CAT — 4 February 2025 (43rd Legislature, 1st Session)
CAT 2025-02-04
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Accueil > Travaux parlementaires > Travaux des commissions > Journal des débats de la Commission de l'aménagement du territoire
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28e législature, 3e session (20 février 1968 - 18 décembre 1968)
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27e législature, 4e session (21 janvier 1965 - 6 août 1965)
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Journal des débats de la Commission de l'aménagement du territoire
Version préliminaire
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43 e législature, 1 re session
(29 novembre 2022 au 10 septembre 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
mardi 4 février 2025
Vol. 47 N° 89
Étude détaillée du projet de loi n° 79, Loi édictant la
Loi sur les contrats des organismes municipaux et modifiant diverses dispositions principalement aux fins d’allègement du fardeau administratif des organismes municipaux
Aller directement au contenu du Journal des débats
Heures
9 h 30
10 h
11 h
11 h 30
12 h
16 h
16 h 30
17 h
17 h 30
18 h
18 h 30
19 h
Journal des débats
9 h 30 (version non révisée)
(Neuf heures cinquante minutes)
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
bonjour, tout le monde. À l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum,
je déclare la séance de la Commission de l'aménagement du territoire ouverte.
La commission est réunie afin d'entreprendre
l'étude détaillée du projet de loi n° 79, Loi édictant la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux et modifiant diverses dispositions
principalement aux fins d'allègement du fardeau administratif des organismes municipaux.
Mme la secrétaire, est-ce qu'il y a des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, Mme la
Présidente. M. Émond (Richelieu) est remplacé par Mme Blais
(Abitibi-Ouest); M. Gagnon (Jonquière) par Mme Lachance (Bellechasse);
M. Ciccone (Marquette) par Mme Prass (D'Arcy-McGee).
La Présidente (Mme Poulet) : Merci.
Avant de débuter, je vais vous demander à tous de fermer vos appareils
électroniques pour qu'on n'entend pas le son.
Je dépose les mémoires qui ont été reçus
depuis la fin de la consultation... la fin des consultations particulières.
Alors, nous en sommes maintenant aux
remarques préliminaires pour lesquelles chaque membre dispose de 20 minutes.
J'invite la ministre des Affaires municipales à faire ses remarques
préliminaires. Mme la ministre.
Mme Laforest : Oui. Alors,
merci, merci, Mme la Présidente. Évidemment, très heureuse de commencer le
projet de loi aujourd'hui, un projet de loi qui est tellement important pour le
monde municipal, mais aussi pour les entreprises, les entrepreneurs, en même
temps, et tout le milieu municipal pour l'octroi de contrats dans les
municipalités. Alors, en plus, je suis très heureuse parce qu'on a une nouvelle
collègue, la députée de Sherbrooke, qui est avec nous. Bienvenue dans notre commission
parlementaire. Et toujours avec les collègues de la banquette gouvernementale
et l'adjoint aux Affaires municipales le député de Lac-Saint-Jean, députés de
Bellechasse, Abitibi-Ouest et Labelle. Alors, salutations à mes collègues et...
Mme Laforest : ...Mont-Royal—Outremont, évidemment, merci encore d'être avec nous,
et tous ceux qui ont travaillé le projet de loi aux Affaires municipales, merci
pour votre travail et votre présence.
Alors oui, je suis... Comme je le
mentionne, je suis très heureuse, Mme la Présidente, de débuter ce projet de
loi là, l'octroi de contrats dans les municipalités parce que, dans le contexte
qu'on vit actuellement, avec l'annonce des tarifs douaniers sur les produits
canadiens, disons que ça suscite beaucoup d'intérêt. On a entendu d'ailleurs le
président de la FQM, hier, avec certains... certains commentaires mentionnant
qu'il y aura certainement des inquiétudes dans le milieu municipal. Et
évidemment on est quand même deux collègues aux Affaires municipales, le député
de Lac-Saint-Jean et moi, députée de Chicoutimi, la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean,
avec toutes les ressources naturelles, là, qui transigent avec les États-Unis.
Disons que c'est un contexte particulier. Mais en même temps, dans tout ce contexte,
je veux remercier le milieu municipal. Puis j'espère, en tout cas, avec ce
projet de loi là, que ça va aider dans tous les projets dans les municipalités.
Alors, évidemment, le projet de loi
n° 79 touche la gestion contractuelle. C'était demandé depuis longtemps.
On l'avait précisé, ici, que ça fait depuis quand même bientôt sept ans, là,
que je suis aux Affaires municipales, c'est un projet de loi qui était demandé
dès le début, mais pour arriver au projet de loi de contrats dans les
municipalités, l'octroi de contrats, il fallait travailler certains projets de
loi avant, évidemment. Donc, le projet de loi se veut beaucoup plus agile pour
les municipalités et pour nos entreprises. On a rencontré des entrepreneurs,
également, les milieux économiques, et eux proposaient certaines modifications.
On a reçu plusieurs mémoires en consultations particulières, mais on a le même
objectif, un régime municipal plus agile, plus performant.
Donc, il y a des mesures qu'on va ajouter
dans le projet de loi pour aider des contrats de gré à gré, pour, par exemple,
le transport collectif pour les personnes en situation de handicap. On va
étudier... C'était une mesure qui était demandée dans un mémoire. On va essayer
d'accepter cette mesure-là avec mes collègues, évidemment. Il y a aussi la
demande... C'était... Tous les... Dans plusieurs mémoires, c'était demander, le
paiement rapide, pour prévoir un régime de paiement rapide dans le domaine
municipal parce que, parfois, il y a certains différends avec certaines entreprises,
et les paiements sont très, très longs à recevoir. Donc, on va essayer
d'améliorer cette possibilité-là avec des assouplissements pour aider nos
entreprises qui font des projets dans les municipalités et pour encourager les
soumissionnaires, parce qu'on s'est fait dire à plusieurs reprises que les
soumissionnaires, parfois, étaient même absents. Donc, évidemment, pour faire
lever des projets prometteurs, c'était une situation qu'on doit entendre et
qu'on doit être sensible. On va essayer de le travailler dans le projet de loi.
Il y a... il y a plusieurs
assouplissements également, encore une fois, pour des projets en habitation
dérogatoire. Encore une fois, dans le mémoire, on demandait d'autoriser des
projets pour les plus petites municipalités de 10 000 et moins. C'était
demandé sans égard à la nature des logements parce que oui, aujourd'hui, c'est
possible avec les logements sociaux, les logements abordables, les logements
étudiants, mais on veut le permettre pour les municipalités de 10 000 et
moins, d'accepter tout projet pour essayer d'accélérer les projets en
habitation. Donc, on croit que ce serait possible dans l'étude du projet de
loi.
Puis, évidemment, en toute honnêteté, on
va essayer d'être présents encore une fois pour le milieu municipal, on va
offrir des outils beaucoup plus flexibles. Et je le mentionne en terminant,
encore une fois, c'est surtout, surtout, surtout dans le contexte actuel, le
projet de loi peut être vraiment facilitant et aidant pour encore encourager le
développement économique dans nos régions. Alors, merci à tous mes collègues,
et merci, Mme la Présidente. J'ai hâte de commencer ce projet de loi, mais je
laisse la parole à mes collègues devant moi. Merci.
La Présidente (Mme Poulet) :
Merci, Mme la ministre. Alors, je transfère la parole. Je vous invite à faire
vos remarques pour une durée de 20 minutes également.
Mme Setlakwe : Merci, Mme
la Présidente. Bien, à mon tour de prononcer quelques remarques préliminaires.
Je ne serai pas... Ça ne sera pas très long ce matin, mais je suis heureuse de
vous retrouver. On avait passé beaucoup de temps ensemble avant le congé des
fêtes, durant les consultations sur ce projet de loi n° 79, un projet de
loi très important. Donc, heureuse de vous retrouver tous. Rappelons-nous donc
que ce projet de loi comporte deux volets importants. Il y a la mise en place
de la nouvelle loi qu'on va appeler LCOM, et il y a tout le volet allègement
administratif. Je ne répéterai pas, là, tout ce que le projet de loi vient
apporter comme nouveaux outils, changements, etc. Simplement de rappeler que,
nous, à l'opposition officielle, on avait été pour le principe. On a bien
entendu les groupes, on sait que plusieurs, sinon la très grande majorité des
éléments qui sont mis de l'avant dans le projet de loi reflètent des demandes
qui ont été faites par le milieu, et aussi sont...
Mme Setlakwe : ...une suite à
des engagements qui ont été pris par le gouvernement dans le cadre de la
déclaration de réciprocité. Et puis, juste pour rappeler les thèmes
importants... et étant, moi, issue, là, du milieu municipal, j'ai été élue au
municipal avant d'être... d'être députée ici, à l'Assemblée nationale, je sais
à quel point il faut respecter l'autonomie des municipalités, il faut leur offrir
une agilité, une souplesse pour qu'ils soient efficaces, il faut leur offrir
une prévisibilité.
Au fil des ans, il y a eu énormément de
nouvelles obligations qui ont été imposées aux municipalités en vertu des
différentes lois et la réglementation, mais ça fait en sorte que ça ajoute un
poids sur une administration qui est déjà surchargée, des élus qui sont
surchargés, souvent des officiers municipaux qui portent plusieurs chapeaux.
Alors, s'il y a des... il y a des... il y a des normes, il y a des éléments
administratifs qui sont superflus, qui ont... qu'on peut démontrer, qui
n'ont... qui n'ont pas d'utilité, pas de plus-value pour le citoyen, alors on
est tout à fait en accord avec un allègement administratif parce qu'ultimement
ce sont les citoyens qui vont en bénéficier. Quand un employé municipal passe
trop de temps à faire de la reddition de comptes, à faire de la paperasse,
etc., bien, ils ne sont pas en train de répondre directement ou de fournir
directement des services aux citoyens.
Puis, tout l'aspect des contrats,
évidemment, on accueille favorablement, là, ces nouveaux outils qui vont
d'ailleurs calquer ce qui a été fait au niveau de la LCOP. On ne voit pas
pourquoi que les municipalités ne bénéficieraient pas aussi de ces nouvelles options
ou d'avoir plus d'options, là, de... c'est ça, de contracter de façon
différente du modèle traditionnel d'appel d'offres public, que ce soit de gré à
gré, des commandes, etc. Toutefois, on va avoir un regard quand même attentif,
là, à savoir, il va falloir qu'on respecte évidemment l'intégrité des marchés.
Je ne dis pas que ce n'est pas le cas, mais il va falloir qu'on s'assure...
qu'on s'assure de ça, là, qu'en octroyant ces nouveaux outils, tout ça, qu'on
ait toutes les balises, les garde-fous en place pour assurer l'intégrité des
marchés.
Je voudrais remercier l'équipe. Bien, Mme
la ministre, merci toujours pour votre collaboration. Vos équipes sont... nous
fournissent les documents à l'avance, nous offrent des breffages techniques,
ils ont même... plus d'un. Et hier, on a même eu, donc, des amendements qui
nous ont été soumis à l'avance, on l'apprécie énormément. Je pense qu'ici on va
tous travailler de façon... En tout cas, moi, de mon côté, puis je n'en doute
pas, on va tous travailler de façon collaborative pour faire en sorte qu'à la
fin de l'étude détaillée on ait une pièce législative qui soit vraiment à
l'avantage des villes, aussi, des entrepreneurs. Tu sais, il faut trouver
l'équilibre également pour assurer une saine concurrence dans le marché des
contrats publics, s'assurer que les entreprises privées soient tentées,
intéressées de soumissionner. Donc, on va travailler à bonifier le projet de
loi le plus possible. Il y a beaucoup de questions, beaucoup... qui ont été
posées, des petites préoccupations, des recommandations qui ont été faites dans
les différents mémoires. Je pense qu'on va avoir des belles discussions. On va
aller à fond, en profondeur, avec rigueur. Puis, encore une fois, au niveau du
principe, on était tout à fait pour.
• (10 heures) •
J'ajouterais peut-être... oui, deux, trois
éléments avant de terminer. Il faut toujours aussi avoir à l'oeil le poids que
ça... que tout changement législatif peut ajouter aux petites, très petites
municipalités. Ils le disent. Ils m'en ont parlé récemment dans le cadre d'une
rencontre, j'étais dans une MRC. Il ne faut pas sous-estimer l'impact de tout
changement, aussi positif soit-il. Mais quand on dit qu'on a, on a une refonte
d'une loi, qu'on vient changer un régime administratif, il faut accompagner, il
faut laisser le temps aux municipalités d'absorber tout ça. Parfois, c'est ce
qu'ils nous disent, c'est que les changements sont faits, oui, puis que c'est
plus facile à mettre en place dans les grandes villes que dans les petites
municipalités. Assurons-nous de bien les épauler.
Tout ce qui est élargissement des pouvoirs
qui ont été octroyés, des pouvoirs exceptionnels qui ont été octroyés aux
municipalités dans le but... dans le but, bien, de trouver des solutions à la
crise du logement puis de faire en sorte qu'on puisse, de façon exceptionnelle,
déroger aux règles d'urbanisme pour favoriser la construction de l'habitation,
ça, on voit ça aussi d'un bon oeil qu'on ait ces discussions-là. C'est vraiment
un réel enjeu de société, la crise du logement. Et donc, si on peut, encore une
fois, dans des circonstances bien balisées, favoriser la construction de
projets pas uniquement résidentiels. Ce qu'on comprend, c'est que ça vaut la
peine de changer ce qui a été fait dans le projet loi 31, puis d'offrir cette
souplesse, cette possibilité-là, également, aux villes dans le cadre de projets
mixtes qui ne sont pas uniquement... qui n'ont pas uniquement...
