Public Administration — 13 May 2015 (41st Legislature, 1st Session)
CAP 2015-05-13
Quebec — Committees
Alors, Mme la
sous-ministre de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche,
je vous invite à nous présenter les
gens qui vous accompagnent et à nous faire votre exposé. Vous disposez d'une
dizaine de minutes, à peu près.
Champoux (Marie-Claude) : Merci, M. le Président. MM. et Mmes les
députés, permettez-moi, c'est ça, de
vous présenter, alors, à partir de mon extrême droite, M. Luc Fournier,
sous-ministre adjoint au Loisir et au Sport; à ma droite, M. Éric Thibault, sous-ministre adjoint au
Soutien aux réseaux et aux enseignants; à ma gauche, M. Normand Pelletier, sous-ministre adjoint au Développement pédagogique
et au soutien aux élèves. Il y a l'équipe qui nous supporte en arrière
également.
Alors, c'est
avec plaisir que je participe aujourd'hui aux travaux de la Commission de
l'administration publique portant sur
la gestion administrative de l'année financière 2013-2014 au ministère de
l'Éducation, du Loisir et du Sport. Aujourd'hui
en particulier, c'est un vrai plaisir, car le 13 mai 1964, il y a
51 ans, le ministère de l'Éducation était créé.
Alors,
d'entrée de jeu, je souhaite vous présenter
sommairement le ministère de
l'Éducation, du Loisir et du Sport tel
qu'il était en 2013-2014. Je ferai donc abstraction de sa nouvelle
réalité : sa fusion avec le ministère de l'Enseignement supérieur,
de la Recherche et de la Science.
En 2013-2014, la mission du ministère couvre les
domaines de l'éducation préscolaire et de l'enseignement primaire et s'étend aux domaines du loisir et du
sport. Ces activités visent à promouvoir l'éducation, le loisir et le sport,
à contribuer au développement et au soutien
de ces domaines, à élever le niveau scientifique, culturel et professionnel
ainsi que le niveau de la pratique récréative et sportive des Québécoises et
des Québécois.
Pour assumer
son rôle et ses responsabilités, le ministère exerce six grandes fonctions qui
définissent ces différents leviers d'intervention. Donc, pour répondre
aux besoins de la population québécoise, il oriente et planifie les services éducatifs offerts sur le territoire; il informe la
population sur le rendement du système d'éducation, sur son évolution et sur
l'atteinte des objectifs fixés; il la
sensibilise pour qu'elle adopte un comportement respectueux et sécuritaire
lorsqu'elle pratique des activités
récréatives et sportives; il contribue à la formation des acteurs du domaine du
loisir et du sport et soutient ses
partenaires pour la mise en place d'un environnement et d'un encadrement de
qualité; il assure une saine gestion des
ressources allouées par l'Assemblée nationale et conseille le ministre dans
l'élaboration et l'adoption de projets de loi ainsi que dans l'exercice
de ses autres fonctions politiques.
D'un point de vue administratif, le ministère
est divisé en cinq sous-ministériats respectivement responsables des services aux anglophones, aux autochtones et
aux communautés culturelles, du développement pédagogique et du soutien aux élèves, du soutien aux réseaux et aux
enseignants, des politiques et du soutien à la gestion, et enfin du loisir
et du sport.
En 2013-2014,
828 personnes travaillaient au sein du ministère, autant d'employés qui
ont mis leurs compétences et leurs habiletés au service de la population
québécoise. Pour mener à bien sa mission, le ministère compte sur des partenaires. En matière d'éducation, je pense aux
organismes des réseaux de l'enseignement, c'est-à-dire aux commissions scolaires et aux établissements d'enseignement
publics et privés. Le réseau public compte 72 commissions scolaires et
2 728 établissements d'enseignement. Près de 1 million d'élèves
fréquentent nos écoles, nos centres d'éducation des adultes et nos centres de formation professionnelle. En matière de
loisir et de sport, nous collaborons avec les fédérations sportives
québécoises, les organismes nationaux de loisir, le Réseau du sport étudiant,
Sports-Québec, le Conseil québécois du
loisir, les unités régionales de loisir et de sport et l'ensemble des
organismes régionaux, locaux, municipaux et scolaires. Ces partenaires
travaillent à l'échelle locale, régionale, québécoise, canadienne et
internationale.
Permettez-moi
maintenant de présenter quelques réalisations du ministère en 2013-2014. Tout
d'abord, l'instauration de la
maternelle quatre ans à temps plein en milieu défavorisé. Pour l'année scolaire
2013-2014, 50 commissions scolaires ont mis en place une telle classe afin de permettre à 610 enfants
issus de milieux défavorisés de bénéficier de ce service.
Pensons aussi
aux travaux en matière de persévérance et de réussite scolaire. Pour appuyer
ses politiques et ses programmes sur
des données probantes, le ministère a lancé, en 2013-2014, des appels de
propositions pour le programme d'actions
concertées Approches et pratiques favorisant la persévérance et la réussite
scolaires et pour le Programme de recherche
sur l'écriture et la lecture. Ainsi 17 nouveaux projets de recherche ont
été financés dans le cadre du Programme de recherche sur la persévérance
et la réussite scolaires.
Par ailleurs,
des étapes importantes ont été franchies pour l'élaboration d'une politique du
sport et de l'activité physique. Le
ministère a dévoilé le livre vert Le goût et le plaisir de bouger en
juin 2013 et a procédé à une consultation publique. Trois rencontres nationales ont réuni 65 organisations,
et 17 rencontres régionales ont permis d'entendre près de 700 personnes représentant plusieurs
centaines d'organisations. Plus de 200 mémoires ont été déposés, et une
consultation en ligne a aussi permis à plus de 350 personnes de
s'exprimer.
Voilà un bref survol du ministère de l'Éducation,
du Loisir et du Sport tel qu'il était en 2013-2014.
Nous sommes
conviés devant vous aujourd'hui sur la base de notre rapport annuel 2013-2014
pour discuter de la gestion administrative du ministère. Celle-ci s'est
articulée ces dernières années dans l'esprit du plan stratégique 2009-2013,
permettez que je m'y attarde quelques instants.
Du point de
vue de la gestion et de la reddition de comptes, l'élaboration d'un plan
stratégique pour un ministère comme
le nôtre, responsable d'une des grandes missions de l'État et soutenu par un
important réseau décentralisé, constitue un défi en soi. Ce défi peut même parfois être périlleux compte tenu des
impacts de nos actions sur l'ensemble des acteurs et des partenaires qui
oeuvrent au sein du système éducatif. Dans l'appréciation du rapport
annuel 2013-2014, il faut considérer que le plan stratégique auquel il se
rapporte remonte à plus de sept ans. Depuis lors, les connaissances, les techniques et les outils inhérents à la
planification stratégique ont considérablement évolué, et la gestion axée sur
les résultats s'installe progressivement dans les organisations.
Aussi, nous
reconnaissons que le plan stratégique 2009-2013 serait perfectible aujourd'hui
et qu'il est davantage axé sur les
moyens et les activités que sur des résultats perceptibles pour les clientèles
et les citoyens. Plus opérationnel que
stratégique, il comporte notamment un trop grand nombre d'objectifs, 49, et
d'indicateurs, plus d'une centaine. Cela induit, au fil des ans, des difficultés en termes de suivi des résultats
et de reddition de comptes, notamment au
chapitre des indicateurs et des
cibles.
La décision,
en 2014, de prolonger ce plan d'une année a été prise précisément pour
permettre à l'organisation de mettre
en branle un processus de planification stratégique conforme aux exigences
gouvernementales et inspiré des meilleures
pratiques de l'administration publique québécoise. Le nouveau processus
prévoyait certaines activités visant à
favoriser une meilleure compréhension de la gestion axée sur les résultats par
l'ensemble des gestionnaires du ministère. L'implantation d'un tel processus en soutien à la réflexion sur l'action
ministérielle pour les années à venir est d'autant plus importante que
le ministère et ses réseaux doivent intervenir adéquatement face aux nouveaux
enjeux éducatifs, technologiques, sociaux, démographiques et économiques qui
caractérisent le XXIe siècle.
Au-delà de
cette réflexion, le ministère, qui a à coeur d'offrir à la population des
services éducatifs de haute qualité adaptés
aux enjeux d'aujourd'hui et de demain, ne peut le faire sans la contribution
des membres du personnel et l'apport de ses partenaires. Je me permets
donc de saluer leur travail pour terminer cette intervention d'ouverture.
Je vous remercie,
M. le Président. Nous sommes maintenant à votre disposition, mon équipe et moi,
pour répondre à vos questions.
Président (M. Gaudreault) : Merci beaucoup, Mme la
sous-ministre. Alors, sans plus attendre, nous allons passer avec le
premier bloc du gouvernement, et je cède la parole à la députée de
Bourassa-Sauvé.
Mme de Santis :
Merci, M. le Président. Bienvenue. Merci d'être là avec nous aujourd'hui. Moi,
je trouve ces exercices très
importants pour moi, j'apprends énormément de choses et j'espère que nous, on
pourra, à la fin, apporter quelque chose aussi à vous.
Quand j'ai lu
le rapport annuel de gestion 2013-2014, j'ai tiré mes cheveux,
O.K.? J'ai trouvé ça incompréhensible. Et,
quand même, j'ai passé sept années à l'université et une année au barreau. Et
je crois que, quand on rédige un rapport annuel de gestion, les citoyens
du Québec devraient être capables de comprendre le contenu du rapport. Je donne
des exemples de choses que je ne trouvais pas compréhensibles.
Par exemple, à la page 37, il y a une
cible. À l'objectif 2.3, on parle du nombre de personnes inscrites à des services
de formation générale des adultes, etc., on a une cible indiquée en
pourcentage, et ensuite, quand on voit les résultats,
vous voulez que moi, Rita, fasse les calculs pour déterminer les pourcentages.
On ne fait pas une présentation de cette façon-là.
À travers le
document, il y a très souvent les résultats 2013-2014 qui ne sont pas là, sans
explication. Ce rapport annuel de gestion
a été préparé en septembre... ou a été déposé en septembre 2014, et il y a
des endroits où il n'y a pas de résultat pour 2012-2013 en plus que
2013-2014. Alors, je me dis : Qu'est-ce qui se passe?
Page 40,
objectif 2.6, Taux de placement par programme d'études à la
formation : «Résultat non disponible.» Ici, on indique que ce n'est pas disponible pour 2012-2013. Ailleurs, on
ne le met même pas que ce n'est pas disponible. Le tableau commence avec 2012-2013... avec 2011-2012 et n'indique pas à la personne qui est en train
de lire qu'il y a des années qui
manquent. Simplement la présentation me rend folle, O.K.? Je
suis d'origine italienne, donc il faut me permettre un peu de passion, O.K.?
Maintenant,
vous avez indiqué dans votre allocution, aujourd'hui, qu'il y a une
décision, en 2014, de prolonger
le plan de stratégie par une année. Est-ce que cela est en plus que le rapport
de l'année après 2013? Parce que le plan de stratégie
est 2009-2013. Nous sommes maintenant en 2015 et on n'a pas encore un plan de
stratégie à jour. Alors, pouvez-vous répondre à ce que j'ai dit? C'est
quoi, votre opinion?
Et je sais que vous n'étiez pas là quand,
peut-être, ce document a été rédigé. J'exprime ma frustration. Alors, j'espère que vous n'allez pas le prendre personnel.
Et alors si vous pouvez réagir à ce que j'ai dit, et aussi m'expliquer qu'est-ce qui se passe avec le plan de stratégie,
et est-ce qu'on aura aussi un plan d'action, et est-ce que ce plan d'action
va être disponible aux personnes comme nous
pour qu'on puisse faire un lien avec le plan de stratégie, le plan d'action,
et ensuite le rapport annuel de gestion.
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme Champoux.
Champoux (Marie-Claude) : Oui. Alors, premièrement, j'étais là. Je
l'ai signé, le rapport, alors j'assume ce
qu'il y a dedans. Je n'étais pas là pour l'année 2013-2014, mais j'étais
là, c'est moi qui l'ai signé, alors je m'assume. Ça fait qu'il n'y a pas
de problème.
Effectivement,
il y a des indicateurs qui ne sont pas disponibles. Une difficulté qu'on a en
éducation, c'est que l'année scolaire
finit après la fin de l'année financière. Alors, souvent, il y a des résultats
qu'on n'a pas dans l'année. Donc, c'est pour ça que, souvent, les résultats ne
sont tout simplement pas disponibles. Bon, on pourra l'indiquer dans les
années futures, pourquoi ils ne le sont pas,
ça, je vous entends bien, mais ce n'est pas parce que... c'est tout simplement
la réalité du milieu de l'éducation. C'est pour ça que certains résultats
arrivent plus tard qu'on le souhaiterait.
Pour ce qui
est de la planification stratégique, effectivement nous n'en avons pas encore.
Il faut comprendre que, depuis trois
ans, le ministère de l'Éducation a connu une scission, une refusion et trois
ministres puis deux changements de gouvernement. Alors, effectivement,
on a du retard dans la planification stratégique. Le ministère de l'Éducation,
Loisir et Sport était sur le point d'arriver avec sa planification stratégique
au printemps, de même que le ministère de l'Enseignement
supérieur, de la Recherche et de la Science était sur le point d'y arriver. Là,
les décisions des dernières semaines
vont faire qu'on doit fusionner ces deux plans stratégiques, et on va arriver
avec une planification cette année, je le souhaite ardemment et je... Ça
devrait se concrétiser pour ce qui est de la planification, qui va devenir
2015-2020, probablement.
Mme de Santis :
2015-2020. Donc, on aura remis le plan stratégique de 2009-2013, on l'a reporté
pour deux ans.
Champoux (Marie-Claude) : On continue sur les mêmes cibles puis les
objectifs qui étaient déjà sur...
Mme de Santis :
Et est-ce que c'est correct de dire qu'on est sur les mêmes cibles?
L'impression que j'ai de ce côté-ci
et avec tout le monde qui vient nous voir, c'est qu'à un moment donné quelqu'un
passe beaucoup de temps pour préparer
un plan stratégique, et après il y a le quotidien, la vraie vie, et ça se fait
d'une certaine façon. Et, quand il faut faire un rapport de gestion, il faut trouver une façon de ficeler tout
ça avec un rapport qui a été fait, ici, en 2009 et que la réalité qu'on vit, très souvent, n'est pas
exactement qu'est-ce qu'on avait prévu dans les plans stratégiques ou les plans
d'action. Parce que vous me dites que vous allez utiliser les mêmes...
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) : Certains, même, je dirais. Parce que vous
avez probablement constaté que certaines
cibles ont été abandonnées au fil des années, parce qu'elles n'étaient plus
actuelles. Alors, c'est sûr que ce ne sont
pas toutes les cibles, mais, les cibles d'augmentation de la réussite,
d'augmentation de la persévérance, je pense que ce sont des cibles qui seront toujours d'actualité, en tout cas je le
souhaite. Alors, c'est sûr qu'en éducation il y a un certain nombre d'objectifs qui vont d'année en année puis
qui vont toujours rester. Alors, je pense qu'on peut quand même faire un bout de chemin encore puis rendre compte de ce
que nous faisons à partir de la planification stratégique 2009-2013 qui
a été reportée et prolongée.
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la députée.
