Agriculture, Fisheries, Energy and Natural Resources — 28 October 2015 (41st Legislature, 1st Session)
CAPERN 2015-10-28
Quebec — Committees
(Quinze heures sept minutes)
Le Président (M. Morin) :
Bonjour, tout le monde. Comme nous avons le quorum, je déclare la séance de la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de
l'énergie et des ressources naturelles ouverte. Mesdames messieurs, vos
téléphones cellulaires.
La commission
est réunie afin de procéder à l'étude détaillée du projet de loi n° 54,
Loi visant l'amélioration de la situation juridique de l'animal.
M. le secrétaire, y a-t-il des remplacements?
Secrétaire : Oui, M. le Président. M. Roy (Bonaventure) est
remplacé par Mme Poirier (Hochelaga-Maisonneuve).
Président (M. Morin) : Merci, mon cher monsieur. Lors de la fin
de nos travaux hier, nous discutions de l'article 2 de la
loi sur le
bien-être et la sécurité animale, introduit par le projet de loi n° 54.
Intervention, M. le ministre?
M. Paradis
(Brome-Missisquoi) : Oui,
peut-être un point d'information, là. La nuit portant conseil, on a effectué
des consultations sur la définition du terme
«impératifs biologiques», qu'on avait adopté hier. Aussitôt que le texte que
je m'entends proposer va être prêt, je vais
le faire circuler, et, si ça vous satisfait... Parce qu'on n'a pas soustrait,
là, des éléments. On en a ajouté aux
impératifs biologiques comme tels. C'est plus englobant, mais je vous laisserai
juger. Et, s'il n'y avait pas de
problème, j'aimerais que vous en informiez la présidence, on pourrait réouvrir
l'article, le modifier rapidement si
c'est conforme à ce que vous souhaitez, là. Mais nous, on a été avisés
d'ajouter un élément qui semblait important.
Le Président (M. Morin) : M.
le député de Berthier.
M. Villeneuve : Oui. Et on va
avoir ça sous peu, vous me dites, c'est ça?
M. Villeneuve : O.K.
D'accord.
M. Paradis (Brome-Missisquoi) :
C'est en rédaction.
Villeneuve : Donc, l'intégrale de ce qu'on a voté hier y
demeurerait, mais il y aurait un élément complémentaire.
M. Paradis
(Brome-Missisquoi) : Tous les
éléments qui étaient dedans hier vont s'y retrouver, d'après l'information
que j'ai, plus un élément additionnel.
Villeneuve : Intéressant. Est-ce que, parce qu'on avait discuté
hier du fait que les juristes et vous-même étiez pour regarder cet article-là pour... pas l'article, mais le paragraphe,
et peut-être éventuellement, là, lors... Et je ne veux pas que vous brûliez une cartouche en me disant
que votre prérogative d'intervenir à la troisième lecture... mais, ce que
vous nous disiez hier, finalement, les
vérifications auraient été faites, là, complètement, et on aurait une
modification. Ah! O.K. Intéressant.
M. Paradis (Brome-Missisquoi) : Je
préfère le faire en commission parlementaire parce que ça permet des échanges,
s'il y a lieu.
Villeneuve : Oui, tout à fait. Non, très intéressant. On a bien
hâte d'en prendre connaissance, M. le Président. Et, oui, on le regardera et, à la lumière de ce que ce sera, eh bien, on
pourra, avec consentement, M. le Président, bien sûr, revenir en
arrière.
Le Président (M. Morin) :
Merci, M. le député de Berthier. On peut reculer.
M. Paradis (Brome-Missisquoi) : Ça
va. On revient à l'article 2, M. le Président?
Le Président (M. Morin) :
Oui, vous avez tout à fait raison, M. le ministre. Allez-y sur
l'article 2.
M. Paradis
(Brome-Missisquoi) : «Les
règles régissant le bien-être et la sécurité des animaux sauvages qui sont
des animaux de compagnie sont prévues par la
Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune et ses règlements.
«Toutefois,
un inspecteur peut veiller à l'application de ces règles et exercer, à l'égard
de ces animaux, les pouvoirs qui lui sont conférés par la présente loi.»
Le Président (M. Morin) : M.
le député de Berthier.
M. Villeneuve : Oui. Je suis justement,
là, dans la
Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune, à
l'article 27 et ses suivants, là, où...
M. Paradis
(Brome-Missisquoi) :
Attendez un petit peu, je vais essayer de vous suivre. 27 et suivants de la loi
sur la mise...
