CRC — 19 March 2026 (43rd Legislature, 2nd Session)
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Accueil > Travaux parlementaires > Travaux des commissions > Journal des débats de la Commission des relations avec les citoyens
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28e législature, 5e session (24 février 1970 - 12 mars 1970)
28e législature, 4e session (25 février 1969 - 23 décembre 1969)
28e législature, 3e session (20 février 1968 - 18 décembre 1968)
28e législature, 2e session (20 octobre 1967 - 20 octobre 1967)
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27e législature, 5e session (22 octobre 1965 - 23 octobre 1965)
27e législature, 4e session (21 janvier 1965 - 6 août 1965)
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27e législature, 2e session (21 août 1963 - 23 août 1963)
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26e législature, 1re session (20 septembre 1960 - 22 septembre 1960)
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25e législature, 2e session (13 novembre 1957 - 21 février 1958)
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43 e législature, 2 e session
(30 septembre 2025 au 8 avril 2026)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
jeudi 19 mars 2026
Vol. 48 N° 28
Étude détaillée du projet de loi n° 12, Loi instituant la prestation de services de garde éducatifs à l’enfance par les personnes reconnues à
titre de responsables d’un service de garde éducatif en communauté
Aller directement au contenu du Journal des débats
Heures
11 h
11 h 30
12 h
12 h 30
14 h
14 h 30
15 h
15 h 30
16 h
Journal des débats
11 h (version non révisée)
(Onze heures dix-neuf minutes)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...Loi instituant la prestation de services de garde
éducatifs à l'enfance pour les personnes reconnues à
titre de responsables d'un
service de garde éducatif en communauté.
Mme la secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, Mme la
Présidente. Mme Blais (Abitibi-Ouest) est remplacée par Mme Bogemans
(Iberville); Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac) est remplacée par M. Provençal
(Beauce-Nord); M. Morin (Acadie) est remplacée par Mme Garceau
(Robert-Baldwin); et M. Fontecilla (Laurier-Dorion) est remplacé par M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve).
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Bon. Alors, à tous ces... à toutes ces personnes, bienvenue
à la commission. Lors de l'ajournement, hier, nous en étions à l'étude de l'article
3 du projet de loi. Alors, y a-t-il d'autres interventions relativement à cet
article? M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
• (11 h 20) •
M. Leduc : Oui, bien, j'ai envoyé
un amendement, là, entre temps, je pourrais peut-être le lire tout de suite, ce
serait plus clair, la discussion, pour tout le monde.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : On va l'ouvrir, laissez-nous 30 petites secondes. Parfait.
Je vais vous inviter à en faire la lecture.
M. Leduc : Alors, dans l'article
3 du projet de loi, remplacer le paragraphe 1 par le paragraphe suivant... par
le suivant, donc :
«1° par le remplacement du premier alinéa
par le suivant :
Un bureau coordonnateur de la garde
éducative en milieu familial et en communauté est soit un titulaire de permis
de centre de la petite enfance soit une personne morale à but non lucratif
autre qu'un titulaire de permis de garderie ou encore une
partie visée à l'article
120 1.1 qui est agréée par la ministre pour exercer les fonctions prévues à l'article
2° insérer dans le paragraphe 3 et après «les
services de garde éducatifs», les mots «dans le cas d'une
partie visée à l'article
121.1, la promotion de la formation et du perfectionnement doit prendre en
compte la réalité des autochtones en matière de sécurisation culturelle.»
J'ai repris textuellement la suggestion
qui nous a été faite encore une fois par la Commission de la santé et des
services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador, le CSSSPNQL,
qui sont venus en commission, qui nous ont soumis un super mémoire très
détaillé, avec, donc, un libellé bien rédigé. Bravo aux juristes! J'assume que
c'est des juristes qui ont travaillé sur ce libellé-là.
On a eu... on avait commencé d'avoir... à
avoir un échange, la ministre et moi, quand on a clos hier, en fin de journée.
Moi, je pense... ce que je comprenais de l'argument de la ministre, c'est qu'elle
était ouverte à la discussion, que le thème l'intéressait, qu'elle y voyait là
une piste de réflexion. Cela étant dit, la législature se termine quand même
bientôt. Je ne pense pas qu'il va y avoir d'espace pour venir modifier la loi
dans les prochains mois. L'agenda législatif gouvernemental est certainement
déjà très plein. Je doute qu'ils aient le temps de préparer un PL
supplémentaire, de le déposer, de faire... de le faire traverser le Conseil des
ministres, le Comité des priorités, le redéposer ici au salon rouge, etc., alors
que la loi est ouverte.
Ça fait quand même un certain temps, donc,
que les mémoires ont été déposées et que les réflexions ont pu avoir lieu. Je
sais, donc, pour leur avoir parlé récemment, à travers mon attachée, Audrey,
que le souhait, ce n'est pas tant qu'il y ait des modifications au point de vue
de la culture ou de la gestion interne du ministère, mais bien que ce soit
précisé dans la loi. L'occasion étant ouverte devant moi de le faire, je ne
pouvais pas m'empêcher, donc, de déposer cet amendement aujourd'hui.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup. Mme la ministre.
Mme Champagne Jourdain : Merci.
Peut-être revenir un peu sur ce qu'on discutait hier, parce que on s'est
quittés sur une discussion puis une explication que j'étais en train de donner
à mon collègue par rapport à l'engagement que j'avais pris au CSSSPNQL. Je m'étais
engagée avec monsieur... auprès de M. Lacasse, dans le fond, à faire avancer...
bien, en fait, à lancer des travaux pour pouvoir...
Mme Champagne Jourdain : ...reconnaître
des organismes ou... comme des conseils de bande ou des... ou des OBNL, là, qui
pourraient agir à
titre de bureaux coordonnateurs. Il en existe déjà en
territoire autochtone et... Mais... mais est-ce qu'on... on pouvait aller plus
loin? Certainement. J'avais indiqué à mon collègue aussi que c'était... ce
n'était pas nécessaire de procéder de manière législative pour être capables de
faire ces changements-là. C'est pourquoi je n'ai pas attendu qu'on soit en
commission là, qu'on se réunisse ici en étude détaillée, pour qu'on aborde le
sujet. J'ai été proactive, j'ai pris l'engagement auprès de M. Lacasse, qui
représente le CSSS PNQL.
Et, hier, on s'était quittés sur la
discussion... vous m'aviez demandé : Mais qu'est-ce qui vous permet de le
faire? Alors, j'aimerais revenir là-dessus, peut-être pour vous dire que le
ministre de la Famille a le pouvoir de modifier les territoires des bureaux
coordonnateurs, de modifier un agrément, et de modifier le nombre de places à
l'agrément, et de les retirer aussi. Alors, les bureaux coordonnateurs sont
rattachés aux territoires de bureaux de coordonnateurs, puis cette
délimitation-là a été déterminée en 2006, lorsqu'ont été créés les bureaux
coordonnateurs. La majorité des territoires sont couverts par un... par un BC,
un bureau coordonnateur, et les personnes qui demeurent sur ces territoires
devraient communiquer avec le BC qui est attitré à ce territoire... auquel il
est attitré, et il ne peut y avoir plus qu'un bureau coordonnateur par territoire.
Alors, c'est possible de le faire, c'est possible d'apporter des changements,
mais il faut modifier aussi, de surcroît, la carte, je vais le dire comme ça,
des bureaux coordonnateurs, les territoires de bureaux coordonnateurs.
Là, ce qu'on... l'engagement que j'ai pris
auprès du CSSS PNQL, c'était de lancer les travaux, mais pour être capables de
lancer ces travaux-là, bien, évidemment, il y a un travail qui devait être fait
du côté du CSSS PNQL, qui était de faire leurs consultations de leur côté, quels
organismes pourraient être identifiés, où ce serait pertinent de le faire
dans... dans certaines communautés, dans certaines régions, qui est prêt à le
faire aussi, parce qu'encore faut-il que les organisations aient la possibilité
et les ressources pour le faire, tout ça. Donc, le CSSS PNQL est actuellement
en train de ramasser cette information-là.
Maintenant, je voulais peut-être voir, au
niveau... (panne de son) ...à votre amendement, pour que je puisse bien
comprendre l'esprit. On ajouterait : «Dans le cas d'une
partie visée à
l'article 121.1, la promotion de la formation et du perfectionnement
doit... doit prendre compte la réalité des autochtones en matière de
sécurisation culturelle.» Est-ce que vous... est-ce que vous nous proposez
que... je veux juste comprendre là... que ce soit inclus dans les formations en
général, de manière générale, là?
M. Leduc : ...tout à fait.
Mme Champagne Jourdain : Que
ce soit la formation de 45 heures, celle de 12 heures, ou qu'on soit
à la technique ou qu'on soit...
M. Leduc : Oui.
Mme Champagne Jourdain : OK.
M. Leduc : Mais je comprends,
donc, Mme la ministre, qu'à défaut d'aller de l'avant tout de suite dans les
médias, vous, vous avez envie de poursuivre le projet. Cela étant dit, dans
l'espace-temps qui nous reste, c'est quoi, vos expectatives d'avoir complété
vos travaux de réflexion là-dessus d'ici la fin de la législature, d'ici juin,
mettons?
Mme Champagne Jourdain : Vous
voulez dire les... sur quels travaux?
M. Leduc : Bien, vous voulez
dire... Vous avez dit : On va le faire, on va être capables de le faire à
l'interne pour faciliter, que ce soit un conseil de bande, par exemple, qui
puisse être considéré bureau coordonnateur. Vous avez dit que ça existe déjà.
C'est fait par une espèce de dérogation maison, par un règlement, par un
décret?
Mme Champagne Jourdain : ...ce
sont des bureaux coordonnateurs reconnus, tout comme les autres. Tu sais, je...
il n'y a pas de... Il y a... Ce n'est pas segmenté, là. Je veux dire, un bureau
coordonnateur, qu'il soit sur une communauté ou qu'il ne soit pas sur une
communauté, c'est un bureau coordonnateur. Ce sont des territoires de bureau
coordonnateur. Par exemple, il y en a un sur la communauté de Mashteuiatsh,
puis ce bureau coordonnateur là, bien, couvre une portion du territoire...
Mme Champagne Jourdain : ...il
est situé sur la communauté, mais il y a des bureaux coordonnateurs aussi qui
sont... qui... Il y a des bureaux coordonnateurs qui vont couvrir des
territoires où, par exemple, on a aussi des services de garde dans les centres
d'amitié autochtones ou ce genre de choses là.
M. Leduc : Ce que je
comprenais de leur mémoire, c'est qu'il y avait aussi un enjeu par rapport au
fait... est-ce qu'on est obligé de créer une fiction... bien, une fiction, une
entité supplémentaire de conseil d'administration de bureau de coordonnateur ou
ça ne peut... ou ça pourrait être tout simplement le conseil de bande. Il y
avait aussi cet enjeu-là.
(Consultation)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Est-ce que vous désiriez suspendre? Est-ce que c'est dans
le...
Mme Champagne Jourdain : Peut-être,
oui.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Oui, hein, ça serait bien.
Mme Champagne Jourdain : Je
vais vous demander de suspendre.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Parfait. On va suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 30)
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11 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 11 h 39)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission reprend ses
travaux. Donc, vous aviez de l'information pour notre collègue député d'Hochelaga-Maisonneuve,
Mme la ministre.
Mme Champagne Jourdain : Oui,
effectivement, concernant sa demande, là, qui était dans le cas d'une
partie
visée à l'article 121.1, la promotion de la formation et du
perfectionnement doit prendre en compte les réalités des autochtones en matière
de sécurisation culturelle. Alors, sans surprise, je suis très sensible à ce
vous proposez. Je vous dirais que, dans le cadre de la loi qu'on propose
actuellement, du projet de loi n° 12, ce n'est pas l'esprit
de cette loi-là, mais je comprends que c'est important, et je partage votre
avis aussi. Pour pouvoir aller inclure ça dans les formations, ce qui serait
une bonne chose, tant qu'à moi, assurément, il faudrait être en mesure d'aller
travailler avec l'ensemble du réseau de l'enseignement supérieur, puis ça
pourrait demander des travaux beaucoup plus longs.
• (11 h 40) •
Alors, ce que je propose de faire, moi, je
pense que c'est une proposition qui mérite qu'on creuse et qu'on puisse faire
avancer. J'aimerais travailler ça avec le CSSSPNQL à travers mes travaux, puis
qu'on puisse voir comment on pourrait faire cheminer ça. Je pense que tout le
monde pourrait gagner, même les futurs RSGE, les futurs... bien, pas les futurs
RSGE, mais les... dans leurs formations aussi, mais les éducatrices aussi. Puis
je validais. On a... on a des CPE, oui, qui sont sur des communautés
autochtones ou des services de garde qui sont sur des communautés autochtones.
On en a aussi qui sont dédiées aux enfants des Premières Nations à l'extérieur
des communautés autochtones puis... mais qui accueillent aussi des enfants
allochtones au travers de tout ça. Donc, je pense que c'est quelque chose qui
mérite peut-être d'être étudié avec tout le sérieux, mais je le ferai à travers
des comités que... du comité qu'on a formé avec le CSSSPNQL.
M. Leduc : ...peut-être une
suggestion de compromis pour la ministre si elle est d'accord avec l'objectif,
mais qu'il y a peut-être des inquiétudes sur les délais de mise en place. On
peut tout à fait mettre, à la fin du projet de loi, un
article de délai d'application
où est-ce qu'on mettrait, par exemple, un six mois, un un an en disant : La
référence à l'article 3 ou à une
section de l'article 3 n'entre en
vigueur que dans un an. C'est quelque chose qu'on peut tout à fait faire dans un
projet de loi comme ça. C'est une genre de clause qui dit : Oui, oui, on a
adhéré sur le principe, ça prend des travaux avant de le mettre, ça peut être
même plus qu'un an, si vous voulez, deux ans, je veux dire, on est là pour
discuter, là, mais on mettrait un «allait», mais au moins on l'aurait mis dans
la loi, on sait que c'est là qu'on s'en irait, puis, après ça, vous pourriez me
revenir avec un délai qui vous semble raisonnable pour dire : En effet, il
faut travailler avec le réseau scolaire, etc., puis on pense que... je dis six
mois, un an, deux ans seront suffisants avant que ça entre en vigueur. Moi, je
serais tout à fait à l'aise avec ça.
