Transportation and the Environment — 21 March 2024 (43rd Legislature, 1st Session)
CTE 2024-03-21
Quebec — Committees
(Onze
heures quarante-deux minutes)
Le Président (M.
Jacques) : À l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je
déclare la séance de la Commission des transports et de l'environnement
ouverte.
La commission est
réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 48, Loi
modifiant principalement le Code de la sécurité routière afin d'introduire des
dispositions relatives aux systèmes de détection et d'autres dispositions en
matière de sécurité routière.
Mme la secrétaire, y
a-t-il des remplacements?
Secrétaire : Oui, M. le Président. Alors... M. Lemay, pardon, (Masson)
est remplacé par M. St-Louis (Joliette); M. Montigny est remplacé par
Mme Poulet (Laporte); et Mme Dufour (Mille-Îles) est remplacée par Mme Setlakwe
(Mont-Royal—Outremont).
Le Président (M.
Jacques) : Merci, Mme la secrétaire. Lors de l'ajournement des travaux
hier, nous en étions à une discussion entre la ministre et M. le député de Taschereau,
et la parole était rendue à Mme la ministre. Mme la ministre.
Guilbault : Oui. Merci, M. le Président.
Alors, effectivement, on était à l'article 11, je crois, je vais ouvrir mon
cartable, et il y avait eu une question de mon collègue de Taschereau, à
savoir : Est-ce qu'on peut déjà prévoir, dans le projet de loi, d'autres
comportements que pourraient contrôler les mêmes systèmes déjà installés sur
nos lumières, nos feux de circulation? Et, bien que, sur le plan technologique,
ça pourrait être possible par des systèmes similaires, effectivement, là, qui
existent déjà, il faut continuer de... On ne pourrait pas, aujourd'hui, déjà
prévoir... Excusez, je cherche mon
article en même temps. Mais, bref, on ne
pourrait pas, dès aujourd'hui, inclure ça dans le règlement parce qu'il y
aurait des travaux techniques, des consultations à peaufiner, une question
aussi de gestion des éléments de preuve, etc. C'est ça qui entourerait des...
des nouvelles, finalement, infractions qui seraient surveillées, même si c'est
les mêmes systèmes.
Mais, comme je le dis
depuis hier, l'idée du projet de loi étant d'offrir de la latitude puis de
l'ouverture pour évoluer, tant dans le type de comportement qu'on va pouvoir
surveiller que dans le choix des technologies pour le faire, bien, on va...
Avec la façon dont c'est fait, là, à l'article 11 puis le fait de prévoir
désormais par règlement l'addition de nouvelles... de nouveaux comportements,
ça va en plus nous faciliter la vie.
Le Président (M.
Jacques) : Merci, Mme la ministre. M. le député de Taschereau.
M. Grandmont :
Oui, bien, j'entends bien Mme la
ministre, là. C'est clair que, comme je le disais tout à l'heure...
bien, tout à l'heure... hier, en fait, là, je suis bien d'accord avec l'idée
qu'il faut se garder des portes ouvertes pour être capables de faire évoluer le
type de comportement qu'on va vouloir surveiller par l'ajout d'appareils de
contrôle automatisés un peu partout sur le
territoire du Québec. Ce qui m'importe aussi, c'est de... que ça se fasse le
plus rapidement possible.
Donc,
j'entends bien Mme la ministre, là, qui dit qu'elle veut rencontrer les
partenaires, qu'il y aussi, évidemment, là, toute une procédure, c'est-à-dire la... comment je dirais ça, la
discussion pour établir ce qu'est la preuve pour différents éléments,
là. J'avais parlé, notamment, là, du respect, là, du... de l'interdiction de
tourner à droite ou à gauche sur une flèche verte qui indique d'aller tout
droit ou encore sur l'interblocage, qui est aussi interdit. Donc, je comprends
qu'on a besoin de prendre le temps, au moins, de travailler sur la question de
la preuve. Donc, ça, je l'entends bien. Puis
c'est vrai que ça peut demander du temps. Donc, je comprends qu'on ne peut pas
l'inscrire très rapidement là-dessus, disons, dans le projet de loi.
Cela dit, j'invite
quand même Mme la ministre à avoir une réflexion, parce que, c'est vrai, un peu
comme l'a souligné mon collègue de Nelligan hier, il y a... on a une forte...
Ça fait quand même quelques projets de loi, là, auxquels je participe depuis mon arrivée ici, là, en octobre 2022, et on
utilise beaucoup les règlements sous le principe que c'est une façon
d'avoir une certaine flexibilité. Et je comprends le caractère évolutif de ce
que Mme la ministre invoque dans un cas comme celui-ci, mais, en même temps,
les règlements, il y a peu de... il n'y a pas de discussion, il n'y a pas de discussion avec les oppositions.
Il n'y a pas d'experts qui sont invités pour discuter d'un règlement. Oui,
évidemment, il y a une consultation de 45 jours, mais c'est des mémoires.
Ça se passe un peu à huis clos, l'adoption de ce... de ces règlements-là.
Et est-ce que... En tout
cas, je la mets... je la mets en garde, parce que son successeur ou sa
successeure pourrait décider, tout aussi facilement et au contraire de ce que
Mme la ministre souhaite faire, qui est de le faire évoluer, pourrait décider,
par règlement, de juste retirer, en fait, les différentes mesures, les
différentes infractions qui seraient... qui pourraient être constatées à l'aide
d'un ACA. Donc, ça donne de la flexibilité dans les deux sens, M. le Président.
Puis je trouve que ça peut créer des conditions qui peuvent aller de façon
positive, comme semble le souhaiter Mme la ministre, évidemment, mais l'inverse
est aussi vrai.
Quand on écrit dans une loi, bien, les choses
sont, certes, plus difficiles à changer, à faire évoluer. En même temps, on a
la chance que ce soit plus démocratique, dans le sens où on a des oppositions
et des experts qu'on peut entendre, mais aussi, bien, il y a moins de chances
de retour en arrière.
Donc, je la mettrais en garde sur l'utilisation,
parce que je remarque que, dans beaucoup de projets de
loi sur lesquels j'ai
travaillé, on a recours aux règlements beaucoup, beaucoup, beaucoup, toujours
en invoquant l'agilité, la flexibilité,
l'évolutivité. Ça se peut? Je pense que oui. Donc, c'est un... Il y a un risque
là-dedans aussi. Et je tiens à le souligner, je tiens à le mentionner,
parce que je remarque ça depuis tous ces mois où je siège sur les commissions
parlementaires.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
M. le député. M. le député le Nelligan.
Derraji : Oui. Je veux juste clarifier une chose très
importante avec Mme la ministre au-delà de la question des règlements,
je pense qu'on en a parlé hier, juste de préciser une chose. Donc, si la
technologie, au futur, ça va passer par règlement, donc, on se donne... peut-être
pas «on se donne», je ne suis pas là, le législateur délègue ce pouvoir au
ministère, en vue d'une nouvelle technologie, de l'ajouter par règlement.
Est-ce que c'est... j'ai bien... j'ai bien compris? C'est pour cela qu'il y a
des choses qui vont passer par règlement.
Mme Guilbault : D'un nouveau... d'un nouveau type de comportement qui
pourrait être surveillé par la technologie évolutive.
Derraji : Les comportements, on les connaît, mais avoir
l'outil pour... Les comportements, on les connaît. C'est juste, parfois, on n'a pas la technologie
pour détecter, avec les systèmes de détection, le comportement. Est-ce que c'est
ça qu'il voulait nous dire?
Mme Guilbault : Je pense que j'ai manqué le début de la question.
M. Derraji : Les comportements, on
les connaît. Les... C'est la technologie qu'on n'a pas, qui change, qu'on se
dit : Écoute, on va... en tant que législateurs, on ne va pas tout fermer,
bloquer pour que ça passe par règlement. Est-ce que j'ai bien compris?
Mme Guilbault : Oui, c'est ça, exactement. Parce qu'en ce moment on a deux
types de technologie qui sont énumérés très, très souvent dans le CSR, on en a
parlé, donc, les cinémomètres et les appareils aux feux rouges, qui surveillent
deux types de comportement, la vitesse et le fait de brûler... de passer sur un
feu rouge.
M. Derraji : C'est excellent.
Mme Guilbault :
Mais il y a d'autres comportements qui existent, qui sont déjà sanctionnés, par
ailleurs, dans nos lois et règlements, par exemple, je ne sais pas, on
pourrait... bien, les blocages aux intersections, ou autres exemples, qui, en
ce moment, ne sont pas contrôlés par des appareils parce que c'est... on n'a
pas les appareils faits pour les contrôler et on n'a pas tous les enjeux de gestion
de preuve, etc., environnants, périphériques. Mais, dans le futur, c'est appelé
à évoluer, et là on se donne les moyens de pouvoir évoluer sans revenir à
chaque fois en projet de loi, en commission,
parce que... Je comprends le point, mais il faut trouver aussi l'équilibre
entre un État capable d'agir en temps opportun et le fait qu'il y a des
commissions qui ne peuvent pas toutes siéger en même temps. Il y a des
gros menus législatifs, etc. Et il faut faire de la place aux projets de loi
des oppositions aussi à travers tout ça.
M. Derraji : Je vous remercie pour
l'ouverture aux projets de loi des oppositions. Vous savez qu'en tant que
leader de l'opposition officielle c'est de la musique à mes oreilles.
Mme Guilbault :
...je l'ai dit.
M. Derraji : Je rêve... je rêve
tellement que vous soyez leader, parce que ça va être plus facile, j'en suis
sûr et certain. Je ferme la parenthèse, en tout respect à mon collègue le
leader actuel du gouvernement.
Je vais revenir... je vais revenir à la
technologie. Non, mais c'est une très bonne discussion. Si la technologie
existe, Mme la ministre, et on sait que ça existe, est-ce qu'il y a de
l'ouverture de la mettre dans le projet de loi? Parce que, là, vous me dites : S'il n'y a pas de technologie, on va
la mettre par règlement. Mais, si la technologie existe pour un
comportement où il y a assez de preuves que c'est un comportement qui est
dangereux, est-ce que c'est quelque chose qui est souhaitable à mettre dans le
projet de loi?
Mme Guilbault : Bien, c'est-à-dire que c'est souhaitable d'adopter l'article 37 du
projet de loi, éventuellement, qui va prévoir le futur règlement, pour
qu'ensuite on puisse y aller par règlement.
Mais aujourd'hui,
comme je l'expliquais tout à l'heure à la suite de la question du député de Taschereau,
qui donnait un exemple très vraie vie, là, effectivement, une flèche verte
plutôt qu'un rond vert, et quelqu'un qui tourne quand même à gauche, ce sont
des choses qui pourraient, qui pourraient, et là j'utilise volontairement le
conditionnel parce qu'aujourd'hui on n'est pas en mesure de statuer sur les
éventuelles nouvelles infractions... Ce qu'on veut se donner, c'est le pouvoir, l'agilité de pouvoir inclure de nouveaux
comportements qui seraient surveillés, dans la mesure où c'est bien
écrit dans notre Plan d'action en sécurité routière que, de toute façon, on
veut innover puis évoluer en matière de technologie. Alors, c'est... je dirais
que c'est la cohérence avec notre plan.
M. Derraji : J'adore
cette cohérence, et c'est de la musique à mes oreilles. J'ai une question,
parce que, là, probablement, on est un peu
en avance, mais ça va nous clarifier un peu là où on s'en va. Je vous ai
mentionné hier les dépassements des autobus scolaires. Et, notamment,
pour cela, nous avons mis le premier amendement concernant les caméras
intelligentes. On s'est entendus. Ça a été changé dans le deuxième article.
J'accepte. Là, c'est une technologie qui
existe, Mme la ministre. Ça a démontré son efficacité. Il y avait des projets
pilotes reconduits. Il y avait un engagement de l'ancien ministre de... votre
collègue l'ancien ministre des Transports. C'est une technologie qui existe.
Le comportement, on le sait, documenté. On a
même le nombre de dépassements. Je sais qu'on est en train d'abroger un article,
mais est-ce qu'on parle de ça, ces technologies qui existent, un comportement
démontré, scientifiquement prouvé, projet pilote fiable, reconduit, constat
très clair qu'il y a des dépassements? Et la technologie existe via les caméras
intelligentes... bien, les caméras qui constatent le dépassement. Donc, est-ce
que, là, il y a une ouverture?
Guilbault : Comme je le disais tout à
l'heure, on ne va pas se commettre aujourd'hui ni sur le choix des futures
nouvelles technologies ni sur l'inclusion de nouveaux comportements qui
pourraient être surveillés par lesdites
technologies. Mais le collègue a raison de dire : Il y a eu le projet
pilote, ensuite, il y a eu un rapport, il y a eu certains... certains échanges
à ce sujet-là. Et donc aujourd'hui, conformément à ce qu'il vient de dire, là,
il y a eu, en 2020, 2021... enfin, il
faisait référence à mon prédécesseur, et là aujourd'hui... Parce que la
technologie dont il parle, elle n'était pas prévue au CSR, justement.
Donc, il fallait, de toute façon, poser un geste pour élargir, et, ce geste-là d'élargissement et de latitude, on est précisément
en train de le poser aujourd'hui. En fait, on l'a posé à l'article 2, et la concordance
qui s'ensuit depuis.
M. Derraji : Donc,
je peux comprendre que, les caméras sur les bus scolaires, il y a une ouverture
parce que ça va constater les dépassements lorsque les bus scolaires sont en
arrêt.
Guilbault : Encore une fois, on n'est pas
en mesure de se prononcer aujourd'hui sur le choix des nouvelles futures
technologies ni sur le choix des nouveaux comportements qu'elles vont encadrer,
mais ce sera théoriquement possible
d'utiliser... que ce soient des caméras de surveillance ou autres appareils que
des cinémomètres et des appareils de détection aux feux rouges, sous
réserve, bien sûr, de l'adoption du projet de loi, mais c'est la volonté...
c'est notre volonté.
M. Derraji : On
fera le débat. On fera le débat.
Guilbault : ...d'élargir, sans préciser.
M. Derraji : Aucun
problème. On fera le débat nécessaire. Mais je note une ouverture. J'espère
qu'on va vous convaincre, ma collègue et moi, de l'importance, parce que je
pense qu'on a assez de données, d'ailleurs, produites
par le ministère. Nous, on utilise juste le projet pilote du ministère et même
les déclarations de votre ex-collègue. Merci, M. le Président.
Le Président (M.
Jacques) : Merci, M. le député. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'article 11... sur l'article 11? Est-ce qu'il y a des...
Est-ce que l'article 11 est adopté?
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Est-ce qu'il y a consentement pour revenir à
l'article 3?
Des voix : Consentement.
Le Président (M.
Jacques) : Consentement. Mme la ministre, l'amendement à l'article 3.
Guilbault : Oui. Alors, un nouvel
amendement à l'article 3. Donc, je le lis directement?
Le Président (M. Jacques) :
Oui.
Mme Guilbault : Oui. Parfait.
Article 3 : Remplacer le paragraphe 2° de
l'article 3 du projet de loi par le suivant :
2° par le
remplacement de «l'appareil photo d'un tel cinémomètre ou d'un tel système de
contrôle» par «un tel système».
