House Proceedings — 9 December 2022 (43rd Legislature, 1st Session)
2022-12-09
Quebec — Debates (Hansard)
(Neuf heures quarante minutes)
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Mmes
et MM. les députés, bonjour. Bon matin à tous.
Nous sommes
maintenant à la rubrique Déclarations de députés. J'invite l'ensemble des
parlementaires à s'asseoir, s'il vous plaît. Et, pour débuter, je débute
par M. le député de Chapleau, pour votre déclaration.
Lévesque (Chapleau) : Merci beaucoup, M. le Président. Je tenais,
aujourd'hui, à souligner le 50e anniversaire d'une équipe de hockey de la
Ligue de hockey junior majeur du Québec qui a son domicile au coeur de
mon comté de Chapleau. Il s'agit des Olympiques de Gatineau, de nos Olympiques.
Ils ont une
riche histoire et comptent à leur actif sept coupes du président. L'équipe
évolue maintenant dans le tout nouveau
et très moderne Centre Slush Puppie, après avoir quitté son mythique domicile
du Centre Robert-Guertin. Au fil du
temps, les Olympiques sont devenus un gage de succès et de réussite en servant
de tremplin à de nombreux joueurs et entraîneurs
vers la Ligue nationale de hockey. Ils sont devenus une source d'inspiration et
de motivation pour la génération montante qui aspire à l'excellence.
M. le
Président, j'aimerais féliciter toutes les personnes au sein de l'organisation
des Olympiques de Gatineau pour leurs
accomplissements au quotidien. Vous faites rayonner Chapleau, Gatineau et tout
l'Outaouais, et vous pouvez en être très fiers. Toutes mes
félicitations! Bon 50e anniversaire, et surtout go, Hull, go!
Vice-Président (M. Lévesque) : Merci beaucoup, M. le
député de Chapleau. La parole est à M. le député de Marguerite-Bourgeoys
M. Beauchemin : Merci,
M. le Président. Dimanche dernier se tenait le concert-bénéfice de l'ensemble
vocal des Troubadours de Noël de
LaSalle à l'occasion du 70e anniversaire de la fondation de la paroisse de
Saint-Télesphore. Ce concert fut le
premier à être organisé à la suite de la pandémie et a permis à la communauté
laSalloise de se retrouver dans une ambiance des plus festives autour
d'un programme musical de Noël.
J'aimerais
souligner le travail de M. Gilles Lemieux à l'organisation de cet
événement ainsi que l'apport de M. Gilles Dubiens comme maître de
cérémonie, qui a permis de rendre cet événement hors du commun.
Ce choeur de
chanteurs et chanteuses bénévoles, dirigés par une main de maître de Daniel
Boucher, aura su une fois de plus faire état de la chaleur et de l'initiative
des LaSallois et LaSalloises. Ses mélodies rassembleuses nous ont lancé
dans la saison des festivités du temps des fêtes.
Vice-Président (M. Lévesque) : Merci beaucoup, M. le
député. Et je cède maintenant la parole à Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Rouleau : Merci
infiniment, M. le Président. Et je veux saluer le 266e groupe scout de la
Pointe-de-l'Île, qui célèbre cette année son 82e anniversaire.
Les scouts
sont ancrés dans notre communauté de Pointe-aux-Trembles et de Montréal-Est
comme un des plus vieux groupes scouts en activité dans la région
métropolitaine. C'est une force et c'est vraiment digne de mention.
Avec ses
100 membres actifs, nos scouts continuent de favoriser la pleine
participation de nos jeunes pour en faire de futurs citoyens actifs, débrouillards et engagés dans notre
collectivité. Chaque année, le 266e groupe offre de nombreux camps,
diverses activités de plein air et des activités en milieu urbain, comme la
fameuse maison hantée.
Je veux
évidemment souligner cet anniversaire et je veux souhaiter longue vie au groupe
scout de Pointe-aux-Trembles—Montréal-Est. Merci, M. le
Président.
Le Vice-Président
(M. Lévesque) : Merci beaucoup, Mme la députée. Et maintenant la
parole est à M. le député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla :
Merci, M. le Président. J'aimerais souligner le travail exceptionnel des
organismes en sécurité alimentaire de ma circonscription, Laurier-Dorion, dans
le quartier Villeray—Parc-Extension.
deux ans, le réseau des Banques alimentaires du Québec a constaté une hausse de
33 % du nombre de personnes qui
ont eu recours aux banques alimentaires. Les personnes seules, les personnes
aînées, les ménages à faibles revenus et les familles monoparentales demeurent les plus touchés. Des ménages qui
comptent sur deux revenus ont également de plus en plus recours aux banques
alimentaires, incapables de bien vivre avec les hausses des loyers et l'explosion
des prix.
Dans
ce contexte, le travail des organismes qui oeuvrent pour la sécurité
alimentaire est plus important que jamais. Leur action est centrale dans la lutte contre la pauvreté et pour
l'amélioration des conditions de vie. Et à nous, en tant qu'élus, je nous invite à dépasser la charité et à
travailler pour des solutions structurantes pour soutenir la mission de nos
organismes et à améliorer les conditions de vie de tous et toutes. Merci
beaucoup.
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Merci
beaucoup, M. le député de Laurier-Dorion. Et je cède maintenant la parole
à Mme la députée de D'Arcy-McGee pour votre déclaration.
Mme Prass :
Merci, M. le Président. Alvin Cramer Segal nous a quittés le
4 novembre dernier.
a commencé à travailler à l'usine Peerless Clothing de Montréal en 1951, alors
qu'il n'avait que 18 ans. Il a fini par devenir président et
directeur général de la société fondée par son beau-père, contribuant à en
faire le plus grand fournisseur et distributeur de vêtements sur mesure pour
hommes en Amérique du Nord.
As a leading representative of the
Canadian men's clothing manufacturing milieu at the time, Segal played a key role in the negotiations that led to NAFTA in 1989. But he was
equally passionate about philanthropy. His 2005 gift of $20 million to the
Jewish General Hospital to create the Segal Cancer Centre was one of the
largest of its kind at that time.
L'un de ses legs les plus durables a été la création du Centre Segal des
arts de la scène, l'un des principaux théâtres de la ville de Montréal et situé
dans le comté de D'Arcy-McGee. Son but était de partager le théâtre anglophone
avec tous les Québécoises et
Québécois. Pour Alvin Segal, les arts sont fondamentaux pour notre société, car
les arts favorisent le changement. Merci.
Le Vice-Président
(M. Lévesque) : Merci beaucoup, Mme la députée. Et je cède la parole à
M. le député de Maskinongé.
M. Allaire : Merci, M. le Président. Il me fait plaisir de
mettre en lumière un homme qui vient tout juste d'être intronisé au
Panthéon canadien de la moto.
Originaire
de Yamachiche, Ben Milot a piloté son premier motocross à l'âge de neuf ans, un
sport qui est devenu pour lui, naturellement, une véritable passion.
L'année 2001
marque le début de sa carrière internationale avec une invitation au super
motocross d'Athènes, où il termine en
deuxième position. En étant l'image de marque de plusieurs grandes entreprises,
Ben prendra part à plusieurs compétitions à travers le monde.
2008, Ben lance l'école de pilotage Académie Ben-Milot, qui connaît un succès
instantané, et, tenez-vous bien, M. le Président, des motocross
électriques.
Malgré de nombreuses
blessures et une vingtaine de fractures, il n'a jamais abandonné. Il a continué
à faire la promotion de son sport avec succès. Félicitations, Ben, pour ta
détermination et pour cet honneur bien mérité!
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Merci
beaucoup, M. le député de Maskinongé. Je cède maintenant la parole à M.
le député de Taillon.
M. Carmant : Merci, M. le Président. Quel bonheur aujourd'hui
pour moi de souligner le 50e anniversaire du Bureau de la communauté haïtienne de Montréal.
50 ans à prendre soin des familles, en particulier celles issues des
communautés ethnoculturelles, à les
outiller afin qu'elles puissent pleinement participer à la vie de la
collectivité. C'est ce qui est digne de mention.
Les intervenants et
bénévoles dévoués qui oeuvrent au sein de l'organisme offrent leur écoute,
informent la population, aident les jeunes,
font en sorte de briser l'isolement chez les aînés, et bien plus encore. En
particulier, j'aimerais souligner une
de leurs plus récentes initiatives, le projet Option Protection. Ce projet, né
en 2020, permet de bien soutenir les
parents dans leurs habiletés parentales et cadre dans la vision souhaitée
d'intervenir en amont auprès des jeunes et de leurs familles.
valeurs que vous portez et qui guident vos actions, comme l'entraide, la
solidarité, le respect et l'égalité, sont également les miennes. Bonne
continuité à votre organisme et merci beaucoup.
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Merci
beaucoup, M. le député de Taillon. Et maintenant la parole est à Mme la
députée de Vimont.
Mme Schmaltz :
Merci, M. le Président. J'aimerais souligner, en ce 9 décembre, la
Journée internationale de commémoration des victimes du crime de génocide,
d'affirmation de leur dignité et de prévention de ce crime.
Cette journée
a été décrétée le 29 septembre 2015 par l'Assemblée générale des Nations
Unies. Le 9 décembre est la date
anniversaire de l'adoption de la convention de 1948 pour la prévention et la
répression du crime de génocide. L'objectif de cette journée est de
mieux faire connaître la convention sur le génocide et de commémorer et honorer
les victimes.
Parallèlement à cette
journée, plusieurs enseignantes et enseignants du Québec travaillent pour
sensibiliser nos jeunes à ces tragédies
innommables. Je salue donc le travail de La Fondation pour l'étude des
génocides et sa fondatrice, Mme Heidi
Berger, les organisations partenaires, dont le Comité national arménien, qui
ont travaillé étroitement avec le ministère de l'Éducation pour la
création du guide éducatif universel sur le génocide.
souhaite ardemment que le lancement officiel de ce projet se concrétise à
travers tout le système scolaire secondaire du Québec. Merci.
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Merci
beaucoup, Mme la députée de Vimont. Et je cède maintenant la parole à M.
le député de Richelieu.
M. Émond : Oui. Merci, M. le Président. C'est avec tristesse
que nous avons appris, le 28 novembre dernier, le décès de la
Soreloise Mme Andrée Simard, à l'âge de 90 ans.
Très
informée de l'actualité politique, elle était une femme respectée, discrète et
décrite comme étant la principale conseillère
de son mari, l'ancien premier ministre M. Robert Bourassa. Elle était
fille d'Édouard Simard, de l'influente
famille Simard de Sorel, propriétaire, avec ses frères Joseph et Ludger, de
Marine Industries, une entreprise de construction navale bien connue
dans notre région.
contribution, M. le Président, de Mme Andrée Simard et de sa famille dans
notre communauté est reconnue de tous,
et je tiens à offrir mes sincères sympathies à sa fille Michelle, à son fils
François ainsi qu'à toute sa famille et ses proches.
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Merci
beaucoup, M. le député de Richelieu. Et, enfin, dernière déclaration de
cette année 2022. Mme la députée de Champlain, la parole est à vous.
Mme LeBel : Merci, M. le Président. Donc, ça me fait plaisir,
aujourd'hui, de souligner les 100 ans d'un commerce bien ancré dans
la communauté de Sainte-Anne-de-la-Pérade, le magasin Maurice-Laganière.
Depuis
1922, ce sont trois générations de propriétaires qui se sont dévouées et ont
contribué au rayonnement de leur coin
de pays. Le grand-père, Jacques-Maurice, a d'abord ouvert en 1922, justement,
un magasin général. Vers la fin des
années 50, le plus jeune de ses fils, Wilfrid, a poursuivi. Le magasin
s'est alors agrandi et modernisé. Puis, en 1989, c'est Maurice
Laganière, le petit-fils du fondateur, qui a pris la relève à son tour, en
compagnie de sa conjointe.
Ils doivent leur pérennité à leur capacité
d'innover et de s'adapter à leur époque, de génération en génération. Ils ont d'ailleurs reçu les honneurs tout
récemment en se voyant décerner le prix Coup de coeur de la Tournée prestige de
la MRC des Chenaux.
Alors,
aujourd'hui, je veux dire bravo aux propriétaires, M. Laganière,
Mme Deveault, pour votre dévouement et votre passion du métier. Merci.
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Merci
beaucoup, Mme la députée de Champlain. Cela met fin à la rubrique Déclarations
de députés.
Et je suspends nos travaux pour quelques
instants.
(Suspension de la séance à 9 h 52)
La Présidente : Mmes et MM.
les députés, bonjour à tous. Nous allons nous recueillir quelques instants.
Je vous remercie. Veuillez vous asseoir.
9 décembre,
aujourd'hui, c'est particulier. Avant de poursuivre les affaires courantes,
j'aimerais prendre un moment pour
remercier quelqu'un ici présent, Mme Chantale Martineau, qui se cache dans
le coin, ici. Elle va prendre sa retraite après 40 ans de service au
sein de notre institution.
La Présidente :
Prenez-le, c'est pour vous.
En mon nom et
au nom de tous les parlementaires, et vous les avez entendus, je souhaite vous
remercier et vous témoigner notre reconnaissance pour votre fidélité et
votre dévouement au cours de votre longue carrière à l'Assemblée nationale ainsi que pour votre travail
d'encadrement auprès des 14 cohortes de pages étudiants que vous avez
accompagnées. Je vous souhaite donc, Mme Martineau, mes meilleurs
voeux pour votre retraite. Voilà.
Nous poursuivons avec les affaires courantes.
Il n'y a pas de déclarations ministérielles
aujourd'hui.
À la rubrique Présentation de projets de loi, je
reconnais le leader du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : Mme la
Présidente, je vous demande d'appeler l'article a du feuilleton, s'il vous
plaît.
Présidente : À l'article a du feuilleton, M. le ministre
des Finances présente le projet de loi n° 6, Loi donnant suite à des mesures fiscales annoncées à l'occasion du discours sur le
budget le 22 mars 2022 et à certaines autres mesures. M. le ministre.
M. Girard
(Groulx) : Merci, Mme la Présidente. Ce projet de loi vise à
donner suite à des mesures annoncées dans le discours sur le budget du
22 mars 2022 et dans divers bulletins d'information publiés en 2021 et en
Dans le but d'introduire ou de modifier des
mesures propres au Québec, le projet de loi prévoit les dispositions nécessaires pour le versement du crédit d'impôt
remboursable conférant un nouveau montant ponctuel pour pallier la hausse du
coût de la vie. Il modifie également la
Loi sur les impôts, la Loi concernant
les paramètres sectoriels de certaines mesures fiscales et la
Loi sur la
taxe de vente du Québec afin, notamment :
d'assouplir le crédit d'impôt remboursable favorisant le maintien en emploi des
travailleurs d'expérience et le crédit d'impôt remboursable pour les PME
à l'égard des personnes ayant des contraintes sévères à l'emploi;
2° de pérenniser le crédit d'impôt non
remboursable pour un don important en culture;
3° de prolonger le crédit d'impôt remboursable
pour la réfection d'installations septiques;
4° de faire
en sorte que les frais liés au pétrole, au gaz et au charbon ne donnent plus
droit au crédit d'impôt relatif aux ressources;
5° de
prolonger et de restructurer le crédit d'impôt remboursable pour la production
d'huile pyrolytique au Québec et d'introduire le crédit d'impôt
remboursable pour la production de biocarburant au Québec;
6° de prolonger la bonification temporaire du
crédit d'impôt relatif à l'investissement et à l'innovation;
d'apporter des ajustements aux crédits d'impôt pour la production de titres
multimédias et aux crédits d'impôt pour les centres financiers internationaux,
relativement aux critères de rattachement d'un employé à un établissement;
8° de reconduire le mécanisme de ristournes à
impôt différé;
9° de
préciser, pour l'application de la déduction incitative pour la
commercialisation des innovations au Québec, la notion d'actif de
propriété intellectuelle.
