Institutions — 19 September 2019 (42nd Legislature, 1st Session)
CI 2019-09-19
Quebec — Committees
je dois dire que, jusqu'à maintenant, le travail a été très agréable avec tout
le monde, avec les partis d'opposition, dans le cheminement de ce projet de loi là, donc j'ai espoir que ça se
poursuive aujourd'hui. Et je suis très heureuse de travailler avec tout
le monde qui est autour de la table.
se rappelle, outre l'objectif que je viens d'énoncer, soit de simplifier la vie
des gens, on ne veut aussi nullement compromettre
l'objectif, et l'efficacité, et le bien-fondé du registre des armes à feu, ça,
c'est important de le préciser aussi, donc on veut maintenir le registre
des armes à feu mais le rendre plus convivial et rendre le processus
d'immatriculation plus aisé pour tout le monde.
Donc,
sur ce, voulant justement qu'on puisse travailler efficacement et agréablement,
je vais laisser la parole à la personne
qui me succède, en remerciant à nouveau à l'avance tout le monde, si je n'ai
pas l'occasion de le faire en personne plus tard. Merci beaucoup et bons
travaux à tous.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup, Mme la ministre. Je
cède maintenant la parole à la porte-parole officielle
de l'opposition... la porte-parole de l'opposition officielle et députée de
Vaudreuil pour une période maximum de 20 minutes. Mme la députée,
s'il vous plaît.
Mme Nichols :
Merci, M. le Président. C'était assez officiel, ça, hein?
Président (M. Bachand) : Pardon?
Mme Nichols :
C'était assez officiel.
Président (M. Bachand) : C'est officiel, vous êtes officielle.
Mme Nichols :
C'est ça. Alors, j'en profite pour faire des salutations aux différents
collègues, tant la
partie ministérielle que les
collègues de l'opposition ainsi que les personnes qui nous accompagnent, et je
reconnais des visages qui étaient là
aussi pendant les consultations, donc merci de nous suivre. Je suis certaine
que nous serons bien conseillés pour avoir les amendements les plus
bonifiques possible pour ce beau projet de loi.
Alors,
je vais reprendre un peu ce que j'ai dit à l'adoption du principe, mais je
pense que c'est important de le répéter, parce que ce n'est pas nécessairement tout le monde qui suit toutes les
étapes, donc ce n'est pas dans le but de ne pas être efficace, mais tout simplement rappeler notre
position à l'effet que nous ne prétendons pas que le projet de loi était
parfait, au contraire, tout est perfectible.
Et, depuis la mise en application du registre, je pense que le registre a passé
le test du réel. Et c'est totalement légitime et bienvenu de la part du
ministre de proposer des correctifs qui pourront justement augmenter l'efficacité du registre, mais augmenter, entre
autres, les immatriculations, favoriser l'application de la loi. C'est donc
dans ce sens que nous allons travailler le cadre de cette étude détaillée.
que nous souhaitons concernant le registre des armes à feu, c'est qu'il soit
efficace, et utile, et utilisé, et c'est pour ça que la loi doit s'appliquer. Nous étudierons donc avec attention et
diligence les mesures proposées par la ministre et nous ferons le
nécessaire pour tenter d'améliorer le projet de loi et l'encadrement des armes
à feu au Québec.
Nous croyons que le
contexte du projet de loi n° 25 est une opportunité d'avoir une réflexion
plus large sur la question, on en a déjà
discuté. L'encadrement des armes à feu comporte plusieurs aspects différents
qui méritent des attentions particulières,
notamment celui de la vérification des antécédents, qui, selon nous, était
quand même une lacune assez importante, qui a été soulevée par plusieurs
groupes qui se sont présentés lors des consultations.
Les vérifications
effectuées actuellement semblent déficientes et demandent des correctifs. Il
est donc de la responsabilité de la ministre
d'utiliser pleinement les outils à sa disposition, dont la loi mise en place
afin de s'assurer que le bureau
dispose des ressources nécessaires pour effectuer les vérifications préalables,
adéquates et sécuritaires, comme nous l'a
d'ailleurs demandé la Coalition pour le contrôle des armes à feu. Nous invitons
donc la ministre à faire un travail sérieux pour améliorer les lacunes que l'on connaît. Cela ne pourra qu'augmenter
le sentiment de sécurité et la confiance de nos concitoyens. Nous lui
offrons toute notre collaboration et accompagnement dans cette démarche.