Haut de la page
10 h (version non révisé
e) Mme Setlakwe : ...un volet
résidentiel, mais aussi un volet commercial. Donc, on va regarder ça avec le
gouvernement, avec beaucoup d'intérêt. Et puis... Et voilà, il y a tout l'enjeu
aussi, c'était... Je dirais qu'en fait, oui, je reviens rapidement sur les
consultations, il est clair que le milieu accueillait favorablement le projet
de loi, je pense qu'il y a eu 26, 27 mémoires. Ils sont tous en faveur, mais
avec, bon, certaines préoccupations, certaines réserves ou certaines
recommandations. Il y avait un élément qui est venu... en particulier, qui a
été soulevé, c'est de finalement trouver... ou, en tout cas, se servir de l'opportunité
de ce projet de loi là pour venir intégrer des solutions, là, pour pour venir
répondre aux préoccupations de la coalition contre les retards de paiement. Je
pense qu'il y a peut-être une ouverture du gouvernement, c'est ce qu'on entend.
Donc, ça, c'est un élément important sur lequel on aura l'occasion d'échanger.
Et puis... Mais le tout dernier point, puis je suis heureuse que la ministre l'ait
mentionné, parce qu'avec l'actualité récente et la terrible menace de tarifs
qui nous préoccupe tous, demandons-nous si le projet de loi... Je sais que le
projet de loi donne des outils pour favoriser l'achat local, mais posons-nous
la question : Est-ce qu'on peut faire... Est-ce qu'on en fait assez?
J'entendais le premier ministre dire qu'au
niveau des contrats gouvernementaux, il avait demandé au Conseil du trésor, à
la ministre responsable du Trésor de voir à ce que... de mettre toutes les
mesures en place pour favoriser des soumissions par des entreprises locales,
donc, tout ce qui est achat local, favoriser les entreprises dans une région.
Assurons-nous, posons-nous la question, là, dans le cadre de l'étude du projet
de loi, même si, on l'espère, le gouvernement Trump ne va pas de l'avant. Il y
a des choses qui ont été dites qu'on allait faire, puis, nous, de façon tout à
fait transpartisane, on veut vraiment contribuer à trouver des solutions pour
assurer qu'on donne toutes les chances aux entreprises de chez nous de
participer aux marchés publics. Voilà. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Poulet) : Merci
beaucoup. Alors, j'invite la porte-parole du deuxième groupe d'opposition et
députée de Sherbrooke à faire ses remarques préliminaires.
Mme Labrie : Merci beaucoup, Mme
la Présidente. Je suis vraiment ravie de me joindre à vous. C'est un intérêt de
longue date que j'ai pour les affaires municipales. Donc, j'ai... je succède
avec plaisir à mon collègue le député de Taschereau. Puis d'ailleurs je
constate, avec un grand bonheur, l'efficacité et l'approche collaborative de la
ministre. J'ai eu l'occasion de travailler avec plusieurs ministres sur une
bonne quinzaine d'années de projet de loi, puis je dois dire que je n'ai jamais
vu ça, jusqu'à maintenant, là, une proactivité aussi importante. Donc, je le
salue franchement, c'est une bonne pratique. Le briefing technique, la
présentation à l'avance des amendements, même un briefing sur les amendements,
c'est précieux. Ça nous fait gagner beaucoup de temps quand on travaille
ensemble ici. Je pense que les citoyens sont bien servis, aussi, quand on prend
le temps d'expliquer les choses et aussi les amendements qui vont être faits,
nous, ça facilite notre travail grandement. Je voulais le nommer, parce que je
n'ai pas vu ça souvent, ou, en tout cas, pas dans cette mesure-là, je l'apprécie
énormément, bien, franchement.
Je veux dire à la ministre qu'elle va
aussi me trouver en appui, là, sur les objectifs du projet de loi, pour amener
plus de souplesse pour les municipalités. On a bien constaté à quel point ça
répond à des demandes importantes du milieu, à quel point le projet de loi est
bien reçu. Comme ma collègue l'a nommé, si jamais on voit des opportunités
pendant l'étude du projet de loi pour faciliter encore plus l'approvisionnement
local, comptez-moi aussi sur les rangs pour qu'on puisse faire des mouvements
dans ce sens-là. Je sais que le projet de loi a été déposé quand même il y a un
bon moment, des choses ont bougé depuis. Puis si on veut décider ensemble d'aller
plus loin pour favoriser l'achat local, faisons-le, permettons-nous-le.
Donc, je vais annoncer quand même à la
ministre : Nous, on va vouloir saisir l'opportunité du projet de loi
omnibus pour peut-être soumettre quelques amendements, pas sur l'essence même,
nécessairement, du projet de loi, quoique ça pourrait arriver, mais surtout
pour, peut-être, essayer de régler d'autres enjeux qui préoccupent les
municipalités. Comme c'est un projet de loi omnibus, on va probablement le
faire notamment sur les terrains qui doivent être cédés pour les écoles, c'est
une préoccupation importante pour les municipalités. Donc, on va vouloir
arriver avec un amendement pour ça, je le souligne d'avance, bien qu'on ne soit
pas rendus là encore. Mais soyez assurés de notre collaboration. On est
également en faveur du principe. Puis je suis ravie d'être avec vous pour ce
travail-là. Merci.
La Présidente (Mme Poulet) : Merci
beaucoup, Mme la députée de Sherbrooke. Est-ce qu'il y a d'autres membres qui
souhaitent faire des remarques préliminaires? Alors, oui, allez-y, madame...
Mme Setlakwe : ...ça va être
très court. J'ai oublié de souligner le fait qu'on allait travailler de
concert, ma collègue de D'Arcy-McGee et moi, sur l'étude détaillée du projet de
loi. Donc on sera... on sera deux personnes avec vous en étude détaillée.
La Présidente (Mme Poulet) : Merci
beaucoup. Alors, avant de débuter l'article... l'étude
article par article,
est-ce qu'il y a des motions préliminaires? Parfait. Alors, la commission est
maintenant prête à procéder à l'étude détaillée du projet de loi. Je comprends
qu'il y a consentement pour étudier le projet de loi par sujets. Consentement?
Des voix : ...
La Présidente (Mme Poulet) : Consentement.
Alors, nous débutons donc l'étude du sujet un, dispositions introductives.
Alors, Mme la ministre, je vous invite à faire la lecture de l'article un du
projet de loi et poursuivre par la suite par l'article un de la loi édictée.
Mme Laforest : Oui. Alors,
chapitre un, édiction de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux.
1. La
Loi sur les contrats des organismes
municipaux dont le texte figure au présent
chapitre est édictée.
Alors, juste, peut-être, pour bien
introduire le projet de loi, il faut comprendre que le projet de loi rassemble
cinq lois, puis ça, c'est important de le mentionner, il va y avoir beaucoup de
concordance. Il y a la
Loi sur les cités et villes, le Code municipal, la Loi
sur les sociétés de transport, la Communauté métropolitaine de Montréal, la
Communauté métropolitaine de Québec. Donc, c'est une... dans cinq lois, on
regroupe une seule loi, ce qui était très, très bien accueilli pour le milieu
municipal aussi, comme allègement. Alors, voilà, l'article 1 présente
l'aspect du projet de loi pour la suite.
Donc, on va passer tout de suite à
l'amendement parce qu'il faut introduire des...
Des voix : ...
La Présidente (Mme Poulet) : Oui.
On va passer à l'article un de la loi édictée.
Mme Laforest : Oui.
La Présidente (Mme Poulet) : Parfait.
Allez-y.
Mme Laforest : L'amendement.
C'est ça?
La Présidente (Mme Poulet) : Non.
C'est la loi...
Une voix : ...
La Présidente (Mme Poulet) : Je...
On peut-tu faire une petite suspension, s'il vous plaît?
(Suspension de la séance à 10 h 09)
(Reprise à 10 h 10)
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
on poursuit. Mme la miristre... ministre, la parole est à vous.
Mme Laforest : Alors,
Loi sur
les contrats des organismes municipaux.
Titre un. Objet : Champ
d'application et définition.
1. La présente loi a pour objet d'encadrer
l'attribution et la gestion des contrats par les organismes municipaux.
Elle a également pour objet de déterminer
certaines conditions applicables aux sous-contrats qui sont rattachés
directement ou indirectement à ces contrats.
Elle vise à favoriser la concurrence et à
promouvoir l'intégrité et la transparence des marchés publics de façon à
assurer une saine gestion des fonds publics ainsi que le traitement équitable
des entreprises.
Alors, l'article un de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux annoncerait l'objet de cette loi, laquelle
est encadrée l'attribution et la gestion des contrats des organismes municipaux
et, dans une moindre mesure, des sous-contrats qui sont rattachés.
L'article préciserait également les
principes directeurs sur lesquels se fonde cette nouvelle loi, soit la
concurrence des entreprises, la promotion de l'intégrité et la transparence des
marchés publics, de façon à assurer une saine gestion des fonds publics ainsi
que le traitement équitable des entreprises.
Donc, cet
article serait de droit nouveau.
Alors, l'explication est, comme j'ai
mentionné, on rassemble cinq lois dans une même loi. Donc, ici, on va préciser
les objectifs qui sont visés par la loi.
Alors, je peux lire la suite, Mme la...
La Présidente (Mme Poulet) : Allez-y,
Mme la ministre.
Mme Laforest : Alors,
l'amendement, c'est :
Article 1,
article 1 de la
Loi sur les contrats
des organismes municipaux, remplacer la première phrase du premier alinéa de
l'article un de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux proposé par
l'article un du projet de loi par la phrase suivante : «La présente loi a
pour objet d'encadrer l'attribution des contrats par les organismes municipaux
aux entreprises ainsi que la gestion de ces contrats.»
Donc, cet amendement...
Mme Laforest : ...modifier
l'article 1 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux afin de
préciser que la loi encadre l'attribution des contrats aux entreprises par les
organismes municipaux et la gestion de ces contrats.
La Présidente (Mme Poulet) :
Est-ce que ce qu'il y a des interventions sur cet amendement?
Mme Setlakwe : ...sur l'amendement
lui-même... Attribution... Attribution et gestion. Non, ce n'est pas vraiment...
Ce n'est pas vraiment... Sur l'amendement, non. Je pense qu'il n'y a pas de...
Il n'y a pas lieu de faire des commentaires. Non, il n'y en a pas.
La Présidente (Mme Poulet) :
Parfait. Alors, on va mettre... Est-ce que vous avez des... des interventions?
Alors, on peut mettre la mise... On peut faire la mise aux voix sur
l'amendement?
Une voix : Oui.
La Présidente (Mme Poulet) :
Est-ce que c'est... C'est... Tout le monde est... Est-ce que c'est adopté?
Parfait.
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Alors, parfait.
Mme Laforest :
Article 2. Les dispositions de la présente loi s'appliquent...
Une voix : ...
Mme Laforest : Ah! Il
faut voter. Oui, c'est vrai.
La Présidente (Mme Poulet) :
Effectivement. Alors, l'article 1 amendé, est-ce qu'il est accepté?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Poulet) :
Oui. Allez-y, Mme la députée.
Mme Setlakwe : Merci.
Donc, juste nous... Je comprends, là, qu'on est en train de faire une refonte.
C'est important. Mais vous diriez à peu près dans quelle proportion est-ce
qu'on a dans la loi édictée du droit nouveau versus des clauses qui existent
déjà?
Mme Laforest : Je crois
que c'est... Au niveau du droit nouveau, je crois qu'on demanderait la réponse
à Me Veilleux, si Me Veilleux est d'accord. Si vous voulez, bien
entendu.
La Présidente (Mme Poulet) :
Est-ce qu'il y a consentement pour céder la parole à Me Veilleux?
Une voix : Consentement.
La Présidente (Mme Poulet) :
Oui. Alors, si c'est possible de vous... de vous nommer et votre titre. Et allez-y,
on vous écoute.
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Merci, Mme la Présidente. Jean-Pierre Veilleux, notaire et légiste au ministère
de la Justice. Et pour les proportions, je me vois difficilement m'avancer,
mais il y a plusieurs mesures qui sont... qui sont en lien, qui sont importées
de la
Loi sur les contrats des organismes publics. Qu'est-ce que je peux
peut-être mentionner, par contre, c'est que les commentaires, dans le fond, on
mentionne justement qu'est-ce qui est nouveau et qu'est-ce qui ne l'était pas.
Dans ce cas-ci, pour l'article 1, c'est de... c'est justement de ramener à
l'avant-plan les fameux principes qui sont actuellement applicables en droit
municipal.
Mme Setlakwe : Dans le
deuxième paragraphe, on dit qu'elle vise à favoriser la concurrence et à
promouvoir l'intégrité et la transparence des marchés publics de façon à
assurer une saine gestion des fonds publics ainsi que le traitement équitable
des entreprises. C'est évidemment un objectif qui est souhaité, là, mais en
quoi est-ce qu'on vient promouvoir l'intégrité des marchés publics? C'est
l'aspect intégrité, là, qui m'intéresse de façon plus particulière.
