CRC — 14 February 2024 (43rd Legislature, 1st Session)
CRC 2024-02-14
Quebec — Committees
(Onze heures vingt-cinq minutes)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je
déclare la séance de la Commission des relations avec les citoyens ouverte.
La commission, je vous le rappelle, est réunie
afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 46,
Loi sur
l'amélioration de la protection des enfants dans les services de garde
éducatifs.
Mme la secrétaire, est-ce qu'il y a des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, Mme la
Présidente. Mme Prass (D'Arcy-McGee) est remplacée par M. Fortin
(Pontiac).
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup.
Alors, lors de l'ajournement de nos travaux
hier, nous en étions à l'étude de l'article 42, du thème 3, le thème
étant «médicaments et produits naturels, administration et protocoles santé».
Alors, est-ce qu'il y a d'autres interventions
sur cet article?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Merci
beaucoup, Mme la Présidente. Quand on se laissait hier, j'avais posé... je
posais une question.
L'ancien 121 — puis là vous
me corrigerez — semblait être
un
article spécifique à l'acétaminophène, alors que le nouveau 121 semble une disposition
générale. Peut-être juste nous l'expliquer, que... en détail, là, cet
élargissement-là ou, si ça n'en est pas un, juste nous l'expliquer.
Mme Roy (Verchères) : Moi, si
vous me permettez, on va demander au niveau juridique, là, de spécifier la
modification, qu'est-ce qu'elle apporte, exactement.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Je vais juste vous demander, à chaque séance, donc, vous
renommer, puis je demande l'autorisation, si c'est beau pour notre maître...
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) :
...Boily, Boily puisse intervenir.
M. Boily (Mathieu) : Mathieu...
Voilà.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Autorisation? C'est beau?
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Allez-y.
M. Boily (Mathieu) : Donc,
Mathieu Boily, avocat au ministère de la Justice.
L'article 121
actuel, effectivement, porte sur la question de l'acétaminophène. On se
rappelle qu'un des articles qu'on a
adoptés hier, le nouvel
article 108.0.1, attribue à la ministre le pouvoir
d'établir des protocoles qui vont être diffusés sur Internet. Il y a d'autres dispositions dans la loi qui font en sorte
que les deux protocoles actuels, celui pour l'administration de
l'acétaminophène et celui pour l'administration d'insectifuge, vont être
publiés de cette façon-là. Et le nouvel
article, dans le fond, ce qu'il vient prévoir, c'est qu'on peut... un
médicament ou un produit naturel peut être fourni sans l'autorisation d'un professionnel de la santé, dans la
mesure où il y a une autorisation écrite et qu'il est conforme à un
protocole. Et, dans ce cas-là, le médicament ou le produit naturel, il peut
être fourni par le parent, là, avec l'identification
du... Ce qui fait que, s'il y avait d'autres protocoles, ils pourraient être visés
par cet article-là. Pour celui de l'acétaminophène, là, il est visé...
de l'insectifuge, il est visé un petit peu plus loin, là.
M. Cliche-Rivard : OK. Donc,
l'acétaminophène va faire
partie d'un des protocoles, c'est pour ça qu'on n'a
plus besoin d'articles précis pour celui-là?
M. Boily (Mathieu) : Exactement.
Il y a un article, dans les dispositions transitoires, là, à la toute fin du
projet de loi, là, qui est l'article 52, qui prévoit que le protocole
acétaminophène passe dans sa forme actuelle au nouveau...
M. Cliche-Rivard :
Et donc, là, avec le nouveau 121, il faudra obligatoirement que ces
produits naturels là ou médicaments fassent l'objet d'un protocole. S'il n'y a
pas de protocole, ce n'est pas possible d'utiliser 121?
M. Boily
(Mathieu) : Ce n'est pas possible d'utiliser 121. Ça ne veut pas...
Par contre, avec l'autorisation du parent et d'un professionnel de la santé, on
peut évidemment fournir ces médicaments-là à l'enfant. Un enfant qui a une
prescription pour un médicament x, il n'y a pas de protocole, le prestataire ne
peut pas le fournir, mais le parent peut arriver avec l'autorisation du
pharmacien ou du médecin, puis le médicament va être administré par
l'éducatrice ou... au sein du service de garde.
M. Cliche-Rivard :
Ça, c'est quand, donc, il y a l'autorisation du professionnel médical.
M. Boily
(Mathieu) : Exactement.
M. Cliche-Rivard :
OK. Puis ça, c'est prévu ailleurs, ce n'est pas 121?
M. Boily
(Mathieu) : Non, c'est un autre
article du règlement, là, dans ces...
C'est qu'il y a comme... dans le règlement, peut-être, je dirais, une quinzaine
d'articles sur les médicaments, ça va de l'entreposage sécuritaire sous clé, par exemple, à la fourniture, l'étiquetage,
etc. Et l'administration, là, effectivement, c'est dans les premiers
articles — 118,
voilà — du
règlement.
M. Cliche-Rivard :
L'ancien 121 semblait suggérer que... il y a les mots «administrer conformément
au protocole». Donc, évidemment, il faut que
le protocole soit suivi. Est-ce que vous, vous sentez que ce même
mécanisme là, à l'effet que le médicament
doit être administré conformément au protocole, se trouve dans le
nouveau 121? Êtes-vous confiant de ça ou... J'ai un doute, là.
M. Boily (Mathieu) :
Il se trouve dans le nouveau 121, mais surtout aussi dans le
nouveau 108.0.1, qu'on a adopté hier... qu'on a étudié hier, qui prévoit
que, lorsqu'il y a une autorisation parentale pour... le dernier alinéa, là,
«dans le cas où un règlement — donc, tel que le règlement sur les
services éducatifs à l'enfance — [...] requiert une autorisation parentale pour administrer un
médicament ou appliquer un produit et que ce médicament ou ce produit
est visé par un protocole, cette
autorisation ne peut valoir que pour une administration [...] conforme [avec]
ce protocole».
M. Cliche-Rivard :
Excellent. Ça fait que c'est là qu'on rattrape le «conformément au
protocole». C'est tout pour 42, c'est bon pour moi.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci.
J'ai une intervention de la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme McGraw : Oui, merci, Mme la
Présidente. Donc, j'aimerais poursuivre, justement, sur le... un peu les
mêmes enjeux en ce qui concerne
l'insectifuge, donc 121.6. On aimerait juste comprendre que... par exemple,
dans les protocoles, on nomme... il y a des noms de marque comme Tempra,
Tylenol, etc., mais, pour les insectifuges, on ne nomme... il n'y a pas de marque, il n'y a pas de nom, donc
c'est plus général. On voudrait bien confirmer et comprendre que, s'il y
a l'autorisation écrite signée par les parents, si ce n'est pas inscrit au
protocole, est-ce que c'est acceptable? Donc, on dit «et que», on veut bien
comprendre le «et que» dans le 121.6, Mme la ministre. Voilà, donc, première
question.
Mme Roy
(Verchères) : Bien, en fait, concernant l'insectifuge, on le retrouve
à l'article suivant. Donc, on va le traiter dans le 44, alors, et ça, c'est
deux protocoles tout à fait spécifiques...
Mme Roy
(Verchères) : ...43,
excusez, j'ai viré trop vite, dans le 43, alors... puis ça, c'est deux
protocoles qui existaient déjà, là,
qui sont vraiment spécifiques. Pour les autres, on les entre dans le protocole,
là, en disant «si c'est un médicament
qui est prescrit par un professionnel», et sinon, bien, il y a la signature des
parents, mais il doit y avoir un protocole.
Donc, c'est un médicament où on a le protocole, puis on doit suivre le
protocole inscrit pour le médicament.
Mme McGraw :
Donc, s'il y a un protocole, par exemple... ça évolue vite, je veux dire,
il y a des bracelets, tu sais, il y a des choses qui évoluent assez vite. Donc,
si ce n'est pas inscrit au protocole, même avec l'autorisation parentale, ce
n'est pas acceptable. Je veux juste bien confirmer, il faut les deux?
Mme Roy
(Verchères) : Non, mais je comprends...
Mme McGraw :
Parce qu'on dit «et que».
Mme Roy (Verchères) : Non. Je ne comprends pas votre question, parce
qu'en fait, si c'est... il y a un protocole puis il y a un protocole
plus large aussi, où il dit que, s'il y a un médicament qui est prescrit par un
professionnel, là, on a la prescription du professionnel. Dans les autres cas,
par exemple, où... par exemple un produit naturel, à ce moment-là, il y aurait
le produit naturel, ça prend l'autorisation du parent, mais il faut que ce soit
un produit naturel où on a le protocole à suivre.
Mme McGraw :
Donc, ça, je comprends pour les médicaments. Là, moi, je suis rendue au 43
pour parler des insectifuges. Peut-être, j'ai été trop vite, je suis désolée.
Donc, on va revenir...
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : ...on est dans le 42.
Mme Roy
(Verchères) : Oui, c'est ce que je disais, c'est l'article suivant.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Vous êtes rendue dans le 43.
Mme McGraw :
OK, bon, je pensais qu'on était au 43.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Mais non, on est au 42. Est-ce que
ça va pour le 42? Est-ce que j'ai d'autres interventions sur l'article 42?
M. Cliche-Rivard :
...signature et protocole, c'est bon.
Mme Roy
(Verchères) : Oui.
M. Cliche-Rivard :
Pas de protocole, même si le parent dit : Administre ça à mon enfant, s'il
n'y a pas de protocole, il n'y en a pas, d'administration, «right»?
Mme Roy
(Verchères) : C'est ça.
M. Cliche-Rivard : À moins de l'exception,
comme vous dites, où c'est le médecin qui a... ça, c'est l'autorisation
hors protocole.
Mme Roy
(Verchères) : Oui.
M. Cliche-Rivard :
Parfait. Donc, ça, c'est clair. Merci.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : D'accord.
Est-ce que j'ai d'autres interventions sur l'article 42?
Si je n'ai pas
d'autre intervention, est-ce que l'article 42 est adopté?
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Adopté. Nous en sommes maintenant au
43. Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Alors,
la question portait spécifiquement sur le fait qu'il n'y ait pas de marque,
non? C'est le même mode de fonctionnement?
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Bien, vous allez d'abord lire
l'article.
Mme Roy
(Verchères) : Ah oui, excusez-moi. Parce qu'on avait commencé la
discussion.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Oh oui, on avait déjà commencé, mais
on va lire l'article.
Mme Roy
(Verchères) : On a pris de l'avance, j'étais tout heureuse.
Alors :
L'article 121.6 de ce règlement est modifié :
par le remplacement, dans le premier alinéa, de «au protocole prévu à l'annexe
II dûment signé par le parent» par «à une autorisation écrite signée par
le parent et que l'insectifuge soit visé par un protocole établi conformément à
l'article 108.0.1 de la Loi»; et
2° par le
remplacement, dans le deuxième alinéa, de «et des médicaments» par «, des
médicaments et des produits naturels».
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Commentaires?
Mme Roy
(Verchères) : Ah! bien oui, bien sûr.
L'article 121.6 est
celui qui porte sur la conservation, l'administration et l'entreposage
d'insectifuges. Il est adapté en raison du nouveau processus établi par
l'article 108.0.1 de la loi, proposé par l'article 23 du projet de loi, qui prévoit désormais que
la ministre établit des protocoles sur recommandation du ministre de la Santé
et des Services sociaux et les publie sur Internet. Alors, on comprend,
là, que c'est sur le site du gouvernement du Québec. Comme les protocoles ne
seront plus annexés au règlement, il faut adapter le renvoi en conséquence,
tout en s'assurant que l'administration d'insectifuge soit autorisée par écrit
par le parent.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Merci, Mme la ministre. Est-ce que
j'ai des interventions sur l'article 43? Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce,
on est à l'article 43.
Mme McGraw :
Merci, Mme la Présidente. J'ai pris trop de café ce matin, j'ai été trop
vite, désolée, mais je reviens, juste pour bien confirmer. Donc, c'est un peu
la même approche qu'avec les médicaments, c'est-à-dire que, même avec
l'autorisation écrite signée par les parents, il faut quand même que
l'insectifuge soit visé dans un protocole. Si ce n'est pas visé dans un
protocole, même avec l'autorisation, ce n'est pas admissible. Donc, je voulais juste confirmer, est-ce que c'est bien le cas?
Parce qu'il y a une petite différence, c'est qu'avec les médicaments, on
nomme, il y a des marques qui sont inscrites, mais avec les insectifuges, on ne
parle pas... on parle plutôt de pourcentage de DEET, etc., mais on ne nomme pas
OFF!, par exemple.
Mme Roy (Verchères) : Non,
mais, dans les protocoles, il va être spécifié : aux quatre heures, aux
deux heures, ou une fois par jour, ou
refaire après le bain, ou... Donc, les protocoles sont là aussi. Donc, oui,
pour répondre à votre question.
Mme McGraw :
Ça prend les deux.
Mme Roy
(Verchères) : Oui.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Est-ce que j'ai d'autres
interventions sur le 43?
M. Fortin : Petite question, Mme la Présidente. La notion de conservation, là, je
peux comprendre, dans l'article précédent, le 121.6 qui existait avant,
que le prestataire de service de garde ne pouvait pas conserver un insectifuge
s'il n'était pas au protocole. Ça, ça va. Là, ici, on vient dire que ça prend
une autorisation écrite et qu'il faut qu'il soit au protocole. Donc, par
exemple, un insectifuge, là — ma collègue en a nommé quelques-uns — qui
se retrouve au protocole, mais pour lequel il n'y a pas d'autorisation des
parents, ça veut dire qu'il ne peut pas être conservé dans le service de garde,
là. S'il n'y a pas d'autorisation des parents, ils ne peuvent même pas l'avoir
sur place, là. Parce qu'il y a
l'administration, ça, c'est une chose, mais la conservation... Donc, le jour
où, je ne sais pas, moi, il y a un enfant qui avait une autorisation
pour ça, il quitte le service de garde, il faut sortir le...
Mme Roy (Verchères) : Bien,
en toute logique, puisqu'ils ne pourront pas le donner s'il n'y a pas
d'autorisation parentale, donc, effectivement, à ce moment-là, il n'y aura pas
de conservation.
M. Fortin : Qu'est-ce qui arrive si c'est le... tu sais, là, on parle
des services de garde, là, le parent met du OFF!, ou peu importe, là, dans le
sac de son enfant, il n'a pas signé l'autorisation, il ne peut pas être
conservé sur place pareil, là? Parce que la notion de conservation, c'est un...
Mme Roy
(Verchères) : Bien, l'entreposage des insectifuges est régi aussi.
Mme Roy
(Verchères) : Oui, donc ce n'est pas dans le sac de l'enfant, là, à
utilisation... On va le chercher dans le sac de l'enfant. Ils ont des endroits
où ils doivent les conserver. Ça aussi, c'est régi, l'entreposage.
