Agriculture, Fisheries, Energy and Natural Resources — 16 February 2021 (42nd Legislature, 1st Session)
CAPERN 2021-02-16
Quebec — Committees
(Neuf heures trente-cinq minutes)
Le Président (M. Lemay) : Alors, à
l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission
de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles
ouverte.
Aujourd'hui, nous sommes réunis pour l'étude du projet
de loi n° 77, la
Loi sur l'Institut de technologie
agroalimentaire du Québec.
Et, M. le secrétaire, est-ce qu'il y a des
remplacements?
Secrétaire : Oui, M. le Président. M. Polo
(Laval-des-Rapides) est remplacé par Mme David (Marguerite-Bourgeoys).
Le Président (M. Lemay) : Merci.
Alors, lors de l'ajournement de nos travaux, la semaine dernière, nous en
étions rendus à l'article 65. Cependant, nous avions un amendement pour
introduire un nouvel
article à 64.1, que nous
avions suspendu. Puisqu'il y a eu la fin de semaine, des discussions ont eu
lieu. M. le ministre, pouvez-vous nous indiquer l'intention ce matin?
M. Lamontagne : Oui. Bien, d'abord,
salutations, M. le Président, mes collègues député de Vimont, députée de
Marguerite-Bourgeoys, mon collègue de Bonaventure. C'est un plaisir de vous
retrouver. Encore, je vous signifie mon appréciation, la semaine passée, là, la
qualité de travail qu'on a fait ensemble. Puis, plus j'avance et plus... Une
des premières phrases que mon collègue de Vimont a dites, qu'il voulait faire
de l'ITAQ le meilleur ITAQ au monde, bien, plus on avance, bien, plus ça prend
sa signification. Puis ça prend sa signification surtout dans tout le sens de
collaboration qu'on a développé ensemble au cours... depuis le début des
travaux.
Et puis, quand on s'est laissés jeudi, en fin
d'après-midi, après trois grosses journées de travail fructueuses, il y a des questions qui étaient soulevées, là, par la députée de
Marguerite-Bourgeoys puis le député
de Vimont par rapport à la portée de l'amendement 64.1.
Suite à ça, bien là on a décidé de suspendre, de s'en aller à 65. Et puis,
encore là, finalement, il y avait des enjeux, des discussions. Et puis
finalement on a laissé là-dessus.
Puis, pendant la fin de semaine, bien, écoutez,
des fois, il y a un dicton qui dit : La nuit porte conseil, ça n'a pas été
la nuit qui a porté conseil, ça a été la fin de semaine. Depuis qu'on s'est
laissés, on a eu plusieurs échanges avec ma collègue de Marguerite-Bourgeoys,
qui, elle, de son côté, a eu toutes sortes d'échanges, ce qui fait en sorte
qu'on a trouvé la voie de passage, là, pour l'article qu'on avait suspendu.
Alors, ce que
je vous demanderais de faire ce matin, M.
le Président, c'est qu'on suspendrait 65, l'étude de 65, on reviendrait à 64.1, l'amendement qu'on avait
déposé. Je retirerais cet amendement-là, et puis je déposerais un nouvel
amendement 64.1 avec elle, là, je me
suis entendu, là, avec le député de Vimont, la députée de Marguerite-Bourgeoys,
là, puis qu'on va présenter à mon collègue de Bonaventure ce matin, là.
Président (M. Lemay) : Très bien, M. le ministre. Donc, est-ce qu'il y
a consentement pour procéder ainsi? Consentement.
Alors, M. le secrétaire, nous avons un nouvel
article 64.1... un nouvel
amendement. Donc, M. le ministre, à la lecture de votre nouvel
amendement.
M. Lamontagne : Oui. Alors, le
nouvel amendement se lit comme suit : Insérer, avant l'article 65 du
projet de loi, le suivant :
64.1.
L'article 17.1 de la
Loi sur les collèges d'enseignement général et
professionnel (chapitre C-29) est modifié par l'ajout :
1° à la fin du premier alinéa, de la phrase
suivante : «Avant d'accorder un statut particulier à un programme d'études techniques dans les domaines agricole,
agroalimentaire et agroenvironnemental, le ministre consulte tous les
collèges concernés par ces domaines.»;
2° à la fin de l'article, de l'alinéa
suivant : «Pour l'application du présent article, l'Institut de
technologie agroalimentaire du Québec est assimilé à un collège.»
Commentaire. Cet amendement vise à assurer que
le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de
la Technologie consulte tous les collèges, y compris l'institut, s'il souhaite
accorder un statut particulier à un programme d'études techniques dans les
domaines agricole, agroalimentaire et agroenvironnemental.
Le Président (M. Lemay) : Merci, M.
le ministre. Avez-vous d'autres commentaires à rajouter?
M. Lamontagne : Bien,
l'objectif au départ, comme j'avais expliqué à ma collègue, l'objectif de
l'amendement qu'on avait présenté, c'était de s'assurer que l'ITAQ fasse
partie d'une réflexion s'il devait y avoir un changement important dans
l'écosystème de formation bioalimentaire. Puis, suite à l'amendement que j'ai
déposé, bien là, à juste titre, les
représentations que mes collègues de l'opposition officielle faisaient, c'est
que les craintes qu'on avait, que l'ITAQ ne soit pas consulté ou ait à
subir les contrecoups d'un changement important, bien, ces mêmes craintes-là
pouvaient être partagées par d'autres établissements d'enseignement.
Alors, le véhicule
sur lequel on s'est entendus, c'est vraiment faire en sorte que, si le ministre
devait décider ou contempler qu'il y ait un
changement important au niveau de la formation dans le bioalimentaire, bien,
c'est que tous les collèges qui sont impliqués dans cette formation-là
vont faire
partie d'une consultation. Alors, c'est ça.
Président (M. Lemay) : Merci beaucoup, M. le ministre. Donc, je suis
prêt à entendre d'autres intervenants. Mme la députée de
Marguerite-Bourgeoys, la parole est à vous.
Mme David :
Merci beaucoup, M. le Président. Alors, fin de semaine occupée. Je ne pensais
jamais un jour m'intéresser autant à
l'agriculture, mais c'est passionnant en même temps. Tous les domaines d'études
sont passionnants. Vous nous avait
fait travailler, M. le ministre, mais je crois qu'on arrive à quelque chose
qui, ma foi, apaise les craintes et de l'éventuel ITAQ et des collèges.
Mais vous m'avez
tellement fait remonter dans l'histoire, parce que... dans l'histoire du réseau
collégial, écoutez, dans l'histoire des écoles nationales. Je suis remontée à
1930, là. C'est vraiment ça, les écoles nationales. C'étaient les écoles avant la création des cégeps. Il y en a plusieurs
peut-être ici qui n'étaient même pas nés. Je ne viserai personne. Moi,
j'étais née, malheureusement. Mais, avant 1969, il y avait toutes sortes
d'écoles des pêches, d'écoles du meuble.
Puis là ils ont dit : Qu'est-ce est qu'on fait avec ces écoles-là? On crée
un mégaréseau, Révolution tranquille, Paul Gérin-Lajoie, on voit grand.
On veut scolariser l'ensemble des régions du Québec.
Ils n'existaient pas
avant, les cégeps. Ça n'existait pas nulle part dans... Il y avait des collèges
privés, les collèges classiques, dont les plus privilégiés ont pu, évidemment...
ont pu fréquenter, mais il y avait très peu d'accessibilité
aux études supérieures en région, qui était, à ce moment-là, quand même
beaucoup plus peuplée. Il y avait des besoins énormes d'accès aux études
supérieures.
Alors, quand ils ont
créé les cégeps, ils ont évidemment fait une cartographie de ce qui existait
d'écoles plus spécialisées. Je prends, par exemple, l'école sur les bateaux,
alors soit des bateaux à Rimouski, soit la pêche en Gaspésie. Vous ne serez pas
étonnés que ce n'est pas à Montréal, là, qu'on avait ces écoles-là. C'étaient
des écoles un peu autonomes. Il n'existait pas de réseau, et encore moins public.
Alors là, ils ont dit : Bien, c'est très bien, on va prendre cinq écoles
qui existaient à ce moment-là... Non, il n'en existait pas cinq, excusez-moi,
il en existait quatre. Il y en a une qui a été créée en 1986. Mais, en 1969,
là, c'étaient les pêches, le meuble, c'était l'Institut maritime, etc. Alors,
ils les ont pris et ils ont dit : On va les affilier à un collège. Alors,
en les affiliant à un collège, évidemment, de proximité, on créait le cégep
Gaspésie ou le cégep de Rimouski. Dans le cas du meuble, c'est Victoriaville.
Alors là, on s'est
dit : O.K., on va les affilier à un collège puis on va leur donner un
titre un peu plus spécial pour, un, je
pense — et je l'espère, que c'est pour ça, mais je n'ai
pas trouvé d'historien qui me le confirme — confirmer qu'ils
avaient un statut particulier — d'ailleurs, dans l'article de la loi, c'est comme ça qu'on dit ça, «statut particulier» — pour deux raisonsé d'abord, l'histoire du Québec.
Donc, l'histoire qui s'est formée à partir de la pêche, qui s'est formée
à partir de la construction de bateaux et de la réparation de bateaux ou des
écoles qu'on appelait «du meuble». Ils ont dit : On va leur donner un
statut particulier à l'intérieur du cégep pour trois raisons. J'en ajoute une
autre à laquelle je viens de penser. Donc, un, pour rendre hommage, je pense, à
nos bâtisseurs du Québec, à nos bâtisseurs d'écoles qui ont dit : Nous, on
veut être à la hauteur non seulement des besoins du Québec, mais peut-être du Canada,
peut-être du Nord-Est américain, je ne le sais pas. Mais, en tout cas, on avait
ces écoles-là, première raison, et on a donc décidé non seulement de ne pas les
fermer, mais de les intégrer à des collèges.
Deuxièmement, le statut particulier, c'était, d'une part, pour honorer l'importance
de leur rôle dans la société,
mais c'est aussi... Pour leur donner un statut particulier, on les a appelées
écoles nationales, ce qui est très bien, mais qui venait avec aussi un statut
bien particulier, qui est celui de programme exclusif. Autrement dit, c'est
bien évident qu'on n'aura pas... En 1987, on a fait l'école d'aérotechnique.
C'est bien évident qu'on ne fera pas une deuxième école nationale d'aviation
ailleurs, parce que ça coûte une fortune, on va se le dire, parce que c'est
public. Imaginez comment les étudiants du monde entier peuvent envier une
formation en réparation d'avion, technique d'ingénierie d'avion, bon. Alors,
ça, ça coûte très, très cher. Donc, le statut particulier, on l'a dans
l'article, justement, 17.1, parce que ça peut venir avec des subventions
particulières, ça peut venir avec des besoins particuliers.
Je me souviens, quand
j'ai annoncé, avec le premier ministre à l'époque, qu'un CSeries, là — on
est dans le récent, là — était
donné par Bombardier pour aller à l'école nationale d'aviation, à Saint-Hubert,
bien, il fallait un hangar. Un hangar d'avion, ce n'est pas comme mettre la
motocyclette ou le scooter de mon fils, ça prend au moins 10 millions de
dollars. Puis, à l'époque, c'était 10 millions, il y a deux ans. Je n'ose
même pas voir, c'est peut-être rendu maintenant à 12 millions,
13 millions, 14 millions. Mais c'est un outil d'enseignement et
d'apprentissage.
Pensez... l'Institut
maritime à Rimouski, école nationale, elle aussi. Pour ceux qui ont visité, je
pense que le ministre l'a visité, c'est
formidable, l'Institut maritime, c'est hallucinant. C'est impressionnant qu'on
ait ça au Québec, mais ça prend des bateaux de pratique pour aller dans les
cales. Ça sent le diesel là-dedans,
mettez-vous un masque, mettez-vous tout
ce qu'il faut. Mais c'est formidable, on forme des techniciens en marine
extraordinaires à cause de ça. Mais ça coûte cher, avoir ça. Ça prend
des installations gigantesques.
Prenez, à Chicoutimi, l'école nationale
d'aviation... de pilotage d'avions. Bien, ça aussi, ça prend des avions. Je
suis allée dans un de ces avions-là. Je sais que le ministre est pilote
lui-même, d'hélicoptères, je crois. Ils ont des hélicoptères,
ils ont des avions. À l'école nationale, à Saint-Hubert, pour les réparer, ils
ont des hélicoptères, ils ont des avions,
mais ça, vous rendez-vous compte qu'au Québec on offre ça gratuitement aux
étudiants qui veulent apprendre à piloter? Il n'y a pas beaucoup de pays
où il y a ça. Alors ça, c'est très convoité. Puis on le sait parce qu'il y a
des collèges privés qui essaient d'avoir des écoles de pilotage. Ça coûte
80 000 $, 85 000 $ pour faire la formation. C'est une
A.E.C., donc 18 mois, pas un D.E.C., A.E.C. : 85 000 $.
Alors, ça vous donne l'idée du privilège qu'ont nos étudiants de pouvoir aller
au cégep de Chicoutimi, où cette école nationale est affiliée.
Mais, je reviens au statut particulier. On ne
peut pas en créer dans tous les cégeps, des écoles de pilotage. Donc, il y en a
une au Québec. Et puis ça prend des moyens colossaux pour les maintenir, mais
on les maintient parce que ça fait
partie de notre grappe et de l'importance de
l'aérotechnique et de l'importance du pilotage. Et j'espère que ça va toujours
continuer à être bien financé, parce que c'est très important.
Alors, les
écoles nationales, c'est ça, c'est, historiquement, qu'il fallait placer ces
bijoux, je dirais, d'éducation très spécialisés, très exclusifs quelque
part, et on les a tous affiliés, chacun à un collège. Le meuble, je pourrais
faire l'historique aussi, mais ça a été avec Victoriaville. Et donc ces
écoles-là, une fois qu'on les a mises dans les cégeps, c'est devenu avec une
sorte d'autonomie, d'autonomie mais semi-autonomie, là. Quand je rencontrais le
directeur général de l'école nationale d'aviation à Saint-Hubert, il relève du
directeur général du cégep d'Édouard-Montpetit, qui est, en passant, le plus
gros cégep francophone du Québec. Alors, c'est formidable, c'est un bel
arrimage.
Mais il y en a eu un seul qui a été créé, je
l'ai dit tout à l'heure, après 1969. C'était justement l'école de Saint-Hubert, l'école d'aérotechnique. Pourquoi?
Parce qu'à l'époque se développait la grappe aérospatiale, la grappe de Pratt & Whitney, la grappe de
toutes ces industries, dans la région de Longueuil, qui était extrêmement
importante. Puis de là on a fait tout... Il y avait Bombardier. Alors
là, on s'est... ils ont dit : Bien, on pourrait créer là une école nationale. Si vous calculez, ça fait à peu près
35 ans que ça fonctionne bien,
que ça fonctionne comme ça fonctionne sous le statut d'école nationale à
l'intérieur du cégep Édouard-Montpetit.
