House Proceedings — 17 September 2013 (40th Legislature, 1st Session)
2013-09-17
Quebec — Debates (Hansard)
Mme Houda-Pepin : Alors, Mme la Présidente, du 2 au 17 août dernier, s'est tenue à Sherbrooke la 22 e édition des
Jeux d'été du Canada, à laquelle ont pris part plus de 4 200 jeunes
athlètes venus de tous les coins du pays et
qui se sont mesurés dans une
vingtaine de disciplines. De ce nombre, neuf vedettes montantes de la Rive-Sud
de Montréal, dont deux jeunes espoirs du comté de La Pinière, Vincent Lanctôt-Reeves et Brittany
Salmon, y ont participé.
Vincent Lanctôt, 18 ans, est un passionné du décathlon.
Malgré son jeune âge, il a participé au Championnat canadien jeunesse
d'athlétisme, de 2009 à 2012, où il s'est classé au deuxième rang, ainsi qu'aux
Jeux du Québec,
en 2010 et en 2012, où il est arrivé premier.
Brittany Salmon est une spécialiste du
saut à la perche qui a terminé première à l'épreuve de sélection du Québec en juin dernier. C'est un modèle de détermination et de
persévérance.
Je les salue et, à travers eux et elles, je salue tous les
athlètes, les jeunes athlètes du Québec. Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Poirier) : Merci, Mme la députée de La Pinière. M. le député d'Ungava.
M. Ferland : Merci. Merci, Mme la Présidente. Je tiens à souligner que le parc
Robert-A.-Boyd fait l'hommage des 185 000 personnes qui ont bâti la Baie James et les
chantiers d'Hydro-Québec. En effet, M. Daniel Bellerose, de Radisson, a eu un rêve dans les années 1990, soit
de rendre hommage aux 185 000 hommes et femmes qui ont travaillé à la Baie James de 1950 à aujourd'hui. Son rêve
s'est réalisé dans les années 2000 lorsqu'il a découvert des objets
d'époque associés à l'ancien camp de travailleurs du chantier.
construction du parc a débuté vers la fin des années 1990, et l'inauguration a
eu lieu en 2000. Le parc a été nommé parc Robert-A.-Boyd en l'honneur de celui qui a permis
l'utilisation de la langue française au chantier de la Baie James. Il a été aussi président-directeur
général de la société
d'État, étant l'un des principaux responsables
de la construction du chantier de la Baie James.
C'est donc avec beaucoup de fierté que je tiens à féliciter M. Daniel
Bellerose ainsi que les 185 000 travailleurs qui ont amené une autre dimension à cette
région. Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Poirier) : Merci, M. le député d'Ungava.
Mme la députée de Bourassa-Sauvé.
de Santis : Merci, Mme la Présidente. Aujourd'hui, je me fais
la porte-parole de tous les députés de l'Assemblée nationale pour saluer M.
Claude Poirier, le nouveau président du Richelieu International.
Petit-fils de Magnus Poirier, qui a fondé le réseau des
maisons funéraires qui portent toujours
fièrement son nom et dont il est le président, M. Poirier est une
véritable inspiration. Homme d'affaires accompli, homme de famille et de loyauté, homme de cœur et d'action, Claude a
toujours et il continue d'œuvrer pour faire le bien autour de lui.
Claude Poirier est un modèle pour tous
ceux qui le côtoient, tant dans son entreprise que dans sa communauté. Comme Midas, il transforme tout ce qu'il touche en or. Je
lui rends hommage pour son accession à
titre de président du Richelieu International, qui compte 4 000
membres, et je lui dis : Bravo! nous sommes très fiers de vous, Claude, et
de votre engagement envers la jeunesse et la francophonie et nous vous
souhaitons un mandat des plus
fructueux. Merci.
Vice-Présidente (Mme Poirier) : Merci. M. le député de Granby.
Bonnardel :
Merci, Mme la Présidente. Le 25 juin 1950, la guerre a éclaté entre la Corée du
Sud et la Corée du Nord. Dès le 30 juin suivant, le Canada, en appui à l'ONU, s'est
impliqué dans ce combat, le troisième plus sanglant dans l'histoire du
Canada. 26 000 Canadiens et Canadiennes en uniforme ont prêté main-forte
aux Sud-Coréens durant ce conflit
qui a duré trois ans. Parmi eux, 1 558 sont revenus blessés, tandis que
516 sont morts au combat.
Tous s'entendent pour dire que la
participation à cette guerre a été admirable, et c'est pourquoi je désire, en ce 60e anniversaire de l'armistice de la guerre de Corée, rendre
hommage à deux vétérans du 22e Régiment qui demeurent dans ma
circonscription, MM. Florian Roy et
Maurice Vivier.
Je vous salue. Votre courage et votre
altruisme sont exemplaires. Je suis fier de vous avoir dans ma circonscription, et je vous remercie pour votre sacrifice, et je vous souhaite un
bon 60e des
vétérans de la Corée. Merci.
Vice-Président (M. Cousineau) : Merci, M. le député de Granby. Je cède maintenant la parole à Mme la
députée d'Hochelaga-Maisonneuve.
Mme Poirier
: Merci, M. le Président. Je veux souligner aujourd'hui le 100e anniversaire d'existence de l'école Saint-Clément, située dans Hochelaga-Maisonneuve.
Construite en 1913, cette école,
située au coin des rues Lelcerc et Lafontaine, est un témoignage architectural de la prospérité de l'ancienne ville de Maisonneuve. Initialement réservée à l'éducation
des jeunes filles, cette école accueille aujourd'hui 300 élèves
d'âge primaire et préscolaire. Avec, comme projet pédagogique, le développement chez les élèves d'une culture de l'écrit et la participation des parents à la vie
scolaire, on peut dire que cette école agit avec
force là où il le faut. Cet esprit droit et
clairvoyant est inspirant, et j'ai
confiance qu'il s'incarnera pour encore de
nombreuses années à l'école Saint-Clément.
100 ans d'existence, ça n'a rien de banal pour une école et
c'est une grande fierté. Je partage ainsi celle de toute cette communauté bouillonnante de vie qui gravite
autour de l'école Saint-Clément. Merci, M. le Président.
Le Vice-Président (M. Cousineau) : Merci, madame. Merci, Mme la députée
d'Hochelaga-Maisonneuve. Je passe maintenant
la parole à la députée de Richmond. Mme la députée.
Vallières : Merci, M. le Président. C'est vraiment un grand plaisir
pour moi de commencer la présente session
parlementaire en soulignant le 35e anniversaire de L'Association des auteurs des Cantons-de-l'Est. Moi-même passionnée
d'écriture et de lecture, j'invite donc tous les Québécois à dire : Lire l'Estrie. Que vous aimiez les romans, poésies, drames, nouvelles ou encore les livres jeunesse, vous
allez trouver vraiment tout ce que vous cherchez dans la littérature estrienne.
Je profite donc, M. le Président, de ce 35e anniversaire pour souligner l'apport de tous les
administrateurs qui ont contribué à l'avancement de l'écriture dans notre
région par les événements qu'ils ont organisés, les concours créés ou encore les liens qu'ils ont permis. Mais
j'aimerais surtout parler de l'apport indéniable de nos auteurs, oui, à
l'histoire, oui, à la culture, mais, en ce qui me concerne, merci aussi aux auteurs pour le rêve qu'apporte le livre, pour vos mots, pour le plaisir, la détente, pour les intrigues, la réflexion.
En terminant, merci, donc, à L'Association des auteurs des
Cantons-de-l'Est de croire aux auteurs de chez
nous, de les promouvoir et de les diffuser en étant un excellent catalyseur.
Bon 35e.
La Vice-Présidente (Mme
Poirier)
Merci, Mme la députée de Richmond. Mme la députée de Crémazie.
Mme De Courcy : Mme la Présidente, chers collègues, il est important pour moi de souligner
l'intérêt et le travailexceptionnel d'un groupe de jeunes de Crémazie qui se sont démarqués lors d'une simulation politique hors du commun.
Je souhaite souligner l'excellence de
l'équipe d'étudiants du collège André-Grasset au projet de
simulation des Nations unies, à New York, en avril dernier. Représentant, lors de cet
exercice, la République du Botswana, ces 18 jeunes, issus de l'ensemble des programmes du collège, ont
vécu une expérience enrichissante, en plus d'obtenir le prix Délégation éminente. De plus, deux de ces jeunes étudiantes, Amber Cicconi et Mathilde Savoie, ont gagné une
mention honorable pour le concours vidéo
organisé dans le cadre de la simulation.
Cet exercice enrichissant aura permis aux jeunes de
développer un intérêt particulier pour la politique et l'actualité internationales. Il me fait toujours plaisir
d'encourager de tels projets qui permettent aux jeunes du Québec et de ma circonscription d'élargir leurs intérêts,
d'améliorer leur connaissance du monde et de la politique tout en ayant
du plaisir. Encore une fois, bravo à l'équipe d'étudiants du collège
André-Grasset.
Vice-Présidente (Mme Poirier) : Mme la députée
de Hull.
Gaudreault : Merci, Mme la Présidente. Alors, l'entreprise Pilon ltée célèbre cette année son
115e anniversairede fondation. Il y a plus d'un
siècle, M. Joseph Pilon ouvrait une manufacture de portes et de fenêtres à
Hull, tout près de la rivière de l'Outaouais.
En 1942, un jeune homme de 16 ans
nommé Roland Lavoie fut embauché pour s'occuper de ce qu'on appelait à l'époque les
trois c : la caisse, la comptabilité et le comptoir. Quelques décennies
plus tard, ce même jeune homme devint le président-directeur
général de la compagnie. À l'âge vénérable de
88 ans, M. Roland Lavoie est toujours très actif au sein de son entreprise. Ce gestionnaire hors pair a su faire de Pilon ltée une entreprise reconnue pour
son profond engagement et son enracinement dans la communauté hulloise.
Au fil des années, une deuxième puis une
troisième génération de Lavoie se sont jointes au patriarche, formant ainsi une
relève d'exception. Alors, bravo aux membres de la grande famille de Pilon
ltée. Je leur souhaite un excellent 115e anniversaire.
Vice-Présidente (Mme Poirier) : M. le député
de Saint-Jean.
Turcotte : Mme la Présidente, si je prends la parole aujourd'hui, c'est pour honorer la mémoire d'un de mes concitoyens.
11 août dernier, Maxime Trépanier, un pilote de montgolfière de
Saint-Jean-sur-Richelieu, a été victime d'un accident qui a laissé dans un profond deuil son
épouse, ses jeunes enfants, sa famille ainsi que toute la communauté du ballon. Maxime, depuis déjà plusieurs années, était un visage connu et
apprécié dans le Haut-Richelieu. Tout comme sa
famille, nous ne pouvons passer sous silence
l'implication et le dévouement de gens aussi appréciés que les
Trépanier. Nous pouvons encore moins demeurer indifférents dans une période
aussi difficile.
Normand et Line nous ont donné des enfants formidables qui
se comportent en modèles pour la collectivité. Maxime était l'un d'eux. S'il nous a quittés, si nous ne pourrons plus
le voir, nous ne pourrons plus le côtoyer dans notre quotidien, je veux
que ses proches sachent qu'il restera dans nos mémoires. Salut, Maxime.
La Vice-Présidente (Mme Poirier) : Alors, en hommage à Maxime Trépanier,
je vous demanderais de vous lever pour garder
un moment de silence, s'il vous plaît.
• (13 h 58
13 h 59) •
La Vice-Présidente (Mme
Poirier) : Je vous remercie. Alors, ceci met fin à la rubrique
Déclarations de députés.
Nos travaux reprendront dans quelques instants.
(Suspension de la séance à 14 heures)
Président : Mesdames messieurs,
il me fait plaisir évidemment de vous retrouver — c'est le cas pour chacun d'entre nous — pour cette nouvelle session parlementaire. Et, comme il
est dans nos habitudes de le faire, dans notre
tradition de le faire, je voudrais faire remarquer
que nous avons perdu un collègue depuis notre dernière réunion. M. le
député de Portneuf
Michel Pagé est décédé depuis ce
temps-là.
Mais nous avons eu aussi, l'été dernier, un
événement extrêmement tragique qui a touché tout le Québec.
Une grande
partie… toute la communauté internationale, finalement, a sonné le glas tout au
long… toute une
partie de l'été, et nos
collègues, notre collègue de Mégantic et tous
les gens de cette Assemblée, Mme la première ministre, MM., Mmes les ministres, MM. les députés, qui avez, avec beaucoup de tact, aidé la population de Mégantic...
Je voudrais saluer ici la
présence de Mme la mairesse de Mégantic, qui est avec nous.
Le Président : J'ai reçu, Mme la mairesse, Mmes MM.
les députés, des témoignages qui sont venus d'un
peu partout. Toutes les grandes associations de parlementaires, tous nos collègues présidents des autres Parlements du Canada ont témoigné
leurs vives sympathies, leurs vives condoléances à l'endroit de ce grand drame
qui nous a tous frappés, mais qui a particulièrement frappé votre communauté, madame.
Et je pense que c'est une occasion tout à fait
justifiée de prendre la prochaine minute et de réfléchir à ce grand drame qui nous a tous touchés. Alors, je vous invite
à une minute de silence.
• (14 h 17 — 14 h 18) •
Président : Je vous remercie. Et
veuillez vous asseoir.
J'ai le plaisir de souligner la présence,
dans nos tribunes, du secrétaire général de l'Assemblée nationale de la Côte d'Ivoire, M. Fakhy Konaté, à
l'occasion d'une visite d'étude, qui est avec nous, ainsi que M. Bakary
Daho, qui est le chef de cabinet du président.
Président : L'été a été assez long, alors j'ai passablement de
courrier.
Alors, avant de poursuivre les
affaires courantes, je dépose la lettre que m'a adressée M. Emmanuel Dubourg, m'informant de sa démission à
titre de député de
Viau à compter du 9 août 2013.
Je dépose également la lettre que j'ai
reçue de M. Raymond Bachand, dans laquelle il m'informe de sa démission à
titre de député d'Outremont à compter du
13 septembre 2013.
Ces modifications à la composition de
l'Assemblée nationale auront un impact sur la répartition des mesures de contrôle et des temps de parole. Je vous avise que les
cabinets des leaders seront contactés à ce sujet aujourd'hui. Et j'entends
déposer une directive demain, avant la période des questions. Ça va?
Nous poursuivons les affaires courantes. Aujourd'hui, il
n'y a pas de déclarations ministérielles.
À la rubrique Présentation de projets de loi, M. le leader
du gouvernement.
Bédard :
Excusez-moi, M. le Président. Je vous demanderais, M. le Président, d'appeler
l'article bb du feuilleton.
Le Président : Alors, à
l'article bb du feuilleton... Est-ce qu'il y a consentement pour déroger
d'abord àl'article 232
du règlement afin de permettre la présentation d'un projet de loi inscrit aux
nouveaux préavis dufeuilleton? Consentement?