M. Fortin :
Donc, à ce moment-là, vous allez dire aux parents : Ramenez-le chez vous,
Mme Roy
(Verchères) : Bien, c'est déjà comme ça, hein, il y a déjà ces
procédures-là, tant en termes de conservation, là, que d'entreposage des
différents produits à l'intérieur des services de garde.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Est-ce que j'ai d'autres
interventions sur l'article 43?
Si je n'ai pas
d'autre intervention, est-ce que l'article 43 est adopté?
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Adopté. On en est donc rendus au 44.
Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Alors :
L'article 121.7 de ce règlement
est modifié par l'insertion, à la fin du troisième alinéa, de «conformément à
l'article 121.6».
Donc, cet
article ajoute une légère précision à l'article 121.7 actuel. Il indique
plus précisément que l'administration d'insectifuge par un RSGE, son assistante
ou sa remplaçante doit se faire conformément à l'article précédent, qui porte
sur l'administration de l'insectifuge et qui précise que cela requiert une
autorisation parentale et un protocole.
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci, Mme la ministre.
Est-ce que j'ai des questions sur l'article 44?
Si je n'ai pas de question, est-ce que
l'article 44 est adopté?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. 47, Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Alors, en
47 : L'annexe II de ce règlement est abrogée.
Donc, cet
article abroge l'annexe II du règlement. Cette abrogation est rendue
nécessaire en raison du mécanisme proposé à l'article 23 du projet
de loi, nouvel
article 108.0.1 de la SGEE.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Est-ce que j'ai des commentaires sur l'article 47?
Si je n'ai pas de commentaire, est-ce que
l'article 47 est adopté?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. J'ai besoin de l'entendre. 48, Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Alors, à
l'article 48 : Ce règlement est modifié, partout où ceci se trouve
dans les articles 117 à 121.6 et dans
l'intitulé des sous-sections 1 et 2 de la
section II du
chapitre IV, sauf aux articles 120 et 121 et au troisième alinéa de l'article 121.2, par
l'insertion, après «médicament» et «médicaments», de «ou produit
naturel», «ou un produit naturel», «ou du produit naturel», «ou le produit
naturel», «et les produits naturels», «et des produits naturels» ou «et
produits naturels», avec les adaptations nécessaires.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Je pense qu'on a compris.
Mme Roy (Verchères) : J'ai fait
tous les... toutes les conjugaisons possibles. Alors, cet
article du projet de loi modifie une série d'articles du règlement pour
y remplacer les expressions «médicament» par celle de «médicament ou
produit naturel», avec parfois des variations de syntaxe, comme vous avez pu le
constater.
La notion de produit naturel est définie par
l'article 116 du règlement, tel que modifié par l'article 41 du projet de loi. Le fait de traiter dorénavant les
médicaments comme des médicaments et produits naturels permet d'éviter parfois un débat sur la qualification précise d'un
produit à
titre de médicament. En ce sens, cet
article étend différentes
normes prévues par le règlement pour
qu'elles s'appliquent désormais non seulement aux médicaments au sens
strict, mais également à des produits naturels. Outre les titres et les
sous-sections, cet
article se trouve à modifier les articles 117,
fournitures par le parent et étiquetage des contenus; 118, autorisation requise
et date d'expiration; 119, contenu des
autorisations; 121.1, personnes autorisées à administrer le produit; 121.2,
tenue d'une fiche d'administration; 121.3,
conservation de la fiche d'administration; 121.4, entreposage; 121.5,
entreposage règle additionnelle pour une RSGE.
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci, Mme la ministre.
Avant de poursuivre, est-ce que j'ai votre consentement pour que la
députée de Sherbrooke puisse prendre part aux travaux?
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Consentement. Merci.
Alors, merci, Mme la ministre. Pour
l'article 48, est-ce que j'ai des questions, commentaires?
Si je n'ai pas de question, commentaire, est-ce
que l'article 48 est adopté?
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) :
Adopté. Merci beaucoup.
Nous passons maintenant à notre prochain thème,
«encadrement des ententes de services». À l'article 15, nous vous
écoutons, Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Merci
beaucoup.
Alors, à l'article 15 :
L'article 92
de cette loi est modifié :
1° par l'insertion, après le premier alinéa, des
suivants :
«Cette
entente de subvention peut notamment prévoir que le prestataire est tenu, dans
sa relation contractuelle avec le
parent dont l'enfant occupe une place donnant droit à des services de garde
subventionnés, d'utiliser un modèle d'entente de services de garde dont la forme, le
contenu, les mentions obligatoires, le mode de renouvellement et toute
autre clause qu'elle doit contenir sont établis par le ministre.
«Le ministre peut,
dans l'entente de subvention, établir différents modèles d'entente de services
de garde et prévoir lequel doit être utilisé dans quels cas et à quelles
conditions.
«Il peut notamment
établir un modèle d'entente de services de garde pour la fourniture de services
de garde à un enfant de manière sporadique et irrégulière.»;
par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «Le ministre peut notamment
déterminer dans cette entente de
subvention la forme et le contenu ainsi que les mentions obligatoires ou toute
autre clause que doit contenir l'entente de services de garde qui doit
être utilisée entre les prestataires de services et le parent dont l'enfant
occupe une place donnant droit à [un service] de garde [subventionné] et
prévoir son mode de renouvellement. L'entente de services de garde ne peut, cependant, lorsqu'elle s'adresse
à» par «Un modèle d'entente de services de garde ne peut cependant,
lorsqu'il est destiné à être utilisé par».
Donc, l'article 92 de
la loi permet à la ministre de conclure une entente de subvention avec un
demandeur de permis ou un prestataire de services de garde éducatifs.
C'est aussi par cet
article que la ministre peut déterminer la forme, le contenu de l'entente de
services de garde utilisée par le prestataire
lorsqu'il contacte... contracte, plutôt, avec le parent. La modification
proposée ici rend plus explicite qu'il s'agit d'un modèle à utiliser. En
outre, il serait désormais prévu explicitement que la ministre peut établir
plus d'un modèle d'entente de services de garde, ce qui permet d'adapter des
situations particulières, dont notamment la
fourniture de services de garde de manière irrégulière et sporadique, ce qui
pourrait requérir d'employer un autre
modèle d'entente de services de garde pour que... de garde que le modèle
standard davantage pour la garde régulière.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Merci, Mme la ministre. Alors,
est-ce que j'ai des questions sur l'article 15? Député de Pontiac.
M. Fortin : Est-ce que vous pouvez nous expliquer le problème pour
lequel vous avez trouvé une solution?
Mme Roy (Verchères) : Tout
à fait. Alors, ça touche particulièrement, je vous dirais, la garde sporadique,
où, effectivement, il y avait... je veux juste être sûre... c'était vraiment la
réglementation qui était appliquée, c'est celle de la
Loi sur la protection du
consommateur, alors, qui est beaucoup plus compliquée, où il faut prévoir le
temps, le nombre d'heures, les coûts, etc.
Donc, souvent, ça amenait des parents à prendre la décision, parce que c'était
compliqué en termes d'entente et à définir, par exemple, donc, de prendre des
places à temps plein, par exemple, alors que leur besoin était du temps partiel. Alors là, ça nous amène une souplesse par
rapport au règlement d'application de la
Loi sur la protection du
consommateur qui va nous permettre de
faire des ententes qui vont mieux répondre aux besoins spécifiques des parents dans... en ayant des modèles
d'entente, justement, qui nous permet d'offrir des ententes qui vont être
adaptées pour les besoins de garde sporadique ou irrégulière.
M. Fortin : Mais ça, c'est votre... un, deux, trois... quatrième
paragraphe, là, le dernier paragraphe : «Il peut notamment établir un
modèle d'entente de services de garde pour la fourniture de services de garde à
un enfant de manière sporadique ou irrégulière.» Mais vous vous donnez le
pouvoir d'avoir différents types de modèles d'entente de services de garde,
puis là vous venez quand même... vous allez loin, là, dans la forme, le
contenu, les mentions obligatoires, les
modes de renouvellement. Il me semble que... Est-ce que vous avez besoin de
toute cette latitude-là, ou est-ce
que... Parce que j'essaie de comprendre qu'est-ce qui est plus simple dans ce
que vous proposez, là, qu'un modèle unique, par exemple.
Mme Roy (Verchères) : Bien,
en fait... Bien, c'est parce que ces modèles-là, on va avoir, par exemple, dans
de la garde sporadique, un type d'entente particulier. Dans de la garde, par
exemple, de remplacement, on va avoir un type d'entente
qui va être... Donc, ça nous permet d'avoir une flexibilité selon les besoins
des parents, en collaboration, évidemment, avec les prestataires de
services.
M. Fortin : Mais c'est fait comment, comme c'est là?
Mme Roy
(Verchères) : Bien là, actuellement, on est régis par les règlements
sur la loi de la protection du consommateur,
puis ce que ça nous amène, souvent, comme problématique, puis on le sent, c'est
que plutôt que d'être obligé de définir : Bien là, ça va être deux
jours et demi à tel tarif, ça va être tel jour, et tel jour, et tel jour, ça
devient plus compliqué pour les parents,
puis ils finissent par dire : Bien, je vais prendre une place à temps
plein, même si le besoin, c'est un
besoin sporadique, par exemple, qui n'est pas toujours le même d'une semaine à
l'autre parce que, par exemple, un parent est sur appel. Donc, le parent
ne peut pas dire : C'est tous les lundis, mais... Alors, ça permet
vraiment beaucoup plus de souplesse au niveau du type d'entente qu'on peut
élaborer pour pouvoir, justement, répondre aux besoins des parents et des
enfants. Je ne sais pas s'il y a des éléments complémentaires au niveau juridique.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Donc, est-ce que ça va? Est-ce que
j'ai d'autres questions sur l'article 15? Députée de Sherbrooke.
Mme Labrie : ...moi,
j'en comprends que la ministre pourrait elle-même élaborer différents modèles
d'entente, par exemple, pour obtenir le
service trois jours par semaine ou, bon, de différentes manières. Est-ce que
c'est seulement les
modèles élaborés par la ministre qui vont pouvoir être utilisés sur le terrain,
ou ça va être possible aussi d'élaborer d'autres types de modèles
d'entente?
Mme Roy
(Verchères) : Bien, c'est des modèles d'entente qui devront être
soumis au ministère, évidemment, là, parce qu'on a des règles à
respecter au niveau du ministère. Donc, à ce moment-là, on dit «la ministre»,
là, ce n'est pas moi qui va rédiger, on comprend, mais il va y avoir différents
types d'entente qui vont permettre, justement, cette souplesse-là, en ayant des
éléments qu'on va pouvoir compléter à l'intérieur des services de garde. J'imagine
que, s'il y a d'autres besoins, bien, les prestataires ou les familles vont
nous en faire part pour qu'on puisse développer encore des modèles qui
répondent aux attentes.
Mme Labrie : Donc, l'intention,
c'est de développer une série de modèles puis que ce soit ça, la banque de
modèles dans laquelle piger, là. Donc, l'intention, c'est de développer une
série de modèles d'entente puis que les services de garde puissent aller
choisir celui qui est plus adapté à la situation. Est-ce que vous pouvez nous
dire, en ce moment, qu'est-ce qui est prévu comme types de modèles d'entente?
Mme Roy (Verchères) : Bien, par
exemple, la garde sporadique, de prévoir que c'est deux, deux journées et demie par semaine et que ce n'est pas
nécessairement... ou que c'est un équivalent sur deux semaines, que ce n'est
pas nécessairement le lundi, mercredi ou
jeudi, ou c'est le lundi, mardi ou mercredi, donc des spécificités comme ceux-là.
Alors, dans le cas... ça peut s'appliquer aussi dans le cas d'enfants remplaçants.
Alors, on a, dans plusieurs services de
garde ou dans des services de garde en milieu familial aussi, cette demande-là
d'enfants remplaçants. Alors, ça peut être une entente aussi, au niveau
des enfants remplaçants, qui va dire, par exemple : On vous avise une
heure avant, vous nous répondez; si vous ne nous répondez pas, la place va être
offerte au prochain enfant remplaçant, ou des éléments comme ceux-là.
Mme Labrie : J'essaie juste de
comprendre, parce que, là, la ministre vient d'énoncer plusieurs types de situations pour des besoins sporadiques. Est-ce
que ça va être un modèle quand la situation, c'est des besoins
sporadiques, ou ça va devoir être une série
de modèles différents? Parce que, quand on rentre dans les besoins sporadiques,
il y en a toute une... il y en a
toute une variété, là. Est-ce qu'il va y avoir plusieurs dizaines de modèles
d'entente adaptés à plein de situations, ou bien on va quand même rester
dans un... une approche où il y a juste quelques modèles?
Mme Roy
(Verchères) : Bien, on parle de modèles, alors, je pense, à
l'intérieur d'un modèle, il pourra y avoir des spécificités qui vont
répondre et aux prestataires et aux familles. Alors, c'est sûr qu'après ça on
peut prendre le modèle de base et puis, justement, on y amène des éléments qui
vont permettre, justement, de le compléter, là. Ça ne veut pas dire qu'il y
aura des milliers de modèles, mais vraisemblablement il va y avoir des modèles
face aux réalités qu'on vit — sporadique, temporaire, remplaçant — donc,
je te... je dirais, par types de demande. Notre objectif, c'est vraiment
d'avoir plus de souplesse pour mieux répondre aux besoins des familles.
Mme Labrie : Puis ces
différents modèles-là, ils vont être révisés en discussion continuelle avec le
milieu, avec les gens sur le terrain quand il y aura des besoins exprimés pour
lesquels il n'y a pas de modèle d'entente existant? Ça pourra être révisé selon
la volonté?
Mme Roy
(Verchères) : ...la possibilité, justement, de pouvoir ajuster
pour répondre aux besoins, là, qui changent avec l'évolution de nos
services de garde, d'ailleurs. Et ça s'applique, évidemment, dans ce cas-ci,
aux CPE et aux milieux familiaux.
Mme Labrie : Et aux garderies
privées aussi?
