CAT — 27 June 2014 (41st Legislature, 1st Session)
CAT 2014-06-27
Quebec — Committees
le Président, bien sûr, il est d'usage, ici, dans cette commission qu'on fasse
ça de façon très, très cordiale et que la présidence vérifie à ce que
les échanges soient mesurés dans le temps pour qu'on puisse partager.
Bon,
écoutez, quelques sujets que je veux aborder. Le premier, bien sûr, est
d'actualité, c'est celui du dossier de l'autoroute Henri-IV. Il y a eu
quelques déclarations qui semblaient contradictoires. Je pense qu'il serait
peut-être intéressant, ce matin, de nettoyer un peu le portrait pour qu'on
sache où on en est véritablement sur l'autoroute Henri-IV. Je le fais pour la population. Le ministre des Transports avait
dit d'abord qu'Henri-IV, les travaux se termineraient en 2028. Ensuite, il a dit que les travaux — le même ministre des Transports — se termineraient en 2025, ce que nous saluons. Déjà, c'était une avancée
intéressante. Toutefois, le ministre responsable de la Capitale-Nationale
a dit qu'il ferait ça en 2024‑2025, et on parle de 2024.
que je voudrais comprendre... Et la nécessité, à ce moment-là, si on veut que
ce soit prêt en 2024‑2025, il faut que
le début des travaux soit 2016. Or, présentement dans le PQI, le dossier de
l'autoroute Henri-IV est à l'étude. Or, s'il est à l'étude dans la
planification 2014‑2016, ça veut dire qu'il n'y a pas d'investissement pour
démarrer les travaux en 2016, donc
l'échéancier de 2024 tombe. Je veux vérifier si le gouvernement vient de
décider de mettre dans son PQI 2014‑2016 le début des travaux de l'autoroute Henri-IV pour répondre à
l'échéancier du ministre, le nouvel échéancier du ministre.
Le Président (M.
Auger) : M. le ministre.
Hamad : Merci, chère collègue, merci d'être là, et je salue
mes collègues, comme elle dit, les «amigos» et mes collègues ici du côté
ministériel, puis...
Une voix :
Blainville.
Hamad : ...Blainville, le député de Blainville. Alors,
j'espère que vous voulez déménager à Québec bientôt parce que vous êtes
là pour la Capitale-Nationale. Vous allez voir, ça bouge à Québec.
Donc,
merci pour la question. C'est, je pense, une question importante pour la
région, et ça mérite aussi quelques clarifications. En fait, on a fait une
annonce de conférence de presse. On va vous conter l'histoire, là. On a fait
une conférence de
presse, à une question sur Henri-IV, et le directeur régional nous a donné une
réponse pour l'échéancier, et c'est là
qu'on a dit que ça prenait 10 ans, et finalement la réponse qui a été
donnée — c'est à
partir de quelle année? — finalement, le fonctionnaire nous a
dit : À partir de 2018, on ajoute 10 ans.
Évidemment, moi aussi, j'ai trouvé ça long et
j'ai été très surpris. Et on a fait les vérifications après avec le ministère pour être sûrs qu'on parle des mêmes
choses, et finalement c'est l'échéancier que nous avons maintenant,
selon les données du ministère des
Transports et le ministre des Transports. Actuellement, il y a deux ans
d'infrastructures prévus qui étaient prévus déjà par l'ancien
gouvernement, des structures qui vont avoir... Il y a deux travaux de
structures pendant deux ans qui étaient mentionnés
dans le PQI, qui ont été annoncés d'ailleurs. Ça, ça dure deux ans. Et, après
ça, il va y avoir les travaux d'Henri-IV qui vont durer huit ans. Ça fait un
total de 10 ans. Alors, ça finit en 2024, peut-être au début de 2025, mais on
est à 10 ans.
Maintenant, pour parler de PQI, c'est une
question très pertinente : Est-ce qu'il est dans le PQI? Oui, il est dans le PQI parce que le PQI maintenant il a
changé. C'est la première présentation qu'on fait selon la loi qui a été
adoptée, dans le Conseil du trésor, où on a
trois catégories : les travaux en cours, des planifications et des études.
Donc, ce qu'on ne voit pas dans le PQI, c'est les projets à l'étude, et
Henri-IV, définitivement, tel qu'il a été promis... D'ailleurs, il a été mentionné dans le budget, le discours du budget.