Consentement. Alors, M. le leader du gouvernement
présente l'article bb du feuilleton, c'est-à-dire que le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du
territoire présente le projet de loi n° 57, Loi faisant suite
au sinistre ferroviaire du 6 juillet 2013 dans la Ville de Lac-Mégantic. M. le ministre.
M. Gaudreault : Oui. Merci, M. le Président. Alors, ce projet de loi
contient des mesures destinées à permettre à la ville de Lac-Mégantic de subvenir à certains
besoins, d'assurer la sécurité et de réorganiser son territoire en vue de la reprise normale de
la vie et des activités à la suite du sinistre ferroviaire
du 6 juillet 2013 et reporte en 2015 la tenue
des élections générales qui devaient se
tenir en 2013 à la ville et à la préfecture de la Municipalité régionale de comté du
Granit.
Le projet de loi permet ainsi à la ville d'adopter un programme d'aide applicable à tout ou
partie de son territoire, afin de soutenir les personnes et les entreprises touchées par
le sinistre ferroviaire.
Le projet de loi prévoit que la passation d'un contrat par la ville, avant le 31
décembre 2013, n'est pas assujettie aux règles de mise en concurrence prévues par la Loi
sur les cités et villes lorsque le contrat
concerne l'un ou l'autre des objets qui y sont spécifiés. Il permet aussi à la ville
d'avoir accès, sans l'autorisation du propriétaire, et ce, afin d'effectuer
des travaux et de poser toute autre action
appropriée aux circonstances, à tout immeuble qui présente un danger et qui est
situé dans une zone à laquelle elle a restreint ou interdit l'accès pour des
motifs de sécurité.
Le projet de loi instaure une procédure allégée pour l'entrée en vigueur d'un programme particulier d'urbanisme
et des règlements d'urbanisme nécessaires à la réorganisation du territoire de
la ville et autorise la ville à construire tout bâtiment, dans le secteur délimité par le programme particulier
d'urbanisme, en vue de l'aliéner ou de le louer à des fins
institutionnelles ou à toute fin prévue à ce programme.
Le projet de loi prévoit aussi qu'un
règlement d'emprunt en lien avec certains objets et adopté par la ville avant le 31 décembre
2014 ne requiert que l'approbation du ministre des Affaires municipales, des
Régions et de l'Occupation du territoire.
Le projet de loi donne par ailleurs à la ville
le pouvoir de démolir tout bâtiment situé dans le périmètre de confinement délimité dans son programme particulier
d'urbanisme et jugé impropre à l'habitation ou à l'exercice des activités qui y étaient exercées et permet,
jusqu'au 1 er janvier 2016, que la ville puisse devenir propriétaire,
dès l'inscription de l'avis d'expropriation, d'un immeuble qu'elle
exproprie et qui est situé dans le secteur délimité par le programme
particulier d'urbanisme.
Le projet de loi prévoit une exonération du
paiement des droits de mutations immobilières à l'égard du cessionnaire d'un
immeuble destiné à remplacer un immeuble acquis par la ville ou devenu, à la
suite du sinistre, impropre à l'habitation ou à la poursuite des
activités qui y étaient exercées.
Le projet de loi permet à la ville, aux fins
de l'établissement et de l'exploitation d'un embranchement ferroviaire, d'acquérir
avec l'autorisation du ministre des Transports tout immeuble situé à
l'extérieur de son territoire. Il l'autorise également, jusqu'au 31
décembre 2014, à aliéner ou à allouer à des fins autres qu'industrielles,
para-industrielles ou de recherche des immeubles qu'elle a acquis en vertu de
la
Loi sur les immeubles industriels municipaux.
Enfin, le projet de loi prévoit, pour tenir
compte du report de l'élection générale, des règles concernant lecomblement d'une
vacance à un poste qui pourrait survenir plus de 12 mois avant l'élection
générale de 2015. Il établit également
que la division du territoire de la ville de Lac-Mégantic en districts
électoraux établie aux fins de l'élection de 2013 s'appliquera aux fins
de celles de 2015 et de toute élection partielle tenue avant l'élection
générale de 2017 et donne au gouvernement un
pouvoir réglementaire de prendre, aux fins de ces élections, toute autre mesure
nécessaire visant à adapter une disposition de la
Loi sur les élections
et les référendums dans les municipalités ou à écarter une de ces dispositions.
Merci beaucoup, M. le Président.
Le Président :
Est-ce que l'Assemblée accepte d'être saisie de ce projet de loi? M. le leader
de l'opposition.
Moreau : D'emblée,
M. le Président, l'opposition officielle accepte que l'Assemblée se
saisisse du projet de loi. À situation exceptionnelle, vous l'avez amplement souligné dans vos mesures… dans
vos notes d'introduction, mesures exceptionnelles. Je tiens à informer le gouvernement de notre intention de collaborer pour
que les mesures nécessaires à ce que la situation à Lac-Mégantic
revienne à la normale, dans la mesure où c'est possible de le faire dans une situation semblable...
nous le ferons certainement.
Maintenant, à la lecture que faisait le ministre, on constate qu'il y a beaucoup de dispositions dans le projet de loi. Nous avons une attention particulière, à
savoir : Est-ce
qu'il y a des mesures qui
sont prises par le gouvernement pour nous assurer que,
même dans un processus accéléré d'adoption de cette loi, la population de Lac-Mégantic puisse être informée du
contenu et de la portée des dispositions du projet de loi? Évidemment, nous n'entendons pas
demander de consultations ici, dans la procédure, mais simplement nous assurer que la population est mise au courant. En ce qui nous concerne, je le réitère, nous collaborerons
avec le gouvernement pour l'adoption la plus rapide des mesures nécessaires dans les
circonstances.
Le Président : M. le leader du deuxième
groupe d'opposition et M. le leader du gouvernement.
Deltell : Merci, M. le Président. Alors, je tiens à rassurer le gouvernement et cette
Chambre de l'entière collaboration du deuxième groupe d'opposition et du député de Beauce-Nord, qui est notre porte-parole en ce
domaine. Évidemment, ce n'est pas parce qu'on veut procéder vite qu'il faut
procéder mal. Nous allons faire notre devoir,
nous allons étudier chacun des éléments que
contient ce projet
de loi pour assurer que
les gens de Lac-Mégantic puissent vivre
convenablement pour la suite des choses. Merci,
M. le Président.
Le Président : Merci. M. le leader du
gouvernement.
Bédard : M. le Président, je salue la collaboration que nous
avons eue, effectivement, des deux oppositions et des députés indépendants. Mon collègue a
procédé à des… en mauvais français, à des briefings techniques auprès des différents
porte-parole et du député pour être sûr qu'effectivement ce projet de loi
rencontre les objectifs. Malheureusement, nous ne pourrons corriger le
passé, M. le Président, vous le comprendrez. Ce que nous souhaitons, c'est
assurer un meilleur avenir à ces gens.
Donc,
la mairesse est ici présente. Le gouvernement a fait beaucoup d'efforts en
termes de communication, et incluant la
mairesse particulièrement, ce que je tiens à souligner, et nous procéderons de
la même façon, dans la transparence et dans la communication, avec les gens du
secteur.
Le Président :
Alors, c'est adopté.
À la rubrique Dépôt de
documents, M. le ministre de la Sécurité publique.
Bergeron : M. le Président, il me fait plaisir de déposer 10
ententes sur la prestation des services
policiers dans les communautés de Lac-Simon,
Opitciwan, Kahnawake, Kawawachikamach, Weymontachie, Odanak, Wôlinak et
dans les régions de Kativik pour la période du 1er avril 2013 au 31 mars 2014.
Permettez-moi aussi de déposer les ententes sur le
financement complémentaire pour la prestation des services policiers 2013‑2014 entre l'Administration régionale Kativik
et le gouvernement du Québec.
Le Président :
Alors, ces documents sont déposés. M. le leader du gouvernement.
Bédard : Alors,
M. le Président, permettez-moi de déposer certains documents que je vais vous
citer de façon un peu plus rapide. Donc, c'est différentes réponses qui ont été faites
aux différents députés. Vous comprendrez que je vais y aller plus avec les questions qui ont été posées : donc, les
questions déposées les 2 et 15 mai 2013 par les députées de Mirabel et de Hull;
les questions du 7 mai du député de Berthier; une question au ministre de la
Justice, du 9 mai, par la députée de
Mirabel… une pétition plutôt, M. le Président, déposée le 9 mai 2013 par la
députée de Laviolette; une pétition déposée le 15 et le 16 mai par les
députés de Gouin et de Mercier; une pétition déposée le 14 mai par le député de
Sherbrooke; et une réponse à une question au
feuilleton par la députée de Gouin, le 5 juin 2013, adressée au ministre
de la Santé et des Services sociaux. Je
tiens à corriger que les premières, effectivement, c'étaient des réponses à des
pétitions aussi.
Président : Exact. Alors, ces documents sont déposés.
Dépôt de documents. Pour ma part, je dépose la lettre
que m'a adressée Mme la
première ministre, le 19 juillet dernier, au sujet de l'accueil du secrétaire
général de la Francophonie, M. Abdou Diouf.
Je dépose également copie de la lettre d'invitation que j'ai fait parvenir à
ce dernier, de même que la réponse à cette lettre.
Alors, je vous rappelle que le
secrétaire général de la Francophonie sera parmi nous demain, à 15 heures, dans la salle de l'Assemblée nationale, conformément
à l'entente intervenue à cet effet entre les groupes
parlementaires et les députés indépendants. Immédiatement après cet accueil, les travaux de
l'Assemblée seront ajournés au lendemain, jeudi, 19 septembre 2013, à
9 h 45.
Le débat sur la motion inscrite par
les députés de l'opposition serait donc tenu le jeudi 19
septembre, après les affaires courantes, et ce,
pour une durée de deux heures consécutives.
Est-ce qu'il y a un consentement pour procéder de
cette façon? Consentement? Consentement? Consentement, M. le député de Gouin... M. le député de Mercier?
M. Khadir : De Mercier. M. le Président, une précision simplement sur les
cérémonies d'accueil entourant la présence de
M. Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie. Nous voudrions... Je voudrais, au nom
de ma formation, plaider pour l'intervention aussi de ma collègue de Gouin pour l'accueil de M.
Abdou Diouf.
Le Président : J'ai été avisé... D'ailleurs, j'ai parlé avec Mme la députée de Gouin
ce matin. Mais j'ai été avisé, effectivement, qu'il y avait un intérêt. Je sais qu'il y a eu une
entente de prise entre les différentes formations politiques à cet effet-là et qui
ne fait pas en sorte de donner la parole aux députés indépendants. Maintenant, il reste du temps, je pense que vous pourrez toujours avoir le temps de vous entendre pour nous
permettre d'avoir une conclusion à cette suggestionque vous avez faite. Je pense aussi à... je
cherche, en tout
cas, à m'assurer que vous
ayez la possibilité d'avoir un entretien avec M. Diouf, et j'essaie de concocter ça tout en même temps. M. le député de Mercier.
M. Khadir : S'il y a consentement, je voudrais faire motion, ici même à l'Assemblée, aujourd'hui, pour que, sur consentement, on puisse
procéder de cette manière demain.
Président : Il n'y a pas de
consentement. Pas de consentement. Alors... Je n'ai pas de consentement. Alors,
je comprends que nous allons procéder de la façon suivante…
Par ailleurs, je dépose
copie des lettres que j'ai adressées à Mme la
mairesse de Mégantic — bonjour,
madame — ainsi
qu'à notre collègue le député de Mégantic dans les jours suivant les événements
qui ont bouleversé leur communauté et leur
région.
M. le député de Mégantic a, lui, perdu
tout son bureau de comté. Tous ses documents ont été... ont passé au feu, comme peut-être
l'avez-vous su. Donc, je voudrais remercier aussi les services de l'Assemblée
nationale, qui, trèsrapidement, ont
permis à notre collègue de pouvoir continuer ses opérations et donner son
service à la population le plus rapidement
possible. J'ai été mis au courant de l'événement à peu près immédiatement, j'ai
contacté ici tout le monde, et je
pense qu'on a pu faire en sorte, M. le député de Mégantic, de pouvoir vous
assurer de la vitesse d'exécution qui vous permettait de pouvoir
répondre aux besoins de vos commettants.
Je dépose également la correspondance que
j'ai reçue à la suite de ces événements de la part : du président de l'Assemblée législative de l'Ontario, M. Dave
Levac; de la présidente du Lantag de Bavière, Mme Barbara Stamm, qui, incidemment, a été
réélue avant-hier; de la gouverneure de l'État de l'Oklahoma, Mme Mary Fallin;
du secrétaire général de
l'Association parlementaire du Commonwealth, M. William F. Shija. Et toutes ces
personnes ont souhaité offrir, au nom
de leur organisation et en leur nom, leurs plus sincères condoléances et leur
soutien à la population de Lac-Mégantic ainsi qu'à l'ensemble des
personnes touchées par cette tragédie.
La gouverneure de l'Oklahoma a tenu,
par la même occasion, à remercier les membres de l'Assemblée nationale pour la solidarité exprimée à la population de
l'Oklahoma lors des tornades du printemps
dernier.
Je dépose également la correspondance que m'a adressée le maire de Boston, M. Thomas
Menino, en réponse à la motion adoptée par l'Assemblée, ici, l'Assemblée nationale, à la suite des attentats
survenus lors du marathon de Boston.
dépose le rapport annuel 2012-2013 de la Commission de la fonction publique.
dépose le diagramme, le nouveau diagramme de l'Assemblée en date d'aujourd'hui.
Et enfin j'ai reçu préavis d'une motion qui
sera inscrite dans le feuilleton de demain aux affaires inscrites par les députés de l'opposition, conformément à
l'article 97.1 du règlement et je dépose copie du texte de ce préavis.
À la rubrique Dépôt des rapports de
commissions, M. le président de la Commission des finances publiques et député de Rimouski.
Pelletier
(Rimouski) :
Merci, M. le Président. Je dépose le rapport de la Commission des finances publiques, qui a siégé le 13 juin 2013 afin de
procéder à l'étude trimestrielle de la politique budgétaire du gouvernement et
de l'évolution des finances publiques. La commission s'est également réunie en
séance de travail concernant ce mandat le 18 avril 2013.
dépose également, M. le Président, le rapport de la Commission des finances
publiques, qui, les 3, 6, 9 et 11 septembre
2013, a tenu des auditions publiques dans le cadre de consultations
particulières sur le projet de loi n° 39,
Loi sur les régimes
volontaires d'épargne-retraite.
Et enfin, M. le Président, je dépose le
rapport de la Commission des finances publiques, qui, les 10 juin et 14, 15, 20, 21, 22,
23 août 2013, a tenu des auditions publiques dans le cadre de
consultations particulières sur le rapport intitulé Innover pour pérenniser le système de retraite , rapport D'Amours. La commission s'est également
réunie en séances de travail les 2,
16, 23 mai et les 9, 11 et 16 septembre 2013, et ce rapport contient
trois recommandations. Merci, M. le Président.