En commentaire : Cet amendement
modifie l'article 251 du Code de
la sécurité routière par concordance
avec l'amendement proposé à l'article 2 du projet de loi, lequel
modifie la définition de «système de détection».
Le Président (M.
Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des questions, commentaires sur
l'article... l'amendement à l'article 3? S'il n'y a...
M. Derraji : ...c'est
de la concordance?
Guilbault : Oui, tout à fait. C'est de la
concordance.
Le Président (M.
Jacques) : Donc, est-ce que l'amendement à l'article 3 est
adopté?
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Maintenant, est-ce que l'article 3 amendé est
adopté?
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Revenons maintenant à l'article 10... à
l'article 9.
Mme Guilbault : Oui. Merci, M. le Président.
Article 9 : Remplacer l'article 9 du
projet de loi par le suivant :
L'article 333 de ce code est modifié par le remplacement de «l'appareil photo d'un
cinémomètre photographique ou d'un système photographique de contrôle de
circulation aux feux rouges» par «un système de détection».
En commentaire :
Cet amendement modifie l'article 333 du Code de la sécurité routière par
concordance avec l'amendement proposé à
l'article 2 du projet de loi, lequel modifie la définition de «système de
détection», donc, la même concordance qu'à l'article 3.
Le Président (M.
Jacques) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions
sur l'amendement à l'article 9? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'amendement à l'article 9 est adopté? Oui...
M. Derraji : ...qu'on
a enlevé «appareil photo». Donc, c'est bon. J'avais l'impression qu'on l'a
enlevé hier, parce que ça a été discuté. Pas grave. C'est bon. Hein?
M. Derraji : Non...
Un train, oui. Non, mais j'avais l'impression qu'on a enlevé «appareil photo»,
parce que ça a été discuté même dans
l'article avant. C'est... c'est juste une impression que j'avais. Mais c'est
bien qu'on l'enlève. C'est bon. C'est juste, j'avais l'impression qu'on
l'a enlevé, mais...
Guilbault : ...qu'on l'avait enlevé. Oui, c'est ça. Mais il y
avait un deuxième passage ou...
Le Président (M.
Jacques) : Est-ce qu'on peut suspendre quelques instants?
(Suspension de la séance à
11 h 57)
Le Président (M.
Jacques) : Nous reprenons nos travaux. Et, lors de la suspension, là,
nous cherchions un éclaircissement sur le texte proposé. Donc, suite aux discussions,
est-ce qu'il y a d'autres commentaires sur l'amendement à l'article 9?
Donc, s'il n'y a pas d'autre commentaire sur l'amendement, est-ce que
l'amendement est adopté?
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Est-ce que l'article 9 amendé est adopté?
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Maintenant, Mme la ministre, l'amendement à
l'article 10.
Guilbault : Merci, M. le Président.
Article 10 : Remplacer l'article 10 du projet de loi par le
suivant :
L'article 334.1
de ce code est modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de
«l'appareil photo d'un cinémomètre photographique ou d'un système
photographique de contrôle de circulation aux feux rouges» par «un système de
détection».
En commentaire : Cet
amendement modifie l'article 334.1 du Code de la sécurité routière par
concordance avec l'amendement proposé à l'article 2 du projet de loi, lequel
modifie la définition de «système de détection».
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'amendement à l'article
10? Donc, s'il n'y a pas de commentaire, est-ce que l'amendement à l'article 10
est adopté?
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Maintenant, est-ce qu'il y a des commentaires sur l'article 10 amendé? Donc,
s'il n'y a pas de commentaire, est-ce que l'article 10 amendé est adopté?
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Nous poursuivons maintenant à l'article 12, qui introduit plusieurs articles. Donc, nous allons les traiter une par
une, pour la voter seulement à la fin. Donc, Mme la ministre, vous pouvez commencer
avec l'article 519.79.
Mme Guilbault : Oui. Donc, je lis seulement celui-là pour l'instant?
Le Président (M. Jacques) : Oui.
Le Président (M. Jacques) : Oui.
Le Président (M. Jacques) : Sur
chacun des blocs.
M. Grandmont : ...puis on adopte à
la fin en bloc.
Le Président (M. Jacques) : Puis on
va voter l'ensemble des articles à la fin.
M. Grandmont : Et donc, si on a des
propositions d'amendement, on les fait sur chacun.
Le Président (M. Jacques) : Sur
chacun, exactement.
M. Grandmont : Parfait. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Mme Guilbault : Parfait. Alors,
article 12 : Ce code est modifié par
l'insertion, après l'article 519.78, du
titre suivant :
«Contrôle du respect de certaines dispositions
au moyen d'un système de détection
«519.79. Un système de détection peut être
utilisé pour contrôler le respect d'une disposition du présent code ou de l'un
de ses règlements déterminée par règlement du gouvernement.
«Ce système de détection est approuvé par le
ministre des Transports et par le ministre de la Sécurité publique par un
arrêté publié à la Gazette officielle du Québec .»
Et en commentaire, parce que je crois bien avoir
des commentaires pour chacun... Ça, c'est 79. Juste un petit instant, là. Oui.
Alors, en commentaire : Le premier alinéa de l'article 519.79 prévoit que
les dispositions du Code de la sécurité routière dont le respect peut être
contrôlé par un système de détection sont déterminées par règlement du
gouvernement. Actuellement, elles sont indiquées à même le CSR, soit aux
articles 332 et 359.3, qui sont abrogés par les articles 8 et 11 du projet de
loi.
Le deuxième
alinéa maintient l'obligation qu'un système de détection soit approuvé par le
ministre des Transports et le
ministre de la Sécurité publique qui est prévue actuellement au premier alinéa
des articles 332 et 359.3.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 519.79? Mme
la députée de Mont-Royal—Outremont.
Setlakwe : Oui, j'aurais une question pour la ministre.
Merci, M. le Président. Je me réfère aux commentaires qui ont été émis par
l'UMQ, l'Union des municipalités du
Québec. Donc, juste ici, nous
expliquer, donc, la réflexion derrière... surtout le deuxième
paragraphe, quand on dit que le système de détection est approuvé par le
ministre des Transports et par le ministre de la Sécurité publique. L'UMQ avait
le commentaire suivant. Ils dénoncent le fait que ce...
la désignation doit être effectuée... excusez-moi, que la désignation par la
ministre soit l'option retenue pour le réseau
routier municipal. Est-ce que la ministre a des commentaires à ce sujet-là, par
rapport au commentaire de l'UMQ?
Mme Guilbault : Que la désignation soit faite par le gouvernement pour le
réseau municipal?
Mme Setlakwe : Oui, bien... Oui.
Setlakwe : Peut-être juste... OK. Donc, on ne parle pas de
la... Oui, peut-être juste nous fournir l'explication, s'il vous plaît.
Mme Guilbault :
...ce n'est pas grave. Mon collègue est très habité par le projet de loi. Ça
fait plusieurs mois qu'on travaille dessus. Mais c'est vrai. En fait, c'est
qu'on... Dans le fond, ça va être au... à 80, 519.80, 519.80.
Mme Setlakwe : C'est plus bas.
Mme Guilbault :
Là, on est sur le fait que, pour utiliser le système, il est approuvé par les
deux ministres, mais par la suite on va être sur la désignation des
localisations. Mais, là aussi, on maintient essentiellement ce qui se fait déjà, c'est-à-dire qu'on va codécider de
certains critères de localisation. Mais on pourra peut-être l'aborder à la
prochaine section.
Mme Setlakwe : ...à la prochaine
section, tout à fait. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Parfait.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 519.79? Donc, s'il n'y a
pas... M. le député de Nelligan.
M. Derraji : ...une question. Ça dit
que ça va... le «présent code ou de l'un de ses règlements déterminée par
règlement du gouvernement». Là, on parle de, toujours, les mêmes règlements?
C'est juste pour que je puisse me situer,
s'il vous plaît, parce qu'il y a tellement de règlements dans la même phrase.
«Un système de détection peut être utilisé
pour contrôler le respect d'une disposition du présent code ou de l'un de ses
règlements déterminée par règlement du gouvernement», on parle toujours du même
règlement de l'article 37?
M. Derraji : Donc, toujours, quand
on va entendre «règlement» dans ce projet de loi, il y a un, c'est celui de
l'article 37.
Mme Guilbault : Bien non, ça dépend. Là, c'est parce qu'on est dans la
partie qui porte sur les systèmes de détection puis sur les éventuels nouveaux
appareils qui vont être acquis et introduits. Alors, oui, c'est le même règlement
de l'article 37.
M. Derraji : OK. Du moment qu'on a
des bons légistes avec nous, je ne le suis pas et je les remercie pour leur
travail, est-ce que c'est facile, quand la loi va être adoptée, de se repérer à
l'intérieur de la loi quand on va parler de
règlements? Et vous venez de me dire qu'il va y avoir d'autres règlements.
C'est juste... S'il y a des règlements avec des noms, je pense que c'est
mieux de les nommer. Et excusez mon ignorance. Je ne suis pas légiste. C'est
juste, je le prends avec le recul, on
quitte, on n'est pas là, de quel règlement s'agit-il? C'est pour cela que je voulais
savoir : Est-ce qu'on parle du règlement de l'article 37? Et,
si les règlements ont des noms, je pense que c'est mieux de les nommer, genre ce que vous venez de me dire :
Règlement sur... Mais là ça va plus faciliter la lecture de la loi, et on est...
le projet de loi, de la loi après, non?
Mme Guilbault : C'est ça. Mais c'est qu'en fait, pour ce... pour cette
partie-là, il y a, effectivement, déjà un règlement qui est prévu pour éviter
le vide juridique ou l'espèce de décalage qu'il pourrait y avoir, et il porte
un nom à l'article 37 : Règlement d'application de diverses
dispositions concernant les systèmes de détection. Mais c'est très courant qu'on introduit un pouvoir réglementaire
dans un... dans un projet de loi, et ce règlement-là ne porte pas encore
de nom nécessairement. On le détermine quand on l'élabore.
Et c'est sûr
que, le Code de la sécurité routière, à terme, là, avec ce qu'on introduit, il y aura
plus de 600 articles dedans.
Alors, on peut s'attendre qu'avec un code à 600 articles c'est sûr que ça
génère beaucoup de sous-produits, là, donc, beaucoup de règlements
périphériques. C'est courant aussi.
Mais on va... on va faciliter la clarté. Je
comprends, là, pour des questions de repérage, ce que veut dire le collègue. Donc, peut-être qu'on peut se dire que,
tant et aussi longtemps qu'on va référer au règlement de l'article 37, on
peut le nommer, s'il le veut, ou dire : Le règlement de
l'article 37...
M. Derraji : Mais je ne pense pas...
Mme Guilbault : ...mais, éventuellement,
quand on va changer de sujet, on ne référera probablement plus à ce règlement-là.
M. Derraji : Mais je ne pense pas
que, dans le texte, on peut référer à l'article 37. Il n'y aura pas... Ce
n'est pas la même... les mêmes articles par
la suite. Mais, du moment que le règlement, il est déjà là, il a un nom, dans
la limite du possible, je ne sais pas, je pose la question, que, si le
règlement est déjà là, il est déjà là et il a un nom, juste pour faciliter la
lecture, même après, on réfère à un règlement qui existe... Le règlement
existe. Il est déjà dans le projet de loi.
Mme Guilbault : Ah! vous voulez dire mettre le nom du règlement dans
l'article du projet de loi...
M. Derraji : Bien, le règlement...
Mme Guilbault :
...ailleurs qu'à 37.
M. Derraji : Bien, le... Au fait,
votre première réponse, je voulais savoir quel règlement. Est-ce qu'on peut
suspendre...
Le Président (M. Jacques) : ...quelques
instants.
(Suspension de la séance à 12 h 07)
Le Président (M. Jacques) : Donc,
nous reprenons nos travaux. Et, lors de la suspension, nous en étions à
l'article 519.79. Il y avait une discussion avec le député de Nelligan et Mme
la ministre. Et, de ce que je comprends, nous pouvons passer maintenant à
l'article 519.80. Mme la ministre.
Mme Guilbault : Oui. Parfait. Alors : «519.80. Un système de détection
peut être utilisé dans les endroits suivants :
«1° dans une zone scolaire;
«2° dans un lieu où, conformément à
l'article 303.1, une signalisation indique, pour la durée des travaux de
construction ou d'entretien d'un chemin public, une limite de vitesse à
respecter autre que celle prescrite;
«3° sur un
chemin public désigné par le ministre des Transports ou sur une
partie d'un
chemin public ainsi désigné.
«Une telle désignation est effectuée selon les
critères déterminés par règlement du gouvernement. La liste des chemins publics
ou des parties de chemins publics ainsi désignés est publiée sur le site
Internet du ministère des Transports. La
date de cette désignation et de cette publication de même que le chemin public
désigné et les documents qui l'attestent doivent être enregistrés par le
ministre et consignés électroniquement.
«Le ministre
détermine les conditions et les modalités d'une demande faite par une municipalité
aux fins de la désignation d'un chemin public dont l'entretien relève de
cette municipalité.»
Et en commentaire pour cette partie-là
ici :
L'article 519.80 reprend, en y apportant certaines
modifications, les dispositions qui sont prévues par l'article 634.3 du
Code de la sécurité routière, qui est abrogé par l'article 25 du projet de
loi.
Le premier alinéa indique les endroits où un
système de détection peut être utilisé. Comme c'est le cas présentement, un
système de détection pourra être utilisé dans toute zone scolaire et dans toute
zone de chantier. Un tel système pourra également être utilisé sur un chemin
public désigné spécifiquement par le ministre des Transports.
Le deuxième alinéa prévoit qu'un chemin pourra
être désigné en fonction de critères qui seront déterminés par règlement du
gouvernement, que la liste des chemins désignés doit être publiée sur le site
Internet du ministère des Transports, l'obligation pour le ministre de tenir un
registre indiquant qu'un chemin a été désigné, la date de sa désignation et de
la publication sur le site Internet et l'obligation de consigner électroniquement
ces renseignements.
Le troisième
alinéa prévoit que le ministre déterminera les conditions et les modalités
d'une demande présentée par une municipalité afin qu'un chemin public dont
l'entretien relève de sa responsabilité soit désigné par le ministre.
Et là je vérifie s'il y a une suite. Non,
terminé.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. M. le député de Taschereau.
Grandmont : Merci beaucoup, M. le Président. Donc, Mme la
ministre, je comprends que, pour les zones scolaires, il n'y a pas besoin d'avoir d'autorisation de la ministre.
C'est comme... De facto, les municipalités pourront déployer un ACA.
Mme Guilbault : Dans les zones scolaires, oui.
M. Grandmont : Dans les zones
scolaires. Là, évidemment, on ne parle pas de corridors scolaires. C'est
vraiment juste dans les zones scolaires, donc, les quatre rues autour.
Guilbault : Dans les zones scolaires au
sens du règlement sur les zones scolaires.
M. Grandmont : Parfait. Pour les
zones de travaux de construction, comment ça se... comment ça se passe exactement? C'est la même autorisation, c'est la
même possibilité, mais c'est... Tu sais, comment on définit exactement ce
qu'est un chemin... en fait, une zone où il y a des travaux en construction ou
d'entretien d'un chemin public?
Mme Guilbault : Juste un instant, j'attends de voir si on a le règlement.