En outre, le
projet de loi prévoit qu'un programme de compensation financière peut être
établi et mis en oeuvre pour subventionner
notamment les coûts de développement, d'installation et d'entretien d'un moyen
technologique permettant la gestion
de l'exemption fiscale applicable aux membres des Premières Nations en matière de taxe sur les carburants et de taxe sur les
boissons alcooliques.
De plus, le projet de loi modifie notamment la
Loi sur les impôts et la
Loi sur la taxe de vente du Québec afin d'y apporter des modifications semblables à celles
qui ont été apportées à la Loi de l'impôt sur le revenu et à la
Loi sur la
taxe d'accise principalement par des projets
de loi fédéraux sanctionnés en 2021 et en 2022. Ces modifications concernent,
entre autres :
1° la déduction pour les particuliers qui
habitent une région éloignée;
2° les partenariats de bienfaisance;
3° la passation en charges immédiate temporaire
à l'égard de certains biens;
4° les
conditions d'admissibilité au remboursement de la taxe de vente du Québec à
l'égard des habitations neuves.
Enfin, le
projet de loi apporte des modifications à caractère technique, de concordance
ou de terminologie, Mme la Présidente.
La Présidente : Est-ce que
l'Assemblée accepte d'être saisie de ce projet de loi? Adopté.
À la rubrique Dépôt de documents, M. le ministre
des Finances, vous avez à nouveau la parole.
M. Girard
(Groulx) : Mme la Présidente, permettez-moi de déposer le
rapport annuel de gestion 2021‑2022 de l'Institut
de la statistique du Québec, du document de consultation publique sur le Régime
des rentes du Québec, Un régime adapté aux défis du XXIe siècle , et de l'évaluation actuarielle du Régime des rentes du 31 décembre
2021. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente : Ce document est
déposé. M. le ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie.
M. Fitzgibbon : Mme
la Présidente, permettez-moi de déposer le rapport annuel 2021‑2022
de la Régie de l'énergie. Merci.
La Présidente : Ce document est
déposé. M. le ministre de la Santé.
M. Dubé : Très bien, Mme la
Présidente. Alors, permettez-moi de déposer les rapports annuels 2021‑2022 sur l'application de la procédure des plaintes et de
l'amélioration de la qualité des services du Centre hospitalier universitaire
de Québec, du Centre régional de santé et de
services sociaux de la Baie-James et du CISSS de la Montérégie-Ouest. Merci,
Mme la Présidente.
La Présidente : Ces documents sont
déposés. Je reconnais M. le leader du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : Mme la
Présidente, permettez-moi de déposer, au nom de mon collègue ministre de
l'Environnement, de la Lutte aux changements climatiques, de la Faune et des
Parcs, les documents suivants : le rapport annuel de gestion 2021‑2022 du Bureau d'audiences publiques sur
l'environnement, le rapport annuel 2021 du Programme d'aide aux Inuits pour leurs activités de chasse,
de pêche et de piégeage, le rapport annuel 2021‑2022 de la Fondation de la faune du Québec, l'Entente en matière de
conservation et de mise en valeur de la faune au sujet du territoire de Parke
et des terrains de piégeage, la
Stratégie gouvernementale de développement durable de 2023‑2028 et le décret du
gouvernement du Québec concernant
l'entrée en vigueur de la Convention complémentaire n° 28 à la Convention
de la Baie James et du Nord québécois. Merci.
La Présidente : Ces documents sont
déposés. M. le ministre de l'Éducation.
M. Drainville : Mme
la Présidente, en m'inspirant de mon collègue des Finances, permettez-moi de
déposer, premièrement, le rapport annuel de gestion 2021‑2022
du ministère de l'Éducation; deuxièmement, le rapport du Conseil supérieur
de l'éducation; troisièmement et quatrièmement, les 21e et 53e rapports de la
Commission consultative de l'enseignement privé et de l'Institut
national des mines.
Cinquièmement,
je dépose le rapport annuel 2021‑2022 du Comité d'agrément des programmes de
formation à l'enseignement et,
sixièmement, le bilan de la mise en oeuvre de la maternelle quatre ans à temps
plein 2021‑2022. Merci.
Présidente : Ces documents sont déposés. M. le ministre de la Langue
française, ministre responsable des Relations
canadiennes et de la Francophonie canadienne, ministre responsable des
Institutions démocratiques et ministre responsable de l'Accès à
l'information et de la Protection des renseignements personnels.
M. Roberge : Merci, Mme la Présidente.
Permettez-moi de contribuer à nos travaux, ce matin, et de déposer le rapport annuel 2021‑2022 de l'Office québécois de
la langue française et de la Commission de toponymie, le rapport annuel
d'activité et de gestion 2021‑2022 de la Commission d'accès à l'information du
Québec, la version abrégée du rapport Mieux protéger les renseignements
personnels des jeunes à l'ère numérique , le rapport de la Commission
d'accès à l'information présenté au ministre
responsable de l'accès à l'information et la protection des renseignements
personnels Mieux protéger les
renseignements personnels des jeunes à l'ère numérique , le rapport d'activité du Centre de la
francophonie des Amériques et, finalement, le rapport d'activité 2021‑2022
du Registre des lobbyistes. Merci.
Présidente : Ces documents sont déposés. M. le ministre de la Culture
et des Communications.
M. Lacombe : Merci, Mme la Présidente.
J'en avais oublié un, hier. Donc, permettez-moi de déposer le rapport
annuel de gestion 2021‑2022 du Conseil du patrimoine culturel du Québec. Merci.
Présidente : Ce document est déposé. M. le ministre de la Sécurité publique.
M. Bonnardel : Mme la Présidente,
permettez-moi de déposer les rapports annuels de gestion 2021‑2022 de la
Commission à la déontologie policière, de
l'École nationale des pompiers du Québec, du Bureau de la sécurité privée, du
Bureau des enquêtes indépendantes, du
ministère de la Sécurité publique, du Commissaire à la lutte contre la
corruption, de la Régie des alcools, des courses et des jeux, de la Sûreté du
Québec, de la Commission québécoise des libérations conditionnelles, de
l'École nationale de police, du Comité de déontologie policière et du Bureau du
coroner.
terminant, je dépose le plan stratégique
2022‑2026 du Comité de déontologie policière. Bonne lecture à tous. Et joyeuses fêtes!
Présidente : Ces documents sont déposés.
Pour
les gens qui nous écoutent, je vous rappelle qu'on ne peut pas applaudir à la
période des questions, mais, lorsqu'on fait des dépôts, il est possible
de le faire. Et vous en profitez, je le vois et je l'entends.
Alors, Mme la ministre
de l'Emploi, la parole est à vous.
Mme Champagne Jourdain : «Kuei,
kuei», Mme la Présidente. Permettez-moi de déposer les rapports annuels de gestion 2021‑2022 de la Commission des
partenaires du marché du travail et du ministère du Travail, de l'Emploi et de
la Solidarité sociale.
dépose également le rapport actuariel au 31 décembre 2021 du Régime
québécois d'assurance parentale. Merci.
La Présidente :
Ces documents sont déposés. Mme la ministre de la Famille.
Mme Roy (Verchères) : Mme
la Présidente, permettez-moi de déposer les rapports annuels de gestion 2021‑2022 du ministère de la Famille et du Curateur
public du Québec. Merci.
Présidente : Ces documents sont déposés. Mme la ministre déléguée à la
Santé et aux Aînés.
Mme Bélanger :
Mme la Présidente, permettez-moi de déposer le rapport annuel
d'activité 2021‑2022 de la Commission sur les soins de fin de vie.
Je dépose également
les rapports annuels 2021‑2022 de l'Entente-cadre nationale et déploiement
des processus d'intervention concertés pour
lutter contre la maltraitance envers les aînés et toute autre personne majeure
en situation de vulnérabilité et de
la Loi visant à lutter contre la maltraitance envers les aînés et toute autre
personne majeure en situation de vulnérabilité,
chapitre II, Politique
de lutte contre la maltraitance, 1er avril 2021 au 31 mars 2022.
Présidente : Ces documents sont déposés.
Pour ma part, je
dépose une décision du BAN.
Il n'y a pas de dépôt
de rapports de commissions.
Il n'y a pas de dépôt
de pétitions.
Il n'y a pas de
réponses orales aux pétitions ni d'interventions portant sur une violation de
droit ou de privilège.
j'ai été avisée qu'après la période des questions et réponses orales il
pourrait y avoir un vote requérant l'approbation des deux tiers des
membres de cette Assemblée.
Je vous avise
qu'après la période des questions et réponses orales seront tenus les votes reportés
sur les motions formulant un grief
présentées dans le cadre du débat sur le discours d'ouverture et sur la motion
de M. le premier ministre proposant que l'Assemblée approuve la
politique générale du gouvernement.
Nous
en sommes maintenant à la période des questions et réponses orales, et je cède
la parole au chef de l'opposition officielle.
M. Tanguay : Merci beaucoup, Mme la
Présidente. Nous sommes à la fin d'une courte session, à la sixième période
de questions. Vous avez vu que nous avons
talonné le gouvernement sur les missions de l'État, les services qui ne sont
pas offerts à toutes les Québécoises
et Québécois. On a parlé d'éducation, de santé, de services de garde, de
justice. Le premier ministre doit
répondre, c'est sa mission première de s'assurer que tout le monde au Québec,
partout, dans toutes les régions, à la
lumière de ces services essentiels là qui doivent être donnés... sa
responsabilité première, c'est de s'assurer que tout le monde est bien
servi.
Malheureusement,
et je reviens, ce matin, sur la santé, ce que l'on voit... Et le premier
ministre nous dit : Vous nous jugerez
sur les résultats. Lorsque le premier ministre constate qu'il y a
160 000 Québécoises et Québécois qui sont en attente d'une chirurgie, un chiffre qui ne cesse
d'augmenter, 18 000 aînés en attente de soins à domicile, les
urgences qui débordent... Il y a des
urgences, Mme la Présidente, qui ont un taux d'occupation de plus de
200 %. La durée moyenne du temps d'attente à l'urgence est passée, de 2018, à 14,2 heures, à maintenant plus
de quatre heures, à 18,5 heures, durée moyenne de séjour à l'urgence. Ça fait dire au président de
l'Association des spécialistes en médecine d'urgence, et je le cite, Dr Gilbert
Boucher : «La population est à risque.» Fin de la citation.
santé, le premier ministre peut-il au moins reconnaître, de un, que la
situation est critique? Et comment va-t-il faire pour s'assurer que la
population ait accès à ce service essentiel?
Présidente : La réponse du premier ministre.
M. Legault : Oui, merci, Mme la
Présidente. Bien, on le sait tous, puis les Québécois le savent, depuis deux
ans et demi on vit une pandémie qui
est mondiale. Et on le voit partout, là, quand je parle... puis j'ai encore une
rencontre, tantôt, avec les premiers
ministres des autres provinces par téléphone, tout le monde a des listes
d'attente qui se sont allongées. On est obligés de reporter des
chirurgies dans les hôpitaux pour être capables de soigner les malades COVID.
Bon, s'ajoute maintenant un virus qui affecte beaucoup les enfants, donc on est
dans une situation qui est très difficile.
Mme la Présidente, il y a des employés, entre autres, des infirmières, des
préposés qui, après avoir été surutilisés, bien, quittent le réseau. On a posé des gestes, on a augmenté de plus de
15 % les salaires des préposés, on a ajouté des primes à temps plein pour les infirmières, des primes de
nuit, des primes de fin de semaine, des primes pour les quarts de travail
qui sont durs à combler. Je sais que c'est
difficile, actuellement, dans le réseau de la santé. C'est comme ça à peu près
partout dans le monde.
met des incitatifs, aussi, pour que plus d'étudiants choisissent d'aller
étudier en sciences infirmières. Donc, il y a des bonis qui sont donnés à
chaque session aux étudiants en sciences infirmières. On a augmenté le nombre
d'admissions en médecine.
Donc,
Mme la Présidente, là, je pense qu'il n'y a pas personne, là, qui est capable
de faire de la magie. Et, encore une fois, bien, les suggestions du Parti
libéral sont bienvenues, mais on ne peut pas faire de miracle.
Présidente : Première complémentaire.
M. Tanguay : Mme la Présidente, en
tout respect pour le premier ministre, on ne lui demande pas de faire de
miracle, à matin, là, on lui demande
juste de faire son travail de premier ministre et de s'assurer que les services
essentiels, dont les services dans
notre réseau de santé, soient donnés. Je suis d'accord avec le premier
ministre, il y a un contexte où il y a des virus, mais, quand votre réseau est étiré à bout, vous n'avez pas la
capacité de faire face à la moindre contingence autre, ce qui fait en
sorte qu'aujourd'hui les urgences sont à plus de 200 %.
dit : J'attends les suggestions. Ça fait quatre ans qu'on a mis sur la
table les projets ratios, avoir des horaires humains pour le temps
supplémentaire obligatoire. Va-t-il l'appeler, le projet de loi de mon collègue
de Pontiac?
Présidente : M. le premier ministre.
M. Legault : Bien, Mme la Présidente,
on peut bien adopter une loi, ici, qui dit qu'il y a des ratios qui sont
obligatoires. Puis, on s'entend, un ratio, ça veut dire que, pour tant de
patients, bien, il y a tant d'infirmières, donc ça suppose d'ajouter des
infirmières. Or, actuellement, il y a plein
de postes qui sont affichés qui ne sont pas comblés. Prenez... Le chef de
l'opposition officielle parlait des soins à domicile. On a fait des
investissements records, mais on n'arrive pas à dépenser l'argent parce que les postes restent non comblés. Donc, ce n'est
pas un projet de loi pour imposer des ratios qui pourrait régler le problème.
La Présidente : Deuxième
complémentaire, M. le chef.
M. Tanguay : Tout
le monde le reconnaît, puis on reconnaît le défi particulier au Québec, mais
c'est l'oeuf ou la poule. Si vous n'avez pas des conditions de travail
qui sont attirantes... Qui a le goût, aujourd'hui, de dire : Bien, moi, j'aimerais ça être infirmier, infirmière? Qui a le
goût, à la lumière des horaires, du temps supplémentaire obligatoire? À un
moment donné, il faut commencer à quelque
part. Et, lorsque vous avez des horaires humains, un nombre de patients humain,
bien, vous augmentez la qualité de vie des employés, qui ne vont pas quitter le
réseau. Il y a ça également.
Alors, en ce
sens-là, Mme la Présidente, c'est important d'arriver avec une solution tangible.
Ne le reconnaît-il pas?
La Présidente : M. le premier
ministre, votre réponse.
M. Legault : Oui,
M. le Président, ce que... Mme la Présidente, pardon, je vais m'y faire. Le
ministre de la Santé travaille justement sur des horaires. Il y a une vingtaine
d'établissements, au Québec, où ils fabriquent localement leurs horaires. Ça va faire
partie de la prochaine
négociation de la présidente du Conseil du trésor, d'aller chercher plus de
flexibilité dans les horaires.
Mais tout le
monde comprend, Mme la Présidente, que c'est un peu comme l'oeuf et la
poule : tant qu'on n'aura pas
plus d'infirmières, ça va être plus difficile pour les infirmières qui sont là.