Mme de Santis :
Et je vois qu'en 2013-2014 il y avait 26 des 49 objectifs qui étaient
gardés, des 49 objectifs originaux. De
ces 26, 19 % ont été atteints, cinq, 11 sont impossibles pour nous
d'évaluer, quatre sont non atteints, et six sont partiellement atteints. Alors, il y a encore beaucoup de chemin à faire
pour atteindre au moins les 26 objectifs dont vous faites référence
dans votre rapport.
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) : Effectivement, il y a... Bien, il y a deux
objectifs, par exemple, qui touchent l'aide financière aux études, qui
étaient dans l'autre ministère, alors, ça, c'est pour ça qu'ils ont été
retirés. Il y a des indicateurs,
c'est ça, dans le fond, qu'on faisait une reddition de comptes sur l'année
précédente, alors, comme ils n'étaient pas disponibles, on ne peut pas
en rendre compte. Alors, effectivement, je ne peux que vous donner raison sur
le fait qu'il y a des objectifs pour lesquels on n'a pas été capables de rendre
compte.
Mme de Santis :
Est-ce que vous allez réintégrer... Parce qu'une chose qui me préoccupe
beaucoup, parce que mon français est
mauvais, et je veux que d'autres parlent et écrivent très bien, c'est le taux
de réussite et la maîtrise du français. Et alors on avait retiré... ça,
je le vois à la page 123, à l'annexe 2, qui était
l'objectif 3.4.2, c'était le taux de réussite
à l'épreuve uniforme de français, O.K.? Mais vous avez à la page 34 des
renseignements concernant la réussite en
français, c'est... 34, l'objectif 1.10. Mais, quand je compare les
résultats que vous indiquez à l'objectif 1.10 avec ce que je trouve sur le Web, je n'ai pas tout à fait
les 90 % et plus que vous avez dans votre tableau. Dans votre tableau, vous
indiquez que plus que 90 % des élèves
réussissent. Est-ce qu'ici, quand on parle des épreuves uniques de français,
c'est oral ou écrit? Les deux? Est-ce
que c'est école privée et école publique? Parce que, d'après le tableau que
j'ai trouvé sur votre site, l'école publique, les épreuves de français
écrit, c'est 79,6 %. C'est loin d'être 92 %.
Président (M. Gaudreault) : Et c'est ce qui met fin à votre
bloc, Mme la députée, alors, question de respecter quand même les blocs de 10 minutes. Mais vous
pouvez peut-être retenir la question et, à votre prochain bloc, apporter
une réponse, là, O.K.? Alors, nous allons
passer tout de suite au premier bloc de la première opposition avec la députée
de Pointe-aux-Trembles, s'il vous plaît.
Mme Léger :
Merci. Alors, bonjour. Il y a beaucoup de choses qu'on peut, tu sais, vous
demander de... plusieurs explications, mais je vais commencer par celle
particulièrement dans votre rapport, à la page 28 et 29, qui est celle
d'améliorer la persévérance et la réussite scolaire, alors tout ce qui
concerne, dans le fond, ce beau défi, cet enjeu.
Vous dites
dans... «La persévérance et la réussite scolaires constituent, dans le contexte
mondial actuel, un enjeu de société
majeur.» On y passe, nous autres aussi, au Québec. Alors, il y a quand même
eu... il y a quand même tout un plan
stratégique, mais... pour réussir, dans le fond, à ce que les enfants puissent
mieux réussir au primaire, secondaire. Vous
avez un objectif de 80 %, de se rendre à 80 %. On a vu tous les articles
sur... qui nous comparent avec l'Ontario, etc., là. Alors, comment vous
allez arriver à atteindre ce 80 % là?
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) : Bien, d'abord, on peut quand même, au
Québec, se vanter de belles réussites. Il
y a eu une augmentation de notre taux de diplomation qui est importante, qui
atteint aujourd'hui 75 %. Il y a eu la stratégie L'école, j'y tiens! qui avait été mise en place, qui a permis, je
pense, d'améliorer la situation. Présentement, il y a d'autres travaux, au ministère, qui sont sur... des travaux
qui pourraient éventuellement arriver à une politique, là, sur la persévérance.
Le ministre a aussi plusieurs fois manifesté
son intérêt versus la réussite en français. Alors, c'est sûr qu'il y a des
travaux qui sont présentement en cours au ministère, puis, si vous me
permettez, je vais laisser au ministre le soin de faire les annonces quand il
sera prêt à les faire.
Mme Léger : Mais, au-delà
de ça, on... Parce qu'on voit quand même dans le... — voyons! — le document qu'on essaie de l'atteindre. Alors, bon, c'est sûr qu'il
y a une augmentation de 5 %, à peu près, si on se comparait avec
l'Ontario, mais, encore là, l'Ontario, c'est Ontario, ce n'est pas nous
autres, puis on est quand même différents. Mais il y a des éléments, j'ai une liste d'éléments, là, qui sont
des voies, 13 voies, là, plus spécifiques, puis il y en a, je pense, qu'on
n'est pas si mal, je pourrais dire,
là, puis il y en a d'autres, moins, mais ça fait quand même
partie des
objectifs au ministère de l'Éducation.
Comment vous
le mesurez? Comment vous arrivez pour le cibler pour avoir 80 %? Il y a
quand même 13 objectifs. Est-ce
qu'on les mesure... Est-ce qu'on a des indices de mesure pour chacun de ces
objectifs-là ou on a... Comment vous êtes capables de le mesurer puis de
vouloir l'atteindre?
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) : Les 13 objectifs dont vous parlez, ce
sont ceux qui étaient dans L'école, j'y tiens! ?
Mme Léger :
Valoriser l'éducation, la persévérance scolaire à l'échelle du Québec, établir
des cibles de réussite, modifier les
acteurs... viser les acteurs régionaux, bon, etc., là. Vous en avez 13
particulièrement, parce que j'imagine que c'est avec ça que vous ciblez,
dans le fond, là, des mesures à atteindre.
Champoux (Marie-Claude) : Les 13 pistes d'action, effectivement,
sont suivies, il n'y a pas nécessairement des cibles. Quand vous parlez de mobilisation, il n'y a pas une cible de
mobilisation, là, mais on donne, là... C'est ça, là, il y a un bilan qui a été fait, puis effectivement
les 13 pistes d'action sont suivies. Je peux vous faire une liste
d'actions qui ont été prises :
campagne publicitaire pour valoriser, ce qui s'appelait Faisons tous nos
devoirs , les conventions de partenariat
qui ont été signées entre le ministère et 68 commissions scolaires. Le
ministère a élaboré des guides, dépliants pour soutenir des transitions
scolaires de qualité, parce qu'on sait souvent que, pour la persévérance, la
transition est importante. Il y a eu aussi
la production d'un guide sur la recherche sur les actions efficaces pour
contrer le décrochage; diffusion d'un
référentiel qui s'appuyait sur la recherche pour soutenir, là, l'intervention
auprès des jeunes de 10 à 15 ans qui
présentent des difficultés en lecture; réduction du nombre d'élèves par classe
au primaire en milieu défavorisé; amélioration
du programme Aide aux devoirs; augmentation des activités parascolaires sportives
et culturelles; l'appui à des
organismes communautaires; renforcement de la stratégie d'intervention Agir
autrement. Je peux... oui, il y a plusieurs actions qui sont... mais il
n'y a pas nécessairement, là, une cible par piste, si c'est ça, votre question.
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la députée.
Mme Léger : Comment on peut, d'abord... O.K.,
vous n'avez pas une cible, mais je vois plusieurs éléments, mais
comment on peut arriver à atteindre le 80 %? Quels sont, pour vous, les engagements
que vous faites, au ministère de l'Éducation, pour arriver à chercher le
80 %?
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la sous-ministre.
Mme Léger : La cible de
80 %, là.
Champoux (Marie-Claude) : Oui. Mais, comme je vous disais, là, il y a
des choses qui ont été faites dans le
passé, il y a des choses qui sont présentement en élaboration au ministère,
pour lesquelles, là, le ministre pourra faire des annonces en temps et
lieu, mais ça, là, je vous ai fait quand même un bon bilan des choses qui ont
été faites, là.
Mme Léger :
Mais est-ce qu'il y a un suivi? Parce que, là, vous m'en sortez plusieurs, mais
est-ce qu'il y a un suivi? Moi, il y
en a plusieurs dans ça qui sont, pour moi, bien importants. Est-ce qu'il y a un
suivi, puis on cible vraiment chacune
des 13 voies qui ont été déterminées, là? Je pense, entre autres, à
réduire le nombre d'élèves par classe au primaire. Tu sais, c'est un
gros sujet, là. Vous avez dit que c'est peut-être le ministre qui... mais c'est
un des éléments qui est important, le ratio
maître-élèves. On parle plus de l'augmenter de ce temps-ci du gouvernement.
Alors, je m'inquiète pour celle-là
particulièrement, mais ça n'enlève pas qu'il peut y en avoir d'autres qui sont
peut-être... qu'on a peut-être réussi à avoir des bons résultats, mais
celui-là, il est comme majeur.
Ça fait que ce que je veux savoir, c'est comment
vous arrivez, à chacune des voies, d'avoir des mesures. Parce que, là, vous me lisez un certain nombre... je comprends, mais
donc ce que je vois, c'est qu'il n'y a pas... on ne mesure pas
nécessairement chacune de ces voies-là.
Champoux (Marie-Claude) : Comme je vous dis, là, il y a des choses qui
sont plus mesurables que d'autres, là.
Quand vous parlez de la... Une des pistes, c'est la mobilisation, il y a des
gestes qui ont été posés, mais ça n'a pas été mesuré. Si c'est ça, votre
question, effectivement la mobilisation n'a pas été mesurée.
Mme Léger :
Comme ici je vois d'être plus efficace ou d'augmenter l'offre d'activités parascolaires,
sportives et culturelles. Comment vous faites pour le mesurer? Puis on
augmente l'offre d'activités parascolaires. Écoutez, ces mesures-là, là, sont quand même assez... réaliser
des projets communautaires en ciblant les jeunes à risque au secondaire,
augmenter l'offre d'activités parascolaires,
sportives et culturelles. Alors, moi, ce que je veux savoir : Comment
est-ce que vous êtes capables de nous dire qu'on a augmenté l'offre
d'activités parascolaires, sportives et culturelles?
Champoux (Marie-Claude) : Sur celle-là, je n'ai pas la cible
nécessairement, mais il y a toujours de la reddition de comptes. Parce
qu'on sait que ces offres de service là sont offertes dans les écoles, dans les
commissions scolaires, là, ce n'est pas le
ministère qui le fait, mais il y a la reddition de comptes qui est demandée aux
commissions scolaires. Je ne sais pas si on a une reddition de comptes
particulière sur la...
M. Fournier (Luc) : ...pas sur les
activités parascolaires.
Mme Champoux (Marie-Claude) : ...ces
activités.
M. Fournier (Luc) : Il n'y a pas de
reddition de comptes particulière, à ma connaissance.
Mme Léger : O.K. Parce
que, je veux dire, c'est sûr que
c'est majeur, parce qu'on en prend... en fait, tu sais, c'est un enjeu majeur. Je vous l'ai lu au début, c'est
un enjeu majeur, la réussite scolaire. Et puis au ministère...
juste pour voir, au ministère, comment, dans le rapport annuel, qu'est-ce
que je suis capable de choisir. On est capable d'aller voir un peu...
Je vois «valoriser les enseignants», qui est un élément intéressant. Vous avez
sorti quelques éléments sur comment
vous allez valoriser les enseignants. Est-ce
que vous travaillez avec les
partenaires pour s'assurer que, un, ces objectifs-là soient atteints, mais qu'on arrive à la cible de 80 %,
et de mobiliser les partenaires dans ces objectifs-là que nous avons?
Le Président (M. Gaudreault) :
Oui, allez-y.
Champoux (Marie-Claude) :
Quand vous parlez des partenaires, là, je peux revenir sur la convention de
partenariat, que j'ai évoquée un peu plus tôt, là, où, effectivement, chaque
convention a cinq buts. Puis le premier est l'augmentation de la diplomation et de la qualification avant l'âge de 20 ans.
Alors, les commissions scolaires, quand ils signent une convention de partenariat avec le ministère,
doivent rendre compte de ce premier but. Deuxième but, l'amélioration de
la maîtrise de la langue française, qui est quand même à la base de la
réussite; l'amélioration de la persévérance
et de la réussite scolaires chez certains groupes cibles, qui est l'autre but,
élèves handicapés et en difficulté d'adaptation
et d'apprentissage; l'amélioration de l'environnement sain et
sécuritaire dans des établissements; et l'augmentation du nombre d'élèves de moins de 20 ans en
formation professionnelle.
Alors,
dans les conventions de partenariat, c'est les cinq buts qui sont... pour
lesquels les commissions scolaires
ont de la reddition de comptes à faire.
Mme Léger :
O.K. O.K., c'est correct.
Président (M. Gaudreault) : Mme la députée, j'aimerais juste que vous nous disiez à quel document
vous faites référence exactement
sur les 13... Parce que vous avez parlé des 13 voies, là. Parce que
j'ai peut-être mal saisi, là, le document, pour le bien-être
de tous les... la bonne information de tous les collègues, là.
Mme Léger :
Bien, c'est le programme, au ministère, qui s'appelle L'école, j'y tiens!
Le Président (M. Gaudreault) : L'école, j'y tiens! O.K.
Mme Léger : L'école, j'y tiens! — Tous ensemble pour la
réussite scolaire .
Le Président (M.
Gaudreault) : C'est beau. Nicole, j'y tiens! Nicole, j'y tiens!
ou L'école, j'y tiens! ?
Le Président (M.
Gaudreault) : Bon, Nicole, j'y tiens! aussi. Bon, alors c'est
bien. Donc, on va passer... On retourne du côté du... Est-ce qu'il vous reste
encore un peu de temps dans ce bloc-là ou on le reporte?
Le Président (M.
Gaudreault) : Vous continuez?
Mme Léger :
C'est combien de temps qu'il me reste?
Le Président (M.
Gaudreault) : Une minute. Un petit peu moins qu'une minute.
Léger : Ah! une minute. Bon, bien, je vais... Bof! Oui, on va essayer
quand même dans le temps qu'on a.
Le Président (M.
Gaudreault) : Allez-y.
Léger : Je veux revenir sur les plaintes, les plaintes au
ministère, parce qu'à la page... Oups! Attendez. Dans votre document, je ne sais pas, mais ça doit être
à la page... Ce n'est pas ça. Bien, en tout cas, c'est les plaintes que vous
avez... Comparativement à 2010-2011 jusqu'à
2013, quels types de plaintes il y a au ministère? Parce que, tout à l'heure,
on a eu un peu, dans la séance de travail,
la discussion entre le nombre... l'augmentation particulièrement au Protecteur du citoyen puis l'augmentation des plaintes au
ministère de l'Éducation, puis on dirait qu'elles s'équilibrent ou pas. Quand
il y en a peut-être moins là, vous allez en
avoir plus chez vous, au ministère, puis... Alors là, on voit qu'il y a une
augmentation quand même. De 2010, il y en a eu 31, plaintes, et, en
2013-2014, 257.
Alors, est-ce que
vous avez des éléments à nous dire par rapport particulièrement aux plaintes?
Le Président (M.
Gaudreault) : Et ça met fin à votre temps.
Mme Léger :
...met fin... On va revenir.
Président (M. Gaudreault) : On va faire comme tantôt. Alors, je
pense que ça vous permet en même temps de préparer votre réponse, les
gens du ministère.
retourne au bloc du gouvernement, et il y avait une question de la députée de
Bourassa-Sauvé, je ne sais pas si vous pouvez y répondre. Ensuite, on
aura le député d'Orford.