Lors
des consultations, certaines nations autochtones nous ont présenté des écueils
avec l'application de certaines sanctions
liées à la loi. Nous ne croyons pas que c'est à nous de dicter à la ministre la
marche à suivre. Cependant, le Grand Conseil
cri nous a démontré une ouverture et de la volonté impressionnante. Alors, il y
a une belle porte ouverte et il y a une chance de collaborer avec eux. Leur collaboration nous semble donc
acquise, et c'est pourquoi nous vous invitons fortement, Mme la
ministre, à effectuer les discussions nécessaires avec eux.
Nous nous demandons
aussi quel rôle joue la ministre responsable des Affaires autochtones. Elle
doit bâtir des ponts entre les communautés
et les différents interlocuteurs tant à Québec. Et, comme nous disaient Me
Murdoch et Sherrard... nous ont
affirmé, entre autres, que les discussions avec le ministère étaient rompues.
Alors, le gouvernement nous a promis Paix
des Braves 2.0. Nous nous attendons à ce que les discussions adéquates aient
lieu avec les Premières Nations, surtout lorsque celles-ci ne
s'opposent pas à l'immatriculation des armes à feu. Et, bien sûr,
nous avons compris qu'il y avait
des sommes qui étaient mises en place pour
favoriser, entre autres, l'immatriculation ou, en fait, les communications, plus de
visibilité pour les inviter à se conformer au registre des armes à feu.
Lors
des consultations, j'ai aussi sensibilisé la ministre à l'importance
de faire la demande officielle pour obtenir les données québécoises... l'ancien registre fédéral. Bien que ces données
puissent paraître désuètes, il n'en est rien. En effet, PolySeSouvient et la Coalition pour le contrôle des
armes à feu nous l'a bien expliqué, les données peuvent être utiles comme base d'information ou encore comme informations très valables dans le cas d'enquêtes policières où une arme serait retrouvée, par exemple, sur le lieu d'un
crime. La ministre nous a finalement assurés qu'elle ferait cette demande rapidement.
Je pense qu'elle est allée même un peu plus loin en nous disant que la lettre
était sur son bureau pour signature. J'espère donc qu'elle peut confirmer
l'avoir fait et que la province du Québec pourra récupérer ces données
cruciales.
Ainsi,
nous travaillerons en collaboration avec la ministre pour apporter... et améliorer, bonifier l'application du registre, et espérons que nous pourrons tous atteindre le même objectif,
la protection du public et des agents de la paix, et ce,
dans le respect de chacun. Et c'est dans cette vision et cette optique que nous
offrons notre collaboration à cette présente étude détaillée, M. le Président.
Merci.
Le Président (M. Bachand) : Merci
beaucoup, Mme la députée. M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve, s'il
vous plaît.
M. Leduc :
Merci, M. le Président. Bonjour, tout le monde. Heureux de commencer cette
étape importante.
Pour Québec solidaire, la question du registre québécois des armes à feu a toujours
été fondamentale d'un point de vue de sécurité publique, bien
sûr, mais d'un point de vue féministe également.
On avait été quand même
inquiets, il faut le rappeler, lors de l'adoption de la loi originale, il y a
de cela quelques années déjà, qu'il y avait quelques députés du parti qui forme maintenant le gouvernement qui avait voté contre la création du registre. Donc, quand la ministre est arrivée en place, on avait quand même
une inquiétude par rapport à la volonté de vouloir mettre en pratique, notamment via le taux d'inscription, ce registre. Jusqu'à
ce moment-ci, je dois avouer qu'on a été
heureusement surpris. Les taux d'inscription ne vont pas assez
vite, bien sûr, puis je
pense qu'il aurait pu y avoir un
peu plus d'enthousiasme gouvernemental par
rapport à ça, mais ça progresse lentement mais sûrement. Alors, on le
constate.