Donc, si on veut améliorer les conditions de travail des infirmières qui
sont dans nos établissements, bien, il faut ajouter plus d'infirmières.
La Présidente : En terminant.
M. Legault : Puis on y
travaille puis on fait tout ce qu'il est possible d'être fait.
La Présidente : Troisième
complémentaire.
M. Tanguay : Il
fait tout ce qu'il est possible d'être fait, mais il nous a invités à le juger
sur les résultats, puis il a raison, alors on va le juger sur les
résultats.
Il a parlé de
la pandémie. Je n'ai pas le temps de vous parler... J'aurais aimé ça vous
parler de la justice, vous parler d'éducation,
on l'a fait durant les cinq autres périodes de questions. Je vais vous parler
des services de garde. En avril 2021, ça
faisait un an qu'on était dans la pandémie, et le ministre de l'époque de la
CAQ disait : «D'ici la fin du mandat, je pense que les gens vont vraiment voir la différence.»
Fin de la citation. La liste n'a cessé d'augmenter, en services de garde, c'est
52 000 enfants qui sont sur la liste.
Les résultats ne sont pas bons, là aussi. Le
reconnaît-il?
La Présidente : La réponse du
premier ministre.
M. Legault : Oui, Mme la
Présidente, encore une fois, à cause des impacts du vieillissement de la
population, effectivement, certains postes
sont difficiles à combler, entre autres du côté des éducatrices en garderie.
C'est pour ça qu'on a augmenté les
salaires de 15 %. Ça n'avait jamais été fait dans l'histoire du Québec, de
dire : On donne 6 % d'augmentation à l'ensemble des employés, mais il y a quelques groupes, les préposés en
santé, les éducatrices puis les enseignants, à qui on donne 15 %.
On essaie
aussi d'être créatifs. On a mis de la formation qui est en alternance. Donc, ça
veut dire qu'on a deux étudiants ou étudiantes éducatrices...
La Présidente : En terminant.
M. Legault : ...qui peuvent
combler un poste en alternant avec la formation.
La Présidente : En principale, je
reconnais le député de Pontiac.
M. Fortin : Merci, Mme la Présidente. La semaine dernière, on a
interpelé le ministre de la Santé au sujet des patients atteints de cancer qui sont présentement en attente d'une
chirurgie. Sa cible, et c'est la moindre des choses, c'est qu'aucun patient atteint de cancer n'attende plus de deux
mois pour son opération, que 100 % des patients soient opérés en
60 jours.
En avril, il
nous a dit qu'il y avait 386 patients sur sa liste d'attente, mais qu'il
éliminerait complètement la liste d'ici
un an. Bien, son bilan, jusqu'à maintenant, c'est qu'il a ajouté
210 patients à cette liste-là. Il y a aujourd'hui 606 patients
atteints de cancer, angoissés, qui attendent
depuis plus de deux mois. Mme la Présidente, il s'en va dans la mauvaise
direction, puis c'est des Québécois atteints de cancer et leurs familles
qui en paient le prix.
Alors, ce
qu'on veut savoir, aujourd'hui, c'est comment le ministre va s'assurer que
chaque patient atteint de cancer soit
opéré en deux mois. On ne veut pas entendre parler de son tableau de bord, on
veut savoir c'est quoi, son plan pour inverser la tendance qu'il a
lui-même créée.
La Présidente : M. le ministre de la
Santé.
M. Dubé : Mme la Présidente,
bien, premièrement, deux choses. Sur la question de nos chirurgies qui sont en attente, et particulièrement pour celles qui sont
plus qu'un an, j'ai encore rencontré, récemment, non seulement les gens
de la FMSQ, mais on a eu une discussion très importante avec les gestionnaires
locaux d'hôpitaux, parce qu'il faut bien comprendre
que les médecins ont une responsabilité professionnelle et éthique par rapport
au jugement qu'ils font dans les
personnes qu'ils doivent traiter, et, souvent, avec ce qui est arrivé à la
pandémie, ce choix-là peut être fait par le médecin ou par le
gestionnaire local. Idéalement, idéalement, Mme la Présidente, ça doit se faire
en collaboration.
Moi, ce que
je leur ai demandé, dernièrement, et plusieurs fois, c'est de dire... Il se
fait à peu près 35 000 chirurgies par mois, malgré le fait qu'on n'opère pas à 100 % de notre
capacité. J'ai dit : Pouvez-vous trouver la façon, malgré tout ce qu'on
a, d'être capables d'opérer plus rapidement ceux qui sont avec un délai de plus
qu'un an? C'est ce que je leur ai demandé...
La Présidente : En terminant.
M. Dubé : ...et je vais
continuer de voir avec eux pour trouver la solution.
La Présidente : Première
complémentaire, M. le député de Pontiac.
M. Fortin : Le ministre répond à une question que je ne lui ai pas posée. Je lui
parle des patients atteints de cancer. Quand,
la semaine dernière, on lui a demandé de s'attaquer à la liste d'attente pour
ces patients-là spécifiquement, il nous a dit : Bien là, maintenant, on a un tableau de bord, puis on va
demander aux spécialistes de mettre le plan à jour. Bref, il s'en est lavé les mains puis il s'est donné une
petite tape dans le dos. Mais les spécialistes, là, aujourd'hui, ils nous
disent que c'est le réseau, donc le ministre, qui ne leur donne pas les
ressources pour pouvoir opérer ces gens-là.
Alors, je lui
redemande : C'est quoi, son plan? Parce qu'à date on a juste son bilan,
puis, pour les patients de cancer, ce n'est pas rose.
La Présidente : M. le ministre de la
Santé.
M. Dubé : Premièrement,
là, je réponds exactement à la question du député de Pontiac quand il me
demande c'est quoi, la raison. La raison, c'est le manque de personnel pour
opérer. Mais j'ai demandé aux médecins d'aller plus loin. On le sait tous, Mme
la Présidente, qu'il manque de monde, on le sait tous. Je leur ai dit :
Comment vous allez faire pour trouver l'équilibre? On a 160 000
personnes qui sont sur la liste d'attente.
Premièrement,
on a réussi à stabiliser cette liste-là, malgré tout ce qui est arrivé, ce qui
est énorme. La liste, elle est passée d'un maximum de 23 000 qui sont plus
qu'un an... on a réussi à la baisser à 21 000. On a demandé... J'ai dit :
Cette tendance-là, là, de stabilisation et de petites baisses, elle n'est pas
suffisante. J'ai dit : Trouvez une solution...
La Présidente : En terminant.
M. Dubé : ...ramenez-moi avec
des cibles, puis je vais le suivre de très près, Mme la Présidente.
La Présidente : Deuxième
complémentaire.
M. Fortin : Je ne lui parle pas des
160 000 patients, je lui parle des 600 patients atteints de cancer,
qui ont le cancer, puis ils voient
leur cancer grandir pendant qu'ils attendent leur opération. Alors, il nous a
dit, l'an dernier, pour ces patients-là : Il faut en faire une
priorité. Je lui rappelle ses propres mots : S'il vous plaît, faites-en
une priorité. Mais je
veux savoir ce qui s'est passé pour qu'il laisse la liste grandir. Est-ce qu'il
a abandonné le fait que c'était une priorité? Est-ce qu'il a décidé qu'on pouvait se permettre que les délais
augmentent ou est-ce que le réseau, encore une fois, ne l'a simplement
pas écouté?
La Présidente : M. le ministre de la
Santé.
M. Dubé : On reste calmes,
petit caramel, petit caramel.
Mme la
Présidente, j'ai énormément d'empathie et je n'accepterai pas d'autre chose que
de dire que j'ai de l'empathie par rapport aux gens qui attendent pour
une chirurgie, quelle qu'elle soit, particulièrement pour celles du cancer.
Mais il y a une chose : je ne peux pas
imposer à un professionnel de faire des choses qu'il ne veut pas faire.
C'est impossible. C'est contre l'éthique professionnelle.
Ce que je dois faire, c'est être capable de
faire travailler mes gestionnaires locaux avec les professionnels pour
qu'ensemble ils trouvent une solution dans la situation difficile que l'on vit.
La Présidente : En terminant.
M. Dubé : C'est ça, la vraie
réponse.
La Présidente : En principale, je
reconnais la députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Mme
la Présidente, la semaine dernière, des coups de feu ont été tirés en plein
jour dans le stationnement d'un IGA
de Saint-Léonard. Dimanche, trois fusillades en une seule nuit à
Montréal : à Westmount, dans mon
comté, à Saint-Léonard, dans le comté de ma collègue, et à la station de métro
Atwater, une station où passent plus de 3 millions de visiteurs par
année.
La violence à
Montréal a de quoi inquiéter les citoyens. Ça arrive n'importe quand, le jour,
le soir, la nuit. Ça arrive n'importe
où, à l'épicerie, dans la rue, dans les quartiers résidentiels. J'ai peur, mes
enfants ont peur. Ma fille, qui prenait le métro à Atwater, ça n'arrive
plus, maintenant, elle a peur.
Ça pète de
partout. Le gouvernement caquiste doit protéger la population. C'est la responsabilité
du ministre d'agir.
Mme la Présidente, que fait-il? Où est-il?
La Présidente : En réponse, M. le
ministre de la Sécurité publique.
M. Bonnardel : M.
le Président... Mme la Présidente — pardon,
je m'excuse — c'est
un combat de tous les instants, la
violence armée à Montréal. C'est la priorité du premier ministre, c'est ma
priorité, et, dans les circonstances, on doit tous travailler ensemble.
J'ai
rencontré la cheffe, Mme Roy, état-major du SPVM, voilà quelques semaines déjà,
puis j'ai rencontré M. Brochet à Laval. On a pris des engagements et on
est tous, tous, tous ensemble pour contrer cette violence.
Comment on le fait? On a annoncé, voilà quelques
mois déjà, qu'il y avait une cohorte policière de 72 nouveaux policiers, pas des policiers qui vont remplacer
des policiers qui partent à la retraite, des nouveaux policiers, 72, qui seront
en poste à partir d'avril prochain, au
service de la police de Montréal. On a annoncé 250 millions de
dollars juste avant la campagne,
225 millions de dollars spécifiquement pour former 225 nouveaux
policiers pour le Service de police de la ville de Montréal.
On a annoncé
aussi des travailleurs sociaux communautaires. Trouver un équilibre entre la
prévention et la répression, je pense
que c'est un équilibre qui est intéressant aussi pour la ville de Montréal et
d'autres corps de police. Donc, dans les circonstances, on fait tout en
notre pouvoir...
La Présidente : En terminant.
M. Bonnardel : ...pour épauler
les services de police, pour être capables de contrer cette violence armée.
La Présidente : Première
complémentaire, Mme la députée.
Mme Maccarone : Collège
de Montmorency, polyvalente Le Carrefour à Gatineau, le cégep
Saint-Jean-sur-Richelieu, collège
Lionel-Groulx, hier, près d'une école primaire, à Anjou. Depuis septembre, plus
d'une dizaine d'écoles ont été la cible de violence, de confinement et d'évacuation.
Ça arrive pratiquement toutes les semaines. Les parents, les profs, les
élèves sont inquiets. À l'école, les enfants devraient être assis derrière
leurs pupitres, pas en dessous.
Que fait le ministre
de la Sécurité publique pour assurer la sécurité de nos écoles?
Présidente : En réponse, M. le ministre.
M. Bonnardel : Mme la Présidente, on
fait tout en notre pouvoir pour sécuriser les Montréalais et sécuriser tous
les Québécois, sécuriser les gens de Laval.
M. Brochet et le maire, je les ai rencontrés, comme je vous l'ai
mentionné. Ils nous ont fait des
demandes, on est en train d'étudier ces demandes. Et on va mettre tous les
effectifs possibles au profit des services de police de Montréal, et de
Laval, et d'autres corps de police, si besoin est.
Dans
les circonstances, avec le CENTAURE, on a aussi des équipes dédiées, des
équipes dédiées qui travaillent à la Sûreté
du Québec, ville de Montréal, ville de Laval. Ces policiers sont sur le terrain
semaine après semaine pour être capables de contrer cette violence...
Présidente : En terminant.
M. Bonnardel :
...et mieux la connaître, malheureusement.
Présidente : Deuxième complémentaire, Mme la députée.
Mme Maccarone : Mme la Présidente, si ce n'était
pas pour la question en Chambre aujourd'hui, on n'aurait rien entendu de la part de M. le ministre en ce qui
concerne la sécurité de la population. Alors, je peux dire que le silence en
dit long en ce qui concerne ses priorités.
Le gouvernement caquiste n'en parle pas. C'est comme si, pour eux, la montée de
violence partout au Québec, ça n'existe pas.
population souhaite être rassurée. La mission de l'État, c'est de protéger la
population. La job du ministre, c'est de tout faire pour y arriver. Mme
la Présidente, est-ce qu'il peut faire sa job?
Présidente : M. le ministre de la Sécurité publique.
M. Bonnardel :
Bien, faire notre job, Mme la
Présidente, là, c'est d'avoir un plan d'action, puis, ce plan d'action, elle ne peut pas nier, la députée, je viens de le
mentionner. 72 nouveaux policiers formés à l'École nationale de police,
pas pour remplacer des policiers à la
retraite, 72 nouveaux qui vont être sur le terrain le 31 mars
prochain. Une annonce de 250 millions
qui a été faite avant l'élection pour former 225 nouveaux policiers sur un
horizon de cinq ans. 50 personnes, 50
travailleurs sociaux communautaires sur le terrain pour trouver un équilibre
entre la prévention et la répression.
Si ça, ce n'est pas des
actions, c'est quoi, pour contrer la violence?
La Présidente :
Je vous dis : Pas de
commentaire après une réponse ou une question. Alors, en principale, je
reconnais le député de l'Acadie.
M. Morin :
Mme la Présidente, la justice est
une composante essentielle de la mission de l'État. C'est un pilier de
la société, et c'est le rôle du ministre de veiller à son bon fonctionnement.
aurait espéré que le ministre puisse convaincre son collègue des Finances de
lui donner les fonds pour que la justice
puisse remplir sa mission. Il n'en est rien. La conséquence : des procès
avortent, des accusés retrouvent leur liberté, des victimes d'agression
sexuelle voient leur procès remis et doivent composer avec l'anxiété et le
traumatisme de ces reports. Le manque d'employés entraîne des remises des
procès civils. Les délais pour obtenir une audience devant la division des
petites créances ont presque triplé depuis l'arrivée au pouvoir de la CAQ, et
ce, à cause de l'inaction du ministre.
Est-ce que le
ministre de la Justice est conscient de la situation désastreuse au sein du
système de justice?
Présidente : En réponse, le ministre de la Justice.
M. Jolin-Barrette : Merci, Mme la Présidente.
Il y a une chose, je pense, qu'on ne peut pas nous reprocher, en matière de justice, c'est de faire de l'inaction.
Au contraire, et j'espère que le député de l'Acadie l'a reconnu, on a agi, les
quatre dernières années, Mme la Présidente. On
a mis en place des tribunaux spécialisés. On a accentué les programmes de
médiation, de prémédiation. On a fait en sorte de développer davantage de
ressources pour le système judiciaire, 20 % d'augmentation des budgets au cours des quatre dernières années. On a
mis en place des postes de juges supplémentaires également.
la Présidente, on amène un changement de culture dans le système de la justice
parce que le système de justice, il
doit être accessible mais surtout efficace. On ne peut plus fonctionner comme
on a toujours fonctionné, il faut trouver de nouvelles façons de faire. Et moi, je travaille avec tous les
partenaires du système de justice, notamment avec le Directeur des
poursuites criminelles et pénales, la
Commission des services juridiques, le Barreau
du Québec, la magistrature également.