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Pour ce qui est de l'intégrité des marchés publics, vous avez, par exemple,
deux éléments. Le premier, c'est que les municipalités doivent adopter un
règlement de gestion contractuelle dans lequel il y a plusieurs mesures
finalement pour assurer l'intégrité de leurs contrats. Et également, vous avez
un
article qui, tout comme actuellement dans la
Loi sur les cités et villes et
les autres lois afférentes, fait un renvoi au régime d'intégrité de la
Loi sur
les contrats des organismes publics, qui s'applique intégralement aux
organismes.
Mme Setlakwe : Ça va pour
l'instant dans mon cas.
La Présidente (Mme Poulet) :
Parfait. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Non. Alors nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 1 de la loi édictée,
amendé, est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Adopté. Alors, l'article 2, Mme la ministre.
Mme Laforest :
Article 2.
«Les dispositions de la présente loi
s'appliquent dans le respect de tout accord intergouvernemental applicable aux
contrats des organismes municipaux.
«Pour l'application de la présente loi, on
entend par "accord intergouvernemental" un accord de libéralisation
des marchés publics conclu entre le Québec et un autre gouvernement ou auquel
le Québec, en application de la
Loi sur le ministère des Relations
internationales (chapitre M-25.1.1), s'est déclaré lié.»
Alors, l'article 2 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux poserait comme principe que toute
disposition de cette loi doit s'appliquer dans le respect de tout accord
intergouvernemental applicable aux contrats des organismes municipaux. Plus
précisément, ces accords encadreraient expressément les dispositions de la loi,
de sorte que les pouvoirs réglementaires ainsi que les pouvoirs d'exception
qu'elle comprend ne pourraient être utilisés qu'en conformité avec les accords.
En outre, les accords pourraient également être utilisés afin d'interpréter la
portée de toute autre disposition. Cet
article serait de droit nouveau. Ici, on
vient à assurer le respect des accords intergouvernementaux lors de
l'application de la loi. Donc, on s'attend à ce qu'il n'y ait aucune
interprétation d'une disposition de la loi qui doit aller à l'encontre d'un
accord de libéralisation des marchés publics applicable aux contrats des
organismes municipaux.
La Présidente (Mme Poulet) :
Il y a des interventions?
Mme Setlakwe : Oui. Merci,
Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Poulet) : Allez-y.
Mme Setlakwe : Peut-être
juste, Mme la Ministre, nous décrire généralement en quoi les... de quelle
façon les municipalités sont touchées par ces accords de libéralisation des
marchés publics.
Mme Laforest : Oui.
Alors...
Mme Setlakwe :
Epliquez-nous le régime actuel et comment ces seuils s'appliquent aux
municipalités, s'il vous plaît.
Mme Laforest : Oui.
Alors, c'est bien qu'on en...
Mme Laforest : ...on parle
aussi dans notre situation actuelle, donc, on n'a pas le choix. C'est un accord
qui a été signé, en fait, avec les accords de commerce. Il y a l'accord de
commerce puis la coopération, entre le Québec et l'Ontario, qui ont signé cette
entente, l'Accord de libre-échange canadien, l'Accord économique et commercial
global entre le Canada et l'Union européenne. Peut-être que je vais les
répéter, je vais peut-être un peu rapidement, il y a l'Accord de commerce entre
le Québec et l'Ontario, il y a l'Accord de libre-échange canadien, puis il y a
l'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne.
Donc, tous les deux ans, c'est prévu que les seuils d'application de ces
accords soient ajustés à l'inflation dans le cas des accords canadiens, puis
aux... et aux variations, également, des taux de change pour l'Accord de
libre-échange canadien. Donc, c'est une mesure qui est applicable
obligatoirement dans les contrats des organismes municipaux par rapport à cette
entente-là qui a été signée. Alors, c'est bien qu'on en parle aujourd'hui, ça
explique bien la sensibilité que le milieu municipal a présentement dans
l'octroi de contrats avec la situation qu'on vit actuellement.
Mme Setlakwe : Mais est ce
qu'on a... Merci. Est-ce qu'on a une idée ou des statistiques, dans quelle
mesure est-ce que les municipalités québécoises, dans le cadre de leur gestion
contractuelle, font des affaires ou octroient des contrats à l'extérieur du
Québec ou... Oui, dans le fond, c'est ça, ma question.
Mme Laforest : Question
tellement intéressante - je ne sais pas si... oui, O.K. - vraiment intéressante
dans la situation actuelle. Très bonne question. Oui.
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
oui, juste vous nommer et votre titre, s'il vous plaît. Oui, pardon. Est-ce
qu'il y a consentement pour laisser la parole à... Oui. Alors, allez-y, vous
nomme et votre titre.
Mme Petit (Katia) : Merci,
Mme la Présidente. Donc, Katia Petit, sous-ministre adjointe aux politiques au
ministère des Affaires municipales et de l'Habitation.
Alors, on a effectivement sorti des
données qui concernent l'année 2023-2024, essentiellement, en ce qui a trait,
par exemple, aux États-Unis, qui ne sont pas visés par des accords, c'est
seulement 0,5%, là, des contrats qui sont octroyés à des entreprises
américaines, il y a effectivement des contrats, bon, la presque-totalité, en
fait, sont signés au Québec, on parle de 19 milliards, essentiellement, de
contrats totaux. Mais de ce nombre, une grande majorité, je dirais, plus de
90 % est fait avec le Québec, une petite part est faite avec le Canada,
sauf le Québec, ailleurs, et, par la suite, il y a l'Union européenne qui est
visée par des accords. Mais, essentiellement, je vous dirais, le message, c'est
que la très, très grande majorité des contrats sont québécois, là, pour le
milieu municipal.
La Présidente (Mme Poulet) : Bien,
merci beaucoup, madame. Alors, on va suspendre les travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 10 h 20)
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11 h (version non révisée)
(Reprise à 11 h 10)
La Présidente (Mme Poulet) : Alors
on poursuit nos travaux. Nous sommes à l'article deux de la loi édictée. Mme la
députée de Mont-Royal-Outremont, vous avez la parole.
Mme Setlakwe : Merci, Mme la
Présidente. Donc, merci à Mme Petit pour sa réponse. On comprend donc que c'est
la très grande majorité des contrats des municipalités qui sont signés au
Québec, là. Il y en a peu qui sont signés avec d'autres juridictions. Donc,
moi, je n'aurais pas d'autres questions pour le moment.
La Présidente (Mme Poulet) : Parfait.
Parfait. Merci. Mme la députée de Sherbrooke, vous avez des... pas d'intervention
non plus?
Mme Labrie : Ah! bien, c'est-à-dire
que la réponse, je l'ai eue en bonne
partie dans la mesure où c'est très, très
faible, là, finalement, les contrats qui sont signés à l'extérieur.
Je me demandais à quel point les
municipalités étaient liées elles-mêmes. Hier, on a entendu le premier ministre
dire qu'il pouvait peut-être envisager de majorer de 25 % les
propositions, là, venant des États-Unis dans différents appels d'offres. Est-ce
que les municipalités ont déjà la capacité de faire elles-mêmes ce genre de
choses là? Qu'est-ce qu'elles peuvent faire en ce moment, là, et avec les
règles qui sont proposées ici, pour favoriser, disons, là, qu'il y ait des
entreprises au mieux locales?
Mme Laforest : Votre question
est... Votre question est vraiment intéressante, très pertinente d'ailleurs,
parce que, présentement, on est en train de regarder si les municipalités qui
demanderaient cette mesure pourraient le faire. Donc, présentement, on
travaille avec ma collègue au Trésor pour savoir si ce serait possible, cette
mesure-là. Hier et aujourd'hui, là, c'est... c'est ça qu'on... Puis c'était...
c'est ça qui était demandé aussi par la Fédération québécoise des
municipalités, hier, que j'ai vue...
Mme Laforest : ...alors on est
en train de regarder si c'est possible.
Mme Labrie : Et donc ça ne
contrevient pas en soi, là, aux traités qui sont signés, de mettre en place des
pénalités comme ça, là, quand on parle d'entreprises étrangères?
Mme Laforest : Ce serait
comme un autre moyen parallèle pour aller chercher... pour donner le respect
aux entreprises québécoises, en fait, là. Ça fait qu'on va voir la suite. On va
voir si c'est légal.
Mme Labrie : O.K. Parfait.
Mme Laforest : Merci.
La Présidente (Mme Poulet) : Parfait.
Alors, merci. S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la
mise aux voix. Est-ce que l'article deux de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Parfait.
Mme la ministre.
L'article trois.
Mme Laforest :
Article
trois : Pour l'application de la présente loi sont des organismes
municipaux :
1° les municipalités, à l'exception des
villages nordiques, cris ou naskapis;
2° les communautés métropolitaines;
3° les régies intermunicipales;
4° les sociétés de transport en commun;
5° l'Autorité régionale de transport
métropolitain;
6° le Réseau de transport métropolitain;
7° l'Administration régionale Baie-James;
8° les organismes constitués en vertu de
l'article... l'article 465.1 de la
Loi sur les cités et villes
(chapitre C-9) ou de l'article 711.2 du Code municipal du Québec
(chapitre C-27.1.
Donc, l'article trois de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux présenterait les organismes municipaux
assujettis à cette loi. Les organismes qui y sont mentionnés sont donc... sont
déjà assujettis aux règles contractuelles applicables en droit municipal par
l'effet de diverses dispositions législatives. Donc, cet
article serait de
droit nouveau.
Donc, ici, on vient établir les champs
d'application de la loi. Comme je le mentionnais, on rassemble dans une seule
et même loi la possibilité d'octroi de contrats dans les municipalités sous une
seule loi. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a des interventions? Mme la députée de Mont-Royal-Outremont.
Mme Setlakwe : On comprend
que c'est... c'est du droit nouveau, mais en fait, cette liste-là, on... elle
doit exister déjà, là. Ce n'est pas... Elle doit exister ailleurs.
Mme Laforest : C'est... Oui,
oui, oui.
Mme Setlakwe : Oui?
Mme Laforest : Oui, oui.
Mme Setlakwe : Mais qu'en
est-il de la nouvelle agence de... là, je dis «agence de transport», mais je ne
pense pas qu'elle s'appelle comme ça, est-ce qu'elle devrait s'y retrouver?
Mme Laforest : Est-ce que
c'est à l'intérieur? J'imagine.
Une voix : ...
Mme Setlakwe : Ah! ce n'est
pas municipal. C'est public. Oui.
Mme Laforest : Ah! c'est
vrai. Oui. C'est vrai. Bonne question.
Mme Setlakwe : Non, non, tout
à fait. Ça va, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Poulet) : Parfait.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Non. Alors, s'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article
trois de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Adopté.
Alors, maintenant, on va à l'article 125, si je comprends bien.
Mme Laforest : Oui, 125.
La Présidente (Mme Poulet) : Parfait.
Mme Laforest : Parce qu'on
touche la
Loi sur l'autorité régionale du transport métropolitain. Donc,
l'article 125 :
L'article 14 de la
Loi sur l'Autorité régionale
du transport métropolitain (chapitre A-33.3) est abrogé.
Donc, l'article 125 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux abrogerait l'article 14 de la
Loi sur
l'Autorité de... l'Autorité régionale de transport métropolitain à des fins de
concordance avec l'article trois de la
Loi sur les contrats des organismes
municipaux. Donc, pour les mêmes raisons, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a des interventions? Non, pas du tout. Alors, s'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 125 de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Parfait.
Mme la ministre.
L'article 194.
Mme Laforest :
L'article 21.12.1 de cette loi est abrogé.
L'article 194 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux abrogerait l'article 21.12.1 de la Loi
sur le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du
territoire à des fins de concordance avec l'article trois de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux. Donc, ici, on vient assurer encore une fois
la cohérence du cadre légal avec cette nouvelle loi que nous allons travailler
dans le projet de loi.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a des interventions? Mme la députée de Mont-Royal-Outremont.
Mme Setlakwe : Oui. Juste
nous expliquer qu'est-ce qu'on vient retirer, en fait. Je comprends que c'est
de la concordance, mais j'essaie de voir qu'est-ce que ça... qu'est-ce que ça
venait prévoir, cet article, qui était dans la
loi sur le ministère des
Affaires municipales.
Mme Laforest : Oui. Alors, l'article 21.12.1,
c'est l'article qui est sur la Loi du ministère des Affaires municipales et des
Régions, de l'Occupation du territoire, qui était assujettie aussi à l'ARBJ.
Donc, ici, avec la nouvelle mesure, cette nouvelle loi là, on vient rassembler,
si je peux dire, dans une même loi, les articles qui portent sur la gestion
contractuelle uniquement.
Mme Setlakwe : Ça va. Merci.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Mme la députée de Sherbrooke? Non. Merci.
Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'article 194 de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Adopté.
L'article 196. Mme la ministre.
Mme Laforest : Oui.
La Présidente (Mme Poulet) : Je
pense qu'il y a un amendement.
Mme Laforest : Oui. À
l'article 196, l'article neuf de la
Loi sur le réseau de transport
métropolitain (chapitre R...
Mme Laforest : ...est
abrogé.»
L'article 196 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux abrogerait l'article 9 de la
Loi sur le
Réseau de transport métropolitain à des fins de concordance avec
l'article 3 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux. Alors...
La Présidente (Mme Poulet) : Allez-y.
Mme Laforest : J'y vais.
Donc, l'amendement qui est proposé :
L'article 1,
article 196 de
la
Loi sur les contrats des organismes municipaux modifiant l'article 9 de
la
Loi sur le Réseau de transport métropolitain, remplacer l'article 196
de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux proposé par
l'article 1 du projet de loi par le suivant :
«196.
L'article 9 de cette loi est
modifié par la suppression du premier alinéa.»