Président : On voit qu'on est heureux du travail effectué cet
été sur ce sujet. Ces rapports sont déposés.
J'inviterais maintenant M. le président de la
Commission des institutions et député d'Ungava à faire son rapport.
Ferland : Merci, M. le Président. Je dépose le rapport de la
Commission des institutions, qui, les 10, 11 et
13 septembre 2013, a tenu des auditions publiques dans le cadre de
consultations particulières sur le projet de loi n° 28, Loi
instituant le nouveau Code de procédure civile.
Le Président :
Alors, ce rapport est déposé.
Le Président : Un nouveau
membre de votre fan-club, vous. Alors, pour ma part, je dépose les rapports du comité directeur de la
Commission de l'Assemblée nationale, qui s'est réuni les 20 juin,
20 août et 26 août 2013 afin de modifier la liste des
présidents de séance et de statuer sur des demandes de remplacement permanent
de membres au sein des commissions parlementaires.
cède la parole maintenant à Mme la première vice-présidente.
La Vice-Présidente (Mme Poirier) :
…consentement de l'Assemblée pour déroger à l'article 129 du règlement et
à l'article 4.4 des règles de
fonctionnement, je présente la motion suivante :
«Que les modifications à la composition des commissions telles que
prévues aux rapports du comité directeur de la
Commission de l'Assemblée nationale soient adoptées.»
Président : Est-ce que cette motion est adoptée?
Le Président : Adopté.
Nous en sommes maintenant à la rubrique Dépôt des pétitions. Mme la députée de Mirabel.
Beaudoin :
Merci, M. le Président. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à
l'Assemblée nationale signée par
14 810 pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes du
Québec.
«Les faits
invoqués sont les suivants :
«Considérant que dans un bail de location ou un règlement d'immeuble la
clause qui interdit de détenir un animal de
compagnie va à l'encontre du respect de la vie privée et la jouissance paisible
des lieux reconnus par la Charte des droits et libertés de la personne;
«Considérant que le Code civil du Québec reconnaît un animal comme un bien meuble;
«Considérant que ces chiens et chats sont des animaux domestiques et font
partie de la vie de tous les jours des humains
depuis plus de 1 000 ans;
«Considérant que l'animal de compagnie a un effet bénéfique sur la santé
physique et mentale [des] personnes;
«Considérant que 500 000
abandons de chiens et chats au Québec dus au fait que les animaux ne sont pas
acceptés;
«Considérant que ledit animal ne cause aucun dégât à l'immeuble ni aucun
trouble de jouissance aux occupants;
«Considérant
que dans les autres provinces canadiennes les chats et chiens sont acceptés;
l'intervention réclamée se résume ainsi :
«Nous, Québécoises et Québécois, demandons de
rendre nulle et non avenue toute clause de bail locatif et règlement d'immeuble interdisant de détenir chien
et chat comme animal de compagnie dans un logement, une maison ou un
condominium.»
certifie que cet extrait est conforme au règlement et à l'original de la
pétition.
Président : L'extrait de cette
pétition est déposé. J'inviterais maintenant Mme la députée de Gatineau.
Améliorer les services ambulanciers en Outaouais
Mme Vallée : M. le Président, alors, j'aimerais saluer tout d'abord des membres de la Fraternité des paramédics de l'Outaouais qui sont présents dans les tribunes ainsi que des membres
la Coop des paramédics de l'Outaouais.
Alors
je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée
nationale, signée par 651 pétitionnaires.
Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits
invoqués sont les suivants :
«Considérant
que la population de la région de l'Outaouais est en croissance depuis [des] années;
«Considérant que la demande pour les services préhospitaliers d'urgence
est en constante augmentation depuis plusieurs années;
«Considérant que les services ambulanciers d'Ottawa ne répondent plus aux demandes de suppléance de la part de l'Agence de la santé et des services sociaux de l'Outaouais;
«Considérant que la solution de
l'Agence de la santé et des services sociaux de l'Outaouais est de rapatrier une ambulance d'une région rurale pour couvrir la zone
urbaine de Gatineau;
«Considérant
que cette solution s'effectue au détriment des citoyens de cette zone rurale;
«Considérant [...] le manque de ressources crée une augmentation des délais de réponses et que cette augmentation a un lien direct avec l'augmentation des taux de mortalité et de morbidité des usagers les plus
en besoins;
l'intervention réclamée se résume ainsi :
«Nous appuyons la Fraternité des
paramédics de l'Outaouais et demandons au gouvernement actuel de prendre les dispositions afin d'assurer, dans les
meilleurs délais possible, l'ajout hebdomadaire de [300] heures de couverture ambulancière sur le territoire de Gatineau accompagné de l'ajout [d'un] véhicule ambulancier supplémentaire et le maintien de la couverture ambulancière dans le reste de la
région de l'Outaouais.»
Je certifie que cet
extrait est conforme au règlement et à l'original de la pétition. Merci.
Président :
L'extrait de cette pétition est déposé. J'inviterais maintenant M. le député de Mercier à
prendre la parole.
M. Khadir : Merci, M. le Président. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale,
signée par 534 pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits
invoqués sont les suivants :
«Considérant
que le ministre de la Sécurité publique a déjà reconnu, à l‘instar du criminologue Jean-Claude Bernheim, que la plupart des personnes qui ont un
casier judiciaire n'ont pas accès à l'assurance et par conséquent à la
propriété et que cela nuit à leur réinsertion sociale — débats de l'Assemblée
nationale en novembre 2011;
«Considérant que les proches des
personnes judiciarisées qui habitent sous le même toit voient également leur accès à l'assurance entravé;
«Considérant qu'aucune étude
actuarielle n'a démontré qu'il était plus à risque d'assurer une personne judiciarisée qu'une personne qui n'a pas de casier
judiciaire;
«[Et] que toutes les provinces
canadiennes, exception faite du Québec,
interdisent toute forme de discrimination
fondée sur le risque qui n'est pas démontrée par une étude actuarielle;
«L'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous,
citoyens et citoyennes du Québec, demandons que le gouvernement du Québec agisse afin que les personnes
ayant un casier judiciaire et leurs proches cessent d'être discriminés en matière d'assurance si cette discrimination n'est pas fondée sur une étude actuarielle.»
M. le
Président, je certifie que cet extrait est conforme à l'original de la
pétition.
Le Président :
L'extrait de cette pétition est déposé. J'inviterais maintenant Mme la députée
de Masson.
Gadoury-Hamelin :
Merci, M. le Président. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à
l'Assemblée nationale, signée par 18 097 pétitionnaires.
Désignation : Citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits
invoqués sont les suivants:
«Considérant que les banques
alimentaires voient leurs services de plus en plus sollicités par un nombre croissant de gens dans le besoin;
«Considérant
que plusieurs supermarchés et marchés publics jettent leurs invendus encore
consommables;
«Considérant
que des villes telles que San Francisco — [aux] États-Unis — Herstal — [en] Belgique — et Londres — [au]
Royaume-Uni — ont mis en place des
mesures obligeant les supermarchés de leur territoire à donner leurs invendus
aux banques alimentaires;
l'intervention réclamée se résume ainsi:
«Nous demandons au gouvernement du
Québec d'emboîter le pas en s'inspirant de ces villes afin de mettre en place des mesures semblables sur son territoire.»
Je certifie que cet extrait
est conforme au règlement et à l'original de la pétition.
Président : Alors, l'extrait de cette pétition est déposé.
J'inviterais maintenant Mme la députée de Sainte-Rose à prendre la parole.
Proulx : Merci, M. le Président. Je dépose l'extrait d'une
pétition adressée à l'Assemblée nationale,
signée par 1 011 pétitionnaires. Désignation : Citoyens et citoyennes
du Québec.
«Les faits
invoqués sont les suivants:
«Attendu que le "programme
arts-études en musique" existe depuis au moins 25 ans et que plus de 800 enfants de la commission scolaire de Laval y participent;
«Attendu
que le programme favorise la persévérance et la motivation scolaire et développe,
chez les enfants qui y participent, la discipline, le goût du dépassement de
soi et un fort sentiment d'appartenance;
«Attendu
que le taux de diplomation des élèves inscrits au programme est de 100 %;
«Attendu que le comité de parents de la
commission scolaire de Laval recommande le maintien et la bonification de tous les programmes particuliers ou
d'enrichissement puisqu'ils contribuent favorablement à la diplomation et à la
qualification des élèves;
«Attendu
que l'objectif 6 de l'Agenda 21 de la culture du Québec stipule qu'il faut
valoriser la place des arts et de la culture dans les écoles;
«Attendu
que le programme a déjà subi plusieurs baisses importantes des services
offerts;
«Attendu que, si le programme subissait
d'autres baisses de services, incluant notamment l'abolition des heures d'enseignement individuel des instruments et des
heures d'enseignement hors horaire, la qualité de celui-ci serait grandement
affectée;
«Et l'intervention réclamée se
résume ainsi:
«En conséquence, nous demandons au
gouvernement du Québec d'octroyer à la commission scolaire de Laval un financement
dédié expressément au programme afin d'assurer la pérennité de celui-ci et de
maintenir son haut niveau de qualité, incluant les heures d'enseignement
individuel des instruments et les heures d'enseignement hors horaire.»
Je certifie que cet
extrait est conforme au règlement et à l'original de la pétition. Merci.
Le Président : L'extrait de cette pétition est déposé. J'inviterais maintenant M. le député de La Prairie.
Le Bouyonnec : M. le Président, je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée
nationale, signée par 45 pétitionnaires.
Désignation…
Le Président :
S'il vous plaît! J'aimerais entendre le député de La Prairie.
M. le
député de La Prairie, à vous la parole.
M. Le Bouyonnec :
Désignation : Citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont les
suivants:
«Considérant que les travaux de réaménagement
de l'autoroute 15/132 réalisés en 2001-2003 ainsi que la forte circulation
routière causent des nuisances sonores et visuelles pour les résidents,
dégradant nettement leur qualité de vie;
«Considérant
que les démarches entreprises depuis 10 ans par la mairie de La Prairie
auprès du ministère des Transports du Québec n'ont pas abouti;
«Considérant que des projets
d'aménagement et des solutions ont été envisagés, proposés et budgétisés sans succès;
«Considérant
que, lors de la dernière campagne électorale, le Parti québécois, par
l'entremise de son candidat dans la
circonscription de La Prairie, s'est engagé à "évaluer et mettre en
application de meilleures mesures de contrôle du son pour les résidents
vivant aux abords de la route 132";
«L'intervention
réclamée se résume ainsi:
«Nous, signataires de cette pétition,
réclamons du gouvernement du Québec et du ministère des Transports du Québec qu'ils
prennent en charge la construction d'un mur antibruit sur les
3,5 kilomètres du tronçon allant de la rivière Saint-Jacques jusqu'au boulevard Montcalm — [à]
Candiac. Le mur devra être construit dans des matériaux permettant de conserver les critères visuels imposés par
l'arrondissement historique de La Prairie.»
Je certifie que cet extrait est conforme au règlement et à l'original de la pétition.
Le Président : L'extrait de cette
pétition est déposé.
Il n'y a pas de réponses orales aux pétitions.
À la rubrique Interventions portant sur une violation de droit ou de
privilège ou sur un fait personnel, je vous
informe que j'ai
reçu dans les délais une demande d'explication sur un fait personnel de la part
de M. le député
de Robert-Baldwin. La demande porte sur des lettres de sollicitation portant sa signature qui
ont été déposées à l'entrée d'une salle de prière d'une synagogue à Dollard-des-Ormeaux et dont
des extraits ont été publiés dans des journaux.
Le règlement
prévoit que, pour être recevable, une demande d'explication sur une question de
fait personnel doit concerner un fait qui, sans constituer une violation de droit ou de
privilège, le concerne en tant que membre de l'Assemblée. À cette occasion, il peut notamment relever
l'inexactitude du compte rendu de l'un de ses discours, nier les
accusations portées contre lui dans une
publication ou expliquer le sens des remarques qui ont été mal comprises. La
jurisprudence parlementaire a également reconnu qu'une demande
d'intervention sur un fait personnel peut aussi porter sur toute autre matière analogue.
Je considère que les faits en l'espèce constituent bel et
bien un cas qui donne ouverture à une question de fait personnel. Je déclare donc cette demande recevable. Je cède la parole, donc, à M. le député de Robert-Baldwin, en lui rappelant que
ses explications doivent être brèves et formulées de façon à ne susciter aucun
débat. M. le député.
Marsan : M. le Président, je vous remercie, de
même que tous mes collègues de l'Assemblée nationale, de me permettre de m'exprimer avant le début de la période
de questions au sujet des lettres de sollicitation portant ma signature et déposées à l'entrée de la salle de
prière de la synagogue Or Shalom à Dollard-des-Ormeaux. Je désire redire
en cette Chambre, comme je l'ai fait depuis hier dans les médias, que cette
démarche dont je suis ultimement le seul responsable était tout à fait injustifiée et inappropriée.
M. le Président, je siège à l'Assemblée nationale à
titre de député de la
circonscription de Robert-Baldwin depuis 1994.
Durant toutes ces années, je me suis efforcé, auprès de mes collègues et de mes concitoyens, d'avoir en toutescirconstances une conduite empreinte de sagesse et
de rigueur. Je dois convenir que, bien qu'isolés, les événements des derniers jours sont
en dérogation flagrante avec cette règle de conduite. Aussi, je désire
présenter mes excuses aux membres de
cette Assemblée ainsi qu'à tous ceux qui
auraient pu être offensés par ce geste maladroit. Je vous remercie, M. le
Président.
Président : Merci, M. le député de
Robert-Baldwin.
Nous en sommes maintenant à la période de questions et de réponses
orales. Et, avant de commencer l'exercice, je tiens à vous rappeler… Vous me connaissez bien, vous me connaissez bien, je ne fais que
vous redire ce que je vous dis de temps en temps. Je souhaite et je veux voir ici, dans cette institution qui est la nôtre et qui est si
importante pour notre société, un niveau de respect mutuel tant au niveau des personnes qu'au niveau des idées de tout un chacun, d'un côté ou de l'autre de cette Chambre.
Mesdames messieurs, nous allons commencer la période de
questions. Et
je cède la parole à M. le chef de l'opposition.
Fournier
: Merci, M. le Président.
Une chose est claire, la première ministre a
décidé d'allumer le feu de l'exclusion et de
la fracture sociale pour éviter le débat sur le fiasco économique de son gouvernement. Déjà, une façon de régler cette
malheureuse dérive serait de laisser tomber ce qui a allumé le feu et qui divise et se consacrer à ce qui unit, comme l'égalité hommes-femmes et les balises d'accommodement.
Pour ce qui est des signes ostentatoires sur lesquels elle devrait se
pencher, je vais lui en montrer quelques-uns : Desjardins :
L 'économie
est en panne ; Le Devoir : L'emploi recule encore au Québec ;
Le Journal de Québec : L e Plan Nord est mort . Ce qui est très ostentatoire, M. le
Président, c'est que la politique anticréateur
d'emplois du PQ fait reculer le Québec.