Mme Champagne Jourdain : L'enjeu,
c'est qu'on parle de ça aujourd'hui... Moi, je ne peux pas prendre d'engagement
au niveau du réseau de l'enseignement supérieur, là, en incluant une clause
comme ça. C'est un peu mon enjeu. Je suis convaincu qu'on pourrait faire
avancer ça, mais je ne peux pas prendre l'engagement puis de dire que, dans le PL,
dans six, 12 ou 24 mois, on aura fait cheminer les travaux puis seront
inclus dans toutes les formations la prise en compte des réalités autochtones
puis de la sécurisation culturelle.
M. Leduc : ...peut-être une dernière
piste de compromis, Mme la Présidente, je serais surpris qu'on termine le PL
aujourd'hui, est-ce que, dans ce cas-ci, si on mettait sur table l'amendement
que j'ai déposé, et donc, par définition, l'article 3, ça vous laisserait
le temps, demain, vendredi, en fin de semaine, lundi, de faire des appels,
faire du démarchage et qu'on se revoie mardi matin pour dire : Bien, en
effet, après ça, oui ou non, vous l'acceptez, vous ne l'acceptez pas, mais ça
vous donnerait du temps de faire ces vérifications-là pour vérifier si ça peut
être mis dans la loi?
Mme Champagne Jourdain : Je
suis d'accord avec ça, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...l'étude de l'article 3, mais de l'amendement, donc
de l'article 3, par conséquence. Est-ce qu'il y a consentement pour
suspendre l'étude de l'amendement et de l'article 3?
Des voix :
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Juste de l'amendement?
M. Leduc : Juste avant de
dire oui sur l'amendement... la suspension, Mme Présidente, je voulais profiter
du fait qu'on était en train de discuter des dossiers autochtones pour soulever
un petit enjeu périphérique. Vous me permettrez une légère digression. D'abord,
je voulais remercier la ministre de son ouverture, hier, sur le dossier des
trois CPE dans les circonscriptions, là, de Montréal et Québec, qui demandaient
une dérogation pour pouvoir accueillir plus que 50 % de personnes. On a eu
un échange en Chambre, il y a eu des articles, il y a une conclusion heureuse à
ça. Je voulais saluer l'ouverture de la ministre. Puis j'ai compris et j'ai su,
on a eu des explications aussi hors micro, donc, on a bien saisi la suite des
choses, puis, pour l'instant, les échos sont très positifs dans les... dans les
trois cas qu'on a soulevés hier.
Il y a un autre cas qui m'a été soumis,
notamment, par ma collègue de Sainte-Marie—Saint-Jacques, là, qui s'intéresse
de manière très près, comme vous le savez, aux enjeux autochtones, c'est le
futur CPE qui va avoir résidence à l'Université Laval. C'est un logement pour
étudiants autochtones qui est en construction, l'Université Laval, d'à peu près
94 unités. C'est en construction au moment où on se parle, puis il y aura un
CPE. C'est en lien avec le Regroupement des centres d'amitié autochtones du
Québec. Je ne sais pas s'ils ont déjà communiqué avec votre cabinet, mais je
sais qu'en tous cas, avec nous, ils nous ont discuté... qu'ils souhaiteraient
aussi obtenir une dérogation pour aller au-delà du 50 % d'accueil
d'enfants autochtones ou... d'enfants de parents autochtones, évidemment, parce
que c'est une communauté, c'est un milieu de vie qui va être créé à même le
campus, pas uniquement pour des élèves... ou des étudiants, pardon, qui iront à
l'Université Laval, mais des étudiants autochtones qui iront dans différents
milieux scolaires dans la région de Québec. C'est un projet qui est très
intéressant.
Je vois un
article de Radio-Canada. Votre
collègue, là, ministre des dossiers des Affaires autochtones étaient présent,
donc, sur le chantier. Pas que je veux régler ça aujourd'hui, Mme Présidente,
je comprends que vous me laissez digresser un peu puis je... je l'apprécie. Je
voulais juste vérifier avec Mme la ministre s'il y avait eu communication avec
les gens du RCAAQ et s'il y avait peut-être ouverture, donc, pour qu'on examine
une possible dérogation également pour leurs scénarios à eux qui auront lieu...
qui est en train d'être construit, puis ils aimeraient ça, donc, avoir réglé ça
idéalement avant que ça ouvre dans les prochains mois, prochaines années.
Mme Champagne Jourdain :
Peut-être... je vais juste demander, là.
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain : OK.
Je vais... je vais demander qu'on vérifie pendant que je le dis, à mon équipe.
Il y a trois milieux de vie autochtones, là, ou trois en voie de l'être, là. Il
y a Trois-Rivières, il y a Sept-Îles et il y a Québec, près des universités ou
du cégep, à Sept-Îles. Et actuellement à Sept-Îles, selon moi, c'est
exclusivement autochtone, donc ils ont la possibilité d'avoir une dispense pour
aller au-delà du 50 %. Et ce serait tout à fait logique, puisque le milieu
de vie est destiné à des familles autochtones, des étudiants autochtones qui
ont des enfants. Donc, c'est... c'est... c'est ce qui devrait arriver. Si la
dispense est demandée, ce serait possible de le faire.
M. Leduc : OK. Parfait. Bien,
merci encore une fois de votre ouverture.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Donc, on revient à l'amendement. Alors, vous demandez la
suspension de l'amendement, mais il va... à l'article trois, il va falloir
aussi suspendre l'étude de l'article trois, parce que, si on adopte l'article
trois et qu'on continue, il va... il va falloir, à ce moment-là, avoir l'autorisation
pour revenir à l'article trois si on l'a adopté. Alors, est-ce qu'il y a
consentement pour suspendre l'amendement et l'article trois?
M. Tanguay
: Juste
l'amendement.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Juste l'amendement?
M. Tanguay
: Oui,
j'aimerais... J'ai des questions sur l'article trois.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : On... on peut continuer. Ce que je veux dire, c'est qu'à la
fin de la discussion sur l'article trois...
M. Tanguay
: J'ai
compris. Je vous suis.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Vous avez compris? Parfait. OK, donc, on a consentement
pour suspendre l'article... l'amendement à l'article trois, mais on continue la
discussion.
M. Tanguay
: Discussion
générale sur l'article trois, Mme la Présidente. Merci beaucoup. J'aimerais
savoir si... puis on me corrigea si j'ai tort, mais, dans les mémoires, on
parlait que ça représentera, à terme, au bureau coordonnateur, quelque chose
comme 2,5 heures de plus par semaine de travail.
Est-ce que la ministre a... pourrait nous
faire part de son analyse quant à cette évaluation-là? Puis ça, ça venait de
quelle mémoire? On... en tout cas, c'est une évaluation qu'on a vu passer. La
ministre, de un, reconnaît-elle qu'il va y avoir une charge de travail
supplémentaire pour les bureaux coordonnateurs? Et à combien d'heures
l'évalue-t-elle? Si je peux m'exprimer ici. Ce serait dans le mémoire du
Conseil des ministres au point neuf...
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain :
Merci. Alors, les bureaux coordonnateurs sont financés pour le nombre de places
qu'ils... qu'ils ont à l'agrément. Alors, tant qu'il y a de l'espace dans ce
nombre de places là, parce qu'il y a... il y a des bureaux coordonnateurs,
plusieurs bureaux coordonnateurs qui n'ont pas nécessairement... qui ne gèrent
pas tout le nombre de places qu'ils ont obtenues à l'agrément parce qu'elles ne
sont pas comblées. Bien, on considère qu'elles sont... ils sont en mesure
d'absorber la charge supplémentaire, là, qui... qui... qui peut... ce que ça
peut représenter. Et, si, par exemple, un bureau avait 100 places, un
bureau coordonnateur avait 100 places à l'agrément, là, je fais des
chiffres ronds, et qu'un projet venait ajouter une dyade, mettons, venait
s'ajouter dans... à la charge du bureau coordonnateur, bien, il y aurait un
ajustement qui est fait puisqu'ils sont financés au nombre de places à
l'agrément.
M. Tanguay
: Donc, vous
dites : C'est... Ça se fait automatiquement, ça se fait... Donc, ce que...
si je vous comprends bien, un bureau coordonnateur X qui gère aujourd'hui
100 places, pour reprendre votre exemple, il est financé pour une gestion
de 100 places. Si, d'aventure, suite à ce que l'on fait, on ouvre un nouveau
modèle RSGE communautaire, en communauté, puis que pouf! il passait de 100 à
124, deux dyades, bien, il serait financé en conséquence automatiquement.
• (11 h 50) •
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain : Oui,
c'est ça. Il y aurait un ajustement qui serait fait puisque ce serait
124 places, mettons, actuellement, nouvellement, là, avec l'ouverture de
deux dyades, par exemple.
M. Tanguay
: Donc,
autrement dit, le financement, c'est automatique, c'est au nombre de places.
Mme Champagne Jourdain : Si on
dépasse le nombre de places à l'agrément, si l'ouverture de nouveaux projets
fait en sorte qu'on dépasse le nombre de places obtenues par le BC à
l'agrément, il y a un ajustement qui serait fait. Puis, si, par exemple, il y a
80... il y a 100 places allègrement, puis le BC gère 80 places, puis
que là il y a 12 places, il n'y a pas d'ajustement qui est fait, là.
M. Tanguay
: Il reçoit
déjà le financement pour 100. Oui, ah oui? Ça... ça me...
Mme Champagne Jourdain :
Bien...
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain : Comme
je vous disais, c'est ça, un BC, un bureau coordonnateur qui aurait
100 places à l'agrément, qui aurait 80 places puis qui a... qui
ouvrirait un autre 12 places dans un RSGE en communauté, serait... Il n'y
aurait pas d'ajustement qui sont... qui... qui serait fait parce qu'il est
financé de toute façon pour la gestion des 100 places obtenues à
l'agrément.
M. Tanguay
: OK. Je...
c'est ça, on... Je trouve ça un peu particulier, dans le sens... Puis on jase,
là. Puis hier, c'était journée de budget. Vous dites donc qu'un bureau
coordonnateur... Agrément, ça veut dire qu'il a théoriquement 100 places.
Il y a... agrément, ça veut dire qu'il y a une autorisation pour couvrir
100 places. Mais, dans les faits, il y a des places qui rouvrent, des
places qui ferment. Dans les faits, il y a 80 places effectives. Il y a
des tout-petits pour 80 places utilisées. Mais le bureau coordonnateur à
l'année longue, il va recevoir un financement pour 100, pour gérer 100, même
s'il y en a 20 qui ne sont pas utilisés, puis qu'il n'a pas à gérer, dans le
fond?
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain : Merci
beaucoup. Bien, la... ce qui est une bonne nouvelle, c'est qu'on est en train
de revoir le...
Mme Champagne Jourdain :
...modèle aussi. Vous amenez un bon point. Mais actuellement, c'est comme ça
qu'on procède. Il y a beaucoup de... Il peut y avoir de la variation au cours
d'une année, là, on peut être à 90 places, revenir à 80, aller à 100. Donc, tu
sais, pour éviter... pour alléger un peu, là, tout le traitement aussi.
M. Tanguay
: ...d'une
semaine à l'autre.
Mme Champagne Jourdain : Oui.
Exactement. Alors, on... il y a... il y a... il y a un financement pour la
gestion du nombre de places à l'agrément. Mais il n'y a pas de financement pour
ces places-là. Il n'y a pas de subvention pour les places si... si... si... Il
y a seulement subventions pour le nombre de places, là, donc.
M. Tanguay
: OK.
Donc... donc, deux choses. On va clore ce premier volet là. Vous êtes en train
de revoir ce modèle-là. J'imagine que vous avez. Puis je ne vous les demande
pas, à moins que vous les ayez... Bien oui, vous devez avoir ça. Il y a
combien... Combien y a-t-il de places sous agrément? et combien y a-t-il de
places comblées?
Mme Champagne Jourdain : Au
niveau des...
M. Tanguay
: Dans le
réseau...
Mme Champagne Jourdain : Au
niveau des 160 bureaux coordonnateurs, là?
M. Tanguay
: Oui. On
doit avoir ça, hein?
Mme Champagne Jourdain : Je
peux vous revenir avec ça, là. On va vous sortir, vous extraire cette
donnée-là.
M. Tanguay
: Oui, oui,
parce que ça doit être quand même assez substantiel, là.Avez-vous une petite
idée si c'est quoi, 10 %, 5 %, 15 %, je ne le sais pas? On va
attendre.
Mme Champagne Jourdain : Je
peux... Oui, je peux vous dire que la majorité, là, la donnée que j'ai en tête
actuellement, c'est que la majorité des bureaux coordonnateurs sont en
situation de surplus, là, de places à l'agrément. Ils ont... Ils ont un jeu
pour être capables d'absorber l'ouverture ou la création de différents services
de garde, là, que ce soit familial ou en communauté. Mais là on va... on va
vous sortir la donnée, là.
