CAT — 10 February 2021 (42nd Legislature, 1st Session)
CAT 2021-02-10
Quebec — Committees
Mme Nichols : Oui, merci, M. le
Président. Pourtant, ce n'est pas si loin, là, mais les discussions, là, il me
semble que c'était, en effet, en lien avec, là, l'amendement qui avait été, là,
déposé, là, précédemment par la députée de Verdun. On voulait... En fait, moi,
je voulais m'assurer que... parce qu'on avait convenu que la municipalité
pouvait accepter la responsabilité ou pouvait dire : Non, je ne veux pas
être responsable, là, de l'ouvrage de protection. On avait trouvé, là, une
formulation, je pense, c'était au 46.0.15, là, oui, pour que ça soit inclus,
là, pour... en fait, pour que l'accès ou le droit d'entretien, là, soit prévu à
toutes les municipalités qui acceptent ou qui refusent, là, la responsabilité
de l'ouvrage.
Ici, au 46.0.18, ce que je comprends, c'est
qu'on est rendus à la façon... que ça soit inscrit au Registre foncier. Alors
là, on avait... On a eu... On est même restés après la commission pour échanger
de part et d'autre sur la façon d'en informer le citoyen, qui est ma grande préoccupation.
C'est pour ça que je cherche, là, une façon de l'introduire, parce qu'on le
sait, quelqu'un qui va acquérir une maison, qui a l'ouvrage dans sa cour, là,
ou qui a l'ouvrage qui passe sur son terrain, bien, c'est facile de demander au
notaire : Est-ce que je peux avoir des explications? Est-ce que la
municipalité est responsable? Est-ce que... Celui-là que l'ouvrage n'est pas
sur son terrain, qui est peut-être deux, trois rues plus loin, évidemment, là,
ça a quand même des conséquences sur lui. Mais lui, cet acheteur-là, comment ça
peut être porté à son attention?
Je le sais, qu'on a divers moyens, puis je le
sais, que ça fait
partie des axes de communiquer, mais moi, je cherche une
façon... ou, du moins, rassurez-moi, comment, au moment de la transaction, le
citoyen peut être informé d'à qui est la responsabilité de l'ouvrage? C'est ma
préoccupation première. Moi, je trouve que ça ne va pas de soi, là. Je me
dis : On ne peut pas... Puis je ne dis pas que les citoyens... mettons que
ce n'est pas leur préoccupation première, à un citoyen, d'essayer de trouver
qui est responsable, tu sais. Souvent, on regarde la maison, la maison nous
intéresse, on veut faire une offre. Je ne suis pas certaine qu'on regarde les
taxes scolaires, même, mais je suis... On ne va pas... Ça ne sera pas un
réflexe automatique, pour le citoyen, de faire cette vérification-là auprès de
la ville. On va vérifier les taxes municipales. On va vérifier s'il y a des...
Puis, ça, le notaire va le dire, là, s'il y a
des... parce qu'on parle de documents concrets. Un décret, c'est un document
juridique. On peut dire que c'est un document juridique. C'est dans la Gazette
officielle. C'est un document juridique concret. Donc, ça, c'est porté à la
connaissance du notaire, et le notaire a le devoir, s'il y a une servitude sur
le terrain... Soyons bien clairs, là, la servitude, c'est un document
juridique. Le notaire a le devoir de souligner qu'il y a une servitude d'Hydro-Québec
ou un droit de passage. Ça, le notaire a le devoir de le faire.
Mais, à partir du moment où ce n'est pas
inscrit, on fait quoi? Est-ce que le notaire a... On ne devrait pas plutôt
indiquer que, dans telle zone, le notaire doit informer la personne qu'il y a
un ouvrage à une proximité? Est-ce que ça ne
devrait pas... Moi, ça serait ma suggestion, là, à l'effet que le notaire, à
partir... qu'on détermine un périmètre ou je ne sais pas, mais que le
notaire, le juriste responsable ait le... doit divulguer cette information-là.
Puis, après ça, bien, le citoyen fera son devoir d'aller voir qui a la
responsabilité ou pas. Puis je comprends que ça peut être aussi en fonction de
la caractérisation qu'on aura donnée à ce que... au zonage aussi, peut-être,
qui sera, là, derrière l'ouvrage.