Cet amendement modifierait
l'article 9 de la
Loi sur le Réseau de transport métropolitain à des fins
de concordance avec le régime de la
Loi sur les contrats des organismes
municipaux.
Alors, ici, c'est pour la cohérence du
cadre légal que nous appliquons. Il y a eu une nouvelle modification récemment
qui modifiait l'article 9 de la
Loi sur le Réseau de transport
métropolitain. Donc, on doit conserver cette modification-là qu'on a adoptée
dans l'article 9, avec l'article 9. Puis dans cet
article 9, la
référence aux dispositions de la
Loi sur les sociétés de transport en commun
portant sur l'application de la gestion contractuelle serait toujours retirée
en raison de l'adoption de la nouvelle loi. Donc, c'est en respect de la
modification qu'on a faite avec l'ARTM.
La Présidente (Mme Poulet) :
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement?
Mme Setlakwe : Non.
La Présidente (Mme Poulet) :
Parfait. Alors, nous allons procéder à la mise en voix. Est-ce que l'article...
Oui, l'amendement. Alors, est-ce que l'amendement à l'article 196 de la
loi édictée est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Parfait. Alors, on revient à l'article 196. Est-ce qu'il y a des
interventions sur l'article 196 amendé?
Mme Setlakwe : Non.
La Présidente (Mme Poulet) :
Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux
voix. Estce que l'article 196 amendé de la loi édictée est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Parfait. Merci. Alors, l'article 4, Mme la ministre.
Mme Laforest :
L'article 4.
«Pour l'application de la présente loi,
est assimilé à un organisme municipal tout organisme qui remplit l'une des
conditions suivantes :
«1° la loi le déclare mandataire ou agent
d'un organisme municipal visé à l'article 3;
«2° son conseil d'administration doit, en
vertu d'une loi ou d'un règlement, être composé majoritairement de membres d'un
conseil d'une municipalité ou de membres nommés par une municipalité;
«3° son budget est adopté ou approuvé par
une municipalité;
«4° il agit sans but lucratif et, au
1er janvier de l'année en cours, il remplit les conditions
suivantes :
«
a) le montant de ses revenus est
égal ou supérieur à 1 000 000 $ au cours de l'une des deux
dernières années;
«
b) il a reçu, au cours d'une année
visée au sous-paragraphe a, une aide financière d'une municipalité dont le
montant est égal ou supérieur à la moitié de ses revenus pour cette année;
«5° il a été désigné en tant qu'organisme
municipal par le ministre.
«Malgré le premier alinéa, une société
d'économie mixte n'est assimilée à un organisme municipal que dans la mesure où
la
Loi sur les sociétés d'économie mixte dans le secteur municipal
(chapitre S-25.01) prévoit l'application de la présente loi.»
• (11 h 20) •
Donc, l'article 4 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux assujettirait aux dispositions de cette loi
plusieurs organismes qui ont en lien étroit avec un organisme municipal. Cet
article reprendrait des substances... en substance les dispositions de
l'article 173.3.5 de la
Loi sur les cités et villes. Ici, on vient éviter
qu'un organisme municipal puisse contourner les règles d'attribution des
contrats en confiant la gestion d'un contrat à un organisme, un OBNL, sous son
contrôle. Donc, les organismes pour lesquels un organisme municipal exerce une
forme de contrôle devraient appliquer les règles d'attribution de contrats
prévus à la LCOM afin d'éviter de faire indirectement ce que l'organisme ne
peut faire directement. Alors, voilà. Merci.
La Présidente (Mme Poulet) :
Est-ce qu'il y a des interventions? Oui, Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Bon, on
comprend qu'essentiellement, ce n'est pas du droit nouveau, là. On reprend un
principe qui existait déjà dans la
loi sur les cités et villes, un principe
important, mais on dit que l'article reprend en substance les dispositions.
Quelles sont les différences?
Mme Laforest : Bien, en
fait, ici que les... On vient appliquer les mêmes... la même réglementation par
les... Par exemple, avec des organismes qui sont assimilables au milieu
municipal. Puis je vais donner des exemples. Un exemple concret, les offices
d'habitation. Donc, c'est la même chose qu'on vient obligatoirement prononcer,
par exemple, pour la manière d'octroyer des contrats avec les offices
d'habitation. Il y a certains OBNL, par exemple, que peut créer la ville de
Saint-Félicien en matière de gestion de son parc agrothermique. C'est un autre
exemple qu'on peut donner. Il y a des OBNL, également, qui sont créés par les
municipalités dans le domaine de la promotion industrielle. Ça peut être un
autre exemple aussi. Donc, ne pas faire ce qu'on n'a...
Mme Laforest : ...ne peut pas
faire ce qu'on... ce qui est interdit dans la loi maintenant. Puis le contenu
est la même chose. C'est juste le libellé qui est changé. C'est le même
contenu.
Mme Setlakwe : Merci. Est-ce
que... Mais là, ici, quand on parle, dans le cinquième cas d'espèce, parce
qu'on dit que la loi s'applique à tout... ou on assimile à un organisme
municipal tout organisme, disons, c'est ça, Office de l'habitation ou un OBNL,
tout organisme qui remplit l'une des conditions suivantes, puis il y en a cinq.
Juste besoin d'en remplir une. Puis l'organisme va devoir se soumettre aux
dispositions qui traitent... les dispositions de la LCOP. Mais je me demandais,
dans le cinquième cas, «il a été désigné en tant qu'organisme municipal par le
ministre», puis là, on dit «le ministre» mais on parle... on parle du... le
ministre des Affaires... de vous, la ministre des Affaires municipales. Puis
dans quelles circonstances ça se fait, ça? Donc, il y aurait une désignation
par la ministre?
Mme Laforest : Oui. Ça se
fait parce qu'il y a eu des nouvelles coopérations, par exemple, avec, bien,
les projets que je vais vous mentionner : la Coopérative d'informatique
municipale, la Coopérative de solidarité Tricentris, ça, on en a parlé durant
la dernière année, le Regroupement des services d'habitation du Québec, parce
qu'on a fait des regroupements aussi dans le domaine de l'habitation, et il y a
la Coopérative de solidarité de télécommunication d'Antoine-Labelle. Donc, il y
a eu des modifications dans la dernière année, c'est normal, on vient appliquer
les mêmes normes. Mais le cadre normatif reste le même.
Mme Setlakwe : Mais ça va
pour moi. Merci.
La Présidente (Mme Poulet) : Ça
va. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Mme la députée de Sherbrooke.
Mme Labrie : Qu'est-ce qu'on
entend par société d'économie mixte?
Mme Laforest : Société
d'économie mixte, on l'a ici, c'est les OBNL. C'est...
La définition, Me
Veilleux, exacte, l'avez-vous?
La Présidente (Mme Poulet) : Oui,
allez-y, on vous...
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
Mme la Présidente. En fait, c'est des sociétés qui sont constituées avec l'aide
des municipalités pour certains... pour certaines fins municipales, par
exemple, gestion de déchets résiduels, là.
Mme Labrie : Et qu'est-ce que
ça... qu'est-ce que ça... qu'est-ce que ça veut dire, sur la forme
administrative, le fait que ce soit une société d'économie mixte? Parce que,
dans le fond, ce que je comprends de ça, c'est qu'elles ne seront pas toutes
considérées comme des organismes municipaux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Leur
assujettissement à la
Loi sur les contrats des organismes municipaux dépend, en
fait, de leurs lois spécifiques qui prévoient des des particularités, là,
notamment, dans certaines situations, l'appel d'offres pourrait ne pas être
requis, dans d'autres cas, il pourrait l'être, requis. Donc, il y a des... il y
a des particularités, actuellement.
Mme Labrie : Puis ça dépend
de... bien, ça dépend de quoi? Parce que là, vous me donnez un exemple de...
bon, d'entreprises de gestion de déchets. Ici, ce qu'on lit, c'est «malgré le
premier alinéa, une société d'économie mixte n'est assimilée à un organisme
municipal que dans la mesure où», bon, cette loi-là va le... va le prévoir.
Pourquoi, des fois, ce l'est puis, des fois, ce ne l'est pas?
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Selon
la règle actuelle, une société d'économie mixte peut soit demander
l'autorisation de la municipalité qui a aidé à la constituer pour octroyer un
contrat, puis dans ce cas-là, les règles ne s'appliquent pas nécessairement, ou
tout simplement appliquer les mêmes règles que cet organisme-là. Dans ce
cas-là, il doit procéder. Donc, ce serait un cas d'application de la
Loi sur
les contrats des organismes municipaux. C'est un ou l'autre.
Mme Labrie : Et elles sont
plus sévères ou plus lousses, les règles, quand elles ne se... quand ils
n'utilisent pas les règles concernant les organismes municipaux?
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Bien,
dans un premier cas, il va y avoir l'autorisation finalement de la municipalité.
Donc, nécessairement, la municipalité va devoir analyser le dossier au
préalable. Donc, c'est... je vous dirais que c'est deux procédures différentes.
Mme Laforest : Est-ce que je
peux proposer, Mme la Présidente, parce que la question est quand même
importante... mais je pense qu'on pourrait partager la liste, et vous les
auriez, tous les... Parce qu'il serait peut-être intéressant, même, que...
La Présidente (Mme Poulet) : Parfait.
Juste l'envoyer à l'adresse de la commission, s'il vous plaît.
Mme Laforest : O.K. On va
vous envoyer la liste. Vous allez voir dans cette mesure-là pourquoi on doit
appliquer cette loi-là.
Mme Labrie : Ça permettrait
de comprendre effectivement de quoi on parle puis est-ce qu'il y en... est-ce
qu'il y en a beaucoup.
Mme Laforest : Oui. C'est ça.
Mme Labrie : Puis quel genre
de... quel genre de contrat ils font, est-ce que c'est... c'est ça, est-ce que
ça arrive souvent.
Mme Laforest : Oui.
J'aimerais ça. Ce serait peut-être beaucoup plus simple à comprendre. Même moi,
là, quand j'ai vu la liste, là. Ça fait que ce serait peut-être bon de la
partager.
La Présidente (Mme Poulet) : Oui,
tout à fait, merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Ça va?
Mme Setlakwe : ...
La Présidente (Mme Poulet) : Oui.
Mme Setlakwe : ...dans le
quatrième paragraphe, je pense, ou l'alinéa, je me trompe peut-être, là on
parle d'un organisme à but... sans but lucratif...
Mme Setlakwe : ...et il
remplit les conditions suivantes», puis il en a deux à remplir. «Le montant de
ses revenus est égal ou supérieur à 1 million au cours de l'une des deux
dernières années». Ça, ce montant-là, il est là depuis longtemps? Est-ce que
c'est un montant qui a été indexé?
La Présidente (Mme Poulet) : Mme
la ministre.
Mme Laforest : Oui. Bien, en
fait, c'est les mêmes règles, règles qu'on avait adoptées pour les OBNL, le
montant de 1 million.
Mme Setlakwe : À quel moment?
Mme Laforest : En deux
mille... Avant qu'on arrive, je crois, hein? 2017? O.K. Je pense, c'est 2018,
mais désolé.
Mme Setlakwe : Merci.
La Présidente (Mme Poulet) : Merci.
Alors, il y a... Oui, Mme la députée de Sherbrooke.
Mme Labrie : Bien, je trouve
la question de ma collègue pertinente. Donc, il n'y a pas d'indexation prévue
de ce montant-là?
Mme Laforest : Non.
Mme Labrie : Donc, ça veut
dire que ça va rester ça, parce que, bon, 1 million n'a plus la même
valeur aujourd'hui qu'en 2007, déjà, là, ça change quand même assez rapidement.
Mme Laforest : Oui, mais il
n'y a eu aucune demande, donc le montant doit être...
Mme Labrie : Ce n'est pas
quelque chose qui pose problème pour l'instant.
Mme Laforest : Oui. On n'a eu
aucune demande pour changer le montant, ça fait que...
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Non? Alors, s'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 4 de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Parfait.
Merci. Mme la ministre, l'article 225.
Mme Laforest :
L'article 225 :
Les organismes désignés avant la date de l'entrée en vigueur du présent
article
par le ministre en vertu du paragraphe 5 du premier alinéa de
l'article 573.3.5 de la
Loi sur les cités et villes (
chapitre C-19)
sont réputés avoir été désignés par le ministre en vertu du paragraphe 5
du premier alinéa de l'article 4 de la présente loi.
L'article 225 de
la
Loi sur les contrats des organismes municipaux prévoirait une règle
transitoire suivant laquelle les organismes désignés en vertu du
paragraphe 5 du premier alinéa de l'article 573.3.5 de la
Loi sur les
cités et villes deviendraient automatiquement désignés en vertu du
paragraphe 5 du premier alinéa de l'article 4 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux. Cette règle assurerait le maintien de leur
assujettissement aux règles contractuelles applicables aux organismes
municipaux.
Donc, ici, on vient éviter que les
organismes désignés par les Affaires municipales en vertu de
l'article 573.3.5 de la
Loi sur les cités et villes ne soient plus
assujettis aux règles contractuelles municipales en raison du changement du
régime vers la LCOM. Donc, c'est la règle transitoire, le temps qu'on étudie le
projet de loi.
La Présidente (Mme Poulet) : Est
ce qu'il y a des interventions? Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention,
nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 225 de la
loi édictée est adopté?
Mme Laforest : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Adopté.
L'article 124.