Mme Roy
(Verchères) : C'est ça, garderies... pas les garderies privées
non subventionnées. Je vais le prendre à l'inverse.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme McGraw : Merci, Mme la
Présidente. Donc, c'est un peu pour revenir à la question de mon collègue de
Pontiac, juste au niveau de la simplicité. Donc, le problème qu'on essaie de
résoudre, donc, si je comprends bien, c'est
pour libérer des places à temps plein, c'est pour assurer une certaine
flexibilité. Donc, c'est juste pour comprendre. S'il va y avoir... il va
y avoir beaucoup de situations irrégulières, imprévues, des imprévisibilités,
etc., est-ce qu'il va y avoir des principes ou des critères qui vont guider les
modèles de base? Parce que, comme vous dites, il y a une
loi sur la protection
du consommateur, donc c'est important, ça, s'assurer qu'il y a quand même une
cohérence pour protéger le consommateur, c'est-à-dire, dans ce cas-là, le...
les parents. Donc, est-ce qu'il va y avoir des critères, des principes qui vont
guider les différents modèles? C'est ça. Donc, c'est la question.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, bien, il va y avoir, effectivement, des
indications pour le faire. On reste quand même avec le règlement sur la
loi de protection au consommateur. S'il y avait une plainte, par exemple, ça
n'enlève pas le droit au citoyen ou à la
famille d'aller porter plainte. Et l'objectif, c'est vraiment d'aller chercher
une plus grande souplesse, là, puis de s'assurer que l'entente reflète
la réalité, donc on n'incite pas des familles à demander du temps plein alors
que leur besoin est en temps partiel.
McGraw : Dans ce contexte-là, je pense que ça serait
intéressant de souligner la demande qu'on a faite avant et dans mes commentaires, les remarques
préliminaires, c'est-à-dire de demander à la ministre, en toute
transparence, d'avoir l'avis des autres ministres qui sont... ministères qui
sont concernés, j'ajouterais le ministre responsable de la
loi sur la... du... pour la protection du
consommateur, pour avoir un peu leur feedback sur ce projet de loi. Donc, je
reviens à cette demande et j'ajouterais ce ministre, le ministre responsable.
Mme Roy (Verchères) : Bien, en
fait, Mme la Présidente, on discute avec les différents ministères. Alors, nos
juristes, quand ils rédigent ça, ils parlent, effectivement, ils vérifient au
niveau des juristes, par exemple, de... du règlement sur la
loi sur la
protection. Il n'y a pas d'avis écrit, ce sont des discussions, des travaux qui
se font tout au long de l'élaboration. Donc, on n'en a pas, d'avis écrit, qu'on
peut vous transmettre.
Mme McGraw : Donc, juste pour
confirmer, il n'y a pas d'avis...
Mme Roy (Verchères) : Écrit,
non.
Mme McGraw : ...écrit par
d'autres ministères sur ce projet de loi. Ça... Tout a été...
Mme Roy (Verchères) : C'est un
travail qui s'est fait en collaboration.
Mme McGraw : Mais oralement,
donc on n'a pas accès aux avis... les avis ne sont pas écrits.
Mme Roy (Verchères) : Non.
Mme McGraw : OK.
Parce que je trouve ça... j'allais dire un peu préoccupant, un projet de loi
aussi important, qui a beaucoup d'implications au niveau gouvernemental,
pour la société québécoise. Donc, je trouve ça intéressant de ne pas avoir
d'avis écrit du tout. En tout cas, si ça existe, des avis, on aimerait juste
réitérer notre demande, en toute transparence, pour avoir les... tout ce qui
est écrit par les autres ministères concernant ce projet de loi.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, j'ai bien répondu à votre... Puis vous
comprenez que, justement, on ne veut pas travailler en silo, donc on
travaille en équipe dans le même gouvernement, donc les gens se parlent d'un
ministère à l'autre, et il n'y a pas nécessairement un avis qui est écrit
spécifiquement. Dans ces cas-ci, je n'ai pas d'avis à vous présenter, puisqu'il
n'y en a pas eu de produit.
Mme McGraw : De façon générale,
sur l'ensemble du projet de loi.
Mme Roy (Verchères) : Oui, tout
à fait.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) :
Merci. Est-ce que j'ai d'autres interventions sur l'article 15?
Si je n'ai pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 15 est adopté?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. On passe maintenant à l'article 14. Mme la
ministre.
Mme Roy (Verchères) : Alors, à
l'article 14 :
L'article 83.1 de cette loi est modifié par le
remplacement de «l'entente de services de garde visée au deuxième alinéa de
l'article 92» par «une entente de services de garde visée à
l'article 92».
Donc, il s'agit d'une modification de
concordance avec l'article suivant du projet de loi, donc celle qu'on convient
de voir, à l'effet que l'article 15 du projet de loi modifie
l'article 92 de la loi pour prévoir explicitement la possibilité qu'il y ait plus d'un modèle d'entente
de services de garde. Il convient donc, à l'article 83.1, de traiter non
pas de «l'entente de services de garde visée
par l'article 92», mais d'«une entente de services de garde visée par
l'article 92».
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci, Mme la ministre.
Est-ce que j'ai des questions sur l'article 14?
Si je n'ai pas de question sur
l'article 14, est-il adopté?
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Adopté. On passe à
l'article 30.
Mme Roy (Verchères) : Alors,
Règlement d'application de la
Loi sur la protection du consommateur.
L'article 30 : Le Règlement
d'application de la
Loi sur la protection du consommateur (chapitre P-40.1,
r. 3) est modifié par l'insertion, après l'article 15, du
suivant :
«15.0.1.
Malgré les dispositions des paragraphes
e et f du premier alinéa de l'article 190 de la Loi, un contrat de services de garde à exécution successive,
conclu par un prestataire de services de garde éducatifs subventionné en
vertu de la
Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance (chapitre
S-4.1.1) et permettant une utilisation sporadique [et] irrégulière des
services, [ne peut pas] indiquer le nombre d'heures, de jours ou de semaines sur
lesquels sont répartis les services et le total des sommes que le consommateur
doit débourser en vertu du contrat.»
Donc, cet
article, elle est complémentaire avec les modifications qu'on a proposées à
l'article 15 du projet de loi. Elle
modifie le règlement... Il modifie le règlement d'application de la
Loi sur la protection du consommateur pour rendre les deux paragraphes de la Loi
sur la protection du consommateur inapplicables aux contrats de services de
garde visant une utilisation sporadique ou irrégulière des services de garde.
Les paragraphes qui sont rendus inapplicables sont difficilement conciliables
avec l'occupation irrégulière d'une place. En effet, il s'agit de l'indication
du nombre d'heures, de jours, de semaines sur lesquels sont répartis les
services — l'article 190,
paragraphe e de la
Loi sur la protection du consommateur — et du
calcul total des sommes que le consommateur doit débourser en vertu du
contrat —
article
190, paragraphe f de la
Loi sur la protection du consommateur.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci, Mme la ministre. Est-ce que j'ai des questions sur
l'article 30? Si je n'ai pas de question, est-ce que l'article 30...
Ah! Mme la ministre... la députée de Sherbrooke.
Mme Labrie : Si
je comprends bien, c'est qu'auparavant, l'application de tout ça, c'était que
le nombre d'heures spécifique devait être, comme toujours, convenu à
l'avance dans l'entente. C'est ça qu'on vient régler ici, de prévoir que
l'entente ne prévoit pas nécessairement le nombre d'heures que la famille va
recevoir? D'accord. Merci.
Mme Roy (Verchères) : Tout à
fait.
Mme Labrie : Mais
les montants par heure ou par jour de services vont quand même être prévus à
cette entente-là.
Mme Roy (Verchères) : Oui.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : M. le député de Pontiac.
M. Fortin : Oui, merci, Mme la Présidente. Lorsqu'on parle de la Loi
sur la protection du consommateur... bien,
du Règlement d'application de la
Loi sur la protection du consommateur, on est
quand même allés voir, on a fait l'exercice
puis on est allés voir c'était quoi, les avis qui avaient été donnés par
l'organisme en question, là, de protection du consommateur. Puis je veux
juste... Pour référence, là, tu sais, ce qu'on nous a envoyé, là, c'est des
échanges. Donc, j'en comprends qu'il n'y avait pas nécessairement d'avis
complet, mais on nous a envoyé des échanges entre l'équipe du ministère et l'Office de protection du consommateur. Ça
ressemble à ça. Ça, c'est ce qu'on nous envoie, là, c'est des beaux... des courriels entre Me Boily et
l'équipe de protection du consommateur, mais je veux dire que... disons
qu'on est loin de la transparence tant attendue, là. Est-ce que ça, ça répond à
vos attentes en matière de transparence, Mme la ministre?
Mme Roy
(Verchères) : Bien, ce qu'on me spécifie, ici, c'est que les
avis juridiques sont protégés par la demande d'accès, là, spécifiquement
dans des cas juridiques, là. Alors, je pense que c'est... ont suivi les règles
et les lois qui nous régissent.
M. Fortin : Oui, mais ce n'est pas un avis juridique, là, c'est un échange de
courriels entre l'OPC et le ministère.
Mme Roy (Verchères) : Moi, je
pense qu'il y avait des spécificités. Peut-être...
Mme Roy (Verchères) : ...un
échange entre avocats, c'est pas mal juridique.
M. Fortin : Donc, tout ce qui est entre avocats est juridique.
Mme Roy (Verchères) : Bien,
souvent. Bien, pas toujours, mais souvent. Dans le cas formel, en tout cas.
M. Fortin : ...moi, je vois Julie Blackburn, ici, qui est sous-ministre, et, à ma
connaissance, là, de mémoire, je ne crois pas qu'elle est avocate,
mais...
Mme Roy
(Verchères) : Oui, elle l'est.
M. Fortin : Oui? OK. Bon, bien, voyez-vous. Ah! ici, je vois des techniciennes en
administration... Mais, quand même,
je veux juste vous dire que c'est quand même... c'est protégé, disons,
probablement plus que ça mérite de l'être.
Puis je veux revenir
sur la question de ma collègue il y a quelques instants, là, par rapport aux
avis que vous avez reçus. Vous avez dit, Mme la ministre : Je n'en ai pas,
d'avis à vous transmettre, on se parle comme ça entre ministères. C'est vrai dans certains cas, mais il y a des ministères qui
nous ont dit — et là je
fais référence, entre autres, au
ministère de la Sécurité publique : Le ministère de la Sécurité publique a
repéré un document qui répondrait à votre demande — c'est-à-dire
est-ce qu'on peut avoir l'avis que vous avez transmis au ministère de la
Famille? — toutefois, il ne vous est pas accessible en
vertu des articles 33, paragraphe 5°, et 37 de la
Loi sur l'accès. En
effet, ce document contient un avis qui a été communiqué au ministère du Conseil
exécutif. Alors, vous en avez, des avis de ministères qui vous ont été fournis.
Vous, vous...
Mme Roy
(Verchères) : ...
M. Fortin : Oui, mais c'est ça.
Mme Roy
(Verchères) : ...avoir accès.
M. Fortin : Vous, vous... Mais vous pouvez les déposer. Il n'y a rien
qui vous empêche de les déposer ici, là. Je comprends qu'ils ne sont pas
publics, mais c'est un peu ça, la question qu'on avait, c'est...
Mme Roy
(Verchères) : Oui, mais c'est le processus décisionnel normal, là, qui
est appliqué.
M. Fortin : Donc, mais la... je comprends que la décision, c'est que vous ne voulez
pas les rendre publics à la commission, parce qu'ils existent. Vous nous
avez dit, mot pour mot, là : Ils n'existent pas, ces documents-là.
Mme Roy
(Verchères) : ...une petite suspension.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : On va suspendre quelques instants.
Merci.
(Suspension de la séance à 12
h 02)
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La
commission reprend ses travaux.
Donc, nous en étions
à une réponse de la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, on n'a pas d'avis reçus des ministères. Il y a eu
des échanges, évidemment, entre les différents ministères, donc des courriels
qui ont été envoyés, des discussions, on est dans l'élaboration d'un projet de loi. On va vérifier ce dont vous nous
faites part, on va faire la vérification. Et puis, dans les processus décisionnels,
là, face à... ça ne nous appartient pas, à ce moment-là, au niveau de la loi
d'accès à l'information, là, les processus à l'intérieur pour se rendre aux
processus décisionnels au Conseil des ministres, là, la confidentialité des
documents. Alors, là-dessus, évidemment, là,
on suit les règles des lois d'accès, on va faire la vérification pour ça. Mais,
comme je vous dis, le travail a surtout été fait, là, je dirais,
interministériel, du fait qu'on se parle, qu'on discute, qu'on regarde les impacts pour s'assurer d'avoir un projet de
loi qui réponde le plus possible aux besoins que l'on vise dans ce cas-ci,
c'est-à-dire la santé et la sécurité des enfants.
M. Fortin : Je vais essayer de vous aiguiller pour... à savoir
exactement où vous pouvez aller chercher, là, dans votre recherche. Mais je
trouve ça particulier, moi, Mme la Présidente, là, qu'en amont de ses
présentations au Conseil des ministres pour son projet de loi et d'autres, là, qu'elle...
que la ministre n'a pas reçu des avis qui pourtant... noir sur blanc,
les ministères nous disent qu'ils existent, là, et je vais vous les citer les
trois, là : «Le ministère de la Sécurité
publique a repéré un document qui répondrait à votre demande. Toutefois, il ne
vous est pas accessible en vertu des
articles 33, paragraphe 5°, et 37, de la
Loi sur l'accès. En effet, ce
document contient un avis qui a été communiqué au ministère du Conseil
exécutif.» Alors, moi, je prends pour acquis, là, qu'il existe et il est à
quelque part.
Mme Roy (Verchères) :
...je n'ai pas possibilité de vous donner accès à ça, moi.
M. Fortin :
Bien, vous... non, non, mais vous avez le droit de le faire. Mais encore, moi,
ce que je trouve particulier, c'est que vous
ne semblez pas être au courant de l'existence de ce document-là, alors que vous
êtes la ministre qui
porte cette loi-là. Dans la Sécurité publique, là, il y a toutes sortes de...
Dans la vie de la Sécurité publique, moi, j'ose croire qu'il y a probablement un bout sur est-ce que ça va coûter
quelque chose de plus, les demandes d'antécédents, qu'en ce moment. En ce moment, c'est sans frais. Ils
nous ont dit que c'était possible qu'il y ait un coût à ça. Ça, on le sait
par...
M. Fortin :
...par décret, exactement, donc... Mais j'ose croire qu'il y a tout ça, puis
que ça, comme ministre qui porte le dossier, ça vous a été transmis. Alors,
je... Ça, c'est le premier.
Le deuxième,
c'est celui du ministère de l'Immigration, de la... j'oublie tout le temps le
nom... de la Francisation et de
l'Intégration : «En effet, le document visé par votre demande constitue
une analyse accompagnée d'une recommandation soumise au ministère du Conseil
exécutif.» Alors, encore une fois, ce document-là, il existe, là, à notre...
selon les... selon la lettre qui nous a été transmise par le ministère de
l'Immigration.
Et le
troisième, c'est le ministère du Travail qui nous dit, essentiellement... et là
vous pourrez faire la vérification, mais il nous dit : «Nous vous
informons que le ministère ne détient aucun document répondant à votre demande
et pouvant vous être transmis en vertu de la loi.» Ça ne veut pas dire qu'il
n'existe pas, ça veut dire qu'il n'y a pas de document qui peut nous être
transmis en vertu de la loi. Donc, peut-être qu'il y en a un au ministère du
Travail, puis peut-être qu'il n'y en a pas, mais très clairement, dans les deux
autres cas, ils existent, là, on nous dit noir sur blanc qu'ils ont été
transmis au ministère du Conseil exécutif.
