Public Finance — 15 February 2019 (42nd Legislature, 1st Session)

CFP 2019-02-15

Quebec — Committees

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Public Finance — 15 February 2019 (42nd Legislature, 1st Session)

CFP 2019-02-15

Quebec — Committees

Mme la secrétaire, est-ce qu'il y a des remplacements?

La Secrétaire : Oui, M. le

Président. M. Derraji (Nelligan) est remplacé par M. Ciccone (Marquette).

Président (M. Tardif) :

Merci. Je veux également vous rappeler ou vous informer brièvement

du déroulement de l'interpellation. Dans un premier temps, le

député de La Pinière aura un temps de parole de 10 minutes, suivi du ministre pour

également 10 minutes. Par la suite, des périodes de cinq minutes seront

allouées, selon les séquences suivantes : d'abord, le député

de l'opposition officielle, ensuite le ministre, puis un député du groupe

formant le gouvernement, et ainsi de suite. Je comprends qu'il y a

une entente à l'effet que le deuxième

groupe d'opposition interviendra lors

de la troisième série

d'interventions, alors que le troisième

groupe d'opposition interviendra lors

de la cinquième série d'interventions. 20

minutes avant la fin de la séance, j'accorderai 10 minutes de conclusion

au ministre et un temps de réplique égal au député de La Pinière. M.

le député de La Pinière, vous avez donc la parole pour 10 minutes.

Barrette : Merci, M. le Président. Alors, vous me permettrez

évidemment de saluer les collègues des autres groupes de l'opposition, après avoir salué notre collègue président du

Conseil du trésor, à qui je souhaite la bienvenue à l'interpellation

inaugurale. C'est la première, évidemment, alors j'espère qu'il va apprécier

l'exercice. Nous, on va certainement l'apprécier aussi.

Alors, M. le

Président, vous avez bien indiqué la raison pour laquelle nous faisons cette

interpellation-ci, et je pense que la

population qui nous écoute le comprend aussi. La population est certainement

extrêmement surprise de la situation actuelle,

à savoir que le gouvernement, dans sa situation budgétaire actuelle, impose des

compressions à son réseau. Alors, c'est

sûr que, M. le Président, on va aller d'emblée, dès notre ouverture, poser des

questions au président du Conseil du trésor si vous n'avez pas

d'objection.

Alors, M. le Président, je vais quand même

commencer par rappeler certains éléments à notre collègue. Notre collègue a déjà fait un séjour en politique court,

mais percutant malgré tout, il était percutant particulièrement à sa

sortie.

Alors, M. le

Président, le président du Conseil du trésor actuel, lorsqu'il était en

politique et lorsqu'il a quitté, a fait un certain nombre de

commentaires, et c'est des commentaires qui étaient très intéressants, et je me

demande encore aujourd'hui s'il maintient

ses positions. Je me souviens l'avoir entendu dire, à la suite de l'étude des

crédits d'un précédent gouvernement,

le nôtre à l'époque... d'avoir dit qu'il trouvait que les données étaient

imprécises, et que lui qui vient du milieu

des affaires dans un milieu où il a eu des responsabilités de gestion, il a eu

à faire des redressements d'entreprise, il a eu à gérer... Et il nous a, à plusieurs reprises, dit que, selon lui,

nous devions, à l'État québécois, être plus précis. Je ne sais pas s'il

a encore cette position-là puis je vais vouloir l'entendre là-dessus.

Et, pour bien

l'entendre, je vais lui rappeler certains de ses propos. Alors, par exemple, M.

le Président, le président du Conseil

du trésor d'aujourd'hui a déjà dit, dans une entrevue dans le journal L'Actualité ,

ceci, et je le cite : «M. Dubé propose — M. le président du Conseil du trésor,

pardonnez-moi — de ne

plus se contenter d'inscrire le montant global alloué aux grandes orientations gouvernementales, que celles-ci soient

sous sa responsabilité ou d'un organisme, mais de dire ce qu'on attend précisément de ceux-ci. Il

faut, dit-il, formuler des objectifs clairs et précis à atteindre et les

inscrire formellement dans les documents

relatifs au budget annuel des dépenses, ceux sur lesquels se prononcent les

élus chaque année. Si, dit-il, l'on y

inscrivait les résultats à atteindre et dans quel laps de temps, les deux, les

parlementaires pourraient alors en

suivre l'évolution, fait valoir le caquiste.» À l'époque. «Faire clairement

état des objectifs poursuivis suppose que l'on établisse des cibles

mesurables à atteindre, et c'est ce qui permettrait aux élus de mesurer la

performance des programmes», a-t-il prétendu. Le président du Conseil du trésor

disait ça.