Maintenant,
il n'y en a pas été créé depuis 1985. Alors, moi, je me suis posé la question
toute la fin de semaine... Parce
que j'ai été revoir l'article 17.1,
puis on a fait l'historique depuis la création des cégeps. Vraiment,
vous nous avez fait travailler. Puis vous autres aussi, je sais que vous
avez travaillé fort. Alors, l'article 17.1, c'était ça, c'était pour donner
un statut particulier qui exige des conditions particulières. C'était pour les
écoles nationales. Puis là je me suis dit : Mais d'où est venue, après
35 ans, l'idée que quelqu'un pourrait lever la main soit à l'ITAQ, soit
dans les réseaux des cégeps, où il y a au
moins 10 cégeps qui offrent un programme lié à l'agroalimentaire, agroenvironnemental
et agricole? Pourquoi un cégep lèverait la main? Pourquoi il dirait : Moi,
je veux devenir un statut particulier avec un programme?
Parce que n'oubliez pas qu'il a l'exclusivité.
Ça veut dire : Si tu le donnes là, les 10 autres cégeps, là, oublie
ça, ils ne le donnent pas. Or, il y a beaucoup de programmes, déjà, qui se
donnent dans plusieurs cégeps, y compris l'ITA actuel, qui a le même D.E.C. en
gestion, là. Je ne vais pas faire tout... On a tous les tableaux de ça, vous
les avez, vous aussi, évidemment. Alors, l'idée, c'est de mettre la ceinture,
les bretelles, le cadenas, tout, tout, tout, le contrat au cas où. C'est ça que
je comprends de mes discussions avec le ministre. Au cas où un ou l'autre,
appelons ça les deux parties, ITAQ d'un bord, cégep de l'autre, mais je n'aime
pas ça dire ça comme ça, au cas où un d'entre tous les partenaires qui
enseignent l'agroalimentaire, ou l'agricole ou l'agroenvironnemental ait la
prétention de dire : Je veux utiliser l'article 17.1 pour avoir un
statut particulier par rapport à un de mes programmes, du genre... je ne sais
pas, un des programmes.
Alors là, bien, la crainte est du côté de
l'éventuel ITAQ de dire : Bien là, si quelqu'un lève la main, nous, on
veut être autour de la table pour discuter. Je pense que j'essaie de le
vulgariser le mieux possible. Parce que le réseau des cégeps étant en réseau,
ils vont probablement se concerter. Mais là l'ITAQ ne serait pas là-dedans,
d'où, je pense, cet article-là, le au cas où qui m'étonnerait. Je pense qu'on
ne sera plus là ni l'un ni l'autre... Je ne veux pas être plate avec vous puis
avec moi, M. le ministre, mais, si ça a pris 35 ans pour créer une autre école
avec statut particulier, ça va prendre peut-être un autre 35 ans. On ne
sait jamais, disons qu'on prévoit tout, tout, tout dans ce projet de loi
là — j'ai
compris ça comme ça, en tout cas — et que, s'il y a un cégep qui lève la
main pour avoir un statut particulier, quel qu'il soit, il y a 10 cégeps
qui ont un programme lié à l'agriculture, bien, que, là, l'ITAQ soit
automatiquement invité par son statut particulier...
Là, on est dans du technique, là. Qui assimile à
un collège... Qu'est-ce que ça veut dire, «assimilé à un collège»? Ça veut
dire : Pour les fins de cette réunion-là, autour de la table, parce que
quelqu'un aurait levé la main en disant : Hé! moi, je veux un statut
particulier, je veux un programme exclusif en agriculture, l'ITAQ veut être
considéré comme un collège pour avoir le droit d'être autour de la table, pas...
Évidemment, c'est là où les collèges n'aiment
pas trop, trop ça. Ils disent : Oui, mais juste pour ça. Ils veulent être
affiliés à un collège, mais ils ne veulent pas l'être pour l'ensemble de
l'oeuvre, comme les autres écoles nationales le sont toutes, affiliées à un
collège. Ça, je ne vous dirai pas qu'ils sont d'une humeur formidablement
heureuse par rapport à ça. On le sait, la fédération s'est prononcée, admettons
que ça, ils ne sont pas particulièrement heureux.
Mais d'avoir cette idée de tout le monde autour
de la table pour les uniques fins de ça... Mais, on va voir aux prochains
articles, ce n'est pas juste ça. Vous allez vous mettre aussi dans la
compétition pour les CCTT. Et puis ça aussi,
bien, il y a tout... ça, il y a toute une procédure, vraiment. Puis ça, ça ne
remonte pas à 35 ans, là. J'avais moi-même fait un appel d'offres
pour 10 CCTT. Donc, il y a eu un très grand développement récemment. Vous
allez pouvoir lever la main si... Évidemment, il ne faut pas dire
d'avance : On accepte l'article 65, mais, bon, on accepte... De toute
façon, vous êtes majoritaires, alors qui suis-je pour dire : On accepte,
mais on va en discuter tout à l'heure?
Mais
donc, dans ces deux domaines-là, qui sont des domaines extrêmement importants,
qui ont fait un peu les fleurons des collèges, c'est-à-dire les CCTT... Moi,
j'ai toujours dit : Les collèges font de la bonne recherche. Je l'ai
toujours plaidé haut et fort. Puis je venais du réseau universitaire, puis ce
n'est pas évident, toujours, avec le réseau universitaire. Des collèges font de
la recherche. C'est quoi, ça? C'est quoi, le CCTT? Bon, ils font de la... Oui, mais c'est de la recherche appliquée.
Mais là j'ai hâte d'en parler au prochain article. Je ne me lance pas là-dedans
tout de suite.
Mais donc, pour les
fins d'au cas où quelqu'un lève la main pour un programme particulier, un
statut particulier, on demande que
l'article 17.1 s'applique, c'est-à-dire que l'ITAQ soit considéré, au lieu
d'assimilé — parce
que ce n'est pas un bien beau terme en 2021, parler d'assimilation, en terme
sociopolitique, mais on va dire que c'est un terme légal — donc
soit considéré comme un collège. Ça ne veut pas dire que, demain matin, il
relève de l'Enseignement supérieur puis ça ne veut pas dire qu'il fait
partie
du réseau des cégeps, ce que les cégeps aimeraient bien, mais, bon, ça, c'est
un autre débat.
Alors, quand j'ai vu,
moi, quand j'ai... Et je remercie le ministre d'avoir accepté de brasser tout
ça, et de le brasser, je pourrais dire, avec moi, et d'essayer, et d'arriver à
ça. Puis je remercie aussi, probablement, les juristes qui ont dit :
Comment est-ce qu'on va tourner ça? Puis ça les a fait travailler, puis
probablement la sous-ministre adjointe aussi. Donc, je pense, en lisant ça, que
nous répondons ou que nous calmons les appréhensions tant d'un bord que de
l'autre. Ça, ça s'appelle de la négociation. Tout le monde sort de là en
disant : Je fais des compromis, mais je suis rassuré sur le principal, je
vais être autour de la table si jamais il se passe quelque chose. Les cégeps se
disent la même chose : On n'est pas trop contents qu'ils soient en dehors
du réseau des cégeps, mais ils ne pourront pas lever la main tout seuls pour
avoir un statut particulier, on va être autour de la table. Donc, c'est comme
si, là, tout le monde se dit : O.K., O.K. Et c'est la ministre...
Là, je sais, j'a fait
ma sortie sur le fait qu'on dit toujours «le ministre» dans les lois, là, mais
le fait est que c'est souvent des femmes, hein, ceci dit, qui sont ministres de
l'Enseignement supérieur, comme par hasard, et l'Éducation. C'est comme les enseignantes qui sont plus représentées que
les enseignants. Mais on n'a pas réussi encore, au gouvernement ou dans
les légistes, de féminiser le terme «ministre». Ça sera un autre de mes combats
un jour.
Et donc le ministre
de l'Enseignement supérieur, c'est lui, sous-entendu elle, qui accorde ce
statut, 17.1. Le ministre auquel il fait
référence, là, «le ministre consulte tous les collègues», c'est le ministre de
l'Enseignement supérieur, puisque c'est un... on réfère à
l'article 17.1 de la
Loi sur les collèges d'enseignement général et
professionnel. Donc : «Avant d'accorder
un statut particulier à un programme[...], le ministre — voulant dire la ministre de l'Enseignement
supérieur — consulte tous les collègues concernés par
ces domaines.» À moins que je me trompe sur cette interprétation, mais je crois
que j'ai la bonne interprétation, c'est l'enseignement supérieur qui accorde ce
statut particulier. Et là on rajoute
dans la liste à qui ai-je le droit de l'accorder si je suis ministre de
l'Enseignement supérieur. On rajoute l'ITAQ pour les fins d'un
programme, évidemment, pas en musique, en agroalimentaire et
agroenvironnemental, et puis on n'est pas dans d'autres domaines que celui-là.
Alors, étant donné la
négociation qu'on a eue et la réflexion... Négo, ça fait un peu affrontement,
mais je pense qu'on a eu de très bonnes
discussions, des échanges que je qualifierais de matures et de responsables.
Moi, c'est comme ça que je veux faire de la politique, en passant, je
trouve ça vraiment très intéressant. Ça demande beaucoup de travail, parce qu'il faut qu'on parle avec nos
clientèles respectives, etc., mais je pense qu'on arrive à quelque chose
qui est équilibré, qui n'est ni idéal pour
l'un, ni idéal pour l'autre. Dans ce temps-là, ça veut dire qu'on est
probablement à la bonne place. Et donc moi, sincèrement, je serais
prête, en toute transparence, à dire O.K. à cet amendement-là. Merci, M. le
Président.
Le Président (M.
Lemay) : Merci beaucoup, Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys. Et
beaucoup d'information, d'historique, hein? Ça m'a fait retourner à lorsque
j'ai passé par l'ÉNA, justement, à l'École nationale d'aérotechnique, et
puis... en construction aéronautique. Et effectivement j'avais un collègue que
j'ai rencontré là, il venait de Baie-Comeau. Donc, c'était le seul endroit qu'il pouvait étudier, effectivement. Donc, il est venu à Saint-Hubert pour faire ses études, et
c'est ainsi que nous nous sommes liés d'amitié depuis ce temps.
Alors, ceci étant
dit, s'il n'y a pas d'autre intervention sur l'amendement proposé par le ministre
à 64.1, je serai prêt à le mettre aux voix. Très bien, M. le secrétaire.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Lamontagne : Question, M.
le... Est-ce qu'on doit, avant de voter le... J'ai retiré l'article, on n'a pas
besoin de voter là-dessus, le premier que j'avais déposé?
Le Président (M.
Lemay) : Effectivement, il est déjà retiré, c'est chose du passé. Nous
sommes... Vous avez fait la lecture, et puis nous sommes dans le présent sur le
vote, et, on vous pose la question, êtes-vous...
Lamontagne : Alors, pour.
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire formant le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
Pour.
Le Secrétaire : Pour les
membres de l'opposition officielle, Mme David (Marguerite-Bourgeoys)?
Le Secrétaire : M. Roy
(Bonaventure)?
Le Secrétaire : M. Lemay
(Masson)?
Le Président (M. Lemay) :
Abstention. Donc, l'amendement introduisant l'article 64.1 est adopté.
Alors, nous revenons maintenant à 65, si ça vous convient, bien sûr. M. le
ministre, la parole est à vous.
M. Lamontagne :
L'article 65.
Alors :
L'article 17.2 de la
Loi sur les collèges d'enseignement
général et professionnel (chapitre C-29) est modifié, dans le troisième
alinéa :
1° par l'insertion, après «article», de «
l'Institut de technologie agroalimentaire du Québec et»;
2° par le remplacement de «est assimilé» par
«sont assimilés».
Commentaire. Cet
article prévoit de modifier
l'article 17.2 de la
Loi sur les collèges d'enseignement général et
professionnel, RLRQ,
chapitre C-29, afin de permettre à l'institut
d'établir un centre collégial de transfert de technologies, tout comme
l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec.
Le Président (M. Lemay) : Très bien.
Donc, Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys.
Mme David : Bon, alors, écoutez, un
autre fleuron du réseau collégial, les CCTT. La preuve, c'est que l'ITAQ
contemple l'idée d'avoir un CCTT. Puis, M. le ministre, je vous encourage à en
parler à vos collègues, que ça existe, des
CCTT. Puis non seulement ça existe, mais vous avez prévu un
article dans votre
loi pour pouvoir y avoir accès, puis
on est obligés de voter un genre d'exception ou de... pour vous assurer... Ça
prouve une chose, parce que, là, je parle d'assez longue expérience là-dedans,
les CCTT sont sous-estimés, sont méconnus et ne font pas suffisamment
partie du paysage de la recherche au Québec. Puis c'est dommage, parce que je
pense que je les ai tous visités, il se fait des choses extraordinaires dans
les CCTT. Oui, mais on va dire : C'est de la recherche appliquée. Bien
oui, mais la recherche appliquée, là, en agroalimentaire, là, c'est pas mal
utile pour ce qu'on mange après, ce qu'on a dans notre assiette. La recherche
appliquée en chimie analytique, la recherche appliquée en design de mode, la
recherche appliquée à l'ITHQ, ils ont eu un CCTT. Ils ont eu un CCTT dans les
arts du cirque, l'école. Là, c'est drôle parce que je vais employer le mot
«national», M. le ministre, n'ayez pas peur, ce n'est pas une école
nationale, mais ça s'appelle École nationale de cirque. Elle n'a pas le statut
au sens... Mais l'École nationale de cirque a eu un CCTT. Tous les domaines
méritent d'avoir de la recherche appliquée liée à leurs enseignements.
Ce que je regrette, et les gens des CCTT le
regrettent souvent, c'est qu'il n'y a pas assez de liens entre le CCTT et les
programmes collégiaux du collège duquel relève le CCTT. Il faut envoyer des
étudiants en stage, il faut faire l'alternance travail-études. Que les
chercheurs formidables qu'il y a dans les CCTT... Puis arrêtons de penser que
c'est des chercheurs, là, qui n'ont pas de diplôme. Il y a beaucoup de gens qui
ont des doctorats là-dedans. Puis savez-vous quoi? Il y a beaucoup, beaucoup de
chercheurs affiliés à des universités. Par exemple, l'école... c'est-tu à
l'École nationale d'aérotechnique? Je ne le sais plus, j'en ai trop visité. Ils
sont les deux mains liées avec l'École polytechnique, qui n'est quand même pas
la dernière venue dans le paysage de la recherche en génie.
Alors, quand on dit que les CCTT sont un maillon
de la chaîne de recherche — parce
qu'en bout de ligne il faut que ça donne des résultats, souvent, la recherche
fondamentale — ils
sont peut-être au bout le plus appliqué, mais ils sont aussi dans la recherche
fondamentale. Et ils participent ensemble, les universités et les CCTT, de plus
en plus. Là, on est rendus à 59 au Québec. Il y a un réseau qui s'appelle
trans-tech, qui est très sérieux, qui met tous les CCTT ensemble. Ils ont une espèce de consortium, tout en relevant
chacun de leur cégep. Et puis il y a des cégeps qui ont jusqu'à trois
CCTT, chacun dans leur créneau. Là, c'est rendu à 59.