Je trouve ça vraiment bizarre, particulier, non
productif que la ministre n'ait pas reçu ces avis-là, alors que c'est elle qui
est en charge de défendre, de promouvoir son dossier au Conseil des ministres
et ici et qu'elle doit nécessairement comprendre tous les tenants et
aboutissants et toutes les considérations de ces ministères-là. Tu sais, c'est
un projet de loi qu'on dit qui est pour améliorer la sécurité des tout-petits,
là, dans nos services de garde, il me semble
que d'avoir l'avis du ministère de la Sécurité publique, ce n'est pas rien.
Donc, j'espère qu'on va nous revenir avec...
j'ai confiance, là, mais j'espère qu'on va nous revenir avec une réponse
complète, à savoir l'information qui y est contenue et comment ça ne
s'est pas rendu à l'équipe de la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Alors, d'abord
vous dire, ne vous inquiétez pas, on s'est parlés, on se parlait entre
ministères quand on travaillait à l'élaboration du projet de loi, et j'ai
toutes les informations qui me sont nécessaires et j'y ai travaillé... je me suis assurée d'avoir toutes les
informations qui étaient nécessaires. On va faire les vérifications pour ce que vous nous dites. Et évidemment tout ce
qui touche ce qui est transmis au ministère Exécutif, bien, on... ça ne
peut pas être communiqué avant l'expiration d'un délai de 25 ans. Alors,
voilà, on va faire les vérifications pour ce que
vous nous avez spécifié. Soyez rassuré, mon cher confrère, que je suis très au
fait de ce que contient le projet de loi.
M. Fortin : Oui, mais... non, mais ça, je n'en ai pas de doute, que vous savez
qu'est-ce qu'il y a dans le projet de
loi, ça, je n'ai aucun doute que vous savez exactement ça, puis je n'ai
même pas de doute, comme vous le dites, là, qu'il y a eu des conversations
verbales, entre autres, qui ont eu lieu avec différents...
Mme Schmaltz : ...je regarde
ici, on ne doit pas s'adresser à vous directement et, M. le député, il est en
train d'interpeler.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Non, ça, c'est correct.
Mme Schmaltz : C'est correct?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Je... Ça va bien.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Ça va bien.
Mme Schmaltz : C'est bon.
M. Fortin : Mais je n'ai aucun doute, comme je disais, que la ministre
comprend de fond en comble son projet de
loi, ce n'est pas ça. Je la connais comme une personne rigoureuse qui ne
présenterait pas quelque chose qu'elle ne comprend pas dans son
ensemble, là, ce n'est pas ça mon point. Mon point, c'est que, s'il y a quelque
chose qui ne marche pas dans la transmission de l'information venant d'autres
ministères vers elle et son équipe, bien, il y a de l'information qui ne s'est
peut-être pas rendue jusqu'à elle, des considérations qu'elle aurait dû avoir,
additionnelles. C'est une chose d'avoir une discussion verbale avec un collègue
ministre ou avec un haut fonctionnaire d'un autre ministère, c'est une autre chose d'avoir des avis écrits complets avec
toutes les considérations nécessaires puis de pouvoir les consulter quand bon nous semble et quand on en
a besoin. Alors, j'aimerais ça, avant qu'on termine, là, qu'on nous
revienne puis qu'on nous explique exactement ce qui s'est passé.
Mme Roy (Verchères) : Alors, on
va faire les vérifications en conséquence, et on peut continuer, je pense, de
regarder les articles du projet de loi.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Merci. Est-ce que j'ai d'autres
interventions sur l'article 30?
Si je n'ai pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 30 est adopté? Adopté.
Juste faire attention, limite ne pas prêter des
intentions, juste limite, limite, limite.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Par rapport au travail qui est fait par la ministre.
M. Fortin : ...je l'ai dit, là, je suis confiant que la ministre connaît son projet
de loi, comme elle l'a dit, comme vous l'avez dit. C'est le processus en
amont qui soulève des inquiétudes.
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Parfait. Merci. On passe
donc à... le thème, le cinquième thème, qui est Interdiction de
consommation d'alcool, avec l'article 39. Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Merci,
Mme la Présidente.
Alors, à l'article 39 :
L'article 99 de ce règlement est modifié :
1° par le remplacement de «les locaux» par
«l'installation»;
2° par l'ajout, à la fin, des phrases
suivantes : «Dans le cas de la responsable d'un service de garde éducatif
en milieu familial, cette obligation s'étend à la cour extérieure, si celle-ci
est parfois utilisée pendant la prestation des services de garde, ainsi qu'aux
dépendances qui s'y trouvent, le cas échéant. Si cette cour ou ces dépendances
sont partagées, la responsable doit s'assurer
de l'absence de consommation d'alcool par toute personne qui réside avec
elle.»
Alors, cet
article apporte deux précisions en
regard de la consommation d'alcool dans les installations des titulaires de
permis et parmi les résidences des RSGE.
D'une part,
pour les titulaires de permis, il précise que c'est dans l'installation ou la
résidence et non pas dans les locaux ou la résidence et que
l'interdiction de consommation d'alcool durant les heures de prestation de
services est valable. L'expression
«installation» est définie à l'article 1 du règlement, qui est plus large
que le concept de locaux, car elle inclut notamment l'espace extérieur
de jeu.
D'autre part, il rend plus explicite que
l'obligation pour la RSGE s'applique aussi à la cour extérieure et à ses
dépendances, alors, que ce soit le cabanon, la remise à bois, etc., et précise
la règle applicable quant à cette cour ou ces dépendances sont partagées.
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci. Est-ce que j'ai
des questions sur l'article 39? M. le député de Pontiac.
M. Fortin : Bien, d'entrée de jeu, je veux dire à la ministre qu'on est d'accord,
là, avec le texte qui est proposé puis contents que ça s'applique au
cabanon, remise à bois, puis tout le reste, là.
M. Fortin : Et toute la cour. Est-ce qu'il y a une raison pour laquelle
on se limite aux boissons alcooliques et non, par exemple, au cannabis, aux
drogues ou autres choses?
Mme Roy (Verchères) : Il est
interdit déjà d'avoir quiconque en sa possession du cannabis sur les terrains
et les installations des centres de la petite enfance, donc c'est déjà régi.
M. Fortin : OK. Donc, c'est déjà... on ne peut pas avoir de cannabis sur la... mais
on a le droit d'avoir de l'alcool.
Mme Roy
(Verchères) : Bien non, on n'a pas le droit d'avoir ni alcool...
On n'a pas le droit d'en consommer. Le cannabis, on ne peut pas en
avoir.
M. Fortin : Oui, c'est ça, mais c'est ça, la différence.
Mme Roy (Verchères) : C'est ça.
Voilà. Tout à fait.
M. Fortin : OK. Il ne peut pas y en avoir du tout, ça, c'est déjà dans la loi. Vous
ne touchez pas à cet article-là, là, si je comprends bien.
Mme Roy (Verchères) : Non.
M. Fortin :
Il n'est pas modifié du tout.
Mme Roy (Verchères) : Oui,
c'est ça. C'est dans la
Loi sur le cannabis.
M. Fortin : C'est
ça, mais vous n'y touchez pas du tout.
Mme Roy
(Verchères) : Non, pas du tout. On touche l'alcool.
M. Fortin : Puis vous ne sentez pas... il n'y a pas de besoins de le
faire, là.
Mme Roy
(Verchères) : Non, parce que c'est clair.
M. Fortin : C'est sur les... sur le terrain, que ça inclut le cabanon,
la remise à bois, puis tout le reste, là.
Mme Roy
(Verchères) : Tout à fait.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Merci. Mme la députée de Sherbrooke.
Mme Labrie : Juste
pour avoir une clarification, parce que, quand la ministre vient de faire
l'énumération des lieux où le cannabis ne devait pas être présent, elle n'a pas
nommé ce qui concernait les milieux familiaux, elle a nommé... peut-être qu'elle n'a juste pas terminé l'énumération, là, mais
moi, je n'ai pas entendu, dans son énumération, que ça concernait les
milieux familiaux, cette interdiction-là.
Mme Roy
(Verchères) : ...ou d'une garderie au sens de la loi. Donc, oui, ça
inclut aussi interdit de fumer du cannabis
dans les résidences où sont fournis des services de garde par une RSGE aux
heures où elle y reçoit des enfants.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci.
Est-ce que j'ai d'autres questions sur l'article 39? M. le député
de Pontiac.
M. Fortin : J'essaie de comprendre, là, puis le cadre sur le cannabis, là, moi, ça
me va, là, c'est clair, c'est strict, il
ne peut pas y en avoir sur le terrain, là, disons, là, mais là, pour l'alcool,
ce qu'on vient dire ici, c'est que ça ne peut pas être consommé dans l'installation ou la résidence
à l'intérieur des heures, etc., là, mais, dans une installation, dites-moi
sous quel contexte... mettons, un service de garde en installation, là, où il y
a 80 enfants, dans quel contexte il devrait ou pourrait y avoir de
l'alcool sur place?
Mme Roy
(Verchères) : Il ne doit pas y avoir d'alcool.
M. Fortin : Mais ça, ce n'est pas interdit. Je... Pour le cannabis,
c'est clair, il n'y en a pas sur place.
Mme Roy
(Verchères) : Oui, oui, tout à fait.
M. Fortin : Mais en service de garde à la maison, là, c'est correct, là, quelqu'un
peut peut-être avoir de l'alcool dans son... tu sais, mais...
Mme Roy
(Verchères) : Ils ont de l'alcool, mais ils n'en consomment pas.
M. Fortin : Mais, c'est ça, mais, dans une installation, il me semble qu'il ne
devrait pas y en avoir sur place pantoute.
Mme Roy
(Verchères) : On vérifie si ce n'est pas mentionné dans un autre
article, dans l'autre loi.
M. Fortin : Mais au moins on est d'accord sur le principe?
Mme Roy
(Verchères) : Oui, oui, oui. On ne veut pas...
Mme Roy
(Verchères) : On pourrait suspendre, puis on fait la vérification en
même temps.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : C'est ce que j'allais vous proposer.
Alors, on va suspendre, le temps de faire quelques vérifications. Merci.
(Suspension de la séance à 12
h 20)
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La
commission reprend ses travaux.
Donc, nous étions à
une explication de Mme la ministre. La parole est à vous.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, merci, Mme la Présidente. Bien, je pense qu'on a
élargi beaucoup la notion d'installation, donc, en incluant l'ensemble de
l'installation, y compris les stationnements. Alors, la problématique n'est pas rencontrée, actuellement, et
effectivement, par exemple, une éducatrice pourrait aller... avoir une
bouteille de vin dans sa voiture pour le souper le soir, et, comme on a
élargi la définition d'«installation», si on allait jusqu'à interdire qu'il y ait physiquement, par exemple,
une bouteille d'alcool, alors, ça créerait des problématiques
particulières. Et, en dehors des heures de prestation, par exemple, ils
voudraient avoir une rencontre de groupe pour souligner la période des fêtes
quand les enfants sont partis, alors, ça ne leur permettrait même pas de
pouvoir utiliser l'installation pour partager entre eux, du moment où il y
aurait une interdiction totale, en dehors des heures où il y a prestation avec
les enfants, qu'il puisse y avoir de l'alcool. Donc, je pense que le remède
n'apporterait pas de plus-value, d'autant qu'on n'affecte pas là la santé, la
sécurité et le bien-être des enfants en s'assurant qu'à tout moment, pendant
les heures de prestation, ça ne puisse pas être possible.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Merci. Est-ce que j'ai d'autres
questions sur l'article 39?
Si je n'ai pas
d'autre question, est-ce que l'article 39 est adopté?
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Adopté. Merci.
Alors,
nous allons passer au thème suivant, le thème 6, Protection des témoins et
des plaignants, avec l'article 19. La parole est à vous, Mme la
ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Merci beaucoup, Mme la Présidente.
Alors, à
l'article 19 : Cette loi est modifiée par l'insertion, après
l'article 101.34, du
chapitre suivant :
«Plaintes et
protection contre les représailles».
Au point 101...
l'article 101.35 : «Il est interdit d'exercer des représailles contre
une personne pour le motif qu'elle a de
bonne foi adressé une plainte au ministre et lui a communiqué des
renseignements susceptibles de démontrer qu'une contravention à la présente loi a été commise ou est sur le point
de l'être ou qu'elle a collaboré à une inspection ou à une enquête menée
par le ministre.
est également interdit de menacer une personne de représailles pour qu'elle
s'abstienne d'adresser une plainte au
ministre et de lui communiquer des renseignements susceptibles de démontrer
une... d'une contravention à la présente loi a été commise ou est sur le point de l'être ou de collaborer à une
inspection ou à une enquête menée par le ministre.»
En 101.36 :
«Sont présumés être des représailles au sens de l'article 101.35 :
«1° la
rétrogradation, la suspension, le congédiement ou le déplacement d'une personne
visée à cet
article ainsi que toute autre mesure disciplinaire ou mesure
portant atteinte à son emploi ou à ses conditions de travail;
«2° dans le cas où la
personne visée à cet
article est le parent d'un enfant à qui des services de
garde sont fournis par un prestataire de services de garde éducatifs, le fait
de priver cette personne ou son enfant de droits, de lui appliquer un
traitement différent ou de procéder à la suspension ou à l'expulsion de
l'enfant de cette personne.»
101.37 : «Toute personne qui croit avoir été victime de représailles
visées à l'article 101.35 peut porter plainte auprès du ministre pour que celui-ci examine si
cette plainte est fondée et prenne, le cas échéant, toute mesure prévue
par la présente loi qu'il estime appropriée
à l'égard du prestataire de services de garde éducatifs [et] du bureau
coordonnateur de la garde éducative en milieu familial concerné par les
représailles.
«Toutefois, lorsque
les représailles dont une personne se croit victime constituent une pratique
interdite au sens du paragraphe 21° du
premier alinéa de l'article 122 de la
Loi sur les normes du travail
(chapitre N-1.1), le ministre dirige cette personne vers la
Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail et
met fin à l'examen de la plainte.»
Alors,
l'article 19 du projet de loi, il propose d'introduire un nouveau
chapitre
sur les plaintes et la protection contre les représailles dans la LSGEE. Ce
chapitre regroupe les articles 101.35 jusqu'à 101.37. Le libellé des articles 101.35 à 101.37 est fortement
inspiré de celui des articles 101.31 à 101.33 de la LSGEE, qui visent à
protéger contre les représailles les
personnes impliquées directement ou indirectement dans la divulgation à la
ministre d'un acte répréhensible au
sens de l'article 4 de la Loi facilitant la divulgation d'actes répréhensibles
à l'égard des organismes publics qui
est commis ou qui est sur le point de l'être à l'égard d'un titulaire de permis
dont les services de garde sont subventionnés ou d'un bureau coordonnateur de la garde éducative en milieu familial.
