Public Finance — 16 September 2013 (40th Legislature, 1st Session)
CFP 2013-09-16
Quebec — Committees
Voilà.
Alors, ça assure au Conseil des
ministres le pouvoir de modifier une
directive sans avoir à repasser par le processus, voilà, tout simplement.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Oui, Mme la députée de Laporte.
Mme Ménard :
En fait, j'étais certaine qu'on l'avait réglé, celui-là. Et, en le lisant en
même temps que vous, M. le ministre, la première idée qui me vient en tête, c'est :
Est-ce que ce n'est pas très centralisateur?
Bédard : C'est un
pouvoir de directive. Évidemment, les immobilisations en
tant que telles, les
priorisations relèvent, mais, nous, comme vous voyez, si on prend, par exemple,
je vous dirais, au niveau du maintien d'actifs, 4°, 5°, 6°, «dresser [la liste] à jour l'inventaire des infrastructures publiques sous la responsabilité d'un organisme public», ça, ça me
semble...
Bédard : Exactement.
C'est pour s'assurer qu'on a l'ensemble de l'information puis que ça soit cohérent avec ce que prévoit le gouvernement. Mais ça ne fait
pas en sorte qu'on peut déterminer à
partir du Trésor l'ensemble... les priorisations en tant que telles.
Donc, les ministères conservent la latitude pour proposer.
Mme Ménard :
Alors, ça me satisfait. Est-ce que tu avais une question?
Gautrin :
Moi, j'ai...
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : M. le député de Verdun.
Gautrin :
Simplement, M. le Président, l'article comme tel vient préciser les choses,
mais il y a un pouvoir général de directive que le Conseil du trésor a,
à l'heure actuelle. Et là, actuellement, vous ne...
Donc,
essentiellement, c'est plus un
article déclaratoire, c'est-à-dire que vous
dites : Il y a un pouvoir de directive, et, dans ce cas qui nous intéresse, le pouvoir directif est précisé dans
tel et tel champ. Et on dit : S'il est dans ce champ-là, il est... Le gouvernement peut le modifier
éventuellement — c'est un
fait — puisque,
comme vous le savez, le Conseil du trésor n'est qu'un comité du gouvernement,
même si des fois le Conseil du trésor se prend pour le gouvernement.
Bédard :
Exactement. Il y a
des gens qui sont au Trésor depuis longtemps, j'imagine, qui partagent sûrement votre point
de vue. Mais, comme j'y suis depuis peu, j'ai tendance à penser effectivement
qu'ils font
partie d'un tout.
Gautrin : Le
secrétaire du Conseil du trésor ayant été au comité exécutif pendant un certain
temps...
Bédard : Disons que
je suis convaincu qu'il partage, comme vous, notre préoccupation à l'effet que
les orientations sont gouvernementales, et non relèvent strictement du Conseil
du trésor, bien que... On s'entend.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
D'autres commentaires? Est-ce que l'article 17 est adopté?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Adopté à l'unanimité. Article... Je pense que vous avez convenu de voir 18, 19,
20 en même temps?
Bédard : Parfait.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Mais, avant, je voudrais... M. le député de Verdun l'a souligné, je pense, mais
féliciter la députée de Laporte pour sa nomination comme porte-parole au
Conseil du trésor. M. le ministre, 18, 19, 20.
Bédard : Ça a été fait, et
moi-même, j'ai joint ma voix au concert d'éloges, tout en saluant mon collègue,
député de Mont-Royal, avec qui j'ai eu beaucoup de plaisir puis j'en aurai
encore, je suis convaincu, dans ses nouvelles fonctions.
Bédard :
Exactement. C'est ce qu'on nous a garanti. Alors :
«Sous-section II. Vérification.»
Donc, «le
président du Conseil du trésor peut, lorsqu'il le juge opportun, vérifier si la
planification des investissements
publics en infrastructures et la gestion des infrastructures publiques par un
organisme public respectent les règles
établies en vertu de la présente loi. Cette vérification peut notamment viser
la conformité des actions de l'organisme public à la présente loi ainsi qu'aux directives prises en vertu de
celle-ci et auxquelles l'organisme [public] est assujetti.
«Le président
du Conseil du trésor peut désigner par écrit une personne qui sera chargée de
cette vérification.»
Gautrin : M. le
Président.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
M. le député de Verdun.
Gautrin : M. le
Président, comme l'a fait remarquer avec justesse ma collègue de Laporte,
est-ce que le président du Conseil du trésor
pourrait lire aussi l'article 19 et 20, et qu'on ait, à ce moment-là, un vote
global pour les trois, compte tenu du fait qu'il y a vraiment un lien
entre les trois articles?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Alors, le débat sur les trois articles.
Bédard : Ça vous
convient, tout le monde? Mes collègues aussi, oui? O.K. Alors, allons-y.
«19.
L'organisme public visé par une vérification effectuée en vertu de la présente
sous-section doit, sur demande du
président du Conseil du trésor ou de la personne chargée de la vérification,
lui transmettre ou autrement mettre à sa disposition tout document et
tout renseignement que celui-ci ou, selon le cas, la personne désignée juge
nécessaires pour procéder à la vérification.»
Et «20. Le
président du Conseil du trésor présente, le cas échéant, les recommandations
qu'il juge appropriées au Conseil du
trésor. Ce dernier peut ensuite requérir de l'organisme public qu'il apporte
des mesures correctrices, effectue...» «Ce dernier peut...» Excusez. En
le lisant, j'ai comme... Il y a une virgule. O.K. «Ce dernier peut ensuite
requérir de l'organisme public qu'il apporte des mesures correctrices, effectue
les suivis adéquats et se soumette à toute autre mesure qu'il déterminera dont
des mesures de surveillance ou d'accompagnement.»
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Commentaires? Mme la députée de Laporte.
Mme Ménard : Présentement,
est-ce que le président du Conseil du trésor n'a pas le pouvoir de commander
des vérifications quand il le juge nécessaire?
Bédard : Actuellement, on peut le faire, effectivement. Mais
on se donne le pouvoir en vertu de la loi actuelle sur les infrastructures. Mais on a le pouvoir de
demander des vérifications, effectivement. Mais, comme on veut comme regrouper, j'imagine, il y a un souci de cohérence
aussi, qu'on retrouve l'ensemble des pouvoirs liés aux infrastructures
publiques maintenant par les organismes publics et non publics... des
organismes publics, plutôt. Donc, voilà.
Mme Ménard : O.K. Et, quand
on parle de vérification, chaque ministère a son groupe de vérificateurs, n'est-ce
pas?
Bédard : Il y a une
vérification interne, effectivement.
Mme Ménard :
Oui. Maintenant, quand vous parlez de désigner une personne, est-ce que vous
parlez de désigner une personne qui
est à l'interne, ou si vous parlez d'aller à l'extérieur, chercher une personne
à l'extérieur? Et, si c'est le cas, est-ce que vous y allez par appel d'offres?
Comment vous voyez ça, là?
Bédard : Je vous
dirais qu'en général… Bien, ça peut se faire de différentes façons. À
l'interne, on a des équipes de vérification
qui peuvent le faire. Il peut arriver, dans des mandats particuliers… on peut
mandater un organisme non public, là,
donc… même, à la limite, une firme ou un individu en particulier, de procéder à
des vérifications. Ça peut être, par
exemple, Secor-KPMG dans le cas des dossiers des extras. Ça, ça a été un
exemple où on est allés à l'externe sans appel d'offres.
Mme Ménard :
O.K. Donc, quand vous parlez de désigner une personne, elle pourrait venir de
l'interne aussi, et de l'extérieur.
Bédard : Oui,
exactement, parce qu'on a des équipes à l'interne qui le font.
Mme Ménard :
O.K. Et, à ce moment-là, on parle d'une vérification d'optimisation comme le
fait le Vérificateur général. C'est dans ce sens-là, quand vous parlez
de désigner une…
Bédard :
C'est une vérification générale, effectivement, parce que, là, on n'est pas
dans la révision soit des programmes… On est dans le cadre de contrats
en infrastructures publiques.
Une voix : Par exemple, pour
du maintien d'actifs.
Bédard :
Pour du maintien d'actifs, on me donne ça comme exemple. Peut-être, M. Ouellet,
si vous voulez préciser. Je laisserais peut-être au secrétaire le soin
de… si vous le permettez.
Président (M. Pelletier, Rimouski) : Alors, monsieur… Est-ce qu'il y a consentement pour entendre M. Ouellet?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Consentement. Vous vous représentez, M. Ouellet, vous vous représentez, après
ça, vous émettez vos commentaires.
M. Ouellet
(Yves) : Yves Ouellet, secrétaire du Conseil du trésor, M. le
Président. Effectivement, par exemple, pour du maintien d'actifs ou
évaluation du parc d'actifs, on veut être sûrs que les choses ont été bien
faites. On demande à des gens, des experts, une firme experte d'aller voir
comment que le ministère a procédé ou l'organisme a procédé. Est-ce que ça
convient? Est-ce que ça correspond aux paramètres qui auront été identifiés? Ça
fait que c'est un peu dans cet esprit-là, là.
Mme Ménard : Parfait. Et
naturellement, quand on regarde 19, bien, ça va de soi. Et, quand on regarde
20, j'imagine que c'est déjà fait, ça, là. C'est quelque chose qu'on met là,
mais, dans le fond, quand on demande des correctifs,
c'est sûr qu'on va les exiger, puis… Hein? Comment ça se passe actuellement,
là, c'est un ajout. On met ça là, mais dans le fond, ça se fait déjà,
là. C'est ça?
Bédard : Oui, on
conforte un pouvoir, voilà, où, normalement, les gens, pour les organismes
publics, sont assujettis à ce pouvoir puis ils doivent agir en conséquence.
Donc, le processus… Et évidemment le président «présente, le cas échéant, les
recommandations qu'il juge appropriées au Conseil du trésor. Ce dernier peut
ensuite requérir de l'organisme public qu'il
apporte des mesures correctrices…» Donc, c'est pour clarifier, effectivement,
mais…
Mme Ménard : Ça va de soi.
Bédard : En
général, ça se fait, effectivement.
Mme Ménard : Ça va de soi,
O.K. Alors, mon collègue a peut-être une question.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : M. le député de Verdun.
Gautrin :
Alors, M. le Président, c'est un
article bien important qui est ici, ces trois
articles à l'heure actuelle. Infrastructures, ça inclut les
infrastructures dans les technologies de l'information. Est-ce que je ne me
trompe pas? Dans la définition d'infrastructures,
vous incluez les technologies de l'information. Moi, ce que je voudrais
m'assurer, à l'heure…
Bédard : Oui, qui
apparaissent au PQI, oui.
Gautrin :
Non, non, je le sais, je suis d'accord avec vous, là. C'est pour ça que je vous
ai posé la question, pour que vous nous répondiez oui, parce que je
connaissais la réponse.
La question que j'ai maintenant : La
vérification, est-ce que c'est seulement si les choses se sont faites d'une
manière conforme, ou est-ce que vous pouvez aller jusqu'à l'opportunité d'avoir
fait telle dépense ou telle dépense? Et vous voyez à quel point… Si vous me
permettez, je pourrais vous donner certains exemples où, dans le fond, l'opportunité de la dépense… et c'est pour ça que
j'étais assez intéressé par ces articles-ci, parce que vous
pourriez… même, j'étais allé voir jusqu'à quel point les opportunités
pourraient être… autrement dit, l'opportunité de faire la dépense pour atteindre
l'objectif recherché.
Alors, prenons un exemple que vous connaissez
bien, que vous avez critiqué à loisir quand vous étiez dans l'opposition. Prenons, par exemple, le dossier médical, le dossier personnalisé
médical. Vous l'avez critiqué, la manière dont il se faisait, c'est-à-dire les coûts étaient faits, de la manière qu'il a
été… Il y a un objectif, qui est un objectif,
qui était l'objectif de permettre à avoir une circulation en quelque sorte de l'information
médicale entre les praticiens. Est-ce que la manière dont on est en train d'avoir abordé la
question est une situation optimale? Je ne voudrais pas entrer dans
le débat avec vous ici, mais je vous
rappellerai : au moment où vous étiez dans l'opposition, vous l'avez
fortement critiqué. Alors, est-ce que vous pouvez, avec ce pouvoir-là, la
possibilité de faire une vérification sur la manière dont les choses se
sont faites? Est-ce que vous comprenez ma question?
Bédard :
Oui, oui. Non, je la comprends. Ce qu'on me souligne, c'est que, pour les
ressources informationnelles en général, c'est la
loi sur la gouvernance
des… pour les RI qui s'applique de façon générale.
Gautrin : Oui, je
connais. Oui, je sais. Non, non, ça marche.
Bédard :
Est-ce que ça ajoute des pouvoirs? Ce que ça assure, c'est sûrement de la
cohérence. Mais est-ce que ça ajoute aux pouvoirs qui existaient déjà?
Je ne pense pas, non. C'est qu'on les retrouve tous regroupés au même endroit.
Gautrin :
Bon. O.K., ça va. Moi, j'en aurais peut-être ajouté quelques-uns, mais, enfin,
ça, c'est une autre histoire. Alors, j'ai terminé, M. le Président.
Bédard : Il y
aurait peut-être une petite modification au niveau des articles — en
anglais, c'est ça, la version anglaise? — où il y aurait des… où on
remplacerait principalement… pour quelle raison…
Bédard : Ah! C'est
à la demande du Service de traduction. C'est correct? Est-ce que je pourrais
les déposer en bloc?
Une voix : …c'est juste un
texte ou… un mot…
Bédard : Écoutez…
Une voix : L'ensemble, O.K.
Bédard : Oui, bien,
on a… Effectivement, j'imagine que la façon de…
Gautrin : Mais vous
ne changez rien au fond?
Bédard :
Non, non, non. C'est le Service de la traduction qui a souhaité avoir un peu
plus de cohérence avec les versions anglaises similaires dans la
loi sur
les organismes publics, tout simplement. Je les déposerais en bloc si c'est
possible. Parce que ça ne me tente pas de pratiquer mon anglais, mon accent du
Saguenay—Lac-Saint-Jean.
Le «blueberry accent».
Des voix : Ha, ha, ha!
Gautrin : C'est la
région phare. Le «blueberry accent». Indeed. So?
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'amendement
déposé par le ministre? M. le député de Verdun.
Gautrin : Bien, je
vais aller lire d'abord.
Mme Ménard :
On pourrait-u le lire? M. le Président, est-ce que… Peut-être que monsieur
pourrait nous dire qu'est-ce qui change ou… Qui est… C'est monsieur en
arrière ou, je ne sais pas…
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Est-ce qu'il y a consentement pour entendre Me Hudon? J'imagine que oui.
Mme Ménard : Oui, absolument.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Alors, Me Hudon, après vous être présenté, vous présentez les amendements à 18,
19, 20, version anglaise.
M. Hudon (Alain) : Oui.
Alors, Alain Hudon, affaires juridiques du Conseil du trésor. Alors, la demande
du Service de traduction, elle est rendue nécessaire, parce que le premier
traducteur qui a travaillé sur la version a fait sa propre traduction, alors que ces dispositions-là étaient inspirées d'un
pouvoir de vérification similaire dans la
Loi sur les contrats des organismes publics. Donc, quand ils
ont fait une dernière vérification du Service de traduction, ils se sont
aperçu que ça ne collait pas nécessairement
avec ce qu'il y avait dans la
loi sur les contrats. Je n'ai pas fait le mot-à-mot
de ce qui avait changé, mais la raison essentielle, c'est probablement pour
assurer, comme M. le ministre l'a dit, c'est la cohérence entre un pouvoir
similaire dans la
loi sur les contrats et un pouvoir qui se veut un miroir,
dans le fond, dans la présente loi.
