CAT — 21 November 2019 (42nd Legislature, 1st Session)
CAT 2019-11-21
Quebec — Committees
Alors, l'avis
est relatif, évidemment, à une unité d'évaluation dont la valeur atteint au
moins 1 million de dollars. Ça
doit être expédié 60 jours suivant le dépôt du rôle. Le dépôt du rôle doit
avoir lieu avant le 15 août, évidemment, et le 15 septembre précédant le premier des trois
exercices financiers pour lequel c'était établi. Alors, c'est la question,
justement, qu'aujourd'hui... vous
comprendrez qu'en 1996, des maisons de 1 million, il y en avait quand même
un peu moins. On est rendus en 2019.
C'est pour ça qu'il faut faire un ajustement pour la valeur de la maison à
évaluer. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Charbonneau) :
Merci, Mme la ministre. Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel.
Mme Thériault : Oui, merci,
Mme la Présidente. Mme la Présidente, vous allez me permettre de remercier le
sous-ministre, la ministre d'avoir fait parvenir aux membres de la commission
la liste des TNO qu'on a discutée hier, des
territoires non organisés. C'est vraiment très apprécié, parce qu'évidemment ça
nous permet de mieux comprendre de quoi est composé le Québec.
Première question pour la ministre... dans
l'alinéa qui est devant nous, Mme la Présidente, on a augmenté le 1 million à 3 millions, mais pas le
100 000 $. Pourquoi le 100 000 $ puis pourquoi le
3 millions? Parce que, dans le texte, c'est écrit, Mme la Présidente : «Toutefois, il le fait dans les
60 jours suivant le dépôt du rôle dans le cas où un avis est expédié pour
l'exercice financier au cours duquel le rôle entre en vigueur et qui est
relatif à une unité ou un établissement dont la valeur inscrite au rôle
est égale ou supérieure à, respectivement, 3 000 000 $ ou
100 000 $.» Donc, pourquoi on a
augmenté le 1 million à 3 millions, mais qu'on n'a pas touché aux
100 000 $? Et le 100 000 $ sert à quoi et le 1 million
sert à quoi, pour qu'on puisse comprendre? Parce qu'honnêtement quand on lit le
paragraphe comme ça, c'est difficile à comprendre, le rôle de l'un et de
l'autre.
La Présidente (Mme Charbonneau) :
Oui. Merci, Mme la députée. Mme la ministre.
Laforest : Oui. Alors, le 3 millions, évidemment, c'est comme je
disais tantôt, c'est pour les résidences. Le 100 000 $, c'est la question de location pour les valeurs
locatives seulement. Mais je vais vous présenter Me Nadeau-Labrecque
pour définir vraiment, là, le 100 000 $ au niveau de la location, en
quoi ça consiste. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Charbonneau) : Je
vais avoir besoin de votre consentement pour pouvoir permettre à
Me Nadeau-Labrecque de prendre la parole. J'ai consentement?
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme Charbonneau) :
Merci. Me Nadeau-Labrecque, bienvenue.
M. Nadeau-Labrecque (François) :
Merci, Mme la Présidente. Alors, le 100 000 $ réfère à la valeur
locative. La valeur locative, c'est en
quelque sorte un... ça réfère au rôle de la valeur locative qu'une municipalité
peut avoir. C'est un outil qui lui
permet d'imposer ce qu'on appelle la taxe d'affaires et cet outil-là est,
disons, en perte de vitesse. Il n'y a plus
que huit municipalités au Québec qui l'utilisent, donc c'est moins de 1 %
des municipalités au Québec qui l'utilisent. Ça a été remplacé par ce qu'on appelle les taux variés, donc ce qui
permet aux municipalités d'établir des taux différents en fonction des
catégories d'immeuble.
Donc, le
100 000 $, quand on regarde l'évolution de cette valeur-là depuis
1996, depuis que ça a été instauré, et qu'on regarde les valeurs des municipalités
qui l'utilisent encore, si on actualisait cette valeur-là, on aurait une
augmentation d'environ 12 %
seulement. Donc, on n'a pas jugé bon de l'actualiser à ce moment-ci, alors
qu'au niveau du 1 million, donc la
valeur des unités d'évaluation qu'il y avait à l'époque, en 1996, lorsqu'on
actualise cette valeur-là, on se retrouve avec une valeur de
3 millions environ aujourd'hui. Donc, on a plus que triplé, là, cette
valeur-là. Donc, ça explique pourquoi est-ce qu'on actualise la valeur au
niveau du 1 million, mais pas au niveau du 100 000 $ pour la
valeur locative.
