Health and Social Services — 10 March 2020 (42nd Legislature, 1st Session)
CSSS 2020-03-10
Quebec — Committees
Le Président (M.
Provençal)
: Merci beaucoup. Y a-t-il
d'autres interventions sur l'article 50? S'il n'y a pas d'autre
intervention sur l'article 50, nous allons procéder à la mise aux voix.
Fortin : Par appel nominal, M. le Président.
Le Président (M.
Provençal)
: Oui. Mme la secrétaire, s'il
vous plaît.
La Secrétaire :
Oui. Mme McCann (Sanguinet)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac) : Pour.
Secrétaire : Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Guillemette (Roberval)?
Guillemette : Pour.
La Secrétaire :
M. Tremblay (Dubuc)?
La Secrétaire :
M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé)?
La Secrétaire :
Et M. Provençal (Beauce-Nord)?
Le Président (M.
Provençal)
: Abstention.
L'article 50
du projet de loi n° 43 est accepté à la majorité. Nous allons maintenant aller au bloc 4, Société d'assurance
automobile du Québec. Alors, nous sommes à l'article 8. Mme la ministre, pouvez-vous nous en
faire la lecture et nous fournir vos commentaires, s'il vous plaît?
Mme McCann :
Merci, M. le Président. Alors, l'article 8 :
L'article 73 du
Code de la sécurité routière est modifié par la suppression, dans le premier
alinéa, de «médecin spécialiste ou un autre».
Cet
article vise à
modifier, dans le Code de la sécurité routière, l'indication que l'examen
médical ou l'évaluation sur la santé du conducteur pouvant être exigé par la Société
de l'assurance automobile du Québec peut être fait par un médecin spécialiste
ou un autre professionnel de la santé que la société désigne. En effet, la
notion de professionnel de la santé désigné par la société vise déjà le médecin
spécialiste, qu'il n'y a pas lieu de mentionner spécifiquement.
Le Président (M.
Provençal)
: Oui, M. le député de Pontiac.
Fortin : Merci, M. le Président. Donc là,
je lis ici, là, qu'on n'ajoute pas personne, on fait juste enlever la notion de
médecin spécialiste pour dire n'importe quel professionnel que la société peut
désigner. C'est ça? Donc, c'est juste de la correction de texte, là, il n'y a
pas...
M. Fortin :
O.K. Est-ce que la société... Quand on dit «la société peut le désigner»,
elle peut le faire indépendamment ou ça doit être fait... Est-ce qu'il y a un
règlement autour de qui elle peut désigner ou c'est simplement la société qui
décide de tel professionnel, ça va, tel professionnel, ça ne va pas, etc.?
Mme McCann :
Oui, M. le Président, on a des représentants de la Société d'assurance
automobile à qui on pourrait poser la question, M. le Président.
Le Président (M.
Provençal)
: Alors, oui, nous allons
suspendre, s'il vous plaît, les travaux.
(Suspension de la séance à
10 h 08)
Le Président (M.
Provençal)
: Alors, nous pouvons reprendre
les travaux. Madame, je vais vous demander de vous nommer, de nous décrire la
fonction que vous occupez et, par la suite, de pouvoir répondre à la question
qui a été posée. Merci.
Jolicoeur (Lise) : Alors,
Lise Jolicoeur, je suis légiste à la Société
de l'assurance automobile du Québec.
Pour la question de M. Fortin, effectivement,
quand on réfère aux professionnels de la santé à l'article 73, on a eu une
définition à l'article 4 du Code de la sécurité routière qui vient
énumérer quels sont les professionnels de la santé.
Alors, il y a des médecins, optométristes, psychologues, ergothérapeutes,
infirmières. Et, quand on dit, à l'article 73 toujours, que «la société peut
désigner nommément», alors, tout dépendamment de la situation, elle pourra
choisir, parmi les professionnels qui sont
énumérés à l'article 4, lequel elle demande... dont elle demande
un examen médical, qui pourra faire l'examen.
M. Fortin :
Pouvez-vous nous en faire la liste encore? Vous l'avez fait rapidement,
Me Jolicoeur.
Mme Jolicoeur (Lise) : Alors, à l'article 4,
il y a les médecins du Québec, les optométristes, psychologues, ergothérapeutes
et infirmières.
M. Fortin : Les
psychologues?
Mme Jolicoeur (Lise) : Oui.
Fortin : Ah! c'est bien, ça.
C'est très bien que la société pense qu'un psychologue puisse faire cet acte
professionnel là.
Mme Jolicoeur (Lise) : Donc, il n'y
a pas de règlement, comme vous le mentionniez tantôt.
M. Fortin : Il
n'y a pas de règlement?
Mme Jolicoeur (Lise) : Non, non.
M. Fortin : O.K. Donc, dans votre...
Vous avez mentionné infirmière, là, infirmière peut inclure infirmière
praticienne spécialisée également?
Mme Jolicoeur (Lise) : Exact.
M. Fortin : O.K. Très bien, ça me
va, M. le Président. Je félicite la société pour son ouverture envers les
psychologues.
Mme McCann : M. le Président, on
parle d'évaluation.
M. Fortin :
Oui, bien sûr. C'est la première étape vers quelque chose de plus important,
n'est-ce pas?
Mme McCann : Ah bon! Très bien.
Le Président (M. Provençal)
: C'est ce qu'on appelle la technique des petits pas, M. le
député de Pontiac.
M. Fortin :
Mais on espère quand même prendre des grands pas ici, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Alors, est-ce qu'il y a d'autres interventions concernant
l'article 8?
M. Fortin : Ça
me va, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix de...
M. Fortin : Par
appel nominal, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Oui. Mme la secrétaire.
La Secrétaire :
Mme McCann (Sanguinet)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac) :
Pour.
La Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Blais (Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Guillemette (Roberval)?
Guillemette : Pour.
La Secrétaire :
M. Tremblay (Dubuc)?
La Secrétaire :
M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
La Secrétaire :
Et M. Provençal (Beauce-Nord)?
Le Président (M. Provençal)
: Abstention.
L'article 8 du projet de loi n° 43 est
accepté à la majorité. Mme la
ministre, pouvez-vous nous faire lecture de l'article 9 et le commenter?
Mme McCann :
Oui, merci, M. le Président. Alors, l'article 398 de ce code est
modifié :
par l'insertion, dans le deuxième alinéa et après «médecin», de «ou d'une
infirmière praticienne spécialisée»;
par l'insertion, dans le troisième alinéa et après «médecin», de «, d'une
infirmière praticienne spécialisée»;
3° par l'insertion,
dans le quatrième alinéa et après «médecin», de «, l'infirmière
praticienne spécialisée».
Alors, cet
article
vise à autoriser les infirmières praticiennes spécialisées à fournir les
recommandations prévues pour l'obtention de
dispenses et d'autorisations de la Société
de l'assurance automobile du Québec
relativement à la ceinture de sécurité ou à tout autre ensemble de
retenue.
Ainsi, lorsqu'une
telle recommandation découlera d'un acte posé dans l'exercice d'activités
relevant de sa compétence, par exemple à la
suite d'un diagnostic qu'elle est en mesure de poser, l'infirmière praticienne
spécialisée sera en mesure de fournir la recommandation de façon
autonome. Merci, M. le Président.
Le Président (M.
Provençal)
: Merci. Y a-t-il des interventions
concernant l'article 9?
Fortin : Oui, M. le Président. On parle ici d'une infirmière
praticienne spécialisée. Donc là, si j'ai bien compris, là, la ministre ajoute la possibilité pour non seulement les médecins, les ergothérapeutes, mais les infirmières praticiennes spécialisées, maintenant,
de fournir la recommandation écrite à la Société de l'assurance automobile du Québec
pour la question, là, du port de la ceinture de sécurité, par exemple. Vous parlez de n'importe quelle infirmière praticienne spécialisée? Une infirmière praticienne
spécialisée, selon vos estimations, en santé mentale est formée pour, justement,
la question du port de ceinture de sécurité, entre autres?
Mme McCann :
M. le Président, je pourrais donner la parole à la représentante de la Société
de l'assurance automobile.
Le Président (M.
Provençal)
: Oui. Alors,
Mme Fortier... Mme Jolicoeur, excusez.
Mme Jolicoeur (Lise) : Lise Jolicoeur, oui. Écoutez,
ici, on ajoute infirmière praticienne
spécialisée. Alors, tout dépendant du
champ de pratique de l'infirmière, si elle est autorisée, de par son champ de
pratique, à recommander une
exemption ou, en tout cas, faire une prescription à cet égard, bien, à ce
moment-là, elle le pourra. Mais, pour ce qui concerne les champs de pratique,
là, j'aimerais que ce soit plus le MSSS, là, qui... Donc, je vais laisser la
place.
Le Président (M.
Provençal)
: D'autres interventions?
McCann : Je pense, M. le Président,
que les champs de pratique, on en a discuté dans d'autres articles, hein? Je
pense que l'intervention de Mme Jolicoeur va dans ce sens-là, dépendant du
champ de pratique de l'infirmière praticienne spécialisée, ça va s'appliquer,
évidemment, dans le cas de la Société de l'assurance automobile.
Fortin : Mais là vous ouvrez une porte qui me semble... disons
que vous vous aventurez sur une pente un peu glissante, là, à ma première
lecture, Mme la ministre, parce que pourquoi vous diriez : Selon son champ
de pratique? Parce qu'une infirmière praticienne spécialisée, par exemple, en
santé mentale ou dans un autre domaine, là, doit avoir une formation de base
qui lui permet de faire ces choses, là, n'est-ce pas? Donc, j'imagine que
toutes les infirmières praticiennes spécialisées peuvent déterminer les
besoins, là, d'un conducteur ou d'un passager en lien avec la ceinture de sécurité,
non?
Mme McCann :
Oui, à cet effet-là, oui, tout à fait.
Fortin : O.K. Mais donc il n'y a pas de «selon son champ de
spécialité», là.
Mme McCann :
Oui, effectivement, là, je parlais, évidemment, de l'infirmière en santé mentale,
là, s'il y a une problématique de santé mentale, l'infirmière praticienne
spécialisée, mais effectivement, les problématiques dont on va parler dans ce cadre-là sont plus de santé
physique. Alors, je suis d'accord avec le commentaire de mon collègue.
Fortin : O.K. Est-ce qu'il y a une raison pour laquelle, dans
l'article 8, vous avez utilisé la terminologie «n'importe quel
professionnel», là? Puis là je paraphrase, là, ce n'est pas exactement ça, là,
mais vous avez dit : «Une évaluation
sur sa santé faite par un professionnel de la santé que la société peut
désigner», puis ici vous les nommez. On
parle d'un médecin, d'une IPS ou d'un
ergothérapeute. Pourquoi ne pas simplement permettre à la société,
comme vous l'avez fait à l'article précédent, de désigner le
professionnel approprié?
Mme McCann :
On peut demander, M. le Président, à Mme Jolicoeur de revenir, mais moi,
je présume... encore une fois, étant donné le contexte dont on parle, on parle
de retenue, on parle de ceinture de sécurité, alors on parle d'un aspect physique, donc j'en déduis que c'est pour ça qu'on
parle d'ergothérapeute, de médecin et d'infirmière praticienne
spécialisée.
Fortin : Bien, je n'ai aucun doute, en fait, M. le Président,
que ces professionnels-là sont aptes à faire ces recommandations-là, mais je me
demande pourquoi, dans le contexte de l'article précédent, on ouvrait la porte
à ce que la société décide quels professionnels puissent le faire, et ici on
l'inscrit noir sur blanc, là, les seuls qui peuvent le faire, c'est les
médecins, l'IPS ou l'ergothérapeute, et non... On ne donne pas la latitude,
disons, qu'on donnait à l'article précédent, à la société, de trouver le bon
professionnel au bon moment.
Mme McCann :
Je pense, M. le Président, que c'est à cause de ce que l'article 9
recouvre comme situations, des situations davantage ciblées, circonscrites, la
ceinture de sécurité, la retenue, donc l'aspect physique, tandis que, dans
l'autre article, on parle vraiment de renouvellement de permis, par exemple,
qui est beaucoup plus large. Il peut faire appel à différentes problématiques
ou différentes situations.
M. Fortin : Donc, il n'y a personne d'autre... et je ne veux juste pas qu'on
manque l'opportunité, là, M. le
Président, mais il n'y a
personne d'autre qu'un médecin, qu'une infirmière
praticienne spécialisée ou un
ergothérapeute qui pourrait
déterminer, là, par exemple, ou qui pourrait faire une recommandation par rapport à la dispense du port de sécurité, ou à l'adaptation,
ou à un ensemble de retenue autre, là. Il n'y aurait pas, je ne sais pas, moi,
un physiothérapeute ou... Je tente de chercher quel autre professionnel
pourrait le faire, mais je ne voudrais pas qu'on manque une opportunité. Je veux juste m'assurer que la société juge que
ce sont bel et bien... la société et/ou le ministère, là, juge que ce
sont les seuls professionnels qui peuvent faire de telles recommandations.
McCann : Bien, c'est clair, M. le Président, que nous, on ajoute
infirmière praticienne spécialisée, on se comprend, là, mais que l'ergothérapeute a une spécialité
dans le sens, là, du mouvement puis de tout ce qui est protection du
corps humain, on va le dire comme ça, ou du fonctionnement du corps humain et
dans le sens des mouvements. Alors, ils sont probablement, les ergothérapeutes,
des professionnels très habilités dans ce sens-là, et je présume que c'est pour
cette raison que la société a identifié médecin et ergothérapeute au départ.
Fortin : Mais peut-être juste en lien avec ce que la ministre
dit à ce moment-ci, peut-être... Si les ergothérapeutes, effectivement, et je
n'ai aucun doute qu'ils le sont, habilités à faire ça, là, ont cette
formation-là, pourquoi est-ce qu'ils n'ont simplement... qu'ils ne peuvent
faire des recommandations quant à l'autorisation de munir la ceinture de
sécurité de dispositifs additionnels mais pas par rapport à l'autorisation de
porter partiellement la ceinture de sécurité?
Mme McCann :
Là, j'avoue, M. le Président, qu'on est dans du plus spécifique. On pourrait
demander... Quoique moi, je suis très à l'aise de répondre aux questions, là,
de mon collègue...
Fortin : Je n'ai pas d'objection, M. le Président, comme depuis
le début, là, que ça soit la ministre ou les gens de la société, là, qui
répondent à cette... C'est vrai que c'est une question pointue, là.
Mme McCann : C'est une question
pointue, et je vais quand même me permettre le commentaire suivant, M. le Président, qu'on est dans un projet de
loi où on ajoute les infirmières praticiennes spécialisées. Alors, évidemment,
on n'est pas en train de réviser une loi, là, qui existe depuis des années, là,
alors...