Bédard : La
traduction était juste, mais elle n'était pas…
M. Hudon
(Alain) : Il n'y avait pas de cohérence avec ce qu'on avait
dans la
loi sur les contrats alors qu'on visait la même chose. Donc, ce n'est pas que la traduction était mauvaise en
soi, mais, pour assurer la cohérence, comme on parle des mêmes mesures, des mesures similaires, on veut
que la version anglaise ne suscite pas de discussion, de problématique,
d'interprétation, on la traduit de la même façon.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
D'autres commentaires? Est-ce que les amendements à l'article 18, 19, 20,
version anglaise, sont adoptés? Adopté. Est-ce que les articles 18, 19, 20,
tels qu'amendés, sont adoptés?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Article 21, M. le ministre. Oui, Mme la députée de Laporte.
Mme Ménard :
Oui. Encore une fois, si le ministre
est d'accord, et les membres de la commission, j'aimerais
qu'on discute de 21, 22, 23, 24, 25, 26. Je pense qu'il faut les regarder globalement,
là, hein, il faut les regarder ensemble. Alors, si...
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Est-ce qu'il y a consentement pour discuter de 21 à 26?
Bédard : Êtes-vous d'accord?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Consentement. Alors, M. le ministre.
Bédard :
...collègues, d'accord?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Vous voulez présenter tous les six?
Gautrin : Hein,
parce que c'est la même idée, hein?
Bédard :
Exactement.
Gautrin : C'est la
même idée. Alors, bon, on ne peut pas...
Bédard : Puis là on a le général, puis, après ça, ça se
décline. C'est pour ça que c'est mieux, effectivement, d'y aller
ensemble.
Gautrin : ...on prenne 21, puis, une fois que 21, qui est
le coeur de la loi... Après, on va loin. Mais, si on bat 21, je pense
que les autres n'auront pas de difficulté.
Bédard : Parfait. Alors, je les lis en séquence?
Bédard :
Donc,
article 21, c'est la Société québécoise des infrastructures.
«21.
Infrastructure Québec et la Société immobilière du Québec sont fusionnées...»
On a mis le 1er juillet 2013. Là,
j'imagine qu'il va y avoir une petite modification. Ah, il y a un papillon.
Évidemment, on avait présumé l'adoption de la loi à un moment donné,
donc il faut bien l'écrire. Donc, on va y aller avec une autre formulation.
compter de cette date, ces personnes morales continuent leur existence au sein d'une
compagnie à fonds social sous le nom
de "Société québécoise des infrastructures", ci-après appelée la
"société", et leurs patrimoines n'en forment dès lors qu'un
seul, qui est celui de la société alors constituée.»
Article 22 : «La
société est un mandataire de l'État.
«Les
biens de la société font
partie du domaine de l'État, mais l'exécution de ses
obligations peut être poursuivie sur ces biens.
«La société n'engage
qu'elle-même lorsqu'elle agit en son nom.
«23.
La société a son siège [social] sur le territoire de la ville de Québec à
l'endroit qu'elle détermine. Un avis de la situation du siège et de tout
changement dont il fait l'objet est publié à la Gazette officielle du Québec .»
Mission et activités : «La société a pour mission, d'une part, de soutenir
les organismes publics dans la gestion de
leurs projets d'infrastructure publique et, d'autre part, de développer,
maintenir et gérer un parc immobilier qui répond à leurs besoins,
principalement en mettant à leur disposition des immeubles et en leur
fournissant des services de construction, d'exploitation et de gestion
immobilière.»
25. «Sous-section 1.
Soutien aux organismes publics.»
«Afin de soutenir les
organismes publics dans la gestion de leurs projets d'infrastructure publique,
la société est appelée à :
«1° développer et
mettre à la disposition des organismes publics des services d'expertise en
gestion de projet;
«2° fournir des
conseils ou des services de nature stratégique, financière, contractuelle ou
autre;
«3° participer à la
production des documents requis au soutien de l'obtention par l'organisme
public des autorisations déterminées par le Conseil du trésor;
«4° participer au
suivi d'un projet au regard des actions prévues aux documents produits et
particulièrement à l'égard du contrôle des échéanciers et du budget prévus de
même qu'au contenu du projet;
collaborer à la clôture de chaque projet afin d'évaluer la réalisation de celui-ci
au regard des actions prévues aux documents produits; [et]
«6° exercer toute
autre activité déterminée par le Conseil du trésor.»
Et l'article 26.
«Sous-section 2. Développement, maintien et gestion du parc immobilier.»
26 : «Aux fins du développement, du maintien et de la gestion du parc
immobilier des organismes publics, la société peut, sous réserve de l'article
27 :
«1° acquérir de gré à
gré tout immeuble,
partie d'immeuble ou droit réel;
«2° construire,
louer, entretenir et conserver tout immeuble;
vendre, aliéner ou donner en garantie les biens meubles ou immeubles, de même
que les droits dont elle dispose...»
Mme Ménard :
Je m'excuse.
Mme Ménard :
On n'avait pas dit 27. On a arrêté à 26. Après ça, on continuait, O.K.?
Bédard :
Oui, je suis en train de lire 26.
Mme Ménard :
Ah! Excusez.
Bédard :
Il n'y a pas de problème.
Mme Ménard :
Je pensais que vous étiez rendu au 27.
Bédard :
Non, non, non.
Mme Ménard :
Excusez-moi.
Bédard :
Il me reste un dernier paragraphe.
Mme Ménard :
D'accord.
Bédard :
Le paragraphe 4°, qui est le même d'ailleurs que ce
qui apparaissait d'ailleurs à l'article 18 de la SIQ. Donc, là, je le répète, ce qui était déjà là : «4° pourvoir à
l'aménagement et à l'ameublement des immeubles et, à cette fin,
acquérir, louer, entretenir et conserver tout bien meuble.» Voilà.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Des commentaires?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Mme la députée.
Bédard :
Malgré
que...
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Oui.
Bédard : ...j'ai
des petits amendements au début, si vous voulez, sur 25.
Mme Ménard : O.K. Oui.
Bédard : 21,
voulez-vous qu'on fasse 21 tout de suite?
Gautrin : Peut-être qu'on peut... si vous permettez, M. le Président, qu'on ait une discussion générale sur tout, mais, après, quand on sera obligés de prendre des amendements
qu'on... Parce que, si on prend l'amendement tout de suite, on va être obligés de
débattre de l'amendement tout de suite.
Bédard : Oui, mais,
vous allez voir, c'est...
Gautrin : Alors,
vous comprenez qu'on préfère d'abord parler de 21 avant.
Bédard : Oui, oui. Non, non, très bien.
J'irais peut-être pour qu'on parle de la bonne chose. 21, il porte
tout simplement sur la date d'entrée en vigueur de la loi.
Gautrin : Ah bon!
Bédard : C'est pour
ça que je le passerais.
Gautrin : Ah, c'est
tout.
Bédard : Et 25, il
ne porterait que sur... après «contractuelle»... technique, là, c'est des
choses plutôt...
Gautrin : O.K. Mais
vous comprenez bien…
Gautrin : Non, ça, ça
Bédard : Ah! O.K. Alors, je commencerais avec 21, donc : Dans
le premier alinéa de l'article 21 du projet de loi, remplacer le «1er juillet 2013» par
«(indiquer […] la date de l'entrée en vigueur de l'article 21)», parce que, là,
je ne voudrais pas être pris de réamender le
projet de loi d'ici… On ne sait jamais ce qui peut arriver, c'est un
gouvernement minoritaire.
Gautrin : Attendez,
excusez-moi. Ce serait la date d'entrée en vigueur de la loi?
Bédard : De l'article
21. De l'article en tant que tel.
Mme Ménard : Avant l'adoption?
Bédard :
Bien, parce qu'évidemment, tout ça, il y a des étapes, c'est pour ça qu'on
avait mis… Vous voyez, on avait mis
le mois de juillet, même si on aurait pu penser que le projet de loi allait,
lui, être adopté au mois de juin ou au mois de mai… Il y a quand même un petit délai où les organisations nous
indiquent : À partir de telle date, vous êtes fusionnés au sens de
l'article 21, donc c'est une fusion complète et totale. C'est seulement ça. Ils
ont besoin d'un petit délai administratif pour leur permettre… entre le moment où le projet de loi,
lui, entre en vigueur et la fusion en tant que telle. C'est simplement
Mme Ménard : Et, juste pour
bien comprendre, là, c'est que le projet de loi, lui, sera adopté
ultérieurement. Aujourd'hui, on pourrait
comme adopter ça, et le projet de loi ultérieurement. Et là vous dites que le
projet de loi, à ce moment-là, entre en vigueur quelques mois plus tard.
C'est ça?
Bédard :
Le projet de loi, il y a des dates qui sont prévues, mais l'article qui porte
sur la constitution de la nouvelle société, lui, on se donne un petit
délai entre le moment de l'adoption, où là les parlementaires font connaître leurs intentions, et le moment où on dit :
Bien, vous êtes une seule société. À l'époque, on avait prévu un délai d'à
peu près un mois environ, là.
Gautrin : M. le
Président. Sur l'amendement, M. le Président.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
M. le député de Verdun.
Gautrin :
Simplement, la date d'entrée en vigueur de l'article va être fixée par règlement,
c'est ça?
Bédard : On le fait
par décret.
Gautrin : Par
décret, c'est ça?
Gautrin : Par décret. O.K. Ça n'a pas besoin d'être marqué «par décret», ça peut être
implicite dans la rédaction.
Bédard : On
ferait : Dans le premier alinéa… le projet de loi… remplace… C'est ça.
Gautrin : Parce
que, si j'ai compris ce que vous me
dites, vous allez avoir un dernier article, l'article
175, qui va dire : Le projet de loi rentre en vigueur au moment de sa
signature par le lieutenant-gouverneur. Et puis… les articles 21 qui seront
fixés par décret du gouvernement.
Bédard : C'est ce que
j'ai proposé pour éviter qu'on amende si c'était plus long.
Gautrin : Vous amenderez. Donc, vous amenderez. Non, non,
c'est correct. Mais vous allez amender donc le dernier
article en disant
que vous allez…
Bédard : Exactement.
C'est ce que je suis allé voir d'ailleurs.
Gautrin : …vous
allez faire un décret pour répondre à ça.
Bédard : Exactement.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
D'autres commentaires?
Bédard : O.K. pour l'amendement.
C'est beau? Puis, l'autre, c'est… Excusez… Oui?
Président (M. Pelletier, Rimouski) : Oui, bien, l'article… l'amendement à l'article 21, est-ce qu'il est
adopté?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Adopté.
Bédard : Et l'autre,
c'est un truc de traduction encore, donc : À l'article 25 du projet de
loi, le texte anglais est modifié :
1° par le remplacement, dans le paragraphe 1°, de «project management expertise» par «expert
project management»; et
2° par le remplacement, dans le paragraphe 5°,
de «closing» par «close-out phase».
Alors, après
des recherches plus poussées, le Service de traduction de l'Assemblée nationale considère que ces modifications conviennent davantage
à la portée des dispositions. Par exemple, l'expression «close-out phase» exprime
mieux la notion de clôture des projets et ne risque pas de donner l'impression qu'il
s'agit uniquement de l'aspect comptable des projets. Je n'ai pas d'opinion.
Président (M. Pelletier, Rimouski) : Des commentaires? Est-ce
que l'amendement à l'article
25 est adopté?
Gautrin :
C'est parce que j'aurai utilisé le «closing», moi aussi.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Adopté.
Bédard : Adopté.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Et l'article 21, 26, vous avez la parole, Mme la députée de Laporte.
Mme Ménard : Merci, merci, merci. Alors, en fait, la première
question que j'aurais pour M. le
ministre, c'est : Comment vous voyez le fonctionnement de cette
nouvelle superstructure afin qu'on s'assure qu'en fait tous les gens,
les experts, par exemple, en location ou en gestion immobilière et les experts
en projets soient bien utilisés, bon, etc.? Comment vous vous voyez cette
superstructure?
Bédard :
Au départ, ce qu'il faut dire, c'est que la SIQ avait déjà des mandats en
matière de grands projets, donc il y
a une
section grands projets comme il y a une direction au niveau de la
location. Donc, ce mandat-là existait. Ce qui est arrivé à côté, c'est plutôt l'Agence des PPP, à l'époque, qui
avait été créée et qui a muté, au fur et à mesure des années, en lui
donnant des mandats particuliers, et c'est devenu, donc... l'Agence des PPP est
devenue Infrastructure Québec, tout simplement,
parce qu'on a élargi les mandats qu'on donnait. Ce n'était pas strictement
maintenant en matière de gestion des
grands projets... des partenariats public-privé, mais, plus largement, il y
avait des mandats qui se donnaient... sans dire à gauche et à droite,
mais il y en avait beaucoup.
Donc, il y a une expertise qui s'est développée
à l'intérieur de cette société, qui a aussi évolué. Alors donc, l'objectif, c'est de regrouper en diminuant... en
faisant un effort au niveau de s'assurer d'une bonne gestion de l'ensemble
des deux missions, de faire en sorte que...
de ne pas multiplier les directions, mais plutôt de les fusionner ensemble
puis de faire travailler des gens qui avaient des mêmes mandats, mêmes
mandats... parfois un peu différents, mais, souvent, qui se ressemblaient, ensemble, dans les équipes, donc, de projets. Mais
tout le volet location, lui, est préservé. Ça va être une des grandes
directions, d'ailleurs, de la SIQ parce que ça reste encore un mandat qui est
fondamental.
Mme Ménard : ...avec l'expérience
que j'ai dans le privé, quand on fait des fusions, des grandes fusions comme ça, très souvent, il va se créer une
division, hein? Vous, vous faites ça; nous, on fait ça. Nous, c'est comme
ça, nous, c'est... Alors, comment vous pensez faire en sorte que ces gens-là
travaillent avec harmonie?
Bédard : Bien, et
sans rien à enlever à nos amis d'Infrastructure Québec, il reste qu'il y a une
grosse organisation, c'est la SIQ.
L'organisation la plus imposante, c'est la SIQ. Alors, ce qui fait, c'est qu'on
a demandé aux deux organisations,
effectivement, de travailler en collaboration sur la
partie relative aux grands
projets en particulier. Donc, ça va s'intégrer très bien.
Qu'est-ce
qu'on a fait depuis pour s'assurer d'une bonne coordination, c'est qu'on a
nommé un seul président de conseil d'administration jusqu'à maintenant
pour les deux organisations et un seul P.D.G. À l'heure où on se parle, il y a un seul P.D.G., donc, pour les deux sociétés.
Et, à moins que quelqu'un me dise le contraire, mais... Tout va bien.
Donc, on a assuré une bonne intégration déjà
dans la... je vous dirais, en termes de gestion. Donc, ce qu'on s'assure, c'est
que l'atterrissage de cette société se fasse correctement et que ça n'entraîne
pas une désorganisation de l'une ou l'autre des
organisations, là. Ça se dit plutôt mal, là. Mais... ou qu'une
partie se sente
à l'écart. Donc, ça s'est fait très, très bien. D'ailleurs, c'est M.
Turenne qui est le grand président, qui est un fonctionnaire de carrière, qui
est peut-être... qui est quelqu'un de
totalement apolitique, qui a... un grand mandarin de l'État, là, qui a cette
responsabilité au niveau du conseil d'administration,
et M. Meunier, qui a joué comme P.D.G., qui a joué des rôles dans... peu importent
les gouvernements qui ont été au Québec.
Mme Ménard : Concernant la
SIQ.
Mme Ménard : Je sais que la
SIQ a un mandat, par exemple, la responsabilité de s'occuper du centre des congrès de Gatineau. Qu'est-ce qui arrive, là,
avec ça? Qui va s'occuper, maintenant, de ce centre de congrès? Je n'ai
jamais compris pourquoi c'était comme ça, là, mais il reste que... comment...
