Institutions — 10 October 2024 (43rd Legislature, 1st Session)
CI 2024-10-10
Quebec — Committees
Journal des débats de la Commission des institutions - Assemblée nationale du Québec
sur les médias sociaux, Facebook, X, Youtube
Députés
La présidente
Les députés depuis 1764
Coordonnées des députés
La fonction de député
Fonctions parlementaires des députés
Composition des commissions
Indemnités et allocations
Cercle des femmes parlementaires
Cercle des jeunes parlementaires
Cercle des ex-parlementaires de l’Assemblée nationale du Québec
Fondation Jean-Charles-Bonenfant
Fondation des parlementaires québécois Cultures à partager
Travaux parlementaires
Calendrier hebdomadaire des travaux
Journal des débats
Index du Journal des débats
Règlement et autres règles de procédure de l'Assemblée nationale
Propos non parlementaires
Assister aux travaux
Travaux de l'Assemblée
Toutes les séances
Documents déposés
Projets de loi
Cheminement des projets de loi
Registre des votes
Travaux des commissions
Liste des commissions
Mandats en cours
Documents déposés
Rapports et documents de réflexion
Exprimez votre opinion!
Pétitions
Signer une pétition électronique
Consulter une pétition présentée à l'Assemblée
Lancer une pétition
Suivre le cheminement d'une pétition
Consultations publiques
Comment participer à une consultation
Liste des consultations publiques
Commenter un sujet à l'étude
Présenter un projet de loi d'intérêt privé
Vidéo
En direct et webdiffusions à venir
Archives des travaux et activités parlementaires
Travaux de l'Assemblée
Travaux des commissions
Activités de presse
Activités spéciales et institutionnelles
Députés
Le Canal de l'Assemblée
Émissions et capsules promotionnelles
Espace jeunesse
Commander un extrait
Calendrier
Ouvrir
En direct
Calendrier détaillé
_date_du_jour
Aujourd'hui
_heure_en_cours
En cours
Activités du jour
Exposition(
s) Drapeau(
x) sur l'hôtel du Parlement
L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements
L'ABC de l'Assemblée
Visiteurs
Restaurants
Actualités et salle de presse
Bibliothèque
Publications
Éducation
Diplomatie
Histoire
Accueil > Travaux parlementaires > Travaux des commissions > Journal des débats de la Commission des institutions
Travaux parlementaires
Journal des débats
Index du Journal des débats
Travaux de l'Assemblée
Registre des votes
Travaux des commissions
Administration publique
Agriculture, pêcheries, énergie et ressources naturelles
Aménagement du territoire
Assemblée nationale
Culture et éducation
Économie et travail
Finances publiques
Institutions
Relations avec les citoyens
Santé et services sociaux
Transports et environnement
Mandats en cours
Rapports et documents de réflexion
Cheminement des projets de loi
Projets de loi
Documents déposés
Dépôts du jour
Calendrier hebdomadaire des travaux
Mots clés
Type de documents
Tous les documents
Documents déposés
Feuilletons et préavis
Journaux des débats
Mémoires
Procès-verbaux de l'Assemblée
Projets de loi
Rapports et documents de consultation des commissions
Type de travaux
Travaux de l'Assemblée et des commissions
Travaux de l'Assemblée
Travaux des commissions
Commission de la culture et de l’éducation
Commission de la santé et des services sociaux
Commission de l'administration publique
Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles
Commission de l'aménagement du territoire
Commission de l'Assemblée nationale
Commission de l'économie et du travail
Commission des finances publiques
Commission des institutions
Commission des relations avec les citoyens
Commission des transports et de l'environnement
Sous-commission de la réforme parlementaire
Période
De</b> et <b>À</b> sont remplis, le résultat se situe entre les dates indiquées.<br/>
Si seul le champ <b>De</b> est rempli, le résultat se situe entre la date indiquée jusqu’à aujourd’hui.<br/>
Si seul le champ <b>À</b> est rempli, le résultat se situe avant la date indiquée.
" class="champsDate choisirDate BulleInfo PeriodeFin" />
La date de début doit précéder la date de fin.
Session
Toutes les sessions
Session en cours - 43e législature, 3e session (5 mai 2026 - )
43e législature, 2e session (30 septembre 2025 - 8 avril 2026)
43e législature, 1re session (29 novembre 2022 - 10 septembre 2025)
42e législature, 2e session (19 octobre 2021 - 28 août 2022)
42e législature, 1re session (27 novembre 2018 - 13 octobre 2021)
41e législature, 1re session (20 mai 2014 - 23 août 2018)
40e législature, 1re session (30 octobre 2012 - 5 mars 2014)
39e législature, 2e session (23 février 2011 - 1 août 2012)
39e législature, 1re session (13 janvier 2009 - 22 février 2011)
38e législature, 1re session (8 mai 2007 - 5 novembre 2008)
37e législature, 2e session (14 mars 2006 - 21 février 2007)
37e législature, 1re session (4 juin 2003 - 10 mars 2006)
36e législature, 2e session (22 mars 2001 - 12 mars 2003)
36e législature, 1re session (2 mars 1999 - 9 mars 2001)
35e législature, 2e session (25 mars 1996 - 21 octobre 1998)
35e législature, 1re session (29 novembre 1994 - 13 mars 1996)
34e législature, 3e session (17 mars 1994 - 17 juin 1994)
34e législature, 2e session (19 mars 1992 - 10 mars 1994)
34e législature, 1re session (28 novembre 1989 - 18 mars 1992)
33e législature, 2e session (8 mars 1988 - 9 août 1989)
33e législature, 1re session (16 décembre 1985 - 8 mars 1988)
32e législature, 5e session (16 octobre 1984 - 10 octobre 1985)
32e législature, 4e session (23 mars 1983 - 20 juin 1984)
32e législature, 3e session (9 novembre 1981 - 10 mars 1983)
32e législature, 2e session (30 septembre 1981 - 2 octobre 1981)
32e législature, 1re session (19 mai 1981 - 18 juin 1981)
31e législature, 6e session (5 novembre 1980 - 12 mars 1981)
31e législature, 5e session (24 octobre 1980 - 24 octobre 1980)
31e législature, 4e session (6 mars 1979 - 18 juin 1980)
31e législature, 3e session (21 février 1978 - 20 février 1979)
31e législature, 2e session (8 mars 1977 - 22 décembre 1977)
31e législature, 1re session (14 décembre 1976 - 23 décembre 1976)
30e législature, 4e session (16 mars 1976 - 18 octobre 1976)
30e législature, 3e session (18 mars 1975 - 19 décembre 1975)
30e législature, 2e session (14 mars 1974 - 28 décembre 1974)
30e législature, 1re session (22 novembre 1973 - 22 décembre 1973)
29e législature, 4e session (15 mars 1973 - 25 septembre 1973)
29e législature, 3e session (7 mars 1972 - 14 mars 1973)
29e législature, 2e session (23 février 1971 - 24 décembre 1971)
29e législature, 1re session (9 juin 1970 - 19 décembre 1970)
28e législature, 5e session (24 février 1970 - 12 mars 1970)
28e législature, 4e session (25 février 1969 - 23 décembre 1969)
28e législature, 3e session (20 février 1968 - 18 décembre 1968)
28e législature, 2e session (20 octobre 1967 - 20 octobre 1967)
28e législature, 1re session (1 décembre 1966 - 12 août 1967)
27e législature, 6e session (25 janvier 1966 - 18 avril 1966)
27e législature, 5e session (22 octobre 1965 - 23 octobre 1965)
27e législature, 4e session (21 janvier 1965 - 6 août 1965)
27e législature, 3e session (14 janvier 1964 - 31 juillet 1964)
27e législature, 2e session (21 août 1963 - 23 août 1963)
27e législature, 1re session (15 janvier 1963 - 11 juillet 1963)
26e législature, 2e session (10 novembre 1960 - 10 juin 1961)
26e législature, 1re session (20 septembre 1960 - 22 septembre 1960)
25e législature, 4e session (18 novembre 1959 - 18 mars 1960)
25e législature, 3e session (19 novembre 1958 - 5 mars 1959)
25e législature, 2e session (13 novembre 1957 - 21 février 1958)
25e législature, 1re session (14 novembre 1956 - 21 février 1957)
24e législature, 4e session (16 novembre 1955 - 23 février 1956)
20e législature, 1re session (7 octobre 1936 - 12 novembre 1936)
18e législature, 2e session (10 janvier 1933 - 13 avril 1933)
18e législature, 1re session (3 novembre 1931 - 19 février 1932)
17e législature, 2e session (8 janvier 1929 - 4 avril 1929)
16e législature, 4e session (11 janvier 1927 - 1 avril 1927)
16e législature, 3e session (7 janvier 1926 - 24 mars 1926)
16e législature, 1re session (17 décembre 1923 - 15 mars 1924)
15e législature, 4e session (24 octobre 1922 - 29 décembre 1922)
15e législature, 3e session (10 janvier 1922 - 21 mars 1922)
15e législature, 2e session (11 janvier 1921 - 19 mars 1921)
15e législature, 1re session (10 décembre 1919 - 14 février 1920)
14e législature, 3e session (21 janvier 1919 - 17 mars 1919)
14e législature, 2e session (4 décembre 1917 - 9 février 1918)
14e législature, 1re session (7 novembre 1916 - 22 décembre 1916)
13e législature, 4e session (11 janvier 1916 - 16 mars 1916)
13e législature, 3e session (7 janvier 1915 - 5 mars 1915)
13e législature, 2e session (11 novembre 1913 - 19 février 1914)
13e législature, 1re session (5 novembre 1912 - 21 décembre 1912)
12e législature, 4e session (9 janvier 1912 - 3 avril 1912)
12e législature, 3e session (10 janvier 1911 - 24 mars 1911)
12e législature, 2e session (15 mars 1910 - 4 juin 1910)
12e législature, 1re session (2 mars 1909 - 29 mai 1909)
11e législature, 4e session (3 mars 1908 - 25 avril 1908)
Partager
Diagramme de l'Assemblée
En direct sur le Web
Journal des débats de la Commission des institutions
Version préliminaire
Retour à la liste des séances du Journal des débats
43 e législature, 1 re session
(29 novembre 2022 au 10 septembre 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
jeudi 10 octobre 2024
Vol. 47 N° 87
Étude détaillée du projet de loi n° 67, Loi modifiant le Code des professions pour la modernisation du système professionnel et visant l’élargissement de certaines pratiques professionnelles dans le domaine de la santé et des services sociaux
Aller directement au contenu du Journal des débats
Heures
11 h 30
12 h
12 h 30
13 h 30
14 h
14 h 30
15 h
15 h 30
16 h
Journal des débats
11 h 30 (version non révisée)
(Onze heures trente-sept minutes)
Le Président (M.
Bachand) : À l'ordre, s'il vous plaît!
Bonjour, tout le monde. Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la
Commission des institutions ouvertes.
La commission est réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 67, Loi modifiant le Code
des professions pour la modernisation du système professionnel et visant l'élargissement
de certaines pratiques professionnelles dans le domaine de la santé et des
services sociaux.
M. le secrétaire, avant de débuter, y
a-t-il des remplacements?
Le Secrétaire : Oui, M. le
Président. Mme Bourassa, Charlebois-Côte-de-Beaupré, est remplacée par M.
Allaire, Maskinongé; Mme Haytayan, Laval-des-Rapides, est remplacée par Mme
Jeannotte, Labelle; Mme Maccarone, Westmount-Saint-Louis, est remplacée par Mme
Caron, La Pinière; et M. Zanetti, Jean-Lesage, est remplacé par M. Cliche-Rivard,
Saint-Henri-Sainte-Anne.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Je vous rappelle que
nous étudions le projet de loi n° 77 par sujets. De façon plus précise,
lors de l'ajournement de nos travaux hier, nous allons... nous étions pour
débuter l'étude du bloc trois sur l'exercice professionnel en santé. Donc, nous
en sommes à l'article trois. Mme la ministre, la parole est à vous pour la
lecture, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Merci, M. le
Président. Alors, je vais faire la lecture de l'article trois, qui était dans
le projet de loi, et par la suite, j'aurai un amendement également à déposer,
si vous le permettez.
Le Président (M.
Bachand) : Parfait.
Mme LeBel :
Article
L'article 37.1
de ce code est modifié :
1° par le remplacement, dans le
sous-paragraphe a du paragraphe 1.1.1, de «ou par une évaluation effectuée» par
«établi»;
2° par le remplacement, dans le
sous-paragraphe a du paragraphe 1.1.2, de «ou par une évaluation effectuée»
par...
Mme LeBel : ...par «établi»;
3° dans le paragraphe 1.2° :
a) par le remplacement, dans le
sous-paragraphe a, de «ou par une évaluation effectuée» par «établi»;
b) par le remplacement, dans les
sous-paragraphes b et c, de «évaluer» par «diagnostiquer»;
4° dans le paragraphe 1.3° :
a) par le remplacement, dans le
sous-paragraphe a, de «ou par une évaluation effectuée» par «établi»;
b) par le remplacement, dans le
sous-paragraphe b, de «évaluer» par diagnostiquer»;
c) par le remplacement du sous-paragraphe
c par le suivant :
«
c) diagnostiquer la déficience
intellectuelle;»;
5° par le remplacement du sous-paragraphe
d du paragraphe 2° par les sous-paragraphes suivants :
«
d) diagnostiquer les troubles de langage
et les troubles d'apprentissage en lien avec le langage dans le but...
déterminer le plan de traitement et d'intervention orthophoniques;»;
«d.1) évaluer les troubles de la parole et
de la voix dans le but de déterminer le plan de traitement et d'intervention
orthophoniques;»;
6° par le remplacement, dans le
sous-paragraphe f du paragraphe 4°, de «ou par une évaluation effectuée» par
«établi»;
7° par le remplacement, dans le
sous-paragraphe a du paragraphe 8°, de «ou par une évaluation effectuée» par
«établi»;
9° dans le paragraphe 10° :
a) par le remplacement, dans le
sous-paragraphe a, de «évaluer» par «diagnostiquer»;
b) par le remplacement, dans le
sous-paragraphe b, de «ou par une évaluation effectuée» par «établi».
• (11 h 40) •
Donc, les modifications qui sont proposées
permettent d'établir que les évaluations de l'ensemble de certaines catégories
de troubles mentaux qui sont réservées aux professionnels suivants sont des
diagnostics, soit : les psychologues, les conseillers ou conseillères en
orientation, les sexologues et les orthophonistes. Ces modifications n'ont
ainsi pas pour but d'habiliter les professionnels visés à exercer une nouvelle
activité, mais plutôt de reconnaître que leurs évaluations de troubles mentaux
qui leur sont actuellement réservées et les conclusions cliniques qui en
résultent sont bel et bien des diagnostics. Il est également proposé de
remplacer le terme «retard mental» par «déficience intellectuelle».
Amendement.
Article 3 :
À l'article 3 du projet de loi :
1° remplacer le paragraphe 1° par le suivant :
1° dans le paragraphe 1.1.1 :
a) par le remplacement, dans le
sous-paragraphe a, de «ou par une évaluation effectuée» par «établi»;
b) par l'insertion, dans le
sous-paragraphe f et après «majeur», de «, de la représentation temporaire du
majeur inapte»;
2° remplacer le paragraphe 5° par le
suivant :
5° dans le paragraphe 2° :
a) par le remplacement du sous-paragraphe
a par le suivant :
«
a) évaluer les troubles de l'audition;»
b) par le remplacement du sous-paragraphe
d par les suivants :
«
d) diagnostiquer les troubles du langage
et les troubles d'apprentissage en lien avec le langage;»
«d.1) évaluer les troubles de la parole et
de la voix;».