Champoux (Marie-Claude) : Oui, bien, juste faire une petite précision.
Quand vous parliez de l'indicateur 3.4.2 qui avait été retiré,
c'est parce que c'était la réussite de l'épreuve au collégial.
Mme de Santis :
Et vous allez le rapporter sitôt.
Mme Champoux (Marie-Claude) :
C'est ça. Alors, ça, ça n'a pas été...
Mme de Santis : Non, non, non, je
sais.
Champoux (Marie-Claude) : Le ministère de l'Enseignement supérieur va
certainement en rendre compte. Alors
là, ça, c'est la première chose. Pour les taux de réussite, c'est parce qu'il y
a une différence entre le taux qu'on obtient à l'examen ou le nombre de
personnes qui réussissent l'examen.
Mme de Santis :
Je ne comprends pas.
Mme Champoux (Marie-Claude) : Alors,
bien, vous...
Le Président (M. Gaudreault) :
Bien, juste en vous présentant d'abord, s'il vous plaît.
Pelletier (Normand) :
Oui, très bien. Normand Pelletier, sous-ministre adjoint au Développement pédagogique.
Donc, il y a effectivement une nuance qui doit être apportée entre la moyenne aux résultats et les
taux de réussite aux épreuves. Si on
prend... Dans les Indicateurs de l' éducation , document qui est publié par le ministère à chaque
année, on retrouve à la
section 4.1 Les résultats aux épreuves du secondaire selon certaines
variables — au
secteur des jeunes . Et on a le détail, là, par sexe, par réseau
public, privé. Par exemple, si on regarde dans l'ensemble la moyenne aux
épreuves du secondaire dans les matières pour lesquelles il y a des
épreuves uniques au secteur des jeunes, la moyenne est de 70,5 %, mais le
taux de réussite est de 83,4 %. Donc, il y a 83,4 % des élèves qui
obtiennent la note de passage.
Mme de Santis :
Je m'excuse, j'ai ici un tableau, que je viens d'imprimer, de l'Éducation,
Enseignement supérieur et Recherche
Québec, qui indique le taux de réussite par épreuve — taux de réussite, pas la note moyenne — le taux de réussite par épreuve,
français, langue d'enseignement, cinquième secondaire, épreuve écrite,
79,6 %.
Ma question,
c'est... Je vois ces renseignements-là, je vois les renseignements qui sont
dans votre rapport, je vous demande :
Est-ce que, peut-être, ici, ce n'est pas les épreuves écrites? Et moi, je vous
lis les résultats pour les écoles publiques. Est-ce que c'est public et privé? Alors, je vous demande c'est qui qui
est inclus dans votre tableau. Parce que ça se peut que ce n'est pas les
mêmes personnes qui sont incluses quand je regarde ce que j'ai pris sur le site
et qui parle d'écoles publiques et d'épreuve écrite en français.
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme Champoux.
Champoux (Marie-Claude) : Oui, si vous me permettez. Dans nos études,
c'est l'école privée et publique. Quand
on dit : Les gens ont réussi, c'est écoles privées et publiques. Ça, dans
le rapport annuel de gestion, c'est tous les étudiants qui ont fait
l'épreuve de français, donc, qu'ils soient au privé ou au public.
Mme de Santis :
Et est-ce que c'est oral ou écrit?
Mme Champoux (Marie-Claude) :
Combiné.
Mme de Santis :
Et vous maintenez 80... O.K., parfait. Moi, ce que je vois sur le site est un
peu différent, mais je laisse...
Champoux (Marie-Claude) : Mais c'est ça, mais il y a 90 % des
élèves qui ont réussi, mais ils peuvent avoir obtenu une moyenne de...
Là, je...
Mme de Santis :
Non, mais ce n'est pas la moyenne ici, c'est... Ça, ce n'est pas une moyenne,
c'est un taux de réussite par
épreuve. Et, dans les écoles privées, je vous lis ce qui est indiqué :
privé, français, langue d'enseignement, O.K.? Ici, c'est seulement pour les écoles privées, épreuve écrite,
réussite de 92,5 %, mais c'est seulement le privé, et, le public, c'est 79,6 %. Mais je laisse ça parce que
je... on ne sait pas si on est en train de comparer des oranges et des pommes,
O.K.?
Le Président (M. Gaudreault) :
O.K. On pourra y revenir, de toute façon. M. le député d'Orford.
Reid : Merci. Moi,
j'aimerais poser une question qui est assez large, là. Vous avez à gérer un
gros bateau, évidemment, puis, pour gérer,
c'est... piloter, ça prend... il faut savoir où on s'en va, ça prend de
l'information. Et, quand on parle d'indicateurs, etc., le but de ça,
c'est de fournir de l'information pour gérer, savoir si on atteint les grands objectifs, et tout ça. Et vous dites vous-même,
Mme la sous-ministre, que le plan stratégique 2009-2013, bon, il n'était
pas nécessairement le meilleur outil qu'il y
avait pour gérer dans les circonstances, avec tous les changements qu'il y a
eu, et ça, on peut comprendre ça.
Mais vous faites... Contrairement à un autre ministère qu'on a rencontré il n'y
a pas longtemps, qui est plus gros
que le vôtre — il n'y
en a pas beaucoup — vous
avez quand même... vous vous êtes donné des outils, en tout cas, qui sont publiés, dans le sens que
votre rapport annuel de gestion parle de cibles et parle de certains niveaux
d'atteinte des cibles. Et donc, en quelque part, si le plan stratégique n'est
pas l'outil idéal, même si c'est ce qui a été pensé
par la
Loi sur l'administration publique, vous vous êtes quand même donné des
outils pour être capables de savoir où
on s'en va, puis être capables de naviguer, puis de tourner au bon moment, puis
etc. J'aimerais que vous nous en parliez un petit peu, de ces outils-là,
et en particulier... parce que c'est dans le détail de tout ça, mais en
particulier quels outils vous vous donnez qui sont comparatifs avec d'autres
organisations, d'autres États — on parlait de l'Ontario tantôt — ou
ailleurs.
ensuite on reviendra sur le fait que vous vous êtes donné un objectif de
gestion qui est de faire en sorte que les gestionnaires du ministère
soient plus en mesure de bien comprendre, etc. Mais on reviendra dans une
deuxième question, on n'aura peut-être pas le temps de finir la première.
Commençons par la première : Avec quels outils vous travaillez, sachant que ce qu'on voit, oui, c'est
intéressant pour l'information publique, mais ce n'est certainement pas tout ce que vous avez comme outils de gestion,
parce que sinon il y a des virages qui ne se prendront pas au bon moment?
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) : Oui, merci. Bien, d'abord, M. Pelletier
a évoqué tout à l'heure des indicateurs d'éducation, qui est un petit bijou que le ministère produit sur
énormément de statistiques et d'indicateurs qui sont disponibles. C'est disponible sur le site aussi, pour ceux
qui... on peut l'avoir papier, mais sur le site. Alors, effectivement,
là-dedans, je ne vous ferai pas la
nomenclature de tous les indicateurs
et cibles qui sont suivis, mais effectivement c'est une bonne façon, là, pour piloter ce
gros bateau, pour reprendre vos termes.
Par ailleurs, évidemment, au ministère aussi, on
incite les écoles et les étudiants aux tests internationaux, qui permet aussi de se comparer — internationaux et, je devrais dire,
canadiens — avec
d'autres provinces canadiennes ou avec des pays de l'OCDE pour justement
avoir une idée...
Reid :
...la plus connue, là, de l'éducation. Mais, quand on regarde l'ensemble de vos
indicateurs, ce n'est pas juste des
indicateurs de la qualité de l'éducation, il y a beaucoup de choses là-dedans
qui touchent à la gestion aussi, les
plaintes, toutes sortes d'affaires. Alors, d'une façon plus globale... Parce
que ça, c'est intéressant, puis je pense que c'est relativement connu, là, ces éléments-là, ça revient dans les
journaux puis... mais la gestion, elle est plus large que juste la qualité des résultats de nos jeunes et la
formation. Juste d'ouvrir un peu plus large que cet élément-là. Comme outils de gestion, des indicateurs, avez-vous des
mesures que vous vous donnez pour être capables de savoir si vous avancez
dans la bonne direction sur certains aspects?
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) : Bien, pour l'éducation, les résultats de
l'éducation, pour ce qui est de la gestion interne, évidemment on a les
indicateurs normaux de l'âge des gens qui y travaillent, les caractéristiques
de gens qui travaillent au ministère. On suit nos projets en informatique sur...
Reid : Ressources
humaines, financières, et tout ça?
Champoux (Marie-Claude) : Tout à fait, ressources humaines, ressources
financières, suivi en continu des
données financières, effectivement, des commissions scolaires, je n'ai-tu pas
raison de le souligner, parce que... pour ne pas qu'il y ait de dépassements. Alors, oui, il y a plusieurs
indicateurs, mais je ne suis pas certaine de bien comprendre que ce que...
votre question.
Reid :
Bien, c'est parce que nous, on travaille avec ce qu'on a. Les gens nous
préparent... On n'a pas le temps de
passer les semaines qu'ils passent peut-être à travailler sur vos rapports,
etc., mais on regarde ce qu'on regarde et puis on a les informations. Et vous dites vous-même dans votre discours, dans
votre petit laïus au départ, qu'effectivement le projet... le plan stratégique, tel qu'il a été fait, trop grand
nombre d'objectifs, 49, d'indicateurs, une centaine, etc., donc on a de la misère à travailler avec ça. Et moi, je
voulais savoir un peu : Est-ce que c'est ça qui vous sert tous les jours?
Si c'est le cas, pourquoi est-ce
qu'on n'a pas d'évaluation, souvent, de l'atteinte de cibles, disons, comme telles,
ou c'est des cibles non mesurables
dans un certain nombre de cas? J'imagine que vous travaillez pour changer ça,
là. Ça, c'est ce que vous dites, puis je le comprends.
Je peux
peut-être... S'il nous reste un peu de temps, M. le Président, je peux peut-être
passer à la deuxième
partie de la question, qui est peut-être la plus
intéressante.
Le Président (M. Gaudreault) :
Oui, allez-y.
Reid : C'est que
vous dites, et je reprends vos mots, là : Le nouveau processus... ce pour
quoi vous avez demandé un prolongement d'un
an ou deux, là, le nouveau processus prévoyait certaines activités visant à
favoriser une meilleure compréhension
de la gestion axée sur les résultats par l'ensemble des gestionnaires du
ministère. Donc, il y a une question
à savoir comment est-ce qu'on prend les objectifs de la gestion par résultats.
Puis, juste pour vous donner une petite
toile de fond, là, je me rappelle que, lorsqu'on a eu la journée de la CAP et
du Conseil du trésor avec les sous-ministres, la sous-ministre de l'époque, du ministère, avait dit : On pourrait-u
simplifier un peu le nombre d'indicateurs, etc.? Il y a quand même juste
trois, quatre indicateurs qui sont vraiment importants, par exemple la réussite
scolaire.
Alors,
autrement dit, la... Est-ce que vous pourriez nous décrire quand vous
dites : Les activités... ça, c'était... on prévoyait ça, donc, il y a déjà un an, un an et demi, les activités
visant à favoriser une meilleure compréhension de la gestion axée sur les résultats par l'ensemble des
gestionnaires du ministère. Qu'est-ce que c'est, la carence, puis qu'est-ce que
c'est que vous faites comme activités pour
en arriver à ce que votre prochain — j'imagine — plan stratégique aille dans ce sens-là, de ce que la loi veut, qui n'est
peut-être pas parfaite pour le ministère, parce que le ministère est un peu
spécial par rapport à l'ensemble?
Président (M. Gaudreault) : Si vous permettez, c'est parce que
le temps est écoulé. On est encore en décalage par rapport aux
questions. Peut-être qu'on pourra essayer de se réajuster. Je vous demande
juste d'être attentifs à ça. Parce qu'en
même temps, pour moi, l'alternance est vraiment importante, là, surtout que la
deuxième opposition n'a pas eu le
droit de parole encore, puis on va passer à eux. Alors, si vous voulez retenir
la question, peut-être, pour quand on va revenir au gouvernement, mais
on va finir par se rattraper, je suis sûr.
Donc, M. le député de Chambly, pour votre
premier bloc de 10 minutes.
Roberge : Merci, M. le Président. D'abord, salutation à nos collègues
et à toute l'équipe du ministère, qui peut répondre à nos questions.
Première
question, concernant les directions régionales qui ont été abolies... enfin qui
ont cessé leurs activités en août 2014,
j'aimerais savoir à combien on peut chiffrer les économies, aujourd'hui,
relatives à cette cessation d'activités.
Champoux (Marie-Claude) : Alors, par année, les directions régionales
coûtaient 8,3 millions : 6,3 en masse salariale, 1 million en frais de fonctionnement puis
1 million en loyer. Alors, à terme... là, il restait quelques trucs,
puis entre autres des gens qui n'ont pas été relocalisés. Ça fait que je ne peux
pas dire qu'aujourd'hui on économise 8,3, mais à terme ça va être exactement
8,3 millions.
M. Roberge : Est-ce que...
Le Président (M. Gaudreault) :
M. le député de Chambly.
Roberge : Excusez-moi. Est-ce qu'en ce moment il y a encore des
directions régionales qui sont opérationnelles?
Champoux (Marie-Claude) : Non. En fait, ils ont fermé officiellement,
dans leurs travaux, au mois d'août, effectivement, et, le
31 décembre, on a mis fin aux baux complètement. Alors, il n'y a plus
aucune activité dans les directions régionales.
Le Président (M. Gaudreault) :
M. le député de Chambly.
Roberge : Merci beaucoup. Maintenant, concernant les maternelles
quatre ans, pour avoir quelques données, donc, à ce jour, donc en ce moment, là, dans les classes du Québec, il y
a combien de classes de maternelle quatre ans qui sont opérationnelles
maintenant?
Mme Champoux (Marie-Claude) : 76.
M. Roberge : Donc, c'est 76 en ce
moment. Est-ce qu'on sait combien d'enfants en bénéficient?
Le Président (M. Gaudreault) :
Allez-y, M. Pelletier.
M. Pelletier (Normand) : De mémoire,
c'est 961, mais je vais vous trouver la réponse précise.
Le Président (M. Gaudreault) :
Allez-y, M. le député.
Roberge : Oui, oui, oui, je
continue. Je vous remercie pour la rapidité. Je sais que, des fois, il faut
fouiller un peu pour les chiffres, mais j'apprécie beaucoup votre
travail.
Concernant, maintenant, les... toujours ces élèves-là, je sais qu'au départ la priorité, évidemment, ça a été de donner ce
service-là dans les milieux défavorisés. Au début, il y avait
l'objectif, là, au moins... Ça a commencé par une classe par commission
scolaire dans les milieux défavorisés.
Il y a
eu la problématique des codes postaux. On y allait par région où c'était
socioéconomiquement plus difficile. D'après
ce qu'on a vu dans les médias, il y avait par
contre... ce n'était pas nécessairement
les enfants qui venaient de familles ayant des difficultés qui
bénéficiaient de ces services-là.
Comment on
procède aujourd'hui et comment on va procéder pour la rentrée
scolaire qui... c'est très, très bientôt, là, septembre 2015, pour
attribuer ces places-là aux jeunes? Est-ce qu'on fonctionne encore juste par
code postal ou il y a d'autres façons?