Qui va s'occuper de ça, maintenant, la gestion du centre des congrès de
Gatineau?
Bédard :
Pour le centre des congrès de Gatineau, je vous avouerais humblement que je ne
pourrais pas vous dire qui. Mais, à
ma connaissance, ça ne changera pas grand-chose pour le centre des congrès.
Autrement dit, ce volet-là appartenait à une direction que je ne
pourrais pas vous dire... Qui était quelle direction?
Mme Ménard : Est-ce qu'il y a
quelqu'un de la SIQ qui peut en parler ou... M. le ministre?
Bédard : Oui, oui, oui, moi, je n'ai pas de problème. Oh
oui! Avec plaisir, même!
Mme Ménard :
J'aimerais ça entendre qu'est-ce qu'il a à dire là-dessus.
M. Bergeron (Deny) :
Bonjour, Deny Bergeron, je suis le directeur des affaires juridiques à la SIQ.
Donc, la SIQ a fait un appel d'offres pour la gestion du centre des congrès de
Gatineau. Donc, c'est un gestionnaire qui gère l'ensemble du centre des congrès
à Gatineau.
Mme Ménard :
C'est l'ensemble?
M. Bergeron (Deny) :
Oui. La SIQ, elle est propriétaire, et on a un mandat de gestion donné à un
tiers qui...
Bédard :
Depuis combien de temps?
M. Bergeron (Deny) :
Je vous dirais que ça a été fait après la rénovation du centre des congrès. Ça
doit faire trois, quatre ans certain, là, de mémoire.
Mme Ménard :
Oui, puis c'est pour une vingtaine...
Bergeron (Deny) : C'est une longue... je pense, c'est pour 10
ans avec des options de renouvellement, de mémoire.
Mme Ménard :
Oui, O.K. Alors, ça va continuer comme c'était, il n'y a pas...
Bergeron (Deny) : Ça va continuer, ça va être blanc bonnet,
bonnet blanc, là, il n'y aura pas de changement à ce niveau.
Bédard : Donc, la nouvelle société continue... est au droit
des anciennes. Donc, il n'y a pas de différence, même en termes
contractuels, il n'y a pas d'ajustement à faire.
Mme Ménard :
O.K., merci. Combien...
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) : J'imagine qu'il y avait le consentement pour
entendre M. Bergeron.
Bédard :
On l'a pris pour acquis.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Merci.
Gautrin :
Je réfléchis, M. le Président, je réfléchis.
Mme Ménard :
Qui ne dit mot consent, alors.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Mme la députée Laporte.
Mme Ménard :
Oui. Cette fusion des deux groupes, sociétés, va vous amener à éliminer des
postes. Et de combien de postes parlez-vous?
Bédard : Ce qu'on
a déjà annoncé lors des discussions préliminaires, on avait… on s'était
engagés à diminuer le nombre de vice-présidences.
Bédard :
Oui. Ah! Voilà, exactement. Donc, avant les… Il y avait, pour les deux organisations,
il y avait neuf postes de vice-présidents, 16 directions immobilières puis 67 postes d'encadrement. Notre objectif, après la création de la société, c'est d'arriver avec six postes de vice-présidence, donc trois de moins, 12
directions immobilières, donc quatre de moins, et 54 postes d'encadrement,
donc 13 de moins.
Ménard : 13 de moins. Et ces 13 postes d'encadrement, ce sont
les experts en gestion immobilière, en… Qui sont-ils, ces gens-là?
Bédard : Là, qui,
je vous avouerais que je vais faire attention.
Ménard : …postes? Pas les gens, là.
Bédard :
Ce que j'ai demandé, sur les directions, ceux qui… Parce qu'évidemment il y
avait des mandats qui se ressemblaient de
part et d'autre dans les organisations. Ça fait que, là, je ne peux pas aller
dans le détail au niveau des
directions, j'essaie de faire en sorte qu'on ne crée pas deux postes qui ont à
peu près la même réalité, là. Donc, ce qui fait que seulement par effet
d'attrition, en mettant deux organismes qui ont la même vocation dans certains
postes, bien, tout de suite, là, on est capables d'avoir des gains comme ça.
Mais là je ne pourrais pas vous détailler exactement. Je pourrais peut-être, d'ici la fin de la commission,
demander à M. Meunier où est-ce qu'il en est au niveau de la création de
ces postes-là, puis je vous reviendrai plus spécifiquement.
Mme Ménard :
J'aimerais ça. Merci.
Bédard :
Parfait.
Mme Ménard :
Parce que la raison pour laquelle je vous pose cette question-là, c'est que c'est
deux sociétés différentes, très
distinctes : une qui s'occupe de la gestion immobilière, de la location,
etc., et, l'autre, on parle de gros projets,
de projets majeurs. Alors, c'est vraiment des expertises complètement
différentes. Et c'est là mon questionnement, c'est : Si ce sont des
postes qui touchent ces fonctions, est-ce qu'on s'affaiblit?
Bédard :
Allez-y, allez-y.
Mme Ménard :
Est-ce qu'on s'affaiblit? Non, j'avais fini.
Bédard :
Ah! Non, non, pas du tout. Pas du tout, parce qu'encore là je vous rappelle que
la SIQ avait des mandats sur des grands projets aussi. C'était une expertise qu'elle
avait. Et il faut bien comprendre qu'Infrastructure Québec a développé son
expertise suite à sa mutation dans le courant des années. D'ailleurs, en quelle
année ça avait été créé, l'Agence des PPP?
Bédard :
2005. Et, lorsque le gouvernement a fait moins de PPP, bien là, à ce moment-là,
c'était une organisation qui avait montré sûrement de la compétence en gestion
de grands projets, voilà, et à qui on a donné des mandats; eux parfois pouvaient aller à l'externe aussi. Donc là, on est
sûrs qu'on regroupe cette même expertise-là dans une même organisation.
Ménard : Du fait, bon, d'une fusion, donc ça apporte beaucoup
de changements, est-ce que vous avez un plan de formation pour les gens, qui devront devenir probablement
versatiles, hein? Parce qu'une grande organisation, bien, on va
travailler tous ensemble et puis on devra connaître à peu près tous les
dossiers. Alors, est-ce qu'il y a, dans votre plan, de la formation?
Bédard :
Le mandat qu'on a donné à M. Meunier puis au président du conseil d'administration,
c'est que la fusion se fasse de façon
harmonieuse. Et, comme nous avons aussi nommé l'ancien P.D.G. d'Infrastructure
Québec au poste de P.D.G. des deux agences,
on a aussi communiqué à la SIQ nos intentions à l'effet que ce n'était pas, là,
une prise de contrôle, là, mais c'était bien une volonté réelle, là, de
prendre les meilleures personnes et de les mettre aux bonnes places. Donc, à
l'interne actuellement… Encore là, je vous rappelle que c'est, en termes
d'employés, la SIQ, c'est… Combien de
centaines? C'est 800. Infrastructure Québec, c'est? 60. Ça vous donne un peu un
horizon, donc. Bon. Ce qui est important
aussi, c'est qu'en termes salariaux on n'arrive pas à «upgrader», en mauvais
français, là, les conditions salariales vers le haut, donc de s'assurer comme ça d'un tout cohérent à partir
d'un historique qui est principalement celui de la SIQ.
Mme Ménard :
O.K. Donc, il n'y aura pas de progression au niveau salarial pour…
Bédard :
Ce n'est pas l'objectif.
Mme Ménard :
Ce n'est pas l'objectif. O.K. O.K.
Bédard :
On me dit…
Bédard :
Pour compléter avec… M. Parenteau me faisait signe à l'effet qu'il y a eu
trois comités qui ont été formés justement
pour s'assurer de cette fusion harmonieuse, donc : sur la gouvernance,
ressources humaines, et les domaines d'affaires. Donc, pour s'assurer
que tout le monde participe à la nouvelle vision de la société.
Mme Ménard : O.K. Parfait. On
parle aussi, dans le 23, sur l'article 23, que la société va être établie sur
le territoire de la ville de Québec.
Mme Ménard :
Est-ce que je comprends qu'actuellement il n'y a pas d'endroit pour eux?
Bédard :
Non, non.
Mme Ménard :
Parce qu'ils existent déjà…
Bédard : Je pense qu'ils avaient peur que je mette
Chicoutimi. Donc, ils se sont assurés que ça reste à Québec.
Gautrin :
Mais on peut s'entendre pour Roberval.
Bédard :
Écoutez, on peut le faire là, hein? Moi, j'ai… On est législateurs, hein?
Mme Ménard :
Non, mais c'est juste question de conserver ça?
Bédard : Non. Bien, auparavant, j'imagine qu'Infrastructure
Québec avait aussi l'obligation de maintenir son siège social à Québec.
Même chose pour la SIQ.
Mme Ménard :
À Québec. O.K.
Bédard : Et là on prévoit la même chose. Puis on assure
comme ça de la transparence si un gouvernement décidait de changer. On retrouve ça généralement. Donc, s'ils décident
de changer le siège social, bien, ça doit se faire par le biais d'un
avis publié dans la Gazette officielle . Donc, on ne peut pas le faire en
catimini.
Mme Ménard :
O.K. Avec les échanges que nous avons, est-ce que je comprends que c'est déjà
commencé sans qu'on ait adopté?
Bédard : Bien, ce qu'on note, c'est qu'on a un seul P.D.G.
Donc, il y a deux organisations distinctes, mais qui fonctionnent avec un même P.D.G. Et là, évidemment, on s'assure à ce
moment-là… Moi, ce que je voulais éviter, c'est, par exemple, de donner l'indication qu'il peut arriver que des gens
arrivent à terme dans leur contrat, ou il peut y avoir une planification
des mises à la retraite dans le sens que des gens qui s'en vont à la retraite,
de ne pas nécessairement combler des postes
à court terme quand on sait qu'il y aura une fusion. Alors, c'est dans ce
sens-là, voilà, tout simplement, donc
pour ne pas payer pour rien ou de faire des bouleversements à terme alors qu'on
sait très bien qu'on s'enlignait… Si j'avais une indication de la
commission à l'effet qu'on était contre, bien, on dirigerait autrement, c'est
évident.
Mme Ménard :
Je vais laisser, M. le Président, mon collègue…
Gautrin :
Ah, mon collègue…
Des voix :
Ha, ha, ha!
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) : M. le député de Chutes-de-la-Chaudière a demandé
la parole. Je peux vous laisser digérer ça avant de…
Gautrin :
Non, non, mais…
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : M. le député de Verdun.
Gautrin :
Bien, je suis…
Bédard :
Mais je n'étais pas enregistré, hein? Ça fait que vous êtes correct.
Gautrin :
Non, non, mais je ne suis pas sûr, là. Vous ne me trouvez pas bon?
Gautrin : Bon. Alors, on a discuté. À l'heure actuelle, là,
on a… Pour l'instant, les conseils d'administration sont séparés. Ils
vont être intégrés, si j'ai bien compris.
Bédard :
Il va y avoir un seul conseil d'administration.
Gautrin : Un seul
conseil.
Bédard :
On va le voir plus loin, oui.
Gautrin :
Bon. Et, c'est ça, les postes éliminés, vous avez répondu à ma collègue. À ce
moment-là, il y a à peu près une économie potentielle de combien?
Bédard :
En termes d'économie, là, je n'ai pas le montant. Je vous ai donné un peu le
nombre. Ça, je pourrais peut-être détailler au fur et à mesure, mais je
n'ai pas le montant.
Gautrin :
…M. le Président, sans vouloir gêner mon collègue le député de Chicoutimi, il
pourrait, quand il aura l'information, nous la transmettre à la
commission.
Bédard : On parle d'à
peu près 20 postes de gestion.
Gautrin : O.K. Ça
va. Oui.
Bédard : C'est
quand même assez important, là.
Gautrin : Mais le
concept des PPP va-t-il disparaître ou pas complètement? On aura… Je sais qu'il
y a…
Bédard : Là, c'est
la gouverne de la société, là. On n'est pas dans les…
Gautrin :
Non, non, je sais, ça va revenir plus… Non, non, mais je l'ai mis là dans mes
petites questions. Mais je sais que j'ai un
article qui va en reparler,
ne vous inquiétez pas. Alors, M. le Président, moi, c'est terminé, mes
informations sur l'article 21. Est-ce qu'on prend 21, 22, 23, 24…
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Oui, ensemble.
Gautrin :
Article
22, la ville de Québec aussi. Bon.
Bédard : Puis les autres, vous
voyez, là, ils reprennent… pas sensiblement, textuellement ce qui existait
avant, là.
Gautrin :
…essentiellement… On était sur des éléments techniques, hein? Une fois qu'on a
attaqué le problème… C'est pour ça qu'on avait suggéré qu'une fois qu'on avait
passé l'article 21, puis automatiquement les articles 21 à 26 découlaient…
Bédard : …copier-coller
presque.
Gautrin :
Bien, c'est copier-coller, c'était… Bien, vous savez, on peut… Ne nous poussez
pas. On pourrait être en mesure de trouver des…
Bédard : Oui, oui.
Non, non. Des petites différences, là. Mais je regarde 26, c'est principalement
la même chose.
Gautrin : Non, non.
Alors, moi, M. le Président, personnellement, je serais prêt à adopter 21 à 26.
Une voix : Mais j'aurais d'autres
questions, là.
Gautrin : Alors,
allez-y, chère amie.
Une voix : Est-ce que le
collègue…
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
M. le député de Chutes-de-la-Chaudière.
M. Picard : Bien, je vais
faire un peu de pouce sur qu'est-ce que la députée de Laporte disait tout à l'heure
concernant l'article 23. La ville de Québec, il me semble que maintenant on a
une nouvelle réalité territoriale, là. On aurait
peut-être pu indiquer la Communauté métropolitaine de Québec,
ce qui permet d'agrandir le territoire sans déplacer personne, là. Mais un jour, peut-être,
là... Je ne sais pas si… Ou c'est par habitude qu'on a dit que… la ville de
Québec, pour s'assurer que…
Bédard : C'est le
copier-coller de ce qui existait pour les deux autres auparavant pour la…
Gautrin : Ça
pourrait inclure…
Bédard : …et Infrastructure
Québec.
M. Picard : O.K. Donc…
Bédard :
Je n'ose pas entrer dans ce débat-là.
Bédard :
Là, tout le monde connaît mes intentions ici. Donc, on est peut-être mieux de
ne pas l'ouvrir, l'article, finalement.
M. Picard : O.K. C'est beau. Non, non, c'est correct. Non, non, mais c'est parce qu'un
jour… C'est parce qu'on a créé
un territoire, la CMQ. Il va falloir le regarder. Je ne dis pas que c'est le
moment, là.
Bédard :
Oui. Mais de toute façon, actuellement, c'est le cas.
M. Picard :
Ils sont à Québec.
Bédard : Alors,
bien, voilà. Ils sont sur le territoire, donc c'est comme… Disons que, si un
gouvernement décidait de changer d'endroit, il pourrait le faire, mais par voie
de législation, tout simplement.
M. Picard :
Comme, si on amendait la loi, le projet de loi, qu'on indiquait la Communauté
métropolitaine de Québec, ça ne changerait rien du jour au lendemain parce que
l'endroit où ils sont situés actuellement, c'est sur le territoire de la CMQ.
Bédard :
Aussi, effectivement.
M. Picard :
O.K. C'est beau. Merci pour la…
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Mme la députée de Laporte.
Ménard : Oui. Une
dernière question pour M.
le ministre. Mais peut-être
que, s'il ne peut pas répondre, je comprends ça, là, ça pourrait être quelqu'un
d'autre. Je veux prendre un exemple avec cette nouvelle structure, le
pont Champlain, par exemple. Alors, comment va…
Gautrin :
…fédéral.