La Présidente (Mme Charbonneau) :
Merci. Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel.
Thériault : Oui,
merci, Mme la Présidente. Ça me va pour le 100 000 $. Par contre, je
me demande pourquoi, s'il y a juste huit municipalités au Québec qui
l'utilisent, qu'on ne change pas la formule puis qu'on traîne, pour huit
municipalités, une clause dans la loi qui peut-être mériterait d'être
transférée en autre chose?
Mme Laforest : C'est exactement ce
qu'on a fait. On a envoyé...
La Présidente (Mme Charbonneau) : Mme
la ministre.
Laforest : Oui, merci, Mme la Présidente. On va envoyer justement une
lettre à toutes les municipalités, considérant
qu'il y en a juste huit sur 1 039. On va leur démontrer que c'est vraiment
important qu'elles fassent le changement. Maintenant,
on ne peut pas l'imposer, mais, oui, il
y a des lettres qui vont partir exactement
dans ce sens-là. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
Charbonneau) : Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel.
Mme Thériault : Oui, merci, Mme la Présidente. Quand
j'entends la ministre qui dit : On ne peut pas l'imposer, je comprends ce qu'elle veut dire. Par contre,
on pourrait aussi dire : Bien, on va vous demander... on vous donne un
délai de temps, d'ici un an, deux ans, trois ans, parce que cette façon
de faire n'existera plus.
comprends qu'il y a une certaine autonomie municipale. On a été le premier gouvernement à
vraiment reconnaître l'autonomie des
municipalités. Moi, je n'ai pas de problème avec ça. C'est juste que, dans les
façons de faire, puisque toutes les
municipalités ont évolué dans le temps... vous dites vous-même qu'il y a
plus que 1 000 municipalités. Il en reste juste huit qui le font. C'est un peu étrange de voir
qu'on est obligé de garder des modes de contrôle ou des modes de fonctionnement
dans une vieille façon de faire, alors qu'on devrait se mettre à jour.
Je ne sais pas,
peut-être, si vous pouvez considérer de regarder s'il y a une possibilité...
Là, je veux juste qu'on m'entende, Mme la Présidente, là, O.K., parce que je ne
veux pas arriver ici puis dire: On va changer la loi. Ce n'est pas prévu, ce n'est pas ça que je vous demande.
Sauf qu'il y a un autre projet de loi qui va être à l'étude bientôt, qui touche
d'autres choses au niveau municipal, dans
lequel on pourrait arriver puis dire : Bien, on va vous donner x nombre
de temps puis qu'on nous dépose, dans
le prochain projet de loi, un amendement pour dire : Bon, au bout de deux
ans, mettons, là, O.K... je pense que
c'est suffisant, bien, pour huit municipalités, deux ans, les accompagner puis
de dire, bien, que, dans deux ans,
qu'ils auront la possibilité de passer à l'autre système. Parce que,
honnêtement, dans les modes de vérification aussi, quand tu as des municipalités qui ne sont pas toutes au diapason,
c'est beaucoup plus difficile de pouvoir faire les vérifications, puis,
tu sais... Là, vous allez trouver peut-être ma comparaison boiteuse, là, mais
les mises à jour, hein, c'est la même chose,
hein? À un certain moment donné, là, on a des mises à jour, puis tu n'as comme
pas le choix, là, bien malgré toi, tu
es obligé de la faire, la mise à jour. Donc, je trouve particulier qu'on continue
de rester dans des zones un peu désuètes, alors que peut-être qu'on
devrait suggérer de faire le virage.
Donc,
ça, c'est mon premier commentaire. Je ne sais pas si la ministre a quelque
chose à dire là-dessus ou s'il y a quelque
chose qui est prévu pour que les municipalités puissent passer éventuellement à
l'autre mode de fonctionnement.
La Présidente (Mme
Charbonneau) : Mme la ministre.
