon : «Le trésorier doit, sur demande du Directeur
général des élections, lui transmettre copie des rapports et des autres documents qu'il ne possède pas déjà, à l'exception
des reçus délivrés pour les contributions de moins de 50 $.» Bon,
là, c'est ça qu'il va faire, parce que, dans la loi, c'était de moins de 100 $;
là, ça va être de moins de 50 $.
Juste question d'éclaircissement, là, donc, le
secrétaire-trésorier doit remettre tous les reçus de plus de 50 $. Qu'est-ce qu'on fait avec les contributions de moins de 50 $ pour lesquelles il y a des reçus déjà
d'émis, là? Le principe, c'est que ce n'est pas public ou... Juste pour
que les citoyens comprennent bien, là.
M. Coiteux : ...consultation.
Le Président (M. Auger) : Je vais
suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 53)
Le Président (M. Auger) : Nous
reprenons nos travaux. M. le ministre.
M. Coiteux : Alors, la nouveauté,
ici, c'est simplement qu'avant, moins de 500 $, on n'avait pas plus d'information, on ne la demandait pas. Maintenant,
ça va être à moins de 50 $ qu'on ne demandera pas cette information.
On va la demander au-dessus de 50 $, à 50 $ et plus.
M. Laframboise : Et les donateurs de
50 $ et plus ça va être public? C'est ça, le principe?
Laframboise : C'est ça. Puis en bas de 50 $ ce n'est pas le
principe.
Laframboise : Mais en bas de 50 $ il y a quand même un reçu qui
est émis, parce que c'est ça que la loi dit,
il y a un reçu. Pour les contributions d'en bas de 50 $, là, ça
dit : «...qu'il ne possède pas déjà, à l'exception des reçus délivrés pour les contributions de [moins de]
50 $...» Ça, ça veut dire que quand
même il y a une compilation qui est
faite. En tout cas, la ville va en avoir copie.
Le directeur des élections...
Le Président (M.
Auger) : Je vais suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
11 h 55)
Le Président (M.
Auger) : Nous reprenons nos travaux. M. le ministre.
M. Coiteux :
Les reçus sont maintenus, bien entendu, oui.
M. Laframboise : Mais ils ne sont pas transmis au DGEQ, ils sont conservés probablement
par l'agent officiel pendant le
nombre... le délai de temps qu'on a dit, de cinq ans à sept ans, là, ça va être
conservé, probablement. C'est ça qui...
Parce qu'un reçu, c'est quand même une preuve, là. On ne le transfère pas au
DGEQ, mais ça va être conservé par...
Le Président (M.
Auger) : M. le ministre.
Coiteux : On a encore besoin de temps, M. le Président, parce que je
ne connais pas tous les racoins des...
Le Président (M.
Auger) : Je vais suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
11 h 57)
Le Président (M.
Auger) : Nous allons reprendre nos travaux. M. le ministre.
Coiteux : Alors, oui, effectivement, ces reçus-là doivent être
conservés pendant la période... C'était cinq ans. Là, on a amendé ça à
sept ans.
Laframboise : ...faire le suivi puis voir s'il n'y a pas quelqu'un qui...
C'est bon, ça va. Pas de problème.
Le Président (M.
Auger) : D'autres interventions sur l'amendement remplaçant
l'article 61?
S'il
n'y a pas d'autre intervention, je vais le mettre aux voix. Est-ce que
l'amendement remplaçant l'article 61 est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté. Nous revenons à l'article 61 tel
qu'amendé. Est-ce qu'il y a des interventions?
S'il n'y a pas d'intervention,
je vais le mettre aux voix. Est-ce que l'article 61, tel qu'amendé, est
adopté?
Le Président (M.
Auger) : Adopté.
Et, compte tenu de
l'heure, je suspends les travaux.
(Suspension de la séance à 12
heures)
Président (M. Auger) : À l'ordre, s'il vous plaît! La Commission
de l'aménagement du territoire
reprend ses travaux. Je demande à
toutes les personnes dans la salle de bien vouloir éteindre la sonnerie de
leurs appareils électroniques.
Nous
poursuivons l'étude détaillée du projet de loi n° 83, Loi modifiant
diverses dispositions législatives en matière municipale concernant notamment
le financement politique.
a été convenu, dans un premier temps, de renuméroter les articles 57.0.1 et
57.0.2, qui deviennent respectivement 56.8 et 56.9. Et je rappelle
également qu'il est convenu de poursuivre l'étude des articles portant sur le
financement politique et les élections.