Ménard : Quel sera le
rôle de cette nouvelle société dans ce grand projet? Parce qu'on
parle d'un grand projet, là, et là on a une grosse société.
Bédard :
…dans un Québec indépendant ou dans un Québec actuel?
Gautrin :
C'est exactement ce que je dis.
Mme Ménard :
Dans un Québec dans un Canada.
Bédard : Dans un Québec
actuel. O.K. Bien, dans le Québec actuel, le pont Champlain,
j'imagine que le projet en tant que
tel relève du gouvernement fédéral. On le voit bien d'ailleurs. Peut-être donc… Et actuellement le ministère des Transports du Québec a
fait des représentations par rapport à la fonctionnalité du projet, et ça
relève vraiment du ministère des Transports. Et il doit sûrement travailler en collaboration avec les gens d'Infrastructure
Québec, j'en suis convaincu,
et de la SIQ, peut-être, sûrement aussi, donc. Mais, à ce moment-là, la gestion
du projet en tant que tel, comme c'est un investissement fédéral, eh bien la
gestion relève à ce moment-là du gouvernement fédéral. Ça va être — en tout cas, à ma connaissance — des
budgets qui vont relever du gouvernement
fédéral. Donc, nous, on le
suit à partir du ministère des Transports,
qui a… mon collègue, Sylvain Gaudreault, là — le député de Jonquière, pardon — a le
mandat de s'assurer que ce qui se construit où les projets du fédéral sont
liés… bien, un peu comme le fait d'ailleurs l'ancien ministre des Transports,
le leader actuel de l'opposition… donc de s'assurer que Québec soit bien
entendu par rapport à ce qu'il souhaite sur
cette infrastructure. Mais donc, sans vouloir me répéter, ça relève vraiment du
ministère des Transports quant aux représentations.
Ménard : Et la communication qui va se faire avec le fédéral
sur ce grand projet là, est-ce que ça passe par le bureau du ministre?
Qui va avoir…
Mme Ménard :
C'est le ministre des Transports qui va avoir…
Bédard : Qui est l'interlocuteur
du gouvernement là-dessus.
Mme Ménard :
Qui va le… O.K. Parfait. Bien…
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Ça va?
Mme Ménard : Ça me va.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
S'il n'y a pas d'autre commentaire, est-ce que les articles 21 à 26 inclusivement
sont adoptés?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Adopté.
L'article 27, M. le ministre.
Bédard : «À l'égard
des intervenants du secteur de la santé et services sociaux, la société a pour
objet :
«1° de
posséder, outre les immeubles, des biens meubles utilisés ou qui doivent être
utilisés par ces intervenants;
«2° d'apporter un soutien financier pour la réalisation
de projets, d'activités ou d'opérations particulières s'inscrivant dans le
cadre de leur mission;
«3° de
procéder, sur demande du ministre de
la Santé et des Services sociaux, au
transfert de propriété de tout immeuble
vacant ou de tout autre actif non utilisé qu'elle possède pour ces intervenants
en application du paragraphe
1°, aux conditions convenues entre ce ministre et la société;
«4° d'exécuter tout mandat que le ministre de la
Santé et des Services sociaux lui confie.
«À ces fins, la société peut notamment exercer
les pouvoirs prévus aux paragraphes 1° à 3°
de l'article 26, à l'exception de l'entretien de tout immeuble occupé par un
établissement public ou privé conventionné au sens de la
Loi sur les
services de santé et les services sociaux ou de la
Loi sur les services de
santé et les services sociaux pour les autochtones cris.
«Les dispositions de l'article 260, du
paragraphe 3° de l'article 263, de l'article
263.1 et de l'article 264 de la
Loi sur les services de santé et les services
sociaux s'appliquent, compte tenu des adaptations nécessaires, aux
opérations immobilières que la société réalise en vertu du présent article.
«Pour l'application de la présente loi, est un
intervenant du secteur de la santé et des services sociaux, un établissement public de santé et de services
sociaux, une agence ou un conseil régional visé par la
Loi sur les
services de santé et les services sociaux ou
par la
Loi sur les services de santé et les services sociaux pour les
autochtones cris ainsi que toute autre personne ou entité visée aux
paragraphes 2° et 3° du deuxième alinéa de l'article 3.»
Donc, l'article
27 du projet de loi reprend pour l'essentiel les dispositions de l'article 20.1 de la
Loi sur la SIQ, inséré dans cette loi lors de la fusion en 2011
avec la CHQ, la Corporation d'hébergement du Québec. Ces dispositions
permettront à la nouvelle SQI de posséder et d'offrir aux organismes du réseau
de la santé et des services sociaux, que
l'on désigne ici en tant qu'intervenants du secteur de la santé et des services
sociaux, l'expertise requise dans le cadre des diverses étapes de réalisation des projets d'infrastructure publique
touchant ces organismes.
La définition proposée de l'expression «intervenant du secteur de la santé
et des services sociaux» est différente dans son libellé que celle actuellement
prévue à 20.1 de la SIQ, mais elle couvre l'ensemble des personnes et
organismes actuellement visés. Voilà.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Mme la députée de Laporte.
Mme Ménard : Merci,
M. le Président. M. le ministre, quand on regarde la
Loi sur la Société immobilière du Québec, là, 20.1, vous avez éliminé le
point 1° et le point 4°, hein?
Mme Ménard : Et, quand je regarde le point 1°, ça concerne finalement
la dimension conseil. C'est ça, hein?
Mme Ménard : Oui. Alors, vous
enlevez cette partie-là? Je ne comprends pas.
Bédard : Bien, ce
qu'on nous dit, c'est que ça se retrouve dans d'autres dispositions ailleurs,
pas dans la loi, mais dans d'autres
dispositions applicables à l'ensemble des organismes publics. Ça fait que
j'imagine qu'ils ont...
Bédard : Dans notre
loi actuelle? À quel article?
Bédard : 1°,
c'est : «offrir[, et ce, même au ministre de la Santé,] l'expertise
technique, contractuelle et financière relative à la gestion [et] à la...»
Donc, référons-nous à l'article 25.
Ménard : 25 de la loi de la société?
Bédard :
Bien, de la loi actuelle, là.
Mme Ménard :
De la loi actuelle, O.K.
Bédard : Paragraphe
2° : «Fournir des conseils [de]
services de nature stratégique, financière, contractuelle ou autre.»
Donc, l'aspect conseil s'y retrouve. C'est ça?
Gautrin :
Non, mais attendez un peu.
Mme Ménard :
Et ça, c'était sur... Ça, ça fait
partie de... C'était la
Loi sur les
infrastructures?
Mme Ménard :
Et là on parle de...
Bédard :
...ça concerne spécifiquement le domaine de la santé et des services sociaux,
donc la règle générale s'applique pour eux,
c'est ce que je comprends, tout
simplement. On n'a pas à le prévoir
spécifiquement pour eux. Donc, la règle générale, elle est incluse à 25.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : M. le député de Verdun.
Gautrin :
Vous permettez que j'intervienne?
Une voix :
Oui, oui, oui.
Gautrin :
Attention, M. le ministre, il y a une raison à cet
article tel qu'il est rédigé
ici, et je ne suis pas sûr que l'article
général a la même portée. Vous savez qu'il
y a eu une première fusion, qui a été
la Corporation d'hébergement du Québec, qui a été intégrée avec le Services
Québec. Au moment de cet article, donc, c'était réellement à pourvoir à une... qui a été très spécifique à la
Corporation d'hébergement du Québec de donner, disons, les conseils au
ministre. La différence, ici, c'est réellement un lien entre le ministre de la
Santé et des Services sociaux et la nouvelle structure qu'on est en train de mettre sur pied.
L'article 25 dont vous faites
référence, si je ne m'abuse, c'est un
article général de conseils que la
structure peut donner au gouvernement. Là, on a, en ce qui touche...
Bédard :
Les organismes publics.
Gautrin :
Les organismes publics. Attendez, c'est...
Bédard :
C'est : soutien. 25, c'est : soutien aux organismes publics.
Gautrin : Oui, oui. Mais
là attendez. À ce moment-là, on se comprend bien, tandis qu'ici c'est le…
«offrir […] de même qu'au ministre»,
il y a… volontairement, on précise… on intègre le ministre de la Santé et des Services sociaux.
Autrement dit, il faut être conscient que — et ne nous cachons pas — il existe le parc immobilier dans
lequel tous vos ministères, le Conseil du trésor, vous avez quelques bureaux à
droite et à gauche, etc. Mais, quand même, le parc immobilier important, qui est tout le parc immobilier des hôpitaux, des
CHSLD, des… c'est un truc absolument à part, sur lequel moi, je
souhaiterais que cette fonction de conseil au ministre de la Santé et des
Services sociaux puisse être maintenue.
C'est un peu différent, voyez-vous, entre le gouvernement et le ministre de la
Santé et des Services sociaux, que vous laissez tomber ici.
Et, si vous me
permettez, M. le ministre, à l'heure actuelle, ceci était un élément que vous
retrouviez avant dans la
Loi sur la Corporation d'hébergement du Québec et que
vous avez vu transférer ici. Je me permets de vous le suggérer. On ne remet pas en question l'économie de la loi, mais c'est
quelque chose que je trouve qu'on aurait avantage à maintenir, compte
tenu de l'importance du parc immobilier, qui est le parc immobilier de… Et,
vous comprenez, c'est une situation bien
différente entre gérer les hôpitaux, gérer des chambres de CHSLD ou gérer des
espaces de bureaux pour le ministère des Transports ou le ministère de…
C'est ça.
Bédard :
C'est pour ça qu'on a intégré la CHQ, j'imagine…
Gautrin :
Je sais. Non, non, je sais, mais je ne pouvais pas perdre cette notion de
conseil…
Bédard : On ne la
perd pas.
Gautrin :
Non, non, mais il faudrait l'écrire quelque…
Bédard :
Et le ministre de la Santé s'en déclare satisfait «d'exécuter tout mandat que
le ministre de la Santé et des Services sociaux lui confie».
Gautrin :
Mais non, mais… Enfin, moi, j'aimerais bien, si vous me permettez, sans vouloir
alourdir la loi, que cette fonction
de conseil, qui était présente dans la corporation, on puisse ne pas la voir
tomber et disparaître complètement. Je me permets de vous le suggérer,
ce n'est pas beaucoup de difficultés de…
Bédard :
Moi, j'aurais tendance, je vous dirais… Bien, je peux écouter Me Hudon
là-dessus, quelles ont été les représentations qui ont été faites, mais…
Gautrin : Mais vous
comprenez d'où ça vient. On le comprend tous les deux.
Bédard : Oui, oui.
Non, non, puis ce qu'on a préservé, ce que j'ai compris aussi, c'est, lors de
cette fusion-là, de préserver certaines
responsabilités directes avec le domaine de la santé, mais tout en assurant une
cohérence, mais… Allez-y, Me Hudon.
M. Hudon
(Alain) : Oui. Alors,
merci, M. le ministre. Quand on lit le paragraphe 1° de 20.1, on voit
qu'il est limité, comme vous l'avez
mentionné, à l'égard des intervenants de la santé et en matière d'équipements, d'infrastructures
sociosanitaires. Donc, c'est déjà un mandat qu'on retrouve à 25, mais qui s'applique,
cette fois-ci, à l'ensemble des organismes publics assujettis, dont le ministère
de la Santé. Donc, l'expertise technique, financière, contractuelle que détiennent actuellement la SIQ et IQ, au lieu de la limiter aux organismes de la
santé, on l'étend à tout le monde à 25. Et le lien direct qui est prévu au ministre
de la Santé ici n'empêche pas moins que le ministère de la Santé est un
organisme public au sens de l'article 3, qui est directement visé par l'ensemble
des dispositions de la loi et en aucun moment ça va empêcher la future société
de continuer à délivrer ses services au ministère de la Santé.
Gautrin : M. le
Président…
M. Hudon (Alain) : C'est la
même chose pour l'article 4, le…
Gautrin :
…je comprends ce que vous me dites, mais vous ne répondez pas à ma question. Le
ministre de la Santé n'est pas un
organisme public. Le ministère l'est, le ministre de la Santé ne l'est pas.
Alors, spécifiquement, le 20.1, premièrement, faisait un lien direct
avec le ministre de la Santé et non pas avec le ministère…
Bédard : Oui, mais
ça, c'était l'ancien vocable à l'époque qui a été intégré suite à la fusion de
la CHQ.
Gautrin : …on est d'accord.
Ça, on ne le conteste pas.
Bédard : Donc, un
tout cohérent, c'est ça, là.
Gautrin :
Bien, moi… Bien, je m'excuse, il y a des liens particuliers, enfin, je pense,
avec le ministre que là vous avez
avec le ministère. Je ne veux pas rentrer sur la gestion entre ministère et
ministre. Je pourrais vous raconter plein d'histoires…
Bédard : Moi aussi,
oui.
Gautrin : Et vous
aussi, j'en suis sûr.
Bédard : Pas en
Santé, mais ailleurs, oui. Ce qu'on a montré là, évidemment, ça a fait l'objet
d'une vaste consultation par les ministres
et les ministères puis tout le monde s'en est déclaré satisfait. Puis ça a
simplifié beaucoup plutôt que de passer par mandat direct.
Gautrin : Mais ça
ne simplifie pas…
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Mme la députée de Laporte.
Mme Ménard : Juste pour
continuer, là. Qui est imputable, à ce moment-là, des grands projets?
Bédard : Peut-être
que Me Hudon a un élément particulier à ajouter.
Bédard : Peut-être
pour… ça va… pas réconforter, mais rassurer mon collègue de Verdun.
Gautrin :
Récompenser?
Bédard : Pas récompenser.
M. Hudon (Alain) : Puis l'objectif
ici n'était vraiment pas d'enlever un lien privilégié que le ministre de la Santé
avait à l'égard de la SIQ actuellement. On maintient encore aujourd'hui dans le projet de loi, à l'article 36, l'entente de gestion
qui devra intervenir entre le ministre de la Santé et la future société. Donc,
à l'égard de l'intervenant de la Santé, il va quand même encore demeurer…
Gautrin : Attendez
un instant. 36, je n'ai pas… Laissez-moi aller plonger dans 36, là. 36, moi, j'ai…
36. C'est loin, ça, 36, vous savez.
Bédard : Dans cette
loi-là, oui. Non, non.
Bédard : Donc, il y
a une entente globale, c'est ce que je comprends, entre le ministre de la Santé
et la nouvelle SQI.
Gautrin : Bon, écoutez,
si vous me…
M. Hudon (Alain) : Si je peux
ajouter quelque chose.
Gautrin : Allez-y,
monsieur, bien sûr.
M. Hudon
(Alain) : Il faut également
voir l'article qui suit, après 36, l'article 37, qui prévoit également
que la future société, donc la SQI devra agir non seulement conformément
à l'entente de gestion qui est prévue à 36, mais également conformément aux
orientations que le ministre de la
Santé détermine en vertu de l'article 431
de la
Loi sur les services de santé et les services sociaux. Donc, les
liens privilégiés que la SIQ entretient actuellement à l'égard des intervenants
du secteur de la santé et, dans une certaine mesure, à l'égard du ministre de
la Santé sont quand même maintenus.
Gautrin : En
partie. Mais vous me permettez, M. le Président… Déjà, dans 36 tel qu'il était
avant, parce que vous reprenez un
article qui existait, on faisait
référence à 20.1. Donc, implicitement, en faisant référence à 20.1, on
faisait référence au premier élément, c'est-à-dire au pouvoir général de
recommandation.
Je ne
voudrais pas… On fait de la loi, de la législation, moi, je préférerais l'avoir
inclus là-dedans. Je n'irai pas m'amuser à faire un amendement parce
que… D'ailleurs, j'attends vos
amendements sur ce qu'on a… l'article suspendu. Mais, je vous dirais
honnêtement, j'aurais préféré le voir conservé dans ce pouvoir qu'avait la SIQ.