Admettons que
ça montait à 62, 63, et qu'il va y avoir un appel d'offres, et là l'ITAQ va
postuler. Évidemment qu'il va falloir que la... Dans ça, il n'y a pas
seulement la ministre de l'Enseignement supérieur, là. Il y a les... fondation canadienne d'innovation, à Ottawa, il y
a les fonds de recherche, il y a le Scientifique en chef. Là, on tombe dans l'univers de la recherche. Bienvenue dans
l'univers de la recherche. C'est complexe. C'est fédéral, c'est provincial
parce qu'il y a de l'argent aux deux niveaux. N'oubliez pas, l'éducation est de
compétence provinciale, la recherche ne
l'est pas. Pourquoi il y a les bourses de recherche... Je ne sais si vous vous
souvenez, en l'an 2000, il y avait les bourses du millénaire de Jean Chrétien. C'était fédéral,
ça. FCI, il y a le mot «canadien,»
Fondation canadienne de l'innovation. Plusieurs CCTT ont eu des FCI. Ça,
c'est quoi, les FCI? C'est du béton, monter un laboratoire. Ce n'est pas des
fonds pour faire la recherche, mais c'est pour les installations. Tout le monde
court quand il y a des annonces de FCI d'argent
neuf. Je peux vous dire que ça se bouscule au portillon, parce que ça, là,
c'est de la construction pour pouvoir mettre à l'intérieur ta recherche.
Alors, il y a ça, il y a le CRSNG, il y a tous les fonds de recherche canadiens
auxquels ça donne accès, d'avoir un CCTT. Ça
donne accès au fonds de recherche science et technologie du Québec aussi.
Là, en voulant un CCTT, vous êtes en train de
dire, et vous connaissez bien ça puisque vous dites : On a presque donné
des idées de CCTT à nos collègues des cégeps, bien, vous dites : Je pense
à développer un créneau particulier. Puis vous serez évalué comme les autres
sur le créneau que vous voulez développer en recherche. Et là ils vont aussi
faire attention que tout le monde ne se pile pas sur les pieds puis qu'il y ait
une mission un peu différente d'un CCTT à l'autre. Parce qu'en agroalimentaire
il commence à y en avoir pas mal. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de place pour...
Manger, dans la vie, là, c'est comme assez important. Alors, ça veut... Moi, je
ne crains pas là-dessus et, au contraire, j'accueille le fait qu'il y
ait le plus de recherche possible au Québec.
Donc, que ça soit l'ITAQ, que ça soit
Victoriaville, Saint-Hyacinthe, on les a, la liste de tous les cégeps, là, qui
ont... Agrinova à Alma. La beauté de la recherche, c'est qu'au Québec il n'y en
aura jamais trop, d'une part. Deuxièmement, il faut la financer. Puis ça, vous
êtes dans un gouvernement, il faut que vous alliez voir les ministres
concernés, entre autres le ministre de l'Économie, pour que les fonds de
recherche ne soient pas en perte de vitesse. Parce qu'arrêter de financer des
chercheurs, vous avez beau avoir le meilleur CCTT du monde, s'il n'y a pas de
recherche, s'il n'y a pas d'argent, oubliez ça, les chercheurs vont vivoter. Alors,
ça, c'est un enjeu très important. Je dirais :
Il faut croire à la science, M. le Président. Il y a certains endroits,
certains pays, disons, pas très loin de chez nous, qui ont eu tendance à
ne pas trop croire à la science. Là, on veut croire à la science.
Alors, le CCTT, c'est croire à la science. C'est
dire : On va développer — je ne sais pas, vous avez peut-être
quelque chose en tête — un
créneau. Et l'autre beauté de la recherche maintenant, c'est que ce n'est
plus : Ah! on va être en compétition avec
les 10 autres au Québec. Non, non, non, la recherche maintenant,
c'est : On est en compétition avec la planète. Puis, au Québec, on
est fiers de dire qu'on est capables d'être en compétition avec la planète,
parce qu'on a les ressources académiques, financières, les installations, les
ressources, les programmes d'enseignement qui vont avec. On n'a pas à avoir
honte de nos installations de recherche, des chercheurs qu'on a. Regardez au
niveau des vaccins, regardez au niveau des
médicaments pour prévenir, on est capables. On a des chercheurs formidables.
Regardez tous ceux qu'on écoute maintenant, là, comme si c'étaient les
nouveaux grands prêtres de la science, ce sont nos chercheurs en santé
publique. Bien, on en a besoin. Imaginez, si on ne les avait pas eus depuis un
an, là, qu'est-ce qu'on aurait fait. Si on
n'avait pas eu tous les directeurs de santé publique, tous les chercheurs dans
ce domaine-là, on serait vraiment,
vraiment, vraiment dans le trouble énorme. Mais ça, c'est parce qu'on a créé
des écoles de santé publique.
La plus
grande école, je la connais bien parce que j'y ai participé, à sa création,
c'est l'École de santé publique de l'Université de Montréal, l'ESPUM, qui... Je
pourrais vous dire, citer plein de noms de gens qui sont constamment à la télévision à nous expliquer c'est quoi, la
pandémie, c'est quoi, la COVID, etc. Et puis ils viennent... ils ont été formés
ou ils sont professeurs à cette école-là. Mais il y en a dans toutes les
universités.
Alors, la recherche fondamentale est superimportante,
la recherche appliquée aussi, et les gens sont obligés de travailler ensemble. Les recherches, maintenant, se font souvent avec...
l'expression consacrée, c'est multicentrique. Alors, si vous voulez
faire une demande de fonds de recherche au Canada, dans un gros appel d'offres,
disons, sur l'agroalimentaire environnemental, je dis n'importe quoi, bien, ça
se peut que votre partenaire, il soit en Alberta, qu'il soit en Saskatchewan,
qu'il soit en Ontario, qu'il soit avec l'Université de la Colombie-Britannique,
mais qu'il soit aussi avec un cégep x, y, z. Et c'est ça, la recherche de
nos jours. On ne peut plus être compétitifs si on n'est pas réseautés, mais Québec et hors Québec. Puis ça se
pourrait que vous soyez avec Bordeaux, puis ça se pourrait que vous
soyez avec plein de pays dans le monde.
Alors, moi, là, je me dis... Et c'est pour ça
que je vais être en accord avec cette... Un grand détour pour vanter la qualité
de ce qui se fait en recherche au Québec, et particulièrement en recherche
collégiale. Puis je n'ai pas mentionné l'Association pour la recherche au
collégial, l'ARC, que j'ai beaucoup soutenue, qui est une recherche plus en
sciences humaines et sociales et qui est extrêmement importante aussi.
Mais là on parle de CCTT. C'est... CCTT, ça,
c'est... ça peut être de la recherche en sciences sociales. Il y a un CCTT en
agriculture, par exemple, qui s'intéresse beaucoup à la santé mentale des
agriculteurs. Si vous avez écouté Le téléjournal hier, il y avait encore
un très beau reportage sur un agriculteur qui a eu vraiment un genre de
«breakdown», là, puis qui a vécu ça très difficilement puis... Alors, la
détresse psychologique est très importante dans nos fermes, et tout ça. Alors,
ça peut être des facteurs sociaux, des facteurs environnementaux. Puis ça peut
être de la recherche fondamentale en
agroalimentaire ou en agroenvironnemental, comme dirait mon collègue, pour être
sûrs de bien utiliser ou de ne pas
utiliser des choses comme des pesticides. Je n'y connais rien là-dedans, je ne
m'embarquerai pas là-dedans. Je vais laisser mon collègue vous parler de
Alors, moi,
je salue avec confiance le fait que l'ITAQ veuille faire aussi de la recherche,
ait les outils nécessaires pour en faire. Puis, au collégial, il n'y en
a pas 50, outils. Ça s'appelle souvent un CCTT, surtout quand c'est dans
de la recherche appliquée. Donc, vous allez devoir faire la file comme tout le
monde, comme on dit, avoir des beaux projets,
espérer. Je peux vous garantir que ce n'est pas le ministre
qui choisit dans sa liste qui va avoir un CCTT. Il y a vraiment,
comme tous les fonds de recherche, des équipes indépendantes, il y a des étapes aussi totalement indépendantes
du ministre. Puis ça arrive au ministre une fois qu'il y a eu une longue étape,
plusieurs étapes de franchies. Alors, j'ai confiance
que, si votre demande est bonne, vous allez éventuellement, s'il y a des appels
d'offres, évidemment, pouvoir en obtenir. Puis après ça, bien, vous pourrez
faire aussi la belle grande compétition en recherche en ayant ce CCTT.
Donc, pour le Québec, c'est bon. Pour l'ITAQ,
c'est bon. Pour la collaboration intercollégiale, et je vous inclus là-dedans
parce qu'à ce titre-là vous serez assimilé à un collège, c'est excellent. Et
puis, pour l'ambition de l'ITAQ de voir grand — je l'espère, que vous allez
voir bien au-delà du Québec — bien, je pense que ça ne peut qu'être
bon. Donc, pour toutes ces raisons-là, je vais être d'accord avec l'amendement,
M. le Président.
Le Président (M. Lemay) : Oui.
Vous voulez dire avec l'article.
Mme David : ...mais la... C'est
parce que c'était barré. Avec l'article tel que proposé.
Le Président (M. Lemay) : On
s'entend. Très bien. Est-ce que, M. le ministre, vous voulez rajouter
quelque chose?
M. Lamontagne :
Bien, juste compléter sur les bons mots de ma collègue, là. Dans le mandat
précédent, j'étais porte-parole en économie pour la Coalition avenir Québec
puis j'ai eu l'occasion de m'intéresser puis de rencontrer aussi les directions
de plusieurs des CCTT qu'on a au Québec, un peu partout au Québec. Puis j'ai
été à même d'apprécier, un, la qualité de ce qui se fait là, mais aussi la
pertinence, vraiment la pertinence, tu sais, de... Puis, quand il y a une
compétence qui se développe à un endroit sur le territoire, bien, cette
compétence-là aussi peut rayonner. Au départ, ils font affaire avec des gens
autour d'eux, mais, rapidement, cette compétence-là est sollicitée d'un peu
partout sur le territoire, ce qui est très positif.
Une autre chose qui est positive aussi, c'est
qu'à travers les consultations particulières on a eu des gens qui ont parlé de
l'importance que l'ITAQ puisse faire des partenariats, que l'ITAQ puisse
collaborer avec les autres maisons d'enseignement qui dispensent des programmes
en formation agroalimentaire, et tout ça. Puis d'ailleurs, dans un des articles
qu'on a adoptés, on habilite l'ITAQ à faire des partenariats avec d'autres
institutions.
Alors, ça s'inscrit dans cette volonté-là. Un,
aujourd'hui, le ministère de l'Agriculture subventionne, donne du soutien à
différentes maisons d'enseignement qui font de la recherche. Malheureusement,
l'ITA ne pouvait pas recevoir de subvention du ministère, va pouvoir le faire,
va pouvoir recevoir du soutien de toutes sortes d'autres organismes. Mais,
après ça aussi, la beauté de ça, c'est de voir l'effet aussi fédérateur que ça
peut avoir, là, parce que c'est important que tout le milieu agroalimentaire se
parle. Puis d'ailleurs, via le Plan d'agriculture durable, il y a la création
d'un réseau de recherche justement sous l'égide du Scientifique en chef, un
réseau de recherche, là, sur, vraiment, le pôle agroalimentaire, qui vise un
changement climatique, qui vise santé des sols, qui vise l'utilisation des
pesticides. Alors, l'ITAQ va être une
partie de ces réseaux-là, mais les autres
maisons d'enseignement aussi, qui vont pouvoir contribuer puis être parties à
tout ça.
Alors, écoutez, pour nous, on parle d'ambition,
là, mais, au-delà de l'ambition, c'est de se donner les outils pour que ce soit
un véhicule, là, qui puisse complètement, là, investir ce champ-là puis avoir
les coudées franches, là, pour développer les opportunités qu'il aura besoin,
là. C'est ça. Ça fait que, bien, merci, merci de votre soutien.
Le Président (M. Lemay) : Très bien.
Merci. Donc, sur ce, s'il n'y a pas d'autre intervention, je serais prêt à
mettre l'article 65 aux voix. M. le secrétaire.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire formant le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire : Pour les membres de
l'opposition officielle, Mme David (Marguerite-Bourgeoys)?
Le Secrétaire : M. Roy
(Bonaventure)?
Le Secrétaire : M. Lemay
(Masson)?
Le Président (M. Lemay) :
Abstention. Donc, l'article 65 est adopté. J'invite maintenant le ministre
à faire la lecture de l'article 66.
M. Lamontagne :
L'article 66 :
L'article 25 de cette loi est modifié par
le remplacement du troisième alinéa par le suivant :
«De telles règles peuvent aussi prévoir
l'allocation de subventions à l'Institut de technologie agroalimentaire du
Québec ou à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec pour établir et
maintenir un centre collégial de transfert de technologie, pour offrir des
programmes spéciaux établis par le [ministère] ou pour réaliser des activités convenues avec le ministre. Dans de tels cas, le
ministre consulte également l'institut concerné avant d'établir ces règles.»
Commentaire. Cet
article prévoit de remplacer le
troisième alinéa de l'article 25 de la
Loi sur les collèges d'enseignement
général et professionnel (L.R.Q.,
chapitre C-29) pour permettre à
l'institut et à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec d'obtenir, en
plus de subventions pour un centre collégial de transfert de technologie,
l'allocation de subvention pour des programmes spéciaux et autres activités.
Le Président (M. Lemay) : Très bien.
M. le ministre, lorsque vous avez lu l'article, vous avez mentionné «pour
offrir des programmes spéciaux établis par le ministère», alors que c'est
inscrit : «...le ministre ou pour réaliser des activités convenues avec le
ministre.» Est-ce que c'est bien «par le ministre» que vous vouliez mentionner?
M. Lamontagne : Je vais le relire.
Voulez-vous que je le relise?
Le Président (M.
Lemay) : Allez-y.
M. Lamontagne : J'ai fait erreur.
Président (M. Lemay) : Ah! mais, si c'est juste «par le ministre»,
c'est parfait. C'est juste pour m'assurer de la compréhension.
M. Lamontagne : Bien, c'est
bien ce qui est écrit.
Le Président (M. Lemay) : Très
bien. Merci. C'est juste parce que, s'il y avait eu une correction, on aurait
pu l'effectuer, mais...
M. Lamontagne : Non. C'est
bien. Mes excuses.
Président (M. Lemay) : Aucun problème, M. le ministre.
Alors, est-ce qu'il y a d'autres... Mme la députée de
Marguerite-Bourgeoys, la parole est à vous.
Mme David : Inquiétez-vous si
je n'ai pas de question, là. Vous allez dire : Elle ne va très bien, alors
vous me réveillerez.