Et, comme vous le savez, mes collègues, vous avez assez d'expérience pour savoir que, lorsqu'il est dans un discours de
budget, ça donne toute l'importance. Ici, l'information que j'ai et je me suis assuré d'avoir ça, il est dans
l'étude, donc ça nous donne maintenant... Pendant qu'on fait les travaux
de structure actuellement pour deux ans, les études qui vont commencer,
l'échéancier qui m'a été fourni, c'est huit ans.
Maintenant, c'est important d'ajouter, si vous le permettez, M. le Président, parce
que c'est une question importante pour la
compréhension... Évidemment, les gens qui nous écoutent, ils pensent qu'on va
fermer l'autoroute pendant la période de
construction et on va l'ouvrir en 2024, ce qui n'est pas la question.
Ce qu'il va arriver, comme la même chose, les gens à Québec qui ont vécu
Robert-Bourassa... Robert-Bourassa, il y a eu des travaux pendant six ans, et
il n'a pas été fermé, Robert-Bourassa,
pendant la durée. Donc, il y a des voies qui vont être fermées, il y a
des voies qui vont rester ouvertes pour permettre la circulation. Le
grand défi que nous avons, que le ministère des Transports a actuellement, c'est vraiment gérer les entraves qui vont faire des entraves de
circulation. Donc, il faut vraiment travailler... Et ce qu'ils ont comme
directive claire : de planifier en fonction de ça, de ne pas fermer, parce
que c'est une affaire importante. Et on prendra l'exemple de Robert-Bourassa,
qui a bien été à ce niveau-là. Je veux être court, mais c'est une question
importante, M. le Président.
Le Président (M. Auger) : Merci. Mme
la députée de Taschereau.
Maltais : Oui.
Merci, M. le Président. Donc, je comprends que le gouvernement s'engage donc à
ce que la planification d'Henri-IV soit dans le PQI. La planification, pas
l'étude. L'étude, c'est 2014‑2016. Planif, on commence en 2016‑2017. On va le
voir dans le PQI de 2016‑2017, pour atteindre la date qui est 2024‑2025. O.K.
Il y a un
autre débat, au sujet d'Henri-IV, qui m'intéresse beaucoup, c'est celui sur le
covoiturage, parce que l'actuel premier ministre a déjà un peu
contredit, je dirais, le ministre responsable de la Capitale-Nationale en disant que, du covoiturage, c'était deux adultes.
Or, on a déjà eu des discussions dans la région. Et le ministre de la
Capitale-Nationale disait : «Nous
autres — et je
vais le citer — un
enfant, ça compte.» Là, je ne sais plus qui croire. Ça fait que la
question de base : Est-ce qu'il y aura du covoiturage? Est-ce qu'il y aura
des voies de covoiturage? Est-ce que le ministre
responsable de la Capitale-Nationale a vérifié qu'il y aura des voies de
covoiturage? Et, deuxièmement, est-ce qu'un enfant, ça compte?
Le Président (M. Auger) : M. le
ministre.
Hamad : J'ai
l'impression, M. le Président, qu'on fait les débats sur la campagne
électorale. Et la campagne électorale est terminée, M. le Président. Mais ce
n'est pas grave, on a quatre ans et demi à pratiquer pour la prochaine campagne. Et donc c'est la pratique
aujourd'hui pour quatre ans. En fait, là, ce n'est pas compliqué, c'est
deux personnes. Un enfant compte, contrairement à son collègue, d'ailleurs,
l'ancien ministre des Transports que, pour
lui, les enfants ne comptaient pas. Donc, c'est deux. Et ça a été confirmé par
le ministère des Transports, par mon collègue
le ministre des Transports aussi qui a dit la même chose. Et je regarde le
député de Chauveau, là, il n'y a pas de confusion, là, là, O.K., pour ne
pas qu'il soit confus encore une fois. Mais, vraiment, deux personnes. Et un
enfant compte pour le covoiturage.
Le Président (M. Auger) : Mme la
députée de Taschereau.