M. Fortin :
Sauf que, Mme la ministre, M. le Président, en toute sincérité et en tout
respect pour leur travail, l'article 8 ne visait pas, lui, à ajouter les infirmières praticiennes spécialisées, il visait à enlever les médecins spécialistes
parce que c'est un... Donc, on ne peut pas utiliser cet argument-là pour l'article 9
quand, pour l'article 8, on est venus corriger une
partie de la loi qui
était existante. Je comprends ce que la ministre nous dit, mais je veux juste, encore
une fois, m'assurer qu'on a les bons professionnels aux bons endroits.
L'article 8
venait un peu corriger le texte en disant : Bien, on ne veut pas se
répéter.
L'article 9 pourrait très bien faire la même chose, là.
McCann : Bien, je pense, M. le Président, que l'article 8 ajoute les infirmières praticiennes spécialisées, mais c'est dans la
formulation, évidemment, on enlève «médecins spécialistes», justement, pour
ouvrir la porte. Mais donc on...
M. Fortin : Ce
que la ministre avance, ce n'est pas le cas, M. le Président. On n'a pas ajouté
les infirmières praticiennes spécialisées à l'article 8. Les infirmières
étaient déjà là, selon l'estimation de la société qu'on a entendue de la bouche
de Mme Jolicoeur.
Mme McCann : Bien, encore une fois, M.
le Président, pour l'article 9, on peut certainement demander à Mme Jolicoeur
de revenir pour expliquer, mais je réitère quand même que le travail qu'on est
en train de faire, ce n'est pas de réviser une loi, là, c'est vraiment
d'ajouter des fonctions aux IPS. Alors, je veux juste le dire, mais, pour cette
fois-ci, là, évidemment, si mon collègue veut avoir des précisions, on va lui
donner, mais je vous demanderais, M. le Président, là, d'accueillir mon
commentaire.
Fortin : Bien, la ministre
a raison, M. le Président, et pendant que Mme Jolicoeur, peut-être, vient répondre, là, mais la
ministre a raison, la loi vise à ajouter les infirmières praticiennes
spécialisées, mais la loi fait autre chose. À
plusieurs moments, M. le Président, de l'étude
article par
article du projet de
loi, on est venus clarifier certains textes de loi, comme c'était le cas
à l'article 8, où on n'a nullement parlé des infirmières praticiennes
spécialisées, là. On est venus clarifier un texte de loi pour s'assurer que le
bon professionnel puisse poser le bon geste au bon moment.
Alors, on veut s'assurer, comme n'importe quelle
opposition digne de ce nom, M. le Président, comme n'importe quel parlementaire
digne de ce nom devrait vouloir le faire, si on est en train d'étudier
l'article 398, qu'on le fasse
correctement pour s'assurer, lorsqu'on votera pour, parce qu'on a l'intention
de voter pour, bien, qu'on fasse le travail au complet et non simplement
de façon partielle, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Mais je voudrais juste ajouter comme commentaire que, dans
l'article 9 ici, par rapport à
l'article 398, c'est vraiment en lien avec des raisons médicales
exceptionnelles. Alors, je pense que c'est peut-être là qu'est le noeud
dans la bonne compréhension. Mme Jolicoeur, je vous cède la parole.
Mme Jolicoeur (Lise) : Oui. Alors,
pour les paragraphes 1° et 2°, quand on parle de dispense du port de la ceinture ou autorisation de porter partiellement
une ceinture de sécurité, alors là on voit que ça touche vraiment le fait
qu'on en porte une ou qu'on en porte une à moitié. Donc, ça, c'est quand même
le médecin qui pourra déterminer si, vraiment, il peut y avoir exemption du
port ou exemption partielle.
M. Fortin : Ou
l'infirmière praticienne spécialisée.
Mme Jolicoeur (Lise) : Ou
l'infirmière praticienne spécialisée. Pour les paragraphes 3° et 4°, là,
on parle de dispositifs additionnels ou de dispositifs autres que ce qui est
prévu au Code de la sécurité routière. Alors, ça, c'est vraiment, là...
l'ergothérapeute, ça tombe dans son champ de spécialité. Donc, c'est pour ça
qu'on est venu ajouter, pour les paragraphes 3° et 4°, l'ergothérapeute.
M. Fortin : Il
n'y en a pas d'autres, professionnels, selon la société, là, qui pourrait...
Mme Jolicoeur (Lise) : Bien, je vois
mal un optométriste, un psychologue...
M. Fortin :
Effectivement.
Mme Jolicoeur (Lise) : Donc, c'est
les deux seuls qui restent.
M. Fortin :
O.K. Bien, c'est les deux seuls qui restent dans la liste des professionnels
que vous nous avez présentés précédemment.
Mme Jolicoeur
(Lise) : Exact.
Fortin : Mais il n'y aurait
pas, par exemple... j'ai utilisé l'exemple d'un physiothérapeute, mais il n'y
en a pas d'autres comme ça, là, qui pourraient s'ajouter.
Mme Jolicoeur (Lise) : Non, c'est
l'ergo, médecin et infirmière praticienne spécialisée.
M. Fortin :
Très bien. C'est tout ce qu'on voulait, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Excellent. À ce moment-ci, est-ce qu'il y a d'autres
interventions concernant l'article 9? S'il n'y a pas d'autre intervention,
nous allons procéder à la mise aux voix.
M. Fortin :
Est-ce qu'on peut procéder par appel nominal, M. le Président?
Le Président (M. Provençal)
: Oui, M. le député. Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Oui. Alors,
Mme McCann (Sanguinet)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac) :
Pour.
La Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire : Mme
Guillemette (Roberval)?
La Secrétaire :
M. Tremblay (Dubuc)?
La Secrétaire :
M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : Pour.
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
La Secrétaire :
M. Provençal (Beauce-Nord)?
Président (M. Provençal)
: Abstention.
L'article 9 du projet de loi n° 43 est adopté à la
majorité. Nous en sommes maintenant à l'article 30.1, qui est un
amendement qui avait été déposé par la
partie gouvernementale. Alors, ce sont des amendements qui ont déjà été
remis à l'ensemble des membres de la commission. À ce moment-ci, je vais demander à Mme la ministre de nous faire
lecture de l'amendement qui introduit un nouvel article, l'article 30.1,
et de nous en faire les commentaires.
McCann : Merci, M. le Président. Alors, l'article 30.1 :
L'article 1 du Règlement sur les délais de transmission des
rapports médicaux aux fins de l'assurance automobile est modifié, dans le
premier alinéa :
1° par le
remplacement de «ou établissement» par «, toute infirmière praticienne
spécialisée ou tout établissement»;
2° par l'insertion, avant «consulté par un réclamant»,
de «ou toute infirmière praticienne spécialisée».
Cet amendement vise à reconnaître, aux fins de
l'assurance automobile, les constatations, traitements et recommandations effectués par une infirmière
praticienne spécialisée consultée par un réclamant à la suite d'un accident.
En effet, comme les IPS, particulièrement en première ligne, pourraient être
consultées par une victime d'accident automobile, il est nécessaire qu'elles
soient également assujetties à l'obligation de transmettre sur demande
certaines informations à la Société de l'assurance automobile du Québec.
Il faut noter que le Règlement
sur les délais de transmission des rapports médicaux aux fins de l'assurance
automobile ici modifié est pris pour l'application de la
Loi sur l'assurance
automobile dans sa version antérieure au 1er janvier
1990, qui continue de s'appliquer à l'égard des personnes ayant subi un
dommage corporel avant cette date. Merci, M. le Président.
Le Président (M.
Provençal)
: Merci,
Mme la ministre. Je vais demander une suspension quelques minutes parce que
notre secrétaire aurait besoin de faire une validation d'un point ou deux.
Alors, suspension.
(Suspension de la séance à
10 h 26)
Le Président (M. Provençal)
: Nous allons reprendre nos travaux. Alors, à ce moment-ci, suite à la présentation
de la ministre du nouvel
article 30.1, y a-t-il des interventions?
Fortin : Ça nous va, M. le Président.
Le Président (M.
Provençal)
: Ça vous va? Alors, s'il n'y a
pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix de
l'article 30.1, du nouvel article.
Fortin : Par appel nominal, je vous en prie.
Le Président (M.
Provençal)
: Oui.
La Secrétaire :
Oui. Alors, Mme McCann (Sanguinet)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Guillemette (Roberval)?
Guillemette : Pour.
La Secrétaire :
M. Tremblay (Dubuc)?
La Secrétaire :
M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
La Secrétaire :
Et M. Provençal (Beauce-Nord)?
Le Président (M. Provençal)
: Abstention. Le nouvel
article 30.1 est adopté à la
majorité. Donc, le nouvel
article 30.1 est adopté, et c'est un nouvel
article qui est introduit dans le projet de loi n° 43. Maintenant, nous
allons procéder à la lecture... Est-ce que
vous avez besoin d'une suspension, madame? Non, ça va? Ça va. Alors, nous
allons maintenant procéder à la lecture de l'amendement qui introduit
l'article 30.2 au projet de loi n° 43. Mme la ministre.
Mme McCann : Merci, M. le Président.
Alors, l'intitulé du
chapitre IV du Règlement sur les indemnités payables
en vertu du
titre II de la
Loi sur l'assurance automobile est modifié par
l'insertion, après «du médecin», «ou de l'infirmière praticienne spécialisée».
Cet amendement
vise à intégrer au Règlement sur les indemnités payables en vertu du
titre II de la
Loi sur l'assurance automobile la possibilité d'un
examen médical demandé par la Société de l'assurance automobile du Québec soit
réalisé par une IPS.
Ce règlement vise également les cas assujettis à
la
Loi sur l'assurance automobile dans sa version antérieure au
1er janvier 1990, qui continue de s'appliquer à l'égard des personnes
ayant subi un dommage corporel avant cette date. En vertu de l'article 61
de cette loi, tel qu'il se lisait antérieurement au 1er janvier 1990, la
Régie de l'assurance automobile du Québec,
devenue la Société de l'assurance automobile du Québec, peut, à ses frais,
exiger du réclamant qu'il se soumette à l'examen d'un médecin qu'elle
désigne. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Merci, Mme la ministre. Avant de valider s'il y a des gens
qui veulent faire des interventions, je veux simplement souligner que l'article
qui vient d'être lu par Mme la ministre, par rapport au premier dépôt que nous
avions eu, il y a un léger changement. C'est «après "du médecin"»,
qui a remplacé «après "le médecin"». C'est la seule modification qui
a été faite, là.
M. Fortin :
Oui, M. le Président, je pense que je comprends, mais, dans l'amendement
précédent qu'on nous avait distribué, on parlait de l'intitulé du
chapitre IV des articles 38 et 39 du règlement. Là, ici, on parle de
l'intitulé du
chapitre IV du
règlement. Alors, est-ce que c'est dans tous les articles ou est-ce que...
Pourquoi le 38, 39 n'apparaît plus, là? Je veux juste essayer de
comprendre.
Mme McCann : M. le Président,
je vais demander à Me Lavoie... à votre consentement.
Le Président (M. Provençal)
: Alors, consentement? Alors, madame, vous vous nommez.
Mme G. Côté (Geneviève) : Alors,
Geneviève Côté, avocate à la Direction des affaires juridiques, Santé et
Services sociaux.
En fait, là, c'est qu'il y avait... on avait
fait toutes les corrections dans un même article, là, pour l'intitulé et pour
les articles 38 et 39. Par contre, on s'est rendu compte, là, à la
dernière minute, qu'il y en a un où il fallait qu'on rajoute «ou de
l'infirmière» et l'autre, c'était «ou l'infirmière», donc il y avait des petits
ajustements de texte, donc on est obligés de les scinder. Donc, vous allez
avoir un nouveau 30.3 dans quelques instants.
M. Fortin :
D'accord. Donc là, vous parlez uniquement du titre, si je comprends?
Mme G. Côté (Geneviève) : Exact.
M. Fortin :
O.K., c'est bon. C'est bon, on reviendra aux 38, 39.
Mme G. Côté (Geneviève) : On a une
nouvelle version.
Fortin : Ça va, c'est clair.
Merci, M. le Président. Mais sur le fond, là, pour le titre, je n'ai pas
d'intervention.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va? Donc, est-ce qu'il y a des interventions concernant
l'amendement qui introduit
l'article 30.2 au projet de loi
n° 43? S'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à la mise aux voix.
M. Fortin : Par
appel nominal, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Oui. Mme la secrétaire, s'il vous plaît.
La Secrétaire : Mme McCann
(Sanguinet)?
La Secrétaire : Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac) :
Pour.
Secrétaire : Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Guillemette (Roberval)?
Guillemette : Pour.
La Secrétaire :
M. Tremblay (Dubuc)?
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
La Secrétaire :
Et M. Provençal (Beauce-Nord)?
Le Président (M.
Provençal)
: Abstention. L'amendement
introduisant l'article 30.2 au projet de loi n° 43 est adopté à la
majorité. Donc, le nouvel
article 30.2 est adopté. Mme la ministre,
je vous invite à nous faire lecture de l'amendement qui introduit
l'article 30.3 au projet de loi n° 43.
Mme McCann :
O.K., merci, M. le Président. Alors, insérer, après l'article 30.2 du
projet de loi, le suivant :
30.3.
Les articles 38 et 39 de ce règlement sont modifiés par l'insertion, après
«le médecin», de «ou l'infirmière praticienne spécialisée».
Alors,
cet amendement vise également à intégrer au Règlement sur les indemnités
payables en vertu du
titre II de la
Loi sur l'assurance automobile
la possibilité qu'un examen médical demandé par la Société de l'assurance
automobile du Québec soit réalisé par une IPS. L'examen prévu à
l'article 61 de
Loi sur l'assurance automobile, tel qu'il se lisait antérieurement au 1er janvier
1990, doit se faire suivant les formalités prescrites par règlement. Comme il
est souhaité qu'une IPS puisse
également être désignée par la société aux fins d'un tel examen dans les cas
qui s'y prêtent, il est nécessaire de reconnaître les IPS dans les formalités
qui sont prescrites par règlement pour encadrer cet examen. Merci,
M. le Président.
Le Président (M.
Provençal)
: Merci, Mme la ministre.
Est-ce qu'il y a des interventions?
Fortin : Non, je suis d'accord avec la ministre, M. le
Président.
Le Président (M.
Provençal)
: Pas d'intervention? Alors,
s'il n'y a pas d'intervention, nous allons procéder à la mise aux voix de
l'amendement introduisant l'article 30.3 au projet de loi n° 40.
Fortin : Par appel nominal, M. le Président.
Le Président (M.
Provençal)
: Oui. Mme la secrétaire.
La Secrétaire :
Mme McCann (Sanguinet)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Guillemette (Roberval)?
La Secrétaire : M. Tremblay
(Dubuc)?
La Secrétaire : M. Fortin
(Pontiac)?
La Secrétaire : Mme Robitaille
(Bourassa-Sauvé)?
La Secrétaire : M. Arseneau
(Îles-de-la-Madeleine)?
La Secrétaire : Et M. Provençal
(Beauce-Nord)?
