Public Finance — 11 December 2025 (43rd Legislature, 2nd Session)
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37e législature, 2e session (14 mars 2006 - 21 février 2007)
37e législature, 1re session (4 juin 2003 - 10 mars 2006)
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36e législature, 1re session (2 mars 1999 - 9 mars 2001)
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35e législature, 1re session (29 novembre 1994 - 13 mars 1996)
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32e législature, 3e session (9 novembre 1981 - 10 mars 1983)
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31e législature, 5e session (24 octobre 1980 - 24 octobre 1980)
31e législature, 4e session (6 mars 1979 - 18 juin 1980)
31e législature, 3e session (21 février 1978 - 20 février 1979)
31e législature, 2e session (8 mars 1977 - 22 décembre 1977)
31e législature, 1re session (14 décembre 1976 - 23 décembre 1976)
30e législature, 4e session (16 mars 1976 - 18 octobre 1976)
30e législature, 3e session (18 mars 1975 - 19 décembre 1975)
30e législature, 2e session (14 mars 1974 - 28 décembre 1974)
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28e législature, 5e session (24 février 1970 - 12 mars 1970)
28e législature, 4e session (25 février 1969 - 23 décembre 1969)
28e législature, 3e session (20 février 1968 - 18 décembre 1968)
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27e législature, 6e session (25 janvier 1966 - 18 avril 1966)
27e législature, 5e session (22 octobre 1965 - 23 octobre 1965)
27e législature, 4e session (21 janvier 1965 - 6 août 1965)
27e législature, 3e session (14 janvier 1964 - 31 juillet 1964)
27e législature, 2e session (21 août 1963 - 23 août 1963)
27e législature, 1re session (15 janvier 1963 - 11 juillet 1963)
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26e législature, 1re session (20 septembre 1960 - 22 septembre 1960)
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25e législature, 2e session (13 novembre 1957 - 21 février 1958)
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Journal des débats de la Commission des finances publiques
Version préliminaire
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43 e législature, 2 e session
(30 septembre 2025 au 8 avril 2026)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
jeudi 11 décembre 2025
Vol. 48 N° 18
Étude détaillée du projet de loi n° 7, Loi visant à réduire la bureaucratie, à accroître l’efficacité de l’État et à renforcer l’imputabilité des hauts fonctionnaires
Aller directement au contenu du Journal des débats
Heures
11 h
11 h 30
12 h
12 h 30
15 h
15 h 30
16 h
16 h 30
17 h
17 h 30
Journal des débats
11 h (version non révisée)
(Onze heures vingt-six minutes)
Le Président (M. Laframboise) : Alors
s'il vous plaît, ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission
des finances publiques ouverte. Je demande à toutes les personnes dans la salle
de bien vouloir éteindre la sonnerie de leurs appareils électroniques. La Commission
est réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 7, Loi
visant à réduire la bureaucratie, à accroître l'efficacité de l'État et à
renforcer l'imputabilité des hauts fonctionnaires. M. le secrétaire, il y a-t-il
des remplacements?
Le Secrétaire : Oui, M. le
Président. Mme Mallette (Huntingdon) est remplacée par Mme Lachance
(Bellechasse), Mme Setlakwe (Mont-Royal—Outremont) est remplacée par
Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis), et Mme Zaga Mendez (Verdun)
par M. Fontecilla (Laurier-Dorion).
Le Président (M. Laframboise) : Parfait.
Lors de l'ajournement de nos travaux, hier soir, nous en étions à l'étude d'un
amendement de la ministre à l'article 4 du projet de loi, et la parole
était, à ce moment, au député de Laurier-Dorion. Est-ce que vous voulez
continuer votre intervention? Donc, est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
cet amendement, collègues?...
Le Président (M. Laframboise) : ...Pas
d'autres interventions? Donc, est-ce que l'amendement déposé par la ministre
est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté sur division. Donc, l'amendement est adopté sur division. Donc, nous
revenons donc à l'étude de l'article tel qu'amendé. Donc, Mme la ministre.
Mme Duranceau : Hein? Je n'ai
pas d'autres commentaires, là, moi.
Le Président (M. Laframboise) : Vous
devez lire l'article.
Une voix : Non, elle l'a déjà
Le Président (M. Laframboise) :
Ah, elle l'a déjà lu. Excusez-moi...
Mme Duranceau : ...Je l'ai
déjà lu...
Le Président (M. Laframboise) :
C'est parfait, pas de problème.
Mme Duranceau : ...Moi,
j'adopte l'article 4.
Le Président (M. Laframboise) : Parfait.
Donc, est-ce qu'on a des interventions sur l'article 4? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Bien, je suis
un peu surpris, là, parce qu'on avait discuté, quand on parlait en 1, là, que
vous alliez nous éclairer à l'article 4, des missions...
Mme Duranceau : C'est 4.1.
C'est un nouvel
article qu'on insère et non un amendement de l'article 4.
M. Beauchemin : Ah.
Mme Duranceau : Peut-être,
effectivement, je l'avais présenté comme un amendement, là, mais ce n'est pas
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
c'est un prochain
article qui sera déposé après l'adoption de l'article 4.
Mme Duranceau : C'est ça.
Le Président (M. Laframboise) :
Des questions? D'autres questions, commentaires?
Une voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Oui, elle va le déposer après l'adoption. Donc, est-ce que... des questions,
des commentaires sur l'article 4? Oui, M. le député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Oui, M. le
Président, merci. Donc, dans le dernier paragraphe de l'article 4 de
l'amendement, il est écrit que : «il exerce sa mission dans le
respect des valeurs d'excellence, d'indépendance, d'ouverture, de rigueur
scientifique, de transparence, de probité, d'équité, envers ceux qui utilisent
les services de santé et les services sociaux en tenant compte de ces
ressources.» Évidemment, premier élément, là, sûr, c'est un peu restrictif,
seulement 50 % de la population, mais plus... plus largement, là, la
mission de la santé publique ne s'adresse pas aux utilisateurs et utilisatrices
des services de santé et services sociaux, elle s'adresse à l'ensemble de la
population, là. C'est une nuance importante, M. le Président. Donc, il y a
une... il y a un glissement, il y a une... il y a une formulation qui restreint
la mission de la santé publique seulement aux personnes qui utilisent les
services de santé et services sociaux, ce qui n'est pas du tout le cas.
L'ambition de la santé publique est populationnelle, donc ça s'adresse à
l'ensemble de la population, qu'elle utilise les services de santé et services
sociaux ou qu'elle n'utilise pas les services de santé et services sociaux. Je
vous donne, par exemple, l'Institut national de santé publique va effectuer une
étude sur les dangers toxicologiques de l'utilisation d'un produit dans une...
par une usine dans tel coin du Québec, là. Mais... les gens qui pourraient être
affectés par l'utilisation de ce produit-là ne sont pas dans l'immédiat des
usagers, usagères des services de santé et services sociaux sur ces dangers-là,
mais ils pourraient le devenir un jour, là. Donc, c'est important de changer
la... l'essence de cette... de cette phrase-là. Je suis tout à fait ouvert aux
suggestions de la ministre, mais sinon, je suis tout à fait prêt aussi à
déposer un amendement pour refléter le vrai sens de la santé publique. C'est
concernant.
• (11 h 30) •
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la ministre.
Mme Duranceau : Oui, M. le
Président, je ne suis pas trop sûre je comprends, là, où on s'en va avec ça. Je
pense que j'avais peut-être mes juristes qui pouvaient préciser, là. Hein, y
a-tu quelqu'un qui pourrait dire quelque chose, ou...?
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
j'ai besoin du consentement à chaque séance. Donc, est-ce qu'on a le
consentement pour que la juriste puisse intervenir?
Le Président (M. Laframboise) :
Consentement. Donc, vous nommer et vos fonctions.
Mme G. Côté (Geneviève) : Oui.
Bonjour, Geneviève G. Côté, avocate au ministère de la Justice pour la
direction des affaires juridiques, santé et services sociaux. Donc, je
comprends, là, qu'on réfère... M. le Président, je comprends qu'on réfère au
deuxième alinéa actuel de l'article 4 de la
Loi sur l'INESSS. Donc, c'est sûr
que c'est... c'est une mission, là, qui... c'est les principes généraux, là,
d'excellence, d'indépendance qui étaient déjà, là, dans la loi à l'heure
actuelle, donc, on n'a pas... on n'a pas retouché ces éléments-là. Et ça ne se
rapporte pas spécifiquement juste à la... Ça ne se rapporte pas spécifiquement
à la santé publique, là. Il y a aussi la mission d'excellence clinique de
l'Institut qui est pris en compte, là, par la mission générale de l'Institut...
Haut de la page
11 h 30 (version non révisé
e) Le Président (M. Laframboise) : M.
le député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Très bien. Je
lis l'article quatre de la
Loi sur l'Institut national d'excellence en santé et
services sociaux tel que modifié, donc ce serait la nouvelle... la nouvelle
mouture. L'Institut qui inclut la santé publique et des services cliniques a
pour mission de promouvoir l'expertise en santé publique ainsi que l'excellence
clinique et l'utilisation des...
Mme Duranceau : On va, si
vous me permettez de vous interrompre, parce que là, partout où dans l'INESSS,
on parlait de santé et services sociaux, parce que c'est la
loi sur l'INESSS,
ça fait que c'était juste santé et services sociaux, là on intègre l'INSPQ de
manière générale, ça fait que chaque fois qu'on va utiliser les mots santé,
services sociaux, là si... comment ça fonctionne là, c'est que vous allez
vouloir ajouter à chaque fois santé publique, je vous vois, hein, je vois bien.
M. Fontecilla : C'est
pertinent.
Mme Duranceau : Non, non, mais
c'est correct, puis tu sais, ce n'est pas... ce n'est pas dénudé de sens non
plus. Mon point de vue, c'est qu'à un moment donné, tu sais, c'est comme dans n'importe
quel contrat là, les avocats nous rajoutent du stock tout le temps, puis ça n'ajoute
pas toujours de la valeur là, ça fait qu'on peut le rajouter là, moi je n'ai
pas l'intention de perdre trop de temps avec ça, là...
Une voix : ...
Mme Duranceau : Puis on le
précise par ailleurs à 4.1, ça fait que si vous voulez qu'on... C'est quoi, on
suspend, puis on regarde ce que l'autre donne? Parce que je ne veux pas qu'on s'enfarge
là-dessus à chaque fois qu'on utilise les mots, là, si c'est ça qu'on veut
partout, on va le mettre partout, puis on va passer à d'autres choses, là.
Le Président (M. Laframboise) : Mais
si vous voulez... si la proposition est de suspendre 4, puis faire 4.1 tout de
suite pour revenir à 4, si j'ai le consentement, on peut le faire, là.
M. Fontecilla : M. le
Président, la ministre m'informe que ça... cette problématique va revenir un
peu partout parce qu'on reprend un ancien texte qui se référait seulement à l'INESSS,
l'aspect clinique, et aujourd'hui, on intègre la santé publique et hier on a
trouvé une solution là pour un aspect répétitif là qui revenait souvent là,
c'est qu'à la fin, la ministre s'engageait à nous présenter un amendement qui transformait
l'ensemble du texte pour faire la... introduire la nuance qu'on voulait
introduire et qui se répétait un peu à travers toute la loi. Moi, je suis bien
prêt à explorer une solution de cet ordre-là. Ceci étant dit, et c'est
important, c'est important parce qu'effectivement il faut faire la différence et
c'est... et c'est ça la complication, la complexité d'unir, de fusionner deux
entités qui ont... qui ont des missions différentes, une qui est plus
restrictive, qui s'adresse aux usagers et aux usagers des services de santé et
services sociaux et une autre qui s'adresse à l'ensemble de la population, mais
cette notion-là, il faut l'introduire dans la loi là. Sinon on est en train de déformer
la mission de la santé publique, et je crois qu'on travaille sur la base que la
ministre a accepté d'inclure de la mission de la santé publique dans la loi.
Donc, il faut faire la différence, il faut introduire cette nuance-là chaque
fois que cela s'impose. Ça complexifie la tâche, mais c'est ça... c'est ça le
problème de les fusionner. Donc, il faut... il faut introduire des nuances un
peu partout pour bien distinguer la mission de l'un et de l'autre. Moi, je suis
tout à fait ouvert à voir la meilleure façon et la plus... la plus rapide, la
plus diligente d'avancer dans ce sens-là, mais la nuance doit être introduite.