M. Tanguay
: Parce
qu'effectivement, sans faire... sans faire des modifications à tous les jours
ni même à toutes les semaines... Puis c'est rare que... c'est rare que vous
allez m'entendre dire ça, mais s'il y a de l'argent qui dort dans des places
pour lesquelles il y a agrément... On ne parlera pas trop fort pour ne pas que
la présidente du Conseil du trésor nous entende, là. S'il y a de l'argent qui
dort, moi, je l'apprends, ça. Je ne le savais pas que c'était... qu'il y avait
déjà un financement. Je pensais que... l'agrément, c'est une chose. En voulant
dire, si, d'aventure, vous nous dites : Oui, on les a comblées, les 12,
merci, là on vous ajuste, mais tout... tout en ayant une latitude parce qu'il
peut y avoir des cas où on ne fera pas du détail, là, des cas où on perd cinq
places pour x raisons, là. Un milieu familial ferme du jour au lendemain ou
presque, là...
Mme Champagne Jourdain : Oui.
M. Tanguay
: ...on ne
va pas commencer à couper les cheveux en quatre, mais je serais curieux de
savoir ça représente combien. Vous allez nous revenir, oui.
Mme Champagne Jourdain : Ils
sont en train de chercher, ils vont nous arriver avec la demande, mais je peux
peut-être arriver avec quelques données, quelques informations. Le bureau
coordonnateur, il a aussi l'obligation de faire la promotion puis le
développement des places. Donc, le financement... la différence qui aurait...
le financement lousse, en bon québécois, je vais le dire comme ça, peut être
utilisé aussi pour faire justement de la promotion puis être capable d'aller
recenser puis voir s'il y a des RSG qui sont intéressées, qui veulent le faire,
parce qu'il faut aller les chercher aussi, là. Elles viennent, elles
viennent... elles viennent au réseau, oui, mais, des fois, il faut faire un
petit peu de prospection, si vous me permettez. Alors, ils peuvent utiliser ça.
Puis, quand je vous dis qu'on est en train
de revoir le modèle, c'est qu'on a récupéré, l'année passée, des places qui
étaient depuis longtemps, dans le fond, disponibles, mais inoccupées, pour être
capable de mieux redistribuer. Ce sont des places qui sont financées dans le
budget. Si, par exemple, on en a trop à Montréal, bien, il y a peut-être
d'autres régions ou d'autres bureaux coordonnateurs qui, eux, auraient besoin
de places supplémentaires. Donc, c'est pour ça qu'on est en train de revoir le
modèle, selon nos prévisions, avec les places qui ont été créées, quand on
prend la démographie, tout ça, on arrive dans une bonne
partie des régions du
Québec en 2028 à un équilibre entre la demande. Et là je vous dis, si les
choses restent telles quelles, mais il peut y avoir de l'évolution dans les
deux... deux prochaines années. Mais on arrive à un équilibre assez général
entre le nombre... le nombre de places et les besoins des parents. On est... On
a actuellement une liste, oui, mais... une liste de 30 000 enfants
qui attendent, on a 11 000 places en réalisation.
Alors, on est en train de le revoir, ce
modèle-là, parce qu'on aura aussi à gérer des surplus de places à certains
endroits puis une redistribution à d'autres endroits. Alors, c'est pertinent
qu'on fasse ça, c'est ce qu'on est en train de faire. Sur l'information que vous
m'avez demandée, dans le réseau, il y a actuellement...
93 000 places...
Mme Champagne Jourdain : ...l'agrément,
et 76 000 de ces places-là qui sont occupées, ce qui donne 82 %, là,
de places occupées, à peu près.
M. Tanguay : Donc, il y a un
17 000 places qui sont en agrément non occupées, là, qui sont autorisées
mais pas comblées.
Mme Champagne Jourdain : Oui,
18 % des places, c'est ça qui sont... qui ne seraient pas... qui ne
seraient pas occupées.
M. Tanguay : Deux questions.
Je comprends le concept, on l'a vécu, dans nos comtés, à un moment donné, on se
disait : Aïe! On a des places puis, finalement, on va les perdre, les
places. Il y a... Est-ce qu'il y a une norme de dire : C'est deux ans,
c'est trois ans, à un moment donné, ou le monde se parle, puis... s'il y a un
projet, on vous attend puis, s'il y a un projet, on vous attend, mais, s'il y a
zéro, zéro, les places se perdent ou s'en vont ailleurs?
Mme Champagne Jourdain : Non,
il n'y avait pas de norme, il n'y avait pas de : vous avez deux ans pour
développer les places.
M. Tanguay
: Un an,
oui.
Mme Champagne Jourdain : Il
n'y avait pas de ça. Donc, c'est aussi pour ça qu'on est en train de revoir,
pour adresser ça, là, le modèle.
M. Tanguay : C'est
intéressant, ce que vous faites comme... comme analyse. Vous espérez avoir le
résultat, le fruit de cette analyse-là bientôt? Quand espérez-vous l'avoir?
Mme Champagne Jourdain : J'ai
en tête, là, qu'on devait recevoir ça, là, on devait... on devait avoir fini
ces travaux-là, là, de révision du modèle, puis se pencher sur une solution au
printemps, mais je vais juste revalider pour être certaine.
M. Tanguay : Donc, demain?
Mme Champagne Jourdain : Demain...
Ce soir, à minuit.
M. Tanguay
: Ah! c'est
Mme Champagne Jourdain :
Peut-être un peu plus tard, si vous me permettez, dans le printemps.
M. Tanguay : Oui, oui, oui.
Et est-ce que c'est le même financement? Si j'ai 100 places à l'agrément... je
suis le bureau coordonnateur, j'ai 100 places à l'agrément, j'ai 80 %
d'occupation, je vais le dire de même, je reçois un financement, est-ce que
le... mes 80 places occupées versus mes 20 juste à l'agrément mais pas
occupées. Si j'en prends une là puis j'en prends une là, c'est le même
financement? Il n'y a pas de distinction de faite entre : tu as un
financement pour l'agrément, un montant x, puis tu as un financement pour
l'agrément mais occupé x plus un?
• (12 heures) •
Mme Champagne Jourdain : Non.
M. Tanguay
: Est-ce
que... c'est le même financement, hein, il y a un seul financement?
Mme Champagne Jourdain : C'est
le même financement, oui.
M. Tanguay
: OK,
parfait, on avance. Dans le cas d'espèce où on est populaire et que, là, on a
des places additionnelles au-dessus du 100. Mettons que vous en aviez 95
d'occupées puis là vous avez deux dyades qui s'en viennent. Deux dyades, ça
veut dire 19 places de plus, on serait, à ce moment-là... Est-ce que... est-ce
que le financement va être... va suivre?
Mme Champagne Jourdain : Là,
je... Deux dyades, 19 places, là, là, je... c'est là que... Si on est à deux
dyades, on est à 24.
M. Tanguay : 24, j'étais à 95
dans mon exemple.
Mme Champagne Jourdain : OK,
c'est bon. OK. C'est bon. Parfait.
M. Tanguay : Je ne voulais
pas...
Mme Champagne Jourdain : Juste
me... Non, mais c'est... je voulais juste être sûre de vous comprendre puis de
vous suivre.
M. Tanguay : Oui, oui, oui,
parce que 19, ça fitte plus.
Mme Champagne Jourdain : Ce
n'est pas la dyade...
M. Tanguay
: 6, 9, 10,
12...
Mme Champagne Jourdain : Exactement.
M. Tanguay
: Mon point,
c'est que, pour les... si on est au-dessus du 100, allez-vous me dire, puis
peut-être c'est ça... C'est reposant, je pose des questions puis je donne les
réponses, mais que ça veut dire qu'il va y avoir un agrément qui va être donné
puis le financement va suivre? C'est-tu ça, la réponse, dans le fond, s'il y en
a plus que l'agrément déjà autorisé?
Mme Champagne Jourdain : Bien,
on ajusterait, en fait, le financement selon le nombre de places à l'agrément.
M. Tanguay : Parce que tu ne
peux pas ouvrir une place s'il n'y a pas d'agrément au départ?
Mme Champagne Jourdain : En
théorie, bien non, non, justement, y doit... il doit y avoir une demande de...
C'est ça, ils doivent faire la demande.
M. Tanguay
: Puis le
financement suit.
Mme Champagne Jourdain : Voilà.
M. Tanguay
: OK. Ça
fait qu'il n'y a pas d'enjeu. Parce que certains ont dit : Oh! ça va être
plus de travail pour les bureaux coordonnateurs, il faut augmenter leur
financement. Allez-vous prévoir, pour le démarchage... je reviens à votre
exemple, des possibilités d'ouvrir plus d'agréments pour permettre le
financement du démarchage aussi? Vous savez, vous avez dit : Quand il y a
un lousse, bien, il n'est pas perdu...
Mme Champagne Jourdain : Ils
peuvent utiliser ça pour ça.
M. Tanguay : Mettons qu'il y
a un bureau coordonnateur qui est à 100 %, puis vous dites : Heille!
Nous, on espère que vous allez nous en chercher, deux dyades, allez-vous donner
l'agrément pour leur permettre de faire du démarchage?
Des voix : ...
Haut de la page
12 h (version non révisé
e) Mme Champagne Jourdain : ...actuellement,
le bureau coordonnateur. S'il est proche de sa limite, on travaille avec le...
par exemple, qui est à 95 ou 94, c'est possible pour lui de faire une demande
pour être capable d'aller augmenter son nombre de places à l'agrément, pour
être capable d'avoir ce jeu-là puis être capable d'accorder des... des projets,
des places dans des projets. Alors, tu sais, il peut avoir une prévision puis
faire ajuster son financement, donc son nombre... son nombre de places à l'agrément,
donc son financement aussi.
Ceci étant dit, je vous dis, on est en
train de revoir le modèle, puis on tiendra compte, dans la réflexion, là, de ce
besoin-là pour faire de la promotion puis de la prospection.
M. Tanguay
: Les projets
pilotes, ça a été réduit, là, 2 370 places, mais ce n'est pas le
chiffre actuel. À combien la ministre... vous évaluez, vous évaluez le nombre
de places, parce que là on sort des projets pilotes, puis ça va être universel?
Avez-vous une estimation? Combien avec ça, projet de loi, on risque de créer de
places en communauté? Question importante.
(Consultation)
Mme Champagne Jourdain : OK, peut-être,
pour donner un peu de perspective, là, au 31 août 2025, il y avait 429 projets
qui avaient été soumis pour 411 RSGE, et il y avait 236 projets. De
ça, il y a... il y avait, au 31 août, 236 projets qui étaient en
activité pour 2 370 places créées, et ça touchait 106 bureaux
coordonnateurs qui avaient soumis un projet. Maintenant, il n'y a pas de
projection de limites qui ont été établies, là, pour... dans le cadre de l'établissement
d'un nouveau mode de garde, là.
M. Tanguay
: Parce que
c'est pertinent, c'est au cœur de l'article 3, là, le financement des BC.
Allez-vous... je ne vais pas dire matcher, mais allez-vous accoter le nombre de
places... d'offres dans le financement? Vous n'avez pas de... toujours une
limite dans la vie, là, mais si, wo, on en a 1 000, on en a 1 200, on
en a 3 000, est-ce que c'est votre intention de dire : Oui, oui, on va...
on va...
Mme Champagne Jourdain : De toujours
répondre favorablement, puis de dire... on donne, on autorise.
M. Tanguay
: Oui, oui,
à toutes les offres, le but, là, c'est qu'on dise oui, on soit tout ouïe sur
les places qui vont être créées, le cas échéant, où il y aura une limite.
(Consultation)
Mme Champagne Jourdain : Bien,
vous le savez, le... la reconnaissance des RSGE, en communauté, puisqu'on parle
de ça dans le projet de loi actuellement et des projets, se fait selon le
nombre de places qui sont disponibles à l'agrément. Alors, pour pouvoir
octroyer des places, un bureau coordonnateur doit avoir des places à octroyer,
mais c'est possible pour lui d'en demander quand il sait, comme je le disais
tout à l'heure, qu'il va en manquer. Naturellement, l'octroi de places à un
bureau coordonnateur, de places à l'agrément, se fait aussi en fonction des
besoins estimés selon le modèle des régions, des... des territoires de bureaux
coordonnateurs, tu sais. Par exemple, si je suis en...
Mme Champagne Jourdain : ...plus
de 25 places dans un bureau coordonnateur, là, dans un territoire de
bureau coordonnateur, logiquement, il n'y aura pas 50 places
supplémentaires qui seraient données pour ce bureau. Ça va un peu de soi, cette
gestion là se fait par le nombre de places à l'agrément, puis...
M. Tanguay : Ça... ça va sur
des budgets, aussi, qui vous sont octroyés par le Conseil du trésor.
Mme Champagne Jourdain : Mais
tout à fait, mais aussi ça, tu sais, je veux dire...
M. Tanguay : C'est un choix.
Mme Champagne Jourdain : Un
jour, on se le souhaite, on travaille pour ça, d'arriver à la fin de la liste
d'attente, tu sais, on voit la lumière en 2028, de se dire : Il va y avoir
un équilibre entre les deux. Bien là, à ce moment-là, ça donnerait... Si, dans
une région, l'équilibre est atteint puis qu'on a un petit peu plus de surplus
de places disponibles, bien, ça ne donnerait rien, là, d'aller rouvrir, non
plus, des services de garde en communauté.
M. Tanguay : Quel
pourcentage, puisqu'on en est... Parce que pour le bureau coordonnateur puis
les ressources qu'il a, quelle différence... Parce qu'il doit y avoir une
différence entre une place subventionnée et une place privée privée, au niveau
de son financement. Le bureau coordonnateur ne coordonne pas les places privées
non subventionnées. Coordonne-t-il les places privées subventionnées? Parce que
pour moi, «bureau coordonnateur», c'est CPE, c'est installations puis
satellites, puis c'est... c'est pur, là, pur dans le sens CPE.
Une voix : ...
M. Tanguay
: Et les
milieux familiaux.