Président (M. Provençal)
: Abstention. L'amendement
introduisant l'article 30.3 au projet
de loi n° 43 est adopté à
la majorité. Donc, le nouvel
article 30.3 est adopté. Mme la
ministre, pouvez-vous nous faire maintenant lecture de l'amendement qui
introduit l'article 30.4 au projet de loi n° 40?
Mme McCann : Alors, merci,
M. le Président. Insérer, après l'article 30.3 du projet de loi, le
suivant :
30.4.
L'article 40 de ce règlement est
modifié :
1° par
l'insertion, dans ce qui précède le paragraphe 1° du premier alinéa et
après «le médecin», de «ou l'infirmière praticienne spécialisée»;
2° par
l'insertion, dans le deuxième alinéa et après «le médecin», de «ou l'infirmière
praticienne spécialisée»;
3° par le remplacement du troisième alinéa par
le suivant :
«Le médecin ou l'infirmière praticienne
spécialisée qui ne peut établir d'une façon définitive l'incapacité du
réclamant doit néanmoins l'établir de façon provisoire.»
amendement est au même effet que le précédent, en tenant compte des adaptations
grammaticales requises. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Merci, Mme la ministre. À ce moment-ci, est-ce qu'il
y a des interventions concernant l'amendement qui introduit l'article 30.4?
M. Fortin : Ça va, M. le Président.
Président (M. Provençal)
: Ça va? Alors, s'il
n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix
de l'article 30.4.
M. Fortin : Par
appel nominal, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Oui. Mme la secrétaire.
La Secrétaire :
Mme McCann (Sanguinet)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac) :
Pour.
La Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Guillemette (Roberval)?
Secrétaire : M. Tremblay (Dubuc)?
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
La Secrétaire :
M. Provençal (Beauce-Nord)?
Le Président (M. Provençal)
: Abstention. L'amendement introduisant l'article 30.4 au projet de
loi n° 43 est adopté à la majorité. Donc, le
nouvel
article 30.4 est adopté. Mme la ministre, pouvez-vous nous
faire la lecture, maintenant, de l'amendement introduisant l'article 30.5
au projet de loi n° 43?
Mme McCann :
Oui, merci, M. le Président. Insérer, après l'article 30.4 du projet
de loi, le suivant :
30.5.
L'article 42 de ce règlement est remplacé par le suivant :
«42.
Le médecin ou l'infirmière praticienne spécialisée qui examine une victime aux
fins d'établir l'indemnité payable en
vertu de l'article 44 de la loi doit indiquer dans un rapport toutes les
informations nécessaires à l'application des règlements relatifs à
l'article 44 de la loi.»
Cet amendement est au
même effet que le précédent. Merci, M. le Président.
Le Président (M.
Provençal)
: Merci, Mme la ministre.
Est-ce qu'il y a des interventions concernant cet amendement qui introduit
l'article 30.5?
Fortin : Ça me va, M. le Président.
Le Président (M.
Provençal)
: M. le député des
Îles-de-la-Madeleine.
M. Arseneau :
Je veux juste comprendre. Il y a deux ou trois articles qui nous sont remis,
qui portent les mêmes numéros que ce qui nous avait été remis préalablement,
mais qui n'ont pas exactement les mêmes textes et ne touchent pas exactement
les mêmes articles ou les mêmes objets.
Là, on est en train
de faire de la concordance, si je lis bien, là. Parce que moi, j'ai deux
articles 30.5, un qui touche l'article 43 puis un qui touche
l'article 42... celui qu'on vient de nous remettre, puis quand on lit le
texte, il n'est pas exactement le même. Je voudrais qu'on nous explique. Ça
fait trois fois de suite, là, qu'on nous apporte de nouveaux documents par
rapport à ceux qu'on avait déjà reçus.
Le Président (M.
Provençal)
: Oui, c'est pour refaire la
séquence.
Mme McCann :
Oui, la séquence, M. le Président. Puis je vais inviter Me Côté.
Le Président (M.
Provençal)
: Me Côté.
Mme G. Côté (Geneviève) : En fait, là, c'est que, quand on était
à 30.2, ce qu'on vous avait distribué, on modifiait un intitulé et
deux articles dans le 30.2. On s'est rendu compte qu'il y avait un
problème de texte, là. Il fallait changer un mot, donc on a été obligés de les
scinder en deux articles. Donc, ça entraîne un décalage pour tout ce qui suit.
Donc, le 30.2 est devenu 30.2, et 30.3 devient 30.4, et
ainsi de suite. Donc, si vous voyez, là, 30.5, il modifie 42, bien, c'était... 30.5 modifiait 43, là,
ça va être 30.6 qui va modifier 43, et ainsi de suite. C'est pour ça
qu'on renumérote et on redistribue.
M. Arseneau :
Donc, on est là-dedans pour combien de temps, combien d'articles? Est-ce qu'il
faut jeter le paquet de feuilles qu'on avait reçu par avant? Tu sais, c'est...
Mme G. Côté
(Geneviève) : Bien, pour tout ce qui est 30 point quelque chose, là.
M. Arseneau :
D'accord, merci.
Le Président (M.
Provençal)
: ...30.11 qu'on nous avait
déposé, là.
M. Arseneau : 30.11, d'accord.
Mme G. Côté (Geneviève) : Oui, là,
on va se rendre à 30.13.
Le Président (M. Provençal)
: C'est ça. Est-ce qu'il y a d'autres interventions
concernant l'amendement qui introduit l'article 30.5? S'il n'y a pas
d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix.
Le Président (M. Provençal)
: Oui. Mme la secrétaire.
La Secrétaire :
Mme McCann (Sanguinet)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac) :
Pour.
La Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Guillemette (Roberval)?
La Secrétaire :
M. Tremblay (Dubuc)?
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
La Secrétaire :
M. Provençal (Beauce-Nord)?
Président (M. Provençal)
: Abstention. L'amendement
introduisant l'article 30.5 au projet de loi n° 43
est adopté à la majorité. Donc, le nouvel
article 30.5 est adopté.
Mme la ministre, je vous demande de nous faire lecture de l'amendement
introduisant l'article 30.6 au projet de loi n° 43.
Mme McCann : Merci, M. le
Président. Alors, insérer, après l'article 30.5 du projet de loi, le
suivant :
30.6.
L'article 43 de ce règlement est
modifié :
1° par l'insertion, dans le premier alinéa et
après «le médecin», de «ou l'infirmière praticienne spécialisée»;
2° par le remplacement du deuxième alinéa par le
suivant :
«Le médecin
ou l'infirmière praticienne spécialisée qui ne peut établir le pourcentage de
l'incapacité du réclamant doit néanmoins établir un pourcentage
provisoire de cette incapacité, sujet à révision.»
Cet amendement est au même effet que le
précédent. Merci, M. le Président.
Président (M. Provençal)
: Merci, Mme la
ministre. Est-ce qu'il y a des interventions concernant l'amendement qui
introduit le nouvel
article 30.6? Ça va? Alors, à ce moment-ci, vu qu'il
n'y a pas d'autre intervention, je vais demander à la... nous allons procéder,
excusez-moi, à la mise aux voix.
M. Fortin : Par
appel nominal, M. le Président.
Président (M. Provençal)
: Oui.
Mme la secrétaire.
La Secrétaire :
Mme McCann (Sanguinet)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Guillemette (Roberval)?
La Secrétaire :
M. Tremblay (Dubuc)?
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
La Secrétaire :
M. Provençal (Beauce-Nord)?
Le Président (M. Provençal)
: Abstention. L'amendement introduisant l'article 30.6 au projet de loi n° 43 est adopté à la majorité. Donc, le
nouvel
article 30.6 est adopté. Mme la ministre, je vous invite à
nous faire lecture de l'amendement introduisant l'article 30.7 au projet
de loi n° 43.
Mme McCann :
Oui, merci, M. le Président. Insérer, après l'article 30.6 du projet
de loi, ce qui suit :
Règlement sur le remboursement
de certains frais.
30.7.
L'article 7 du Règlement sur le remboursement de certains frais est
modifié par le remplacement, dans le
paragraphe 1°, de «un dentiste ou un optométriste ou, sur
ordonnance d'un médecin» par «une infirmière praticienne spécialisée, un dentiste ou un optométriste ou,
sur ordonnance d'un médecin ou d'une infirmière praticienne spécialisée».
Cet amendement vise à
permettre le remboursement par la Société de l'assurance automobile du Québec
des frais encourus pour les services médicalement requis par une victime d'un
préjudice corporel causé par un accident d'automobile et dispensés par une IPS
ou par un autre professionnel sur ordonnance d'une IPS. Sont actuellement
couverts les frais encourus pour les soins dispensés par un dentiste, un
pharmacien ou un médecin ainsi que pour ceux encourus pour les soins dispensés
par d'autres professionnels sur ordonnance d'un médecin. Or, une IPS pourra
dispenser de tels soins sans qu'une ordonnance médicale n'ait été émise. De
même, comme elle sera désormais en mesure de
déterminer et de prescrire des traitements médicaux, elle pourra émettre une
ordonnance pour un traitement par un
autre professionnel de la santé. Il est donc nécessaire de modifier le
Règlement sur le remboursement de certains frais en conséquence. Merci,
M. le Président.
Le Président
(M. Provençal)
: Merci, Mme la
ministre. À ce moment-ci, est-ce qu'il y a des interventions concernant l'amendement
qui introduit le nouvel
article 30.7 au projet de loi n° 43?
M. Fortin :
Ça va, M. le Président.
Le Président
(M. Provençal)
: Ça va? De la part du
député des Îles, ça va toujours?
M. Arseneau :
Oui, merci.
Le Président
(M. Provençal)
: Alors, à ce
moment-ci, nous allons procéder à la mise aux voix.
M. Fortin :
Par appel nominal, M. le Président, si possible.
Le Président (M. Provençal)
: Oui. Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Mme McCann
(Sanguinet)?
La Secrétaire : Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac) :
Pour.
La Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) :
Pour.
La Secrétaire : Mme Guillemette
(Roberval)?
La Secrétaire : M. Tremblay
(Dubuc)?
La Secrétaire : M. Fortin
(Pontiac)?
La Secrétaire : Mme Robitaille
(Bourassa-Sauvé)?
La Secrétaire : M. Arseneau
(Îles-de-la-Madeleine)?
La Secrétaire : M. Provençal
(Beauce-Nord)?
Président (M. Provençal)
Abstention. L'amendement introduisant l'article 30.7 au projet de loi n° 43 est adopté à la majorité. Donc, le
nouvel
article 30.7 est adopté. Mme la ministre, je vous invite à
nous faire lecture de l'amendement qui introduit l'article 30.8 au projet
de loi n° 43.
Mme McCann : Merci, M. le
Président. Alor, insérer, après l'article 30.7 du projet de loi, le
suivant :
30.8.
L'article 15 de ce règlement est modifié par l'insertion, dans le
paragraphe 2° et après «médecin», de «, d'une infirmière
praticienne spécialisée».
Cet amendement vise à permettre le remboursement,
par la Société de l'assurance automobile du Québec, des frais engagés pour l'achat, la réparation, le remplacement, l'installation ou l'ajustement de prothèses ou d'orthèses prescrites par une IPS et qui sont médicalement
requises à la suite d'un accident automobile. Ces frais sont actuellement remboursés lorsque la prothèse
ou l'orthèse est prescrite par un médecin ou un optométriste. Comme les infirmières
praticiennes spécialisées seront habilitées à prescrire des traitements, ce qui
peut inclure l'usage de prothèses ou d'orthèses, il est nécessaire de les
ajouter à la disposition. Merci, M. le Président.
Président (M. Provençal)
: Merci, Mme la ministre. Est-ce
qu'il y a des interventions
concernant l'amendement qui
introduit l'article 30.8?
M. Fortin :
Non, aucune intervention.
Le Président (M. Provençal)
: S'il n'y a pas d'intervention, nous
allons procéder à la mise aux voix.
M. Fortin : Par appel nominal, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Oui. Mme la secrétaire.
Secrétaire : Mme McCann (Sanguinet)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Guillemette (Roberval)?
La Secrétaire :
M. Tremblay (Dubuc)?
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
La Secrétaire :
M. Provençal (Beauce-Nord)?
Le Président (M. Provençal)
: Abstention. L'amendement introduisant l'article 30.8 du projet de loi n° 43 est adopté à la majorité. Donc, le
nouvel
article 30.8 est adopté. Mme la ministre, je vous invite maintenant
à nous faire lecture de l'amendement qui introduit le nouvel
article 30.9 au projet de loi n° 43.
Mme McCann :
Merci, M. le Président. Alors, insérer, après l'article 30.8 du
projet de loi, le suivant :
30.9.
L'article 50 de ce règlement est modifié par
l'insertion, après «médecin», de «ou une infirmière praticienne spécialisée», partout où cela se trouve.
Cet amendement vise à permettre le remboursement des frais
encourus pour la rédaction des rapports médicaux rédigés par une IPS au même taux que pour ceux
rédigés par un médecin.
L'article 50 du Règlement sur le remboursement
de certains frais prévoit un montant maximal pour le remboursement des rapports
rédigés par des professionnels autres que des médecins et d'autres taux pour
les différents types de rapports rédigés par des médecins. Or, comme les infirmières praticiennes spécialisées pourront
prendre en charge certains patients de façon autonome, elles vont être amenées à rédiger pour ceux-ci des rapports
actuellement exigés par des médecins. Il faut donc que le montant du remboursement
soit ajusté en conséquence. Merci, M. le Président.
Président (M. Provençal) : Merci,
Mme la ministre. Y a-t-il des interventions concernant l'amendement qui
introduit l'article 30.9 au projet de loi n° 43?
M. Fortin :
Oui, M. le Président. Je veux essayer de comprendre ce que la ministre a
dit à l'instant, là. Si j'ai bien compris, le montant maximal de remboursement
est différent selon le type de professionnel qui a demandé ce
remboursement-là... a rédigé le rapport?
Président (M. Provençal) : Mme la
ministre.
Mme McCann :
Oui. M. le Président, c'est davantage dépendant du type de rapport qui est
préparé. C'est ça qui fait varier...
M. Fortin : Bien, je suis en train de lire
le commentaire de la ministre, là, il y a quelques instants :
«L'article 50 du
Règlement sur le remboursement de certains frais prévoit un montant maximal
pour le remboursement des rapports rédigés par des
professionnels autres que des médecins.» Est-ce que ça nous dit qu'il y a un...
les médecins, c'est un taux ou un montant maximal, puis les autres
professionnels, c'est un autre?
Mme McCann : Ce n'est pas ce qu'on veut
dire, M. le Président. C'est vraiment par type de rapport. Puis
j'inviterais, à votre consentement, M. le Président, Me Côté à nous
expliquer.
Président (M. Provençal) : Me Côté.