Nous sommes donc
rendus à l'article 64. M. le ministre.
M. Coiteux :
Que je lirai aussitôt, mais j'aimerais juste, encore une fois, dire que j'aurai
des amendements ultérieurement et que, par souci, là, de partager avec tous, je
les dépose dès maintenant. Il y en a trois.
Le Président (M.
Auger) : Merci. Donc, l'article 64.
M. Coiteux :
Alors, 64 :
L'article 776 de la
Loi sur les impôts (chapitre I-3) est
modifié :
1° par l'insertion,
dans le premier alinéa et après «indépendant», de «autorisé»;
par l'insertion, dans le premier alinéa et après «(chapitre E-2.2),», de «à
l'exclusion de toute contribution versée par un candidat d'un parti autorisé, un candidat indépendant autorisé ou
un candidat à une campagne à la direction d'un parti autorisé pour son
bénéfice ou pour celui du parti pour lequel il est candidat,».
Alors,
l'article 64 modifie l'article 776 de la
Loi sur les impôts afin de
rendre les contributions que peuvent se faire les candidats pour leur
bénéfice ou celui de leur parti inadmissibles au crédit d'impôt prévu à cet
article.
Et j'ai un amendement
qui consiste à remplacer le paragraphe 1° de l'article 64 par les
suivants :
1° par l'insertion,
dans le premier alinéa et après «indépendant», de «autorisé» et, après «parti
autorisé», de «, habilité»;
1.1°
par le remplacement, dans le texte anglais du premier alinéa, de «party
leadership candidate authorized» par «leadership candidate of an
authorized party».
Remplacer, dans le texte anglais du paragraphe 2° de l'article 64,
«candidate to the leadership» par «leadership candidate».
amendement, demandé par la Direction de la traduction et de l'édition des lois
de l'Assemblée nationale, a pour but de corriger un problème qui résulte
de l'introduction du mot «autorisé» pour qualifier un parti ou un candidat indépendant visé et le mot «autorisé» qui existait
déjà et qui visait cette fois le représentant officiel habilité à
recevoir les contributions.
Président (M. Auger) : Y a-t-il des interventions sur l'amendement?
Est-ce qu'il y a des interventions sur cet amendement à
l'article 64?
S'il n'y a pas
d'intervention, je vais le mettre aux voix. Est-ce que l'amendement à
l'article 64 est adopté?
Le Président (M.
Auger) : Adopté. Donc, nous revenons à l'article 64 tel
qu'amendé. Est-ce qu'il y a des interventions?
S'il n'y a pas
d'intervention, je vais le mettre aux voix. Est-ce que l'article 64, tel
qu'amendé, est adopté?
Le Président (M.
Auger) : Adopté.
Article 74. M. le ministre.
Coiteux : Alors, M. le Président, c'est que j'aurais un amendement à
l'article 74, et il vaut vraiment la peine de lire l'amendement
avant de lire l'article 74, parce que l'amendement demande le retrait de
l'article 74.
Le Président (M.
Auger) : Juste un instant. Vous l'aviez déjà déposé, cet amendement?
Le Président (M.
Auger) : Ce matin. Allez-y, M. le ministre, allez-y.
Coiteux : Alors, l'amendement à l'article 74 consiste à retirer
l'article 74 du projet de loi. Et pourquoi cela? Alors, le retrait de l'article 74, qui
rendait applicable l'indexation prévue dans la
Loi sur le traitement des élus
municipaux aux montants alloués aux conseillers pour leurs dépenses de
recherche et de soutien, est nécessaire compte tenu de l'amendement à l'article 75 du projet de loi. Cet amendement à
l'article 75 prévoit notamment que les sommes allouées aux élus à des fins de recherche et soutien ne seront
pas fixées directement dans la loi et indexées annuellement, mais elles seront plutôt calculées à partir d'un pourcentage
du budget de la municipalité, comme c'est prévu actuellement dans la Loi
sur les cités et villes, et, dans un tel cas, l'indexation n'est donc pas
nécessaire.
Président (M. Auger) : Merci. Y a-t-il des interventions sur
l'amendement à l'article 74?
S'il n'y a pas
d'intervention, je vais le mettre aux voix. Est-ce que l'amendement à
l'article 74 est adopté?