(Consultation)
• (12 h 10) •
Mme Champagne Jourdain : Le
bureau... le bureau coordonnateur gère les places seulement des RSGE, là,
qu'elles soient en milieu familial ou en... en communauté, c'est ça.
M. Tanguay : ...subventionnés.
Et est-ce que ça se peut des RSGE...
Mme Champagne Jourdain :
Subventionnés ou non, c'est ça.
M. Tanguay
: Parce que
ça existe actuellement, au Québec, hein, des RSGE en milieu familial. Ça existe
non subventionné?
Mme Champagne Jourdain : Ça
existe, oui.
M. Tanguay : Puis est ce que
les bureaux coordonnateurs ont droit de regard?
Mme Champagne Jourdain : Vous
voulez dire droit de regard sur...
M. Tanguay : Droit de
regard... Est-ce qu'ils gèrent les milieux familiaux non subventionnés?
Mme Champagne Jourdain : Oui,
parce que les... le bureau coordonnateur va assurer une gestion pour les
responsables de services de garde en milieu familial, maintenant,
éventuellement, en milieu communautaire et que ce... que les places soient
subventionnées ou non.
M. Tanguay : OK. Puis quelle
est votre proportion de subventionnées dans ce qui serait développé, le cas
échéant?
Mme Champagne Jourdain : Vous
voulez dire, à travers ce... à travers le mode...
M. Tanguay : À travers de ce
projet-là, de ce qui serait créé.
Mme Champagne Jourdain : La
proportion de places subventionnées. Bien, écoutez, on n'a pas émis de
proportion, là, on n'a pas défini de proportion. Dans le cadre du projet
pilote, jusqu'à maintenant, dans les chiffres que je vous ai donnés tout à
l'heure, dans des... dans les 2370 places, 98 % d'entre elles sont
subventionnées, 2 % ont choisi de ne pas offrir des... des places
subventionnées. C'est un choix qui revient au travailleur, à la travailleuse ou
au travailleur autonome, là, de... de choisir ce qu'elle offre, que ce soit
subventionné ou pas, mais la grande majorité, presque la totalité, décide
d'ouvrir des places subventionnées.
M. Tanguay : OK. Et... et on
revient à la discussion qu'on avait eue dans le cadre du projet de loi. Que
vous soyez subventionné ou pas subventionné, comme RSGE, vous avez toujours le
loisir de décider qui vous, vous acceptez, quel enfant vous acceptez, vous
n'êtes pas...
Mme Champagne Jourdain : Oui,
travailleuse autonome dans un milieu familial ou, tu sais, ou en communauté, ce
serait le cas.
M. Tanguay : Puis, dernière
question là-dessus, sur... sur le tableau de bord, justement, on parle du
nombre de places, puis ça, c'est important. On voit que les données... Est-ce
vrai qu'on peut lire que le nombre d'enfants en attente d'une place, on n'a pas
de données plus fraîches que le 31 mai 2025? Est-ce qu'il y a eu un arrêt
de... de la computation des données?...
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain : En
effet, on travaille avec ce nombre-là depuis longtemps. Vous n'êtes pas sans
savoir que, cet automne, on a lancé le portail d'inscription aux services de
garde. Il y a une transition qui s'est faite entre les dossiers qu'on avait
dans Ma place 0-5 et vers le portail, puis il y a une compilation qui s'est...
je vais utiliser le mot... pas arrête, pendant ce temps-là, mais il y a une
transition des dossiers, puis on doit faire du ménage dans ces dossiers-là, que
ce soit du côté des parents, pour avoir un portrait clair aussi. Il y a des
dossiers qui ont été transférés, il y a eu un transfert automatique aussi. Des
fois, ce ne sont plus des dossiers qui sont actifs, qui se sont transférés vers
le... vers le portail.
Alors, les prochains mois... Alors ,le
portail est effectif depuis janvier 2026, les prochains mois, on est encore
dans cette transition-là puis ce ménage-là qui s'opère dans la transition vers
le nouveau portail va nous permettre de pouvoir avoir une compilation.
M. Tanguay : À jour.
Mme Champagne Jourdain : À
jour. On parlait de l'automne, environ, là, d'avoir une compilation qui est
très à jour et réaliste au courant de l'automne qui s'en vient. On va avoir
passé à travers une rentrée scolaire, qui permet de faire aussi un autre tour
des dossiers. Puis ce qui va arriver, avec le nouveau portail, c'est qu'on
n'aura plus non plus une compilation qui date de trois mois, mais une
compilation qui est pratiquement à l'heure, je vais le dire comme ça, mais...
au jour.
M. Tanguay : Merci. Je pense
qu'on a rendez-vous aux crédits. Préparez-vous, je vais avoir des questions
là-dessus.
Mme Champagne Jourdain : On va
être prêts.
M. Tanguay
: Je me
retiens, je ne veux pas tout brûler mes punchs. Dites-moi, vous remplacez
par...
L'article 3, vous remplacez le troisième alinéa, vous remplacez le
troisième alinéa et... tel qu'il se lisait... bien, tel qui se lit maintenant,
avant le remplacement, «doit également participer, en collaboration avec les
responsables d'un service de garde éducatif en milieu familial de son
territoire et les associations, les représentants...» On semble mettre de côté
les associations, les représentants. Comment expliquer cette modification-là,
dans le fond?
Mme Champagne Jourdain : Ça
semble être technique, juridique, alors je vous...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Consentement? Consentement. Me Boily, je vais vous
demander, pour la journée, de vous présenter.
M. Boily (Mathieu) : Mathieu
Boily, avocat au ministère de la Justice, à la direction desservant notamment
le ministère de la Famille. En fait, les associations et les représentants
demeurent visés. Quand on va voir, à la toute fin de l'alinéa à ajouter, c'est
juste que, dans la version actuelle, tout tenait en une phrase.
M. Tanguay
: Ah! OK, il
est là.
M. Boily (Mathieu) : Là, on
rajoutait les RSGE en communauté, ça devenait une phrase peut-être un peu trop
lourde, donc on en a fait deux phrases, ce qui fait que cette responsabilité,
donc, la dernière phrase, traite des associations.
M. Tanguay
: Donc, je
comprends qu'on rajoutait... là, on a fait deux phrases, mais effectivement ça
se revoit à... ça se rajoute à la fin, puis c'est juste, dans le fond, pour
mieux rédiger, mais il n'y a pas de... il n'y a pas de changement, là, outre
cela, là, c'est... OK, ça me va, Mme la Présidente, pou le...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Parfait. Donc, est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
l'article 3?
M. Tanguay : Pour l'instant,
non, mais je pense qu'on va y revenir.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Parfait. Donc, je vais à nouveau vous demander le
consentement pour suspendre l'article 3. Parfait. On poursuit, et je pense que
vous avez une demande, M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc : Oui. Si mes
collègues le veulent bien, j'aimerais ça qu'on puisse sauter directement à
l'article 25, j'aurais un amendement à déposer là.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : 25?
M. Leduc : Oui, s'il vous
plaît.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Parfait. Consentement?
M. Tanguay
: Non. Comme
je parlais à mon collègue, si d'aventure nous nous rendions, d'ici
16 h 30, à 25, je m'engage à le suspendre pour l'attendre, mais je
dirais : Vivons notre vinaigrette, puis on se rendra à 25 quand ce sera le
temps.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Vivons notre vinaigrette.
M. Leduc : Vivons notre
vinaigrette?
M. Tanguay
: Oui,
c'est... Je vis ma vinaigrette, c'est un classique québécois... de la chanson
québécoise.
M. Leduc : C'est quelle
chanson en particulier? Je suis curieux.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Ah! il faut avoir l'âge...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...parfait. Je pense qu'il ne veut pas qu'on continue sur
le sujet. Donc, on poursuit à l'article 4.
M. Tanguay
...demander des dates de fête. Oui. Marc Drouin. Vis ta vinaigrette, 86.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : C'est ça.
Article 4, Mme la ministre.
Mme Champagne Jourdain :
L'article 40.2 de cette loi est modifié :
1° par l'insertion, dans ce qui précède le
paragraphe 1° du premier alinéa et après «familial» de «et en communauté»;
2° par la suppression, partout où ceci se
retrouve... se trouve dans le paragraphe 2° et 3° du premier alinéa, de
«en milieu familial»;
3° par le remplacement, dans le deuxième
alinéa, de «en milieu familial» par «fournis par une personne responsable d'un
service de garde éducatif».
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Les commentaires.
Mme Champagne Jourdain :
Merci.
L'article 40.2 de la
Loi sur les services de garde éducatifs à
l'enfance traite de la composition du conseil d'administration, CA, d'un CPE
lorsque celui-ci est également agréé à
titre de bureau coordonnateur.
L'article 4 du projet de loi propose une modification de concordance à
cette disposition afin, d'une part, d'ajuster le nom des bureaux coordonnateurs
et, d'autre part, de prendre en compte le nouveau mode de prestation de
services de garde éducatifs par des RSGE en communauté dans la composition du
CA Le conseil d'administration du CPE, agissant à
titre de bureau
coordonnateur... coordonnateur devra donc prendre... comprendre, au moins, un
parent, un usager d'un service de garde éducatif, que ce soit en milieu
familial ou en communauté, et, au plus, une RSGE, qu'elle agisse en milieu
familial ou en communauté.
• (12 h 20) •
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup. Questions, interventions sur
l'article 4? Oui, Mme la députée de D'Arcy-McGee.
Mme Prass : Merci, Mme
Présidente. Question, parce que là on change pour que ça devienne «services de
garde éducatifs» plutôt que «services de garde éducatifs en milieu familial»,
mais plus tôt, justement, quand on a ajouté la notion de communautaire, on
comprend que «services de garde éducatifs», il y a quatre différentes
catégories que ça représente, n'est-ce pas?
Mme Champagne Jourdain : ...
(Consultation)
Mme Prass : Ma question
est : Pourquoi? Parce que là on semble élargir en retirant la notion de
«en milieu familial» et ne pas ajoutant «et en communauté». C'est parce que là
on parle plus spécifiquement, justement, des services éducatifs en milieu
familial et en communauté. On élargit la définition parce que là il y a quatre
possibilités différentes. Donc, je me pose la question : Pourquoi on a
choisi d'utiliser ce terme qui est plus général, parce que ça représente quatre
réalités différentes, plutôt que de rester avec «en milieu familial» et ajouter
«en communauté», comme vous l'avez fait dans le premier alinéa?
Mme Champagne Jourdain :
...comme c'est un peu technique, je demanderais un consentement pour que
monsieur... Me Boily puisse répondre.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...
M. Boily (Mathieu) : Oui, en
fait, l'approche rédactionnelle qui a été retenue dans le cadre du projet de
loi n° 12, ce qui veut dire que, lorsqu'on parle de
responsable d'un service de garde éducatif tout court, on vise à la fois celle
en milieu familial et celle en communauté, et que lorsque dans la loi, on a
besoin d'avoir une règle propre au milieu familial, on va dire responsable d'un
service de garde éducatif en milieu familial, quand c'est propre à la
communauté, on va dire responsable des services de garde éducatifs en
communauté. Tout ça, par contre, ce que vous... ce que la députée de
D'Arcy-McGee mentionnait, à l'article 1 du projet de loi, on est venu
établir quels sont les prestataires de services de garde éducatifs. Ça, c'est
une autre expression qui transcende la
Loi sur les services de garde éducatifs
à l'enfance. Donc, quand on parle des prestataires de services de garde
éducatifs, on vise les CPE, les garderies et les deux types de responsables de
services de garde éducatifs.
Donc, il faut ramener ça ici à
l'article 4, et puis il y a plusieurs articles... il y a des modifications
de cette nature-là. On est venus parfois enlever «en milieu familial» parce
qu'on vise désormais les deux types de responsables de services de garde
éducatifs, et, quand on en vise un seul, on l'exprimait au long.
Mme Prass : ...ça, ça
s'applique à toutes les catégories qui sont comprises dans l'article 1,
par exemple.
M. Boily (Mathieu) : Quand on
parle de prestataires de services de garde éducatifs.
Mme Prass : Oui. OK. Merci.
La Présidente (Mme Schmaltz) :
...interventions? Parfait...
Des voix : ...
La Présidente (Mme Schmaltz) : Désolée.
Est-ce que l'article 4 est adopté?
Des voix : Adopté.
M. Tanguay
: C'est
efficace avec vous, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Schmaltz) :
Eh, Seigneur, hein?
M. Tanguay
: Vous venez
d'arriver, boum! Un article.
La Présidente (Mme Schmaltz) :
Oui, ça, j'aime ça.
M. Tanguay
: ... à
date, là.
La Présidente (Mme Schmaltz) :
C'est bien.
M. Tanguay
: Ça roule.
La Présidente (Mme Schmaltz) :
Ça va avancer vite. Parfait. Donc, on est rendu à l'article 5. Est-ce
qu'il y a des...
Mme Champagne Jourdain : ...
La Présidente (Mme Schmaltz) :
Oui, vous allez y aller?
Mme Champagne Jourdain :
L'article 41
de cette loi est remplacé par le suivant :
«41. Seul un bureau coordonnateur de la
garde éducative en milieu familial et en communauté agréé par le ministre peut
reconnaître une personne à
titre de responsable d'un service de garde éducatif
et coordonner des services de garde éducatifs en milieu familial ou en
communauté fournis par une personne qu'il a reconnue.
Seul le titulaire d'un agrément du
ministre peut utiliser un nom comportant l'expression «bureau coordonnateur de
la garde éducative en milieu familial et en communauté». En outre, nul ne peut
employer une désignation ou un qualificatif de façon à laisser croire qu'il
agit à ce
titre alors qu'il n'est pas agréé par le ministre en vertu de la
présente loi.».
