Labour and the Economy — 2 May 2019 (42nd Legislature, 1st Session)

CET 2019-05-02

Quebec — Committees

Labour and the Economy — 2 May 2019 (42nd Legislature, 1st Session)

CET 2019-05-02

Quebec — Committees

(Dix-neuf heures trente minutes)

Présidente (Mme IsaBelle) : Alors, il est 19 h 30. Bonjour... ou bonsoir, tout le monde. Alors, nous avons le quorum. Je déclare la séance de la...

Présidente (Mme IsaBelle) : Je m'excuse, c'est commencé, les hommes. Merci. Alors, attention, je

déclare la séance de la Commission de l'économie et du travail ouverte. Je demande à toutes les personnes dans

la salle de bien vouloir éteindre la sonnerie de leurs appareils.

Alors, la

commission est réunie afin de procéder à l'étude des crédits budgétaires du

portefeuille Tourisme pour l'exercice financier 2019‑2020. Une

enveloppe de trois heures a été allouée pour l'étude de ces crédits.

Mme la secrétaire, y a-t-il des remplacements?

Secrétaire : Oui, Mme la Présidente. M. Lemieux (Saint-Jean) remplace M. Allaire

(Maskinongé); M. Girard (Lac-Saint-Jean) remplace Mme Foster

(Charlevoix—Côte-de-Beaupré);

M. Benjamin (Viau) remplace M. Derraji (Nelligan); Mme Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue) remplace M. Leduc

(Hochelaga-Maisonneuve); et Mme Perry

Mélançon (Gaspé) remplace Mme Richard (Duplessis).

La Présidente (Mme IsaBelle) :

Merci. Je demande le consentement afin de savoir si vous acceptez que nous prenions 10 minutes de pause vers

8 h 30, 8 h 45. Le temps sera pris sur le temps du gouvernement. Est-ce qu'on a le

consentement?

Des voix : Consentement.

La Présidente (Mme IsaBelle) :

Parfait. Je rappelle que ce sera 10 minutes, pas 11 ni 12 mais bien 10.

Merci.

Alors,

écoutez, nous allons débuter les remarques préliminaires, puis nous allons

procéder par la suite à une discussion d'ordre général avec l'échange de

questions et réponses par blocs de 20 à 15 minutes.

Nous y

allons. Nous allons débuter, donc, avec les remarques préliminaires. Mme la

ministre du Tourisme, vous disposez de 12 minutes.

Mme Proulx

(Berthier) : Merci infiniment, Mme la Présidente. Collègues, amis,

merci de vous présenter ce soir. Sans grand étonnement pour beaucoup de gens,

depuis le 1er octobre dernier, je vis une perpétuelle série de premières,

de belles grandes premières, et ce soir c'est une première d'étude de

crédits.

Pour ceux qui

me connaissent un peu mieux, la politique m'a toujours passionnée, et c'est

avec beaucoup d'honneur que j'ai

accepté cette formidable fonction qui m'a été conférée par le premier ministre

du Québec. C'est donc avec beaucoup d'émotion que je me présente devant

vous. Oui, je suis la ministre du Tourisme du Québec, mais je suis la ministre

du Tourisme de toutes les régions du Québec,

que ce soit de l'Abitibi, du Témiscamingue, de Montréal, de Québec, du Saguenay,

du Lac-Saint-Jean, de Saint-Jean, de Labelle, je suis la ministre du Tourisme

de toutes les régions. Et voyager fait réellement

partie de l'ADN et des valeurs des Québécois.

S'amuser, se divertir, visiter nos festivals, nos événements, c'est ce que sont

véritablement les Québécois, et je suis

heureuse de pouvoir partager ce que l'industrie touristique a offert et aura à

offrir.

D'abord, un

énorme merci, Mme la Présidente, à mon équipe ministérielle. Je dois admettre

que, dans une vie passée, j'ai été très, très critique des

fonctionnaires et des sous-ministres. Maintenant que j'y suis, je tiens

humblement à saluer l'énorme travail rigoureux, compétent qui est effectué par

la part du ministère du Tourisme du Québec, en commençant par Mme Manon Boucher, ma sous-ministre, et

tous les collègues, et je veux prendre le soin de me retourner vers eux, tous

mes collègues avec qui j'ai amorcé cette

tournée de consultation pendant 11 semaines. C'est des gens qui

connaissent de fond en comble

l'univers, le domaine touristique, cette industrie riche. Et je vais également

remercier du soutien exceptionnel de

mon équipe de cabinet, ils sont tous présents ici ce soir : Mélanie,

Jonathan, Marie-Julie, Sylvie, Véronique. Et je tiens également, Mme la Présidente, à saluer la présence

de ma directrice de cabinet, Mme Mee-Rang Ricard-Bouillon, sans qui

toute cette job-là ne serait pas possible.

L'industrie touristique, vous le savez, c'est une

industrie qui est hyperperformante, 32 000 entreprises responsables

de près de 400 000 emplois au Québec. Des partenaires, des hommes,

des femmes d'affaires qui investissent du temps, des efforts, de la créativité pour développer une

offre touristique de premier choix aux visiteurs qui décident de choisir le

Québec. J'ai d'ailleurs débuté

l'important mandat que m'a confié le premier ministre du Québec avec la

présentation du Prix excellence tourisme, où

d'entrée de jeu, Mme la Présidente, j'ai pu constater le dynamisme et

l'engagement surtout du secteur de l'industrie touristique. À ce gala, j'ai

d'ailleurs eu le grand privilège de remettre le prix Grand Bâtisseur à une

femme d'exception. Je ne sais pas si vous connaissez Colombe St-Pierre, qu'on a

vue beaucoup à la télévision aux côtés de Christian

Bégin, propriétaire, gestionnaire d'un restaurant qui s'appelle Chez St-Pierre,

dans le Bic. Des passionnées comme elle,

Mme la Présidente, dévouées, qui, en plus, met en valeur les

produits du terroir, il y en a beaucoup, des gens comme ça, dans l'industrie touristique. C'est des gens comme elle et ceux

que j'ai rencontrés sur le terrain qui m'inspirent, qui créent des

expériences et qui créent toute la richesse de l'industrie touristique du Québec.

Mme la Présidente, l'industrie touristique est plus que jamais

en croissance, en action, les données le démontrent clairement, l'année 2018 a été vraiment

fantastique, les estimations du ministère

du Tourisme du Québec, aura

accueilli près de 96 millions de visiteurs. Des recettes touristiques de 15,7 milliards de dollars, c'est une hausse de près de 5 % par rapport à l'année 2017. Des

visiteurs, il y en a eu 35 millions qui étaient des touristes, donc, qui

voyagent par plaisir, et qui ont dépensé

près de 10,5 milliards de dollars. Des dépenses générées par des touristes

hors Québec, on les aime beaucoup, eux aussi,

ça a dépassé les 5,5 milliards de dollars, avec plus de 3,8 milliards

de dollars d'argent neuf attribuable, donc, à ces touristes

internationaux. 2018, donc, encore plus de Québécois ont choisi de voyager au

Québec par rapport à l'année précédente,

parce que voyager au Québec, Mme la Présidente, c'est magique. Le Québec, c'est

un des plus beaux terrains de jeu au

monde. Et je suis heureuse de dire qu'en 2018 il y a encore plus de Québécois

qui décident de choisir notre territoire québécois.

ministère du Tourisme prévoit d'ailleurs que les recettes touristiques

devraient atteindre près de 16,4 milliards de dollars en 2019. C'est une excellente nouvelle pour le Québec, mais

c'est une excellente nouvelle pour l'ensemble des régions touristiques

du Québec.

Pour

arriver, donc, à continuer cette croissance-là, il faut se tourner vers

l'avenir, parce que le Plan de développement de l'industrie touristique 2012‑2020 arrive, comme vous le savez, à

échéance en mars 2020. Par la suite, on va donc mettre en oeuvre pour faire en sorte que le Québec

continue de consolider sa position au sein des meilleures destinations et

devienne, en fait, une destination de

calibre mondial. Je ne vous cacherai pas qu'on a envie de faire plus, de miser

plus que jamais sur cette

croissance-là de notre industrie, parce qu'on sait que l'industrie touristique,

c'est un vecteur économique très important.

Donc, il fallait

penser à nos actions futures, à celles du post-2020. On a donc... avec le

cabinet et le ministère, Mme la Présidente,

des partenaires, on a fait une vaste démarche de consultation pour connaître

les enjeux, les défis auxquels font face les entreprises touristiques

dans chacune des régions du Québec. D'ailleurs, je tiens à saluer la présence

du député de Viau, M. Benjamin, qui a

fait presque autant de terrain que moi dans cette vaste consultation là, encore

merci, M. Benjamin, député de

Viau, d'avoir participé à cette vaste consultation là, donc, consultation, vous

avez été à même de la constater, pour

élaborer, donc, notre réflexion pour établir la stratégie de croissance

économique de l'industrie touristique. Le

gouvernement du Québec est un gouvernement d'hommes et de femmes d'affaires.

Bien sûr, l'éducation et la santé sont des

priorités pour notre gouvernement, mais la croissance économique est également

prioritaire pour notre gouvernement. Et la croissance économique de

notre industrie est prioritaire.

Donc,

j'ai entamé une consultation, qui a été lancée le 17 février dernier. Oui,

M. Benjamin, nous avons fait 18 arrêts mais couvert

22 régions touristiques au Québec pour consulter, donc, des entrepreneurs,

des hommes, des femmes, des créateurs de moments, afin de recueillir, donc,

toute l'information nécessaire pour créer notre plan de croissance économique. C'est une première, Mme la Présidente,

qu'une ministre du Tourisme allait sur le terrain à la rencontre des gens,

des hommes et des femmes d'affaires afin de

développer et d'écrire la stratégie de croissance économique de notre

industrie.

la fin de la tournée, donc, il me reste Gatineau. Des circonstances

exceptionnelles, comme vous le savez, on fait en sorte que, la semaine dernière, on n'a pas pu se diriger à Gatineau.

Nous y serons d'ailleurs la semaine du 20 mai. On a rencontré

jusqu'à présent presque 1 400 entrepreneurs. On a rencontré des gens,

des hommes, des femmes, de terrain. Il y a beaucoup de pistes de solution qui

ont émané de ces consultations-là. Sans grand étonnement, on a parlé de main-d'oeuvre,

bien sûr, on a parlé de mobilité, on a parlé de transport, on a parlé, avec

M. Boulet, de stratégies pour attirer davantage de gens dans notre industrie,

de les retenir aussi. Il y a des mesures, avec le premier budget du gouvernement

de la Coalition avenir Québec, qui

sont destinées à l'industrie touristique, pour ramener des gens dans notre industrie.

On est alliés, évidemment, avec tous les ministères, Mme

la Présidente, je tiens à le

préciser, qu'on est alignés avec tous les ministères pour faire

rayonner, donc, l'industrie touristique.

indicateurs sont au vert, notre industrie va bien, on prévoit que le tourisme international

va augmenter d'à peu près 3,3 %

par année d'ici 2030, pour atteindre près de 1,8 milliard de touristes

internationaux. On doit continuer d'investir, donc, dans des projets porteurs dans notre industrie.

On va profiter du plein potentiel des croisières fluviales, de l'axe du Saint-Laurent. On va redynamiser l'est de Montréal, l'accessibilité. Et je sens que tout le monde, Mme la Présidente, est mobilisé

pour faire avancer notre industrie. Nos collègues de l'opposition, d'ailleurs, vont travailler, j'espère, avec nous

pour faire avancer cette stratégie.

On parlera certainement de budget, de beaux budgets qui ont été accordés

au ministère du Tourisme.

terminant, Mme la Présidente, je tiens à souligner que le 7 mai prochain

aura lieu, donc, les Assises du tourisme. Ce sera le grand bulletin, le grand rapport de ce qu'on a constaté sur

le terrain lors de cette vaste consultation. Des appels à mémoires, des avis, des commentaires,

d'autres rencontres sont d'ailleurs prévus pour recueillir tous les points de

vue des acteurs de l'industrie.

L'objectif, Mme la

Présidente, c'est simple, c'est faire

en sorte que le Québec se dote d'une vision commune forte de croissance économique

pour 2020 à 2025 et inviter des gens internationaux à visiter le Québec.

On a tous les efforts qui sont mis en

place, vous pouvez compter sur moi, je suis investie de cette mission-là.

L'année 2018 a été excellente, tout est en place pour les

années 2019 et 2020. Je vous remercie, Mme la Présidente, de votre

attention.

La Présidente (Mme IsaBelle) : Merci. Merci, Mme la ministre. Je veux juste

rappeler que nous ne pouvons pas nommer

les députés par leur nom ni les ministres par leur nom, mais bien par soit le nom de leur circonscription ou le

titre du ministre.

Alors,

nous invitons maintenant le porte-parole de l'opposition

officielle en matière du tourisme de

faire ses remarques

préliminaires. Vous avez un maximum de huit minutes, alors la parole est à

vous. Le député de Viau.

M. Benjamin :

Merci, Mme la Présidente. Mme la ministre. Je salue les collègues de la

majorité ainsi que les collègues de

l'opposition. Avec moi ce soir, donc, mon collègue député de Vimont, qui est

avec moi. Donc, merci. Et je veux saluer aussi l'ensemble du personnel du

ministère du Tourisme, certains d'entre eux que j'ai côtoyés au cours des

dernières semaines, donc, lors de ces

consultations. Je veux saluer aussi la présence parmi nous de certains

représentants d'instances, donc,

relevant du ministère du Tourisme, je pense, entre autres, à la Régie des

installations olympiques, donc, et son président — donc, salut, mon cher, cher ami, donc — le représentant de la Société du Centre des

congrès de Québec, la Société du Palais des congrès de Montréal,

exactement.

Écoutez,

j'ai écouté avec beaucoup d'attention, Mme la ministre, vos propos, vos

remarques préliminaires, donc je

tiens à vous remercier, notamment pour cette chaleur presque contagieuse, cette

passion avec laquelle vous parlez de l'industrie touristique. Et, au

cours des prochaines minutes, nous aurons à aborder plusieurs aspects. Donc, ce

que je souhaite avant tout pour la qualité

de nos échanges, donc, c'est d'avoir des réponses courtes, donc, parce qu'on a

beaucoup de choses à regarder ensemble dans ce dossier-là, c'est un

dossier important.

Vous

l'aviez dit, et je suis d'accord avec vous, c'est une industrie qui va bien, et

une industrie qui va même très bien, quand on regarde aussi les indicateurs

pour l'avenir, mais qui a besoin de s'assurer qu'elle a les bons leviers pour assurer son développement et le développement de

son potentiel. Nous aurons à parler de plusieurs aspects de l'industrie touristique ce soir, mais, si vous permettez,

comme nous sommes sûrement dans la complémentarité, pour éviter... Je vais

vous alléger la tâche, je vais parler, afin que vous n'ayez pas à en parler, du

bilan de votre prédécesseur, du précédent gouvernement au niveau de l'industrie

touristique, du bilan libéral des quatre dernières années, puisque souvent je constate presque une manie à parler du bilan de

nos prédécesseurs, donc... Alors, je vais vous faciliter la tâche, je vais en

parler un peu. Et d'ailleurs je dois vous

remercier, Mme la ministre, pour votre élégance, puisque, lors de la

consultation en Mauricie, donc, j'y

étais avec vous, et vous avez salué, d'ailleurs, le travail de votre

prédécesseure, Mme Julie Boulet, qui a fait un travail

extraordinaire au cours des dernières années dans l'industrie touristique.