L'objectif est d'étendre la protection des personnes contre les
représailles qui est prévue à l'article 103.31... excusez, 101.31 et
101.33... à 101.33 à d'autres situations que celles qui ont à trait à la
divulgation d'un acte répréhensible.
En fait, dans les
faits, là, ça va permettre l'ajout des garderies non subventionnées et des
responsables de service de garde en milieu familial d'être régis aussi
concernant les représailles.
Alors, je... vous
voulez que j'aille pour le 101.35, les commentaires, oui?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : On va terminer les commentaires, oui.
Mme Roy (Verchères) : OK,
parfait. Alors, au niveau de l'article 101.35 de la LSGEE, il est
proposé... confère une protection
contre les représailles aux personnes susceptibles d'adresser une plainte à la
ministre, de lui communiquer des renseignements pouvant démontrer qu'une
contravention à la loi a été commise ou est sur le point de l'être ou de
collaborer à une inspection ou à une enquête.
Au niveau de la
101.36, le nouvel
article 101.36 introduit une présomption selon laquelle
les gestes qui ont été énumérés constituent des représailles au sens de
l'article 101.35.
pour l'article 101.37, l'article 137 de la loi prévoit que toute
personne qui croit avoir été victime de représailles visées par
l'article 101.35 peut porter plainte auprès de la ministre, qui examine
alors si la plainte est fondée et prend, le
cas échéant, toutes les mesures prévues par la loi qu'il estime appropriées à
l'égard du prestataire de services de garde éducatifs du bureau coordonnateur de services de garde éducatifs en
milieu familial concerné par les représailles. Il précise que la ministre dirige toutefois cette personne
vers la CNESST et met fin à l'examen de plainte lorsque les représailles
dont une personne se croit victime constituent une pratique interdite au sens
de la loi des normes du travail.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci, Mme la ministre. Est-ce que j'ai des
questions sur l'article 19?
M. Fortin : Oui, Mme la Présidente.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : M. le député de Pontiac.
M. Fortin : Alors, quand je lis le 101.35, là, on fait référence aux gens qui ont
adressé de bonne foi une plainte au ministre, et le processus, là,
semble clair, là, pour les gens qui font une plainte dans ce cadre-là. Si un
parent, par exemple, se tourne vers le bureau coordonnateur et fait une
plainte, est-ce qu'il a les mêmes protections que s'il fait une plainte au
ministre?
Mme Roy
(Verchères) : Oui.
M. Fortin : Parce que c'était une des recommandations de l'AQCPE, là,
entre autres, de s'assurer que c'est bel et bien le cas.
Mme Roy
(Verchères) : On est en train de vérifier exactement où ça se trouve.
Mme Roy (Verchères) : ...on
va suspendre, dans ce cas-là. On est en train de chercher exactement... À
moins qu'on ait déjà la réponse?
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : On va suspendre, le temps de
quelques instants, s'il vous plaît. Merci.
(Suspension de la séance à 12
h 38)
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La
commission reprend ses travaux.
Nous en étions à une
réponse de Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Oui. Alors, au niveau des bureaux coordonnateurs, on est
en train de vérifier quel est le rôle
spécifique, là, au niveau de la protection contre les représailles et on va
voir, là, comment on peut l'inclure. Donc,
on va peut-être travailler un amendement pour... s'assurer l'inclusion, dans ce
cas-là, versus les pouvoirs qu'ils ont à
l'intérieur de la loi, là, parce qu'ils ne font pas d'enquête, les bureaux
coordonnateurs, donc il y a certaines nuances à apporter au niveau du
rôle qu'ils jouent quand il y a une plainte. Alors, souvent, ça s'en va
directement au ministère. Alors, on va juste
regarder, dans la séquence, comment ça se place, puis on va vous revenir
là-dessus. Donc, on suspendrait cet article-là pour revenir après le
dîner.
M. Fortin : Mais je vous... avant que vous tombiez dans l'écriture, je
vais faire tous mes points tout de suite pour que, quand vous l'écriviez, ce
soit approprié. Mais j'apprécie l'ouverture puis l'intérêt à s'assurer qu'il y
a une protection pour les gens qui, nécessairement, ne se tournent pas toujours
vers la ministre, peuvent se tourner vers les bureaux coordonnateurs, mais on
veut s'assurer que ces gens-là sont... et que leurs enfants sont protégés. Mais
aussi, par exemple, dans le cas d'une
garderie privée, subventionnée ou non, il y a un conseil d'administration,
quelqu'un se tourne vers le président
du conseil d'administration ou un des administrateurs pour formuler une
plainte, est-ce que cette personne-là a les mêmes protections? Donc, il
y a des bureaux coordonnateurs, il y a des conseils d'administration. Quelqu'un
pourrait se tourner vers la dirigeante d'un CPE et dire : J'ai une plainte
envers l'éducatrice de mon enfant. Alors, on a parlé des bureaux coordonnateurs,
mais c'est plus large que ça, là, les plaintes, on ne choisit pas toujours vers
où elles vont directement, alors il faut s'assurer qu'il y ait une protection
pour tous ces gens-là.
Puis
j'irais un petit peu plus loin aussi, là, quand vous regarderez votre
amendement potentiel, là, tu sais, on parle, un petit peu plus loin, au
101.37, que la ministre dirige cette personne vers la CNESST, bien, les mêmes
obligations devraient avoir lieu pour les autres qui ont reçu la plainte, là,
que ce soit le bureau coordonnateur, la dirigeante ou le conseil
d'administration.
Mme Roy
(Verchères) : Oui, mais c'est vraiment au niveau des
représailles, là, hein, on est vraiment dans les représailles, donc on
va s'assurer, justement... on fait les vérifications, actuellement, parce
qu'entre autres, au niveau des BC, ils n'ont
pas de pouvoir d'enquête, donc il y a des visites, et tout ça. Généralement, ça
se rend au ministère quand il se passe quelque chose au niveau du bureau
coordonnateur. Donc, on va juste s'assurer de faire les vérifications, on a
pris en note les autres éléments.
M. Fortin : ...mais... je l'apprécie, notamment pour la question de la dirigeante de
CPE, peut-être, là, mais parce que,
dans le 101.36, on vient parler du fait de priver cette personne ou son enfant
de droits. C'est bien possible, là, que quelqu'un qui fait une plainte
contre une éducatrice, il y ait une représaille envers les droits de l'enfant,
puis c'est là qu'il faut faire... il faut s'assurer d'être... comme vous avez
dit hier, ceinture et bretelles.
Mme Roy (Verchères) : Voilà.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Je vais reconnaître la députée de Sherbrooke.
Mme Labrie : Merci.
Moi, j'ai des questions sur deux volets. Le premier, c'est les sanctions. Y en
a-t-il — je ne les ai pas trouvées — en
cas de représailles? Est-ce qu'il y a un amendement prévu pour ajouter des
sanctions? Parce que, dans le mémoire du Protecteur du citoyen...
Mme Roy (Verchères) : On a un
amendement prévu qui va être déposé là-dessus.
Mme Roy (Verchères) : On va les
retrouver dans le bloc 11, les sanctions.
Mme Labrie : Parfait.
Merci. La deuxième des choses, c'est que, quand c'est écrit, 101.36, «sont
présumées être des représailles»,
bon, toutes ces situations-là, moi, je peux comprendre qu'il y a une
présomption que c'en est. Est-ce qu'il existe quand même un mécanisme
d'analyse de la situation pour... Parce que moi, je peux imaginer des cas, par exemple, où une personne se fait, par exemple,
congédier ou suspendre, qu'elle pourrait alléguer que c'est des
représailles suite à une démarche qu'elle a faite, mais que, dans les faits,
peut-être que son dossier disciplinaire le justifiait aussi, pour toutes sortes
de raisons que vous êtes en mesure d'imaginer. Donc, moi, j'aimerais juste
m'assurer qu'il y a un mécanisme quelconque, là, que ce ne soit pas, si... que
les sanctions ne soient pas nécessairement automatiques pour représailles, mais que la personne... l'installation,
par exemple, puisse quand même aller s'expliquer, là, si jamais il y a
allégation de représailles.
Mme Roy
(Verchères) : Pour ce qui est du premier exemple, c'est déjà
réglé par le fait que ça va être appliqué dans la loi et les normes du travail. Donc, effectivement, il y a cette
vérification-là qui est... aussitôt qu'on arrive avec une plainte, par exemple, dans l'exemple que vous
donniez, bien, le ministre dirige cette personne vers la CNESST. Voilà.
Et puis, dans les autres cas, effectivement,
il y a un processus, là, de vérification qui doit se faire. On ne peut pas
prendre pour acquis que quelqu'un qui dit qu'il a des représailles, c'est
nécessairement le cas. Donc, on a les enquêteurs, les inspecteurs pour
s'assurer... et de faire les vérifications diligentes.
Mme Labrie : Une présomption
que c'en est, mais l'espace pour s'expliquer, là, de la part de la personne qui
est accusée de ça, il existe. Merci.
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Donc, je comprends que nous
allons suspendre l'article 19, le temps d'un amendement. Alors, ça me
prend votre consentement pour suspendre l'article. Consentement?
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Alors, on va passer à l'article 27.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, à l'article 27 :
L'article 122 de la
Loi sur les normes du travail (chapitre N-1.1) est modifié par l'ajout,
à la fin du premier alinéa, du paragraphe suivant :
«21° en
raison de la formulation d'une plainte, de la communication de renseignements
ou de sa collaboration à une inspection ou une enquête en vertu du
chapitre VII.3 de la
Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance
(chapitre S-4.1.1).»
Alors, c'est
l'article 122 de la
Loi sur les
normes du travail, qui interdit à un
employeur, notamment, de congédier, de suspendre un employé ou d'exercer
des représailles à son égard en raison de l'exercice par le salarié d'un droit qui lui est garanti, qui est
énuméré dans cet
article de la LNT. L'énumération comporte des droits garantis
par la LNT, mais aussi par une
quinzaine d'autres lois. Cette protection contre des pratiques interdites
permet aux salariés qui estiment être victimes de s'adresser à la
CNESST.
Alors, c'est l'article 123 de la
Loi sur les
normes du travail qui peut tenter de régler la plainte en médiation, donc
l'article 123.3 de la
Loi sur les normes du travail ou, à défaut d'un tel
règlement, déférer celle-ci au Tribunal administratif du Québec, en vertu de
l'article 123.4 de la
Loi sur les normes du travail.
L'article 27
du projet de loi ajoute aux pratiques interdites prévues à l'article 123 de la
Loi sur les normes du travail celle
consistant pour un employeur à prendre des mesures à l'encontre de salariés en
raison de la formulation par celui-ci d'une
plainte, de la communication de renseignements ou de sa collaboration à une
inspection ou une enquête en vertu des
nouveaux articles 101.35 à 101.37,
chapitre «Plaintes et protection contre les représailles», introduit par l'article 19 du projet de
loi. C'est un peu l'exemple, là, que nous donnait, tout à l'heure, la députée
au niveau d'un employé.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Alors, est-ce que j'ai des questions, commentaires
sur l'article 27? Si je n'ai pas de question... Oui, allez-y, M. le député de
Pontiac.
M. Fortin : Quand on dit... quand on vient dire, dans le nouveau texte,
là, «en raison de la formulation d'une plainte», puis là je reviens à mon point
précédent, ce n'est pas nécessairement une plainte au ministre, là, ça peut
être une plainte...
Mme Roy (Verchères) : ...
plainte tout court.
M. Fortin : ...n'importe où, dans n'importe quel contexte...
Mme Roy (Verchères) : Oui, tout
à fait.
M. Fortin : ...une employée qui se tourne vers le CA, par exemple, là,
pour dénoncer le comportement de la dirigeante, ou peu importe, n'importe
quelle plainte, dans n'importe quel contexte.
Mme Roy (Verchères) : Oui,
mais... On est en train de travailler l'amendement pour inclure le BC...
Mme Roy (Verchères) : Oui, on
va suspendre encore.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Alors, on va suspendre quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 48)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission reprend ses
travaux.
Donc, Mme la ministre, vous aviez des réponses.
Mme Roy (Verchères) : Ah oui,
si vous permettez, hein, parce que, là, c'est très technique, on va...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Me Boily.
Mme Roy (Verchères) : Oui, on
va...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : On va y aller avec Me Boily.
M. Boily
(Mathieu) : Bon, oui, alors on va essayer de récapituler. À
l'article précédent, qu'on a suspendu, c'est l'article de protection contre les représailles. Il y a deux types de
personnes qui sont protégées par cet article-là, il y a les... en gros, les salariés qui se plaindraient
et les... un parent, par exemple, qui pourrait se plaindre. Puis là il y
a la question du... C'est des plaintes à la ministre, et éventuellement, en
suspend, la question d'une plainte au bureau coordonnateur.
Lorsqu'on arrive à l'article 27, là, on
tombe vraiment dans la
Loi sur les normes du travail, donc on ne touche plus à
la question de la protection des parents, là, c'est vraiment la protection des
salariés qui entre en ligne de compte.
L'article 122 de la
Loi sur les
normes du travail, c'est un
article
qui prévoit différentes pratiques interdites pour les employeurs,
plusieurs pratiques qui portent sur l'application de la
Loi sur les normes du
travail, mais aussi plusieurs autres, par exemple congédier quelqu'un qui s'est
présenté à des élections, par exemple, c'est protégé par cet article-là de la
Loi sur les normes du travail.
Donc,
quand on arrive ici, avec le nouveau paragraphe qui est proposé, ce qui est
interdit à l'employeur, c'est de congédier,
suspendre, déplacer une personne salariée en raison de la formulation par cette
personne-là d'une plainte à la ministre, en vertu de l'article qu'on a
suspendu, ou de la collaboration à une enquête, etc. Donc là, on est vraiment dans ce cadre-là. On n'est pas dans le cadre de...
le salarié qui se plaint de quelque chose à son employeur. Ce n'est pas
ça qu'on vient protéger, c'est protégé
autrement par la
Loi sur les normes. Si tu te plains à ton... au CA que tu n'as
pas le salaire que tu mériterais, que... mais, bon, là, il y a la Loi
sur les normes, il y a l'arbitrage de griefs pour le personnel syndiqué, mais là on est vraiment plus d'une
protection, de dire : Je me suis adressé à la ministre, puis à cause de
ça, on m'a congédié. Bien, c'est ça qu'on vient protéger. Parce que, si
on dit... Sinon, on rentre vraiment dans les relations de travail, qui sont
régies par d'autres éléments, d'autres aspects.