Alors, Mme la Présidente, on est en action.
Et le défi de la
rétention de personnel en est un également, et je travaille en collaboration
avec ma collègue du Conseil du trésor
notamment à faire en sorte que les greffières-audiencières, les
huissiers-audienciers, également, les adjoints à la magistrature aient les outils pour travailler, pour demeurer en
poste et surtout pour attirer davantage de personnes dans le système de
justice...
Présidente : En terminant.
M. Jolin-Barrette : ...parce que c'est un
pilier important de notre démocratie. Et on va continuer de travailler, et
je souhaite votre collaboration à ce niveau-là.
Présidente : Première complémentaire, M. le député de l'Acadie.
M. Morin :
Mme la Présidente, la juge en
chef de la Cour supérieure, dans une entrevue au journal La Presse cette
semaine, donc actuellement, soulignait que le tiers des magistrats de la Cour
supérieure n'avaient pas l'aide requise en raison du manque de travailleurs.
Maintenant, cette situation entraîne des bris de service causant des délais et
du stress aux citoyens et aux avocats qui
préparent leurs causes qui ne procèdent pas. Tous les intervenants dénoncent la
situation.
Est-ce
que le ministre va pallier au manque de ressources dans le
système? C'est notre justice qui en paie le prix.
Présidente : M. le ministre de la Justice.
M. Jolin-Barrette : Mme la Présidente, on a
mis en place notamment le tribunal spécialisé pour faire en sorte que
les délais en matière d'infraction de nature sexuelle et en matière conjugale
soient le plus rapide possible, parce que, lorsque
vous êtes une victime, notamment, d'agression sexuelle ou de violence
conjugale, vous faites un choix courageux de dénoncer, et ensuite vous voulez tourner la page. Ce n'est pas normal
que, dans notre système de justice, parfois, ça dure des années, et on
s'y emploie grandement, à faire en sorte de réduire le plus possible les
délais.
contre, Mme la Présidente, ce n'est pas le ministre de la Justice qui va faire
les assignations des juges. Et le député de l'Acadie me le reprocherait,
de le faire.
La Présidente :
En terminant.
M. Jolin-Barrette : Alors, moi, je souhaite
travailler en collaboration avec tous les acteurs, mais tout le monde doit
prendre leurs responsabilités.
Présidente : Deuxième complémentaire.
M. Morin :
Mme la Présidente, le manque de
travailleurs dans le domaine de la justice fait en sorte que des situations
intolérables se produisent, posant même un
risque pour la population. Cela ne s'invente pas, Mme la Présidente. À Trois-Rivières, faute d'employés, un présumé
trafiquant de drogue visé par un mandat d'arrestation doit se livrer lui-même
au poste de police, ce qu'il n'a pas fait.
mission du ministre de la Justice est de favoriser la confiance du public.
Qu'est-ce que le ministre peut dire à la population pour la rassurer?
Présidente : M. le ministre de la Justice.
M. Jolin-Barrette : Mme la Présidente, on
travaille activement. Et d'ailleurs, au cours des six derniers mois, on a attiré 1 000 employés au ministère de
la Justice. Le défi, Mme la Présidente, c'est l'attractivité et la rétention de
personnel. On est dans un marché
compétitif et on travaille activement, avec ma collègue du Conseil du trésor,
sur les conditions de travail des employés dans le système de justice. Mais il
y a une chose qui est sûre, Mme la Présidente : on ne peut plus continuer comme
on fonctionnait dans le passé. Ce n'est pas uniquement en rajoutant des
ressources et en rajoutant des ressources que ça règle les problèmes. Il faut changer nos façons de travailler, et ça,
ça inclut tous les partenaires du système de justice.
d'ailleurs j'étais content que le collègue de l'Acadie souligne la sortie de la
juge en chef Paquette, parce que, dans la
Loi sur les tribunaux
judiciaires...
Présidente : En terminant.
M. Jolin-Barrette : ...il y a déjà deux
postes de juge à la Cour supérieure qu'on attend depuis plusieurs années de
nommer, et on s'adresse au gouvernement fédéral pour le faire. Peut-être...
Présidente : En principale, maintenant, je reconnais le chef du
deuxième groupe d'opposition.
M. Nadeau-Dubois :
Merci, Mme la Présidente. Gouverner, c'est faire des choix. Hier, dans sa
mise à jour économique, le premier ministre
a fait des choix, et ce matin je vais parler des gens qu'il a choisi de ne pas
aider. Il a choisi de ne pas aider la
caissière dans un supermarché qui travaille au salaire minimum et qui n'arrive
jamais à sortir la tête hors de
l'eau. Il a choisi de ne pas aider la maman d'un enfant de cinq ans qui a peur
de perdre son loyer abordable à Montréal et de se retrouver sur le carreau. Il a choisi de ne pas aider
l'étudiante qui mange juste des boîtes de conserve parce que même la
carte Opus est rendue trop chère.
Mme la Présidente, c'est tous des vrais témoignages que je reçois chaque jour,
des vraies personnes dans la vraie
vie. Ces gens-là, ils n'ont pas le choix. Leurs projets, leurs rêves, ils les
abandonnent. Le premier ministre, lui, a le choix. Les salaires de misère, les loyers trop chers, les factures qui
explosent sans bon sens, là, le premier ministre, il a du pouvoir
là-dessus. Ce n'est pas une fatalité. Il peut changer ça.
pas, au Québec. Mais il n'y a
rien, rien pour ces gens-là dans sa mise à jour économique d'hier. Pourquoi?
Présidente : La réponse, maintenant, du premier ministre.
M. Legault : Mme la Présidente, ça
fait déjà un certain temps, là, je dirais depuis le début de 2022, que les
Québécois souffrent de la montée des
prix. Je ne reviendrai pas sur le pourquoi, là, je pense qu'on le sait tous, la
guerre en Ukraine, le fait qu'on a eu, avant, la COVID et tout. On a
agi. Contrairement à ce que dit le chef de Québec solidaire, on a agi. Au printemps, on a envoyé un chèque de 500 $ aux
personnes... aux caissières, aux personnes dont il parle. Hier, le ministre des
Finances a confirmé l'aide qu'on va donner,
entre autres, aux personnes qui ont 70 ans et plus, ils vont recevoir
2 000 $ par année. On a envoyé,
là... il y a plus que la moitié des Québécois qui gagnent moins que 50 000 $
qui ont reçu un chèque de 600 $.
Ce que propose Québec
solidaire, c'est de geler certains tarifs. Je le répète, prenons les tarifs
d'Hydro-Québec, quelqu'un qui a une petite
maison, avec le gel, va sauver 30 $ par année; quelqu'un qui a une grosse
maison va sauver 100 $ par
année. Nous, on pense que c'est mieux, un chèque de 600 $. Et là où il
faut agir, c'est sur l'aide pour l'épicerie, l'aide pour les taux d'intérêt, les impacts sur les
hypothèques qui sont payées. Donc, on agit. Puis je suis content de voir que,
Québec solidaire, qui ne promettait
rien pendant la campagne électorale à part des taxes orange, maintenant il est
d'accord avec nous.
Présidente : Première complémentaire, le chef du deuxième groupe
d'opposition.
M. Nadeau-Dubois : Le premier ministre
continue à se vanter de ses chèques. Ses chèques sont dans la malle, ils
sont partis, puis, pour bien du monde, ils
sont déjà dépensés. Le problème, il n'est pas fini, il ne peut pas fermer
boutique. Le premier ministre n'a pas l'air de comprendre. Ce qui se
passe, au Québec, là, c'est un vrai recul social.
une certaine époque, là, les ouvriers dans les usines d'automobiles, ils
n'étaient pas capables d'acheter les chars qu'ils produisaient parce que leurs
salaires étaient trop bas. Bien, aujourd'hui, les caissières dans les épiceries
ne sont pas capables de remplir leurs propres paniers d'épicerie parce
que leurs salaires sont trop bas.
Pourquoi le premier
ministre ne fait rien pour ce monde-là?
La Présidente : M. le premier
ministre.
M. Legault : Bien, Mme la Présidente,
pendant la campagne électorale, on a eu cinq semaines à débattre. Le chef
de Québec solidaire se moquait de nos
chèques de 600 $ à ceux qui gagnent moins de 50 000 $. Aujourd'hui, il
vient nous dire : Ce n'est pas assez. C'est tout un virage de
Québec solidaire.
Maintenant,
Québec solidaire propose une autre formule où il faut être prudent, c'est-à-dire
d'augmenter rapidement le salaire
minimum. Actuellement, on a des discussions avec le patronat, avec les
syndicats pour trouver où est l'équilibre. Nous, on souhaite l'augmenter le plus possible, mais on souhaite qu'on
ne l'augmente pas à un niveau où on perd des emplois, parce que ça, ce
serait terrible, que la personne qui est caissière...
Présidente : En terminant.
M. Legault :
...ne soit plus caissière.
Présidente : Complémentaire. Deuxième complémentaire.
M. Nadeau-Dubois : Une des différences entre
le premier ministre et moi, c'est que lui, il a envie de refaire les débats de la campagne électorale, il trouve ça le
fun, il y prend plaisir, depuis six jours. Moi, ce qui m'intéresse, c'est le
monde qui en arrache en ce moment.
Et hier dans sa mise à jour économique, hier dans sa mise à jour économique, le
premier ministre n'a rien fait pour ce monde-là, rien pour les jeunes,
rien pour les étudiants, les étudiantes, rien pour les familles monoparentales,
rien pour les locataires. Rien, rien, rien. Quel échec!
Présidente : La réponse du premier ministre.
M. Legault : Oui, Mme la Présidente,
Québec solidaire pense qu'ils ont le monopole de la compassion au Québec.
Écoutez, on a été les premiers à proposer un
chèque de 600 $. On a été les premiers à proposer un 2 000 $
pour les personnes de 70 ans et
plus. Peut-être les libéraux à un moment donné aussi, j'en conviens. Ce n'était
pas tout à fait la même mesure, mais, j'en conviens, des fois les
libéraux sont plus à gauche que Québec solidaire. Mais Québec solidaire...
Présidente : En terminant.
M. Legault : ...Québec solidaire proposait des taxes orange sur
les camionnettes familiales. Ce n'était pas une bonne idée.
La Présidente :
En principale, maintenant, je
reconnais la députée de Mercier. La parole est à vous, juste à vous.
Mme Ghazal : Merci, Mme la Présidente.
Je dois beaucoup à l'école publique. C'est là que j'ai appris le français,
c'est là que je suis devenue Québécoise.
Mais aujourd'hui, malheureusement, l'école publique est malade. Si tes parents
ont de l'argent, ça va bien aller. Si tes
notes sont bonnes, tu vas avoir droit à des programmes très stimulants. Sinon,
tu es parqué à l'école ordinaire avec pas de programme.
L'école
La Ruche, à Magog, elle, a fait un autre choix, elle a abandonné la ségrégation
scolaire. Ça, ça veut dire qu'on offre des programmes particuliers à
tous les élèves, sans frais, sans sélection.
mai dernier, quand le ministre de l'Éducation était animateur à la radio, il
trouvait que c'était une bonne chose, ce
que l'école La Ruche a fait, et je le cite, il disait : «C'est de la
mixité, où les uns et les autres s'aident, et ça crée une plus grande
appartenance, une plus grande motivation.»
Donc,
en mai dernier, le ministre de l'Éducation était d'accord pour offrir des
programmes particuliers à tous les élèves. Est-ce que le ministre de
l'Éducation, aujourd'hui, est d'accord avec l'animateur de radio qu'il était?
Présidente : La réponse du ministre de l'Éducation.
M. Drainville : Bien, la réponse, c'est
oui, je suis toujours d'accord avec moi-même, parce que je l'ai dit, je l'ai
dit. Puis je remercie d'ailleurs la
députée de Mercier pour sa question. J'espérais une question de la députée de
Mercier avant la fin de cette courte session.
Alors, oui,
les programmes particuliers, c'est une bonne idée. Et je suis très content que,
de par sa question, elle endosse les
projets particuliers dans les écoles publiques. Et donc on s'entend là-dessus,
je pense, hein, on en veut davantage. Et c'est pour ça qu'on a décidé de les rendre
gratuits, ces projets particuliers, pour 60 % d'entre eux. Donc, jusqu'à
hauteur de 200 $, les frais
d'inscription sont maintenant payés par la société québécoise. Ça, c'est un
signal très clair qu'on a envoyé, dans la dernière année. Et je salue,
d'ailleurs, cette initiative de mon prédécesseur.
Maintenant, je suis
d'accord aussi avec la députée de Mercier, il faut en faire davantage. Donc, ça
nous prend plus de projets particuliers dans
les écoles publiques et ça nous prend des projets particuliers qui sont plus
accessibles. Et c'est là-dessus qu'on va travailler et qu'on travaille
déjà.
Présidente : Première complémentaire.
Mme Ghazal : Tous les deux, donc, on
aime les projets particuliers pour l'école publique. Mais ça coûte extrêmement
cher. En moyenne, c'est plus de
5 000 $ pour un programme sport-études au public : le hockey,
5 000 $; patinage artistique, 12 600 $; tennis, 13 200 $. Des familles, j'en
connais, là, autour de moi, qui doivent se serrer la ceinture pour envoyer
leurs enfants à l'école publique dans
des programmes qu'ils aiment, qui sont populaires, qui les intéressent, qui les
raccrochent à l'école.
En pleine crise de
l'inflation, est-ce que le ministre trouve ça normal?
Présidente : M. le ministre de l'Éducation.
M. Drainville : Oui. Mme la Présidente,
cet article-là, qui est sorti il y a quelques semaines de ça, a fait, comment
dire, beaucoup jaser. Il faut faire la part
des choses, Mme la Présidente. Il y a les programmes sport-études qui sont
réservés à l'élite et qui coûtent
effectivement, dans certains cas, très chers. Alors, ça, c'est une première
catégorie. Il y a les programmes de
type profil ou concentration qui ne sont pas réservés à l'élite et qui, eux,
coûtent beaucoup moins cher. Ils coûtent encore trop cher dans certains cas, et
c'est pour ça que je dis qu'il faut en faire davantage. Mais il faut faire
attention, Mme la Présidente, il ne faut pas mêler les deux choses.
La Présidente :
En terminant.
M. Drainville : Il y a des programmes
pour l'élite, qui coûtent très, très cher, et il y a les autres, du type
concentration et profil. C'est sur ces programmes-là qu'on va...
Présidente : Deuxième complémentaire.
Mme Ghazal : Il y a les coûts, mais il
y a aussi la sélection des élèves. Jules, 12 ans, est un sportif passionné
de musique. Il a un léger spectre de
l'autisme. Il aurait bénéficié, lui, d'un programme particulier, mais ses notes
sont trop basses, il a été refusé.
Frédérique, quatre ans, a été refusée de l'école de quartier de son frère, que
fréquente son frère, parce qu'elle n'a pas passé le test de sélection.
Quatre ans, Mme la Présidente.
premier ministre nous parle beaucoup de fierté. Est-ce que le ministre de
l'Éducation est fier que l'école publique rejette des élèves, qu'elle
soit uniquement pour l'élite?
Présidente : M. le ministre de l'Éducation. Votre réponse.