Commentaire. «Représentation temporaire de
majeurs inaptes», c'est un nouveau sous-paragraphe b du paragraphe 1°. Cet
amendement en est un de concordance avec le Code civil. Il donne suite à une
demande que nous ont faite la Curatrice publique et l'Ordre des travailleurs
sociaux et des thérapeutes conjugaux... familiaux du Québec qui vise à
introduire au Code des professions la représentation temporaire de majeurs
inaptes parmi les mesures qui requièrent une évaluation psychosociale réservée
aux travailleurs sociaux, et ça découle de tout ce qu'on avait fait avec le
caractère public. Il manquait un ajustement au Code civil. Donc, je vous dirais
que c'est une concordance qu'on accepte de faire, là, compte tenu du dossier...
du projet de loi.
Le Président (M.
Bachand) : Alors, je comprends qu'on
aurait besoin de peut-être une petite suspension pour étudier l'amendement?
Une voix : Oui.
Le Président (M.
Bachand) : Alors, on va suspendre quelques
instants. Merci beaucoup.
(Suspension de la séance à 11 h 42)
(Reprise à 11 h 57)
Le Président (M.
Bachand) : À l'ordre, s'il vous plaît, la
commission reprend ses travaux. Alors, nous sommes sur l'amendement à l'article
3. Alors, M. le député d'Acadie, s'il vous plaît.
Mme LeBel : ...rajouter la
portion de commentaire que j'ai, par inadvertance, omis de lire, parce que,
dans l'amendement que j'ai déposé à l'article 3, il y a deux parties. Donc, la
partie dont j'ai lu le commentaire, qui représente la question de la
représentation temporaire d'un majeur inapte, qui est une concordance avec ce
qui est... pour le Code des professions avec ce qui a été fait en 2022, par
rapport au Curateur public.
Et l'autre
partie est la suivante :
l'amendement donne suite à une demande de l'Ordre des orthophonistes et
radiologistes du Québec. Il a pour but de supprimer la finalité associée aux
activités réservées qui concernent le diagnostic des troubles de langage et des
troubles de l'apprentissage en lien avec le langage, ainsi que l'évaluation des
troubles de la parole, de la voix et de l'audition, afin de mieux refléter les
divers objectifs qu'elles peuvent viser. Alors, ça complète les commentaires,
M. le Président.
Le Président (M.
Bachand) : Donc, M. le député d'Acadie,
s'il vous plaît.
Morin : Merci, M. le Président. Alors, avec la compréhension que
j'ai de cet amendement-là, qui va donc venir modifier 37.1.2 pour l'Ordre
professionnel des orthophonistes et audiologistes du Québec, a, donc, comme
vous l'avez mentionné, vous enlevez «dans le but de...
M. Morin : ...déterminer le
plan de traitement et d'intervention audiologiques.» il va rester donc «évaluer
les troubles de l'audition». C'est bien ça?
Mme LeBel : Exact.
M. Morin : Parfait.
Mme LeBel : ...commentaires,
là, qu'on a eus lors des consultations.
Morin : De... Oui. Très bien. Après ça, à b, si ma lecture est
bonne, il y a «ajuster une aide auditive dans le cadre d'une intervention
audiologique.»
Mme LeBel : Oui.
M. Morin : C, «procéder à
l'évaluation fonctionnelle d'une personne lorsque cette évaluation est requise
en application d'une loi», d, «diagnostiquer les troubles du langage et les
troubles d'apprentissage en lien avec le langage.» Point.
Mme LeBel : Donc, on enlève
«dans le but de».
M. Morin : C'est ça, «dans le
but de déterminer le plan de traitement et d'intervention orthophoniques.»
Auparavant, dans la loi, telle qu'elle est, le Code des professions, telle
qu'elle est présentement, on avait le mot «évaluer» plutôt que «diagnostiquer».
Et d.1, «évaluer les troubles de la parole et de la voix.» Point. Donc, «dans
le but de déterminer le plan de traitement et d'intervention orthophoniques»
disparaîtrait?
Mme LeBel : Oui.
M. Morin : Parfait.
Excellent. Maintenant, ma question est la suivante. On a, en a, «évaluer», on a
en b «ajuster», on a en c «procéder», on avait en d «évaluer». Et là, vous
allez l'amender pour «diagnostiquer», ce qui va donner «des troubles du langage
et des troubles d'apprentissage en lien avec le langage.» Puis, en d.1, bien,
ça, c'est un ajout, on a «évaluer les troubles de la parole et de la voix.» Et
ma question est la suivante : Pourquoi, quant à la modifier puis modifier
«évaluer» par «diagnostiquer» en d, pourquoi vous ne changez pas «évaluer» en a
par «diagnostiquer», puis «évaluer» en d.1 par «diagnostiquer»?
Mme LeBel : Bien, je vais
répéter le commentaire de notre collègue de Québec solidaire. Excellente
question. Et c'est...
M. Morin : Merci.
• (12 heures) •
Mme LeBel : Et par contre,
les gens de l'Ordre vont comprendre. Et ce qui... ce qui a fait que j'ai
peut-être même hésité à accepter de venir biffer le mot «dans le but de» en me
disant on le fera quand les travaux seront complétés. Vous comprendrez que ce
qu'on a fait, d'entrée de jeu, dans le... dans le projet de loi n° 67, avec les
ordres concernés et le Collège des médecins, c'est de se mettre d'accord sur
l'évaluation... les évaluations pour les quatre professions qu'on vous
mentionne en santé mentale. La question de d.1, c'est une évaluation de l'ordre
de la santé physique, et les travaux sur le diagnostic, entre guillemets,
l'évaluation versus le diagnostic en santé physique se poursuivent. Alors, ils
feront... ils feront, je l'espère, l'objet d'un autre projet de loi subséquent,
quand on aura trouvé la meilleure façon de s'entendre avec tout le monde. Mais,
compte tenu que... du fait qu'on a déjà changé le mot «évaluer» pour
«diagnostiquer en santé mentale» et que «dans le but de»... Je vais le dire de
cette façon-là, là, peu importe ce qu'on va faire avec le Collège des médecins,
et mettons qu'on n'arrive pas à s'entendre sur le diagnostic, «évaluer dans le
but de», pour moi, n'est quand même pas pertinent. Donc, on est venu travailler
sur les aspects qui étaient, je dirais, de consensus immédiatement, mais pour
savoir si un jour le terme «évaluer» sera changé par «diagnostiquer» dans la
question du diagnostic physique, les travaux et les discussions sont
présentement en cours et doivent se poursuivre avec le Collège des médecins et
les autres ordres professionnels concernés par l'histoire. C'est la seule
distinction qu'on fait.
M. Morin : D'accord.
Mme LeBel : Mais je pensais
qu'il n'était pas pertinent d'attendre l'ensemble de l'oeuvre pour venir enlever
quelque chose qui est considéré au moment où on se parle non nécessaire.
M. Morin : Qui fait... Qui
fait l'objet d'un consensus?
Mme LeBel : Oui. Le «dans le
but de», entre autres.
Morin : Oui. Bien, moi, je vous... je vous invite à aller plus
loin, vous le savez.
Mme LeBel : Des discussions
sont en cours.
M. Morin : Oui, oui, bien,
justement, discutons-en. Écoutez, moi, je ne suis pas un orthophoniste, je ne
suis pas un audiologiste, là, clairement, mais j'aimerais qu'on m'explique.
Parce qu'on va avoir «diagnostiquer les troubles du langage et les troubles
d'apprentissage en lien avec le langage», mais vous semblez avoir des
réticences à «diagnostiquer les troubles de la parole et de la voix.» Puis vous
me dites, il y en a un, si je vous ai bien compris, et puis corrigez-moi si je
fais erreur, vous me dites il y en a un, c'est en lien avec des troubles de
santé mentale, mais l'autre c'est des troubles de santé physique.
Mme LeBel : Je ne suis pas
non plus, on se comprendra, là, ni orthophoniste ni audiologiste et je ne suis
pas non plus médecin pour être capable de faire une distinction qui va être
appréciée de tous. Mais je vais me tenter à haut niveau de vous la faire.
Quand on parle... Il est de consensus que,
quand on parle de troubles d'apprentissage, on parle d'un trouble qui est de
l'ordre de la santé plus mentale, je vais le dire comme ça, dans la grande
catégorie, naturellement. Mais quand...
Haut de la page
12 h (version non révisé
e) Mme LeBel : ...quand on parle
de trouble de la parole, au sens de d, 1°, on est dans... on est dans un
trouble, je vais dire, mécanique, là, plus physique, plus mécanique. Donc, ça
fait partie... c'est quand même de la compétence des audiologistes et des
orthophonistes, au minimum — je vais le dire comme ça, je m'en
excuse, avec beaucoup de respect — de l'évaluer, mais la question est
de voir si les médecins, et tous les autres professionnels concernés... parce
qu'il y avoir plus de professionnels concernés par le diagnostic physique que
simplement les audiologistes, les orthophonistes... mais là, de savoir, est-ce
qu'on permet le diagnostic physique à quelqu'un d'autre qu'un médecin, à qui,
dans quelles circonstances. Les travaux sont maintenant en cours, avec des gens
qui sont... qui ont plus de compétence que moi, là, pour le décider, et on
va...
Mais, comme je pense qu'il est pertinent d'aller
dans cette direction-là quand on est capables de le faire, je peux vous
garantir que nous poussons sur ces discussions-là pour qu'elles se fassent de
la même façon qu'on a poussé pour qu'on le fasse pour le diagnostic de la santé
mentale. Et on est arrivés à un consensus pour quatre des professions. Et, je
reprends ce que j'ai déjà dit, je préférais faire ce qui était sûr, maintenant,
que d'attendre d'avoir réglé le diagnostic physique, à
titre d'exemple, avant
de travailler sur le diagnostic en santé mentale, qui est, je dirais... qui
fait l'objet d'un consensus auprès des ordres professionnels concernés.
On pourrait se lancer dans une grande
explication pour voir pourquoi un... bon, tu sais... Là, on parlait d'autisme,
c'est ça? Quand on parle du trouble d'apprentissage, ça peut être relié à l'autisme,
à
titre d'exemple, qui est un trouble plus de nature de santé mentale, et non
pas de santé physique. Mais... l'explication, à très haut niveau, est très
simpliste, c'est que les troubles de la parole, c'est plus un trouble physique,
mécanique, je le dirais comme ça, là.
Morin : Mais je comprends que le chantier est quand même ouvert.
Mme LeBel : ...
Morin : Il y a des discussions, activement, pour qu'en fait il y
ait... Espérons toujours un consensus, ça va toujours mieux dans ce sens-là,
mais, si jamais il n'y a pas de consensus, des fois, il faut prendre des
décisions aussi.
Mme LeBel : ...est
extrêmement délicate pour la protection du public. Puis je ne me considère pas,
moi, qualifiée pour venir trancher s'il est de la... Parce que c'est toujours
de... la question de la protection du public, et non pas de l'avantage du
membre ou du professionnel. Et je ne me sens pas, moi, personnellement, dans
une position où je peux dire... arbitrer, entre le Collège des médecins et un
autre ordre professionnel, s'il est de... si ça protège le public de le faire
ou de ne pas le faire. Donc, je pense que, dans ces cas-là, très délicats, je
préfère que les ordres professionnels en arrivent à une voie de passage qui...
où tout le monde est d'accord que le public est protégé par cette décision.
Morin : Bien sûr.
Le Président (M.
Bachand) : Merci... le député de Saint-Henri—Sainte-Anne,
s'il vous plaît.
M. Cliche-Rivard : Merci, M.
le Président. Mme la ministre, là, pendant qu'on est sur la question,
justement, des orthophonistes, avec votre amendement, eux qui partagent le... l'ordre
avec les audios, là, je faisais référence à la recommandation 5 de la FADOQ,
qui demandait de permettre, en plus des audios, des audioprothésistes, que les
audiologistes puissent vendre des prothèses auditives, afin d'élargir l'offre
de services, eux aussi. Je devine qu'on n'aura pas la réponse finale aujourd'hui
là, mais si vous pouviez commenter sur cette demande-là de... de la FADOQ, ça
leur donnerait peut-être un enlignement, ce que vous pouvez dire aujourd'hui,
Mme LeBel : Ce que je peux
dire aujourd'hui, c'est qu'il y a des travaux qui se poursuivent dans ce sens-là.
Puis ça fait
partie de la grande question du diagnostic physique, là. On parle
de prothèses, on parle de... et de voir... de la pertinence de leur donner ce
type de... Mais c'est en analyse là. Ce n'est pas écarté, mais ce n'est pas
encore conclu, disons-le.
M. Cliche-Rivard : Parfait,
donc ils auront la réponse. Puis, on s'en parlait hors micro, là, pour que les
gens le sachent, sur la première modification, vous me disiez que la
concordance, là, c'était à 297.3 du Code civil. Donc, pour ceux qui cherchaient
la référence de votre première
partie de l'amendement, ils l'auront. Alors,
pour moi, sur l'amendement, M. le Président, je n'ai pas d'autre commentaire. J'irai
sur le fond par la suite.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. M. le député de l'Acadie...
Mme la députée de La Pinière, pardon, s'il vous plaît.
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Alors, je pense que je suis arrivée juste au moment où il était
question... Mon collègue avait demandé pourquoi on ne parlait pas de diagnostic
dans tous les points de l'amendement, et que la réponse, si j'ai bien compris,
c'est parce qu'il s'agit, dans le cas où on n'a pas utilisé «diagnostic», de
santé physique et non pas de santé mentale, et le projet de loi est sur la
santé mentale.
Je voulais juste peut-être rajouter au
débat que l'Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec avait effectué,
eux-mêmes, des consultations auprès des ordres professionnels qui sont
concernés par toutes les activités partagées, qui sont citées dans les trois
amendements, et ils avaient obtenu l'appui sans réserve du Collège des médecins
du Québec, de l'Ordre des psychologues du Québec, de l'Ordre des sexologues du
Québec, de l'Ordre des infirmiers et infirmières du Québec, de l'Ordre des
conseillers et conseillères d'orientation du Québec. Et puis qu'aussi, à la
suite des...
Mme Caron : ...consultations
de l'Office des professions du Québec, des consultations supplémentaires le
25 septembre, encore une fois, tous ont appuyé sans réserve, l'Ordre des
criminologues, l'Ordre des ergothérapeutes, l'Ordre des pharmaciens, l'Ordre
professionnel de la physiothérapie du Québec, l'Ordre des psychoéducatrices et
psychoéducateurs du Québec, l'Ordre des travailleurs sociaux et thérapeutes
conjugaux et familiaux du Québec, l'Ordre des diététistes-nutritionnistes du
Québec. En fait, 12 ordres professionnels, qui représentent 177 000
professionnels de la santé mentale, et des relations physiques, et de la santé
physique, étaient d'accord pour dire qu'il y avait des risques de préjudices
importants si on laissait le libellé tel quel, de parler d'évaluation de
l'audition.
Mais, effectivement, il y avait un ordre
qui n'était... qui n'était pas d'accord, mais, devant... devant le... le nombre
d'ordres qui étaient d'accord, autant ceux qui oeuvraient en santé physique, en
santé mentale, je pense que c'est quand même un poids important à amener à la
discussion, là, pour...