Et je ne sais pas qui est le monsieur qui
est président de la SIQ… avait un pouvoir général de recommandation non
seulement au ministre de la Santé, mais faisait pouvoir de
recommandation à son ministre de tutelle à l'époque.
Bédard : Mais c'est
justement… Où je tiens à rassurer mon collègue, c'est que tout le monde s'en
est déclaré satisfait, incluant le ministre de la Santé.
Gautrin : Bien, si c'est ça, si c'est ça, on peut toujours
rechanger une loi si jamais ça ne marche pas, hein?
Bédard : Exactement. Non, non, s'il y avait des
problématiques, mais je ne pense pas, dans le contexte actuel.
Gautrin : Mais moi,
personnellement, je… Alors, écoutez, M. le Président…
Bédard : Nous, on a
consulté la Santé.
Gautrin : Bien, j'imagine,
hein, parce que…
Bédard : Non, non…
Évidemment.
Gautrin : J'imagine
que c'est passé par un comité ministériel, hein? Et est-ce que je peux poser
une autre question, monsieur… à moins que ma collègue ait…
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
M. le député de Verdun.
Mme Ménard :
Bien, continue, puis je reviendrai.
Gautrin : Alors là, initialement, on avait «et moyennant
considération». Je me suis gratté la tête pour dire qu'est-ce que ça
voulait dire dans la loi actuelle.
Gautrin : Alors, je fais référence… Regardez, M. le Président, on est en train de voir… Dans l'article 27 que nous
débattons, nous sommes en train de réintégrer des éléments qui étaient prévus
dans l'article 20.1 de la
Loi sur la Société
immobilière. Dans l'article 20.1 de la
Loi sur la Société immobilière, le
premier élément dit : «La société a pour objets, à l'égard des
[interventions] du secteur de la santé et les services sociaux», la même chose,
et on avait rajouté «et moyennant
considération». Ces deux mots sont tombés. Je me permettrai de vous dire que je
n'ai pas compris, dans la loi
actuelle, c'était quoi, «moyennant considération». C'étaient peut-être
des enveloppes brunes qui étaient en train de circuler au ministère de
la Santé, entre le Trésor et la… Mais j'imagine que ce n'est pas ça. Mais ça
voulait dire quoi? Est-ce que monsieur…
Bédard : La commission
enquête justement là-dessus.
Gautrin : L'UPAC au
Trésor pour savoir…
Bédard : «Moyennant
considération». J'imagine que…
Gautrin : Je ne
sais pas ce que ça voulait dire. Je n'ai pas compris…
Bédard : …c'était moyennant être payé, moyennant
rémunération. «Considération», effectivement, c'est un drôle de vocabulaire. Parce qu'avoir de la considération, ça ne veut pas
dire que tu paies, là. Je considère beaucoup mes collègues, mais je n'ai
pas le goût de les payer, honnêtement. Donc, j'imagine, le but, c'était un but
mercantile, c'est de dire que…
Gautrin : Autrement
dit, tu as considéré qu'on n'était…
Bédard : …dans le
cadre de ses mandats, la société pouvait facturer.
Gautrin : Est-ce
que ça veut dire que vous avez considéré qu'on n'était pas achetables?
Bédard : Comment?
Gautrin : Vous avez
considéré qu'on n'était pas achetables?
Bédard : Oui… Non.
Je n'irai pas jusque-là, là.
Bédard : Mais vous
dire que…
Gautrin : Il faut
bien qu'on s'amuse un peu.
Bédard : À l'époque
c'était effectivement, j'imagine… Dans son devoir de conseil, elle pouvait
facturer.
Bédard : Voilà.
Elle a le pouvoir général de…
Gautrin : Le devoir
de conseil est tombé, mais, maintenant, et vous l'avez repris dans…
Bédard : Non, mais
il y a des ententes. Il y a une entente.
Gautrin :
Non, non, non, vous l'avez repris
dans 25.1°, d'une manière générale, et après vous l'aurez là-dedans,
et les ententes pourront, quand vous
arriverez à 36, tout à l'heure, les ententes pourront prévoir ça. C'est ce que je comprends?
M. Hudon (Alain) : Exact.
Puis, dans le projet de loi, à l'article 84, il y a justement une disposition
sur la détermination du tarif.
Gautrin : C'est
dans très loin, hein?
M. Hudon (Alain) :
Une tarification, là, de frais honoraires que la société va pouvoir charger
pour la rémunération de ses services et l'utilisation des biens dont elle
dispose.
Gautrin : Alors,
ça, c'est des considérations.
M. Hudon
(Alain) : Voilà.
Donc, «moyennant considération» a été supprimé, puis on l'a remplacé par un
tarif à 84.
Gautrin : Parfait.
Ça marche. Alors, Mme ma collègue. Ma collègue.
Mme Ménard : Oui, oui.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Mme la députée de Laporte.
Mme Ménard :
Merci, M. le Président. Tantôt, j'ai posé une question au ministre, mais je
pense qu'il n'a pas entendu la
question. Je demandais : Qui sera imputable pour les grands projets? On en
a parlé tantôt, on voulait voir le ministre, le nom... En fait, on
voulait voir apparaître, là, «le ministre de la Santé», bon.
Alors, ma
question, pendant qu'on discutait ça, je vous ai posé : Qui sera imputable
de la gestion des grands projets? Et, naturellement, là, vous étiez à
répondre...
Bédard : Bien,
chacun des ministères a la responsabilité de gérer ses projets, effectivement.
Mme Ménard : Donc, le
ministre de la Santé sera...
Bédard :
Exact. Et, si tu as un grand projet immobilier, bien, si ça relève de toi, si
ça relève du ministre, du ministère, bien, c'est eux qui ont la gestion.
Nous,
évidemment, il peut arriver qu'on demande des comptes dans les mandats que
reçoit la SIQ, mais il reste que c'est chacun des ministres responsables
qui a cette responsabilité-là.
Mme Ménard : Et je reviens...
Bédard : Parce que
c'est lui qui a la responsabilité de prioriser aussi.
Mme Ménard : O.K. Donc, je
reviens sur le point de mon...
Bédard : N'est-ce
pas, M. Ouellet?
M. Ouellet (Yves) : Tout à
fait.
Bédard : Vous ne
souhaitez pas avoir la responsabilité de tout ça?
M. Ouellet (Yves) : Non.
Mme Ménard :
Je reviens sur le point de mon collègue : Est-ce qu'à ce moment-là
d'ajouter «le ministre», ça ne serait pas important?
Mme Ménard :
Sur le point de mon collègue tantôt, qui disait qu'il aimerait voir «le
ministre de la Santé et des Services sociaux». Est-ce que ça ne serait
pas important de le voir écrit dans cet article?
Bédard : Bien, ce
qui est important, dans cet article, c'est que les mêmes pouvoirs de conseil
demeurent. Mais, dans le cadre de la gestion
des grands projets, peu importe qui a le mandat de la réaliser, c'est le
ministre titulaire qui a la responsabilité, puis ça, on n'a pas besoin
de l'ajouter. Ça, c'est clair.
Mme Ménard : Donc, vous
maintenez...
Mme Ménard : Dans l'article
27 toujours, le point 2°...
Mme Ménard :
Le point 2° de l'article 27. Vous reprenez, dans le fond, le point 3°, qui est
d'apporter un soutien financier, et je me posais la question :
Pourquoi l'avoir écrit différemment?
Bédard :
On va le lire ensemble. C'est peut-être le plus simple.
Mme Ménard : Est-ce que vous
vouliez dire la même chose ou... Si c'est le cas, pourquoi qu'on l'a écrit
différemment?
Bédard : «D'apporter
un soutien financier à ces intervenants», bon, déjà, il y a déjà une... il y a
moins de lourdeur, là.
Mme Ménard : «...[dans] la
réalisation de projets...»
Bédard :
«...pour la réalisation de projets, d'activités ou d'opérations particulières
s'inscrivant dans le cadre de leur mission.»
Alors :
«À l'égard des intervenants du secteur de la santé et des services sociaux, la
Société a pour objet : […] d'apporter un soutien financier pour la
réalisation de projets, d'activités ou d'opérations s'inscrivant dans le cadre
de leur mission.» C'est général. Puis avant
on disait : «…d'apporter un soutien financier […] dans le cadre de la
réalisation de projets…»; «pour la réalisation de projets», déjà, c'est plus
simple, mais on dit la même affaire. «Ou d'opérations particulières s'inscrivant dans le cadre de leur mission…» Écoutez, tout
ce que je vois de différent, c'est le «wording». Je ne pense pas que ça
ait beaucoup de conséquences légales, par contre, là. Me Hudon, notre
rédacteur, pourquoi avoir changé la formulation? Pourquoi vous vous êtes
compliqué la vie?
M. Hudon (Alain) : ...
Bédard :
Entre le paragraphe 2° et le
paragraphe 3° de l'ancienne version. Il y a seulement le mot... les
mots...
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Me Hudon.
M. Hudon
(Alain) : Oui. Alors, M. le Président, au paragraphe 2°, on ne réfère pas dans le paragraphe à l'égard
des intervenants pour la simple et bonne
raison que le paragraphe 27, le paragraphe introductif, réfère aux
intervenants.
Mme Ménard : O.K. Alors, c'est
juste...
M. Hudon
(Alain) : Donc, à l'égard des intervenants, «[apporte son]
soutien financier», donc c'est sûr que c'est à l'égard des intervenants
qu'elle apporte son soutien financier. Donc, on n'a pas besoin de le répéter
puis d'en...
M. Hudon (Alain) : Oui. Moi,
mon point de vue, à 3°, on aurait dû l'enlever...
Bédard :
Bien, ce qu'il nous dit, c'est que ce n'était pas lui, le rédacteur, puis, s'il
l'avait écrit à l'époque, il ne l'aurait pas écrit comme ça. Donc, il l'a
écrit comme ça.
M. Hudon (Alain) : Dans le
cadre de… pour la réalisation, juridiquement parlant, à mon avis, il n'y a
aucun impact, c'est le même champ d'application.
Mme Ménard : O.K. Est-ce que
tu veux aller…
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
M. le député de Verdun.
Gautrin : Oui. Moi, j'ai une question, M. le Président, sur l'article 27. Quand je
compare l'article 20.1 avec 27 actuellement, particulièrement sur le
quatrième… le point 4° de l'article 20.1…
Bédard : Quatrième
paragraphe.
Gautrin : Quatrième
paragraphe, merci. On parle de «valoriser l'expertise immobilière — il n'y
a pas de problème — du secteur sociosanitaire dans un cadre de
partenariat avec le secteur privé». Alors, vous le savez, à l'heure actuelle, que la fusion que l'on fait avec
Infrastructure Québec, c'était initialement notre organisme qui était
responsable des partenariats de ce qu'on a
appelé des PPP. Alors, moi, voyant disparaître ce quatrième élément, qui était,
disons, celui qui voulait valoriser les PPP, je me suis dit :
Est-ce qu'il y a un changement? Est-ce que vous êtes en train de nous dire que,
parce qu'il y aura fusion, il y aura disparition des PPP, tout en étant… Nous
comprenons qu'il peut y avoir des éléments
discutables, mais il y a quand même des beaux succès dans les éléments… bon. Et
j'ai dit qu'il y a des éléments discutables. M. le Président, je ne suis pas ici
pour faire un débat sur les PPP, on pourra le faire dans un autre lieu, on
l'a fait dans d'autres lieux déjà. Mais
est-ce que ça veut dire, de la… Ce que je veux comprendre : La disparition
du quatrième alinéa, est-ce que ça fait disparaître la fonction PPP qu'on
avait avant dans la SIQ et qui devrait normalement être renforcée puisqu'Infrastructure
était issu des PPP?
Bédard : Alors, ce
que je répondrais à mon collègue, et sans émettre d'avis sur la formule pour
laquelle, effectivement, il y a eu sûrement
de bonnes et de très mauvaises choses… J'en ai un en tête, je vous dirais,
particulièrement, là, qui est d'ailleurs… qui
fait l'objet de vérifications. Mais ce que je vous dirais, c'est que, s'il va à
l'article 28, paragraphe 4°, il y
retrouvera une
partie de sa réponse. Donc, il y a actuellement des projets qui
sont en partenariat. Donc, il verra au paragraphe 4° sa réponse.
Gautrin : Attendez,
M. le Président.
Bédard : À l'article
Gautrin : Vous
dites à 28?
Bédard : Tournez la
page.
Gautrin : À 28.4°.
C'est un fait que vous avez raison, mais alors…
Bédard : Je n'ai
pas de mérite, honnêtement.
Gautrin :
Alors, j'interviendrai dans 28.4°. Je comprends que le président du Conseil du
trésor a été convaincu de l'importance des PPP. J'ai terminé.
Bédard : Il l'a
encore dit sans émettre d'opinion sur la qualité, là, de ce type d'approche.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
D'autres commentaires? Mme la députée de Laporte.
Gautrin : Je ne
suis pas sûr que nous ne réussirions pas à tomber d'accord. Hein?
Bédard : Voilà. J'en
suis même convaincu.
Mme Ménard : J'aimerais savoir, au niveau fonctionnel, comment
va se faire le lien avec le CHUM, par
exemple?
Bédard : Dans quel
sens?
Mme Ménard : Mais dans le sens, en fait, des n° 1°,
2°, 3°, 4°, là, le… en fait, d'apporter un soutien financier, de
procéder…
Bédard : …est un
projet en cours, évidemment, comme le CUSM.
Mme Ménard : Oui, oui. Alors,
comment se fait le lien ou se fera le lien avec le…
Bédard : Mais là
vous parlez dans le cadre des travaux ou de la gestion à terme?
Mme Ménard : Des travaux et
de la gestion aussi, là.
Bédard : Bien, voilà, déjà, les contrats ont été
donnés, pas les… donc qui sont en mode réalisation, effectivement, alors ça ne change rien. Évidemment, on est en mode suivi des budgets qui ont été… pas des budgets, mais
des ententes et des contrats qui ont été signés.
Mme Ménard :
Alors, quelle serait la différence avec aujourd'hui puis avec maintenant, cette
nouvelle structure-là?
Bédard :
Elle conserve le même mandat, donc, de s'assurer que tout ça se déroule dans ce
qui était prévu. Donc, ça ne change rien.
Ménard : Mais ça ne change rien, c'est ça, alors…
Bédard :
Non, parce que le contrat est signé, on ne peut pas changer le contrat, là. Tu
sais, un PPP, par définition, c'est une
entente avec quelqu'un d'autre. Donc, il y a un contrat, et là, à partir de ce
moment-là, il n'y a pas de…
Ménard : O.K.
Mais, s'il y avait un nouveau contrat, est-ce que ça… Vous dites : Ça ne change rien dans la façon
de procéder. Si c'était un nouveau projet, est-ce que ça changerait?
Bédard : …qu'on le
prendrait, de qu'est-ce qui se fait dans le contrat, qu'est-ce qui aurait été
dans le… Tu sais, là, on est vraiment
dans l'hypothétique. C'est pour ça
que là je ne m'engagerai pas dans cette voie-là. Mais, dans le contexte
actuel, la construction… ces grands projets là font l'objet déjà de documents
contractuels très élaborés, là, qu'on n'a pas changés et qu'on ne peut pas
changer sans l'accord des parties.
Ménard : Alors, on me
souffle à l'oreille, et c'est un bon point : Avec un l'hôpital de Québec, l'Hôtel-Dieu de
Québec, par exemple, quelle serait la différence, quel serait le
fonctionnement? Là on parle du CHUM, qui est commencé, et tout ça.
Bédard :
Oui, mais, l'approche au niveau de… Vous parlez de l'Hôtel-Dieu?