disait aussi : « Depuis que je suis député — et je cite — je comprends le cynisme des citoyens envers

l'appareil étatique. Tout est fait pour

cacher le plus d'informations possible parce que l'information, c'est le nerf

de la guerre, c'est le pouvoir. On peut faire croire n'importe quoi aux gens.» Ça, c'est une

citation, là. L'actuel président du... je le vois hocher de la tête, et donc il est d'accord encore avec

ça. «Que le gouvernement ouvre ses bases de données», et ainsi de suite.

Alors,

la question est très simple aujourd'hui : Le président du Conseil du

trésor garde-t-il ces mêmes orientations?

M. Dubé :

...votre 10 minutes? M. le Président, je veux juste être certain que je

n'enlève pas un droit de parole.

Le Président (M. Tardif) : Je comprends que le 10 minutes... son temps

est alloué. À vous la parole, M. le ministre.

M. Dubé :

Alors, si je peux répondre immédiatement, ça va me faire plaisir. Premièrement,

j'aimerais, avant de répondre

directement, saluer aussi non seulement mes collègues, je pense que c'est une

très belle opportunité, les gens de la recherche aussi, et saluer mes

collègues de la première, deuxième et troisième opposition, très apprécié

d'avoir cette opportunité-là ce matin.

je crois, M. le président de cette commission, que ce sera un exercice très

intéressant parce que c'est très rare qu'en

début de mandat on a la chance de venir... peut-être pas expliquer notre passé,

parce que notre passé est quand même assez

jeune, mais qu'on ait la chance d'expliquer notre plan d'action et où on s'en

va comme gouvernement. Donc, je vous dirais

que j'apprécie beaucoup la demande qui nous a été faite par le député de

La Pinière de nous donner cette opportunité ce matin de parler.

je voudrais aussi peut-être répondre directement à votre question puis, tout à

l'heure, j'aurai la chance de prendre aussi

un petit peu de temps, mais je pense que les grands principes que vous avez...

vous avez sûrement un très bon service de

recherche, je me souviens très, très bien de cette entrevue-là que j'avais

donnée à L'Actualité et je pourrais vous dire que je souscris à 100 % à ce que j'ai dit à ce

moment-là parce que je le pense de même. Et vous verrez très bien, au cours

des prochains mois et des prochaines années,

que les grands principes de traçabilité, de transparence, d'objectifs

d'imputabilité des résultats, qui sont des

objectifs, pour moi, qui sont une des principales raisons pour lesquelles je

suis venu en politique... font

qu'aujourd'hui non seulement je n'ai rien à renier, mais je suis très heureux

que vous ayez soulevé, comme première question, ce point-là, M. le

député.

Alors,

pour être très précis, je réponds à l'affirmative par votre question. Et c'est

certain qu'il y aura... vous aurez un petit

peu plus de détails parce que, depuis, quand même, cinq ans, ma pensée a

continué d'évoluer, et vous le verrez, au cours des prochains mois, comment nous pourrons mettre en place

exactement ce que nous voulons faire pour améliorer la gestion de

l'État.

M. Barrette :

M. le Président, une autre citation... vraiment si notre collègue a encore la

même pensée.

M. Barrette :

Oui, je vous avais indiqué que je prenais mon premier 10 minutes sous une

forme de questions.

Président (M. Tardif) : Non, c'est un premier 10 minutes

dans lequel vous présentiez, et le ministre répondait. Maintenant, je vous ai redemandé : Avez-vous

terminé? Vous m'avez dit oui. On a répondu à votre question. Si je suis

l'ordre du jour que j'ai sous les yeux...

M. Barrette :

...dans quelle période, dans le premier cinq minutes, maintenant? Ou vous... ou

le collègue... 10 minutes d'allocution?

Le Président

(M. Tardif) : Avez-vous terminé? O.K., merci.