Mme LeBel : Je ne veux pas
vous corriger, mais les accords de tout le monde n'étaient pas sur la question
de... d'accorder un diagnostic physique à l'ordre ou aux ordres. C'était sur la
question de... de biffer le «dans le but de» déterminer. Parce que, vous voyez,
vous avez des ordres qui sont uniquement en santé mentale dans votre liste,
donc ils n'ont pas de... je ne dirais pas qu'ils n'ont pas de pertinence, mais
que ce n'est pas avec eux qu'on doit discuter du diagnostic physique. Il y a
des ordres qui ont des actes tant en santé mentale qu'en santé physique, donc
il y a des ordres qui sont sur les deux.
Mais le consensus auquel vous faites
référence, c'était sur le fait qu'il était désuet de laisser, dans le libellé
de l'article, le terme «dans le but de». Et d'ailleurs, si je ne me trompe pas,
on nous expliquait qu'ils étaient les seuls à avoir un tel libellé. Peut être
qu'on pourra faire des fouilles historiques et comprendre, historiquement,
pourquoi c'était là au départ, mais, forts de tous ces renseignements-là, c'est
pour ça qu'on est venu biffer «dans le but de», tant pour l'évaluation mentale,
qui est, maintenant, avec la proposition du projet de loi, de l'ordre d'un
diagnostic, tant pour l'évaluation physique, qui était aussi limitée à «dans le
but de». Donc, le consensus faisait référence à ça.
• (12 h 10) •
Mme Caron : ...et on est
d'accord, évidemment, avec... avec ce consensus là et avec les amendements
apportés. Maintenant, est-ce que les questions... Vous l'avez peut-être dit un
petit peu plus tôt, là, j'étais... je peux dire que j'étais moi-même prise
ailleurs, alors je suis arrivée... je suis arrivée durant la discussion. Mais
est-ce que, pour l'élément de santé physique, sur lequel on n'utilise pas,
maintenant, le mot «diagnostiquer»... est-ce que ça va faire l'objet d'un autre
projet de loi? Est-ce que c'est quelque chose qui... qu'on peut espérer qui va
arriver dans cette législature? Où est-ce que... où est-ce qu'on en est avec
ça? Parce que vous parliez de consensus de... de tous les ordres avant de
mettre de l'avant quelque chose. Alors, est-ce que vous pouvez nous éclairer un
petit peu sur ça?
Mme LeBel : Bien,
présentement, il y a des travaux sur le diagnostic physique, comme il y avait
des travaux sur le diagnostic en santé mentale. On a déposé le projet de loi
n° 67 parce que les travaux étaient complétés en diagnostic mental... en
santé mentale, à tout le moins, pour les... les professionnels concernés par le
projet de loi. Mais il y a des travaux qui se poursuivent, présentement, sur le
diagnostic physique. Je ne veux pas présumer de l'aboutissement de ces
travaux-là, mais je peux vous dire que la volonté de... est de... est de le faire
quand c'est possible de le faire, là, le plus largement possible.
Mme Caron : D'accord, merci.
Le Président (M.
Bachand) : M. le député de l'Acadie, s'il
vous plaît.
Morin : ...donc, pour les troubles du langage et les troubles
d'apprentissage en lien avec le langage, on aurait donc un diagnostic, ce qui
veut dire que le professionnel, évidemment, bien, est en mesure d'établir... Et
donc il pourrait y avoir un plan de traitement, j'imagine, qui... qui va
s'ensuivre le plus rapidement possible, et qui va pouvoir être fait par
l'orthophoniste et/ou l'audiologiste. C'est exact?
Mme LeBel : Bien oui. Puis
c'est surtout que la qualité de l'évaluation, qu'elle soit appelée évaluation
ou diagnostic, ne changera pas. Les gens qui sont concernés avaient déjà toutes
les compétences pour faire, je vais dire, au sens large, l'évaluation
diagnostique de façon... de façon adéquate. Et, sur le terrain, je pense que ça
a été bien... bien expliqué, leur travail ne changera pas.
La grande différence pour le citoyen,
souvent, pour avoir accès à des programmes, ou pour avoir accès à des... aux
assurances, ou pour avoir accès à certains services, il était... il était
prescrit, dans plusieurs... dans plusieurs endroits, que ça devait être un
diagnostic. Donc, ça, ça faisait en sorte que, souvent, le parent... je vais
dire, le parent d'un enfant évalué avec un trouble d'apprentissage, pour avoir
des services dans les écoles, devait passer par un médecin pour faire
confirmer, là, une évaluation, qui...
Mme LeBel : ...n'était pas
refaite, à toutes fins pratiques, par le médecin. Donc, ça vient, je pense,
reconnaître pleinement le travail de ces gens-là.
Bien, au-delà de la reconnaissance pour le
professionnel, qui n'est pas... qui est non négligeable, bien, il y a un impact
pour... il y a un impact de gain de temps aussi pour le citoyen, là, parce que
le professionnel chargé de faire l'évaluation, là, ou le... maintenant, le
diagnostic n'était pas différent avant, là, donc. Puis beaucoup se
demandaient : Bien, pourquoi il faut que je fasse une étape supplémentaire
d'aller voir un médecin, alors que j'ai déjà eu une évaluation ou, slash,
diagnostic, là?
Morin : En fait, c'est aussi ma compréhension. Sauf que pour la
parole et la voix, on est dans l'évaluation, donc il n'y aura pas de
diagnostic.
Mme LeBel : ...pour
l'instant, c'est... oui.
Morin : Oui. Oui, ça, j'ai bien compris. Sauf qu'une que
l'évaluation est faite, parce que je pense aussi aux citoyens puis aux
citoyennes, là, la personne va devoir aller voir qui après? Un médecin?
Mme LeBel : Bien, pour
l'instant, cette question-là n'est pas réglée, donc ça demeure une évaluation.
Et, dans les cas où ça demande un diagnostic, effectivement, vous avez raison,
il y a encore une étape à faire. Il y a des fois où l'évaluation suffit, entre
guillemets, pour le parcours, le parcours médical. Ça ne veut pas dire que
le... Puis, en tout cas, là, je ne suis pas la professionnelle, là. Je ne peux
pas vous donner toutes les... à quoi peuvent servir leurs évaluations et à quel
genre de traitement ça ouvre. Puis on n'ouvrira pas le débat là-dessus, mais
il y a... il y a quand même des choses, là, qui peuvent être faites suite à une
évaluation. Mais je continue à dire qu'on parle du diagnostic physique, bien,
qu'on va en traiter dans une autre phase.
Morin : Donc, ces gens-là qui ont une évaluation pour des
troubles de la parole vont devoir aller voir un autre professionnel,
probablement... peut-être un médecin.
Mme LeBel : Peut-être pas
systématiquement, mais certainement dans certains cas.
Morin : Bien, pour avoir un diagnostic puis... pas
nécessairement...
Mme LeBel : Dans les cas où
un diagnostic est requis, mais, mais comme je le dis, les travaux se
poursuivent puis l'évaluation demeure pertinente, là.
Morin : D'accord. Alors, espérons que les travaux vont se
poursuivre rapidement.
Le Président (M.
Bachand) : Mme la députée de La Pinière,
s'il vous plaît.
Mme Caron : Merci. Alors, je
pense que c'est le moment où je peux apporter aussi au débat des positions qui
avaient été prises par la FADOQ dans le mémoire qu'ils ont déposé, même s'ils
ne sont pas venus en commission. Puis d'ailleurs, à la suite de ce mémoire-là,
j'avais posé des questions à l'Ordre des audiologistes et des orthophonistes du
Québec, qui était... durant leur présentation à propos du monopole de
vente-distribution des prothèses auditives. Parce qu'actuellement les... seuls
les audioprothésistes, donc qui sont dans un autre ordre, peuvent assurer la
vente et la distribution, alors que les audiologistes ont quand même une
maîtrise universitaire en science. Ils sont capables de... de déterminer qu'une
personne a besoin d'un appareil. Ils peuvent ajuster l'appareil. Ils font la
validation aussi après pour s'assurer que l'appareil est correct, mais ils ne
peuvent pas distribuer. Ce qui fait qu'il y a un nombre... il y a un nombre
assez restreint de personnes, je crois que c'est autour de
200 audioprothésistes, qui peuvent faire la vente et la distribution, qui
travaillent tous dans le privé, alors que si les audiologistes, comme dans les
autres provinces ou autres pays, pouvaient aussi assurer la distribution de ces
appareils, comme beaucoup d'entre eux sont dans le secteur public, il n'y
aurait pas une question de profit. Ils sont déjà salariés. Il n'y aurait pas
d'honoraires fixes pour tout ce qui concerne la distribution, justement, et
tout ça, des appareils auditifs. Et, étant donné le vieillissement de la
population, étant donné que de plus en plus de personnes, vu le vieillissement
de la population, auront besoin d'appareils auditifs, ça serait... ça serait
bien qu'il y ait plus de professionnels qui soient capables de les... pas
capables, qui puissent parce qu'ils sont capables de le... ils seraient
capables de le faire, qu'ils puissent distribuer, donc vendre ces appareils au
public, et puis ça augmenterait l'accès aux services. Et il y a des régions,
des régions éloignées où il n'y en a pas d'audioprothésiste ou bien il y en a
seulement qu'un, qu'ils reçoivent leur prothèse par la poste puis qu'ils
doivent s'arranger avec alors que les audiologistes qui sont dans la région
pourraient tout à fait offrir le service complet. Et dans les CHSLD aussi, les
audiologistes, s'ils avaient tous les... toute la gamme des actes pour lesquels
ils sont compétents, ça pourrait répondre aux besoins des personnes aînées qui
sont dans les CHSLD.
Alors, j'amène ça à la discussion parce
que je sais qu'on a... c'est un constat que les soins sont... et les services
publics en santé...
Mme Caron : ...sont difficiles
d'accès. Puis je sais que l'objectif, c'est que ce soit plus accessible, plus
rapidement. Alors, j'amenais ça à la discussion pour voir si vous aviez, Mme la
ministre, une opinion à ce sujet-là ou si vous envisagez des travaux dans ce
cadre-là.
Mme LeBel : Bien, ça fait
partie des sujets dont les travaux sont en cours. On comprend la nécessité
d'avoir plus accès. Pour nous, c'est important. Il y a plusieurs questions,
hein, dans la question de donner à des professionnels la possibilité de vendre
des choses ou de fournir... bon, la possibilité de prescrire versus vendre le
conflit d'intérêts potentiel. Il y a des travaux à faire dans ce sens-là. Donc,
ce n'est pas... ce n'est pas rejeté du revers de la main, pas du tout, mais ça
va... Puis, en plus, ça relève du diagnostic physique comme je l'ai mentionné
tantôt précédemment. Donc, dans le cadre de toutes ces analyses-là, c'est-à-dire
qui pourra faire un diagnostic physique, par la suite, qui peut prescrire. Et,
quand on a le pouvoir de prescrire, peut-on avoir aussi le pouvoir...
En tout cas, bref, il y a plusieurs
questions à se poser au niveau aussi éthique et déontologique. Mais je vais
revenir à la base, c'est une question qui nous a été soumise et à laquelle on a
une réflexion très sérieuse. Je présume, de l'aboutissement des travaux, parce
qu'elle se fait avec le CEQ, les ordres professionnels concernés et l'office.
Mais ça fait
partie des analyses qu'on a effectivement. Parce que l'objectif de
tout le monde étant d'améliorer l'accès, bien, c'est très certainement une
situation qu'on doit évaluer.
Mme Caron : Donc, je pourrais
résumer, Mme la ministre, qu'il y a toujours de l'espoir pour que ça puisse
peut-être se faire, même si je comprends très bien que vous ne pouvez pas
présumer de la décision, à ce stade-ci, ou de la fin des travaux... des
résultats des travaux.
Mme LeBel : Voilà.
Mme Caron : Merci.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y
a d'autres interventions sur l'amendement? S'il n'y a pas d'autre intervention,
est-ce que l'amendement, à l'article 3, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Donc, on revient à
l'article 3 tel qu'amendé. Interventions? J'avais le député de Saint-Henri—Sainte-Anne,
s'il vous plaît.
• (12 h 20) •
M. Cliche-Rivard : Merci, M.
le Président. Donc, Mme la ministre, j'aurais quand même voulu qu'on fasse,
parce que c'est assez massif, là, quand même, comme modification, si... Puis
vous l'avez un petit peu établi quand même, avec respect, vite, vite dans vos
commentaires, mais j'aimerais quand même ça vous donner l'opportunité de nous
présenter ce que ça vient changer dans la vie des citoyens, citoyennes.
Mme LeBel : Bien, on parle
de... Je parlais tantôt de quatre professionnels, là, je les connais, à chaque
fois que je me dis, il faut que je les nomme. Je ne veux pas nommer un qui
n'est pas là puis qui... bon, en oublier un qui est là : psychologues,
conseillers, conseillères en orientation et sexologues, il y a les
orthophonistes, quand on parle du diagnostic en santé mentale, naturellement.
Ce qu'on vient faire, puis je pense que les ordres professionnels l'ont bien
mentionné quand ils sont venus, en consultation. On ne vient pas changer le
quotidien du professionnel, c'est-à-dire que l'évaluation qui se fait
aujourd'hui, parce que le projet de loi n'est pas encore adopté, et le
diagnostic qui va se faire, on l'espère, à l'adoption du projet de loi, pour le
professionnel et pour la personne qui est rencontrée par le professionnel,
l'action... l'acte est le même.
Donc, on ne vient pas demander plus de
formation, etc. Ils ont déjà toute la formation, la compétence pour le faire.
Dans plusieurs programmes gouvernementaux, assurances, etc., il faut que ce
soit un diagnostic pour être capable d'avoir accès à des soins. Souvent, la
prescription, au sens large et non pas au sens clinique, mais l'obtention de
soins ou de traitements fait suite à un diagnostic. C'est pour ça que je dis
qu'on est dans le Code des professions. On est dans la profession médicale,
santé, santé mentale, santé physique. Les termes, les termes ont une valeur
très précise et on ne doit pas les évacuer, de dire que toutes les évaluations
sont maintenant des diagnostics, je ne pense pas que c'est la façon de faire.
Historiquement, pourquoi on a refusé que
ce soit des diagnostics? Probablement que bon, il faudrait parler au Collège
des médecins, etc., mais on voit que, depuis 2018 — moi, je vais dire
2018, parce je suis là depuis 2018 — il y a une très grande ouverture
du Collège des médecins. Et on l'a eue en santé physique aussi, c'est-à-dire
qu'on a donné plus de capacités diagnostiques à des IPS, à des infirmières.
Donc, les travaux progressent sur le fait que le diagnostic n'appartient plus
uniquement aux médecins qui étaient, je pense, l'apanage du médecin pendant de
très nombreuses années, la capacité de diagnostiquer. C'est la même chose pour
la santé mentale, donc, dans les travaux, l'évolution des mentalités et des
travaux et de la capacité de chacun et des professionnels aussi. Parce que la
formation de ces professionnels-là évoluait aussi autour... au fil du temps, a
amené leur évaluation, au niveau considéré par tous les ordres professionnels
appropriés, pour être maintenant considérée comme un diagnostic.
Donc, je le disais, ça va donc donner
ouverture plus rapidement, parce que les gens, il y avait ouverture, mais
devaient faire confirmer l'évaluation puis la faire, je dirais, confirmer en
diagnostic...