Champoux (Marie-Claude) : Effectivement, c'est par code postal. Ça a
toujours été par unités de peuplement, là,
si vous me permettez l'expression, c'est le terme utilisé, là, justement pour
ne pas tagger, si vous permettez, un enfant mais bien un environnement.
Alors, c'est par unités de peuplement.
Il y a eu une
petite modification l'année passée pour permettre un plus grand nombre de
commissions scolaires... Il y avait
des commissions scolaires pour lesquelles il n'y avait pas d'unité de
peuplement 9 et 10, et, l'année passée, on a aussi fait une petite modification dans les règles d'attribution pour
se rendre à 76. Puis là je vais demander à M. Pelletier de préciser
comment on est arrivés avec la modification.
Le Président (M. Gaudreault) :
M. Pelletier.
M. Pelletier (Normand) : Merci. Donc, effectivement, entre la première
année d'application, donc 2013-2014, et
cette année, 2014-2015, on a apporté quelques modifications aux... ce qu'on
appelle les conditions et modalités, qui sont déterminées annuellement par le ministre, et donc qui viennent
prévoir, là, ou préciser les conditions pour l'admissibilité à la
maternelle quatre ans à temps plein en milieu défavorisé.
La première année, la
définition de milieu défavorisé était constituée seulement des unités de
peuplement de niveaux 9 et 10. Donc, on
parle de l'indice de milieu socioéconomique. Donc, quand on parle des 9 et 10,
ce sont les 20 % de la
population qui se situent dans le bas, donc, de l'indice de défavorisation, au
plus bas de l'indice de défavorisation, et c'est le milieu qui est qualifié de défavorisé et non pas les
familles, les familles qui y habitent. Donc, on avait retenu les unités de peuplement de niveaux 9 et 10,
et ça avait fait en sorte que 50 commissions scolaires avaient été en
mesure d'ouvrir une classe.
Pour la deuxième
année d'application, on a modifié la définition utilisée. Donc, on a conservé
pour certaines commissions scolaires les unités de peuplement 9 et 10. Pour
d'autres commissions scolaires qui n'avaient pas été en mesure d'ouvrir une
classe à cause de cette définition-là, parce qu'elles n'avaient pas un bassin
suffisant d'élèves qui provenaient de ces
milieux-là, on a étendu aux unités de peuplement de niveau 8. Et, pour
deux commissions scolaires qui
n'avaient pas d'unité de peuplement 8, 9 ou 10, pour avoir un bassin suffisant,
on a utilisé le seuil de faibles revenus, qui est un autre indice de défavorisation. L'indice de milieu
socioéconomique est basé sur la scolarité de la mère et la présence du ou des parents sur le marché du travail, alors
que le seuil de faibles revenus, lui, est basé sur la proportion du revenu
qui est consacrée à la satisfaction des besoins essentiels : se nourrir,
se loger, se vêtir.
Le Président (M.
Gaudreault) : M. le député de Chambly.
Roberge : Merci. Et, pour l'année scolaire qui s'en vient, c'est très
rapide, septembre 2015, on pense
à monter ou être rendus à combien de classes? Là, on est à 76, mais
j'imagine qu'il va y en avoir davantage.
Champoux (Marie-Claude) : Effectivement, le ministre a annoncé qu'il souhaitait qu'il y en ait davantage, mais, pour le moment, il n'y a pas eu d'annonce de
faite puis il n'y a pas eu de décision de prise sur les critères.
M. Pelletier
(Normand) : Est-ce que je peux apporter une précision sur le nombre
d'élèves?
M. Pelletier
(Normand) : C'est 959.
Le Président (M.
Gaudreault) : Il vous en manquait deux.
M. Pelletier
(Normand) : J'en avais deux de trop.
Le Président (M.
Gaudreault) : Oui, deux de trop.
M. Roberge :
...déménager.
Le Président (M.
Gaudreault) : Vous n'aurez pas votre prime, monsieur...
Des voix :
Ha, ha, ha!
M. Roberge :
Je vais continuer, bien entendu...
Le Président (M.
Gaudreault) : Allez-y.
Roberge : Un des objectifs,
là, que j'ai vus dans le document, ici, objectif 1.2, «Assurer le développement et l'amélioration continue des compétences du personnel scolaire», il y avait
une cible qui disait : «Offre de formations en réponse aux priorités ministérielles et à des besoins exprimés par le
réseau scolaire.» Puis là on voit le nombre, là, qui diminue : 2010-2011, il y en avait 65; 2011-2012, 54; 2012-2013, aucune; 2013-2014, neuf. Comment on peut expliquer une si
grande fluctuation, là, dans les formations, à cet indicateur-là?
Le Président (M.
Gaudreault) : Mme la sous-ministre.
Mme Champoux
(Marie-Claude) : C'est une bonne question. Je n'ai pas de... Je ne le
sais pas.
M. Roberge :
Je vais enchaîner, si vous le permettez.
Le Président (M.
Gaudreault) : Oui, oui, je vous le permets.
Champoux (Marie-Claude) : Je
pourrais probablement présumer que c'est parce qu'il y a eu des
nouveaux programmes, puis avec ces nouveaux programmes arrivaient ces
formations, mais je n'ai pas le...
Le Président (M. Gaudreault) : Vous pouvez peut-être revenir à la question, quitte à revenir un peu plus tard
ou nous fournir l'information. M. le député de Chambly.
Roberge : Oui. Suggestion
pour les années à venir, peut-être. Simplement, le nombre d'offres de formation,
ça parle peu aussi. Parce qu'il peut y avoir des formations où il y a cinq
personnes ou, mettons, 10 personnes, puis il peut y avoir des formations, des fois, où il y a 50, 60 personnes.
Ça serait plus intéressant de savoir combien de personnes ont bénéficié de formations plutôt que le nombre
ou l'offre de formations. Parce que le but, c'est qu'il y ait
des gens qui soient formés, ce n'est
pas tellement le... Donc, je pense qu'il faudrait changer la
façon de compter. Je ne sais pas ce que vous pensez de ça.
Le Président (M.
Gaudreault) : Mme la sous-ministre.
Mme Champoux
(Marie-Claude) : On va le prendre en considération dans l'élaboration
de notre prochaine planification stratégique.
Roberge : Je vais continuer. Donc, sur ces formations-là, puis
l'idée... C'est extrêmement important, hein, les formations pour les compétences du personnel scolaire, on ne peut
jamais trop en parler. Est-ce qu'à votre connaissance il y a des
incitatifs, pour le personnel scolaire, à suivre des formations?
Le Président (M.
Gaudreault) : Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) : Outre le fait que les enseignants eux-mêmes
souhaitent être formés puis le réclament
régulièrement, d'avoir accès à plus de formations... Il y a, dans certains cas,
des libérations, là. Évidemment, ils sont libérés de leur tâche pour
suivre ces formations-là, donc c'est considéré comme des mesures incitatives,
mais il n'y a pas de mesure monétaire autre que cette libération-là ou le désir
des enseignants d'avoir cette formation.
Le Président (M.
Gaudreault) : M. le député.
Roberge : Merci. Et est-ce qu'il y a quelque part, de manière
centralisée, un dossier de formation, un suivi professionnel? Est-ce
qu'il y a moyen de savoir si un enseignant a suivi des formations, au fil des
années, ou pas? Est-ce qu'il y a ce dossier
professionnel? Ce genre de portfolio là existe? Et, s'il existe, est-ce que le
ministère est au fait de ça ou si c'est chaque prof qui écrit ça dans
son petit calepin noir?
Le Président (M.
Gaudreault) : Mme la sous-ministre.
Mme Champoux
(Marie-Claude) : C'est sûr que la loi prévoit que la formation est de
la responsabilité de l'enseignant. Ça, c'est
prévu ainsi. Ceci dit, pour le suivi des formations, ça se fait au niveau des
commissions scolaires, mais il n'y a pas de registre central, au
ministère, qui fait la nomenclature des formations pour tous les enseignants.
Le Président (M.
Gaudreault) : M. le député, il vous reste une vingtaine de
secondes.
Roberge : C'est correct. Vous me dites : Le suivi se fait au
niveau des commissions scolaires. Est-ce que c'est systématique, et toutes les commissions scolaires
ont un portrait des formations de leurs profs ou si, dans le fond, ça dépend
d'une commission scolaire à l'autre?
Le Président (M.
Gaudreault) : Rapidement, madame...
Champoux (Marie-Claude) : Je n'ai pas le registre. Je souhaite que
toutes les commissions scolaires le fassent, mais je n'ai pas le
registre.
Le Président (M.
Gaudreault) : Merci beaucoup. C'est ce qui met fin à votre
bloc, du côté de la deuxième opposition. On retourne avec le gouvernement, mais
il y avait une question tout à l'heure qui était restée en suspens. Allez-y, M.
le député d'Orford, oui.
Reid : ...quelques instants. Ce que je voulais savoir un
peu, c'est qu'est-ce qui est en train de... qu'est-ce qui se passe. Comment vous préparez ça? On parlait
d'activités comme telles pour favoriser une meilleure compréhension de
la gestion axée sur les résultats. Évidemment, la question axée sur les
résultats... la gestion axée sur les résultats, clairement, au coeur de ça, il y a des mesures de résultat par le fait
qu'on... Donc, il y a des indicateurs, il y a des... bon. S'il y en a trop... Si je me fie à ce que l'ancienne sous-ministre avait dit dans
la journée de réflexion sur la loi, et c'est assez... ce n'est pas
surprenant, quand vous donnez les nombres que vous donnez. Mais là-dessus ça
veut dire qu'en quelque
part vous être en
train de faire un effort, si vous faites ce qui était prévu, pour faire en
sorte qu'on en arrive à mieux définir,
j'imagine, les mesures qui vont permettre de faire la gestion basée sur les
résultats. Alors, c'est ça, je voudrais que vous en parliez un petit peu, un petit peu plus de ce que vous êtes
en train de faire là-dessus et vers quoi ça mène, là.
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la sous-ministre.
Mme Champoux (Marie-Claude) :
Oui. Effectivement, il y a des travaux qui ont été faits au ministère. Puis,
quand on dit qu'on a associé puis qu'on
voulait s'assurer que les gestionnaires soient plus à même de comprendre
qu'est-ce qu'était la gestion par
résultats, il y a eu des ateliers qui
ont été faits avec les gestionnaires, journée de réflexion... une demi-journée de réflexion, des ateliers avec eux
pour élaborer la prochaine planification
stratégique. Alors, ce n'était pas une petite équipe qui faisait ça en... une petite
équipe de spécialistes qui le faisaient puis que c'était décroché de la réalité
des gestionnaires, ça a été fait vraiment en ateliers, en équipes, tous ensemble.
Puis effectivement, vous
le souligniez un petit peu plus tôt, c'est une réalité qui est différente en éducation,
parce que, souvent, on n'a pas le résultat dans les jours, ou les semaines, ou les mois qui
suivent les actions, c'est souvent des
résultats qui viennent à la diplomation, plus tard. Alors,
ça prenait une certaine sensibilisation de nos équipes, c'est pour ça qu'on a vraiment fait tout le processus
en ateliers. On demandait aux gens de travailler
par secteur, par direction, puis
ensuite on a mis les gestionnaires à profit. Alors, c'est comme ça que
l'élaboration se fait. Puis effectivement le but étant d'avoir moins
d'indicateurs, moins de cibles, mais des indicateurs qui sont plus parlants,
qui permettront une lecture plus agréable pour les prochaines années.
Le Président (M.
Gaudreault) : M. le député d'Orford.
Reid : Mais pour
gérer aussi. Et là il y a une question qui est au coeur de ce qu'on vient de mentionner,
que vous venez de dire, c'est quand
on lit — et
là je dis «on», c'est nous, on l'a fait aussi, mais c'est surtout les
recherchistes qui ont passé beaucoup
plus de temps que nous : Ils ont de la difficulté à corréler,
concilier des objectifs, des indicateurs, des mesures. Et la question — et
vous pouvez peut-être y répondre pour nous aider un petit peu à comprendre, c'est une question qu'on s'est posée : Est-ce que
ça, c'est lié au fait que l'éducation, c'est complexe, et c'est difficile à réseauter
et à corréler des mesures avec des
indicateurs, avec des objectifs? Un objectif, autrement
dit, on se retrouve avec plusieurs indicateurs.
Donc, est-ce qu'on atteint le résultat qu'on voulait, mais là on atteint une
partie d'un côté? Est-ce que l'effort que
vous êtes en train de faire, de redéfinir
les indicateurs, de trouver moins de... en trouver moins, plus parlants, etc.,
comme pour prendre votre expression, est-ce que
ça, ça vous permet de nous répondre un peu à cette question-là? Est-ce que ça va
être facile de voir qu'autrement dit
c'est peut-être difficile en éducation de faire quelque chose de hiérarchique où on part
avec des éléments, puis on descend, puis on voit... bon, ça, ça nous permet de
dire qu'on avance dans tel objectif,
alors que, des fois, c'est... chaque chose a peut-être plusieurs effets?
Alors,
je ne sais pas exactement si vous allez pouvoir rendre ça beaucoup, beaucoup plus simple. Ce n'est pas juste
une question de nombre, c'est une question
de corrélation entre les différents morceaux de la gestion par résultats
qu'on a eu — «on», enfin tous ceux qui ont travaillé là-dessus — un peu de mal à saisir. Est-ce que l'effort
est... Ce dont vous venez de parler, est-ce que ça donne des résultats là-dessus?
Autrement dit, est-ce que vous avez testé ça avec différentes personnes? Est-ce
que vous regardez un petit peu vos nouveaux indicateurs, faire un peu de tests si les gens en dehors du milieu de l'éducation... On comprend peut-être plus tout ça, mais, quand on en sort, c'est plus
difficile de comprendre. Est-ce que ça devient plus lisible?
Le Président (M.
Gaudreault) : Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) : On
souhaite que ça soit plus lisible. Est-ce
qu'il y a eu des tests en dehors
du milieu de l'éducation? Non, on n'a pas
fait de test sur est-ce que cet indicateur-là... Vous parliez du passé, là.
Moi, je ne veux pas nécessairement revenir... Je n'étais pas de celles qui ont élaboré la planification stratégique 2009-2013,
mais on sait aussi que c'étaient les premières planifications
stratégiques. Je pense que, comme gouvernement, comme ministère, tout le
monde avance, puis aujourd'hui on est rendus plus loin dans ce genre d'exercice
C'est sûr que
l'éducation, ça ne sera jamais : une action donne un résultat en ligne
directe. Il y a beaucoup d'impondérables, il y a beaucoup d'intrants. Alors,
est-ce qu'on va pouvoir dire : On a posé tel geste, ça a donné tel résultat? Ça, je ne pense pas que ça ne soit jamais
aussi clair que ça, mais je pense qu'on est capables quand même... en ayant des stratégies, en ayant des politiques puis
des plans d'action, d'être capables de dire : Oui, ça a donné des résultats
totaux. Mais est-ce que la corrélation va être directe? Je ne pense pas qu'on
soit capables de le faire au moment où on se parle.
Reid : ...la difficulté, là, il y a un os qui est lié à
l'éducation en particulier. Est-ce qu'il reste un peu de temps, M. le
Président?
Le Président (M.
Gaudreault) : Oui, oui, il vous reste un cinq minutes.