Rappelons,

au niveau du bilan 2014‑2018, quelques éléments, rapidement : mise en

place d'un nouveau modèle d'affaires,

nouvelles réalisations d'affaires, un total de 48 millions qui a été mis à

la disposition de ce ministère pour soutenir différentes activités, dont, entre autres, 40 millions pour les ATR

et 8 millions pour les ATS; création officielle de l'alliance touristique du Québec, une alliance... une

instance importante, il va sans dire, notamment dans toute la stratégie d'unité

des forces des principaux acteurs de l'industrie touristique pour

faciliter la promotion du tourisme québécois, notamment à l'international;

harmonisation de la taxe sur l'hébergement, au total, pour les années 2016

à 2020, ce sont quelque 329 millions

qui seront perçus et retournés en région, au bénéfice de tous les entrepreneurs

et promoteurs touristiques du Québec.

Parlons

aussi de l'accent qui a été mis sur la promotion touristique destinée aux

marchés hors Québec, délégation de ce

mandat de promotion et de mise en marché de la destination sur les marchés hors

Québec à l'alliance, en donnant à ce nouvel

organisme les moyens de ses ambitions, comme destination, avec un budget de

l'ordre de 108 millions de dollars. J'aurais pu parler aussi de toutes ces stratégies d'ensemble en matière

d'accueil touristique aussi, qui ont été dévoilées en automne 2017, avec des investissements de

9 millions d'ici 2020, entre autres, par le programme de soutien à

l'accessibilité des établissements

d'hébergement, accompagnement des PME touristiques pour le virage numérique de

l'industrie touristique grâce à des investissements de 15 millions

de dollars, mesures en lien avec le Sommet sur le transport aérien régional.

parle aussi, en termes de réalisations, aussi, du règlement du dossier de la

toiture du Stade olympique. Nous aurons l'occasion d'en revenir,

puisqu'il est... un nouveau toit devait couvrir le stade en 2021, qui aurait

permis au Stade olympique de jouer son rôle clé pour la métropole en

accueillant des événements à l'année, nous y reviendrons un peu tout à l'heure,

Mme la ministre. Soutien de l'industrie touristique en matière de

main-d'oeuvre, ça aussi, nous allons y

revenir, puisqu'il y a des ententes et des services d'accompagnement

d'entreprise qui ont été conclus, avec 3 millions de dollars d'ici 2020, avec partenariat avec

l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec, le Conseil québécois des

ressources humaines en tourisme, le

Mouvement québécois de la qualité et le Centre de transfert d'entreprise du Québec,

à Montréal. Donc, voilà quelques éléments. J'aurais pu aller encore à

travers d'autres réalisations, mais je m'arrête ici.

puisqu'il nous faut parler de budget — c'est de cela, avant tout, dont il est

question — je vous

amène sur les crédits, Mme la

ministre. Vous comprendrez, dans un contexte où votre gouvernement nage dans

les surplus budgétaires, nous sommes étonnés, nous sommes...

Présidente (Mme IsaBelle) : Est-ce que vous êtes encore dans vos

remarques préliminaires ou vous préparez une question?

M. Benjamin :

Je prépare une question, Mme la Présidente.

La Présidente

(Mme IsaBelle) : Alors, ce n'est pas le moment.

Présidente (Mme IsaBelle) : Est-ce que vous avez encore quelques

messages pour les remarques préliminaires? Sinon, on peut garder votre

deux minutes qui reste.

M. Benjamin :

Bien, écoutez, je vais reporter mes deux minutes pour les prochaines questions.

Présidente (Mme IsaBelle) : Parfait. Alors, je vous remercie pour

vos remarques. Et nous gardons pour vos autres blocs d'échange

2 min 31 s. Ça vous va?

Alors, je crois qu'il

n'y a pas de remarques préliminaires pour les deuxième et troisième groupes

d'opposition, c'est bien ça? Parfait. Alors,

je vous remercie quand même, hein, je pense que j'ai oublié de vous le dire, le

député de Viau.

Alors,

nous sommes prêts, maintenant, à reconnaître une première intervention de

l'opposition officielle, pour un premier bloc d'échange. Alors,

M. le député de Viau, on vous accorde déjà 20 minutes.

M. Benjamin :

Merci, Mme la Présidente. Donc, alors, je m'étais déjà annoncé, Mme la ministre,

donc, j'avais déjà annoncé mon étonnement lorsque... Et là je vais vous citer,

je vais prendre le temps de vous citer. Donc, suite au dépôt du budget,

vous faites partie, votre ministère fait

partie des trois ministères qui auront

moins d'argent à débourser en 2019‑2020. Et

vous dites, et je vous cite : «Je suis allée cogner à la porte [du

ministre des Finances] en lui demandant 40 millions de dollars additionnels.» Vous comprendrez, Mme la

ministre, dans un contexte de surplus... Ce gouvernement-là nage dans des surplus. On parle d'une industrie où

ça va bien et qui a besoin... Alors, comment vous expliquez cette baisse

des crédits?

Mme Proulx

(Berthier) : Merci, M. le député de Viau. D'abord et avant tout, je

tiens à apporter des clarifications mais

surtout à rassurer tout le monde qui

est présent ici et qui sont à l'antenne, à écouter l'étude des crédits du ministère

du Tourisme, et à rassembler, donc,

l'ensemble des gens présents et de notre industrie, le budget

du portefeuille du tourisme n'a pas subi de diminution dans le budget 2019‑2020.

Je veux revenir sur

la citation que vous avez apportée, M. le député de Viau, où vous me citez

moi-même. D'abord, lorsque je suis entrée en

poste, je veux juste apporter une précision qui est extrêmement importante, non seulement le budget

du tourisme n'a pas diminué, mais notre gouvernement l'a même bonifié,

en matière d'investissement en tourisme.

D'abord, à mon

entrée, à l'arrivée au cabinet, on a vu que l'enveloppe destinée à supporter

jusqu'en 2020 le développement d'attraits via le Programme de soutien aux

stratégies de développement touristique, mieux connu sous l'acronyme PSSDT, était pour ainsi dire, M. le député de Viau, épuisé par ma prédécesseure. Donc, on a dû, pour répondre

à la très, très forte demande de notre industrie, comme vous le savez, qui est

en croissance et qui avait donc le souhait d'investir

et de développer également le produit touristique... on a donc regarni les

coffres, parce que, comme vous le savez, le plan du précédent gouvernement arrive à terme en mars 2020, il était

inacceptable, impensable pour notre gouvernement

de ne pas avoir de fonds dans ce programme-là,

tant et si bien que, oui, nous sommes allés chercher un 40 millions de dollars additionnels

pour, donc, regarnir les coffres du programme avec ce 40 millions de

dollars là.

y a également, puisque vous parlez de... qu'on a fait des coupures...

Au contraire, moi, je peux vous annoncer, parce qu'on sait que notre gouvernement... Ça peut être difficile pour de jeunes entreprises d'aller cogner à

la porte de banques ou de caisses,

lorsqu'on décide de faire du démarrage d'entreprise. Parfois, elles peuvent

être frileuses. C'est la raison pour laquelle, dans le premier budget

de la Coalition avenir Québec, on a donc prévu de soutenir la capitalisation

d'un nouveau fonds. L'investissement va se faire sous la forme d'une

prise de participation dans un fonds de 11,5 millions de dollars, capitalisé, ça, c'est important, à parts égales

par le gouvernement du Québec et par Filaction. Pour le bénéfice des gens qui sont

présents ici, Filaction, c'est un fonds de développement qui soutient des

PME québécoises, notamment de diversité, de l'économie sociale, de culture

et de tourisme. Mais, finalement, juste pour rassurer l'ensemble des

partenaires qui sont tous autour de cette table, le Programme d'aide

financière aux festivals et événements, signature très, très importante de l'industrie

touristique, va être bonifié de 4 millions de dollars sur deux ans à

compter de l'an prochain, entre autres, M. le député de Viau, pour positionner

encore plus clairement, donc, le tourisme gourmand.

La Présidente

(Mme IsaBelle) : Parfait. Merci.

M. Benjamin :

Et pourtant, Mme la ministre, ce qui apparaît clairement, donc, dans les

crédits ici, on parle de crédits 2019‑2020,

11 353 000 $, tandis que les crédits 2018‑2019

étaient de 45 211 000 $, c'est ce qui apparaît clairement

au livre des crédits.

Mais

je vais encore plus loin, Mme la ministre. Quand vous dites qu'il n'y a pas eu

de coupure, ce programme, soutien aux projets et au développement du tourisme,

lorsqu'on se rend sur le site Web de votre ministère, il est écrit ceci :

«À compter du 5 mars 2019, le ministère

ne recevra plus aucune demande d'aide financière dans le cadre [de ce volet] en

raison des disponibilités budgétaires

limitées», alors notamment

pour le volet Appui à la Stratégie

touristique québécoise au nord du 49e parallèle.

Comment vous expliquez cela, Mme la ministre?

Mme Proulx (Berthier) : Vous

savez, les réductions auxquelles vous faites référence, M. le député de Viau,

elles s'expliquent principalement par le fait que les sommes dans le programme

PSSDT, donc le Programme de soutien aux stratégies de

développement de tourisme, sont passées, le 26 juin 2018, d'un mode de

versement subvention directe à un mode de versement sous forme de prise en

charge du service de dette sur une période maximale de 10 ans. Et ça, ça a été le 26 juin 2018. Les

crédits 2019‑2020 ne comprennent aucun montant pour le PSSDT, alors qu'en

2018‑2019 un montant de 28 millions de dollars était initialement, donc, destiné pour un remboursement

sous forme de subvention directe. Aucune

somme n'est perdue, mais c'est la ventilation, donc, des crédits qui se fera

sur plusieurs exercices afin, donc, de respecter le mode de financement sous forme de prise en charge du service de la dette. Donc, si on peut

l'expliquer clairement, les besoins étaient donc désormais étalés dans

le temps. C'est ce qui a été décidé d'être fait.

Benjamin : Si je comprends

bien, est-ce que vous êtes en train de nous dire, Mme la ministre, que l'ensemble des groupes qui ont pu bénéficier d'un

appui financier dans le cadre de ce volet, donc, ces groupes-là, donc, pourront

éventuellement, donc, en 2019‑2020, appliquer pour obtenir éventuellement un

financement?

Mme Proulx

(Berthier) : Je vais me tourner

vers ma sous-ministre, Manon. Je dois demander le consentement, Mme

la Présidente? Je vous demande pardon.

Présidente (Mme IsaBelle) : Oui. Est-ce que nous avons le consentement pour faire intervenir

la sous-ministre? Merci. Madame, je vous invite à prononcer

votre prénom, votre nom et votre titre.

Mme Boucher

(Manon) : Manon Boucher, sous-ministre au ministère du Tourisme. Je m'excuse, j'ai manqué un bout de la question.

Est-ce que je pourrais ravoir la question, s'il vous plaît?

M. Benjamin : Oui. Alors, la question était... À la lumière

de ce que la ministre vient de nous dire, je demandais à la ministre de confirmer que, pour 2019‑2020,

l'ensemble des groupes qui ont pu obtenir ou du moins qui

ont fait des demandes pourront le faire éventuellement, et il n'y a pas

de coupure annoncée, donc, dans le cadre de ce volet-là.

Mme Boucher (Manon) : Vous

parlez du volet... de l'ensemble du PSSDT?

Mme Boucher

(Manon) : Alors, pour le

PSSDT, ça fonctionne par appel à projets. Et, avec les nouvelles sommes que la ministre

du Tourisme a obtenues lors du budget

de cette année, il va y avoir un nouvel... à projets qui va être lancé au

cours des prochaines semaines, et les entreprises

vont pouvoir déposer leurs projets. Et c'est comme dans n'importe quel

programme gouvernemental, les projets vont être analysés selon les

critères du programme qui sont en vigueur, et le processus va suivre son cours, et les gens qui vont avoir fait les demandes

vont pouvoir obtenir les réponses, en fonction de l'enveloppe de 40 millions

qui a été dégagée.

Mme Proulx (Berthier) : Je veux

juste préciser, M. le député de Viau, qu'en octobre 2018 on n'avait aucun

argent disponible dans le PSSDT jusqu'en 2020. Il était impensable pour notre gouvernement,

impensable pour cette industrie-là de ne pas avoir de l'argent additionnel. Je

suis convaincue que Mme Boulet a très, très bien dépensé ces sommes-là. Néanmoins, dans le cadre du programme

du précédent gouvernement, puisqu'il arrive à terme en 2020, c'est

40 millions de dollars additionnels, donc, qu'on a. Et on pourra répondre,

comme le précise Mme la sous-ministre, aux demandes de l'industrie avec des

appels à projets, donc, qui vont venir sous peu.

M. Benjamin : Merci, Mme la

ministre. Un autre dossier qui me tient à coeur, et, pour ce dossier-là,

j'avais eu l'occasion de vous poser une

question, et j'avais eu la réponse, mais une réponse que, vous comprendrez...

Je vais revenir, justement, sur cette réponse-là.

La CAQ s'était engagée, donc, lors des dernières

élections provinciales, à créer quelque 500 entreprises en agrotourisme. Et j'ai reçu effectivement la

réponse que vous nous avez fait parvenir. Et là encore je vais devoir vous

citer, Mme la ministre. Et, dans la

lettre, vous nous dites : «Par ailleurs, considérant le fait que la

création de nouvelles entreprises agrotouristiques

repose sur la volonté des exploitants agricoles à ouvrir leurs portes aux

touristes et aux excursionnistes, le ministère du Tourisme collabore.» Alors,

dois-je comprendre... ce qui était l'un des rares, presque le seul engagement de votre administration en matière touristique,

dois-je comprendre que cet engagement-là ne reposait pas sur un plan, sur une

vision, mais plutôt sur la bonne volonté des entrepreneurs à partir, à démarrer

une entreprise?

Mme Proulx

(Berthier) : D'abord, je tiens à préciser que ce n'est pas le seul

engagement de notre gouvernement en

matière touristique. Je vais préciser que la redynamisation de l'est de

Montréal, parce que Montréal est un attrait touristique, entre autres, à

travers ses festivals, ses événements, le Stade olympique également, alors, ça

fait

partie des engagements de la Coalition avenir Québec. C'est clair

que c'était un engagement politique de notre gouvernement.

Vous connaissez la réalité, M. le député de

Viau, certainement mieux que moi, des agriculteurs, des gens qui nourrissent et

qui remplissent la table des Québécois. Alors, oui, on a cette volonté-là. Mais

il faut que les agriculteurs puissent

embarquer dans ce mouvement-là. Or, ils ont des réalités. On ne peut pas forcer

les agriculteurs, comme vous le savez.

On les invite. On souhaite que tous les Québécois, les touristes qui débarquent

ici, au Québec, puissent profiter de la qualité de la nourriture, de l'attrait agrotouristique des routes gourmandes du Québec, mais, bien sûr,

il va falloir qu'il y ait, je vous dirais, une réalité de temps de

certains agriculteurs. Ce qu'on a dit, c'est que, conjointement avec le MAPAQ, on va faire en sorte de

miser sur cette opportunité-là de faire du Québec une destination

gastronomique incontournable. On va donc adapter la capacité de l'industrie

à croître à la vitesse... puis les meilleurs scénarios afin de mettre en place...

La Présidente (Mme IsaBelle) :

Je vous invite à conclure. Je vous invite à conclure sur cette question.