Mme LeBel : ...je vais le
dire comme ça, pour avoir accès aux travaux, ou aux traitements, ou aux
services appropriés. Donc, maintenant, ça va permettre à des parents, à
titre
d'exemple, qui ont des enfants qui sont diagnostiqués, évalués maintenant, mais
dans le futur diagnostiqués comme avec un trouble sur le spectre de l'autisme,
à
titre d'exemple, TDA, TDAH, douance, on l'a vu en neuropsychologie à
titre
d'exemple, maintenant qui donne accès à des programmes dans les écoles, du
soutien, plus de temps pour faire des examens, et j'en passe, là, dépendamment
du plan clinique qui est fait, bien, il va donner à ces parents-là, plus rapidement,
accès à ça plutôt que d'être obligé de repasser par le bureau du médecin de
famille, à
titre d'exemple, ou d'un autre... d'un autre spécialiste pour faire
confirmer le diagnostic. Donc, ça a un double avantage.
M. Cliche-Rivard : Oui.
Mme LeBel : Je
m'explique à la prochaine...
M. Cliche-Rivard : ...
Mme LeBel : ...à la
prochaine partie! J'allais dire, ça a un double avantage.
M. Cliche-Rivard : Allez-y,
allez-y.
Mme LeBel : Ça a
l'avantage pour le parent. Mais là je parle du parent parce que j'ai en tête
souvent les enfants, là, mais c'est plus large que ça, on se comprend, d'avoir
plus accès, entre autres plus rapidement, mais ça dégage aussi des plages
horaires dans nos bureaux de médecin. Eh, mon Dieu! j'aime ça quand on coche
plusieurs cases.
M. Cliche-Rivard : Mais
c'est un bon point. Puis là on se posait la question en termes d'harmonisation
aussi, en termes de... Les autres pratiques, il va falloir qu'il y ait une
communication, même que c'est prévu.
Mme LeBel : Toujours.
M. Cliche-Rivard : Parce
que, là, il y a... Il n'y a pas grand-chose non plus qui ferait en sorte que,
juste un exemple, une compagnie d'assurances vienne rajouter : Bien, moi,
ce que je demande, c'est un diagnostic par un médecin.
Mme LeBel : Oui.
M. Cliche-Rivard : Ça
fait que, comme là, oui, les professionnels que vous citez auront tout d'un
coup la capacité de diagnostic. Et ça, ça n'empêche pas que, d'un autre côté,
n'importe qui pourrait ajouter un corollaire en disant : Oui, oui, c'est
beau, mais moi, je vais modifier ma politique d'assurance, même pas les
assurances, ou autres, puis il dit : Moi, je demande un diagnostic par un
médecin.
Ou il ne faudrait pas que toutes les aides
financières aux études, qu'il y ait des modifications. Donc, qu'est-ce que vous
avez prévu en termes de stratégie gouvernementale ou à l'interne pour être sûr
que, finalement, l'intention, qui est super bonne, ne soit pas limitative à ce
qui va s'appliquer? Puis je donne l'exemple avec «contrôler», puis je donne un
exemple avec ce que vous avez fait ou étiez en train de faire, là, je ne sais
plus où est rendu le p.l. no 68, mais vous visiez à réduire la charge
administrative des médecins, je pense que c'est adopté
Mme LeBel : ...
M. Cliche-Rivard : Dans
cette logique-là, ça s'adressait aux médecins, mais là, «at large», là,
globalement.
Mme LeBel : ...je ne
m'engagerai pas pour tous ceux qui ont des responsabilités dans ce dossier-là,
parce que c'est vaste, vous parlez entre autres des compagnies d'assurance,
mais je dois dire qu'à la décharge de tout le monde, jusqu'à présent, la seule
personne capable de faire un diagnostic était un médecin. Maintenant, je pense
que la façon de faire ça va être de dire, d'exiger un diagnostic, ça aura plus
d'importance... ça n'aura plus d'impact de dire on exige un diagnostic. Je
dirais que biffer les mots «par un médecin» deviendrait approprié à ce
moment-là, mais effectivement, vous savez, jusqu'à présent... Pas jusqu'à
présent, mais depuis longtemps, la seule personne qui avait l'autorité
professionnelle, je vais le dire comme ça, de poser un diagnostic, c'était
diagnostiquer, c'était un médecin. Dans le fond, on aurait pu juste écrire
«diagnostic», puis c'était sous-entendu médecin, mais on disait diagnostic par
un médecin.
Donc, c'est sûr que l'accessoire doit
suivre le principal. Donc, partout où nous sommes concernés, je sais que les
collègues concernés font des travaux pour que, je le dis toujours, que
l'accessoire suive le principal. C'est normal. Naturellement, on va
sensibiliser les compagnies d'assurance à cet effet-là, mais il va falloir
qu'elles fassent leur bout de chemin. Alors, considérez-vous comme sensibilisés
aujourd'hui, mais on va continuer à le faire. Je pense que ce n'est pas à une
compagnie d'assurance de décider si c'est le diagnostic d'un médecin, ou d'un
orthophoniste, ou d'un sexologue, ou d'un conseiller en orientation que ça
prend. Donc... Mais jusqu'à présent, le seul diagnostic disponible était celui
d'un médecin. Donc...
M. Cliche-Rivard : Mais
là où vous aurez le contrôle direct, vous vous assurerez qu'en tant que
gouvernement, la stratégie soit unifiée, puis que...
Mme LeBel : C'est
l'intention.
M. Cliche-Rivard : Par
exemple, ce qui touche l'aide financière aux études, par exemple, le ministre
ou la ministre, directement, je veux, à la capacité de dire : Moi, je
reconnais le diagnostic.
Mme LeBel : C'est
l'intention que tout soit harmonisé au fur et à mesure.
M. Cliche-Rivard : CNESST,
SAAQ, l'ensemble de ce que vous avez sous votre...
Mme LeBel : Oui,
c'est... La RAMQ, etc.
M. Cliche-Rivard : La
RAMQ. Ça fait qu'à ce moment-là, dans ça, on devrait avoir des ajustements,
puis une reconnaissance de la modification que vous venez apporter. Puis là
vous dites... Pour le privé, bien là, vous les sensibilisez, mais on aimerait
bien qu'ils suivent.
Mme LeBel : Je le
souhaite.
M. Cliche-Rivard : Parfait.
Mme LeBel : Dans les
deux instances.
M. Cliche-Rivard : Je
reviendrai, M. le Président.
Le Président
(M. Bachand) : Merci. Autres
interventions? Pas d'autre intervention. Donc, M. le député de
Saint-Henri-Sainte-Anne, avez-vous d'autres interventions sur l'article 3
tel qu'amendé?
M. Cliche-Rivard : Oui.
Vous en glissiez un mot tout à l'heure, Mme la ministre, pour ce qui est de la
distinction santé mentale versus d'autres choses qui pourraient être
diagnostiquées, mais quand même on a reçu des demandes des ergos et des chiros.
Ça fait que, j'imagine, vous allez répéter le même message, mais je vais quand
même vous donner l'opportunité de le faire, puis on va quand même poser la
question sur la capacité de diagnostic versus l'évaluation. Ce sont des travaux
qui sont en cours et éventuellement, là, de manière analogue à ce que vous
venez de dire tantôt, on pourrait s'attendre à quelque chose.
Mme LeBel : Oui. Mais
les ergos... Les ergos, on est... Oui...
Mme LeBel : ...O.K., il y a
deux... il y a deux aspects à votre question. Il y a la portion santé,
diagnostic physique. Donc, naturellement, je vais vous faire la même réponse
parce que c'est la même logique, et on est dans les mêmes travaux. Pour les...
voyons, les ergothérapeutes et les psychoéducateurs, on est encore aussi de
travailler santé... le diagnostic en santé mentale.
Donc, je veux juste rassurer tout le
monde. Ce n'est pas parce que ces quatre-là étaient prêts en santé mentale
qu'on ne travaille pas sur d'autres personnes qui pourraient avoir un
diagnostic en santé mentale, mais on le fait au fur et à mesure où les gens,
tout le monde autour de la table qui sont concernés sont prêts à aller de
l'avant.
M. Cliche-Rivard : Excellent.
Ça fait que c'est... c'est ça, ce n'est pas la fin de l'histoire de la santé
mentale.
Mme LeBel : Non.
M. Cliche-Rivard : C'est une
partie de l'histoire.
Mme LeBel : Bien, ce n'est
pas la fin des discussions. On verra quel sera le résultat des discussions,
parce que c'est très difficile pour moi de m'engager sur le résultat d'une
discussion. Je peux asseoir tout le monde autour de la table. Je peux leur
demander de s'entendre. Je peux leur demander de discuter. Je peux leur donner
des intentions et des objectifs de pouvoir élargir l'accès pour les citoyens,
tant en santé physique qu'en santé mentale, mais, au final, je le répète avec
beaucoup d'humilité puis de respect pour leur profession : C'est eux qui
sont les gardiens de la protection du public dans leur profession respective et
qui doivent nous dire où est-ce qu'on peut tirer la ligne de façon adéquate en
s'assurant que la protection du public, elle est... elle est protégée. Bien,
protection du public protégée, là, préservée... préservée et assurée. Puis
c'est toujours très délicat, hein, parce que... de s'assurer que la résistance
est faite pour les bonnes raisons. Je pense que je dois saluer l'ouverture de
tous les professionnels en santé physique, santé mentale et même des autres
professionnels. Depuis les 10 dernières années, et, particulièrement,
depuis 2018 avec le Collège des médecins en santé physique, il faut voir le
progrès. Bien, je pense que c'est un peu normal qu'on prenne... qu'on prenne la
peine de s'assurer que, quand on accorde un acte réservé à quelqu'un d'autre,
ou qu'on en partage un, ou qu'on en laisse aller un, ou on en met un autre de
l'avant, qu'il est fait pour la protection du public et non pas parce que
rapidement, comme ça, ça a l'air d'une bonne idée, ou bien que parce que, bien,
comme professionnel, ça ne me tente pas de laisser aller un de mes actes
réservés. Bien, je ne sens pas qu'il y a ça autour de la table présentement. Je
sens que les travaux sont sérieux mais je ne présumerai pas de l'aboutissement
des travaux.
• (12 h 30) •
M. Cliche-Rivard : Bien, vous
avez raison de le dire, équilibre entre préserver la sécurité du public qui, à
cause d'une certaine pénurie, ne reçoit pas de service. Au final, il y a une
question à se poser, puis l'équilibre est délicat quand...
Mme LeBel : Avec la
protection aussi.
M. Cliche-Rivard : Avec la
protection du public...
Mme LeBel : Voilà.
M. Cliche-Rivard : ...parce
qu'évidemment d'assurer le service qui ne sera pas de qualité puis qui ne sera
pas le bon, bien...
Mme LeBel : Ce n'est pas
mieux.
M. Cliche-Rivard : ...on
n'est pas plus avancé. Ça fait que c'est effectivement un balancier qui n'est
pas toujours simple.
M. Cliche-Rivard : Un dernier
élément que... J'allais justement vous parler du Collège des médecins, là, qui
parlait quand même aussi d'immenses recommandations à l'effet qu'il va falloir
changer les règlements de pratique. Il va falloir harmoniser les règles en
termes de tenue de dossier, d'ordonnance, de déonto, ça fait que j'imagine que
ça, à l'intérieur, les ordres sont bien sensibilisés puis qu'on va...
Mme LeBel : Oui, absolument.
M. Cliche-Rivard : ...pouvoir
parler la même langue, là, finalement...
Mme LeBel : Bien, c'est ce
qu'on est en train de faire également aussi, là.
M. Cliche-Rivard : C'est ça.
Ça fait que ça, il y aura donc...
Mme LeBel : Ça fait
partie de
la grande modernisation aussi, là, qu'on est en train de faire du système professionnel.
M. Cliche-Rivard : Et donc,
sans qu'on nous les présente aujourd'hui, il y aura des modifications
probablement réglementaires, analogues à la pratique de différents ordres. Puis
ceux que vous nommez de surcroît, là, psychologues, conseillers en orientation,
sexos, orthos, eux, dans votre liste de règlements, hier, là, vous
disiez : Il y a une liste de règlements à approuver ou à regarder puis il
y a des affaires qui ne sont pas dessus, mais ça, ça doit pas mal être dessus,
là, ça s'en vient.
Mme LeBel : Il va falloir
faire ce qu'il faut faire pour que... donner suite à tout ça.
M. Cliche-Rivard : Excellent.
Merci, M. le Président.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. J'aurais le
député d'Acadie, s'il vous plaît.
Morin : Oui, brièvement. Merci, M. le Président. Juste pour une
une précision, parce que vous avez référé, Mme la ministre, aux médecins en
termes de diagnostic, là, quand on... je parlais, entre autres... d'évaluer.
Les infirmières praticiennes spécialisées peuvent aussi diagnostiquer
maintenant, donc...
Mme LeBel : C'est beau.
Allez-y, continuez.
Morin : Non, non, ça va. Bien...
Mme LeBel : Oui. Non. Bien,
je vérifiais un élément pour... dans le but de vous répondre, mais j'attends la
fin de votre question.
Morin : O.K. Donc, dans le fond, elles pourraient aussi poser un
diagnostic. Donc, dans un cas comme ça, ça ne serait pas uniquement le médecin.
Mme LeBel : Au moment où on
se parle, les IPS... en santé mentale, les IPS ont la capacité de
diagnostiquer. Hein, c'est ce qu'on me disait? Oui. Les IPS en santé mentale,
c'est ça. Et on est en train de travailler pour voir si on peut élargir à
toutes les IPS, mais elles ont aussi certaines capacités de diagnostics
physiques. Oui, oui.
Morin : O.K.. Mais donc...
Mme LeBel : Là, je ne
pourrais pas vous dire lesquels, lesquels, là, parce qu'encore une fois, là, je
vais me faire... on va me dire que je ne connais pas ça. Bien, vous comprenez
qu'elles ont des capacités de diagnostic en santé physique. Et les IPS santé...
Haut de la page
12 h 30 (version non révisé
e) Mme LeBel : ...IPS santé
mentale, donc qui ont une formation différente ont aussi une capacité de
certains diagnostics en santé mentale.
Morin : En santé mentale puis, puisqu'évaluer des troubles de la
parole et de la voix, c'est quelque chose qui est associé plus à de la santé
physique que mentale donc, dans ce domaine-là, les IPS pourraient jouer aussi
un rôle.
Mme LeBel : Bien, non, ça dépend.
Morin : Non?
Mme LeBel : C'est parce que
c'est cette... Là, je ne m'avancerai pas, mais c'est un acte réservé d'un autre
ordre professionnel donc...
Morin : L'évaluer, mais c'est parce que...
Mme LeBel : Oui, là,
l'infirmière n'a pas le droit de faire du diagnostic dans tous les actes
réservés de tout le monde, là.
Morin : O.K.
Mme LeBel : Elle a ses actes
à elle comme... et dans ses actes à elle, présentement, il y a un secteur où
elle peut faire, les IPS en santé mentale, de diagnostic en santé mentale et il
y a d'autres secteurs où elle peut faire... et là, je ne veux pas... je ne veux
pas m'en aller dans la nomenclature parce que je pourrais me tromper, en santé
physique, mais. Mais quand on parle de je ne sais pas moi, de troubles de
comportement sexuel qui pour les sexologues
Morin : Non, non, je ne parlais pas de ça.
Mme LeBel : Mais non, vous...
Morin : Mais je comprends ce que vous voulez dire, là.
Mme LeBel : Mais... mais je
pense, je ne sais pas et je ne pense pas qu'elle a le trouble du langage parce
que c'est de la spécialité des orthophonistes. Moi, je ne veux pas me tromper, là.