Le Président (M.
Auger) : Adopté. Donc, l'article 74 est supprimé.
Article 75. M.
le ministre.
Le Président (M.
Auger) : Je suis l'ordre, là, qui a été convenu ce matin. Selon
l'ordre de ce matin, on irait à l'article 75, concernant le financement.
M. Laframboise : Est-ce qu'on a eu l'ordre? Est-ce qu'on a eu un petit document, là?
Moi, je ne l'ai pas eu, là.
Le Président (M.
Auger) : Je crois que vous l'avez reçu. Vous l'avez?
Laframboise : Moi, je ne l'ai pas eu. Non, on n'a pas eu d'ordre.
Président (M. Auger) : Nous allons vous faire parvenir ça
immédiatement, M. le député de Blainville, avec plaisir. Et nous serions...
M. Coiteux :
...financement électoral.
Le Président (M.
Auger) : 75.
M. Coiteux :
J'y vais, au 75, ce ne sera pas long.
Le Président (M.
Auger) : Donc, article...
M. Coiteux :
...consultation, juste pour la façon d'introduire...
Le Président (M.
Auger) : Je vais suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
15 h 45)
Le Président (M.
Auger) : Nous reprenons nos travaux. M. le ministre.
Article 75.
M. Coiteux :
Oui. 75. Cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 31.5, de
ce qui suit :
«Remboursement des
dépenses de recherche et de soutien des conseillers.
«31.5.1. Le conseiller et le conseiller d'arrondissement
d'une municipalité dont la population est de 20 000 habitants ou
plus ont droit au remboursement de leurs dépenses de recherche et de soutien
conformément aux règles prévues au présent chapitre.
règlement du ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation
du territoire détermine les dépenses de recherche et de soutien qui
peuvent faire l'objet d'un remboursement.
«31.5.2.
Pour l'exercice financier de 2017, le montant maximal de remboursement auquel a
droit un conseiller est de :
4 000 $ pour le conseiller d'une municipalité dont la population est
d'au moins 20 000 habitants mais de moins de 50 000 habitants;
6 000 $ pour le conseiller d'une municipalité dont la population est
d'au moins 50 000 habitants mais de moins de 100 000 habitants;
8 000 $ pour le conseiller d'une municipalité dont la population est
d'au moins 100 000 habitants mais de moins de 200 000
habitants;
11 000 $ pour le conseiller d'une municipalité dont la population est d'au
moins 200 000 habitants mais de moins de 300 000 habitants;
13 000 $ pour le conseiller d'une municipalité dont la population est
d'au moins 300 000 habitants mais de moins de 400 000
habitants;
15 000 $ pour le conseiller d'une municipalité dont la population est
d'au moins 400 000 habitants mais de moins de 500 000
habitants;
17 000 $ pour le conseiller d'une municipalité dont la population est
de 500 000 habitants ou plus.
«1° le montant maximal de
remboursement auquel a droit le conseiller est égal à 65 % de celui prévu
au premier alinéa s'il est membre
d'un parti autorisé qui a droit au versement de l'allocation prévue à
l'article 449.1 de la
Loi sur les élections et les référendums dans
les municipalités (chapitre E-2.2);
«2° le montant maximal de remboursement auquel a
droit le conseiller d'arrondissement est égal à 50 % de
celui prévu au premier alinéa s'il n'est pas membre d'un parti autorisé ou s'il
est membre d'un tel parti qui n'a pas droit au versement de l'allocation prévue à l'article 449.1 de la
Loi sur
les élections et les référendums dans les municipalités. Lorsque le
conseiller d'arrondissement est membre d'un parti autorisé qui a droit au
versement de cette allocation, le montant maximal auquel il a droit est égal à
32,5 % de celui prévu au premier alinéa.
«Pour
l'application du présent article, on entend par «parti autorisé» le parti qui
est le titulaire d'une autorisation, valable pour la municipalité,
accordée en vertu de la
Loi sur les élections et les référendums dans les
municipalités.
«31.5.3.
Les membres du conseil d'agglomération de la ville de Montréal, sauf le maire
de la ville de Montréal, ont droit au
remboursement de leurs dépenses de recherche et de soutien conformément au
règlement pris en vertu du deuxième alinéa de l'article 31.5.1.
«Pour
l'exercice financier de 2017, le montant maximal de remboursement auquel a
droit un membre du conseil d'agglomération de la ville de Montréal est
de 12 000 $.