M. Fortin : OK. J'apprécie l'explication complète, là, de Me Boily.
Mais là vous nous dites : C'est vraiment l'employé qui, lui, formule une
plainte à la ministre...
M. Boily
(Mathieu) : Oui, ou collabore à une enquête, mettons.
M. Fortin : D'accord. Mais l'employé qui, lui, formule une plainte au
CA, pour utiliser l'exemple que vous avez repris, là, lui, il n'est pas... ça
ne cadre pas dans l'article 122.
M. Boily
(Mathieu) : Non, effectivement.
M. Fortin : Est-ce que lui se retrouve avec une protection quelconque,
en quelque part, dans un autre article?
M. Boily
(Mathieu) : Bien, il va se retrouver protégé par la
Loi sur les normes
du travail, par sa convention collective,
par des mécanismes propres au droit du travail, là, mais il ne se retrouvera
pas protégé par cette disposition-là, parce
que cet article-là, c'est vraiment pour une plainte ou la collaboration à une
enquête visée à notre
article précédent. Parce que, sinon, on ouvre un petit peu à tous les cas de figure d'une
personne qui pourrait... si on veut protéger un salarié qui se plaint à
son CA, bien là, on ouvre à différents... différents mécanismes, là. Ce n'est
pas ça, le...
M. Fortin : OK. Je peux concevoir qu'il y a eu, par exemple, soit des représailles
ou qu'il y a eu des conséquences, congédiement,
suspension pour... tu sais, je peux... ce n'est pas une bonne affaire, là, mais
je peux concevoir que c'est arrivé
dans le cas de formulations de plainte ou de communication de renseignements.
Mais la notion de collaboration à une
inspection... Tu sais, des inspections dans les services de garde, il y en a régulièrement,
là, et je salue ma mère qui a été une inspectrice en services de garde
longtemps, mais c'est... Il y a-tu vraiment des représailles ou des sanctions
qui sont imposées en raison de la collaboration à une inspection? Si vous avez
choisi de mettre ça dans le nouveau texte de loi, c'est parce qu'il y en a eu,
j'imagine?
Mme Roy (Verchères) : Oui,
puis il peut... effectivement, une direction peut souhaiter que certains
employés ne collaborent pas à l'inspection.
M. Fortin : Ah! donc, il y a juste moi qui va parler à l'inspectrice,
comme directrice du service de garde.
Mme Roy (Verchères) : Oui,
c'est ça, tu ne t'en mêles pas. Alors, c'est un exemple très, très clair,
justement, où ça, ça s'appliquerait carrément.
M. Fortin : OK. Ça me va, Mme la Présidente.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Donc, j'ai... est-ce que j'ai
d'autres questions sur l'article 27?
Si je n'ai pas
d'autre question, est-ce que l'article 27 est adopté?
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Adopté. Merci beaucoup.
va entamer le septième thème avec la première partie, Petite enfance des RSGE,
article 11. Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, merci, Mme la Présidente.
Alors,
l'article 11 :
L'article 53.1 de la loi, modifié par
l'article 32 du
chapitre 9 des lois de 2022, est remplacé par
le suivant :
«53.1.
S'ils sont présents pendant la prestation de services de garde, les enfants de
moins de neuf ans de la personne responsable, ceux de la personne qui
l'assiste, le cas échéant, ainsi que les enfants de moins de neuf ans qui
habitent ordinairement avec elles sont [exclus] aux fins du calcul du nombre
d'enfants pouvant être reçus suivant les articles 52 et 53. Il en est de
même au regard de leurs petits-enfants.
«Toutefois, les
enfants et petits-enfants des personnes visées [par le] premier alinéa ne sont
pas inclus aux fins de ce calcul lorsqu'ils sont présents dans les
circonstances suivantes — alors :
«1° l'enfant est présent seulement en dehors des
heures de classe lors des journées où il reçoit les services de l'éducation
préscolaire ou d'enseignement primaire prévus par la
Loi sur l'instruction
publique (chapitre I-13.3);
l'enfant participe, ailleurs qu'à la résidence, à une activité débutant le
matin et se poursuivant en après-midi et il est présent seulement en dehors des
heures de cette activité.
«Pour l'application
du présent article, on entend par "petit-enfant" le petit-enfant de
la personne responsable ou de la personne qui l'assiste, le petit-enfant d'une
personne qui habite ordinairement avec l'une d'elles de même que l'enfant d'une
personne qui habite ordinairement avec leur enfant ailleurs que dans la
résidence où sont fournis les services de garde.»
Donc,
l'article 53.1 de la loi est celui qui prévoit la règle applicable au
calcul du nombre d'enfants qui peut... que peut recevoir une RSGE. Sa
réécriture propose ici... vise deux objectifs.
Premièrement, sur le
fond, la modification vise à faire en sorte que les petits-enfants de la RSGE
ou de la personne qui l'assiste ne soient pas pris en compte dans le calcul du
nombre d'enfants qu'elle peut recevoir lorsque leur présence est ponctuelle, en
dehors des heures de classe, lorsqu'il y a des services éducatifs en dehors des
heures où ils sont... ils ont tenu d'autres activités.
D'autre
part, sur le plan de la forme, l'article est réécrit pour préciser l'emploi de
certains concepts et faciliter son application, compte tenu de l'ajout
de la règle des petits-enfants.
Enfin,
l'article propose une définition-concept de «petit-enfant» pour inclure
certaines configurations familiales qui, autrement, ne seraient pas
visées en l'absence de cette définition.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Merci. Est-ce qu'il y a des
commentaires sur cet article?
M. Fortin : ...de commentaires.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Il y en a. Parfait.
Alors, compte tenu de
l'heure, nous allons suspendre jusqu'à 15 heures. Bon dîner, chacun...
(Suspension de la séance à 13
h 01)
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La Commission
des relations avec les citoyens reprend ses travaux.
Avant de poursuivre
notre beau travail, est-ce qu'il y a consentement pour mettre fin au
remplacement du député de Saint-Henri—Sainte-Anne?
Des voix : Consentement.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Consentement. Merci beaucoup.
Alors,
avant la petite pause du dîner, nous en étions à la fin de la lecture de
l'article 11. Alors, on va ouvrir les micros pour les questions.
Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 11?
M. Fortin : Oui, Mme la Présidente.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Député de Pontiac.
M. Fortin : J'aurais dû lever la main. Je suis désolé, Mme la
Présidente.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Vous allez vous habituer d'ici la
fin.
M. Fortin : On prend nos habitudes. Je suis habitué au député de Beauce-Nord,
qui a d'autres techniques d'identification des députés. Enfin.
Oui, juste, sur le
53.1, là, il me semble qu'il y avait un syndicat — c'est la CSN? Oui, la
CSN — qui
avait recommandé, au 53.1, qu'on parle
d'enfants de moins de sept ans et non de moins de neuf ans, et je veux juste
savoir, est-ce que vous avez analysé leur
proposition? Est-ce que vous l'avez étudiée? Et pourquoi vous maintenez le neuf
ans, là, dans votre proposition?
Mme Roy
(Verchères) : Bien, je pense que ça répond. C'était déjà ce qu'on
applique, puis on voit que ça répond bien, par rapport à la maturité des
enfants et tout ça, puis que ça répond bien à tout ce qu'on veut maintenir, en
termes de sécurité, donc, nous, il n'y a pas la nécessité de modifier l'âge.
M. Fortin : Ça me va, Mme la Présidente.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Est-ce qu'il y a d'autres questions
sur la... Oui, M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard :
Corrigez-moi si je me trompe, là, mais il y avait une discussion à savoir
le nombre... c'est-tu là qu'il y avait une discussion à savoir maximum et
minimum? Qu'est-ce que vous avez réfléchi?
Mme Roy
(Verchères) : En fait, il y avait un maximum. J'avais demandé
quelle était la suggestion, l'association m'a répondu neuf. Neuf plus huit, ça fait 17 enfants, alors vous
comprenez que je pense que ce n'est pas nécessaire d'aller...
M. Cliche-Rivard : OK, mais
est-ce qu'on veut prévoir un...
Mme Roy (Verchères) : Un
maximum? On n'a pas pensé qu'il était nécessaire de prévoir un maximum, quand on parle d'en dehors des heures,
spécifiquement. S'ils sont dans les heures, à ce moment-là, ça ne s'applique
pas parce qu'ils doivent le soustraire, donc, du nombre d'enfants qu'ils
peuvent...
M. Cliche-Rivard : Dans les
heures.
Mme Roy (Verchères) : Dans les
heures. Et, quand ils sont en dehors, bien, tu sais, ils reçoivent leurs
petits-enfants pour souper, ils peuvent être quatre, ils peuvent être cinq.
M. Cliche-Rivard : OK. Ça fait
qu'on... Bien...
Mme Roy (Verchères) : On l'a
pour les enfants puis on n'a pas non plus cette problématique-là, même avec une
définition ouverte pour les enfants.
M. Cliche-Rivard : Ça fait qu'on ne
risque pas... en ne soumettant pas de maximum, on...
Mme Roy (Verchères) : Non,
parce que ça ne touche pas au ratio, parce que ce n'est pas pendant l'ensemble
du service de garde.
M. Cliche-Rivard : OK.
Y avait-tu une discussion aussi de quand l'enfant... la CSQ disait aussi,
exclure l'enfant ou le petit-enfant de moins de neuf ans lorsque
l'enfant ne peut pas aller en classe ou est malade pendant la période.
Mme Roy (Verchères) : Effectivement,
eux demandaient que l'on puisse ne pas tenir compte du ratio si, par exemple,
un enfant était malade ou si, par exemple, il y avait des congés pédagogiques.
Et, pour là, à ce moment-là, non, on veut
maintenir le ratio, donc, ça doit être une autre personne qui s'occupe de
l'enfant ou le service de garde en question
va demander à un parent, à ce moment-là, de s'assurer qu'il ne prendra pas la
place, parce qu'à ce moment-là c'est
une augmentation du ratio pendant les heures, et là c'est sur l'ensemble de la
journée. Donc, on... je pense qu'il n'était pas nécessaire d'aller jusque-là.
M. Cliche-Rivard : Ça
fait que, même si c'est ponctuel, on préfère rester avec la règle générale, ne
pas prévoir une exception, mais là on nous dit, a contrario, que ça
pourrait occasionner une journée où le centre va fermer parce que l'enfant est
malade.
Mme Roy (Verchères) : Mais on
comprend que, si l'enfant est malade, ça demande plus de préoccupations à la responsable de service de garde, parce
qu'elle a un enfant malade. Alors, c'est même pire que si l'enfant n'était
pas malade parce que ça peut demander des soins encore plus, donc moins
d'attention pour les autres enfants qui sont au service de garde.
M. Cliche-Rivard : Ça va, moi,
Mme la Présidente. C'est des bonnes explications.
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Parfait. Alors, est-ce
que j'ai d'autres interventions pour l'article 11?
Si je n'ai pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 11 est adopté?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté.
On va poursuivre le thème, parce qu'on va garder
suspendu l'article 19 jusqu'à ce qu'on ait l'amendement. Alors, on va
aller à l'article 17. Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Oui.
Mme Roy (Verchères) : Alors, il
y a un amendement, effectivement, à cet article-là. Donc, je vais... par lire
l'article.
Donc, l'article 17 : Cette loi est
modifiée par l'insertion, avant le
chapitre VII.1, du suivant :
«Services de garde offerts selon un horaire non
usuel à certains enfants d'âge scolaire
«101.2.1. Un prestataire de services de garde
éducatifs peut, avec l'autorisation du ministre, recevoir des enfants admis aux services de l'éducation
préscolaire ou d'enseignement primaire pourvu qu'ils le soient en
présence :
«1° soit d'un enfant visé au premier alinéa de
l'article 2 avec lequel il réside;
«2° soit d'un membre du personnel qui est son
parent ou une personne avec laquelle il habite ordinairement.
«Une autorisation est accordée lorsque son
demandeur démontre à la satisfaction du ministre :
«1° qu'il
dispose des installations nécessaires pour assurer la santé, la sécurité et le
bien-être des enfants reçus;
«2° que cela
n'affectera pas sa capacité à respecter, dans le cas d'un titulaire de permis,
les règles qui [...] sont autrement
applicables, notamment celles relatives à la proportion entre le nombre de
membres du personnel et le nombre d'enfants reçus ou, dans le cas d'une
personne responsable d'un service de garde éducatif en milieu familial, celles
relatives au nombre d'enfants qu'elle peut recevoir;
«3° que les services dispensés à ces enfants ne
visent pas à pallier l'absence de services de garde en milieu familial ou à les remplacer, mais qu'ils visent
plutôt à compléter une offre de services de garde suivant un horaire non
usuel, dans une perspective de faciliter, pour les parents, la conciliation de
leurs responsabilités parentales avec leurs responsabilités professionnelles ou
étudiantes.
«On entend par "horaire non usuel" un
horaire suivant lequel les enfants qui reçoivent des services de garde au cours de celui-ci sont majoritairement présents
chez le prestataire de services de garde éducatifs en dehors [des plages
horaires] s'échelonnant [entre] 7 h [et] 18 h du lundi au vendredi,
sauf circonstances exceptionnelles.
gouvernement peut déterminer par règlement, parmi les normes prévues par la
présente loi et celles fixées en application de l'article 106,
celles qui s'appliquent aux enfants visés au premier alinéa et en établir de nouvelles.»
Alors, je vais faire les commentaires tout de
suite, puis je reviens à l'amendement après.
Donc, l'article 17 du projet de loi propose
d'introduire le
chapitre VII.0.1 intitulé «Services de garde offerts selon
un horaire non usuel à certains enfants d'âge scolaire» dans les SGEE. Ce
chapitre comporte un seul article, soit l'article 101.2.1.
L'article 101.2.1 de la loi, proposé par
l'article 17 du projet de loi, crée une exception à la règle prévue à
l'article 2.2 de la loi, selon laquelle un prestataire de services de
garde éducatifs ne peut fournir des services de garde qu'aux seuls enfants
visés au premier alinéa de l'article 2, soit essentiellement des enfants
n'ayant pas atteint l'âge de fréquentation scolaire.
De manière générale, il prévoit qu'un
prestataire de services de garde éducatifs peut, avec l'autorisation de la
ministre, recevoir des enfants d'âge scolaire selon un horaire de garde non
usuel — de
soir, de nuit ou de fin de semaine — pourvu qu'il soit reçu en
présence soit d'un enfant visé au premier alinéa de l'article 2 avec qui
il réside, soit d'un membre du personnel qui est son parent ou une personne
avec qui il habite ordinairement. Il prévoit les éléments qui doivent être
démontrés à la satisfaction de la ministre pour que l'autorisation soit
accordée et il définit également ce qui constitue un horaire non usuel.