Morin : Non, je parlais des troubles de la parole et de la voix
parce que, là, tout ce qu'ils peuvent faire, c'est évaluer.
Mme LeBel : Mais ça serait de
la... c'est le...
Morin : Donc, moi j'essaye de trouver un moyen pour le monde...
Mme LeBel : Ce serait le
médecin à ce moment-ci.
Morin :
...si jamais ils ont besoin d'un diagnostic, d'en avoir un le plus vite
possible, et vous m'avez dit que c'étaient des médecins. Donc, moi ce que je
vous demande : Est-ce que les IPS peuvent le faire également?
Mme LeBel : ...en train de
vérifier.
Morin : Merci beaucoup.
Mme LeBel : On peut-tu
prendre quelques minutes? Parce que je pense que c'est plus complexe que d'essayer
de vous répondre.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 35
(Reprise à 12 h 40)
Le Président (M.
Bachand) : À l'ordre, s'il vous plaît. La
commission reprend ses travaux. Mme la ministre.
Mme LeBel : Oui, je vais
essayer de résumer.
M. Cliche-Rivard : ...
Mme LeBel : Oui, allez-y pour
les fins d'enregistrement.
M. Morin : Je vous écoute.
Alors, écoutez la question, juste avant qu'on suspende, c'était l'IPS, parce
que ma... Mais évidemment, vous aurez compris, il est évident que les ordres
professionnels, vous l'avez dit d'ailleurs, sont là pour protéger le public,
mais j'ai aussi une préoccupation d'accessibilité ou d'accès à des
professionnels par le public parce qu'on sait que c'est un enjeu. Donc, d'où ma
question à propos des IPS qui pourraient poser un diagnostic. Voilà.
Mme LeBel : Bien, qui...
L'IPS, comme le médecin, va se fier à l'évaluation qui est faite par le
professionnel compétent dans le domaine, c'est-à-dire pour le trouble de la
parole, l'IPS ne va pas... ne va pas évaluer elle-même s'il y a un trouble de
la parole ou non, comme le médecin n'évalue pas s'il y a un trouble de la
parole ou non au moment où se parle, mais si je parle du point de vue des actes
professionnels, maintenant, tout dépend, on en a parlé rapidement, tout dépend
des programmes et comment c'est est libellé dans les programmes, là. Mais si on
parle purement au niveau du code des professions, des lois, des professionnels
et des actes professionnels, l'IPS est en mesure de le faire présentement, peut
demander une évaluation pour troubles mentaux et peut, suite à l'évaluation, et
ce qui lui est fourni comme renseignement, poser un diagnostic, mais ça va être
suite à l'évaluation, naturellement. Donc, au moment où on se parle, si on
parle au... je vais essayer de le résumer correctement, si on parle du point de
vue unique des actes professionnels, l'IPS, elle peut le faire à l'instar du
médecin au moment où se parle.
M. Morin : D'accord.
Maintenant, comme le soulignait mon collègue de Saint-Henri Sainte-Anne, reste
maintenant à savoir si, pour des fins d'assurance...
Mme LeBel : Les libellés
exigés.
M. Morin : Oui, c'est ça.
Puis là je comprends que, si on demande un diagnostic médical, ça n'inclurait
pas nécessairement une IPS même si...
Mme LeBel : Mais si on
demande un... je vais le dire peut-être plus précis, si on demande un
diagnostic par un médecin.
M. Morin : Ah, mais là, c'est
sûr.
Mme LeBel : C'est certain. Si
on demande un diagnostic médical, là, je ne sais pas si on pourrait argumenter
que l'IPS est de la nature d'un diagnostic médical, je n'entrerai pas
là-dedans. Ça s'argumente, je dirais. Là, c'est l'avocate qui parle plus que la
ministre, mais disons que c'est quand même... Mais si on parle d'un diagnostic
tout court, je pense qu'il n'y a pas d'enjeu à ce moment-là. Mais là, rendu là,
ça dépend de ce qui est exigé dans le programme en question, ou l'assurance, ou
peu importe, là, pour donner des accès. Mais si on parle du point de vue strict
de l'acte professionnel, l'IPS est en mesure de le faire au moment où se parle.
M. Morin : Je vous remercie.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Autres interventions?
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 3, tel
qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci, Mme la ministre,
s'il vous plaît.
Mme LeBel :
Article 36, M. le
Président,
Loi sur les infirmières et les infirmiers.
L'article 36 de
la
Loi sur les infirmières et les infirmiers (Chapitre I-8) est modifié
par le remplacement, dans le paragraphe 16e du deuxième alinéa, de «évaluer les
troubles mentaux à l'exception du retard mental» par «diagnostiquer les
troubles mentaux à l'exception de la déficience intellectuelle».
La modification proposée a pour but
d'établir que les évaluations et les conclusions cliniques portant sur les
troubles mentaux, à l'exception de la déficience intellectuelle, qui sont
effectuées par les infirmières, les infirmiers ayant suivi une formation et
détenant une expérience clinique leur permettant d'exercer cette activité sont
des diagnostics. Elle vise également à remplacer le terme «retard mental», là,
par déficience intellectuelle. On l'a fait dans l'article précédent d'ailleurs
dans l'amendement, et c'est parce que c'est maintenant le terme, là, qui est
d'usage courant dans le système professionnel, là, il respecte les
recommandations de l'Office québécois de langue française. Donc, ça, c'est
vraiment un ajustement de langage. Mais on vient aussi porter la notion
d'évaluer au niveau du diagnostic pour...
Mme LeBel : ...ces personnes,
ces professionnels.
Le Président (M. Bachand) : Merci beaucoup. Interventions? M. le député de l'Acadie.
Morin : Oui. Alors, merci, M. le Président. Donc au fond, c'est
la même logique que ce qu'on a fait, j'imagine, dans l'autre article, donc leur
permettre non plus d'évaluer mais de poser un diagnostic. On parle uniquement
dans le domaine de la santé mentale, c'est ce que vise l'amendement, et
évidemment compte tenu de la formation que la personne pourrait avoir. Donc,
tout à l'heure, quand vous avez fait référence à des IPS qui étaient formées,
donc ça pourrait aussi être des IPS, mais je comprends que c'est ouvert à tous
les infirmiers et infirmières qui ont un niveau de formation et pas uniquement
les IPS.
Mme LeBel : Non, on
fonctionne... Et, effectivement ici, il y a des IPS en santé mentale. Elles ont
déjà cette capacité-là de diagnostiquer en santé mentale dans certains
domaines, là, mais, disons, de façon générale. Ici, c'est ouvert... c'est pour
les infirmières cliniciennes qui ont une formation supplémentaire dont l'ordre
va leur donner une attestation de formation et donc elles vont à... donc il va
avoir l'infirmière. Il peut avoir deux infirmières cliniciennes, celle qui n'a
pas fait la formation supplémentaire, je vais le dire comme ça pour être
capable... et celle qui a l'attestation de formation. Donc, dans le cas de
celle qui a l'attestation de formation, elle pourra maintenant diagnostiquer
certains troubles mentaux. Et celle... l'infirmière clinicienne qui n'a pas
l'attestation de formation ne pourra pas donc diagnostiquer. Donc, ce qui
sépare l'infirmière clinicienne de la capacité de diagnostiquer, c'est d'aller
faire la formation et d'obtenir l'attestation de formation de son ordre
professionnel.
Morin : Donc, il s'agit en fait d'une forme de spécialisation au
sein de l'ordre, mais qui n'est pas nécessairement équivalente, dans tous les
cas, à une formation qu'une infirmière ou un infirmier praticien spécialisé a.
Donc, c'est un créneau bien particulier.
Mme LeBel : Oui.
Morin : Et cette formation-là, présentement, est-ce qu'elle
existe?
Mme LeBel : Oui, je pense que
oui. Oui, oui.
Une voix : ...
Mme LeBel : Oui, parce c'est
déjà évalué, effectivement. Dans le fond, c'est la même chose, là...
Morin : O.K.
Mme LeBel : ...qu'on vient de
parler avec les autres... les autres professionnels dont on parlait tantôt.
Elles ont déjà la formation et elles ont déjà la capacité d'évaluer. Donc,
elles ont déjà la formation. Maintenant, cette formation-là, on leur dit :
Bien, on a conclu, avec tous les gens concernés, que c'est un diagnostic dans
le fond qu'elles font. Donc, elles ont déjà cette attestation de formation là.
L'infirmière clinicienne qui n'avait pas l'attestation de formation ne faisait
pas l'évaluation non plus. O.K.? Donc, dans le quotidien de l'infirmière
clinicienne avec attestation, elle va poser la... va faire la même chose, sauf
qu'au lieu de signer une évaluation, elle va signer un diagnostic. Je ne sais
pas si ça résume.
Morin : Oui, oui, ça résume très bien. Maintenant, à l'exception
de la déficience intellectuelle, c'est que...
Mme LeBel : Absolument, oui.
Morin : Parce que là, évidemment, il s'agit d'un autre type d'évaluation
et de diagnostic.
Mme LeBel : Oui. Donc, dont
je ne peux pas vous parler avec beaucoup de détails, mais effectivement.
Morin : Très bien. Et et je présume que le fait de leur
permettre de poser un diagnostic pourra permettre à des gens qui... qui
souffrent de ces troubles-là, d'avoir accès probablement plus rapidement à des
soins appropriés.
Mme LeBel : Mais il y a des
soins dont ils avaient déjà accès, que ce soit une évaluation ou non, on va se
parler franchement, là.
Morin : O.K. oui.
Mme LeBel : Mais c'est la
même chose, ça dépend des programmes, puis d'autres types de choses qu'il
pourrait y avoir mieux. Tu sais, je ne veux pas laisser prétendre que les gens
qui étaient évalués aujourd'hui étaient... on les laissait tomber, là, il y
avait... il y avait des choses qui pouvaient être faites sans problème. Mais
effectivement, ça va sûrement faciliter dans certaines choses, dans certaines
parties.
Morin : Parfait! Je vous remercie.
Le Président (M.
Bachand) : Autres interventions sur
l'article 36? Il n'y a pas d'autre intervention. Est-ce que
l'article 36 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre,
s'il vous plaît.
Mme LeBel : Oh! Parfait.
Merci. On est à 67. O.K. On retombe dans le code parce que, là, on est dans la
Loi sur les infirmières. Donc, Code des professions.
«67. Est réputé être un professionnel
habilité à établir un diagnostic tout professionnel qui, le (indiquer ici la
date qui précède celle de la sanction de la présente loi) a satisfait aux
obligations prévues par l'un des règlements suivants, aux fins qui y sont
prévues :
«1° le Règlement sur une activité de
formation des conseillers d'orientation pour l'évaluation des troubles mentaux;
«2° le Règlement sur une activité de
formation des psychologues pour l'évaluation des troubles neuropsychologiques;
«3° le Règlement sur une activité de
formation des sexologues pour l'évaluation des troubles sexuels;
«4° le Règlement sur la formation et
l'expérience clinique requise des infirmières pour l'évaluation des troubles
mentaux...
Mme LeBel : ...Il s'agit ici
d'une modification de concordance qui assure simplement qu'une formation visant
une évaluation, suivie avant les changements effectués par le projet de loi et
désignée comme permettant une évaluation, soit considérée comme valide aux fins
de diagnostic. Dans le fond, c'est un peu l'exemple que je vous mettais tantôt.
L'infirmière clinicienne aujourd'hui, avant l'adoption du projet de loi, a déjà
une formation avec une attestation de formation qui lui permet de faire une
évaluation. On voulait s'assurer, dans son cas, comme dans le cas des autres,
que cette évaluation-là... cette formation-là qui permet l'évaluation, c'est la
même qui permet le diagnostic.
Morin : Parfait.
Le Président (M.
Bachand) : M. le député de l'Acadie.
Morin : Oui. Donc, ces règlements-là, évidemment, ils existent
déjà. Est-ce qu'ils vont devoir être adaptés, modifiés pour...
Mme LeBel : Non.
Morin : Non. Ça, donc, dès que...
Mme LeBel : On reconnaît que
les règlements qui spécifient la formation pour l'évaluation, la formation,
elle est encore valide. Il n'y aura pas de modifications... de lourdes
modifications, quelques-unes, mais pas... Ah! ils sont déjà dans la loi. C'est
pour ça qu'on va être correct. Les modifications sont déjà dans la loi...
Morin : Parfait. Donc...
Mme LeBel : ...pour s'assurer
de la concordance immédiate.
Morin : Donc, la loi va modifier ces règlements-là.
Mme LeBel : Oui.
Morin : Donc, il n'y aura pas de... mais il va y avoir des
modifications...
Mme LeBel : Oui, mais à l'adoption
du projet de loi, tout va être fait.
Morin : Tout va être fait. O.K. Parfait. Puis, parce que les
différents ordres professionnels ont déjà des programmes de formation
professionnelle ou que ces professionnels-là peuvent déjà faire des
évaluations, donc, on... je peux dire qu'ils sont déjà formés et que, donc, le
fait de pouvoir poser un diagnostic ne devrait pas entraîner de la formation
supplémentaire ou...
Mme LeBel : Au lendemain de
l'adoption de la loi ou la minute suivant la sanction du projet de loi, le
professionnel qui faisait une évaluation va maintenant faire un diagnostic,
mais son... ne sera pas changé.
Morin : Parfait.
Mme LeBel : ...dans le sens
de la formation, là.
Morin : Oui, je comprends.
Mme LeBel : Il n'aura pas
besoin d'aller refaire une formation supplémentaire.
Morin : Et... Puis évidemment, dans la loi, on reprend les
ordres professionnels dont on a fait les modifications pour fins de
concordance.
Mme LeBel : Exactement.
Morin : Très bien. Je vous remercie.
• (12 h 50) •
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Est-ce qu'il y a
d'autres interventions sur l'article 67? S'il n'y a pas d'autre... M. le
député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Non, je
pense... je pense, j'ai été mêlé tout à l'heure, parce que là vous
disiez : On est dans le Code des professions. Bien là, on n'est pas dans
le Code des professions. Là, on est dans la loi que vous instituez
aujourd'hui...
Mme LeBel : Exact.
M. Cliche-Rivard : ...puis
vous ajoutez un... bien, vous n'ajoutez pas... vous mettez l'article...
Mme LeBel : Je voulais juste
voir si vous suiviez.
M. Cliche-Rivard : Bien oui.
Bien là, on était bien mêlés, parce qu'on n'était pas... je regardais 67 du
code. On n'est pas là pantoute. Ça fait que vous instituez un nouveau 67.
Mme LeBel : Selon votre
collègue, vous étiez le seul des deux qui était mêlé, mais je voulais juste le
dire pour fins d'enregistrement.
M. Cliche-Rivard : Ce n'était
pas si clair que ça. Ça nous a... Ça lui a pris aussi une petite minute démêler
ça, ça fait que...
Mme LeBel : Non, non. Bien,
j'ai induit en erreur. Ce que je voulais dire, c'est qu'on sortait de la loi
sur les infirmières.
M. Cliche-Rivard : Bon.
Parfait. Pour revenir dans notre loi d'aujourd'hui...
Mme LeBel : Et voilà.
M. Cliche-Rivard : ...le p.l.
67. Et là, effectivement, à l'intérieur de ça, vous avez des dispositions
modificatives et finales...
Mme LeBel : Et voilà.
M. Cliche-Rivard : ...qui
vont rester là, qui vont aller rien modifier du Code de profession.