Il y a une question quand même qui m'intrigue un
petit peu. Parce que, ça... la... vous avez rajouté, dans la fin, la partie... pas seulement pour la subvention
qui vient avec le CCTT, mais vous rajoutez aussi : «...pour [les]
programmes spéciaux établis par le ministre ou [...] réaliser des
activités convenues avec le ministre», ce qui n'était pas nécessairement le cas
avant. Et non seulement ce n'était pas le cas, mais l'ITHQ... «De telles règles
peuvent aussi prévoir», ça, c'était le... Ce
qui est en rouge, là, dans votre cahier, ce qui est en rouge : «De telles
règles peuvent [...] prévoir l'allocation [...] à l'ITHQ pour établir [...]
un centre collégial — on
ne retrouvait pas la question des programmes spéciaux, ou :
«..pour réaliser des activités convenues...»
Pourquoi vous avez rajouté ça? Parce que les règles budgétaires, dans le texte
actuel...
O.K. C'est parce que vous avez voulu... Alors,
je n'ai pas à répondre à votre place, quand même, là, mais c'est parce que je
comprends. Je vais le dire autrement. Dans le texte actuel, le deuxième
paragraphe dit : «Les règles budgétaires peuvent aussi prévoir, entre
autres, l'allocation de subventions [...] pour établir [...] maintenir un CCTT,
pour offrir des programmes spéciaux établis par le ministre ou pour réaliser
des activités convenues avec le ministre.
«De telles règles peuvent [...] prévoir
l'allocation [...] à l'ITHQ...» Mais c'était uniquement pour subventionner le CCTT. Là, vous, vous rajoutez ce
qu'il y a au deuxième paragraphe, vous le remettez spécifiquement au troisième paragraphe pour l'ITHQ. Vous êtes
bien gentille pour eux, en passant. Et... Vous êtes bien gentil, c'est-à-dire,
vous êtes... pour eux et pour vous aussi.
C'est-à-dire, vous voulez être sûr — là,
je réponds vraiment pour vous, là — que non seulement vous avez
de l'argent pour votre CCTT, mais qu'au cas où le fameux
article 17.1
existe, ce qui, selon moi, n'arrivera jamais, à moins que vous... enfin, tout
peut arriver dans la vie, mais celle-là, un jour vous me direz pourquoi vous
avez pensé à ça, un jour, vous me le direz sûrement, mais vous voulez, au cas
où, avoir de l'argent pour ça. Est-ce que c'est ça, M. le ministre?
M. Lamontagne : Bien, c'est
pour couvrir toutes les éventualités qui sont prévues, qui vont être prévues
par la loi. Puis c'est toujours dans un contexte où ce sont des activités...
pour réaliser des activités qui sont convenues avec le ministre. Puis, quand on
parle du ministre, bien là c'est le ministre de l'Enseignement supérieur, de la
Recherche, là, et... C'est ça. Alors, c'est oui pour le CCTT, mais, en même
temps, la portée plus large, c'est que, s'il y avait d'autres activités de
convenues avec le ministre de l'Enseignement supérieur, bien, c'est qu'il y a
du financement qui vienne en fonction de cette entente-là, là, qu'il y a avec
le ministre.
Mme David : O.K. Alors là, j'ai quand
même une autre question. C'est bien ce que je pensais, là. C'est la ceinture,
les bretelles, etc., ce qui n'avait pas été fait dans la mouture ITHQ, on va
dire ça comme ça. Parce que, là, vous êtes supergentil pour l'ITHQ, là. Vous
travaillez pour eux autres dans ce projet de loi là. Vous faites un mini
omnibus de vous-même, là.
M. Lamontagne : On nous a demandé
que ce soit... Il y a différentes sources, à partir du ministère de
l'Enseignement supérieur, qui nous ont demandé aussi d'être aidants, là. Puis, en
même temps, bien, ça nous... Écoutez, c'est une autre maison d'enseignement de
l'écosystème du Québec, là, alors, si les autorités en place ont ce souhait-là
puis que ça peut passer par notre projet de loi, là, ça nous fait plaisir de
contribuer, là, à...
Mme David : ...même à l'époque, la directrice
générale de l'ITHQ, quand il y a eu le changement avec... dont on avait tant
discuté à l'époque, qu'elle puisse avoir accès à un CCTT et qu'elle puisse
offrir un programme universitaire selon les règles des universités, plus
autonomes, etc., elle n'avait jamais demandé le financement qui allait avec ni
cette partie-là, qui est ajoutée... Alors, je ne sais pas si c'est l'ITHQ qui,
en appliquant les choses, s'est aperçu... Bien, c'est à peu près comme ça
qu'elle me l'a présenté verbalement. Elle s'est dit : Oui, mais on n'a pas
l'argent qui vient
avec. C'est bien le fun, être un CCTT, mais, bon. Mais elle ne m'a jamais
parlé de la deuxième
partie aussi. Alors, je pense que vous avez peut-être
eu des gens très vigilants qui ont regardé tous les aspects possibles et impossibles
pour ne rien échapper.
Je trouve ça aussi spécial que le fameux
article 64.1, c'est-à-dire qu'au cas où il y ait des programmes spéciaux,
donc au cas où il y ait cette fameuse idée... Je vais surveiller ça dans mes
vieux jours, là. Si, à un moment donné, il n'y a pas un programme spécial en agroalimentaire
d'un cégep ou de l'ITAQ, je dirai : Ah, ils avaient ça en tête à ce
moment-là, en 2021, quand on a passé la loi.
M. Lamontagne : Bien, Mme la
députée, dans ce cas-ci, là, je viens d'avoir une note, on fait allusion...
exemple, en recherche, il y a un programme qui s'appelle le programme PAREA.
Mme David : ...PAREA, oui.
M. Lamontagne : Bien, c'est ça. Bien
là, ça va permettre d'avoir accès à un tel programme, là, pour...
Mme David : Bien, vous me confirmez.
Ce qu'il faut dire publiquement, c'est que vous voulez, puis je vais le dire
avec respect quand même, mais vous voulez avoir tous les bons côtés du réseau
collégial sans être un collège. Ça confirme. Vous voulez le PART, le PAREA, les
CCTT, le financement, pouvoir éventuellement être autour de la table d'une
école nationale, etc. C'est-à-dire, vous avez tous les meilleurs attributs puis
l'argent qui émane... Puis Dieu sait qu'il n'y en a pas tant que ça dans le
programme PAREA, là. On n'est pas au CRSNG, là, on se comprend. C'est des
appels d'offres, somme toute, assez limités. Et ça aussi, c'est un bijou des
collèges. Puis ils se battent pour tous en
avoir. Mais là vous, vous rajoutez. Donc, ce que ça veut dire, c'est que vous
êtes un joueur additionnel, mais sans avoir...
pas la collaboration mais tout ce qui vient avec le fait de faire
partie du réseau collégial. Là, ça me confirme ça, c'est-à-dire l'autre, c'était pour l'école nationale, maintenant, c'est pour le
PAREA. Ça veut dire que l'ITHQ aussi
va...
Donc, on est en train, tranquillement, étape par
étape... Ça, c'est comme l'approche autonomiste par rapport au fédéral, là.
Tranquillement, pas vite, on veut avoir accès à tous les beaux programmes du
réseau collégial, mais sans être dans le réseau collégial. Vous me suivez?
M. Lamontagne : Bien, ce que je
viens... la nuance que j'apporterais, en tout respect, Mme la députée,
c'est qu'on parle de diplomation collégiale, on parle, dans notre cas, exemple,
de diplomation technique. Et puis il y a un écosystème
qui est propre à celui du Québec dans lequel il y a différents collèges qui
font
partie de cet écosystème-là. Puis
l'idée, c'est, au bénéfice, ultimement, du gouvernement du Québec, c'est de
faire en sorte que les établissements qui émettent des diplômes
collégiaux, bien, puissent utiliser les meilleurs outils, là, pour leur
développement. C'est plus dans ce sens-là. Plutôt que de voir une compétition
entre des groupes, l'histoire a fait qu'on est dans la situation qu'on est
aujourd'hui.
Mais, ceci étant dit, je veux dire, il y a des
talents partout sur le territoire qui cherchent à accompagner, de la meilleure
façon possible, une clientèle qui, ultimement, va être une relève, qui va
développer le Québec. Mais c'est de faire en sorte que ces talents-là puissent
avoir accès aux ressources que le gouvernement met à la disposition des maisons
d'enseignement, là.
Mme David : Je vais vous formuler
autrement ce que vous dites puis je vais vous poser une question. Vous voulez
avoir accès à toutes les ressources en recherche du ministère de l'Enseignement
supérieur, puis, je vous le disais, elles ne sont pas énormes, là. Mais on rajoute
un gros joueur dans la tarte qui va devoir être séparée. Mais vous, le MAPAQ,
pourquoi vous ne faites pas votre propre PAREA par rapport à l'ITAQ? Vous êtes
probablement un ministère plus riche que l'Enseignement supérieur ou, en tout
cas, en recherche, là. Vous avez quand même beaucoup de fonds. Pourquoi il
n'est pas écrit, dans le projet de loi, que le MAPAQ, le ministère de tutelle
de l'ITAQ, s'engage à financer de la
recherche? Pourquoi
vous allez chercher la recherche du ministère
de l'Enseignement supérieur? Vous dites qu'on veut prendre les
meilleures ressources, d'accord, mais pourquoi vous ne prenez pas les vôtres?
Ou pourquoi il n'est pas écrit que vous allez vous assurer, vous, ministère de
tutelle, que votre éventuel CCTT puisse avoir accès à tout? Alors, vous allez
prendre l'argent de l'Enseignement supérieur, mais allez-vous en donner à l'Enseignement
supérieur, au PAREA pour les aider à en donner plus? Parce que...
M. Lamontagne : Bien, tantôt je
vous expliquais, là, je n'ai pas le chiffre exact, mais, dans les
10 dernières années, je pense, c'est peut-être 3 millions de dollars
que le gouvernement du Québec a... pas le... que le MAPAQ a donné à différents
cégeps pour pouvoir faire de la recherche, et tout ça. Déjà aujourd'hui le
MAPAQ a des programmes qui visent à soutenir la recherche. L'ITA n'était pas
éligible à ces programmes-là, mais toutes les maisons d'enseignement supérieur
du réseau des cégeps qui étaient éligibles, qui ont soumis des projets, bien, il
y en a qui ont reçu des montants très importants. Puis aujourd'hui encore,
exemple, dans le Plan d'agriculture durable que le ministère a présenté, dans
lequel il y a une composante importante de recherche, bien, il y a plusieurs
cégeps, là, qui vont faire des demandes puis qui vont pouvoir participer puis
obtenir des fonds appréciables, là, de la part, là, du ministère de
l'Agriculture, là.
Mme David : Donc, vous dites
que vous-même, ministère de l'Agriculture, vous lancez des genres d'appels
d'offres, vous mettez de l'argent pour de la recherche?
Mme David : Et vous ouvrez ça à
l'ensemble des collèges?
M. Lamontagne : Bien, on ouvre
ça aux gens pour qui les sujets sont pertinents, et tout ça. Mais on a plusieurs
collèges, là, qui ont, au fil des années, là, qui ont eu des montants
importants quasiment sur une base annuelle
pour des projets qu'ils présentaient mais, après ça, pour lesquels c'est le
MAPAQ qui fournissait les fonds, là.
Mme David : Mais là mais où
vous mettez l'ITA actuel là-dedans? Est-ce qu'il est le premier bénéficiaire? Est-ce
qu'il faut qu'il postule comme tous les autres?
M. Lamontagne : Tout à
fait, tout à fait. L'ITA, à
titre de
maison d'enseignement, là, qui va pouvoir demander des frais de
recherche, l'ITA ne sera pas favorisé par le MAPAQ dans le cadre de ces programmes-là.
L'ITA va soumettre des projets, et puis, je veux dire, à la hauteur de la
qualité de ces projets-là puis à quel point ça va être en ligne avec les
orientations des programmes, bien, il va pouvoir aussi avoir accès à des fonds
de recherche, là, ou du soutien, là, au même
titre que certains cégeps ont eu
depuis plusieurs années, là.
Mme David : Ça, je ne le savais
pas, et ça m'étonne beaucoup. J'aimerais ça que vous me donniez un exemple concret d'un appel d'offres en agriculture
fait avec tous les collèges, y compris l'ITA, puis qu'à ce moment-là
l'ITA n'est même pas, alors que c'est un peu votre école, là, votre école de
tutelle...
M. Lamontagne : Bien, je vous
dirais, je vais laisser peut-être à la sous-ministre adjointe vous expliquer
comment ça fonctionne. Ce n'est peut-être pas des appels d'offres, là, c'est...
Bien, elle va vous expliquer comment ça fonctionne. Mais aussi c'est... Jusqu'à
aujourd'hui, l'ITA n'était pas éligible à recevoir ces subventions-là ou ce
soutien-là, là. Ce n'était même pas une question d'appel d'offres, c'était une
question qu'elle ne pouvait même pas présenter un projet pour pouvoir avoir des
sous de la part du ministère. Alors...
Mme David : Le ministère du MAPAQ?
M. Lamontagne : Du MAPAQ, c'est ça,
oui.
Mme David : Bien là, vous allez
m'expliquer un petit peu, parce que je ne comprends rien. Appel d'offres en
recherche au réseau collégial, sauf ITA, alors que c'est votre institution.
Puis là vous voulez aller avoir l'argent du PAREA, alors que, dans le fond, le
200 000 $ que vous auriez, admettons, vous l'avez 10 fois, cet
argent-là, vous, pour le donner à l'ITAQ. Expliquez-moi un peu, là. C'est
vraiment une question, là, je suis curieuse.
Le Président (M. Lemay) : Alors,
est-ce qu'il y a consentement pour que Mme Leblanc puisse prendre la
parole? Consentement. Donc, Mme Leblanc, avant de prendre la parole,
simplement vous nommer ainsi que votre titre, et la parole est à vous.
Mme Leblanc (Louise) : Alors,
bonjour. Merci, M. le Président. Louise Leblanc, sous-ministre adjointe à
la formation bioalimentaire et responsable de l'Institut de technologie
agroalimentaire.
Effectivement,
l'ITA, présentement, est une direction du ministère de l'Agriculture, donc
n'est pas admissible aux différents programmes de n'importe quel ministère,
dont le ministère de l'Agriculture. Au ministère de l'Agriculture, on a différents programmes, que ce soit en développement
régional, en agroenvironnement, en agriculture biologique, etc., là, il
y a plusieurs sortes de programmes, et, au fil du temps, certains cégeps ont
appliqué, là, ont déposé une demande d'aide
financière dans le cadre de ces programmes-là, dont certains ont eu plusieurs
milliers de dollars. Mais ça va, c'est ça, presque à 2, 3 millions,
entre autres en agriculture biologique. C'est ça.
Des projets, présentement, il y a un projet qui
se réalise à Victoriaville avec le CCTT, le CETAB, pour les légumes d'hiver,
qu'on a vu dans La Presse , je pense, ça fait deux semaines.
Et c'est un... le CETAB avait appliqué, là, le cégep de Victoriaville, sur un
programme. Ils ont eu l'aide financière, ils sont en train de réaliser le
projet. Et un des sites d'essai de ce projet-là se fait à l'ITA, à
Saint-Hyacinthe. Donc, on le fait en collaboration avec le CETAB, présentement.
Mme David : Donc, si l'ITA n'est pas
admissible parce que c'est une direction du ministère, où l'ITA prend-il de
l'argent pour faire de la recherche?