Mme Ménard :
C'est l'hôpital…
Mme Ménard :
L'hôpital de Québec, en tout cas, je ne sais pas lequel. Me semble, je pensais…
Bédard :
Bien, il y a plusieurs, c'est pour ça, à Québec…
Mme Ménard :
Non, mais je pensais, l'Hôtel-Dieu, parce qu'on a parlé beaucoup de l'Hôtel-Dieu,
mais…
Bédard : O.K.
Mais, de toute façon, on n'est pas là, à l'Hôtel-Dieu, on est plutôt
dans la définition d'un projet, là.
On n'est pas à l'époque de : on lance les appels d'offres, qui va le
faire?, là, on n'est pas là, là. Donc, on verra à ce moment-là parce qu'il y a différents modes de réalisation
des projets.
Mme Ménard :
Alors, en fait, on ne peut pas connaître la différence, là. On ne sait pas…
Bédard :
Bien, pour l'instant, non, bien, là, comme vous voyez, c'est le ministre de la
Santé qui a la responsabilité, pas moi, de voir les tenants et aboutissants de
cet important dossier pour la région de Québec,
pour tout le Québec d'ailleurs, là, mais… Vous en parlez, je risquerais
de me mettre le pied dans la bouche, là, ce que j'essaie de ne pas faire.
Mme Ménard :
D'accord. Est-ce qu'il y a d'autres questions? Oui.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : M. le député de Côte-du-Sud.
Morin : Oui. C'est
bien, M. le Président. Merci. Est-ce
qu'au troisième paragraphe de l'article 27, là, ça va être plus
facilitant, je pense, au transfert de propriété, tout l'immeuble vacant, ou c'est
la même approche? Est-ce que c'est plus
facilitant avec la nouvelle société ou c'est la même chose, là, ça ne change
rien dans le transfert? Est-ce que c'est les mêmes balises, c'est les
mêmes…
Bédard :
Mais il conserve effectivement les mêmes responsabilités dans le domaine de la
santé, donc, parce qu'il faut savoir que, déjà, il y a une fusion… C'est en
quelle année, la SHQ?
Bédard : 2011, donc déjà il y a eu… c'est tout frais, là. Et
il y avait des attentes du domaine de la santé, donc ça a été intégré effectivement, ce qui fait qu'on est
à peu près dans… Ça, c'est dans le cadre des immeubles, la disposition d'actif,
c'est ça?
M. Morin :
Oui, c'est ça.
Bédard :
C'est les immeubles, donc c'est ce qu'on retrouvait auparavant principalement.
M. Morin : Ça va. Donc, c'est
ni moins, ni plus facilitant, c'est la même chose.
Bédard : Ni moins, ni plus. C'est ça.
M. Morin :
O.K. Merci.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Mme la députée de Laporte.
Mme Ménard :
Ça va, M. le Président.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Ça va?
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Est-ce que l'article 27 est adopté?
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Adopté.
Article 28, M. le ministre.
Bédard :
«Sous-section 3. Autres activités.»
Article 28. «Dans le
cadre de sa mission, la société est également appelée à :
«1° conseiller le
gouvernement sur toute question relative aux projets d'infrastructure publique;
réaliser, sur la base d'une entente conclue avec un organisme public, des
travaux de maintien d'actifs consistant à assurer la sécurité des
personnes et des biens, à contrer la vétusté d'un immeuble et à assurer sa
conservation;
dispenser les services requis pour permettre aux organismes publics d'acquérir
ou de disposer d'un immeuble visé à l'article 40;
«4° valoriser l'expertise
immobilière dans un cadre de partenariats avec le secteur privé;
«5° mettre à la
disposition des personnes intéressées un centre de documentation portant sur
toute question afférente à la gestion d'un
projet d'infrastructure publique; à cette fin, la société recueille et analyse
des informations sur les expériences similaires conduites au Canada et à
l'étranger — je
pense qu'on va dans le détail à 5°, hein?;
«6° exercer toute
autre fonction que lui confie le gouvernement.
«Une
entente prévue au paragraphe 2° doit être autorisée par le ministre responsable
de l'organisme si elle vise la réalisation de l'ensemble ou de la majeure
partie des travaux de maintien d'actifs d'un immeuble.» Voilà.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Mme la députée…
Bédard :
C'est assez précis, j'imagine qu'il y a beaucoup de problèmes pour arriver à
des textes aussi lourds, là, mais…
Bédard :
Oui. Oui. Il me semble que, moi, j'aurais résumé ça, là, mais…
Mme Ménard :
On a de la difficulté des fois.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Mme la députée de Laporte.
Ménard : Dans… à l'article… le paragraphe 5°, là, le numéro 5°,
dans un objectif de transparence, quels sont les documents qui pourraient être disponibles? Quand on parle de
documentation, quelles seraient les
documentations qui pourraient être disponibles?
Bédard : «5° Mettre à la disposition des personnes
intéressées un centre de documentation portant sur toute question
afférente à la gestion d'un projet d'infrastructure publique; à cette fin, la
société recueille et analyse des informations...»
«Mettre à la disposition des personnes intéressées», mais l'important,
j'imagine, c'est de développer une expertise et de la mettre à la
disposition, sûrement, des différents organismes publics, agences
gouvernementales…
Bédard : Qu'on puisse documenter les expériences vécues dans
les villes, dans les projets immobiliers. Voilà.
Bédard : Voilà, c'est un regroupement des informations, de
la documentation qui concerne ces projets-là. Des guides, et qui sont à
la disposition des gestionnaires… Les gestionnaires…
Bédard : On ne pourrait pas se promener là demain matin puis
aller fouiller ça?
Bédard :
Ah! C'est qu'on me dit, que, même en données sur le site du ministère, on en a
beaucoup d'accessibles, mais là, d'en faire
un centre finalement d'expertise et de documentation, là, pour… de référence,
plutôt, pas d'expertise, mais de référence pour ceux et celles qui s'intéressent,
parce que c'est pertinent… Tant que ça ne coûte pas cher, là.
Bédard :
Tu as dit : Informations. Des guides…
Mme Ménard :
On pourrait-u faire le faire parler?
Bédard :
Oui. Me Parenteau. Et le même prix en plus.
Mme Ménard :
Parce qu'il vous répète, là, puis je…
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : J'imagine qu'il y a consentement pour entendre M. Parenteau.
Mme Ménard :
C'est parce que j'essaie de vous entendre puis j'écoute le ministre aussi.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Après vous être identifié, M. Parenteau,
vous avez la parole.
M. Parenteau (Alain) : O.K. Alain Parenteau, je suis vice-président aux
Affaires juridiques et corporatives pour Infrastructure Québec.
Écoutez,
depuis 2005, que ce soit au niveau des PPP, que ce soient les modes clés en
main, qui sont des modes qui ne sont pas tout à fait de même nature qu'un
PPP… Mais, même les modes traditionnels, à chaque fois qu'un projet est fait, il y a comme des leçons apprises,
et, à chaque fois, on regarde comment on peut améliorer ce qu'on fait. Alors,
on a établi des guides d'analyse financière, des guides d'analyse de risque. On
a bâti les… Même les ententes, certains aspects des ententes sont développés.
Au niveau des mécanismes de communication, on établit également un référentiel
avec d'autres provinces, avec d'autres pays qui sont dans des créneaux semblables
Ici, au Québec, on
fait beaucoup de contrats en mode traditionnel, mais, dans les autres
provinces, le «bill finance», le «design
bill», des modes comme ceux-là, qui sont un peu différents de ce qu'on connaît,
sont très, très, très utilisés ailleurs dans les autres provinces.
Alors, on fait même
des hyperliens dans ce centre de documentation pour être capables d'aller
chercher une expertise, développer des
connaissances, et ça, c'est accessible à la population. Et, bien souvent, il y
a des journalistes qui nous appellent, puis on les réfère au site, en
disant : Vous voulez comprendre, vous voulez voir, allez sur le site, vous
allez avoir l'information que vous voulez.
Mme Ménard :
M. le Président, j'ai une question pour monsieur. À ce moment-là, on n'aurait
plus besoin d'avoir recours à la loi d'accès, là, la loi d'accès?
M. Parenteau
(Alain) : Bien, je vous dirais que c'est un peu comme dans le cas du
système électronique d'appel d'offres, il y
a plein d'informations qui sont sur le site, mais les gens n'y vont pas. Alors,
je veux dire, c'est comme ça. Alors, nous, ce qu'on dit, c'est que,
sachez que, dans le domaine de la gestion de projets, on a développé, dans ce créneau-là, des pistes de référence suffisantes
pour permettre aux gens de mieux comprendre, que ce soit la
politique-cadre, que ce soit la
réglementation, que ce soit au niveau des accords, de la manière dont c'est
fait, comment que les guides sont montés.
Il y a des présentations PowerPoint. Il y a de tout là-dedans, là. Il y a
vraiment, là… Pour chacun des projets qu'on a réalisés, vous avez une référence sur ce qui a été fait, les ententes
sont là. Il y a plein d'informations que les gens ignorent, mais elles
sont sur le site.
Mme Ménard :
Donc, tout est disponible sur le site.
M. Parenteau
(Alain) : Tout, non, parce qu'il faut voir un peu que, dans un
contexte de… Particulièrement, par exemple, une entente PPP, dans un contexte d'un projet
qui est en cours, il y a des informations qu'une entreprise
privée dispose et qui lui sont propres, sont
les renseignements financiers très, très, très… Il n'y a
pas une entreprise qui a le goût d'étaler tous ses états
financiers ou le détail, le «fine tuning», de son état financier sur la place
publique. Il y a des éléments qui, en vertu de la loi d'accès, sont protégés de
toute façon. Et, dans ce sens-là, ce qui n'est pas, autrement dit, restreint
par le biais de la
Loi sur l'accès est accessible.
Mme Ménard :
Et les projets, par exemple, qui sont coupés, en infrastructures, qu'on ne sait
pas lesquels, est-ce que, sur le site, on peut les retrouver, ceux-là?
M. Parenteau (Alain) : Moi, je vous
parle de ce qu'on a vécu, des choses… Quand je parle d'un centre de documentation, c'est surtout en lien avec ce qu'on a fait comme travail dans le
projet. Alors, moi, je vous parle de ça…
Mme Ménard : D'accord, bien,
je poserai les questions au ministre.
M. Parenteau (Alain) : …mais je ne
parlerai pas des orientations politiques, là.
Bédard : Vous êtes
mieux de me poser la question à moi.
Mme Ménard : Je vais poser la
question au ministre.
M. Parenteau (Alain) : Oui, rendus
là, ça relève de la prérogative de mon président, là.
Mme Ménard : Alors, M. le ministre,
les projets qui sont coupés, est-ce qu'on peut les retrouver sur le site?
Bédard : Il n'y en
a aucun. On l'a dit.
Mme Ménard : Aucun projet n'a
été coupé?
Bédard : Tout ce qu'on a fait, c'est qu'on s'est assurés
de mieux provisionner, de mieux évaluer les projets... l'ensemble des
projets. Écoutez, si j'avais arrêté une construction à quelque part, quelqu'un
le saurait, là. Ce n'est pas que je n'ai pas essayé, là.
Mme Ménard : Dans le numéro
4° : «Valoriser l'expertise immobilière dans un cadre de partenariats avec
le secteur privé.» Quels sont les budgets?
Quels sont les budgets prévus pour cette mission-là? C'est une nouvelle
façon de faire du marketing ou de la promotion?
Bédard : «Valoriser
l'expertise immobilière dans le cadre [d'un partenaire] avec le secteur privé.»
Non, c'est : «Valoriser l'expertise
immobilière...» Je pense que l'article parle par lui-même. C'est qu'ils ont la possibilité de le faire. Donc, la société est également appelée. Les ressources qu'elle y consacre,
là, on est dans la microgestion. Je vous avouerais que... Je vais poser la question à M. Meunier et je
vais un jour vous donner la réponse. Mais là je ne pourrais pas vous le
dire.
Mme Ménard : Est-ce qu'il y a
des budgets?
Bédard :
On l'a indiqué, et ça reprend ce qui existait, j'imagine. Il y avait quelque
chose qui devait ressembler à ça, j'imagine, auparavant. M. Parenteau?
M. Parenteau (Alain) : ...
Bédard :
Ce qu'on me dit, principalement, c'est l'acquisition, voilà, de bonnes
pratiques. Et, entre guillemets, ça
va de soi. Donc, autrement dit, on doit aller... il y a beaucoup de... il y a
des organismes, pas seulement des organismes publics, des entreprises qui ont à avoir les mêmes missions et qui ont
sûrement développé, dans le secteur immobilier, des bonnes pratiques,
donc il faut les connaître. Et je pense que c'est sain de le savoir.
Mme Ménard : François, tu...
Henri-François...
Gautrin : Oui, moi,
j'ai une question, M. le Président.
Bédard :
Parce que, que ce soit public ou privé, il y a beaucoup de choses qui se
ressemblent à certains niveaux.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Ça va?
Gautrin : Je peux
poser une question?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
M. le député de Verdun.
Gautrin :
Ah! Je vous remercie, M. le Président. Je vais revenir, moi aussi, sur le 4°.
Et vous soulevez une distinction, malgré tout, qu'il y avait entre l'article 28
et l'article 27 que nous avons étudié il y a un instant. Il faut être conscients que l'article 27 était issu,
évidemment, comme on l'a dit tout à l'heure, de la fusion qui avait eu
lieu avec la Corporation d'hébergement du
Québec avec la société portée plus spécifiquement auprès du ministère ou du
ministre de la Santé
et des Services sociaux, dans 27. Si vous vous rappelez, je me permettrais de
vous rappeler, dans 27, du secteur de la Santé et Services sociaux, ça
commençait à 27 : «À l'égard…».
Ici, on n'a plus
cette référence. Est-ce que ça veut dire, à l'heure actuelle, que cette
fonction de valorisation de l'expertise
immobilière, dans un cadre de partenariats avec le secteur privé, qui est
donc... on a été retirer de 27, mais, à 27, c'était limité au secteur de la santé, on se comprend bien… est
valable pour l'ensemble des fonctions gouvernementales, y compris celles
de la santé — je
comprends la remarque que vous avez faite tout à l'heure — mais
aussi d'autres secteurs? Est-ce qu'on se comprend bien, là, à l'heure actuelle?
Bédard :
C'est oui, la réponse. Effectivement, c'est large.
Gautrin :
La réponse, c'est oui. Donc, à l'heure actuelle, si je comprends bien, en
votant sur 28, puis j'aimerais... on élargit en quelque sorte cette fonction
de...
Bédard :
Bien, on ne l'élargit pas, on la maintient. On la conserve.
Gautrin : Non! Si vous me permettez. Je me permets, M. le
ministre, sans vouloir vous contredire, que 27 était limité. Je me permets de le regarder, ce qui était 27, qui
reprenait le texte de 20.1, 27 commence par : «À l'égard des…»
Bédard :
Oui, mais ça ne veut pas dire qu'il n'existait pas des dispositions semblables
pour autres projets ailleurs, là. Là, lui, il s'occupait à la santé, là, on l'a
ramené dans les dispositions générales, dans Autres activités.
Gautrin :
Oui, mais... Alors, je ne les avais pas vus...
Bédard :
Et je suis convaincu que ça existait ailleurs que dans le domaine de la santé.
Gautrin : Alors, je n'ai pas été... Est-ce que ça existait
dans l'article 5 de la
Loi sur Infrastructure Québec?
Bédard :
Bien, si vous regardez les autres dispositions...
Gautrin :
Parce que là, actuellement, on est... 28 est en train de reprendre les...
Bédard :
Regardez le paragraphe 5° : Met à la portée des intéressés...
documentation... exerce toute autre fonction... recueille des analyses...
structures...