M. Drainville : Oui, faisons attention,
Mme la Présidente, dans le choix des mots. Mais, je redis, quand je parle
d'accessibilité, je ne parle pas juste des frais, je parle aussi de l'accès
pour tous les élèves. Et puis la réalité des enfants à besoins particuliers,
c'est une réalité qui est très importante, et eux aussi devraient pouvoir avoir
accès à des projets particuliers. Je suis
d'accord avec ça. Maintenant il ne faut pas oublier, Mme la Présidente, l'heure
de parascolaire qu'on a rajoutée dans les écoles secondaires du public, là, une
heure par jour, donc cinq heures par semaine. Ça vise notamment à permettre à tous les élèves du public, et
notamment les élèves à besoins particuliers, de pouvoir avoir accès à des
activités sportives...
Présidente : En terminant.
M. Drainville : ...à des activités
physiques, à de l'arts-études, etc. Il ne faut pas oublier cette mesure-là, Mme
la Présidente.
La Présidente :
Et moi, je vous dis qu'il ne faut
pas oublier qu'on me regarde aussi lorsque vous vous adressez... hein?
C'est important.
Maintenant, en principale, je reconnais le
député de Taschereau. À vous la parole, à vous seul.
Présidente : Silence, je vous prie.
M. Grandmont : Merci, Mme la Présidente.
Le pire problème environnemental au Québec, en ce moment, c'est l'étalement urbain. C'est sur toutes les lèvres,
actuellement, à la COP15. Puis l'étalement urbain, c'est causé par quoi? Par l'augmentation
de la capacité routière au Québec.
Quand
on construit des nouvelles routes, nos terres agricoles, nos milieux humides,
nos forêts, ça devient des quartiers, des
centres d'achats, des parcs industriels. Juste pour les terres agricoles, c'est
l'équivalent de la surface de l'île de Montréal qu'on perd à chaque génération. Pendant ce temps-là, qu'est-ce que fait
la CAQ? Elle finance des projets d'étalement urbain, la 25, la 19, la
30, la 13 et, cerise sur le sundae, le troisième lien, tous des projets qui
sont de l'étalement urbain.
Pendant
que le monde entier est réuni à Montréal pour la protéger, la biodiversité,
est-ce que la ministre des Transports va, oui ou non, s'engager à
laisser de côté ces chantiers d'autoroutes destructeurs?
Présidente : En réponse, la ministre du Transport et de la Mobilité
durable. La parole n'est qu'à vous.
Présidente : Silence, je vous prie.
Mme Guilbault : Oui, bien, Mme la Présidente, vous voyez, on ne savait même
pas trop qui allait répondre, tellement on
n'est pas sûrs de comprendre la question. Est-ce que le député est en train de
demander si le gouvernement va renoncer
à des projets de développement incontournables qui vont améliorer
significativement la fluidité et la qualité de vie de milliers de
citoyens dans plusieurs régions du Québec?
la Présidente, il me parle de la 19, de la 30, de la 25 ou je ne sais trop quoi
d'autre. Mme la Présidente, non seulement
on va aller de l'avant avec ces projets-là, que ce soient des prolongements ou
des élargissements, on pourrait parler de
la 50 en Outaouais, on pourrait parler de bien d'autres projets, non seulement
on va aller de l'avant, mais on est fiers d'être le gouvernement qui,
enfin, va les livrer.
Puis je vois mon
collègue, ici, des Laurentides. Quand on pense à des projets d'autoroutes qui
ont été annoncés, réannoncés, recyclés... Ils
ont tout fait, les libéraux, avec ces projets-là, pour les annoncer le plus de
fois possible sans les livrer, sans
les réaliser. Mais, Mme la Présidente, nous, on va aller de l'avant. On n'a
jamais autant investi en matière de mobilité
durable, au Québec, que ce soit dans le routier, dans le maintien des actifs,
dans la bonification aussi de notre réseau routier et en transport
collectif.
Présidente : En terminant.
Mme Guilbault : Vous voyez, Mme la Présidente, on a augmenté les investissements en
transport collectif de 88 % depuis que la CAQ est au pouvoir. On va...
Présidente : En première complémentaire...
Présidente : Pas de
commentaire à la suite des réponses. Première complémentaire, M. le député de
Taschereau.
M. Grandmont : Merci, Mme la Présidente.
Je n'en reviens juste pas, être fier de financer... d'être des champions
de financement de projets destructeurs de la nature. Et, pour ça, le meilleur
projet, le meilleur projet...
M. Grandmont : Et, pour ça, le meilleur projet, il est dans notre région à nous, à la
ministre et à moi. Avec son troisième lien, la CAQ...
Présidente : Un instant! Un instant, M. le député. Un instant,
je vous prie. Je veux entendre votre question. Et, du côté du
gouvernement, silence durant la question du collègue de l'opposition.
M. le leader du deuxième groupe d'opposition.
M. Leduc : ...c'est
quand même un manque de respect pour mon collègue de Taschereau. Il pose une
question, il faut l'écouter. Merci.
La Présidente : M. le leader du
gouvernement, brièvement.
M. Jolin-Barrette : Mme la
Présidente, il n'y a aucun manque de respect. À un moment donné, le député de Taschereau, je comprends qu'il pose sa question
d'une certaine façon, mais il peut s'attendre à certaines réactions lorsqu'on
tient de tels propos.
La Présidente : M. le leader, votre
enthousiasme, que je sentais, gardez-le pour vous à la suite d'une réponse.
Alors, nous reprenons. M. le député de
Taschereau, votre question.
M. Grandmont : Merci, Mme la
Présidente. Avec son troisième lien, la CAQ finance la destruction des terres agricoles sur la rive sud de Québec. C'est
d'ailleurs déjà commencé, hein? Les spéculateurs achètent des terrains. Ils ont
même commencé à construire là où va émerger la future autoroute.
Est-ce que la ministre est au courant que
l'étalement urbain est en cours actuellement?
La Présidente : Mme la ministre des
Transports.
Mme Guilbault : Oui. Bon, bien, Mme la Présidente, continuons sur tous ces beaux projets
qu'on est en train, nous, de réaliser.
La 50, Mme la
Présidente, il n'en a pas parlé, là, mais la 50, le ministre de l'Outaouais
pourrait confirmer, ça faisait des
morts, la 50, Mme la Présidente. Et même le collègue de Pontiac, qui est en
Outaouais et qui a été ministre des Transports, n'a pas livré ce
projet-là. Bien, nous, on est en train de le livrer.
La 15, la 15
dans le coin des Laurentides, on fait des élargissements d'autoroute. Savez-vous
pourquoi, la deuxième opposition? Entre autres, pour faire passer du transport
collectif, des autobus, des voies rapides, des voies dédiées.
Honnêtement,
Mme la Présidente, il n'y a plus grand-chose qui nous surprend de QS, vous me
direz, mais, ce matin, j'avoue que je suis un peu étonnée par cette
question-là, qui est un peu pêle-mêle...
La Présidente : En terminant.
Mme Guilbault : ...et qui nous permet de réitérer à quel point on
investit plus que jamais en transport collectif. Et c'est la CAQ qui le
fait, Mme la Présidente.
La Présidente : Pas de commentaire.
Deuxième complémentaire.
M. Grandmont : Merci,
Mme la Présidente. Dans l'intervention de la ministre, j'ai entendu beaucoup de
mythes sur les transports, encore, et
je veux être très clair. La réalité, c'est que, oui, les autoroutes, ça
engendre la destruction de la nature. Donc, j'ai préparé... on a parlé
de dépôt de projet, tantôt... de documents, j'ai préparé un recueil de textes
qui déboulonnent plusieurs des mythes en
transport. Donc, un peu de lecture pour la ministre pendant le temps des fêtes.
J'espère qu'elle aura le temps de les lire.
Est-ce que la ministre s'engage à les lire et à
les utiliser dans la planification de ses projets de transport?
La Présidente : Mme la ministre des
Transports et de la Mobilité durable.
La Présidente : Silence, je vous
prie. Je veux entendre la réponse.
Mme Guilbault : Oui. Bien, Mme la Présidente, symétriquement à
mon collègue de Taschereau, je vais, moi aussi, ce matin déboulonner un des plus grands mythes entretenus par QS, à
savoir que la CAQ ne fait rien pour l'environnement et ne fait rien pour le transport collectif. Mme
la Présidente, j'ai ici des chiffres, là, des chiffres, voyez. Les quatre
dernières années de la CAQ, les investissements en
transport collectif, comparé aux quatre années précédentes des libéraux, ont augmenté de 88 %. 88 %.
On n'est pas dans 10 %, 15 %, 20 %, là. 88 % plus d'argent
en transport collectif. C'est quoi, ça, si ce n'est pas un levier direct
et concret de lutte contre les changements climatiques...
Présidente : En terminant.
Mme Guilbault : ...et de réduction de GES? Et ça fait
partie d'une foule d'autres
mesures qu'avec mon collègue de l'Environnement on a mis...
Présidente : En principale, maintenant, je reconnais la députée de
Bourassa-Sauvé...
Présidente : Mme la ministre?
La Présidente :
Je reconnais pour sa question Mme la députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Merci, Mme la Présidente.
Les familles québécoises ont hâte au temps des fêtes pour se reposer et fêter comme il se doit, et ces familles le
méritent. Or, elles sont toutes affectées d'une façon ou d'une autre par le
manque de travailleurs. Pour les
Québécois qui opèrent une PME, ça va probablement vouloir dire peu ou pas du
tout de repos, avec l'impact que l'on
connaît sur la santé mentale, parce qu'ils devront être sur le plancher pour réaliser
les ventes suffisantes pour éviter
les pertes et payer les fournisseurs. Pour les salariés, ça va probablement
vouloir dire arriver totalement épuisés devant la dinde, puis ça, c'est s'ils peuvent se la payer, la dinde,
parce qu'ils auront cumulé un autre emploi pour faire face à
l'augmentation du coût de la vie.
Beaucoup
de parents se demandent, aujourd'hui, s'ils pourront offrir le Noël qu'ils
souhaitent à leurs enfants, avec la
difficulté des entreprises à livrer à temps et avec des spectacles annulés en
raison du manque de travailleurs, comme celui du Nouvel An à Montréal. Je rappelle, Mme la Présidente, qu'il y a
252 000 postes vacants, au Québec, pour 188 000 chômeurs.
Comment
le gouvernement caquiste peut justifier son absence de résultats dans ce
dossier à l'approche des fêtes?
Présidente : La ministre de l'Emploi, pour votre réponse, je vous
prie.
Mme Champagne Jourdain : Mme
la Présidente, je suis aussi très heureuse d'avoir cette question-là en la
dernière journée où nous siégeons.
Et, puisque c'est l'heure du déboulonnement des mythes, ce matin, je vais aussi
profiter de ce fait pour rétablir que
nous sommes en action, hein? Nous avons mis sur pied une opération
main-d'oeuvre qui implique un investissement de 3,9 milliards, et
on a des résultats. Depuis trois ans, même, depuis les trois dernières années,
c'est 300 000 Québécois qui ont
réintégré le marché du travail. Notre Opération main-d'oeuvre, on l'a annoncée
il y a un an, c'est une opération à
travers laquelle on va requalifier, intégrer et former plus de Québécois pour
répondre aux besoins et travailler sur la pénurie de main-d'oeuvre.
Maintenant,
ça fait plusieurs fois que j'entends qu'on ne fait rien, qu'il n'y a rien de fait.
Ce n'est pas vrai. C'est notre
gouvernement qui a eu le courage de mettre sur pied ce grand plan là. Alors,
quand on dit qu'on ne fait rien, pour moi, c'est de l'aveuglement
volontaire. Et je serais gênée de dire aux Québécois que 3,9 milliards de
dollars...
Présidente : En terminant.
Mme Champagne
Jourdain : ...ce n'est rien. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente :
Je vous ai dit : Pas de
commentaire à la suite des réponses. En complémentaire, Mme la députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan
Olivier : Elle dit des résultats. Ma collègue vient de faire la
démonstration du manque de travailleurs
partout. L'industrie touristique est l'un des secteurs économiques les plus
touchés, actuellement, par le manque d'employés.
Selon le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme,
40 000 postes sont à combler dans l'industrie touristique
seulement.
Qu'est-ce
que la ministre du Tourisme compte faire pour leur venir en aide et leur
fournir les travailleurs nécessaires?
La Présidente : Alors, la ministre
du Tourisme répondra à cette question.
Proulx : Merci, Mme la
Présidente. Bien, à mon tour de continuer de déboulonner des mythes pour finir
cette session.
Il manquait
déjà 15 000 emplois à l'époque où le gouvernement libéral gérait
l'industrie touristique. Alors, visiblement,
ce n'était pas une priorité pour ce gouvernement-là. C'en est une pour nous,
c'est plus de 1 milliard de dollars qu'on a injectés pour sauver
cette industrie-là et garder nos actifs stratégiques en place.
Parlant du
CQRHT, deuxième mission dans quelques jours à Paris, ils sont là. Et déjà,
avant de débarquer à Paris pour faire cette immense mission de recrutement,
il y a déjà plus de 500 C.V. qui ont été déposés au CQRHT...
La Présidente : En terminant.
Mme Proulx : ...et qu'on examine
présentement pour les amener au Québec.
La Présidente : En deuxième... En
principale, M. le chef de l'opposition officielle.
Tanguay : Mme la Présidente, le ministre de l'Économie gère
des millions de dollars d'argent public. Pour ce faire, il prend des
décisions basées sur des critères objectifs, des décisions d'investissement de
l'argent public dans des entreprises,
et il doit faire cette analyse-là sur des critères objectifs. Ici, on parle de
l'argent de l'État, de l'argent des Québécoises
et des Québécois. Comme pour tous les ministres du gouvernement, comme pour
tous les ministres du gouvernement,
il ne peut pas y avoir l'amitié ou la proximité personnelle d'une personne pour
prendre une décision. Et ça, c'est la
même règle pour tout le monde. Il s'agit de ne pas se mettre dans une situation
de conflit d'intérêts ou d'apparence de conflit d'intérêts.
Le ministre
de l'Économie, il a été confirmé hier, fera face à une sixième enquête, pour
une chasse qui a eu lieu avec des
gens d'affaires, des entreprises qui ont été subventionnées par l'État. Il y a
quelques semaines, le même ministre de
l'Économie avait dit : Bien, des cas comme ça, il y en aura d'autres. Et
il s'est cru, je pense, dédouané de le faire parce qu'il a fait l'objet
de rapports qui ont été ici rejetés par ses collègues de la CAQ.
Je le sais,
que le premier ministre, il est parfaitement au courant de comment doit se
comporter un ministre, il est parfaitement au courant de la règle de
l'apparence des conflits d'intérêts.
Pourquoi tolère-t-il, dans le cas du ministre de
l'Économie, toutes ces incartades?
La Présidente : En réponse, le
ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie.
Fitzgibbon : Bien, Mme la Présidente, premièrement, je vais
confirmer que je vais collaborer, comme d'habitude, à l'enquête de la Commissaire à l'éthique.
Deuxièmement, je vais reprendre le scénario qu'il y a un processus qui existe
pour toutes les sommes d'argent qui sont accordées par le ministère de l'Économie
et par Investissement Québec, un processus
très rigoureux qui est toujours suivi, c'est un processus qui est très
exhaustif. Et la Commissaire à l'éthique va réaliser que ça s'est... que
ça a continué.
Pour l'activité à laquelle on réfère, c'est une
activité que je fais depuis plusieurs années et que je vais continuer à faire, parce que, dans ces activités-là, il n'y
a pas de subvention qui se donne, il n'y a pas de dossier qui se discute parce
que, justement, il y a un processus qui est très rigoureux, qu'on va continuer
à suivre, comme on a toujours fait depuis quatre ans. Merci.