Mme Duranceau : Bon, OK. Ça
fait qu'on introduit justement ici là, à l'article quatre, on a fait des
modifications, si vous regardez le paragraphe un là : l'Institut a pour
mission de promouvoir l'expertise en santé publique ainsi que l'excellence
clinique et l'utilisation efficace des ressources dans le secteur de la santé
et des services sociaux. Ça fait que le premier paragraphe, il vient inclure
les deux missions, OK? Ça fait que là, dans le paragraphe trois, de venir
rajouter encore la notion de santé publique, c'est un peu redondant, c'est déjà
prévu à l'alinéa un, au paragraphe un. Ça alourdit, je pense, le texte, c'est
pour ça que les légistes l'ont rédigé comme ça, puis c'est dans... comme je
vous dis, là, l'intention du législateur, c'est d'inclure l'INSPQ telle quel
dans l'INESSS, ça fait qu'il ne faut pas non plus, là, par souci de triple
vérification là, venir alourdir le texte non plus. Faut que les gens soient
capables de vivre avec ce texte-là après là. Alors je pense d'un point de vue
juridique, ça marche, c'est déjà couvert au paragraphe un...
Mme Duranceau : ...ça fait
qu'on n'aurait pas besoin d'amender dans ce cas-ci, mais bon, bon point. On se
pose la question au fur et à mesure où ça vient, mais là, c'est couvert dans le
paragraphe 1.
M. Fontecilla : Très bien.
Le Président (M. Laframboise) :
M. député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : La ministre
nous a donné son interprétation, je vais être dans l'obligation d'introduire un
amendement, si vous le permettez, M. le... le ministre. Surtout que le
troisième alinéa de cet... de cet article-là vient... vient, comment dire,
circonscrire le périmètre ou le... ce qu'on appelle, dans le... dans le jargon
commercial, la... la clientèle à qui on s'adresse, c'est qui, le public cible,
ici, là, pour le nouvel Institut concernant et la santé publique, et
l'excellence clinique. Mais le public cible, c'est les usagers et usagères du
système de santé et des services sociaux. Mais là, on se trompe lourdement.
Parce que oui, pour l'Institut... pour l'Institut d'excellence concernant la
question clinique, oui, on s'adresse aux usagers des services de santé et
services sociaux. Mais pour la santé publique, on s'adresse à l'ensemble de la
population. Et je vous rappelle, M. le Président, que cette loi là, bien, on
espère que cette Institution-là va survivre quelques années, voire quelques
gouvernements, et ça va servir de base interprétative pour toutes sortes de cas
de... de cas de figure qu'il est un peu difficile de prévoir aujourd'hui,
sachant que le législateur ne parle pas pour rien dire, les gens vont se dire,
dans quelques années : Ah, mais c'est restrictif, là. La mission de la
santé publique, selon l'article 4 de la
Loi sur l'Institut national
d'excellence en santé et en services sociaux, se... se dirige... s'adresse
seulement aux utilisateurs des services de santé et services sociaux en tenant
compte de ces ressources. Mais... parce qu'il y a les mots «envers ceux qui
utilisent les services», donc, on précise... c'est très précis, M., la loi est
très précise et on ne peut pas laisser... on ne peut pas laisser l'ambiguïté
sur ce... dans ce... dans ce domaine-là. Donc, je... on s'adresse...
concernant la santé publique, on s'adresse à l'ensemble de la population et
c'est le sens et l'esprit de l'amendement je je vais... que je vais déposer si
la ministre ne montre pas d'ouverture à trouver un autre type de formulation,
et... aux usagers des services de santé et services sociaux... voilà. Donc,
c'est ça... c'est ça, la triste réalité de l'exactitude que doit comporter une
loi.
Le Président (M. Laframboise) : Parfait,
vous avez le droit de déposer un amendement. Mme la ministre, tantôt, a dit
qu'elle n'en déposerait pas. Donc, je vais suspendre pour que vous puissiez
nous préparer votre amendement.
(Suspension de la séance à 11 h 40)
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12 h (version non révisée)
(Reprise à 12 h 11)
Le Président (M. Laframboise) : Nous
recommençons nos travaux. Lors de la suspension, nous avions un projet d'amendement
proposé... que proposait de préparer le député de Laurier-Dorion. M. le député,
la parole est à vous pour la lecture de votre amendement et des commentaires.
M. Fontecilla : Merci, M. le
Président. Donc, voilà, nous sommes prêts à faire la lecture du... l'amendement
ou le sous-amendement?
Le Président (M. Laframboise) :
C'était l'amendement.
M. Fontecilla : C'est
l'amendement? Merci de la précision, M. le Président. Donc,
article 4,
l'article... l'article 4 du projet de loi tel qu'amendé est modifié par l'ajout,
après le dernier paragraphe, du suivant : 3, par le remplacement au
dernier alinéa, des mots «ceux qui utilisent les services de santé et les
services sociaux» par les mots «la population».
L'article 4 du projet de
loi tel qu'amendé se lirait ainsi :
L'article 4 de cette loi est
modifié, 01 : Par l'insertion du premier alinéa après «promouvoir l'expertise
en santé publique» ainsi que, 1 : Par l'insertion, après le premier
alinéa, du suivant : De plus, il soutient le ministre, de même que, dans
la mesure déterminée par ce dernier, Santé Québec, La Régie régionale de la
santé et des services sociaux du Nunavik, le Conseil Cris de la santé et des
services sociaux de la Baie-James et des autres...
M. Fontecilla : ...établissement
de santé et de services sociaux dans l'exercice de leurs fonctions et de leurs
activités de santé publique. 2) par le remplacement dans le deuxième alinéa de
«cet» par «sa»; 3) par le remplacement du... au dernier alinéa des mots «ceux
qui utilisent des services de santé et services sociaux» par les mots «la population».
L'article 4 de la loi tel que modifié se lirait ainsi : 4. L'Institut
a pour mission de promouvoir l'expertise en santé publique ainsi que
l'excellence clinique et l'utilisation efficace des ressources dans le secteur
de la santé et des services sociaux. De plus, il soutient le ministre, de même
que, dans la mesure déterminée par ce dernier, Santé Québec, la Régie régionale
de la santé et des services sociaux du Nunavik, le Conseil cri de la santé et
des services sociaux de la Baie-James et les autres établissements de santé et
de services sociaux dans l'exercice de leurs fonctions et de leurs activités de
santé publique. Il exerce par sa... il exerce sa mission dans le respect des
valeurs d'excellence, d'indépendance, d'ouverture, de rigueur scientifique, de
transparences, de probité et d'équité envers la population et en tenant compte
de ses ressources.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
M. Fontecilla : Donc, voilà.
Le Président (M. Laframboise) :
Des questions, commentaires, collègues? Pas de questions?
Mme Duranceau : Non, non, on
est d'accord, M. le Président.
Le Président (M. Laframboise) :
Parfait. Donc... parfait. M. le député de Marguerite-Bourgeoys, ça va? Donc
est-ce que l'amendement à l'article 4 tel que déposé est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Donc, nous revenons aux discussions sur l'article 4 tel qu'amendé.
D'autres questions, commentaires?
Mme Duranceau : Non.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 4 tel qu'amendé est adopté? Adopté. Donc l'article 4
tel qu'amendé est adopté.
Article 5, Mme la ministre.
Mme Duranceau : Non, là on
fait 4.1.
Le Président (M. Laframboise) : Ah,
excusez-moi, vous avez un amendement...
Mme Duranceau : On introduit
4.1...
Le Président (M. Laframboise) :
Allez-y.
Mme Duranceau : Donc je lis
4.1, on va afficher à l'écran sans plus tarder.
Le Président (M. Laframboise) :
On va juste... c'est ça.
Mme Duranceau : Pour le
bénéfice de nos téléspectateurs et de nos collègues qui n'ont pas la version
papier, je crois. Paperless.
Le Président (M. Laframboise) : C'est
fait, Mme la ministre, vous pouvez y aller.
Mme Duranceau : Très bien.
Donc, l'article 4.1.
Article 4.1 de la
Loi sur l'Institut national
d'excellence en santé et en services sociaux est inséré après l'article quatre
du projet de loi. Donc, 4.1 : Cette loi est modifiée par l'insertion,
après l'article 4, du suivant : 4.1 Relativement à l'expertise en
santé publique, l'Institut exerce plus particulièrement les fonctions
suivantes...
Des voix : ...
Mme Duranceau : 1 ° offrir aux
autorités de santé publique visées par la
Loi sur la santé publique (chapitre S-2.2)
des services d'expertise et de référence à l'égard des maladies infectieuses,
de l'immunisation, de la santé au travail, de la santé environnementale, de la
toxicologie ainsi que des modes de vie sains et sécuritaires; 2° informer le ministre
des impacts des politiques publiques sur la santé et les bien-être... et le
bien-être de la population du Québec; 3° informer la population sur son état de
santé et de bien-être, sur les problèmes en émergence, leurs déterminants et
les moyens efficaces de prévenir ou de résoudre ces problèmes; 4 ° contribuer
au développement, à la mise à jour, à la diffusion et à la mise en application
des connaissances dans le domaine de la santé publique; 5° collaborer avec les
établissements d'enseignement supérieur à l'élaboration et à la mise à jour des
programmes de formation dans le domaine de la santé publique; 6° élaborer et
mettre en œuvre des programmes de formation continue en santé publique, en
collaboration avec les établissements d'enseignement supérieur et les ordres
professionnels concernés; 7° développer et favoriser la recherche en santé
publique, en collaboration avec les différents organismes de recherche et
organismes offrant des subventions; 8° établir des liens avec différentes
organisations, à l'échelle canadienne et internationale, de manière à favoriser
la coopération et l'échange de connaissances.
Alors, M. le Président, l'amendement vise
à introduire un nouvel
article 4.1 à la
loi sur le nouvel Institut pour y
prévoir l'énumération des fonctions du nouvel Institut relatives à l'expertise
en santé publique. Donc grosso modo, on reprend l'article 3 de la
loi sur
l'INSPQ pour introduire ça avec... dans la loi...
Mme Duranceau : ...loi du
nouvel Institut. Alors voilà.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires...? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Merci
beaucoup, M. le Président. Merci, Mme la ministre, pour la lecture de cet
nouvel article. On avait des questions, on en avait deux. Je vais commencer
peut-être un petit peu plus brièvement, là, pour ce qui est, là, de la santé
reliée, là, à l'environnement, vous en faites mention, là, de la santé
environnementale. Est-ce que vous pourriez nous donner un petit peu plus de
détails, comme selon vous, là-dedans, qu'est-ce que, qu'est-ce qu'on inclut,
là, ici?
Mme Duranceau : C'est un peu
technique, ça, M. le député.
M. Beauchemin : Oui.
Mme Duranceau : Est-ce que...
Bien, je peux référer à ma sous-ministre adjointe?
Le Président (M. Laframboise) :
Oui. Vous nommer et vos fonctions, Madame, s'il vous plaît.
Mme De Pokomandy-Morin
(Caroline) : Oui. Bonjour, Caroline De Pokomandy-Morin, sous-ministre
adjointe au ministère de la Santé. En fait, on vient...
Le Président (M. Laframboise) : Juste
un instant. J'ai le consentement, je présume, là, oui?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Laframboise) :
Allez-y. C'est bon...
Mme De Pokomandy-Morin
(Caroline) : Excusez-moi, M. le Président.
Le Président (M. Laframboise) :
...Allez-y.
Mme De Pokomandy-Morin
(Caroline) : On vient ici refléter les articles de la
loi sur
l'Institut national de santé publique, tout le volet de la protection de
l'environnement, aussi, tu sais, au niveau des mandats qu'ils ont déjà dans
leurs propres activités. Donc, on vient remettre en place de façon plus
exhaustive l'entièreté de leurs responsabilités en ce qui concerne aussi toute
la matière de protection de l'environnement.
M. Beauchemin : OK, donc ici
on va parler...
Mme De Pokomandy-Morin
(Caroline) : Il n'y a pas protection... pas... Excusez-moi, pas
protection de l'environnement.
Mme Duranceau : Comme
l'impact environnemental...
Mme De Pokomandy-Morin
(Caroline) : Oui.
Mme Duranceau : ...sur la
santé, probablement.
M. Beauchemin : Oui, c'est
ça, OK.
Mme De Pokomandy-Morin
(Caroline) : Exactement.
M. Beauchemin : Donc, est-ce
qu'on parle des bruits, environnement, changement climatique, la qualité de
l'air, la qualité de l'eau?