Perte d'emplois, recul d'investissements, baisse des
revenus de l'État, coupure des services publics et plus de taxes, plus
d'impôts. Le gouvernement a tellement échoué, comparé à nos voisins, que la
première ministre a remis en question l'atteinte du budget équilibré
pour aussitôt nier avoir dit ça, laissant,
dans l'intervalle, son ministre tout à fait étourdi. Les Québécois veulent une direction, pas une perte de contrôle.
J'ai
une question bien simple : Est-ce que
l'atteinte...
Président : Mme la première ministre.
Marois : Bien sûr, M. le Président. Cependant, j'aimerais
d'abord, d'entrée de jeu, saluer Mme Colette Roy-Laroche, qui est avec nous aujourd'hui. Nous aurons l'occasion de
témoigner de toute notre solidarité à l'endroit de votre communauté dans
quelque temps.
J'aurais
souhaité, par ailleurs, M. le Président, recevoir cette question de la part du
chef de l'opposition, M. Philippe Couillard, qui est pourtant dans notre
enceinte. Alors, s'il avait accepté l'offre que je lui ai faite de se présenter
comme candidat au début du mois d'août dernier, il serait élu d'hier, M. le
Président, et il pourrait siéger dans une
semaine. Il me semble que c'est la responsabilité d'un chef de l'opposition
d'être ici, dans notre Assemblée.
les questions plus précises qu'a soulevées le chef de l'opposition
parlementaire, M. le Président, d'abord, oui, nous avons ouvert un débat sur la
question de la charte des valeurs québécoises et nous pensons que ce débat doit se tenir
sereinement, respectueusement, parce que nous devons, pour bien vivre ensemble,
établir un certain nombre de balises et de règles communes.
Sur la question de l'économie, maintenant, M.
le Président, c'est fort intéressant d'entendre les questions du chef de l'opposition,
qui évidemment souvent crie au loup. Bon, d'abord, première chose, la prévision
de la croissance économique est
exactement à la hauteur des... c'est-à-dire la réalisation est exactement à la
hauteur des prévisions. Les investissements privés au Québec croissent plus vite que les investissements privés au
Canada et en Ontario, M. le Président. Alors, dans ce sens-là, nous avons fait notre travail
correctement pour supporter l'emploi et nous allons continuer à le faire, M. le
Président.
Président : Première complémentaire, M. le chef de l'opposition.
Fournier : Pour ce qui est du débat serein, j'invite la
première ministre à en parler à Mme Mourani.
Sur les questions de l'économie, où elle nous
dit, pas très clairement — peut-être que c'était
subtil — oui ou non, la cible de l'équilibre budgétaire est toujours sa
priorité et elle s'engage fermement à maintenir cette cible, est-ce que
j'ai bien entendu qu'elle maintient cette cible? Première question.
Deuxième question : Si elle veut
travailler à la création d'emplois, comment peut-elle expliquer qu'elle en a perdu 45 000 au Québec pendant qu'il s'en est créé...
Président : Mme la première ministre.
Marois : Alors,
M. le Président, pour être capable d'avoir des finances publiques saines, il
faut gérer de façon responsable. C'est la
première chose que nous avons faite. Le premier geste que nous avons posé
lorsque nous sommes arrivés au gouvernement,
nous avons fait le ménage dans les finances publiques, qui étaient dans un...
qui étaient désastreuses, M. le
Président. C'est 1,6 milliard de dollars qu'on nous avait laissés. Et je
vous annonce une bonne nouvelle : pour
la première fois, pour la première fois depuis neuf ans, nous atteindrons la
cible de dépenses budgétaires que nous avions planifiée, contrairement à
ce qu'a fait le Parti libéral pendant neuf ans, M. le Président.
Président : Deuxième complémentaire, M. le chef de l'opposition.
M. Fournier : Vu que la
première ministre est assez hésitante à nous dire si, oui ou non, elle s'engage
à ce que le déficit
soit zéro cette année, elle hésite à le dire, est-ce qu'elle pourrait nous dire
comment... ce qu'elle pense des revenus de l'État, qui sont à 1 milliard de moins que ce qu'avait prévu son
ministre? Et là on ne tient pas compte du pacte fiscal avec les municipalités, on ne tient pas compte des
médecins, on ne tient pas compte de bien… nombre de choses qui font,
entre autres, que l'économie est en panne,
au Québec, par votre propre faute. Est-ce que, oui ou non, on va avoir un
déficit zéro cette année?
Président : Mme la première ministre.
Marois : Alors, M. le Président, je réitère ma première
réponse, nous gardons le cap sur l'atteinte de l'objectif. Mais cependant, puisque le chef de l'opposition
parlementaire s'inquiète de l'emploi, je vais le référer à un document qui a été déposé par l'ancien ministre
des Finances, pilier économique de l'équipe libérale, M. le Président, Raymond Bachand, qui a déposé un plan budgétaire
en 2012‑2013. Je l'invite à consulter la
section B, à la page B.29,
pour constater que les prévisions d'emploi
de l'ancien gouvernement étaient de l'ordre de
21 000 emplois pour 2012. Nous les avons dépassées de
10 000 emplois, M. le Président. Et pour…
Marois : Je n'aurai pas le temps, j'attends une autre
question.
Président : Troisième complémentaire, M. le chef de
l'opposition.
M. Fournier :
Malheureusement, on n'a pas un engagement ferme à ce qu'on ait un budget en
équilibre cetteannée, et malheureusement on a une première ministre qui trouve que
c'est formidable qu'on perde 45 000 emplois pendant que nos
partenaires, en même temps, en créent 145 000.
Quand est-ce que vous
allez vous réveiller? Les Québécois perdent des jobs puis vous vous en foutez.
Le Président : Mme la
première ministre.
Marois : Alors,
M. le Président, j'ai trop de respect pour mes concitoyens pour me fouter d'eux
et pour me fouter
de leur emploi, parce que c'est une obsession de mon côté et du côté de mon gouvernement.
Mais je vais parler de l'autre cible
qu'on avait fixée, que M. Bachand, pilier économique de l'équipe
gouvernementale de l'époque… Il avait fixé
une création d'emplois qui va être et qui est déjà actuellement, pour l'année
en cours, dépassée de 15 000 emplois, M. le Président. Il devrait me féliciter par rapport à ce qu'il a prévu.
Et je vais ajouter, M. le Président, que notre gouvernement a été et
continuera d'être au rendez-vous. Nous avons contribué à une aide de
2 milliards de dollars pour soutenir les investisseurs privés qui ont
investi 6 milliards de dollars…
Président : En terminant.
Marois : …et créé plus de 18 500 emplois, M. le
Président.
Président : Principale, M. le député de Louis-Hébert.
Hamad : M. le Président, le Québec a perdu 45 000
emplois pendant que le reste du Canada a gagné 145 000 emplois. Les mises en chantier de construction ont baissé
de 25 %, les investissements privés sont à la baisse… révisés à la
baisse de 60 %, le secteur manufacturier est en panne, les ressources
naturelles est en panne. L'économie du Québec, M. le Président, elle recule.
Quelle est la réponse de la première ministre et ses ministres? Tout va bien, Madame
la Marquise.
M. le Président, le ministre des Finances
refuse de voir la réalité en face. Il refuse de voir que du vrai monde dans toutes les régions
du Québec ont perdu leur emploi, M. le Président. Il refuse de voir que
l'économie du Québec est en panne. Et ce gouvernement-là, M. le
Président, a causé des dommages majeurs à notre économie.
Est-ce
que ce gouvernement-là peut admettre finalement que l'économie, pour eux, c'est
un fiasco?
Président : …Finances.
M. Marceau : M. le
Président, moi, je vais juste reprendre ce que disait la première ministre
parce que je ne suis pas certain que l'opposition a bien compris. En mars 2012, en mars 2012,
Raymond Bachand, député d'Outremont, ministre des Finances, a présenté aux Québécois des prévisions de croissance de
l'emploi pour 2012 et puis pour 2013. C'est simple jusqu'à maintenant.
En 2012, il avait fixé une cible de 21 000 emplois. Nous avons battu de
10 000 cette cible qui avait été fixée par l'ancien gouvernement. Première
chose.
Deuxièmement, pour 2013, le ministre des
Finances de l'époque avait fixé une cible à 35 000 emplois. Ce que je peux vous dire,
c'est qu'aujourd'hui, hein, en septembre 2013, on est en avance
considérablement sur cette cible qui est à 62 000 présentement... on est à 62 000 quand on compare les
premiers mois de l'année… de cette année sur l'année passée. Donc, on a fait mieux l'année passée, puis, pour
ce qui est de cette année, nous sommes en avance. Ça, c'est la réalité,
M. le Président.
Par ailleurs, par ailleurs, les données de
l'emploi ont montré une certaine volatilité, et c'est une volatilité qu'on a retrouvée depuis plusieurs années dans les données
de l'enquête sur la population active. Cela étant…
Président : En terminant.
Marceau : …les tendances de fond de l'emploi au Québec sont
tout à fait excellentes, et ça va…
Président : Première complémentaire, M. le député de
Louis-Hébert.
Hamad : M. le
Président, ça va bien, Madame la Marquise, ça va bien. La Banque Nationale a
dit, il n'y a pas longtemps, M. le Président,
que la situation de l'emploi ne s'améliorera pas. Le Mouvement Desjardins dit
que l'économie est en panne.
Alors,
à part de blâmer les statistiques pour les pertes d'emplois et que les
Québécois ne dépensent pas d'argent — selon
le ministre, ils épargnent — M. le Président, est-ce que la
situation actuelle au Québec, est-ce que c'est
le résultat de votre indifférence ou de votre incompétence?
Le Président :
M. le ministre de… M. le président du… M. le leader du gouvernement.
Bédard : Vous avez appelé tout le monde, M. le
Président — j'ai laissé passer,
là — à un meilleur
comportement. Je pense qu'il y a moyen de poser sa question tout en adoptant un
langage qui est conforme à nos institutions, M. le Président.
Le Président :
M. le ministre des Finances.
Marceau : Alors, M. le Président, je veux juste réitérer que
les tendances de fond quant au marché de
l'emploi sont bonnes. Il y a effectivement de la volatilité dans les données.
Ça s'est produit dans le passé, ça s'est produit, par exemple, dans le dernier semestre de 2011, on avait constaté, à cette
époque-là, que la création d'emplois s'était éloignée des courbes compatibles de production. C'est encore une fois le cas présentement, mais les données de fond, les
tendances de fond du marché de l'emploi sont
bonnes. Je le répète, pour 2012, on a fait mieux que ce qui était prévu à
l'époque par M. Bachand puis, pour 2013, on est très, très sérieusement en avance.
Cela étant, nous avons comme priorité de soutenir la croissance économique, de soutenir la création d'emplois au Québec…
Le Président :
En terminant.
M. Marceau :
…nous continuons à soutenir des investissements de façon importante. La
première ministre a évoqué…
Le Président :
M. le député de Louis-Hébert.
Hamad : M. le Président, j'invite le ministre des Finances à
aller parler aux 45 000 Québécois qui ont
perdu leur emploi depuis 2013. Ses statistiques à lui et ses tendances à lui,
elles sont au budget de 2012. On est en 2013, il y a 45 000 familles au Québec qui ont perdu leur emploi. Arrêtez de
regarder les statistiques, bougez, travaillez pour les familles et les
travailleurs au Québec.
Le Président :
M. le ministre des Finances.
Marceau : Bien, je constate, M. le Président, que, quand on
compare notre performance à ce qu'ils
s'étaient donné comme objectif, ils trouvent
qu'on n'est pas assez exigeants, puis je conviens de cela, M. le Président,
c'est vrai qu'on n'est pas exigeants
quand on se compare à eux. Cela étant, je le répète, nous agissons, nous
soutenons de façon importante la création d'emplois et la croissance
économique. Il y a eu des investissements très importants, pour près de 6
milliards de valeur d'investissements qui ont été réalisés depuis le 1er
septembre, l'année dernière, jusqu'au 31 juin, avec des aides du
gouvernement de plus de 2 milliards de dollars.
ailleurs, nous continuons à agir sur la corruption, sur la collusion, nous
faisons ce qu'il faut pour mettre de l'ordre au Québec. J'aurais aimé ça, entendre le
député de Louis-Hébert parler plus fort quand il était question de
parler de corruption puis de collusion dans le passé, M. le Président.
Le Président :
Est-ce qu'il y a une prochaine question? Oui, Mme la députée de Mille-îles.
Charbonneau : Merci, M. le Président. En novembre dernier,
le gouvernement coupait dans les budgets des commissions scolaires. En avril dernier, il
défendait corps et âme sa décision et les invitait à hausser les taxes. En
août, la ministre de l'Éducation défendait les commissions scolaires. Ils ont
droit, qu'elle nous disait.
la rentrée, les familles du Québec ont reçu le coup — le
coup avec un p et le coût avec un t — une facture refilée, une perception
de taxe péquiste sous-traitée, plus de 25 % d'augmentation en moyenne au
Québec. Les familles du Québec ne sont pas dupes. Ça suffit, la mise en
scène de la première ministre a été mal jouée.
Que va faire le
gouvernement pour corriger la situation qu'il a lui-même provoquée?
Le Président :
Mme la ministre de l'Éducation.
Malavoy : M. le Président, ce que nous allons faire, vous
l'avez vu dès hier, nous avons demandé aux commissions scolaires de corriger le
tir, parce que nous avons été profondément insatisfaits de l'exercice qu'elles
ont effectué durant
l'été. Je rappelle à ma collègue de Mille-îles comme à tous les gens de cette
Chambre… Ils peuvent aller voir ce que nous avons dit depuis le début,
nous avons invité les commissions scolaires à utiliser tous les moyens possibles pour éviter de hausser de façon
excessive la taxe des contribuables. Nous leur avons demandé de diminuer
leurs dépenses, elles l'ont peu fait. Nous
leur avons demandé de regrouper leurs services, elles l'ont peu fait. Nous leur
avons demandé d'aller puiser dans leurs surplus, elles ne l'ont pas fait
suffisamment.
Alors,
aujourd'hui, qu'est-ce que nous leur disons? Tout simplement de refaire le
travail parce qu'il y a eu des hausses excessives aux contribuables alors que
les commissions scolaires avaient, nous en sommes persuadés, d'autres choix.
Président : Première complémentaire, Mme la députée de
Mille-îles.
Charbonneau : Merci, M. le Président. Jean-Jacques Samson
résumait bien ce matin dans Le Journal de Québec… Je le cite : «Les
préoccupations prioritaires dans la population sont…»
Le Président : S'il vous
plaît! S'il vous plaît! Il n'y a qu'une personne ici qui a le droit de parole
dans l'Assemblée, et c'est Mme la députée de
Mille-îles.
Charbonneau : «Les préoccupations prioritaires
dans la population sont l'emploi, le développement économique, l'état des
finances publiques et le niveau d'imposition et de taxation des familles à
revenus moyens», M. le Président.