Reid : O.K. Bien, là-dessus, ça serait peut-être
intéressant... Puis peut-être qu'il y a des gens qui vous accompagnent qui sont plus ciblés dans ça, mais,
si on en prend un, par exemple la persévérance, c'est que la persévérance
est liée à beaucoup de facteurs et qu'on
peut mesurer la persévérance, mais c'est difficile des fois de savoir quels
facteurs jouent sur la persévérance,
ça jouerait en même temps sur
d'autres choses, tu sais, et donc... sur la qualité, par exemple.
Alors,
est-ce que vous pourriez nous parler un petit peu de cette question-là, qui est
au coeur de l'éducation, la persévérance,
et comment vous le voyez maintenant, à la lumière de ce que... votre
préparation du plan stratégique, et tout
ça? Ou est-ce que ceux qui travaillent plus là-dessus, peut-être, pourraient
élaborer un petit peu là-dessus? Parce qu'on s'est posé beaucoup de
questions là-dessus.
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la sous-ministre.
Mme Champoux (Marie-Claude) :
Vous vous êtes posé des questions à savoir si... est-ce qu'on est capables,
par le biais d'indicateurs, de mesurer la persévérance ou...
Reid : Bien, comment on va mesurer ça pour arriver... À
part
le fait que la persévérance, évidemment... Il y a des indicateurs qui mènent à la persévérance.
Comment est-ce que vous mesurez où vous en êtes après... à chaque mois,
à chaque année?
Le Président (M.
Gaudreault) : M. Pelletier.
M. Pelletier (Normand) : Oui. Alors, effectivement, il n'y a pas un suivi
aussi systématique que celui auquel le
député fait référence, c'est-à-dire à chaque mois ou à chaque année. Bon. Et il
n'y a pas non plus... On n'est pas en mesure de faire une évaluation précise de la contribution de chacune des
mesures qu'on met de l'avant, donc quelle est sa contribution relative à
l'amélioration du taux de persévérance et de réussite scolaire.
Reid : Pour nous aider à comprendre, pourriez-vous juste
prendre quelques petits exemples, là, de dire si... par exemple, des éléments de contribution à la
persévérance? Puis c'est comme vous dites, là, c'est difficile de dire que
c'est ça, plus ça, plus ça.
M. Pelletier (Normand) : On peut en prendre qui font l'objet de
l'actualité récemment ou qui reviennent souvent dans l'actualité, mais qu'on pense à... On parlait tout à l'heure
d'activités parascolaires, qu'on pense à l'aide aux devoirs, qu'on pense à l'achat de livres, qu'on parle de
ratios, qu'on parle de soutien à l'enseignement, c'est difficile de mesurer
la contribution de chacune de ces variables-là à l'amélioration du taux de
réussite.
contre, ce qu'on sait, c'est que notre taux de réussite, il s'améliore
régulièrement d'année en année, et on a gagné un certain nombre de points de pourcentage, et on est autour de
74,7 %, 75 %, selon les données officielles les plus récentes, là, qui portent sur l'année 2012-2013,
je pense. Donc, on sait que notre taux s'améliore, mais, la contribution
de chacun, on n'est pas capables de l'isoler.
Reid :
Et donc ça veut dire que, pour une partie... Il reste un peu de temps?
Le Président (M.
Gaudreault) : Oui, deux minutes.
Reid : Juste pour terminer là-dessus, si je comprends bien,
ça veut dire que le calcul de la contribution ou, en tout cas, la gestion par rapport à quelle
contribution va faire... puis il vaut la peine de garder, etc., il reste qu'il
y a encore beaucoup de jugements
d'experts et de jugements de personnes qui travaillent là-dessus plutôt que des
jugements qui sont liés à des mesures précises et quantitatives. C'est
ce que ça veut dire, là.
M. Pelletier (Normand) : Toutefois, on sait... la recherche nous démontre
qu'il y a des facteurs qui sont déterminants
de la réussite éducative, et on les connaît, comme agir tôt, donc intervenir de
façon précoce, intervenir dans certains milieux, auprès de certaines
clientèles, donc en milieu défavorisé, les enfants en difficulté. On sait que
la contribution des parents ou l'implication des parents est...
Reid : ...il y a plusieurs de ces éléments-là qui sont
mesurables, à ce moment-là. Et, quand on peut essayer de mesurer ce qu'on fait là-dessus, j'imagine que, sans
que ça donne un résultat qui est mathématique par rapport à la... Mais
on sait qu'on...
M. Pelletier (Normand) : En fait, on s'appuie sur les résultats de la
recherche qui disent que ces éléments-là sont des facteurs signifiants
de réussite éducative et de persévérance scolaire.
Reid : Mais, pour dire qu'on... On va prendre ces
facteurs-là, mettons, sur la défavorisation. Bien, pour dire qu'on
réussit à avancer dans cette variable-là, il faut, en quelque part, mesurer
quelque chose, j'imagine.
M. Pelletier (Normand) : Exact. Et l'exemple qu'on pourrait utiliser,
c'est celui de la maternelle quatre ans en milieu défavorisé. Ce qu'on
prétend, c'est qu'à long terme les enfants qui proviennent de ces milieux-là et
qui auront fréquenté la maternelle quatre
ans devraient réussir mieux, réussir davantage, demeurer plus longtemps à
l'école et diplômer.
Reid :
Donc, on ne peut pas mesurer le long terme, mais on peut mesurer...
M. Pelletier
(Normand) : On pourra le mesurer a posteriori, mais...
Reid :
Oui, mais on peut mesurer le nombre d'enfants qu'on met.
M. Pelletier (Normand) : Mais on peut mesurer le nombre d'enfants qu'on
met, mais on peut aussi les suivre à l'entrée
du primaire, voir comment se passe leur transition du préscolaire vers le
primaire, comment ils évoluent aussi, progressivement, au fur et à
mesure qu'ils avancent dans leur scolarité, quel est l'effet bénéfique à long
terme de ces actions-là. Et ça, le ministère a fait ou a entrepris des
recherches puis des études pour suivre ces élèves-là.
Reid :
Merci beaucoup, ça répond bien à ma question.
Le Président (M. Gaudreault) :
Il vous reste 25 secondes.
Reid : Je pense que
la sous-ministre voulait ajouter quelque chose. J'ai eu l'impression...
Le Président (M. Gaudreault) :
Non? Oui?
Champoux (Marie-Claude) : Non. Bien, peut-être. Mais il y a des choses
qui ne sont pas mesurables. Quand on
parle, justement, de l'appui des parents, ça, c'est plus difficile à mesurer.
Ça fait que ça, c'était peut-être ça qui m'a fait réagir sur les
éléments mesurables. Il y en a qui sont plus difficiles à mesurer.
Président (M. Gaudreault) : Merci beaucoup. Alors, c'est, pour
l'instant, ce qui met fin à votre bloc. On passe à l'opposition
officielle avec la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger :
Oui, merci. Je veux juste, avant de revenir sur les plaintes, là, qu'on va
reparler... je veux faire du pouce
avec le député, ce qu'il apportait tout à l'heure. Est-ce que c'est possible
d'avoir sur un bulletin 59 %? Est-ce que c'est possible qu'un élève
ait 59 %? Je vous dis ça, là, je vais vous résumer quand même les choses,
parce qu'on sait qu'il y a une pratique, là,
qu'il y a une pression sur les professeurs, une pression pour que les élèves
puissent vraiment passer à 60 %, ça fait que... et on se retrouve
vraiment avec des enfants qui... dans le fond, ils ne devraient peut-être pas passer, mais se retrouvent avec 60 %
quand même, parce que la pression est trop forte aussi chez les enseignants,
pour toutes sortes de raisons qu'on
peut tous connaître. Est-ce que le ministère est conscient, parce qu'on parle
de la réussite scolaire, conscient de
ce phénomène-là qui existe dans nos écoles, de faire passer de 59 % à
60 %, ou qu'il y a des résultats de 59 %, 58 %,
57 %?
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) :
Bien, moi, j'aurais tendance à dire : Oui, c'est possible qu'il y ait
59 %. Je peux comprendre
que, dans certains milieux, il y a peut-être de la pression, mais en même temps
je pense qu'avec l'autonomie professionnelle
des enseignants puis leur... duquel ils sont très, très jaloux, à juste titre.
Puis ils sont, je vous dirais, les maîtres de la classe, alors j'ose
espérer qu'ils sont capables de donner la note que les étudiants méritent.
Mme Léger :
Mais c'est sûr que, moi, ce que je veux savoir : Dans l'enjeu de vouloir
faire réussir les élèves, est-ce que
le ministère est conscient de cette problématique-là? Parce que vous me
dites... C'est sûr que les enseignants... J'imagine que les enseignants ne font pas nécessairement ça
ou, en tout cas, qu'ils sont conscients de ce qu'ils font. Au-delà des enseignants, là, au niveau du ministère de
l'Éducation, vous-même, dans votre équipe, est-ce qu'on est conscient de cette situation-là?
Est-ce qu'on peut apporter de l'aide et du soutien à ce niveau-là?
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) : Bien, d'abord, je constate la situation.
Vous me dites qu'il y a une situation qu'il
y a des enfants qui passent qui ne devraient pas passer. Moi, je n'ai pas
d'indication qu'il y a des enfants qui passent qui ne devraient pas passer. Est-ce qu'il y en a qui ont de la pression?
Peut-être. Puis il n'y a pas d'indication de la part du ministère de faire passer des enfants qui ne
devraient pas passer, alors... Mais la situation dont vous me parlez, là, je...
Mme Léger : Mais est-ce qu'il
y a une pression qui se fait du ministère de l'Éducation, par rapport aux commissions scolaires, d'avoir des réussites...
que les enfants réussissent puis qu'on veut qu'ils soient à 60 %? Alors,
c'est sûr qu'il y a une pression qui va retomber aussi chez les enseignants.
Mme Champoux (Marie-Claude) : Bien,
c'est sûr qu'il y a une pression de la société pour que les enfants réussissent le plus possible, là. On s'est donné
collectivement un objectif qu'on se rende à 80 % de taux de diplomation.
Ça fait que, oui, il y a une pression pour
une plus grande réussite, mais je ne pense pas que cette pression-là... en tout
cas, pas de notre part, puis je n'ai
jamais entendu un ministre dire : On va faire passer des gens qui ne
mériteraient pas de passer, là.
Puis par
ailleurs vous parlez d'avoir 59 %. Il y a les examens du ministère, puis
les examens du ministère sont corrigés
anonymement, et il n'y a pas de pression sur nos correcteurs, loin de là, de
faire passer des élèves. Ça, c'est...
Mme Léger : Mais, moi, ce n'est pas à ce niveau-là, ce n'est pas à ce niveau-là que... Je veux juste savoir si le ministère de l'Éducation est conscient qu'on ne fait pas de l'abnégation par rapport à ça, que c'est une situation qui est partout
au Québec. Elle n'est pas généralisée, ce n'est pas tous
les professeurs qui font ça, ce n'est pas ça que je dis, pas du tout, mais qu'on soit conscient, au ministère de l'Éducation, de cette situation-là, du passage de 58 %... 57 %, 58 %, 59 %,
pour faire passer nos élèves, pour démontrer qu'ils réussissent, mais, dans le
fond, le problème continue pareil, d'année en année, à cette difficulté-là de...
un des éléments de réussite scolaire.
Bon, bien, on aura l'occasion de s'en reparler.
Je veux juste revenir sur les plaintes. Dans votre tableau 2, vous avez, 2010, 31 plaintes puis, en 2013,
257 plaintes. Vous indiquez que 73 %,
dans le fond, des plaintes, c'est des services vraiment
aux établissements, dont la moitié, dans le fond, est particulièrement sur les
épreuves ministérielles, sur les diplômes,
et puis, par la suite, vous expliquez, particulièrement pour d'autres...
l'application du régime pédagogique, etc. Pourquoi de 31 à 257 en
quelques... en deux, trois années, là? Y a-tu une raison?
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) :
Oui, il y a une raison, il y a eu un changement dans
la comptabilisation des plaintes.
Alors, j'ai l'impression que 31 était sous-évalué. Et, tout simplement, il y a eu une modification dans la comptabilisation, alors c'est ça
qui a fait qu'il y a eu...
Mme Léger : Puis l'année
d'après...
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la députée.
Mme Léger : Excusez-moi. L'année d'après, c'était 53, ça fait
qu'il y a deux années un peu... puis là on arrive à
257. Quand vous dites «comptabiliser», ça veut dire quoi?
Champoux (Marie-Claude) :
C'est parce qu'en 2012 il y a eu une centralisation des plaintes, alors probablement que... là, je spécule, mais probablement qu'il y avait peut-être des plaintes qui étaient déposées à la direction
régionale, qui les réglait rapidement,
elles n'étaient pas comptabilisées. Donc, on avait l'impression qu'il n'y en avait pas eu parce que ça
s'était réglé localement, alors que, là, en 2012, il y a
eu une centralisation avec un système qui s'appelle Sentinelle puis il y a une
centralisation des plaintes au ministère, donc on les compte mieux, ça fait
qu'on a un meilleur portrait aujourd'hui... en fait depuis 2012, un meilleur
portrait des plaintes.
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la députée.
Mme Léger : Puis avant elles
étaient comptabilisées comment, d'abord?
Champoux (Marie-Claude) : Bien,
celles qui rentraient au ministère direct étaient comptabilisées, c'est comme ça
qu'on arrive avec 31 ou 53. Mais, quand, par exemple, un citoyen
appelait dans une direction régionale, elle n'était pas nécessairement
transmise au central. C'est pour ça qu'elle n'était pas comptabilisée.
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la députée.
Mme Léger : Oui. Puis là vous parlez d'un délai des
plaintes... de traitement d'à peu
près 13 jours. Ça me semble
beaucoup, ou peut-être que c'est passé, dépendant du type de... Mais ça me
semble beaucoup, 13 jours, un délai de traitement.
Donc, est-ce qu'on parle d'un traitement... Tu sais, est-ce qu'on parle d'une information que les gens veulent savoir par rapport à
un diplôme puis que, là, le temps d'aller chercher l'information, ça prend à
peu près 13 jours? Pourquoi c'est 13 jours?
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) : L'engagement qu'on a pris, comme ministère, de répondre, c'est à l'intérieur d'un délai de
28. Alors, 13 jours, je trouve que c'est quand même bien, bien à l'intérieur des délais. Mais il y a plusieurs
sortes de plaintes, là. Effectivement, ça peut être, par exemple, pour les
services éducatifs. Alors, le temps qu'on ait l'information dans une commission
scolaire ou même dans une école, ça
peut prendre un certain temps. D'autres, ça peut aller rapidement, là,
le 13 jours étant une moyenne.
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la députée.
Mme Léger : Puis, lorsqu'on dit qu'il
y en a qui sont encore en traitement,
c'est... Qu'est-ce qui fait que des
plaintes sont en traitement plus long que 28 jours puis que...
C'est quel type de plainte que c'est?
Champoux (Marie-Claude) : En traitement, j'ai l'impression que c'est
parce qu'ils font plus le pont entre deux
années financières, là. Si une plainte arrive le 15 mars, par exemple,
puis ça prend 20 jours la traiter, donc elle est encore en traitement au 31 mars. Alors, c'est
plus dans ce sens-là, là. Ce n'est pas des plaintes qui durent pendant un an,
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la députée.
Mme Léger : Je vais laisser
l'espace aussi à mon collègue.
Turcotte : Il reste
combien de temps?