Villeneuve : Oui.
Dans le fond, on dit : Les pouvoirs qui lui sont conférés... l'application
de ces règles, voilà, c'est le point, l'application de ces règles.
Quelles sont ces règles?
M. Paradis
(Brome-Missisquoi) :
Attendez un petit peu, là, je vais essayer de... J'ai la loi, mais je
n'ai pas l'autre loi sous la main.
M. Villeneuve : Moi, je veux
être certain de ne pas en oublier, là.
M. Paradis (Brome-Missisquoi) : 27
de la faune se lit comme suit, là : «Nul ne peut pourchasser...»
M. Villeneuve : 29, M. le
Président.
Paradis (Brome-Missisquoi) :
29. Excusez. «Le gouvernement peut, par règlement, autoriser». Et la question
est?
Villeneuve : Bien,
dans le fond, quand on parle des règles, hein, on dit : «Toutefois, un
inspecteur peut veiller à l'application de ces règles...» Est-ce qu'on
comprend que c'est toutes les règles qui sont relatives à la
loi sur...
M. Paradis
(Brome-Missisquoi) : «Les
règles régissant le bien-être et la sécurité des animaux sauvages qui sont des
animaux de compagnie sont prévues par la
Loi sur la conservation et la mise en
valeur de la faune et ses règlements.» Donc, c'est les règles et règlements
que vous retrouvez dans la
loi sur la mise en conservation de la faune.
M. Villeneuve : Donc, on voit
qu'entre autres il y a le dressage, on voit que...
M. Villeneuve : Le chien de
chasse, en fait, ce n'est pas inscrit.
«1° le
dressage d'un animal ou d'un chien dans un endroit où l'on retrouve un animal
ou celui d'une catégorie d'animaux déterminé par règlement;
«2° le dressage d'un animal ou d'un chien à
l'aide d'un animal.»
Vous savez,
on découvre des choses à force de creuser la question et, quand on voit
apparaître «dressage d'un animal»,
donc, d'un chien notamment... mais on dit «d'un animal ou d'un chien», donc ça
peut être plus qu'un chien, c'est ce
que je comprends dans l'article. Juste voir, M. le Président. On est dans un
projet de
loi sur le bien-être animal, la sécurité animale, le projet de loi n° 54, et on sait
qu'on fait souvent des allers-retours au niveau de la
loi sur la conservation
de la faune et, dans ce cas-ci, on retrouve le chien. On présume que
c'est un chien de chasse, là, hein?
M. Paradis
(Brome-Missisquoi) : Je ne
pense pas, là, sauf si les juristes m'indiquent le contraire, que les règles
régissant le bien-être et la sécurité des animaux sauvages... je ne pense pas
que, dans 29, on soit dans des règles régissant le bien-être et la
sécurité — je
le dis bien modestement — à
moins qu'on me corrige, là.
Villeneuve : «Les règles régissant le bien-être [...] et
ses règlements.» Je voulais juste voir, là, comment on conciliait ça, là, comment on conciliait les deux,
là, le projet de loi n° 54 versus on retrouve un animal domestique, là,
dans la Faune. Je sais qu'on a eu de larges débats là-dessus, là.
M. Villeneuve : C'est ça.
Villeneuve : Oui, ils sont couverts par la Faune puis on les a
aussi dans «animal domestique» en a, là, je sais qu'on a fait beaucoup d'allers-retours à ce niveau-là, et là on retrouve
un animal domestique qui est sous l'égide, sous le parapluie, de la loi
sur la conservation de la faune.
M. Paradis
(Brome-Missisquoi) : On les
retrouve particulièrement à l'article 3 de la
loi sur la mise en valeur
de la faune, et ça se lit comme suit, là : «Quiconque garde en captivité
un animal, à l'exception d'un amphibien visé à l'annexe I, gardé sur les
lieux de pêche et à des fins de pêche, doit respecter les obligations
suivantes :
«1° [...] fournir de l'eau et de la
nourriture[...];
«2° le garder dans un endroit salubre...»
Ça, ce sont
des règles de bien-être et c'est à ça qu'on fait référence. Accès à un abri,
soins de santé requis par son état physiologique, ça, ça se retrouve
dans la
loi sur la faune. Donc, c'est à ces éléments-là qu'on fait référence.
M. Villeneuve : Moi, ça me
va, M. le Président, je n'ai pas d'autre question sur cet article-là.
Le Président (M. Morin) :
C'est bien. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 2?