Comment
la ministre va-t-elle rembourser les augmentations de taxes péquistes qu'ils
ont sous-traitées aux commissions scolaires?
Président : Mme la ministre de
l'Éducation.
Mme Malavoy : M. le
Président, les commissions scolaires — et je sais que ma collègue de Mille-îles yadhère — sont des gouvernements responsables. Ce que nous leur
avons demandé hier, c'est précisément, en vertu de leurs responsabilités, de refaire le travail.
Permettez-moi d'indiquer quelque chose, M. le Président. Les commissions
scolaires disent qu'elles manquent de moyens financiers. Il reste que le budget des commissions scolaires a crû
de 2,8 % dans le budget 2013-2014. C'est beaucoup plus que la hausse des dépenses prévue par le gouvernement. Nous pensons que les commissions scolaires ont une marge de manœuvre, nous les invitons à corriger le
tir.
Président : En terminant.
Malavoy : La balle est dans
leur camp, et nous allons les accompagner. Il faut corriger la…
Président : Deuxième
complémentaire, Mme la députée de Mille-îles.
Charbonneau : Je suis fort déçue, M. le Président, je m'attendais minimalement, après
que la première
ministre se soit levée en cette Chambre dès la
première question, qui nous a parlé de respect, qu'elle revienne au moins sur un principe d'excuse. On a fait passer une
facture par un autre organisme, sur le dos d'un autre organisme en
disant : Attention, vous avez le droit de le faire.
Le service à l'élève est en jeu, M. le Président. Il ne faut pas passer à côté. Maintenant, le citoyen paie plus et en a moins. Il est temps que ce gouvernement respecte le
service à l'élève.
Président : Mme la ministre de
l'Éducation.
Mme Malavoy : M. le Président, tout
d'abord, la taxe
scolaire, le produit de la taxe scolaire sert
essentiellement à des frais administratifs
et au transport scolaire. D'aucune manière les services pédagogiques aux élèves
n'ont été touchés par cette question-là.
Cela dit, nous considérons, effectivement,
que la façon dont les commissions
scolaires ont traité la
chose, en refilant l'essentiel de la facture aux contribuables alors qu'elles avaient
d'autres choix, nous considérons que c'est une erreur et nous les invitons, en tant que gouvernements responsables, à corriger cette erreur. Nous
pensons que c'est possible. Nous faisons des
scénarios avec elles, nous les revoyons dans 15 jours. Nous sommes
persuadés qu'il y a moyen…
Le Président : En terminant.
Malavoy : …de refaire le
travail qu'elles auraient dû faire dès le début d'une autre manière.
Président : Principale, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.
M. Legault : M. le
Président, le Parti libéral est mal placé pour parler d'économie. Lorsqu'ils
ont pris le pouvoir, il y a 10 ans, l'écart de richesse avec le reste du Canada était de
17 %, et, lorsqu'ils ont quitté le pouvoir, c'était rendu de 23 %. Le Parti libéral est aussi non crédible
pour parler de l'augmentation des taxes scolaires, puisqu'ils ont voté
pour le projet de loi n° 25, qui a permis d'augmenter les taxes scolaires.
M. le Président, au moment où on devrait,
justement, parler d'économie puis de taxes trop élevées pour les familles du Québec,
depuis quelques semaines on ne parle, au Québec — et
on est divisés — on ne parle que de la charte des
valeurs québécoises. M. le Président,
contrairement aux libéraux de Philippe Couillard , nous, on pense qu'il y a un
problème et que les Québécois perçoivent une
inquiétude légitime par rapport à leur identité. M. le Président, on est
d'accord avec plusieurs des
propositions du gouvernement, entre autres pour mettre des balises pour
empêcher les accommodements religieux qui nesont pas raisonnables, entre autres aussi pour interdire les signes
religieux chez les employés qui sont en position d'autorité, mais on
pense que c'est exagéré d'étendre ça aux employés de bureau, de les empêcher
d'avoir une croix dans le cou.
Donc, aujourd'hui, M. le Président, je veux tendre la main
à la première ministre, est-ce qu'elle peut déposer rapidement un projet de loi
et mettre ça dernière nous et qu'on s'occupe enfin d'économie?
Président : Mme la première ministre.
Marois : Alors,
merci, M. le Président. Je salue les remarques du chef du deuxième groupe d'opposition, qui nous
dit, au moins, qu'il est d'accord avec certaines parties de la charte. Et je
comprends qu'il serait prêt à en débattre, ce qui n'est pas le cas du
chef de l'opposition officielle puisque lui, d'abord, n'est même pas ici, n'est
même pas ici. M. Couillard, il n'est même pas ici, alors on ne peut pas
vraiment entendre sa voix ici, M. le Président.
En fait, il y a deux questions dans les
propos du chef du deuxième groupe de l'opposition. D'abord, nous pensonsque, oui, il y a
nécessité que nous nous donnions des règles du vouloir-vivre ensemble, des
balises, que nous identifiions les valeurs auxquelles nous adhérons et
que nous partageons, et que moi, je crois que cela va favoriser l'harmonie
plutôt que la division dans la société québécoise.
Vous savez, ce n'est pas
un débat qui se fait uniquement au Québec, il y a, dans plusieurs pays à travers le monde….
Nous ne sommes pas seuls sur la planète, il y a plusieurs pays à travers le monde qui ont été
aux prises avec des problèmes très sérieux, plus sérieux que ceux où on a eu à faire face,
c'est vrai. Mais nous avons eu à faire face àplusieurscrises, à des événements qui ont failli déraper, M. le Président, et moi, je crois que l'on doit
éviter de telles situations. Nous ne sommes
donc pas seuls sur la planète. Nous pensons que le débat doit se faire. Je l'ai
dit tout à l'heure, il doit se faire sereinement, respectueusement, et moi,
je suis prête à le faire.
Mais
notre gouvernement est prêt à faire plus d'une chose en même temps...
Président : En terminant.
Marois : ...M. le Président. Nous pouvons nous occuper des finances publiques, nous pouvons nous occuper de la charte des valeurs...
Président : Première
complémentaire, M. le chef du deuxième groupe
d'opposition.
Legault : M. le Président, est-ce que la première ministre comprend
que la consultation a déjà été faite par M. Bouchard et par M. Taylor, et on
est rendus à l'action? Et est-ce que la première ministre comprend qu'on ne peut pas se permettre une crise sociale
pendant des mois et des mois et qu'elle doit déposer dès maintenant un projet de loi? On va
l'aider à l'adopter si c'est raisonnable.
M. le Président, est-ce que la première ministre peut
arrêter ses consultations et enfin agir dans...
Président : Mme la première ministre.
Marois : Alors, autant nous
croyons qu'il faille débattre en profondeur de cette question, autant nous croyons qu'il faut, comme gouvernement, nous préoccuper de l'emploi — c'est une obsession de notre
côté — autant
il faut se préoccuper de la bonne gestion des finances
publiques, M. le Président, et nous en avons fait largement la démonstration.
Quant à la question plus pointue que pose le
chef du deuxième groupe d'opposition, M. le Président, le projet et ses balises n'ont
été déposés qu'il y a à peine une semaine, M. le Président, on l'a oublié.
D'ailleurs, j'ai été assez étonnée de voir
plusieurs personnes se manifester contre le projet alors qu'on n'en connaissait
même pas le contenu. Il me semble que de la rigueur...
Président : En terminant.
Marois : ...aurait exigé que l'on prenne connaissance...
Président : Deuxième complémentaire, M. le chef du deuxième
groupe d'opposition.
Legault : M. le Président, est-ce que la première ministre peut
comprendre qu'on ne peut pas se diviser, se déchirer pendant des mois et des
mois? Est-ce qu'elle peut comprendre qu'elle n'est pas seulement la chef du
Parti québécois, mais elle est la première ministre de tous les Québécois, et
ça l'oblige à agir de façon responsable?
Président : Mme la première ministre.
Marois : Je crois que, justement, nous agissons de façon
responsable après que l'ancien gouvernement libéral
ait présenté toutes espèces de projets qu'il n'a jamais menés à terme, M. le
Président, avec tous les inconvénients que
cela a causés, M. le Président. C'est drôle, vous étiez un gouvernement
majoritaire, j'imagine que vous deviez être capables de les adopter.
Président : S'il vous plaît, là! Il n'y a qu'une personne qui
parle ici, une à la fois. Le chef du deuxième groupe d'opposition a posé sa
question, Mme la première ministre doit y répondre. M. le leader de
l'opposition, vous pourrez poser des questions plus tard si vous voulez. Mme la
première ministre.
Marois : Alors,
M. le Président, nous allons continuer à agir sur plusieurs fronts parce qu'il
y a plusieurs défis que nous devons relever ensemble comme société. Et, comme
gouvernement, nous allons assumer nos responsabilités, M. le Président. Cette charte, ce projet de
charte, il vient d'être déposé, il mérite qu'on prenne plus de temps pour
entendre...
Président : En terminant.
Marois : ...les points de vue de nos citoyens. Débattre ne
veut pas dire diviser. Débattre ne veut pas dire chicane.
Président : Principale, Mme la députée de Montarville.
(Montarville) : Oui. Bonjour, M. le Président. Eh
bien, les libéraux nous avaient habitués à des hausses de taxes. On n'a qu'à se
rappeler la fameuse taxe santé libérale. Eh bien, cet été, les citoyens ont pu
constater que le Parti québécois a repris la
bonne vieille formule en sous-traitant des hausses de taxe scolaire :
26 % d'augmentation dans
Portneuf et à Saint-Hyacinthe, 30 % à Saint-Jean-sur-Richelieu, 41 %
à Mascouche, et là j'en passe des centaines d'autres.
On sait tous que le gouvernement est
le grand responsable de ces augmentations, c'est une mesure prévue dans le dernier budget appuyée par les libéraux. Mais,
surprise, il y a deux semaines, la première ministre a dit, et je la
cite : «Parlez-moi pas des taxes scolaires — là — parce que je suis tellement mécontente de la
façon [dont ont] travaillé les commissions
scolaires. [...]Les citoyens ont raison d'être
mécontents.» Fin de la citation.
Maintenant qu'elle a eu
son petit rendez-vous avec les commissions
scolaires hier, quand va-t-elle réparer son
erreur et exiger qu'on rembourse les contribuables?
Président : Mme la ministre de l'Éducation.
Mme Malavoy : M. le Président, nous faisons le même constat, les commissions scolaires, cet été, ont procédé à un exercice
qui a provoqué, dans bien des cas, des hausses excessives de comptes de taxe
scolaire des contribuables. C'est précisément
parce que nous sommes mécontents de cela que
nous avons demandé aux commissions
scolaires de corriger le tir. Nous
avons toujours dit — et je le répète — nous avons toujours dit,
maintes et maintes fois en cette Chambre
depuis le printemps, que les commissions scolaires avaient plusieurs choix. Je le répète
encore une fois, peut-être pour la 50 e fois, elles pouvaient réduire leurs dépenses administratives.Nous croyons qu'il y a encore de la marge
de ce côté-là. Elles pouvaient regrouper des services. Tout le monde peut
comprendre que, quand on fait la même chose, on peut, entre territoires, regrouper des services. Elles ne
l'ont pas fait, ou très peu. Elles pouvaient aller dans leurs surplus,
certaines ont encore de la marge dans leurs surplus. Et, d'ailleurs, la CAQ a
été la première à dire : Allons dans les surplus. Nous avons dit :
Vous pouvez aller en chercher une partie, et, malgré toutes ces indications,
les commissions scolaires ont refilé la facture…
Président : En terminant.
Malavoy : …pour une bonne part aux contribuables. C'est cela
que nous voulons corriger.
Président : Première complémentaire, Mme la députée de Montarville.
Mme Roy
(Montarville) :
Oui. M. le Président, Mme la ministre est neuf mois en retard. Le Parti
québécois et le Parti libéral pourraient
avoir, au moins, l'honnêteté de reconnaître qu'ils sont responsables de ces
augmentations de taxes sous-traitées aux commissions scolaires grâce au budget
de novembre dernier.
Cela dit, même le président de la commission
scolaire des Affluents le dit — et je le cite : «En fait, c'est une taxe déguisée, et la
[première ministre] n'a pas le courage d'en assumer la responsabilité. Elle
fait porter l'odieux aux commissions scolaires.»
Alors, quand le gouvernement va-t-il reconnaître son erreur
et rembourser les citoyens…
Président : Mme la ministre de l'Éducation.
Mme Malavoy : Vous me
permettrez, M. le Président, de trouver avec peut-être un peu d'ironie que la députée de Montarville
cite un président de commission scolaire — auquelle
elle ne croit pas, structure qu'elle veut abolir — pour justifier
son propos.
Mme Malavoy : Ce que nous
disons, c'est que, précisément dans le cas des commissions scolaires où les hausses ont été excessives, nous renvoyons les commissions
scolaires à leurs responsabilités. Elles auraient pu exercer ces responsabilités — c'est
ce que nous souhaitions — dès le début de l'exercice, dès
le printemps. Elles avaient toutes les indications pour le faire, elles ont l'aide
assurée également du ministère pour le faire, elles ont choisi de refiler la
facture aux contribuables.
Président : En terminant.
Malavoy : Nous ne trouvons pas ça acceptable. Nous voulons
qu'elles corrigent le tir.
Président : Deuxième complémentaire, Mme la députée de
Montarville.
(Montarville) : Oui, M. le Président. Depuis des
mois, j'ai questionné, justement, la ministre de l'Éducation sur l'urgence d'un plan de réduction des dépenses des
commissions scolaires. J'ai averti à plusieurs reprises le gouvernement
qu'il devait se préparer à des hausses injustifiées de taxes scolaires. Sa
réponse a été — elle vient encore de le
dire — que les commissions
scolaires sont des gouvernements autonomes.
Les libéraux, les ministres des Finances et de l'Éducation
ont tous à porter l'odieux de ces hausses de taxes. La ministre va-t-elle enfin
admettre sa responsabilité dans ce fiasco?
Le Président : Mme la
ministre de l'Éducation.
Mme Malavoy : M. le
Président, c'est précisément parce que nous nous sentons responsables de la
situation que la première ministre a convoqué
les commissions scolaires pour leur demander de refaire le travail, parce que
nous considérons que leurs décisions ont
provoqué de façon vraiment exagérée une hausse des taxes scolaires Nous
sommes persuadés qu'elles ont d'autres moyens à leur disposition.
Cela dit, nous pensons que c'est à
elles de corriger le tir. Ça n'est pas au gouvernement de faire leur travail, mais c'est au gouvernement de leur demander de refaire
l'exercice. Nous pensons que c'est faisable. Dans 15 jours, on devrait avoir
des résultats.
Président : Principale, M. le député de Rivière-du-Loup—Témiscouata.