Mme G. Côté
(Geneviève) : En fait, c'est qu'il y a des types de
rapports qui sont faits par les médecins puis des types de rapports qui sont
faits par les professionnels, et c'est comme ça qu'ils étaient différenciés,
là, selon le type de professionnel qui fait le rapport. Mais on comprend que
les infirmières praticiennes spécialisées, lorsqu'elles vont prendre en charge,
de façon autonome, une personne, elles vont rédiger exactement le même de type
de rapport de ce qui est exigé d'un médecin, actuellement. Donc, c'est pour ça
qu'on faisait la modification.
Maintenant,
ce que j'ai compris, là, de mes discussions, puis peut-être que les gens de la
SAAQ pourraient compléter, là, mais que c'est selon le type de prise en charge
qui est faite par les différents professionnels, là, que sont établis les taux,
M. Fortin :
Bien, peut-être que j'accepterais l'offre de Me Côté, que les gens de la
société, là, renchérissent. Parce que la façon que je lis, et là je suis dans
le commentaire, là, je ne suis pas dans l'article 50 comme tel, là, mais
on semble dire qu'il y a un montant maximal. On parle et de montant maximal et
de taux. On parle, d'un côté, de rapports qui sont rédigés par les
professionnels autres que les médecins puis, après ça, on parle des différents
types de rapports qui sont rédigés par les médecins. C'est loin d'être clair
dans ma tête. Je veux m'assurer qu'on insère les infirmières praticiennes
spécialisées au bon endroit. Je pense que c'est le cas mais je veux juste
m'assurer qu'elles n'ont pas besoin également d'être à l'autre place pour tous
les types de rapports.
Donc,
je veux juste m'assurer de bien comprendre c'est quoi, les types de rapports
qui peuvent être rédigés par des gens autres
que les médecins ou qui ne peuvent pas être rédigés par les médecins, dans ce
cas-là, et maintenant, là, les IPS, si l'article est adopté.
Le Président (M. Provençal)
: Me Côté ou est-ce
que vous préférez qu'on demande à
Mme Jolicoeur de venir?
Mme G. Côté
(Geneviève) : Oui, ou à ses collègues, là, je...
Le Président (M.
Provençal)
: Oui. Bonjour, madame.
Mme Chabot
(Maryse) : Bonjour.
Le Président (M. Provençal)
: Alors, consentement pour que madame...
Votre nom, madame? Quel est votre nom?
Mme Chabot
(Maryse) : Bonjour. Mon nom est Maryse Chabot.
Le Président (M. Provençal)
: Bon, alors consentement pour que Mme Chabot puisse répondre?
Alors, madame, votre nom et votre fonction au niveau de la régie.
Mme Chabot (Maryse) : Mon nom est Maryse Chabot. Je suis directrice à
l'expertise-conseil en indemnisation et au partenariat, à la
vice-présidence à l'indemnisation aux accidentés à la Société d'assurance
automobile.
Le Président (M. Provençal)
: Alors,
est-ce que vous êtes en mesure de pouvoir répondre à l'interrogation du
député de Pontiac?
Mme Chabot (Maryse) : Oui. Alors, lorsqu'il s'agit d'un rapport demandé
par des physiothérapeutes, des ergothérapeutes dans le cadre de
traitements spécifiques, ceux-ci relèvent du premier tarif que vous voyez, de
30 $. Par la suite, lorsqu'ils sont requis d'un médecin et qu'il s'agit
d'un rapport initial, d'un rapport d'évolution, d'un rapport pour les séquelles, ils sont actuellement spécifiquement dédiés
aux médecins et, par l'introduction des nouvelles orientations, seront
dédiés également aux infirmières praticiennes.
Fortin : Ça, c'est le remboursement qui est fait au patient,
c'est ça?
Mme Chabot (Maryse) : En fait, on peut le faire. C'est le remboursement... les frais sont
remis au fournisseur, c'est des frais
qui sont à la... pas à la demande, mais pour le traitement de notre client,
mais qu'on rembourse au fournisseur, en ce cas-ci des physiothérapeutes,
ergothérapeutes, lorsqu'il ne s'agit pas d'une demande expresse à un médecin.
M. Fortin :
O.K. Et pourquoi le tarif est différent entre l'ergothérapeute et le médecin?
Pourquoi la société octroierait un montant différent?
Mme Chabot (Maryse) : Les analyses de l'époque nous ont fait... on tend
à avoir un juste coût dans les remboursements
de... qui sont octroyés, donc les analyses de l'époque nous avaient amenés à
des conclusions qui sont celles que vous voyez.
M. Fortin :
O.K. Mais, dans le fond, vous dites, vous allez... maintenant, là, vous allez
rembourser autant, que ce soit le médecin ou l'infirmière praticienne
spécialisée qui le fasse. Là, vous avez fait une analyse, là... vous parlez des
analyses d'époque qui disaient, là... votre analyse, c'est que le montant
devrait être le même pour si c'est une IPS qui voit le patient ou si c'est un
médecin?
Mme Chabot
(Maryse) : Si c'est un médecin ou une IPS, le tarif sera le même.
Mme Chabot (Maryse) : Parce qu'à ce moment-ci on est en ajout, donc ce qui était prévu pour les
médecins. Dans le fond, nous, on rembourse ce qui est requis en fait.
C'était requis par les médecins au moment où on se parle, ça le deviendra pour les IPS dans le futur. Donc,
ça s'inscrit dans un tout homogène pour le moment dans notre réflexion.
M. Fortin : Mais quand vous parlez du fournisseur, là, vous parlez, par exemple, d'un GMF. Ça pourrait être le fournisseur, c'est ça?
Mme Chabot
(Maryse) : Oui.
M. Fortin :
O.K. Donc, vous ne voulez pas que la clinique médicale ou le médecin, là, qui
est propriétaire de la clinique médicale perde parce que c'est une infirmière
praticienne spécialisée qui a vu le patient. C'est ça?
Mme Chabot
(Maryse) : Exactement. C'est le même encadrement pour les deux types
de professionnel.
M. Fortin :
O.K. Je vous entends.
Mme Chabot
(Maryse) : Par contre, au niveau physio et ergo, ça demeure...
Fortin : C'est moindre, évidemment.
Mme Chabot (Maryse) :
C'est 30 $, effectivement.
Fortin : C'est toujours 30 $?
Mme Chabot
(Maryse) : Toujours.
M. Fortin : O.K. Mais je veux juste m'assurer, là, pour le patient
lui-même, là, lui, il ne voit pas ça, là, lui? C'est entre vous et ce
que vous appelez le fournisseur, là, donc la clinique de physiothérapie ou la
clinique médicale?
Mme Chabot (Maryse) : Exactement. Il est possible qu'à l'occasion le fournisseur
remette la facture au client mais on la rembourse. Mais le fournisseur
peut nous facturer directement à la demande du client. C'est des options qui
sont possibles pour le client, à ce moment-là, mais ça ne le met pas dans une
situation où il y a un fardeau.
Fortin : Il n'y a jamais un fardeau pour le patient lui-même?
Mme Chabot
(Maryse) : Non.
M. Fortin :
O.K. Mais si, dans le scénario que vous venez de décrire, là, puis je
termine là-dessus, là, M. le Président, mais dans le scénario que
vous venez de décrire, où c'est possible que le fournisseur donne une facture
au patient, ça ne peut jamais être plus que 30 $?
Mme Chabot
(Maryse) : Non.
M. Fortin : Le GMF ne peut pas donner une facture à un patient en disant :
Bon, bien, tu as eu une visite avec une IPS, c'est 150 $. Il ne
peut pas faire ça?
Mme Chabot
(Maryse) : Écoutez, je ne voudrais pas nous emmener dans des dédales,
mais nous, c'est des remboursements maximums, puis ces règles-là sont suivies,
M. Fortin :
O.K. C'est bon, ça me va, M. le Président. Je vous remercie.
Président (M. Provençal)
: Merci beaucoup,
Mme Chabot. À ce moment-ci, est-ce qu'il y a d'autres interventions
concernant l'amendement qui introduit l'article 30.9? S'il n'y a pas
d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix de cet
amendement.
M. Fortin : Par
appel nominal, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Oui. Mme la secrétaire.
La Secrétaire :
Mme McCann (Sanguinet)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac) :
Pour.
La Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire : Mme
Guillemette (Roberval)?
La Secrétaire :
M. Tremblay (Dubuc)?
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire : Mme Robitaille
(Bourassa-Sauvé)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
La Secrétaire :
M. Provençal (Beauce-Nord)?
Président (M. Provençal)
: Abstention. L'amendement
introduisant l'article 30.9 au projet de loi n° 43 est adopté à majorité. Donc, le nouvel
article 30.9 est adopté. Mme la ministre, pouvez-vous maintenant nous
faire lecture de l'amendement qui introduit l'article 30.10 au
projet de loi n° 43?
Mme McCann : Oui, merci, M. le
Président. Alors, insérer, après l'article 30.9 du projet de loi, le
suivant :
30.10.
L'article 54.14 de ce règlement est
modifié :
1° par
l'insertion, dans le paragraphe 1° et après «médecin», de «ou d'une infirmière
praticienne spécialisée»;
2° par l'insertion, dans la
partie du
paragraphe 2° qui précède le sous-paragraphe a et après «médecin», de «ou
l'infirmière praticienne spécialisée».
Cet amendement vise à permettre le remboursement
par la Société de l'assurance automobile du Québec des frais encourus pour l'achat de fournitures médicales ou d'un appareil
médical requis par une victime d'accident automobile lorsque ces fournitures ou cet appareil sont prescrits par une infirmière praticienne spécialisée et que les autres conditions prévues par
règlement sont rencontrées.
Actuellement,
la prescription d'un médecin est exigée. Or, les IPS pourront déterminer et
prescrire des traitements médicaux
pour lesquels de telles fournitures ou un tel appareil sont requis. Il est donc
nécessaire de modifier les exigences réglementaires pour reconnaître une
telle prescription. Merci, M. le Président.
Président (M. Provençal)
: Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des
interventions concernant l'amendement qui
introduit l'article 30.10 au projet de loi n° 43? Pas d'intervention?
S'il n'y a pas d'intervention, nous allons procéder à la mise aux
voix.
M. Fortin : Par
appel nominal.
Le Président (M.
Provençal)
: Mme la secrétaire.
La Secrétaire :
Mme McCann (Sanguinet)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac) :
Pour.
La Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire : Mme
Guillemette (Roberval)?
La Secrétaire :
M. Tremblay (Dubuc)?
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
La Secrétaire :
M. Provençal (Beauce-Nord)?
Président (M. Provençal)
: Abstention. L'amendement
introduisant l'article 30.10 au projet de loi n° 43 est adopté
à la majorité. Donc, le nouvel
article 30.10 est adopté. Mme la
ministre, je vous invite à nous faire lecture de l'amendement qui introduit
l'article 30.11 au projet de loi n° 43 et de nous faire les
commentaires appropriés.
Mme McCann : Oui, merci, M. le
Président. Alors, insérer, après l'article 30.10 du projet de loi, le
suivant :
30.11.
L'article 54.22 de ce règlement est
modifié :
1° par
l'insertion, dans le paragraphe 1° et après «d'un médecin», de «ou d'une
infirmière praticienne spécialisée»;
2° par le
remplacement, dans le paragraphe 2°, de «un infirmier spécialisé» par «une
infirmière ou un infirmier ayant des compétences en soins urologiques».
Cet amendement vise à permettre le
remboursement, par la Société de l'assurance automobile du Québec, des frais encourus pour l'achat de matériel
urologique à la suite d'un accident automobile, pour des services ou des
fournitures prescrits par une infirmière praticienne spécialisée lorsque les
conditions prévues par règlement sont rencontrées. Ces frais sont actuellement
couverts uniquement lorsqu'il y a prescription d'un médecin. Or, les IPS étant
désormais autorisées à diagnostiquer ainsi qu'à déterminer ou à prescrire des
traitements, elles pourront assurer de façon autonome la prise en charge de
certains patients. Il est donc requis de reconnaître également la prescription
pour de tels remboursements.
Une évaluation par un infirmier ou une
infirmière est également nécessaire lorsque demandée par la SAAQ. Le règlement actuel parle alors d'infirmiers
spécialisés. Pour éviter la confusion avec la notion d'infirmière praticienne spécialisée, il est
proposé de remplacer ce terme par celui d'«infirmière ou infirmier ayant de
bonnes connaissances en matériel urologique». Merci, M. le Président.
Président (M. Provençal)
: Merci, Mme la ministre. À ce moment-ci, est-ce qu'il
y a des commentaires... pas des
commentaires, excusez, des interventions concernant l'amendement qui introduit
l'article 30.11? M. le député de Pontiac.
M. Fortin :
Oui, M. le Président. Bien, d'abord, je félicite la ministre, là. Dans le
deuxième point, on parle de remplacer «un infirmier» par «une infirmière ou un
infirmier». Je pense que ça reflète très bien la profession, et à voir les gens
qui sont intéressés ici, dans la salle, M. le Président, je pense que c'en
est une preuve bien évidente.
Cependant,
«une infirmière ou un infirmier ayant des compétences en soins urologiques»,
j'aimerais que la ministre nous explique.
Là, on est passés d'«infirmière spécialisée» ou «infirmier spécialisé» à
«infirmière ou infirmier ayant des compétences en soins urologiques».
Et, dans son explication, on parle d'«infirmière ou infirmier ayant des bonnes
connaissances en matériel urologique». Là, je vous avoue, M. le Président,
que ce n'est pas exactement clair. Comment on fait pour définir quelqu'un qui
a, disons, des compétences en soins urologiques? Et pourquoi on choisit ces
termes-là et non ceux qui ont été définis par la ministre, il y a quelques
instants, dans sa propre explication?
McCann : M. le Président, je trouve, c'est une bonne question et
je vais demander, à votre consentement, pour Me Côté.
Le Président (M.
Provençal)
: Me Côté.
Mme G. Côté
(Geneviève) : Alors, tout d'abord, pour ce qui est du commentaire, là,
il y a eu différentes versions puis, visiblement, le commentaire avec la
version précédente s'est glissé dans la version qui a été choisie, là. On a
tergiversé sur la terminologie à utiliser, puis le choix qui a été fait, là, en
discussion avec les gens du ministère, les infirmières et tout ça, c'était
«compétences en soins urologiques», mais j'ai malheureusement laissé la version
précédente dans le commentaire. La confusion vient de là.
Maintenant,
la notion, là, d'infirmier spécialisé qui a été utilisée, là, dans le règlement,
en fait, c'est une terminologie qui
datait, quand même, là, puis qui venait d'un temps où ça n'existait
même pas des infirmières praticiennes
spécialisées. Donc, c'est une notion
qui... Aujourd'hui, avec la notion, là, d'infirmière praticienne spécialisée ou
d'infirmière spécialisée, là, ça pouvait devenir confondant. On référait à quelqu'un
qui se spécialise dans l'urologie, qui travaille en soins urologiques. Donc, on
a voulu, là, rectifier la terminologie mais ne pas changer dans les faits.
C'est ce à quoi on référait, là, dans le règlement.