Dubé : ...vous me permettez, parce que je pense que c'est tout à fait...

je peux... j'ai répondu à la question du député, si vous me permettez, mais moi, j'aurais le droit à mon

10 minutes, puis, après ça, il pourra revenir avec d'autres

questions s'il le veut.

Le Président (M. Tardif) :

O.K.

Le Président

(M. Tardif) : Oui.

M. Dubé :

Alors, j'ai d'ailleurs fait mon introduction puis, encore une fois, je remercie

mes collègues.

Mais

il est évident que nous avons travaillé au cours des derniers mois très, très

fort pour non seulement finaliser notre

plan d'action mais présenter nos engagements. Parce que, je vous dirais, M. le Président, que nous

avons peu parlé, mais nous avons travaillé avec beaucoup d'énergie en

équipe pour mettre en place ce plan d'action là.

Alors, nous entendons,

bien évidemment, tenir les promesses sur la base desquelles la population nous

a élus, car nous n'avons pas l'intention,

mais aucunement, de décevoir nos citoyens. Plus que des promesses, il s'agit d'engagements

formels que nous avons

pris et que les citoyennes et citoyens s'attendent à voir respecter. Je crois que les Québécois sont fatigués d'être déçus. Nous

allons donc respecter ces engagements. C'est aussi simple que ça.

Tout d'abord, il est

important de rappeler que nous avons pris des engagements envers la population,

particulièrement les aînés, les familles et pour nos enfants pour

que ceux-ci réalisent leur plein potentiel. Pour respecter ces engagements,

il nous faut dégager une marge de

manoeuvre dans la gestion de l'État.

Et cette marge de manoeuvre

vient des mesures d'optimisation de

certaines dépenses. Nous souhaitons notamment réduire la bureaucratie et incarner un gouvernement près des gens, qui agit avec eux. Parce que nous avons une responsabilité envers eux, ils méritent un gouvernement

qui est responsable et efficace, dont la gestion, et je le disais tout à

l'heure, est axée sur les résultats.

Pour

en venir aux faits, le Conseil du

trésor a transmis aux ministères,

lors de la préparation du budget, des enveloppes préliminaires d'optimisation

des dépenses pour l'année 2019‑2020. C'est un processus normal. Je tiens à

préciser que ces enveloppes ont été

déterminées de façon à respecter le cadre financier avec un équilibre budgétaire qui a été établi lors de la mise à jour économique

de décembre dernier du ministre des

Finances et qui permet de respecter

nos engagements pour les années à venir. C'est d'ailleurs le même équilibre budgétaire pour 2019‑2020 qui est dans le rapport électoral du Vérificateur

général l'an dernier.

Alors,

j'ai trouvé un peu surprenant le

titre de cette interpellation aujourd'hui. Quand le député de La Pinière

nous traite d'irresponsables et nous demande

d'utiliser les surplus de 2019‑2020, de quels surplus parle-t-il? Est-il seulement

au courant que le rapport du VG fait état

d'un écart à résorber de 800 millions? On est très loin d'un surplus en 2019‑2020.

On est dans un écart à résorber, c'est-à-dire un déficit de 800 millions

pour arriver à l'équilibre budgétaire. Alors, au contraire, ce qui serait irresponsable, M. le Président, ce

serait de nous asseoir sur des surplus, peut-être temporaires de l'année

en cours, et de miser trop rapidement sur

ceux-ci pour nous retrouver dans les prochaines années, comme cela s'est

produit trop souvent sous l'ancien

gouvernement, à devoir nous serrer la ceinture et à en faire payer le prix aux

familles québécoises pour les mauvaises raisons.

a donc été demandé aux ministères et organismes d'optimiser leur gestion

administrative. Cela dit, il est tout simplement hors de question que

les services à la population soient affectés de quelque manière que ce soit. Je

tiens à réassurer les sceptiques qui

pourront croire que nous agissons à l'improviste. Ce n'est vraiment pas le cas.

Pour le prochain exercice financier,

nous av

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CollectionQuebec — Committees
CitationCFP 2019-02-15
Typecommittee
Volume / chapteren travaux parlementaires commissions cfp 42 1 journal debats CFP 190215.html
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier093604347d288e32307e4847cf107f80f05bf8ff

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