Commentaire :
L'article 41 de la
Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance énonce qu'un seul bureau
coordonnateur peut accorder la reconnaissance, à
titre de RSGE, à une personne
et coordonner les services de garde éducatifs que cette personne fournit. De
même, l'article 41 réserve l'usage du nom de «bureau coordonnateur» au
bureau coordonnateur agréé par le ministre de la Famille.
L'article 5 du
projet... 5 du projet de loi propose une nouvelle rédaction de cet
article
afin d'introduire les éléments de concordance requis par l'ajout du mode de
prestation de services de garde éducatifs par les RSGE en communauté. Il apporte
également une précision à l'interdiction prévue à l'article 41, soit de ne
pas employer de désignation ou de qualification pouvant laisser croire qu'on
agit à
titre de bureau coordonnateur agréé par le ministre.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup. Alors, y a-t-il des commentaires, des
questions sur l'article 5?
M. Tanguay : Oui.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : M. le député.
M. Tanguay : Merci, Mme la
Présidente. Parfait, je vois que c'est de la... on voit que c'est de la
concordance, sauf l'ajout à la fin : En outre, nul ne peut employer une
désignation de qualification de façon à laisser faire croire ou à laisser
croire — pardon — qu'il s'agit... qu'il agit à
titre alors qu'il n'est pas agréé
par le ministre, donc à
titre de bureau coordonnateur. Ce n'était pas dans la
loi nulle part avant, on règle un problème existant. Pouvez-vous nous en
parler?
(Consultation)
Mme Champagne Jourdain :
...que pour le bien des travaux de la Commission, je laisserais l'explication
technique, juridique, là, à Me Boily, puis on va vous revenir avec le terrain,
si on a vu ça souvent, puis on va revenir avec ça.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Me Boily.
M. Boily (Mathieu) : Oui, en
fait, la phrase ajoutée à la fin de l'article 41 s'inscrit dans la
perspective suivante :
L'article 41, c'est une appellation réservée,
en quelque sorte. Personne ne peut s'appeler «Bureau, coordonnateur de la garde
éducative en milieu familial et en communauté». C'est un nom très long, les
chances que... sans être agréé par la ministre, évidemment, les chances que
quelqu'un emploie frauduleusement exactement ce mot-là sont peut-être faibles,
mais il pourrait changer un mot, changer deux mots, s'appeler «bureau
coordonnateur des services de garde», quelque chose comme ça, et ce que la
disposition vise, c'est interdire un peu ces... ces modulations-là. On a... on
a un petit peu la même chose dans la
Loi sur les cégeps, entre autres, dans la
loi sur... sur les... la... la gouvernance de... pas pour la gouvernance, les
établissements d'enseignement de niveau universitaire. On est venu protéger...
M. Boily (Mathieu) : ...mais
aussi dire : On ne peut pas s'appeler collège, collège général, collège
d'enseignement professionnel ni laisser croire qu'on exploite un cégep, donc.
M. Tanguay : ...un problème
qui existait?
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain : Je
n'ai pas personnellement, à
titre de ministre responsable de la Famille, connaissance
que ce soit arrivé ou que ce soit arrivé souvent, on est vraiment en train de
vérifier, mais ce serait anecdotique, là, selon ma compréhension.
M. Tanguay : OK. OK. Mais
tant qu'à y être...
Mme Champagne Jourdain : Mais
on pourra... C'est ça, on vient s'assurer.
M. Tanguay
: Mais tant
qu'à y être, on... c'est le même prix. OK. Moi, ça me va. Je n'ai pas de
question.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres questions sur... ou
commentaires sur l'article 5? Alors, est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. On passe à l'article 6.
Mme Champagne Jourdain :
L'article
42 de cette loi est modifié :
1° par la suppression, dans le texte
anglais de ce qui précède le paragraphe 0.1°, de «home educational childcare»;
2° par la suppression, partout où ceci se
trouve dans les paragraphes 1°, 2°, 3° et 5°, de «en milieu familial»;
3° par l'insertion, à la fin du paragraphe
6°, de «et en communauté»;
4° par la suppression, dans le paragraphe
6.1°, de «en milieu familial»;
5° par l'insertion, après le paragraphe
6.1°, du suivant :
«6.1.1° de rendre de l'information
disponible à toute personne ou à toute entité intéressée à être mise en
relation avec des personnes qui souhaitent devenir responsables d'un service de
garde éducatif en communauté;»;
6° par le remplacement, dans le paragraphe
6.2°, de «comme mode» par «et la garde en communauté comme modes»;
7° par la suppression, dans le paragraphe
8°, de «de milieu familial»... «en milieu familial».
• (12 h 30) •
Et les commentaires :
L'article 42 de
la
Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance énumère les différentes
fonctions particulières du bureau coordonnateur de la garde éducative en milieu
familial et en communauté dans le territoire qui lui est accordé par son
agrément par la ministre.
L'article 6 du projet de loi y ajoute un
paragraphe 6.1.1°, qui énonce une nouvelle responsabilité en lien avec le
nouveau mode de prestation de services de garde éducatifs par les responsables
de services de garde en communauté, soit celle de rendre l'information
disponible à quiconque qui voudrait être mis en relation avec une personne
intéressée à devenir une RSGE en communauté. Il pourrait s'agir, par exemple,
d'une municipalité, d'un OBNL ou d'une entreprise dont les locaux seraient
susceptibles d'accueillir un éventuel projet de service de garde éducatif en
communauté.
Pour le reste, l'article 6 apporte des
modifications de concordance requises pour ajuster les termes employés à
l'article 42, dont le texte anglais de la
Loi sur les services de garde
éducatifs à l'enfance pour rendre l'expression «bureau coordonnateur de la
garde éducative en milieu familial et en communauté», qui correspondra à «home
and community educational childcare coordinating office». Voilà.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...y a-t-il des questions, des commentaires sur l'article
6? M. le député.
M. Tanguay : Oui. Juste pour
faire un lien avec une conversation qu'on a eue, je pense, c'est hier ou mardi,
on est jeudi, tu sais, on avait une conversation intéressante de savoir quels
sont les pouvoirs de la ministre pour demander des choses au bureau
coordonnateur. Et là on réalise, je réalise qu'à l'article 42 de la loi on
réfère à l'article 40.0.1, qui dit, et je le lis : «La... Le ministre
s'assure de la cohérence des actions et des pratiques du bureau coordonnateur
qu'il agrée. À cette fin, le ministre peut, par instruction, prescrire toute
procédure...» Tu sais, c'est un bel article, ça, qu'un bureau coordonnateur
doit suivre. Tu sais, quand on se disait : Quel est le pouvoir de la
ministre, là? Vous pouvez prendre le... Vous pouvez envoyer des directives puis
dire : Là, là, ma clause type de bail, là, vous allez le mettre dans votre
aide-mémoire, puis je le demande. Puis on réfère même à 5.1.1, où on dit :
«Le ministre peut confier à un bureau coordonnateur de la garde éducative en
milieu familial, en tout ou en partie, toute responsabilité qui lui est
attribuée.» Alors, on cherchait où, mais là on voit que... Puis on a eu une
bonne conversation, puis je remercie la ministre pour l'amendement qu'elle...
qu'elle a fait adopter par rapport aux clauses de résiliation dans le bail.
Bien, elle va avoir tous les...
Haut de la page
12 h 30 (version non révisé
e) M. Tanguay : ...de s'assurer
que l'information soit transmise par le bureau. Puis, c'est une bonne chose que
je réalise, moi. Alors, voilà.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...questions, commentaires? S'il n'y en a pas d'autres, est-ce
que l'article 6 est adopté?
Des voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. On passe à l'article 7, Mme la ministre.
Mme Champagne Jourdain :
L'article 42.0.1
de cette loi est modifié :
1° par l'insertion, dans le premier alinéa
et après «éducative en milieu familial» de «et en communauté»;
2° par l'insertion, après le premier
alinéa, du suivant :
Le bureau coordonnateur dispose du même
pouvoir d'ordonnance que celui visé au premier alinéa, avec les adaptations
nécessaires pour ce qui est des enfants à qui des services de garde sont
fournis par une personne responsable d'un service de garde éducatif en
communauté dans l'emplacement pour lequel elle est reconnue;
3° par le remplacement, dans le deuxième
alinéa, de «telles ordonnances d'évacuation la notifie par écrit et... par
écrit à la personne responsable d'un service de garde éducatif en milieu
familial» par «ordonnances d'évacuations, la notifie par écrit à la personne
responsable visée»;
4° par le remplacement, dans le troisième
alinéa, de «la reconnaissance de la personne responsable du service de garde
éducatif en milieu familial» par «ou de l'emplacement pour lequel une personne
responsable et reconnue. La reconnaissance de cette personne».
Les commentaires :
L'article 42.0.1
octroie actuellement un pouvoir... au bureau coordonnateur...
L'article 42.0.1
octroie actuellement au bureau coordonnateur le pouvoir d'ordonner l'évacuation
d'une résidence ou d'une
partie de la résidence où sont fournis les services de
garde éducatifs en milieu familial si le bureau coordonnateur a des motifs
raisonnables de croire que la santé, la sécurité ou le bien-être des enfants
pourraient être compromis. L'ordonnance a pour effet de suspendre la reconnaissance
de la responsable de services de garde éducatifs lorsque c'est l'ensemble de la
résidence qui est évacué.
L'article 7 du projet de loi étend ce pouvoir d'ordonnance
du bureau coordonnateur à l'emplacement physique, où une responsable de services
de garde éducatifs en communauté fournit des services de garde éducatifs.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup, Mme le ministre. Alors, est-ce qu'il y a
des commentaires ou des questions sur l'article 7? M. le député de LaFontaine.
M. Tanguay : . Oui. Merci. C'est...
c'est correct. On voit les concordances. Seule chose : Quels sont... On
sait qu'un bureau coordonnateur n'est pas la Cour supérieure qui, anciennement,
à l'article 731 du Code de procédure civile est la Cour au Québec qui peut
émettre des injonctions. Puis ça, c'est... Une injonction de la cour, là, sous
peine d'outrage au tribunal, vous devez vous... obtempérer. Quels sont les
pouvoirs du bureau coordonnateur qui dit : Heille, évacuation est... est ordonnée
ou... est ordonnée par le bureau coordonnateur? Si ce n'est pas homologué par
un tribunal, quel sont ses... ses pouvoirs réels?
Mme Champagne Jourdain : De...de
pouvoir faire en sorte...
M. Tanguay : De faire
exécuter son...
Mme Champagne Jourdain : ...de
faire exécuter. C'est ça, exactement.
M. Tanguay : ...ordonnance d'évacuation?
Comment ça marche, autrement dit?
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain : ...je
passerais la parole à Me Boily si c'est...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Voyons! Approbation... Bon... prenez... prenez la parole.
M. Boily (Mathieu) : Oui. Le
pouvoir d'ordonnance ici, c'est un pouvoir dans une situation d'urgence qu'on
souhaite le plus exceptionnel possible. Il existe... Le ministère de la... les
inspecteurs du ministère de la Famille ont le même pouvoir pour les CPE, des
garderies. Si l'inspecteur se présente puis il vous dit : Il y a des fils
électriques qui pendent, il y a danger immédiat pour les enfants. Il peut
ordonner la fermeture immédiate. Et, dans ce cas-là, les principes de justice
naturelle, normalement, avant de prendre des actions de cette nature-là, il y a
un préavis qui est donné, possibilité de faire valoir ses observations. Sauf
que quand on regarde l'article 5 de la
Loi sur la justice...
M. Boily (Mathieu) : ...justice
administrative, il y a des exceptions dans un contexte d'urgence ou en vue
d'éviter qu'un préjudice irréparable soit causé aux personnes. Donc, dans ce
cas-ci, le pouvoir, il est... il prend sa source à l'article 42.0.1 et le
mécanisme de justice naturel est en quelque sorte décalé, c'est-à-dire que,
quand on regarde le texte actuel, 15 jours après la notification, c'est le
délai en vertu duquel la responsable peut présenter ses observations, produire
des documents et demander le réexamen, là, de l'ordonnance rendue par le bureau
coordonnateur.
M. Tanguay : Deux choses. La
première, votre introduction, vous dites que les inspecteurs du ministère ont
un pouvoir, et est-ce que vous le distinguer des pouvoirs du bureau
coordonnateur ou est-ce que le bureau coordonnateur va mandater les inspecteurs
du ministère et c'est eux qui vont le faire? Parce que vous avez référé aux
inspecteurs du ministère, puis ça, c'est quelque chose de différent.
M. Boily (Mathieu) : Oui.
C'est ça, c'est seulement pour faire le parallèle, et le ministère a ce
pouvoir-là pour les CPE, les garderies parce que, de façon très schématisée,
là, le ministère a, à l'égard des CPE et garderies, le rôle que le BC a à
l'égard des RSGE, là. Il y aurait des nuances à faire, mais essentiellement,
là, c'est ça. Donc, si je parlais des pouvoirs des inspecteurs du ministère,
c'est simplement pour dire que ça s'est inspiré de cette règle-là qui existait,
mais le pouvoir lui-même, il appartient au bureau coordonnateur.
M. Tanguay : Puis en vertu de
quoi le Bureau communautaire a autorité pour se faire respecter dans son
ordonnance? Moi, je pourrais dire : Qu'est-ce qui me... comme RSGE,
qu'est-ce qui... qu'est-ce qui me pend au-dessus de la tête si je n'obtempère
pas comme outrage au tribunal, entre guillemets?
M. Boily (Mathieu) : Oui. En
fait, dans ce cas-là, c'est... Quand on va voir dans le règlement à
l'article 75, là, le bureau coordonnateur pourrait notamment suspendre ou
révoquer la reconnaissance d'une RSGE qui ne donnerait pas suite à un ordre
d'évacuation. C'est l'article 75, paragraphe deux.
• (12 h 40) •
M. Tanguay : OK. Ça fait que
c'est ça, la sanction. C'est ça, la sanction.