Laforest : Oui. Effectivement, je suis totalement en accord avec la
députée. Évidemment, quand je dis : On va envoyer des lettres, on va le proposer, on va leur offrir de les
accompagner. Évidemment, ça va être fortement suggéré. Comme je le dis, avec la 122, la loi n° 122, on ne peut pas les obliger, mais, par contre, on va fortement les
conseiller, les accompagner pour
qu'elles puissent justement faire comme toutes les autres municipalités. Ça va
faire
partie de notre démarche. C'est prévu dans la démarche des Affaires
municipales. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
Charbonneau) : Merci, Mme la ministre. Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel.
Mme Thériault :
Oui. J'entends ce que la ministre dit. Je suis plus ou moins d'accord avec elle
sur le fait qu'on ne peut pas les
obliger, parce qu'on fait des lois, puis les municipalités se conforment aux
lois, donc... Quand on publie des règlements,
c'est la même chose. Mais je comprends très bien qu'on ne peut pas arriver du
jour au lendemain pour demander de se
conformer à... donc, ça, oui, j'embrasse l'opinion de la ministre là-dessus.
Par contre, il me semble qu'éventuellement il faut arriver puis
dire : Bien là, tu as une date butoir, il faut passer dans l'autre
système.
Donc,
j'entends que la ministre va faire un certain nombre de démarches auprès des
huit municipalités. La ministre va
entendre aussi qu'éventuellement je lui reposerai la question dans une des
nombreuses études de projet de loi qu'on aura l'occasion de faire au niveau des municipalités, pour s'assurer qu'il y
aura un virage qui a été fait pour qu'on puisse enlever des volets qui
ne sont peut-être plus bons dans la législation.
Mon autre
commentaire, c'était... Vous nous avez dit que le 1 million, c'était 1996,
c'est bien ça?
Mme Thériault :
Parfait. 1996, on est en 2019, donc, à ce moment-là, on parle de 25 ans.
Avec une augmentation annualisée, je
vais le dire comme ça, l'annualisation sur 25 ans représente
3 millions. Vous ne jugiez pas à propos d'inclure, dans la loi, une manière d'actualiser et
d'annualiser le montant? Parce que, sinon, on va se ramasser, Mme la
Présidente... dans cinq ans, bien, ce
qui vaut 3 millions va peut-être en valoir 3,5. Donc, on règle le problème
en mettant un plasteur sur un bobo où
on va devoir refaire éventuellement un exercice, alors que je sais que, dans
nos lois, il y a toujours la possibilité, exemple, comme pour les amendes, je vais le dire comme ça, les amendes, lorsqu'il
y a quelqu'un qui fait quelque
chose de pas correct, bien, c'est automatiquement
annualisé à toutes les années avec un taux d'indexation. Il y a un
savant calcul, mais il n'y a
pas que les amendes qui sont annualisées et actualisées dans les taux. Il y a
toutes sortes de tarifs qui sont chargés à la population, ne serait-ce que le certificat de naissance ou
un certificat de décès, parce qu'à un
moment donné tu viens que tu annualises, parce que c'est sûr...
Exemple, bon,
le Directeur de l'état civil, on va prendre ça comme exemple, Mme la
Présidente, mais c'est vrai aussi
pour ça ici, le Directeur de l'état civil, à un moment donné, je pense que,
pour amener un certificat de naissance, ça coûtait 10 $, alors que le traitement du
certificat de naissance comme tel, avec la personne, le temps, le papier sur
lequel on le fait, le filigrane, le
mode dans lequel on achemine, tout le processus coûtait beaucoup plus cher que
10 $, ce qui n'était pas logique
non plus. Donc, il y a une différence entre faire de l'argent sur le dos de et
charger le juste prix. Donc, on s'est doté
en fait, Mme la Présidente, de manières pour pouvoir actualiser les tarifs, en
fait, donc ce qui permet de charger le juste prix.
au niveau de la taxation municipale, pour le rôle d'évaluation, je comprends
qu'un rôle d'évaluation, c'est bon pour trois ans, donc il n'y a pas de
problème. Mais, dans trois ans, le 3 millions, peut-être qu'il va en
valoir 3,3 millions. Donc, je fais
juste me dire : On est là, là, un peu comme l'autre article, Mme la
Présidente, sur le 122, où, lorsqu'on a pris le temps avec la ministre de lire, dans l'ensemble, l'article, paragraphe
par paragraphe, on s'est rendu compte que deux municipalités pouvaie