D'Amour : Alors, merci beaucoup, M. le Président. Le
Journal de Québec nous apprend aujourd'hui
en pleine première page que le Plan
Nord est mort. Il y en a trois pages à l'intérieur de ce journal qui reflètent
le fiasco du Parti québécois. Et ça fait un an, M. le
Président, qu'on dit… un an qu'on dénonce le fait que le gouvernement crée de la
pauvreté plutôt
que de créer des emplois. Et ça a des répercussions dans toutes les régions
ressources du Québec. Par
exemple, au Saguenay, Air Saguenay a vu son chiffre d'affaires
fondre comme neige au soleil. On a vu également, du côté de
Lac-Mégantic, comme si la région n'était pas suffisamment éprouvée, M. le Président, Roulottes RG Solution, ils ont perdu 50 emplois, 50 travailleurs ont perdu leur gagne-pain. Le gouvernement, M. le Président, est
responsable de ces pertes
d'emploi, et toutes les régions le disent, responsable de ce fiasco. Pourquoi
agir de façon aussi
irresponsable, M. le
Président?
Président : Mme la ministre des Richesses naturelles.
Ouellet :
Merci, M. le Président. M. le Président, agir de façon irresponsable, c'est le
gouvernement du Parti libéral qui l'a fait en refusant, en ignorant, en laissant aller
la corruption, la collusion qui nous a coûté des dizaines de milliards.
Ils faisaient 10 milliards d'investissements par année, et on évalue à
30 % le surcoût de la corruption. C'est 3 milliards par année. Ça,
c'est de l'argent qui aurait pu créer bien des emplois, M. le Président. L'irresponsabilité,
c'est de fermer les yeux contre la corruption.
Ouellet :
Concernant le plan libéral, M. le Président, en fait, c'était beaucoup de la
poudre aux yeux, des
belles promesses pas attachées. On l'a très bien vu avec la route des monts Otish,
125 millions, nous avons fait économiser aux Québécois à peine un mois après notre arrivée. On l'a
très bien vu avec le projet du CN, rien d'attaché. Même les minières ne voulaient pas adhérer au projet du CN. Avec le
projet de Gaz Métro, aucun volume qui n'était prévu.
Nous, M. le Président, nous travaillons pour
l'emploi, pour la transformation, la transformation au Québec, et les projets se poursuivent, M. le Président, IAMGold avec
Westwood, 700 emplois…
Président : En terminant.
Président : J'entends trop de bruit à ma gauche. M. le député
de Rivière-du-Loup—Témiscouata, c'est à vous, la
parole, et seulement à vous pour l'instant.
D'Amour :
M. le Président, la ministre a beau nier la réalité avec sa cassette qu'on est
habitués d'entendre — toutle monde se trompe,
sauf elle — elle est dénoncée aujourd'hui par les régions, par les minières.
De toutes parts, elle est dénoncée. Le
Journal de Québec fait trois pages. On parle de 45 000 emplois perdus
au Québec. Les régions sont directement
touchées. Augmentation du chômage en Abitibi, augmentation du chômage au
Saguenay—Lac-Saint-Jean, augmentation du chômage en Gaspésie, et elle ne fait rien. Elle va se
lever avec une réponse improvisée, coin de table, encore, M. le
Président.
Président : Mme la ministre des Ressources naturelles.
Ouellet : Merci, M. le Président. Ça va me permettre de
parler des autres projets qui se poursuivent au Québec. Parce que les projets miniers, c'est en fonction du contexte
mondial, M. le Président. Actuellement, l'industrie minière est dans un cycle de consolidation. Il y a
eu de la surchauffe en 2011, et là l'industrie minière est en
consolidation. Mais, vous savez, M. le Président, le Québec…
Le Président : M. le
député… M. le député, je vous invite à être beaucoup plus silencieux, je vous
entends trop bien. Oui, beaucoup trop bien.
Mme la ministre.
Ouellet : Mais,
vous savez, M. le Président, malgré que l'industrie mondiale minière est en consolidation, le Québec
tire mieux son épingle du jeu que bien d'autres et mieux que de l'Ontario, M.
le Président, et les projets, au Québec, se poursuivent. Donc, je continue, Éléonore Goldcorp , une mine en
construction, 1,4 milliard d'investissement, 700 emplois; Tata
Steel avec son projet DSO, 360 millions d'investissement, 235 emplois;
Raglan, l'agrandissement d'Xstrata, maintenant Glen Corp…
Président : Deuxième complémentaire, M. le député de
Rivière-du-Loup—Témiscouata.
D'Amour : M. le
Président, les seuls emplois que le PQ a créés, c'est en Ontario. Regardez le
graphique. Ça, c'est le Québec, puis ça, c'est l'Ontario. On a créé des emplois en
Ontario. C'est un déplacement, Mme la ministre. On perd notre expertise, nos travailleurs, ils s'en vont
en Ontario. Vous avez beau nier la réalité, on va vous le montrer
encore, de manière à ce que vous le
compreniez. Ça, c'est le Québec, puis ça, c'est l'Ontario. Vous créez des jobs
en Ontario. Pendant ce temps-là, au
Québec, c'est des maisons qui ne se construisent pas, c'est des gens qui
perdent leur gagne-pain, c'est des gens qui perdent leur emploi, leur
revenu. Savez-vous ce que ça veut dire?
Président : Mme la ministre des Ressources naturelles.
Ouellet : Merci, M. le Président. Je trouve qu'il faut quand
même avoir pas mal de culot. Vous savez, pendant
que le Parti libéral était au pouvoir, dans cinq ans, il y a eu 30 % de
pertes dans la première transformation des métaux au Québec sous le
Parti libéral, M. le Président. Je trouve qu'ils ont pas mal de culot.
Nous, on travaille avec le nouveau projet de
loi sur les mines, que nous déposons, justement, pour redresser cette situation-là,
avoir plus de transformation au Québec et créer trois à quatre fois plus
d'emplois que la simple extraction. Et les
projets se poursuivent, j'ai d'autres projets qui sont en construction. M. le
Président, je n'avais pas encore eu le temps de finir ma liste. Il y a
Stornoway qui continue son projet de diamant, 853 millions
d'investissement, 450 emplois, M. le Président.
Président : En terminant.
Ouellet : Il y a Xstrata,
Bracemac-McLeod, 250 emplois, 160 millions d'investissement.
Président : Principale, Mme la députée de Montarville.
(Montarville) : M. le Président, la ministre de l'Éducation a
fait un spectaculaire 180 degrés sur les hausses de taxe scolaire, mais,
je me souviens, au début d'août elle disait que «les commissions scolaires sont
[...] restées dans les limites du raisonnable et qu'elles n'ont pas procédé à
des hausses excessives». Un mois plus tard, elle
a dû admettre qu'un bon nombre de commissions scolaires n'ont pas pris leurs responsabilités. Une chose est sûre, la ministre, elle, a manqué à
ses responsabilités.
Mais,
malgré tout, en sortant de la rencontre d'hier avec les commissions scolaires, la ministre a affirmé que la balle était dans leur camp.
Elles n'ont pas pris leurs responsabilités, mais la ministre leur fait toujours confiance.
M. le Président, je
demande à la ministre comment elle compte agir dans les
prochains jours pour que les
contribuables soient remboursés, pour corriger ces hausses injustifiées, parce qu'on en paie encore, des taxes, là.
Président : Mme la ministre de l'Éducation.
Malavoy : D'abord, M. le Président, il
me semble que la députée de Montarville pourrait saluer l'effort que nous
demandons aux commissions
scolaires. La CAQ n'a de
cesse de dire que les commissions
scolaires peuvent faire des économies dans leur administration. La CAQ n'a de cesse de dire
qu'ils peuvent regrouper des services. C'est ce que nous leur demandons. Vous devriez nous applaudir là-dessus, vous devriez dire : Enfin, le Parti québécois demande aux commissions scolaires ce qu'elles doivent faire. Au lieu de ça, vous nous
reprochez je ne sais quoi.
Nous avons décidé de
leur demander de refaire le travail. Nous nous sommes donné 15 jours,
15 jours à partir d'hier pour que des
solutions soient trouvées, pour que les contribuables soient compensés pour le
tort qui leur a été fait. Quel sera le mode de compensation? Ça n'est
pas à moi de le dire en Chambre aujourd'hui. On a donné 15 jours aux
commissions scolaires pour trouver des solutions, alors on se donne rendez-vous
dans 15 jours. On s'en reparlera, il y aura des solutions.
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée de Montarville.
Mme Roy
(Montarville) :
M. le Président, c'est une vraie comédie, ça fait neuf mois qu'on leur dit. Les
contribuables sont exaspérés de l'attitude
de ce gouvernement, endossée par le Parti libéral. Pourquoi est-ce que la
balle serait encore dans le camp des
commissions scolaires? Elles n'ont même pas pris la peine d'aller piger dans
leurs surplus accumulés avant d'augmenter les taxes. La ministre nous a
fait le coup toute l'année dernière et encore tout à l'heure du gouvernement
autonome. Résultat : ce sont les contribuables qui paient aujourd'hui.
La ministre ne
croit-elle pas que c'est tout le système des commissions scolaires qui est
arrivé à la fin...
Le Président :
Mme la ministre de l'Éducation.
Malavoy : Je ne suis pas vraiment étonnée, M. le Président, que
la solution de la CAQ soit, évidemment, de
tout abattre, de tout éliminer. C'est leur tendance, c'est leur tendance. Ce
sont des abolitionnistes de structures.
Cela
dit, vivons un peu dans la réalité. Il y a eu une réduction d'une aide
additionnelle qui a été décidée par le
gouvernement, cette aide étant, je le rappelle, en principe une aide
temporaire. Il y a eu des efforts demandés aux commissions scolaires. En ciblant très bien, je vais le redire, qu'elles
pouvaient réduire leurs dépenses, regrouper leurs services, aller
chercher dans leurs surplus.
Nous avons constaté,
en faisant une étude détaillée...
Le Président :
En terminant.
Malavoy : ...commission scolaire par commission scolaire,
qu'elles n'avaient pas fait ce travail. Il
faut...
Le Président :
Deuxième complémentaire, Mme la députée de Montarville.
(Montarville) : Oui, M. le Président. Je rappelle
que 193 des 200 millions de coupures ont été sous-traités directement aux
contribuables par des hausses de taxes. Les commissions scolaires ne sont pas
allées piger dans les surplus
accumulés, elles font ce qu'elles veulent avec la bénédiction de la ministre,
qui, aujourd'hui, s'en surprend et s'en plaint. Pire encore, les
services aux élèves ont commencé à être coupés, et ça, c'est grave. Elle est
là, la question.
La ministre peut-elle,
aujourd'hui, donner l'assurance aux parents que d'autres services ne seront pas
coupés aux enfants? C'est tout ce qui compte.
Le Président :
Mme la ministre de l'Éducation.
Malavoy
Ce pourquoi, M. le
Président, nous demandons
aux commissions scolaires de corriger le tir, c'est précisément parce que leur budget, au total, a été augmenté
de 2,8 % en
2013-2014. Nous sommes donc persuadés qu'elles
ont une marge de manœuvre, qu'elles doivent
chacune choisir en fonction de leur réalité. Certaines vont regrouper
des services, d'autres vont diminuer des
dépenses administratives, d'autres qui ont des surplus à portée de main vont
aller en chercher une partie. Nous sommes
persuadés qu'elles peuvent faire l'exercice et nous les renvoyons tout
simplement à leurs responsabilités,
puisque c'est un palier de gouvernement qui existe, auquel nous continuons de
croire, mais nous leur demandons d'assumer bel et bien leurs
responsabilités jusqu'au bout.
Boulet : Alors, après avoir coupé dans les budgets des travaux
sylvicoles au printemps dernier, après avoir promis de maintenir les argents dévolus à
l'ensemble des travaux d'aménagement, la ministre des Ressources
naturelles a annoncé en catimini le 12
juillet, donc juste après la session parlementaire et juste avant les vacances
de la construction, des coupures de 20 millions de dollars dans les
travaux d'aménagement forestier.
De façon plus concrète, on parle ici du volet 2 que tous
les députés en région connaissent très, très bien. Alors, ce sont des
coupures de plus de 30 %. M. le Président, j'ai dénombré près de 20 comtés
péquistes où la forêt est un enjeu économique
important. C'est le tiers de tout leur caucus, M. le Président. Alors, on parle
de Roberval, Rouyn, Ungava, Dubuc, Duplessis, Labelle, Abitibi-Est,
Abitibi-Ouest, Chicoutimi, Lac-Saint-Jean, Gaspé.
Alors,
moi, j'aimerais savoir, M. le Président, est-ce que tous ces députés
cautionnent les actions de leur ministre?
C'est plutôt…
Le Président :
Vous comprendrez que je ne peux pas leur demander à tous de répondre. Mme la
ministre des Ressources naturelles.
Ouellet : Oui, merci, M. le Président. Bien, dans un premier
temps, je voudrais saluer ma collègue pour ses
nouveaux dossiers comme porte-parole de
l'opposition officielle et peut-être juste valider un petit peu les chiffres
parce que ce n'est pas tout à fait de ça
dont elle dit qu'il est question, et peut-être rappeler à la députée que ce que
nous avons fait, nous avons mis
5 millions de plus que ce qui était prévu par l'ancien gouvernement
libéral. Donc, une chance que ce n'est pas
eux qui étaient au pouvoir à l'époque. Nous avons ajouté 5 millions de
plus malgré le contexte budgétaire difficile.
Et j'ai rencontré très rapidement les CRE et leur
association dès la mi-juillet. J'ai rencontré, à la Table Québec-Régions, dès le début septembre, les gens. Nous en
avons discuté. Plusieurs CRE ont déjà signé leur entente : le
Bas-Saint-Laurent, le Saguenay—Lac-Saint-Jean,
l'Outaouais, le Nord-du-Québec, et ça se poursuit, M. le Président. J'ai annoncé qu'il y aurait également une table de
travail avec les CRE, une nouvelle qu'ils ont très bien reçue. Et la table
de travail va se réunir le 25 septembre, M.
le Président, pour en arriver, au mois de janvier, avec un programme qui sera
adapté et ajusté en fonction de l'ensemble des commentaires, M. le Président.
Le Président :
Principale, Mme la députée de Laviolette.
Boulet
: Alors, M. le Président, on parle de coupures de
20 millions de dollars. Alors, vous étiez où? Vous étiez où, députés péquistes, pour défendre les
intérêts des travailleurs forestiers qui vous ont élus? Vous étiez où?
Alors,
M. le Président, ce qu'on a devant nous, c'est une ministre des Ressources
naturelles qui est antirégions. Ce n'est pas compliqué, toutes les décisions qu'elle
prend vont à l'encontre du bien-être collectif de nos régions, toutes,
toutes les décisions qu'elle prend. C'est
une ministre qui est contre les mines, qui est contre les minibarrages, qui
n'aime pas les forêts. En fait, c'est
une ministre qui est contre la création d'emplois. Alors, ce n'est pas une
obsession, la création d'emplois chez vous, c'est une renonciation.
Alors, c'est ça.
la première ministre, on a perdu 8 300 emplois dans le secteur des
ressources naturelles, depuis janvier 2013.