• (11 h 30) •
Mme Laforest :
L'article 124 :
L'article 68 de cette loi est modifié par le remplacement dans ce qui
précède le sous-paragraphe a du paragraphe 3 du deuxième alinéa de
l'article 573.3.5 de la
Loi sur les cités et villes (chapitre C-19)
par «au premier alinéa de l'article 4 de la
Loi sur les contrats des organismes
municipaux (indiquer ici l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi,
ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui édicte de la
loi sur les
contrats des organismes municipaux)».
Donc, l'article 124 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux modifierait l'article 68 de la
Loi sur
l'Autorité des marchés publics à des fins de concordance avec l'article 4
de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux. Ici, c'est pour assurer
la cohérence du cadre normal du cadre légal que nous appliquons aujourd'hui.
Alors, voilà.
La Présidente (Mme Poulet) : Est
ce qu'il y a des interventions? Non? Parfait. Alors, nous allons procéder à la
mise aux voix. Est-ce que l'article 124 de la loi édictée est adopté?
Mme Laforest : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
l'article 150.
Mme Laforest :
L'article 150 :
L'article 107.7 de cette loi est modifié :
1 par le remplacement dans ce qui précède
le sous-paragraphe a du paragraphe 3 du premier alinéa de 573.3.5 par «4
de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux (indiquer ici l'année et
le numéro de
chapitre de la présente loi, ainsi que le numéro de l'article de
cette loi qui édicte la
Loi sur les contrats des organismes municipaux)»;
2 par le remplacement dans ce qui précède
le paragraphe 1 du deuxième alinéa de l'article à l'article 573.3.5
par «au premier alinéa de l'article 4 de la
Loi sur les contrats des
organismes municipaux».
Donc, ici, c'est une question de cohérence
avec le cadre légal que nous appliquons.
La Présidente (Mme Poulet) : Des
interventions? Non? Alors, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 150 de la loi édictée est adopté?
Mme Laforest : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
L'article 151.
Mme Laforest : Bon. Alors,
c'est un peu la même chose. 151 :
L'article 108.2.0.1 de cette loi
est modifié par le remplacement dans ce qui précède le paragraphe 1 du
quatrième alinéa de 573.3.5 par «4 de la
Loi sur les contrats des organismes
municipaux (indiquer ici l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi,
ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui édicte la
Loi sur les
contrats des organismes...
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11 h 30 (version non révisé
e) Mme Laforest : ...les
organismes municipaux. Donc, ici, ça concerne les contrats des organismes
municipaux qui modifieraient l'article 108.2.0.1 de la
Loi sur les cités et
villes. Question de concordance avec la
Loi sur les cités et villes,
maintenant.
La Présidente (Mme Poulet) : Des
interventions? Non. Alors, est-ce que l'article... Nous allons procéder à la
mise aux voix? Est-ce que l'article 151 de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Parfait.
Mme Laforest :
L'article
966.2.1 de ce code est modifié :
1° par le remplacement, dans ce qui
précède le sous-paragraphe a du paragraphe 3° du premier alinéa, de «573.3.5 de
la
Loi sur les cités et villes (chapitre C-19)» par «4 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux (indiquer ici l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui
édicte la
Loi sur les contrats des organismes municipaux)»;
2° par le remplacement, dans ce qui
précède le paragraphe 1° du deuxième alinéa, de «573.3.5 de la
Loi sur les
cités et villes» par «4 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux».
Alors, l'article 178 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux modifierait l'article 966.2.1, maintenant,
du Code municipal du Québec à des fins de concordance avec l'article 4 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux.
Alors, ici, c'est pour le cadre légal
concernant le Code municipal.
La Présidente (Mme Poulet) : Est
ce qu'il y a des interventions? Alors, nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 178 de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
l'article 179, je crois que vous avez un amendement, Mme la ministre.
Mme Laforest : Oui.
L'article
179, c'est la
Loi sur la Commission municipale du Québec, l'article 85 de la
Loi sur la Commission municipale du Québec (chapitre C-35) est modifié dans le
paragraphe 5° du premier alinéa :
1° par le remplacement, dans ce qui
précède le sous-paragraphe a, de «573.3.5 de la
Loi sur les cités et villes
(chapitre C-19)» par «4 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux
(indiquer ici l'année, le numéro de
chapitre de la présente loi ainsi que le
numéro de l'article de cette loi qui édicte la
Loi sur les contrats des
organismes municipaux)»;
2° par le remplacement, dans le
sous-paragraphe a, de «573.3.5 de la
Loi sur les cités et villes» par «4 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux».
L'article 179 de la
Loi sur les contrats
des organismes municipaux modifierait l'article 85 de la
Loi sur la Commission
municipale du Québec à des fins de concordance avec l'article 4 de la
Loi sur
les contrats des organismes municipaux.
Question, maintenant, de cohérence légale
applicable avec la Commission municipale du Québec, maintenant. Merci, Mme la
Présidente.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a des interventions?
Mme Laforest : Oui, il y a un
amendement.
La Présidente (Mme Poulet) : Oui,
Mme la ministre.
Mme Laforest : Désolée.
L'article
L'article 179 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux
modifierait... modifiant l'article 85 de la
Loi sur la Commission municipale.
Remplacer le paragraphe 1° de l'article
179 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux, proposé par l'article
1 du projet de loi, par le paragraphe suivant :
1° par le remplacement, dans ce qui
précède le sous-paragraphe a de 573.3.5 de la
Loi sur les cités et villes
(chapitre C-19)» et de« cette loi» par, respectivement, «4 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux (indiquer ici l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui
édicte la
Loi sur les contrats des organismes municipaux)» et «la
Loi sur les
cités et villes».
Donc, cet amendement modifierait l'article
179 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux afin de corriger un
renvoi à la
Loi sur les cités et villes.
Question de cohérence applicable avec le
cadre légal, encore une fois. Merci, merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Poulet) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement? Non. Alors, s'il n'y a pas
d'intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement,
à l'article 179 de la loi édictée, est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
on va faire... Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 179 amendé?
Alors, on va procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 179 amendé de la
Loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Parfait.
Merci.
L'article 180.
Mme Laforest :
L'article
L'article 86 de cette loi est modifié par le remplacement, dans ce qui précède
le paragraphe 1° du quatrième alinéa, de «l'article 573.3.5 de la
Loi sur les
cités et villes» par «au premier alinéa de l'article 4 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux (indiquer ici l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui
édicte la
Loi sur les contrats municipaux».
Alors, ici, l'article...de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux modifierait l'article 86 de la
Loi sur la
Commission municipale du Québec à des fins de concordance avec l'article 4 de
la
Loi sur les contrats des organismes municipaux.
Alors, question de cohérence du cadre
légal pour le projet de loi. Merci.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a des interventions? Non. Alors, nous allons...
La Présidente (Mme Poulet) : ...procéder
à la mise aux voix. Est-ce que l'article 180 de la loi édictée est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Article 141.
Mme Laforest : 141. Les
articles 231.1 et 231.15 de l'annexe C de cette charte sont d'abrogés.
L'article 141 de la
Loi sur les contrats
des organismes municipaux abrogerait les articles 231.1 et 231.15 à
l'annexe C de la Charte de la Ville de Montréal, Métropole du Québec, à des
fins de concordance avec l'article 4 de la
Loi sur les contrats des
organismes municipaux. Donc, ici, question de cohérence avec le cadre légal. Et
nous aurons la même chose sûrement pour la Charte de la Ville de Québec. Alors,
merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Poulet) :
Est-ce qu'il y a des interventions? Alors...
Mme Setlakwe : Non. Bien,
dans le fond, c'est de la concordance. On discutera de 141 de la loi, de la
LCOM, plus tard.
La Présidente (Mme Poulet) :
Parfait. Alors, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 141 de la loi édictée est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Parfait. 148.
Mme Laforest :
L'article
L'article 61 de l'annexe C de cette charte est modifié
par la suppression des sixième et septième alinéas.
L'article 148 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux modifierait l'article 61 de l'annexe C
de la Charte de la Ville de Québec, capitale nationale du Québec, à des fins de
concordance avec l'article de la
Loi sur les contrats des organismes
municipaux. Donc, question de cohérence avec le cadre légal, maintenant, pour
la ville de Québec, avec la charte de sa ville. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Poulet) :
Merci. Est-ce qu'il y a des interventions? Non. Alors, est-ce que la... On va
alors procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 148 de la loi
édictée est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Parfait. Merci.
L'article 5.
Mme Laforest :
Article 5. Dans le présent...
Dans la présente loi, on entend par :
«entreprise» une personne morale de droit privé, une société à un nom
collectif, en commandite ou en participation, ou une personne physique qui
exploite une entreprise individuelle;
«système électronique d'appels d'offres»,
le système électronique d'appels d'offres approuvé par le gouvernement pour
l'application de la
Loi sur les contrats des organismes publics
(chapitre C-65.1).
L'article 5 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux définirait ce que continue... ce que
constitue une entreprise et le système électronique d'appels d'offres pour
l'application de la loi. Cet
article serait de droit nouveau. Ici, on vient
juste clarifier l'application de la LCOM et l'interprétation des termes
utilisés par la LCOM. LCOM, la
Loi sur les contrats des organismes municipaux.
Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Poulet) :
Oui. Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme Setlakwe : ...sur la
définition d'entreprise, on ne va pas s'attarder trop longuement, mais évidemment,
personne morale, société en nom collectif, en commandite ou en participation...
Personne physique qui exploite une entreprise individuelle, donc, une
entreprise... Pourquoi on dit entreprise individuelle? Je comprends qu'une
personne physique peut avoir... être enregistrée et avoir une entreprise, mais
pourquoi on mentionne individuelle?
• (11 h 40) •
Mme Laforest : Oui, quand
on parle d'une personne physique qui exploite une entreprise individuelle, ça
peut être, par exemple, un plombier, tout simplement. Ici, on vient juste
définir parce qu'en fait il faut redéfinir les termes, parce qu'on définit une
nouvelle loi. Parce que c'est pour ça que les termes comme entreprise ou
personne morale, on doit les redéfinir, les placer dans le nouveau projet de
loi.
Mme Setlakwe : Oui, je
comprends. Mais donc... Donc un plombier à son compte qui exerce seul sa
pratique.
Mme Laforest : Tout à
fait.
Mme Setlakwe : Même s'il
n'y a pas deux ou trois personnes autour de lui pour faire des tâches
administratives. C'est juste que je me dis que ce n'est pas une entreprise
individuelle ou...
Des voix : ...
La Présidente (Mme Poulet) :
Oui, allez-y.
Mme Laforest : Ah! Allez-y,
Me Veilleux.
La Présidente (Mme Poulet) :
Me Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Oui. Merci, Mme la Présidente. En fait, l'entreprise dans la... Dans le Code
civil, on parle de l'activité économique. Donc, ce n'est pas vraiment la
personne elle-même qui l'exerce. C'est pour ça qu'on fait la petite distinction
ici. Mais la définition permet après ça d'utiliser le mot entreprise plus
facilement dans le reste de la loi et donc de simplifier le libellé.
Mme Setlakwe : Merci.
Moi, ça me va.
La Présidente (Mme Poulet) :
Ça va? Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Alors, nous allons procéder à
la mise aux voix. Est-ce que l'article 5 de la loi édictée est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Merci.
Article 6.
Mme Laforest :
Article 6.
«Lorsqu'une municipalité doit effectuer en
vertu de la présente loi une publication sur son site Internet sans qu'elle en
possède un, elle doit faire cette publication sur le site Internet d'une
municipalité régionale de comté, une MRC, dont le territoire comprend le sien
ou, si cette dernière n'en possède pas, sur un autre site dont la municipalité
donne un avis public de l'adresse une fois par année. Tout autre organisme
municipal qui n'a pas de site Internet doit faire cette publication sur un site
dont il donne un avis public...
Mme Laforest : ...public de
l'adresse une fois par année.
Donc, l'article six de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux prévoirait les règles applicables lorsqu'un
organisme municipal doit faire une publication sur son site Internet en vertu
d'une des dispositions de la loi alors qu'il n'en possède pas. Ces règles
varient selon l'organisme municipal visé. Cet
article serait de nouveau droit.
Donc, ici, c'est pour assurer la
publication sur Internet de la liste des contrats et des autres informations à
publier. On vient respecter les mesures de transparence auxquelles sont en
droit de s'attendre les citoyens et les citoyennes. Et nous avions d'ailleurs
discuté de cette... et adopté cette nouvelle disposition dans un ancien projet
de loi, par exemple, éthique et déontologie dans le milieu municipal,
l'obligation de divulguer sur les sites Internet. Mais il y a des municipalités
qui n'ont pas, donc elles doivent le faire obligatoirement ici, avec la MRC, la
municipalité régionale de comté.
La Présidente (Mme Poulet) : Oui.
Mme la députée de Sherbrooke.
Mme Labrie : Peut-être que
vous avez discuté de ça à l'époque de cette autre loi, mais je serais curieuse
de savoir : Est-ce qu'il y en a beaucoup des municipalités qui n'ont pas
de site Internet?
Mme Laforest : Il n'y en a
pas beaucoup. Il n'y en a vraiment pas beaucoup. On...
Mme Labrie : Parce qu'il y a
quand même plusieurs obligations de transmission d'information quand même qui
passent par là.
Mme Laforest : Oui, oui. Il y
en a cinq ou six? Six.
Mme Labrie : O.K. Donc on
leur prévoit une disposition spéciale. C'est bon. Merci.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions?