Mme LeBel : Non...
M. Cliche-Rivard : Voilà.
Mme LeBel : ...mais qui vont
s'assurer qu'il n'y a pas de bris puis que ça va être la continuité pour ces
gens-là.
M. Cliche-Rivard : Alors là,
c'est clair. Merci.
Le Président (M.
Bachand) : Alors, s'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'article 67 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre,
s'il vous plaît.
Mme LeBel : Oui.
L'article 47, s'il vous plaît, histoire de continuer à mêler tout le
monde. 47, 47, ça ne sera pas long, désolée. 52, 48. Bon, parfait. Oui. Non.
Parfait. Et là, pour être sûre que tout le monde est sur la même page, on est
dans le règlement sur une activité de formation des conseillers d'orientation
dans l'évaluation des troubles mentaux.
47. Le règlement sur une activité de
formation des conseillers d'orientation pour l'évaluation des troubles mentaux
est modifié par le remplacement, partout où ceci se trouve, à l'exception du
paragraphe 5° du premier alinéa de la
section «Objectifs de la formation» de
l'annexe I et du paragraphe 5° du premier alinéa de la sous-section
«Formateurs» de l'annexe II, de «pour l'évaluation», de «à l'évaluation»,
de «évaluation» et de «de l'évaluation» par, respectivement, «pour le
diagnostic», «au diagnostic», «de diagnostic» et «du diagnostic».
Donc, la modification proposée en est une
de concordance avec l'article 3 du projet de loi. Elle remplace la notion
d'évaluation par celle de diagnostic dans le règlement en question.
Donc, on fait les modifications
réglementaires auxquelles on faisait référence tantôt.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Donc, interventions
pour l'article 47? M. le député de l'Acadie.
Morin : Merci. Alors, on va voir si on... j'ai bien suivi, qu'on
est tous en train d'arriver à la même place. Donc, dans l'article 3 de la
loi, vous avez modifié évidemment le Code des professions, ça va permettre à
ces professionnels-là de poser éventuellement des...
M. Morin : ...diagnostic.
À 67, ce que vous avez fait, c'est que dans les règlements qui sont mentionnés
là, le professionnel qui est visé va pouvoir établir un diagnostic. Et là ce
que vous venez de faire... Parce que, là, vous le reprenez. Dans 67, on avait
les quatre règlements d'un coup. Là, vous êtes en train de les reprendre
règlement par règlement. Et donc, c'est pour ça que, là, on est dans le
Règlement sur les conseillers en orientation. Et donc, ce que vous venez de
faire, c'est de modifier immédiatement le règlement par la loi. C'est ce à
quoi, je pense, M. faisait référence tout à l'heure, quand j'ai demandé s'il
allait y avoir des modifications. Alors, oui, il va y en avoir. On est en train
de les regarder, là.
Mme LeBel : Voilà!
M. Morin : O.K. Oui.
Mme LeBel : Bien
j'allais dire, c'est parce que ma compréhension, dès le départ, dans le dépôt
du projet de loi, c'est qu'au moment de la sanction du projet de loi, tout
allait être fait. Donc, c'est pour ça que, spontanément, j'ai parlé de pas de
modification, mais dans les faits, c'est parce qu'on les fait dans le projet de
loi, là.
M. Morin : Donc, vous...
Mme LeBel : Donc, il n'y
aura pas de brisure.
Morin : Vous aviez... Vous aviez une excellente compréhension.
Et je me souviens de ce que...
Mme LeBel : Mais j'avais
oublié un détail.
M. Morin : Ce que vous
disiez hier, que vous êtes axée sur le résultat.
Mme LeBel : L'objectif.
Voilà.
Morin : Donc, voilà. Donc... Mais là, des fois, il y a un
chemin qu'il faut prendre pour se rendre là.
Mme LeBel : Oui, oui.
M. Morin : O.K. Donc...
Alors là, à ce moment-là, pour que ça soit conforme, il faut venir modifier le
règlement. Et c'est la raison pour laquelle, dans le règlement, vous allez
modifier tout ce qui a d'évaluation par diagnostic.
Mme LeBel : Oui, à
l'exception d'un...
Une voix : ...
Mme LeBel : Ah! Il l'a
M. Morin : Oui, c'est
ça. Exact. Et donc... Et ça, ça rentre dans la
section des objectifs de la
formation.
Mme LeBel : C'est ça.
M. Morin : O.K. Parfait.
Je vous remercie.
Le Président
(M. Bachand) : Merci. Interventions
sur 47? S.il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 47 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Bachand) : Adopté. Merci. Mme la
ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : 48. Alors,
on va y aller dans une séquence qui est plus traditionnelle. Donc, nous
abordons le Règlement sur une activité de formation des psychologues pour
l'évaluation des troubles neuropsychologique :
48. Le Règlement sur une activité de
formation des psychologues pour l'évaluation des troubles neuropsychologique
est modifié par le remplacement, partout où ceci se trouve, de «l'évaluation de
techniques d'évaluation» et de «l'activité d'évaluation» par respectivement «le
diagnostic technique diagnostic... technique diagnostique» et «l'activité de
diagnostic». Donc, encore une fois, c'est de la concordance avec
l'article 3 du projet de loi qui remplace la notion d'évaluation par celle
de diagnostic dans la prescription de la formation que doivent suivre les
psychologues concernant les troubles neuropsychologiques, formation, on l'a vu
à 67, qui sera la même. Donc, il n'y aura pas de gris, là, pour tout le monde.
Le Président
(M. Bachand) : Merci beaucoup.
Interventions?
Une voix : ...
Le Président
(M. Bachand) : S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'article 48 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Bachand) : Adopté. Merci. Mme la
ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : 49.
Règlement sur certaines activités professionnelles pouvant être exercées par
des personnes autres que des psychologues et par des psychologues :
L'article 5 du règlement sur
certaines activités professionnelles pouvant être exercées par des personnes
autres que des psychologues et par des psychologues est modifié par le
remplacement de «évaluer» et de «l'évaluation» par respectivement
«diagnostiquer» et «le diagnostic».
Alors, les commentaires sont à toutes fins
pratiques les mêmes, M. le Président, que pour les deux premiers règlements
qu'on vient de modifier à 47 et 48.
Le Président
(M. Bachand) : M. le député de
l'Acadie. Allez-y, M. le député de l'Acadie.
Morin : Merci. Donc... Sauf que, là, tout à l'heure, quand on a
vu l'article 67, on parlait de la formation des psychologues. Là, vous
venez modifier un règlement pour des activités professionnelles pouvant être
exercées par des personnes autres que des psychologues. Et donc, là, je
comprends que ce règlement-là, qui vise les activités professionnelles pouvant
être exercées par des personnes autres. Ces autres personnes là vont pouvoir
éventuellement poser un diagnostic. Donc, qui sont-elles?
Mme LeBel : Dans ce
cas-ci, on parle juste du psychologue. Le règlement est pour les personnes autres,
mais on ne vise que le psychologue. Donc, il y a... L'activité exercée par
des... Si vous regardez l'article 5, là, c'est marqué «le psychologue peut
évaluer». Maintenant, on va marquer «diagnostiquer» dans le cadre de la
formation prévue au règlement. C'est pendant la formation.
M. Morin : C'est pendant
la formation.
Une voix : ..
Mme LeBel : O.K. Est-ce
que quelqu'un peut le faire de façon plus claire que... que par un membre
intermédiaire? Comme ça on va couper un filtre.
Une voix : ...
Mme LeBel : Non, mais on
va couper un filtre.
Une voix : ...
Mme LeBel : Oui,
parfait. On va juste couper un filtre, ça va être plus facile, puis on va y
aller directement, si vous permettez, avec le consentement.
Le Président
(M. Bachand) : Alors, est-ce qu'il y
a consentement?
Une voix : Il y a
consentement...
Le Président (M.
Bachand) : ...alors donc d'abord vous vous
identifiez, puis il reste très peu de temps. Allez-y.
Mme Larochelle (Jeanne) : Merci.
Alors, Jeanne Larochelle, avocate à l'Office des professions. Bonjour.
Donc, en fait, ici, on... à
l'article 5 du règlement, on réfère au fait que le psychologue peut
évaluer, dans le cadre de la formation prévue au règlement, les troubles neuropsychologiques
sous la supervision d'une personne qui rencontre les critères de reconnaissance
à
titre de superviseur prévus à l'annexe II du règlement. Donc, c'est ce
qui est visé en l'espèce.
M. Morin : O.K. Mais c'est
qui? Alors donc, parce que là...
Mme LeBel : Mais avant, le
psychologue ne pouvait qu'évaluer pendant sa formation, mais comme on change la
capacité de... d'évaluer pour un diagnostic, on fait une concordance en
disant : Bien là, s'il pouvait évaluer pendant sa formation, maintenant il
peut diagnostiquer pendant sa formation, toujours sous supervision. Ce n'est
pas tout à fait les mêmes règles que tantôt, mais c'est la même concordance
avec ce qu'on a fait à l'article 3 par contre, où on est venu porter
l'évaluation au niveau d'un diagnostic.
M. Morin : C'est à dire oui,
mais ça, je le... je comprends pour la concordance, pour les autres règlements,
sauf que là, ici, on parle d'un psychologue qui est en formation.
Des voix : ...
Le Président (M. Bachand) : Ça va? Alors donc, sur ce, compte tenu de l'heure, la
commission suspend ses travaux jusqu'à 14 heures. Et restez à l'écoute,
c'est intéressant, à 14 heures cet après-midi. Merci. Merci beaucoup. À
tantôt.
(Suspension de la séance à 13 heures)
Haut de la page
13 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 14 heures)
Le Président (M.
Bachand) : À l'odre, s'il vous plaît! Bon
après-midi à tout le monde. La Commission des institutions reprend ses travaux.
On poursuit donc l'étude détaillée du projet de loi no 67, Loi modifiant le
Code des professions pour la modernisation du système professionnel et visant
l'élargissement de certaines pratiques professionnelles dans le domaine de la
santé et des services sociaux.
Lors de la suspension de nos travaux cet
avant-midi, nous en étions à l'étude de l'article 49. Je comprends qu'on aurait
peut-être besoin d'une petite suspension. Alors donc, on vient d'ouvrir la
séance, mais on va suspendre quelques instants. Merci beaucoup.
(Suspension de la séance à 14 h 01)
(Reprise à 14 h 02)
Le Président (M.
Bachand) : Donc, merci beaucoup. À l'ordre,
s'il vous plaît! La commission reprend ses travaux. Alors, on est à l'article...
l'étude de l'article 49. Y a-t-il d'autres interventions? M. le député de l'Acadie,
s'il vous plaît.
Morin : Merci, M. le Président. Alors, bon après-midi. On
reprend les travaux. J'avais une question pour Mme la ministre. D'ailleurs, on
était en train de regarder le règlement sur certaines activités
professionnelles pouvant être exercées par des personnes autres que des
psychologues et par des psychologues. Vous m'avez dit que c'était dans le cadre
de formation sous supervision. Et, quand on a terminé, je vous disais :
Oui, mais qu'en est-il, qu'en est-il des autres? Parce qu'on a fait des
modifications pour quatre ordres professionnels.
D'ailleurs, si vous regardez l'article 61
du projet de loi, il y a également un règlement sur certaines activités
professionnelles pouvant être exercées par des personnes autres que des sexologues
et par des sexologues, mais ça ne semble pas être le cas pour les conseillers
en orientation et puis le règlement sur la formation et l'expérience clinique
des infirmières. Donc, je me demande...
Haut de la page
14 h (version non révisé
e) Morin : ...je me demandais pourquoi, et est-ce qu'il n'y aurait
pas lieu de corriger, puis comment on assure la protection du public dans ces
cas-là? Voilà.
Mme LeBel : Bon, les autres,
aux deux règlements que vous venez mentionner, c'est des gens en voie de
devenir des psychologues, puis ils sont dans la formation, qui ont le droit de
faire certaines activités. Donc, les personnes autres que des psychologues,
dans les faits, comprenez que c'est des... des étudiants, des stagiaires qui vont
devenir psychologues. Ce n'est pas un autre professionnel.
Morin : O.K.
Mme LeBel : Donc, c'est des
gens sur le... sur la voie de devenir des psychologues. Mais ce règlement-là,
donc, vient de dire qu'il y en a certaines choses, que ces gens-là, sur la voie
de devenir psychologues, peuvent exercer, même s'ils n'ont pas encore atteint
la pleine formation. Mais, dans ce cas-ci, on vient dans le règlement dire que
l'évaluation qui était faite par le psychologue dans ce cadre-là peut devenir
un diagnostic aussi parce qu'on vient de lui donner la capacité de
diagnostiquer ailleurs, là. Mais les personnes autres, ce n'est pas des
professionnels abandonnés, là, sur le bord du...
Morin : O.K.
Mme LeBel : ...sur le bord du
processus, c'est vraiment des gens en formation qui vont devenir un jour
psychologues, on l'espère, là. C'est ça qui est l'objectif.
Morin : O.K. Donc, au fond...
Mme LeBel : Et c'est la même
chose pour l'autre règlement auquel vous faisiez référence.
Morin : Les sexologues.
Mme LeBel : Les personnes
autres...
Morin : Oui.
Mme LeBel : C'est des
personnes en... les stagiaires, les étudiants, disons-le comme ça.
Morin : Sauf que... est-ce que les... alors... Puis la question
que je posais par la suite : Est-ce qu'il y a l'équivalent pour les
infirmières puis les conseillers d'orientation?
Mme LeBel : Mais les
règlements ne sont pas faits de la même façon, j'imagine, là. C'est plutôt ça,
Une voix : C'est déjà prévu
dans...
Mme LeBel : Oui, c'est ça.
Tout... Disons que, là, c'est parce que le problème, c'est que les règlements
ne sont pas tous bâtis de la même façon puis ils ne sont pas tous libellés de
la même façon. Mais à chaque fois qu'un professionnel se voit donner la
capacité de diagnostiquer, on le fait, l'ajustement dans les règlements
afférents, là. Mais ils ne sont pas tous rédigés de la même façon pour les 46 ordres
professionnels.
Morin : O.K. En fait, je voulais juste m'assurer qu'on n'en
oubliait pas...
Mme LeBel : C'est ça.
Morin : ...puisqu'on fait de la concordance.
Mme LeBel : Vous avez tout à
fait raison.
Morin : D'accord.
Mme LeBel : Mais je vous
rassure, ce n'est pas un professionnel qui n'obtiendra pas quelque chose, là. C'est
le psychologue de formation.
Une voix : ...
Mme LeBel : Oui, c'est ça, ça
confirme.
Morin : Parfait. Excellent.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Madame... M. le député
de Saint-Henri—Sainte-Anne, s'il vous plaît.
M. Cliche-Rivard : C'est
juste une validation, là. C'est une bonne question, parce que, là, on le voit
effectivement pour les psys. Mais la candidate à la profession d'infirmière,
elle, elle a les mêmes extensions de la même façon que, là, on le prévoit.
Mme LeBel : Bien, elle, c'est
parce qu'elle obtient le permis. Le permis restreint, c'est autre chose...
M. Cliche-Rivard : C'est ça.
Mme LeBel : ...elle l'obtient
d'une autre façon. Tu sais, il y a des chemins... il y a 46 ordres
professionnels, donc des fois il y a 46 réalités, là.
M. Cliche-Rivard : O.K.
Mme LeBel : Mais vous avez
raison, la candidate à la profession, quand on parle de l'infirmière, n'oublions
pas qu'elle est sur la base d'un permis qui fait qu'elle devient membre de l'ordre.