J'espère
qu'on va pouvoir profiter de la séance qu'on a aujourd'hui et puis peut-être
d'une autre journée pour obtenir une mise à jour des statistiques, des
chiffres. Donc, c'est pour ça, j'interpelle Mme la ministre et son cabinet,
pour voir comment elle pourrait nous rassurer aussi sur la progression. Parce
qu'on va se dire la vérité, là, s'il y avait eu 100 % d'inscriptions au registre à la date d'entrée en
fonction en janvier, on n'aurait certainement pas ce projet de loi devant
les yeux. C'est une stratégie de réponse que
le gouvernement a imaginée. On constate, là, qu'elle s'applique avec un relatif
succès. Il y a une progression.
Malheureusement,
il faut constater aussi qu'il y a eu beaucoup de retard dans le traitement des
demandes. En août, si je me rappelle
bien, il y avait au-delà de 130 000, 140 000 demandes
d'inscription en attente. Considérant que, souvent, une demande contient plus qu'une arme, on estimait...
c'est ce qu'on me disait au cabinet, qu'on pouvait approcher les
peut-être 200 000,
300 000 armes qui n'étaient pas... dont le demandeur avait formulé le
geste de base, c'est-à-dire la légalité, s'inscrire dans le registre, mais que son arme n'était
toujours pas là. On avait même un collègue député d'un autre parti
d'opposition qui en était lui-même
personnellement au courant. Il avait déposé sa demande, mais elle n'était
toujours pas traitée. Bref...
Alors,
c'est... Je pense qu'on va... Il faut s'attendre qu'on va profiter de l'étude
détaillée pour poser des questions de ce
genre-là. C'est un peu notre travail à l'opposition, comme législateurs et
comme contrôleurs, de s'assurer que, oui, le projet de loi aide à améliorer le registre des armes à
feu, mais que l'administration générale à l'entour du registre des armes
à feu et de la sécurité publique, lui aussi, est bel et bien au sommet de ses
capacités.
Alors,
là-dessus, M. le Président, j'espère qu'on pourra travailler dans un bon ton.
En tout cas, c'est mon intention. Je
me demande si Mme la ministre a déjà des amendements qu'elle pourrait,
d'emblée, nous déposer, comme c'est souvent la tradition, pour faciliter le travail des oppositions. Et puis, voilà,
j'espère qu'on aura des bons échanges. Merci beaucoup.
Le Président (M.
Bachand) : M. le député de Chomedey, s'il vous plaît.
M. Ouellette : Merci, M. le Président. D'entrée de jeu, je vais
assurer la ministre de toute notre collaboration pour le projet de loi
n° 25.
On a certaines préoccupations. Je pense que les
citoyens du Québec ont certaines préoccupations aussi, M. le Président. Et, pour avoir participé à
l'élaboration du projet de loi n° 64, la première mouture, les différentes
étapes à la Sécurité publique dans les années antérieures, je suis très
sensible aux revendications des gens qui sont venus en consultation, M. le Président, qui nous ont parlé des coûts, qui nous ont parlé des inscriptions, qui
nous ont parlé de l'adhésion, les groupes qui nous ont parlé de la situation particulière
vécue par les citoyens du comté d'Ungava. Et je ne pense pas juste aux
Cris, je pense aux gens de Chibougamau. Ils
ont une situation particulière qui semble achopper ou semble faire problème
présentement au ministère.
Je l'ai
mentionné, M. le Président, lors des consultations particulières, quand le
grand chef Matthew Coon Come est venu,
en 2016, aux consultations, il est venu nous offrir toute sa collaboration.
J'ai été très surpris, et avec beaucoup de déception, de réaliser qu'il y a de la collaboration, mais il semble y
en avoir juste d'un côté ou il semble y avoir une ouverture pas très
égale des deux côtés.
Et puis ça m'amène, et on aura cette
discussion-là, à regarder que, même si ce n'est pas dans le projet de loi, à l'article 1, par règlement, la ministre peut
faire