La Présidente : Cela met fin à la
période de questions et de réponses orales.
À la rubrique des votes reportés, comme annoncé
précédemment, nous allons maintenant procéder aux votes reportés sur les motions formulant un grief présentées dans le cadre du
débat sur le discours d'ouverture et sur la motion de M. le premier ministre proposant que l'Assemblée
approuve la politique générale du gouvernement. Je vous dis qu'il y a
plusieurs votes. J'en appelle à votre collaboration. Ce sont vos votes.
Je mets d'abord
aux voix la motion formulant un grief présentée par M. le chef de l'opposition
officielle. Cette motion se lit comme suit :
«Que
l'Assemblée nationale dénonce l'absence de vision du gouvernement caquiste pour
régler les enjeux les plus criants
auxquels sont confrontés les Québécoises et les Québécois, notamment la pénurie
de main-d'oeuvre, la lutte à l'inflation et l'accès à des soins de santé
de qualité.»
Que les députés en faveur de cette motion
veuillent bien se lever.
Secrétaire adjoint : M. Tanguay
(LaFontaine), M. Derraji (Nelligan), Mme Setlakwe (Mont-Royal—Outremont), M. Fortin (Pontiac),
Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis), M. Beauchemin
(Marguerite-Bourgeoys), Mme Dufour
(Mille-Îles), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Prass (D'Arcy-McGee), Mme Lakhoyan
Olivier (Chomedey), Mme Caron (La Pinière),
M. Morin (Acadie), Mme Cadet (Bourassa-Sauvé).
M. Nadeau-Dubois (Gouin), M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Marissal (Rosemont), M. Fontecilla (Laurier-Dorion), M. Zanetti
(Jean-Lesage), Mme Ghazal (Mercier), Mme Labrie (Sherbrooke), M. Bouazzi
(Maurice-Richard), M. Grandmont (Taschereau).
La Présidente : Que les députés
contre cette motion veuillent bien se lever.
Secrétaire adjoint :
M. Legault (L'Assomption), M. Jolin-Barrette (Borduas), Mme Guilbault
(Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville), Mme Fréchette (Sanguinet),
M. Dufour (Abitibi-Est), M. Girard (Groulx), M. Bonnardel (Granby), Mme
LeBel (Champlain), M. Roberge (Chambly), M. Boulet (Trois-Rivières), Mme
D'Amours (Mirabel), M. Martel
(Nicolet-Bécancour), Mme Proulx (Berthier), Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles),
M. Fitzgibbon (Terrebonne), Mme Lecours (Les Plaines), Mme Biron
(Chutes-de-la-Chaudière), Mme Roy (Verchères), M. Julien (Charlesbourg), M. Drainville (Lévis), M. Carmant (Taillon),
M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre (Arthabaska), M. Dubé (La Prairie), Mme Bélanger (Prévost), M. Lamontagne (Johnson),
M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs),
Mme Hébert (Saint-François), M. Émond
(Richelieu), Mme Blanchette Vézina (Rimouski), M. Lacombe (Papineau), Mme
Champagne Jourdain (Duplessis), Mme
Laforest (Chicoutimi), M. Lévesque (Chapleau), Mme Charest (Brome-Missisquoi),
Mme Duranceau (Bertrand), Mme
Déry (Repentigny), M. Skeete (Sainte-Rose), M. Simard (Montmorency), M.
Allaire (Maskinongé), M. Provençal (Beauce-Nord),
Mme Lachance (Bellechasse), M. Chassin (Saint-Jérôme), M. Jacques (Mégantic),
M. Reid (Beauharnois), M. Bachand (Richmond), M. Caron (Portneuf), M.
Sainte-Croix (Gaspé), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice), M. Asselin (Vanier-Les Rivières), Mme Boivin Roy
(Anjou—Louis-Riel),
M. Bussière (Gatineau), M. Lamothe (Ungava), M. Lemieux (Saint-Jean),
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac), M. Poulin (Beauce-Sud), M. Girard
(Lac-Saint-Jean), Mme Abou-Khalil (Fabre),
Mme Dorismond (Marie-Victorin), Mme Schmaltz (Vimont), M. Montigny
(René-Lévesque), Mme Bourassa
(Charlevoix—Côte-de-Beaupré),
Mme Mallette (Huntingdon), Mme Dionne (Rivière-du-Loup—Témiscouata), Mme Blouin (Bonaventure), Mme
Bogemans (Iberville), Mme Tremblay (Hull), M. Thouin (Rousseau), Mme Poulet
(Laporte), M. Gagnon (Jonquière), M. St-Louis (Joliette), Mme Gendron
(Châteauguay), M. Rivest (Côte-du-Sud).
La Présidente : Y a-t-il des abstentions?
Alors, M. le secrétaire général.
Le Secrétaire : Pour : 23
La Présidente : Alors, la motion est
rejetée.
Je mets
maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par M. le député de
Rosemont. Cette motion se lit comme suit :
«Que
l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement de la Coalition avenir
Québec pour son manque de volonté
politique afin d'agir contre la violence institutionnelle que vivent nos
professionnelles de la santé en mettant fin au temps supplémentaire obligatoire et au recours aux agences privées
ainsi qu'en proposant un projet de loi instaurant des ratios en soins
infirmiers.»
Que les députés en faveur de cette motion
veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M.
Nadeau-Dubois (Gouin), M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Massé
(Sainte-Marie—Saint-Jacques),
M. Marissal (Rosemont), M. Fontecilla (Laurier-Dorion), M. Zanetti
(Jean-Lesage), Mme Ghazal (Mercier), Mme Labrie (Sherbrooke), M. Bouazzi
(Maurice-Richard), M. Grandmont (Taschereau).
La Présidente : Que les députés
contre cette motion veuillent bien se lever.
Secrétaire adjoint : M. Legault (L'Assomption), M. Jolin-Barrette
(Borduas), Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville),
Mme Fréchette (Sanguinet), M. Dufour (Abitibi-Est), M. Girard (Groulx), M.
Bonnardel (Granby), Mme LeBel (Champlain), M. Roberge (Chambly), M. Boulet
(Trois-Rivières), Mme D'Amours (Mirabel), M.
Martel (Nicolet-Bécancour), Mme Proulx (Berthier), Mme Rouleau
(Pointe-aux-Trembles), M. Fitzgibbon (Terrebonne), Mme Lecours (Les
Plaines), Mme Biron (Chutes-de-la-Chaudière), Mme Roy (Verchères), M. Julien
(Charlesbourg), M. Drainville (Lévis), M. Carmant
(Taillon), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre (Arthabaska), M. Dubé (La
Prairie), Mme Bélanger (Prévost), M. Lamontagne (Johnson), M. Schneeberger
(Drummond—Bois-Francs),
Mme Hébert (Saint-François), M. Émond
(Richelieu), Mme Blanchette Vézina (Rimouski), M. Lacombe (Papineau), Mme Champagne
Jourdain (Duplessis), Mme Laforest
(Chicoutimi), M. Lévesque (Chapleau), Mme Charest (Brome-Missisquoi), Mme Duranceau (Bertrand), Mme Déry (Repentigny),
M. Skeete (Sainte-Rose), M. Simard (Montmorency), M. Allaire
(Maskinongé), M. Provençal (Beauce-Nord), Mme Lachance (Bellechasse), M.
Chassin (Saint-Jérôme), M. Jacques (Mégantic),
M. Reid (Beauharnois), M. Bachand (Richmond), M. Caron (Portneuf), M.
Sainte-Croix (Gaspé), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice), M. Asselin
(Vanier-Les Rivières), Mme Boivin Roy (Anjou—Louis-Riel), M. Bussière (Gatineau), M. Lamothe (Ungava), M. Lemieux
(Saint-Jean), Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac), M. Poulin (Beauce-Sud),
M. Girard (Lac-Saint-Jean), Mme Abou-Khalil (Fabre), Mme Dorismond
(Marie-Victorin), Mme Schmaltz (Vimont), M.
Montigny (René-Lévesque), Mme Bourassa (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), Mme Mallette (Huntingdon), Mme
Dionne (Rivière-du-Loup—Témiscouata),
Mme Blouin (Bonaventure), Mme Bogemans (Iberville), Mme Tremblay (Hull), M. Thouin (Rousseau), Mme Poulet (Laporte), M.
Gagnon (Jonquière), M. St-Louis (Joliette), Mme Gendron (Châteauguay),
M. Rivest (Côte-du-Sud).
Présidente : Y a-t-il des abstentions?
Secrétaire adjoint :
M. Tanguay (LaFontaine), M. Derraji (Nelligan), Mme Setlakwe (Mont-Royal—Outremont), M. Fortin (Pontiac), Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis), M. Beauchemin
(Marguerite-Bourgeoys), Mme Dufour (Mille-Îles),
Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Prass (D'Arcy-McGee), Mme Lakhoyan
Olivier (Chomedey), Mme Caron (La Pinière), M. Morin (Acadie),
Mme Cadet (Bourassa-Sauvé).
Présidente : M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 10
Présidente : La motion est rejetée.
mets maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par Mme la
députée de Westmount—Saint-Louis. Cette motion se lit comme
suit :
«Que
l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour son
silence et son manque de reconnaissance envers la
communauté 2SLGBTQIA.»
Que les députés en
faveur de cette motion veuillent bien se lever.
Présidente : Oh! pardon. M. le leader du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : Oui. J'ai une proposition
à vous faire pour l'ensemble des votes subséquents, à l'exception de la motion
d'adoption de la politique générale du gouvernement, que nous reprenions le
même vote que le vote n° 1 que nous avons fait. Il s'agit des votes
identiques.
Présidente : J'ai entendu la proposition. Maintenant, de consentement,
nous pouvons tout faire. Êtes-vous d'accord?
Consentement? Consentement, M. le chef du premier groupe? Parfait. Maintenant,
donc, nous avons le consentement. Nous passons donc à la dernière
motion, qui est...
La Présidente : O.K., semaine
d'apprentissage pour moi également, messieurs dames. Alors, je mets maintenant
aux voix...
La Présidente :
Oui. Ah! Parfait. Alors, le
résultat de la dernière motion mise aux voix, M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 23
Présidente : Voilà. Donc, la motion est rejetée.
Maintenant,
je mets aux voix la motion formulant un grief présentée par M. le député de
Marguerite-Bourgeoys. Cette motion se lit comme suit :
«Que l'Assemblée nationale
blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour son manque de mesures ciblées
pour aider les Québécois et les Québécoises à lutter contre la hausse du coût
de la vie.»
Nous reprenons les mêmes votes, c'est ce que je
comprends. M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 23
La Présidente : La motion est
rejetée.
Je mets
maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par Mme la députée
de Mille-Îles. Cette motion se lit comme suit :
«Que
l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste qui ne
mentionne pas la crise du logement qui
sévit toujours au Québec touchant des milliers de familles vulnérables à la
recherche d'un logement décent et abordable.»
Nous reprenons, M. le secrétaire général, le
même vote.
Secrétaire : Effectivement, Mme la Présidente.
La Présidente : La motion est
rejetée.
Je mets
maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par M. le député de
Jean-Lesage. Cette motion se lit comme suit :
«Que
l'Assemblée nationale déplore le déficit d'amour du gouvernement envers son
propre peuple et qu'elle l'invite à renouer avec l'espoir, l'audace et
nos rêves de liberté collective.»
M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 23
La Présidente : La motion est
rejetée.
Je mets
maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par M. le député de
Taschereau. Cette motion se lit comme suit :
«Que
l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement de la Coalition avenir
Québec pour son manque d'assises scientifiques dans sa planification de
ses projets d'infrastructures de transports au Québec.»
M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 23
La Présidente : La motion est
rejetée.
Je mets
maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par Mme la députée
de Verdun. Cette motion se lit comme suit :
«Que
l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement de la Coalition avenir
Québec pour son manque d'ambition à lutter contre la crise climatique et
la crise de la biodiversité, deux crises indissociables l'une de l'autre.»
M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 23
La Présidente : La motion est
rejetée.
Je mets
maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par Mme la députée
de La Pinière. Cette motion se lit comme suit :
«Que
l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement pour l'absence totale de
considération envers les proches aidants dans le discours inaugural.»
M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 23
La Présidente : La
motion est rejetée.
Je mets
maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par M. le député de
Laurier-Dorion. Cette motion se lit comme suit :
«Que
l'Assemblée blâme sévèrement le gouvernement de la Coalition avenir Québec pour
sa décision de conserver les
dispositions du Code de la route permettant les interpellations policières
aléatoires qui briment les droits de la personne.»
M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 23
La Présidente : La motion est
rejetée.
Je mets
maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par M. le député de
l'Acadie. Cette motion se lit comme suit :
«Que
l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour son manque
de leadership dans le domaine de la
justice au Québec et pour son manque d'empressement afin d'enrayer la pénurie
de main-d'oeuvre dans les palais de justice.»
M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 23
La Présidente : La motion est
rejetée.
Je mets maintenant aux voix la motion formulant
un grief présentée par Mme la députée de Bourassa-Sauvé. Cette motion se lit
comme suit :
«Que
l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour avoir
sous-estimé les effets négatifs de la
pénurie de main-d'oeuvre sur l'économie du Québec et dans la livraison des
services publics, ainsi que pour l'absence de mesures suffisamment
fortes pour y faire face.»
M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 23
La Présidente : La motion est
rejetée.
Je mets
maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par Mme la députée
de Notre-Dame-de-Grâce. Cette motion se lit comme suit :
«Que
l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour n'avoir
identifié que 51 % des mesures nécessaires
pour atteindre la cible de réduction des gaz à effet de serre de 37,5 %
sous le seuil de 1990 d'ici 2030, ainsi que pour le manque de plan pour
M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 23
La Présidente : La motion est
rejetée.
Je mets maintenant aux voix la motion formulant
un grief présentée par Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques. Cette motion
se lit comme suit :
«Que l'Assemblée
nationale blâme le gouvernement de la Coalition avenir Québec pour continuer
d'effacer le rôle passé et présent que les Premières Nations et les
Inuit jouent dans la construction de notre société.»
M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 23
La Présidente : La motion est
rejetée.
Je mets
maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par M. le député de
Pontiac. Cette motion se lit comme suit :
«Que
l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement pour l'absence de plan
concret de rattrapage des chirurgies.»
M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 23
La Présidente : La motion est
rejetée.
Enfin, je
mets aux voix la motion de M. le premier ministre proposant que l'Assemblée
approuve la politique générale du gouvernement.