«Toutefois, lorsqu'un
tel membre a aussi droit à un remboursement en vertu de l'article 31.5.2,
le montant maximal de remboursement prévu au deuxième alinéa est réduit du
montant maximal de remboursement auquel il a droit
à
titre de conseiller d'une municipalité liée. Si le résultat de cette
soustraction est positif, ce résultat constitue le montant maximal de
remboursement auquel a droit ce membre en vertu du premier alinéa; s'il est
négatif, ce membre n'a droit à aucun remboursement.
«31.5.4. À compter de
l'exercice financier de 2018, les montants maximaux de remboursement prévus aux
articles 31.5.2 et 31.5.3 sont indexés
conformément aux dispositions de la
section [IV] du
chapitre II, compte
tenu des adaptations nécessaires...»
Le Président (M.
Auger) :
Section VI, M. le ministre, et non IV.
M. Coiteux :
«...VI du
chapitre II, compte tenu des adaptations nécessaires.»
«31.5.5.
Le montant maximal de remboursement auquel a droit un conseiller pour un
exercice financier au cours duquel se tient une élection générale au
sein de la municipalité est égal :
pour le conseiller en poste avant l'élection, à cinq sixièmes du montant
maximal de remboursement auquel il aurait autrement droit pour la
totalité de l'exercice financier;
pour le conseiller en poste après l'élection, au sixième du montant maximal de
remboursement auquel il aurait autrement droit pour la totalité de
l'exercice financier.
cas d'élection partielle, le montant maximal de remboursement auquel a droit le
conseiller élu lors de cette élection
est égal au quotient obtenu en divisant par 12 le produit de la multiplication
du nombre de mois entiers compris entre la date à laquelle commence le
mandat de ce conseiller et la fin de l'exercice financier en cours et le
montant maximal de remboursement auquel aurait eu droit ce conseiller pour la
totalité de cet exercice financier.
«31.5.6.
Le montant maximal de remboursement auquel a droit un conseiller pour un
exercice financier n'est pas modifié lorsque survient, durant cet
exercice financier, un changement dans le statut du conseiller qui a pour effet
de modifier le montant qui lui est
applicable en vertu de l'article 31.5.2. Un tel changement n'a d'effet sur
le montant maximal de remboursement du conseiller qu'à compter de
l'exercice financier suivant.
«31.5.7.
Pour avoir droit au remboursement, le conseiller ou le membre du conseil
d'agglomération doit produire, au soutien de sa demande, [des] pièces
justificatives dont le contenu minimal est déterminé par le conseil.
«Le ministre peut,
par règlement, prescrire toute règle relative au contenu de ces pièces
justificatives.
plus tard le 31 mars de chaque année, une liste des remboursements
autorisés par la municipalité pendant l'exercice financier précédent
doit être déposée devant le conseil ou, selon le cas, devant le conseil
d'agglomération de la ville de Montréal.
Pour chaque remboursement, cette liste indique les renseignements exigés par le
règlement visé au deuxième alinéa et ceux fournis au soutien de la
demande.
«31.5.8.
Lorsque le présent
chapitre a commencé à s'appliquer à une municipalité, il
continue à s'y appliquer même si sa population devient inférieure à 20 000 habitants.
«Toutefois,
le conseil de la municipalité peut, par une résolution adoptée à la majorité
des deux tiers des voix de ses membres,
mettre fin à l'application du présent chapitre. Le droit au remboursement des
dépenses de recherche et de soutien cesse le 31 décembre de
l'exercice financier durant lequel la décision a été prise.
«Le présent
chapitre redevient applicable lorsque
la population de la municipalité atteint de nouveau 20 000 habitants.»
Le Président (M.
Auger) : Un amendement.
M. Coiteux :
Je pense que j'en ai même deux, parce que celui-là... Dans quel ordre on
devrait les faire?
Le Président (M.
Auger) : O.K. Vous en avez deux?
M. Coiteux :
Oui, bien, j'ai deux amendements...
Une voix :
...un qui avait déjà été déposé.
M. Coiteux : Il y en a un qui a été déjà
déposé, puis il y en a un nouveau.
Le Président (M. Auger) : O.K. Vous
y allez avec celui qui a déjà été déposé.
M. Coiteux : Celui déjà déposé?
Le Président (M. Auger) : S'il vous
plaît.