Donc elle fait ce que les membres de l'Ordre peuvent faire, là.
M. Cliche-Rivard : Ça fait
que les modifications de diagnostic vont s'appliquer à elle pareil.
Mme LeBel : Bien, par le fait
qu'il...
M. Cliche-Rivard : Par le
truchement de la modification.
Mme LeBel : Oui, oui, oui,
absolument, parce que le permis va lui donner cette activité-là, là.
M. Cliche-Rivard : Par ce
chemin-là de l'infirmière. L'opticien, on vient de le voir, c'est par la
modification réglementaire.
Mme LeBel : Oui, oui.
M. Cliche-Rivard : Le
conseiller en orientation...
Mme LeBel : Oui, puis il y a
d'autres... Vous allez voir, il y a d'autres modifications qui s'en viennent,
qui vont répondre aux enjeux que vous soulevez au fur et à mesure, là.
M. Cliche-Rivard : C'est ça.
Mme LeBel : Oui, oui.
M. Cliche-Rivard : Ça fait qu'on
va le voir pour les quatre de professions touchées : psy, conseiller en
orientation, sexologue, et l'ortho.
Mme LeBel : Et l'infirmière
clinicienne qui se voit la capacité de faire parce qu'on l'a vu un petit peu
plus tôt.
M. Cliche-Rivard : Oui, à l'article
Mme LeBel : Oui, l'infirmière
clinicienne qui voit maintenant la capacité de faire un diagnostic en santé
mentale quand elle a l'attestation de formation, ne l'oublions pas, alors que
maintenant, avec l'attestation de formation, c'est la capacité de faire une
évaluation qu'elle a dans certaines catégories de troubles mentaux.
M. Cliche-Rivard : Avec la
modification de 36.
Mme LeBel : Exactement.
M. Cliche-Rivard : Parfait.
Merci.
Mme LeBel : Merci.
Le Président (M.
Bachand) : Mme la députée de La Pinière.
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Alors, est-ce qu'il faut comprendre que les autres... autres que des
psychologues... et dans le cas de l'article 49, vous avez dit que c'est
des candidats à la profession, donc ils n'ont pas encore leur plein permis, est-ce...
Mme LeBel : Parce que ce sont
des gens qui sont dans la formation, qui sont en formation.
Mme Caron : Ils ont la
formation initiale ou ils sont encore en train de la faire?
Mme LeBel : Ils sont en
stage.
Mme Caron : Ils sont en
stage, donc alors ça va mener au plein permis. Mais est-ce qu'on... est-ce que
c'est l'équivalent? Les personnes...
Mme LeBel : Mais là, ils sont
même avant le permis, là, ils sont dans la formation, là.
Mme Caron : Ils sont dans la
formation, alors ils ne sont pas encore rendus au niveau de permis restrictif
temporaire dont on parlait à l'article 4.
Mme LeBel : Bien, ça va
dépendre, là, ça va dépendre. On va voir ce que l'ordre va... O.K. J'essaie
juste d'être... Ce n'est pas vous, là, c'est moi, j'essaie de remettre les...
parce que 46 ordres professionnels et 46 réalités, c'est ça qui...
bien... puis il y a 56 ou 54 professions?
Une voix : 55.
Mme LeBel : 55. Donc, il faut
juste être... Les chemins sont différents pour tout le monde, et il y a... et
il y en a qui ont déjà les outils qu'on ajoute. Puis, comme je parlais des
candidates à la profession des infirmières, je vous disais que ça existe déjà
pour... dans leur réalité, la notion de permis restreint temporaire qui n'existe
pas nécessairement pour les autres, ça dépend de leur loi, ça dépend de leur
règlement, etc. Dans ce cas-là, je jase, si l'Ordre des psychologues considère
approprié à ...
Mme LeBel : ...un permis
restrictif temporaire, ils pourront le faire. Mais là je ne sais pas si la
formation le justifie. Je ne sais pas, je veux dire, je ne peux pas parler des
psychologues de façon particulière. Mais l'outil va exister, ça sera à l'ordre
de décider si l'outil est pertinent.
Une voix : Merci.
Mme LeBel : C'est difficile
d'être plus précis que ça, parce que...
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Autres
interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 49 est
adopté? Allo! Je pose une question importante, là.
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci beaucoup. Merci.
Merci beaucoup. Mme la ministre.
Mme LeBel : Je dirais que
c'est la question que je préfère.
Une voix : ...
Mme LeBel : Oui, c'est ça.
Alors :
«Règlement sur une activité de formation
des sexologues pour l'évaluation des troubles sexuels»
L'article 50 : Le
titre du Règlement
sur une activité de formation des sexologues pour l'évaluation des troubles
sexuels sexuels est modifié par le remplacement de «l'évaluation»par
«diagnostic».
Donc, vous voyez, dans ce cas-ci, comme
dans le
titre du règlement, il y avait le mot «évaluation», on le remplace par
«diagnostic». D'autres règlements n'ont pas ce mot-là dans le titre, donc, on
fait les adaptations nécessaires.
• (14 h 10) •
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. D'autres
interventions? M. le député de Saint-Henri-Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Puis, dans
l'ensemble d'un règlement qui portait ce nom-là, il n'y avait pas de
modification sur le mot.
Mme LeBel : À moins qu'on les
fasse plus tard. Mais, si on ne les fait pas, c'est parce qu'on n'avait pas à
les faire...
M. Cliche-Rivard : Je
comprends, mais c'est quand même surprenant pour le nom du règlement.
Mme LeBel : ...et ça se peut
que ça s'en vienne dans un autre article.
M. Cliche-Rivard : C'est ça.
Mme LeBel : Je vais vous
dire, je n'ai pas tout par cœur, par cœur, mais je sais que toute la
concordance qu'on doit faire...
M. Cliche-Rivard : Vous
l'avez fait.
Mme LeBel : ...pour ajuster,
dans le règlement, va être fait. Et c'est pour revenir à ce qu'on disait ce
matin, c'est-à-dire qu'on aurait pu le faire en deux étapes, O.K., qui était,
quant à moi, contre-productif, dans le cas présent, parce que c'est un choix
qu'on peut faire à chaque fois, de dire : On met la loi en vigueur...
M. Cliche-Rivard : Puis on
verra après...
Mme LeBel : ...puis ils
feront les règlements par la suite. On a décidé de faire les règlements dans le
cadre de la loi. Et, à ma connaissance, tous les règlements, tous les
règlements qui sont concernés par la transformation de «l'évaluation» en
«diagnostic», tel qu'on vient de faire, on les voit, puis on le voit... Il y en
a encore à 51...
M. Cliche-Rivard : Bien oui,
la réponse est à 51.
Mme LeBel : ...50, 51, 52.
C'est ça.
M. Cliche-Rivard : Vous avez
fonctionné comme ça, parce que ça référait à l'annexe et non pas au
règlement...
Mme LeBel : Voilà, voilà.
Exact.
M. Cliche-Rivard : ...ça fait
qu'il y a un autre
article pour l'annexe. C'est ça, les juristes? Oui.
Mme LeBel : C'est
probablement une explication.
M. Cliche-Rivard : Bon. Donc,
dans le règlement, sans l'annexe, il n'y a effectivement pas d'occurrence. Ça
fait qu'allons à l'annexe, allons-y.
Mme LeBel : On change de
titre, après ça, on change l'article.
M. Cliche-Rivard : Parfait.
Allons à l'annexe.
Le Président (M.
Bachand) : Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'article 50? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 50 adopté? Adopté. Juste peut-être un petit rappel que je faisais
hier aussi. Tout le monde adore le projet de loi, mais juste donner le temps un
petit peu pour entendre la réponse des gens et prendre le temps d'écouter la
question aussi.
Alors, merci beaucoup. Mme la ministre.
Mme LeBel : Nos auditeurs du
jeudi après-midi vont faire attention. Merci, M. le Président. C'est un rappel
pertinent.
Donc, l'annexe I de ce règlement est
modifiée :
1° par le remplacement de «principes
d'évaluation» de «techniques d'évaluation», de «d'évaluation diagnostique et
clinique», de «à l'évaluation» et de «supervision en évaluation» par,
respectivement, «principes de diagnostic», «techniques de diagnostic»,
diagnostics», «au diagnostic» et «supervision en diagnostic»;
2° par l'insertion dans le deuxième...
dans le paragraphe 2°du deuxième alinéa de la
section «Formation pratique» et
après «continue», de «du diagnostic».
Donc, encore une fois, c'est la
concordance avec l'article 3, comme toujours.
Le Président (M.
Bachand) : Est-ce qu'il y a des
interventions sur l'article 51? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'article 51 est adopté? Adopté. Merci. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Oui, 52. O.K.
L'annexe II de ce règlement est modifiée par le remplacement, partout où ceci
se trouve, de «de l'évaluation» , de «l'évaluation», de «d'évaluation» et de
«évaluer» par, respectivement, «du diagnostic», «le diagnostic»,
«diagnostiques» et «diagnostiquer».
Donc, toujours une concordance avec
l'article 3 dans le même exercice qu'on a entrepris depuis l'article 48 ou 49.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Donc, interventions sur
52? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 52 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre,
s'il vous plaît.
Mme LeBel : 53, M. le
Président :
«Règlement sur la formation et
l'expérience clinique requises des infirmières pour l'évaluation des troubles
mentaux»
Donc, 53. Le
titre du Règlement sur la
formation et l'expérience clinique requises des infirmières pour l'évaluation
des troubles mentaux est modifié par le remplacement de «l'évaluation» par «le
diagnostic».
Donc, c'est proposé en concordance avec
l'article 36 du projet de loi...
Mme LeBel : ...qui est relatif
à l'évaluation des troubles mentaux, maintenant, ceci par les infirmières.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Interventions
sur 53? M le député de l'Acadie.
M. Morin : Merci. Donc,
effectivement, à 36 de la loi, on parle de la
Loi sur les infirmières, ici, on
va venir modifier le règlement, il s'agit uniquement de changer le mot, donc je
comprends que, pour la protection du public, le règlement énonce déjà toute la
formation qui doit être suivie pour les infirmières afin d'être capable
finalement d'évaluer des troubles, des troubles mentaux. Donc, ça ne vient pas
changer, finalement, la formation, mais c'est juste une question de
nomenclature, en fait.
Mme LeBel : Absolument.
M. Morin : Et quand on parle
du règlement sur la formation et l'expérience clinique requise des infirmières
pour l'évaluation des troubles mentaux, est-ce que c'est un... ça s'adresse à
l'ensemble des infirmières? Est-ce que les IPS suivent une formation plus
approfondie? Comment ça fonctionne exactement? Puis quelle est la différence,
la distinction entre les deux?
Mme LeBel : Oui, c'est la
formation qui vise les cliniciennes, mais c'est la formation supplémentaire.
Quand je vous disais qu'elles ont besoin d'une attestation de formation pour
être capables maintenant, à l'adoption du projet de loi, de diagnostiquer, mais
au moment où on se parle d'évaluer les troubles mentaux, c'est le règlement qui
régit la formation supplémentaire qui va mener à une attestation de formation
qui va être attribuée par l'ordre. À la suite de ça, pour être capable, bon, à
l'adoption du projet de loi, si c'est le cas, va pouvoir diagnostiquer. Mais
elle n'est pas changée, cette formation-là, la procédure n'est pas changée. Le
contenu de la formation n'est pas changé. Le fait d'avoir une attestation n'est
pas changé. C'est juste que là, il faut adapter la nomenclature de tous ces
règlements-là pour qu'on vienne... Parce que là, si on le garde... on les
gardait comme évaluation, les gens pourraient se dire : Bien là, ça ne
marche pas, c'est une formation pour évaluer, pas pour diagnostiquer, alors que
ce n'est pas ça. Il pourrait y avoir un bris, là, et les attestations
pourraient théoriquement être non conformes.
Morin : Parfait. Je vous remercie.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Autres interventions?
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 53 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Mme la ministre.
Mme LeBel :
L'article 1 de ce règlement est modifié par le remplacement de
«l'évaluation des troubles mentaux, à l'exception du retard mental» par «le
diagnostic des troubles mentaux, à l'exception de la déficience
intellectuelle».
Donc, en concordance à ce qu'on a fait
avec 36 on ajuste le mot «évaluation» par «diagnostic». Et on a parlé tantôt du
fait que maintenant on ne parle plus de troubles mentaux, mais on parle de
déficience intellectuelle, donc ça aussi, c'est une concordance, là.
Une voix : ...
Mme LeBel : De retard,
pardon. Pas de retard, mais de déficience. Désolé.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. M. le député de
l'Acadie, oui?
M. Morin : Je comprends qu'on
ne parle plus de retard mental, mais de déficience.
Mme LeBel : Oui.
M. Morin : Parfait.
Excellent.
Mme LeBel : Mais c'est un
justement, là, plus de sémantique, je dirais.
Morin : Parfait. Merci.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. S'il n'y a pas
d'autre intervention, est-ce que l'article 54 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci beaucoup. Mme la
ministre.
Mme LeBel :
L'article 2 de ce règlement est modifié par le remplacement, dans ce qui
précède le paragraphe 1, de «évaluer le trouble mental, à l'exception du
retard mental» par «diagnostiquer le trouble mental, à l'exception de la
déficience intellectuelle».
Je serais portée à vous dire que ce sont
les mêmes commentaires, parce qu'on voit le même type d'ajustement, mais
dans... à un autre
article du règlement.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Interventions
sur 55? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 55 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci beaucoup. Mme la
ministre.
Mme LeBel :
L'article 4 de ce règlement est modifié par le remplacement de «évaluer,
au cours de la formation visée au paragraphe 1 de l'article 2, les
troubles mentaux, à l'exception du retard mental, à condition d'être supervisés
par un professionnel habilité à évaluer» par «diagnostiquer, au cours de la
formation visée au paragraphe 1 de l'article 2, les troubles mentaux
à l'exception de la déficience intellectuelle, à condition d'être supervisé par
un professionnel habilité à diagnostiquer».
Donc, je vous dirais que ce sont les mêmes
commentaires pour les mêmes raisons.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Donc,
interventions sur 56?
M. Morin : Non.
Le Président (M.
Bachand) : S'il n'y a pas d'interventions,
est-ce que l'article 56 est adopté?
Mme LeBel : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci beaucoup. Mme la
ministre.
Mme LeBel : 57. Donc,
l'annexe I de ce règlement est modifiée :
1 par le remplacement, dans le
sous-paragraphe d du paragraphe 1 du premier alinéa de «à l'évaluation»
par «au diagnostic»;
2 par le remplacement, dans le
sous-paragraphe a du paragraphe 2 du premier alinéa, de «l'évaluation»
par...
Mme LeBel : ...«le
diagnostic»;
3° par l'insertion, dans le
sous-paragraphe b du paragraphe 2° du premier alinéa et après «de santé et», de
«au diagnostic»;
4° par le remplacement, dans le dernier
alinéa, de «évaluer» par «diagnostiquer».
Donc, c'est toujours une proposition de
concordance avec l'article 36 du projet de loi pour remplacer, comme je le
disais tantôt, les notions d'«évaluation» par «diagnostic» et de «retard
mental» par «déficience intellectuelle».
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Interventions?
Mme LeBel : Je vais... mes
commentaires.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. M. le député de
l'Acadie, s'il vous plaît.
Morin : Bien, brièvement. En fait, je comprends que, dans votre
dernier alinéa, là, ce que vous venez modifier, c'est la phrase, en fait, qui
réfère au stage clinique qui est supervisé par un professionnel habilité, là.