Mme De Pokomandy-Morin
(Caroline) : Exactement ça. C'est exactement ce qui... ce qu'ils
faisaient en ce moment... en fait, ce qu'ils font en ce moment qu'ils vont
poursuivre dans le nouvel Institut.
M. Beauchemin : OK...
Mme Duranceau : Je vais vous
donner... Je m'excuse.
Le Président (M. Laframboise) :
Oui, Madame.
M. Beauchemin : Oui?
Mme Duranceau : Donc, la santé
environnementale, là, ça met l'accent sur la toxicité de contaminants
chimiques, l'évaluation des risques associés à la pollution, aux changements
climatiques, puis les approches de gestion de risques par rapport à ces
éléments-là. C'est des exemples, là, je ne suis pas sûre que ce soit exhaustif,
mais...
M. Beauchemin : OK.
Mme Duranceau : ...ça donne
une idée, là, je pense, de ce qui est visé.
M. Beauchemin : OK, bien,
pour moi ça éclaircit un peu, là, le... mon «thinking» là-dessus. Il avait
évidemment dans la mission initiale dans l'Institut national de santé publique
du Québec, là, il avait que l'Institut administre et évidemment, là, également
les laboratoires de santé publique, le Centre de toxicologie du Québec ainsi
que certains services cliniques de dépistage destinés à des populations
éloignées et/ou vulnérables. Dans ce que vous mentionnez, on n'en fait
aucunement mention. On a eu à date deux, trois échanges, je pense, sur les
laboratoires. On voulait s'assurer, là, que la santé publique, un, pouvait y
avoir accès, mais je me pose la question : ça n'aurait peut-être pas été
opportun, ici, en fait, très spécifiquement, un, d'y faire référence, un, à
l'accessibilité, évidemment, là, dans la nouvelle entité, mais de décrire la
raison du pourquoi qu'on veut que justement la nouvelle entité, le volet santé
publique, puisse y avoir accès? À moins que vous me dites que vous l'avez mis
ailleurs, mais tantôt, quand on était sur l'article 1, là, puis... :
Attendez, là, vous allez voir dans l'article 4.1, on va vous en parler, là.
Bien, c'était de tout ça que je voulais parler, ça fait que je me pose la
question encore, parce que là, là, je le vois, votre
article 4.1, mais je ne
vois pas...
• (12 h 20) •
Mme Duranceau : Non, c'est
ça. Je sais que ça va être visé à l'article 18, mais on va... on va vous
préciser pourquoi on ne l'ajoute pas à 4.1. On sait qu'on le vise à 18, là,
mais...
Une voix : ...
Mme Duranceau : ...L'article 6
du projet de loi?...
Des voix : ...
Mme Duranceau : Non, c'est
bon. À l'article 4.1, on énumère les fonctions...
M. Beauchemin : Oui.
Mme Duranceau : ...à l'égard
de la santé publique, puis à l'article 6...
Mme Duranceau : On va venir
donner le pouvoir à l'Institut d'obtenir les services de laboratoires en
provenance de Santé Québec. Puis ça, c'est à l'article 18 qu'on prévoit le
transfert à Santé Québec. Ça fait que... puis c'est l'amendement de l'article
six. Ça fait que là, il n'est pas tel que rédigé, là, ça va être à travers un
amendement de l'article six qu'on va venir donner le pouvoir à... bien, le
pouvoir à l'Institut d'exiger de se faire rendre les services de laboratoire.
M. Beauchemin : OK. Là, je
regarde le temps, je pense à ce qu'on a comme temps cette après-midi, je ne
sais pas si on va se rendre à 18, donc je ne sais pas si on va le faire en
2025. Je me pose la question, on pourrait-tu juste faire une pause deux
secondes, le temps qu'on aille voir à l'extérieur du micro, à s'en parler...
Mme Duranceau : Oui oui, oui,
il n'y a pas de problème.
Le Président (M. Laframboise) : Donc
suspension.
(Suspension de la séance à 12 h 23)
(Reprise à 12 h 30)
Le Président (M. Laframboise) : Merci.
Nous recommençons nos travaux, la parole était au député de
Marguerite-Bourgeoys, M. le député.
M. Beauchemin : Merci. Merci,
M. le Président. Donc, on est allé voir un petit peu plus loin là dans d'autres
articles qui ne sont pas les articles actuels, 4.1, sur lequel on est en train
de travailler. Juste pour attacher le fait que l'accessibilité aux laboratoires
pour la santé publique devait être, puis on a travaillé sur la façon de le
faire, mais pour moi, c'est important qu'on trouve une façon de s'assurer que
si la santé publique ait besoin d'avoir accès aux laboratoires, qu'elle puisse
y avoir accès rapidement, instantanément, au besoin... le thème restera à
définir, puis je pense que du côté de la banquette gouvernementale, on travaille
sur un libellé ça fait que moi, ce que je veux m'assurer, c'est qu'ici toutes
les orientations, puis les missions qui étaient initialement là à la santé
publique restent entière dans la nouvelle entité. Puis l'aspect des
laboratoires était primordial dans mon inquiétude, donc ce que je voulais
entendre de la part de la ministre, c'est qu'on puisse amener cette priorité-là
au niveau de l'utilisation des laboratoires par la santé publique dans le cadre
du projet de loi. On va l'avoir comme un amendement, je pense, dans des
articles qui vont être plus loin.
L'article 18... c'est-tu 18? Mais
peut-être qu'on pourrait avoir une intervention de la part ministre et des
acolytes pour pouvoir préciser la procédure qui va suivre.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la ministre.
Mme Duranceau : Oui. Alors,
effectivement, à l'article 18, on... ça va être un amendement? Oui, ça va
être un amendement à l'article 18, puis il va y avoir une phrase d'ajouter
là qui va répondre à cette préoccupation-là, puis notre... la phrase
c'est : ces services doivent être fournis en priorité sur tous les autres
travaux du laboratoire concerné. Ça va être écrit comme ça, on le verra dans
son contexte un petit peu plus tard, mais...
M. Beauchemin : OK.
Mme Duranceau : Je pense que
ça va répondre à votre préoccupation, qui est tout à fait pertinente.
M. Beauchemin : Ça fait qu'on
va pouvoir voir cet amendement-là...
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12 h 30 (version non révisé
e) M. Beauchemin : ...bientôt? D'accord.
Le Président (M. Laframboise) :
D'autres commentaires, M. le député?
M. Beauchemin : Dernière
chose... question : on ne peut pas mettre cet amendement-là dans 4.1? Ça
ne vaudrait pas la peine?
Mme Duranceau : Bien, là, on
le répète...
Des voix : ...
Mme Duranceau : Là, il y a
trop de monde qui me parle en même temps. Donc, 4.1, on se rappelle que c'était
les fonctions de l'Institut. À 6, on va avoir les pouvoirs, puis à 18, on va
avoir les modalités pour le transfert, c'est une autre loi, là, les modalités
pour le transfert des labos à Santé Québec...
M. Beauchemin : OK, donc, 4, c'est
quoi?
Mme Duranceau : Ça fait qu'on
ne le met pas à 4.1 parce que c'est les... on est dans la
loi sur l'Institut, le
nouvel institut créé, alors que les modifications qu'il faut faire pour les
laboratoires, c'est dans la
Loi sur... la loi 15, la
loi sur...
Une voix : ...
Mme Duranceau : Hein?
Une voix : LG4S.
Mme Duranceau : LG4S.
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va, M. le député de Marguerite-Bourgeoys?
M. Beauchemin : Ça va, merci.
Mme Duranceau : C'est correct?
Le Président (M. Laframboise) : Pour
le moment. M. le député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Oui, merci, M.
le président. Donc, écoutez, on apprend beaucoup de choses dans ce projet de
loi-là et à travers les mémoires et des lectures de l'Institut national de
santé publique du Québec, là, ils nous informent que dans toutes les... pour
toutes les instances travaillant autour de la santé publique, il y en a
plusieurs, l'INSPQ, les directions régionales en santé publique, etc., etc., il
y a un socle commun, un socle commun qui est... en fait, qui est le plan... le Programme
national de santé publique qui est établi en vertu de la
Loi sur la santé
publique. Et ce socle commun, là, s'actualise autour de quatre fonctions qui
sont explicitées à la
Loi sur la santé publique, là : la surveillance de
l'état de santé de la population et de ses déterminants, la promotion de la
santé des populations, la prévention des maladies et des problèmes
psychosociaux et traumatismes, et la protection de la santé et de la
population. Dans ce sens-là et dans l'actuelle... dans l'actuelle loi, celle...
en fait, celle qu'on a abrogé, et à l'article 4, il est stipulé que l'Institut
a aussi pour fonction de réaliser les activités et d'effectuer toutes les
tâches qui lui sont confiées par les ministres dans le Programme national de
santé publique, établi en vertu de la
Loi sur la santé publique. Par cet
article-là, dans l'actuelle loi et sur l'Institut national de la santé publique
du Québec, on fait les liens avec le Programme national de santé publique comme
étant aussi une responsabilité de l'INSPQ qui devrait être reprise dans la
nouvelle... dans la nouvelle loi. Donc, on va commencer par une question :
Est-ce que dans le projet de loi qu'on est en train d'étudier, il est prévu... il
y a un
article qui consacre le fait que le nouvel institut doit aussi
travailler autour du Programme national de santé publique, autour des
thématiques que je viens de mentionner, là : surveillance, promotion, prévention
et protection?
Mme Duranceau : On est en
train de vérifier, là, les amendements à venir.
Des voix : ...
Mme Duranceau : Alors, là, je
rappelle qu'on fusionne la
loi sur l'INESSS puis la
loi sur l'INSPQ. On ne
touche pas à la
Loi sur la santé publique, puis ce que vous soulignez, c'est
dans la
Loi sur la santé publique. Si vous me dites que ce n'est pas ça, dites-moi
ce que vous prenez, là, mais nous, c'est comme ça qu'on le comprend.
M. Fontecilla : Très bien. Comme
on dit si bien au Québec, là : Tout est dans tout. Et à l'article 4 de
l'actuelle loi, si vous procédez à la... à la lecture, M. le président, là, le
dernier paragraphe, il y a une mention spécifique au Programme...
M. Fontecilla : ...nationale
de santé publique établie en vertu de la
Loi sur la santé publique. Et donc
c'est par cet article-là, présent dans l'actuelle loi, bien en fait celle qu'on
a abrogée hier, qu'on fait le lien avec le socle fondamental de l'activité en
santé publique au Québec, qui est le Programme national de santé publique.
Donc, c'est déjà inclus, mais cet élément-là, ces liens-là, ne se retrouvent
pas dans la nouvelle... dans la nouvelle loi. Et c'est important, M. le
Président là, parce que le Programme national de santé publique là est fondé...
est fondé sur quatre notions qui sont la surveillance, la promotion, la
prévention et la protection. Donc cela permet ou cela permettait à l'ancien
Institut national de santé publique et devrait permettre au prochain... à la
nouvelle entité de travailler notamment, entre autres, sur ces quatre... c'est
quatre notions là, la surveillance, la promotion et la prévention et la
protection, qui sont... qui apparaissent... qui sont... qui sont, comment dire?
L'architecture, l'ossature fondamentale du Programme national de santé
publique. C'est en vertu de cet article-là, qu'on ne retrouve pas dans la
nouvelle loi, qu'on fait le lien... le lien des instituts... qu'on pourrait
faire le lien du nouvel Institut et créer avec le programme national de santé
publique, qui est défini par ailleurs, là, dans la
Loi sur la santé publique.
Donc, deux solutions, Monsieur... M. le
Président là, vous voyez là, je vous offre, hein, des solutions. Et soit qu'on
introduit un changement pour dire que, par exemple, tel quel, je reprends cet
article-là où est aménagé là, donc l'Institut a aussi pour fonction de réaliser
des activités, d'effectuer toutes les tâches qui lui sont confiées par le
ministre dans le programme de santé publique, ou encore une version encore plus
complète, ce qui est évidemment peut... peut être compliqué pour la ministre
là. Disant cela et afin d'assurer la surveillance, la prévention, la protection
et la promotion de la santé publique, ainsi que les tâches qui lui sont
confiées par le ministre dans le Programme national de santé publique établi en
vertu de la
Loi sur la santé publique. Voilà. Donc je propose à la ministre de
prendre l'une de ces deux voies-là, la voie plus explicite, un petit peu plus
longue là, ce n'est pas la fin du monde, ou la voie plus plus courte qui est
implicite, c'est-à-dire qu'on fait au moins mention à la nécessité du nouvel
Institut de... de réaliser des missions dans le cadre du Programme national de
santé publique. Et nous sommes prêts à l'envoyer tout de suite, M. le
Président.