Mme Proulx (Berthier) : Alors,

oui, c'est un engagement politique. Nous allons continuer de développer cet

engagement politique là, absolument, M. le député de Viau.

Benjamin : Bien, écoutez, merci, Mme la ministre, mais, à la lumière

de votre réponse et aussi de ce que j'ai devant moi comme lettre, je comprends

que c'était beaucoup plus... c'est beaucoup plus qu'un souhait, beaucoup plus

qu'un engagement, puisque... Vous savez, un

engagement, lorsqu'il y a un engagement, on s'active, on arrive avec un plan.

J'ai vu plusieurs engagements de votre

gouvernement, donc, dans d'autres dossiers, où ils sont arrivés avec des plans,

une vision, et là ce n'est qu'un souhait. Donc, c'est ce que je constate. Donc,

alors, on y reviendra au cours de ce mandat, sur ce que vous appelez un

engagement à ce niveau-là.

Le temps nous

fait la guerre, Mme la ministre, vous comprendrez qu'on doit voir plusieurs

dossiers. Et un dossier que j'ai le goût de voir avec vous tout de suite, c'est

le fameux dossier du Palais des congrès. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le président de Tourisme Montréal qui dit

que l'agrandissement du Palais des congrès fait

partie de... est la pierre,

donc, la pierre angulaire pour le développement, l'élargissement de

l'offre touristique à Montréal, dans la grande région de Montréal. Or, depuis, il y a eu des engagements

qui avaient été pris. Donc, la Société du Palais des congrès estimait

d'ailleurs pouvoir déposer son dossier d'opportunité dès janvier. Et là, tout à

coup, avec l'arrivée de votre gouvernement, on a reporté cet agrandissement aux calendes grecques.

J'aimerais, pour les gens qui nous écoutent aujourd'hui, ce soir, que vous nous

donniez l'heure juste. Ce dossier, qui est un dossier important, qui est un

dossier prioritaire pour l'industrie touristique montréalaise, quelles

sont vos intentions? Quelles sont les intentions de votre gouvernement?

Mme Proulx

(Berthier) : Nous avons rencontré le P.D.G., le nouveau P.D.G.,

M. Mercure, qui est ici, derrière moi, du Palais des congrès. Sincèrement, M. le député de Viau, vous me voyez

un peu offensée en disant qu'on n'avance pas et qu'on a remis aux calendes

grecques... Je vous invite à réfléchir à ce commentaire-là, dans le plus grand

des respects, M. le député de Viau,

parce que je ne vois pas clairement ce que le précédent gouvernement avait

réellement fait dans ce dossier-là.

développement économique, c'est dans l'ADN de notre gouvernement. Dans les

remarques préliminaires, j'ai dit que

nous étions un gouvernement d'hommes et de femmes d'affaires. Le tourisme et le

tourisme d'affaires, ce sont des secteurs économiques très importants.

Le tourisme d'affaires, vous avez raison, jouit présentement d'une fenêtre d'opportunités, et les chiffres parlent

d'eux-mêmes. Puisque vous aimez les chiffres, M. le député de Viau, c'est

1,5 million de visiteurs hors Québec qui ont généré des dépenses

touristiques de près de 900 millions de dollars, 5,1 millions de

nuitées, 27 000 emplois directs et indirects. En ce sens-là,

d'ailleurs, on a lancé une vaste campagne de tourisme d'affaires, où

vous étiez, à Laval, ces dernières années.

Je n'ai pas à vous rappeler que le Palais des

congrès, M. le député de Viau, c'est une institution extrêmement importante pour la vitalité économique,

touristique de Montréal. Son agrandissement, c'est une opportunité

supplémentaire pour que Montréal

puisse s'illustrer à l'international, et il faut la saisir. Je veux que nous

soyons fiers, tous, de nos infrastructures,

et le Palais des congrès s'inscrit là-dedans. Donc, oui, nous souhaitons aller

de l'avant avec son agrandissement. On va le faire à l'image de notre gouvernement, M. le député de Viau, c'est-à-dire

de façon responsable, en s'assurant que les Québécois et les Québécoises en ont pour leur argent. C'est un

dossier extrêmement important, que je suis de très près. On met tous les

efforts nécessaires dans ce projet-là. Les équipes du palais, de M. Mercure,

celles des ministères, donc, travaillent

étroitement, donc, dans l'élaboration de ce projet-là. Mme Rouleau est

impliquée là-dedans, nos collègues au Trésor,

aux Finances sont aussi au dossier. D'ailleurs, je tiens à vous informer,

monsieur, que, le 11 avril 2019, ont été réunis autour d'une même table Tourisme, Finances, Affaires municipales et Habitation, ainsi que le président du Conseil du trésor. On s'est rencontrés, donc, pour faire le point, M. le député de Viau, sur l'avancement des travaux pour des enjeux qui

sont associés à cette rencontre-là, rencontre très productive.

Donc, je le répète,

on est engagés à favoriser, donc, le développement de la métropole

et de l'économie du Québec et le Palais des congrès de Montréal.

M. Benjamin :

Alors, Mme la ministre, je vais rétablir les faits pour vous. Quand vous vous

demandez qu'est-ce qu'on avait fait dans ce dossier-là, donc, il y a des

choses qui ont été faites, je vous rappelle, on parle d'inscription de 52 millions dans le PQI. Et il y avait un

engagement formel de notre équipe, de l'opposition officielle, du Parti libéral

du Québec, donc, à prioriser le

Palais des congrès, parce qu'actuellement, plus on retarde, c'est des

engagements, c'est des occasions d'affaires que Montréal, que la grande

région de Montréal perdent.

Alors, ce que

j'ai le goût de vous demander maintenant : Avez-vous un calendrier, un

échéancier, un échéancier à nous déposer pour l'agrandissement du Palais

des congrès?

Mme Proulx

(Berthier) : Vous aviez fait

un engagement, M. le

député de Viau,

avec tout respect, en campagne

électorale. Maintenant, la Coalition

avenir Québec est au gouvernement. Il y a une lettre datée du 3 décembre 2018, M. le député, je peux vous rassurer, de la mairesse de Montréal,

Mme Plante, qui indiquait la volonté de son administration de

travailler avec le gouvernement du Québec dans le projet de l'agrandissement du

Palais des congrès, un dossier qui est prioritaire pour la métropole. Et elle

offre, Mme Plante, on l'a rencontrée à plusieurs occasions, M. le député

de Viau, à faire avancer ce projet-là. Depuis ce

temps-là, le dossier chemine très, très bien. On a d'excellentes relations avec

la mairesse de Montréal. Il y a des discussions qui se poursuivent, M. le

député de Viau, avec la Société du Palais des congrès,

donc, la ville de Montréal, Tourisme Montréal, la Société québécoise d'infrastructures, donc, pour convenir des paramètres

à respecter en ce qui concerne un enjeu qui était majeur, l'intégration architecturale du prolongement du bâtiment. Je peux vous rassurer que

les discussions se poursuivent avec les partenaires et que les discussions sont

extrêmement positives.

M. Benjamin : Merci,

Mme la ministre. Un autre dossier qui

me... Quand on parle d'infrastructures, donc, on doit parler aussi... et en ouverture, en préliminaires, j'avais fait la

remarque, c'est au sujet du toit du stade. Au sujet du toit du stade, il était

prévu qu'en 2021, qu'en 2021 le toit du stade soit recouvert. Et maintenant,

surprise, donc, on nous annonce que

ce n'est plus en 2021, en 2024. Qu'est-ce

qui explique ce si grand retard? Et, là encore, vous savez l'utilisation

importante du Stade olympique pour

différents événements. Donc, c'est des occasions qui vont être probablement

perdues. Qu'est-ce qui explique ce si grand retard, Mme la ministre?

Mme Proulx

(Berthier) : Moi, je ne souhaite pas que vous utilisiez le mot... que

ce sont des «occasions perdues», parce

que M. Labrecque, dont on vient d'ailleurs de renouveler le mandat,

travaille très, très fort à faire en sorte qu'on cesse de ne pas aimer le Stade olympique, qui est un des

plus grands symboles touristiques non seulement de la métropole qu'est Montréal, mais tout le Québec entier. On fait les

choses correctement, M. le député de Viau. Vous savez que le Parc olympique,

c'est un attrait qui est riche, qui s'est

bien développé au fil des années. Ce que je peux vous dire, M. le député de

Viau, c'est qu'on travaille très bien avec la RIO et M. Labrecque, les

dossiers avancent rondement. J'imagine que M. Labrecque aura l'occasion un peu plus tard de vous en parler.

Mais on fait les choses dans l'ordre, M. le député de Viau. Et je vous rappelle

que, dans l'ordre, ça correspond également à la capacité des Québécois de

payer.

Présidente (Mme IsaBelle) : Je vais vous annoncer, là, qu'il vous

reste trois minutes, là... trois secondes, pardon.

M. Benjamin : Trois secondes.

La Présidente (Mme IsaBelle) :

Trois secondes. Plus de temps pour les questions, M. le député de Viau.

M. Benjamin : On y reviendra,

on y reviendra.

Présidente (Mme IsaBelle) : Vous avez d'autres blocs également,

vous avez d'autres blocs, là. Vous n'en avez pas juste un seul, vous en aurez deux autres. Ça va? Merci pour

l'échange. Je vous invite à bien faire attention au temps pour ne pas

que vous ayez de surprises.

Alors, on y

va maintenant avec le premier bloc du gouvernement, et la parole est au député

du Lac-Saint-Jean... Ah! On y va avec qui, maintenant? Oui?

M. Girard (Lac-Saint-Jean) :

Bien, je vais laisser M. Lévesque... excusez, le député de...

Présidente (Mme IsaBelle) : Alors, la parole est maintenant au

député de Chauveau. Pas de problème. Alors, la parole est au député de

Chauveau pour 16 minutes.

M. Lévesque (Chauveau) : Merci

beaucoup, Mme la Présidente. Permettez-moi tout d'abord les salutations

d'usage, saluer Mme la ministre ainsi que les membres de son cabinet.

Évidemment, je salue mes collègues de la

partie ministérielle, mes collègues de

l'opposition officielle. Très heureux de vous revoir ce soir, chers collègues

de la deuxième et de la troisième opposition.

Merci beaucoup. Je me permets également de saluer les membres de vos équipes

respectives, parce que nous sommes à la conclusion de ces crédits budgétaires,

et je le sais, que l'ensemble du personnel, l'ensemble de toutes les équipes ont travaillé très fort, de nombreuses

heures de préparation, et je tiens ce soir à vous remercier tout un chacun, peu importe la formation

politique, pour votre travail. C'est colossal. Et je pense qu'on a tous appris

ensemble, pendant cette période de crédits

budgétaires. Et je salue également, bien sûr, tous les membres de la fonction

publique qui sont ici ce soir, qui

ont travaillé tout autant à se préparer dans le but d'alimenter les réflexions

et les discussions de l'équipe, ce soir, pour notre grand plaisir.

Je suis très

heureux, Mme la Présidente, d'intervenir en tourisme parce que ma

circonscription électorale est une circonscription

touristique très forte, le récréotourisme, est un endroit magnifique, je dis

toujours, entre lacs et montagnes, Chauveau,

venez voir ça, ça vaut la peine, le ski, le golf, le vélo, sports d'hiver,

Wendake. Si vous n'avez jamais eu la chance de venir voir la magnifique nation huronne-wendat, il y a vraiment

beaucoup de choses à voir avec son musée, son hôtel-musée. Et, bien sûr,

Mme la Présidente, vous-même, la ministre, êtes venue faire un petit tour, lors

de la tournée, M. le député de Viau y était

également, on a eu le plaisir de vous accueillir à Lac-Delage. J'espère que

vous avez apprécié l'expérience.

Et ce soir,

bien, on parle de tourisme, et j'ai le goût de vous parler du Parc olympique.

Vous en avez parlé. Je suis une

personne de Québec, originaire de la Côte-Nord, mais j'ai des petits souvenirs,

quand même, du Parc olympique, parce que c'est mes premiers souvenirs,

quand je suis arrivé à Montréal, de voir le Stade olympique. Et j'ai eu le

privilège pendant six mois, seulement six mois, de vivre sur l'île de

Montréal mais à quelques pas du Stade olympique, proche du métro Cadillac. Et, lorsque je vivais là, évidemment je

me promenais... Et on le sait, à l'est de Montréal c'est un peu... plus qu'un

peu, c'est l'emblème de l'est de Montréal. Et

le gouvernement actuel a pris l'engagement de revitaliser l'est de Montréal,

et il y a eu une annonce,

en décembre dernier, avec la mairesse de Montréal et notre collègue députée de

Pointe-aux-Trembles et ministre déléguée aux Transports, où on a signé

une déclaration pour revitaliser l'est de Montréal.

Malheureusement...

Mme la ministre, elle en a parlé tout à l'heure, elle veut donner un peu

d'amour au Parc olympique, parce que c'est un peu mal aimé,

malheureusement, des Québécois, je ne sais pas pourquoi autant, mais on

le sait un peu. Les Québécois, je me rappelle des bons vieux symboles : Ça

nous a coûté cher, plus de 1 milliard de dollars, avec nos taxes, ça a pris 30 ans à payer. Il y a comme un

manque de fierté, à quelque part, de ce grand symbole qu'est le Stade

olympique. Pourtant, vous l'avez mentionné, Mme la ministre, c'est emblématique,

c'est magique, le Stade olympique. J'oserais dire que c'est un des plus

grands symboles du Québec avec le Château Frontenac, avec le Château Frontenac. Mais moi, j'ai des bons souvenirs du

Big O — le Stade

olympique, c'est comme ça qu'on le surnomme, hein? — les matchs des Expos que je suis allé

voir, je suis allé à un match de la Machine de Montréal — je ne

sais pas si vous vous souvenez, ça n'a pas

duré longtemps, cette équipe de football là — les Alouettes, l'Impact. Puis on le sait,

là, le Parc olympique, ce n'est pas

que le stade. Il y a le Stade Saputo maintenant, qui est là. Donc, moi, j'ai

des bons souvenirs avec cet endroit-là. Et il faut être capable de

redonner, je pense, ses lettres de noblesse à ce site, qui est magnifique.

On a pu voir,

dans les dernières années, Mme la Présidente, quand même beaucoup de travail

qui a été fait. On a réussi à donner

une vocation supplémentaire au Parc olympique, notamment avec l'arrivée dans la

tour de Montréal des 1 200 employés du Mouvement Desjardins, ce qui

est quand même intéressant, avec des espaces qui ont été convertis en bureaux, qui étaient inoccupés depuis plus de

30 ans. Très intéressant. Et on le sait, que les installations olympiques

ont beaucoup de projets, quand même,

sur la table. J'ai fait quelques recherches, Mme la Présidente. On parle d'une

candidature pour la Coupe du monde de

soccer en 2026. Le Canada n'est pas une puissance en soccer, mais, malgré tout,

on a la capacité d'accueillir ce

grand sport, je ne sais pas, peut-être avec Toronto ou d'autres villes aux

alentours, ça pourrait être intéressant. Il y a plein, plein

d'événements qui sont possibles au Parc Olympique. Ça, c'est intéressant.