Alors, au niveau de l'amendement, alors,
article 17, l'article 101.2.1 de la
Loi sur les services de garde
éducatifs à l'enfance :
Au premier alinéa de l'article 101.2.1 de
la
Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance, proposé par
l'article 17 du projet de loi :
1° remplacer, ce qui précède le paragraphe 1°,
«qu'ils le soient» par «que tout enfant ainsi reçu le soit»;
2° remplacer, dans le paragraphe 2°, «habite
ordinairement» par «réside».
Alors, cet amendement, il propose deux
ajustements, dans le fond, à l'article 101.2.1.
D'abord,
comme les deux paragraphes du premier alinéa portent sur «un enfant», au
singulier, il est préférable de modifier
une occurrence de «enfants», avec un s, au pluriel, pour que... la cohérence de
la règle de l'article qu'il souhaite exprimer.
Aussi, les
deux paragraphes du premier alinéa n'employaient pas la même expression pour
viser le même concept, c'est-à-dire
«résider» versus «habiter ordinairement». Alors, l'amendement, ce qu'il
propose, tout simplement, c'est de retenir ici le mot «résider». Ainsi,
comme la résidence d'une personne est définie au Code civil, à
l'article 77, comme «le lieu où elle demeure de façon habituelle», donc,
le mot «habituellement» devient donc ici inutile.
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci beaucoup. Est-ce
qu'il y a des interventions sur l'amendement?
Il n'y a pas d'intervention sur l'amendement.
Alors, est-ce que l'amendement est adopté?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté.
On revient à l'article 17 tel qu'amendé.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 17 tel qu'amendé? Oui, M.
le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Ces
autorisations-là, Mme la ministre, c'est des autorisations... ce n'est pas émis
ponctuellement, une fois, là, c'est des
autorisations à chaque week-end ou à chaque soir. Peut-être juste nous
informer.
Mme Roy (Verchères) : Oui,
c'est souvent, par exemple, qu'on aurait une infirmière de soir dont l'enfant
est au service de garde et qu'il a un frère ou une soeur, donc, qu'il y ait un
service de garde de soir ou de nuit. Alors, à ce moment-là, c'est pour permettre ces éléments-là,
donc, de pouvoir se faire, donc, dans cet exemple-là. Et effectivement,
là, c'est quelque chose qui, normalement, revient, là. Donc, ça comprend
l'ensemble.
M. Cliche-Rivard :
Puis elle fait l'autorisation de la personne une fois, renouvelable
annuellement, ou... J'essaie de comprendre.
Mme Roy
(Verchères) : Oui. En fait, c'est pour s'assurer, par exemple, s'il y
a une garde de nuit, que tout est conforme en termes logistique de protection,
santé et sécurité, donc s'assurer, justement, que les enfants sont en sécurité
puis que ça répond à toutes les règles.
M. Cliche-Rivard :
Parfait. Merci, Mme la Présidente. Merci.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Alors, est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'article 17 tel qu'amendé? Oui, allez-y.
M. Fortin : ...sur la question, et là je regarde, suite au paragraphe 3°, là, quand
on parle d'horaire non usuel, là, je comprends qu'on vient dire
«7 h à 18 h», «lundi au vendredi», «sauf circonstances». Ça veut dire
quoi, «sauf circonstances exceptionnelles»?
Mme Roy (Verchères) : Par
exemple, il y a une tempête de neige, tous les enfants sont là après 18 heures,
comme ça arrive souvent dans des services de garde.
M. Fortin : OK. Parce que, quand je regarde l'analyse d'impact
réglementaire qui avait été fait, quand on parle
des gardes à horaires atypiques, on vient spécifier, entre autres, la question
des jours fériés, et tout ça. Vous avez... vous n'avez pas touché à ça
dans le projet de loi. Pourquoi vous n'avez pas utilisé les mêmes barèmes,
disons, que dans l'analyse de l'impact réglementaire?
Mme Roy
(Verchères) : Parce que ça ne touchait pas spécifiquement ça, c'est
vraiment quand on sortait du cadre de garde
régulière. Donc, c'est là où, vraiment, on parle d'un horaire qui est non
usuel, donc, pas l'horaire qu'on utilise normalement. Et on parle, là,
particulièrement des soirs, des nuits et des fins de semaine. Par exemple, on
aurait des gens qui travaillent une fin de semaine sur deux, ils pourraient
avoir une entente avec le service de garde une fin de semaine sur deux, mais ce
n'est pas nécessairement en lien avec le fait qu'il y ait des congés fériés ou
non.
M. Fortin : Mais, dans l'analyse d'impact réglementaire, là, au point 2.9, je
ne sais pas si vous l'avez pas loin, là, mais on vient dire tout ce que vous venez de dire, là, le soir, la nuit,
les fins de semaine, puis on rajoute les jours fériés.
Mme Roy
(Verchères) : On va vérifier.
M. Fortin : OK. Parce que, c'est ça, quand je lis ce qui est dans le projet de loi,
c'est... on n'en parle pas, c'est comme
si c'était un jour comme un autre, là. Tu sais, vous pouvez vérifier, ce serait
bien. On y reviendra, si vous voulez, là.
Mme Roy
(Verchères) : Oui, on va
suspendre, le temps juste de vérifier, là, pour les jours fériés, si vous
permettez, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Oui,
bien, on va juste terminer les interventions. Je pense que vous aviez
une intervention.
Mme Roy
(Verchères) : Oui. Parfait.
M. Cliche-Rivard : Oui, bien, je revenais
avec, justement, là... c'est la CSQ, je pense, qui disait que...
demandait pourquoi il fallait fonctionner par autorisation du ministre, dans la
mesure où l'ensemble des autres conditions étaient respectées. Vous l'avez
évalué, ça, ou...
Mme Roy (Verchères) : Bien,
c'est une question de sécurité, pourquoi, justement, on doit l'accorder. Par
exemple, si on a la garde de jour, mais qu'on parle d'une garde de nuit, donc,
ça prend probablement... une question de lits, de s'assurer que les locaux sont adéquats, mais on ne parle pas de la place
où normalement se situe le service de garde. Par exemple, dans le cas d'une garde de nuit, donc, ça prend des éléments
différents, en termes de sécurité, pour les enfants.
M. Cliche-Rivard :
Puis ça, c'est ce que vous écrivez, là, qu'il dispose des installations
nécessaires pour assurer santé, bien-être,
etc., mais là, en plus, vous assujettissez une autorisation du ministre. Mais,
dans le fond, c'est ce que vous allez vérifier en même temps.
Mme Roy (Verchères) : Tout à
fait.
M. Cliche-Rivard : Au
lieu de présumer qu'ils le font correctement, là, vous allez vérifier, puis il
y a une étape de vérification de plus qui est faite par le ministère,
c'est ça?
Mme Roy (Verchères) : Oui,
c'est ça. Mais souvent on va poser la question, par exemple, et on va répondre
aux questions. C'est sûr que les vérifications ne sont pas les mêmes si c'est
une garde qui se fait en soirée, par exemple, qu'une garde qui se ferait, par
exemple, de nuit.
M. Cliche-Rivard : Merci.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Donc, s'il n'y a plus d'intervention, il y a autorisation
pour suspendre l'article 17 tel qu'amendé?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Ah!
Mme McGraw : Merci. Donc, juste...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Attendez.
Mme McGraw : Juste un autre...
quelque chose à...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Allez-y.
Mme McGraw : ...prendre en
considération, donc. «Un prestataire de services de garde éducatifs peut, avec
l'autorisation du ministre», il y a des groupes qui ont dit, pendant les
consultations particulières, que ça alourdirait le processus. Donc, on veut souligner puis peut-être avoir la réponse de la
ministre, puis ensuite j'ai une autre observation.
Mme Roy
(Verchères) : Bien, je pense... exprimé très clairement, tantôt,
la priorité, c'est la protection de la santé, s'assurer qu'effectivement
tous les équipements sont là, donc, pour s'assurer que l'enfant est en
sécurité.
Mme McGraw : Par la suite, on
demande, pour démontrer une autorisation, comment... «à la satisfaction du
ministre», donc, encore les termes. Comment ça pourrait se faire, cette...
Comment on va s'assurer que... on va démontrer la satisfaction du ministre,
concrètement?
Mme Roy
(Verchères) : On peut poser des questions. Concrètement, ils
vont nous répondre que les installations... il y a des installations supplémentaires qui ont été ajoutées pour
accueillir, par exemple, deux enfants de nuit. Alors là... puis là en
spécifiant que, bon, il y a un lit individuel pour chaque enfant, etc., qui
sont dans une chambre fermée. Alors, ça peut
être des éléments comme ceux-là qui font qu'effectivement il démontre la
satisfaction, mais on pourrait ne pas, par exemple, être satisfait du
fait que les installations ne seraient pas adéquates pour accueillir, par
exemple, des enfants de nuit, qu'on
incorporerait, par exemple, dans la chambre des parents ou dans la chambre
de... du responsable de service de garde.
Mme McGraw : Donc, d'un côté,
je comprends qu'on veut respecter et appuyer les services de garde, les
personnes qui sont là, qui travaillent là, de l'autre côté, on a l'audit, le
processus, et ça va prendre plus de temps.
Mme Roy (Verchères) : Effectivement,
mais là c'est vraiment une question de sécurité. Quand on parle, justement,
d'un horaire non usuel, il faut s'assurer que l'enfant est toujours en
sécurité, même après 18 heures.
Et peut-être, Mme la Présidente, si vous me
permettez de répondre à la question concernant l'analyse, donc, j'avais bien raison, les jours fériés ne devaient
pas être là, c'est une erreur, là, dans l'analyse qui a été ajoutée, les
jours fériés. Donc, c'est vraiment le soir, la nuit et la fin de semaine, il
n'y a pas de jours fériés.
M. Cliche-Rivard : C'était une
erreur de l'analyse d'impact?
Mme Roy (Verchères) : Oui.
M. Cliche-Rivard : C'est ça? C'est... Dans leur analyse, il n'aurait
pas dû y avoir le mot «fériés»?
Mme Roy (Verchères) : Voilà.
M. Cliche-Rivard : OK. Je
comprends.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Donc, est-ce que j'ai d'autres interventions sur
l'article 17 tel qu'amendé? Oui, allez-y.
M. Cliche-Rivard : Qu'est-ce
qu'on veut dire par «sauf circonstances exceptionnelles»? C'est quoi qui est
visé par ça, sur l'horaire de lundi au vendredi, 7 heures à
18 heures, sauf... qu'est-ce qu'on veut dire par là?
Mme Roy
(Verchères) : C'est exactement la même question à laquelle je
viens de répondre. Je donnais l'exemple de la tempête de neige qui fait que les horaires s'allongent, par
exemple. Donc, c'est une circonstance exceptionnelle.
M. Cliche-Rivard : Ah! OK, OK,
je comprends, lié avec le... les heures usuelles de... scolaire, je comprends.
OK, merci.
Mme Roy (Verchères) : Merci.
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Alors s'il n'y a pas
d'autre question... Oui, d'autres questions? Allez-y.
Mme McGraw : Un instant, s'il
vous plaît, si vous me permettez.
McGraw : Donc, c'est ça, on souligne le fait... juste,
suite à l'intervention du collègue, que, donc, c'était une erreur, si on
comprend bien, mais c'est quand même un document qui a été soumis au Conseil
des ministres et... Est-ce qu'il y a une deuxième ou troisième vérification qui
a été faite? Est-ce qu'il y a d'autres erreurs... C'est sûr qu'on va regarder
de près, mais...
Mme Roy (Verchères) : ...que je
veux voir d'autres erreurs ou non tantôt. Alors, d'abord, ce n'est pas un document qui a été transmis au Conseil des ministres. C'est une erreur qui s'est glissée, tout
simplement. Et je pense qu'à l'intérieur
du règlement, dans les commentaires que je vous ai transmis... D'ailleurs,
c'est pour ça que j'ai été surprise de la question du confrère en
disant : Bien, non, les jours fériés, ce n'était pas à l'intérieur. Donc,
je ne peux pas présumer qu'il y ait d'autres erreurs, on va corriger celle-là.
M. Cliche-Rivard : ...ça, c'est
prévu, là. C'est très prévisible.
Mme Roy (Verchères) : Il est
très prévisible, très prévisible.
M. Cliche-Rivard : Exact.
Parfait.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) :
Alors, s'il n'y a pas d'autre
intervention à l'article 17 tel qu'amendé, est-ce que
l'article 17, tel qu'amendé, est adopté?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. Merci beaucoup.
Alors, Mme la ministre, on passe à
l'article 1.
Mme Roy (Verchères) : Alors, à
l'article 1 sur la Loi des services de garde éducatifs à l'enfance...
L'article 1 :
L'article 2.2 de la
Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance
(chapitre S-4.1.1) est modifié par l'insertion, à la fin, de «,
sauf dans une situation visée aux articles 53.1 ou 101.2.1».
Alors, il s'agit d'une disposition de
concordance avec les modifications apportées par les articles 11 et 17,
donc, les deux articles qu'on vient de voir du projet de loi.
En effet, l'article 2.2 de la loi prévoit
qu'un prestataire de services de garde éducatifs ne peut recevoir que des enfants visés par l'article 2, donc,
essentiellement, des enfants n'ayant pas atteint l'âge de fréquentation
scolaire. Or, les articles 11 et 17 — comme on vient de le
voir — du
projet de loi nous proposent de permettre, dans certaines circonstances, de
recevoir des enfants scolarisés, soit les petits-enfants d'une responsable de
services de garde éducatifs — voir l'article 11 — et
certains enfants à qui les services de garde sont offerts selon un horaire qui
est non usuel le soir, la nuit ou la fin de semaine, selon l'article 17.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des questions sur
l'article 1?
S'il n'y a pas de question sur l'article 1,
est-il adopté?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. Merci. Nous passons à l'article 3.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, l'article 3 :
L'article 8 de
cette loi est modifié par l'insertion, à la fin du paragraphe 1.2°,
de «et, le cas échéant, à l'article 101.2.1».
Donc, c'est :
L'article 8 de
la loi, dont la modification est proposée ici, énonce qu'un demandeur de permis
de CPE doit notamment s'engager à ne pas
recevoir que des enfants visés au premier alinéa de l'article 2, soit
essentiellement des enfants n'ayant pas atteint l'âge de fréquentation
scolaire.
Or, l'article 17
du projet de loi propose d'introduire l'article 101.2.1, qui, lui, permet
de recevoir des enfants scolarisés selon un horaire non usuel de soir... non
usuel, soit le soir, la nuit ou la fin de semaine. Les modifications proposées
constituent donc une disposition de concordance avec la modification proposée
par l'article 17 du projet de loi afin d'adapter l'engagement du demandeur
de permis de CPE à cette nouvelle réalité.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Merci, Mme la ministre. Y a-t-il des
questions sur l'article 3?
S'il n'y a pas de question
sur l'article 3, est-il adopté?