Le Président (M. Gaudreault) :
M. le député de Saint-Jean, il reste à peu près 2 min 40 s,
2 min 30 s.
Turcotte : Bien, je vais y aller avec une question peut-être
plus simple. J'aimerais ça vous entendre sur votre indicateur 2.1, quand vous parlez des actions
de promotion et de valorisation, notamment pour la formation professionnelle,
la formation générale des adultes, la formation continue. Bon, il y a la
Semaine québécoise des adultes en formation, bon,
700 activités par année, dans un premier temps, pour la valorisation de
l'éducation des adultes et formation continue, puis, un peu plus loin, vous parlez d'actions de promotion, puis là la
cible, c'est quatre actions de promotion chaque année. J'ai vu dans la
description, bon, Chapeau, les filles!, mais quels autres genres d'actions qui
peuvent être mentionnés, au-delà de la
publication, là, de publicités dans les rapports d'Emploi-Québec, tout ça, que
j'ai vue aussi, là? Mais, quand vous parlez d'actions de promotion,
est-ce que la publication de publicités, ça, c'est une action?
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) : Effectivement, là, vous avez raison, il y a
Chapeau, les filles! Les activités de promotion, ça peut être des
publicités. Là, il faudrait que je voie c'était quoi, les quatre actions qui
ont eu lieu en 2013-2014, là.
M. Pelletier (Normand) : Je n'ai pas
l'information précise, mais on va vous revenir.
Turcotte :
J'aimerais voir avec vous quelle est la différence que vous faites... parce que
c'est sûr que si... Bon, une
publicité, c'est une action de promotion, je peux comprendre la différence,
mais quelle est la différence entre 700 activités
pour la valorisation de l'éducation des adultes, de la formation continue et
des actions de promotion qui... Bon, dans le cas de Chapeau, les
filles!, c'est plus de la formation professionnelle, mais ça peut être aussi
pour de la formation continue et de l'éducation des adultes.
Donc, j'aimerais ça voir quelle est la
différence que vous faites sur le plan de la présentation des données. Pourquoi
que c'est à part? Pourquoi vous avez jugé bon de séparer ces deux
catégories-là?
Le Président (M. Gaudreault) :
Il reste à peu près 30 secondes, Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) : Bien, les activités, les 700 activités,
c'est ce qui se fait dans les commissions scolaires ou dans les écoles,
puis tout ça, puis les activités de promotions, c'est plus émanant du
ministère.
Le Président (M. Gaudreault) :
Il reste une vingtaine de secondes, M. le député.
Turcotte : Bien, je
vais les donner au prochain bloc.
Président (M. Gaudreault) : O.K. Alors, on va les garder pour
le prochain bloc. Si jamais il y a des informations que vous voulez nous fournir de façon
complémentaire, vous les envoyez au secrétariat, puis le secrétariat se charge
ensuite de faire suivre aux membres.
Turcotte : Bien,
dans ce cas-là, est-ce que ça serait possible d'avoir la liste des actions qui
ont été...
Le Président (M. Gaudreault) :
La liste des actions...
Turcotte : Les
quatre, là.
Mme Champoux (Marie-Claude) : Les
quatre...
Turcotte : Non, pas
les 700. Les 700, ça, je comprends.
Le Président (M. Gaudreault) :
Les quatre.
Mme Champoux (Marie-Claude) : Avec
plaisir. On va vous les transférer.
Turcotte :
Mais les actions, là, tu sais, peut-être
pour nous comparer d'une année à l'autre ça veut dire quoi puis est-ce
que c'est toujours les mêmes ou ça change.
Le Président (M. Gaudreault) :
O.K. Merci, M. le député. Alors, je pense que la commande est passée. On
retourne du côté du gouvernement avec la députée de Bourassa-Sauvé.
Mme de Santis :
Merci, M. le Président. Dans mon comté, Bourassa-Sauvé, j'ai beaucoup de
nouveaux arrivés, des immigrants, et
ça me préoccupe énormément, l'intégration des parents mais aussi des enfants.
Et je vois que l'objectif 1.8,
page 14 de votre rapport... que le nombre de mesures mises en place pour
servir les communautés culturelles était
de 18 en 2009-2010, 2010-2011, ensuite descendu à 12, et, depuis 2012-2013, ce
n'est que trois. Dans un monde où il y a un besoin vis-à-vis ces enfants et ces
communautés, comment expliquer qu'on diminue les services aux communautés
culturelles?
Le Président (M.
Gaudreault) : Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) : Parce que ce ne sont pas que des activités
annuelles. Il y a des activités qui se
maintiennent. Par exemple, quand on a de l'intégration... un nouveau guide, si
on fait un guide, il est bon pour plus qu'une année. Donc, ce n'est
pas... les 18 de 2009-2010 sont toujours là.
de Santis : O.K. Donc, quand vous indiquez trois,
c'est parce que vous avez ajouté trois aux 18 projets. O.K. Mais ça... peut-être, les 18 ne sont pas 18
non plus. On ne sait pas d'après votre tableau combien de programmes il y a.
Champoux (Marie-Claude) : Effectivement, ce n'est pas... la mise en
place, l'indicateur, c'est le nombre de
mesures mises en place. Alors, il y en a trois nouvelles qui ont été mises en
place en 2013-2014, trois nouvelles. Alors, c'est... Mais
effectivement...
de Santis : Pour moi, ça, ça ne veut rien dire et
ça m'inquiète, parce que je ne sais pas qu'est-ce qui est mis en place
et qu'est-ce qui est maintenu, etc. O.K.
Champoux (Marie-Claude) : Un exemple, il y a une allocation qui a été
donnée aux commissions scolaires pour
soutenir l'intégration, la réussite des élèves issus de l'immigration. Cette
allocation-là est donnée chaque année. Alors, quand elle a été mise en
place, elle continue par la suite.
de Santis : Merci beaucoup. Une autre situation me
préoccupe, la situation des enfants handicapés. Maintenant, dans votre rapport, à l'objectif 1.7, on parle de
publication de lignes directrices, O.K., pour l'intégration des élèves handicapés. Alors, on parle de ça, on
reparle de la formation professionnelle pour les gens qui doivent travailler
avec les enfants handicapés, à la
page 30, et, à la page 45, vous parlez de l'intégration et maintien à
l'emploi des personnes handicapées.
qui m'intéresse, moi, c'est de savoir combien d'enfants on a dans notre réseau,
quel est leur taux de réussite, qu'est-ce
qu'on fait pour les aider, est-ce que c'est amélioré d'année à année. De me
dire qu'il y a la publication de lignes directrices sans que je sache plus, ça ne me donne aucune idée sur la
situation des enfants handicapés à l'intérieur du réseau.
Le Président (M.
Gaudreault) : Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) : Alors, effectivement, là, il y a... Là, on
parle vraiment des élèves handicapés, alors il y a... je n'ai pas... le
nombre d'élèves, il n'est pas là...
Mme Champoux
(Marie-Claude) : En 2013-2014, il y avait 15 705 élèves
handicapés.
Mme de Santis :
Dans le réseau public ou dans les deux réseaux?
Mme Champoux
(Marie-Claude) : Réseau public, l'ensemble du réseau public.
Mme de Santis :
Et combien dans le réseau privé?
Mme Champoux
(Marie-Claude) : ...on va vous...
Mme de Santis :
O.K. Mais je m'excuse, je vous ai interrompue.
Le Président (M.
Gaudreault) : M. Pelletier.
M. Pelletier (Normand) : Dans le... Attendez. Il y a
12 établissements privés spécialisés qui accueillent des élèves
handicapés, mais je n'ai pas le nombre.
Mme Champoux
(Marie-Claude) : Je vais vous le trouver. Je ne l'ai pas avec moi.
de Santis : Et quel est notre taux de réussite avec
ces enfants? Parce qu'eux aussi réussissent à différents niveaux, dépendant c'est quoi, le handicap. Est-ce
qu'on mesure ça, pour qu'on sache si on fait les choses bien ou pas bien?
Champoux (Marie-Claude) : On ne mesure pas le taux de réussite des
élèves handicapés, seulement eux. On mesure le taux de réussite des
élèves en général.
Mme de Santis :
Et donc les 15 705 élèves sont compris dans le chiffre global. O.K.
Champoux (Marie-Claude) : On a des services particuliers, mais leur
taux de réussite n'est pas mesuré...
Mme de Santis :
De façon particulière.
Mme Champoux (Marie-Claude) : ...de
façon particulière.
Mme de Santis :
O.K. Maintenant, j'aimerais regarder l'accès à l'égalité en emploi, qui est à
la page 76 de votre rapport.
C'est quelque chose qui m'intéresse. Je fais toujours référence à la diversité et l'inclusion. Vous avez un tableau,
à la page 77, qui indique qu'en 2014
vous aviez 6,6 % du personnel,
qui est environ 802 personnes ou quelque chose comme ça, qui parvenait des communautés culturelles;
0,3 %, autochtones; 2,5 %, anglophones; et 0,8 %, personnes
handicapées.
Je comprends
que les cibles gouvernementales, c'est de 9 % pour les membres des
communautés culturelles et 2 %
pour les personnes handicapées, mais je ne sais pas c'est quoi, les cibles pour
les autochtones et les anglophones. Je
comprends aussi que, pour arriver à vos cibles, vous voulez atteindre 25 %
de nouveaux employés réguliers que vous engagez qui parviennent de ces groupes-là. Pouvez-vous m'expliquer
qu'est-ce que vous faites pour embaucher ces gens? Parce qu'à la page 79 vous dites que vous
avez mis en oeuvre diverses mesures pour favoriser l'embauche de membres
de ces groupes cibles et... mais c'est quoi, ces mesures?
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) : Bien, des mesures assez classiques, la
Direction des ressources humaines qui
fait la promotion, qui propose des candidatures en priorité venant des groupes
cibles. C'est sûr qu'en étant à Québec, pour ce qui est des communautés culturelles, ça peut poser des
difficultés supplémentaires, là, quant à... Disons que j'étais à l'Immigration il y a quelques années, puis,
comme le ministère était à Montréal, c'était un petit peu plus facile d'avoir
une composition diversifiée. Mais
effectivement on pose des gestes pour s'assurer que... Mais il faut aussi qu'il
y ait des candidatures. Quand il n'y
a pas de candidature, c'est un petit peu plus difficile. Puis susciter les
candidatures, là, ça relève plus du
Conseil du trésor, là. Ce n'est pas chaque ministère qui suscite les candidatures
de gens qui veulent aller dans la fonction publique, là.
Mme de Santis :
Vous ne faites pas la recherche de vos propres employés?
Champoux (Marie-Claude) : On fait la recherche de nos propres employés
dans les banques existantes.
Mme de Santis :
C'est quoi, les banques existantes?
Champoux (Marie-Claude) : Dans les banques existantes du Conseil du
trésor. Le Conseil du trésor a des gens
qui sont aptes à travailler dans la fonction publique, là. Puis c'est à
l'intérieur des gens qui sont qualifiés comme ça que les différents ministères peuvent aller chercher des
candidatures. Une fois que ces banques-là sont constituées, s'il y a des personnes des communautés culturelles
ou des groupes cibles, évidemment qu'on va tenter de les recruter.
Mme de Santis :
Je peux comprendre que peut-être, la ville de Québec, il y a moins de personnes
des communautés culturelles ou des
anglophones, mais on a des autochtones et des personnes handicapées, et les
cibles ne me semblent pas être atteintes dans ces deux groupes non plus.
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la sous-ministre.
Mme Champoux (Marie-Claude) :
Effectivement, les cibles ne sont pas atteintes.
Mme de Santis :
Ça n'intéresse pas plus que ça?
Mme Champoux (Marie-Claude) : Ce
n'est pas ce que j'ai dit. Vous me posez la question si les cibles sont
atteintes, je dis : Non, elles ne sont pas atteintes.
Mme de Santis :
O.K. Elles ne sont pas atteintes. O.K. C'est fini?
Le Président (M. Gaudreault) :
Non, non.
Mme de Santis :
O.K. Maintenant, je regarde aussi, à la page 79, les mesures et les
actions favorisant l'embauche... l'employabilité à l'intention des
personnes handicapées, c'est le Programme de développement de l'employabilité à
l'intention de personnes handicapées, et je
vois que le nombre de projets soumis au Centre de services partagés, en 2013,
c'était un, en 2010, c'était sept. Est-ce
que vous allez me dire que les sept sont toujours maintenus ou... Qu'est-ce qui
se passe, là? Parce que, quand je
regarde après le nombre de nouveaux participants à ce programme, en 2013 il y
avait zéro. Vive les handicapés!
Mme Champoux (Marie-Claude) : Non,
je ne suis pas très...
Le Président (M.
Gaudreault) : Mme la... oui, il reste seulement quelques
secondes.
Champoux (Marie-Claude) : Non. Effectivement, si je peux me permettre,
je souhaite que ça s'améliore dans
les prochaines années, mais je ne sais pas pourquoi il n'y en a eu aucun en
2013-2014. Ce n'est pas parce qu'ils se maintiennent, là. C'est des projets, ce n'est pas la même chose dont on
discutait plus tôt, mais je souhaite que ça s'améliore pour les prochaines
années.
Le Président (M. Gaudreault) :
Merci. Alors, on passe au député de Chambly.
Roberge : M. le Président,
je reviens sur la liste des objectifs. Je vais à l'objectif 1.6 qui
dit : «Augmenter le taux
d'obtention d'un premier diplôme ou d'une première attestation d'études avant
l'âge de 20 ans.» Donc, on dit : «D'un premier diplôme ou d'une première attestation d'études». Je pense
que vous avez des données plus détaillées que ce qu'il y a là. J'aimerais... Je ne sais pas si c'est
possible de déposer ou de nous envoyer ensuite le taux ventilé d'obtention
de toutes ces attestations et ces diplômes
pour qu'on puisse prendre vraiment la mesure réelle, là, des succès des élèves.
Mme Champoux (Marie-Claude) :
...plaisir de le déposer.
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la sous-ministre, oui.
Roberge : C'est très bien,
je vous en remercie. Est-ce qu'on peut savoir si ça va être des données...
Donc, les données les plus récentes dont on dispose, c'est quelle année?
M. Pelletier (Normand) : En fait,
c'est la cohorte...
Champoux (Marie-Claude) :
C'est ça, c'est la cohorte 2006-2007, donc taux d'obtention d'un premier
diplôme ou d'une première qualification après sept ans. Donc, c'est les
diplômés 2013-2014.
Roberge : 2013-2014. Mais là juste... Donc, vous déposez
l'information, je vous en remercie. Je veux savoir si, sur cette feuille, donc, on l'a pour chacun
des diplômes et chacune des attestations, combien de jeunes, ou le pourcentage.
Mme Champoux
(Marie-Claude) : Oui, toute la... même, en fait, c'est le même tableau
qui vous avait été fourni l'année passée.
Roberge : Oui, mais on a une version... hein, on a... C'est bon. Aïe!
l'année prochaine, là, ça s'en vient, vous étiez prête.
Mme Champoux (Marie-Claude) : On va
l'apporter aussi.
Le Président (M. Gaudreault) :
Vous avez bien compris, M. le député.
M. Roberge : C'est formidable. On
collabore, c'est magique.