Que les députés en faveur de cette motion
veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Legault (L'Assomption), M. Jolin-Barrette
(Borduas), Mme Guilbault (Louis-Hébert),
M. Laframboise (Blainville), Mme Fréchette (Sanguinet),
M. Dufour (Abitibi-Est), M. Girard (Groulx), M. Bonnardel
(Granby), Mme LeBel (Champlain), M. Roberge (Chambly), M. Boulet
(Trois-Rivières), Mme D'Amours (Mirabel), M. Martel (Nicolet-Bécancour), Mme Proulx (Berthier),
Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), M. Fitzgibbon (Terrebonne),
Mme Lecours (Les Plaines), Mme Biron (Chutes-de-la-Chaudière),
Mme Roy (Verchères), M. Julien (Charlesbourg), M. Drainville
(Lévis), M. Carmant (Taillon), M. Caire (La Peltrie),
M. Lefebvre (Arthabaska), M. Dubé (La Prairie), Mme Bélanger (Prévost), M. Lamontagne
(Johnson), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), Mme Hébert (Saint-François), M. Émond (Richelieu),
Mme Blanchette Vézina (Rimouski), M. Lacombe (Papineau),
Mme Champagne Jourdain
(Duplessis), Mme Laforest (Chicoutimi), M. Lévesque (Chapleau),
Mme Charest (Brome-Missisquoi), Mme Duranceau (Bertrand),
Mme Déry (Repentigny), M. Skeete (Sainte-Rose), M. Simard (Montmorency),
M. Allaire (Maskinongé), M. Provençal
(Beauce-Nord), Mme Lachance (Bellechasse), M. Chassin (Saint-Jérôme),
M. Jacques (Mégantic), M. Reid (Beauharnois), M. Bachand
(Richmond), M. Caron (Portneuf), M. Sainte-Croix (Gaspé),
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice),
M. Asselin (Vanier-Les Rivières), Mme Boivin Roy (Anjou—Louis-Riel), M. Bussière (Gatineau), M. Lamothe (Ungava), M. Lemieux (Saint-Jean), Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac), M. Poulin (Beauce-Sud), M. Girard (Lac-Saint-Jean), Mme Abou-Khalil (Fabre),
Mme Dorismond (Marie-Victorin), Mme Schmaltz (Vimont),
M. Montigny (René-Lévesque),
Mme Bourassa (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), Mme Mallette (Huntingdon),
Mme Dionne (Rivière-du-Loup—Témiscouata),
Mme Blouin (Bonaventure), Mme Bogemans (Iberville), Mme Tremblay
(Hull), M. Thouin (Rousseau),
Mme Poulet (Laporte), M. Gagnon (Jonquière), M. St-Louis
(Joliette), Mme Gendron (Châteauguay), M. Rivest
(Côte-du-Sud).
La Présidente : Que les députés
contre cette motion veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Tanguay (LaFontaine),
M. Derraji (Nelligan), Mme Setlakwe (Mont-Royal—Outremont), M. Fortin (Pontiac), Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis),
M. Beauchemin (Marguerite-Bourgeoys), Mme Dufour
(Mille-Îles), Mme Rotiroti
(Jeanne-Mance—Viger), Mme Prass (D'Arcy-McGee),
Mme Lakhoyan Olivier (Chomedey), Mme Caron
(La Pinière), M. Morin (Acadie), Mme Cadet (Bourassa-Sauvé).
M. Nadeau-Dubois (Gouin), M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve), Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Marissal (Rosemont), M. Fontecilla (Laurier-Dorion),
M. Zanetti (Jean-Lesage), Mme Ghazal (Mercier), Mme Labrie
(Sherbrooke), M. Bouazzi (Maurice-Richard), M. Grandmont
(Taschereau).
La Présidente : Y a-t-il des abstentions?
M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 74
La Présidente : La motion est
adoptée.
Maintenant, à la rubrique des motions sans
préavis, M. le premier ministre.
Legault : Oui. Mme la Présidente, je propose, après
consultation auprès des partis d'opposition et de la députée
indépendante :
«Que, conformément aux articles 478 et 479
de la Loi électorale, monsieur Jean-François Blanchet, adjoint au Directeur général des élections et directeur des
opérations électorales, Directeur général des élections, cadre classe 2,
soit nommé Directeur général des élections pour un mandat de sept ans à
compter du 16 janvier 2023 et que la rémunération et les autres conditions de travail de monsieur
Jean-François Blanchet soient celles contenues dans le document ci-annexé
que je dépose.»
La Présidente : Merci. Je rappelle
aux membres de l'Assemblée que, pour être adoptée, cette motion doit être
approuvée aux deux tiers des membres de l'Assemblée. Elle doit donc être suivie
d'un vote par appel nominal.
Doit-on appeler les... Non, ils sont tous là, les
députés.
Je mets donc aux voix la motion de M. le premier
ministre telle que lue précédemment.
Que les députés en faveur de cette motion
veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Legault (L'Assomption),
M. Jolin-Barrette (Borduas), Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville), Mme Fréchette (Sanguinet),
M. Dufour (Abitibi-Est), M. Girard (Groulx), M. Bonnardel
(Granby), Mme LeBel (Champlain), M. Roberge (Chambly), M. Boulet
(Trois-Rivières), Mme D'Amours (Mirabel), M. Martel (Nicolet-Bécancour), Mme Proulx (Berthier),
Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), M. Fitzgibbon (Terrebonne),
Mme Lecours (Les Plaines), Mme Biron (Chutes-de-la-Chaudière),
Mme Roy (Verchères), M. Julien (Charlesbourg), M. Drainville
(Lévis), M. Carmant (Taillon), M. Caire (La Peltrie),
M. Lefebvre (Arthabaska), M. Dubé (La Prairie), Mme Bélanger (Prévost), M. Lamontagne
(Johnson), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), Mme Hébert (Saint-François), M. Émond (Richelieu), Mme Blanchette Vézina (Rimouski), M.
Lacombe (Papineau), Mme Champagne Jourdain (Duplessis), Mme Laforest (Chicoutimi), M. Lévesque
(Chapleau), Mme Charest (Brome-Missisquoi), Mme Duranceau
(Bertrand), Mme Déry (Repentigny), M. Skeete (Sainte-Rose),
M. Simard (Montmorency), M. Allaire (Maskinongé), M. Provençal (Beauce-Nord), Mme Lachance
(Bellechasse), M. Chassin (Saint-Jérôme), M. Jacques (Mégantic),
M. Reid (Beauharnois), M. Bachand (Richmond), M. Caron
(Portneuf), M. Sainte-Croix (Gaspé), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice), M. Asselin
(Vanier-Les Rivières), Mme Boivin Roy (Anjou—Louis-Riel), M. Bussière (Gatineau),
M. Lamothe (Ungava),
M. Lemieux (Saint-Jean), Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac),
M. Poulin (Beauce-Sud), M. Girard (Lac-Saint-Jean),
Mme Abou-Khalil (Fabre), Mme Dorismond (Marie-Victorin),
Mme Schmaltz (Vimont), M. Montigny (René-Lévesque), Mme Bourassa (Charlevoix—Côte-de-Beaupré),
Mme Mallette (Huntingdon), Mme Dionne
(Rivière-du-Loup—Témiscouata), Mme Blouin (Bonaventure), Mme Bogemans
(Iberville), Mme Tremblay (Hull), M. Thouin
(Rousseau), Mme Poulet (Laporte), M. Gagnon (Jonquière),
M. St-Louis (Joliette), Mme Gendron (Châteauguay),
M. Rivest (Côte-du-Sud).
M. Tanguay (LaFontaine), M. Derraji (Nelligan),
Mme Setlakwe (Mont-Royal—Outremont), M. Fortin (Pontiac), Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis),
M. Beauchemin (Marguerite-Bourgeoys), Mme Dufour (Mille-Îles), Mme Rotiroti
(Jeanne-Mance—Viger), Mme Prass (D'Arcy-McGee),
Mme Lakhoyan Olivier (Chomedey), Mme Caron
(La Pinière), M. Morin (Acadie), Mme Cadet (Bourassa-Sauvé).
M. Nadeau-Dubois (Gouin), M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve), Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Marissal (Rosemont), M. Fontecilla (Laurier-Dorion),
M. Zanetti (Jean-Lesage), Mme Ghazal (Mercier), Mme Labrie
(Sherbrooke), M. Bouazzi (Maurice-Richard), M. Grandmont
(Taschereau).
Présidente : Y a-t-il des députés qui sont contre cette motion?
Si c'est le cas, veuillez vous lever. Y a-t-il des abstentions? Aucune. M.
le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 97
La Présidente : La motion est
adoptée.
Poursuivons
maintenant à la rubrique des motions sans préavis. Et je reconnais à l'instant
M. le premier ministre du Québec.
Legault : Oui. Merci, Mme la Présidente. J'en profite pour
remercier les oppositions, qui ont accepté de changer l'ordre des motions pour
qu'on puisse... parce qu'il y en a encore beaucoup à venir, donc... On a des
anciens joueurs qui sont avec nous depuis un certain temps.
Donc, Mme la Présidente, je sollicite le
consentement de cette Assemblée afin de présenter la motion suivante
conjointement avec le chef de l'opposition officielle, le député de Rosemont,
la députée de Vaudreuil :
«Que
l'Assemblée nationale souligne le 50e anniversaire de la Série du siècle
de 1972, événement sportif qui marqua le coeur et les esprits des
Québécois;
«Qu'elle
rappelle l'importance de ce moment historique, tant sur le plan sportif que
politique, qui aura permis à de grands sportifs de se démarquer;
«Qu'elle
rappelle que des événements comme la Série du siècle peuvent être un puissant
vecteur de rassemblement, de fierté, tout en contribuant à améliorer les
relations entre les nations;
«Qu'enfin,
elle salue la contribution et l'héritage laissé par les sportifs y ayant
participé, notamment — ceux qui sont avec nous — Yvan
Cournoyer, Guy Lapointe, Serge Savard, Ken Dryden, Pete Mahovlich, Frank
Mahovlich et Rod Seiling.» Donc... Wow!
La Présidente : Y a-t-il
consentement pour débattre de cette motion?
M. Lévesque (Chapleau) : ...
La Présidente : Un grand
consentement.
M. Lévesque (Chapleau) : ...et le
député de Rosemont.
La Présidente : Parfait. Je
reconnais M. le premier ministre. La parole est à vous.
Legault : Merci, Mme la Présidente. Il y a des événements
qui arrivent dans notre vie qu'on se souvient toute notre vie. Évidemment, la Série du
siècle 1972, ceux qui ont l'âge, évidemment, hein, moi, j'avais
15 ans, on se souvient où on
était. Je me souviens d'avoir regardé une
partie à l'école. Je me souviens
d'avoir regardé une
partie au camping avec une petite TV, plein de monde
autour. C'était vraiment un moment spécial.
Rappelons-nous,
à l'époque, on ne parlait pas des Russes, on disait «les Soviétiques», parce
que, hein, il y avait l'Union
soviétique. Ils disaient : On s'en vient pour apprendre, hein? Puis on
s'était rendu compte que nous autres aussi, on avait des choses à
apprendre.
Et donc,
évidemment, je veux saluer spécialement les personnes qui sont dans les
tribunes. D'abord, hein, Yvan Cournoyer, numéro 12.
M. Legault : Oui, on va l'applaudir,
oui. On l'appelait le «Road Runner», hein, on se souvient de ça.
Guy Lapointe.
Guy Lapointe, oui. Guy Lapointe faisait
partie du «Big Three» avec un autre qui
était assis à côté de lui, mais on se
souvient qu'on l'appelait «Pointu», puis c'était le joueur de tours, hein? Il
m'en a conté quelques-uns tantôt, avant la période de questions, là. Il
en a joué, des tours, pendant sa vie.
Bon, ensuite,
on a celui qu'on appelait «Le Sénateur», hein, Serge Savard, oui, Serge Savard.
Serge Savard, qui était dans le «Big
Three». Et puis, bien, à l'époque, c'était à peu près le seul joueur de hockey
qui parlait de politique, là. Il était conservateur. Je ne sais pas,
aujourd'hui, il serait quoi, là, mais, en tout cas, vous pourrez lui demander.
Ensuite, bien, on a Rod Seiling. Oui, on va
l'applaudir.
M. Legault : So, even if, Rod, you were with the Rangers, we liked you. And
thank you for what you did.
Ensuite,
on a évidemment Ken Dryden. Ken
Dryden, hein? Les femmes le trouvaient beau quand il s'accotait sur son bâton de hockey. Lui, il a fait de la
politique, hein? You went to «Chambre des communes». Donc... Thank you for what
you did with the Habs and with Team Canada.
Ensuite, celui qui a la barbe, là, c'est Pete
Mahovlich, hein? Là, j'invite les journalistes à prendre une photo, tenez-vous bien, de ses orteils. Non, non, il a
dessiné sur ses deux gros orteils deux fleurs de lis. Quand même, hein? So,
we like your toes, Pete.
Puis le
dernier et non le moindre, son frère, qui avait le numéro 27, Frank
Mahovlich. Lui, contrairement à Serge Savard, ça a été un vrai sénateur,
il a été au Sénat.
Donc,
écoutez, quelle époque! Vous vous rappellerez, à ce moment-là, dans les
compétitions internationales, les Olympiques, les joueurs qui étaient
professionnels dans la ligue nationale n'avaient pas le droit de participer.
Donc, c'étaient tout le temps les
Soviétiques qui gagnaient, mais ce n'était pas juste, parce que, bon, nos
joueurs n'étaient pas tous là. C'était au
moment où il y avait une certaine guerre froide entre l'Union soviétique puis
l'Amérique du Nord, donc c'était plus que sportif, quand on dit que
c'était un peu politique, culturel.
Et donc,
bien, je vous rappelle un peu, surtout pour les plus jeunes, premier match,
4 septembre 1972, au Forum de Montréal.
On s'attend tous à ce que le Canada gagne 10-0, quelque chose comme ça. Bien
non. Ça finit 7-3 pour les Soviétiques, la première game. Donc, on
commençait à être inquiets.
Là, je vais
en sauter un peu, mais, après cinq parties, c'était 3 à 1 pour les Soviétiques,
puis on avait une nulle, dans ce temps-là il y avait des nulles, hein, on n'a
plus ça aujourd'hui. Donc, il fallait gagner les matchs 6, 7, 8. Et, sixième
partie, le Canada gagne 3-2. Septième
partie, le Canada gagne 4-3. Donc, la série était rendue égale, 3-3. Il fallait
gagner la dernière, parce que, si
c'était égal, c'étaient les Soviétiques qui gagnaient, à cause du nombre de
buts comptés, puis tout ça. Écoutez, à l'époque, il y avait 22 millions
de Canadiens, il y en a 16 millions qui étaient devant le téléviseur,
hein, 16 sur 22.
Et, troisième période, hein, on dirait
que c'est arrangé, là, mais c'est arrivé pour le vrai, troisième période, c'est
5 à 3 pour les Soviétiques, et là
Phil Esposito compte, et là Yvan Cournoyer compte, il met ça 5-5. Puis, je vous
répète, là, si ça finit 5-5, on perd.
Il reste 34 secondes à jouer, il reste 34 secondes à jouer. Qui a
compté? Paul Henderson. Paul Henderson.
Donc,
je conclus en disant, bien, merci pour la fierté que vous nous avez donnée. Thank you for all these years. Of course, 1972, but also the ones you played with the Habs.
On a eu tellement des beaux moments. En tout cas, moi, je me rappelle de
soirées, assis à côté de mon père, à vous regarder. Vous nous avez donné beaucoup de joie. Puis évidemment, encore
aujourd'hui, le hockey, c'est notre sport national, puis, de génération
en génération, ça aide à rassembler tous les Québécois. Merci beaucoup.
Présidente : Et ce n'est pas terminé. Je reconnais maintenant, pour
son intervention, le chef de l'opposition officielle. La parole est à vous.