Mme Guilbault : ...perd le fil. Ce ne sera pas long.
Le Président (M. Jacques) : ...quelques
instants.
(Suspension de la séance à 12 h 19)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux. Et, lors de notre suspension, nous en étions à une discussion sur l'article 519.80 entre Mme la
ministre et M. le député de Nelligan... M. le député de Taschereau,
excusez. On attendait... on attendait, en fait, la réponse de Mme la
ministre.
Mme Guilbault : Oui, c'est ça. Donc, la question, juste pour me rappeler, parce que j'ai
fait un tour d'horizon pour être sûre, là, c'est sur le numéro 3°,
la désignation d'un chemin public.
M. Grandmont : Bien là, en
fait, on était déjà...
Mme Guilbault : En fait, si le collègue peut me répéter sa question...
M. Grandmont : On
était sur le chemin public. En fait, on avait parlé de zones scolaires, de
zones de construction. Je vous demandais comment ça se passe pour la
désignation des zones de construction. Puis après ça, bien évidemment,
on va continuer la discussion sur chacun des éléments, là, mais d'abord sur les
zones de travaux, de construction et d'entretien, là. Est-ce que ça vise aussi
le municipal? Dans le fond, est-ce que chaque zone de travaux est d'office, de
facto, autorisée à accepter, dans le fond, le positionnement d'un ACA, là?
Mme Guilbault : Oui, bien, peut-être que je pourrais faire un topo général
de comment ça fonctionne avec les radars photo, puis ça pourrait répondre aussi
à des questions sur d'autres éléments, parce que c'est vrai que c'est peut-être
nébuleux de l'extérieur. Mais actuellement c'est... On a fonctionné par projet
pilote. On appelait ça le PPCM, le projet pilote de coopération municipale.
Donc, actuellement, il y a 54 appareils au Québec. Il y en a un qui est
brisé, un qui a disparu. Alors là, on en a 52. Puis je demandais hier : Il
est où? On me dit : Bien sûr, si je le savais, on l'aurait récupéré. Donc,
bref, il y en a 52 en fonction actuellement. Et on fonctionnait par projet
pilote et on l'a fait avec les cinq plus grandes villes, qui ont des corps de
police qui ont pu... avec qui on a travaillé en partenariat, donc, Montréal, Laval, Longueuil, Québec et
Gatineau. Et, c'est ça, alors... Puis ça a bien fonctionné. Donc, on reprend,
essentiellement, des modalités ou des façons de faire qui avaient été prévues
dans le cadre du projet pilote.
Mais donc, comme on disait hier aussi dans le
cadre, je pense, d'un autre échange, le ministère est comme gestionnaire du
processus d'approvisionnement des appareils, et, comme propriétaire de ces
appareils-là ou locataire, selon, là, mais, enfin, il est gestionnaire de ces
appareils-là et doit veiller, dans le fond, à la distribution des appareils sur
le territoire sur la base de certains critères.
On prévoit les zones scolaires, dans le sens où,
pour nous, c'est une localisation qui va de soi. Donc, on... C'est comme une...
c'est ça, une localisation qui va de soi versus un chemin public, au
numéro 3, où, là, il y a des critères
qui doivent être prévus pour favoriser des zones accidentogènes, pour favoriser
des endroits qui sont davantage... qui poursuivent davantage les
objectifs de sécurité routière versus peut-être des objectifs purement
monétaires. Mais les zones scolaires, pour
nous, c'est comme acquis que c'est pertinent. Et c'est la même chose pour les
zones de chantier.
Donc... Et, dans l'ensemble des actifs dont on
dispose, comme les 52 en ce moment, et éventuellement on voulait se rendre jusqu'à 200, 250, il y en a une
partie que le ministère conserve, qu'on va mettre, nous, sur notre réseau,
et il y en a une
partie qui va aller sur les réseaux municipaux, et c'est cette
partie-là, sur les réseaux municipaux, pour
laquelle on va travailler en collaboration avec les municipalités pour, entre
autres, la désignation des chemins publics sur leurs territoires. Et,
si, dans cette partie-là ou dans ce lot-là d'appareils qu'une municipalité, par
exemple, va avoir, elle veut la mettre dans
une zone scolaire ou dans une zone de travaux, c'est acquis qu'elle peut le
faire, versus un autre chemin public où, là, on va déterminer certains
critères par règlement pour... des critères à atteindre pour qu'une localisation sur un chemin public soit considérée
pertinente. Puis, ensuite de ça, les modalités comme telles, comment soumettre une proposition de localisation, et tout
ça, puis s'entendre avec le gouvernement, c'est les modalités qui sont
déterminées par le ministre au dernier paragraphe, alinéa, je ne sais pas
exactement.
M. Grandmont :
Et, juste pour savoir, avant d'entrer dans... de revenir sur ce que vous
venez de dire, là, la... vous avez parlé de ratio, là. En fait, il y a un
certain... une certaine
partie du 250, je pense que c'est le chiffre,
effectivement, qu'on avait entendu circuler, 250 ACA... Est-ce qu'on le
sait déjà, on a déjà une idée de ce que ça pourrait représenter en termes de
ratio municipalités versus les routes qui appartiennent au MTMD?
Mme Guilbault : Bien, actuellement, comme je vous dis, c'est à peu près
50-50.
Mme Guilbault : On va voir les besoins. C'est sûr que... Là, je disais, le
projet pilote, il a été fait avec des grandes municipalités, mais, si... Tu
sais, pour des plus petites municipalités, souvent, les routes principales ou
les zones accidentogènes des plus petites municipalités, c'est des chemins
numérotés, là, donc, des chemins provinciaux.
M. Grandmont : Des routes du
MTMD, oui.
Mme Guilbault :
Alors, autrement dit, un appareil qui appartient au ministère, qui... dont la
localisation va être déterminée par nous, va
finalement avoir un bienfait pour une petite municipalité. Donc, on atteint le
même objectif autrement.
M. Grandmont : Je comprends.
Parfait. Excellent. Donc, je comprends, si je résume, là, que, pour tout ce qui
est du réseau qui appartient au MTMD, les zones de travaux et puis n'importe
quel chemin qui appartient au MTMD, dans le
fond, pourraient recevoir des ACA, puis, pour ce qui... quand on tombe dans la
zone... dans le réseau municipal,
tout ce qui est zone scolaire, c'est possible de facto, en autant qu'il y ait
de la disponibilité, évidemment, même chose pour les travaux de
construction ou d'entretien. Ça, c'est aussi accordé rapidement.
Maintenant, pour le reste, parce que, là, c'est
le coeur, en fait, d'où je voulais aussi aller, là, mais que je trouvais ça important qu'on ait cette
discussion-là pour les clarifier, pour ce qui est, là, du... de la désignation
d'un chemin, on a eu plusieurs discussions là-dessus, les deux unions
municipales sont venues nous voir pour nous dire qu'ils aimeraient ça avoir des
aménagements par rapport à ça. Il y a la Pre Cloutier aussi qui avait évoqué la
possibilité d'avoir des désignations par zones à l'intérieur des municipalités.
Je ne sais pas si vous vous souvenez, elle disait : Ce qui est important pour... si on veut avoir un
effet, c'est que le radar photo bouge, ne soit pas toujours à la même place.
Est-ce que c'est quelque chose que vous
pourriez envisager, au-delà d'un chemin précis? Parce que ça devient
contraignant pour une municipalité de faire une demande pour une route,
puis après ça, si elle veut le bouger, bien, elle doit faire une autre demande,
puis après ça une autre demande, puis après ça une autre demande, alors que
l'objectif, selon l'experte, selon la Pre Cloutier, c'était qu'on pourrait
peut-être désigner des zones, un quartier, une paroisse, un district électoral,
là, des choses qui existent déjà pour vrai, des secteurs, des étendues
géographiques qui sont claires puis qui sont
définies par la loi, à l'intérieur desquelles la municipalité pourrait bouger,
c'est-à-dire que... pas l'arrêté, mais l'autorisation du ministre ou de
la ministre pourrait être de dire : Bon, bien, je l'autorise non pas sur
une route, dans ce cas-ci, pour une municipalité, mais pour une zone. C'est
quelque chose que vous pourriez envisager?
Mme Guilbault : C'est une bonne question, parce qu'en fait il faut dire
aussi qu'avec les futurs appareils... Tu
sais, en ce moment, on a des radars fixes. Donc, ils sont toujours au même
endroit. Mais, avec les futurs appareils, ce qu'on vise, c'est qu'un
appareil pourrait changer de localisation sur trois zones différentes. Donc, on
peut tripler, finalement, le nombre de zones...
M. Grandmont : Qu'est-ce que vous
voulez dire?
Mme Guilbault : Bien, on les installerait d'une manière telle où une espèce
de boîtier, ou de réceptacle, ou, en tout cas, l'infrastructure d'accueil de
l'appareil resterait fixe...
M. Grandmont : Mais l'appareil, en
dedans...
Mme Guilbault : ...mais la boîte, oui, pourrait bouger sur trois endroits,
mettons, puis après ça revenir, puis faire
un cycle sur trois, ce qui nous permettrait d'étendre le nombre de zones
couvertes avec le même nombre d'appareils, évidemment, pas à temps
partiel, mais...
M. Grandmont : Je comprends.
Effectivement.
Mme Guilbault : Ça fait qu'on aurait plus de zones. Parce que c'est sûr
qu'à 250 appareils on ne peut pas couvrir tout le territoire, là. Donc, il
va falloir prioriser. Mais, en plus, en ayant cette possibilité-là de bouger
plus facilement qu'avec nos fixes actuels, ça va nous aider puis... Donc, c'est
Mais la façon dont ça se passe en ce moment...
Puis, tu sais, je le disais, avec les unions municipales, tu sais, tout ça va
être codécidé, puis c'est un travail de coconstruction, finalement, du futur
règlement, tu sais, quand on parle du
règlement effectué selon... les critères pour déterminer la désignation et par
règlement. Puis ce qu'on a fait dans le projet... dans le projet pilote,
c'est qu'eux nous soumettent des propositions, mais, nous, ce qu'on dit,
c'est : Il faut que ce soit sur la base d'une
analyse de sécurité, sur la base de certains critères qui atteignent les
objectifs de sécurité routière. Mais c'est beaucoup eux qui avaient,
finalement, l'initiative là-dedans ou c'est eux qui nous soumettent des
propositions, et nous, on les accepte.
M. Grandmont : Quand vous parlez des
boîtes, j'avais entendu, effectivement, que ça pouvait fonctionner comme ça. Donc, on a le boîtier dans lequel
l'appareil de détection est installé, puis on peut le faire bouger. Est-ce que
c'est envisagé... Parce qu'encore une fois on parle toujours de routes, hein?
Ça veut dire que, par exemple, dans le quartier Saint-Sauveur, ici, en
Basse-Ville, on pourrait avoir plusieurs boîtiers sur le boulevard Charest — bon,
c'est un boulevard qui traverse un milieu résidentiel, là, du centre-ville de
Québec — dans
lequel le boîtier... l'appareil de détection
pourrait bouger. Est-ce qu'on pourrait s'autoriser... Puis c'est là que je vois
que, peut-être, là, la formulation était peut-être un petit peu restrictive.
Est-ce qu'on pourrait avoir un boîtier qui est à plusieurs endroits dans le quartier et pas que sur le boulevard Charest, mais
sur d'autres rues aussi où on constate des enjeux de sécurité, le
boulevard Langelier, par exemple, Arago, etc., Saint-Vallier?
Mme Guilbault : Bien oui. En fait, c'est ça, c'est... ça va dépendre des
critères qui vont être déterminés.
M. Grandmont : Donc, dans une même
demande... dans une même demande, la municipalité pourrait dire : Bien, moi, j'ai un plan, là, j'aimerais ça avoir
un radar roulant, là, qui se déplace à l'intérieur du quartier, puis on
installerait des boîtiers sur différentes... sur différentes rues ou
différents boulevards, différentes artères ou collectrices.
Mme Guilbault : Ça... Exact. C'est qu'en fait ils nous soumettent... ils
vont nous soumettre, sur la base de certaines
analyses, puis tout ça, sur la base, en fait, de «le ministre détermine les
conditions et les modalités d'une demande faite par une municipalité aux
fins de la désignation d'un chemin», donc, ces modalités-là qui vont être
déterminées par... bien, par moi ces temps-ci, mais éventuellement d'autres
ministres, mais donc sur la façon de déposer, finalement, les demandes puis de
documenter les demandes, donc, ils vont nous proposer des sites. Alors, si la
ville de Québec nous proposait Arago,
Aqueduc et Charest dans un même rayon, ça pourrait se faire, théoriquement, si
ces sites-là sont acceptés sur la base de ce qui va être déterminé par
règlement, avec toujours des objectifs de sécurité routière, parce que, comme la disponibilité des appareils, malgré le
trois pour un, n'est pas infinie, c'est sûr que nous, on va privilégier des
zones accidentogènes ou des zones, tu sais, où il y a vraiment une prévention
rentable à faire en termes de sécurité.
M. Grandmont : Oui, oui, évidemment.
Il va falloir que ce soit argumenté, évidemment, là.
Mme Guilbault : Rentable en termes de sécurité avant d'être rentable
monétairement.
M. Grandmont : Évidemment.
Et donc... Mais la définition de «chemin», en fait, ça, ça se trouve être dans
un règlement, ça. Parce qu'on parle vraiment d'un chemin public.
Mme Guilbault : Est-ce que c'est défini à l'article...
Grandmont : Bien, c'est-à-dire que, dans... En tout cas, dans
le quatrième... — un,
deux, trois, quatre — cinquième
alinéa, pardon, on parle vraiment de «désignation d'un chemin public
dont l'entretien relève de cette municipalité». C'est pour ça que je
demande : Est-ce que ce n'est pas trop restrictif d'avoir cette
utilisation de termes là si on veut permettre aux municipalités de
développer... déposer des demandes qui permettent de toucher un secteur plutôt
qu'une seule rue ou un seul chemin public, là, pour reprendre le terme qui est
utilisé dans l'article?
Guilbault : Bien, premièrement, le terme «chemin public» est
déjà défini au code, à l'article 4 du code, dans la série de définitions.
Donc, c'est un terme usuel, là, dans le code. Donc, c'est la raison pour
laquelle on l'utilise. Donc, on dit : «La surface de terrain ou
d'un ouvrage d'art dont l'entretien est à la charge d'une municipalité, d'un
gouvernement ou de l'un de ses organismes, et sur une
partie de laquelle sont
aménagées une ou plusieurs chaussées ouvertes à la circulation publique des
véhicules routiers et, le cas échéant, une ou plusieurs voies cyclables, à
l'exception», bon, des chemins du ministère des Ressources naturelles, chemins
en construction, bon, etc. Donc...
M. Grandmont : ...peu ce que je
disais. C'est quand même assez restrictif. Si c'est ça, la définition qui est
utilisée, puis une ville voulait déposer un plan sur lequel il y aurait
plusieurs chemins, en fait, comme on parle d'un chemin public, il y a comme...
il y a une petite... en tout cas, il y a une contrainte. On dirait qu'on ne
peut pas atteindre l'objectif si on veut vraiment respecter la loi telle
qu'elle est écrite là.