Maintenant, avançons — pourquoi
s'arrêter en si bon chemin? — à l'objectif 8.1 : «S'assurer
d'un niveau de satisfaction élevé des
citoyennes et des citoyens à l'égard de la qualité des services offerts par le
ministère.» Et là, donc, on se donne
l'objectif... La cible, c'est 90 % chaque année. Et c'est vraiment très,
très constant qu'on n'a aucune réponse. Il n'y a pas de fluctuation, à chaque année c'est au rendez-vous, aucun
sondage en 2010-2011, aucun sondage en 2011-2012, aucun... Bref, il n'y
a pas trop de fluctuations, on est toujours pareils.
Qu'est-ce qui
explique qu'on se fixe un objectif avec une cible puis qu'on ne fasse aucun
sondage pour vérifier ça?
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) : Pas certaine que j'ai une bonne explication.
Il y a eu un sondage qui avait été
fait... Bien, d'abord, le service aux citoyens, il n'y en a pas beaucoup qui se
font de façon directe au ministère. On peut
convenir que c'est les commissions scolaires puis les écoles qui font du
service direct aux citoyens. Nous, on est plus en service à nos partenaires, aux commissions scolaires. Présentement,
le service direct qui se fait, c'est peut-être l'aide financière aux études, qui est peut-être plus
directe mais qui, aujourd'hui, n'est pas sous étude. Mais effectivement il n'y
a pas eu de sondage qui a été fait
sur la satisfaction des citoyens. On peut avoir une idée par le biais des
plaintes qui fluctuent ou pas, mais effectivement il n'y a pas eu de
sondage puis il n'y en a pas de prévu.
Roberge : Je vous remercie. Mais qui choisit, là... Est-ce que c'est
le ministre, est-ce que c'est l'équipe devant moi qui dit : Bon, bien, on va se fixer un objectif qui va se
libeller comme suit : S'assurer d'un niveau de satisfaction élevé,
puis la cible, ça va être 90 %? Qui décide du libellé de l'objectif et de
la cible?
Champoux (Marie-Claude) : Généralement, dans le processus... Je ne
peux pas parler pour comment ça s'est
passé à ce moment-là, mais, généralement, le processus, c'est les gens au
ministère qui décident des cibles qu'ils veulent se donner. C'est validé avec les lignes
directrices du Conseil du trésor et aussi validé avec le Conseil exécutif,
mais ça émane du ministère.
M. Roberge : O.K. Et qui décide si
on fait des sondages ou si on n'en fait pas?
Mme Champoux (Marie-Claude) : Ça, je
dirais que c'est moi.
M. Roberge : O.K. Donc, je comprends
que c'est la même équipe qui dit : Ça prend des sondages, et qui dit
après : On n'en fera pas. C'est-u ça?
Champoux (Marie-Claude) : Disons que ce n'était pas moi qui étais là
en 2009, mais c'est moi qui est là aujourd'hui.
Roberge : Non, non, mais je... ce n'est pas personnel, là. J'essaie de
comprendre, parce que, des fois, je peux comprendre que la main gauche dit quelque chose, puis la main droite
fait autre chose, mais là c'est vraiment la même main qui est allée à
gauche et à droite. O.K. Bien, écoutez, à ne pas refaire.
Mais, si on
avait à se fixer des objectifs avec des niveaux de satisfaction puis si on
allait vers des sondages, je me permets
de vous suggérer : peut-être pas quelque chose d'aussi flou que d'appeler
des citoyens au hasard, là, puis de faire comme un sondage comme on verrait dans les médias, là : Êtes-vous
satisfait ou pas? Il me semble qu'il y a comme... le ministère de l'Éducation, c'est extrêmement...
Qu'est-ce qu'être satisfait en tant que parent ou utilisateur du réseau,
c'est très, très flou. Il faudrait peut-être
cibler quelque chose ou alors cibler... questionner les professeurs. Parce que,
quand on veut savoir ce que pensent
les professeurs, supposons, de leur accompagnement pédagogique, ou des
formations qu'ils ont reçues, ou de
leur satisfaction à l'égard des conseillers pédagogiques, le porte-parole qu'on a, c'est le syndicat, puis il
fait très bien son travail de défendre et représenter les enseignants, mais il y a un filtre
certain, ce qui fait qu'on sait très, très
bien qu'il formule la question en souhaitant une réponse x ou y. Il me semble
que ça serait intéressant que le ministère se fixe... ait un objectif d'augmenter la satisfaction du personnel à
l'égard de l'appui professionnel qu'il a et ensuite de sonder le personnel, dire : Êtes-vous
satisfait des formations qu'on vous offre et du soutien pédagogique qu'on vous
offre? Et là il me semble que le
ministère se fixerait des cibles sur lesquelles il a prise, puis il pourrait
faire un suivi par la suite. Je ne sais pas qu'est-ce que vous pensez de
cette approche-là. Il me semble que ce serait plus constructif.
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) : Effectivement, c'est une information qui
pourrait être intéressante. La difficulté
que je vois à prime abord, c'est que le ministère n'est pas l'employeur des
professeurs. Alors, quand on se donne des
cibles, c'est parce qu'on peut travailler sur les objectifs, puis, comme on
n'est pas l'employeur, ce sont les commissions scolaires qui sont les employeurs des professeurs, c'est un petit peu
difficile de dire : On s'est donné une cible d'amélioration de la formation ou du soutien, pour reprendre
votre expression, alors que ce n'est pas de notre ressort. Mais on pourra
voir s'il y a lieu de convaincre nos partenaires dans les commissions scolaires
de faire ce genre d'enquête.
Roberge : Je suis allé dans cette direction-là parce qu'à
l'objectif 1.2 on disait : «Assurer le développement et l'amélioration continue [...] du personnel
scolaire.» Donc, il me semblait qu'il y avait un lien direct là, mais là vous
me dites que même ça, dans le fond, ça ne se peut pas non plus, parce que c'est
tout délégué aux commissions scolaires.
Champoux (Marie-Claude) : Le ministère fait quand même le financement
dans certains cas, par le biais des
conventions collectives, puis par ailleurs offre un certain nombre de
formations, mais la formation sur le terrain, par la suite, est
organisée au niveau des commissions scolaires.
Roberge : Merci. Oui, si je peux me permettre, ça va un peu dans le
sens de l'avis du Conseil supérieur de l'éducation
qui nous disait, en décembre 2014, qu'il fallait... qui s'appelait Rapport
sur les états et besoins de l'éducation 2012-2014 , et là je cite
un extrait du rapport du Conseil supérieur qui disait : «Établir des
priorités d'action collectivement et
avec transparence — donc,
établir des priorités d'action, on est là-dedans — est l'amorce d'un dialogue permanent entre partenaires avisés — et là : expliquer les changements
souhaités — donc,
les changements souhaités, c'est se fixer des cibles — faire
l'inventaire des ressources nécessaires, repréciser les objectifs, [puis]
évaluer les résultats obtenus, [puis
après ça] — bien évidemment — ajuster la situation de façon continue.» Il
me semble que c'est peut-être ça qui accroche.
Puis c'est pour ça d'ailleurs que le Conseil supérieur en éducation a
précisément fait cette recommandation-là. Comment ça a été reçu au
ministère cet avis du Conseil supérieur de l'éducation, là, publié en
décembre 2014?
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) : Il a été bien reçu. Il y avait d'ailleurs eu
une réaction officielle de la part du ministre,
qui s'était dit d'accord avec les recommandations. Est-ce qu'il y a des travaux
qui ont été faits sur la recommandation, sur le... pour le moment il n'y
a pas rien de précis à annoncer sur l'extrait dont vous venez de discuter.
Le Président (M. Gaudreault) :
M. le député de Chambly.
M. Roberge : Merci
beaucoup. Je sais qu'il y a un nouveau... on est entre deux... le terme, c'est
«plan stratégique», là, on est entre
deux, mais justement c'est très pertinent que l'avis du conseil soit sorti en décembre 2014,
alors qu'on est au moment où on
reconduit les anciens plans stratégiques. J'imagine qu'on est en train d'écrire
les prochains. Puis donc je comprends
que, là, tout de suite, ça n'a pas été intégré, mais est-ce qu'il y a de
l'ouverture à justement tenir compte de
ça pour le prochain? Parce qu'on est en plein dedans, en train de l'écrire,
puis il me semble que c'est quelque chose dont on devrait tenir compte.
Le Président (M.
Gaudreault) : Mme la sous-ministre.
Mme Champoux
(Marie-Claude) : Tout à fait.
Le Président (M.
Gaudreault) : M. le député.
M. Roberge :
Oui. Là, je vais... Il me reste seulement quelques... Est-ce que je peux le
reporter?
Président (M. Gaudreault) : Il vous reste 25 secondes. Oui, vous pouvez les mettre dans le prochain
bloc.
Roberge : Oui. C'est parce que
j'ai à peine le temps de formuler une question et de manquer la réponse, alors... Merci.
Président (M. Gaudreault) : Non, ça va rester dans les mains de la deuxième opposition.
Alors, on retourne du côté du gouvernement avec M. le député de Chomedey.
Ouellette : Merci,
M. le Président. Mme la
sous-ministre, MM. les sous-ministres, bonjour. Je suis toujours... On
vous retrouve toujours avec beaucoup de plaisir.
J'aimerais,
d'entrée de jeu... parce qu'on a parlé de beaucoup de choses. Ma collègue de
Bourassa-Sauvé, vous voyez qu'elle est très axée, et avec raison, sur
l'embauche dans les deux plus gros ministères et tout ce qui touche la question
des anglophones, les autochtones, vous en avez même une direction spécifique,
j'ai regardé avec beaucoup d'intérêt,
au ministère. Mon bloc va porter sur la prestation des
services de qualité, parce que, dans votre rapport de gestion, à la page 52, l'objectif 8.1... Je me suis
posé la question en regardant le rapport de gestion : Pourquoi
en avoir fait un objectif si on ne le mesure pas ou si on ne fait pas de
sondage, en se fixant des objectifs à 90 % par année? Ça m'a suscité
certaines questions, ça... J'ai
regardé l'explication qui suit immédiatement, qui va m'emmener à ma deuxième question
tantôt, parce qu'on va
aller sur la qualité du service à la clientèle puis sur les plaintes, parce qu'effectivement, depuis quelques années, ça
augmente. Puis je vais finir le bloc avec la Protectrice du citoyen et les
plaintes... ce qui est dans le rapport de la Protectrice
du citoyen. Mais ma première question, d'entrée de jeu, s'adresse à
l'objectif 8.1 : Pourquoi il n'y a pas de sondage ou pourquoi
est-ce qu'on le garde là?
Le Président (M.
Gaudreault) : Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) : Oui. Comme on le disait un petit peu plus
tôt, effectivement il y avait eu un
sondage en 2009-2010 sur à peu près le seul service direct à la population, là,
parce qu'effectivement, au ministère de l'Éducation, comme je dis, on ne fait pas d'école, c'est dans les
établissements que ça se fait. Alors, le service direct aux jeunes, le service direct aux parents, le service
direct à la population, ça se fait avec nos partenaires que sont les
établissements.
Alors, le seul
service direct, c'était l'aide financière aux études, qui était à ce moment-là,
en 2009-2010, à l'intérieur du ministère,
qui est de retour... — voyons! — au ministère depuis, mais, en 2013-2014, l'année du rapport
annuel, l'aide financière n'était pas au
ministère de l'Éducation, Loisir et Sport. Alors, le seul service direct qu'on
peut faire à la population, là, c'est
l'émission des diplômes, qui, dans le fond... d'une demande d'une émission,
puis généralement il n'y a pas trop
de plaintes, ça fait qu'on peut penser que les gens sont satisfaits du service,
parce que, quand ils le demandent, ils le reçoivent.
Alors,
effectivement, comme je disais tantôt, je ne sais pas pourquoi il n'y a pas eu
de sondage, alors qu'on avait pris l'engagement de s'assurer du niveau
de satisfaction. Est-ce que cet objectif-là va se retrouver dans la prochaine planification? Certainement pas formulé comme ça.
Et, si c'est le cas, bien, on va se donner les moyens pour le mesurer.
Le Président (M.
Gaudreault) : M. le député de Chomedey.
Ouellette : Effectivement, vous parliez des demandes pour
les diplômes. Ça, c'est toujours bien important. Puis, quand on en a besoin, ça presse, il faudrait les avoir pour hier.
Vous vous êtes créé une obligation du cinq jours qui a amené, en 2012-2013, 2013-2014... On est parti de
99 %, puis on est descendu — à la page 57, là — on est descendu à 23 %, puis là on est
remonté à 57 %. Est-ce que le cinq jours, c'est trop rapide? Est-ce qu'on
ne devrait pas, là aussi, le réviser pour éviter des écarts?
Champoux (Marie-Claude) : Effectivement, cinq jours, c'est très
rapide, c'était possible de le faire. Il y a eu des modifications dans
nos systèmes, ce qui a fait qu'il y a eu vraiment une année très difficile en
2012-2013... puis
heureusement s'améliore nettement en 2013-2014, et, je présume, devrait
s'améliorer encore en 2014-2015. Parce que le but, je pense, c'est
vraiment de le préserver, ce cinq jours-là. Il n'y a pas d'intention de...
Champoux (Marie-Claude) : On me dit qu'on pourrait peut-être même le
passer à 10, parce qu'au collégial c'est
10 jours, le délai pour lequel le ministère s'est engagé. Toutefois, on
travaille quand même pour... comme, pour le moment, c'est cinq jours,
pour essayer d'améliorer ce...
Ouellette : O.K. Donc, ça pourrait arriver qu'on puisse
effectivement l'actualiser, 2015, là, en fonction de ce qu'on est
capable de donner comme services et pour ne pas qu'on puisse voir,
effectivement, les écarts qu'on voit, 2012-2013, 2013-2014.
Juste
à
titre d'information, vous avez dit tantôt, à un commentaire... à une question
de ma collègue de Bourassa-Sauvé
dans sa première intervention, que vous
n'étiez pas sur les mêmes années financières que nous autres. On n'est pas à la
TV, là, on est en auditif. Je présume, si je
me fie à mes comptes de taxes, que votre année est basée du 1er juillet au
30 juin?
Mme Champoux
(Marie-Claude) : Tout à fait.
Ouellette : O.K.
Donc, à ce moment-là, ça explique qu'effectivement il y a un
chevauchement. Mon collègue d'Orford, il avait un terme spécifique en
éducation pour ça...
Une voix :
...bascule...
Ouellette :
...un flottement ou, effectivement, la bascule.
vous amène à la page 60 du rapport annuel de gestion pour le traitement
des plaintes. 2010-2011, on est parti à 31, on est monté à 53; 2012-2013, 139; 2013-2014, 257. Je présume qu'en 2014-2015... j'espère qu'on ne continue pas
d'augmenter. Qu'est-ce qui amène ce flux de
plaintes ou cette augmentation quand même assez importante? On s'était posé la question à la période de crédits dans
d'autres ministères, il y a des situations qui amenaient une recrudescence
de plaintes à la même... dans une certaine
période. Est-ce qu'il y a une explication spécifique à cette augmentation très
importante qu'on a au niveau des plaintes?
Le Président (M.
Gaudreault) : Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) : En fait, je ne suis pas certaine que
l'augmentation n'est pas si importante. C'est tout simplement le changement, on est passés à un guichet unique.
Donc, on est à peu près certains qu'il y a des plaintes, dans le passé, qui n'étaient pas comptabilisées quand elles
arrivaient dans les directions régionales. Elles pouvaient être réglées
localement sans que le central, si vous me permettez l'expression, en soit
informé. Alors, on présume qu'il y avait un certain nombre de plaintes qui
n'étaient tout simplement par notées, alors que, depuis 2012, on a un guichet
unique, un système de gestion des plaintes puis de comptabilisation des
plaintes qui fait qu'on a un meilleur portrait aujourd'hui.