Mme Leblanc (Louise) : Bien, l'ITA, actuellement,
collabore avec, entre autres, Biopterre, le CCTT du cégep de La Pocatière.
Comme on disait, on a des... on alloue un certain nombre, dans le langage gouvernemental,
là, d'ETC, là, de nombre de personnes qui
travaillent avec les chercheurs à lever des projets et à aller chercher des
projets et puis à aller chercher aussi des sous, là, pour ces
projets-là. Comme vous disiez, il faut travailler fort pour aller chercher des
sous pour faire des projets. Donc, on a des beaux projets dans différents secteurs
qui sont initiés et faits avec, entre autres, nos professeurs.
Mme David :
Mais donc vos professeurs... À l'ITA même, là, dans les locaux physiques de
l'ITA, il n'y a pas de laboratoire de recherche, il n'y a pas d'installation
comme telle.
Leblanc (Louise) : Biopterre
est dans les locaux de l'ITA à La Pocatière et Saint-Hyacinthe. Et Cintech est dans les locaux de l'ITA à Saint-Hyacinthe.
Mme David : Mais ça relève du cégep
de La Pocatière ou de Saint-Hyacinthe.
Mme Leblanc (Louise) : Oui. Mais ça
se fait en collaboration aussi beaucoup.
Mme David : Mais c'est entièrement
dans les locaux de l'ITA.
Mme Leblanc (Louise) : Oui.
Mme David : Dans les deux cas.
Mme Leblanc (Louise) : Oui.
Mme David : Que je n'ai pas visité, évidemment,
parce que ce n'était pas sous ma responsabilité, mais, en tout cas, via la
partie CCTT. Donc, un chercheur de chez vous, là, vous en avez qui font plus de
recherche, j'imagine, dans votre direction, appelons-la comme ça, à l'ITA, peut
quand même cosigner des articles de recherche. Et il peut avoir des
subventions, il peut faire des demandes de subvention aux fonds de subvention
du Québec ou du Canada ou à la... en étant en partenariat avec un chercheur
d'un CCTT d'un collège.
Mme Leblanc (Louise) : On a deux
professeures dernièrement qui ont travaillé avec le Fonds de recherche du
Québec. Une qui a terminé, c'était en philosophie, là, c'était dans la
formation générale. Et on en a une qui est dans la production laitière
présentement aussi, là, qui a annuellement, là, une subvention pour un projet,
là, je pense qu'il dure cinq ans, son projet.
Mme David : Donc, elle est
admissible, à
titre individuel, au FRQ, à
titre individuel.
Mme Leblanc (Louise) : L'ITA est
reconnu présentement par le FRQ, on a notre politique de recherche, et tout ça,
Mme David : Vous avez une politique
de recherche, un comité d'éthique, tout...
Leblanc (Louise) : Oui, puis
l'utilisation des animaux aussi, là, on a beaucoup à travailler avec les
animaux.
Mme David : Mais donc je reviens au
financement, parce que, là, vous voulez aller chercher du financement PAREA
d'un autre ministère, vous voulez avoir accès, disons, au PAREA. Mais ça ne
veut pas dire que vos chercheurs n'ont jamais de financement. Mais ils n'en ont
pas nécessairement du MAPAQ, puisque c'est une direction, si j'ai bien compris.
Mais, en étant une école séparée, enfin, séparée... séparée du MAPAQ, un peu
plus indépendante, comme sont d'ailleurs les conservatoires séparés du
ministère de la Culture, c'était une direction, puis là, maintenant, c'est un
C.A., mais ils vont avoir accès à vos programmes de recherche, l'ITAQ, mais pas
nécessairement plus ou mieux que d'autres cégeps.
Mme Leblanc (Louise) : Exactement.
Ça va être en soumettant les projets. Il y a des comités qui évaluent les
projets, ça va avec les objectifs du programme. Et, pour ce qui est de PAREA,
bien, c'est un programme en pédagogie, là, c'est plus relié à la pédagogie.
Donc, c'est pour ça que c'est le ministère de l'Enseignement supérieur qui
administre ce programme-là où les gens déposent des demandes. Un peu la même
chose que nous dans nos programmes en agroenvironnement, bien, au niveau du
ministère de l'Enseignement supérieur, c'est un programme qui est plus axé vers
la pédagogie.
Mme David : ...l'autre programme au
cégep, c'est-à-dire au ministère, il y a comme deux volets, PART et PAREA...
Alors, PAREA, c'est plus pédagogie. Et puis PART, si je me souviens bien, c'est
plus d'autres sortes de recherche, là, qui n'est pas pédagogie. Mais pédagogie,
on ne peut pas être contre le fait de faire de la recherche en pédagogie, même
en agriculture, et peut-être surtout, parce que ce n'est pas, peut-être, si
évident que ça. Alors, ça, ça peut être intéressant. Mais avez-vous d'autres
exemples de votre petite phrase qui vient, là, que, «pour réaliser des activités
convenues avec le ministre» ou «pour offrir des programmes spéciaux»... Qu'est-ce
que ça veut dire de plus, là, que ça vous donnerait, cet article, ce nouvel article?
Mme Leblanc (Louise) : Bien, les...
ce que je vous ai mentionné, c'est des discussions qu'on avait eues avec les gens de l'Enseignement supérieur qui nous
avaient mentionné justement qu'à l'époque, comme vous disiez, là, quand
l'ITHQ avait fait inscrire des modifications au niveau de sa loi, c'est un
élément que ni eux ni l'ITHQ n'avaient pensé et que, pour pouvoir justement... principalement les recherches, là, en pédagogie, qui sont du
domaine de l'Enseignement supérieur,
en étant un organisme comme l'ITHQ ou comme l'ITAQ éventuellement, ces organisations-là aussi peuvent vouloir développer et
améliorer leur pédagogie. Donc, c'était un peu l'esprit, surtout, là, de
pouvoir aller vers ces programmes-là qui sont plus axés ver la compétence du ministère
de l'Enseignement supérieur.
Mme David : Alors, c'est... je le
répète, ce n'est pas mauvais de vouloir faire de la recherche en pédagogie, ce
n'est pas mauvais de vouloir toutes les choses du ministère de l'Enseignement
supérieur. Mais vous allez avoir un réseau collégial qui va quand même
dire : Ils ont tout eu ce qu'on offre de bon, mais ils n'ont jamais voulu
être dans le réseau collégial. C'est ça, évidemment. Puis ils vont dire la même
chose de plus en plus à l'ITHQ, mais l'ITHQ relève du ministère de
l'Enseignement supérieur.
Vous, vous êtes vraiment... vous voulez... on ne
parle pas de politique, là, mais vous voulez être indépendants, très autonomes,
mais avoir quand même les... tout ce qui vient de bon et de beau, et non pas de
très financé. Je vais vous le dire, là, PAREA, on va se dire, ce n'est pas des
millions par année, là. Ça va être une petite recherche sur quelque chose. Puis
la tarte va être maintenant divisée entre plus de partenaires, parce que vous
allez arriver comme... Alors, je ne vous dis pas que les collèges vont être
enchantés de voir arriver, débarquer, comme on dit, l'ITHQ et l'ITAQ dans des
fonds déjà âprement disputés. Alors là, à un moment donné, il va peut-être
falloir que le MAPAQ sorte un peu de l'argent de ses poches pour dire : On
pourrait peut-être trouver une façon aussi de financer en agroalimentaire un
peu plus. Parce que, là, on est allés... Je sais bien que c'est tout de
l'argent gouvernemental, ce que... le prochain article, là, bon, financer
l'argent de fonctionnement du CCTT. Tous les CCTT ont ça, là, puis vous ne
l'avez pas, puis l'ITHQ ne l'avait pas.
Alors, effectivement, dans ce sens-là, j'ai un
devoir de rigueur, moi aussi, et je me dis : Si on accepte que vous
puissiez être un CCTT, il faut peut-être accepter qu'il y ait le financement
qui vient avec. Mais vous vous rapprochez de plus en plus du réseau collégial,
on ne peut pas dire le contraire, là. Mais il va falloir que ça se fasse avec un esprit qui va avec l'argent qui vient
avec, c'est-à-dire collaboration, partage, faire de la recherche ensemble,
etc., parce que les cégeps vont trouver que vous embrassez large, disons
ça comme ça. Parce que, je me souviens, je peux même vous nommer le nom du
fonctionnaire qui était D.G. à l'Enseignement supérieur qui a créé le programme
PAREA, il y tenait comme la prunelle de ses
yeux. C'est un beau... c'est un beau programme. Ce n'est pas le plus financé
au monde, là, mais, pour lui, c'est améliorer la pédagogie au niveau collégial,
et ça, c'est très, très important.
Alors, moi, je ne veux pas vous empêcher non
plus d'aller faire de la recherche en pédagogie, mais je tiens à vous le dire,
que les gens vont trouver qu'on va a donné beaucoup, beaucoup, beaucoup
d'avantages liés au collégial sans les, ce que vous trouvez, vous, les
inconvénients liés au collégial. Parce que, si vous ne trouviez pas que c'est
un inconvénient, vous diriez : Ça devrait être sous la responsabilité de
l'Enseignement supérieur. Comprenez-vous? Si
vous trouviez que ce n'était pas un inconvénient, vous diriez : Bien,
parfait, on va être comme l'ITHQ, on va aller sous l'égide du ministère
de l'Enseignement supérieur. Mais là vous voulez garder ça au MAPAQ, comme
probablement le ministère de la Culture veut garder les conservatoires, parce
qu'historiquement, bon, ça fait une belle jambe de dire : J'ai mon volet enseignement, éducation, recherche, mais ce
qui n'est pas le cas de toutes les autres spécialités. Je veux dire, le
ministre de la Santé n'a pas sa formation en médecine qui est collée... qui
relève du ministère de la Santé. Il n'a pas
ça. Il n'a pas sa formation en sciences infirmières, en ergothérapie, en
physiothérapie, en pharmacie. Les autres ministères n'ont pas ça.
C'est historique, que vous ayez ça, on revient à
l'histoire. Et moi, c'est parce que c'est historique que j'ai une certaine...
un certain souci historique de vous aider à continuer à vous développer, tout
comme on a accepté que les conservatoires restent au ministère de la Culture.
Mais prenez-en soin. Puis, pour en prendre soin, ça prend de l'argent. C'est plate à dire, mais c'est ça. Alors
là, vous allez prendre tout l'argent possible au ministère de l'Enseignement
supérieur, PAREA, CCTT, éventuellement, s'il y a une école nationale, etc.,
mais sans les inconvénients de ça. Mais, de
grâce, ça sera noté dans ce qu'on dit, soyez généreux vous-même pour votre
ITAQ, parce qu'il va avoir besoin d'argent pour réaliser toutes ses
ambitions. Alors, voilà ce que j'avais à dire.
Le Président (M. Lemay) : Très bien.
M. le député... Est-ce que, le ministre, vous voulez rajouter quelque chose
avant que je cède la parole? Donc, M. le député de Vimont, la parole est à
vous.
Rousselle : Merci.
Merci, M. le Président. Excusez si on se promène d'un salon à l'autre, là,
c'est... le travail demande ça maintenant.
Écoutez, j'écoutais ma collègue, puis ça me fait
penser à des choses. J'ai déjà été président d'une fondation. Quand elle parlait, justement, de... que les gens,
les cégeps, tout qu'est-ce qui est éducation, pour piger tout dans le même
pot, tout dans... moi, j'appelais ça dans la même tarte, là, tu sais. Donc, les
pointes de tarte, à un moment donné, elles deviennent plus petites, parce qu'à
un moment donné quand tu mets plus de joueurs à l'intérieur, parce que, bien souvent, le montant d'argent, il n'augmente pas,
donc, lui, le nombre de joueurs augmente, je me disais, puis
j'aimerais ça que vous me répondiez là-dessus : Il y a-tu comme un...
Qui qui va arbitrer ça, à un moment donné, pour ne pas, justement, déplaire à
ceux qui disent : Aïe, écoute, moi, c'est important, puis tout le kit? Qui
va prioriser, justement, ce partage-là, monétaire?
Parce que, si j'ai bien compris, c'est que, là, maintenant,
l'ITAQ ne pouvait pas, avant, avoir de fondation, ne pouvait pas faire de financement comme ça, ne pouvait pas y aller dans
ce sens-là. Maintenant, si j'ai bien compris, puis vous allez
sûrement me confirmer ça, je suis pas mal sûr, maintenant, on va pouvoir
justement avoir une fondation, on va pouvoir justement aller chercher de
l'argent à l'extérieur, chercher de l'argent comme tout cégep, tout... bon. Donc, ça, ça vient rétablir pas mal la situation. En plus
que l'ITAQ a de l'argent, puis là il va... l'ITAQ va être comme dans deux... va
aller chercher, dans deux ministères, de l'argent. Je me disais... je ne sais
pas, moi, c'est là je me posais la question : C'est qui qui va arbitrer ça
vraiment?
Parce que c'est... on ne veut pas... là-dedans,
on veut juste... Puis, tu sais, je vous l'ai dit que je voulais avoir le
meilleur ITAQ au monde. On a tous le même objectif ici. Mais on ne veut pas non
plus que les autres centres d'enseignement en paient le prix non plus, hein, on
veut vraiment que tout le monde s'en sorte d'une manière correcte puis que ça
travaille... qu'on travaille tout ensemble pour, justement, amener
l'agriculture ailleurs. C'est de ça qu'on parle depuis le début, là, du projet
de loi.
Mais, moi, c'est... moi aussi, c'est au niveau
du financement par deux ministères. Puis là, maintenant, on peut aller chercher de l'argent, justement, par la
fondation. C'est qui qui va justement arbitrer ça, là, dire : Écoute, là,
toi, tu en as eu assez, regarde, ton projet de loi... ta recherche est
plus importante que l'autre ou encore toi, ton centre, l'ITAQ, il en a assez,
parce que vous êtes capables... vous avez d'autres moyens d'aller chercher des
sous pendant que l'autre cégep ou l'autre endroit d'enseignement, lui, n'a pas
ces moyens-là? Donc, je voudrais vous entendre là-dessus, moi, voir comment ça va se faire. Parce qu'on comprend,
là, on ne veut pas... on veut que tous les endroits en enseignement soient performants, là, c'est
l'objectif. Puis, bien souvent, bien, c'est les sous que ça prend au bout. Donc,
j'aimerais ça vous entendre, voir c'est qui qui arbitre, qui fait l'arbitre
là-dedans puis qui qui va faire... parce qu'à un moment donné il faut être
juste milieu, tu sais.