Mais, tout à

l'heure, notre collègue député de Viau le mentionnait, le Stade olympique n'est pas toujours

occupé, mais il y a quand même

un mythe, selon moi, puis j'ose le mentionner. Puis moi-même,

en faisant des recherches, j'avais l'impression

qu'on l'utilisait une dizaine de journées par année. J'ai été très surpris

d'apprendre qu'il y avait une utilisation de plus de 200 jours pour... dans les deux dernières années, en

fait, il y a eu plus de 200 jours d'occupation par année

pour le Stade olympique. Moi, j'avais cette impression-là, là, que

c'était utilisé pour peut-être un match ou deux de soccer pendant l'hiver et un

grand événement, un show, deux shows. Bien oui, je ne reste pas à Montréal, qu'est-ce

que vous voulez? Un gars de Québec

qui n'est pas à Montréal, il ne le sait peut-être pas autant. Mais

c'est un mythe, pour moi, que j'ai le

goût de briser ce soir. Et, plus de 1 million de visiteurs par année, il n'y a

pas beaucoup d'organisation au Québec qui peut se permettre de se targuer

d'avoir plus de 1 million de visiteurs par année en son sein.

Alors, évidemment,

cette perception négative là, c'est un enjeu. Mme la Présidente, il faut

être capable de redonner ses lettres

de noblesse là, d'enlever la mauvaise presse, de favoriser... bien, de redonner

de la fierté, je vais oser dire ça, redonner de la fierté aux Québécois

pour cette infrastructure, ces infrastructures qui sont le Parc olympique.

Mme la ministre, vous en avez parlé tout à

l'heure, vous avez renouvelé le

mandat de M. Michel Labrecque, qui vous accompagne ce soir. Et, évidemment, je voudrais savoir comment vous avez l'intention

de poursuivre votre appui au développement du Parc olympique, de redonner ses lettres de

noblesse et de faciliter... bien, de redonner de l'amour un peu à ce

beau Parc olympique.

Mme Proulx

(Berthier) : Merci, M. le député de Chauveau. En 1976, j'étais aux Olympiques, la

XXIe Olympiade, j'ai eu le grand bonheur de voir Bruce Jenner, en 1976.

C'est dans ma cour. Je suis une fille de Rosemont, alors le Parc olympique, c'est chez nous. C'est là que j'ai

appris à faire du patin à roues alignées, à faire de la raquette, du ski de

fond, à m'éclater.

Il y a des démarches, M. le député de Chauveau, Mme

la Présidente, pour le remplacement de la toiture du Stade olympique. La toiture actuelle a été installée en 1998, et, tout le monde le sait, là, la durée de vie a été dépassée, pour la toiture du stade. Il y a

des démarches de remplacement qui ont été commencées en 2011, 2011, on est en

2019. Et je tiens à préciser, M. le député de Chauveau, qu'il est temps de finaliser le processus.

Ça fait huit ans que la démarche est amorcée et je suis convaincue qu'en

2024 tous les Québécois, toutes les Québécoises vont être fiers du Stade

olympique qui va pouvoir accueillir des événements

internationaux et rentabiliser l'actif en changeant le toit, en

mettant le Stade olympique opérationnel

12 mois par année. Et de partout à travers le Québec,

du comté de Viau mais de Matane, Gaspésie, partout, vous allez

venir à Montréal, comme moi, je vais chez vous pêcher, pour venir

voir, donc, des événements majeurs qui vont se tenir à Montréal.

Il faut préciser que, oui, il y a des

composantes du Stade olympique qui sont d'origine, de 1976, certains ici

n'étaient pas au monde, et n'ont jamais été restaurées. Il y a des mises à

niveau qui sont nécessaires pour le plus grand symbole emblématique touristique

du Québec. Le stade, c'est le seul endroit couvert au Québec qui peut

accueillir des événements de très, très grande envergure, des spectacles, des

concerts des U2 de ce monde.

M. Labrecque

fait un travail exceptionnel. Vous l'avez mentionné, M. le député de Chauveau. Quand la Fédération des caisses Desjardins décide de s'installer dans la tour

olympique, bravo à M. Labrecque et à toute son équipe d'avoir réussi ça, réussi, donc, à intéresser des gens à

utiliser l'espace de location et faire en sorte que le Stade olympique devienne

de plus en plus rentable.

Ce qu'on souhaite, avec le changement de la

toile... de toute façon on n'a pas le choix, elle arrive à terme, sa fin de vie est là, donc, avec le changement de la

toiture du stade, ce n'est pas rien, de rendre opérationnel 12 mois par

année, donc, le Stade olympique, attirer,

comme vous l'avez mentionné, peut-être, M. le député de Chauveau, la FIFA, qui

est un événement international. En imaginant une seule seconde des

droits de diffusion télévisuels qui seraient consentis à Montréal avec la diffusion de la FIFA, c'est non

seulement les marchés qui sont émergents

dans l'industrie touristique du Québec que sont ceux du Mexique et du Brésil, comme vous

le savez, qui sont de grands champions de foot, les Américains également,

mais rêvez une seule seconde aux droits de diffusion que nous pourrions avoir

avec toute l'Europe également,

qui sont de grands, grands, grands amoureux

du foot, du soccer, comme on appelle ici. Les vitrines sont incroyables pour

Montréal, pour notre industrie touristique.

Et nous

travaillons en collaboration étroite avec les gens de la RIO. On aura, au cours

des prochaines semaines, des prochains

mois, la possibilité de discuter davantage, donc, sur le projet de remplacement de la toile

du Stade olympique.

De beaux moments sont vécus là-bas. Je vous

invite d'ailleurs à vous approprier, tous les Québécois, tous les Québécois,

cet espace qu'est le Stade olympique de Montréal et tout son parc.

La Présidente (Mme IsaBelle) :

Le député de Chauveau, vous pouvez poursuivre. Il vous reste

4 min 21 s.

M. Lévesque

(Chauveau) : Avec plaisir, Mme la Présidente. Moi, je n'étais pas au Stade

olympique pendant les Olympiques, je suis né en 1973, mais une de mes

premières photos d'enfant, c'est avec un tee-shirt avec mon logo olympique.

Donc, je m'en souviens très bien. Je pourrai vous la montrer, Mme la ministre,

un de ces quatre.

Évidemment,

il y a eu beaucoup de développement au

niveau du Parc olympique au cours des

années, après les Olympiques, post-Olympiques, tout le parachèvement de

la tour elle-même, le centre sportif qui a été réaménagé, le changement de vocation du Vélodrome en Biodôme et

l'Esplanade qui a été aménagée, le développement,

tout à l'heure j'en parlais, du

Stade Saputo, qui est magnifique, par ailleurs. C'est ma dernière visite au

Parc olympique, en fait, puis je me

rappelle très bien, c'est l'année où je suis allé voir un match de l'Impact

contre les Fire de Chicago, et on avait malheureusement perdu. Ils

n'étaient pas très forts, l'année passée, l'Impact. Cette année, ça va mieux,

là. Ça va un peu mieux, n'est-ce pas, M. le député Saint-Jean?

Alors, c'était une belle expérience.

Mais, chose

certaine, on sent que le Parc olympique a une forte attraction. Vous en

parliez, du tourisme, du 1 million. La question que j'ai le goût de

demander à Mme la ministre, Mme la Présidente : Est-ce qu'on est capable

d'avoir des indications sur quelles sont les...

l'origine des touristes, de quel endroit... Parce que, sur le 1 million,

j'imagine qu'il y a une ventilation. Est-ce que

c'est seulement du tourisme local, régional, ou peut-être un peu du Québec,

ou encore on réussit à attirer un certain nombre de touristes étrangers

qui décident de... Je vous parlais d'un ensemble, là, de lieux à voir. Le Biodôme, c'est magnifique. L'Insectarium, c'est

magnifique. Est-ce qu'il y a beaucoup de touristes étrangers qui viennent nous

voir, visiter cette infrastructure?

Mme Proulx

(Berthier) : Merci, M. le député de Chauveau. Il faut habiter dans Rosemont — vous

n'êtes pas très loin, M. le député de Viau — pour

voir combien, le long de la rue Sherbrooke... en fait, tout le grand

quadrilatère de ce magnifique espace,

c'est incroyable, le nombre de touristes internationaux qui garent leurs bus le

long de la rue pour aller admirer ce magnifique édifice.

Il faut voir

aussi que les images du Stade

olympique... Prenons la

formule 1, par exemple, ils font toujours des images du Stade

olympique. Ça devient un

incontournable. Et, lorsque des gens à l'international mais aussi de partout au

Québec qui n'ont pas eu la chance de fouler le sol de l'espace du Stade olympique s'amènent massivement là-bas... Il y

a des concerts, des événements, comme vous le savez, sur

l'Esplanade, qui se tiennent. Je me rappelle d'un concert avec Kent Nagano qui

avait attiré des dizaines de milliers de personnes sur l'Esplanade, à Montréal.

Le Parc olympique, c'est un incontournable, puis

je veux juste saluer ce soir M. Labrecque, qui, ce soir, devait recevoir au gala ESTim de la Chambre de commerce

de l'est de Montréal — parce

que, oui, M. Labrecque travaille comme nous à la redynamisation de

l'est de Montréal — le

prix Orchidée à cause de son travail pour le Parc olympique et le développement de l'est de Montréal. Je tiens à saluer

le travail de M. Labrecque, une minute pour le souligner. Merci de

votre présence, M. Labrecque, et... Est-ce qu'il nous reste du temps ou on

a passé tout notre temps, Mme la Présidente?

La Présidente (Mme IsaBelle) :

45 secondes.

Mme Proulx (Berthier) : Il me

reste 45 secondes. Oui, je veux, comme Québécois, comme nation, qu'on se réapproprie le Stade olympique. Je suis fière du

Stade olympique. Partout dans le monde, les architectes viennent voir le concept de ce stade olympique là. Et je crois que

les Québécois, tous les Québécois

doivent se réapproprier cet espace-là. Merci, M. le député.

Présidente (Mme IsaBelle) : Merci pour l'échange. Nous allons maintenant vers le deuxième groupe d'opposition. La parole est maintenant à Mme la députée

de Rouyn-Noranda—Témiscamingue.

Vous avez 14 min 45 s.

Mme Lessard-Therrien : Merci, Mme

la Présidente. Bonsoir, Mme la ministre, ainsi que les membres du cabinet.

Ce soir,

j'aimerais vous parler d'Airbnb. Alors, bien que les pouvoirs d'inspection et

d'enquête aient été transférés à Revenu Québec, la

Loi sur les établissements d'hébergement touristique relève de votre ministère,

et l'hébergement illégal vous concerne directement. C'est donc de

votre devoir d'intervenir vigoureusement dans ce dossier. Selon une étude de

l'Université McGill, plus de

24 000 annonces d'Airbnb ont reçu une réservation, l'an dernier, et

ce, seulement dans la ville

de Montréal. Le phénomène prend aussi des proportions alarmantes dans les

quartiers centraux de Québec et s'étend même aux régions, notamment

dans la location des chalets.

Avez-vous

pris conscience, Mme la ministre, de l'importance du nombre de réservations sur la plateforme

Airbnb, et ce, seulement l'an dernier?

Mme Proulx

(Berthier) : Alors, merci, Mme la députée, de cette question. On a eu

d'ailleurs l'occasion, en privé, d'en discuter, vous et moi. Lorsque je suis

arrivée en poste, en novembre dernier, on a rapidement constaté, j'ai rapidement

constaté qu'avec le projet de loi n° 150 adopté par

le précédent gouvernement il manquait des règlements, c'était clair qu'il manquait des règlements et que le travail

n'avait pas été complété. Donc, ça manque de clarté, cette loi-là, et vous êtes à même de le constater à travers les

chiffres que vous nous avez présentés aujourd'hui. Donc, très rapidement, avec... ma consoeur la ministre

des Affaires municipales et de

l'Habitation et moi-même avons décidé de travailler ensemble. Et, je peux vous le dire, on travaille, Mme la

députée, main dans la main, Mme Laforest et moi. Ce qu'il est important de

souligner, c'est que les enjeux sur

l'établissement d'hébergement touristique de type Airbnb, c'est bien au-delà,

comme vous le savez, de l'industrie

touristique, que ça transcende l'industrie touristique. C'est important, donc,

de préciser qu'on travaille, donc, avec Mme la ministre Laforest, des

mois de travaux depuis mon arrivée...

Présidente (Mme IsaBelle) : Mme la ministre, on va vous demander

de conclure rapidement sur cette question.

Mme Proulx (Berthier) : Des

mois, Mme la députée, de travail. Vous le savez, on l'a annoncé à l'Assemblée nationale, on l'a annoncé en Chambre, d'ici la fin

de la présente session notre gouvernement va déposer un règlement qui va être simple, qui va être clair, qui va être

applicable mais surtout qui va être équitable pour l'ensemble des joueurs de

l'industrie touristique.

Mme Lessard-Therrien :

En fait, avec ces milliers, ces dizaines de milliers de locations, les

inspecteurs du secteur de

l'hébergement touristique, qui relèvent maintenant de Revenu Québec, ne

parviennent pas à endiguer le fléau. Revenu Québec nous l'a confirmé

d'ailleurs hier en commission.

Une toute

récente demande d'accès à l'information révèle que le nombre d'inspections avec

avertissement pour toutes les

catégories d'hébergement touristique, incluant les hôtels, les gîtes et les

résidences de tourisme à Montréal, a été de 19 en décembre, sept en janvier et trois en février. Les chiffres

sont semblables dans la région de la Capitale-Nationale, où le nombre d'avertissements a été de neuf en

décembre, 23 en janvier et sept en février. Pire, pour tout le Québec, en

date du 8 avril dernier, aucun constat d'infraction n'avait été émis pour

les locations illégales.

Avez-vous

pris connaissance de ces chiffres alarmants? Et le P.D.G. de Revenu Québec a

déclaré hier que le cadre réglementaire ne lui donne pas les outils pour

assurer sa fonction de contrôle. Qu'allez-vous faire?

Mme Proulx

(Berthier) : Raison pour laquelle on va donc, je le répète, déposer un

règlement qui va être simple, qui va

être clair, qui va être applicable et équitable dès avant la fin de la session

parlementaire, et avec ce règlement-là, Mme la députée, avec une application uniforme de la loi à la grandeur du

territoire québécois. Et ça, je suis convaincue que ça va augmenter le taux de conformité, les gens

vont se conformer, on va définir clairement ce qu'est une résidence principale,

une résidence secondaire. Je comprends que

présentement il y a énormément de flou. C'est mon désir et c'est mon

engagement, je prends un engagement envers vous que, d'ici la fin de la

présente session, et avec votre collaboration, je le souhaite, Mme la députée...

déposer ce projet de règlement là, parce que l'équité fiscale, c'est

extrêmement important pour notre gouvernement. Et je pense que vous serez

satisfaite de ce règlement qu'on va déposer d'ici la fin de la présente session

parlementaire.

Mme Lessard-Therrien :

Bien, je suis contente de vous entendre parler de réglementation. En même

temps, pour faire appliquer cette réglementation-là, ça va prendre des inspecteurs. Actuellement, c'est inacceptable que le travail des 25 inspecteurs de Revenu

Québec s'appuie uniquement

sur la dénonciation individuelle. C'est évident, Mme la ministre, qu'ils ne disposent pas des informations nécessaires pour faire respecter la loi. La saison

touristique, vous le savez, elle approche

à grands pas, et, pour l'instant, ce qu'on sent, c'est que le gouvernement fait davantage preuve de complaisance envers les multinationales milliardaires comme

Airbnb en les laissant échapper à leurs responsabilités et en leur

permettant de s'enrichir avec des locations illégales qui ont des effets

dévastateurs sur nos quartiers.