Mme Guilbault : Bien, on peut le valider avec les juristes. Dans le fond,
est-ce qu'on pourrait, sur un même chemin, mettre un radar à deux endroits du
même chemin?
M. Grandmont : Non, sur plusieurs
chemins. Sur un même chemin, moi, je pense qu'on n'aura pas de misère à le faire, là, avec plusieurs boîtiers.
Mais, si on veut avoir une approche de quartier puis dire : Bien, on va en
mettre un... un boîtier ou deux sur
Charest, un ou deux sur Arago, un ou deux sur Langelier, un ou deux sur
Aqueduc, bien là, on ne peut pas faire ça dans la
même demande. Puis, l'objectif qui était poursuivi ou, en fait, qui était
suggéré par Pre Cloutier, là, d'avoir une
approche, dans le fond, plus de quartier, en fait, là, plus... en tout cas, une
échelle plus large que juste un chemin, bien, on dirait qu'avec ce qui
est écrit là on n'est pas capables de l'atteindre. Il manque une petite précision peut-être au niveau d'un chemin
public ou d'un... Il faudrait peut-être ajouter «d'un chemin public ou
d'un secteur visé», je ne sais pas.
Mme Guilbault : Mais en fait c'est que, si la ville... Reprenons toujours
le même exemple. Si la ville de Québec veut mettre ses radars dans un... autour
d'un même quartier, elle peut faire une demande pour Charest, elle peut faire
une demande pour Aqueduc...
M. Grandmont : Oui, mais c'est ça,
le problème...
Mme Guilbault :
...Arago, Victoria, toutes ces rues-là qui sont dans un même coin, puis ensuite
de ça installer les...
M. Grandmont : Les boîtiers.
Guilbault :
...l'architecture d'accueil puis... l'infrastructure d'accueil, puis ensuite de
ça les déplacer. C'est déjà possible.
M. Grandmont : Mais, si la ville
fait une demande pour chacune de ces rues-là différentes d'un même quartier, elle va faire une demande non pas pour
un boîtier, mais pour avoir un radar. Donc, dans le fond, elle viendrait
faire une demande pour quatre radars, ce qui
n'est pas ça, l'objectif. Ce qu'on veut, c'est avoir quatre boîtiers différents
sur des rues différentes à l'intérieur d'un
même quartier, avec un radar qui se déplace à l'intérieur de chacune de ces
boîtes-là.
Mme Guilbault : Ah! pour la disponibilité matérielle, dans le fond, d'avoir
assez de boîtiers pour en mettre partout ou juste...
Grandmont : Ah! non, non. Bien, je pense que... Les boîtiers,
je ne pense pas... bien, je ne sais pas si ça doit faire l'objet d'une demande
aussi. J'imagine, là. Ça doit être normé aussi, là. Donc, j'imagine que c'est
normé aussi.
Guilbault : On va le... Parce que, là, c'est... je ne dirais
pas prémonitoire, là, mais... tu sais, on n'a pas encore acquis les
nouveaux appareils, mais c'est notre objectif d'en avoir qui vont être...
Grandmont : Est-ce que... Bien, dans le fond, peut-être... M.
le Président, il me reste combien de temps pour cette discussion-là?
Le Président (M. Jacques) : Oh! on a
du temps encore.
Grandmont : Oui, c'est correct? Parce que j'ai un autre point
que je vais aborder aussi, là, puis c'est important. Est-ce qu'il va y
avoir une demande à faire par la municipalité pour acquérir un boîtier?
Le Président (M. Jacques) : ...suspendre
quelques instants.
(Suspension de la séance à 12 h 44)
Président (M. Jacques) : Nous reprenons nos travaux. Et nous en étions à
une discussion sur l'article 519.80. Mme la ministre.
Mme Guilbault : Oui, oui, exactement. Donc, c'est ça, c'est des... Bien,
pour les boîtiers, oui, ce ne sera pas un enjeu, là, dans le fond. Puis, tu
sais, en théorie, proportionnellement, pour chaque appareil qui serait
attribué, la municipalité pourrait avoir trois sites désignés, étant donné
qu'il peut couvrir trois sites. Donc... Puis, je vérifiais avec mon... la
professionnelle qui s'en occupe, donc, on parle vraiment de sites. Alors, si la
ville veut faire approuver trois endroits différents, mettons, sur une même
rue, ça va être trois sites. Si c'est trois endroits différents, s'il y en a
deux sur Charest, une sur Aqueduc, bien, ça va être trois sites aussi, mais sur
deux rues. Alors, c'est comme ça que ça fonctionne. Puis il n'y a pas de... il
n'y a pas vraiment d'enjeu.
Grandmont : Je comprends. C'est clair. Où est-ce que ça
apparaît, là, la notion de site? Parce que la seule désignation de site que je
vois, là, c'est «site Internet», là. Je ne vois pas de site à l'intérieur d'une
municipalité, là. Juste pour être sûr
que ce soit bien clair, pour que les municipalités puissent avoir cet outil-là
de le déployer sur plusieurs chemins publics leur appartenant, là, ou,
en fait, dont...
Mme Guilbault :
...écrit : «La liste des chemins publics ou des parties de chemins publics
ainsi désignés est publiée sur le site Internet...» Donc, c'est déjà acquis
qu'il y en a plusieurs.
M. Grandmont : «Des chemins publics
ou des parties de chemins publics».
Mme Guilbault : Alors, je ne suis pas... En fait, peut-être que je pourrais
poser la question autrement. Quel exemple de
site serait... ne serait pas un chemin public ou une
partie de chemin public
qui pourrait éventuellement ne pas être couverte dans l'article? Parce
que j'essaie de comprendre où est l'enjeu.
M. Grandmont : C'est juste que, dans
le cinquième alinéa, on dit : «Le ministre détermine les conditions et les modalités d'une demande faite par une
municipalité aux fins de la désignation d'un chemin public dont l'entretien
relève de cette municipalité.»
Mme Guilbault : C'est dans le sens qu'ils font une demande site par site,
mais ils en font plusieurs.
M. Grandmont : Mais, s'ils font
plusieurs... Au sens où c'est écrit actuellement, moi, j'ai l'impression que ça
donne... ça oblige les municipalités... ou, en fait, de la façon que c'est
écrit, c'est comme si on disait : Bien, il doit y avoir une demande d'ACA pour chacun des chemins publics où elle veut
déployer une stratégie, là, de surveillance, alors que ce que j'essaie
de voir, c'est : Est-ce qu'il y a une possibilité que, pour une même
demande d'un ACA, plusieurs chemins publics
puissent être désignés dans la même demande pour être capable de le faire
rouler sur chacun de ces chemins publics là avec différents boîtiers?
Mme Guilbault : Oui, mais la ville peut faire une... peut faire une demande
du nombre de sites qu'elle veut.
M. Grandmont : Oui. Ça, je suis
d'accord.
Guilbault : C'est sûr que nous, on va accorder un nombre de
sites proportionnellement à la disponibilité des appareils, parce que
sinon il n'y a pas vraiment de logique. Mais donc c'est...
M. Grandmont : Oui, mais ça ne
répond pas à ma question. Si la municipalité doit faire une demande pour Charest, une demande pour Aqueduc, une demande
pour Langelier, normalement, c'est trois demandes différentes, donc,
trois demandes d'ACA différentes. Donc, j'ai un... J'ai, donc, un appareil de
détection sur Charest, un appareil de détection
qui est demandé pour Arago et une demande pour un appareil... pour un ACA qui
est demandé pour Langelier. Moi, ce
que je demande, c'est : Est-ce qu'on pourrait avoir une demande pour un
ACA, mais pour trois rues différentes dans
lesquelles on installerait chacun... un boîtier sur Charest, un boîtier sur
Langelier, un boîtier sur Aqueduc dans lequel, dans le fond, le — le — le
seul ACA pourrait être déplacé en fonction de... des critères prévus par la
municipalité?
Mme Guilbault : C'est que c'est des... c'est des demandes... en tout cas,
selon ma compréhension, c'est des demandes
indépendantes. Les municipalités font approuver des sites, puis ensuite de ça
on s'entend sur une répartition des
appareils. C'est bien ça? Donc, finalement, si la ville...
C'est pour ça que je disais... Puis là j'en discutais. Actuellement, on
a autorisé plus de sites, dans les municipalités, que la réelle disponibilité
des appareils. Donc là, dans le futur, le souhait, c'est d'être un peu plus
proportionnel. Puis donc, c'est ça, alors, si la ville de Québec fait autoriser
15 sites, et, parallèlement à ça, nous, on lui attribue environ cinq
appareils, bien là, on est dans les... on est proportionnel.
M. Grandmont : OK. Donc, c'est deux
choses séparées, en fait.
Grandmont : OK. Donc, on fait autoriser des sites... des sites
ou des chemins publics, en fait, puis, de l'autre côté, on fait une
demande pour avoir des ACA.
Mme Guilbault : Oui. Bien là, on va avoir une... Juste pour la mécanique...
M. Grandmont : Moi, j'avais compris
que c'était juste une demande pour tout, mais ce seraient deux demandes
séparées. On peut peut-être suspendre, M. le Président.
Le Président (M. Jacques) : Nous
allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 12 h 51)
Président (M. Jacques) : Nous reprenons nos travaux. Et, lors de la
suspension, nous en étions à une discussion entre M. le député de
Taschereau et Mme la ministre. Mme la ministre.
Mme Guilbault : Oui. Alors, c'est ça, donc, je voulais juste être sûre de
la mécanique des choses, là. Donc, il n'y a pas de demande à faire comme telle
de la part des municipalités pour avoir des appareils. Les municipalités font des demandes pour des sites. Puis ça va de
soi que ça va de pair avec l'attribution d'un certain nombre d'appareils
si tu fais une demande de site.
Donc, nous, on approuve les sites et... basé sur
un certain nombre de documents, tu sais, là, les conditions et les modalités
d'une demande, et donc... et c'est ça. Alors, on attribue. Et là, maintenant,
ça va être écrit sur le site Internet, les sites... les sites qui vont être
approuvés par le ministre. Et ensuite de ça, nous, comme gestionnaires du parc,
c'est nous qui gérons l'attribution du... ou la répartition des appareils dans
les diverses régions sur la base des besoins, des évaluations, des demandes,
etc.
Puis ce qu'on me disait, c'est... Mettons, dans
les régions où il n'y a pas une de nos grandes villes, tu sais, on va discuter avec les régions, avec les MRC, voir
comment elles veulent... Tu sais, on fonctionne par... par besoins, par
démographies, par enjeux, par certains critères, mais c'est nous qui gérons la
répartition. Tout ça pour dire que le fardeau
ou la tâche des municipalités, c'est de faire une demande pour les sites
désignés, et la répartition des appareils va de soi.
Grandmont : ...les villes demandent au ministère de désigner
des sites. C'est ça qui apparaît sur le site Internet. Ça veut dire que, si la ville de Québec désigne
une vingtaine de sites sur son territoire, les 20 sites vont être
identifiés, puis le public ne saura pas lesquels... sur lesquels il y
a... il y a véritablement un ACA. C'est... Donc, tout ce qui apparaît comme
information, c'est : Ici, il y a un site, ici, il y a un site, ici, il y a
un site, mais pas la désignation ACA. C'est bien ça? Il n'y a pas de
distinction.
Mme Guilbault : C'est ça. Bien, c'est ça, oui?
Guilbault : C'est ça, on
désigne les sites. Non, mais dans le sens qu'on ne sait pas si, ce jour-là, il
a été déplacé ailleurs ou s'il est vraiment... Effectivement.
M. Grandmont : Exact. Parfait. Et
donc, après ça, là, vous dites que c'est le ministère, la ministre qui détermine où sont... tu sais, comment se fait la
répartition entre les villes mais pas la répartition à l'intérieur d'une ville.
Est-ce que c'est ça?
Grandmont : Donc, la ville est... peut elle-même faire, dans
le fond, la rotation sur ces différents sites avec le ou les ACA qu'elle
possède ou, en fait, qu'on lui a attribués.
Mme Guilbault : Exact, sur ses sites approuvés, et ses zones scolaires, et
ses zones de chantier.
Grandmont : Parfait. Excellent. Bon, ça répond à la question.
C'est venu clarifier les choses. Merci beaucoup. Moi, je...
Le Président (M. Jacques) : Merci,
M. le député.
Et, compte tenu de l'heure, nous suspendons nos
travaux jusqu'à 14 heures.
(Suspension de la séance à 13 heures)
Le Président (M. Jacques) : La Commission
des transports et de l'environnement reprend ses travaux.
Nous poursuivons l'étude détaillée du projet de
loi n° 48, Loi modifiant principalement le Code de la
sécurité routière afin d'introduire des dispositions relatives aux systèmes de
détection et d'autres dispositions en matière de sécurité routière. Lors de
notre suspension de nos travaux cet avant-midi, nous en étions à l'étude de
l'article 519.80, et il y avait une discussion entre M. le député de Taschereau
et Mme la ministre. Et je crois que, M. le député de Taschereau, vous auriez
une... vous avez un amendement à déposer.
M. Grandmont : Exact, M. le
Président. Donc, bon après-midi à tout le monde. Content de vous retrouver. Oui, effectivement, bien, après avoir eu une bonne
discussion avec Mme la ministre, là, sur la question, là, de comment se fait les demandes... comment se font les demandes en
termes de sites désignés et après ça, là, l'attribution, là, des photoradars...
en fait, là, des ACA, on voulait aller, là, du côté d'une demande qui venait,
là, des unions municipales.
Donc, on a proposé... on propose l'amendement
suivant, donc, je pense que vous l'avez à l'écran, donc : À
l'article 12 du projet de loi, ajouter, à la fin de l'article 519.80
du Code de la sécurité routière, l'alinéa suivant :
«Malgré ce qui précède, sur le réseau routier
municipal, un système de détection peut être utilisé de facto sur les chemins publics identifiés à cet effet dans un
plan de sécurité élaboré par une municipalité ou une municipalité régionale
de comté.»
Donc, c'est
simplement pour dire que... Si je prends le dernier alinéa, là, actuel, là, du
519.80, ce qu'on y dit... excusez-moi, ce qu'on y dit, c'est que «le
ministre détermine les conditions et les modalités d'une demande faite par une municipalité aux fins de la désignation d'un
chemin public dont l'entretien relève de cette municipalité». Et, comme je le disais, les unions municipales nous avaient
demandé : Est-ce qu'il y a un petit peu plus de flexibilité? Puis, une
des... une des façons, en fait, d'y arriver tout en gardant, en fait, en
quelque part, un certain... pas un certain encadrement, mais une supervision,
je ne sais pas comment le dire exactement, mais ce n'est pas la bonne... ce
n'est pas le bon terme, là, mais s'assurer
que le ministre garde un oeil, en fait, sur comment sont déployés, là, les
radars, ce qu'on voulait, c'est que... c'est d'utiliser quelque chose
qui existe déjà.