C'est à «évaluer» les troubles mentaux, donc ça va être à «diagnostiquer» les
troubles mentaux.
Mme LeBel : Oui.
Morin : O.K. Parfait. Et je comprends que ce... cette
formation-là, c'est une formation de deuxième cycle à l'université.
Mme LeBel : Oui.
Morin : O.K. Parfait. Je vous remercie.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. S'il n'y a pas
d'autre intervention, est-ce que l'article 57 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre.
Mme LeBel : Adopté. 58.
L'annexe III de ce règlement est modifiée :
1° par le remplacement, dans le paragraphe
2°, de «d'évaluation» par «de diagnostic»;
2° par le remplacement, dans le paragraphe
3°, de «évaluer» par «diagnostiquer».
Donc, on est dans... toujours dans la même
logique qui découle de la concordance compte tenu de l'article 36.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Donc,
interventions sur l'article 58? Alors, s'il n'y a pas d'intervention,
est-ce que l'article 58 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre.
Mme LeBel : 60... 59.
Le Président (M.
Bachand) : Non, 61.
Mme LeBel : On s'en va à 61.
Le Président (M.
Bachand) : 61.
Mme LeBel : Excusez-moi, là.
C'est moi qui a un petit... O.K. Règlement sur certaines activités
professionnelles pouvant être exercées par des personnes autres que des
sexologues et par des sexologues.
61. Le règlement sur certaines activités
professionnelles pouvant être exercées par des personnes autres que des
sexologues et par des sexologues, approuvé par le décret numéro 88-2024,
est modifié par le remplacement, partout où ceci se trouve, de «évalue», de
«l'évaluation» et de «évaluer» par, respectivement, «diagnostique», «le
diagnostic» et «diagnostiquer».
Donc, on est toujours dans une
concordance, mais cette fois-ci avec les articles 3, 50 à 52 du projet de
loi. Donc, ça remplace la notion d'«évaluation» par celle de «diagnostic».
• (14 h 20) •
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Interventions?
S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 61 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci beaucoup. Mme la
ministre.
Mme LeBel : 39, que je trouve
à l'instant. On arrive maintenant dans le merveilleux monde de la
Loi sur la
pharmacie.
Alors,
article 39 :
l'article 8 de la
Loi sur la pharmacie est modifié par l'ajout, à la fin,
de ce qui suit :
«
c) donne un avis au ministre de la Santé
et des services sociaux ou à Santé Québec, selon le cas, de sa propre initiative
ou sur demande de l'un d'eux, sur la qualité des soins ou des services
pharmaceutiques fournis dans le centre exploité par les établissements et sur
les normes à suivre pour relever le niveau de la qualité de ces soins ou
services.
«Dans l'exercice des fonctions qui lui
sont attribuées au paragraphe c du premier alinéa, le conseil d'administration
peut faire effectuer des enquêtes au sujet de la qualité des soins ou des
services pharmaceutiques fournis dans les centres exploités par les établissements
et former un comité d'enquête à cette fin.»
En matière de contrôle de la qualité de
l'exercice, il est proposé d'ajouter à l'article 8 de la
Loi sur la
pharmacie le pouvoir du conseil d'administration de donner des avis au ministre
de la Santé et des Services sociaux ou à Santé Québec. De tels avis pourront
porter sur la qualité des soins ou des services pharmaceutiques fournis dans
les centres exploités par les établissements ainsi que sur les normes à suivre
pour relever le niveau de la qualité de ces soins ou services.
Le deuxième alinéa prévoit que, pour un
avis sur la qualité des soins ou des services pharmaceutiques, le conseil
d'administration peut faire effectuer des enquêtes et former... des enquêtes et
former un comité d'enquête.
Le Collège des médecins du Québec, l'Ordre
des infirmières, l'Ordre des dentistes, l'Ordre des optométristes jouissent
déjà de tels pouvoirs, donc on l'ajoute aux pharmaciens.
Il y a un amendement, c'est ça?
Le Président (M.
Bachand) : Oui.
Mme LeBel : Oui. Merci.
Amendement : Ajouter, après le deuxième alinéa de l'article 8 de la
Loi sur la pharmacie, proposé par l'article 39 du projet de loi, les
alinéas suivants :
«Il est interdit d'entraver de quelque
façon que ce soit un membre d'un comité d'enquête formé en vertu du deuxième
alinéa dans l'exercice de ses fonctions, de le tromper par des réticences ou
par des fausses déclarations ou de refuser de lui fournir un tel... un
renseignement ou un document relatif à une enquête qu'il tient en vertu de la
présente loi.
«Toute personne qui contrevient au présent
article...
Mme LeBel : ...commet une
infraction et est passible de peines prévues à l'article 188 du Code des
professions.»
Cet amendement permet d'ajouter à
l'article 8 de la
Loi sur la pharmacie l'interdiction d'entraver, de
quelque façon que ce soit, dans l'exercice de ses fonctions, un membre d'un
comité d'enquête et prévoit naturellement, en cas d'entrave... en cas
d'entrave, pardon, une peine qui en découle.
Le Président (M. Bachand) : Merci beaucoup. Interventions sur l'amendement?
M. Morin : Je vous
demanderais une suspension, s'il vous plaît.
Le Président
(M. Bachand) : Oui. On va suspendre
quelques instants pour prendre connaissance des amendements. Merci beaucoup.
(Suspension de la séance à 14 h 24)
(Reprise à 14 h 32)
Le Président
(M. Bachand) : À l'ordre, s'il vous
plaît. On reprend les travaux. M. le député de l'Acadie.
M. Morin : Oui, en fait,
je vous inviterai à permettre à la députée de La Pinière qui a une question.
Le Président
(M. Bachand) : Oh! Excusez-moi.
Morin : Ah non! Je vous en prie.
Le Président
(M. Bachand) : Mme la députée de La
Pinière, s'il vous plaît, allez-y. Oui.
Mme Caron : Merci,
Monsieur le Président. Alors, j'avais quelques questions pour ma compréhension
dans les paragraphes ajoutés. Quand on dit au paragraphe
c) «donne avis
au ministre de la Santé et des Services sociaux ou à Santé Québec, selon le
cas, de sa propre initiative ou sur demande de l'un d'eux, sur la qualité des
soins ou des services pharmaceutiques fournis dans les centres exploités par
les établissements et sur les normes à suivre», etc. Alors, les centres
exploités par les établissements, est-ce qu'on parle des CHSLD publics, des
hôpitaux, des centres de réadaptation?
Le Président
(M. Bachand) : On est sur
l'article... Bien, on était sur l'amendement. Alors, ça va? Oui? Allez-y, Mme
la ministre.
Mme LeBel : ...l'article
principal dont on parle, là. Je ne veux pas...
Mme Caron : Bien, c'est
sur l'amendement qui est...
Mme LeBel : Bien,
l'amendement vient introduire la notion d'entrave, ne pas entraver. Et de la...
Et la peine qui en découle. Ce n'est pas parce que c'est du... Je veux juste
qu'on soit sûr que, pour les commentaires, on est sur l'amendement et sur la
notion d'entrave et de peine qui en découle. Et sur l'article principal, comme
vous le dites, effectivement, on ajoute la capacité de donner un avis au
ministère de la Santé et Santé Québec.
Mme Caron : D'accord.
Alors, effectivement, c'est sur l'article principal. Alors, je pourrai revenir
à ce moment-là avec...
Mme LeBel : Avec les...
Le Président
(M. Bachand) : Sur l'amendement, M.
le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Oui.
Merci...
Haut de la page
14 h 30 (version non révisé
e) M. Cliche-Rivard : ...Mme
la ministre. Effectivement, vous incluez l'entrave. Puis là l'entrave existe du
moment où le comité est formé, là, finalement, par le C.A. Mais le C.A. qui
déciderait de lui-même participer de quelconque façon, lui possède-tu comme la
même ressource pénale, le même recours pénal en vertu de 188 s'il demande une
information à son CHSLD ou à sa RPA sans nécessairement former le comité d'enquête?
Mme LeBel : Oh! Un
instant.
Des voix : ...
Le Président (M. Bachand) : Oui, Mme la ministre.
Mme LeBel : Oui. Je ne
suis pas certaine. Oui, juste pour pouvoir vraiment clarifier. Puis
peut-être... on suspendra pour être capable de bien comprendre. Mais je ne suis
pas certaine de comprendre votre question. Je veux dire, s'il y a une enquête à
être formée, il va former un comité d'enquête. Sinon, le C.A., je veux dire, il
est dans une démarche plus administrative, là. Mais je veux juste être sûre de
bien comprendre votre question, là.
M. Cliche-Rivard : Bien,
non, mais c'est potentiellement ça. Il peut... Il peut faire effectuer une
enquête. Il peut former un comité d'enquête, mais s'il décidait de se saisir de
la question comme C.A.
Mme LeBel : Bien, à ce
moment-là, il ne serait plus dans le contexte d'une enquête, là, je veux dire.
M. Cliche-Rivard : Il
possède quand même des dispositions en vertu du code.
Mme LeBel : Bien, il
peut quand même poser des questions, j'imagine. On est plus dans une démarche
administrative. J'aurais... Je commencerais à le penser. Ça fait que, là, c'est...
Est-ce que c'est le pénal ou d'autres démarches, d'autres conséquences
administratives, là, je vous dirais de façon spontanée, là? À partir du moment
où on veut se situer dans le cadre d'une enquête et qu'on veut entraver une
enquête... Il faut vraiment qu'on soit dans le contexte d'une enquête, là.
M. Cliche-Rivard : Il
faut qu'on soit dans le contexte d'enquête.
Mme LeBel : Parce que,
là, on vient de passer dans le domaine pénal avec une conséquence pénale. Ce
qui ne veut pas dire qu'un comité d'administration qui pose des questions, je
veux dire, comme ça, n'a pas... n'a pas des leviers administratifs, là. Mais je
vous dirais que si le C.A. décide de faire une enquête sans former un comité d'enquête,
je ne comprends pas pourquoi il ne le fait pas, là.
M. Cliche-Rivard : Je
comprends. Mais auquel cas ce n'est pas clair si, lui, il aurait accès aux
dispositions d'entrave.
Mme LeBel : Et je serais
portée à vous dire que non, parce...
M. Cliche-Rivard : S'il
se constitue en comité d'enquête ou qu'il en constitue un?
Mme LeBel : Bien, qu'il
se constitue comme on disait, hein?
M. Cliche-Rivard : C'est
ça. Et lui-même pourrait se constituer en tant que comité d'enquête, le C.A.,
cela étant.
Mme LeBel : Attends un
petit peu, là, juste un petit peu. De lui-même dire : Moi, le C.A., je
suis maintenant comité d'enquête? Il faudrait que je relise. On va le valider,
là, mais...
M. Cliche-Rivard : Je
vous laisserai le valider, mais ce sera...
Mme LeBel : C'est un
petit peu...
M. Cliche-Rivard : Ce
sera tout.
Mme LeBel : On se
comprend-tu?
M. Cliche-Rivard : On se
comprend.
Mme LeBel : Qu'il forme un
comité d'enquête, là, puis il y aura une enquête.
M. Cliche-Rivard : Qu'il
forme un comité d'enquête, auquel cas le...
Mme LeBel : Oui, c'est
M. Cliche-Rivard : Ledit
comité se trouvait un petit peu sans recours face à une entrave. Là, on vient
corriger ça.
Mme LeBel : Bien, c'est
parce qu'effectivement.
M. Cliche-Rivard : C'est
parce qu'il n'y a rien quelque part qui dit que tout comité formé...
Mme LeBel : Il n'y a pas
de dispositions générales sur les comités d'enquête au Québec.
M. Cliche-Rivard : C'est
ça. Voilà.
Mme LeBel : Sur les
commissions d'enquête, oui, je pourrais en parler, mais pas sur les comités d'enquête.
M. Cliche-Rivard : Oui.
C'est parce que... Je ne pense pas qu'on ait le même... Je pense qu'il va
manquer de temps. Ça va...
Mme LeBel : Il était une
fois 2011.
Le Président (M. Bachand) : Merci beaucoup. M. le député de l'Acadie.
Morin : Oui. Merci, M. le Président. Donc, je comprends que dans
la
Loi sur la pharmacie, en fait, vous allez adopter à peu près le même
libellé, sinon le même libellé qui existe dans la
Loi sur les médecins à l'article 17.
Mme LeBel : Par rapport
à l'entrave.
M. Morin : Par rapport
au comité... Par rapport à l'entrave d'un comité d'enquête qui est formé par le
conseil d'administration.
Mme LeBel : Oui, oui.
Bien là, on est sur l'entrave qui découle du comité d'enquête de l'article
principal. Mais absolument, on... Ce n'est pas. On n'a pas réinventé une roue,
M. Morin : Donc, le
législateur est cohérent avec ce qu'il fait. Il sait ce qu'il fait. Donc, c'est
parfait.
Mme LeBel : Autant que
faire se peut.
M. Morin : Autant que
faire se peut.
Mme LeBel : Autant que
faire se peut.
M. Morin : Est-ce que ça
existe dans toutes les lois?
Mme LeBel : Je ne le...
Je ne vous dirais pas dans toutes les lois, mais dans beaucoup de lois.
Une voix : ...
Mme LeBel : Peut-être
là, mais ça existe-tu dans toutes les lois?
M. Morin : Comme par
exemple dans la
Loi sur le Barreau ou la
loi sur le notariat, ça existe... Je l'ai
trouvé dans la
Loi sur les médecins.
Mme LeBel : Attends un petit
peu... parler tout le monde en même temps. Est-ce qu'on peut suspendre quelques
instants parce que... Je m'excuse, là...
M. Morin : Oui, oui,
bien sûr.
Le Président (M. Bachand) : On va suspendre quelques instants, s'il vous plaît. Merci
beaucoup.
(Suspension de la séance à 14 h 38)
(Reprise à 14 h 42)
Le Président (M.
Bachand) : Alors, s'il vous plaît. La
commission reprend ses travaux. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Merci, M. le
Président. Alors, après avoir regardé attentivement et pour répondre à mon
collègue, ce type de disposition là, que ce soit la possibilité de donner un
avis, de former un comité d'enquête ou d'avoir l'entrave qui va avec l'enquête,
afférente à l'enquête, existe pour tous ceux qui ont la possibilité de donner
un avis au ministre de la Santé. À
titre d'exemple, la
Loi sur les infirmières
a des dispositions similaires, la Loi médicale a des dispositions similaires,
la
Loi sur les dentistes, la
loi sur les... Les optométristes ont des
dispositions similaires. Parce que ces lois-là, ces professionnels-là ont la
possibilité de donner un avis au ministre de la Santé dans le cadre de ce qu'on
parle aujourd'hui. Comme on ajoute, dans le cadre des travaux et après
discussion avec tout le monde et consensus, la possibilité aux pharmaciens de
faire un tel avis dans un tel cadre, bien, on ajoute ce qui va avec et ce qui
apparaît partout ailleurs.
Morin : Parfait. Merci.
Le Président (M.
Bachand) : M. le député de
Saint-Henri-Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Merci, M.
le Président. Comme Mme la ministre nous le disait hors micro, c'est
qu'essentiellement les autres formations avaient déjà référence au pouvoir
d'entrave. Là, c'était comme un genre de mission. Puis là on l'ajoute, on le
complète. On a effectivement effectué la recherche, là, pour le Collège des
médecins, le po