M. Fortin : ...encore des — je
reprends les termes, là — «infirmières
ou infirmiers ayant des compétences en
soins urologiques», là. Ce n'est pas une formation comme telle. C'est
une infirmière qui travaille en urologie. C'est à peu près ça?
Mme G. Côté
(Geneviève) : C'est ma compréhension également.
M. Fortin : O.K. Puis, juste pour la bonne compréhension de tout le monde, là, si l'équipe légale, qui a travaillé sur le texte,
tergiversait, bien, ça veut dire qu'il y avait différents points de vue.
Pourquoi on s'est arrêté sur «ayant des compétences en soins urologiques»? Qui
a gagné son point? Qui a perdu son point?
Mme G. Côté
(Geneviève) : Oh! il n'est pas question de gagner ou perdre. C'est
toutes des propositions : Puis, oh non, ce serait mieux de le dire comme
ça ou... Mais ce n'est pas... il n'y a pas eu de bataille là-dedans.
M. Fortin : Mais vous pensez que c'est la meilleure façon de le formuler, là. Parce que
vous avez parlé de matériel urologique dans votre tergiversation interne
au ministère, là, ou à l'équipe...
Mme G. Côté
(Geneviève) : Oui. Bien, tout à fait, là, la notion de compétence
semblait plus appropriée.
M. Fortin : O.K. Je suis d'accord avec vous, je pense. C'est bien. Vous
aussi, Mme la ministre?
Le Président
(M. Provençal)
: Oui. À ce moment-ci,
je vais demander à la députée de Bourassa...
Mme Robitaille :
Oui. O.K. Juste une... puisqu'on a Mme Côté qui est avec nous, qui
détermine qui a les compétences en soins urologiques? Qui détermine si,
en effet, l'infirmier, il a les compétences? Parce que, bon, tu sais, quelqu'un peut s'improviser... il a
travaillé une fois dans ce domaine-là. Quelqu'un pourrait dire : Ah! O.K.
Oui, il a les compétences. Mais, tu sais, qui trace la ligne, qui
détermine?
Mme G. Côté (Geneviève) : Bien, je vous dirais qu'il revient au
professionnel, en vertu de son code de déontologie, de ne pas
s'improviser, justement, et de s'en tenir à ses compétences. Sinon, j'imagine
que, si la SAAQ avait des doutes sur la
compétence de la personne qui a rempli... Parce que, si je ne me trompe, là,
c'est une évaluation qui est exigée par la SAAQ, là. Donc, si la SAAQ
avait des doutes, elle pourrait poser des questions, là, mais, à la base, comme
tous les actes qui sont demandés, là, des différents professionnels, ça revient
au professionnel de se limiter à ce qu'il connaît et à ne pas s'improviser dans
le domaine.
Mme Robitaille :
...deuxième alinéa : «La victime fournit, à la demande de la société, une
évaluation de ses besoins faite par une infirmière ou un infirmier ayant des
compétences en soins urologiques.» Donc, c'est vraiment la victime qui va voir
quelqu'un puis, en bout de ligne... parce qu'elle pourrait, à la limite,
demander à un infirmier qu'elle connaît, qui, grosso modo, connaît le domaine
puis pourrait lui signer quelque chose.
Mme G. Côté (Geneviève) : Bien, en pratique, si je ne me trompe pas, c'est
plus... Quelqu'un qui a un problème urologique,
là, va être suivi avec une équipe. C'est probablement... c'est l'infirmière ou
l'infirmier qui, dans cette équipe-là, va avoir... il va lui dire un peu ce qu'elle a
besoin, qui va fournir cette évaluation-là à la société, là, ce n'est pas la
personne. Normalement, si elle a eu un diagnostic, si elle est prise en
charge sur le plan urologique, là, il y aura des professionnels compétents qui
vont l'entourer, et c'est ces professionnels-là qui vont remplir les
évaluations.
Mme Robitaille :
Oui, je comprends ce que vous voulez dire. Bon, c'est... dans l'équipe qui
l'entoure, qui la suit, là, elle aura
la note en question. Et puis il n'y a pas de probabilité, M. le Président, que
ça s'égare d'une certaine façon. Vous considérez que ça sera... ça
restera dans le groupe, dans l'équipe qui l'a suivie.
Président (M. Provençal)
: En
fait, la députée de Bourassa veut s'assurer qu'il y a un filet de sécurité
autour de la personne qui va recevoir le service.
Mme McCann :
Bien, M. le Président, je pense que le point de Me Côté est excellent,
parce que ces personnes sont suivies,
souvent dans des centres de réadaptation d'ailleurs, et ils reçoivent des soins.
Et il y a là des gens qui ont l'expertise,
et notamment des infirmières ou des infirmiers, en soins urologiques. Alors, de
par le fait que cette personne doit recevoir des soins, il y a là
l'expertise nécessaire.
Mme Robitaille :
Donc, dans le contexte, vous considérez qu'il n'y a pas de risque de ratés ou
d'avoir quelqu'un qui, justement, n'a pas les connaissances qu'il faut,
qui pourrait peut-être prendre la responsabilité de ça.
Mme McCann : De par la trajectoire du patient, le patient va
référer à la personne dans l'équipe où est-ce
qu'il reçoit des soins pour un problème urologique.
Mme Robitaille : O.K. Merci.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va?
Le Président (M. Provençal)
: Est-ce qu'il y a d'autres interventions
concernant l'amendement qui introduit l'article 30.11 au projet de loi
n° 43? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise
aux voix.
M. Fortin : Par appel nominal, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Oui. Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Mme McCann
(Sanguinet)?
La Secrétaire : Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac) : Pour.
La Secrétaire : Mme Blais
(Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) :
Pour.
La Secrétaire : Mme Guillemette
(Roberval)?
La Secrétaire : M. Tremblay
(Dubuc)?
La Secrétaire : M. Fortin
(Pontiac)?
La Secrétaire : Mme Robitaille
(Bourassa-Sauvé)?
La Secrétaire : M. Arseneau
(Îles-de-la-Madeleine)?
La Secrétaire :
M. Provençal (Beauce-Nord)?
Le Président (M. Provençal)
: Abstention. L'amendement qui introduit l'article 30.11 au projet de loi n° 43 est adopté à la majorité. Donc, le
nouvel
article 30.11 est adopté. Mme la
ministre, vous allez maintenant
nous faire lecture de l'amendement qui introduit l'article 30.12 au projet
de loi n° 43.
Mme McCann :
Merci, M. le Président. Alors, insérer, après l'article 30.11 du projet de
loi, le suivant :
30.12.
L'article 57 de ce règlement est modifié :
1° par
l'insertion, dans le paragraphe 1° et après «par un seul médecin», de «ou une seule
infirmière praticienne spécialisée»;
2° par l'insertion,
dans le paragraphe 2° et après «par médecin», de «ou infirmière
praticienne spécialisée»;
par le remplacement, dans le paragraphe 2°, de «par plus d'un médecin» par
«par plus d'un tel professionnel».
Cet amendement vise à
permettre le remboursement par la SAAQ des frais encourus pour une expertise
médicale réalisée par une IPS. En effet, comme les infirmières praticiennes
spécialisées seront désormais habilitées à poser
un diagnostic médical, elles pourraient être amenées à en attester au moyen
d'une expertise. Il est donc nécessaire
que les frais encourus pour une telle expertise puissent être remboursés. Merci,
M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Merci,
Mme la ministre. Y a-t-il
des interventions concernant cet amendement?
M. Fortin :
...M. le Président, c'est d'une logique implacable.
Le Président (M. Provençal)
: Merci
beaucoup. Alors, s'il n'y a
pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix
de l'amendement qui introduit l'article 30.12.
M. Fortin : Par appel nominal, M. le Président.
Le Président
(M. Provençal)
: Oui. Mme la
secrétaire.
La Secrétaire :
Mme McCann (Sanguinet)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Guillemette (Roberval)?
La Secrétaire :
M. Tremblay (Dubuc)?
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
La Secrétaire :
M. Provençal (Beauce-Nord)?
Le Président (M. Provençal)
: Abstention.
Alors, l'amendement introduisant l'article 30.12 au projet de loi n° 43
est adopté à la majorité. Donc, l'article 30.12 est adopté. Mme la
ministre, pouvez-vous nous faire lecture de l'amendement qui introduit
l'article 30.13 au projet de loi n° 43?
Mme McCann :
Oui. Merci, M. le Président. Alors, insérer, après l'article 30.12 du
projet de loi, le suivant :
30.13. Ce règlement
est modifié par l'insertion, après «ordonnance d'un médecin», de «ou d'une
infirmière praticienne spécialisée», dans le
premier alinéa de l'article 24, dans les articles 36 et 44, dans le
paragraphe 1° de l'article 54.1, dans le paragraphe 3° de
l'article 54.7, dans l'article 54.8, dans le deuxième alinéa du
paragraphe 2° de l'article 54.10 et dans les paragraphes 1° et
2° de l'article 54.20.
amendement vise à permettre le remboursement par la SAAQ de divers frais
encourus, à la suite d'un accident automobile, pour des services ou des
fournitures prescrits par une infirmière praticienne spécialisée lorsque les conditions prévues par le règlement sont
rencontrées. Sont visés les frais encourus pour le transport par ambulance;
les frais encourus pour la fabrication, la
modification, la réparation ou le remplacement de chaussures; les frais
encourus pour l'achat, la réparation, le remplacement ou l'ajustement de
vêtements adaptés à la condition physique de la victime; les frais encourus
pour l'achat ou la location d'un fauteuil roulant manuel, la location d'un
fauteuil roulant motorisé ou d'un triporteur
et l'achat de coussins ou d'aides techniques à la posture; les frais encourus
pour la location de fournitures médicales ou d'un appareil médical.
Ces frais sont
actuellement couverts, uniquement, lorsqu'il y a prescription d'un médecin. Or,
les IPS étant désormais autorisées à
diagnostiquer ainsi qu'à déterminer ou à prescrire des traitements, elles
pourront assurer de façon autonome la prise en charge de certains
patients. Il est donc requis de reconnaître également leur prescription pour de
tels remboursements. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Merci, Mme la ministre. À ce
moment-ci, est-ce qu'il y a des interventions concernant l'amendement qui introduit l'article 30.13?
M. Fortin :
...une petite seconde, M. le Président. Je suis juste en train de regarder tout
Le Président
(M. Provençal)
: Oui, M. le député de
Pontiac, il n'y a pas de problème.
M. Fortin : ...une question : Est-ce
qu'on ne serait pas mieux, avec le
terme que la ministre a utilisé précédemment, là, «le
professionnel approprié» ou... parce
que, tu sais, je regarde ça, M. le Président, et je comprends, là, on ajoute «IPS» à «médecin», là. Mais,
plus tôt dans la journée, on a introduit des amendements où, essentiellement,
on utilisait des termes «selon le professionnel approprié», ou «le
professionnel de la santé désigné par la société», ou peu importe.
Mais je regarde ici,
là, on parle, «si l'accessoire acheté est un coussin ou une aide technique à la
posture». On utilisait l'exemple des ergothérapeutes tantôt, là. Il me semble
qu'un coussin, une aide technique à la posture, ça n'a pas nécessairement besoin d'un médecin ou d'une IPS pour justifier
l'achat, là. Peut-être qu'un ergothérapeute pourrait faire l'achat aussi. Alors, pourquoi
on choisit de limiter, encore là, alors qu'on pourrait aller plus large, un peu
comme on l'a fait plus tôt, précédemment?
Le Président
(M. Provençal)
: Très bonne question.
Mme la ministre.
Mme McCann :
Bien, M. le Président, c'est sûr que je réitère un peu mon commentaire de tout
à l'heure, là, qu'on ne vise pas, hein, la loi, là. Je comprends que mon
collègue m'a entendue.
En même temps, là, on
ajoute «infirmière praticienne spécialisée». On peut demander à un représentant
de la SAAQ de nous expliquer pourquoi
«médecin» et «infirmière praticienne
spécialisée», versus l'autre
article
où il y avait d'autres professionnels,
M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Alors, est-ce qu'il y a quelqu'un de la société qui pourrait venir? Mme Chabot?
Alors, je vous cède la parole, Mme Chabot.
Mme Chabot
(Maryse) : Merci. Dans la façon dont les dossiers sont traités, le
principe, c'est qu'on souhaite l'avis d'un médecin pour avoir une vue globale,
donc tant le volet psychologique que le volet physique. Par la suite, on se
fait appuyer, par exemple, dans le cas des fauteuils roulants, par une évaluation
d'un ergothérapeute. Donc, on s'assure que le besoin répond à la condition de
notre client. Ce sont les principes qui nous gouvernent actuellement.
M. Fortin : ...expliquez-moi, dans ce cas-là, là, le cheminement du
patient, là. Ce que vous êtes en train de dire, c'est qu'il doit aller voir un
médecin ou une IPS avant d'aller voir un ergothérapeute.
Mme Chabot
(Maryse) : Dans le fond, il va avoir sa prescription pour, dans ce cas-ci,
son orthèse ou sa prothèse, puis on va faire évaluer le besoin par un ergo,
précisément, pour s'assurer que la prescription qui est faite... parce que
nous, on se limite... on a des montants remboursables assurables, donc on n'a
pas un traitement global de la personne
comme ça se fait dans le système de
la santé. Nous, c'est vraiment
dans une portée d'assureur, et, une fois qu'on a la prescription, on va s'assurer que ce qui
est requis, bien, ça répond vraiment aux besoins de notre client, c'est-à-dire que l'ergothérapeute va nous circonscrire tout le
besoin de la situation par
rapport à son accident, et, par la suite, on va rembourser.
M. Fortin : O.K., mais je veux juste... Je vais utiliser un exemple, là,
pour essayer de bien comprendre ce qu'on est en train de nous expliquer. Le
patient doit voir son médecin d'abord, O.K.? Un accidenté, là, va voir son médecin qui lui dit : Effectivement, tu vas avoir besoin d'une chaise roulante. O.K.?
L'ergothérapeute peut, après ça... Après ça, le patient se dirige vers
son ergothérapeute, se trouve un... Non?
Mme Chabot (Maryse) : On va l'accompagner là-dedans.
Nous, l'ergothérapeute peut être au choix de notre patient... bien, de
notre client, pardon. Je ne voudrais pas mélanger le vocabulaire.
M. Fortin :
...le client mais le patient.
Mme Chabot
(Maryse) : Exactement. Donc, le fournisseur de services, encore là, va
être à son choix, mais on peut l'accompagner aussi là-dedans, s'il le désire,
M. Fortin : O.K. Mais le patient, là, l'accidenté, passe par le médecin qui
va lui dire, par exemple : Tu as besoin d'une chaise roulante, je te fais
une ordonnance pour une chaise roulante. L'ergothérapeute, qui vient par la suite, va lui dire : Bien, voici exactement le
type de chaise roulante, par exemple, que tu as besoin. Mais si l'ergothérapeute
dit : Bien, tu as besoin d'un coussin aussi... tu sais, je pense que tu as
besoin de quelque chose de supplémentaire qui n'est pas dans la prescription du
médecin ou dans l'ordonnance du médecin. L'ergothérapeute ne peut pas faire ça,
et ça ne serait pas remboursé par la société de l'assurance... Il faut qu'il
retourne voir son médecin pour avoir ça?