Qu'attend votre gouvernement pour les rendre

imputables, pour les rendre imputables des offres de logement qu'elles affichent sur leur site, pour les obliger

à communiquer à Revenu Québec les renseignements sur les transactions, comme le prix payé, l'adresse et le nombre de

nuitées, qui permettront aux inspecteurs de disposer d'informations traitables pour faire respecter notre souveraineté législative?

Mme Proulx

(Berthier) : Alors, Mme la députée, le règlement qu'on va déposer d'ici la fin de la session va

donner vraiment toutes les assises pour faciliter, donc... Revenu Québec, vous savez que ça relève de Revenu

Québec, mais, je veux insister, lorsqu'on va déposer le règlement, là, les gens

n'auront pas le droit... n'auront pas le choix, pardon, de se conformer à ce règlement-là. La loi était floue,

il manquait beaucoup de précisions. Je vous répète que ça va être clair, ça

va être simple, ça va être applicable, mais surtout ça va être équitable.

j'entendais encore des gens de l'industrie touristique qui disaient qu'il y

avait une iniquité fiscale. Je vous le dis, je crois que vous allez être satisfaite de ce règlement qu'on va déposer

d'ici la fin de la présente session. L'équité, c'est extrêmement important pour notre gouvernement, et

je crois que vous allez être satisfaite, Mme la députée, avec le dépôt

de ce règlement-là.

Mme Lessard-Therrien :

Vous dites que vous parlez beaucoup avec Mme Laforest. Est-ce que vous

parlez aussi avec vos collègues chez

Revenu Québec, pour ces inspecteurs-là, qui sont quand même des éléments

essentiels dans le respect de la loi?

Mme Proulx

(Berthier) : Bien sûr que je parle avec des gens de Revenu Québec. M.

le ministre des Finances est tout à

fait au courant, on a eu des rencontres ensemble. Mais je vous le précise

encore, quand le règlement va être déposé... Vous comprendrez que, pour

le moment... J'aimerais pouvoir vous en parler ici. Ce n'est ni le lieu, ni le

temps, ni le moment. Puis d'ailleurs

j'invite le député de Viau, lorsqu'on déposera ce règlement-là, de travailler

tout le monde ensemble, parce que

c'est important que tous les députés des oppositions, nous travaillions

ensemble dans une recherche d'équité fiscale. C'est important pour nous. J'imagine que c'est la même importance pour

le député de Viau et la même importance pour vous, Mme la députée de

Rouyn-Noranda...

Mme Lessard-Therrien :

Témiscamingue.

Mme Proulx (Berthier) : ...Témiscamingue.

Mme Lessard-Therrien :

Merci. J'aimerais maintenant vous parler du tourisme nature aventure. Vous

savez, nos lacs, nos rivières, nos

montagnes, nos grands espaces, nos paysages, c'est notre image de marque au

Québec. C'est une image qui permet de

positionner aussi le Québec comme un incontournable en tourisme d'aventure.

C'est un secteur touristique qui est

en réelle expansion. Son chiffre d'affaires a augmenté de 50 % au cours

des cinq dernières années, ce n'est pas peu dire. C'est une industrie qui fait vivre plusieurs régions du Québec en

faisant venir notamment 43 % de leur clientèle de l'extérieur du

Québec.

Qu'avez-vous

de prévu pour développer ce secteur de l'industrie touristique qui favorise le

développement économique régional?

Mme Proulx

(Berthier) : D'ailleurs, notre gouvernement a nommé une ministre

déléguée, hein, au développement économique

régional, ma consoeur Mme Marie-Eve Proulx, preuve que le gouvernement a

vraiment à coeur le développement économique régional.

C'est très

important de pouvoir... Et on voit que d'ailleurs c'est un secteur d'activité

de notre industrie qui est en constante

progression. Vous savez que les ententes arrivent à terme en 2020. Toutes les

ententes, d'ailleurs, seront renouvelées en 2020, et donc on pourra regarder comment on va faire en sorte pour

faire rayonner encore davantage ce secteur-là de notre industrie.

Je veux juste

aussi vous souligner au passage qu'il y a 75 millions de dollars

additionnels qui ont été... qui seront injectés

dans... des investissements additionnels, pardon, dans les établissements de la

SEPAQ, qui sont, donc, de grande, grande signature touristique non

seulement pour l'intra-Québec, mais à l'international également.

Mme Lessard-Therrien :

Donc, je crois comprendre que vous voyez là une force, dans le tourisme

d'aventure nature. En fait, ce qui

m'embête un peu, c'est que votre gouvernement démontre aussi un appétit féroce

pour les grands projets qui vont

avoir d'importants impacts sur notre paysage québécois et sur la faune et la

flore. On peut penser au projet de gazoduc qui va tracer une grande

ligne de l'Abitibi au Saguenay, avec un tracé de 750 kilomètres de long,

avec une emprise de 30 mètres de large,

qui va complètement défigurer et

diviser notre territoire. On peut penser aussi à la désormais

triste et célèbre saga de

Saint-Adolphe-d'Howard ou encore le projet de port de Québec,

qui aura un impact significatif sur la pêche en Gaspésie. Est-ce que

vous êtes consciente de ces contradictions-là, oui ou non?

Mme Proulx

(Berthier) : Je ne suis pas

sûre de très bien saisir votre question, Mme la députée. Il y a des cicatrices qui ont été causées par de précédents gouvernements. Je pense à

l'énorme cicatrice de Port-Daniel, entre autres, qui a été créée par le gouvernement du Parti québécois,

qui vient vraiment cicatriser une des plus belles régions

touristiques du Québec. Toutes les régions touristiques du Québec

sont belles. Mais je ne suis pas certaine de bien saisir votre question, Mme la députée.

Mme Lessard-Therrien : Bien, en fait, c'est qu'on parle encore de grands

développements économiques qui ne font pas nécessairement

de sens avec un développement d'aventures nature, où les gens viennent ici pour

admirer la beauté de nos grands paysages, de

nos grands espaces, et là ces projets économiques là, comme le gazoduc, entre

autres, vont avoir des réels impacts sur ces paysages-là, et c'est un

peu un double discours.

Mais j'avais

aussi envie de vous entendre parler de tourisme autochtone, et le temps file,

je n'ai presque plus de temps. Donc, j'aimerais vous en parler. S'il y a

un engagement de votre plateforme que nos deux partis partagent, c'est l'importance de mettre en oeuvre la Déclaration des Nations Unies pour les droits des peuples

autochtones. Cette déclaration-là, elle

énonce entre autres l'importance des relations de nation à nation, et, de leur

côté, les nations autochtones voient l'industrie

touristique comme un levier économique

identitaire et culturel qui est très fort. Est-ce que vous avez rencontré

Tourisme autochtone Québec avant de déterminer le budget de votre ministère?

Mme Proulx

(Berthier) : Dave Laveau est

un partenaire très important de notre industrie. Et d'ailleurs, lors des consultations partout au Québec

qu'on a faites, les 11 dernières semaines, on est allés à Oujé-Bougoumou,

sur la Côte-Nord, à Val-d'Or, dans Lanaudière, chez moi, dans le comté de Berthier — vous

connaissez évidemment la Manawan — on a

rencontré des Cris et des Innus. Et je tiens à préciser, Mme la députée,

que, lors des consultations, j'ai demandé au ministère

d'avoir un service de traduction pour pouvoir favoriser l'intégration des

communautés autochtones à participer à notre consultation, parce qu'ils

sont importants. Je crois que c'était à Chibougamau, si on peut me préciser...

C'est à Chibougamau, donc, où notre ministère et nous avons insisté pour avoir

un système de traduction. D'ailleurs, les Cris et les Innus ont formidablement bien travaillé

avec nous. On a une consultation spécifique, comme vous le savez, pour aller

de l'avant avec les Premières Nations. On

travaille en collaboration, donc, avec Mme la ministre D'Amours, elle se joint

à moi, et on va avoir une consultation... La

date de la consultation, donc, avec M. Laveau, Mme D'Amours et

moi-même, il me fera plaisir de vous la partager très prochainement.

Mme Lessard-Therrien :

Vous savez, le tourisme autochtone est présent dans 17 des 21 régions

touristiques du Québec, mais leur

principal défi, malgré que leur industrie est en pleine expansion, c'est de

rejoindre les touristes par l'entrée principale,

qui est Montréal. Depuis près de trois ans, Tourisme autochtone Québec et

DestiNations portent un projet majeur d'infrastructure touristique et

culturelle autochtone à Montréal de près de 50 millions de dollars. Ce

projet est d'ailleurs appuyé et financé

officiellement par l'Assemblée des premières nations du Québec et Labrador, la

ville de Montréal. À pareille date, l'an passé, devant l'inaction du

gouvernement libéral dans ce dossier, la critique en matière de tourisme, justement Mme D'Amours, questionnait beaucoup le

gouvernement libéral à ce sujet-là. J'aimerais connaître votre position

et l'avancement de ce grand projet pour le Québec et les nations autochtones.

Mme Proulx

(Berthier) : Alors, vous faites là référence à un projet qui s'appelle

DestiNations, donc, dans Le Vieux-Port de Montréal,

qui est une infrastructure qui est porteuse, qui est structurante, tant sur

le plan culturel que touristique, d'ailleurs, et on poursuit le développement avec

M. Laveau à cet égard-là. C'est le ministère de la Culture et des Communications, maintenant, qui est porteur du dossier. Ils ont une expertise pour accompagner et

pour soutenir, donc, les organismes culturels dans leurs projets de

construction. Il y a eu plusieurs rencontres, les rencontres sont bonnes. Il y

a des firmes qui ont travaillé donc pour analyser le plan d'affaires de 2016,

l'impact des budgets des organismes culturels autochtones, qui souhaitent, donc, déménager dans une nouvelle infrastructure. On est vraiment concertés, on est en action, donc, avec ma

consoeur la ministre de la Culture et des Communications, Mme D'Amours, évidemment,

et moi-même.

La Présidente (Mme IsaBelle) :

Il vous reste 35 secondes.

Mme Lessard-Therrien : 35 secondes. Bon, j'aurais aimé vous parler peut-être

plus longuement d'agrotourisme. Peut-être me rappeler ce que... les visions que votre gouvernement a en ce sens-là, je ne suis pas tout à fait certaine d'avoir

bien compris quand vous avez échangé avec le collègue de Viau.

Mme Proulx (Berthier) : Oui.

Donc, ce qu'on veut... Pardon?

La Présidente (Mme IsaBelle) :

Il vous reste 20 secondes.

Mme Proulx

(Berthier) : Je trouve ça

dommage qu'on épuise un sujet aussi important que celui-là en 20 secondes.

Je pense qu'il y a tout le mérite de s'y

attarder longuement. Si jamais on n'a pas la chance ici, ça me fera plaisir de

faire d'autres rencontres avec vous, Mme la députée, puis on pourra en

discuter autour d'une table.

Présidente (Mme IsaBelle) : Je veux souligner encore... Je vais rappeler que nous ne pouvons pas

nommer nos collègues par leurs noms,

on doit vraiment soit les appeler par leurs noms de circonscription ou le

titre de leurs ministères. Alors, je l'ai entendu à plusieurs

reprises, là, dans cet échange aussi.

Également,

j'aimerais vous... Je sais que le sujet, il est intéressant, c'est le tourisme.

J'aimerais également... Quand vous posez vos questions, laissez la

chance à la ministre de bien répondre. Parce que, depuis tantôt, là, on me

demande d'accélérer et d'accélérer la ministre de répondre, mais donnez-lui la

chance aussi de répondre. Ça vous va? Merci.

Alors, nous

allons maintenant avec le deuxième bloc du gouvernement, avec le député du Lac-Saint-Jean. Vous avez 15... Il ne vous reste plus

rien que 15 min 20 s.

M. Girard

(Lac-Saint-Jean) : Merci, Mme la Présidente. Puis justement c'est ce dont je vais parler, d'agrotourisme

et de tourisme gourmand. Donc, en tout cas, salutations d'usage à mes collègues de l'Assemblée nationale,

salutations à Mme la ministre, la sous-ministre ainsi que son équipe de cabinet et tous les gens

du ministère. Donc, ça me fait plaisir de pouvoir

m'adresser à vous puis de jaser avec vous, Mme la ministre.

Et, avant de

débuter, j'aimerais quand même souligner quelque chose ce soir dans ma

région, entre autres, dans mon comté, c'était le Gala des Grands Prix agroalimentaires au Saguenay—Lac-Saint-Jean. Et il y a une catégorie qui est la contribution à l'offre touristique régionale, et simplement

souligner que c'est la Ferme Michel Rivard et fille, la grande gagnante,

et aussi il y a un prix public Radio-Canada, et qu'elle est arrivée deuxième pour sa poutine aux bleuets. Donc,

dans ma région, le pays des géants, le pays des bleuets, alors, on en est très

fiers.

Et, Mme la ministre, j'aimerais aussi souligner la belle visite que vous avez faite à moi

et à ma collègue députée de Roberval quand vous êtes venue dans la région et, entre autres, dans le comté de Lac-Saint-Jean.

On n'a peut-être pas de stade olympique, mais on a un grand lac avec une

grande patinoire, l'hiver. Et ça a été très,

très intéressant. Et je ne me

rappelle pas la dernière fois qu'on a eu la visite, dans mon comté, d'un ministre

au niveau touristique. Donc, ça a été très, très bien accueilli de la part aussi des gens. Et vous

avez eu la chance de discuter aussi avec les gens de tous les secteurs du

tourisme et, entre autres, au niveau

d'agrotourisme gourmand. Et, en plus, dans ma région, je tiens à le souligner encore une fois, on a un créneau

d'excellence, qui est le tourisme d'aventure. Donc, c'est important quand même

de le signifier.

Alors, vous

savez, j'ai dit tout à l'heure... et tout

à l'heure ma collègue avait commencé

d'en parler, tout à l'heure, de

l'écotourisme, l'agrotourisme, le tourisme gourmand, et c'est des secteurs qui,

avec raison, prennent de plus en plus de place dans le paysage touristique québécois.

Et c'est sûr et certain que j'y accorde une importance particulière, parce que ça

touche beaucoup le domaine agricole, agroalimentaire, tout ça, et

c'est des dossiers qui travaillent conjointement, mixtes. Et c'est une

belle offre qu'on peut faire, surtout dans les régions comme la nôtre.

Vous savez,

la différence aussi entre l'agrotourisme et le tourisme gourmand, bien,

l'agrotourisme, hein, c'est la visite

de fermes, l'accueil. Ça permet aussi de donner de l'information, de voir aussi comment qu'au

niveau agricole ça se passe. Et puis il y a vraiment, en ce moment, une effervescence à ce

niveau-là. Et aussi, quand vous êtes

venue chez moi, vous avez eu... on a

fait la visite, justement, d'une

entreprise agrotouriste qui est la ferme Miel des Ruisseaux, qui est un

producteur de miel et d'hydromel. Donc, je pense que vous avez très apprécié.

Mme Proulx (Berthier) : Oui.

M. Girard

(Lac-Saint-Jean) : En même temps, ils ont un économusée, puis ça nous

montre le monde des abeilles, et tout

ça. Donc, on voit le potentiel énorme à ce niveau-là, puis on voit aussi que ce

secteur-là, l'agrotourisme, les gens qui

travaillent dans le milieu agricole sont... quand ils peuvent le faire, quand

ils ont les moyens aussi de le faire, donc, ils sont très intéressés à le faire, et ils aiment ça, ils sont des

passionnés, puis ils vendent l'image au niveau agricole. Et on en a aussi au niveau de l'autocueillette. On a

beaucoup de petits fruits chez nous, hein, puis il y a beaucoup d'entreprises

qui font de l'autocueillette, donc,

de l'agrotourisme, puis qui, en même temps, permettent de faire de

l'autocueillette des petits fruits, entre autres du bleuet.