• (12 h 40) •
Le Président (M. Laframboise) : Vous
feriez un amendement à la... à la... vous feriez un sous-amendement...
Mme Duranceau : ...on va se
parler.
M. Fontecilla : Bien, c'est
ça, j'offre la possibilité à...
Mme Duranceau : À 5.1, il y a
un amendement, puis...
M. Fontecilla : 5.1.
Mme Duranceau : Les mandats
du ministre vont être précisés là, puis ça va inclure textuellement ce dont
vous parlez. Ça fait que ça a été écrit comme ça, là, pour des raisons...
comment-tu dis ça? Légistique. Ça fait qu'à 5.1 c'est couvert.
M. Fontecilla : Dans
l'amendement 5.1?
Mme Duranceau : Oui.
M. Fontecilla : Si vous me
donnez deux secondes pour que je puisse...
Mme Duranceau : Bien on va...
ils sont en train de l'ajuster pour que ça couvre ça spécifiquement.
M. Fontecilla : OK, il y
aurait une nouvelle version...
Mme Duranceau : On pourra vous
donner la paternité, là, de tout ça en ligne, si je veux voulez, mais....
M. Fontecilla : Écoutez, là,
c'est... je ne recherche pas la... J'ai déjà assez de paternité dans ma vie là,
je n'en recherche pas d'autres. Merci, Mme la ministre.
Mme Duranceau : Ça vient avec
des coûts, hein?
M. Fontecilla : Oui, oui,
tout à fait, des complications là.
Mme Duranceau : Il faut que
quelqu'un paye pour ça.
M. Fontecilla : Mais vous
me... juste paraphraser ce que... pour savoir si je comprends bien, là, à
l'article 5.1, vous... vous allez dans ce sens-là et vous seriez prête à
inclure la notion de... je vais l'appeler comme ça, participation au Programme
national de santé publique.
Mme Duranceau : Oui, c'est
M. Fontecilla : On se
retrouve à 5.1 alors.
Mme Duranceau : Tout à fait.
M. Fontecilla : Avec plaisir.
Mme Duranceau : Avec grand
plaisir.
Le Président (M. Laframboise) : D'autres
questions, commentaires sur l'amendement déposé? Ça va?
Mme Duranceau : Alors c'était
l'amendement à 4.1.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'amendement...
Mme Duranceau : L'ajout, à
4.1.
Le Président (M. Laframboise) : Mais
c'est un amendement, hein?
Une voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
L'ajout de l'article 4.1 est un amendement, donc est-ce que l'amendement
qui a été déposé est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Vous êtes... ça va?
Mme Duranceau : En choeur, en
choeur, s'il vous plaît.
Le Président (M. Laframboise) :
Vous aviez un commentaire ou... parce que j'ai demandé...
Des voix
: Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Laframboise) :
Sur division, parfait. Adopté sur division. Nous allons donc à
l'article 5, Mme la ministre. Ah, excusez, il faut... j'adopte
l'article...
Une voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
La 4.1, c'est ça, parce que l'autre elle a été adoptée. Donc, c'est adopté, on
arrive à l'article 5. Donc, à l'article 5, Mme la ministre, vous
pouvez faire la lecture.
Mme Duranceau : OK. Alors,
l'article 5...
Mme Duranceau : ...5 de cette
loi est modifié par le remplacement... est-ce que... ça va être mis à l'écran,
j'imagine? Non?
L'article 5 de cette loi est modifié, alinéa 1, par,
le remplacement de ce qui précède le paragraphe 1 par ce qui suit :
5. «Dans le cadre de sa mission, l'Institut exerce les fonctions suivantes». 2.
Alinéa 2. Par la suppression dans les paragraphes 1, 2 et 6 de
«personnels», alinéa 3, par l'insertion, après le paragraphe 7,
des... des suivants : alors 7.1. Contribuer au développement, à la mise à
jour, à la... à la diffusion et à la mise en application des connaissances dans
le secteur de la santé et des services sociaux. 7.2. Informer le ministre des
répercussions des politiques publiques sur la santé, le bien être de la
population du Québec. 7.3 Informer la population sur son état de santé et de
bien être et sur les problèmes en émergence, leurs déterminants et les moyens
efficaces de prévenir ou de résoudre ces problèmes. 7.4. Établir les liens avec
différentes organisations à l'échelle canadienne et internationale de manière à
favoriser la coopération et l'échange de connaissances.
Alors le présent
article renvoie les
fonctions plus spécifiques du nouvel Institut, IQSSS, principalement pour y
intégrer les composantes principales de la mission actuelle de l'INSPQ en
matière de développement et d'échange des connaissances et de... et de partage
de certaines informations auprès du ministre de la Santé et de la population.
La référence aux interventions en santé et en services sociaux personnels est
également modifiée pour viser les interventions en santé et services sociaux
dans leur ensemble, sans limitation.
Le Président (M. Laframboise) : Vous
avez un amendement?
Mme Duranceau : Oui, la note
additionnelle aussi. Je vais vous la lire.
Le Président (M. Laframboise) : Oui,
allez-y,
Mme Duranceau : Les...
fonctions ajoutées au nouvel institut proviennent du deuxième alinéa de
l'article 3 de la
Loi sur l'Institut national de santé publique du Québec.
Elles ont toutefois été élargies pour référer aux services de santé ou services
sociaux de façon plus générale plutôt qu'à la santé publique de façon très
spécifique, étant donné la mission plus globale de ce nouvel institut. Les
autres fonctions de l'INSPQ seront réparties entre Santé Québec, exploitation
des laboratoires nationaux de santé publique, et le ministre de la Santé,
concertation avec les universités et les organismes de recherche dans le
domaine de la santé publique. Et par ailleurs, M. le Président, nous aurons un
amendement tel que discuté à l'article 5.
Le Président (M. Laframboise) :
La lecture, s'il vous plaît.
Mme Duranceau : La lecture.
Article 5 de la
Loi sur l'Institut national d'excellence en santé et
services sociaux. À l'article 5 du projet de loi, remplacer, dans le
paragraphe 1, «dans le cadre de sa mission, l'Institut exerce les
fonctions suivantes» par «relativement à l'excellence clinique et à
l'utilisation efficace des ressources, l'Institut exerce plus particulièrement
les fonctions suivantes» et à l'alinéa 2, remplacer le paragraphe 3
par le suivant : 3. Par la suppression du paragraphe 11, alors,
l'amendement vise à prévoir, à l'article 5 de la loi, l'énumération des
fonctions du nouvel Institut relatives à l'excellence clinique et à
l'utilisation efficace des ressources dans le secteur de la santé et des
services sociaux. Les fonctions du nouvel Institut relatives à la santé
publique seront énumérées à l'article 4.1 de la loi, tel que le propose
l'amendement étudié précédemment. Enfin, le pouvoir du ministre de confier tout
mandat au nouvel institut sera déplacé à l'article 5.1 de la loi, tel que
le propose l'amendement introduisant l'article 5.1 au projet de loi. Oh my
God, je lis tout ça? Non. OK.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va? Des questions, collègues? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) : Évidemment,
c'est sur l'amendement qui est déposé.
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) : ...c'est
M. Beauchemin : Juste pour
clarifier, Mme la ministre, donc, 5, c'est... c'est l'INESSS, puis 5.1, c'est
l'INSPQ, c'est ça?
Mme Duranceau : 5, c'est
l'INESSS. La mission du nouvel Institut. Puis 5.1, c'est... un instant. C'est
les... le ministre, là, on vient préciser, à 5.1, les pouvoirs du ministre, les
pouvoirs que le ministre peut confier au nouvel Institut.
Des voix : ...
Mme Duranceau : Oui, ça fait
que 4.1, c'est l'INSPQ, puis 5.1... 5, c'est l'INESSS, 5.1, c'est les deux.
15357 19307 M. Beauchemin : 5, c'est
l'INESSS, 5.1, c'est... l'entité fusionnée.
Des voix : ...
Mme Duranceau : ...non ce
n'est pas très clair, mais 4.1, c'était l'INSPQ, c'était sa mission. OK,
ensuite de ça, à l'article 5, c'est les... les pouvoirs du ministre. À 5.1,
ça va être les pouvoirs du ministre dans le cadre du nouvel Institut.
Des voix : ...
Mme Duranceau : Puis 5...
c'est les fonctions du nouvel Institut.
Des voix : ...
Mme Duranceau : 4.1... 4.1,
c'est les fonctions de l'INSPQ qu'on rentre dans la nouvelle loi. Ça, c'était
ça à 4.1. Après ça, à 5, c'est des... les fonctions...
Des voix : ...
Mme Duranceau : ...à 5, c'est
les fonctions de l'INESSS, mais qu'on est venu repréciser plus largement. Right ?
Puis, à 5.1, là, c'est les pouvoirs du ministre qui vont s'appliquer à
l'ensemble de l'œuvre, qui inclut... l'INSPQ puis l'INESSS.
M. Beauchemin : La nouvelle
entité.
Mme Duranceau : La nouvelle
entité, c'est ça.
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Question, commentaire encore, M. le député de Marguerite-Bourgeoys?
Mme Duranceau : Puis en plus,
là, à 5, on change ce qui était l'INESSS. C'est ça, parce que toute la
mécanique, c'est qu'on a la loi de l'INESSS, on intègre l'INSPQ, mais là,
l'article 5, lui, il vient élargir, un peu...
M. Beauchemin : Le scope.
Mme Duranceau : ...le scope
pour... pour le nouvel Institut, pour préciser le scope INESSS dans le
nouvel Institut pour qu'il y ait le même... le poids qu'il aurait dû avoir ou
qu'il doit avoir, tu sais.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Oui. Est-ce
que la ministre ou... ou son personnel, pourrait expliciter les éléments qui
sont... qui sont ajoutés, disons... ou des éléments supplémentaires qui
n'étaient pas dans l'ancien mission de l'INESSS. Qu'est-ce qu'il y a de plus?
Mme Duranceau : Non, mais je
me suis trompée, là, ce n'est pas ça...
L'article 5, le commentaire, là,
c'est «le présent
article revoit les fonctions plus spécifiques du nouvel
Institut, principalement pour y intégrer les composantes principales de la
mission actuelle de l'INSPQ en matière de développement et d'échange des
connaissances et de partage de certaines informations auprès du ministre de la
Santé et de la population». Ça fait qu'on n'a rien retiré, on n'a rien rajouté.
On vient... on vient, on n'a rien rajouté pour l'INESSS, on vient rajouter,
encore là, pour l'INSPQ. Mais par rapport au pouvoir, par rapport à la notion
de... d'information à partager avec le ministre puis avec la population.
• (12 h 50) •
Le Président (M. Laframboise) : Commentaire,
M. le député de Laurier-Dorion?
M. Fontecilla : Bien, je...
Oui... merci, M. le Président, je lis et...
Mme Duranceau : Attendez, je
vais vous dire, c'est que... là, n'oubliez pas, on vient ajouter des
modifications qui... qui viennent de l'INSPQ. OK?
M. Fontecilla : Je ne les
vois pas, Mme la ministre...
Des voix : ...
M. Fontecilla : Ah, c'est dans
l'amendement, parfait.
Mme Duranceau : Oui, je dis
qu'on suspend, là, pour que... on fasse expliquer ça.
Le Président (M. Laframboise) : Petite
suspension, s'il vous plaît. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 51)
(Reprise à 12 h 55)
Le Président (M. Laframboise) :
Merci...
Mme Duranceau : M. le
Président, pour plus de clarté, là, pour tout le monde, y compris moi, on va
laisser ceux qui ont préparé le texte et la chronologie de tout ça nous
l'expliquer. Je pense que ça va être beaucoup plus simple pour tout le monde.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce qu'on a... J'ai le consentement. Donc, madame doit se présenter et
donner ses fonctions.
Mme G. Côté (Geneviève) :
Oui. Geneviève G. Côté, avocate à la direction des affaires juridiques, santé,
services sociaux, avocate au ministère de la Justice. Alors, l'article cinq du
projet de loi, tel qu'il avait été présenté au départ, prévoyait que, les
missions santé publique de l'INSPQ, on les intégrait dans l'article cinq de la
loi sur l'INESSS, qui... qui prévoyait... bien, au départ seulement les
fonctions INESSS. Donc, on mettait les... les deux ensembles de fonctions dans
le même article.