Donc, je
réfère... En fait, là, je vais vous le lire, ça va être plus simple, là, je
réfère au mémoire de l'UMQ, là, donc, effectivement, pour que la...
alléger, en fait, le processus, là : «Le projet de loi n° 48 prévoit
également que la ministre des Transports et de la Mobilité durable puisse
déterminer les conditions et les modalités d'une demande faite par une municipalité aux fins de désignation
d'un chemin public dont l'entretien relève de cette municipalité. Il s'agit
d'une manière de faire qui...» — bon, c'est ça, voilà leurs arguments, là — «...une
manière de faire qui, une fois de plus, ne respecte pas le principe de
subsidiarité et qui risque de contribuer à une lourdeur administrative
pour les municipalités», alors que, justement, dans le nouveau pacte fiscal,
là, l'entente de réciprocité entre les municipalités et le gouvernement du
Québec, on cherche, justement, à alléger le fardeau administratif des
municipalités.
Donc, en respect de ces deux principes-là, là,
«l'union soumet que, sur le réseau routier municipal, les systèmes de détection
devraient pouvoir être utilisés dès qu'ils sont identifiés à cet effet par un
plan de sécurité établissant un diagnostic
de sécurité routière. Les municipalités et les municipalités régionales de
comté possèdent déjà une expertise pour l'élaboration de tels plans de
sécurité. Le MTMD soutient même financièrement les municipalités pour qu'elles élaborent ces plans par le biais du
Programme d'aide à la voirie locale. Cette recommandation n'empêche pas
la désignation de chemins publics par la ministre sur le réseau routier qui
appartient au MTMD.»
Donc, leur
proposition, là, reprend... En fait, on a repris, essentiellement, la
recommandation 5 qu'ils formulaient.
Donc, c'est déjà un processus à travers lequel
le ministère des Transports travaille de concert avec les municipalités ou les
MRC sur des plans de sécurité routière. Il me semble qu'on a là une opportunité
de laisser un petit peu plus de latitude ou,
en fait, d'autonomie aux municipalités à travers, évidemment, cet angle-là bien
précis, là. Ce n'est pas un bar ouvert, puis on... mettez-le où vous
voulez, là. Mais il y a déjà une supervision ou un travail conjoint,
collaboratif, c'est plus comme ça que je devrais dire, entre le MTMD et les
municipalités ou les MRC.
La demande
est simple, là. C'est juste... Il y a déjà un processus qui existe à
l'intérieur de ces... de ces plans-là dans...
quand... des chemins publics à... qui sont identifiés à l'intérieur de ces
plans de sécurité là, bien, que la municipalité puisse, dans le fond,
désigner des sites qu'elle veut bien identifier à l'intérieur de ça.
Ça me semble une demande qui est tout à fait
légitime, une façon d'alléger le fardeau administratif des municipalités. Il y
a déjà un processus de suivi qui est fait par le MTMD à l'intérieur de la
réalisation de ces plans de sécurité là. Il me semble que les conditions sont
réunies pour qu'on puisse donner aux municipalités, dans ces cas-là précis, de la latitude, de l'espace pour être
capables de travailler, en concordance avec les objectifs toujours. Évidemment,
là, il y a... il faut... il faut
qu'on rejoigne les objectifs, là. Il faut que ça se fasse sur les enjeux de
sécurité. Puis, de toute façon, ça se
fait à l'intérieur d'un plan de sécurité. Il ne faut pas que ça devienne,
évidemment, là, des trappes à tickets. Évidemment, là, ça, personne ne
souhaite ça. Ce qu'on veut, c'est que ce soient des trappes à accidents, à
collisions, en fait, là, qui risquent d'être mortelles ou résulter en des
blessures graves. Ça me semble une demande tout à fait raisonnable. J'espère
que la ministre va... va être... va la recevoir de façon positive.
Le Président (M. Jacques) : ...Mme
la ministre.
Mme Guilbault : Oui. Merci beaucoup. Bien, c'est intéressant, comme
amendement, puis... du moins, le sens de
l'amendement, parce que le député... Le collègue disait, entre autres : Il
y a déjà un travail collaboratif qui se fait, de toute façon, entre le
ministère et les municipalités en vue de la détermination ou de l'approbation
des propositions de site pour la
localisation des appareils. Donc, justement, parce qu'il y a déjà ce
travail-là, puis je le disais un peu tout à l'heure puis j'ai revalidé
avec la personne de mon équipe qui s'occupe concrètement de ça, là, dans la
vraie vie... Et, quand il propose, tu sais,
que ça puisse être basé sur un plan de sécurité élaboré par une municipalité ou
une MRC, c'est justement déjà le genre de document sur lequel on se base
pour accepter des sites quand les municipalités font les demandes de site,
qu'on expliquait tout à l'heure, avant qu'on suspende. Donc, c'est déjà un peu
comme ça que ça se produit.
Mais, comme
je le disais aussi dans d'autres échanges, je pense que c'est correct que le
gouvernement demeure le... le supra, si on veut, gestionnaire de
l'ensemble du parc puis garde un certain contrôle... pas un contrôle, mais une
coresponsabilité ou une codécision dans les choix de localisation, non pas
parce que les municipalités n'ont pas des...
d'expertise ou des idées pertinentes, puis, je le disais, je lisais, l'autre
fois, un article... un extrait du mémoire de la ville de Montréal, là, sur la question du guide
Redécouvrir le chemin vers l'école , qui disait : C'est nous qui
connaissons nos quartiers, on a une expertise, et tout ça, donc, mais je
pense que c'est correct que le gouvernement garde une certaine vue d'ensemble
de tout ça, surtout que, comme je disais, dans la vraie vie, du moins dans le
cadre du projet pilote... Mais ça a été un
projet pilote. C'est ça qu'on est en train, justement, d'ouvrir puis de
formaliser dans le projet de loi. Ça se passe déjà très bien, la
collaboration, et il y a déjà beaucoup d'ouverture, et je n'ai pas... en tout
cas, peut-être, ma collègue pourra... Mais je n'ai pas conscience qu'il y ait
déjà eu des conflits ou...
Mme Guilbault : ...c'est ça, exactement. Donc, on se base déjà... En fait,
l'esprit de l'amendement que dépose le
collègue est déjà respecté par la façon de faire actuelle, qui est la façon de
faire qui est formalisée dans le projet de loi. Mais on est très
sensibles, là, au fait que les municipalités sont les premières à bien
connaître leurs secteurs. C'est pour ça que, la façon dont on va fonctionner,
ils vont nous faire des demandes, et on va les approuver, selon.
M. Grandmont : Le... Je remercie la
ministre pour sa réponse. Donc, je la sens sensible déjà. Moi, mon souhait,
c'est qu'à travers cette sensibilité-là on trouve aussi des façons d'alléger et
non pas alourdir le travail des municipalités. C'est un peu ça, le principe. Je
comprends qu'elle est d'accord que les municipalités comprennent bien puis
connaissent bien ce... leurs territoires. Ils sont les mieux placés pour être
capables de savoir comment intervenir,
connaissent aussi... font des sondages, ont, des fois, des instances, comme des
conseils de quartier, ou autres, ou conseil municipal, par lesquelles ils
reçoivent, évidemment, énormément de plaintes ou de commentaires à l'effet
que certains secteurs, même si on n'a pas d'accident, peuvent être... peuvent
provoquer des sentiments d'insécurité. Donc,
l'information, là, c'est vraiment la municipalité elle-même qui la possède le
plus, puis qui comprend le mieux son territoire — ça,
là-dessus, je pense que Mme la ministre le comprend aussi — puis
connaît aussi les déplacements aussi de
ses... des différents usagers de la route. Évidemment, on fait souvent ça
pour... particulièrement en milieu plus dense, là, pour protéger les usagers les plus vulnérables, les cyclistes,
les piétons, mais aussi les collisions entre automobilistes. Et ça, bien
évidemment, bien, la municipalité elle-même sait très bien quels sont ses flux
de déplacements des différents usagers de la route. Donc, encore une fois, la
connaissance est vraiment au niveau de la municipalité.
Maintenant, moi, ce qui m'inquiète, c'est de...
qu'avec un double travail qui serait fait, bien, on se retrouve, finalement,
avec deux fois plus de travail à faire pour les municipalités. L'objectif est
louable, là, c'est d'aider les municipalités
à bien identifier les sites. L'objectif, c'est de leur donner les moyens de
bien positionner des équipements qui pourront permettre de constater
des... différentes infractions puis améliorer le bilan routier à certains
endroits.
Donc, moi, j'aimerais savoir, peut-être, de la
part de Mme la ministre... Là, on a compris tantôt comment fonctionnent les
demandes pour les différents sites, puis après ça, bien, la répartition, les
demandes pour avoir... puis après ça la répartition pour avoir des appareils de
contrôle automatisés. Pour ce qui est des... du Programme d'aide à la voirie,
là, puis l'élaboration des plans de sécurité, comment ça se passe? Qu'est-ce
qui est exigé par le ministère des
Transports et de la Mobilité durable aux municipalités? Qu'est-ce que ça...
qu'est-ce que ça génère comme travail pour les municipalités, qu'on
comprenne bien, là, le travail qui est demandé de ce côté-là?
Guilbault : Pour comprendre, c'est sur le PAVL, la question?
Parce que le programme d'accès à la voirie... d'aide à la voirie...
M. Grandmont : Oui, oui, c'est ça,
effectivement. Quand une municipalité, là, fait un plan de sécurité dans le
Programme d'aide à la voirie locale, le PAVL, comme vous l'appelez, là,
qu'est-ce que ça nécessite comme travail pour une municipalité qui s'inscrit
dans cette démarche-là?
Mme Guilbault : Pour obtenir un financement du PAVL?
M. Grandmont : Oui, exactement,
c'est ça.
Mme Guilbault : Ah! OK. Bien là, je ne sais pas...
Mme Guilbault : ...bien, c'est parce que j'ai l'impression que ça doit être
le PAFFSR qui paie pour faire des plans de sécurité, mais il faudrait juste que
je vérifie.
Guilbault : C'est le PAVL. OK. Bon, parfait. Vous aviez raison.
Bien, monsieur, savez-vous, sur la procédure...
Guilbault : Ah! bon, parfait. C'est un
nouveau sujet qui n'est pas directement couvert dans le... Alors, si les
collègues sont d'accord, monsieur ici pourrait répondre.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Jacques) : Veuillez
vous... Consentement. Veuillez vous nommer et nommer votre titre, s'il vous
plaît.
M. Toupin (Laurent) : Oui. Parfait.
Laurent Toupin, ingénieur en sécurité routière au sein du ministère des
Transports du Québec.
Concernant le PAVL, dans le PAVL, il y a divers
programmes d'aide. Le premier qui nous touche aujourd'hui autour de la table,
c'est le plan de sécurité routière, anciennement appelé le PSRMM. Au travers de
ça, le ministère des Transports finance les
diagnostics de sécurité routière. Comment ça procède, comment ça fonctionne?
Une MRC ou une municipalité qui a des compétences de MRC, je ne vais pas
rentrer dans le détail, fait affaire avec le
ministère pour identifier un mandataire, une firme de génie-conseil qui va
faire un diagnostic. Le ministère transmet toutes les données d'accidents qu'il a à sa disposition. Le mandataire
va faire un diagnostic, donc, va les géolocaliser, va identifier des taux
d'accidents, des taux moyens, des taux critiques, puis on va identifier des
sites. Tous les sites, au niveau d'une MRC, où qu'il y a eu un accident
vont être identifiés dans le plan de sécurité.
Par la suite, il va y avoir une analyse
approfondie d'une quinzaine de sites pour identifier des pistes de solution pour venir corriger les lacunes
identifiées. On ne regarde pas juste les accidents. Quand on regarde des analyses
approfondies, il va y avoir des visites terrain qui vont être faites, il va y
avoir des relevés de vitesse qui vont être effectués. On va regarder les
caractéristiques propres de chacun des 15 sites où qu'il y a une analyse
approfondie. Puis là, au travers de tout ça,
on va venir, par la suite, identifier des solutions court, moyen, long terme.
Et ces solutions-là, si identifiées dans le cadre du plan de sécurité,
qui est un programme d'aide du PAVL, pourront être financées par un autre
programme d'aide du PAVL. Les modalités de financement, là, sont toutes
encadrées, comme n'importe quel programme d'aide du ministère des Transports du
Québec. Mais, pour les diagnostics, c'est ça, on peut venir identifier des
solutions à court, moyen, long terme. C'est comme ça que ça fonctionne, le plan
de sécurité dans le cadre du PAVL.
M. Grandmont : C'est toujours...
C'est le chiffre magique, en fait. On utilise... On identifie les 15 sites
les plus accidentogènes sur le territoire d'une ville ou d'une MRC, puis après
ça, dans le fond, on propose des pistes de solution
pour améliorer les... par toutes sortes de moyens, j'imagine, là, ça peut
être... bien, peut-être, effectivement, là, déjà, des ACA, ou encore des
aménagements, ou encore de la signalisation pour s'assurer que, bien, ces sites-là
soient moins accidentogènes.
M. Toupin
(Laurent) : Mais la façon qu'on vient... Là, je viens de
mentionner 15 sites. Vous avez mentionné les 15 sites les plus
accidentogènes. Non. Il y a des relations. Il y a un partenariat. C'est
vraiment la MRC qui a le leadership de la
réalisation du plan de sécurité avec le mandataire. Donc, la MRC et les
partenaires de la MRC, donc les municipalités...
bien, les municipalités au sein de la MRC, collaborent tous. On vient
identifier des sites, il y a différents facteurs ou différents critères
qui peuvent être déterminés, des sites en termes... qui pourraient se démarquer
en termes de taux d'accidents, mais on tient
compte aussi des particularités locales. Puis, quand je dis «on», c'est
vraiment le mandataire ainsi que la MRC. Nous, le ministère des
Transports du Québec, on finance ce plan-là, puis on s'assure de la conformité,
puis on s'assure que qu'est-ce qui est indiqué dans le plan tienne la route en
termes d'amélioration du bilan routier.
M. Grandmont : Parfait. Donc, quand
vous parlez de conformité... Parce qu'évidemment on s'attend à ce qu'il y a...
il y ait une supervision, en fait, qui soit faite par le MTMD, là. C'est le
gouvernement qui donne l'argent pour la
réalisation de ces plans de sécurité là. Donc, on veut s'assurer que l'argent
est bien dépensé, là. Je suis bien d'accord. Donc, quand vous dites qu'on vient
faire une évaluation de la conformité, en fait, on vient valider si les sites qui
ont été identifiés, sur la base de plein de critères, sont conformes aux
objectifs poursuivis par le gouvernement sur les enjeux de sécurité routière.
M. Toupin (Laurent) : Bien, en fait,
quand on parle d'un respect de la conformité, c'est un programme d'aide. Donc, un programme d'aide, il y a des
modalités qui ont été déterminées par le gouvernement, et nous, on s'assure de
la conformité. Bon, à savoir si un site devrait ou non être choisi, là, c'est
la MRC qui choisit ça. Nous, on s'assure juste que, si, exemple, ils
calculent un taux d'accidents, ils ont pris le bon calcul pour le faire, s'ils
font les comparatifs ou des familles de comparables, ils ont pris les bons...
les bons comparatifs, donc, les bonnes règles de l'art en termes
d'identification de site. Mais, l'identification finale, c'est eux qui vont
l'effectuer. On peut... Ils vont regarder les taux.
Ils vont regarder les indices de gravité. Ils vont regarder les familles de
comparables. Ils vont aussi tenir compte des particularités locales et
des préoccupations soulevées par leurs partenaires. Nous, le ministère, à la
suite de ça, on regarde la conformité par rapport, comme je le mentionnais...