Le Président (M. Auger) : Je vais
suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 15 h 55)
Le Président (M. Auger) : Nous
reprenons nos travaux. M. le ministre, avec un amendement à l'article 75.
Coiteux : Alors, l'amendement. Alors, premièrement, remplacer les articles 31.5.1, 31.5.2, 31.5.3 et
31.5.4 proposés par l'article 75 par les suivants :
«31.5.1. Le budget
de toute municipalité de 20 000
habitants ou plus doit comprendre un crédit pour le versement de sommes
destinées au remboursement des dépenses de recherche et de soutien des
conseillers.
«Sous réserve
du troisième alinéa, ce crédit doit être égal ou supérieur à 1/15 de 1 %
du total des autres crédits prévus au
budget, sauf dans le cas de la ville de Montréal où un tel crédit doit être
égal ou supérieur à 1/30 de 1 % du total des autres crédits prévus
au budget.
«Dans le cas
où le budget de la municipalité prévoit des crédits pour des dépenses reliées à
l'exploitation d'un réseau de
production, de transmission ou de distribution d'énergie électrique, 50 %
seulement de ceux-ci doivent être pris en considération dans
l'établissement du total de crédits visé au deuxième alinéa.
«Un règlement du ministre des Affaires municipales, des
Régions et de l'Occupation du territoire détermine les dépenses de
recherche et de soutien visées au premier alinéa.
«31.5.2. On établit
le montant des sommes visées au premier alinéa de l'article 31.5.1 en
divisant le crédit également entre tous les conseillers.
«Toutefois, dans le cas d'une municipalité où des
conseillers d'arrondissement sont
élus, le crédit est divisé en un nombre de parts qui correspond au total que
l'on obtient en additionnant le double du nombre de conseillers de la ville et le nombre de conseillers
d'arrondissement. Deux parts sont destinées à chaque conseiller de la
ville et une à chaque conseiller d'arrondissement.
«31.5.3. Dans le cas de l'agglomération de Montréal, la
partie du budget de la municipalité centrale qui relève du conseil d'agglomération doit comprendre un crédit
pour le versement aux membres de ce conseil, à l'exception du maire de
la municipalité centrale, de sommes destinées au remboursement des dépenses de
recherche et de soutien conformes au règlement pris en vertu de
l'article 31.5.1.
«Ce crédit doit être
égal ou supérieur à 1/60 de 1 % du total des autres crédits prévus à cette
partie de budget.
«On établit le montant des sommes visées au premier alinéa
en divisant également le crédit entre tous les membres du conseil
d'agglomération, à l'exception du maire de la municipalité centrale.
«Les sommes
établies, en vertu de l'article 31.5.2, pour un conseiller du conseil
ordinaire de la municipalité centrale qui
est un membre du conseil d'agglomération doivent être réduites des sommes
établies à son égard en vertu du présent
article et le budget de la
municipalité centrale doit être ajusté pour tenir compte de cette réduction.»
Deuxièmement,
supprimer l'article 31.5.6 proposé par l'article 75.
Alors, avec cet amendement, il est proposé de maintenir les
règles de calcul actuellement prévues dans la
Loi sur les cités et villes pour déterminer les sommes
allouées aux conseillers pour leurs dépenses de recherche et de soutien
lors d'un exercice financier. Ces règles de calcul prévoient un montant minimal
correspondant à un pourcentage du budget de la municipalité. De plus, ces règles prévoient que les
conseillers d'une municipalité ont tous droit au même
montant, qu'ils soient membres ou non d'un parti autorisé, à l'exception
des conseillers d'arrondissement, qui reçoivent la moitié de ce qui est reçu
par les conseillers municipaux.
Par ailleurs,
les autres aspects du nouveau régime de remboursement des dépenses de recherche
et de soutien des conseillers prévu à l'article 75 restent
inchangés.
Le Président (M. Auger) :
Merci. Des interventions sur l'amendement? M. le député de Blainville.
Une voix : Oui, plusieurs
questions en rafale...
Le Président (M. Auger) :
Excusez, j'avais reconnu le député de Blainville. Désolé.
M. Laframboise : Oui, merci, M.
le Président. Bon, je vois que c'est un changement majeur, c'est un virage à 360 degrés, là, qu'on pourrait dire, là, par rapport à la position, qui a été déposé. J'avais une série d'amendements, là. C'est pour ça que, les questions, là, je ne les déposerai
pas s'il y a la réponse à vos questions, là.