Lamontagne : Écoutez,
M. le député, peu importe, tous les programmes,
exemple, qu'on a, nous, au ministère
de l'Agriculture, il n'y a absolument rien d'arbitraire là-dedans. Puis Mme la
ministre... l'ancienne ministre sait aussi
comment ça fonctionne. Alors, tu sais, ce sont des comités au sein des
différents ministères qui administrent les programmes puis que,
sur la foi de la qualité de ce qui leur est présenté, à quel point ça rencontre
les objectifs du programme... Parce que, quand un ministère, peu importe le ministère,
met en place un programme, il y a des objectifs qui sont sous-jacents à ces
projets si on veut donner de l'argent à du monde. L'idée, c'est : il y a
tel aspect qu'on veut voir amélioré au milieu de la culture, il y a tel aspect
qu'on veut voir amélioré dans les pédagogies d'enseignement, il y a tel aspect
qu'on veut voir amélioré dans le traitement des pommes de terre au Québec, bien
là tous ceux qui soumettent un projet pour améliorer le traitement des pommes
de terre, ou améliorer la pédagogie, ou développer quelque chose de nouveau,
bien, il y a des gens, des professionnels qui sont habilités à déterminer la
valeur des projets qui sont présentés puis, après ça, les fonds qui sont
alloués, là. Ce n'est pas quelque chose, là, qui est arbitraire. Puis il n'y a
pas de lien à faire avec ça, avec le fait que chaque maison d'enseignement peut
avoir une fondation, là, pour l'aider, là, à mener à plus long terme ses
objectifs, là.
M. Rousselle : Oui. Puis je
suis d'accord là-dessus, là, qu'à chaque... Effectivement, ça n'avait pas
d'allure que l'ITAQ ne pouvait pas avoir un genre de fondation ou quoi que ce
soit, là. Je veux dire, ça, je suis bien d'accord là-dessus. Loin de moi l'idée de ne pas être d'accord
avec ça, si on est capables d'aller chercher de l'argent d'ailleurs, du privé ou quoi que ce soit.
Dites-moi, puis là c'est un domaine que je ne
connais pas, même peut-être ma collègue pourrait peut-être plus me répondre, mais la sous-ministre aussi, je veux dire, puis vous, là : Est-ce qu'une compagnie ou un regroupement
d'agriculteurs, sans nommer personne, pourrait, à un moment donné, dire :
Écoutez, on aimerait ça que vous fassiez une recherche sur tel produit, peu
importe, tu sais, sur quelque chose, là, et puis qu'ils financent vraiment?
Donc, ça, maintenant, est-ce qu'ils vont... Avant, ils ne pouvaient pas le
faire, maintenant, ils vont pouvoir le faire. C'est-tu ça?
M. Lamontagne : Je vais laisser la
sous-ministre répondre à cette question-là.
M. Rousselle : Je ne sais pas
si je me suis bien exprimé, là.
Le Président (M. Lemay) : Allez-y,
Mme Leblanc.
Mme Leblanc (Louise) : Je me
présente encore?
Le Président (M. Lemay) : Non, non,
c'est correct. C'est juste la première fois que vous prenez la parole qu'on
doit faire ça.
Leblanc (Louise) : Merci.
Bien, ce que je comprends, c'est que vous demandez si un groupe quelconque qui,
par exemple, aurait un produit, voudrait faire faire une recherche pour... Bien, habituellement, tu sais, l'ITA actuel ne le fait pas. L'ITAQ va devenir un organisme
qui, pour faire la recherche, va appliquer sur des programmes
de recherche via divers groupes, comme le Fonds de recherche du Québec,
le CRSNG, où il y a des comités solides qui étudient les projets.
Donc, c'est un peu la même chose que ce que M.
le ministre expliquait avec les programmes d'aide financière qu'on a au ministère.
C'est... Il y a des objectifs qui sont en lien avec les projets qui sont lancés
ou les différents programmes. Et les projets déposés doivent rencontrer les objectifs
en plus de tous les autres critères qui sont
associés aux différents... soit programmes de recherche ou programmes d'aide financière
quand c'est des programmes d'aide financière. Donc, ça ne pourrait
pas se décider sur un coup de tête de quelqu'un à l'intérieur de l'ITAQ, par exemple,
là. Il y a vraiment des normes strictes pour tout le monde. C'est
égal pour tout le monde, ça, partout au Québec.
M. Rousselle :
C'est juste... Non, je comprends, là, ce n'est pas... à un moment donné, de
l'ITAQ, dire : Aïe! Moi, j'ai une idée, puis on fait ça, là. Ce n'est pas
ça pantoute, là. Ce n'est pas dans ce sens-là je m'en vais. Mais moi, je vous
dis, il y a un regroupement d'agriculteurs ou peu importe, là, qu'eux autres
ils ont une problématique spéciale, puis là eux autres, ils demandent... Est-ce
qu'ils pourraient, eux autres, passer directement par l'ITAQ ou il faut qu'ils passent absolument par un autre organisme
qui dit : Bien, écoute, là, il faut étudier avant l'idée ou... Parce que,
écoutez, je ne suis pas dans le milieu, donc c'est pour ça je pose la question,
là. Donc, est-ce que ce regroupement-là d'agriculteurs, ou d'agronomes, ou peu
importe, est-ce qu'eux autres pourraient justement passer directement par
l'ITAQ, dire : Écoutez, nous autres, on aimerait ça qu'il y ait une étude,
une recherche faite sur ce produit-là parce qu'on
pense que, collectivement, ce serait rentable qu'il y ait une étude là-dessus?
Et est-ce que ça pourrait se faire, ça? Ou, comme vous le dites, est-ce qu'il faut vraiment
qu'il passe au niveau provincial par un regroupement de chercheurs
ou un regroupement au niveau fédéral qu'il faut passer par là avant pour que ça
soit comme offert à tout le monde?
Mme Leblanc (Louise) : Bien, la
façon qu'on fonctionne, c'est qu'on doit déposer un projet. Donc, ça veut dire
que ce regroupement-là devrait probablement convaincre des gens qu'ils sont
capables de faire de la recherche, soit des
gens qui sont déjà à l'ITAQ ou qui peuvent être ailleurs. C'est un peu le fonctionnement
des CCTT, Mme la députée pourrait nous le confirmer. Donc, pour faire de
la recherche et du développement, c'est certain que les chercheurs des
collèges s'associent souvent avec différentes entreprises qui ont des projets
et qui veulent le faire développer soit pour la communauté, soit pour le Québec
en général. Mais ça part toujours de programmes où est-ce qu'on a les normes,
là, qui sont associées à ça.
Président (M. Lemay) : Ça vous convient? Très bien. Mme la députée de
Marguerite-Bourgeoys, allez-y. En vous rappelant que, sur ce bloc
d'échange, il vous reste environ cinq minutes.
Mme David : Parfait. Écoutez, mon
collègue pose une question superimportante et pertinente. Ça s'appelle la
recherche commanditée, les brevets, les recherches, et Dieu sait que le milieu
universitaire, certains décrient cette recherche-là
depuis des années, des années, des années. Mais ça se fait, ça se fait
beaucoup. Prenez les pharmaceutiques, par exemple. Le ministre disait
qu'il était porte-parole en économie. Bien, c'est certain que la
biopharmaceutique commandite beaucoup,
beaucoup de recherche, et puis l'École polytechnique a beaucoup de recherche en
commandite, et puis la faculté de médecine, puis la faculté de
pharmacie. Puis c'est sûr, sûr que les chercheurs ont souvent de la recherche
commanditée.
Mais là où mon collègue est tellement pertinent,
c'est de dire : Un organisme, ou un autre, ou une grosse entreprise
agroalimentaire, ou... voudrait faire de la recherche pour montrer que tel
pesticide, c'est bien, bien bon pour aider à faire pousser des carottes plus
vite, je dis vraiment n'importe quoi, là, mais ma question va être... Ça va
toujours exister, la recherche commanditée, ça existe beaucoup, puis, là où il
y a de l'argent, il y a de la recherche. Dans les pharmaceutiques, il y a
beaucoup, beaucoup de recherche commanditée. Alors, oui, il y a des fonds de
recherche d'un bord, mais il y a les énormes commandites privées de l'autre bord.
Avez-vous l'infrastructure qui est à la même
hauteur que l'infrastructure que les collèges, les universités ont,
c'est-à-dire de prévoir qu'il y a un comité d'éthique de la recherche, qu'il y
a... que tous ces projets de recherche passent par un tamis extrêmement sévère?
Parce que, là, arrive ce que, des fois, il arrive dans des universités puis des
collèges, il peut y avoir des résultats de recherche qui sont faussés parce
que, là, la compagnie ne veut surtout pas publier des recherches. On est dans
tout l'immense domaine des lanceurs d'alerte, des chercheurs qui... des
contrats avec la compagnie pharmaceutique, disons, qui fait en sorte qu'on ne
peut... le chercheur n'a pas le droit de dévoiler ses résultats de recherche
parce qu'il les donne à la compagnie.
Mais ça prend... je veux dire, c'est sûr que le Scientifique
en chef pourrait vous répondre en long et en large là-dessus, mais vous allez
faire partie, j'imagine, de cette constellation rigoureuse de chercheurs ou
d'institutions d'enseignement qui ont le droit de faire de la recherche, mais
avec toutes les précautions qui s'imposent et toutes les bonnes pratiques.
Parce que sa question, elle est vraiment, vraiment importante.
M. Lamontagne : Bien, je répondrais
d'abord, un, tout ce qui touche l'agroalimentaire, là, l'écosystème de
recherche, le ministère finance ou soutient 17... il y a 17 centres de
recherche, là, qui vont de l'horticole au porcin, à l'agneau, dans les chèvres, dans toutes les matières, si on veut. Et
puis le propre même de ces centres-là, naturellement,
c'est : quand on veut faire avancer quelque chose au point de vue de la génétique ou faire faire certaines
recherches au point de vue de nouveaux traitements pour être appliqués à un
légume particulier, alors, ça part d'une problématique qui est sur le terrain, il y a un projet de
recherche qui se monte, il y a un dépôt de ce projet-là qui est présenté aux
différents centres de recherche, puis après ça, bien, il y a des choix qui se
font en fonction des priorités aussi puis en fonction de la qualité de ce qui
est présenté.
Puis ça, naturellement, tout ça dans un contexte
où ce que vous élaborez, Mme la députée, là, l'éthique, comment ça doit se
faire... Cet automne, j'ai déposé la Politique de conduite responsable en
recherche, là, auquel... c'est quelque chose qui a été développé avec le Scientifique
en chef et puis qu'on a fait en sorte que chacun des centres de recherche auquel le MAPAQ est associé, auquel on a une
convention, si on veut, là, chacun des organismes
adhère et met en place ses politiques de conduite responsable en recherche, là.
Alors, il est à prévoir que, dans le temps, sous l'impulsion de sa nouvelle
organisation et de ses nouveaux moyens, bien, la hauteur à laquelle l'ITAQ va s'investir au niveau de possibilités de recherche, bien,
naturellement, ça va se faire dans le plus grand respect, là, des politiques
qui sont avancées puis qui sont demandées, là, aux différents centres de
recherche, là. Puis les administrateurs aussi qui vont être en place vont
certainement avoir le souci de faire en sorte que les gestes qui vont être
posés à l'ITAQ vont être des gestes d'une très grande rigueur pour nourrir une
réputation impeccable, là, pour cet organisme-là.
Le Président (M.
Lemay) : Ça vous convient? Très bien. M. le député de Vimont, allez-y.
Rousselle : Moi, c'est juste que, comme je vous dis, là, je veux avoir
le meilleur ITAQ au monde, là, ça, c'est certain, mais je ne veux pas que ça
soit au détriment des autres. Vous avez parlé justement... on y va toujours au
niveau de la recherche. C'est sûr qu'avec... mais avec l'ITAQ, parce qu'on s'en
va vers l'ITAQ. Ça ne sera plus l'ITA, là, ça va être l'ITAQ, conseil
d'administration, qui va être là, un conseil d'administration qu'on va
justement s'organiser qu'il soit fort, donc qui provient de différents milieux.
Donc ils vont avoir des antennes un peu partout, là, des... Puis c'est correct,
là, parce que c'est ça qu'il faudrait que ça soit.
Mais, dites-moi, pour
me rassurer, là... C'est sûr que j'écoutais madame, là, qui me disait :
Oui, chacun va présenter, voir comment qu'on
peut faire la recherche, et tout, là, parce que c'est une question... mais
c'est une équipe. C'est qui qui regarde ça? C'est une équipe qui est indépendante?
C'est une équipe qui se trouve à être au ministère de l'Éducation? C'est
une équipe qui va être... À ce moment-là, dû au fait qu'on parle d'agriculture,
est-ce que ça va être une équipe qui va
faire
partie de l'Éducation et puis du MAPAQ ensemble qui vont regarder ça dans
l'ensemble?
Parce que moi, je
comprends qu'on veut en faire une institution vraiment parfaite, là, l'ITAQ,
là, mais, à quelque part à un moment donné, si eux autres sont capables d'aller
chercher plus de sous ou plus de moyens, j'ai comme l'inquiétude, là... c'est
une inquiétude que j'ai qu'à un moment donné c'est comme... c'est tellement
évident qu'ils se sont donné les moyens
financiers, et tout, parce que, là, je veux dire, ils vont pouvoir avoir
beaucoup d'argent, qu'à un moment donné on délaisse les autres endroits,
comme cégeps, et tout, là, qui en font déjà, de la recherche, ou les autres...
parce que vous avez parlé qu'il y avait 17 centres de recherche, là.
Donc, il ne faut pas
maganer les autres centres de recherche, qu'ils puissent... que ces centres de
recherche là puissent avoir leur quote-part aussi, là, comprenez-vous?
J'aimerais ça que vous me rassuriez là-dessus. Moi, c'est juste ça qui... Tu
sais, je veux avoir une ITAQ la plus forte au monde, c'est certain, mais pas au
détriment des autres, puis je ne veux pas non plus que les autres centres,
comme... Puis là... Puis...
Lamontagne : Bien, la perspective avec laquelle il faut démarrer, M.
le député, c'est qu'aujourd'hui à titre... (panne de son) ...d'un ministère on
a une institution d'enseignement qui fonctionne comme une direction de ministère, puis qui ne fonctionne pas selon les
règles de toutes les autres maisons d'enseignement supérieur au Québec. Le fait d'en faire un organisme autre que
budgétaire va simplement permettre de façon assez... va simplement permettre
à l'ITAQ, de façon générale, d'opérer selon des règles qui sont similaires aux
autres maisons d'enseignement supérieur, collégial, dans le cas qu'on fait là,
là. Tu sais, ce n'est pas d'autre chose que ça, là.
On part d'un principe
où c'est une direction de ministère... c'est une école qui doit fonctionner
comme une direction de ministère. Il y a une liste de points qui fait que ça
lui rend la vie vraiment difficile puis ça la handicape. Bien là, ce qu'on
fait, c'est qu'on va lui donner la permission d'opérer comme une maison
d'enseignement. On n'est pas en train de créer une maison d'enseignement
particulière. On est juste en train de faire en sorte qu'au lieu qu'elle opère
comme une direction de ministère, c'est qu'elle opère comme une maison
d'enseignement.
Puis, je veux dire,
tout l'écosystème dont on parle là, là, il n'y a rien de nouveau qui va être
créé, tout ça, c'est quelque chose qui existe. Et puis tous les joueurs,
aujourd'hui, qui ont, de près ou de loin, à être impliqués dans tout cet
écosystème-là, bien, je veux dire, ça va fonctionner de la même façon que ça
fonctionnait. Puis l'ITA, l'ITAQ va pouvoir, elle aussi, prendre part aux
différentes activités, là. Ce n'est pas plus sorcier que ça, là. C'est juste de
faire en sorte que c'est une école, mais qui ne pouvait pas marcher comme une
école, puis là, bien, on a plein d'autres écoles qui font la même chose
qu'elle, bien là elle va juste pouvoir faire comme les autres écoles. Grosso
modo, c'est à peu près ça, là. Ça fait qu'on... C'est ça.