Mme Setlakwe : Donc, il y en
a seulement six municipalités sur plus de 1 000 municipalités?
Mme Laforest : 1 039.
Oui.
Mme Setlakwe : Et des MRC qui
n'en ont pas? Parce que là on prévoit aussi le cas d'une MRC qui n'en aurait
pas.
Mme Laforest : Il n'y a pas
de MRC qui n'ont pas de site, là. Moi, je ne suis pas...
Une voix : ...
Mme Laforest : Ah! c'est
juste... O.K., au cas où. Parce que je n'en connais pas une, hein, qui n'a pas
de site Internet. Me Veilleux?
M. Veilleux (Jean-Pierre) : ...
Mme Laforest : Bien, moi, je
dis qu'il n'y en a pas.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : C'est
bon.
Mme Laforest : À ma
connaissance, il n'y en a pas. Bien je l'aurais su, là.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Non,
non, mais je...
Mme Laforest : ...site
Internet, on l'aurait aidée, entre vous et moi. On va vérifier, Me Veilleux,
mais honnêtement, je pense que j'ai raison.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : ...
Mme Laforest : O.K.
La Présidente (Mme Poulet) : Oui,
allez-y, Mme.
Mme Labrie : Je trouve ça
intéressant, la réaction... Je trouve intéressant, la réaction de la ministre,
parce que spontanément, elle dit : S'il y avait une MRC qui n'avait pas de
site Internet, on l'aurait aidée, parce qu'on comprend évidemment que c'est
quand même essentiel à leur travail puis à leurs relations avec les citoyens.
Là, on vient de nommer qu'il y a, bon, cinq, six petites... puis j'imagine
qu'elles sont très petites, les municipalités qui n'ont pas de site Internet
non plus. Est-ce que... Est-ce qu'il en existe, du soutien? Parce que moi...
moi, j'avoue que ça m'apparaît curieux quand même pour les citoyens qui vivent
là, même si c'est des très petites municipalités. Il me semble que ce serait
avantageux qu'elles en aient un, là. Est-ce qu'il existe des ressources pour
elles pour y arriver ou...
Mme Laforest : Oui. Durant
la... Durant la pandémie, ce qu'on a fait, d'ailleurs avec la Fédération québécoise
des municipalités, on a offert un soutien technologique à la hauteur de
100 millions pour doter les municipalités des outils technologiques. Donc,
oui, on les a aidées durant la pandémie. C'est pour ça que moi, qu'il y ait une
MRC, là, c'est... en tout cas selon moi, il n'y en a pas du tout. Parce que
c'étaient des municipalités qui avaient besoin de soutien technologique pour
avoir Internet dans leurs municipalités, donc on a offert un soutien de
100 millions durant la pandémie.
Mme Labrie : O.K. Puis donc
j'imagine qu'il y avait peut-être plus de municipalités que ça avant qui
n'avaient pas de site Web?
Mme Laforest : Oui. Il y en
avait plus.
Mme Labrie : Puis là il n'en
reste seulement que quelques-unes?
Mme Laforest : Je crois qu'il
y en avait une trentaine.
Mme Labrie : O.K. Quand même.
Bon. Bien, en tout cas, je nous soumets collectivement que ça me semble quand
même être de base, là, comme ressource, là, puis qu'on devrait s'assurer que...
Je comprends qu'on prévoit la modalité d'exception ici, là, ça me... ça me
convient, mais on devrait viser à ce que toutes les municipalités aient ce type
de ressource là pour leurs citoyens. C'est une source d'information vraiment
pertinente.
Mme Laforest : Le message est
bien. Le message est bon. On invite les municipalités à se doter de ce système,
mais évidemment, en 2025, là. Mais oui, on a soutenu, puis il y avait de
l'appui financier.
Mme Labrie : Parfait. Merci.
La Présidente (Mme Poulet) : Parfait.
Merci beaucoup. Alors, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article six de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Merci.
Alors, dans les règlements de gestion contractuelle, l'article sept, Mme la
ministre.
Mme Laforest : Règlement sur
la gestion contractuelle.
L'article sept : Tout organisme municipal doit
adopter un règlement sur la gestion contractuelle qui prévoit des normes
applicables à l'attribution et à l'exécution de l'ensemble de ces contrats.
Donc, le
titre deux de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux, comprenant les articles 7 à 10,
encadrerait l'adoption par les organismes municipaux de leur règlement sur la
gestion contractuelle. Ce
titre reprendrait en substance des dispositions de
l'article 573.3.1.2 de la
Loi sur les cités et villes et des autres
articles similaires en droit des contrats des organismes municipaux.
Et l'article sept de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux imposerait à tout organisme municipal
l'obligation d'adopter un règlement sur la gestion contractuelle et en
présenterait l'objet.
Donc, ici, c'est normal, on s'assure que
chaque organisme municipal définit le cadre de sa gestion...
Mme Laforest : ...contractuel
qui lui est... qui lui est propre dans son règlement. Question de transparence,
évidemment pour les citoyens.
La Présidente (Mme Poulet) :
Des interventions?
Mme Setlakwe : ...n'est
pas nouvelle, là.
Mme Laforest : Elle n'est
pas nouvelle. On la... On prend l'obligation et on la transpose dans notre
nouvelle loi.
Mme Setlakwe : Exact.
Cette obligation-là, elle s'applique évidemment à un organisme municipal tel
que défini et auquel on... on l'a vu plus tôt, on assimile les organismes qui
remplissent certains critères.
Mme Laforest : Exact.
Mme Setlakwe : Puis il
n'y a pas personne qui se plaint que ça, c'est trop... Ce n'est pas trop...
Tout le monde, actuellement, le font, un règlement de gestion contractuelle.
Mme Laforest : Non, parce
que c'est... Ça se fait toujours, là. Ce n'est pas... Ça s'est toujours fait
puis il y a de l'aide maintenant avec les unions, là, la FQM, l'UMQ. Il y a
beaucoup d'aide, puis il y a même les directions régionales qui peuvent aider,
des Affaires municipales.
La Présidente (Mme Poulet) :
D'autres interventions? Alors, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce
que l'article 7 de la loi édictée est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Merci. Alors,
article 8.
Mme Laforest :
Article 8.
«Un règlement sur la gestion contractuelle
doit, afin de promouvoir l'intégrité et la transparence en matière
contractuelle, prévoir des mesures :
«1° favorisant le respect des lois
applicables qui visent à lutter contre le truquage des offres;
«2° visant à assurer le respect de la Loi
sur la transparence et l'éthique en matière de lobbyisme
(chapitre T-11.011) et du code de déontologie adopté en vertu de cette
loi;
«3° ayant pour but de prévenir les gestes
d'intimidation, de trafic d'influence ou de corruption;
«4° ayant pour but de prévenir les
situations de conflit d'intérêts;
«5° ayant pour but de prévenir toute autre
situation susceptible de compromettre l'impartialité et l'objectivité du
processus de demande de soumissions et de la gestion du contrat qui en résulte;
«6° visant à encadrer la prise de toute
décision ayant pour effet d'autoriser la modification d'un contrat.
«Un tel règlement doit aussi prévoir des
mesures :
1° favorisant l'acquisition responsable
tenant compte des principes prévus à l'article 6 de la
Loi sur le
développement durable (chapitre D-8.1.1);
2° favorisant les biens et les services
québécois ou autrement canadiens et les entreprises qui ont un établissement au
Québec ou ailleurs au Canada aux fins de l'attribution de tout contrat attribué
suivant une procédure sur invitation écrite ou de gré à gré;
3° favorisant la rotation des éventuels
cocontractants à l'égard des contrats dans la mesure où ces contrats peuvent
être attribués de gré à gré en vertu de règles adoptées en application de
l'article 9.
«Un règlement du ministre définit ce que
constituent des biens et des services québécois ou autrement canadiens et des
entreprises qui ont un établissement au Québec ou ailleurs au Canada.»
L'article 8 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux prévoirait le contenu obligatoire du
règlement sur la gestion contractuelle. En plus du contenu obligatoire prévu
par les dispositions actuelles, il est proposé d'ajouter l'obligation pour les
organismes municipaux de prévoir dans le règlement des mesures favorisant
l'acquisition responsable. Ici, on vient promouvoir l'intégrité et la
transparence en matière contractuelle. On veut favoriser l'acquisition
responsable de la l'achat québécois ou autrement canadien. On vient accroître
l'autonomie des organismes municipaux sur l'attribution de leurs contrats dont
la valeur est entre 25 000 $ et le seuil d'appels d'offres publics.
Voilà.
• (11 h 50) •
La Présidente (Mme Poulet) :
Des interventions? Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Oui. Donc,
ici, on prévoit le contenu obligatoire du règlement sur la gestion
contractuelle. Puis, de ce que je comprends, c'est que la première partie... On
n'a pas fait une liste de tout ce que doit contenir, parce que, dans un premier
temps, c'est les éléments qui visent à promouvoir l'intégrité et la
transparence. Mais après ça, il y a une liste plus courte de mesures
additionnelles qui doivent être dans le règlement. Moi, j'aimerais savoir
qu'est-ce qui est nouveau, qu'est-ce qui a été changé par rapport à l'existant,
par rapport au régime actuel?
Mme Laforest : En fait,
votre première intervention au niveau des mesures, par exemple, on peut prendre
comme exemple les mesures anticorruption, les mesures anticollusion pour les
organismes municipaux, qui doivent prévoir des mesures pour agir contre
l'intimidation, la corruption et les conflits d'intérêts. Puis l'inscription de
ces mesures dans le règlement sur la gestion contractuelle va garantir beaucoup
plus de transparence, évidemment, pour les entreprises. Et les entreprises
pourraient comprendre des règles en vigueur qui entourent la gestion des
contrats entre 25 000 $ et le seuil d'appels d'offres publics, le cas
échéant. Qu'est-ce qui est nouveau? C'est des mesures favorisant l'achat
québécois ou autrement canadien. C'est quand même hyperintéressant. C'est bien
qu'on amène ça dans ce projet de loi là. C'était demandé d'ailleurs pour des
contrats dont la valeur est entre 25 000 $ et je crois que c'est
133 000 $, là.
Une voix : ...
Mme Laforest : Entre?
Une voix : ...
Mme Laforest : Oh! O.K.
Entre... O.K., entre 25 000 $ et 133 800 $, et le seuil
d'appels d'offres...
Mme Laforest : ...publics, les
organismes municipaux pourraient favoriser les biens et services québécois ou
autrement canadien, ainsi que les entreprises qui ont un établissement au
Québec ou ailleurs au Canada.
Donc, on vient ici ajouter ce qui est
nouveau, les mesures favorisant l'acquisition responsable. Les organismes
municipaux pourraient favoriser l'acquisition responsable au sens de l'article
six de la
Loi sur le développement durable. Puis, en fait, ce qui était... ce
qui est... ce qui est très positif, dans le projet de loi, c'est qu'une
municipalité qui veut promouvoir l'achat québécois, l'achat durable, des
mesures pour le développement durable ou des équipements en respect de
l'environnement, maintenant, les seuils sont montés à 133 800 $.
C'est sûr que nous, on a demandé que ce soit plus élevé, on voulait vraiment
que ce soit plus élevé, mais présentement, on a l'obligation, l'entente des
accords de commerce qu'on doit respecter. Mais, en même temps, c'est une
nouvelle mesure qui est en respect, qui favorise le développement durable pour
les municipalités, donc c'est... c'est quand même très bien accueilli par les
villes. Parce que, oui, il y a de 25 000 $ à 133 800 $,
mais parfois c'est... tu sais, on ne donne pas toujours des contrats de 2,
3 millions et plus, là. Ça fait que des petites mesures comme ça, c'était
apprécié. C'est ça qui est nouveau.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
que vous avez d'autres...
Mme Setlakwe : J'avais une
question mais...
La Présidente (Mme Poulet) : Oui.
Mme la députée de Sherbrooke.
Mme Labrie : Merci. Parce que
c'est... c'est spécifiquement là-dessus. Donc, si je comprends bien, le
plafond, là, à 133 800 $, il nous est imposé à cause des accords de
libre-échange, en fait. C'est ça qui nous empêche collectivement de mettre ce
plafond-là plus haut.
Mme Laforest : Oui, oui,
exactement.
Mme Labrie : O.K. Parce qu'il
y aurait une volonté gouvernementale de le faire puis...
Mme Laforest : Bien, puis en
plus, là, dans le contexte qu'on vit, c'est certain qu'il y a une volonté
d'encourager de l'achat local, l'achat québécois. C'est pour ça qu'on
introduit... on précise cette mesure-là dans le projet de loi. Mais c'est
certain qu'on voit, là, avec qu'est-ce qui se passe, il y a des changements. À
ce moment-là, cet article-là, il faut quand même le garder en mémoire durant
l'étude du projet de loi.
Mme Labrie : Puis, pour les
contrats publics du gouvernement, est-ce que c'est le même plafond de
133 800 $?
Mme Laforest : C'est la même
chose.
Mme Labrie : C'est la même
chose, hein?
Mme Laforest : Oui.
Mme Labrie : O.K. C'est quand
même... Parce que, pour une petite municipalité, ça peut englober beaucoup de
contrats, mais à plus grosse échelle, ça devient plus rare, quand même, donc
c'est une limite importante.
Mme Laforest : Oui.
Exactement. C'est pour ça que, dans le projet de loi, là, nous tous ici, on va
garder cet article-là en mémoire, si parfois il y a des changements...
Mme Labrie : Dans les
accords. O.K.