Quand on
parle du premier, du 31.5.1 tel qu'amendé, le 1/15 de 1 % puis le 1/30 de 1 %, pour la ville de
Montréal, ça, c'est les mêmes montants, M. le ministre, qui sont dans la loi
actuellement, présentement?
M. Coiteux : Oui, on me dit
qu'il y a une légère différence, là, laissez-moi consulter, mais...
M. Laframboise : Allez-y.
M. Coiteux : C'est le même
montant minimum, mais on leur permet d'aller au-dessus s'ils le veulent, là.
M. Laframboise : Au-dessus,
O.K.
Quand on
tient compte... Le troisième paragraphe, dans le calcul, on dit, bon : «...dépenses
reliées à l'exploitation d'un réseau de production...» Il n'y en a pas
beaucoup, là. Il y a la ville de Sherbrooke, là, qui exploite son réseau de
production, de transmission d'énergie électrique, là. Ça veut dire qu'on prend
juste 50 % des revenus pour calculer le pourcentage, le 1/15, là, dans le
budget.
À ce que je sache, là... Y en a-tu beaucoup
d'autres? Je sais qu'il y a Sherbrooke qui a son réseau, mais y en a-tu
d'autres?
M. Coiteux : Il y aurait
Westmount également.
M. Laframboise : Westmount.
M. Coiteux : Et évidemment
c'est pour éviter des distorsions, hein, qui fausseraient les budgets.
M. Laframboise : Oui, oui.
Parfait.
Par la suite,
quand on parle du conseil d'agglomération et le pourcentage de... «Dans le cas
de l'agglomération de Montréal, la
partie du budget [...] centrale qui
relève du conseil d'agglomération doit comprendre un crédit pour le versement
aux membres de ce conseil, à l'exception du maire[...].
«Ce crédit doit être égal ou supérieur à 1/60 de
1 %...»
C'est ça qui est dans la loi présentement?
M. Laframboise : «Les sommes
établies, en vertu de 31.5.2, pour un conseiller du conseil ordinaire de la municipalité centrale qui est un membre du conseil
d'agglomération doivent être réduites des sommes établies à son égard en
vertu du présent article...» Donc, c'est ce qu'il y a, là aussi, dans la loi
présentement?
M. Laframboise : Donc, finalement, l'objectif...
Puis je prends le cas de Sherbrooke, qui a réduit le nombre de conseillers, là. Quand on y va au pourcentage, dans le fond, on garde la même enveloppe de budget
disponible. Même si on a réduit le
nombre de conseillers, on risque d'avoir une augmentation des budgets,
puis c'est correct, là, honnêtement, pour
le travail, on réduit le nombre de conseillers dans une ville, donc... alors
que ce que vous aviez déposé avant comme amendement, ça avait un impact,
si on réduisait le nombre de conseillers, évidemment, il y avait moins de budget
de recherche qui était alloué globalement dans la ville. Là, présentement, on
garde le même pourcentage de budget, puis évidemment, si jamais il y a une réduction du nombre
de conseillers, ça va augmenter l'enveloppe des sommes disponibles
pour les conseillers, indépendants ou faisant
partie du parti politique, là.
M. Coiteux :
C'est tout à fait le cas. Maintenant, je pense, pour la compréhension de tous,
évidemment, c'est sur présentation de reçus pour des dépenses
admissibles. Donc, il est toujours possible que la ville dépense moins que le
budget qu'elle avait autorisé à cet effet. Donc, c'est pour budgéter, mais,
dans les faits, il se pourrait que les dépenses engagées soient moindres.
M. Laframboise : Parce que vous maintenez 31.5.7, puis, pour avoir
droit au remboursement, ça prend les pièces justificatives puis tout ce
qui s'ensuit.
Donc, évidemment, on
ne déposera pas d'amendement, M. le Président, ça va. Nous, on en avait par
rapport à ça, mais je suis bien, bien, bien
content que vous mainteniez la façon de distribuer. Vous savez, c'était un des
problèmes surtout des conseillers
indépendants, parce que la méthode de calcul qui avait été inscrite dans
le projet de loi avait un impact important
dans certaines villes, pas dans toutes, c'est pour ça, il faut que je sois
honnête avec vous, là, mais dans certaines
villes il y avait une réduction importante du budget de
recherche des conseillers et conseillères. Et ça, bien, évidemment,
c'est important, là. Quand tu as moins de sous pour faire le même
travail que tu faisais avant que le projet de loi soit adopté... Je pense que vous avez bien senti, là, cette pression-là puis je pense que... Moi, c'est correct, là, pour moi, là, les amendements qui
sont proposés puis... Ça va.