L'évaluation... Est-ce que la démarche qui est suivie en termes
de... en termes de diagnostic de sécurité routière est conforme aux règles de
l'art? On ne vient pas porter de jugement sur l'identification de leurs sites.
C'est eux qui ont le dernier mot. C'est eux qui identifient les sites.
M. Grandmont : Est-ce que le
ministère des Transports... ou est-ce qu'à votre connaissance c'est déjà arrivé
que le ministère refuse la désignation d'un des 15 sites choisis par la
ville, identifiés par la ville ou par une MRC?
M. Toupin (Laurent) : Les seuls cas
que je connaisse, moi, c'est des situations où le site ne respectait pas les
critères, exemple, pour... C'est un programme d'aide pour les MRC, mais il y
avait une intersection qui était gérée par
le ministère des Transports du Québec. Donc, dans le cadre de ce site-là, le
ministère des Transports du Québec ne
finance pas les interventions sur notre propre réseau par l'entremise d'un
programme d'aide. On intervient sur notre réseau. On a des... C'est ça.
Donc, on intervient d'une autre façon sur notre propre réseau. Donc, les seules
situations que je connaisse par rapport au fait qu'on a retiré un site, c'est
vraiment ça. Puis ça, c'est juste... on s'est entendus. Il n'y a pas... il n'y
a pas eu de frictions.
M. Grandmont : C'est une question de
juridiction dans ce cas-là, là, en fait, là.
M. Toupin (Laurent) : Oui,
exactement, oui.
Grandmont : C'est ça. Puis est-ce que ça pourrait arriver...
Je veux dire, les critères existent. Donc, est-ce que le ministère
pourrait, si une municipalité vous donnait... Évidemment, on ne pense pas que
ça va arriver, là, parce que leur travail...
les municipalités font leur travail de façon consciencieuse, mais, si on vous
proposait une intersection ou un tronçon de rue sur le réseau municipal,
mais que c'est... c'est complètement loufoque aux yeux du ministère, on ne
financerait pas.
M. Toupin (Laurent) : Si c'est
complètement... Bien, je ne saurais pas vous dire, à mon niveau décisionnel à
moi, mais je vous dirais que, s'il y a des particularités qui sont soulevées
par les partenaires municipaux... Puis on s'entend qu'il y a des discussions
puis, autour de la table, oui, il y a des experts du ministère qui sont là,
mais les partenaires municipaux ont leur expertise propre, puis, si, eux
décident que le site devrait être présent, ça répond aux critères, puis ça fait
du sens, on va l'accepter.
M. Grandmont : D'accord. Parfait.
Moi, dans le fond, après ça, ce que j'aimerais savoir, c'est, pour l'identification
des sites à l'intérieur du Programme d'aide à la voirie locale, pour
l'élaboration des plans de sécurité, si les critères qui sont utilisés sont
différents de ceux qui sont utilisés pour la désignation du site pour
l'installation d'un ACA. Est-ce que c'est les mêmes critères ou si c'est des
critères différents?
M. Toupin (Laurent) : Je vais me
permettre de répondre, parce qu'au niveau...
Mme Guilbault : Bien, juste peut-être une précision. Excusez-moi. D'emblée,
c'est que les critères vont être à déterminer dans le règlement pour la
désignation de site, tel que mentionné au trois... quatrième paragraphe, troisième alinéa, je ne le sais pas trop, là. Je
ne suis pas bonne dans ce jargon-là. Mais, en tout cas, «une telle désignation
est effectuée selon les critères déterminés
par règlement du gouvernement». Donc, ils n'existent pas forcément
actuellement, mais on va s'inspirer
de ce qu'on avait fait dans le projet pilote. Mais ils n'existent pas encore
formellement. Je voulais juste le dire.
M. Grandmont : Donc, ça, ça va être
fait par règlement. Ça va être... ça va être...
Mme Guilbault : Oui. C'est ça qui est écrit ici, à l'article qu'on est en
train d'étudier.
M. Grandmont : Mais donc c'est...
Les critères vont... ils vont être mis par règlement.
Mme Guilbault : Pour les choix de site pour les ACA. Mais là, les critères
du programme pour le PAVL, monsieur, probablement, pourrait nous les dire.
C'est un programme qui existe déjà.
M. Grandmont : Oui, c'est ça, il
existe déjà. Bien là, moi, ce qui m'intéresse de savoir, c'est : Est-ce
que c'est les mêmes critères? Parce que, si c'est les mêmes critères, je veux
dire, arrêtons... faisons sauver du temps aux municipalités. Si c'est les mêmes
critères, bien, ça veut dire que... À partir du moment où un site est reconnu à
l'intérieur... un des 15 sites, là, qui fait
partie du plan de sécurité à
l'intérieur du PAVL est accepté par le ministère des Transports, puis, de
l'autre côté, si c'est les mêmes critères qui sont retenus pour identifier les
sites désignés pour recevoir des ACA, faisons sauver du temps puis allons de
l'avant avec l'amendement qui est proposé par l'Union des municipalités du
Québec, si c'est ça, là.
Évidemment,
s'il y a des grosses différences au niveau des critères qui sont utilisés entre
les deux programmes, bien là, peut-être que ça vaut la peine d'avoir
quelque chose qui est, effectivement, deux... deux choses séparées, mais je
vois mal comment on pourrait avoir deux objets qui ont pour objectif
l'amélioration de la sécurité routière avec des critères qui sont différents.
Il me semble que ça ne fonctionne pas, là.
Puis là Mme la ministre me
dit : Bien, ça va venir plus tard par règlement. Ça, ça veut dire que...
Si ça vient plus tard par règlement, ça veut dire qu'on ne peut pas traiter de
l'amendement que je propose parce que ça va être traité plus tard dans un
amendement. Ça ne marche pas non plus, là. C'est pour ça que j'essaie de savoir
est-ce que c'est les mêmes critères qui sont utilisés dans les deux.
Mme Guilbault : En fait, oui, ça marche. Mais monsieur, ici... monsieur,
ici, pourrait donner des éléments d'information, si on est d'accord.
M. Grandmont : Oui, oui, tout à
fait.
M. Toupin (Laurent) : Parfait. Donc,
je vais continuer. Pas besoin de me représenter, je ne pense pas.
M. Toupin
(Laurent) : Puis, en plus, on se connaît. On s'est déjà
rencontrés dans le cadre de différents comités. Moi, je m'en souviens
peut-être un peu moins que vous, mais c'est tout à fait normal aussi.
M. Grandmont : Non, non, c'est
réciproque, c'est réciproque.
M. Toupin (Laurent) : Parfait.
Excellente nouvelle. Je vous remercie beaucoup.
M. Grandmont : C'est juste qu'il
faut que je vous vouvoie ici, là. Je n'ai pas le choix, là, c'est la norme.
M. Toupin (Laurent) : Ah! bien non.
Non, je comprends ça. Moi aussi, monsieur. Excusez, je ne voulais pas faire de
blague.
Par rapport aux critères, je vous dirais que,
dans le cadre de... Un appareil de contrôle automatisé, c'est une des solutions
qui existent. C'est une mesure coercitive. Mais, dans le cadre du plan de
sécurité routière, on vient identifier différents types de solutions. Ça peut
être des solutions au niveau de... Bien, c'est souvent des interventions au
niveau de l'aménagement. On parle de solutions court, moyen, long terme, parce
qu'on s'entend, au niveau du financement de ces interventions-là, il faut
considérer les coûts associés à ça. Donc, c'est pour ça qu'on présente
différents types de solutions. Et ça va... Les solutions qu'on va proposer vont
vraiment dépendre des caractéristiques du site en tant que tel. Il va y avoir
des visites terrain. Il y a des experts. Quand on dit que les MRC font affaire
avec des mandataires, ils vont faire affaire avec des firmes de génie-conseil,
ils vont faire affaire avec des géographes, des ingénieurs en sécurité
routière, des gens formés qui vont identifier différents types de solutions. Et
les solutions qu'on préconise là-dedans, c'est vraiment des interventions au
niveau de l'aménagement en tant que tel.
Donc, quand on parle des caractéristiques puis
des critères qu'on va sélectionner par règlement pour venir soit implanter un
appareil de contrôle automatisé, il va y avoir des similitudes, mais c'est sûr
et certain que ça ne va pas être 100 % les mêmes conditions qui vont
déterminer, parce qu'au niveau du plan de sécurité on peut venir intervenir
vraiment au niveau des aménagements. Donc, si on identifie un site puis on se
rend compte que le temps de traversée ou la distance de traversée est trop
grande, on pourra venir intervenir au niveau des avancées de trottoir, au
niveau d'une conception qui permet de réduire la distance de traversée pour
l'usager vulnérable qui traverse, là. Mais
il y a certaines problématiques qui vont... qui vont générer... ou qui vont
être identifiées que le correctif nécessaire va être des aménagements. D'autres
types de solutions, dans d'autres situations qui ne sont pas identifiées dans
le cadre d'un plan de sécurité, nécessiteraient, exemple, un appareil de
contrôle automatisé. Donc...
M. Grandmont : Oui, c'est ça, donc,
une variété de solutions, dans le fond, selon... adaptées au contexte de chacun de ces 15 sites là à l'intérieur de la
municipalité qui a un plan de sécurité routière, dans le fond. Mais donc, dans
ces 15 sites là, il peut y avoir des sites sur lesquels le choix qui est
fait, c'est d'installer un appareil de contrôle automatisé.
M. Toupin (Laurent) : Je vous dirais
qu'en fonction des modalités actuellement... Je vous dirais... Puis c'est
vraiment à la pièce. Donc, je ne pourrais pas me pencher pour dire que, oui,
dans certaines situations, parce ça peut fonctionner, dans d'autres, non, mais
il va y avoir des similitudes. Ça, c'est sûr et certain.
M. Grandmont : ...est-ce que vous
recevez, des fois, des demandes? Bien, ça, ça existe déjà, là. C'est déjà
déployé, ces plans de sécurité routière là. Ça existe.
M. Toupin (Laurent) : Oui, il y a
des plans de sécurité.
M. Grandmont : Donc, il y en a. Il y
en a combien, d'ailleurs, au Québec?
M. Toupin (Laurent) : Des MRC ou des
plans de sécurité qui ont été mis en place?
M. Grandmont : Des... Bien,
peut-être les deux informations. C'est quand même intéressant, là.
M. Toupin
(Laurent) : Des MRC, là, comme ça, à brûle-pourpoint, je ne saurais
pas...
M. Grandmont : À peu près, un ordre
de grandeur, là.
M. Toupin (Laurent) : Une centaine?
M. Toupin (Laurent) : ...on
mentionne, autour de moi, environ...
M. Grandmont : 104 municipalités.
M. Toupin (Laurent) : MRC.
Toupin (Laurent) : MRC, oui. Des municipalités, je pense, au dernier
comptage, il y en aurait à peu près 1 108, là.
M. Toupin (Laurent) : Puis, pour...
au niveau du nombre de plans de sécurité, mon Dieu, financés par le ministère
des Transports depuis les dernières années, je ne saurais pas non plus vous
dire, mais, cette information-là, j'ai la quasi-certitude qu'on l'a à
l'interne, ça fait qu'on pourrait vous la donner, si vous le souhaitez.
M. Grandmont : OK. Parfait. Puis...
M. Toupin (Laurent) : Mais, encore
là, ce n'est pas... ce n'est pas à mon niveau décisionnel.
M. Grandmont : Parfait. Donc,
actuellement, il y a... il y a de ces sites-là, à l'intérieur de plans de
sécurité routière financés via le PAVL, qui sont... qui sont des sites sur
lesquels on a dit : On va mettre un appareil de contrôle ou de
sensibilisation à la vitesse, là, parce que, bon, il n'y a pas encore la
disponibilité, là. Évidemment, on travaille là-dessus pour qu'on augmente le
nombre. Donc, c'est sûr qu'il n'y a pas beaucoup de radars photo qui sont
disposés, là, dans les municipalités. Donc, on voit souvent des radars
indicatifs qui vont nous inciter à réduire la vitesse
ou, en tout cas, nous indiquer la vitesse qu'on... qui est pratiquée. Mais donc
ce genre d'appareil là, là, qui donne au minimum la vitesse, ça fait
partie de l'arsenal qui est déployé sur les 15 sites, et donc après ça sur
tous les sites qui sont désignés, là, à l'intérieur de plans de sécurité au
PAVL.
M. Toupin (Laurent) : Là, pour bien
comprendre, vous parlez, exactement, de radars pédagogiques.
M. Grandmont : Bien, les deux,
c'est-à-dire que... c'est-à-dire que, pour l'instant... Moi, je dirais :
Tout appareil qui peuvent être... qui peut être pédagogique, mais c'est parce
qu'on a peu de radars. Donc, c'est dur. Je ne pourrais
pas dire... Je ne pourrais pas vous demander : Est-ce que... combien de
sites, parmi l'ensemble de ce que vous... de ce que vous nommez, tu sais, reçoivent ou utilisent des photoradars,
des ACA?, puisque ce n'est pas comme ça que c'est fait actuellement. Ça va
arriver après la sanction de la loi, évidemment, là, puis après l'achat,
évidemment, parce que la sanction ne fait pas apparaître magiquement des
radars photo.
Mais, oui, des radars, bien, pédagogiques, par
exemple, tu sais, est-ce qu'il y en a plusieurs, de ces sites-là, ou est-ce
qu'il y en a une certaine quantité où c'est... on a utilisé, justement, ce type
d'appareil là pour être capables de sensibiliser les gens parce qu'on se rend
compte que finalement c'est peut-être la mesure la plus adéquate, pour
différentes raisons, peut-être à cause que la configuration de la rue, de la
route impose qu'on... que c'est difficile de faire
des avancées de trottoir, par exemple, ou de faire des aménagements de tel
ordre ou de tel ordre, et donc que c'est peut-être le meilleur outil ou que c'est le meilleur outil aussi à court
terme? Quand on regarde la chronologie, l'évolution des mesures qui peuvent
être mises en place, bien, ça va être la première étape qu'on va mettre en
place, puis après ça, bien, on... quand on aura ramassé des sous pour
être capables... tu sais, prochain budget, bien, on financera quelque chose en dur, là. Mais est-ce qu'il y a... est-ce
qu'il y a beaucoup de sites, en termes de proportion, où, justement, là, cette...
ces radars photographiques, disons, pédagogiques sont utilisés?
M. Toupin
(Laurent) : Là, je vais essayer de ne pas mélanger. On parle
ici de radars photo, mais il y a la notion aussi qui existe, comme outil de sensibilisation, des radars
pédagogiques. C'est deux choses complètement distinctes.
Un radar
pédagogique va indiquer la vitesse pratiquée par l'automobiliste. Et ils sont
encadrés par notre tome V depuis l'année passée. Ça fait des... Ça fait
partie d'une série de mesures que les municipalités peuvent implanter sur leurs
réseaux à eux et aussi sur le réseau routier supérieur dans le grand dossier de
la gestion de la vitesse sur le réseau routier du ministère. Si on parle de
radars pédagogiques dans le cadre du PAVL, dans le cadre du plan de sécurité,
dans certaines situations, un radar pédagogique, donc, un radar pédagogique
peut être une des solutions qui est identifiée.