Donc, moi, je sais que ma
question, elle est ample, elle est grande, elle a une grande portée, mais ça
revient à un point précis, qui est l'information à l'acheteur pour éviter toute
surprise éventuelle.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Mme la ministre.
Mme Laforest : Merci, M. le
Président. En fait, hier, on s'était laissés sur cette question-là, parce qu'on
se posait la question tous ensemble, si tout le monde était protégé, et, au
niveau des communications, comment ça... comment tout allait être divulgué.
Alors, c'est important de mentionner qu'on a l'amendement à
l'article 46.0.18, qui, lui, oblige l'inscription, évidemment, dans le
Registre foncier.
Plus loin, on a également
l'article 46.0.20, parce que l'article est assez long, si je peux dire,
puis, à l'article 46.0.20, on vient obliger... Il va y avoir un avis, au ministère
de l'Environnement, auprès des municipalités, une obligation de divulgation à
l'article 46.0.20. Donc, les municipalités aussi auront un avis obligatoire
du ministère de l'Environnement.
Il y a aussi une chose qu'on a vérifiée, et les
arpenteurs, tous les arpenteurs le font dans leur certificat de localisation.
Donc, si le citoyen demeure à côté ou près d'un ouvrage de protection, ce sera
écrit également dans le certificat de localisation. Donc, tout sera bien
affiché, bien indiqué.
Puis, également, le ministère de l'Environnement
a l'obligation d'aviser toutes les municipalités, puis c'est les trois parties.
Le Registre foncier, le registre du ministère de l'Environnement et les
arpenteurs, aussi, le font. Ça, ça se fait déjà, là, dans le certificat de
localisation. Mais, à ce moment-là, c'est sûr qu'avec les ouvrages de
protection qui seront dans le registre, bien, c'est automatique que ça va aller
dans le... et ce sera indiqué sur le certificat de localisation. Merci, M. le
Président.
Le Président (M. Allaire) : Mme la
députée de Vaudreuil.
Mme Nichols : J'avais une question,
évidemment, parce qu'ici, dans l'amendement, entre autres, là, on vient enlever
«ainsi que de sa zone tampon». Donc là, je me demandais... Bien, c'est, oui,
l'arpenteur de... C'est quoi, les limites, là, que... L'arpenteur doit
l'inscrire ou pas? Tu sais, je ne veux pas rentrer...
Le Président (M. Allaire) : Mme la
ministre.
Mme Laforest : Oui, pour les zones
tampons, je vais laisser M. Croteau l'indiquer, évidemment.
Le Président (M. Allaire) : Pas de problème.
Est-ce que j'ai consentement pour permettre à M. Croteau d'intervenir auprès de
cette commission?
Mme Nichols : Consentement pour la
journée, M. le Président.
Le Président (M. Allaire) :
Excellent, c'est gentil. M. Croteau, prenez le temps de vous présenter, votre
titre, et la parole est à vous.
M. Croteau
(Marc) : Merci, M. le Président. Marc Croteau. Je suis sous-ministre au ministère
de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques.
La zone
tampon. D'abord, on parle ici de la zone qui se définit par règlement
pour permettre à la municipalité de faire les travaux d'un bord ou de
l'autre, là. Donc, ce n'est pas la zone tampon d'une zone inondable, là. C'est vraiment
le pourtour de l'ouvrage de protection lui-même, mais ce n'est pas nécessaire
de l'inscrire dans le registre parce qu'il ne sera pas cartographié. Donc,
c'est un peu le principe, là, qu'on voulait sortir. C'est pour ça qu'il faut
enlever la
partie «zone tampon».
Maintenant, par rapport à votre questionnement, tout
à fait avec justesse d'ailleurs, sur le citoyen et l'information, M. le
Président, on a regardé les scénarios suivants.
D'abord, il y a le citoyen qui est propriétaire...
sur lequel sa propriété est adjacente à un ouvrage de protection. L'information
va être au Registre foncier.
Il y a le citoyen qui, actuellement, réside dans
une municipalité où il y a un OPI, un ouvrage de protection contre les
inondations, qu'une municipalité soit responsable ou non. Ce qui sera prévu
dans la réglementation, à la suite de l'intervention d'hier, c'est l'obligation,
pour le ministère, une fois le registre complété, qu'on a à 46.0.20, d'envoyer
une lettre officielle à la municipalité, qui doit être déposée au conseil municipal,
en public, comme quoi il y a un ouvrage de protection sur son territoire.