M. Boily (Mathieu) : La
sanction en cas de non-respect, effectivement, c'est... ça serait ça.
M. Tanguay : Mais on s'entend
que, si, dans votre exemple, il y a un fil électrique qui pend, on va appeler
la police, là, j'imagine.
M. Boily (Mathieu) : Je ne
sais pas...
M. Tanguay : Non, mais je
veux dire...
M. Boily (Mathieu) : Bien, je
ne sais pas si on appellerait la police ou un électricien, mais je...
M. Tanguay : Parce que le
bureau... J'appellerais la police.
M. Boily (Mathieu) : ...ce
que je veux dire, c'est que le BC rendrait l'ordonnance. Là, à ce moment-là,
les enfants... on appelle les parents, tout ça, les enfants sont évacués. Et, à
ce moment-là, bien, ça peut être quelque chose qu'une intervention, qui se fait
rapidement, vient régler ou, si c'est un état de délabrement autre, tout ça,
bien là, on... ça permet la...
M. Tanguay : Donc, dans le
fond, concrètement, il se passe de quoi, il faut que les enfants ou l'enfant
sorte. La personne du bureau coordonnateur prend le téléphone, parle à la
RSGE : J'exige ordonnance en vertu de 42.0.1 que l'on sorte l'enfant de
là. La personne peut dire : Je n'obtempère pas. Parfait. Bien, ça se peut
que, dans x nombre de jours, je te. Je te... je te... je résilie ta
reconnaissance.
M. Boily (Mathieu) : Je
pense, ça serait plus... plus immédiat que ça. Je ne vois pas ça se passer par
téléphone, je vois vraiment ça se passer physiquement. Il se présente, il y a
un danger immédiat, je rends l'ordonnance d'évacuation, on évacue les enfants
et par la suite, tant que la situation n'est pas réglée, on ne peut pas fournir
des services de garde à cet endroit-là. Puis, si le lendemain, disons, il
refournissait des services aux enfants, bien là, c'est l'article du règlement que
je citais précédemment, qui...
M. Tanguay : Oui. Est-ce
que... Parce que, malheureusement, des fois ce n'est pas régulier puis des
fois, woup, on voit des cas extrêmes arriver. Je vais juste m'assurer... je
veux juste m'assurer du bureau coordonnateur, qu'il va... Puis je reviens à ma
police. Moi, honnêtement, là, si la personne n'obtempère pas, je n'attendrai
pas qu'administrativement il perde sa reconnaissance dans 15 jours. Je
pense que le Bureau commentaire va appeler la police, là, puis il va dire...
M. Boily (Mathieu) : Ah oui!
Bien, c'est-à-dire, pour le refus d'obtempérer, là, à ce moment-là, là, on
rentre dans une autre dynamique, là, c'est que, là... Ce n'est pas une
dynamique d'outrage au tribunal, là, comme...
M. Tanguay : Non, non, c'est
ça. Mais...
M. Boily (Mathieu) : ...par
rapport... comme vous indiquez, mais là, à ce moment-là, on tombe dans
fourniture de services de garde illégaux ou non-respect des ordonnances et puis
il... peut-être qu'il pourrait effectivement faire, si besoin et s'il y a des
menaces ou... tu sais, faire affaire avec la police, peut-être même avec la
DPJ, là, s'il est...
M. Tanguay : Puis j'imagine
aussi que le ministère n'est pas loin avec... avec son bras armé, entre
guillemets, là, tu sais, le ministère doit avoir les inspecteurs du ministère,
doit avoir encore plus de pouvoir que ça, j'imagine.
Des voix : ...
Des voix : ...
M. Boily (Mathieu) : En fait,
ce serait plus, là, les enquêteurs qui interviendraient parce qu'on tomberait
dans une situation de garde illégale, pour laquelle le ministère, de façon
générale, a les pouvoirs en matière de garde illégale, là.
M. Tanguay
: OK, OK,
mais je comprends que la poignée seule du bureau coordonnateur, c'est de dire :
Je romps ta reconnaissance, j'annule ta reconnaissance.
M. Boily (Mathieu) : Exactement.
M. Tanguay
: Par
ailleurs, s'il y a une situation critique, police, électriciens, inspecteurs,
reconnaissance dans le...
M. Boily (Mathieu) : Je ne sais
pas dans quel ordre, mais...
M. Tanguay
: ...DPJ
puis... OK.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 7?
Oui, Mme la députée de D'Arcy-McGee.
Mme Prass : Oui. Je voudrais
savoir quel est le délai, parce que, là, on parle d'un délai de 15 jours à
compter de la notification pour présenter ses observations et produire des
documents pour compléter son dossier. Quel est le délai ensuite, par le bureau
de coordonnateur, pour leur revenir? Parce que, là, il y a des familles, entre
temps, qui n'auront pas de place, par exemple... excusez-moi. Donc, est-ce
que... oui, quel est le délai que les bureaux de coordonnateurs auront pour
analyser ces informations-là et ensuite prendre une décision?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Mme la ministre.
Mme Champagne Jourdain : Est-ce
que c'est possible de suspendre pour chercher l'information précise, s'il vous
plaît?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Oui. On va suspendre quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 45)
(Reprise à 12 h 48)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! Alors, Mme la ministre, vous
avez des réponses.
Mme Champagne Jourdain : Merci,
Mme la Présidente. En fait, il n'y a pas... il n'y a pas de... le délai n'est
pas prescrit, mais la pratique sur le terrain, ce qu'on observe, c'est
qu'habituellement, quand est présenté les observations au conseil d'administration,
bien, habituellement, la décision se prend le jour même, là, pour ce qui est de
la reconnaissance, la révocation, là, au nom de la reconnaissance selon les
observations.
Mme Prass : Et si le bureau
coordonnateur décide qu'il va y avoir une révocation, est-ce qu'il y a un
accompagnement du bureau coordonnateur pour ces familles-là pour ensuite
trouver de nouvelles places ou ils retournent sur la liste comme tous les
autres enfants?
Mme Champagne Jourdain : Je
vais vérifier juste dans la pratique.
(Consultation)
Mme Champagne Jourdain : En
fait, s'il y a des places disponibles chez d'autres RSGE, c'est possible qu'il
y ait une référence qui soit faite. Ceci étant dit, les responsables de
services de garde en milieu familial ou éducatif sont libres de choisir les
enfants qu'elles reçoivent chez elles. Alors, s'il n'y a pas possibilité de
replacer... retrouver une place dans le... dans une RSGE, bien là, il y a
retour au portail, là, pour ces enfants-là. Donc, on refait une demande au
portail puis on se...
• (12 h 50) •
Mme Prass : Donc, il y a un
certain accompagnement dans le sens que, comme vous avez dit, ces jeunes-là
pourraient être référés s'il y a d'autres places disponibles dans la RSGE, mais,
évidemment, c'est aux directeurs et directrices des RSGE de décider s'ils vont
les accepter ou non. L'enjeu, c'est juste qu'on ne veut pas interrompre le
service. Un jeune puis un parent qui, justement, a trouvé une place, puis là,
du jour au lendemain, doit s'occuper de son enfant, doit quitter son emploi ou
quoi que ce soit, parce que, là, il n'y a plus de place en garderie, donc,
c'est ça, je voulais juste savoir si au moins il y a un effort qui est fait de
la part du bureau coordonnateur pour essayer de combler le manque de places en
raison de la révocation. Mais je comprends que ce sont des travailleurs
autonomes, donc c'est à chacun et chacune qui fera sa décision. Mais s'ils
voient qu'il y a des places ouvertes, ils vont à tout le moins essayer de les
référer. OK, merci.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup. Alors, s'il n'y a pas d'autres
interventions sur l'article 7, est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. On passe à l'article 8. Mme la ministre.
Mme Champagne Jourdain : Alors :
L'article 43 de cette loi est modifié par le remplacement, dans le
paragraphe 1° du premier alinéa, de «notamment,» par «et en communauté,
notamment».
Alors, l'article 43 de la
Loi sur les
services de garde éducatifs à l'enfance traite des critères dont la ministre de
la Famille doit tenir compte dans sa décision de conférer l'agrément à un
bureau coordonnateur.
L'article 8 du projet de loi apporte une
modification de concordance à l'article 43 afin de prendre en compte le
nouveau mode de prestation de services de garde éducatifs par les RSGE en
communauté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Y a-t-il des questions, des commentaires, des
interventions sur l'article 8? S'il n'y en a pas, est-il adopté?
Mme Prass : J'ai une
question.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Oui, parfait.
Mme Prass : Dans le deuxième
alinéa... excusez-moi, on parle des... des critères, plutôt, on parle de son
apport particulier en termes d'enrichissement ou de complémentarité ou de
diversité en matière de services de garde à l'enfance. Est-ce que, par
exemple.... et ça, je ne sais pas, est-ce que, par exemple, il y a des
garderies en milieu familial ou des RSGE qui se penchent, par exemple... il y
en a qui, en particulier, vont accueillir des enfants avec des besoins
particuliers ou vont accueillir des enfants avec un handicap physique? J'essaie
juste de comprendre, parce que l'apport particulier, pour moi, signifie que,
justement, il y a un service ou un profil particulier qui pourrait être apporté
par ce RSGE là, et je me demande si, dans la conception de ce qui est devant
nous, ça, c'était quelque chose qui était pris en considération.
Mme Champagne Jourdain : Au
niveau des enfants à besoins particuliers précisément?
Mme Prass : Par exemple.
Bien, par exemple, entre autres. Parce que j'essaie de comprendre
«complémentarité pour...
Mme Prass : ...pour vous,
est-ce que c'est complémentarité côté géographique parce qu'il n'y a pas de...
de garderie rapprochée? C'est quoi? Quelle est la définition pour vous dans
ce... ce sens-là?
Mme Champagne Jourdain : Dans
l'article, là, on fait référence à l'agrément du bureau coordonnateur et non
celui des RSGE en communauté, là. Ça fait qu'on est vraiment sur le bureau
coordonnateur. Le bureau coordonnateur n'a pas de... n'est pas spécialisé, ce
n'est pas... Il n'y a pas de bureau coordonnateur pour une clientèle ou une autre.
Là, on fait vraiment référence au bureau... à l'agrément du bureau
coordonnateur.
Mme Prass : Mais ce
n'est pas les critères pour que...
Mme Champagne Jourdain : Et
non pas à la reconnaissance de la... de la RSGE.
Mme Prass : OK, parce
que je comprenais que c'était... pour que le bureau coordonnateur accorde
l'agrément, c'était basé sur ces critères-là.
Mme Champagne Jourdain : Non.
C'est... c'est l'agrément du bureau coordonnateur. C'est vraiment ça.
Mme Prass : OK.
D'accord. OK. D'accord.
Mme Champagne Jourdain : Merci.
Mme Prass : Merci.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Alors, est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
l'article 8? Alors, est-ce que l'article 8 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. On passe donc à l'article 10, étant donné que
le 9, on l'a adopté. Mme la ministre.
Mme Champagne Jourdain : Parfait.
L'intitulé de la... 10. L'intitulé de la
section II du
chapitre III
et les articles 52 et 53 de cette loi modifiée par le remplacement partout
où ceci se trouve dans le texte en anglais de «home educational childcare
provider» par «person responsible for a home educational childcare service»,
avec les adaptations nécessaires.
Alors, au niveau des commentaires,
l'article 10 du projet de loi propose des modifications de concordance au
texte en anglais de certaines dispositions de la
Loi sur les services éducatifs
à l'enfance afin de prendre en compte le nouveau mode de prestation de services
de garde éducatifs par les RSGE en communauté. L'ajout d'un nouveau type de
RSGE fait en sorte qu'il est nécessaire d'adapter certains termes employés dans
le texte anglais de la loi. En effet, ce n'était pas possible, en conservant la
terminologie anglaise actuelle, de distinguer les RSGE en milieu familial et en
communauté, prises collectivement de l'ensemble des prestataires de services de
garde éducatifs, lequel comprend les RSGE, les CPE et les garderies. Ainsi, l'expression
qui regroupe le grand ensemble des prestataires de services de garde éducatifs
continuera d'être rendue en anglais par l'expression «educational child care
providers». Par ailleurs, l'expression «personne responsable d'un service de
garde éducatif» qui réfère aux deux types de RSGE sans distinction
correspondra, dans le texte en anglais, à l'expression «person responsible for
an educational child care service». Lorsqu'une disposition de la loi
s'appliquera spécifiquement à une RSGE en milieu familial, le texte en anglais
emploiera «person responsible for a home educational child care service» et,
lorsque la disposition visera uniquement les nouvelles RSGE en communauté, on
parlera, dans le texte anglais, de «person responsible for our community educational
child care service». Enfin, comme il a été mentionné lors de l'étude de
l'article 6 du projet de loi, l'expression «bureau coordonnateur de la
garde éducative en milieu familial et en communauté» correspondra dans le texte
anglais à «educational child care coordinating office».
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Parfait. Merci beaucoup, Mme la ministre.
Mme Champagne Jourdain :
Sorti mon anglais, hein?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Y a-t-il des questions sur l'article 10? Mme la
députée de D'Arcy-McGee.
Mme Prass : Oui.
Question, parce que, je comprends, là, quand on regarde, on compare avec la
version en français, on parle de garde éducatif en milieu familial. Mais,
question plus générale, pourquoi est-ce qu'on n'a pas ou... parce qu'on le fait
ailleurs dans le texte en français, changé l'appellation «responsible for a
home or a community educational child care service»? Parce que je trouve que...
Mme Prass : ...cette
distinction a été faite dans le texte ailleurs en français, mais je ne le vois
pas en anglais, parce que, quand même, tu sais, le but justement du projet de
loi, c'est pour que la présence des RSGE «in a community setting», but when we
look at the bill in English, it really only specifies «home educational
childcare service».