Ouellette :
On va au rapport du Protecteur du citoyen, les plaintes au niveau du Protecteur
du citoyen. La protectrice nous faisait
état... Parce qu'on a eu les statistiques des trois dernières années, et,
2011-2012, on est à 317 plaintes. Dans
le rapport du Protecteur du citoyen qui touche spécifiquement le ministère de
l'Éducation, du Loisir et du Sport, pas
l'Enseignement supérieur, spécifiquement le ministère, 2011-2012, c'est à 317;
2012-2013, on était à 134; 2013-2014, on
est à 147 plaintes. Seulement, si on décortique le 147 plaintes, là,
il nous en reste sept qui sont fondées, là. Ce n'est pas une donnée...
Je regarde — je
regarde parce qu'on ne les voit pas, là — je regarde le visage de M.
Pelletier, j'ai l'impression que c'est une
nouvelle donnée, ou ce n'est pas quelque chose que vous avez pris connaissance,
le rapport de la Protectrice du citoyen, au niveau des plaintes reçues
par rapport au ministère de l'Éducation?
Champoux (Marie-Claude) : Je ne sais pas de quel rapport vous parlez,
là. Probablement qu'on en a pris connaissance au ministère, mais je ne
sais pas de quel rapport vous parlez.
Ouellette : Le rapport du Protecteur du citoyen pour
2013-2014, qui touche spécifiquement les plaintes qu'elle a reçues
touchant le ministère de l'Éducation.
Mme Champoux
(Marie-Claude) : Je ne l'ai pas avec moi.
Ouellette : Bon, bien, O.K. Donc, à ce moment-là, on n'a pas
cette explication-là, on vous fournira sûrement les informations. Parce qu'effectivement, là aussi, depuis 2011-2012, il
y a une baisse, il y a une baisse dans le nombre de plaintes que le Protecteur du citoyen reçoit, et il y a aussi une
baisse par rapport aux plaintes qui sont fondées, et j'aurais voulu
avoir quelques explications, mais, si vous n'avez pas ces informations-là...
Mme Champoux (Marie-Claude) : Mais,
si vous me permettez, sans avoir le rapport devant les yeux, bien, je peux
penser qu'avec le protecteur de l'élève qui a été instauré dans les commissions
scolaires ça donne maintenant un outil aux parents pour aller voir... pour dénouer un certain nombre
de situations. Alors, probablement que, comme ça se règle au niveau du protecteur de l'élève, ça n'a pas besoin de se
rendre au Protecteur du citoyen. Je suis pas mal certaine que c'est une
explication...
Le Président
(M. Gaudreault) : Merci. C'est ce qui met fin à votre bloc du
côté du gouvernement. J'inviterais les
gens du ministère, peut-être, si vous pouvez fournir une réponse, quitte à la
recevoir un peu plus tard, sur la question du Protecteur du citoyen et la question soulevée par le député de
Chomedey, de nous la faire parvenir à la commission dès qu'elle sera
disponible.
Mme Champoux (Marie-Claude) : Oui.
Président (M. Gaudreault) : Alors, on retourne au bloc de
l'opposition officielle avec le député de Saint-Jean. M. le député.
Turcotte :
Merci, M. le Président. Bon, bien, je vais revenir sur le sujet que je parlais
précédemment. Donc, bon, ce que j'ai
compris de l'explication qu'on m'a fournie, 700 activités par année, quand
on parle de la valorisation de l'éducation
des adultes et de la formation continue, quand on parle des 700 activités
par année, ça, c'est des activités que les commissions scolaires ou des
partenaires organisent partout à travers le Québec, dans les régions du Québec.
Les quatre actions de promotion chaque
année, ça, ce sont des actions que le ministère organise. Je suppose que ça
n'empêche pas que, dans les 700 activités par année, il y a
certaines activités qui sont organisées par le ministère.
M. Pelletier (Normand) : Du
ministère ou départements, oui.
Turcotte :
C'est ça. Mais, je veux dire, ça n'empêche pas que, dans les 700, il peut y
avoir aussi des activités qui sont organisées par le ministère. C'est...
oui, les commissions scolaires... Non, il n'y en a pas?
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la sous-ministre.
Mme Champoux (Marie-Claude) : Ces
activités-là sont dans le réseau, là. Le ministère...
Turcotte :
O.K. Et, dans le contexte où on sait que la Semaine québécoise des adultes en
formation n'existe plus...
Mme Champoux (Marie-Claude) :
N'existe pas cette année ou n'a pas eu lieu cette année, oui.
Turcotte :
...est-ce que d'autres activités... Est-ce qu'on va prévoir une augmentation du
nombre d'activités ou... Est-ce que
les activités, au fond, dans les localités, dans les régions, qui s'inscrivent
dans la semaine québécoise sont incluses dans le 700 ou c'est à part?
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme la sous-ministre.
Mme Champoux (Marie-Claude) : Pour
les 700 activités...
Turcotte : Est-ce
que ma question est claire?
Champoux (Marie-Claude) : Bien, les 700 activités, je n'ai pas la
liste, je ne sais pas... Mais vous vouliez avoir les quatre tout à
l'heure, mais, pour les 700...
Turcotte :
Mais c'est parce que... C'est ça, mais moi, je lis, là, ça dit : «Tenue de
la Semaine québécoise des adultes en
formation et de 700 activités par année.» Ça fait que moi, je dis :
S'il y a un «et», ça veut dire qu'il y a comme... On a voulu faire
ressortir la Semaine québécoise des adultes en formation parce qu'elle devait
être importante, plus importante, du moins, ou plus connue que les autres
700 activités, parce que, sinon... On ne peut pas nommer les 700 — je comprends, là — dans une cible, là. Mais là, cette année,
puis, bon, on ne sait pas pour les autres années, pour la Semaine québécoise des adultes en formation,
est-ce que la semaine, c'est... au-delà de dire qu'il y a une semaine, c'est
parce qu'il y a des activités dans la semaine, là.
Champoux (Marie-Claude) : Je vais le vérifier si, dans la semaine, les
700 sont comprises ou... On va vous donner l'information.
Turcotte : Est-ce que les activités de la semaine sont
incluses dans le 700 ou si ce sont des activités en plus? O.K.
J'aimerais
aussi vous parler... Attendez que je retrouve mon tableau. Bon, sur la
formation professionnelle, quand on parle, l'objectif 2.2,
d'«augmenter le nombre de jeunes en formation professionnelle par rapport à
l'année scolaire 2005-2006», bon, pour
peut-être mieux comprendre les chiffres qu'il présente, est-ce que vous savez,
2005-2006, on parlait de combien?
Président (M. Gaudreault) : Mme la sous-ministre.
Mme Champoux
(Marie-Claude) : Bon, l'information...
Turcotte :
Bien, je peux continuer ma question pendant...
Mme Champoux
(Marie-Claude) : Oui.
Turcotte : Bon, moi, je vois, là, puis même vous, vous le
constatez aussi dans votre rapport, là, le ministère le constate, bon, 2009-2010, on parle de 18 600;
2010-2011, 17 772; 2011-2012, 18 535; et, 2012-2013, 17 693. Ce
qui vous permet de dire, là, dans le
ministère, là, ce qui... bon, dans le rapport, dire : «Ce taux est
relativement stable d'une année [après]
l'autre.» Mais en même temps, si on va un peu plus loin dans votre... Bien,
premièrement, avant d'aller plus loin, est-ce que, selon vous, malgré
que votre objectif était d'augmenter puis d'avoir une cible de 19 600
nouveaux... de nouvelles inscriptions, si je
peux dire, est-ce qu'il y a une raison pourquoi que ça stagne? Parce que ça...
on a toujours une augmentation, une
diminution, une augmentation, une diminution, donc, somme toute, ça stagne,
puis c'est ce que vous dites aussi,
là, c'est relativement stable. Est-ce que vous avez une explication qui fait en
sorte qu'on n'est pas capable de faire augmenter à 19 600 pour
2013?
Le Président (M.
Gaudreault) : Mme la sous-ministre.
Turcotte : Peut-être qu'en ayant 2005-2006 on va être
capable de voir s'il y a eu une augmentation ou pas, là.
Le Président (M.
Gaudreault) : Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) : Comme la cible était de toute façon de
19 600 nouveaux inscrits, là, on voit qu'on ne l'atteint pas. Il y a certainement plusieurs explications.
Premièrement, il n'y a pas eu d'augmentation de la clientèle, là, c'est
un âge où, démographiquement, on n'a pas encore profité du boom des naissances,
alors c'est plus difficile d'augmenter les
inscriptions quand la population n'augmente pas. On souhaite que, dans le
futur, ça s'améliore. Est-ce que la
formation professionnelle n'est pas aussi populaire qu'on le souhaiterait? À
l'évidence. Donc, il y a des actions qui
ont été prises, qui n'ont peut-être pas donné les résultats escomptés pour ce
qui est d'une plus grande popularité de la formation professionnelle.
Turcotte : O.K. Je vous pose la question parce que je
vois... Bon, objectif 2.5, on dit : «Augmenter le nombre de personnes titulaires d'un diplôme ou d'une
attestation d'études de la formation professionnelle.» Et là, quand on voit
le nombre de personnes ayant obtenu un
diplôme d'études de formation professionnelle, il y a une augmentation significative, quand même, entre 2009-2010, où on
parle de 44 306 et, 2012-2013, 47 549. Et, à chaque année, il y a une
augmentation.
Donc,
ma question : On n'est pas capable d'augmenter le nombre,
significativement, de jeunes qui s'inscrivent, de moins de 20 ans, mais en même temps il y a plus de personnes qui
réussissent à diplômer sur le plan de la formation professionnelle. Est-ce que c'est parce qu'il y a
un vieillissement des inscriptions, donc des gens qui sont plus âgés que
20 ans, ou est-ce que ce sont de moins
en moins des jeunes qui terminent le secondaire, où, durant, bon,
secondaire III, IV, V, ils font
le choix du professionnel, ou c'est parce qu'on s'aperçoit qu'il y a de plus en
plus d'adultes de plus de 20 ans, donc,
qui ont commencé à avoir un emploi, qui ont trouvé que c'était... bon, salaire
minimum, puis qui veulent finalement avoir une carrière un peu plus,
donc qui vont suivre une formation professionnelle? Comment on explique ça? Il
y a toujours à peu près le même nombre
d'inscriptions, mais, au fond, il y a plus de diplomation. Ou c'est parce
qu'ils sont meilleurs?
Le Président (M.
Gaudreault) : Mme la sous-ministre.
Champoux (Marie-Claude) : Effectivement, l'âge moyen en formation
professionnelle est 28 ans. Alors, effectivement, c'est assez difficile d'avoir des jeunes de moins de
20 ans en formation professionnelle. C'est souvent, je dirais, des gens qui reviennent, qui peuvent
être diplômés ailleurs ou qui reviennent aux études, mais l'âge moyen est à
28 ans. Alors, effectivement, c'est ce qui explique qu'on augmente nos
diplômes. Il y a de plus en plus de gens âgés de plus de 20 ans, mais les moins de 20 ans ne sont pas autant
au rendez-vous qu'on le souhaiterait en formation professionnelle.
Le Président (M.
Gaudreault) : M. le député.
Turcotte : Dans
votre prochain plan stratégique,
est-ce que vous allez réfléchir sur cette problématique-là? Parce que moi, j'entends ça, mais en même temps
c'est quand même aussi... C'est rassurant de voir qu'il y a des gens, effectivement, qui s'intéressent à la formation
professionnelle, mais des jeunes qui finissent leur secondaire... Et là eux ne
se sentent peut-être pas aussi interpellés
pour la formation professionnelle, et là, finalement, ils vont un autre
parcours, soit sur le marché du travail, soit au collégial, ou peu importe, et
là, après ça, plus tard, vont à la formation professionnelle. Dans la concrétisation de la valorisation de la
formation professionnelle, est-ce qu'il va y avoir davantage d'objectifs que
vous allez vous mettre en place... que vous
allez mettre en place pour atteindre l'augmentation... peut-être pas aux
20 ans, parce qu'ici on voit que c'est plus vieux que 20 ans,
la moyenne est de 28 ans, mais d'inciter davantage les jeunes?
Le Président (M.
Gaudreault) : Mme la sous-ministre.
Mme Champoux (Marie-Claude) : Oui.
La réflexion, je dirais, là-dessus est constante, parce que c'est une préoccupation, je pense, des gens du ministère de
s'assurer qu'il y ait de plus en plus de jeunes de moins de 20 ans qui
soient en formation professionnelle. Puis
c'était d'ailleurs... Ça s'est un peu concrétisé dans le dernier budget alors
qu'on a annoncé l'augmentation des
stages en formation professionnelle. Donc, on pense que ça peut être plus
attirant pour les jeunes avec plus
de... des stages plus nombreux en formation professionnelle. Le ministre a
annoncé... Présentement, c'est à peu
près 20 % en moyenne, la proportion des stages dans la formation, puis le
but, ça serait d'arriver à une moyenne de
50 %, ce qui, en principe, on le souhaite ardemment, là, devrait être plus
attirant puis permettre d'augmenter les inscriptions.
Le Président (M. Gaudreault) :
Il vous reste une trentaine de secondes, M. le député.
Turcotte :
Bien, dans ce cas-là, je vais les transmettre sur le prochain bloc, là. Je ne
peux pas commencer une question, là.
Président (M. Gaudreault) : O.K. Merci. On passe du côté du
bloc du gouvernement. Mme la députée de Laviolette.
Mme Boulet :
Alors, merci, M. le Président. Bienvenue. Bonjour, Mme Champoux. Moi, c'est une
question plus d'ordre général. J'aimerais ça que vous me parliez, Mme
Champoux, de... On sait qu'au Québec il y aura peut-être 1,3 million d'emplois disponibles d'ici 2020,
d'ici 2025, peu importe, et, depuis plusieurs années, je dirais depuis
10 ans au moins, on parle
d'adéquation travail-formation. Puis je vais vous dire bien honnêtement que,
dans nos milieux... Moi, je viens des régions, puis, quand on parle de ça, on
parle, tu sais, comme adéquation travail... on le dit, là, ça paraît bien,
là, mais on n'a pas l'impression que ça a
bougé beaucoup au cours de la dernière décennie. Et on accuse,
dans nos milieux, on accuse souvent,
même les gens de votre milieu accusent souvent le ministère
de rigidité, de lenteur, d'immobilisme, en tout cas d'un gros manque
de souplesse, et ça ne s'adresse pas à vous personnellement, là. Dans nos
régions, là, il arrive une nouvelle entreprise, on a besoin de former les
jeunes pour répondre à ces emplois-là, puis, avant qu'on ait la carte de formation, avant qu'on soit capable de
répondre, bien, ça prend trois ans, ça prend cinq ans, puis on n'est pas sûr de
l'avoir, parce qu'on l'a donnée en ville au lieu de l'avoir donnée à une
région, puis finalement, bien, on est...
J'ai
l'impression qu'il y a comme... s'il y a un plan de match, qu'il n'est pas très
efficace, parce que, concrètement, moi,
je ne vois pas de grands changements au niveau de l'amélioration du volet, là,
adéquation formation puis travail. Je
ne sais pas si vous pouvez m'en parler. Comment vous... Vous vous trouvez bons?
Vous