Mme Chabot (Maryse) : ...on
n'ira pas si loin que ça. Puis là je ne veux pas me mettre les pieds dans la
bouche, parce que le processus est...
M. Fortin :
Bien, en regardant la loi, moi, c'est un peu comme ça que je...
Mme Chabot
(Maryse) : Bien, en fait, la prescription va être... puis je ne
voudrais pas... Il y a plusieurs cas, hein? La prescription va être quand même
assez large : un fauteuil roulant accompagné d'un coussin ou pas. Mais si,
nous, ça fait
partie des composantes qui entourent le fauteuil roulant, donc,
on ne le retournera pas au médecin. Je comprends la préoccupation, là, de ne
pas vouloir faire un fardeau d'allers-retours puis de donner des délais. On
n'est pas dans ces zones-là, là. On n'ira pas...
M. Fortin : Mais si ça fait
partie de la chaise roulante, je vous comprends. Mais
si, mettons, le médecin, il dit : Je
vous prescris la chaise roulante. Mais il oublie le coussin pour le véhicule,
là, disons, là, pour le véhicule automobile. Alors, dans cas-là, est-ce
que... parce que vous avez, comme, dit : Si ça fait
partie de la chaise
roulante, on n'en fait pas de cas. Mais si c'est à l'extérieur de la chaise
roulante, là, si moi, j'ai besoin d'un coussin quand je suis dans mon véhicule
automobile ou autre, est-ce qu'il y a des cas où il faut qu'il retourne voir
son médecin pour quelque chose que l'ergothérapeute pourrait faire?
Mme Chabot
(Maryse) : Je vous dirais, très, très, très rarement, parce qu'on a le
même désir que ce que vous exprimez, c'est-à-dire s'il y a un besoin puis que
ce besoin-là est objectivé, dans le fond, la clé d'accès étant la prescription.
Par la suite, s'il y a des éléments autour qui ne vont pas diamétralement à
l'encontre de la prescription, on va s'assurer de rendre le service puis de rembourser
cela avec le minimum de fardeau auprès de notre client.
M. Fortin :
O.K. Bien, vous, moi puis pas mal tout le monde autour de la table, j'imagine,
a le même désir, là. C'est juste, on veut s'assurer que...
Mme Chabot
(Maryse) : Que c'est comme ça que ça fonctionne.
M. Fortin : ...la loi ne vous empêche pas de faire ça. Et ce que vous semblez dire,
c'est que la loi ne l'empêche pas, en ce moment, donc il ne
l'empêcherait pas plus, là, avec l'ajout de l'infirmière praticienne spécialisée.
Mme Chabot
(Maryse) : Non.
M. Fortin :
Mais si... Et, en fait, je veux m'assurer, M. le Président, que, dans tous les
cas, les gens passent toujours par un médecin d'abord ou une infirmière
praticienne spécialisée d'abord et avant tout. Il n'y a jamais un accidenté qui
va aller directement à l'ergothérapeute pour un coussin ou quelque chose comme
Mme Chabot
(Maryse) : Non.
M. Fortin :
Non, jamais?
Mme Chabot
(Maryse) : Non. C'est vraiment le critère d'accès, si vous voulez, à
la couverture d'assurance pour que, nous, on
puisse s'assurer d'avoir une vue globale, une vue objective. Puis par la suite,
bien là, on va s'assurer de répondre aux besoins réels de notre client
par rapport aux limites de la couverture d'assurance.
M. Fortin : Puis c'est ce que vous voulez? Vous pensez que ça
fait du sens, passer directement par le médecin ou l'IPS, là? C'est la
voie qu'on doit suivre?
Mme Chabot
(Maryse) : Bien, comme on le
disait tout à l'heure, ça a été construit comme ça, puis là on s'ajuste.
Est-ce qu'il y a lieu de revisiter des choses? Le monde évolue, les choses
évoluent. Je ne vous dirais pas que non...
M. Fortin : Mais la ministre est à côté de vous, là. C'est
votre chance de lui dire, si vous pensez que c'est le cas, là.
Mme Chabot (Maryse) : Nous, on
s'inscrit là-dedans puis, pour ce qui est des éléments subséquents, bien, on
est toujours en recherche d'une offre de services adéquate. Donc, on est en
analyse, je vous dirais, régulièrement là-dessus, là, mais, pour le moment,
notre volonté, c'est de s'inscrire dans ce changement-là puis de laisser le
tout tel qu'il est au moment où on se parle, là.
M. Fortin :
Très bien. Je vous remercie. Si vous ne pensez pas que ça va causer de maux de
tête additionnels au patient ou à votre client, ça me convient.
Mme Chabot
(Maryse) : On vise
l'expérience client maximum, donc on s'inscrit toujours dans cette volonté-là
aussi, dans les limites de la couverture, naturellement.
Le Président (M. Provençal)
: Est-ce qu'il y a d'autres interventions concernant
l'amendement qui introduit l'article 30.13? S'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à la mise aux voix.
M. Fortin :
Par appel nominal, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Oui.
La Secrétaire :
Mme McCann (Sanguinet)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) :
Pour.
La Secrétaire :
Mme Guillemette (Roberval)?
La Secrétaire :
M. Tremblay (Dubuc)?
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
Secrétaire : Et M. Provençal (Beauce-Nord)?
Le Président (M. Provençal)
: Abstention. L'amendement introduisant l'article 30.13 au projet de
loi n° 43 est adopté à la majorité. Donc, l'article 30.13 est
adopté. Mme la ministre, je vous invite maintenant à nous faire lecture de
l'article 39, pour lequel vous aurez un amendement par la suite.
Mme McCann :
Oui. Merci, M. le Président. Effectivement...
L'article 7.9
du Règlement sur les permis est modifié par l'insertion, dans le deuxième
alinéa et après «médecin», de «ou l'infirmière praticienne spécialisée».
Les permis de
conduire doivent comporter la photo et la signature du titulaire, sauf
exception. L'une de ces exceptions vise les
personnes atteintes d'une maladie ou d'une déficience physique les empêchant
d'être photographiées ou les limitant de façon importante dans leur
capacité d'apposer leur signature. La SAAQ exige actuellement que cette maladie
ou cette déficience soit attestée par un certificat médical délivré par un
médecin. Or, une IPS, dans le cadre de sa pratique, pourrait être amenée à
diagnostiquer une telle maladie ou une telle déficience. Elle devrait donc être
habilitée à fournir une telle attestation.
Alors, il y a un
amendement, M. le Président :
L'article 7.9
du Règlement sur les permis est modifié par le remplacement du deuxième alinéa
par le suivant :
«Le certificat doit
indiquer la durée prévue de l'atteinte.»
concordance avec l'article équivalent concernant la carte d'assurance maladie,
il est proposé de ne pas préciser
quels professionnels peuvent délivrer le certificat médical attestant de la
maladie ou de la déficience physique empêchant un conducteur d'être
photographié ou limitant de façon importante sa capacité d'apposer sa signature
sur son permis de conduire. Ainsi, tout
professionnel dûment habilité à faire un examen médical sera en mesure de
délivrer le certificat demandé. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Merci, Mme la ministre. À ce moment-ci, est-ce qu'il y a des
interventions concernant l'amendement à l'article 39?
M. Fortin : Juste pour ma compréhension, M. le Président, là, c'est quoi, une
déficience physique qui empêche quelqu'un d'être photographié?
Le Président
(M. Provençal)
: Les grands brûlés
seraient un bel exemple.
Mme McCann :
M. le Président, je pense que c'est ça. On parle de gens qui, malheureusement,
ont été atteints de façon importante au visage, par exemple un grand
brûlé ou d'autres situations qui font en sorte que la personne ne peut pas être
photographiée.
M. Fortin : La personne ne peut pas être photographiée, mais on parle du permis de
conduire. Donc, c'est une personne qui ne peut pas être photographiée,
mais qui peut quand même conduire son véhicule, là. Donc, parce que, j'imagine,
son apparence physique est appelée à changer avec le temps? C'est ça, la
préoccupation par rapport à un grand brûlé ou c'est... J'essaie de comprendre
pourquoi. Je ne le sais pas. Je le demande à la ministre et à son équipe, là : Pourquoi un grand brûlé ne pourrait pas
être photographié pour son permis de conduire? On veut tous sauver à ces
gens-là le plus de mal possible, là, mais je veux juste comprendre le sens de
l'article.
Mme McCann :
M. le Président, Mme Dubois, du ministère va élaborer sur la réponse, à
votre consentement.
Le Président (M. Provençal)
: Consentement pour que Mme Dubois puisse intervenir? Consentement.
Alors, vous nommer, votre fonction, et, par la suite, vous répondez à la
question.
Mme Dubois (Sylvie) : Bonjour. Sylvie Dubois, directrice de la
Direction nationale des soins et services infirmiers. Bonjour.
atteint, premièrement, l'intégrité de la personne, son esthétique. Au-delà de
ça, exemple, brûlé, il va y avoir une
cicatrisation qui va se faire au fur et à mesure. Alors, il va avoir des
changements puis il ne peut pas être photographié au mois ou... Et même
on a aussi des cancers de gorge, des cancers de mâchoire, etc.
M. Fortin :
...l'apparence physique est appelée à changer.
Mme Dubois
(Sylvie) : Oui.
M. Fortin :
Donc, la photographie du moment ne refléterait pas la photographie — c'est
quoi, quatre ans, le permis de conduire — pour les quatre prochaines
années. O.K. Je vous comprends bien. Et, dans ces moments-là, c'est pour ça
qu'on dit : «Le certificat doit indiquer la durée prévue de l'atteinte»,
là. Parce qu'on peut se dire, bien, je ne sais pas, le grand brûlé ou la
personne atteinte du cancer de la gorge devra, par exemple, avoir des
traitements pour les deux prochaines années. Donc, il pourrait y avoir un
certain délai à la chose. C'est ça?
Mme Dubois
(Sylvie) : Totalement.
M. Fortin :
O.K. Ça me va, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va. Est-ce qu'il y a d'autres interventions concernant
l'amendement de l'article 39? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous
allons procéder à la mise aux voix de cet amendement.
M. Fortin :
Par appel nominal, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Oui. Mme la secrétaire.
La Secrétaire :
Mme McCann (Sanguinet)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) :
Pour.
La Secrétaire :
Mme Guillemette (Roberval)?
La Secrétaire :
M. Tremblay (Dubuc)?
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
La Secrétaire :
M. Provençal (Beauce-Nord)?
Président (M. Provençal)
Abstention. L'amendement à l'article 39 est adopté à la majorité. Alors,
maintenant, est-ce qu'il y a des interventions concernant
l'article 39 amendé?
Le Président (M. Provençal)
: Oui. Oui, pas de problème.
M. Fortin :
...j'essaie de comprendre le point de ma recherche juste ici.
Le Président (M. Provençal)
: Oui, vous avez une intervention, M. le député de Pontiac?
M. Fortin :
Oui. Merci. Là, j'essaie de comprendre, là. Dans l'amendement qu'on vient de
déposer... moi, je n'ai pas de problème avec le libellé, là, «le certificat
doit indiquer la durée prévue de l'atteinte». C'est normal, mais on a... Si
j'ai bien compris, ce qu'on vient de faire — je pense que oui — on a
enlevé le deuxième paragraphe, donc on a enlevé la
partie «le médecin ou l'infirmière
praticienne spécialisée doit indiquer sur le certificat la durée prévue de
l'atteinte.» C'est ça? Donc, on enlève toute référence à l'infirmière
praticienne spécialisée. Donc, où est-ce qu'on donne le droit à l'infirmière
praticienne spécialisée d'émettre ce certificat?
Mme McCann :
...M. le Président, c'est ça, effectivement, on ne dit plus, on ne précise plus
qui que ce soit. On dit simplement : «Le certificat doit indiquer la durée
prévue de l'atteinte.»
M. Fortin : O.K. Mais où, dans la loi ou dans les différentes lois,
là, ou règlements, parce
qu'on est sur le Règlement sur
les permis, là, mais où indique-t-on qui peut écrire ce certificat-là? Qui peut
émettre ce certificat-là?
Mme McCann : ...d'un certificat médical, M. le Président, donc il s'agit du médecin et de l'infirmière praticienne spécialisée. Mais on le laisse ouvert... pour le futur, effectivement, il pourrait y avoir d'autres changements éventuellement. On
l'avait fait aussi au niveau de la carte d'assurance maladie, donc on a la même
logique pour cet article-ci.
M. Fortin : Ce que vous dites, c'est : Dans le fond, on n'a pas besoin de
l'inscrire ici parce que c'est un certificat
médical et que, ça, on l'a déjà modifié pour que l'infirmière praticienne
spécialisée puisse le faire. Donc, vous
dites : On n'a pas besoin de cette partie-là où on réindique, dans le
fond, là, que l'infirmière praticienne spécialisée peut indiquer la
durée prévue sur le certificat.
Mme McCann :
Exactement.
M. Fortin :
On se comprend?
Mme McCann :
On se comprend.
M. Fortin :
M. le Président, vous avez suivi?
Le Président
(M. Provençal)
: Oui.
M. Fortin :
O.K. C'est bon. C'est bon.
Le Président
(M. Provençal)
: Je m'assure de bien
suivre, M. le député de Pontiac.
M. Fortin :
...aucun doute, M. le Président.
Le Président
(M. Provençal)
: Alors, est-ce qu'il
y a d'autres interventions concernant l'article 39 amendé? S'il n'y a pas
d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix.
M. Fortin :
Par appel nominal, M. le Président.
Le Président
(M. Provençal)
: Oui. Mme la
secrétaire.
La Secrétaire :
Mme McCann (Sanguinet)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Guillemette (Roberval)?
La Secrétaire :
M. Tremblay (Dubuc)?
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé)?
La Secrétaire :
M. Provençal (Beauce-Nord)?
Le Président (M. Provençal)
: Abstention.
L'article 39 amendé est adopté à la
majorité. Mme la ministre, pouvez-vous maintenant nous faire lecture de l'article 40?
Mme McCann : Oui. Merci, M. le Président. Alors, l'article 2
du Règlement relatif à la santé des conducteurs est modifié par
l'insertion, après «du médecin», de «ou de l'infirmière praticienne
spécialisée».
Certaines
personnes, en raison d'une condition médicale, doivent suivre un traitement
pour être aptes à conduire un véhicule routier en toute sécurité.
L'article 2
du Règlement relatif à la santé des conducteurs prévoit qu'une personne qui
fait défaut de suivre les recommandations du médecin à cet effet se place dans
une situation essentiellement incompatible avec la conduite d'un véhicule
routier.
Comme les IPS pourront également déterminer un
traitement médical nécessaire pour être apte à conduire, il est proposé de
modifier cet
article pour prévoir que non seulement les recommandations du
médecin, mais également celles de l'IPS doivent être suivies. Merci, M. le
Président.