Maltais :
...la déclaration du 20 mars du premier ministre : «Pour moi, c'est deux
personnes, deux adultes», qui était
en campagne électorale, ne fonctionne plus. Remarquez, ceci dit, j'avais été
des personnes qui disaient qu'un enfant, ça compte, parce que c'est déjà
ce qui se fait sur le boulevard Montmorency. Je remarque juste qu'il y a un petit problème d'ajustement de l'autre côté et
qu'il continue à y avoir des petits problèmes entre ce que le ministre
dit, ce que le premier ministre dit, ce que
le ministre des Transports dit. On souhaite... Ils ont quatre ans pour
s'ajuster quand même et réussir à retrouver un discours commun. On va
les laisser s'ajuster tranquillement.
Je suis sûre
qu'il y a d'autres collègues qui vont poser des questions encore sur Henri-IV,
mais je voulais que la population comprenne bien puis qu'on s'entende bien sur
les dates, les dates de chiffres et sur le fait qu'il y aura du covoiturage.
Moi, pour moi, c'est très important.
Le dossier qui est très
important dans la région, c'est, pour moi puis pour beaucoup de gens, le projet
du Diamant de Robert Lepage. C'est un projet
qui avait été annoncé par deux gouvernements précédents, c'est-à-dire par le gouvernement libéral. C'est un
projet qui était financé, endossé, appuyé par le gouvernement libéral. Aujourd'hui, on ne retrouve plus le projet
Diamant. Il n'est pas au PQI de cette année. Or, il y a eu une grande
campagne de financement dans le privé qui a été lancée. Il y a des gens tels
Jacques Ménard, de la Banque de Montréal, ou BMO, il y a des gens comme Monique Leroux, la présidente des caisses
Desjardins, qui est actuellement en train de faire le tour du Québec, le tour des États-Unis. Ils lèvent des
fonds pour un théâtre qui s'appelle le théâtre Diamant de Robert Lepage.
Le problème qu'il y a : Comment pouvez-vous
lever des fonds quand votre propre gouvernement vous retire son appui? Il y a un doute actuellement dans la
population sur : Est-ce que le gouvernement appuie le projet Diamant
et est-ce qu'il va investir dedans rapidement? Est-ce que le ministre s'engage
à faire que son gouvernement appuie le projet
Diamant et, dès l'année prochaine, pas un jour de retour des équilibres
financiers, là, dès l'année prochaine, le projet Diamant se retrouve
dans les cartons du gouvernement? C'est important, parce que, sans ça, comment
ils vont faire, les gens qui sont en train de lever des fonds? C'est un
signal — moi,
je vous le dis, là, je suis très au courant du dossier — très
dangereux qui a été donné.
Le Président (M. Auger) : M. le
ministre.
Hamad : Une bonne,
très bonne question. Je remercie la députée. C'est important de clarifier s'il
y a des doutes dans la tête de certains. En
fait, on l'a promis aussi pendant la campagne électorale, puis la députée de
Taschereau, elle a tout à fait raison. On a même annoncé ça dans le budget
2012, si ma mémoire est bonne, 2012‑2013. Ça a été réannoncé dans le budget au
mois de novembre 2012. Et, en fait, actuellement, il y a deux présidents,
coprésidents qui travaillent très fort pour
faire une campagne de financement de 8 millions... 10 millions, dont
8 pour la construction, et ils travaillent très fort, les deux
personnes. On a eu des discussions avec le maire aussi pour rassurer tout le
monde qu'il est reporté, mais il n'est pas
cancellé, le projet. De toute façon, il faut faire la campagne de financement. Alors, ça va bien, les deux
présidents travaillent très fort. Et, quand la campagne de financement va
être terminée, ça va permettre davantage d'investir dans ce projet-là pour
nous. Il n'est pas cancellé, ce projet-là, il n'est pas annulé, il est juste reporté, c'est-à-dire, dans le PQI, il est
reporté, mais ça ne veut dire pas qu'il ne se fera pas; il va se faire
lorsque le financement, aussi, privé va se faire. Alors, simplement ça.
Et je sais, je sais, avant qu'elle me pose la
question, je sais qu'il y a un impact aussi, parce qu'il y a le théâtre Les
Gros Becs, j'ai entendu parler aussi que les autres attendent pour le projet
Diamant pour s'installer dans la vieille caserne, si ma mémoire est bonne. Et
on comprend l'impact aussi de ce projet-là sur les plans économique, culturel pour la région du Québec. Nous sommes conscients
de ça. Actuellement, c'est juste... on a reporté. Donc là, pour le
moment, on laisse le financement privé avance