Dans
le cas des radars photo, les critères qu'on mentionne là, comme on le
mentionnait tout à l'heure, ça fait déjà
partie du processus qu'un plan de
sécurité ou un diagnostic, une analyse approfondie de site soit un des intrants
considérés pour justifier l'implantation à un site précis d'un radar photo.
Mais...
Grandmont : Donc, est-ce que les critères sont plus élevés pour mettre
en place un radar photo que pour mettre un radar pédagogique ou si c'est les
mêmes critères qui sont utilisés?
M. Toupin
(Laurent) : Ce n'est pas les... Vous parlez d'un radar photo ou d'un
radar pédagogique?
M. Grandmont :
Je veux... je veux connaître la
distinction au niveau des critères qui sont utilisés pour implanter soit
l'un soit l'autre.
M. Toupin
(Laurent) : Je ne connais pas par coeur les... Bien, comme on le
mentionne, pour les radars photo, les
critères vont être identifiés, mais les radars pédagogiques... C'est deux
entités complètement distinctes. Les radars pédagogiques sont encadrés
dans le tome V. Il n'y a aucune... Un individu, il ne peut recevoir aucun
constat d'infraction. C'est un outil de sensibilisation. Les municipalités y
ont accès. On en implante sur notre réseau à nous. Ils sont encadrés dans nos normes. Au niveau de la façon de présenter la
donnée, il y a de nombreuses études qui sont réalisées sur l'efficacité à court
ou moyen terme de ces appareils de... pour sensibiliser, pardonnez-moi,
l'automobiliste. Mais, au niveau des critères d'implantation, les
municipalités peuvent en implanter. On vient encadrer un peu les environnements. On en parle au niveau des zones de
transition, on en parle au niveau des zones scolaires, les endroits où
qu'on s'attend que l'automobiliste adapte sa conduite en fonction de
l'environnement. Ça... ça, c'est au niveau des radars pédagogiques.
Les radars photo,
c'est autre chose. Et, oui, les radars... les radars photo, il va y avoir des
critères qui vont être identifiés dans un règlement. C'est drôlement plus, à
mes yeux... je vais appeler le terme «complexe». Donc, ça va être identifié
dans un règlement où on s'accorde une certaine flexibilité.
Mais le plan de
sécurité, c'est de ça qu'on... qu'on parlait depuis tantôt, le plan de sécurité
en tant que tel est un intrant qui peut être considéré, parce qu'il y a un
diagnostic, il y a une analyse approfondie d'un site. On ne peut pas simplement
dire : À cause qu'il y a une situation qu'on juge problématique. Il faut
quand même faire une analyse approfondie pour voir les différents types de
solutions pour chaque site, chaque problématique. Il y a différents types de solutions qui peuvent être implantées, soit des
radars pédagogiques, ou des radars photo, ou des aménagements, ou renforcer
la signalisation.
Grandmont : Est-ce qu'on peut dire, même si on ne connaît pas encore
les critères qui vont être utilisés pour l'implantation d'un radar photo...
Est-ce que... est-ce que vous diriez, dans le fond, que les critères vont être plus... plus sévères pour l'implantation d'un
radar photo que pour un radar... que pour un radar pédagogique? Dans le fond,
est-ce qu'on installe plus facilement un
radar pédagogique, pour toutes sortes de raisons, là, qui sont bonnes,
évidemment, là, mais est-ce que, dans le fond, les critères vont être
plus sévères, plus difficiles à atteindre pour l'implantation d'un radar photo?
M. Toupin
(Laurent) : Bien, je vais faire un parallèle, là. Durant les
présentations, il y a différents partenaires qui sont venus présenter. On a
parlé... Vous-même, je pense, vous avez fait la situation des différents E de
la sécurité routière. Il y a deux parallèles à faire. Le radar pédagogique est
le E de l'éducation. Donc, on vient éduquer, on vient sensibiliser. Puis le E
de radar photo, c'était le E de «enforcement», pardonnez-moi l'anglicisme.
C'est comme une mesure coercitive. Donc, c'est sûr et certain qu'il faut
être... il faut avoir des critères plus... plus serrés puis regarder l'ensemble
aussi de la flotte d'appareils qu'on a. On vise un nombre d'appareils à terme.
Il faut avoir un regard global sur notre capacité gouvernementale à différents
niveaux versus un radar pédagogique, qui est une mesure de sensibilisation qui
a une efficacité à différents niveaux sur différentes périodes. Donc, ça ne va
pas être les mêmes critères.
Grandmont : Parfait. Je vous remercie.
Le Président (M.
Jacques) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
l'amendement de M. le député de Taschereau?
M. Grandmont :
...les... Je le remercie, en
fait, là, M. l'expert, là, qui nous a... qui est venu nous parler, en fait,
là, nous clarifier, en fait, là, comment ça
se passe au niveau, là, des plans de sécurité financés par le PAVL. N'empêche, moi,
je pense qu'à l'intérieur de secteurs sur lesquels... Puis c'est ce que je vais
rechercher le plus possible, c'est s'assurer qu'on n'alourdisse pas le fardeau
pour les municipalités. C'est mon souhait le plus grand. Il y a déjà une
collaboration que Mme la ministre aussi, là, a évidemment aussi, là, acquiescé,
là, par rapport à ça. Il me semble tout à
fait logique, suivant l'expertise des municipalités, suivant le principe de
subsidiarité, je l'ai dit comme il faut cette fois-ci, et le fait, donc,
de ne pas alourdir, qui est... qui est l'autre principe aussi, là...
Comme je vous dis, il
y a deux principes : il y a ce premier-là puis il y a le principe qui
est... qui est explicite, en fait, dans
l'entente de réciprocité entre le gouvernement du Québec et les municipalités,
dans le fait d'alléger le fardeau administratif des municipalités. Je pense que
c'est un... C'est une chose qu'on souhaite tous, mais qui, malheureusement,
prend du temps. Moi, j'ai l'impression qu'on va à contre-courant.
est en train de développer des plans de sécurité routière financés par le
ministère des Transports à travers le PAVL,
le Programme d'aide à la voirie locale. Donc, il y a déjà une collaboration qui
se fait là. Il me semble qu'on devrait pouvoir laisser aux
municipalités, à travers un encadrement, peut-être, à travers le déploiement,
justement, de ces plans de sécurité routière
là... mais donner une latitude aux municipalités de pouvoir désigner eux-mêmes
les sites à l'intérieur de ces secteurs-là ou à travers ces différents
sites là qui sont identifiés.
Moi, je pense
qu'on... qu'on gagnerait en efficacité. On allégerait le travail des élus et
des fonctionnaires municipaux. On cherche tous un peu plus d'efficacité. On
cherche à désengorger les municipalités, qui sont prises dans une reddition de
comptes qui est immense et qui a beaucoup augmenté dans les dernières années,
au cours des dernières décennies. Je pense
que ce serait vraiment les aider. Puis, en même temps, on atteindrait
l'objectif aussi d'améliorer le bilan routier. Donc, on pourrait faire d'une
pierre deux coups, M. le Président, en acceptant l'amendement que je propose et
qui nous avait été suggéré, là, par l'Union des municipalités du Québec. Donc,
voilà.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement? Mme la députée
de Mont-Royal.
Setlakwe : ...répondre, puis ça va m'intéresser parce que...
Le Président (M.
Jacques) : Oui, Mme la ministre.
Guilbault : ...pour un élément de... pour
éclairer mon collègue aussi, parce que c'est... Nous aussi, on a le souci d'alléger. Et il faut savoir que, dans
la procédure qu'on prévoit dans le projet de loi, ça va être quand même
sensiblement différent de ce qui se fait actuellement pour les choix des sites
puis les photoradars, et tout ça. Donc, ça va
déjà être quand même allégé par rapport à ce qui se fait actuellement. Et là
j'ai ma collègue ici qui s'en occupe qui pourrait venir nous parler des
différences, mais il y a... il y a déjà eu un souci d'alléger dans le projet
pilote versus le projet de loi.
Grandmont : ...nous éclairer là-dessus?
Le Président (M.
Jacques) : Oui. Bonjour. Vous allez... Veuillez encore vous présenter
et donner votre titre, s'il vous plaît.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Amélie
Morin-Verville, conseillère aux radars photo au ministère des Transports.
Le Président (M.
Jacques) : Merci.
Mme Morin-Verville
(Amélie) : En fait, oui, on a... on souhaite aussi alléger la tâche
des municipalités dans la désignation des sites. Il y a... La désignation des
sites, l'arrêté ministériel exigeait un travail assez important, assez lourd
autant pour nous que pour... que pour les municipalités. Il y avait... Dans les
arrêtés ministériels, là, on identifie spécifiquement,
en géomatique, l'endroit spécifique avec des données pratiquement... des
coordonnées géographiques.
Donc, l'objectif de
ne plus requérir aux arrêtés ministériels, ça va alléger le fardeau de désigner
les sites et ça va permettre aussi d'être plus flexible. Donc, les
municipalités qui ont des besoins, notamment, pour retirer un site, modifier un
site, on va pouvoir le faire beaucoup plus facilement que dans ce processus-là.
C'était une demande qui avait été faite par
nos partenaires municipaux, dans le cadre du PPCM, de ne plus requérir à ces
arrêtés ministériels là parce que c'était trop lourd. Donc, on se donne
cette flexibilité-là.
Par contre, la
désignation implique aussi... Il y a des éléments de preuve qui sont associés à
la désignation des sites pour dire : Bien, il y a eu un constat
d'infraction qui a été... qui a été identifié à cet endroit-là. L'arrêté
ministériel était un moyen de permettre de prouver, là, en fait, qu'il y avait
de la... que la surveillance pouvait être faite à cet endroit-là. Le fait de
désigner les sites, de les identifier sur le site Internet du ministère, de
consigner électroniquement la publication
sur le... par le ministère, ça allège le fardeau de cette preuve-là pour les
municipalités. Donc, on vient quand même les soutenir là-dedans. C'est
quand même avantageux aussi pour eux qu'on centralise ça de notre côté, là.
Grandmont : Vous me faites penser à quelque chose. On m'avait dit, là,
ce matin, que les radars photo... en fait, que les sites des radars photo vont
se retrouver sur une carte du ministère des Transports et de la Mobilité durable. Quel genre d'information on a? Est-ce que
c'est vraiment juste une carte avec des punaises ou si c'est... on est capables
d'avoir l'information, soit en cliquant sur le site... Puis est-ce que ça donne
les coordonnées du site? Est-ce qu'il y a des données ouvertes sur le site de
Données ouvertes Québec, par exemple, là, qui, dans le fond,
répertorieraient... répertorieraient, oui, tous les sites désignés par
le ministère des Transports et de la Mobilité durable?
Mme Morin-Verville
(Amélie) : Oui. Données ouvertes, je ne saurais pas vous répondre, là.
Je...
Grandmont : C'est quoi, le niveau des... Je cherche à savoir le niveau
de détail, là, qui est donné, là.
Mme Morin-Verville
(Amélie) : Oui, bien, au niveau du détail, on a déjà... sur la carte
Québec 511, il y a un filtre où est-ce qu'on peut voir les appareils photo
actuellement. Il y a des données, il y a des définitions, il y a des
descriptions des sites, et on le... on l'identifie spécifiquement. Donc, notre
volonté, en fait, c'est de poursuivre un peu dans ce sens-là, de donner cette
information-là telle qu'elle est présentée un peu actuellement. Il y a certaines
données aussi, là, qu'on identifie par rapport à ce site-là, mais c'est...
l'objectif, c'est vraiment que la personne puisse se retrouver facilement, là.
Donc...
M. Grandmont : ...dans le fond, je
vais être un peu plus précis. Est-ce que c'est possible, pour un particulier ou une entreprise, d'aller chercher l'ensemble des
données qui répertorient les différents sites puis de les rendre disponibles
sur une autre plateforme que le site du ministère des Transports et de la
Mobilité durable?
Morin-Verville (Amélie) : C'est une excellente question. Malheureusement, je
ne saurais répondre. Je ne sais pas comment ça fonctionne, les données
ouvertes. On peut vous revenir, là.
Grandmont : Oui, effectivement, c'est ça. Donc, vous allez
pouvoir nous revenir avec la réponse éventuellement.
Mme Guilbault :
...dépasse largement mes compétences, là, mais on va vérifier.
M. Grandmont : L'important, c'est
d'être bien entouré. Ça, je pense que...
Mme Guilbault : Exactement. Moi, je ne suis pas dans l'informatique.
Grandmont : C'est ça. C'est
le secret. C'est la bonne affaire à faire. Excellent. Je pense que je n'ai pas
d'autre question pour...
Le Président (M. Jacques) : Merci
beaucoup.
Président (M. Jacques) :
Exactement. Mme la députée de Montréal-Outremont... Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : ...merci, M. le
Président. Puis, à mon collègue, je ne voulais pas briser le rythme, là. Je ne
sais pas si vous avez terminé, mais mon commentaire... puis je peux le faire,
puis ensuite vous prenez la parole, mais c'est en lien avec votre proposition
d'amendement.
Moi, j'aurais
une question à la ministre, M. le Président. Sur le principe, je suis d'accord
avec mon collègue, là, qu'il faut rassurer les municipalités, puis vous l'avez
fait, là, mais j'ai une question spécifique. Il faut rassurer les municipalités
qu'ils ont une voix au chapitre, là. Puis ce que j'entends de la ministre,
c'est que, dans les faits, déjà, c'est un processus collaboratif de
détermination des sites.
Donc, ma question est la suivante. La
proposition du collègue de Taschereau avait son sens, là. Moi, je pense qu'on
pourrait le traiter différemment. Vous me direz si vous pensez que c'est
nécessaire. Quand on dit que la désignation est effectuée, bon, selon les
critères déterminés par règlement du gouvernement, c'est court, c'est bref,
mais là on entend que, derrière ça, il y a toute une pratique qui est mise en
place, de collaboration. Ma question, c'est :
Est-ce... comment on peut enchâsser cette collaboration? Comment on peut
rassurer les municipalités que les critères sont déterminés de façon
commune, tu sais, que ce sont des critères communs, donc, que la municipalité a
sa voix? Est-ce qu'on peut enchâsser cette collaboration-là?
Sinon, honnêtement, nous, on... Il faut toujours
aussi regarder un texte de loi en se disant : Bien, il faut que ça évolue
dans le temps, puis, plus tard, bien, il y a d'autres personnes qui sont en
place, puis c'est trop facile de changer les pratiques. Si c'est le cas
actuellement que les municipalités ont voix au chapitre, qu'il y a une... que
ça se fait de façon collaborative, pourquoi ne pas le... ne pas le dire
spécifiquement, peut-être pas par, tu sais... Mais je pense que c'est ce à quoi
on tente de répondre.
Mme Guilbault : Oui, bien, en fait, la volonté, c'est de le faire par
règlement. Puis, comme je l'ai dit tout à l'heure, les règlements, de toute
façon, les projets de règlement, ils sont ouverts aux commentaires. Puis, en
général, quand on fait un projet de règlement... Puis mes collègues d'en face
ont... en tout cas, l'opposition officielle a déjà été au gouvernement, ont fait une foule de règlements, et rarement on va
faire un règlement qui ne sera pas minimalement attaché, là, comme on dit, ou qui ne fera pas... où on n'aura pas un
certain consensus avec les clientèles ou les partenaires de ce
règlement-là.