Qu'attendez-vous pour donner aux régions un ministre qui va enfin s'occuper
d'eux?
Le Président :
Mme la ministre des Ressources naturelles.
Ouellet : Oui, merci, M. le Président. Bien, en fait, M. le
Président, je suis un peu surprise de la
dénonciation de la députée, étant donné que
son parti, le Parti libéral, lorsqu'ils étaient au pouvoir, prévoyait de couper
encore plus, M. le Président. C'était ce qui était prévu dans les
budgets, M. le Président, et ça, elle ne peut pas le nier. C'était ce qui était
prévu dans les budgets.
Donc, aujourd'hui, elle se lève pour s'insurger alors que
leur planification était pire et que nous avons réussi, malgré le contexte, à rajouter, à réinjecter 5 millions par rapport à leurs prévisions, M. le Président.
Je suis un peu surprise qu'elle se lève de sa chaise. Et je pense que, M. le Président, elle aurait peut-être dû se lever plus souvent lorsqu'elle était au Conseil des ministres, particulièrement
sur le dossier de Gentilly,
M. le Président, où, très clairement, la population de Trois-Rivières et de la région ont été bernés, M. le Président.
Le Président :
Ceci met fin à la période de questions et de réponses orales.
La Vice-Présidente (Mme
Poirier) : Alors, nous en sommes maintenant à la rubrique des
motions sans préavis. Alors, en fonction de nos règles et de l'ordre de présentation des
motions sans préavis, je reconnais maintenant le député de Mégantic.
Bolduc
(Mégantic) :
Merci, Mme la Présidente. Je sollicite le consentement des membres de cette Assemblée afin de
présenter la motion suivante conjointement avec la première ministre, le chef
du deuxième groupe d'opposition et la députée de Gouin :
«Que l'Assemblée nationale rende hommage aux 47 victimes de la tragédie
de Lac-Mégantic et offre ses sincères
condoléances à leurs familles, parents ainsi qu'à leurs proches;
«Qu'elle
commémore l'exceptionnel travail des autorités municipales, dont celui de la
mairesse Colette Roy-Laroche, des autorités policières et du service des
incendies, du personnel de la fonction publique et qu'elle souligne le
dévouement des bénévoles ainsi que des premiers répondants;
«Qu'enfin, l'Assemblée nationale observe une minute de silence en l'honneur
de tous ceux et celles qui ont été affligés
par ce drame.»
La Vice-Présidente (Mme Poirier) : Merci, M. le député. Est-ce
qu'il y a consentement pour débattre de cette motion? M. le leader. Oui, M. le député de Blainville.
M. Ratthé : Bien, de consentement en cette Chambre, j'aimerais qu'on
ajoute mon nom, s'il vous
plaît, à la motion.
Vice-Présidente (Mme Poirier) :
M. le leader du gouvernement.
Traversy : Il y a consentement.
Vice-Présidente (Mme Poirier) : Il y a consentement.
Traversy : Mme la Présidente, il y a donc consentement pour
débattre de cette motion pour un temps de parole d'approximativement trois
minutes par intervenant, en débutant, bien sûr, par le député de Mégantic,
suivi par le chef du deuxième groupe d'opposition, la députée de Gouin et en
terminant par la première ministre du Québec, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Poirier) : Alors, M. le député de
Mégantic.
Bolduc
(Mégantic) :
Merci, Mme la Présidente. Comme vous le savez tous, la ville de Lac-Mégantic a subi le pire événement ferroviaire en Amérique du Nord qui
s'est produit chez nous, en plus, un vendredi soir, lorsque la population était finalement active au centre-ville.
Le résultat a été entièrement désastreux : 47 décès, des familles
complètes décimées dans un milieu où le
tissu social est extrêmement serré. Je dois aussi vous dire que, dans une des
petites entreprises de Lac-Mégantic, quatre personnes ont été tuées dans
l'événement tragique qui s'est produit à Lac-Mégantic. Donc, pour la société
locale, ça représente un désastre immesurable, un désastre émotionnel qui ne
peut pas être oublié, ni maintenant, ni plus tard. Ça va durer pendant
longtemps.
Des centaines d'emplois ont été perdus au
centre-ville de Lac-Mégantic. Tous les commerces détruits, les employés ont perdu leur emploi. Et maintenant ces gens-là
sont à la recherche d'une vie économique et cherchent à maintenant retrouver
leur environnement pour rebâtir leur milieu. Et ça va être un débat qui va être
difficile et très long.
Les difficultés économiques et sociales sont
encore en croissance, parce qu'il y a beaucoup d'incertitude. Les projets doivent se
développer, se concrétiser. Les employés se retrouvent au chômage, dans des
situations économiques pénibles. Et,
de plus, on a aussi le risque du développement ferroviaire à Lac-Mégantic,
comme vous le savez, qui a été construit autour de la voie ferrée. Et beaucoup de gens ont beaucoup de difficulté
à pouvoir accepter le fait que le réseau ferroviaire pourrait être remis
en service à Lac-Mégantic dû à la situation qui s'est produite.
De l'autre côté, malheureusement, de grandes
entreprises de Lac-Mégantic, qui sont, elles, très dépendantes du réseau ferroviaire,
doivent essayer de survivre dans des situations économiques non compétitives.
Et ils doivent essayer de concilier
la situation dans la population avec le développement économique qui doit se
produire, parce qu'il faut aussi éviter de perdre d'autres centaines
d'emplois qui pourraient être conséquentes à ce qui se passe. Donc, il y a un
conflit actuellement, dans le secteur de la
ville de Mégantic, dû au stress psychologique qui a été produit par cet
événement-là, qui risque définitivement d'affecter tout le monde
maintenant et encore dans un futur prévisible.
Je dois aussi dire un grand merci à l'ensemble de la
population du Québec, qui a ouvert son cœur, son
portefeuille et qui a vraiment permis à tout
le monde de reconnaître que le Québec peut être solidaire, que le Québec peut
démontrer sa solidarité, et toute la ville de Mégantic et la région vous en
remercient. Donc, merci.
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : M. le chef de la deuxième opposition.
Legault :
Oui. Mme la Présidente, donc, dans la nuit du 5 au
6 juillet, la ville et la population de Mégantic ont été
frappées par une terrible épreuve. On se souvient tous, le samedi matin, le 6
juillet. Probablement comme
plusieurs d'entre vous, j'ai regardé la télévision une bonne
partie de la
journée, et malheureusement nos pires craintes se sont réalisées. Et je me suis rappelé que l'été dernier j'avais eu la chance
de passer quelques heures avec la mairesse, Mme Roy-Laroche, et je me suis dit : Bien, au moins,
on a une grande dame, une mairesse qui a beaucoup de leadership. On va en avoir vraiment besoin.
suis allé quelques jours — je pense que c'était le lundi — à Mégantic. J'avoue que j'hésitais. J'en ai parlé avec les gens. On ne
voulait pas aller déranger. Mais, en même temps, lorsque je me suis promené dans la cafétéria,
les gens nous
ont parlé puis ils voulaient nous parler. Et c'était vraiment dur à vivre, mais on voyait en même temps que les gens avaient du courage. J'en ai
profité, parce
que, dans mon ancienne
vie, j'avais passé beaucoup de temps à Lac-Mégantic puisque j'étais
sur le conseil
d'administration d'une
compagnie qui s'appelle Bestar, où le président du syndicat a péri, donc le
président, Paulin Tardif, était vraiment sous le choc, donc je suis allé rencontrer la famille. On avait notre candidate aussi, Raymonde Lapointe, qui était là, qui a
perdu une de ses nièces. Donc, on a pu voir tout le courage des gens.
Évidemment, le leadership de la mairesse,
qui est en train rapidement de déplacer le centre-ville
pour le reconstruire, puis recommencer à
vivre. J'ai bien compris aussi — je suis retourné deux autres
fois par la suite — que, malgré ce qui est arrivé, elle tient à ce que l'économie
redémarre. On a besoin, même s'il faut probablement changer le trajet des trains pour entre autres approvisionner
des entreprises comme Tafisa, qui approvisionne elle-même Bestar…
Évidemment, il faudra changer des règlements, et puis on interpelle le
gouvernement fédéral pour qu'on améliore les normes de sécurité.
Mais
je veux terminer en vous disant, Mme la mairesse puis à tous les gens de
Lac-Mégantic : On a été avec vous durant ces jours pénibles. Je vous ai dit, quand
je vous ai vue la dernière fois, qu'on irait, la Coalition avenir Québec,
cet automne, faire un caucus à Lac-Mégantic. Donc, on était là, on est là, puis
on sera là avec vous. Bonne chance.
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Mme la députée de Gouin.
David : Merci, Mme la Présidente. Alors, bien sûr, avec mon
collègue le député de Mercier et au nom de ma formation politique, je voudrais dire, bien, à
la population de Mégantic, à Mme la mairesse, à toutes les personnes qui
ont travaillé si fort pour que Mégantic,
Lac-Mégantic demeure malgré tout une ville en vie, parce que c'est ce qu'elle
est… Donc, bien sûr, on apporte toute
l'expression de notre sympathie, toute l'expression de notre solidarité. Nous
sommes allés à tour de rôle à Lac-Mégantic.
J'ai eu la chance d'ailleurs, en côtoyant le député de Mégantic, de participer
à une course-marche dans la municipalité. Et ce qui m'a beaucoup frappée, c'est la dignité des gens, c'est leur courage, c'est leur
solidarité, leur résilience et leur détermination à reconstruire finalement le
centre-ville.
Durant
tout l'été, je pense que tout le monde au Québec, qui a fait preuve de beaucoup de solidarité
effectivement, a été en deuil. Nous avons été en deuil avec la population de
Lac-Mégantic. Et, à cause de ce deuil, je
pense que nous avons tous et toutes observé une certaine retenue normale dans les
circonstances pour peut-être ne pas manifester haut et fort pourtant une certaine colère qui nous habitait et qui nous habite encore.
Je pense que maintenant,
quelques mois sont passés, les gens vont reconstruire, on va être avec elles,
on va être avec
eux, on a maintenant le droit et le devoir, je dirais, de poser des questions, de poser des
questions à une compagnie, qui, pour moi,
n'est rien d'autre qu'une compagnie capitaliste sauvage du XIXe siècle. On
a le droit et le devoir de nous questionner sur notre dépendance au pétrole,
sur les problèmes de transport ferroviaire de matières hautement inflammables. Je crois que nous avons,
tous et toutes ensemble, la responsabilité de construire un Québec, oui, économiquement prospère, mais écologiquement viable,
qui ne met pas la santé et la sécurité des
gens en danger.
Encore une fois, tous nos
respects et toute notre solidarité à la population de Lac-Mégantic.
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Mme la première ministre.
Marois
Alors, merci beaucoup, Mme la Présidente. Je voudrais d'abord exprimer
de nouveau ma sympathie la plus sincère à tous
les citoyens de Lac-Mégantic, et plus particulièrement à l'endroit des
familles, des proches des 47 personnes
qui ont perdu la vie lors de cette tragédie. J'en ai rencontré un certain
nombre d'entre eux et, à chaque fois, je dois vous dire que l'émotion
apparaît rapidement, parce que je crois que tout le Québec partage votre douleur, votre incompréhension, mais aussi votre colère. Et nous avons tous été émus par la dignité, par la
résilience que vous avez affichées depuis cette terrible épreuve.
Mais je veux également remercier les premiers intervenants
qui se sont présentés sur les lieux, qu'il s'agisse des policiers, des
pompiers, des ambulanciers ou tout simplement des citoyens qui voulaient donner un coup de pouce, qui voulaient aider,
mais je pense aussi aux policiers de la Sûreté du Québec. J'en ai vu qui aussi ont travaillé sur le site et qui, avec beaucoup de courage, ont été à la rencontre des citoyens
qui étaient là, et parfois je sentais dans leur voix autant de peine que celle que
l'on ressentait chez les citoyens de Lac-Mégantic. Les employés de la Sûreté du Québec, les
employés du gouvernement du Québec, les différents intervenants sociaux,
on a vu des dizaines de personnes se mobiliser de partout à travers le Québec, de nos CLSC, de nos institutions de santé et de services sociaux. Toutes ces personnes ont fait preuve d'un très grand
professionnalisme et d'un dévouement absolument extraordinaire. Elles ont donné beaucoup d'elles-mêmes
pour aider les citoyens affectés et pour aider les gens de la ville de Mégantic à se relever.
Je souhaite qu'à l'occasion de cette motion
nous leur exprimions notre profonde reconnaissance. Que ces personnes prennent le temps, elles aussi, de faire la paix
avec les terribles images qu'elles ont vues et les
témoignages très déchirants qui leur ont été
confiés, et je parle pour les avoir entendues, ces personnes, me témoigner de
cela.
Par le fait même, je veux exprimer toute
notre reconnaissance pour l'aide et les témoignages de sympathie qui nous sont parvenus de partout dans le monde. Je peux
vous dire que j'ai reçu des centaines — et je n'exagère pas — des centaines de témoignages de chefs d'État, de chefs
de régions, de diplomates, de représentants d'institutions
internationales comme de simples citoyens. D'ailleurs, je me suis engagée, auprès de la mairesse, à cumuler
l'ensemble de ces témoignages, à les rendre disponibles pour les gens de Lac-Mégantic.
Mais vous allez me permettre de remercie de
façon toute particulière nos voisins, nos voisins du Maine, dont les pompiers sont intervenus en soutien le soir même de
l'événement. Dans la nuit, ils étaient déjà sur place. Et j'ai eu le plaisir
de remercier directement le gouverneur de l'État, M. Paul LePage, lors de la
conférence des gouverneurs qui nous a réunis
dernièrement à La Malbaie et je l'ai fait au nom de tous les Québécois. D'ailleurs, celui-ci était présent
au moment où il y a eu des événements commémoratifs à
Lac-Mégantic.
Enfin, en terminant, je souhaite que nous
nous tournions vers l'avenir. Et à cet effet je voudrais témoigner de toute notre admiration devant le courage des citoyens, des
élus municipaux de Lac-Mégantic dans leur
volonté de rebâtir leur centre-ville. Et je
me permettrai de les saluer à travers celle qui, à quelques semaines des
élections municipales, incarne toute
la dignité, toute l'abnégation qui correspondent à la fonction d'élu municipal.
Et, si au cours de l'été tous les citoyens du Québec étaient
Méganticois, Colette Roy-Laroche a été, elle, la mairesse de tous les
Québécois. Merci, madame.
Marois : Mme la
Présidente, je peux assurer les gens de Lac-Mégantic que le formidable élan de solidarité manifesté par tout le Québec, il ne faiblira
pas tant que le centre-ville ne sera pas sorti de terre. Il demeurera, en fait,
jusqu'à ce que toutes les personnes
affectées de près ou de loin par ce drame horrible aient pu trouver la paix et
la sérénité. Et ce qui restera bien
au-delà, c'est tout l'amour que les Québécoises et les Québécois ressentent à
l'endroit de Lac-Mégantic et surtout de ses citoyens et de ses
citoyennes. Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Poirier) : Cette motion est adoptée?