Le Président (M. Provençal)
: Merci. Est-ce qu'il y a des interventions concernant
l'article 40?
M. Fortin :
Ça va, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix de l'article 40.
M. Fortin :
Par appel nominal, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Oui. Mme la secrétaire.
La Secrétaire :
Mme McCann (Sanguinet)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) :
Pour.
La Secrétaire :
Mme Guillemette (Roberval)?
La Secrétaire :
M. Tremblay (Dubuc)?
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé)?
La Secrétaire :
M. Provençal (Beauce-Nord)?
Président (M. Provençal)
Abstention.
L'article 40 du projet de loi n° 43 est adopté à la majorité. Mme la
ministre, je vous invite à nous faire maintenant lecture de l'article 41
et d'émettre vos commentaires.
Mme McCann : Oui. Merci, M. le Président. Les
articles 32 et 33 de ce règlement sont modifiés par l'insertion,
dans le paragraphe 2° et après «médecin», de «ou une infirmière
praticienne spécialisée».
L'épilepsie
est essentiellement incompatible avec la conduite d'un véhicule routier, sauf
exception. Les articles 32 et 33 du Règlement relatif à la santé
des conducteurs prévoient notamment qu'une personne qui a eu une ou des crises
consécutives à un arrêt ou à une modification du traitement de l'épilepsie
ordonné par un médecin mais qui n'a eu aucune crise pendant une période de temps variable selon la
classe de véhicule visée peut retrouver le droit de conduire. Comme une
IPS pourrait arrêter ou modifier un tel traitement, il est nécessaire de
modifier ces articles pour prévoir cette éventualité. Merci, M. le Président.
Le Président (M.
Provençal)
: Merci, Mme la ministre. À ce
moment-ci, est-ce qu'il y a des interventions concernant l'article 41?
M. Fortin : Non, juste pour la bonne compréhension de tout le monde, M. le Président, là, quand on dit : Une IPS pourrait arrêter ou modifier un tel traitement
par rapport à l'épilepsie, ça, ça fait
partie de l'article 3
qu'on a adopté plus tôt, si je ne me trompe pas. Donc là, on est en train de dire essentiellement... Moi, ça me semble, à première vue, là,
de la concordance avec l'article 3.
veux juste m'assurer que, dans le reste de l'article, il n'y a
pas... Donnez-moi une petite seconde. Non, M. le Président, pour moi,
ça m'apparaît logique que, si une infirmière
praticienne spécialisée peut proposer
des traitements ou des ordonnances pour
le traitement de l'épilepsie, qu'elle puisse nécessairement avoir les mêmes
droits que les médecins par rapport à l'article 32, M. le Président.
Le Président (M.
Provençal)
: Alors, ça va, M. le député de
Pontiac?
Le Président (M.
Provençal)
: S'il n'y
a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix de l'article 41.
Fortin : Par appel nominal, M. le Président.
Le Président (M.
Provençal)
: Oui. Mme la secrétaire.
La Secrétaire :
Mme McCann (Sanguinet)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Guillemette (Roberval)?
Guillemette : Pour.
La Secrétaire :
M. Tremblay (Dubuc)?
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé)?
La Secrétaire :
M. Provençal (Beauce-Nord)?
Le Président (M. Provençal)
Abstention.
L'article 41 du projet de loi n° 43 est adopté à
la majorité. Mme la
ministre, je vous invite à nous faire
lecture de l'article 42 pour lequel je pense que vous aurez un amendement
à déposer.
Mme McCann :
Oui, M. le Président. Oui, alors, il faudrait être sûr que les collègues aient
la bonne version de l'article 42.
Le Président (M.
Provençal)
: On est en train de le
distribuer. Est-ce que vous voulez que je suspende quelques minutes pour que
vous puissiez en prendre connaissance, oui?
Alors, on va suspendre, s'il vous plaît.
(Suspension de la séance à 11 h 33)
Président (M. Provençal)
: Alors, suite aux
échanges que nous avons eus durant la pause, nous reprenons les
interventions sur l'amendement de Mme la ministre à l'article 42. M. le
député de Pontiac, je vous cède la parole.
Fortin : Merci. Merci, M. le Président. En fait, la ministre n'a pas présenté son amendement
jusqu'à maintenant.
Le Président (M. Provençal)
: C'est un petit peu trop rapide, peut-être. Est-ce que je
vous avais demandé de lire l'article 42?
Mme McCann : Non, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Alors, Mme la ministre, je vais me reprendre. Je vous
demanderais de lire, dans un premier temps, l'article 42. Vous pourrez
présenter votre amendement, et, par la suite, on pourra en discuter. Mme la
ministre.
Mme McCann : Merci, M. le Président.
Alors, l'article 51 de ce règlement est modifié par le remplacement du
paragraphe 4° par le suivant :
«4° les manifestations liées au trouble du
sommeil ne permettent pas la conduite d'un véhicule routier de ces classes, de
l'avis d'un médecin ou d'une infirmière praticienne spécialisée en santé
mentale.»
Alors, un
trouble du sommeil, autre que la narcolepsie, est essentiellement incompatible
avec la conduite d'un véhicule routier
de l'une des classes 1 à 4, notamment lorsque les manifestations liées au
trouble du sommeil ne permettent pas
la conduite d'un véhicule routier de l'une de ces classes, de l'avis d'un
médecin. Comme les infirmières praticiennes spécialisées en santé
mentale peuvent assurer le suivi de patient souffrant de troubles du sommeil,
elles doivent également être en mesure d'émettre un tel avis.
Seules les
infirmières praticiennes spécialisées en santé mentale sont visées — évidemment, c'est le commentaire
qu'on fait par rapport à cet
article — par cette disposition parce
que les troubles du sommeil sont classés comme des troubles mentaux au Manuel
diagnostique et statistique des troubles mentaux , dont l'évaluation est
réservée aux professionnels ayant une formation spécifique en ce domaine. Or, à
ce jour, parmi les IPS, seules celles spécialisées en santé mentale possèdent
cette formation.
Alors, M. le Président, on a un amendement,
qu'on va expliquer, évidemment. Donc, modifier l'article 51 du Règlement
relatif à la santé des conducteurs proposé par l'article 42 du projet de
loi :
1° par l'insertion, dans le paragraphe 4°
et avant «ces classes», de «l'une de»;
2° par la suppression, dans le
paragraphe 4°, de «en santé mentale».
Alors, la
première modification proposée à cet article, c'est une simple
correction de forme. La deuxième modification proposée consiste à
retirer toute précision quant à la classe de spécialité de l'IPS qui pourrait
émettre un avis quant à la capacité de conduire
d'une personne éprouvant des troubles du sommeil. En effet, bien
que les troubles du sommeil fassent
partie du domaine de la santé
mentale, d'autres classes d'infirmières praticiennes spécialisées, notamment
celles en soins aux adultes, pourraient travailler sur de tels cas au sein
d'une équipe multidisciplinaire. Lorsque l'évaluation est faite et que le
diagnostic est posé, une telle IPS pourrait donner l'avis sur les
manifestations reliées aux troubles du sommeil qui ne permettent pas la
conduite d'un véhicule routier. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Merci, Mme la ministre. À ce moment-ci, est-ce qu'il y a
des interventions concernant l'amendement de Mme la ministre?
M. Fortin :
Oui, M. le Président. Pour le premier point, là, il n'y a pas de problème, là. Effectivement,
là, ça m'apparaît plus de forme que d'autre chose.
Pour le deuxième point, on est d'accord. Vous
faites bien de le proposer, on l'aurait fait nous-mêmes. Alors, ça fait du sens,
pour nous, de dire que les infirmières praticiennes spécialisées de façon
générale et non uniquement celles spécialisées en santé mentale, là, bien,
puissent avoir ce pouvoir-là, disons.
Mais il me semble qu'on avait eu cette discussion-là
autour, si je me souviens bien, de l'article 3, M. le Président.
Il me semble qu'on avait eu cette discussion-là, puis, moi et la ministre, à ce moment-là, on n'était pas nécessairement
d'accord sur les pouvoirs des infirmières
praticiennes spécialisées en lien avec, justement, les troubles du
sommeil.
Si vous vous souvenez, M. le Président, on avait
discuté de c'est quoi, un trouble mental. Et la ministre nous a dit que c'est
dans le... la ministre ou quelqu'un de son équipe, là, à l'époque, là, la
mémoire me fait défaut, mais nous avait dit
qu'à l'intérieur du DSM-5 l'apnée du sommeil était un trouble de santé
mentale, et donc, selon son estimation, seulement
les infirmières praticiennes spécialisées en santé mentale pouvaient
diagnostiquer ou traiter, disons, l'apnée du sommeil.
Alors là,
est-ce qu'elle ouvre la porte, avec cet amendement-là, à dire que l'apnée du
sommeil, de façon générale, toutes les
infirmières praticiennes spécialisées devraient pouvoir le traiter, le
diagnostiquer, en assurer le suivi du patient? Moi, ça m'apparaît comme
ça et, si c'est le cas, c'est une bonne nouvelle, mais ce n'était pas la
position de la ministre il y a quelque temps.
McCann : M. le Président, il y a eu des discussions, au ministère, sur
cet amendement-là, qui sont importantes de traduire, et Mme Dubois,
avec votre consentement, pourrait donner le contenu de ces discussions.
Le Président (M. Provençal)
: Et voir est-ce qu'il y a eu une évolution.
Mme Dubois.
Mme Dubois
(Sylvie) : Oui, bonjour.
Pour répondre à votre question, ici, on parle vraiment de donner un avis sur
la conduite d'un véhicule routier. Et, quand on sait qu'il y a une équipe multidisciplinaire...
Malheureusement, Dr Bleau, notre psychiatre, ne pouvait pas être là
aujourd'hui, mais quand on parlait, justement, de ces cas-là puis qu'on travaille avec des équipes
multidisciplinaires, on ne voudrait pas retarder le fait qu'on a une infirmière
praticienne spécialisée qui est en soins adultes, qui travaille dans l'équipe
et qui pourrait émettre l'avis parce qu'elle travaille en concertation avec les
autres. Parce que l'IPS santé mentale, à ce jour, on n'en a pas beaucoup, on
n'en aura pas dans toutes les équipes. Ça fait qu'on ne veut pas retarder non
plus le fait qu'elle va être consultée et placée dans l'équipe et qu'on puisse
continuer les travaux avec le patient.
Puis en plus, les IPS, qu'importe la spécialité,
sont formées pour faire des diagnostics différentiels. Donc, il ne faut pas
oublier aussi qu'on disait qu'il y avait toute la notion du volet physique dans
le trouble du sommeil. Ça fait que, s'il y a des modifications et que l'IPS
adulte constate... pourra rapporter les manifestations puis dire : Il y a
un changement ou il y a quelque chose qui fait en sorte qu'au niveau de la conduite
il y a un problème.
Fortin : Mais là vous parlez
d'une IPS qui travaille en collaboration avec une IPS en santé mentale.
Rappelez-moi...
Mme Dubois (Sylvie) : Et avec une
équipe, un psychiatre.
M. Fortin :
Oui, O.K. Mais rappelez-moi, les infirmières praticiennes spécialisées en santé
mentale, il y en a combien au Québec en ce moment?
Mme Dubois (Sylvie) : Il n'y en a
pas tout à fait... On est autour de 40.
M. Fortin :
Oui, c'est ça. Puis donc, même dans quelques années, là, il va y en avoir, mais
il n'y en aura pas des milliers non plus.
Mme Dubois (Sylvie) : Totalement.
Fortin : Alors, c'est très
possible qu'on puisse consulter une infirmière
praticienne spécialisée qui ne
travaille pas dans une équipe avec
une infirmière praticienne
spécialisée en santé mentale, peut-être
peut travailler avec d'autres, là, d'autres professionnels, effectivement,
mais des infirmières praticiennes spécialisées en santé mentale, il y en a très
peu. Il va continuer d'en avoir un nombre limité.
Mme Dubois (Sylvie) : Oui.
Fortin : Alors, ma question,
essentiellement, pour vous ou pour la ministre elle-même, M. le Président,
c'est : Si on permet aux infirmières praticiennes spécialisées, de
façon générale, l'ensemble des infirmières praticiennes spécialisées, là, ici,
de procéder avec les gens qui ont un problème d'apnée du sommeil, ce qui est
considéré comme un trouble de santé mentale, pourquoi est-ce qu'une infirmière
praticienne spécialisée avec une formation régulière, une formation de base ou
une formation spécialisée dans un autre... par exemple, aux adultes, ne
pourrait pas assurer les suivis du patient qui souffre de trouble du sommeil?
Mme McCann : Bien, M. le Président,
je pense que ce qu'il faut retenir, là, c'est la différence entre donner un avis et faire un diagnostic. Alors, c'est clair
que, dans notre explication, le diagnostic est fait par quelqu'un d'autre,
notamment un médecin, parce que mon collègue a raison, là, il n'y aura
probablement pas, dans toutes les occasions, une
infirmière en santé mentale, une infirmière praticienne spécialisée en santé
mentale. Donc, on parle d'une infirmière praticienne spécialisée qui
donnerait un avis et non pas un diagnostic.
M. Fortin :
L'avis, à ma connaissance, M. le Président, ce n'est pas un terme qu'on a
utilisé souvent dans le projet de loi jusqu'à maintenant. Alors, la ministre
nous dit : Ce qui est important de savoir, c'est la différence entre un
avis et un diagnostic. On a parlé d'évaluation diagnostique, ça, on l'a fait
souvent, mais, avis et diagnostic, si elle me dit : C'est important de
savoir la différence, j'aimerais qu'elle nous l'explique, si c'est possible, M.
le Président.
Mme McCann : Oui. M. le
Président, on pourrait demander à quelqu'un qui représente la Société
d'assurance automobile de nous expliquer qu'est-ce que c'est, un avis,
dans le contexte de ce dont on parle dans cet article-là.
M. Fortin : C'est parce que... Je n'ai pas de problème, on peut, effectivement,
faire venir les gens de la société, mais,
M. le Président, le commentaire initial, là, le commentaire préamendement de la
ministre va dans le sens contraire, complètement, à l'amendement. Il
nous dit... et je vais le relire pour le bénéfice de tout le monde, et,
effectivement, là, pendant ce temps-là, les gens de la société peuvent
peut-être prendre place, là, mais je vais le relire pour qu'on comprenne bien. On nous dit, et ça, c'est ce que
la ministre vient de lire elle-même : «Comme les infirmières praticiennes
spécialisées en santé mentale peuvent
assurer le suivi de patient souffrant de troubles du sommeil, elles doivent
également être en mesure d'émettre un tel avis.
«Seules les
infirmières praticiennes spécialisées en santé mentale sont visées par cette
disposition parce que les troubles du sommeil
sont classés comme des troubles mentaux au DSM-5 , dont l'évaluation est
réservée aux professionnels ayant une formation spécifique en ce
domaine.»