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Merci. Nous passons à
l'article 4.
Mme Roy
(Verchères) : Alors,
article 4 :
L'article 11 de cette
loi est modifié par l'insertion, à la fin du paragraphe 1.1.1° du premier
alinéa, de «et, le cas échéant, à l'article 101.2.1».
Alors, cet
article
est au même effet que l'article précédent du projet de loi qu'on vient de voir,
mais pour les demandeurs de permis de garderie. Il vise donc à adapter
l'engagement du demandeur de permis de garderie à la nouvelle réalité proposée
à l'article 17 du projet de loi, soit qu'il s'engage à ne pas recevoir
d'enfants n'ayant pas atteint l'âge de
fréquentation scolaire, sous réserve désormais de la possibilité de recevoir
des enfants scolarisés selon un horaire non usuel, soit le soir, la nuit
et la fin de semaine.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci
beaucoup. Y a-t-il des questions à l'article 4? S'il n'y a pas...
Oui, madame...
Mme McGraw :
Juste pour...
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Oui, allez-y.
Mme McGraw : ...pour clarifier 1.2°,
«démontre, à la satisfaction du ministre, la faisabilité, la pertinence et
la qualité de son projet». Juste, encore une
fois, revenir sur la satisfaction d'un ministre, parce que ça alourdit. On
comprend que c'est une question de sécurité, mais juste entendre... j'aimerais
entendre la ministre là-dessus.
Mme Roy (Verchères) : Je
vous réitère que c'est une question de sécurité. Donc, on s'assure que les
enfants... même en dehors des heures normales d'opération, de 7 heures à
18 heures, donc, quand il y a de la garde non usuelle de soir, de nuit ou
de fin de semaine, que les installations soient adéquates, parce que c'est des
besoins différents la nuit, par exemple, qu'à la période de jour, le
7 heures à 18 heures.
Mme McGraw :
Alors, pour les groupes qui sont venus pendant les consultations
particulières, je pense qu'il y a une
appréciation de cette flexibilité, de s'assurer que les enfants et les
petits-enfants ont accès, pendant les heures non usuelles, mais, de l'autre côté, il y a une lourdeur au niveau de... des
autorisations, la satisfaction du ministre. Donc, c'est ce... c'est un peu cet équilibre. Donc, c'est ça,
je souligne, effectivement, les préoccupations qui ont été communiquées
par certains groupes pendant les consultations particulières... si vous avez
des ajouts.
Mme Roy (Verchères) : L'objectif
qui prime particulièrement dans ce projet de loi, c'est la santé et sécurité
des enfants. Et à partir du moment où on permet, par exemple, à des enfants des
horaires non usuels, et quand on parle de soir,
de nuit ou de la fin de semaine, malgré que ça peut effectivement sembler
alourdir, la sécurité des enfants doit primer.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Alors,
si je n'ai pas d'autre intervention à l'article 4, est-il adopté?
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Adopté. Merci.
Nous passons à l'article 16.
Mme Roy
(Verchères) : Merci, Mme la Présidente.
Alors,
article 16 :
L'article 95 de cette loi est modifié par
l'insertion, à la fin, de «, à moins que ces derniers ne soient visés [par
l'article] 53.1 ou 101.2.1».
En fait, cet
article
est un
article de concordance avec les modifications apportées aux
articles 53.1, la comptabilisation des enfants reçus par une responsable
de service de garde en milieu familial, et le 101.2.1, garde d'enfants d'âge
scolaire selon un horaire non usuel.
Alors,
comme l'article 95 prévoit qu'un prestataire de services de garde
éducatifs ne peut recevoir à la fois des enfants qui bénéficient d'une
place subventionnée et d'autres non, il faut que cette affirmation soit faite
désormais sous réserve des deux articles permettant d'accueillir des enfants
d'âge scolaire.
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci. Est-ce que j'ai
des interventions sur l'article 16?
Si je n'ai pas
d'intervention, l'article 16 est-il adopté?
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Adopté.
Nous allons
poursuivre à l'article 25.
Mme Roy
(Verchères) : Oui, il y a un amendement à l'article 25.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Il y a un amendement. On va
commencer par l'article.
Mme Roy
(Verchères) : Voilà. Merci, Mme la Présidente.
Alors,
article 25 : Cette loi est modifiée par l'insertion, après
l'article 121.1, du suivant :
«121.2. Les parties
visées à l'article 121.1 peuvent convenir d'une entente permettant à des
enfants admis à l'éducation préscolaire au sein d'une communauté autochtone qui
ne leur offre pas de services de garde en milieu scolaire de bénéficier des
services offerts par un prestataire de services de garde éducatifs visé par la
présente loi. Cette entente peut prévaloir les normes applicables aux services
de garde ainsi dispensés.»
Donc, cet article, il
vise à ordonner une ouverture à ce qu'une entente soit spécifiquement conclue
entre le gouvernement et une entité autochtone, permettant ainsi à des enfants
au sein d'une communauté autochtone qui fréquentent,
par exemple, la maternelle quatre ans ou cinq ans... mais pour qui les services
de garde en milieu scolaire pour les périodes en dehors des périodes de
classe ne sont pas organisés.
Alors, on a un
amendement, Mme la Présidente.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Allez-y.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, au niveau de l'amendement à l'article 25,
l'article 121.2 de la
Loi sur les services de garde éducatifs à
l'enfance : Remplacer, à l'article 121.2 de la
Loi sur les services
de garde éducatifs à l'enfance, proposé par l'article 25 du projet de loi,
«qui ne leur offre pas de services de garde en milieu scolaire» par «auxquels
des services de garde en milieu scolaire ne sont pas offerts».
Alors, cet amendement
corrige une imprécision du texte à l'article 121.2 proposé par
l'article 25 du projet de loi. Comme
rédigé, il donnait à penser que c'est la communauté autochtone qui ne leur offrait
pas ces services. Il est plus juste de rédiger le texte sous l'angle de
l'absence de services de garde offerts aux enfants.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Merci. Est-ce qu'il y a des
questions sur l'amendement? Oui, Mme la députée.
Mme McGraw :
Oui, merci, Mme la Présidente. Donc, est-ce que la ministre a...
Mme McGraw :
Est-ce que la ministre a... Un instant, s'il vous plaît.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Donc, les questions étaient sur
l'amendement. Est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement?
Il n'y a pas de
question sur l'amendement. Est-ce que l'amendement est adopté?
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Adopté. Nous revenons à
l'article 25. Mme la députée.
Mme McGraw :
Merci, Mme la Présidente. Donc, Mme la Présidente, j'aimerais savoir si la
ministre... On a eu, pendant les
consultations particulières, des groupes qui sont venus nous rencontrer, dont
la Commission de la santé et
des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador. Est-ce que
la ministre, elle a pris... est-ce qu'elle a eu la chance de regarder leurs
recommandations dans leur mémoire?
Mme Roy
(Verchères) : Oui, tout à fait, et d'ailleurs ils ont salué cette
ouverture supplémentaire, donc, qui permet d'offrir des services
supplémentaires, donc, aux jeunes qui n'ont pas de service de garde au niveau
du milieu scolaire. Alors, je pense qu'il y
a là une belle ouverture de tenir compte, justement, de la réalité des Premières Nations et d'offrir des services
aux enfants.
Mme McGraw : Alors, peut-être,
j'aimerais juste prendre un moment pour souligner une recommandation, recommandation n° 5 de leur mémoire, qui
se lit : «Que l'article 121.2 proposé dans le projet de loi soit
modifié de manière à permettre à des
enfants admis à l'éducation préscolaire de bénéficier des services offerts par
un prestataire de services de garde éducatifs à l'enfance lorsque les
services de garde en milieu scolaire ne sont pas offerts ou ne peuvent être
offerts sur une base régulière ou être conformes à leurs besoins de sécurité ou
de développement.» Donc, suite à cette recommandation, j'aimerais entendre la
ministre.
Mme Roy
(Verchères) : ...on y répond en disant, justement, que cette
ouverture là, où on offre cette possibilité-là quand les services scolaires ne sont pas offerts, donc, les services de
garde en milieu scolaire ne sont pas offerts, donc, ça permet de répondre en
partie à cette demande de la
part des Premières Nations. Et évidemment on tient compte aussi, à ce
niveau-là, de l'équité, hein, pour
l'ensemble du Québec, donc, pour s'assurer, justement, que les enfants qui
fréquentent aussi les écoles québécoises,
là, ils bénéficient de services de garde en milieu scolaire, donc, ils ne
peuvent pas bénéficier de services de garde éducatifs à l'enfance.
Mme McGraw : Alors,
c'est... je comprends que l'amendement et le texte... ce n'est pas le même
texte, vraiment, que la recommandation. Est-ce que la ministre, elle
juge que l'amendement et le texte proposé, ça répond vraiment aux demandes ou
recommandations de ce groupe important, quand même, cette commission?
Mme Roy (Verchères) : Ça
répond, je pense, en grande
partie à leurs demandes, pas complètement, mais,
comme je le mentionnais tout à l'heure, il y a aussi une question d'équité
envers l'ensemble des autres groupes que l'on traite, donc. Mais je pense
qu'ils ont salué l'ouverture. En retravaillant la définition avec l'amendement,
ça donne encore plus de possibilités, donc je pense que ça répond en grande
partie à leur recommandation.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Alors, est-ce qu'il y a d'autres interventions pour
l'article 25 tel qu'amendé?
S'il n'y a pas d'autres interventions, est-ce
que l'article 25, tel qu'amendé, est adopté?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. Merci.
Nous passons au thème 8, Pouvoirs d'intervention
en cas d'urgence, avec l'article 10. Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Bon,
merci, Mme la Présidente.
Mme Roy (Verchères) : Vous ne
vous trompez pas.
Alors, à l'article 10 :
L'article 29 de cette loi est remplacé par le suivant :
«29. Avant de refuser de délivrer ou de
renouveler un permis, de le suspendre ou de le révoquer, le ministre notifie au
demandeur ou au titulaire de permis le préavis prescrit par l'article 5 de
la
Loi sur la justice administrative (chapitre J-3) et lui accorde un
délai d'au moins 15 jours pour présenter ses observations et produire des
documents au soutien de celles-ci. Le ministre communique ensuite sa décision
motivée par écrit.
«Le ministre
peut toutefois, dans [le] contexte d'urgence ou dans [un] but d'éviter un
préjudice ou un dommage sérieux ou
irréparable aux personnes, suspendre un permis sans être tenu aux obligations
préalables prévues au premier alinéa. Dans de telles situations, il
accorde au titulaire un délai de 15 jours à compter de la suspension pour
présenter ses observations en vue d'un réexamen de la décision.»
Donc, le premier alinéa de l'article 29,
comme formulé ici, reprend les éléments que l'on retrouvait dans les deux
alinéas de l'actuel
article 29, en apportant de légers ajustements,
renvois à la
Loi sur la justice administrative. La ministre notifie plutôt
qu'avise le demandeur ou le titulaire. Celui-ci peut produire des documents en
plus de présenter ses observations.
Le changement principal se situe au deuxième
alinéa et il permet à la ministre d'agir sans préavis de 15 jours dans un
contexte d'urgence où en vue d'éviter un préjudice sérieux. Dans un tel cas, le
titulaire dispose cependant d'un délai de 15 jours pour demander un
réexamen de la situation.
Alors, au
niveau de l'amendement, alors, l'article 10,
article 29 de la
Loi sur
les services de garde éducatifs à l'enfance :
l'article 29 de la
Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance,
proposé par l'article 10 du projet de loi :
1° dans le premier alinéa :
a) insérer, après «notifie», «par écrit»;
remplacer «au soutien de celles-ci. Le ministre communique» par «pour compléter
son dossier. Le ministre notifie»;
c) insérer, à la fin, «au demandeur ou au
titulaire de permis»;
2° remplacer la deuxième phrase du deuxième
alinéa par la suivante :
«Dans de telles situations, le titulaire de permis peut,
dans un délai de 15 jours à compter de la suspension, présenter ses
observations et produire des documents pour compléter son dossier afin de
permettre au ministre de réexaminer sa décision.»
Cet amendement apporte quelques précisions à
l'article 29 et il vise à s'assurer que la notification soit faite par
écrit et que son réexamen soit permis.
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci beaucoup. Est-ce
que j'ai des questions sur l'amendement? Oui, allez-y.
Mme McGraw : Donc,
la ministre, elle a expliqué un des changements qu'on décrit comme légers, en
apportant des légers ajustements,
c'est-à-dire entre «avise» qui devient «notifie», mais on enlève «par écrit».
Alors, on voudrait entendre la ministre sur ce changement-là.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : On l'ajoute.
Mme Roy (Verchères) : ...on
l'introduit. On ne l'enlève pas, on l'introduit.
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : On l'introduit, on ne
l'enlève pas. L'amendement dit qu'on introduit.
Mme Roy
(Verchères) : Oui, l'amendement, on introduit le mot «par
écrit». On ne l'enlève pas, au contraire.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...insérer, après «notifie», «par écrit».
Mme Roy (Verchères) : «Par
écrit».
Mme McGraw : Merci de
clarifier.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Ça vous va? Est-ce qu'il y a d'autres questions? C'est
beau? Est-ce que j'ai d'autres questions sur l'amendement?
Si je n'ai pas d'autre question, est-il adopté?
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) :
Adopté.
On poursuit
sur l'article 10 tel qu'amendé. Est-ce que j'ai des questions sur
l'article 10 tel qu'amendé? M. le député.
M. Cliche-Rivard : Merci
beaucoup. Mme la ministre, on parlait... je me souviens des garderies privées,
là, qui demandaient, puis quelques autres groupes qui ont demandé à définir
«urgence», là, notamment, qu'est-ce qu'on entendait.
Bon, il y a eu un débat sur «extrême urgence» versus «urgence», «préjudice»,
qu'est-ce que ça voulait dire. Peut-être
que la loi, ce n'est pas là qu'on va le définir, mais il va-tu y avoir,
j'imagine, un guide ou... bref, pour guider, là, à savoir comment ce pouvoir-là va être exercé? Parce que, bon, ce qui a
été soumis, un petit peu, c'est... sans vouloir dire le mot «arbitraire», là, mais que certaines
personnes puis certains inspecteurs peuvent avoir des interprétations
plus libérales que d'autres. Bon, «fermer»,
«suspendre immédiatement», c'est quand même assez dramatique, puis je
comprends que vous allez le faire en dernier
recours, évidemment, là, mais j'imagine que vous avez des indications pour nous
là-dessus, où est-ce qu'on va le
définir, ou comment on va le définir, ou à quoi les gens peuvent s'attendre
pour bien le comprendre?
Mme Roy
(Verchères) : Bien d'abord, on définit déjà, là, que c'est
véritablement dans un contexte d'urgence, où le but est d'éviter... puis je pens