À la suite des consultations, des débats
qui ont... qui ont eu, on a présenté... et on vient de présenter, là, un
amendement à l'article 4.1 qui vient d'être adopté, qui prévoit
spécifiquement les fonctions santé publique du nouvel Institut. Donc, au
lieu... on change un peu la façon de procéder, au lieu d'avoir un
article avec
l'ensemble des missions, des missions de santé publique et les missions
d'excellence clinique, on va avoir deux articles, un
article avec les missions
de santé publique et un autre
article avec les missions d'excellence clinique.
Donc, l'amendement à l'article cinq, tel que proposé, retire de l'article cinq
du projet de loi les missions de santé publique qu'on vient de mettre à 4.1
pour ramener un
article cinq, qui est purement excellence clinique.
Mme Duranceau : ...
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Merci des
explications, c'est très clair. La question que je me pose, c'est : est-ce
que dans l'article cinq, on a repris intégralement les missions de l'INESSS ici
ou il y a des... en fait, il y a des nouveaux éléments ou il y a des
reformulations de... ou ça a été un copier-coller, là, si je peux...
Mme Duranceau : ...dans le
fond, c'est les seules modifications, là, je pense, et vous me corrigerez, ou
peut-être vous voulez les préciser, c'est «personnel» qu'on enlève. Ça, ça
reste comme modification.
Une voix : Oui, puis...
Mme Duranceau : C'est les
éléments...
Une voix : Le mandat...
Mme Duranceau : Le mandat
qui peut se retrouver à 5.1 qui était le paragraphe 11° ou l'alinéa 11 qui
était «exécuter tout autre mandat que lui confie le ministre». Ça, ça va être
à...
Une voix : 5.1.
Mme Duranceau : 5.1.
M. Fontecilla : Donc, il
y a un élément, un alinéa qui était envoyé dans un autre... un autre
article
qui concerne les pouvoirs de la ministre.
Mme Duranceau : Oui.
Une voix : ...de confier le
mandat.
Mme Duranceau : De
confier le mandat à l'institut.
M. Fontecilla : Parfait.
Vous avez... Vous avez fait mention du... Pour le bénéfice de tout le monde,
là, vous avez enlevé «personnel». Pourquoi? C'est peut-être un mot important,
«personnel».
Mme Duranceau : Je vais
passer la parole à Me Côté.
Le Président
(M. Laframboise) : Me Côté.
Mme G. Côté (Geneviève) :
Oui. En fait, l'article 5 parlait d'intervention en santé et en services
sociaux personnels. Après discussion au sein du ministère, là, lors de la
préparation du projet de loi, il a été déterminé qu'il n'y avait plus de
plus-value à l'inclusion de ce mot-là, en le laissant. On parle... Dans les
faits, l'INESSS traitait les services de santé et les services sociaux, là. Il
n'y avait pas de... Il n'y avait pas de notion de personnel versus non-personnel.
Donc, c'est plus une correction qu'un véritable changement.
M. Fontecilla : Je
comprends, là, qu'on dit les choses, on évolue dans notre pensée, mais je veux
savoir, avant, là, pourquoi on utilisait le mot «personnel».
Mme G. Côté (Geneviève) :
Ça, je ne saurais pas le dire parce que je n'étais pas là.
M. Fontecilla : Vous
n'étiez pas là.
Le Président
(M. Laframboise) : D'autres questions, commentaires sur
l'amendement? Ça va? Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté. Donc, nous revenons donc à
l'article 5 tel qu'amendé. Des questions, commentaires sur
l'article 5 tel qu'amendé? M. le député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Oui. On
va discuter de 5.1.
Le Président
(M. Laframboise) : Après qu'on aura adopté 5, 5.1 va arriver.
M. Fontecilla : OK.
Parfait.
Le Président
(M. Laframboise) : Ça va? Donc, des commentaires, questions,
commentaires sur l'article 5 tel qu'amendé? Donc, est-ce que
l'article 5 tel qu'amendé est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté. Est-ce que c'est sur division? Il est
adopté? Ça va? Parfait.
L'article 5 tel qu'amendé est adopté. Vous avez
donc un amendement, Mme la ministre, à déposer.
Et compte tenu de l'heure puis puisque la
salle est prise à 13 heures, donc, je suspends le... Compte tenu de
l'heure, la commission suspend ses travaux jusqu'à 15 heures. Merci.
(Suspension de la séance à 13 heures)
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15 h (version non révisée)
(Reprise à 15 h 05)
Le Président (M. Laframboise) :
La Commission des finances publiques reprend ses travaux. Nous poursuivons
l'étude détaillée du projet de loi n° 7, Loi visant à
réduire la bureaucratie, à accroître l'efficacité de l'État et à renforcer
l'imputabilité des hauts fonctionnaires.
Lors de la suspension de nos travaux, cet
avant-midi, nous en étions à la présentation d'un amendement de la ministre
introduisant un nouvel
article 5.1. Mme la ministre, veuillez en faire la
lecture, s'il vous plaît.
Mme Duranceau : Un instant, là,
un instant. 5.1... Ah! mon amendement. OK, il n'était pas ici. Donc, l'article 5.1 :
Insérer... Il faut-tu que je lise le
titre chaque fois, M. le Président, ou non?
Le Président (M. Laframboise) :
Non, allez-y avec «insérer».
Mme Duranceau : Parfait. Insérer,
après l'article 5 du projet de loi, le suivant :
5.1. Cette loi est modifiée par
l'insertion, après l'article 5, du suivant :
«5.1. En outre des fonctions prévues aux articles 4.1
et 5, l'institut exécute tout autre mandat que lui confie le ministre,
notamment la réalisation d'activités dans le cadre du Programme national de
santé publique élaboré en vertu de la
Loi sur la santé publique.»
Alors, commentaires : L'amendement
vise à introduire à cette loi un nouvel
article 5.1 qui reprend le pouvoir
du ministre de la Santé de confier au nouvel institut un mandat, lequel peut
viser tant ses fonctions relatives à l'expertise en santé publique que celles
relatives à l'excellence clinique et à l'utilisation efficace des ressources
dans le secteur de la santé et des services sociaux.
Donc, 5.1, c'est l'amendement proposé. Et
est-ce que ça ne répond pas à une question, d'ailleurs, du député de Laurier-Dorion
ou du député de...
Le Président (M. Laframboise) :
Marguerite-Bourgeoys.
Mme Duranceau : ...député de
Laurier Dorion? Oui? Je pense que ça a répondu à votre question de tantôt.
M. Fontecilla : Oui. J'aurais...
j'aurais ajouté, pour suivre les recommandations de l'INSPQ, justement, à tout
ce... suite à «(chapitre S 2.2)» : «pour assurer la surveillance, la
prévention, la protection et la promotion de la santé publique». C'était la
recommandation de l'INSPQ.
Une voix : ...
Mme Duranceau : C'est
redondant parce qu'on l'a où exactement?
Une voix : ...
Mme Duranceau : C'est
redondant parce que c'est ce que prévoit déjà le programme de... le Programme
national de santé publique, élaboré en vertu de la
Loi sur la santé publique.
M. Fontecilla : Tant que
c'est...
M. Fontecilla : ...je... ça
me... cela fait... cela me convient.
Mme Duranceau : Parfait.
Merci, M. le député de Laurier-Dorion.
Donc, l'article 5.1, M. le Président.
Le Président (M. Laframboise) : ...est-ce
que j'ai d'autres questions, commentaires, Mme la ministre?
Mme Duranceau : Non.
Le Président (M. Laframboise) :
Donc, si je n'ai pas d'autre question, commentaire, est-ce que
l'article 5.1 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Donc, nous poursuivons maintenant, Mme la ministre, avec
l'article 6.
Mme Duranceau : ...un
amendement toujours, 5.2.
Le Président (M. Laframboise) : 5.2?
Mme Duranceau : Donc,
insérer, après l'article 5.1 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant,
qui sera à l'écran sous peu :
5.2.
L'article 6 de cette loi est
modifié par l'insertion, dans ce qui précède le paragraphe 1° du premier alinéa
et après «guides», de «visés à l'article 5». Donc, commentaire :
L'amendement vise à préciser que les recommandations et les guides auxquels
fait référence l'article 6 de la loi sont ceux découlant des fonctions du
nouvel institut relatives à l'excellence clinique et à l'utilisation de
l'efficacité des ressources.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : J'essaie de
comprendre ici qu'est-ce qu'on essaie de faire exactement. Peut-être juste me
donner plus de couleurs.
Mme Duranceau : Maître Côté.
Le Président (M. Laframboise) : Maître
Côté, la parole est à vous.
Mme G. Côté (Geneviève) : Oui.
Alors, parmi les commentaires qui ont été... qui ont été donnés, là, à la suite
du dépôt du projet de loi, il y avait celui que l'article 6, qui prévoit
des facteurs dont... que l'institut doit prendre en compte dans l'élaboration
de ses recommandations et guides, ce n'étaient pas des facteurs qui étaient
appropriés pour la santé publique. C'est normal, c'étaient des facteurs qui
s'appliquaient à l'INESSS dans sa fonction d'excellence clinique. Donc, on est
venus préciser que l'article 6, auquel on ne touche pas sur le fond, là,
on est... pour éviter toute confusion, ça ne vise pas les recommandations et
guides de santé publique, c'est les mêmes recommandations et guides que ça
visait depuis... depuis son élaboration, c'est-à-dire ceux qui sont faits en
vertu de l'article 5, donc en fonction de ses fonctions d'excellence clinique.
M. Beauchemin : OK. Merci.
Le Président (M. Laframboise) : D'autres
questions, commentaires?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Ça va? Est-ce que l'amendement qui introduit l'article 5.2 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Donc, l'amendement est adopté.
L'article 6, madame.
• (15 h 10) •
Mme Duranceau : Oui. Donc,
l'article 6 :
L'article 9 de cette loi est modifié
par l'insertion, après le paragraphe 2° du premier alinéa, du paragraphe
suivant :
«2.1° conclure, avec l'approbation du
ministre de la Santé et des Services sociaux et du ministre de l'Enseignement
supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, des ententes
avec une université québécoise aux fins de participer à des programmes
universitaires de formation et de stages;».
Alors, commentaire : Cet
article
accorde la possibilité au nouvel institut de conclure un contrat avec une
université québécoise aux fins de participer à des programmes universitaires de
formation et de stages. Actuellement, l'INSPQ détient un tel pouvoir.
Alors, il s'agit d'une reprise de
l'article 7 de la
Loi sur l'Institut national de santé publique du Québec.
Puis j'ai un amendement?
Une voix : Oui.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme Duranceau : Bon. Et j'ai
un amendement.
Le Président (M. Laframboise) : ...s'il
vous plaît.
Mme Duranceau : Donc,
remplacer l'article 6 du projet de loi, donc ce que je viens de lire, par
le suivant :
L'article 9 de cette loi est
modifié :
1 ° dans le premier alinéa :
a) par le remplacement, dans le paragraphe
1°, de «évaluations nécessaires à l'élaboration de ses recommandations et
guides» par «services nécessaires à l'exercice de ses fonctions»;
b) par l'insertion, après le paragraphe
2°, du suivant :
«2.1° conclure avec une université
québécoise une entente aux fins de participer à des programmes universitaires
de formation et de stages;»;
c) par l'insertion, après le paragraphe
3°, du suivant :
«4° requérir des laboratoires nationaux
exploités par Santé Québec tout service nécessaire à l'exercice de ses
fonctions d'expertise en santé publique prévues à l'article 4.1 ou à
l'exécution d'un mandat d'expertise en santé publique confié en vertu de
l'article 5.1.»;
2° par l'ajout, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«Les termes et modalités d'une entente
conclue en vertu du paragraphe 2.1° du premier alinéa doivent être
conformes aux principes et aux règles générales établis par le ministre en
collaboration avec le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de
la Science et de la Technologie.»
Donc, les commentaires...
Mme Duranceau : ...d'abord,
l'amendement vise à élargir la possibilité pour le nouvel Institut de conclure
une entente pour les évaluations nécessaires à ses recommandations et guides
pour qu'il puisse obtenir tous services nécessaires à l'exercice de l'ensemble
de ses fonctions, autant celles liées à l'expertise en santé publique que
celles relatives à l'excellence clinique. Ensuite, l'amendement reprend les
modifications initiales prévoyant la possibilité pour le nouvel Institut de
conclure un contrat avec une université québécoise aux fins de participer à des
programmes universitaires de formation et de stage. Il retire toutefois
l'obligation d'obtenir l'approbation du ministre de la Santé, du ministre de
l'Enseignement supérieur. Cette approbation est remplacée par l'obligation de
respecter les principes et les règles établies par ces deux ministres. Ce processus
s'inspire de celui applicable aux contrats relatifs à l'enseignement, aux
stages et à la formation conclu par les établissements de santé Québec. Enfin,
l'amendement accorde au nouvel Institut le pouvoir de requérir les services des
laboratoires nationaux, notamment le Laboratoire de santé publique du Québec et
le Centre de toxicologie du Québec, nécessaire à l'exercice de ses fonctions
d'expertise en santé publique.