Le Président (M.
Lemay) : Merci beaucoup. Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, je
serais prêt à mettre l'article 66 aux voix. M. le secrétaire.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire formant le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire : M. Lemay
(Masson)?
Président (M. Lemay) :
Abstention. Donc, l'article 66 est adopté. Maintenant, j'invite M. le
ministre à faire la lecture de l'article 67.
M. Lamontagne : En préambule, M. le
Président, pour les articles qui s'en viennent, là, puis je vais dire un
chiffre à peu près, là, 67 à 80, c'est vraiment un chiffre rond, si on veut,
là, c'est que le fait qu'on introduise l'ITAQ au
lieu de l'ITA, bien, il y a plein de lois, là, sur la main-d'oeuvre, la
loi sur
les municipalités, la loi... il y a plein de lois qui se trouvent à
venir à être impactées. Ça fait que les... je pense que c'est les 12, 13 ou...
prochains articles, là, essentiellement, ce sont des articles qui viennent
prendre acte du fait qu'il y a un changement de nom puis qu'à un moment donné
il faut aller faire des changements de nom un petit peu partout dans le... dans
différentes lois de différents ministères.
Alors, l'article 67 :
L'article 7
de la Loi favorisant le développement et la reconnaissance des compétences de
la main-d'oeuvre (chapitre D-8.3) est modifié par l'insertion, après le
paragraphe 5°, du suivant :
«5.1° l'Institut de technologie agroalimentaire
du Québec;».
Commentaire.
Cet
article prévoit de modifier l'article 7 de la Loi favorisant le
développement et la reconnaissance des compétences de la main-d'oeuvre
(RLRQ,
chapitre D-8.3) pour ajouter un paragraphe pour l'institut comme un
établissement d'enseignement reconnu par cette loi.
Le Président (M. Lemay) : M. le
ministre, est-ce que vous avez un amendement à cet article?
M. Lamontagne : Oui, excusez-moi.
Le Président (M. Lemay) : Très bien.
Est-ce que tous les parlementaires ont un amendement à l'article 67, qui
est sur Greffier, à leur disposition?
Je vais juste suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 heures)
Le Président (M. Lemay) : Alors,
nous reprenons nos travaux. Et, M. le ministre, je vous invite à faire la
lecture de votre amendement à l'article 67.
M. Lamontagne : Oui. Alors, l'amendement
vise à remplacer l'article 67 du projet de loi par le suivant :
L'article 7 de la Loi favorisant le
développement et la reconnaissance des compétences de la main-d'oeuvre
(chapitre D-8.3) est modifié par l'insertion, au début du
paragraphe 6°, de «l'Institut de technologie agroalimentaire du Québec,».
Cet amendement vise à placer la mention de
l'institut dans le même paragraphe que l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec et les autres
établissements tenus en vertu de la loi par un ministère ou un organisme
mandataire de l'État. Le projet de
loi proposait d'insérer un paragraphe distinct pour l'institut, mais il fut
finalement retenu d'insérer l'institut dans le paragraphe déjà existant
pour l'ITHQ.
Le Président (M. Lemay) : Des
commentaires? Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys.
David : Laissez-moi faire
une boutade, là. Vraiment, vous voulez vous marier à l'ITHQ, là? J'essaie de
trouver pourquoi il faut faire un amendement
pour ça. Vous étiez bien, là, vous étiez entre le conservatoire et l'ITHQ.
Mais quelle est cette idée de fusion totale? Vous êtes incapables de vous
passer l'un de l'autre?
Lamontagne : Bien, écoutez,
là, il faudrait aller jouer dans la tête des légistes, là, de nos différents ministères,
David : Il y a-tu une
raison? Vous n'allez pas vous bâdrer de faire un amendement pour ça s'il n'y a
pas de raison, là.
Le Président (M. Lemay) : Mme la
députée, c'était la Saint-Valentin en fin de semaine.
David : Bien non, mais,
écoutez bien, là, c'est vraiment de la terre à la mer, partout, dans tous les
articles?
M. Lamontagne : Je vais faire une vérification,
là. Je vais suspendre une minute.
Le Président (M.
Lemay) : On va suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 03)
Président (M. Lemay) :
Alors, nous reprenons nos travaux. Et, M.
le ministre, vous avez des
explications supplémentaires sur votre amendement à l'article 67.
M. Lamontagne : Écoutez, c'est des
recherches qui nous confirment que ce n'est pas lié à la Saint-Valentin. Ça, il
y a ça. Ce n'est pas une question d'amour non plus. C'est qu'au paragraphe 5°
le Conservatoire de musique et d'art dramatique du Québec n'est pas un mandataire
de l'État, tandis que le paragraphe 6°, ou appelons-le comme on veut, 6°,
là, traite de l'Institut de tourisme et d'autres organismes qui sont
mandataires de l'État. Donc, l'ITAQ est un mandataire de l'État, on va
identifier l'Institut de tourisme, l'ITAQ et autres établissements tenus en
vertu de la loi. Tout ça, c'est pour ça.
Le Président (M. Lemay) : Merci, M.
le ministre. Allez-y, Mme la députée.
Mme David : Bien, j'adore les
réponses à des questions qui... des réponses rigoureuses, parce que ça, je ne
l'avais pas, cette information-là. Et donc merci beaucoup. Ça fait passer... Ça
prend du temps, mais c'est important de savoir pour quoi on vote aussi. Merci
de ces explications.
Le Président (M. Lemay) : Très bien.
Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention sur l'amendement, je serai prêt à le
mettre aux voix. M. le secrétaire.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire
formant le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire : Pour les
membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire : M. Roy
(Bonaventure)?
Le Secrétaire : M. Lemay
(Masson)?
Le Président (M. Lemay) :
Abstention. Donc, l'amendement à l'article 67 est adopté. Nous revenons à l'article 67
tel qu'amendé. Il n'y a pas d'autre intervention. M. le secrétaire, pour la mise
aux voix.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire
formant le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire : Pour les
membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire : M. Roy
(Bonaventure)?
Le Secrétaire : M. Lemay
(Masson)?
Le Président (M.
Lemay) : Abstention. Donc, l'article 67 est adopté tel qu'amendé.
Nous passons donc à la lecture de l'article 68.
M. Lamontagne : Alors, l'article 68
vient amender la Loi électorale.
Article 68 :
L'article 301.23 de
la Loi électorale (chapitre E-3.3) est modifié, dans le deuxième
paragraphe du premier alinéa :
1° par la
suppression de «la
Loi sur l'École de laiterie et les écoles moyennes [de
l'agriculture] (chapitre E-1),»;
2° par
l'insertion, après «(chapitre E-14.1),», de «la
Loi sur l'Institut de
technologie agroalimentaire du Québec — on dit : (indiquer ici
l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi),».
Commentaire. Cet
article prévoit de modifier l'article 301.23
de la Loi électorale, RLRQ,
chapitre E-3.3, afin d'ajouter l'institut
comme étant un établissement d'enseignement postsecondaire dans lequel peut se
tenir un bureau de vote.
Cet
article prévoit en outre une modification de
concordance pour supprimer la mention à la
Loi sur l'École de laiterie et les
écoles moyennes d'agriculture, qui est abrogée par le projet de loi à
l'article 93.
Président (M. Lemay) :
Merci. Est-ce qu'il y a des interventions sur cet article? S'il n'y a pas d'intervention, je serai prêt à la mettre aux
voix. M. le secrétaire.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire
formant le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire : Pour les
membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire : M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire : M. Lemay
(Masson)?
Le Président (M. Lemay) :
Abstention. Donc, l'article 68 est adopté. J'invite maintenant le ministre
à faire la lecture de l'article 69.
M. Lamontagne : En réalité, je vais
déposer un amendement qui vise à retirer l'article. Est-ce qu'il avait déjà été
déposé, par contre?
Le Président (M. Lemay) : Il faut quand
même faire la lecture de l'article 69 en premier. Ensuite, on fera...
M. Lamontagne : O.K., vous voulez
que je fasse... oui, c'est bon. Alors,
article 69 :
L'article 4
de la
Loi sur les établissements d'enseignement de niveau universitaire (chapitre E-14.1) est modifié par
l'insertion, après le paragraphe 2.1°, du suivant :
«2.2° l'Institut de technologie agroalimentaire
du Québec;».
Commentaire. Cet
article prévoit de modifier la
Loi sur les établissements d'enseignement de niveau universitaire, RLRQ,
chapitre E-14.1, afin de permettre à l'institut d'attribuer le
qualificatif «universitaire» à un programme d'enseignement qu'il veut offrir ou de le présenter comme étant
dispensé par un établissement d'enseignement de niveau universitaire.
Le Président (M. Lemay) : Maintenant,
vous avez un amendement qui vise à retirer l'article 69 du projet de loi.
C'est exact?
M. Lamontagne : Oui. Alors, c'est de
retirer l'article du projet de loi.
Commentaire.
L'article 69 du projet
de loi proposait de modifier la Loi
sur les établissements d'enseignement
de niveau universitaire afin de prévoir un paragraphe spécifique pour
l'institut. Toutefois, l'institut est déjà visé par le paragraphe 3° de
l'article 4 de cette loi qui mentionne : «Une personne morale ou un
organisme à qui le pouvoir de décerner des grades, diplômes, certificats ou
autres attestations d'études universitaires est conféré par une loi du
Parlement.» Il n'est donc pas nécessaire de modifier cette loi dans le présent
projet de loi.
Président (M. Lemay) : Merci, M. le ministre. Donc, est-ce qu'il y a
des commentaires sur cet amendement? Pas de commentaire. Donc, M. le
secrétaire, je suis prêt à mettre l'amendement pour retirer l'article 69
aux voix.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire
formant le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire : Pour les
membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire : M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire : M. Lemay
(Masson)?
Président (M. Lemay) :
Abstention. Donc, l'amendement est adopté. Et, puisque nous avons... M. le
secrétaire, je veux juste m'assurer
que je ne fais pas de faux pas. Dans le fond, on n'a pas besoin de revoter
l'article 69 puisqu'on vient
juste de le retirer. On s'entend tous là-dessus? Donc, il est retiré. Merci. On
passe maintenant à la lecture de l'article 70.
M. Lamontagne :
Article 70.
Alors :
L'article 204 de la
Loi sur la fiscalité municipale
(chapitre F-2.1) est modifié par le
remplacement, dans le paragraphe 2.1°, de «ou de l'École nationale de
police du Québec» par «, de l'École nationale de police du Québec ou de
l'Institut de technologie agroalimentaire du Québec».
Commentaire. Cet
article permettra de continuer
d'exempter de toute taxe foncière, municipale ou scolaire un immeuble compris
dans une unité d'évaluation inscrite au nom de l'institut, comme cela l'était
pour l'unité administrative ITA du MAPAQ auparavant visée par le
paragraphe 1° de cet article.
Le Président (M. Lemay) : Est-ce
qu'il y a des interventions? M. le député de Vimont.
M. Rousselle : Juste une question,
là, bien simple, là. Donc, si jamais, un exemple, que l'ITAQ, là, a des
pavillons, parce que ça pourrait arriver, là, j'imagine, là, en tout cas, tout
d'un coup qu'il y a des pavillons ailleurs, donc eux autres aussi,
automatiquement, les pavillons vont être... ça va être compris là-dedans, c'est
M. Lamontagne : Bien, sans aller
ailleurs, aujourd'hui, l'ITA, étant une direction du ministère, est dispensé de
certaines taxes, et tout ça, bien, l'ITAQ, demain matin, ce droit-là va suivre,
pour l'ITAQ, d'avoir la même dispense, sans que ce soient de nouvelles immobilisations
ou nouvelles opérations, là. C'est tout simplement que ce qui a lieu
aujourd'hui puisse continuer de prévaloir sous la nouvelle forme de l'ITAQ.
M. Rousselle : Oui, ça, je
comprends. Mais, si jamais qu'il y a des pavillons qui sortent, là, ils vont
être... ça va être compris, là? Parce que, là, ce n'est pas à cause, exemple,
que je sors un pavillon... Je vais en Abitibi, je sors quelque chose, là. Donc, ce pavillon-là aussi, dans cette
municipalité-là, va être... va comprendre qu'il va être exempté de toute
taxe foncière, municipale, scolaire, et tout, là?
M. Lamontagne : Tout ce qui est
reconnu comme étant la propriété de l'ITAQ.
Le Président (M. Lemay) : Mme la
députée de Marguerite-Bourgeoys.
Mme David : Je vais encore embêter
le ministre avec ma question, mais je suis vraiment intriguée puis j'essaie de
trouver la réponse depuis tout à l'heure. La Société de
la Place des Arts — ce
n'est pas... je ne m'attends pas à ce que vous aillez la réponse, mais
quelqu'un l'a sûrement — est
dans la note additionnelle, puis j'essaie de voir quelle institution
d'enseignement il y a dans la Société de la Place des Arts. Parce que ça dit...
cette même exemption existe pour les immeubles «compris dans une unité
d'évaluation inscrite au nom de la Société de la Place des Arts». Je comprends pour l'École nationale de police, mais la Place
des Arts, est-ce que... Je suis très... Vous n'êtes même pas obligé
d'avoir la réponse, mais je la cherche pareil dans ma tête, là.
M. Lamontagne :
Bien, la réponse, ça va être de mon cru, là, c'est qu'à un moment donné il y a
un gouvernement qui a décidé que la Société de la Place des Arts ne
serait pas assujettie aux taxes foncières, municipales ou scolaires.
Mme David : C'est comme ça que vous
le lisez. Moi, je pensais que... je le lisais comme : la Société de la
Place des Arts inclut une maison d'enseignement.
M. Lamontagne : Non, non.
David : Ce n'est pas comme ça, c'est qu'elle-même est exemptée de
taxes, comme une église...
Lamontagne : Bien là, c'est mon interprétation, là.
Mme David :
...comme d'autres entités.
Lamontagne : C'est un choix qui a été fait.
David : Mais c'est un choix qui a été fait, celle-là, qui a piqué ma
curiosité, mais, si vous avez la bonne réponse, bien, ça va. Pas d'autre
intervention.
Président (M. Lemay) : Très bien. Donc, nous serons prêts à passer aux voix sur l'article 70. M. le
secrétaire.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire formant le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Président (M. Lemay) : Abstention. Donc, l'article 70 est adopté.
M. le ministre, à la lecture pour l'article 71.
Lamontagne : Oui. On est toujours dans les modifications à la
Loi sur
la fiscalité municipale.
Article 71 :
L'article 236 de cette loi est modifié par le remplacement, dans le
sous-paragraphe a du paragraphe 1°, de «ou l'École nationale de police du Québec» par «, l'École nationale
de police du Québec ou l'Institut de technologie agroalimentaire du
Québec».