Si elle est responsable ou qu'elle ne soit pas
responsable, elle va recevoir la même lettre, évidemment une qui va dire qu'ils
ont un OPI sur leur territoire, pour laquelle la municipalité est responsable.
Pour ceux qui ne sont pas responsables, il va y avoir une lettre comme quoi...
qui va identifier qu'il y a un ouvrage de protection qui rencontre la
définition d'un OPI, mais pour lequel la municipalité n'a pas demandé d'en être
responsable. Donc, elle sera considérée comme étant transparente, donc, une
zone inondable.
Donc là, on a couvert les citoyens qui sont
adjacents, les citoyens qui sont présents actuellement dans les différentes
zones. Et, pour les acheteurs, dans les obligations des arpenteurs, dans le
cadre de livraison d'un certificat de localisation,
lorsqu'il y a une transaction, ils ont l'obligation d'inscrire, oui ou non, le
respect de la politique actuelle de protection des rives et des littoraux, et
ça, ça va être changé lorsqu'il va y avoir un nouvel encadrement. Ils vont
avoir l'obligation de s'assurer que la propriété... On va inscrire quelle est
la nature de la protection qu'ils ont, si, effectivement, ils sont dans une
zone inondable ou s'ils sont dans une zone à risque protégée, en vertu du fait que la municipalité a pris en charge l'ouvrage de
protection. Donc, on a couvert le citoyen présent, le citoyen adjacent
et le citoyen futur.
Le Président (M. Allaire) : Merci. Mme
la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols : O.K. très bien. Il
faut les prévoir, là, toutes ces situations-là. Ça me rassure. Il va y avoir un
lien par rapport... Parce que, dans le fond, la politique... Il va y avoir une
transition entre la politique puis le règlement qui va s'appliquer.
Le Président (M. Allaire) : Oui,
allez-y.
M. Croteau (Marc) : Actuellement, l'arpenteur a déjà l'obligation d'inscrire «zone
inondable» ou pas, là, en vertu de votre propriété, est-ce que votre propriété
respecte la politique de protection des rives. Évidemment, dans la transition
de l'un à l'autre, il va y avoir, encore une fois, cette obligation-là.
Le Président (M. Allaire) : Merci. M.
le député de Vaudreuil.
Mme Nichols : À 46.0.18, on dit que
la municipalité doit requérir l'inscription au Registre foncier... La
municipalité doit requérir au Registre foncier... Ça veut dire qu'à partir du
moment où elle fait la demande, là, et qu'il
y aura un décret qui... La municipalité va faire la demande pour avoir la
responsabilité de l'ouvrage de protection. À partir de ce moment-là, il
va y avoir un décret. Donc, est-ce que je comprends que c'est la municipalité
qui a la responsabilité de l'inscrire au Registre foncier?
Le Président (M. Allaire) : M.
Croteau.
M. Croteau (Marc) :
C'est ce qui est prévu, et ça devient une obligation de la municipalité de
l'inscrire au Registre foncier, le décret étant public ici aussi, évidemment.
Le Président (M. Allaire) : Mme la
députée de Vaudreuil.
Mme Nichols : O.K., parce que, dans
le fond, ce que je comprends, là, c'est qu'il va y avoir un registre, là, déjà
là, sur les ouvrages. Le registre sur les ouvrages va déjà indiquer quel
ouvrage... Et je présume que, dans le registre, là... On en a parlé, là, hier,
du registre, là, mais ça va être indiqué, là, qui en a la responsabilité ou
pas, là, que la municipalité a décliné ou pas... Donc, il va déjà y avoir ce
registre-là, puis la municipalité va aussi devoir l'envoyer au Registre foncier.
Est-ce que c'est ce que je comprends?
M. Croteau (Marc) : ...pour la municipalité
qui en assume la responsabilité en vertu de 46.0.13, là, une fois qu'on a
reconnu, là, que la municipalité a fait la demande en vertu de 46.0.12, à ce
moment-là, ça devient une obligation pour la municipalité d'inscrire au Registre
foncier la responsabilité de l'OPI.
Le Président (M. Allaire) : Merci. Mme
la député