Vice-Présidente (Mme Poirier) : Adopté. Alors, je vous
demanderais de vous lever pour un moment de silence, s'il vous plaît.
• (15 h 53
15 h 54) •
Vice-Présidente (Mme Poirier) : Je vous remercie. Alors, je
reconnaitrais maintenant la ministre de l'Éducation pour la motion suivante.
Malavoy : Mme la Présidente, je sollicite le consentement des
membres de cette Assemblée afin de présenter,
conjointement avec la députée de Richmond, le député de Charlesbourg et la
députée de Gouin, la motion suivante :
«Que
l'Assemblée nationale souligne le travail de tous les artisans qui ont
contribué à faire des Jeux d'été du Canada — Sherbrooke 2013 une grande réussite, et qu'elle
félicite la délégation québécoise pour la récolte de 172 médailles lors de
l'événement.»
Vice-Présidente (Mme Poirier) : Est-ce qu'il y a consentement
pour débattre de cette motion?
M. Traversy : Mme la
Présidente, il y a consentement pour cette motion conjointe, avec évidemment la députée de Richmond, de Charlesbourg ainsi que la députée de Gouin, pour l'adopter sans débat.
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Je vous remercie. Est-ce que la motion est adoptée?
Vice-Présidente (Mme Poirier) : Merci. Nous allons passer à la prochaine motion, par le député de Chauveau.
Deltell : Merci, Mme la Présidente. Je demande le consentement pour déposer la motion
suivante conjointement avec le leader du
gouvernement, le député de Beauce-Sud et le député de Mercier :
«Que l'Assemblée nationale affirme que les lieux de culte doivent être exempts de
toute sollicitation financière par un parti politique ou un
candidat;
«Qu'elle rappelle que tout don
reçu ou sollicité par un parti politique ne doit en aucun cas être lié à une contribution ou une
décision gouvernementale passée ou à venir.»
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Est-ce qu'il y a
consentement pour débattre de cette motion?
M. Traversy : ...consentement, sans débat, pour la motion.
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Est-ce que la motion est adoptée?
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Adopté. Je reconnaîtrais maintenant le député de Mercier.
M. Khadir : Mme la Présidente, je demande le consentement de la Chambre pour débattre de
la motion suivante conjointement avec le député de Blainville, le ministre de
l'Enseignement supérieur et de la Recherche et le député de Verdun, ainsi que
le député de Vanier-Les Rivières :
«Que l'Assemblée nationale du Québec
salue la mémoire du généticien et humaniste Albert Jacquard, décédé le 11 septembre dernier. Qu'elle offre ses plus sincères condoléances à sa famille
ainsi qu'à ses proches;
«Qu'elle reconnaisse l'apport de ce
scientifique-penseur, auteur de l'oeuvre Éloge de la différence , qui
aura dédié une grande
partie de sa vie à
lutter contre le racisme et le mal-logement, pour la défense des droits des
sans-abris et des droits des immigrants et pour l'abolition du nucléaire;
«Que cette
Chambre honore une vie remplie de combats contre les inégalités, pour
l'inclusion des minorités et la dignité humaine.»
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Est-ce qu'il y a
consentement pour débattre de cette motion?
Traversy : Mme la Présidente, il y a consentement pour débattre de cette motion ainsi que rajouter le député de Blainville conjointement à celle-ci, en commençant par le député de Mercier comme premier intervenant, suivi par le député de Verdun, le député
de Vanier-Les Rivières ainsi que le ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, pour un temps
de parole d'approximativement une minute par
intervenant, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Je vous remercie. Alors, M. le député de Mercier.
Khadir : Merci, Mme la Présidente. J'ai eu le privilège, il y a une dizaine d'années, d'inviter, au nom de mon hôpital, Albert Jacquard à une conférence
qu'il donnait à la salle Hector-Charland de L'Assomption. On a eu l'occasion,avant la conférence, de souper ensemble, et ce que
je veux raconter, c'est ce qu'il nous a entretenus en
partie au cours de
ce dîner et son insistance sur l'humanisme, dont il se réclamait, et un terme
qu'il a contribué largement à répandre et à réclamer, l'«humanitude».
C'est
un terme que lui, il utilisait un peu sur le modèle de «négritude», que des
poètes comme Aimé Césaire ou Senghor,
Léopold Senghor, s'étaient réclamés, c'est-à-dire pour reconnaître l'apport, pour désigner l'ensemble des apports des civilisations
d'Afrique centrale, l'ensemble des cadeaux faits aux autres hommes par les
hommes à la peau noire, ce qu'on disait, donc, la négritude, et, pour Jacquard,
l'humanitude, c'était le cadeau que les hommes en
général se font les uns aux autres depuis qu'ils ont
conscience d'être, qu'ils peuvent se faire encore entre eux, des cadeaux pour l'enrichissement
sans limites de l'ensemble de la collectivité. Ces cadeaux constituaient — ça, c'est ses propres termes — «l'ensemble des caractéristiques dont, à bon droit, nous
sommes si fiers, [comme] marcher sur deux
jambes […] parler, transformer le monde ou
nous interroger sur notre avenir», ou encore faire régner la justice en lieu et place de la force.
Dans ces temps où nous nous questionnons sur plein de
choses, je crois que c'est tout à l'honneur de
l'Assemblée nationale de rendre hommage à celui qui représentait si bien
l'humanitude. Merci beaucoup.
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Merci, M. le député de Mercier. M. le
député de Verdun.
Gautrin :
Je vous remercie, Mme la Présidente. La collectivité mondiale vient de perdre
un scientifique socialement responsable. Par scientifique... Albert Jacquard
avait commencé comme fonctionnaire et s'était ouvert à l'intérêt scientifique un peu tardivement. Il était devenu un
spécialiste de la génétique des populations. Mais, parallèlement à son travail de scientifique, il s'est engagé socialement, et je pense qu'il faut le
saluer. Mon collègue de Berthier en a rappelé une partie, je
vais en rappeler quelques autres. Initialement,
il s'était engagé aussi contre
l'utilisation du génome humain à des fins commerciales, et je pense qu'il est important ici de le rappeler. L'engagement qu'il a commencé, donc, à l'utilisation des
résultats de sa recherche l'a amené à se positionner aussi derrière les plus
démunis par
rapport au droit au logement. Et
rappelez-vous à quel point, mes chers amis, le droit au logement est quelque chose de fondamental pour sortir de la pauvreté. On
pourrait en parler longtemps, Mme la Présidente, mais je sais que vous
allez me couper la parole.
Je voudrais quand même terminer, terminer en rappelant qu'il s'est, lui aussi, positionné en faveur
du logiciel libre, logiciel libre qui est quelque chose d'important et que... J'insiste ici pour que cette Assemblée n'oublie pas l'importance du logiciel libre lorsqu'elle passe des
contrats. Et je vois mon collègue de Rousseau, je lui rappelle aussi cette question, l'importance de
logiciel libre, Mme la Présidente. Merci.
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Merci. M. le député de Vanier-Les Rivières.
Lévesque : Merci, Mme la Présidente. Les membres de ma formation politique se joignent à moi pour
saluer la mémoire de ce grand humaniste qui fut Albert
Jacquard et offrir à sa famille et à ses proches nos plus sincèrescondoléances. Comme
l'ont exprimé plusieurs personnes depuis son décès survenu le 11 septembre dernier, Albert Jacquard était une
lumière pour le monde entier, un homme courageux et profondément bon, qui a
choisi de consacrer sa vie au respect
et à la défense de l'humanité, des hommes. Les combats pour l'égalité et la
justice menés par ce scientifique engagé nous rappellent à quel point ces luttes ne sont
jamais totalement gagnées. Qu'il s'agisse du racisme, de la
pauvreté, du logement
ou des armes nucléaires, Albert Jacquard a voulu nous faire comprendre que nous
appartenons tous à la même espèce, l'espèce humaine, puis qu'on ne peut fermer les
yeux sur les conditions de vie de nos pairs.
Je termine en
formulant le souhait que nous puissions, au sein de notre société, conserver l'esprit qui animait M. Jacquard.
Pour ma part je garderai en mémoire une très
belle citation de lui qui, dans notre contexte politique, mérite réflexion : «La
fraternité a pour résultat de diminuer les inégalités tout en préservant ce qui
est précieux dans la différence.» Merci beaucoup, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Merci, M. le député. M. le ministre de
l'Enseignement supérieur, de la Recherche et
de la…
M. Duchesne : Oui, Mme
La Vice-Présidente (Mme Poirier) : …de la Recherche — laissez-moi le temps de dire votre
titre au complet — et de la Technologie.
M. Duchesne : Merci, Mme
la Présidente. «Sans imagination, il ne pourrait y avoir de
création.» C'est ce qu'écrivait avec
justesse Albert Jacquard. Grand vulgarisateur scientifique et surtout grand
humaniste, il s'est éteint à Paris la semaine dernière à l'âge de 87 ans. Il était entouré des personnes qu'il aimait, comme il le
voulait. L'homme est décédé, mais Albert
Jacquard fait
partie de ces personnages que l'on voudrait volontiers éternels. Il faut souligner
qu'Albert Jacquard était un admirateur du Québec, où il a multiplié les
présences. Il intervenait très régulièrement aux côtés de son ami
l'astrophysicien Hubert Reeves lors de conférences passionnantes où il devisait sur le devenir de l'humanité. «Pour lui — et je cite Hubert Reeves — [le] "je" n'existe pas sans les autres. Et il rappelait
sans cesse l'importance de l'humain face aux progrès technologiques.»
Après de nombreuses publications de vulgarisation
scientifique et de réflexion sur la condition humaine, Albert Jacquard est nommé doctorat honoris causa de
l'Université du Québec en 1987. Antinucléaire farouche, défenseur du droit des plus faibles,
Albert Jacquard a milité jusqu'à la fin de sa vie pour que les valeurs humaines
survivent à la férocité du libéralisme
et de la technique parfois froide. Notre gouvernement et moi-même saluons cet
homme qui a marqué son époque et dont le legs intellectuel se perpétuera
encore longtemps dans nos sociétés. Merci.
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Merci. Alors, cette motion est adoptée?
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Adopté. M. le leader.
Traversy : J'aimerais
demander le consentement
de cette Chambre pour le dépôt d'une deuxième
motion, concernant le 26e anniversaire de la signature du Protocole de Montréal.
Vice-Présidente (Mme Poirier) : Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de cette
motion? Il y a consentement. M. le ministre
du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs.
Blanchet : Merci, Mme la Présidente. Je sollicite le consentement des
membres de cette Assemblée afin de présenter, conjointement avec le député de Laurier-Dorion, le député de Nicolet-Bécancour et le député de Mercier, la motion suivante :
«Que
l'Assemblée nationale souligne la Journée internationale de la protection de la
couche d'ozone et le 26e anniversaire
de la signature du Protocole de Montréal contre les rejets de chlorofluorocarbure — chlorofluorocarbure, voilà, CFC — qui détruisent l'ozone de la stratosphère comme un
exemple de coopération réussie par la
communauté internationale pour résoudre une problématique
environnementale majeure;
«Que l'Assemblée nationale réitère l'engagement du Québec à s'en inspirer
pour inviter d'autres juridictions à s'unir pour faire face à des enjeux environnementaux
d'une aussi grande ampleur, comme la lutte aux changements climatiques.»
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de
cette motion?
M. Traversy :
Mme la Présidente, il y a consentement, sans débat, pour la motion.
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : La motion est adoptée?
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Adopté. Allez-y.
Traversy : Je demanderais le consentement de cette Chambre pour
déposer une troisième motion supplémentaire,
concernant le projet de loi n° 52.
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Est-ce qu'il y a consentement pour le dépôt du
projet de loi n° 52? Il n'y a pas de consentement.
Vice-Présidente (Mme Poirier) : Juste un moment. Je pense que
vous pourrez revenir. Vous pouvez passer à la
prochaine motion.
Traversy : Le projet de loi n° 52 étant celui concernant
les soins en fin de vie, évidemment, et… Bien,
nous allons donc demander le consentement…
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : …je m'excuse, mais je n'ai pas eu le
consentement de l'autre côté. Est-ce que j'ai un consentement, s'il vous plaît?
Merci.
Mme Thériault :
C'est tout simplement, Mme la Présidente, parce qu'il y a la motion de M. le
whip de l'opposition officielle avant les avis.
Vice-Présidente (Mme Poirier) : Pas dans mon ordre du jour,
Mme la leader adjointe. Alors, moi, j'ai à l'ordre du jour actuellement l'annexe b, qui est la motion
concernant le projet de loi n° 52. Madame… On a le consentement
pour 52?
Mme Thériault :
Il y a consentement, Mme la Présidente, oui.
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Merci beaucoup. M. le leader du gouvernement.
Traversy : Vous voyez, Mme la Présidente, qu'à force de discussion
on finit toujours par se comprendre. Et c'est donc à cet effet que je fais motion,
conformément à l'article 146 du règlement de l'Assemblée nationale, afin :
«Que la
Commission de la santé et des services sociaux, dans le cadre de l'étude du
projet de loi n° 52, Loi concernant les
soins de fin de vie — nous
l'avons dit tantôt — procède à des consultations particulières les 17, 18, 19, 24, 25
et 26 septembre prochain de même que [le 1 er , le 2, le 3, le 4, le 8, le 9 et
le 10] octobre prochain et qu'à cette fin elle entende les
organismes suivants : le Collège des
médecins du Québec, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, la
Fédération des médecins spécialistes du Québec, l'Association médicale du Québec, l'Ordre des pharmaciens du Québec, l'Ordre des infirmiers et
infirmières du Québec, l'Ordre des travailleurs sociaux et thérapeutes
conjugaux et familiaux du Québec, l'Ordre des psychologues du Québec, le
Barreau du Québec, la Chambre des notaires du Québec, le Barreau canadien—division Québec, la Commission des droits de la personne et
de la jeunesse, le Protecteur du citoyen — je crois que je
vais avoir besoin d'un verre d'eau — le Curateur public[…], le
Collectif des médecins contre l'euthanasie : Refus médical de l'euthanasie, la
Coalition des médecins pour la justice sociale, le Rassemblement québécois
contre l'euthanasie, le Vivre dans la
dignité, l'Association québécoise du droit de mourir dans la dignité, le
Collectif mourir digne et libre, le Regroupement
provincial des comités des usagers, le Conseil pour la protection des malades,
l'Association québécoise d'établissements de santé et de services
sociaux, l'Association des conseils des médecins, dentistes et pharmaciens, la
Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, l'Alliance des maisons
de soins palliatifs, Maison Michel Sarrazin, l'Association des gestionnaires
d'établissements de santé et [des] services sociaux du Québec, la Société canadienne du cancer—division
Québec, le Réseau des soins palliatifs du Québec, la Société de soins
palliatifs du Grand Montréal, NOVA Montréal, Office des personnes handicapées du Québec,
l'Association du Qu