Le Président (M. Laframboise) : Des
questions, commentaires sur l'amendement? M....
M. Beauchemin : ...la fin du
dernier paragraphe que vous avez lu, vous dites : les laboratoires de la
santé publique du Québec. On les détermine ainsi encore?
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la ministre?
Mme Duranceau : C'était où,
ça? C'était dans mes explications? En fait, l'amendement accorde au nouvel
Institut le pouvoir de requérir les services des laboratoires nationaux,
notamment le Laboratoire de santé publique du Québec et le Centre de
toxicologie.
Des voix : ...
Mme Duranceau : ...tu veux
savoir s'ils gardent le même nom?
M. Beauchemin : Bien, est-ce
qu'on les décrit, donc, encore comme les laboratoires de la santé publique du
Québec? Point d'interrogation, je... À moins que j'ait mal compris, là,
c'est...
Mme Duranceau : Bien, dans le
paragraphe 4, c'est... on parle de laboratoires nationaux exploités par
Santé Québec.
M. Beauchemin : Oui,
exploités par Québec.
Mme Duranceau : Bien, dans le
texte de loi, c'est les laboratoires nationaux exploités par Santé Québec. Là,
c'était une explication que je lisais qui disait que dans les laboratoires...
dans «laboratoires nationaux», ça comprend le Laboratoire de santé publique du
Québec et le Centre de toxicologie du Québec. C'est des exemples de
laboratoires... nationaux.
M. Beauchemin : OK, ça fait
que...
Des voix : ...
Mme Duranceau : Il me semble
qu'on a...
M. Beauchemin : Il n'y a pas
une propriété particulière, là, qui est faite, c'est vraiment, encore, la
nouvelle infrastructure qui détient ces laboratoires-là, on les a juste
nommés...
Mme Duranceau : Oui, bien, à
l'article 18, on va avoir la liste des laboratoires nationaux... de ce qui
est compris là-dedans.
M. Beauchemin : OK, parfait,
c'est bon.
Le Président (M. Laframboise) : D'autres
questions, commentaires sur l'amendement à l'article 6? M. le député de
Laurier-Dorion, des questions, commentaires sur l'amendement à
l'article 6?
M. Fontecilla : Oui, je
voudrais savoir. Tout d'abord, une question d'ordre général, là, lorsqu'on
utilise le terme «requérir», je suppose qu'il y a une notion d'obligation, là.
Mme Duranceau : Oui, Maître
Côté va vous répondre sur ça.
Le Président (M. Laframboise) : Maître
Côté.
Mme G. Côté (Geneviève) : Oui,
en fait, il va y avoir l'autre versant de la médaille qui va... qui va être un
peu plus tard dans les amendements du projet de loi, où on va prévoir
l'obligation de Santé Québec de répondre à cette demande-là. Donc, là, c'est
une requête qu'on prévoit, mais l'obligation va venir un peu plus tard dans le
texte de loi, lorsqu'on va être dans la
Loi sur santé Québec où Santé Québec va
devoir répondre.
M. Fontecilla : OK, donc
«requérir» c'est juste une demande, ce n'est pas dans le sens de réquisition,
Mme G. Côté (Geneviève) : Bien,
ça va... ça va avoir cet effet-là, en fait, parce que, comme on... là, on
prévoit qu'il peut demander, puis après ça, on va prévoir que l'autre est
obligé de répondre. Donc ça va... ça va avoir l'effet d'obligation.
M. Fontecilla : Très bien,
c'est la demande et la réponse. Et... à l'article 4, «requérir les
laboratoires... nationaux exploités» et dans l'ancienne version, la loi qu'on
a abrogée, il y avait la notion de laboratoires administrés. Dans la notion
d'administration, on pourrait retrouver, sans doute, l'élément explicatif, là,
dans la notion d'administration, il y avait la question d'innovation. Là,
est-ce que lorsqu'on dit «exploités», ça inclut la notion de...
M. Fontecilla : ...innovation.
Mme Duranceau : Oui, il
faudrait vous me précisiez à quel
article précédent vous...
Le Président (M. Laframboise) :
L'article 4 : Requérir des laboratoires nationaux exploités...
Mme Duranceau : Oui, non, ça,
je le vois, mais il réfère à un précédent dans l'autre loi.
M. Fontecilla : ...l'ancienne
loi, on parlait, 4.1, bon : l'institut a également pour fonction d'administrer
les laboratoires de santé publique du Québec pour lesquels la principale
mission est de fournir des services de laboratoire spécialisés. Et voilà! Et la
notion d'innovation se retrouve dans le concept lui-même d'innovation, mais la
notion d'innovation se retrouve dans la notion de l'INSPQ.
Mme Duranceau : Mais où est
le... La notion d'innovation. Je comprends la nuance, là, administrer versus
exploiter, ça, on peut en... en parler, mais la notion d'innovation, on me dit
qu'elle n'était pas là avant, là. Vous la voyez où?
M. Fontecilla : C'est...
c'est... Dans notre interprétation, c'est implicite au terme administrer. Donc,
administrer, lorsque j'administre quelque chose, j'ai la capacité d'innover
aussi, mais lorsque j'exploite, je ne fais qu'exploiter, je ne... C'est la
question que je pose, là, est-ce que c'est... la notion d'innovation est
couverte par la notion d'exploitation?
Mme Duranceau : Moi, je pense
que vous avez une interprétation large d'administrer, mais on pourrait ouvrir
le Larousse pour voir les deux terminologies, si vous voulez.
M. Fontecilla : Tout à fait.
On est là pour...
Mme Duranceau : Lisez-nous
M. Fontecilla : Voulez-vous
que j'aille voir le Larousse? Pas de problème, là.
Une voix : ...
Mme Duranceau : Donc... Bien,
administrer, ce n'est pas innover non plus, là. C'est ça. Je pense
qu'exploiter... En tout cas, faites votre démonstration.
M. Fontecilla : Est-ce que...
On va... on va aller de façon plus... plus générale. Est-ce que l'INSPQ a un...
concernant les laboratoires, il y a une notion d'innovation? Ça, c'est la
question que je pose.
Mme Duranceau : Bien, écoute,
c'est dans leurs opérations, là. Je veux dire, l'innovation... Je ne sais pas
si... C'est-tu inscrit dans leur mission, la base d'innover en santé publique?
Je ne pense pas, là.
M. Fontecilla : Mais c'est
concernant les...
Mme Duranceau : Mais au
niveau de l'exploitation...
M. Fontecilla : ...les laboratoires,
là. C'est-à-dire on peut innover partout, là, mais dans les laboratoires, dans
les procédés, les protocoles, les, etc., etc.
Mme Duranceau : M. le député
de Laurier-Dorion, notre légiste aurait peut-être des commentaires à vous
formuler, là.
Le Président (M. Laframboise) : Me
Côté.
• (15 h 20) •
Mme G. Côté (Geneviève) : Le
choix du terme «exploiter» versus «administrer», pour nous, là, au point
légistique n'avait rien à voir avec la notion d'innovation ou pas, là, c'est plus
une question d'être... Pour nous, c'est plus précis par rapport à ce qui était
déjà fait.
Dans les faits, dans les lois de façon
générale, là, quand on parle... dans... dans la
loi sur la... la gouvernance du
système de santé et de services sociaux, de façon générale, quand on parle
des... des établissements, quand on parle des laboratoires, on parle... le
terme de référence pour ça, dans nos lois, c'est vraiment le terme
«exploitation». Je ne saurais pas expliquer pourquoi c'était «administration» qui
avait été choisi. Pour nous... pour moi, administrer, c'est plus... c'est...
c'est moins exact par rapport à ce qui était fait. L'objectif... Il n'y a pas
de changement par rapport à la réalité actuelle qui est... qui est visée, là,
par le choix du terme «exploitation» versus «administration», c'était vraiment,
là, par souci de précision dans la rédaction.
M. Fontecilla : OK. Là, parce
que ça se peut que cette conversation soit... soit vérifiée dans quelques
années, là, pour... par des gens comme vous, entre autres, des juristes, est-ce
que, pour vous, le terme «exploitation» ça comprend aussi le terme, la notion
de et la capacité d'innover? Lorsqu'on exploite un laboratoire, par exemple,
est-ce que... la question précise : Est-ce que l'INSPQ en utilisant les
laboratoires exploités par Santé Québec pourra innover dans des protocoles de
laboratoire ou scientifiques, là, concernant l'utilisation de... mais par
l'utilisation de laboratoires exploités par Santé Québec? Dans votre esprit,
est-ce que ça comprend ça?
Mme Duranceau : M. le député
de Laurier-Dorion, là, honnêtement, là, ça, c'est un mot, là, puis «exploiter»,
il y a une définition, là, qui peut vouloir dire utiliser. Puis là je l'ai en
anglais, là, malheureusement, mais utiliser, opérer, faire le plus avec ce
qu'on a. Alors là, si vous vous définissez que c'est de l'innovation, mais
c'est correct, là. Mais utiliser d'une manière avantageuse, faire... faire
rendre les... les résultats meilleurs...
Mme Duranceau : ...alors là,
les gens qui exploitent le laboratoire, bien, je leur souhaite de faire preuve
d'innovation et je nous souhaite qu'ils fassent preuve d'innovation. Mais je ne
pense pas que c'est dans le mot qui est choisi, là, qu'on vient encapsuler
cette notion-là et certainement pas l'imposer au niveau opérationnel.
M. Fontecilla : Très bien,
mais dans votre esprit, ça comprend cette notion-là.
Mme Duranceau : Ça fait que ce
n'était pas... ce n'était pas dans l'ancienne loi, ce n'est pas dans la nouvelle.
M. Fontecilla : C'est correct.
Le Président (M. Laframboise) :
Ça va? D'autres questions sur l'amendement à l'article six? Ça va. Est-ce que
l'amendement à l'article six est adopté? Adopté. Est-ce que l'article six, tel
qu'amendé, est adopté? Adopté.
L'article sept. Mme la ministre.
Mme Duranceau : Les
articles 10 et 11 de cette loi sont remplacés par les suivants :
Donc,
article 10 : «Dans
l'exercice des fonctions prévues au paragraphe 7.3 de l'article cinq,
L'Institut doit agir en concertation avec les personnes et les groupements du
système de santé et des services sociaux concernés par ses travaux et, dans la
mesure du possible, transmettre préalablement au ministre les renseignements
qu'il entend rendre publics.»
Ensuite, l'article 11 :
«L'Institut établit un plan de priorisation de ses activités en cohérence avec
les priorités, les objectifs et les orientations déterminés en vertu du premier
alinéa de l'article 22 de la
Loi sur la gouvernance du système de santé et
des services sociaux (chapitre G-1.021), ou prévus, le cas échéant, par le
plan stratégique du ministère de la Santé et des Services sociaux. Il soumet ce
plan et toute mise à jour de celui-ci à l'approbation du ministre au moment et
dans la forme que ce dernier détermine. L'Institut rend publics, sur son site
Internet, ce plan et, le cas échéant, toute mise à jour de celui-ci au plus
tard 60 jours après leur approbation par le ministre.»
Le Président (M. Laframboise) :
Des questions, commentaires, compte tenu qu'il y a deux articles...
Mme Duranceau : Donc là, je
lis les commentaires... Commentaires. Ah! Il me reste un autre... les
articles 10 et 11. OK. Le présent
article remplace l'article 10 de la
loi dont le contenu sera déplacé dans un
chapitre spécifique au comité que le
nouvel institut doit mettre en place. Le nouvel
article 10 proposé prévoit
plutôt le devoir général du nouvel Institut d'agir en concertation avec les
personnes et les groupements du système de santé et des services sociaux
concernés dans l'exercice de ses travaux et... travaux et obligations et, dans
la mesure du possible, de transmettre préalablement au ministre de la Santé les
informations qu'il entend rendre publiques. Et nous avons un amendement, non?
Oui.
Le Président (M. Laframboise) :
Oui? Nous, on ne l'a pas. Nous, on n'en a pas, là. On va suspendre...
suspendre, s'il vous plaît.