Il y a le

tourisme gourmand aussi qui se développe de plus en plus, le tourisme gourmand,

qui nous permet aussi de développer puis d'avoir, au niveau des... on

parle de repas, de gastronomie puis de faire vivre un peu une expérience culinaire aussi au niveau de la ferme, et

aussi qui travaille avec, maintenant, des appellations... on parlait des appellations

du terroir, mais des appellations qu'on

appelle des appellations réservées, qui vont chercher le côté culturel de

l'endroit d'où ils servent les

produits. Donc, c'est quand même des choses qui sont intéressantes et des choses

qu'il faut développer. Puis, entre

autres, dans ma région, bien, on a

une table champêtre qui est unique, donc, À L'Orée des champs, puis c'est la

seule dans région. Donc, c'est ce tourisme gourmand dont on parle.

Je le disais tout à l'heure, l'agrotourisme,

tourisme gourmand, le Québec, moi, je pense qu'il jouit d'une force incroyable pour promouvoir le territoire

comme étant une destination de choix, je vous ai entendu le mentionner lors de

votre visite, puis il faut

vendre le Québec, hein, c'est important. On a beaucoup de diversité, on a beaucoup

de paysages, on a des endroits

merveilleux. Puis j'ai parlé beaucoup de mon secteur, de ma région, mais aussi on a quand même

dans toutes les régions des

vignobles. On parle des cabanes à sucre, hein, pour la Beauce, je connais la

Beauce, mais il y a bien d'autres endroits. Il y a des cidreries, aussi, il y a

des vergers et maintenant de plus

en plus de microbrasseries un peu

partout, qui sont déployés à travers

le Québec. Donc, c'est quand même quelque

chose qui est assez intéressant. Il y a des chocolateries aussi qui font

partie de l'agrotourisme, du tourisme gourmand, des

circuits gourmands. Puis, quand on parlait, tout à l'heure, des vignobles,

il y a une route des vins. Et on voit aussi de plus en plus des festivals,

puis des festivals gourmands. Donc, c'est quand même... je pourrais vous

en parler, puis vous en passer, il y en a, puis ça se développe de plus en plus.

Toutes les

régions du Québec, tant urbaines que rurales, peuvent promouvoir le caractère

distinctif de leur territoire en valorisant les atouts de leurs produits et le

savoir-faire des artisans et des producteurs. Il y a beaucoup

de savoir-faire. Donc, c'est

important de valoriser ça. Et on sait aussi que le tourisme gourmand possède effectivement un immense potentiel pour stimuler... Puis ça, c'est important, parce qu'on parle d'agrotourisme, tourisme gourmand, tout ça, mais c'est quand même... ça stimule les économies d'un point de vue

local, régional puis même national, parce

qu'on fait rayonner le Québec au niveau... à travers le monde, par ces

secteurs d'activité.

Puis, simplement

peut-être vous faire... parler un peu

de chiffres, parce que moi, je... on est quand même au niveau des crédits, quelques statistiques, on compte

789 entreprises agrotouristiques au Québec, donc c'est quand même

important, et on en compte 1 052 en tourisme gourmand. Donc, on

voit qu'il y a un engouement pour ça. Donc, les deux secteurs ensemble,

on parle de 1 800 entreprises. Donc, c'est quand même

intéressant. C'est près de 320 membres exploitants, O.K.,

qui font

partie de l'Association de l'agrotourisme

et du tourisme gourmand et... dont 53 %

en tourisme gourmand et 47 % de

ces 320 là en agrotourisme, et c'est 293 millions de chiffre d'affaires,

de l'ensemble des entreprises de tourisme gourmand. Donc, c'est quand même important, parce que c'est

quand même des entreprises de petite et de moyenne taille. Mais ce qui est encore plus surprenant, c'est qu'il y a

25,9 millions de visites en comparaison à 14 millions pour les

institutions muséales. Donc, c'est un secteur qui se développe.

Et tout à l'heure on parlait de chiffres, on

parlait de 43 %, mais, des clientèles touristiques, il y a 11 % qui proviennent de l'extérieur du Québec. Puis

j'aimerais quand même qu'on porte une attention particulière à ce 11 % là

de tourisme hors Québec. C'est une

donnée qui est très intéressante, mais je sais qu'on est capables de faire

mieux puis faire plus, parce que c'est

de l'entrée aussi d'argent neuf dans les coffres du Québec, pour inciter encore

plus les touristes internationaux à

bénéficier de notre touristique particulière, notamment, parce que le secteur

de l'agrotourisme est en pleine croissance.

Et c'est

quand même un secteur qui est intéressant puis qui est en augmentation. Entre

2012 et 2015, on a eu une augmentation de 13 % du chiffre

d'affaires et 12 % d'augmentation de l'achalandage des touristes gourmands

dans les entreprises agroalimentaires du Québec. On parle aussi de... Pour

75 % des petites municipalités sondées, le tourisme gourmand est le

secteur ayant connu la plus grande croissance depuis les cinq dernières années.

Et on dit que, pour les cinq prochaines

années, c'est encore plus de municipalités, on parle soit de 86 % qui

identifient le tourisme gourmand comme le

secteur touristique qui aura la plus grande croissance prévue. Donc, c'est

quelque chose. Les chiffres parlent d'eux-mêmes.

Puis

l'industrie va très bien. Il y a un sondage, justement, qui a été fait par

Lemay Stratégies. Entre 2011 et 2016, le secteur de l'agrotourisme

a connu une croissance de 75 %, et de 2016 à 2021 on parle de 86 % de

croissance estimée. Donc,

c'est un secteur, écoutez, qui est en effervescence. Et, pour les

10 prochaines années encore, les chiffres le disent, ils le démontrent,

ça va ne faire qu'augmenter.

sais, Mme la ministre, à l'heure actuelle... les sortes de financement

disponibles pour les entrepreneurs, ça travaille avec le ministère de l'Agriculture, tout ça, c'est conjoint, il y a des

volets, vous en avez parlé un peu tout à l'heure. Moi, j'aimerais ça savoir un peu... parce que le

gouvernement du Québec veut faire... on veut faire, le Québec, une destination

numéro un, puis je voudrais juste savoir un

peu comment vous allez y parvenir. Puis un peu, en même temps, bien, ça va

vous permettre de répondre à ma collègue, alors...

Mme Proulx

(Berthier) : Merci, M. le député du Lac-Saint-Jean. Merci de votre

accueil quand je suis allée chez vous.

Alors, mesdames et messieurs, on a eu Mange, prie, aime ; maintenant, on

va avoir Mange, goûte, découvre . Non, je fais une blague, mais c'est vraiment ça, c'est de découvrir les

plaisirs gastronomiques du Québec. Et, pour ceux qui me suivent sur Instagram, quand je peux acheter des

produits avec un drapeau du Québec, sur mon fromage, sur mon cidre, sur

mon vin, vous dire la fierté que j'ai d'acheter qualité Québec.

c'est vrai que c'est un engagement de la Coalition avenir Québec, avec, donc,

un fonds, plus précisément, là, un fonds d'investissement agricole qui va

mettre en place, donc, l'accessibilité pour l'ensemble des productions

agricoles, y compris les entreprises

agrotouristiques. Donc, en gros, on parle d'un montant minimal de

50 millions par année qui va permettre,

donc, d'encourager la création de nouvelles entreprises dans le domaine de

l'agrotourisme. Il va être financé par un surplus actuel de La

Financière agricole, donc on est vraiment collés sur le MAPAQ.

ce qu'il est important de préciser, que je n'ai pas eu l'occasion de faire, M.

le député de Viau, les agriculteurs du Québec

nourrissent le Québec, nourrissent une

partie de la planète aussi, ce sont des

gens qui travaillent très, très fort. On n'a pas idée de

l'investissement, on ne parle même pas financier, là, mais humain, chez les

agriculteurs au Québec. La création de

nouvelles entreprises tient d'abord et avant tout de la volonté de ces gens-là

d'accueillir des touristes sur leurs lopins

de terre. On sait qu'ils travaillent très, très fort, et c'est malheureusement,

au Québec... le plus haut taux de suicide, c'est chez les agriculteurs. Ils ont des cris de détresse année après

année. Et c'est une entreprise que je veux soutenir mais à la capacité

d'accueillir des touristes chez eux. Si ça devient une charge additionnelle

pour eux, il faut qu'il y ait cette volonté-là.

Il y en a beaucoup, d'agriculteurs qui ont cette volonté-là d'accueillir des

touristes chez eux. Il y en a qui sont dans

le début de leur entreprise, moi, je souhaite les accompagner à grandir, le

MAPAQ fait exactement la même chose, et on veut continuer de mettre des

produits québécois dans les assiettes de tous les Québécois.

d'ailleurs, dans un des volets de nos programmes festivals et événements, c'est

4 millions sur deux ans pour faire, entre autres, que, par exemple,

dans les marchés de Noël, on retrouve des produits du Québec, dans les

festivals et les événements, qu'il y ait des produits du Québec clairement

identifiés comme étant des produits du Québec.

Alors,

c'est dans cet esprit-là, M. le député de Lac-Saint-Jean, que notre

gouvernement a annoncé, donc, ses mesures en agrotourisme et en tourisme

gourmand.

La Présidente (Mme IsaBelle) :

On peut continuer avec le député de Lac-Saint-Jean. Il vous reste

2 min 13 s.

M. Girard

(Lac-Saint-Jean) : Donc, je suis quand même content d'entendre ça.

Puis, tout à l'heure, mon collègue député

de Viau — c'est

bien cela? — vous

avez quand même mentionné le secteur agricole puis l'agrotourisme, parce que

ça en fait partie, et vous avez mentionné

des réalités, mais il y a des réalités aussi d'entreprise, il y a des réalités

aussi de contraintes, des fois, de

temps et de météo, tout ça, mais c'est un secteur qui est en voie de... qui se

développe de plus en plus, mais c'est

long, c'est quand même long à développer aussi, ce secteur-là, des contraintes

physiques, etc. Et, en même temps,

bien, ça nous permet aussi de découvrir le côté bucolique du territoire

québécois, qui est très intéressant, quand on se promène dans les routes

rurales en campagne, tout ça.

Puis

je reviens aussi un peu, Mme la ministre... Quand vous êtes venue dans ma

région, dans mon comté, vous aviez des

gens, justement, des agriculteurs qui font de l'agrotourisme qui vous ont

entretenue et qui vous ont souligné, nécessairement...

pas nécessairement en termes d'argent, mais plus en termes, des fois,

d'accompagnement, parce que le ministère

de l'Agriculture accompagne, tout ça. Peut-être, un peu, juste me... Une

question : Qu'est-ce que le ministère peut offrir en termes d'accompagnement

au niveau des entreprises?

Mme Proulx

(Berthier) : Bien, justement,

c'est... Merci, M. le député. C'est dans cet esprit-là, donc, dans le volet

festivals et événements. Accompagner les agriculteurs, c'est de rendre

leurs produits accessibles à l'ensemble du territoire québécois. Donc, ce 4 millions de dollars là

sur deux ans, c'est justement pour donner partout, aux festivals, aux

événements, accès aux produits

québécois, dans les marchés de noël, dans les festivals, dans des événements.

Puis les Québécois, on a beaucoup de savoir-faire là-dessus.

Puis

je veux juste souligner, d'ailleurs, je l'ai salué, M. Sirois, de l'ITHQ,

qui a gagné un Bocuse d'Or, qui maintenant va être à l'international

pour aller gagner un prix encore plus prestigieux, je le souhaite. C'est le

rayonnement, c'est la fierté de tout le Québec, des agriculteurs en allant aux

chefs cuisiniers qui nourrissent l'ensemble des Québécois.

La Présidente (Mme IsaBelle) :

Je vous remercie pour cet échange enrichissant.

Écoutez,

le temps alloué est déjà écoulé. Il est 20 h 57. Nous allons prendre

une pause de 10 minutes, alors nous revenons à 9 h 7, nous

commençons à 9 h 7. C'est bien.

(Suspension de la séance à

20 h 57)

Présidente (Mme IsaBelle) : Alors, tout le monde est de retour? Alors, écoutez,

nous allons commencer. Merci. Alors, nous allons commencer,

21 h 7. Nous sommes maintenant rendus avec le deuxième bloc de l'opposition

officielle. Nous laissons la parole au député de Viau. Vous avez

17 minutes.

M. Benjamin : Merci, Mme la

Présidente. Donc, je veux, à mon tour, saluer cette belle récompense qu'a eue M. Labrecque ce soir, donc. D'ailleurs,

l'événement se tient dans ma circonscription, par ailleurs, donc, alors... Mais

très content de vous avoir avec nous.

Et puis, comme vous, je salue aussi la grande contribution de M. Labrecque

à Montréal et au Québec, donc, à

diverses fonctions, notamment, dans le cas qui nous concerne aujourd'hui, à la

Régie des installations olympiques. C'est un... Je salue le visionnaire

qu'il est et le grand développeur qu'il est.

Et vous avez

évoqué tout à l'heure, Mme la ministre, le grand concert avec l'Orchestre

symphonique de Montréal, avec Kent

Nagano. J'y étais. Donc, c'était un événement important, majeur, un très bel

événement. Et je salue aussi tout ce

qui a été réalisé au cours des dernières années autour du... avec le Parc

olympique, en termes de vision, pour l'est de Montréal. Et, moi qui ai grandi, donc, dans la circonscription de Viau,

donc, pour moi, il n'y a qu'un autobus qui me mène vers le Parc

olympique, c'est le 139. Donc, voilà.

Vous avez...

Vous venez de terminer, je crois, les consultations, Mme la ministre, et je

vais tout de suite, si vous permettez,

faire une toute petite rectification. Au moment d'annoncer ces consultations,

vous avez dit que vous étiez la première.

Je dois vous dire que vous êtes la deuxième, puisqu'avant vous... et il y a la

députée de Laporte, ancienne ministre du

Tourisme, Mme Nicole Ménard, qui, elle, avait réalisé aussi des

consultations, des tournées, alors... Mais, quand même, je salue ces

consultations-là. Donc, ça a été un bon moment de rencontres de différents

acteurs.

La première question... J'ai plusieurs questions

autour de... dans ce bloc-ci. Si vous permettez, j'aimerais vous demander des réponses pas trop longues, parce que...

surtout quand on va essayer de parler pour l'ensemble... pour beaucoup

d'acteurs.

Est-ce qu'au

terme de ces consultations, Mme la ministre, où nous avons, vous et moi,

beaucoup entendu beaucoup d'acteurs... est-ce que vous vous engagez à

déposer un bilan de ces consultations-là?

Mme Proulx

(Berthier) : Quelques précisions. Dommage que je ne vous verrai pas

sur le bus 139, parce que je l'ai pris beaucoup, moi aussi,

M. le député de Viau.

consultation de la précédente ministre du Tourisme, c'étaient les associations

touristiques régionales. Or, dans le

cadre de cette grande consultation-là, M. le député de Viau, vous avez été

présent, c'est les ATR, les ATS. On a également rencontré les maires,

les préfets de chacune des régions touristiques qu'on a visitées, en plus, en

plus d'avoir rencontré 1 400 entrepreneurs de ce ministère du bonheur.