Mme Laforest : ...dans les
accords, présentement, qui... dont nous sommes en attente et nous souhaitons...
nous ne souhaitons pas, mais on va garder ça en tête pareil.
Mme Labrie : Merci.
La Présidente (Mme Poulet) : D'autres
interventions?
Mme Setlakwe : Oui. Bien,
merci pour la précision, là. C'est... Ça vise quand même... C'est une
obligation nouvelle qui est introduite, qui a sa place, mais qui vise juste les
petits contrats, dans le fond.
Mme Laforest : Vise... Vise
les montants.
Mme Setlakwe : Oui. Des plus
petits contrats.
Mme Laforest : Oui,
25 000 $ à 133 800 $.
Mme Setlakwe : Au-delà de ces
montants-là, puis la question était pertinente de la part de la collègue de
Sherbrooke, on ne peut pas l'imposer parce que ça viendrait en contradiction
avec des accords auxquels sont parties... auxquels le Québec est partie... les
municipalités sont parties.
Mme Laforest : Exaxtement.
Oui, exactement. Avec ceux que j'ai précisés, là, au premier article, là, c'est
en respect de ces accords-là, les accords de commerce. On aimerait beaucoup
plus, mais voilà.
Mme Setlakwe : Est-ce qu'il y
a une intention de créer d'obligations pour des contrats plus importants?
Mme Laforest : Bien, c'est
certain qu'on regarde toujours ça, c'est une mesure qui est importante à
regarder dans la situation qu'on vit. C'est... C'est... Je crois que nous en...
les trois, on en a parlé, là, dans l'introduction, de dire, dans la situation
actuelle qu'on vit avec les États-Unis, qu'est-ce qui va arriver, les tarifs
douaniers de 25 %. Donc, c'est sûr que, s'il y a des nouvelles mesures, on
se pose la question est-ce que nous, on pourrait favoriser beaucoup plus
financièrement, que les municipalités favorisent l'achat local, l'achat
québécois spécifiquement. Ça fait que c'est pour ça que je dis que là, c'est le
maximum qu'on peut accorder. Maintenant, si on peut faire plus, tant mieux,
mais on va avoir... on va voir qu'est-ce qui se passe dans les prochains...
dans les prochains mois.
Mme Setlakwe : En même temps,
on a compris que, dans les faits, il y a très peu de contrats qui sont octroyés
au bénéfice de sociétés qui se trouvent aux États-Unis, disons.
Mme Laforest : Il y en a...
Oui. Il y en a... Oui. Il n'y en a pas beaucoup.
Mme Setlakwe : C'est
marginal.
Mme Laforest : C'est
marginal. Mais, quand même, si on pouvait appliquer cette mesure-là, hein,
considérablement.
Mme Setlakwe : Oui. Ça fait
que là, pour l'instant?
Mme Laforest : On ne peut pas
aller plus loin que ça.
Mme Setlakwe : Non?
Mme Laforest : Non.
Mme Setlakwe : Mais vous êtes
en réflexion?
Mme Laforest : Bien, on est
en attente de voir qu'est-ce qui se passe, là. Puis il faut respecter quand
même l'accord de commerce. C'est important.
Mme Setlakwe : Il faut les
respecter?
Mme Laforest : On n'a pas le
choix.
Mme Setlakwe : Qu'est-ce
qu'on entend par «on veut favoriser la rotation»? Juste élaborer un peu sur cet
élément-là, là, le troisième... le troisième... c'est-tu alinéa ou paragraphe,
c'est paragraphe, «favorisant la rotation des éventuels cocontractants...
Mme Setlakwe : ...à l'égard
des contrats, tout ça, c'est pour assurer une... juste mettre ça en contexte,
assurer qu'il y a une...
Une voix : ...
Mme Setlakwe : Oui. Que ce
soit...
Mme Laforest : Le même... le
même contrat octroyé toujours à la même entreprise, c'est pour faire profiter
aussi toutes les entreprises sur le territoire.
Mme Setlakwe : Mais on
reste... Parce que c'est la première fois qu'on formule cette obligation-là, le
libellé est nouveau.
Des voix : ...
Mme Laforest : C'est la même
chose.
Mme Setlakwe : O.K. Ça, c'est
vraiment le droit actuel, cet élément-là. Ce qui est nouveau, c'est 2?
Mme Laforest : Deux, oui.
Mme Setlakwe : Et un et deux?
Mme Laforest : Un et deux
qu'on vient préciser. Exactement.
Mme Setlakwe : 3, c'est
existant. Puis là, quand vous dites de garder en tête... c'est un
article
important, il faut le garder en tête quand on va étudier d'autres articles du
projet de loi, est-ce qu'on pense... Juste faire le lien avec... là, j'ai en
tête la marge préférentielle. Est-ce que c'est bien ça? Une municipalité va
pouvoir ne pas nécessairement aller avec le plus bas soumissionnaire, mais on
va lui permettre de, si on veut, d'exercer une marge préférentielle pour
favoriser un soumissionnaire qui respecterait des critères qui ont été mis de
l'avant dans un règlement de gestion contractuelle. Est-ce que c'est ça le lien
qu'on doit faire? Vous ne me suivez pas?
Mme Laforest : Bien non, je
ne suis pas. Pouvez-vous...
Mme Setlakwe : La marge...
Parce que cet article-là, on dit : On va devoir en tenir compte quand on
va étudier d'autres articles. Donc, on veut le mettre en contexte. Si une
municipalité a prévu, en fait doit prévoir dans... elle doit prévoir dans des
règlements, dans son règlement de gestion contractuelle, des mesures favorisant
donc, disons, l'acquisition responsable favorisant des biens et services
québécois, etc. Mais comment on met... on met ça en lien avec des... quelles
dispositions du projet loi qui seraient donc pertinentes? Moi, j'ai donné comme
exemple la marge référentielle. C'est bien le cas?
Mme Laforest : Oui, c'est le
cas. Mais je vais donner l'exemple... puis c'est bien, parce que ça fait quand
même plusieurs projets de loi qu'on essayait ou qu'on voulait aller un peu de
l'avant avec la précision de cet article, la précision et la possibilité que
les municipalités utilisent, exemple, les matériaux durables ou... puis les
gens nous demandaient aussi... parlaient beaucoup de la loi... de la règle sur
les plus bas soumissionnaires. Donc, ici, évidemment, les municipalités sont
très... apprécient vraiment l'article, parce que vous comprendrez qu'une
municipalité qui veut... qui a un projet plus environnemental, et la soumission
est un peu plus élevée, en respect du développement durable si les matériaux
sont plus durables ou encore c'est des matériaux... le bois du Québec ou peu
importe, là, qui touchent l'achat québécois, mais, à ce moment-là, la
municipalité va pouvoir aller de l'avant. Donc, c'est quand même très positif.
• (12 heures) •
Mais comme... quand vous posez la
question : Pourquoi vous dites de garder en tête? Bien, c'est certain que
si on peut hausser les seuils, ce serait très, très bon, parce que, depuis
quelques semaines, on dit qu'il faut favoriser l'achat local, l'achat
québécois. Donc, on va regarder qu'est-ce qui s'est... qu'est-ce qui va se
passer. Puis c'est pour ça, je crois que même la députée de Sherbrooke a
mentionné : Est-ce que ce serait possible, les soumissions, exemple à
25 %, dont la Fédération québécoise des municipalités mentionnait, qui
utilisent des matériaux des États-Unis? À ce moment-là, est-ce qu'on pourrait
avoir une mesure spéciale? Ça fait que tout est... Présentement, on est en attente,
tout le monde. Mais le... c'est pour ça, je dis que l'article, on doit le
garder en tête, parce que c'est certain que, s'il y a des mesures quelconques,
mais, à ce moment-là, peut-être qu'on pourrait regarder pour hausser les seuils
si c'est possible, mais toujours en respect avec l'accord de commerce.
Mme Setlakwe : Je comprends,
mais ma question ne portait pas... pas juste sur la question des biens et
services québécois. On a compris que, pour l'instant, on est limités à des
contrats d'une certaine tranche de valeur. Mais moi, je voulais qu'on le mette
en contexte, l'article, justement, comme avec d'autres... avec des nouveaux
outils qu'on introduit dans le projet de loi comme la marge préférentielle.
Est-ce qu'il y en a d'autres qui vont être pertinents plus tard et qui vont
devoir... qui seront en lien avec cette nouvelle obligation?
Mme Laforest : Mais en fait
je donne juste un exemple comme ça, là, puis les... une marge préférentielle
qui pourrait être utilisée par les GES, par exemple, ça, ça pourrait être
utilisé, à ce moment-là, avec la marge préférentielle. C'est un exemple comme
Mme Setlakwe : Mais à quel...
Là où je veux en venir, c'est que... Je comprends que la mesure, elle est bien
vue. J'ai bien entendu. J'ai lu dans les mémoires, on le souhaite. Je ne suis
en train de dire qu'on est contre, on n'est pas contre, je veux juste être sûre
qu'après quand on... que pour que les municipalités puissent pleinement
bénéficier des nouveaux outils, par exemple la marge préférentielle, puis ils
pourront dire : Ah, bien là, je ne suis pas tenu d'aller avec...
Haut de la page
12 h (version non révisé
e) Mme Setlakwe : ...le plus bas
soumissionnaire parce que ce plus bas soumissionnaire là n'a pas, dans son
offre... Bien, c'est un bon exemple, là. Peut-être que ça va... le déploiement
de son projet va faire en sorte qu'il y aura une émission plus élevée de GES ou
il n'utilisera pas... il n'a pas prévu qu'il allait utiliser tel, tel ou tel
matériau, par exemple. Mais à quel point est-ce que la municipalité doit être
précise dans ses objectifs dans son règlement pour pouvoir bénéficier des
nouveaux outils? Ou est-ce que c'est dans les dispositions subséquentes qu'on
va venir fixer ce niveau de détail là? Je ne sais pas si vous comprenez, là, où
je veux en venir.
Mme Laforest : On va le
préciser. Je ne sais pas c'est quel article. On le précise par la suite?
Une voix : ...
Mme Laforest : Oui. Mais
est-ce qu'on précise vraiment? Allez-y, Me Veilleux.
La Présidente (Mme Poulet) : Oui.
Me Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
Mme la Présidente. Je veux peut-être juste mentionner un élément, là. Le
Règlement sur la gestion contractuelle englobe, dans le fond, prévoit les
mesures qui s'appliquent à l'ensemble de l'attribution des contrats. Donc,
nécessairement, la municipalité doit en prendre en considération dans l'ensemble
de ses attributions de contrats. Mais, par la suite, c'est... c'est sûr que c'est
au cas par cas que la municipalité va voir comment est-ce qu'elle peut
appliquer ces mesures-là. Donc, c'est vraiment dans le fin détail, par exemple,
du document d'appel d'offres, est-ce qu'elle va demander l'homologation au
préalable, est-ce qu'elle va utiliser une mesure comme la marge préférentielle.
Ça, c'est des outils pour donner suite à... finalement, à ses... à ce qu'elle
visait initialement dans son règlement... actuel.
Mme Setlakwe : Mais c'est ma
compréhension.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Parfait.
Mme Setlakwe : Merci.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Oui.
Mme Labrie : Oui. Je veux revenir
sur le plafond qui nous est imposé de 133 800 $. D'emblée, au début
de l'étude du projet de loi, la ministre a nommé plusieurs d'accord qui nous
liaient. Donc, j'aimerais savoir c'est lequel en particulier qui nous lie par
rapport à ça. Parce que, dans les accords qui ont été nommés, il y en a qui
sont signés par le Québec quand même. Il y en a qui sont signés par le fédéral,
il y en a qui sont signés par le Québec. Donc, c'est le... c'est quel accord
qui nous lie avec ce plafond-là de 133 800 $?
Mme Laforest : Je pense que
je ne voudrais pas me prononcer, là, sur les accords de commerce, mais je vais
laisser Me Veilleux, peut-être, de préciser.
La Présidente (Mme Poulet) : Me
Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
Mme la Présidente. En fait, c'est l'accord de libre-échange canadien qui
prévoit un minimum de 133 800 $ pour l'appel d'offres public. Donc,
il faut ouvrir les marchés au Canada. Donc, c'est le... c'est le seuil, l'appel
d'offres public, qui est applicable aux municipalités par le fait même.
Mme Labrie : Donc c'est le
gouvernement fédéral qui a le pouvoir de renégocier cet accord-là. Ce n'est pas
le Québec. Parce qu'il y avait notamment un accord Québec-Ontario, là, dans la
liste que la ministre avait nommée, c'est pour ça que je le demande, là. C'est...
Cet accord-là, c'est... c'est le gouvernement fédéral qui doit le renégocier.
Celle-là, c'est une entente entre les provinces?
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Oui.
Entre toutes les provinces.
Mme Labrie : Donc, c'est... c'est
une entente entre les provinces qui nous empêche de monter ce plafond-là. Ce n'est
même pas un accord international?
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Bien,
en fait, l'accord prévoit qu'il faut permettre... dans le fond, ouvrir les
marchés publics à compter de ce seuil-là, tout simplement.