(Suspension de la séance à 15 h 25)
(Reprise à 15 h 29)
Le Président (M. Laframboise) : Merci,
chers collègues, nous recommençons les discussions.
L'article 7 qui introduit
deux articles, donc, les discussions se font en premier sur l'article 10, donc,
là, vu qu'on discute de l'article 10, vous déposez votre amendement à l'article
10. Mme la ministre.
Mme Duranceau : Oui, c'est un
amendement de concordance, là. Alors, ça ne sera pas trop ésotérique.
L'article
7 du projet de loi tel que modifié. Donc, là, je lis... Non, je lis en
haut :
Remplacer dans l'article 10 de la
Loi sur
l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux, proposé par
l'article 7 du projet de loi, «paragraphe 7.3º, de l'article 5» par «paragraphe
3º de l'article 4.1.»
Donc, c'est un amendement de concordance,
considérant notre ajout, le 4.3, je pense. L'amendement vise à apporter une
modification de concordance à l'article 10 de la loi proposée par l'article 7
du projet de loi, puisque les fonctions visées du nouvel Institut ont été
déplacées au paragraphe 3º de l'article 4.1 de la loi.
• (15 h 30) •
Le Président (M. Laframboise) : Des
questions, commentaires, sur l'amendement, M. le député de Marguerite-Bourgeoys?
Ça va?
Mme Duranceau : C'est bon.
Le Président (M. Laframboise) : M.
le député de Laurier-Dorion, des questions sur l'amendement?
M. Fontecilla : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Ça va?
Mme Duranceau : Good, merci.
Le Président (M. Laframboise) :
Donc, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Donc, on... Donc, on continue les discussions sur 10. C'est comme ça que la
procédure fonctionne. Donc, est-ce que vous avez des questions, commentaires
sur l'article 10, tel qu'amendé? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Merci, M. le
Président. Bon, ça fait que quand on lit l'article 10, là, qui est écrit ici,
devant nous, là... puis là, on comprend, là, que finalement, là, la nouvelle
entité, elle va se rapporter à Santé Québec.
Mme Duranceau : Non.
M. Beauchemin : Non?
Mme Duranceau : Non. Là, là,
on parle de concertation. On parle...
M. Beauchemin : Bien, OK.
Mme Duranceau : ...On parle
que des personnes puis des regroupements du système de santé et de services
sociaux comme le ministre de la Santé, Santé Québec, les directeurs de santé
publique, les Ordres professionnelles, les facultés universitaires, c'est de ça
qu'on parle. Puis on s'inspire de l'article 32 de la
Loi sur l'INSPQ, qui
suggère d'agir en concertation avec tout ce monde-là, dans la mesure du
possible. Ça fait que l'article 10 proposé a été élargi pour...
Haut de la page
15 h 30 (version non révisé
e) Mme Duranceau : ...rendre moins
spécifique à la santé publique puis tenir compte de la mission plus globale du
nouvel institut.
M. Beauchemin : OK. Ça fait qu'on
ne parle pas de... on parle de concertation, donc on demande ici, là, d'aller parler
avec tout ce monde-là, grosso modo, là?
Mme Duranceau : Bien là, le
texte, là, «l'institut doit agir», alors on oblige le nouvel institut à agir en
concertation avec les directeurs de santé publique, transmettre au ministre de
la Santé les informations qu'il entend rendre publiques. C'est ça que ça... C'est
ça que ça vient faire. Parce que ce n'était pas là dans la
loi sur l'INESSS. Right?
Donc là, on vient inclure ça.
M. Beauchemin : Bien, dans la
Loi sur l'INESSS, la Santé publique, se rapportait à la directrice ou au directeur
de la Santé publique qui, lui ou elle, était au ministère de la Santé avant.
Le Président (M. Laframboise) :
Me Côté.
Mme G. Côté (Geneviève) :
L'article 32
de la
loi sur l'INSPQ actuelle parlait de concertation avec les directeurs de
santé publique. C'était «les directeurs», donc ça inclut tous les directeurs
régionaux qui sont dans Santé Québec, déjà, et non pas juste la directrice
nationale, là, c'étaient tous les directeurs régionaux. Ça a été élargi pour
tous les autres acteurs qui pourraient être pertinents, donc, dans le but... Bien,
ça pourrait être d'autres secteurs... d'autres secteurs dans les établissements
de santé, ça pourrait être le ministère, mais qui n'est pas... qui n'est pas le
directeur de santé publique, ça pourrait être d'autres organismes qui... des
chercheurs, ça pourrait être des organismes de recherche, ça pourrait être, tu
sais... On l'a laissé très général, là, pour être... pour... une concertation
avec le milieu.
M. Beauchemin : Puis il y a
une obligation, donc, de faire cette concertation-là?
Mme G. Côté (Geneviève) : Oui,
c'est une obligation de se parler. Ce n'est pas une autorité qui est donnée aux
acteurs du milieu, mais c'est une obligation de se parler.
M. Beauchemin : OK. De
pratiquer, d'échanger les meilleures pratiques. OK. Est-ce qu'on parle au
directeur ou directrice de la Santé publique qui est dans l'entité du ministère
de la Santé encore?
Mme G. Côté (Geneviève) : C'est
inclus dans la notion.
M. Beauchemin : OK. Puis, dans
un contexte où est-ce que, bon... Si je me rappelle bien, la Santé publique, il
y a plusieurs entités un peu partout, là, à travers le Québec, là, je pense
qu'il y en a une par région administrative, là. OK. Ça fait que là, ça, ça veut
donc dire qu'il y a aussi une obligation pour ces gens-là qui sont en charge
des santés publiques, là, régionales, si on peut les appeler ainsi, d'agir en
concertation avec tous les gens, maintenant, qui sont non seulement... qui n'étaient
anciennement qu'avec Santé publique, là. Maintenant, bien, ils vont avoir à
parler à tous les gens qui font
partie de la nouvelle entité?
Mme Duranceau : Bien, je pense
qu'on fait pas... C'est l'institut qui doit consulter ces gens-là et non... On
est pas venus changer comment les choses doivent se faire, là.
M. Beauchemin : OK, c'est
l'institut qui... OK.
Mme Duranceau : C'est le
nouvel institut qui... on veut s'assurer qu'il va venir consulter les gens de santé
publique.
M. Beauchemin : Ça fait qu'on
parle d'un «top-down» et non d'un «bottom-up», là, ici, c'est vraiment...
Mme Duranceau : Oui, bien pour
calquer ce qu'il y avait dans l'ancienne loi, comment c'était fait.
M. Beauchemin : OK. Bien, j'essaie
juste de comprendre comment ça fonctionne, là.
Mme Duranceau : Oui, oui.
M. Beauchemin : OK. Ça fait
que, donc... Ça fait qu'il n'y a pas une obligation «bottom-up» non plus, là, il
n'y a pas comme... Parce que des fois ça peut être local, ça peut être quelque
chose, dans un coin du Québec, plus spécifique, et là soudainement il n'y a pas
d'obligation pour eux, localement, de...
Mme Duranceau : Bien là, ce
serait peut-être dans la
Loi sur la santé publique. Ça, je ne le sais pas. Tu
sais, les obligations des directeurs de santé publique, probablement que c'est
prévu quelque part. Vas-y...
Mme G. Côté (Geneviève) : Les
directeurs régionaux de santé publique ont des obligations de monter des choses
au directeur national. À ma connaissance, il n'y a pas d'obligation d'envoyer
des... de monter de l'information à l'institut comme tel. Mais c'est sûr que,
le partage, la circulation de l'information, il y a des obligations de
signalement ou des obligations d'aviser, là, au niveau national puis ensuite...
C'est ça, donc, et au besoin, tous ces acteurs-là, que ce soit au niveau
régional ou au niveau national, peuvent requérir le soutien, aussi, de l'institut.
Mais ce n'est pas une obligation de pousser de l'information à l'institut.
Celle-là, je ne crois pas qu'elle est là. Ce n'est pas le chemin...
Mme Duranceau : En tout cas,
elle ne serait pas dans cette loi-ci.
M. Beauchemin : OK. Bien, c'est
parce que je trouve ça spécial quand même...
M. Beauchemin : ...que, tu
sais, dans... bien, on... on jase entre nous, j'essaie de comprendre comment ça
fonctionne. Je me dis, tu sais, s'il y a un problème quelque part dans une
région, au Québec, ça me... ça devrait être... ça devrait être escalé jusqu'au
top. Il devrait y avoir une obligation d'escaler...
Une voix : ...
M. Beauchemin : OK. Ça fait
que...
Mme Duranceau : Alors, ce
qu'on me dit, c'est que l'Institut appuie les directeurs. Après ça, ce qui
remonte du terrain, ça monte aux directeurs nationaux. Tu sais, l'institut,
c'est lui qui est en appui.
M. Beauchemin : OK. Puis,
s'il y a une alarme rouge?
Mme Duranceau : Là, tout le
monde se parle. Ça fait qu'on ne change pas le processus de comment les choses
sont faites, là, mais on vient prévoir dans la loi que l'institut, lui, doit
consulter.
M. Beauchemin : Je vais... je
vais penser à ça. OK. Puis, pour ce qui est, là, de l'article 11...
Le Président (M. Laframboise) : ...là,
on parle uniquement sur l'article 10, pour le moment.
Mme Duranceau : Adoptons 10
et poursuivons avec 11.
Le Président (M. Laframboise) : Non.
Il faut... Quand on les adopte, c'est les deux ensemble, là. Mais il reste qu'on
discute les uns séparément. Donc, ça va pour les interventions sur 10?
M. Beauchemin : Je vais... je
vais cogiter là-dessus. On va passer à l'autre collègue.
Le Président (M. Laframboise) : Parfait.
Pas de problème. M. le député de Laurier-Dorion, sur 10.
M. Fontecilla : Oui. Ne
serait pas... Ne serait-il pas pertinent, M. le Président, là, de... d'exercer
une... une priorisation dans... parce... dans cet article-là? Dans le sens où
«les personnes et groupements du système de santé et services sociaux concernés
par ces travaux», là, c'est très, très, très large... Donc, il y a toutes
sortes de... d'entités et... et de personnes, là. Et, quand je dis une sorte de
priorisation, là, c'est que la concertation effectuée par le nouvel institut
devrait se faire tout d'abord... tout d'abord avec les uns... les autres
entités de... de l'écosystème de la santé... de la santé publique, là, et, en
deuxième lieu, avec tous les acteurs, là. Donc, y aller par priorité. La
question qui se pose, donc, établir une priorisation, tout d'abord, établir une
obligation de... de concertation avec les... les représentants des différents
entités issues du... du milieu de la santé publique et ensuite avec les... les
groupements de... avec tout le monde du système de santé.
• (15 h 40) •
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la ministre.
Mme Duranceau : Oui. On va
décortiquer la question, là, parce que ça touche plusieurs choses. Ce ne sera
pas long.
Des voix : ...
Mme Duranceau : OK. Donc là,
est-ce que vous aimez ça, le fait qu'on ait élargi le nombre de personnes à
consulter? J'imagine.
M. Fontecilla : Tout à fait.
Mme Duranceau : Bon. Là,
maintenant, vous nous demandez de prioriser, de mettre un ordre de priorité
dans les consultations?
M. Fontecilla : En fait,
qu'il y ait une...
Mme Duranceau : Obligatoire?
M. Fontecilla : ...une
priorisation et une... il y a une... comment dire, à deux... à deux...
Mme Duranceau : C'est parce que
c'est un peu selon les besoins.
M. Fontecilla : Tout à fait,
mais selon le contexte, évidemment, là, il y a une obligation de... de
concertation avec les entités concernées par le plan national de santé publique
et... et la loi de façon plus... plus générale, là, en santé publique, et
ensuite avec le reste des médecins. Donc, qu'il y ait une obligation de...
qu'il y ait une... une obligation de concertation imposée au milieu de la santé
publique au Québec, là, et aussi une obligation plus large de concertation avec
l'ensemble des acteurs issus du système de santé. Parce que vous instituez le
«doit... doit agir», il y a... il y a «doit agir», donc il y a une notion...
d'obligation.
Mme Duranceau : Oui, c'est
ça. Je pense, le libellé qu'on a utilisé, puis là, peut...
Mme Duranceau : ...puis là
peut-être que notre légiste voudra préciser, mais il est encore plus inclusif.
M. Fontecilla : Wow!
Mme Duranceau : Hein, j'ai...
Est-ce que j'ai la bonne terminologie?
M. Fontecilla : On avance, on
avance.