Alors, c'est

la première fois, si je peux apporter ces précisions-là. C'est un... Oui. Alors,

il y aura les assises du tourisme qui auront lieu les 6 et 7 mai

prochains, où on pourra présenter à l'ensemble des acteurs de l'industrie ce

que nous aurons récolté sur le

terrain, tous les témoignages, les bons coups, des enjeux, les défis, les

envies, la vision de l'industrie touristique.

On a récolté... Comme vous le savez, M. le député, le canevas pour le plan de

la stratégie de croissance économique de

notre industrie est vierge. Et donc toute cette vaste consultation là a permis

de nourrir, au ministère, au cabinet, notre réflexion pour arriver, donc, avec

un plan de croissance économique de notre industrie qui va être à la lumière de

ce que les créateurs de beaux moments

nous ont témoigné sur le terrain. Vous aurez une première

partie de ce qu'on a

récolté sur le terrain lors des

assises qui auront, donc, lieu les 6 et 7 mai prochains. Je serais très

heureuse, d'ailleurs, de vous voir présent à ces assises-là, M. le

député de Viau.

M. Benjamin : Merci, Mme la

ministre. Une des choses qui revenait souvent lors de ces consultations dans

différentes régions, de différents partenaires, de différents acteurs, c'est

que, souvent, il y a des embûches, des obstacles qui auraient pu être réglés ou bien qui peuvent être réglés. Est-ce que,

sans attendre, sans attendre un plan d'action, vous vous êtes engagée... est-ce que vous pouvez vous

engager à avoir une table interministérielle pour permettre à régler rapidement

les dossiers qui doivent être réglés pour l'industrie?

Mme Proulx

(Berthier) : C'est parce qu'il faudrait préciser votre question, M. le

député de Viau. Des embûches? Là, le

spectre est très, très large. Je vous proposerais de juste préciser un petit

peu votre question, que je puisse vous donner une réponse précise, M. le

député.

M. Benjamin :

Bien, alors, par exemple, quand il y a des acteurs, par exemple, qui nous

disent qu'il y a des embûches avec

tel ministère, avec le ministère de l'Environnement, et telles embûches avec le

ministère de l'Agriculture, avec le ministère

des Affaires municipales, donc, je crois qu'il y a là nécessité qu'il puisse y

avoir une table interministérielle où vous

allez prendre, comme ministre responsable du ministère du bonheur, j'en

conviens avec vous, donc, le leadership pour voir à régler ces

situations-là, à aplanir les obstacles.

Mme Proulx

(Berthier) : Dès notre entrée en poste, ce gouvernement-ci a ouvert

les canaux de communication, vraiment,

avec nos partenaires, que ce soit la Régie des installations olympiques, le

Centre des congrès de Québec, le Palais des congrès de Montréal, tous les ministres avons un canal de

communication direct parce que, oui, les enjeux, en tourisme, il y a Transports, il y a Culture, il y a

Communications, il y a Développement économique, évidemment, il y a le

ministère de l'Agriculture également.

Il y a des conversations, M. le député de Viau, qui ont lieu à tous les jours.

Alors, avant les caucus,

nous partageons, et avec les députés, d'ailleurs, les députés qui sont présents

ce soir peuvent en témoigner, viennent s'asseoir

avec les ministres, parlent des enjeux directement liés à l'industrie

touristique. Et, si Mme la députée de Labelle a un enjeu particulier,

vous savez quoi? Elle s'assoit entre le ministre des Transports et la ministre

du Tourisme et directement nous propose...

nous présente sa question, et directement le ministre des Transports et

moi-même, on se met à l'ouvrage pour

tenter de trouver une solution à la difficulté que pourrait peut-être parfois

vivre, quoique jamais, Mme la députée de Labelle.

M. Benjamin :

Je ne parlais pas des enjeux de représentation mais plutôt d'une table

interministérielle. Je vais vous donner un...

Et, quand vous dites qu'il y a une belle communication, bon, je veux bien, mais

il y a un dossier en particulier que

je voulais aborder avec vous, celui de Nautisme Québec, qui est une association

sectorielle, donc, au niveau du secteur maritime, quelque 800 000 plaisanciers québécois. Ils ont

participé, d'ailleurs, à une des consultations, dans quelle région je ne

me rappelle plus, mais j'ai vu les représentants...

Mme Proulx

(Berthier) : Saint-Jean, M. le député, Saint-Jean.

M. Benjamin :

À Saint-Jean?

Mme Proulx

(Berthier) : Oui.

M. Benjamin :

Donc... Et je pense l'avoir vu à Montréal aussi, je pense l'avoir vu à Montréal.

Mais, en tout cas, une des

revendications de cette industrie, c'est l'enjeu d'accès aux plans d'eau, l'accès aux plans d'eau. Et il y a

des modèles qui existent. Un des

modèles connus qui existent, c'est un modèle qui existe en Ontario

et au fédéral, où, par exemple, le fédéral finance notamment l'accès aux

installations sanitaires, donc, dans plusieurs municipalités.

Votre gouvernement a

annoncé un plan, une vision du Saint-Laurent, une vision qui est portée, au

niveau du développement économique, par le député de Nicolet-Bécancour, je crois,

et aussi par la ministre déléguée aux Transports. Or, sachant... Et je vous ai déjà

entendue, d'ailleurs, Mme la

ministre, parler de l'importance de

l'eau pour la vision que vous aviez, donc, pour le développement de l'industrie touristique. Or, est-ce que le ministère...

Ma question, en fait, une question

et une sous-question : Est-ce que le ministère du Tourisme est

présent, est autour de la table au

niveau du Projet Saint-Laurent? Et, deuxièmement, qu'est-ce que

vous répondez à Nautisme Québec, pour qui les 800 000 plaisanciers, donc, ont beaucoup de difficultés — ce sont des touristes, qui peuvent être des

touristes aussi — à avoir

accès aux plans d'eau?

Mme Proulx

(Berthier) : Oui, Nautisme Québec, j'étais très heureuse, d'ailleurs,

de les voir dans le comté de mon confrère le député de Saint-Jean. C'est

vrai qu'on a de superbes plans d'eau, au Québec.

C'est vraiment un

enjeu qu'ils ont partagé de façon très transparente avec nous, et c'est la

raison pour laquelle, M. le député de Viau,

cette consultation-là était si importante, parce que, ces gens-là, peut-être,

peut-être n'auraient-ils pas été entendus aussi clairement que de se

présenter dans le cadre de cette consultation-là.

je le répète, le plan de croissance économique de notre industrie, la feuille

est blanche. On a tellement un grand privilège,

j'ai un grand privilège, le ministère, les sous-ministres, les conseillers, les

directeurs régionaux, mon cabinet, d'avoir la chance de pouvoir écrire un plan stratégique de croissance économique

à la lumière de tous les intervenants de l'industrie qui se sont

présentés dans nos 18 arrêts, représentant nos 22 régions

touristiques.

C'est

vrai que l'industrie nautique s'est présentée, vrai aussi que Montréal est une

île, et peut-être qu'on a tendance à

l'oublier, on est insulaires. Mme Rouleau, d'ailleurs, travaille très fort

pour redynamiser l'est de Montréal. L'accès au Saint-Laurent, vous le savez très bien aussi, M. le député de Viau,

combien le premier ministre du Québec est amoureux du Saint-Laurent. Je pense qu'on est tous amoureux du

Saint-Laurent. Et c'est la raison pour laquelle, M. le député, qu'on va travailler, donc, à développer une stratégie de

croissance économique qui va très certainement mettre en valeur le

Saint-Laurent

M. Benjamin :

Merci, Mme la ministre. Donc, un

autre dossier que je trouve important, donc... Vous savez, quand on aime le Québec, et particulièrement le tourisme sur le territoire québécois, c'est de savoir cette belle diversité non seulement des régions, chacune des régions, à leurs couleurs, leurs teintes, leurs

particularités, à leurs saveurs, mais aussi leur musique. Et ce

que j'entends par «musique»... Je vais vous parler de culture, où, par exemple, nous étions, vous et moi, dans la région de la Mauricie, donc, où il y a

une volonté, en même temps, d'avoir nature et culture ensemble. Aujourd'hui, est-ce qu'il y a des efforts? Qu'est-ce qui est fait, au niveau

du ministère de la Culture, avec

votre collègue du ministère de la Culture, pour favoriser le

développement du tourisme culturel?

Mme Proulx

(Berthier) : DestiNations,

dont on parlait un peu plus tôt, est un des beaux exemples qu'on a pu vous

présenter. C'est clair qu'on est dans la

main, culture et tourisme... c'est directement dans l'offre touristique, ne serait-ce que dans le cadre du festival et des événements.

Vous parliez de la musique, hein, de chacune des régions du Québec.

Bien, parlons-en, de la musique, car,

dans le cadre d'événements, la musique prend une grande place, ne serait-ce que

l'exceptionnel FrancoFolies de Montréal,

le grandiose Festival international de jazz de Montréal, le blues de Tremblant,

c'est de la culture et du tourisme

qui se greffent ensemble. On travaille également, donc, sur des institutions muséales

ensemble, les églises, qui font

partie... Moi, quand je voyage à l'étranger ou même au Québec,

je suis allée à l'île d'Orléans, j'ai fait le tour de l'île d'Orléans, je suis arrêtée à chacune de ces magnifiques églises, qui fait

partie

du patrimoine québécois, mais qui est également, donc, dans une offre touristique.

suis consciente qu'il y a des attentes du milieu avec le tourisme et les

cultures et pour la mise en place, donc, de stratégies, comme vous le mentionnez, qui sont plus sectorielles, en

tourisme culturel. Donc, heureusement, on a un plan qui est à écrire. Et, dans cet esprit-là, Mme la

ministre de la Culture et des Communications... on travaille ensemble, donc

vous avez la pleine collaboration de Mme la ministre de la Culture et des

Communications et moi-même.

La Présidente (Mme IsaBelle) :

Merci. Merci. Il vous reste 3 min 16 s.

M. Benjamin : Merci, Mme la

Présidente. Vous avez parlé des événements majeurs. Un des enjeux qu'ont les événements majeurs, c'est les coûts qui ont

explosé en matière de sécurité. Or, il y a eu des représentations qui ont été

faites, donc, notamment par le REMI

auprès du fédéral. J'aimerais savoir : Est-ce que vous avez, comme

ministre du Tourisme... Avez-vous

fait des représentations auprès de votre collègue du fédéral sur les besoins de

l'industrie touristique québécoise? Et quelles ont été vos demandes?

Mme Proulx

(Berthier) : En tout début de mandat, lors d'une allocution que ma

consoeur fédérale a faite devant la

chambre de commerce de Montréal... Il faut savoir que, la ministre fédérale, je

l'ai connue également dans une autre vie, on a eu l'occasion de se parler. Mais, je vous dirais, très brièvement,

cette fois-là, on a eu une rencontre. J'aurai l'occasion, d'ailleurs,

dans les prochains jours, de revoir ma consoeur fédérale. Très hâte de la

revoir et de pouvoir discuter avec Mme la ministre, des discussions, donc, sur

le REMI, entre autres. On aura ces discussions-là avec Mme la ministre.

M. Benjamin :

Donc, vous comprendrez, Mme la ministre, que nous avons des attentes autour de

cette rencontre qui aura lieu. Et,

pour le moment, il n'y a pas de... il n'y a rien qui a été avancé, depuis les

six mois que vous êtes là. Donc, il n'y a pas de chantier avec le

fédéral, donc, il n'y a absolument rien?

Mme Proulx

(Berthier) : En fait, je vous dirais que mon arrivée en poste a été

faite le 18 octobre dernier. Vous comprendrez qu'il y a quand même

un apprentissage pour bien représenter l'industrie touristique, apprentissage

avec Mme la sous-ministre, tous les

directeurs, pour être capable d'être le bon porte-voix de ce formidable

ministère là. Comme je vous dis, je vais la rencontrer à nouveau la

semaine prochaine.

Pour ce qui

est des enjeux liés à la sécurité, vous savez que ça relève de la ministre de

la Sécurité publique, qui est

d'ailleurs en discussion présentement avec les gens du REMI, avec Martin... Donc,

Mme Guilbault a des discussions présentement

avec le REMI, qu'on a rencontré tout juste après Noël, je crois, qu'on a

rencontré les gens du REMI, tout juste

après Noël, on les avait rencontrés, les gens du REMI, ils nous avaient fait

part, donc, de ces inquiétudes-là, et, à la lumière de cette rencontre, donc, avec le REMI, ça a été lancé avec Mme

la ministre de la Sécurité publique, qui est en discussion avec le REMI. Mais je tiens à préciser une chose très

importante : il est sécuritaire de voyager au Québec. Je ne

voudrais pas qu'il y ait une perception publique ici que c'est dangereux de

voyager au Québec. Et une des raisons qui fait

que le Québec rayonne à l'international, c'est que nous sommes, au Canada, au

Québec, un pays qui est sécuritaire. Je comprends les enjeux liés à la

sécurité auxquels vous faites référence, M. le député de Viau, mais une des

marques de commerce les plus publiques à

l'international, c'est tout cet aspect, donc, de la sécurité des voyageurs à

l'intra-Québec, mais ceux également

qui viennent de l'international, que, lorsqu'ils entrent en territoire

québécois, ils peuvent se sentir en sécurité.

La Présidente (Mme IsaBelle) :

Merci. Nous avons empiété 10 secondes sur le temps de notre bloc. J'ai

laissé quand même la ministre répondre à la question, qui était pertinente.

Alors, nous sommes rendus au troisième bloc du gouvernement. La députée

Abitibi-Ouest, la parole est à vous. Il vous reste 14 min 20 s.

Mme Blais

(Abitibi-Ouest) : Mme la Présidente, Mme la ministre, chers collègues,

représentants du ministère, bonsoir.

Vous avez

terminé le 26 avril cette grande démarche de consultations qui s'est

amorcée le 22 février dernier et qui vous amenée aux quatre coins du pays, des Îles-de-la-Madeleine à

Sherbrooke, en passant par la Gaspésie, Baie-Comeau, Charlevoix, Québec, la Mauricie, le

Centre-du-Québec, Montréal, les Laurentides, Val-d'Or. J'ai d'ailleurs bien

hâte de vous entendre sur les constats

préliminaires que vous avez recueillis. Dans ce cadre de votre tournée, vous

vous êtes adressée principalement aux

entreprises touristiques, aux entrepreneurs qui, eux, n'ont que rarement accès

à leur ministre. Par cet accès

privilégié, cette tournée s'est avérée être une première dans l'industrie que

vous représentez, et je peux vous assurer qu'en Abitibi ça a été très,

très, très apprécié.

D'ailleurs,

je tiens à vous lever mon chapeau pour avoir été si présente sur le terrain.

J'ai vu passer plusieurs photos de

votre tournée sur les réseaux sociaux et j'ai été très impressionnée de

constater l'engouement des gens à l'égard de ces rencontres. Ça démontre, d'une part, la mobilisation des acteurs qui

caractérisent l'industrie et, d'autre part, le désir de tous et chacun de vouloir contribuer. De par cette

initiative, vous avez su rassembler tous les acteurs autour d'un objectif

commun, faire de l'industrie touristique

québécoise un levier économique encore plus puissant, ce qu'il est

présentement.

Les collègues députés de toutes les formations

politiques étaient également les bienvenus partout où vous êtes passée. Ceux-ci ont pu constater tout

l'enthousiasme et l'énergie que vous mettiez à chaque table où vous vous

assoyiez pour discuter des différentes caractéristiques propres au

tourisme.