Donc, tu
sais, nous, si on fait... si on faisait un projet de règlement où on ne faisait
aucune place aux municipalités, les municipalités ne seraient pas du
tout consultées... De toute façon, le processus réglementaire prévoit déjà une voix au chapitre, dans le sens où eux pourraient
déposer des commentaires. Puis ça tombe sous le sens que... Dans le choix
de la localisation, sur des chemins publics qui seraient sur le réseau
municipal, et non pas la
partie des appareils qui vont rester sur le réseau supérieur, mais pour la
partie municipale, ça tombe sous le sens qu'on va consulter les municipalités.
Alors, avant la...
Mme Guilbault : ...oui, non, mais ça... bien, dans l'élaboration du règlement, mais
après ça, ultimement, dans le... la
détermination des critères, puis après ça, bien, dans la vraie vie, au
quotidien, là, quand ils vont nous déposer des demandes avec les
documents à l'appui.
Setlakwe : Non, je vous entends, mais il n'en demeure pas moins qu'eux
déplorent le fait que la désignation par la
ministre soit l'option retenue pour le... Évidemment qu'on parle du réseau
routier municipal, là, ici. Donc, je pose la question : Vous ne
jugez pas approprié d'indiquer... Parce que, là, on est dans une loi, puis
c'est dans la loi qu'on doit prévoir les obligations et... oui, puis là il n'y
a pas d'obligation, dans le fond, du gouvernement de consulter les villes pour ce qui est de leur... L'obligation n'est
pas là. C'est déterminé par règlement. Donc, c'est dans le règlement qu'on va déterminer la façon de
faire. Vous dites : Dans les faits, on le fait en collaboration avec les
villes, mais où est-ce que le gouvernement est tenu de collaborer avec les
villes et de ne pas imposer son choix aux villes?
Mme Guilbault : Bien, comme je disais, ça tombe sous le sens. Quand un règlement
concerne... Si, par exemple, on fait un règlement sur... Bien, j'allais
dire «sur la sécurité routière», mais, je ne sais pas, prenons... prenons un autre exemple. Si, par exemple, on faisait un
règlement sur, je ne sais pas, moi, l'affichage... l'affichage publicitaire
pour la vente de légumes au Québec,
bon, bien, c'est sûr qu'on consulterait les producteurs, ou, tu sais, les
distributeurs, ou les gens qui
travaillent dans ce milieu-là, tu sais. Il faut... il faut que nos projets de
règlement puis notre réglementation soient
en phase avec les clientèles ou les publics cibles de ces règlements-là. Ça
vaut pour tous les types de règlements.
Mme Setlakwe :
Donc, vous répondez aux
municipalités qu'elles n'ont pas à s'inquiéter, là, de... quant au choix du
libellé puis la... comme, la façon dont la désignation va se faire. Dans les
faits, vous allez le faire en collaboration avec les villes.
Guilbault : Tout à fait.
Mme Setlakwe :
Moi, ça va pour l'instant. Je
pense que mon collègue de Taschereau n'avait pas... n'avait pas terminé,
mais j'ai d'autres commentaires, moi, sur 519.80.
Le Président (M.
Jacques) : Parfait. Merci. M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Je vais poursuivre un peu
sur ce que ma collègue de Mont-Royal—Outremont... — Mont-Royal—Outremont, c'est ça? — ...
Grandmont : ...c'est ça, Mont-Royal—Outremont, disait, en fait, là. Moi, je comprends que la
ministre «détermine les conditions et les modalités d'une demande faite par une
municipalité aux fins de la désignation d'un chemin
public dont l'entretien relève de cette municipalité». Donc, une municipalité veut
identifier un site... Puis là, en fait, aussi, là, ce n'est pas... Ce
libellé-là dit que, dans le fond, une municipalité va pouvoir demander la
désignation d'un chemin public pour
l'implantation d'un ACA. C'est ce que ça dit, «d'un chemin public». Ce n'est
pas la... ce n'est pas la désignation d'un site. On parle vraiment d'un chemin
public.
Bien, c'est...
Pourquoi il y a une distinction entre... On parle... Depuis tantôt, là, on a
bien compris, là, c'est des... c'est une notion de site d'implantation, dans le
fond, là. Est-ce que, dans le fond, un chemin public serait entièrement
identifié comme potentiellement receveur d'un ACA... ou, même, on pourrait revenir
aux boîtiers, là, dont on parlait... on
parlait tantôt, là? Je veux juste comprendre la mécanique. Il faut que ce soit
clair, là, pour que les gens... pour que les municipalités aient la
bonne... fassent la bonne demande aussi, là.
Guilbault : ...c'est parce qu'on
fonctionne avec les notions qui sont au CSR. Et le site, dans le fond, c'est... c'est l'endroit ou la localisation où on
va installer l'appareil en soi, mais ce site-là doit se trouver sur une entité
définie ou incarnée physiquement qui, dans le CSR, est le chemin public, comme
je vous l'ai référé à l'article 4.
Grandmont : ...les municipalités vont faire une demande de désignation
de site, parce que c'est ce qu'ils vont demander, ils vont devoir faire une
demande de désignation de chemin public. Est-ce que c'est deux demandes
séparées, chemin public puis désignation de site, ou c'est... les deux, c'est
la même chose, en fait?
Mme Guilbault : Non, bien là, j'imagine qu'ils vont demander... Par exemple, j'imagine
boulevard Charest ou... Peut-être, ma collègue ici peut vous dire des
exemples de demandes.
M. Grandmont : On utilise comme deux
termes différents, j'ai l'impression, là. Il y en a un qui est plus... qui
réfère davantage au règlement, là, qui va parler des sites, en tout cas, à
moins que j'aie mal compris, mais peut- être nous éclairer
là-dessus, là. Il y a des sites, on parle beaucoup de ça depuis tantôt, qui
vont accueillir... où on va... on va mettre,
on va implanter le boîtier, dans lequel il pourrait ou pas y avoir un ACA. Puis
là, dans la loi, on dit... dans le projet de loi, en fait, on dit que
«le ministre détermine les conditions et les modalités d'une demande faite par
une municipalité aux fins de la désignation
d'un chemin public dont l'entretien relève de cette municipalité». Juste
comprendre comme il faut, là, comment
ça s'inscrit dans tout le processus, là, la notion de site et de chemin public.
C'est deux choses différentes. Je voudrais juste avoir des
éclaircissements là-dessus.
Le Président (M. Jacques) : Mme
Morin-Verville.
Morin-Verville (Amélie) : Bien, en fait, un appareil va... Effectivement, on
parle d'un site de surveillance, donc, un endroit où est-ce que l'appareil est
installé, mais il faut que ce site-là surveille un chemin public. Donc,
c'est un peu ça qu'on... Là, on va... On
désigne le chemin public à un endroit précis, donc ça devient un site de
surveillance, dans notre... dans notre vocabulaire, oui.
M. Grandmont : Dans le jargon.
Parfait. OK. Donc, dans le fond, c'est un peu la même chose.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Oui.
M. Grandmont : OK. Puis, donc, à
partir du moment où, là, une municipalité... Puis là on va... Dans le règlement
qui va venir éventuellement, on va venir déterminer les critères qui vont faire
qu'un site qui surveille... dans le fond, qui sert à surveiller un chemin public
ou une portion de chemin public est qualifié comme recevable.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Oui.
M. Grandmont : Donc, c'est ça, les
critères vont être dans le règlement plus tard.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Oui,
c'est ça, exactement.
M. Grandmont : C'est ça. Parfait.
Excellent. Ça répond à ma question pour l'instant. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Mme la députée.
M. Grandmont : Non. Moi, pour
l'instant, ça va. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Sur
l'amendement, en fait.
Mme Setlakwe : Non. Sur l'amendement,
non.
M. Grandmont : ...sur l'amendement,
là. Effectivement, là, je comprends, là, les réponses qui nous ont été données.
Je comprends aussi la volonté qu'il y a, là, d'aller vers une certaine... une
certaine forme d'allègement. Puis d'ailleurs
le... Je me permets de le souligner aussi parce que je ne l'ai pas mentionné
tantôt, mais l'UMQ soulignait, là, qu'effectivement,
là, de passer, comme nous l'a dit Mme l'experte en arrière... que le fait de
passer de l'arrêté ministériel, qui était décrié par tout le monde, à un
processus un peu plus léger, déjà, c'est une avancée. On le souligne et on le salue.
Malgré tout, moi, je pense que, dans le
contexte où on travaille sur des plans de sécurité routière financés à même
le PAVL du ministère des Transports et de la Mobilité durable... Je pense que
l'amendement que je propose est raisonnable, permettrait, encore une fois,
d'aller encore plus loin dans l'allègement qui est en
partie obtenu. Ce que
l'UMQ proposait, c'est d'aller encore plus loin. Ils sont les meilleurs pour
connaître leurs terrains. Ils sont les meilleurs pour...
Puis, de toute façon, à l'intérieur de cette...
de ce plan de sécurité routière là, je suis persuadé qu'il y aurait... Parce
qu'on va changer les critères aussi de ce plan de sécurité routière là.
Actuellement, là, puis on l'a bien entendu tantôt par les interventions qui ont
été faites, il y a un arsenal de moyens qui sont... qui sont offerts ou qui
sont disponibles pour les municipalités pour améliorer la sécurité routière, le
bilan routier sur certains sites, une quinzaine de sites, là, ce qu'on a... ce qu'on a su tantôt, et là on vient de
rajouter un outil de plus avec les ACA. C'est intéressant, mais moi, je suis
persuadé que les ACA, faisant
partie maintenant de l'arsenal des moyens qu'on
pourra déployer à l'intérieur des plans de sécurité routière financés
par le PAVL du MTMD, bien, permettra... sera arrimé. Ce sera les mêmes
critères, c'est-à-dire que les critères qu'on utilise actuellement, bien, qui
seront à écrire, à rédiger dans le règlement,
bien, ils vont se retrouver aussi comme critères à l'intérieur des outils
disponibles, là, pour la réalisation des plans de sécurité routière.
Donc, moi, je pense que c'est tout à fait
pertinent d'adopter cet amendement-là. On est peut-être quelques semaines à
l'avance ou quelques mois à l'avance, dépendamment de la vitesse à laquelle on
rédigera le règlement sur les ACA, mais je pense que c'est juste vers ça que ça
pointe. On va avoir une convergence des critères, parce que les outils qu'on
est en train de discuter vont devenir disponibles pour les municipalités à
l'intérieur de leurs plans de sécurité routière. Donc,
moi, je pense que mon amendement est tout à fait pertinent et permettrait
d'alléger, encore une fois, le fardeau
bureaucratique administratif des municipalités. Donc, j'incite la... j'invite
la ministre à voter pour.
Mme Guilbault : Je vais... Bien, je vais maintenir ma position pour le
reste, mais j'indique à mon collègue, là... On a trouvé un site, Données
Québec, où il y avait le photoradar. Il y a un site, Données Québec.
Mme Guilbault : Oui, c'est ça. Bien, moi, je ne le savais pas. Peut-être, je serais
supposée le savoir. C'est ça, radars photo, jeux de données. Les radars
sont déjà sur Données Québec depuis 2021.
Grandmont : ...est-ce qu'on peut savoir si, dans le fond, les sites
seront aussi sur Données Québec aussi?
Guilbault : C'est mis à jour, donc, oui...
Grandmont : Parce que, là, c'est vraiment...
Guilbault : ...sauf les mobiles, là. Mais
les fixes, oui, ils sont... ils sont là-dessus.
Grandmont : Donc, les fixes, oui, c'est ça. Bien...
Mme Guilbault : Il y a un territoire pour les mobiles. Enfin, je pense que tout le monde
entend d'une oreille mon collègue ici.
Grandmont : ...toujours en double, mais c'est correct. Mais... Non,
mais c'est ça. Mais ma question, quand même, demeure, c'est-à-dire que, là,
pour l'instant, c'est vrai que c'est les radars fixes qui se trouvent dans le jeu de données sur Données Québec, mais là on parle
de sites, hein, parce que, là, on... Je reviens à l'histoire des boîtes,
là. Une municipalité pourrait avoir
plusieurs sites dans lesquels un ACA pourrait se déplacer. On ouvre la boîte,
on l'enlève, on le met dans l'autre après pour le faire bouger à
l'intérieur d'un quartier, par exemple. On a trouvé que finalement c'était
possible de le faire avec les outils qui sont dans le PL n° 48.
Mais donc les sites vont être sur le jeu de données ou si on va devoir, à
chaque fois qu'on déplace le radar... Là, ça rajouterait du fardeau
administratif. Est-ce qu'on va devoir... Est-ce que c'est vraiment juste les
radars, puis on va devoir changer, mettre à jour continuellement le site de
Données Québec?
Guilbault : Non, c'est ça. Il y a une
section ici, il est écrit «informations complémentaires». Il est
écrit : «Certains radars photo sont mobiles dans des limites territoriales
administratives décrites. Projection...» En tout
cas, il y a une série de lettres et de chiffres. Je ne sais pas ce que ça veut
dire. Ce n'est même pas un hyperlien. En tout cas. Mais donc c'est ça, ça fait que... Mais, en même temps, c'est
correct aussi, tu sais, ça conserve une part de surprise.
Grandmont : Oui, mais c'est ça. Mais c'est pour ça que...
Mme Guilbault : Ça oblige à être prudent dans les trois sites.
Grandmont : Mais c'est pour ça, je pense, que l'avantage est double.
D'une part, si c'est juste les radars, alors
qu'on sait qu'ils peuvent se déplacer de site en site, si c'est juste les
radars qui sont dans le jeu de données, bien là, ça veut dire qu'il faut qu'il y ait quelqu'un qui fasse la rentrée, qui
fasse la mise à jour des données à chaque fois qu'on déplace un radar...
Guilbault : Qu'il bouge. Non, non, non. Bien non, c'est ça.
M. Grandmont : ...alors que, si c'est les sites, bien, effectivement, tout est
potentiellement un radar, puis, en même temps, on ne vient pas alourdir
le travail. Il n'y a pas une personne qui est obligée d'à chaque fois...
Guilbault : Mettre à jour.
Grandmont : ...mettre à jour la base de données. Vous comprenez que
la... Alors, moi, je suis pour que toute l'information soit là-dessus,
évidemment, là. Puis après ça, si c'est sur des applications, Google Maps,
Waze, Plans, nommez-les, bien là, les gens, sur leurs... sur leurs... sur
l'écran, en fait, quand ils roulent en voiture, bien, ça, ça veut dire qu'ils voient : OK, il y a un
radar qui s'en vient, je lève le pied. Ils ne devraient pas faire ça,
évidemment, ils devraient respecter le 30, ou le 40, ou le 50, ou le 70,
mais, en tout cas, à tout le moins, là, ils voient qu'il y en a beaucoup plus
que dans la réalité. Mais l'écran leur dit : Il y a un radar, watche-toi.
C'est ça qui est intéressant.
Mme Guilbault : ...de
données?
M. Grandmont :
Bien, c'est ce que vous semblez
me dire. En fait, vous semblez me dire que c'est, effectivement,
comme... de la façon que je l'interprète, que ça va se retrouver sur Données
Québec.
Mme Guilb