Le Président (M. Morin) :
Oui, Mme la députée de Mirabel.
Mme D'Amours : Hier, on a parlé, là,
des agents de la paix et... en fait, sur le ministère de la Faune, puis je voulais savoir pourquoi vous n'avez pas fait un
travail en parallèle avec eux. Je sais que vous l'avez fait avec le ministère
de la Justice, naturellement, puis que ça
s'est bien déroulé. Pourquoi
on ne l'a pas fait en parallèle avec la Faune pour arrimer les montants,
les façons, les... Vous trouvez ça drôle, M. le ministre?
M. Paradis
(Brome-Missisquoi) : Non.
C'est parce que le travail a été fait. Maintenant, ce n'est pas le ministre
de l'Agriculture qui est chargé de l'application, de la rédaction,
de la législation de la
loi sur la faune, c'est le ministre de
la Faune, et le ministre de la Faune, c'est lui qui va décider quand et
comment il modifie sa loi. Ce n'est pas le ministre de l'Agriculture qui va lui dire comment modifier sa
loi, là.
D'Amours : Ça, je comprends
bien que, tu sais, chacun a son dossier. Mais, sachant que vous alliez déposer
ce projet
de loi, sachant que les gens
attendaient ça depuis longtemps, sachant que tout le monde a été debout à
applaudir, est-ce que vous pensez que votre collègue
est en préparation à un travail précis ou si... Parce que vous m'avez mentionné
deux fois : Bien, tu as un porte-parole dans ton... Bon, bien, mon porte-parole, je lui ai parlé. Mais là il va falloir que ce
soit un porte-parole qui demande une commission...
M. Paradis (Brome-Missisquoi) : Un
mandat d'initiative.
Mme D'Amours : ...un mandat d'initiative
puis qu'on arrive pour essayer d'arrimer ça.
M. Paradis (Brome-Missisquoi) : Mais
c'est comme ça...
Mme D'Amours : C'est très efficace
pour les animaux du Québec, c'est très, très efficace.
M. Paradis
(Brome-Missisquoi) : Non,
non, mais je fais juste vous dire, là : Le règlement de l'Assemblée nationale, il a été adopté à l'unanimité des membres de l'Assemblée
nationale, ce sont des règles que nous nous sommes données. Moi, si vous voulez modifier le règlement
de l'Assemblée nationale, la procédure, habituellement, c'est qu'on en parle à
nos leaders, nos leaders vont rencontrer la présidence de l'Assemblée
nationale. Ça se fait à peu près à tous les 20, 25 ans. Ça aussi,
là, moi, je l'ai vécu quelques fois dans ma vie.
Mme D'Amours : M. le Président,
j'aimerais ça, moi, savoir quel propos j'ai dit pour que le ministre me réponde ça. Je n'ai pas voulu changer les
règlements, là, je fais juste vous demander de quelle façon vous avez procédé,
de quelle façon vous avez travaillé. Quel propos j'ai tenu qui vous fait dire
ça? Je ne comprends pas, là.
M. Paradis (Brome-Missisquoi) :
Bien, c'est parce que — puis
je ne vous en veux pas, là — votre
question appelle cette réponse-là, parce
qu'à partir du moment où vous dites : Le ministre de l'Agriculture va
changer la
loi sur la...
Paradis (Brome-Missisquoi) :
Non? Ah! j'ai mal saisi, d'abord. Je m'en excuse si j'ai mal saisi. Je m'en
excuse.
Mme D'Amours : Bien non, vous
avez...
M. Paradis (Brome-Missisquoi) :
J'avais saisi qu'il fallait qu'il change la
loi sur la faune.
Mme D'Amours : Non, non, pas du tout. C'est parce que
je me demande comment ça se fait que ça ne s'est pas fait en parallèle, parce que vous avez dû
travailler avec un autre ministère qui devait être en accord avec vous. On a le
ministère de la Justice, qui fait en sorte qu'aujourd'hui vous puissiez aussi déposer ce projet
de loi là. Je veux dire, est-ce qu'il n'y a
pas une concertation qui aurait pu se faire en parallèle en même temps pour
qu'on puisse arriver, au Québec, à avoir partout les mêmes règles pour les animaux
de la Faune et les animaux qui ne sont pas de la Faune? Mon questionnement
était ça. Mais vous répondez à ma question, c'est correct.
M. Paradis (Brome-Missisquoi) : O.K. Mais il
n'y a pas personne... je tiens à vous rassurer, là, on l'a indiqué
clairem