Donc, pourquoi est ce qu'on a choisi
d'utiliser le terme «home educational childcare services» plutôt que «home and
community»? Puis aussi, j'ajouterais, en anglais, le terme de l'original, c'était
«home educational childcare providers», puis on change le terme la terminologie
en anglais pour «person responsible for home educational childcare service»,
mais, en français, la terminologie ne change pas. Donc, pourquoi est-ce qu'on a
choisi de le changer en anglais, mais pas en français?
Mme Champagne Jourdain : Bien,
je vous dirais que là on est dans un
article qui traite vraiment d'un service
de garde en milieu familial.
Mme Prass : OK.
Mme Champagne Jourdain :
...ça, d'abord, je ne sais pas si Me Boily pouvait ajouter...
Mme Prass : Mais c'est plus
parce qu'on a changé en anglais, originellement, c'était «home educational...»
OK, ça fait que, pour vous, «home educational childcare provider», là on
distingue en ajoutant le mot «home», donc, on précise davantage parce que
c'était plus large avant. Parce que je vois juste en français, comme j'ai dit,
ça reste pareil, mais je vois qu'en anglais ça a changé. Donc, est ce que la
question c'est que le terme original qui était utilisé en anglais n'était pas
équivalent à la terminologie qui était utilisée en français?
• (13 heures) •
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Me Boily.
M. Boily (Mathieu) : Alors,
effectivement, il y a eu un enjeu particulier pour la confection du texte
anglais de ce projet de loi là. C'est pour ça qu'à cet article-là, à
10 endroits ou 11 endroits, il y a des modifications propres au texte
anglais. C'est que l'expression... On a vu, tout à l'heure, dans l'explication
qu'on a eue ensemble, qu'en français on a enlevé les mots «en milieu familial»
pour couvrir toutes les RSGE. Donc, on avait «responsable de services de garde
éducatifs en milieu familial, on enlève «en milieu familial», on couvre tous
les cas. Dans la loi actuelle, «responsabl des services de garde éducatifs en
milieu familial», c'était rendu par «home educational childcare provider». Donc
on ne pouvait pas enlever juste «home», comme on a fait en français, sinon ça
nous donnait «educational childcare provider», qui est l'expression utilisée en
français pour prestataire d'un service de garde éducatif, donc, qui englobe les
CPE, les garderies et les RSGE, de sorte qu'au niveau anglais il a fallu
remplacer l'expression dans l'ensemble de la loi et dans l'ensemble des lois du
Québec, et ce qui a été retenu, c'est «person responsible for a home» ou
«person responsible for a community educational childcare service». Et on fait
juste dire «person responsible for educational childcare service» quand on vise
les deux. Donc, c'est ce qui explique le changement ici puis les changements
ailleurs dans le projet de loi.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup. Je buvais littéralement vos paroles et je
n'ai pas vu le temps passer. Alors, on va suspendre nos travaux jusqu'à
14 heures. Merci.
(Suspension de la séance à 13 h 02)
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14 h (version non révisée)
(Reprise à 14 h 04)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Alors, à l'ordre s'il vous plaît! La Commission des
relations avec les citoyens reprend ses travaux. Nous sommes toujours à l'étude
détaillée du projet de loi n° 12, Loi instituant la prestation de services
de garde éducatifs à l'enfance par les personnes reconnues à
titre de
responsables d'un service de garde éducatif en communauté.
Au moment de suspendre, nous en étions à l'étude
de l'article 10... j'allais dire
article «ten», parce qu'on était dans des
termes anglophones. Alors, est-ce qu'il y a encore des interventions sur l'article
10? Alors, s'il n'y a plus d'intervention, est-ce que l'article 10 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) :
Adopté... C'est beau? Donc, nous allons passer à l'article 11. Mme la ministre.
Mme Champagne Jourdain :
L'article
53.1 de cette loi, modifié par l'article 32 du
chapitre 9 des lois de 2022, est
de nouveau modifié :
1° par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «responsable», de «elles» et de «de leurs petits-enfants» par,
respectivement, «responsable d'un service de garde éducatif en milieu
familial», «l'une d'elles» et «des petits-enfants de l'une d'elles»;
2° par le remplacement, dans le troisième
alinéa, de «responsable» et de «leur enfant» par, respectivement, «responsable
d'un service de garde éducatif en milieu familial» et «l'un de leurs enfants».
Commentaires :
L'article 53.1 prévoit
que les enfants et les petits-enfants de moins de neuf ans d'une RSG en milieu
familial, ceux de la personne qui l'assistent, ainsi que ceux qui habitent
ordinairement avec elle comptent dans le calcul du nombre d'enfants pouvant
être reçus, sauf pour certaines périodes précises, afin de conserver la
cohérence interne de la
Loi sur le service de garde à l'enfance... les services
de garde éducatifs à l'enfance.
L'article 11 du projet de loi ajuste les
termes utilisés dans cette disposition qui se situe dans la
section de la loi
qui est consacrée à la garde en milieu familial. Une disposition similaire
applicable au responsable de service de garde éducatif en communauté est
proposée plus loin dans le projet de loi, au deuxième alinéa du nouvel
article
56.3 de la LSGEE, proposé par l'article 13 du projet de loi.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup, Mme la ministre. Alors, y a-t-il des
questions ou des commentaires sur l'article 11? M. le député de LaFontaine.
M. Tanguay : Oui, merci
beaucoup. La ministre vient de faire référence, à juste titre, à l'article 13,
mais on va l'appeler l'article 56,3. On avait enlevé, dans un... puis je ne
sais pas si le ministre peut nous réexpliquer, là, on avait enlevé... certains
aspects, «petits-enfants», et là on les revoit, les petits-enfants, mais c'est...
assurément qu'on est raccord, mais j'aimerais juste qu'elle nous explique le
lien, s'il vous plaît.
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain : ...que
je laisse Me Boily....
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Consentement...
Mme Champagne Jourdain : ...
Des voix : Consentement.
Mme Champagne Jourdain : Merci.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Consentement. Me Boily.
M. Boily (Mathieu) : Oui, effectivement,
on en avait discuté à l'article 56.3. On se rappelle que, par amendement, on
avait retiré la mention des petits-enfants pour les RSGE en communauté. Ici, on
est dans la
section propre aux RSGE en milieu familial et on y laisse la
mention des petits-enfants, parce que... et on avait... on avait fait un... des
allers-retours entre cet article-là puis 56.3 quand on en avait discuté, et ici
on le laisse parce que le deuxième alinéa de 53.1 se lit comme suit :
«Toutefois, les enfants et petits-enfants des personnes visées au premier
alinéa ne sont pas inclus aux fins du calcul du ratio lorsqu'ils sont présents
dans les circonstances suivantes», puis là il y a deux paragraphes. Donc,
essentiellement, là, c'est en dehors des heures de classe, le matin, en fin de
journée ou sur l'heure du midi. Là, si les petits enfants sont là, ils ne sont
pas inclus dans le ratio. Donc, la RSGE a le droit de garder six enfants, mais,
si ces petits-enfants, avant d'aller à l'école le matin, sont chez elle, si
elle a un ou deux petits-enfants qui sont là, bien, ils peuvent être là, elle
peut garder quand même ces six enfants. Puis, si elle se situe à un moment
donné à sept, elle ne sera pas en contravention parce que... à cause de cette
disposition-là, d'où l'intérêt, là, de continuer d'en parler ici.
M. Tanguay : Puis quelle
était la nécessité de modifier avec «elles» avec «l'une d'elles»? C'est juste
pour être plus clair? Parce que ça peut être les petits-enfants de la
responsable ou de la personne... de l'assistante, c'est ça?
M. Boily (Mathieu) : C'est
exactement ça. C'est exactement ça.
• (14 h 10) •
M. Tanguay
: On voulait
être plus clair, mais il n'y avait pas d'enjeu?
M. Boily (Mathieu) : Non,
c'est que, comme on disait, avec «elles», au pluriel, ça donne l'impression que
c'est avec les deux, alors que c'est avec... ça peut être avec l'une, l'autre
ou les deux, là. Donc, c'est pour ça qu'on dit avec «l'une d'elles». On en a
profité pour faire cette légère correction là.
M. Tanguay
: OK. Ça me
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...à l'article 11?
M. Tanguay : Non.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Non. Alors, est-ce que l'article 11 est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. On passe donc à l'article 12. Mme la ministre.
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain : OK.
12. Les articles 54 et 55 de cette loi sont abrogés.
Au niveau des commentaires :
L'article 12 du projet de loi est une disposition de concordance. En effet, les
règles actuelles prévues aux articles 54 et 55 du projet de loi ont été
déplacées dans une nouvelle
section commune aux deux types de RSGE, soit aux
nouveaux articles 5... 51.2 et 51.4 de la
Loi sur les services de garde
éducatifs à l'enfance, introduits par l'article 9 du projet de loi. Il convient
donc d'abroger les articles 54 et 55 de ce que... de ce que propose le... la
présente disposition.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) :
Merci beaucoup. Y a-t-il des questions, des commentaires sur l'article 12?
Pas de question, pas de commentaire. Est-il adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. On se rappelle que le 13 a été adopté. On passe
donc au 14. Mme la ministre.
Mme Champagne Jourdain : Alors :
L'article 59 de cette loi est modifié :
1° par la suppression, dans le premier
alinéa, de «en milieu familial»;
2° par l'ajout, à la fin du deuxième
alinéa, de la phrase suivante : «Il doit en outre indiquer si la personne
est reconnue à
titre de responsable d'un service de garde éducatif en milieu
familial ou en communauté et indiquer l'adresse où sont fournis les services de
garde lorsqu'elle... lorsqu'elle est différente de l'adresse de
correspondance.»
L'article... Au niveau des
commentaires :
L'article 59 de la LSGEE porte sur le registre que doit
tenir un bureau coordonnateur sur les responsables de services de garde
éducatifs reconnus dans le territoire pour lequel il est agréé.
L'article 14 du projet de loi apporte les
éléments de concordance requis par l'introduction du nouveau mode de prestation
de services de garde éducatifs par les responsables de... les RSGE en
communauté, en l'occurrence indiquer au registre si la RSGE reconnue exerce en
milieu familial ou en communauté, indiquer au registre l'adresse où sont
fournis les services de garde éducatifs lorsqu'elle diffère de l'adresse de
correspondance.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup, Mme la ministre. Y a-t-il des questions,
des commentaires sur l'article 14? M. le député de LaFontaine.
M. Tanguay : Merci beaucoup.
Ce registre-là qui...
M. Tanguay : ...existe déjà,
évidemment, il est à l'usage interne seulement, c'est ça? C'est juste à
l'interne de l'administration?
Mme Champagne Jourdain : Du
bureau coordonnateur?
M. Tanguay
: Oui, le
fameux registre dont on fait mention, là, qui en a accès? C'est le... Il est
constitué par le bureau coordonnateur ou auprès du ministère?
Mme Champagne Jourdain : C'est
le bureau coordonnateur qui garde... qui tient ce registre-là, mais, en tout
temps, le ministre peut exiger, là, au bureau coordonnateur qu'il lui
transmette une copie à jour du registre.
M. Tanguay : OK. Puis c'est
usage interne ce n'est pas public, ce registre-là.
Mme Champagne Jourdain : Non.
M. Tanguay
: OK. C'est
bon.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...autres questions, commentaires? Mme la députée de D'Arcy-McGee.
Mme Prass : Oui. Si jamais il
y a un RSGE qui change, par exemple, je suis en milieu familial, mais je vais
aller justement en communautaire, quel est le délai qu'on doit pour... pour que
le changement soit fait? On doit l'indiquer au bureau de coordonnateur combien
de temps avant le déménagement? Ou, contraire, on va dans un milieu
communautaire puis on fait ça chez nous par la suite, combien de temps avant
que le changement soit effectué est-ce qu'on doit notifier?
Mme Champagne Jourdain : Dans
le registre?
Mme Prass : Bien, notifier le
bureau coordonnateur, oui, pour que le changement se fasse au niveau du
registre.
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain : ...mis
à jour en temps réel, là. Donc, au moment où le changement de reconnaissance
est octroyé, je vais le dire comme ça, le registre est mis à jour.
Mme Prass : Ma question était
plutôt, si je veux faire ce changement-là... Par exemple, dans un mois, je veux
déménager dans un centre communautaire, présentement, j'exploite chez nous...
Puis ça tombe dans la question de l'autorisation aussi, parce qu'on parlait des
délais de 120 jours, hier, donc j'imagine que c'est la même chose qui
s'applique si je vais changer de familial à communautaire, une fois que je
dépose ma demande, puis l'autorisation est faite, le changement va se faire.
Donc, ce délai-là est toujours... il faut que je dépose ma demande 120 jours...
dans l'espace de 120 jours, je vais avoir une réponse?
Mme Champagne Jourdain : Bien,
dans un changement... S'il y avait un changement de reconnaissance, ça irait
beaucoup plus vite, parce que, là, vous devez démontrer que vous satisfaisez
aux exigences pour l'autre mode de garde, puis vous n'avez pas à faire la
démonstration des règles qui sont communes, là. Ça fait qu'hier on disait 120
jours pour traiter un dossier puis...
Mme Prass : L'autorisation
originale.
Mme Champagne Jourdain :
...puis obtenir une reconnaissance, fort probablement moins de 120 jours pour
pouvoir changer de type de garde, traverser à l'autre.
Mme Prass : Donc,
hypothèse : dans un mois, j'ai un bail qui commence dans un centre
communautaire. Disons, 30 jours avant, je dépose ma demande de changement, puis
ça devrait rentrer dans les délais. Juste parce qu'encore une fois on ne veut
pas qu'il y ait d'espace entre les deux, pour que tout puisse se faire de façon
continue puis que les enfants n'aient pas un temps d'arrêt entre les deux,
donc, par exemple, 30 jours.