Donc, on ne l'étend
pas, on la maintient, voilà. J'imagine que c'est ça, l'objectif.
M. Parenteau
(Alain) : On consacre…
Gautrin :
Bien, vous ne l'étendez pas, mais ça existait avant? Ça existait où?
Bédard :
Bien, ça existait sûrement ailleurs, parce qu'il y en a eu ailleurs.
M. Parenteau
(Alain) : Ça n'existait pas dans la loi, mais ça existait…
Gautrin :
Non, non, ça n'existait pas dans la loi…
Bédard :
Mais ça existait sûrement dans la loi d'Infrastructure Québec.
Gautrin :
Mais dans la loi…
M. Parenteau
(Alain) : Bien, de façon plus générale, là. La couverture était
beaucoup plus large.
Bédard : Voilà, la couverture était plus large. Voilà, tout
simplement. Donc, on ne l'ouvre pas, on la maintient dans l'état où elle
est actuellement.
Gautrin :
Bon, alors, moi, je trouve que vous l'ouvrez, mais enfin, c'est une manière de
lire la loi différemment. Mais c'est parce que…
Bédard :
Non parce qu'avant la Santé il était nommément spécifié au domaine… pas au
domaine, mais à l'article dont on fait mention. Mais, avant, Infrastructure
Québec…
Gautrin :
Avant, dans la Santé…
M. Parenteau (Alain) : …de la SIQ.
Bédard : Voilà, de la SIQ. Alors, Infrastructure Québec…
Gautrin :
Avant la Santé, ça venait… c'était un élément d'héritage.
Bédard :
Infrastructure Québec est l'ancienne agence des PPP. Vous comprenez que ce n'était
pas limité strictement à la Santé. Il y avait un mandat beaucoup plus large.
Gautrin :
Oui, oui, ça, je sais ça, je sais tout ça, là.
Bédard : Donc, tout ce qu'on fait, c'est qu'on consacre un
état de fait. Est-ce que nous, on va l'utiliser? Je pense que les
orientations sont assez connues, mais…
Gautrin : Ça, c'est un débat politique. Vous vous donnez des
instruments. Ce n'est pas parce qu'on a à la fois une scie et un marteau
qu'on est obligés de viser la scie et le marteau.
Bédard :
Bien dit.
M. Parenteau
(Alain) : Bien dit.
Gautrin :
Pardon? Qu'est-ce que vous dites? Je n'ai pas compris.
Bédard :
Non, c'est correct. Je pense que c'est bien dit, oui.
Gautrin :
Vous n'aimez pas mon exemple de la scie et du marteau?
Bédard :
Non, non, non, c'est correct. Mieux vaut ça que la faucille et l'enclume, oui.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : D'autres commentaires?
Gautrin :
Non, M. le Président, c'est… pour moi.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Ça va? Mme la députée de Laporte.
Mme Ménard :
Mais tantôt, M. le Président, quand j'ai demandé à M. le ministre si les
projets coupés apparaîtraient sur le site, c'est que j'avais un projet en tête
puis je ne voulais pas dire n'importe quoi. Alors, on est allés le chercher.
pense, M. le ministre, que vous devriez parler au PDG de l'AMT parce qu'ils ont
arrêté complètement le projet de la
gare de train à Mirabel. Et là-bas les gens sont tous en furie, là. Alors, je
pense que ce genre de projet, bien, on devrait retrouver ça sur le site,
comme quoi le projet n'existe plus.
Bédard : …auparavant… Et là je vais limiter mon commentaire
à ça pour ne pas briser l'ambiance. Mais il faut faire la différence entre un projet en cours de réalisation, et,
antérieurement, ce qui était une annonce. Si on faisait toutes les
annonces qui avaient été faites, c'est sûr que là on ne serait pas à la même
place. Et puis là, et là, encore là, je pense qu'il y avait même un consensus,
dans le sens qu'il y a eu beaucoup d'annonces qui ne se retrouvaient nulle
part.
Et là, quand on est
arrivés… Moi, je vois ce qui est en place, ce qui est réellement provisionné
puis ce qui est strictement l'objet d'un
communiqué où il n'y a aucune trace dans l'administration. Et ça, c'est bien
différent, là. Et j'ai donné
l'exemple. Il est réel, il est dans ma région. C'est celui où on a annoncé…
Annoncé. Pourtant, ma collègue, que j'apprécie
beaucoup, par ailleurs… Mais on a annoncé une urgence puis on avait provisionné
un stationnement. Donc, c'est deux
choses, on va en convenir, d'assez différentes, là. Alors, il y avait une façon
de procéder qui n'était pas conforme à une saine gestion, et c'est ce qu'a
noté le rapport KPMG.
Donc,
quand vous me dites : Est-ce que quelqu'un l'avait annoncé? On a annoncé
tout et son contraire. Alors, moi, je ne suis pas là pour gérer les
annonces. On est là pour gérer ce qui est à quelle étape et, vraiment, est-ce
que les sommes ont été provisionnées. Et à quelle étape, ça veut dire : en
étude, en planification ou en réalisation. C'est tout.
Mais
moi, j'ai pris des engagements aussi dans mon comté. Et ce n'est pas parce que
j'ai pris des engagements qu'ils se retrouvent automatiquement dans le
PQI. Alors, les gens, ils savent la différence.
Donc, on travaille à la réalisation d'un projet,
c'est différent de dire : Je l'annonce parce que je suis au
gouvernement, ce qui est deux choses différentes. Je pourrais, demain
matin, annoncer tout ce que j'ai promis dans mon comté en sachant qu'ils ne se
retrouvent pas dans le PQI. Ça, ça ne serait pas une bonne chose.
Mme Ménard :
Alors, moi, je vous dirai là-dessus que je n'ai jamais fait d'annonce si je
n'avais pas les moyens de le faire.
Alors, je trouve qu'un projet comme celui-là devrait apparaître à quelque
part
comme quoi qu'il n'existe plus.
Bédard :
Vous dire : Je ne fais pas les priorités, elles appartiennent aux
différents ministres et aux agences, qui nous disent… Et, après ça, il y
a des choix qui sont faits. Et là ici mon but, moi, ce n'est pas de remplacer
mes différents collègues. Je ne suis pas un spécialiste en transport en commun,
puis je ne le deviendrai pas demain matin, et aujourd'hui non plus.
Mme Ménard :
Parfait. Merci, M. le Président. Est-ce que tu as autre chose?
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : M. le député de Côte-du-Sud.
M. Morin :
Oui, merci. Dans le projet, 28, on parle de «conseiller le gouvernement»,
«réaliser», «dispenser les services requis»,
«valoriser l'expertise immobilière», «mettre à la disposition des personnes
intéressées», et là, au 6°, on dit «exercer toute autre fonction». Un
exemple de «toute autre fonction», après toutes les énumérations que je vois
là, là.
Bédard : …avoir.
C'est pour s'assurer qu'on n'ait pas à ouvrir la loi. Bien, «toute autre
fonction que lui confie le gouvernement», ça peut être, je ne sais pas,
certaines dispositions d'actifs, ça peut être… Moi, c'est un exemple que j'ai en tête, là. De meubles excédentaires,
de… Puis là évidemment c'est ce qu'on retrouvait avant, c'est que des
fois on peut décider : Voici le mandat
que vous avez, et qu'on ne se fasse pas répondre : Bien là, ce n'est pas
dans notre loi, là.
Mais,
vous voyez, les techniques de rédaction
s'alourdissent, et c'est ce que je disais, là, puis ce n'est pas de leur
faute, c'est que souvent il a dû arriver
des… dans le passé, là, soit un directeur d'agence qui référait à sa loi au
lieu de référer au bon… tu sais… un peu trop rigoureux… rigoriste, je
dirais, dans sa lecture de la loi. J'ai même vu des gens se développer des ressources à l'interne pour
dire : Bien, ce n'est pas moi, là, tu sais, donc de se demander des
propres avis, là. Alors donc, c'est pour ça que là on se donne un pouvoir
général, qui est normal.
M. Morin :
Ça peut être : exercer le gros bon sens.
Bédard : Bien, c'est surtout de dire que le gouvernement
peut donner un mandat, puis il doit le prendre, puis le faire, puis ne pas dire : Ce n'est pas
dans mon mandat, tu sais. Ça vous semble évident, là, à moi aussi, mais ça a
bien l'air qu'il faut l'écrire dans la loi pour ne pas se faire dire non.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : D'autres commentaires? Est-ce que l'article 28
est adopté?
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Adopté.
Article 29, M. le ministre.
Bédard : «Responsabilités de la société.
«Sous-section
1. Responsabilités à l'égard de certains organismes publics.
«29.
Tout organisme public déterminé par le gouvernement doit faire affaire
exclusivement avec la société pour satisfaire ses besoins en espaces locatifs
ainsi qu'en matière de construction, d'entretien, d'exploitation et de gestion d'immeubles. Le gouvernement peut
toutefois, à l'égard d'un organisme ou de l'une de ses entités
administratives, exclure certaines activités immobilières et certains services
de cette obligation.»
section III du paragraphe… du
chapitre III, pardon, détermine les diverses responsabilités
qu'assumera la société. Ces responsabilités pourront différer selon que les organismes publics visés sont ou non des intervenants du secteur de la santé ou des
services sociaux. Pour ces derniers, les mesures particulières prévues lors de
la fusion de la CHQ avec la SIQ sont reconduites dans le cadre de la fusion de
cet organisme avec Infrastructure Québec.
Concernant l'article 29 du projet de loi, celui-ci reprend,
dans un libellé actualisé, l'article 19 de la SIQ. Ce sont donc les
organismes publics déterminés par le gouvernement qui auront l'obligation de
recourir aux services de la société pour
satisfaire leurs besoins en espaces locatifs, comme dit l'article, ainsi, de
même qu'en construction, entretien, exploitation et gestion d'immeubles.
Et cette disposition maintient également la possibilité pour le gouvernement d'exclure, pour des organismes publics ou pour des
unités administratives de ces organismes, certaines activités
immobilières de cette obligation.
comprends que ça reprend un peu ce qu'on retrouvait auparavant. Semblable?
Bédard : Mais semblable en termes de volonté. En termes d'intention,
pardon.
Président (M. Pelletier, Rimouski) : Mme la députée de Laporte.
Ménard : O.K. Alors, si je comprends bien, maintenant, c'est
que la SIQ va faire la gestion des infrastructures des CPE?
Bédard :
Non, bien là…
Bédard : Regardez, là, je ne
veux pas tomber dans le particulier. Ce que dit l'article, il reprend… Si je
reprends l'ancien
article 19, là :
«…tout ministère et tout organisme public qui apparaît [sur] la liste […] par
décret du gouvernement doit faire
affaire exclusivement [avec la SIQ,] avec la société aux fins […] prévus à l'article
18, sous réserve des activités immobilières
et des services exclus par ce décret, eu égard à…» machin, machin. Donc, tout
ce qu'on fait, c'est qu'on va prendre textuellement ce qu'il y a, et là,
en détail, on n'est sûrement pas propriétaires… J'imagine qu'il y a des cas de
figure, là, il n'y en a pas un seul, là.
Mme Ménard : Donc, si je reviens au
paragraphe, là, 29, l'article 29, le premier — en fait, il y en a un — on parle d'exclure certaines activités immobilières et certains services de cette
obligation. Alors, quelles seront les exclusions? Qu'est-ce qui pourrait
être exclut, quelles activités?
Bédard :
On me donne comme exemple ceux qui sont actuellement exclus, tu as les centres
de recherche, instituts et écoles à
agriculture, fermes expérimentales, parcs industriels de pêche relevant du
ministère de l'Agriculture, des Pêches et de l'Alimentation, Aquarium de
Québec…
Mme Ménard :
Est-ce qu'on a ça à quelque part, monsieur…
Bédard :
Non, non. Bien, moi, j'ai des exemples, là.
Mme Ménard :
Ah! O.K., O.K., O.K.
Bédard :
C'est une bonne question. Je vous donne les réponses très techniques.
Mme Ménard :
Alors, les CPE ne sont pas dedans?
Bédard : Écoutez,
je ne vois pas comment les CPE… c'est des conseils d'administration privés …
c'est public… qui sont visés. En organismes publics… Un centre de la petite
enfance n'est pas un organisme public, c'est privé; non subventionné, mais c'est
privé.
Mme Ménard : Mais un CPE…
Bédard : Pas non
subventionné, non… ce n'est pas à but lucratif, mais…
Bédard :
Ce n'est pas un organisme public au sens de la loi. Puis ils ont leur propre
charte, ils ont leur propre…
Mme Ménard :
O.K. Je veux juste comprendre, là. Le CPE, O.K., c'est parce que c'est un
particulier qui va bâtir et, après ça, va aller se chercher les places,
c'est pour ça que vous ne le considérez pas? Il est considéré privé à ce
moment-là?
Bédard :
Bien, un CPE est à part, effectivement. C'est une société privée, mais on fait
toujours la différence entre à but… Et ça, c'est… souvent, les gens
utilisent le mauvais, là, ils parlent de privé, alors que l'ensemble du réseau, c'est qu'il y en a à but lucratif et à but
non lucratif, ce qui est bien différent. Puis il y en a subventionnés et
non subventionnés. Donc, évidemment, dans
votre cas, vous me parlez des non subventionnés, et, dans les non
subventionnés, il y a des gens qui veulent avoir des profits, puis d'autres qui
disent qu'on est sans but lucratif. Voilà.
Mme Ménard : Donc, je veux
juste confirmer que j'ai bien compris…
Bédard : Donc, ce n'est
pas un organisme visé à… tout un organisme public, pardon, visé à l'article 29.
Mme Ménard : Donc, ce n'est
pas considéré public.
Mme Ménard :
O.K., parfait, c'est clair. Dans l'article 18 de la Société immobilière du
Québec, ils s'occupaient de l'ameublement des immeubles. Qu'arrive-t-il
maintenant? Parce qu'on n'en parle plus.
Bédard : Je l'ai vu passer, oui. La gestion…
Mme Ménard : Parce qu'on parlait… Si on va voir l'article 18 de la
loi, ça dit qu'ils s'occupaient de l'ameublement des immeubles. Alors, à
ce moment-là, est-ce qu'on est après dire que ce n'est plus le cas?
Bédard :
Mais ça, je l'ai vu, moi. 24… 26, 4°. Voilà. On l'a lu tantôt.
Mme Ménard :
On l'a lu tantôt?
Bédard :
«Pourvoir à l'aménagement et à l'ameublement des immeubles et, à cette fin, acquérir,
louer, entretenir et conserver tout bien meuble.»
Mme Ménard :
Vous avez raison. Merci. Je ne l'avais pas vu.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : D'autres commentaires? Oui, Mme la députée de
Laporte.
Ménard : Je veux revenir à la liste de tantôt. Les écoles
publiques sont donc incluses dans la liste que vous avez faite tantôt.
Quand on parlait… quand je vous ai posé la question sur les CPE, je ne vous ai
pas posé la question sur les écoles publiques.
Bédard :
Bien, c'est ça, c'est le ministre de l'Éducation qui est responsable.
Bédard :
Et ce qu'il met dans les écoles, évidemment, ça relève de sa responsabilité.
Mme Ménard :
Donc, il va faire affaire exclusivement avec la société.
Bédard : Est-ce qu'il doit faire affaire… Bien, à ce
moment-là, dans les écoles, c'est des commissions scolaires.
Bédard :
Oui, ça dépend. Ils ne le sont pas au moment où on se parle… Voilà.
Mme Ménard :
Henri-François?
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : M. le député de Verdun.
Gautrin : Je vous remercie, M. le Président. Si je comprends
bien l'article, par rapport à ce qui existe, donc à l'article 19, M. le ministre…
L'article 19 disait,
pour être visé… Je vais vous le lire : «À compter du 25 septembre
1984, tout ministère ou tout organisme public qui apparaît dans une liste
établie par décret […] doit faire [exclusivement] affaire avec la société aux fins des objets prévus à l'article 18...»