M. Tanguay : Merci beaucoup, Mme la
Présidente. Vous savez, il est de ces événements historiques... Moi, je ne
l'ai pas vécu comme le premier ministre, il dit qu'il avait 15 ans à
l'époque, je suis né l'année d'après, en 1973, mais, à l'écouter nous raconter la série, nous raconter le dernier match, s'il
est de ces événements historiques, c'est comme si on y était, c'est comme si je l'avais vu, mais je ne
l'ai pas vu, je n'étais pas né. Et on se revoit, le fameux but de Paul
Henderson, on se revoit... on l'a revu des dizaines et des dizaines de
fois. Ça a marqué.
a marqué parce que, je pense, ça allait au-delà du sport. Ça allait au-delà du
sport, Mme la Présidente, aussi pour l'enseignement,
caractère dans l'adversité. Puis, le premier ministre l'a bien dit, les trois
derniers matchs, il fallait qu'ils les
gagnent, sinon ils perdaient la série. Puis, d'entrée de jeu, il l'a bien dit,
les Russes, très habiles politiquement : On est ici pour apprendre. En politique, c'est toujours
intéressant de baisser les attentes, puis tu livres plus. C'est ça, l'approche.
Alors, ils avaient été très politiques, les
Russes, par rapport à ça. Les Soviétiques, dans un contexte de guerre froide,
baissent les attentes, puis, le
premier match, comme l'a mentionné le premier ministre, ils gagnent 7-3. Oh! Douche
d'eau froide. Alors, en ce sens-là, caractère dans l'adversité.
Vous allez me
permettre de citer Yvan Cournoyer, qui, je pense, avait bien mis la table au départ.
Et l'équipe, Team Canada, l'Équipe Canada
prenait très au sérieux les Russes, et Yvan Cournoyer a dit ce qui suit :
«Avant la première
partie à Montréal,
j'ai dit à Frank Mahovlich : "Mon Frank, j'ai peur, on ne sait pas
contre qui on joue!" Je me disais qu'ils jouaient toujours ensemble
et qu'ils performaient dans les compétitions internationales. Ils
s'entraînaient tout le temps ensemble et
avaient de vrais bons joueurs...» Fin de la citation. Autrement dit, Équipe Canada
avait du talent à revendre mais a dû apprendre. Et c'est l'enseignement,
entre autres, que l'on peut en tirer, à jouer en équipe. Les trois derniers
matchs, l'équipe a été capable de se souder,
de se compléter. Et, en ce sens-là, au-delà du sport... Ça va bien au-delà du
sport, cet enseignement-là. Caractère dans l'adversité.
Et je pense
qu'aujourd'hui, pour moi, ça a été un honneur et toute une fierté d'aller
rencontrer, pour moi, des personnages
historiques, des personnes qui auront marqué le Canada à une époque où le
drapeau canadien... Et ça, c'est Serge Savard qui le mentionnait, le
drapeau canadien, ça ne faisait pas longtemps, que quelques années, qu'il avait
été officialisé, et certains avaient émis
des doutes quant à ce drapeau-là. Et l'enseignement, ce qu'a constaté Serge
Savard, suite à cette victoire
unificatrice là : il n'y avait plus de questionnement, après, sur le
drapeau canadien. Ça nous avait comme galvanisés quant au symbole que ça
représentait.
cet hommage que je rends aujourd'hui, Mme la Présidente, je veux également le
rendre au nom de notre collègue de
Marquette, qui a joué au hockey et qui connaît bien ceux qu'on honore
aujourd'hui. Donc, le député de Marquette se joint à nous pour féliciter, remercier des personnes qui, au-delà du
sport, auront été des modèles et demeureront des modèles. Puis, même 50 ans après, on a des souvenirs
vivides, même quand on ne les a pas vécus directement. Mais ça demeurera un
élément marquant, et c'était important de
les honorer aujourd'hui. Félicitations et merci, merci pour le modèle que vous
représentez. Merci, Mme la Présidente.
Présidente : Et je reconnais maintenant, pour son intervention, le
député de Rosemont.
M. Marissal : Merci,
Mme la Présidente. C'est un grand honneur. Ça a parfois des avantages, d'être
le plus vieux de son caucus. Moi,
j'ai vécu ça. J'étais plus jeune que le premier ministre, je suis né en 1966.
Faites le calcul, j'avais six ans. C'est
probablement mes premiers souvenirs de hockey, mes premiers souvenirs
télévisuels dans le bungalow de Granby, avec la première télé couleur,
avec mon frère Olivier.
Je l'ai dit, je suis
né en 1966, donc, plus six, 1972, on tombe dans l'époque dorée du hockey,
surtout à Montréal, surtout au Québec. À
l'époque, on ne se demandait pas si le Canadien allait faire les séries, on se
demandait en combien de games il
allait gagner la coupe. Ça a bien changé, malheureusement, mais on garde
espoir, parce que, quand on aime une fois, on aime pour toujours ce club
de hockey.
J'ai,
comme quiconque a vécu cette série-là, gardé des souvenirs vivaces, des
souvenirs à la frontière du sport et de la politique. Parce qu'il faut le dire, et le premier ministre l'a dit,
c'était une sacrée époque. Évidemment, il y a les exploits sportifs. On parle du but d'Henderson, c'est sûr,
de Cournoyer, bien sûr, des frères Mahovlich. J'ai gardé Ken Dryden pour la
fin de cette
partie de mon discours parce
que, maintenant qu'il n'est plus politicien et que je ne suis plus journaliste,
je peux le dire :
M. Dryden, vous avez toujours été mon héros, mon préféré. Le flegme de cet
homme, ses exploits sportifs m'ont toujours impressionné et
m'impressionnent encore toujours.
On se rappelle aussi de la fluidité du
jeu des Russes. Ça, ça nous avait franchement renversés. Tretiak, qui n'était
pas mauvais non plus, Tretiak, ce n'était
pas un mauvais gardien de but, celui-là — il
s'est attaché au Québec ensuite, après, vous voyez, on a créé des liens — Kharlamov,
et les autres. Quiconque a vécu ça se rappelle de l'ébahissement des joueurs
russes devant la rudesse des joueurs
canadiens. Je les comprends. On était à l'époque des «Broad Street Bullies», et
quiconque a joué contre Bobby Clarke a probablement été traumatisé.
se rappelle évidemment du fameux : Nous sommes venus pour apprendre. Ils
nous en ont appris aussi quand même
pas mal. Mais il y avait des aspects politiques à ce truc-là. Il y avait des
grands aspects politiques qu'on ne peut pas occulter, surtout pas aujourd'hui. Rappelez-vous, là, 1972, nous étions
dans la période la plus lourde de la guerre froide. Le rideau de fer
séparait alors dramatiquement le monde en deux. Rappelez-vous, là, pour ceux et
celles qui étaient là, Richard Nixon était
président des États-Unis. C'était le début de la fin de la guerre du Vietnam,
la reconnaissance de la Chine
communiste par les États-Unis, le premier traité de réduction des armes
nucléaires avec l'URSS. Bonjour l'ambiance! C'était une sacrée époque.
Peut-être
que mes souvenirs se sont romantisés avec les années, Mme la Présidente, ça se
peut. Ça se peut, mais j'ai l'impression que la Série du siècle aura été plus
que du hockey. La Série du siècle a contribué à la détente qui a suivi dans les
années subséquentes. C'est d'autant plus ironique de fêter ce
50e événement au moment où un nouveau rideau de fer s'est dressé entre la Russie et nous, et
nous le regrettons tous. Quoi qu'il en soit, la Série du siècle de 1972 a
certainement contribué à la passion du hockey pour des millions de
petits gars comme moi.
M. Marissal : J'y arrive, j'y arrive,
merci, Mme la députée, des millions de petites filles aussi. D'ailleurs, j'en
profite pour souligner un autre
anniversaire de hockey. C'est en 2022 qu'on fête le 20e anniversaire de la
première médaille d'or olympique de l'équipe féminine canadienne. On
peut les applaudir aussi.
Présidente : Je mets cette motion aux voix. Est-ce que cette motion
est adoptée?
Présidente : Bien sûr. Je reconnais maintenant M. le leader du
gouvernement.
M. Jolin-Barrette : Mme la Présidente,
écoutez, avec les collègues des oppositions, et avec votre permission, et avec
le consentement des collègues, nous
pourrions procéder, à ce moment-ci, aux voeux des fêtes avec des interventions
dans l'ordre suivant : le
premier ministre, le chef de l'opposition officielle, le chef du deuxième
groupe d'opposition et vous, Mme la Présidente.
La Présidente :
Bien, alors, pour... C'est la
tradition ici, hein, à l'orée des vacances du temps des fêtes. M. le premier ministre,
nous vous écoutons.
M. Legault : Oui. Bien, merci, Mme la
Présidente. Je suis content, cette année, de pouvoir faire mes voeux. On se
rappellera, lors de l'élection en 2018, je n'avais pas pu faire mes voeux. On a
trouvé le moyen d'éviter que le député de Matane m'empêche de le faire.
la Présidente, je veux d'abord vous remercier. Deux semaines, sincèrement, là,
je pense, ça s'est bien passé. Ça
s'est bien passé, oui. Dire que, durant toute votre carrière, vous avez
toujours été au-dessus de la partisanerie. Donc, ça se ressent. J'ai déjà vu à quelques reprises vos gros
yeux. Donc, je suis prudent. Évidemment, on l'a vu, même en deux semaines
ça arrive que la température monte un petit
peu. On pourrait baisser le chauffage, là, comme le suggère le ministre de
l'Énergie.
Vous
allez me permettre, Mme la Présidente, d'avoir quelques mots sur les chefs des oppositions,
là, que j'aime tous égal.
D'abord,
commençons par le chef de l'opposition officielle. Il faut quand même être
admiratifs, là, d'avoir, dans un contexte pas facile, à pied levé pris cette
job-là. Bravo! Déjà, c'est tout un exploit. Et on espère... En tout cas, moi,
j'espère sincèrement, là, qu'il va être là en janvier, quand on va
revenir. Eh oui. Et je veux lui dire merci aussi parce qu'il m'a facilité la tâche en reprenant à peu près mot par
mot les questions de sa prédécesseure, là. On dirait presque du
karaoké, oui.
chef du deuxième groupe d'opposition, là, ce que je comprends, c'est qu'étant
donné qu'il y a moins de députés dans
l'opposition officielle il se trouve être rapproché de moi, de toutes sortes de
façons. Et, bien, je l'ai entendu à quelques reprises, il pense que je
fais une fixation sur lui, mais c'est les députés de la CAQ que je regarde
derrière lui, là. Je lui souhaite de passer
un beau temps des fêtes, de poursuivre son recentrage, de chanter, de danser
avec la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques. Mais ce n'est pas nécessaire de
mettre ça sur TikTok. Suggestion comme ça.
ne voudrais pas oublier le chef du troisième groupe d'opposition, là. J'espère
qu'il nous entend, de l'autre bord de
la porte. Comme vous le savez, je connais bien sa formation politique, et je
n'ai pas de souvenir d'un chef du Parti québécois, là, qui avait autant
la mainmise sur tout son caucus.
Maintenant, la quatrième
opposition. Bien sûr, je parle des journalistes. C'est les seuls qui peuvent venir
au salon bleu sans avoir prêté serment au
roi. Mme la Présidente, je vous demande de peut-être examiner ça, là, de vous
pencher là-dessus. Ça a été une
grosse année aussi pour les journalistes. Eux autres aussi, ils ont eu une
campagne électorale. Donc, je leur
souhaite de se reposer puis de revenir... là je ne sais pas si je devrais dire
plus de bonne humeur ou tout simplement de bonne humeur, en janvier.
Sérieusement,
c'est le temps des fêtes qui s'en vient. Donc, il faut sortir de la
confrontation. Il faut se dire qu'on est
chanceux de vivre dans une démocratie puis de s'écouter. Même si on n'est pas
toujours d'accord, c'est ce que je souhaite, qu'on continue de
s'écouter. Donc, je veux remercier tous les députés de tous les partis. Je veux
remercier le personnel politique, d'abord,
ici, à l'Assemblée nationale, mais aussi dans nos bureaux de comté, qui
travaille fort, le personnel de l'Assemblée nationale, qui agit toujours
de façon très professionnelle.
Puis, bien,
en terminant, je veux dire quelques mots, m'adresser aux Québécois. Oui, on vit
des moments qui sont éprouvants,
actuellement. Il s'agit d'aller à l'épicerie, il s'agit de voir les taux
d'intérêt, c'est dur pour tout le monde. Donc, je fais un appel de solidarité à tous les Québécois. Sinon, bien, je
souhaite à tout le monde de passer un beau temps des fêtes, donc, un
joyeux Noël, une bonne année 2023.
Je disais ça
à notre party de la CAQ cette semaine, je vous demande de faire un exercice.
Demandez-vous : Quelles sont les
personnes que j'aime le plus dans la vie?, puis donnez-vous comme objectif de
les voir dans les prochaines semaines, là, pendant qu'on a un peu plus
de temps pour le faire.
Donc, on se souhaite de revenir, tout le monde,
bien reposé en janvier. Merci.
La Présidente : Je reconnais
maintenant, pour ses souhaits, le chef de l'opposition officielle.
M. Tanguay : Merci
beaucoup, Mme la Présidente. Évidemment, j'ai l'occasion pour la première fois
de faire les voeux de Noël. Et vous
me permettrez de débuter avec les collègues ici, à l'Assemblée nationale. Je
pense que, comme l'a dit le premier ministre, il est important de
reconnaître qu'on est tous ici pour travailler dans l'intérêt des Québécois et Québécoises. On a tous... Les 125, là, quand on
s'est présentés, on a été élus, on connaît notre mandat, qui est de représenter
tout le monde. Et mon souhait, mon souhait,
pour le quatre ans qui est devant nous, le quatre ans qui est devant nous :
nous gardions toujours en tête, dans tout ce que nous faisions, cet
intérêt-là suprême qui nous guide.
Et, en ce
sens-là, je nous souhaite à chacun, chacune d'entre nous le repos avec nos
proches, qu'on se ressource — ça
ne paraît pas, mais on est sortis rapidement
d'une campagne électorale, et ce deux semaines aura été court mais quand même
intense — nous permettre de se reposer, de faire peut-être
déjà un bilan sur ce qui a été accompli et de revenir avec une énergie
renouvelée.
Vous allez me
permettre, dans l'esprit des fêtes, de donner quelques cadeaux, Mme la
Présidente. Et ce sera... Je sais que le premier ministre aime beaucoup
la lecture, alors ce sera des livres, que je veux donner.
Je vais commencer par le chef du Parti
québécois, le député de Camille-Laurin. On sait, dans la vie, Mme la Présidente, il y a un principe de base, là :
plus on connaît, plus on aime. Alors, vous ne serez pas surprise, je lui ai
acheté et je vais lui faire
transmettre par la sergente d'armes une biographie de Charles, le roi Charles.
Écoutez, on apprend des choses,
là-dedans, qui le rendent très, très, très sympathique. Alors, je ne veux pas
aller lui remettre en main propre, mais je pense que la sergente d'armes a déjà quelque chose à lui remettre.
Alors, en même temps, vous pourrez, s'il vous plaît, lui remettre le
livre que j'ai pour lui.
Évidemment,
celui qui est à ma gauche, le chef de la deuxième opposition, qui est père de
famille, la petite Hélène, qui a neuf mois, si mes calculs sont bons,
bien, évidemment, moi, je pense qu'on essaie toujours aussi de trouver des
suggestions qui vont dans le sens de ce que pensent les parents, et ainsi de
suite. Alors, pour la petite Hélène, sûrement, peut-être pas à neuf mois mais rapidement, elle va vouloir colorier.
Alors, quel serait le thème qui plairait également à son père? Alors, j'ai acheté un cahier à colorier sur
les licornes. Je pense que c'est réellement quelque chose qui... Alors, bon
coloriage, bon coloriage. Et, si le chef de
Québec soli