Nous, on est
entièrement d'accord que toutes les infirmières praticiennes spécialisées
puissent donner l'avis, mais si, comme dans le commentaire de la ministre, l'un
va avec l'autre, bien, l'un devrait aller avec l'autre, et toutes les
infirmières praticiennes spécialisées devraient pouvoir assurer le suivi des
patients qui souffrent de trouble du sommeil, là. Je veux bien comprendre la
différence entre l'avis puis le diagnostic, parce que, si la ministre nous
dit : Ce n'est plus le cas que l'un va avec l'autre, je pense qu'il y a des
explications à avoir.
Mme McCann :
Je pense, M. le Président, que c'est clair que la modification... l'amendement
vient modifier, là, l'article, là, clairement. Et on va voir s'il y a quelqu'un
qui peut venir nous expliquer l'avis, la teneur de l'avis, parce qu'un
diagnostic, je pense qu'on en a discuté beaucoup, mais l'avis, dans le cadre de
l'article 42, là, qu'est-ce que ça veut
dire pour une infirmière praticienne spécialisée. Alors, M. le Président, on va
peut-être demander une pause pour avoir quelqu'un qui vient nous
expliquer qu'est-ce que c'est, cet avis.
Le Président (M. Provençal)
: Alors, écoutez, je vais vous remercier de votre collaboration, parce
que, compte tenu de l'heure, la
commission va suspendre ses travaux jusqu'à 19 h 30. Et, à ce
moment-là, bien, ça va nous permettre d'aller chercher les informations.
Merci beaucoup, excellente séance de travail.
(Suspension de la séance à
11 h 59)
Le Président (M.
Provençal)
: Bonsoir à tous. La Commission
de la santé et des services sociaux reprend ses
travaux. Je demande à toutes les personnes dans la salle de bien vouloir
éteindre la sonnerie de leurs appareils électroniques.
Je vous rappelle que
la commission est réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi
n° 43, Loi modifiant la
Loi sur les
infirmières et les infirmiers et d'autres dispositions afin de favoriser
l'accès aux services de santé.
Lors de la suspension
des travaux ce midi, nous discutions d'un amendement proposé par Mme la
ministre à l'article 42, et je crois
que Mme la ministre désirait qu'une personne travaillant pour la société automobile du Québec puisse
répondre à la question posée par M. le député de Pontiac. Mme la ministre, est-ce
que c'est toujours le cas?
Mme McCann :
Oui, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Oui. Alors, madame, on va vous inviter à vous nommer, la fonction, et,
par la suite, s'il le faut, on demandera à M. le député de reformuler la
question. Ça va? Allez-y.
Mme Vézina (Lyne) : Très bien. Alors, mon nom est Lyne Vézina. Je suis directrice de la
recherche et du développement en sécurité routière pour la Société de
l'assurance automobile.
Fortin : Bonjour, Mme Vézina. Bonsoir. Bien, oui, en fait,
si vous le permettez, M. le Président, je vais reprendre ma question.
Ce que j'essayais de
comprendre, essentiellement, là, c'est... à la lueur des commentaires qui
avaient été dits par la ministre, pas dans
l'amendement mais dans l'introduction de l'article principal, où elle nous
avait essentiellement dit : Bien, la raison pour laquelle on avait
ciblé les infirmières praticiennes spécialisées en santé mentale pour donner
l'avis, là, c'est parce que c'est eux qui peuvent assurer le suivi d'un
patient, c'est eux qui peuvent faire le diagnostic, c'est eux qui peuvent faire
tout ce qui a besoin d'être fait en lien avec le traitement, mais là, puisqu'on
enlève la partie... ou on enlèverait la
partie santé mentale pour
l'élargir — ce
qui est une bonne chose, je le répète, M. le Président — on se
demande, bien, pourquoi, dans ce cas-là, les infirmières praticiennes
spécialisées ne pourraient pas avoir tout le champ de compétence, là,
autour des troubles de l'apnée du sommeil, notamment.
Alors, dans la
discussion qu'on avait eue avec la ministre, on lui avait demandé très
clairement... parce qu'elle nous a dit : Bien, le coeur de tout ça, c'est
la différence entre l'avis et le diagnostic. On essaie de comprendre, de notre côté, là, c'est quoi, la différence entre
l'avis et le diagnostic. Alors, peut-être que, Mme Vézina, vous pouvez
nous éclairer là-dessus.
Le Président (M.
Provençal)
: Madame.
Mme Vézina (Lyne) : Alors, à
l'article 51 du règlement sur la santé, on parle spécifiquement de
différentes circonstances qui apparaissent incompatibles à la conduite. Au
paragraphe 4°, quand on dit : «les manifestations reliées aux
troubles du sommeil, de l'avis du médecin, ne permettent pas la conduite d'un
véhicule routier de ces classes», l'avis peut être basé sur un diagnostic ou
pas. Autrement dit, il peut être basé aussi sur d'autres éléments, d'autres
signes et symptômes qui l'amènent, lui, dans son expertise, à déterminer que la
personne, elle est inapte à conduire, donc,
elle a des manifestations qui découlent de ses troubles du sommeil qui sont
incompatibles avec la conduite.
Donc, l'avis, il est plus large que simplement
le diagnostic. Ici, on ne parle vraiment pas du diagnostic, mais on a voulu le
mettre beaucoup plus large que ça. Donc, ça pourrait être d'autres
manifestations, comme, ce pourrait être les éléments qui sont évoqués
précédemment, aux paragraphes 1°, 2° et 3°, donc, notamment, un index qui...
une évaluation qui est faite de l'indice... de l'index d'apnée-hypopnée
supérieur à 30, donc qui est dans la cotation qui cote un problème sévère. Mais
cette évaluation, elle n'est pas faite par le professionnel qui va,
nécessairement, statuer sur l'avis. Il fait
appel à des éléments d'information qui lui sont transmis par d'autres
professionnels de la santé.
Fortin : Le médecin, là, il
vous transmet quoi, habituellement, dans ce cas-là? Ça ressemble à quoi, ça,
là? Une prescription, je sais c'est
quoi, un diagnostic, je sais c'est quoi, mais qu'est-ce que vous recevez? C'est
quoi, un avis?
Mme Vézina
(Lyne) : Bien, M. le
Président, dans les faits, l'évaluation, elle se fait de façon statutaire. Il y
a des contrôles statutaires, notamment pour les classes 1 à 4, qui
sont les permis professionnels, donc les gens qui doivent conduire des
véhicules lourds ou transporter des gens. Et on a des contrôles statutaires
pour lesquels on demande qu'un rapport médical soit complété, ce qu'on appelle dans
notre jargon le M-28, donc qui est le formulaire prescrit de rapport d'examen
médical pour un permis de conduire, et, dans ce formulaire-là, on retrouve une
section... et nous, les troubles de la santé se retrouvent dans la
section
Troubles respiratoires.
Donc, la
personne qui complète le formulaire, le spécialiste... le professionnel de la
santé va nous dire, bon, s'il y a un
élément diagnostic, oui — s'il n'y en a pas, ce n'est pas contre-indiqué non plus, il
continue à le compléter — par exemple, est-ce
qu'il y a présence ou non d'apnée du sommeil, et, s'il y a l'apnée, est-ce que
le traitement est efficace ou pas, si
l'index a été mesuré aussi. Donc, s'il y a eu des examens qui ont été faits en
vue d'établir est-ce que l'apnée, elle est sévère ou pas, il va nous
l'indiquer. Il va indiquer également s'il y a eu de l'hypersomnolence diurne
importante et, si oui, il y a différents index. Nous, on demande un index, là,
selon le score d'Epworth.
M. Fortin :
Quand vous dites : S'il y a ou pas apnée du sommeil ou présence d'apnée du
sommeil... là, j'essaie de me rappeler de vos mots exacts, Mme Vézina,
mais est-ce que, pour être en mesure de dire s'il y a apnée du sommeil, ça ne
prend pas un diagnostic d'apnée du sommeil?
Mme Vézina (Lyne) : Bien, il
pourrait y avoir un diagnostic inscrit déjà au dossier, et simplement, ce qu'on
demande en suivi, donc lors de l'évaluation
médicale qui est faite de façon périodique, le professionnel va établir est-ce
que le traitement, il est suivi. Donc, c'est un peu ce qu'on évoque, si on
dit : d'une durée... non traitée, si les troubles du sommeil
s'accompagnent d'hypersomnolence diurne importante non traitée adéquatement.
Donc, c'est la notion de non-traitement.
M. Fortin :
Mais vous comprenez notre enjeu, je pense, Mme Vézina, puis ça ne
s'adresse pas à la société, du moins, directement, là, parce que, dans le cas
précédent, c'était un médecin qui pouvait faire le diagnostic et c'était un
médecin qui pouvait faire l'avis. Là, on introduit deux classes de
professionnels différents. Une infirmière praticienne spécialisée en santé
mentale peut faire le diagnostic, mais une infirmière praticienne spécialisée
en autre chose que santé mentale peut faire l'avis. Alors, ce n'est pas
nécessairement le même type de professionnel. C'est le même type de professionnel, mais ce n'est pas exactement le même
professionnel. Alors, c'est pour ça que nous, on se pose la question.
Et je comprends ce que vous dites, c'est très
possible que quelqu'un ait déjà diagnostiqué la personne pour un trouble d'apnée du sommeil, mais que la
personne qu'elle a devant lui puisse quand même faire un avis. Cependant,
ce serait, à notre avis, plus simple si c'était la même personne. Alors, c'est
un peu le point qu'on tentait de faire auprès de la ministre, de lui demander
si elle considère toujours qu'il est inapproprié pour une infirmière
praticienne spécialisée de diagnostiquer le trouble de l'apnée du sommeil, là,
entre autres, là.
McCann : M. le Président, je ne reviendrai pas, là... On a eu cette
discussion déjà, hein, on s'en souvient, et je dois dire que le
contexte, là, qu'on regarde actuellement est différent. On parle d'un avis.
Alors, effectivement, il faut qu'il y ait quelqu'un qui ait donné un diagnostic
d'un trouble du sommeil. Ça peut être un médecin, ça peut être une infirmière
praticienne spécialisée en santé mentale. Mais, pour l'avis, le point qu'on
fait et qui est expliqué, je pense, si j'ai bien compris, par Mme Vézina,
c'est que l'avis, c'est autre chose, et qu'une infirmière praticienne
spécialisée, en général, peut donner cet avis-là, tel que Mme Vézina l'a
expliqué.
Fortin : Oui, mais dans
l'avis, ce que Mme Vézina nous a dit — encore, si moi, je l'ai bien compris aussi,
et je connais Mme Vézina assez pour savoir qu'elle se trompe
rarement — c'est
qu'essentiellement cette situation-là peut arriver, où une infirmière praticienne
spécialisée, si tout est adopté, là, peut faire un avis, mais pas mal
uniquement s'il y a déjà eu un diagnostic.
Une infirmière praticienne spécialisée, selon
les critères, là, qui ont été énumérés un peu plus tôt, s'il n'y a pas eu de
diagnostic préalable, ne peut pas nécessairement... n'a pas nécessairement la
capacité, là, selon ce que je comprends de
vous, de dire : Il y a effectivement trouble d'apnée du sommeil. Ça, c'est
un diagnostic. Une fois qu'un professionnel de la santé dit : Il y
a trouble de l'apnée du sommeil, bien, ça ressemble pas mal à un diagnostic,
n'est-ce pas?
Mme McCann : M. le Président, moi,
je répondrais : voir les différentes situations qui peuvent se produire.
La personne a un diagnostic, donc une infirmière praticienne spécialisée peut
faire un avis. Est-ce que ça se présente souvent, ça? Je demanderais à
Mme Vézina : Est-ce que ça peut arriver souvent? Est-ce qu'une
personne qui a un diagnostic, là, peut
nécessiter plusieurs avis? Bon, alors, ça peut être une infirmière praticienne
spécialisée qui le donne. Est-ce qu'une personne qui n'a pas de diagnostic
peut avoir un avis? Je pense que Mme Vézina, M. le Président, si je l'ai
bien... si je vous ai bien compris, ça peut arriver, ça aussi.
Alors, dans
la pratique, il m'apparaît que cet article-là s'applique bien, mais je voudrais
avoir la confirmation, M. le Président, que ma compréhension est bonne.
Effectivement, une personne peut ne pas avoir de diagnostic et peut avoir un
avis de l'infirmière praticienne spécialisée pour les besoins de la SAAQ.
Le Président (M. Provençal)
: Mme Vézina.
Mme Vézina
(Lyne) : Oui. Alors,
effectivement, il pourrait survenir des cas où, par exemple, c'est davantage
les manifestations qui sont reliées aux
troubles du sommeil, donc de l'hypersomnolence diurne. Donc, on n'a pas nécessairement
le diagnostic d'apnée, mais on constate quand même des faits objectifs. À la
consultation du patient, on lui pose différentes questions sur son hygiène de
vie puis on se rend compte, finalement, que, oui, il a des épisodes assez
importants d'hypersomnie, somnolence diurne. Alors, c'est dans ces cas-là
précisément où l'avis prendrait son sens, malgré le fait qu'on n'ait pas un
diagnostic qui est posé sur l'apnée du sommeil.
Parce que ce qu'il faut voir aussi, c'est que
les diagnostics d'apnée vont... parfois, il peut y avoir des délais assez
importants pour avoir des examens très poussés. Mais, malgré ça, il y a toute
une série de manifestations qu'on observe et qui, elles, peuvent poser
problème, là, en lien avec la conduite automobile. Donc, ce n'est pas ce qu'on
souhaite. On ne souhaite pas que ces personnes-là, dont la vie des gens est un
peu entre leurs mains... Bien, on veut prévenir.
Et, à ce moment-là, c'est sûr que, bien souvent, quand la personne à la société
va recevoir le rapport médical, le M-28 de tout à l'heure, dont je vous
parlais, elle va peut-être être portée à demander... elle va apprécier
l'information qui lui est transmise par le professionnel de la santé qui a
complété le formulaire et elle va, au besoin, aller
redemander, peut-être, à une autre spécialité d'apporter des éléments
additionnels pour être sûre qu'on suspend... parce qu'ici on parle,
évidemment, de suspendre le permis de conduire de ces individus-là, alors c'est
sûr qu'on veut avoir toute l'information adéquate.
Le Président (M. Provençal)
: Mme la députée de Bourassa-Sauvé.
Robitaille : Oui. Bien, je veux juste comprendre comme il faut, là,
parce que, si l'infirmière spécialisée donne
un avis, et doit... je vous entends, elle doit quand même avoir les
connaissances pour... s'il n'y a pas de diagnostic avant dans le
dossier, elle doit quand même être capable d'évaluer, donc avoir les
connaissances. Donc, ces connaissances-là servent à une autre pour faire un
diagnostic. Donc, pour en venir à une... pour donner ou non l'avis, il faut
qu'elle ait une analyse, qu'elle ait