Le Président
(M. Auger) : M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet :
Oui. Bon, quelques questions ont été répondues, mais j'ai quelques précisions à
obtenir de la part du ministre.
Donc,
si je comprends bien, vous revenez aussi à la charge en couvrant maintenant
les villes de 20 000 habitants et plus, pour ce qui est de...
Parce qu'anciennement c'étaient les villes simplement de 50 000 et en
haut. Donc, vous continuez cette concordance-là pour donner des moyens aux
municipalités de 20 000 et plus.
question peut-être, M. le ministre. Bon, vous avez parlé tantôt, pour éviter la
distorsion... 50 % des crédits pour les productions électriques.
Pourquoi 50 %? Pourquoi pas 25 %? Pourquoi pas 75 %? Je veux
juste vous entendre. Pour couper la poire en deux, là.
M. Coiteux :
Je vais consulter, là, parce que, techniquement, c'est la loi actuelle. Donc,
ça a dû être calculé avec une étude approfondie, mais je vais poser la
question.
Le Président
(M. Auger) : Je vais suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
16 h 6)
Le Président (M. Auger) :
Nous reprenons. M. le ministre.
M. Coiteux :
En fait, par l'amendement, on maintient la situation actuelle. Et on n'a eu
aucune représentation des villes
concernées à l'effet que ça causerait un quelconque problème. Donc, on ne remet
pas en question ce choix qui a été fait lorsque la loi qui a établi ces
montants-là a été votée.
M. Ouellet :
Autre question. Donc, si je comprends bien, vous introduisez ces
dispositions-là dans la
Loi sur — juste pour être certain, là — le traitement des élus municipaux, c'est
bien ça? Donc, si je comprends bien, on va encore, à l'article 27,
abroger toute la
section qui était relative à la
Loi sur les cités et villes,
qui faisait référence au financement, mais cette fois-ci elle faisait référence
au financement par le budget des municipalités.
M. Coiteux :
Oui. À l'article 27, oui.
M. Ouellet :
O.K. Donc, on garde ça.
Une autre question,
M. le Président. À l'article 31.5.1, un, deux... au troisième alinéa, vous
faites référence à... «Un règlement du
ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire
détermine les dépenses de recherche et de soutien visées au premier
alinéa.» On ne connaît pas le règlement aujourd'hui. Est-ce qu'on va le
connaître sous peu? Est-ce qu'il existe déjà?
M. Coiteux :
Le règlement existe déjà, là. À moins d'être modifié, c'est celui-là qui serait
en vigueur, là. Ça dit quelles sont les dépenses admissibles, en fait.
M. Ouellet :
Donc, on fait juste appliquer le même règlement qui existait?
M. Coiteux :
Jusqu'à nouvel ordre, oui. Si un jour il y a lieu de changer ce règlement, on
le verra. À l'époque, le règlement visait à resserrer les critères pour
s'assurer que les dépenses de recherche soient des dépenses de recherche
effectivement.
Le Président
(M. Auger) : M. le député de René-Lévesque.
Le Président
(M. Auger) : M. le député de Blainville.
M. Laframboise :
...parce que, bon, puis comme vous disiez tantôt, ce que vous avez rajouté,
c'est quand on dit : «...ce crédit doit
être égal ou supérieur à 1/15...» Donc, ça, c'est la marge de manoeuvre qu'on
donne aux villes. Ils peuvent aller
supérieur, plus important que 1/15, mais c'est toujours réparti par conseiller,
donc chaque conseiller, y compris les
conseillers indépendants, auront droit à cette somme-là, comme vous dites, sur
présentation de pièces justificatives.
Ça règle aussi le problème des villes
qui avaient décidé de réduire le pourcentage des budgets. Donc, le
minimum, c'est 1/15. Donc, théoriquement,
pour le calcul, vous avez 20 conseillers, bien, à ce moment-là, vous
prenez 1/15 de votre budget puis vous le divisez par 20. Ça, c'est le
budget de recherche.
Évidemment, ceux qui n'en ont pas de besoin ne sont pas