Mme Champagne Jourdain : Bien,
ça devrait être tenu en compte, les délais avec lesquels... par les bureaux
coordonnateurs dans le traitement... puis on pourrait le déterminer aussi par
règlement, ça pourrait être déterminé par règlement.
Mme Prass : Est-ce que c'est
un élément qui ferait
partie de l'aide-mémoire? Dans le sens, si vous changez
pour milieu familial à milieu communautaire, il faut que vous fassiez la... il
faut que vous soumettez cette demande-là auprès du bureau coordonnateur dans un
délai, etc., juste pour que les gens sachent bien c'est quoi, la procédure, si
jamais ce changement se fait, qu'ils le font dans les délais pour qu'il n'y ait
pas d'interruption de service.
Mme Champagne Jourdain : Ça
pourrait. Je ne verrais pas de problème. Laissez-moi juste vérifier si on n'a
pas un document ou quelque chose d'autre qui explique au RSGE la marche à
suivre ou...
Des voix : ...
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain : Comme
je vous disais, on pourrait le déterminer par règlement. Je pense que ce serait
la meilleure façon de le faire parce que, avec l'aide-mémoire, je vais vous
expliquer, on a... on a peut-être moins de contrôle sur... tu sais, quand on
change de milieu communautaire à familial, bien là, les délais sont peut-être
un petit peu plus long, là, il y a des vérifications d'absence d'empêchement
qui doivent être faites pour les gens qui habitent la résidence familiale, tu
sais. Donc, un changement d'un côté comme de l'autre ne prend pas
nécessairement le même nombre de temps à faire... la même durée de temps à
faire.
Mme Prass : En raison des
vérifications à faire.
Mme Champagne Jourdain : Oui,
c'est ça. Alors, il faut vraiment se pencher là-dessus, puis évaluer ça, puis
venir le déterminer par règlement, là, ce délai-là, puis le circonscrire, parce
que je pense que c'est mieux qu'on le fasse comme ça, là, qu'on établisse un
certain délai pour pouvoir rendre une décision dans le cas d'un changement.
Mme Prass : OK. Et
l'aide-mémoire, etc., sera disponible en anglais aussi, j'imagine.
Mme Champagne Jourdain : Les
mémoires?
Mme Prass : L'aide-mémoire.
Mme Champagne Jourdain : L'aide-mémoire?
Mme Prass : Oui.
Mme Champagne Jourdain : Oui,
oui, oui.
Mme Prass : Oui. OK. Merci.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Y a-t-il d'autres interventions sur
l'article 14? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-il adopté? Adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Parfait. On passe à l'article 15.
Mme Champagne Jourdain : ...de
cette loi, édicté par l'article 35 du
chapitre 9 des lois de 2022,
est modifié par le remplacement de «dans son installation ou dans son service
de garde en milieu familial si l'enfant» par «si ce dernier».
• (14 h 20) •
Alors, l'article... au niveau des
commentaires :
L'article 15 du projet de loi propose une modification
de concordance à l'article 59.6 de la LSGEE, afin de... afin que
l'interdiction d'admettre un enfant qui n'est pas préalablement inscrit au
portail d'inscription aux services de garde s'applique également aux RSGE en
communauté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Y a-t-il des questions sur l'article 15? M. le
député de LaFontaine?
M. Tanguay : Oui. Donc, ici,
on parle des RSGE, que ce soit tant en milieu familial... Non, hein? Je veux
dire, tant en milieu familial qu'en communauté, hein, cet article-là s'applique
dans les deux cas, à tout RSGE?
Mme Champagne Jourdain : Oui,
c'est ça, et en installation aussi.
M. Tanguay : Et en...
Mme Champagne Jourdain : Oui.
M. Tanguay : Donc : «Un
prestataire de services de garde éducatifs ne peut admettre un enfant dans son
installation ou dans son service de garde en milieu familial...», «dans son
installation ou dans son»... OK, je comprends. Alors, on englobe indirectement,
là... On aurait pu le faire différemment et en ajoutant «milieu familial ou
communautaire», mais là on a enlevé les deux références, on réfère à trois
choses... Non, on réfère à deux choses. On aurait pu référer à trois choses,
troisième communauté, on flush tout, puis on a dit «si ce dernier», puis on
englobe tout.
Mme Champagne Jourdain : Les
prestataires de services de garde.
M. Tanguay : Voilà. C'est
bon. Je comprends.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...l'article 15? S'il n'y a pas d'autre intervention,
est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. Parfait. Donc...
M. Tanguay : Mme la
Présidente, avec votre permission, je vous demanderais une suspension avant le
dépôt d'un amendement.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Oui. Parfait. Alors, nous allons suspendre.
(Suspension de la séance à 14 h 22)
(Reprise à 14 h 32)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission reprend ses
travaux. Donc, nous avons échangé un peu sur des amendements possibles que le
député de Lafontaine voudrait déposer. Je vous laisse la parole, M. le député.
M. Tanguay : Oui. Merci
beaucoup, Mme la Présidente. Merci de la collaboration de tous les collègues
autour de la table. Alors, nous allons déposer sur Greffier, Mme la Présidente,
pour réflexions de part et d'autre, deux amendements qui, le cas échéant,
seraient à... d'introduire un nouvel
article 15.1 et un nouvel
article 15.2.
L'objet de ces amendements-là sont en
lien, entre autres, avec l'article 59.7... 59.7.1 de la
Loi sur les
services de garde éducatifs à l'enfance et en lien avec l'article 38 de la
loi 17 de 2025, Loi favorisant l'équité dans l'accès aux services de garde
éducatifs à l'enfance subventionnés et dispensés pour les titulaires de permis.
Juste avant de m'arrêter là-dessus, Mme la
Présidente, pour annoncer que ces amendements-là traitent d'un éventuel
élargissement...
Haut de la page
14 h 30 (version non révisé
e) M. Tanguay : ...de la
clause de droits acquis pour des places en service de garde, non seulement à
des employés d'un employeur qui offre le service en vertu de 59.74, mais de l'élargir,
le cas échéant, à... aux gestionnaires de tours à bureaux et de parcs
industriels pour les employés de leurs locataires. Et ça traite des... de la
clause de droits acquis, couverture 100 %, en date de mai 2025. Et, pour l'avenir,
50 % pour les nouvelles places qui, dans ce contexte-là, seraient développées.
Alors, merci à Mme la ministre. On va le déposer sur Greffier, elle va en
prendre connaissance. Et, ultérieurement, on pourra se faire le débat en
commission parlementaire. Voilà. Merci.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup. Donc, j'ai besoin de votre consentement
pour... En fait, quand on dit «déposer sur Greffier», c'est seulement que pour
étude, ce n'est pas pour débat aujourd'hui. Donc, le consentement, et pour
revenir éventuellement...
M. Tanguay
Là-dessus.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...à... à l'amendement...
M. Tanguay
Super.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...aux amendements, parce que c'est deux amendements, si je
ne me trompe pas?
M. Tanguay
: Deux
amendements.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Parfait. Donc, ils sont déjà sur Greffier, la
partie
gouvernementale, vous pourrez en prendre connaissance et évaluer.
M. Tanguay
Merci.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Alors, on poursuit avec l'article 16. Mme la ministre,
je vais vous demander d'en faire la lecture.
Mme Champagne Jourdain :
L'article 81.2.1
de cette loi est modifié :
1° par le remplacement, dans le texte
anglais du paragraphe 6°, de «home educational child care provider» par «person
responsible for a home educational child care service»;
2° par l'insertion, après le paragraphe 6°,
du suivant :
«Une personne qui demande une
reconnaissance ou qui est reconnue à
titre de responsable d'un service de garde
éducatif en communauté»;
3° par le remplacement, dans le texte
anglais du paragraphe 8°, de «home educational child care provider» par «person
responsible for a home educational childcare service»;
4° par l'insertion, après le paragraphe 8°,
du suivant :
«Un stagiaire ou un bénévole qui est
majeur et qui se présente régulièrement dans l'emplacement où sont fournis des
services de garde par une personne responsable d'un service de garde éducatif
en communauté de même qu'une personne qui assiste cette dernière ou sa
remplaçante occasionnelle»;
5° par le remplacement, dans le paragraphe
9°, de «affecté à la gestion du bureau, à la reconnaissance, à la surveillance
ou au soutien pédagogique et technique des personnes responsables d'un service
de garde éducatif en milieu familial» par «et en communauté affectée à la
gestion du bureau, à la reconnaissance, à la surveillance ou au soutien
pédagogique et technique des personnes responsables d'un service de garde
éducatif»;
6° par l'insertion, dans le paragraphe 10°
et après «familial», de «et en communauté».
Alors, commentaire. Les articles 16 à
24 proposent des modifications de concordance aux dispositions du
chapitre 6.1
de la LSGEE, qui traite des mesures de prévention pour la sécurité des enfants,
en énumérant notamment les personnes devant faire l'objet d'une vérification d'absence
d'empêchement.
L'article 16 du projet de loi ajoute, à cette énumération
prévue à l'article 81.2.1 de la LSGEE, la RSGE en communauté, la personne
qui l'assiste ou sa remplaçante, les stagiaires et les bénévoles qui se
présentent dans l'emplacement où sont fournis les services de garde éducatifs
en communauté. Et l'article apporte également d'autres ajustements de
concordance à l'article 81.2.1, notamment au texte en anglais, afin de
prendre en compte le nouveau mode de prestation de services de garde éducatifs
par des RSGE en communauté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci, Mme la ministre. Des questions? M. le député de LaFontaine
ou...
Des voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Ah! qui en premier?
M. Tanguay
Madame.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Mme la députée de D'Arcy-McGee.
Mme Prass : Merci, Mme la
Présidente. Quelques éléments. Premièrement, je vois dans le texte en français
qu'on parle de... on parle de responsable d'un service de garde éducatif en
communauté, et qu'en anglais, on parle de «person responsible for a home educational
childcare service». Donc, en anglais, on fait toujours référence à «milieu
familial», et en français, on a fait la distinction qu'on parle «en milieu
communautaire». Donc, ce n'est pas...
Mme Prass : ...
Mme Champagne Jourdain : ...
Mme Prass : Oui. Donc,
c'est... c'est au sixième alinéa. En français, le 6.1, c'est : «Une
personne qui demande une reconnaissance ou qui est reconnue à
titre de
responsable d'un service de garde éducatif en communauté.» Et,
en anglais, «it's "a person applying for recognition or who's recognized
as a person responsible for home educational child care service".» Donc,
en anglais, on fait toujours mention à un milieu familial, et en français,
on... on fait spécifiquement distinction au communautaire. Parce que dans la
version qu'on a du texte proposé en anglais, l'alinéa six, c'est juste six,
mais en français, c'est six et ensuite 6.1. Il n'y a pas de 6.1, en anglais,
qui fait la distinction d'un milieu en communauté.
Mme Champagne Jourdain : ...si
vous voulez Maître... Me Boily répondre.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...
Des voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Voulez-vous une petite suspension ou...
Mme Champagne Jourdain : Suspendre,
oui, s'il vous plaît.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Oui, on va suspendre. On va suspendre, s'il vous plaît.
(Suspension de la séance à 14 h 40)
(Reprise à 14 h 43)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission reprend. Alors,
Me Boily, je pense que le micro était à vous, je vous le repasse.
M. Boily (Mathieu) : Oui.
Alors, selon notre lecture, il n'y a pas de problème avec le texte anglais du
projet de loi. Si on va lire le texte anglais lui-même, le projet de loi, il y
a un texte anglais, il y a un texte français.
Donc, l'article 16, en anglais, se
lit comme suit :
Section 81.2.1 of
the Act is amended:
1° by replacing «home
educational childcare provider» in paragraph 6° by «person responsible for
a home educational childcare service» — et le
paragraphe 2 en anglais:
2° by inserting the
following paragraph after paragraph 6°:
«6.1. a person applying
for recognition or who is recognized as a person responsible for a community
educational childcare service».
Donc, quand on va
voir la version française du texte, l'article 16, paragraphe 1° nous
dit : On remplace, dans le texte anglais, l'expression anglaise, parce
qu'ici on n'a pas à faire le changement en français, parce qu'en français on a
vu tout à l'heure que l'expression «responsable de service de garde éducatif en
milieu familial», en anglais, on la changeait de façon universelle. Donc, il
faut le modifier spécifiquement pour le texte anglais ici, ce que fait le
paragraphe 1° de l'article 16. Et le paragraphe 2° de
l'article 16, lui, il peut donner l'impression que, quand on lit la
version française, qu'il ne porte que sur le français, mais non, tel que je
l'ai lu, ce nouveau paragraphe 6.1 là, on remplace... on parle d'une personne
qui est reconnue... qui fait une demande ou qui est reconnue à
titre de RSGE en
communauté. On le prévoit également dans la version anglaise.
Donc, quand on vient spécifier «par le
remplacement dans le texte anglais», c'est que c'est une modification qu'on a
besoin uniquement de faire en anglais, mais qui n'a pas lieu d'être en
français. Il arrive parfois l'inverse aussi dans certains projets de loi.
Mme Prass : Oui, parce que le
texte proposé que j'ai devant moi, pour l'alinéa n° 6,
c'est «a person applying for recognition, who is recognized and as a
person responsible for home educational shelter service». C'est ça, c'est ça
que je ne comprends pas, c'est que, dans la version anglaise, à tout le moins,
celle que j'ai entre les mains, on parle de «home education», tandis que, dans
la version en français, on parle de milieu familial, mais également, au 6.1, en
garde... garde éducatif en communauté. Donc, il n'y a pas... Ça ne se reflète
pas dans la version anglaise dans cet article-là, parce qu'encore une fois,
moi, la version que j'ai en anglais, il y a un 6 qui parle de milieu familial,
mais il n'y a