Commentaire. Cet
article
permettra que la taxe d'affaires sur une activité exercée par l'institut puisse
continuer d'être exemptée, comme elle l'était pour l'unité administrative ITA
du MAPAQ auparavant, aussi visée au sous-paragraphe a de cet
article sous la
mention «État».
Le Président (M.
Lemay) : Merci, M. le ministre. Des commentaires sur cet article? S'il
n'y a pas d'autre intervention, je serai prêt à le mettre aux voix. M. le
secrétaire.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Le Président (M. Lemay) :
Abstention. Donc, l'article 71 est adopté. Nous passons donc à la lecture
de l'article 72 et sur une nouvelle loi, la
Loi sur le ministère de
l'Agriculture, des Pêcheries, et de l'Alimentation. M. le ministre, la parole
est à vous.
Lamontagne : Oui. Alors, l'article 72 :
L'article 2 de
la
Loi sur le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation
(chapitre M-14) est modifié par la suppression du deuxième alinéa.
Commentaire.
Modification de concordance avec le premier alinéa de l'article 8 du
présent projet de loi. Cet alinéa est repris à l'article 8.
Le Président (M.
Lemay) : Merci, M. le ministre. Des commentaires sur
l'article 72? S'il n'y a pas d'autre intervention, M. le secrétaire, pour
le vote.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Le Président (M.
Lemay) : Abstention. Donc, l'article 72 est adopté. Nous passons
donc à une autre loi, la
Loi sur la protection du consommateur.
Article 73. M. le ministre, la parole est à vous.
Lamontagne : Oui. M. le Président, je vais lire l'article 73
selon vos consignes, mais, en réalité, j'ai un amendement qui va venir retirer
l'article 73.
Le Président (M.
Lemay) : Très bien.
M. Lamontagne : Alors, l'article 73 :
L'article 188 de la protection sur la loi du consommateur
(chapitre P-40.1) est modifié par l'insertion, après le
paragraphe g.1, du suivant :
«g.2)
de l'Institut de technologie agroalimentaire du Québec institué en vertu de la
Loi sur l'Institut de technologie agroalimentaire du Québec (indiquer
ici l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi);».
Commentaire. Cet
article prévoit d'ajouter un paragraphe g.2 à l'article 188 de la Loi
sur la protection du consommateur afin que l'institut
ne soit pas considéré comme un
commerçant au sens de cette loi. L'unité administrative de l'ITA était auparavant visée par le paragraphe
g de cet exercice.
Le Président
(M. Lemay) : Et votre amendement qui vise à retirer
l'article 73 du projet de loi. Allez-y, M le ministre.
M. Lamontagne :
Retirer l'article 73 du projet de loi.
Commentaire.
L'article 73 du projet de loi proposait de modifier la
Loi sur la
protection du consommateur, RLRQ,
chapitre P-40.1, afin de prévoir un
paragraphe spécifique pour l'institut. Toutefois, l'Office de la protection du
consommateur considère que l'institut est déjà visé par cette loi. Il n'est
donc pas nécessaire de modifier cette loi dans le présent projet de loi.
Le Président
(M. Lemay) : Merci pour cette explication. Est-ce qu'il y a des
commentaires suite à cet amendement? S'il n'y a pas d'autre intervention, je
serai prêt à mettre aux voix cet amendement. M. le secrétaire.
Le Secrétaire :
Pour, contre abstention, M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Secrétaire : M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Président (M. Lemay) : Abstention. Donc, puisque l'amendement est
adopté, l'article 73 est retiré. M. le ministre, à la lecture de
l'article 74.
M. Lamontagne :
Oui.
Article 74 : L'annexe C de la
Loi sur le régime de
négociation des conventions collectives dans les secteurs public et
parapublic (chapitre R-8.2) est modifiée par l'insertion, suivant l'ordre
alphabétique, de « — L'Institut
de technologie agroalimentaire du Québec».
Commentaire. Cet
article prévoit de modifier l'article C de la
Loi sur le régime de négociation
des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic, RLRQ,
chapitre R-8.2, afin d'ajouter l'institut comme organisme gouvernemental
auquel cette loi s'applique.
Président (M. Lemay) : Merci, M. le ministre. Des commentaires? S'il
n'y a pas d'autre intervention, M. le secrétaire, pour la mise aux voix
de l'article 74.
Le Secrétaire :
Pour, contre abstention, M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Le Président
(M. Lemay) : Abstention. Donc, l'article 74 est adopté. M.
le ministre, je vous invite à faire la lecture de l'article 75.
M. Lamontagne :
L'article 75 : L'annexe I de la
Loi sur le régime de retraite
des employés du gouvernement et des organismes publics
(chapitre R-10) est modifiée par l'insertion, dans le paragraphe 1°
et suivant l'ordre alphabétique, de «Institut de technologie agroalimentaire du
Québec».
Commentaire. Cet
article prévoit de modifier l'annexe I de la
Loi sur le régime de retraite
des employés du gouvernement et des
organismes publics, RLRQ,
chapitre R-10, afin que les employés de
l'institut puissent bénéficier du régime de retraite prévu par cette
loi.
Le Président
(M. Lemay) : Merci, M. le ministre. S'il n'y a pas d'autre
commentaire sur cet article, je serai prêt à le mettre aux voix. M. le
secrétaire.
Le Secrétaire :
Pour, contre abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Secrétaire : M. Lemay (Masson)?
Président (M. Lemay) :
Abstention. Donc, l'article 75 est adopté. M. le ministre, à la lecture de l'article 76.
M. Lamontagne :
76. L'annexe II de la
Loi sur le régime de retraite du personnel
d'encadrement (chapitre R‑12.1)
est modifiée par l'insertion, dans le paragraphe 1° et suivant l'ordre
alphabétique, de «Institut de technologie agroalimentaire du Québec».
Commentaire. Cet
article prévoit de modifier l'annexe II de la
Loi sur le régime de
retraite du personnel d'encadrement, RLRQ,
chapitre R-12.1, afin que les cadres de l'institut puissent bénéficier du
régime de retraite prévu par cette loi.
Président (M. Lemay) : Merci, M. le ministre. S'il
n'y a pas d'autre commentaire, je serai prêt à le mettre aux voix. M. le secrétaire.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire formant le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Président (M. Lemay) :
Abstention. Donc, l'article 76 est adopté. J'invite maintenant
le ministre à faire la lecture de l'article 77.
M. Lamontagne :
L'article 3 de la
Loi sur les règlements
(chapitre R‑18.1) est
modifié par l'insertion, après le paragraphe 3.0.1°, du
suivant :
«3.0.2° aux projets
de règlement ni aux règlements de l'Institut de technologie agroalimentaire du
Québec;».
Commentaire. Cet
article prévoit modifier la
Loi sur les règlements, RLRQ,
chapitre R-18.1,
afin de prévoir que les règlements, au sens
de la
Loi sur les règlements, c'est-à-dire des actes normatifs, de caractère
général et impersonnel, édictés en vertu d'une loi et qui, lorsqu'ils
sont en vigueur, ont force de loi, émanant de l'institut sont exemptés de
l'application de cette Loi.
Président (M. Lemay) :
Merci, M. le ministre. S'il
n'y a pas de commentaire supplémentaire à cet article, je serai prêt à le mettre aux voix. M. le
secrétaire.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire formant le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Président (M. Lemay) :
Abstention. Donc, l'article 77 est adopté. Nous passons donc à la
lecture de l'article 78.
M. Lamontagne :
L'article 1 du Règlement sur les établissements d'enseignement de niveau
collégial...
Je vais demander une
pause, là, juste une minute, M. le Président, s'il vous plaît.
Le Président
(M. Lemay) : Certainement. Nous allons prendre une courte suspension.
(Suspension de la séance à
11 h 24)
Le Président (M.
Lemay) : Alors, nous reprenons nos travaux. Et nous en étions à la
lecture de l'article 78.
Lamontagne : Alors, l'article 78 :
L'article 1 du Règlement sur les établissements
d'enseignement de niveau collégial ou universitaire
(chapitre A-3.01, r.1) est modifié par la suppression du paragraphe 3°.
Commentaire. Cet
article prévoit une modification de concordance rendue nécessaire par la
création de l'institut. Alors, sans lire la
note additionnelle, je vais résumer, à notre bénéfice à tous, l'essence de la
note additionnelle. C'est que, dans le texte précédent, on parlait de
l'Institut de technologie agroalimentaire de La Pocatière et puis, après ça,
celui de Saint-Hyacinthe.
L'article 78 vient enlever le paragraphe 3°
qui traite de celui de Saint-Hyacinthe, puis,
à l'article 80, on va venir modifier les noms. Alors, le
nom qu'on retrouve au paragraphe 2°
maintenant, on va venir le changer
pour refléter le nom de l'Institut de technologie agroalimentaire du Québec
d'aujourd'hui. Alors, ça va se faire en deux étapes, si on veut.
Le Président (M.
Lemay) : Merci pour cette explication. Est-ce qu'il y a des
commentaires supplémentaires à l'article 78? Mme la députée de
Marguerite-Bourgeoys.
Mme David :
Ce sont les mystères juridiques. Vraiment, là, c'est aussi insondable et
indéfinissable que bien d'autres mystères astrophysiques ou des étoiles.
Président (M. Lemay) : Très bien, Mme la députée. Votre commentaire
est enregistré. Alors, s'il n'y a pas d'autre commentaire, je serai prêt
à le mettre aux voix. M. le secrétaire.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Le Président (M.
Lemay) : Abstention. Donc, l'article 78 est adopté. Et nous
passons donc dans un nouveau chapitre, le
chapitre VIII :
Dispositions transitoires et finales. M. le ministre, à la lecture de
l'article 79.
Lamontagne :
Article 79 : L'Institut de technologie
agroalimentaire du Québec est substitué au ministre de l'Agriculture, des
Pêcheries et de l'Alimentation en ce qui concerne l'unité administrative
«Institut de technologie agroalimentaire»
administrant les campus de La Pocatière et de Saint-Hyacinthe. Il en acquiert
les droits et en assume les obligations.
plus, l'institut devient, sans reprise d'instance,
partie à toute procédure à
laquelle était
partie le Procureur général du Québec à l'égard de cette
unité administrative.
Commentaire.
Cet
article prévoit que les droits et les obligations qui étaient détenus par
l'unité administrative «Institut de
technologie agroalimentaire», autant pour le campus de La Pocatière que de
Saint-Hyacinthe, sont transférés à l'institut.
L'article prévoit
également que l'institut devient
partie à toute procédure qui était jusqu'alors
intentée contre cette unité administrative.
Président (M. Lemay) : Merci, M. le ministre. Des commentaires sur
l'article 79? S'il n'y a pas d'autre intervention, je serai prêt à le
mettre aux voix. M. le secrétaire.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Le Président (M.
Lemay) : Abstention. Donc, l'article 79 est adopté. Nous passons
donc à la lecture de l'article 80.
Lamontagne :
Article 80 : Les expressions «Institut de
technologie agricole de Saint-Hyacinthe», «Institut de technologie agroalimentaire»,
«Institut de technologie agroalimentaire, campus de Saint-Hyacinthe», «Institut
de technologie agroalimentaire, campus de La Pocatière», «Institut de
technologie agroalimentaire de La Pocatière» ou «Institut de technologie
agroalimentaire de Saint-Hyacinthe» sont, à moins que le contexte ne s'y oppose
et compte tenu des adaptations nécessaires,
remplacées par l'expression «Institut de technologie agroalimentaire du Québec»
partout où elles se trouvent dans toute loi, tout règlement ou tout
document.
Commentaire. Cet
article prévoit que partout, dans toutes les lois, les règlements ou les
documents, lorsqu'il était fait mention d'une expression référant à l'unité
administrative «Institut de technologie agroalimentaire», cette référence sera
remplacée par une référence à l'institut.
Le Président (M.
Lemay) : C'est un
article qui en mène large, M. le ministre.
Lamontagne : Qui mène large, effectivement.
Le Président (M.
Lemay) : Très bien. Est-ce qu'il y a d'autres commentaires sur
l'article 80? S'il n'y a pas d'autre intervention, je serais prêt à le
mettre aux voix. M. le secrétaire.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Le Président (M.
Lemay) : Abstention. Donc, l'article 80 est adopté. Maintenant,
M. le ministre...
Lamontagne : ...une couple de minutes, s'il vous plaît, M. le
Président?
Le Président (M. Lemay) :
Certainement. J'en profite aussi pour mentionner que, si c'est le cas, vous
allez introduire un amendement aussi à l'article 81?
M. Lamontagne :
À l'article 81, oui, oui.
Le Président (M. Lemay) : Oui,
d'accord. Donc, on en profitera aussi pour que tous les membres de la
commission puissent prendre connaissance de cet amendement.
Nous suspendons quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 31)
Président (M. Lemay) :
Alors, nous reprenons nos travaux. Et nous en sommes à la lecture de l'article 81.
M. le ministre, la parole est à vous.
M. Lamontagne : Oui.
L'article 81 :
Malgré les premier et deuxième alinéas de
l'article 16, le premier conseil d'administration de l'institut n'a pas à être composé des membres visés aux
paragraphes 2° et 3° du premier alinéa de cet article. Le gouvernement
doit nommer ces membres au plus tard un an après la formation de ce
premier conseil. De plus, lorsque le gouvernement procède, pour la première
fois, à la nomination des membres indépendants, il doit uniquement tenir compte
de leur intérêt pour la formation et pour l'agroalimentaire.
Les membres indépendants qui proviennent de
l'Ordre professionnel des comptables agréés du Québec ainsi que du milieu de
l'enseignement professionnel, du milieu de l'enseignement collégial et du
milieu de l'enseignement universitaire sont, malgré le premier alinéa de
l'article 19, nommés sur le premier conseil d'administration pour un
mandat d'au plus trois ans.
Commentaire. Cet
article prévoit les modalités
relatives à la nomination du premier conseil d'administration de l'institut
à la suite de sa création par la présente. Des particularités sont prévues au
niveau des membres composant ce premier conseil, c'est-à-dire leur
modalité de nomination ainsi qu'au niveau de leur mandat. Afin de permettre au
C.A. d'être fonctionnel, si l'institut est créé en période estivale, on prévoit
que les membres étudiants et du personnel pourront se joindre au C.A. plus
tard.
Également, pour le premier C.A., il ne sera pas
possible de tenir compte du profil de compétence puisque ce dernier doit être voté par le C.A., et ce dernier
n'aura pas encore siégé. La durée de ces premiers mandats a été prévue ainsi afin de faciliter le remplacement des
membres indépendants en répartissant à deux moments l'élection de ces membres.
Président (M. Lemay) :
Merci. Et, M. le ministre, vous avez un amendement à l'article 81.
Je vous invite à en faire la lecture.
M. Lamontagne : Oui.
Article 81 : Remplacer l'article du projet de loi par le
suivant :
«81.
Malgré l'article 16, le premier
conseil d'administration de l'institut peut être constitué uniquement des membres visés aux paragraphes 1°, 2° et
3° du premier alinéa de cet article. Les membres visés aux
paragraphes 4°, 5° et 6° du
premier alinéa de ce