Vous

présenterez les constats de la tournée des régions et validerez les

orientations envisagées auprès des industries touristiques lors des Assises du tourisme 2019, qui auront lieu

dans quelques jours à Montréal, et je suis persuadée que vous serez notre

ambassadrice et notre ministre pour refléter la fierté du Québec. Par la suite,

vous lancerez un appel de mémoires, d'avis et de commentaires afin que

tous aient une voix.

Je tiens aussi à vous

remercier et à vous inviter, parce que vous êtes venue chez nous en hiver, puis

je sais que votre tournée n'a pas été

facile, parce que vous aviez des jours ensoleillés, mais vous aviez aussi des

jours où il neigeait, et que ce

n'était pas toujours... et qu'il faisait froid. Alors, je vous invite à venir

en Abitibi découvrir notre beau coin de pays, où nous avons des événements culturels comme, entre autres, Amos vous

raconte, aussi La Troupe à coeur ouvert, qui parle de l'histoire de

l'Abitibi, et aussi de beaux festivals, festivals autochtones aussi.

Alors, ma

question : Que retenez-vous de celle-ci? Et comment pourrez-vous outiller

tout le monde à répondre aux réels besoins des enjeux par la suite?

Mme Proulx (Berthier) : Merci,

Mme la députée. J'inviterais tout le monde à être attentif lorsque les députés s'adressent, dans le cadre de ces crédits-ci...

Tout le monde a consenti à énormément de travail pour se présenter ici. Merci

infiniment, Mme la députée. C'était un chaleureux accueil, chez vous.

Et, même s'il

y a des enjeux qui se sont recoupés dans certaines régions du Québec, il y a

des particularités, mais il y a

surtout des gens qui, si vous me permettez l'expression, dans votre région,

nous font des propositions pour réfléchir en dehors de la boîte, les enjeux liés au transport, où votre

communauté, votre groupe, votre territoire se sont mis ensemble pour faire en sorte que... Lorsque des gens

débarquaient chez vous, la communauté s'est mise ensemble, s'est déployée sur

le terrain pour répondre à ces enjeux de transport.

Les assises,

donc, dès la semaine prochaine, et je souhaite... et j'invite tous les députés

à y assister. Vous allez découvrir tout

ce qu'on a été en mesure de récolter sur le terrain. Et, même si on parle

beaucoup d'enjeux dans l'industrie touristique, il y a de très bons

coups. Les artistes et artisans du bonheur sont créatifs, ils sont très, très

créatifs, les Québécois sont accueillants, et c'est ce que je crois qu'on va

découvrir lors des assises.

Et, vous

savez, on a une responsabilité aussi, au Québec, tous les Québécois, tous les

Québécois, quels qu'ils soient, ont

la responsabilité de bien accueillir le Québécois qui part de la Gaspésie pour

s'amener à Montréal, ou le Montréalais qui s'amène en

Abitibi-Témiscamingue, ou encore le touriste international qui s'amène,

évidemment, par les deux grandes portes

d'entrée que sont Montréal et Québec, bien sûr, les associations touristiques

régionales sectorielles, les élus, mais, vous savez, l'accueil, de faire en sorte... du Québec une destination

incontournable, c'est tout le Québec qui doit y participer, c'est le pompiste, c'est la boulangère, c'est les

gens sur la rue qui vont indiquer comment se diriger, et c'est ça, l'industrie

touristique au Québec. Il faut... On parlait

de croissance économique, Mme la députée. Pour que l'industrie continue de

progresser comme elle progresse depuis de

nombreuses années, nous avons une responsabilité, comme Québécoises et Québécois, dans l'intra-Québec et à

l'international, de voir quelqu'un s'amener dans notre territoire, de bien

l'accueillir, parce que l'accueil, c'est ce qui va faire en sorte que

des gens vont vouloir retourner chez vous.

Dans la tournée, il y a parfois, très rarement

mais parfois où j'ai senti que des régions étaient en compétition avec une autre région. Nous vendons d'abord et

avant tout le Québec. C'est ce que nous vendons. Et je faisais un exercice durant la tournée. Il y avait plusieurs

entrepreneurs qui étaient là, souvent 100, 125 personnes. Je leur

demandais : Combien parmi vous

avez visité deux fois le même pays? La majorité des gens ont levé la main.

Alors, si nous, comme nation québécoise, comme industrie, comme Québécois et Québécoises, on s'assure de bien

accueillir les touristes qui choisissent le Québec, bien, il est fort probable qu'ils reviendront. Et,

si la porte d'entrée, la première fois, est Montréal, et qu'ils décident

d'aller à Mont-Tremblant, terminer la boucle à Québec, mais que l'accueil était

exceptionnel, qui nous dit que, la prochaine fois, ils n'auront pas envie d'aller en

Abitibi-Témiscamingue, d'aller en Estrie, dévaler les belles montagnes de

l'Estrie, d'aller en Gaspésie,

d'aller se payer une semaine aux Îles-de-la-Madeleine? C'est ça, l'industrie

touristique. Tout le monde, nous devons travailler ensemble pour

s'assurer que les gens reviennent et qu'ils aient une impression, un sentiment

de fierté lorsqu'ils sont débarqués chez nous.

Alors, j'ai

très, très hâte de vous présenter, donc, les résultats, ces assises-là, la

semaine prochaine. Et, Mme la députée, c'est avec beaucoup de plaisir

que je vous y accueillerai. Merci pour votre question.

La Présidente (Mme IsaBelle) :

Alors, nous poursuivons avec le député d'Orford. Il vous reste

six minutes.

M. Bélanger :

Merci, Mme la Présidente. Je tiens à saluer mes collègues, Mme la ministre. Ça

me fait plaisir de participer à cette étude de crédits.

Pour moi, le

tourisme a un lien très, très étroit avec l'économie et avec le développement

économique. Mais, avant de traiter de

ce sujet-là, j'ai une petite anecdote, parce que vous parliez du Stade

olympique. Ça a été mon premier emploi, le Stade olympique. Puis, en passant, il n'y a pas juste Greg Joy, il y

avait Bruce Jenner, il y avait Nadia Comaneci aussi. Mais je pense que vous aviez une préférence pour

Bruce Jenner, c'est ça. Je ne dirai pas qu'est-ce qui s'est passé après, mais

en tout cas.

Au niveau de l'impact économique, j'ai travaillé

au cours des dernières années avec, justement, la ministre, la ministre Boulet, et l'équipe, j'ai travaillé avec le MESI et j'ai travaillé avec le MTO, et on a

réussi, avec les deux ministères, à

démontrer que l'impact touristique, au niveau économique, était significatif.

Parce que, de la façon comment le MESI travaillait les projets de développement

touristique, il le faisait un peu de la même façon que lorsqu'on investit dans

une usine, puis c'était vraiment...

le focus était fait sur le site. En tourisme, quand quelqu'un vient, prend

l'avion, et puis il va vers un site

touristique, bien, il passe par l'aéroport, il loue une automobile, il arrête

au restaurant, il arrête à l'hôtel. L'impact, l'impact économique, est

significatif. Moi, j'utilisais toujours la règle de 1 $ investi, c'est

7 $ d'impact économique direct et

indirect lorsqu'on a une clientèle internationale. Vous pouvez dire : Si

elle est moins internationale, peut-être que le ratio est un pour cinq,

mais c'est quand même significatif.

J'ai aussi un peu un mea culpa à faire, parce

qu'on parlait du PSSDT puis du PADAT. Bien, au mois du juin, l'an passé, le

projet d'Owl's Head sur lequel j'ai piloté, j'ai travaillé, ça a été 31,6 millions

de PSSDT puis de PADAT, il

y a eu deux PADAT à 5 millions, donc j'en ai grugé peut-être

un petit bout, mais c'est quand même un projet de 200 millions qui a un impact significatif pour cette municipalité-là, qui est la municipalité

de Potton. Potton avait un budget opérationnel de 3 millions. Ça, c'est le budget d'opération de la... Il

y a une petite ville, Mansonville, et ça va leur permettre de doubler, avec les revenus fonciers, à 6 millions. L'impact économique direct et indirect dans la région, c'est 26 millions par année. C'est significatif. Puis je pense qu'on a à apprendre

d'un projet comme ça. Je pourrais vous parler aussi de la SEPAQ, SEPAQ d'Orford; avec ses un demi-million de

visiteurs par année, le parc a doublé. Donc, moi, je l'ai dit d'entrée de jeu,

à ma première intervention au salon bleu,

qu'Orford était la plus belle circonscription au Québec, j'en suis encore persuadé.

Mme la ministre, j'avais une question pour vous,

parce que j'ai quand même analysé pas mal les documents et puis je réalise que vous avez une stratégie sur cinq

axes. Il y en a un, bon, qui touche le Saint-Laurent, l'autre, hivernal, 45e parallèle,

événementiel et puis nature et aventure. Il

y a le volet affaires, mais, je pense, le volet affaires, on pourra le traiter

à part. Mais j'aurais aimé savoir...

parce que vous avez développé... vous êtes en train de développer une

stratégie 2020‑2025, et puis

j'aimerais savoir comment cette stratégie-là... Bien, je vais vous la lire, la

question : Comment entendez-vous tirer profit de cette opportunité

qu'est la stratégie de croissance économique de l'industrie

touristique 2020 jusqu'à 2025?

Mme Proulx

(Berthier) : Bien, au risque de me répéter, en plus d'avoir vécu une

série de premières, depuis le 1er octobre dernier, d'avoir

l'honneur d'être ministre du Tourisme, j'avais en plus la particularité d'avoir

un plan de développement économique par le précédent gouvernement qui arrive à

terme à la fin de mars de 2020. C'est un grand privilège dans la mesure où on

peut aller sur le terrain et prendre le pouls de l'industrie, parce que

l'industrie a grandi, l'industrie s'est

modifiée, l'industrie s'en va vers autre chose, l'industrie touristique, et,

dans cette perspective-là, d'aller tâter

le pouls des entrepreneurs, de ces hommes et femmes d'affaires là qui sont des

créateurs de bonheur, c'est le grand privilège de pouvoir, donc, bâtir à

partir de zéro, avec un canevas qui est complètement vierge, donc, une

stratégie de croissance économique de notre industrie.

Vous avez

parlé du tourisme d'affaires, vous avez parlé de la SEPAQ, je vais revenir sur

ces deux éléments-là, parce

qu'effectivement le tourisme d'affaires est deux fois plus payant que le

tourisme d'agrément. D'ailleurs, M. le directeur général du Palais des congrès de Montréal pourrait

vous en parler, c'est un secteur d'affaires qui est très important. Et on va

évidemment se pencher très sérieusement là-dessus. On a lancé un programme un

peu plus tôt cette année, mais on est à réfléchir, donc, comment on va déployer

tout ça pour le prochain plan.

M. Bélanger :

...en région, le tourisme d'affaires aide beaucoup dans les saisons et pôles,

c'est vraiment stratégique. Gaspésie ou ailleurs, en été, ça va quand

même très bien, et le tourisme d'affaires a un impact vraiment important.

Mme Proulx

(Berthier) : Si on parle de la saisonnalité, c'est un des thèmes qui a

été abordé durant cette grande consultation-là,

on me disait : Mme Proulx, comment on fait dans les creux de saisons?

Et effectivement, vous avez raison, le

tourisme d'affaires, c'est une belle opportunité. On aura très certainement la

chance de parler de la SEPAQ à une autre occasion...

Mme Proulx (Berthier) : ...Mme

la sous-ministre. Ça fait du bien.

Présidente (Mme IsaBelle) : Je vous remercie de tenir le temps,

mais il faudrait que ce soit plus silencieux. Merci quand même.

Alors,

nous y allons rapidement avec le troisième groupe d'opposition, avec la députée

de Gaspé. Vous avez 14 min 45 s.

Mme Perry

Mélançon : Bonsoir, Mme la Présidente, bonsoir, Mme la ministre,

bonsoir à tous les collègues de l'Assemblée nationale, et des salutations

particulières à tous les acteurs du milieu du tourisme plus particulièrement.

Je suis contente de vous voir, contente de voir les gens qui

travaillent, qui se dédient entièrement à l'industrie touristique.

Moi, je suis

particulièrement intéressée par ce domaine-là. J'ai été formée, d'ailleurs, à

l'Institut de tourisme et d'hôtellerie

du Québec, à Montréal, alors... et, en plus, je viens d'une des destinations

touristiques les plus reconnues, la Gaspésie, la région de la Gaspésie. Et je

sais que la ministre n'aime pas qu'on parle des régions de manière individuelle,

mais, tout de même, il reste qu'il y a des

régions qui en dépendent plus que d'autres, et c'est le cas de la région de la

Gaspésie. Donc c'est une industrie qui rapporte énormément pour notre

économie locale.

Alors, je

sais qu'il y a eu une consultation publique très importante partout au Québec,

et d'ailleurs j'ai eu l'occasion de rencontrer la ministre à Matane,

dans la région voisine, le comté de mon collègue chef du Parti québécois.

Alors, j'aimerais mentionner qu'il y a eu plus de 80 % des acteurs qui

étaient présents qui proviennent de mon comté. Donc, vraiment, quand je dis que c'est une industrie importante et porteuse,

je crois que les acteurs l'ont bien démontré en se rendant et en faisant beaucoup de kilomètres pour vous

rencontrer. Alors, c'était bien important pour nous. Et j'aimerais parler des

préoccupations qui ont été mentionnées, non

pas pour qu'on se dédouble dans le travail, mais plutôt pour qu'on porte la

réflexion un petit peu plus loin que ce qu'on a vécu ensemble dans la région.

Alors, j'aimerais

revenir sur l'intention qu'avaient les acteurs de tenter de modifier le

calendrier scolaire, la modification du

calendrier scolaire. Alors, bon, on connaît un peu la réponse de la ministre à

ce moment-là. On nous a dit que ça

pouvait être une mesure qui soit implantée par chacun des établissements

scolaires pour essayer de pallier au fait qu'il y a plusieurs étudiants qui sont dans le domaine de l'industrie

touristique et qui recommencent l'école trop tôt, parce qu'on sait que, de plus en plus, la saison s'étire, et

chez nous, justement, il fait de plus en plus beau. Durant, même, l'automne,

là, on voit que

c'est des belles journées pour profiter de l'industrie. Donc, vraiment, c'est

une préoccupation première. Et je ne veux

pas seulement m'attarder à la réponse qu'on nous a donnée sur les établissements

qui devraient faire ce travail-là, parce

que je pense que, dans le contexte de pénurie de main-d'oeuvre qu'on connaît en

ce moment au Québec, c'est un cri d'alarme,

vraiment, et je pense qu'on ne peut pas écarter aucune mesure, ne serait-ce que...

bien, aussi drastique soit-elle que le fait de tenter de travailler,

tous les ministères ensemble, pour travailler sur la modification du calendrier

scolaire. Alors, je cite la ministre du

Tourisme, le 3 avril dernier, qui disait : «C'est un souhait qui est

là depuis 20 ans. Depuis 20 ans, on n'a pas répondu à cette question. Je pense qu'il y a d'autres moyens

qu'on peut mettre en place pour avoir une rétention de main-d'oeuvre.» Je veux savoir, donc, Mme la

ministre, pour quelle raison, si ce souhait-là est là depuis 20 ans sans

avoir été exaucé... pourquoi on ferme

la porte à des modifications au calendrier scolaire pour tous les

établissements du Québec.

Mme Proulx

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCET 2019-05-02
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions cet-42-1 journal-debats CET-190502
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier193fcf67e15cb0daa4b95a4e0ec613935ad83888

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