Mme Labrie : O.K. Non mais...
bien, en tout cas, je... ça me semble important de noter que, si c'est un
accord qui est entre les provinces, on est quand même un levier important dans
cette conversation-là, au Québec, à l'échelle du Canada, donc il me semble que
la conversation mérite d'avoir lieu. On ne doit pas être la seule province à
avoir des préoccupations pour favoriser nos entreprises locales. Peut-être que,
si ça se trouve, d'autres provinces vivent également cette contrainte-là et que
ça les dérange. Donc, moi, j'invite fortement quand même à s'asseoir, là. Il y
a des conversations régulières avec les autres provinces. Si on n'est pas liées
par un accord international pour cette contrainte-là, travaillons-y puis
assurons-nous de relever ce plafond, là. C'est quand même important, pas juste
pour nos municipalités, mais pour le... pour le gouvernement du Québec dans son
ensemble.
Mme Laforest : Oui. Comme je
vous mentionnais, c'est ça qui est regardé présentement. Puis, en même temps,
quand on parle de l'accord de libre-échange canadien, bien, le Canada a aussi
des obligations par rapport aux autres pays. Donc, est-ce qu'on est liés à l'entente
qui est liée avec les autres pays? C'est pour ça que je dis : Il faut être
prudents dans ça. Mais quand même, l'article, il faut le garder en tête
présentement dans la situation qu'on vit. C'est un bon point.
Mme Labrie : Puis gardons en
tête également que quand le gouvernement va s'asseoir avec les autres
provinces, peut-être prôner une mise à jour.
Mme Laforest : Mais c'est ça
qui est discuté présentement.
Mme Labrie : Oui, c'est ça. O.K.
Parfait.
Mme Laforest : Il y a... Il y
a déjà beaucoup d'échanges, même avant, là, de toute manière.
Mme Labrie : Oui. Parfait.
Merci.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Oui.
Mme Setlakwe : Oui. À la fin,
on mentionne que c'est un règlement du ministre qui va venir définir ce que
constituent des biens et services québécois, etc. Donc, le règlement n'existe
pas aujourd'hui.
Mme Laforest : Après le
projet de loi. Oui.
Mme Setlakwe : Merci.
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise... à la
mise aux voix. Est-ce que l'article huit de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Merci.
L'article neuf.
Mme Laforest : Neuf. Un
règlement sur la gestion contractuelle peut prévoir des règles applicables à l'attribution
des contrats visés au
chapitre cinq du titre...
Mme Laforest : ...qui peuvent
déroger aux dispositions de ce
chapitre ainsi qu'à toute autre norme applicable
à l'attribution ou à la gestion des contrats.
L'article 9 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux permettra aux organismes municipaux de
prévoir, dans le Règlement sur la gestion contractuelle des règles
particulières, l'attribution des contrats assujettis à la procédure d'appel
d'offres sur invitation écrite. En procédant ainsi, un organisme municipal
pourra utiliser une autre procédure d'attribution pour ces contrats. Le
Règlement sur la gestion contractuelle pourrait également prévoir toute autre
norme applicable à l'attribution ou à la gestion des contrats. Ces normes ne
pourraient cependant déroger aux autres dispositions de la
Loi sur les contrats
des organismes municipaux.
Ici, on vient offrir plus d'autonomie aux
organismes municipaux pour l'octroi de contrats dont la valeur est de 25 000
jusqu'au seuil d'appel d'offres public. On vient élargir la portée du règlement
de gestion contractuelle. Les règles seraient différentes d'un organisme à
l'autre pour cette catégorie de contrats. Donc, le montant, à partir duquel une
municipalité prévoirait octroyer un contrat selon ses propres règles, serait
indiqué dans son règlement. Donc, comme chaque organisme municipal aurait ses
propres règles d'attribution entre 25 000 et le seuil d'appel d'offres public,
il serait dans l'intérêt des entreprises de connaître le contenu du règlement
spécifique à chaque organisme, chaque municipalité, pour voir si la méthode,
qui lui est applicable dans le cadre d'un contrat, est conforme. Alors, voilà.
La Présidente (Mme Poulet) : Des
interventions?
Mme Setlakwe : Oui, merci,
Mme la Présidente. Donc, précédemment, l'article 8, c'était le contenu
obligatoire du règlement. Là, ici, c'est une... c'est un pouvoir. Donc, c'est
pour ça qu'on dit que «le Règlement sur la gestion contractuelle peut prévoir»,
donc, les municipalités ne sont pas tenues. Mais c'est important de bien
comprendre la portée. Là, ici, on parle de prévoir des règles applicables à
l'attribution des contrats d'une certaine valeur, si j'ai bien compris, c'est
entre...
Mme Laforest : ...25 et le
seuil qui serait établi.
Mme Setlakwe : C'était 133.
Mme Laforest : Oui, qu'on a
adopté... bien, qu'on va adopter. C'est pour ça...
Mme Setlakwe : Donc, en bas
de 25, là il y a une... le directeur général peut octroyer des contrats, c'est
des minimandats, des minicontrats.
Mme Laforest : Oui, mais il
faut quand même que ce soit...
Mme Setlakwe : Oui, oui, mais
ça...
Mme Laforest : ...adopté par
résolution puis...
Mme Setlakwe : Absolument... Aodpté
par résolution? Bien non.
Des voix : ...
La Présidente (Mme Poulet) : Me
Veilleux.
• (12 h 10) •
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
madame la Présidente. Juste mentionner, dans le fond, entre zéro et 25 000, la
loi exige... dans le fond, permet le gré à gré; entre 25 000 et 133 800, qui
est le seuil d'appel d'offres public, la loi prévoit qu'il faut passer par
invitation écrite. Ceci étant dit, il est possible, et c'est actuellement le
cas dans les lois municipales, il est possible pour une municipalité de prévoir
des règles différentes pour les contrats entre 25 000 et 133 800, donc,
notamment, par exemple, le gré à gré. Donc, si elle le prévoit, et c'est
justement ce que l'article 9 permet... lui permet de le faire. Donc, si elle prévoit,
elle pourrait faire du gré à gré jusqu'à 133 800.
Mme Setlakwe : Parfait. Donc,
on parle vraiment de la tranche entre le 25 et le 133 000. Ils peuvent prévoir
qu'ils peuvent octroyer ces contrats-là par le biais d'une négociation de gré à
gré, sans faire l'appel public. Mais c'est le régime actuel, il n'y a rien de
nouveau ici.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Absolument.
Mme Setlakwe : OK Puis, pour
zéro à 25, il n'y a pas de résolution du conseil.
Mme Laforest : Il faut que ce
soit public quand même.
Mme Setlakwe : Il faut que ce
soit public. J'imagine qu'il y a une question de transparence. Il ya une liste
de ces contrats-là qui est déposé au conseil.
Mme Laforest : C'est ça.
Mme Setlakwe : Je sais que ce
n'est pas de ça dont on parle ici, mais c'est juste un rappel du régime qui
s'applique aux plus petits contrats.
Mme Laforest : C'est la même
chose. Est-ce que la question était à Me Veilleux?
Mme Setlakwe : Bien, je veux
savoir... Bien, c'est la même chose, non, ce n'est pas le même régime.
Mme Laforest : Bien, je veux
dire, à 25, il faut quand même que ce soit rendu public, pour les citoyens, sur
leur site, sur le site de la municipalité.
Mme Setlakwe : C'est déposé
au conseil mensuellement?
Mme Laforest : Est-ce que
c'est mensuellement, Me Veilleux?
La Présidente (Mme Poulet) : Me
Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
Mme la Présidente. Juste pour s'assurer. Dans le fond, moi, je comprenais que
la question était: Est-ce qu'il y a une résolution du conseil qui est prise
pour l'attribution des contrats en bas de 25 000...
Mme Setlakwe : La réponse de
la ministre, c'était: Ça prend quand même une résolution.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Bien,
l'organisme municipal va devoir prendre une décision, que ce soit le conseil
municipal, s'il doit conserver l'entièreté de ses pouvoirs, donc,
effectivement, il va avoir droit à une résolution préalablement à la signature
du contrat, ou ça pourrait être le comité exécutif, selon le seuil, dans les
grandes municipalités. Mais effectivement il faut qu'il y ait une décision qui
soit prise par l'organisme.
Mme Setlakwe : Très bien.
Mais ici, donc... OK Puis pour revenir à... Entre 25 et 133, c'est un régime
qui existe déjà...
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Excusez-moi...
Mme Setlakwe : ...il n'y a
rien de nouveau, à l'article 9, pour la tranche de valeur entre 25 puis 133.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Non,
absolument pas.
Mme Setlakwe : OK Merci.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a d'autres...
La Présidente (Mme Poulet) : ...d'autre
intervention? Non. Alors, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 9 de la loi édictée est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Adopté. Alors, l'article 10. Mme la ministre, je pense que vous avez un
amendement.
Mme Laforest : Oui. Oui,
oui. Alors, l'article 10.
«L'organisme municipal doit publier son
règlement sur la gestion contractuelle sur son site Internet.
«Un rapport concernant l'application du
règlement doit être déposé une fois par année au conseil de l'organisme.»
L'article 10 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux prévoirait des obligations de publication de
règlements sur la gestion contractuelle et de reddition de comptes quant à son
application. Donc, ici, on vient assurer la transparence et l'accessibilité du
règlement, puis on rencontre... on rend les comptes au conseil des décisions
prises lors de la gestion des contrats en conformité avec le règlement sur la
gestion contractuelle.
L'amendement :
L'article 1
(article 10 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux)
Supprimer le deuxième alinéa de
l'article 10 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux proposé
par l'article 1 du projet de loi.
Donc, cet amendement modifierait
l'article 10 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux afin de
retirer l'obligation qu'un rapport concernant l'application du règlement sur la
gestion contractuelle soit déposé une fois par année au conseil de l'organisme
municipal.
La Présidente (Mme Poulet) :
Alors, est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement?
Mme Setlakwe : Ça avait
été discuté, je pense, lors du breffage d'hier. C'est une question d'allègement
administratif. Donc, juste nous rappeler, donc, le règlement, ce qu'on enlève,
c'est qu'il va simplement devoir être publié sur le site de la municipalité.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : C'était...
Et c'est... Oui, ce n'est plus... Oui, allez-y.
Mme Laforest : Bien, en
fait, c'est important de le mentionner parce que c'était une promesse qu'on
avait faite lors de la signature de la déclaration de réciprocité, là. Ça, c'en
était une des mesures que le milieu demandait. Puis voilà. Votre question...
Votre... Votre... C'est vraiment pour l'allègement réglementaire. Puis il n'y a
pas d'impact possible.
Mme Setlakwe : O.K. Donc,
de quelle façon... J'ai... Pas que je suis contre, là, mais donc on adopte un
règlement... La municipalité adopte un règlement. Pour des fins de
transparence, il est publié.
Mme Laforest : Dans le
procès-verbal aussi.
Mme Setlakwe : Il est
rendu public. Il est affiché sur le site. Et de quelle façon est-ce que la
municipalité... Donc, elle... Dans le fond, le rapport n'a plus à être préparé
du tout.
Mme Laforest : Bien, en
fait, étant donné que c'est toujours publié dans les procès-verbaux. Les
unions...
Mme Setlakwe : Mais il
n'est plus... Non, excusez. L'organisme publie son règlement, mais c'est le rapport
sur l'application. C'est de ça dont on parle ici. Ça fait que le règlement,
c'est une chose. Et le rapport sur son application... Est-ce que, donc, une
fois par année, en ce moment, il devait être... il devait être... il devait y
avoir un rapport qui était produit?
Mme Laforest : C'était
ça, l'obligation.
Mme Setlakwe : Bon, cette
année, en vertu de notre règlement, voici ce qu'on a... voici ce qu'on a fait.
Le... de contrat de telle façon, telle...
Mme Laforest :
Exactement. Sauf qu'étant donné que tout était bien indiqué, puis c'est public
sur les sites, avec les procès-verbaux, eux ont dit : Mais pourquoi il
faut recommencer l'exercice, considérant qu'on le fait... qu'on le fait
obligatoirement, là? Donc, c'est déjà public, c'est très transparent. Pourquoi
le refaire? C'est pour ça que ça amène... Ça amenait beaucoup, beaucoup
d'obligations, si je peux le dire. Puis ça fait
partie des allègements qu'on
avait promis, puis il n'y a pas d'impact ou encore de danger de...
Mme Setlakwe : Merci.
La Présidente (Mme Poulet) :
Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Alors, s'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement
à l'article 10 de la loi édictée est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Adopté. Alors, est-ce qu'il y a des interventions sur l'article amendé? Alors,
nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 10 de la loi
édictée, amendé, est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Parfait. Merci. Alors, l'article 152.
Mme Laforest :
L'article 152 :
L'article 116.0.1 de cette loi,
édicté par l'article 17 du
chapitre 33 des lois de 2023, est
modifié :
1° par le remplacement, dans le quatrième
alinéa, de «573.3.1.2» par «7 de la
Loi sur les contrats des organismes
municipaux ( indiquer ici l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi
ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui édicte la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux )»;
2° par la suppression du cinquième alinéa.
Donc, ici, c'est pour insérer dans notre
nouvelle loi, dans le cadre légal applicable, question de cohérence.
La Présidente (Mme Poulet) :
Des interventions? Non. Alors, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce
que l'article 152 de la loi édictée est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
L'article 166.
Mme Laforest : Même
chose...
Mme Laforest : ...le Code
municipal.
L'article
L'article 269.1 de ce code,
édicté par l'article 24 du
chapitre 33 des lois de 2023, est modifié :
1° par le remplacement, dans le quatrième
alinéa, de «938.1.2» par «7 de la
Loi sur les contrats des organismes
municipaux (indiquer ici l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi
ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui édicte la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux)»;
2° par la suppression du cinquième alinéa.
Question de coh