Donc, ce que disait l'article 19 : Pour être obligé de faire
affaire avec la société, l'obligation, il fallait être nommé dans le décret.
Est-ce que je comprends le nouvel
article actuellement,
l'article 29, il est tel que… c'est que tout le monde doit faire affaire avec
la SIQ à l'exception de ceux qui sont dans le décret, c'est-à-dire qu'il
y a un principe qui est le principe de base que tout le…
Bédard : …l'article, il dit : «…tout organisme public déterminé
par le gouvernement...» Donc, j'imagine qu'on le détermine à un moment
donné. Voilà. Et on peut prévoir en même temps que, dans certains cas,
certaines unités administratives ou entités sont exclues, même si l'organisme…
Gautrin :
Alors, là, écoutez un instant. Est-ce que vous me permettez de dire que je ne
comprends pas? Moi, j'avais compris : Tout organisme… pour déterminer par
le gouvernement se déterminait par règlement. Non? C'est quoi, alors?
Bédard : …«organisme public déterminé par le gouvernement»,
on le détermine par décret.
Gautrin : Par décret.
Bédard : Par décret. Donc, ça ne change rien, la situation
actuelle est maintenue?
Bédard :
Voilà. On maintient la situation actuelle.
Gautrin : Attendez un instant. Vous le déterminez par
décret. Alors, qu'est-ce que ça veut dire?
Bédard :
Bien, ça reprend…
Gautrin :
Attendez un instant, là.
Bédard :
… mais ça reprend sans faire référence à une date dans le temps, là.
Gautrin : Alors,
pour être dans l'obligation, il faut être inclus dans le décret. Est-ce qu'on
se comprend? Ça, c'est le premier…
Bédard : …service
public déterminé par le gouvernement.
Gautrin : Alors, ça
veut dire quoi, la deuxième partie? «Le gouvernement peut toutefois, à l'égard
d'un organisme ou de l'une de ses entités[…], exclure certaines activités…»
Bédard : Oui,
voilà. Il y a…
Gautrin : Alors, ça
veut dire quoi? Ça veut dire que vous pouvez être inclus dans le décret, mais, à
ce moment-là, il y a des activités de votre ministère qui pourraient être
exclues du décret. Pourriez-vous m'expliquer pourquoi vous écrivez ça comme ça plutôt…
Bédard :
L'article
parle par lui-même.
Gautrin : Non, non,
mais attendez un instant. Au lieu de dire que ça parle par lui-même, essayons
de le comprendre. Pourquoi vous êtes obligé d'écrire ces deux éléments-là alors
que, dans le décret que vous prendriez, vous pourriez dire…
Bédard : Parce
que c'est le cas actuellement et que, dans le cadre des exemples que je vous ai donnés tantôt,
c'est exactement les exemples où les organismes sont assujettis mais certaines
unités sont exclues.
Gautrin : …que j'ai
compris. Mais attendez un instant, là…
Bédard : Alors, l'École
d'agriculture, par exemple.
Gautrin : Mais non, est-ce que je peux revenir
sur… Je vais essayer de m'expliciter parce
que vous n'avez pas l'air d'avoir
compris ma position.
Bédard : Non, non, mais je vous donne la réponse, là. Parce que
là on a beau le décortiquer comme on veut, M. le député de Verdun…
Gautrin : Mais vous
ne donnez pas la réponse parce que vous n'avez pas écouté ma question.
Bédard : Bien, la question, je l'ai écoutée. Ce que je vous dis, c'est qu'on
consacre la situation telle qu'elle est actuellement.
Gautrin : Alors, je
me permets…
Bédard : Donc là,
vous voulez que je vous explique l'actuelle… Honnêtement, là…
Gautrin : Non, non.
Attendez un instant, là. Un instant, un instant, un instant.
Bédard : On n'est
pas là pour situer…
Gautrin : Non, non,
un instant, là. On va essayer de se comprendre, là.
Bédard : Oui, mais
c'est long.
Gautrin : Pourquoi vous ne pouvez pas, puisque… Pourquoi, actuellement, vous allez prendre deux décrets : un décret qui assure l'organisme
complètement puis un décret qui exclut une
partie des activités de l'organisme?
Pourquoi vous ne prenez pas qu'un seul décret dans la rédaction?
Bédard : Le député
doit le savoir : effectivement, c'est le même cas et c'est la situation
actuelle. Donc, c'est le même décret.
Gautrin : C'est le même décret?
Bédard :
Et on ne change rien à la situation actuelle.
Gautrin : Ce que vous me dites, c'est qu'on peut faire ça
par un même décret qui va assujettir et qui va en même temps exclure une
partie des activités.
Bédard :
C'est qu'on reprend exactement la même chose, là, c'est pour ça que… C'est la
formule qui existe actuellement, M. le
député de Verdun. Tu sais, si on veut la changer, on va se le dire, là, mais ce
n'est pas mon but à matin, là. Cet après-midi.
Gautrin : Alors, «à compter du 25 septembre[…], tout
ministère et tout organisme public qui apparaît [sur] une liste établie
par décret […] doit faire affaire exclusivement avec la société aux fins des
objets prévus[…], sous réserve des activités
immobilières et des [fins exclues] par ce décret». Alors là, il est clair, dans
ce qui a été rédigé, qu'il n'y avait
qu'un seul décret, tandis que là on pourrait penser qu'il pourrait y avoir deux
décrets. Parce que, si jamais… Vous voyez, à cause de ce décret…
Bédard :
Oui, c'est la même chose mais dite différemment.
Gautrin : Bien, ça veut dire que ce n'est pas tout à fait la
même chose, mais, clairement, il n'y avait qu'un seul décret. Là,
maintenant, il pourrait y en avoir deux. Bon. Bien, il pourrait y en avoir
deux.
Bédard :
Il pourrait y en avoir 10, mais il peut y en avoir un, c'est ça qui est
important.
Gautrin : Non, non, mais écoutez un instant. Dites-moi pas
qu'il ne pourrait pas y en avoir… Je pourrais dire : Il y en a 150.
Je comprends bien qu'il ne porte pas la… Mais bon.
Bédard :
Mais c'est ce qu'on dit. Et l'article permet qu'il y en ait un seul.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) : M. le député de… Ça va? Chutes-de-la-Chaudière,
c'est beau? Est-ce que… Oui, Mme la députée de Laporte?
Mme Ménard :
Non, je ne voulais pas intervenir. Vous alliez demander si c'était adopté, là?
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Oui, oui, oui. Est-ce que l'article 29 est
adopté?
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Adopté.
L'article?
Bédard :
L'article 30.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : 30?
Bédard :
«Un organisme public autre qu'un intervenant…»
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Excusez, monsieur. Mme la députée de Laporte.
Mme Ménard :
Est-ce qu'on pourrait prendre deux petites minutes?
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Sur consentement.
Bédard :
Bien, on vient de commencer, là.
Mme Ménard :
Non, je comprends. Mais est-ce qu'on peut prendre deux petites minutes? J'aurais
besoin de prendre deux petites minutes.
Bédard :
Écoutez, moi, je veux bien suspendre à des moments, mais ce que je vous dis, c'est
qu'il faut avancer puis il faut suspendre de temps en temps. Mais il ne
faudrait pas que ça participe…
Gautrin :
Bien, écoutez, on essaie d'avancer, hein.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Alors, je repose ma question : Est-ce qu'on peut…
Bédard : Oui, oui.
Là, ça fait 14 ans que je légifère, là, je sais quand même c'est quoi, avancer.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Est-ce qu'il y a consentement pour suspendre nos travaux?
Bédard : Oui, oui.
Bien, mais ça va être vraiment deux minutes. On va vous attendre.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Alors, nous suspendons nos travaux deux minutes.
(Suspension de la séance à 16 h 15)
Président
(M. Claveau) :
...avec M. le ministre.
Bédard : Parfait.
On va lire l'article 30. Donc : «Un organisme public autre qu'un
intervenant du secteur de la santé et des
services sociaux, qui n'a pas à faire affaire — mon
Dieu, ça se dit long, là — avec la société en
vertu de l'article 29 pour un projet d'infrastructure publique qu'il entend
réaliser doit, s'il s'agit d'un projet considéré majeur suivant l'article 15, s'associer à la société en vue de se conformer aux
dispositions des sections II et III du
chapitre II et aux mesures en
résultant.
«Un tel
organisme public peut également s'associer à la société pour le suivi et la
gestion des contrats découlant de ce projet d'infrastructure publique et
pour toute autre opération liée à ce projet qu'il convient avec celle-ci.»
L'article 30 du projet de loi prévoit qu'un organisme
public qui n'est pas un intervenant de la santé et des services sociaux et qui n'est pas soumis à l'obligation d'être au service de la société par une décision du gouvernement prise en
vertu de l'article
29 doit faire affaire avec la société pour tout projet d'infrastructure publique
considéré majeur afin de se conformer
aux mesures concernant la gestion des projets d'infrastructure publique
établies en vertu de la présente loi. Le deuxième alinéa accorde, pour sa part, aux organismes publics la possibilité de… aux services
de la société pour le suivi et la gestion des contrats découlant d'un
projet d'infrastructure et pour toute autre opération qu'ils conviendront avec ce nouvel organisme. Cette alternative
s'adresse plus particulièrement aux organismes publics qui ne disposent
pas de l'expertise pour mener à terme seuls les projets d'infrastructure
publique visés par le projet de loi. Voilà. Et donc ça reprend pas mal ce qu'il
y avait avant, c'est ce que je comprends, à l'article 9 de la loi d'Infrastructure
Québec.
Président
(M. Claveau) :
Mme la députée... Oui, vas-y. M. le ministre, il y avait autre chose?
Bédard : Non, non,
non, c'est... Excusez.
Président
(M. Claveau) :
Mme la députée de Laporte.
Mme Ménard : Oui. M.
le Président, merci. M. le ministre, le terme «s'associer […] en vue de se conformer aux dispositions»,
ta, la, la, ça veut dire quoi?
Bédard : On va
lire. Alors, «un organisme public autre qu'un intervenant du secteur de la
santé et des services sociaux», ça, c'est
clair. Donc, «un organisme public
[...] qui n'a pas à faire affaire
avec la société — donc qui n'est pas dans le décret
prévu — […]
pour un projet d'infrastructure qu'il entend réaliser doit, s'il s'agit d'un
projet considéré majeur suivant l'article
15, s'associer à la société en vue de se conformer aux dispositions...» Donc,
«s'associer», en soi, il n'a une valeur que par rapport à la
section II et III
du
chapitre II. Donc, ça veut dire, les différentes étapes... Il doit avoir une
entente de service?
Une voix : Il doit recourir
aux services de la société.
Bédard : Il doit
recourir aux services de la société. «S'associer», c'est recourir aux services
de la société, si c'est un projet majeur.
Bédard : Et voilà.
Mme Ménard : O.K. Merci. Mon
collègue, vous avez quelque chose ?
Président
(M. Claveau) :
M. le député de Verdun.
Gautrin :
Bien, M. le Président, alors, «s'associer», ça veut... Pourquoi on ne dit
pas : Avoir recours aux services de la société? Parce que ça, ça serait
clair à l'heure actuelle. Et est-ce que la société facture à ce moment-là?
Bédard : On a
repris ce qui existait à l'ancien
article 9.
Gautrin : Oui, mais
est-ce que… Enfin, est-ce qu'il y a…
Bédard : Ah! Sur la facturation, il y a
des ententes qui sont prévues, là, au
niveau de la facturation de
certains services, mais c'est les mêmes. Donc, on ne change pas rien à la situation.
Tout ce qu'on fait, c'est qu'on intègre, comme il était prévu à l'article 9 de
l'ancienne Loi d'Infrastructure Québec, le devoir de s'associer.
Président
(M. Claveau) :
M. le député de Verdun.
Gautrin : O.K. Donc, ça, c'est quand on parle d'association, ça doit se faire par un contrat d'association entre les deux organismes. C'est ça, ce que je
comprends. Bon, alors…
Mme Ménard : C'est ce que ça
veut dire? Oui?
Gautrin : Alors,
«un tel organisme peut également s'associer à la société pour le suivi de la
gestion des contrats découlant», donc on
peut non seulement pour les contrats majeurs, mais pour… d'un projet… pour les
autres contrats. Donc, il y a l'obligation
dans le premier paragraphe et la possibilité dans le deuxième. Est-ce que c'est
bien ça?
Bédard :
…s'associer, bien, «pour le suivi et la gestion des contrats découlant de ce
projet d'infrastructure publique».
Donc, ce qui en découle. Ils doivent… ils peuvent s'associer, et «pour toute
autre opération liée à ce projet qu'il convient avec celle-ci», avec la
société. C'est assez évident, là, remarquez.
Bédard : Prenez-le
pas personnel.
Gautrin : Est-ce
que vous avez un exemple d'association?
Bédard : Ah! Ça peut… Bien, ce qui en découle, c'est comme
dit Me Parenteau, ça peut être s'associer au processus de règlement des
différends dans le cadre des ententes où il est
partie ou intervenant.
Gautrin : Alors,
associons-nous.
Bédard : Bien, ça
reprend, hein? C'est pour ça qu'il n'y a pas grand-chose à dire.
Président
(M. Claveau) :
Ça va, M. le député de Verdun?
Gautrin : Non, non,
ça va, on s'associe.
Président
(M. Claveau) :
On s'associe.
Bédard :
Associons-nous.
Président
(M. Claveau) :
Alors, M. le député, oui, ça va pour vous? Chutes-de-la-Chaudière?
M. Picard : Non, c'est beau.
Président
(M. Claveau) :
C'est beau? Alors, l'article 30 est-il adopté?
Gautrin : Adopté
avec un…
Président
(M. Claveau) :
Article 31.
Bédard : «31. Un
organisme public autre qu'un intervenant du secteur de la santé et des services
sociaux, qui n'a pas à faire affaire
avec la société en vertu de l'article 29 pour un projet d'infrastructure
publique qu'il entend réaliser peut,
s'il s'agit d'un projet qui n'est pas considéré majeur suivant l'article 15,
s'associer à la société pour la réalisation de toute opération liée à ce
projet.»
Donc, c'est un
pouvoir habilitant…
Gautrin :
C'est la question…
Une voix :
De s'associer.
Bédard :
…dans le cadre d'un petit projet.
Gautrin : C'est la question que je vous posais tout à
l'heure, M. le ministre, et qui était quand même présente.
Président
(M. Claveau) : C'est évident. Est-ce que 31 est adopté?
Gautrin :
Non, vous savez, il n'y a rien d'évident…
Président
(M. Claveau) : Adopté.
Article 32.
Bédard :
«Lorsque l'organisme public qui entend réaliser un projet d'infrastructure
publique est un organisme visé au paragraphe 5° du premier alinéa de l'article
3 ou un organisme sous la responsabilité du ministre des Transports, la demande d'association présentée en application du
deuxième alinéa de l'article 30 ou de l'article 31 doit provenir du ministre responsable de l'organisme.
Dans tous les cas, ce ministre doit également être associé à la
réalisation du projet.»
Président
(M. Claveau) : Adopté?
Gautrin :
Un instant.
Gautrin :
Vous avez une approche qui est générale, actuellement, et vous êtes très
spécifique sur le ministère des Transports.
Bédard :
Pourquoi on est spécifiques avec le ministère des Transports? Je lis l'ancienne
disposition. On y faisait référence… c'est
principalement pour ça. Pourquoi on l'a maintenu? Même chose pour le transport,
parce qu'il y a beaucoup d'infrastructures, j'imagine, puis c'est des
donneurs d'ouvrage dont l'expertise à l'