Mme Duranceau : Donc, il y a
une mobilisation, ici, de tous les groupes dans la santé. Et, je pense, ça
couvre tout, là, honnêtement. C'est plus large, c'est un plus grand ensemble
qui inclut des sous-ensembles. Est-ce que vous avez quelque chose à ajouter?
Le Président (M. Laframboise) : Me
Côté.
Mme G. Côté (Geneviève) : Bien,
ce qui a été dit est exact en fait, puis j'ajouterais que c'est laissé au
jugement de l'institut de voir qui qui est pertinent de consulter, selon les
sujets.
Mme Duranceau : Parce qu'on
n'oublie pas, là, le bien-fondé de ce projet de loi qui est l'efficacité de
l'État, hein, puis l'imputabilité de nos hauts fonctionnaires. Le jugement, M.
le Président, là, permettez-moi, en ce jeudi après-midi, de parler de ça. C'est
vraiment important d'avoir du jugement, puis de... puis d'avoir aussi du
courage managérial, puis de prendre les bonnes... bien, d'oser prendre les
décisions. Alors, je pense qu'en étant très large dans le libellé, bien, on
vient inclure toutes les options possibles, notamment les directeurs de santé
publique.
Le Président (M. Laframboise) : M.
le député.
M. Fontecilla : Très bien.
Mais, M. le Président, écoutez, dans l'article suivant, là, 11...
Le Président (M. Laframboise) : ...sur
M. Fontecilla : Oui. Non, mais
c'est à titre... Je sais bien, là, mais c'est
titre de... pour alimenter le
débat, là. On établit dans la version originale... Je sais qu'il va y avoir un
amendement, mais la version originale stipule que «L'Institut établit un plan
de priorisation de ses activités en cohérence avec des priorités, des objectifs
et des orientations déterminés en vertu du premier alinéa de l'article 22
de la
Loi sur la gouvernance du système de santé.»
Mme Duranceau : On est à 11.
M. Fontecilla : Donc, il y a
des gens... il y a un... La nouvelle entité devrait établir un plan de
priorisation de ses activités et par conséquent de ses... un... Et là il y a
toujours de la concertation, parce qu'on ne travaille pas en vase clos, donc il
y a... En quelque sorte, c'est déjà inclus dans le... aussi par
l'article 11. Je réponds moi-même à ma question, n'est-ce pas?
Mme Duranceau : C'est
parfait. Prenez le temps qu'il vous faut.
M. Fontecilla : Non, mais
c'est pour clarifier les choses. Donc, la notion de priorisation, elle n'est
pas dans l'article 10, mais elle se retrouve dans l'article 11.
Mme Duranceau : Oui, c'est
ça. Donc, tous les groupes possibles peuvent être consultés, selon les besoins,
puis, à l'article 11, on va venir dire qu'il y a un plan de priorisation
au niveau des activités. Ça fait qu'on... Notre... Donc, si on va... si on
vient prioriser des activités, bien, va en découler une priorisation d'à qui on
va vouloir parler dans ce contexte-là, je pense. Mais avez-vous quelque chose à
proposer, si vous pensez que c'est... ça n'encapsule pas bien? Mais moi, je
veux rester large, là, dans...
Le Président (M. Laframboise) : M.
le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : ...M. le
Président. Bien, on parlait de jugement, là, puis d'imputabilité, là, des hauts
fonctionnaires de la Santé publique. Quand la chicane se fait entre un
directeur ou directrice d'une santé publique régionale puis le national, ça se
règle comment, ça?
Mme Duranceau : Ça se règle
comment?
M. Beauchemin : Oui, comment
ça se règle?
Mme Duranceau : Bien, là,
écoutez, je ne suis pas trop dans la mécanique de gestion interne.
M. Beauchemin : Non, mais
c'est parce que... Moi, je vous fais confiance que, oui, effectivement, on va
les rendre imputables et tout, là, mais on m'a déjà dit «trust, and verify»,
là. Ça fait que je veux juste m'assurer de... La chicane est prise entre deux,
là, comment ça se règle?
Mme Duranceau : Bien, écoute,
si, à la fin de toute cette discussion-là, il nous manque quelque chose, on le
verra. Peut-être... Je suggérerais de garder votre question. Bien, ça, ça ne
porte pas vraiment sur ça, là.
M. Beauchemin : Bien, on...
on peut se servir de l'exemple de la... de la santé publique locale.
Mme Duranceau : Puis
peut-être c'est... peut-être c'est dans la
Loi sur la santé publique aussi, là.
Il faudrait qu'on fasse une petite recherche sur ça. Je ne sais pas.
M. Beauchemin : OK. Bien,
j'aimerais qu'on... qu'on la fasse. Parce que, là...
Mme Duranceau : Comment on
règle les chicanes entre directeurs?
M. Beauchemin : Comment...
Non, mais comment ça se fait? Parce qu'on parle d'imputabilité, là, des
fonctionnaires.
Mme Duranceau : Oui, oui.
C'est un bon point.
M. Beauchemin : C'est quand
même des hauts fonctionnaires. Le ou la directrice d'une santé publique locale,
c'est quand même quelqu'un de haut placé dans l'échelle. Ça fait que comment...
si... Parce qu'il n'y a comme pas tout le temps eu uniformité, là, travers le
Québec au complet, là, sur les... les standards.
Mme Duranceau : Bien, on va
vous revenir. On va le vérifier sur le plan, tu sais, vraiment opérationnel,
là, puis est-ce que... est-ce qu'il y a besoin d'ajustements ou quoi que ce
soit.
M. Beauchemin : Oui,
j'aimerais. Ça fait que je me donnais une idée vers quel
article de loi on va
avoir la réponse ou... ou ça va être dans... plus tard dans la journée, ou...
Mme Duranceau : Bien, je ne
suis pas sûre que c'est couvert par un article, là, ça fait que... parce que ce
n'est peut-être pas dans cette loi-là. C'est pour ça, je dis : On va le
vérifier.
M. Beauchemin : Il y a des...
Mais il y a des mécanismes, là, aussi de, comme, concertation, des mécanismes
de... de rapport, etc., qui sont mentionnés...
M. Beauchemin : …et en cas de
bris de… je ne sais pas, il doit y avoir des mécanismes là-dessus aussi, là, et
c'est pour ça que je veux savoir si c'est comme… qui est écrit quelque part,
Mme Duranceau : On me dit que
c'est dans la
Loi sur la santé publique. Bien là, on peut aller le chercher dans
cette loi-là pour vous l'expliquer, mais ça ne va pas toucher ce projet de loi
ci, là.
M. Beauchemin : Mais ça
devrait donc rentrer… Si c'est dans… si c'est dans la
Loi sur la santé publique
actuellement, puis on est en train de fusionner, ça va rentrer dans cette
nouvelle loi là, là.
Mme Duranceau : Bien, la Loi
sur la santé publique, on ne touche pas à ça, là, on ne rentre pas ça ici, là.
Là, on est juste en train de fusionner INESSS, INSPQ.
M. Beauchemin : OK, je
comprends ce que tu veux... oui.
Mme Duranceau : C'est ça.
Mais on peut… on peut valider, là, ce que vous demandez, sauf que je ne pense
pas que, de toute façon, ça s'en viendrait ici.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires sur l'article 10? Donc, s'il n'y a pas de questions, commentaires
sur le 10, on va aller à l'article 11. Et là l'article 11, je sais que vous
avez un amendement, Mme la ministre, mais vous lisez l'article et, par la
suite, vous…
Une voix : …il est déjà lu.
Le Président (M. Laframboise) :
Il est déjà lu. Donc, vous pouvez déposer votre amendement, c'est ça.
Mme Duranceau : Il me restait
mon commentaire à lire. Est-ce que ça nous intéresse?
Le Président (M. Laframboise) : Ah!
allez-y. Il n'y a pas de problème, allez-y. Sur l'article 10, allez-y.
Mme Duranceau : Sur l'article
Le Président (M. Laframboise) : 11?
Mme Duranceau : Oui. Donc,
l'article 11, qui traitait, là, du plan de priorisation des activités. Donc, le
présent
article remplace le plan triennal d'activités et les mises à jour
annuelles que devait faire l'INESSS par l'obligation, pour le nouvel institut,
IQSSS, de procéder à une priorisation de ces activités, laquelle devra être
arrimée avec les priorités, les objectifs et les orientations déterminés par le
ministère de la Santé en vertu de l'article 22 de la
Loi sur la gouvernance du
système de santé et de services sociaux ou prévus par le plan stratégique du
ministère de la Santé et des Services sociaux. Cette planification, et toute
mise à jour de celle-ci, devront être soumise à l'approbation du ministre,
comme l'était le plan triennal et ses mises à jour. Enfin, il prévoit une
obligation de publication de la planification et de ses mises à jour.
Donc, vous le savez, on veut réduire le
nombre de plans, de rapports, de redditions de comptes et, par contre, on veut
s'assurer que la transparence demeure, puis donc il y a obligation de
publication, là, en ligne, je pense.
• (15 h 50) •
Et là j'ai un amendement qui dit ce qui
suit :
Remplacer le premier alinéa de l'article
11 de la
Loi sur l'Institut national d'excellence en santé et en services
sociaux, proposé par l'article 7 du projet de loi, par les suivants :
«L'Institut établit un plan de
priorisation de ses activités en cohérence avec les priorités, les objectifs et
les orientations déterminés ou prévus, selon le cas :
«1° en vertu du premier alinéa de
l'article 22 de la
Loi sur la gouvernance du système de santé et services
sociaux (chapitre G-1.021);
«2° par le plan stratégique du
ministère de la Santé et Services sociaux;
«3° par le programme national de
santé publique élaboré en application de la
Loi sur la santé publique.
«Le plan de priorisation doit permettre à
l'Institut d'anticiper les tendances susceptibles d'affecter la santé de la
population afin d'établir les priorités de développement scientifique et les
méthodes appropriées pour les réaliser.
«L'Institut soumet ce plan, et toute mise
à jour de celui-ci, à l'approbation du ministre au moment et dans la forme que
ce dernier détermine.»
Et... bon, et puis là le commentaire qui
va avec ça, c'est que l'amendement vise à préciser que le plan de priorisation
des activités du nouvel institut doit également être cohérent avec les
priorités, les objectifs et les orientations prévus par le programme national
de santé publique. Il prévoit également qu'en matière de santé publique ce plan
devra permettre au nouvel institut d'anticiper certaines tendances, ce qui est
une bonne chose.
Le Président (M. Laframboise) : Des
questions, commentaires sur l'article 11? M. le député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Je fais
remarquer à la… à la ministre que c'est exactement, dans le troisième picot,
par, donc, «déterminés ou prévus, selon les cas, par le programme national de
santé publique élaboré en application de la
Loi sur la santé publique». Donc,
c'est exactement le sens de ce que je vous… discuté dans l'article 10, mais qui
est apporté par l'amendement de la ministre dans l'article 11. Donc, il va y
avoir une priorisation, et qu'entre autres le programme, ça doit se… ça doit
inclure de se fonder sur le programme national de santé...
Mme Duranceau : ...c'est... c'est
Le Président (M. Laframboise) :
Ça va? D'autres... des questions sur l'article 11, M. le député? Ça va...
de Marguerite-Bourgeoys. Oui.
M. Beauchemin : Oui. Bon, là,
je vois... l'amendement, on a comme clarifie, là, les priorités. On le voit,
là, c'est les services santé, services sociaux publics, là, le... Ensuite,
c'est le plan stratégique du ministère. Puis après ça, c'est le Programme
national de la santé publique. Mais comment qu'on fait quand on regarde ça, là,
pour s'assurer que... quelque chose que je ne vois pas, là, mais comment qu'on
fait pour s'assurer, quand on regarde ça, que la priorité de la Santé publique
va être... reste... va rester entière? Il y a... puis il y a-tu un financement?
Il y a-tu, comme... comment qu'on fait pour s'assurer justement que... que ce
soit... Parce que, là, on les liste. C'est beau ici, merci, mais comment qu'on
s'assure que ça va être bel et bien...
Mme Duranceau : Dans les
priorités de l'institut?
M. Beauchemin : Oui, que ça va
constamment rester, là...
Mme Duranceau : Bien...
M. Beauchemin :
...minimalement en troisième position, puis ça ne va pas être comme avalé par
les deux autres, là, en termes d'exécution, là, parce qu'un et deux, là, c'est
vraiment dans le curatif, là.
Mme Duranceau : Bien là, je
dirais que... Est-ce que vous voulez dire : Comment... comment on s'assure
que... Tu sais, on revient à la case départ, un peu, là, que... comment on
s'assure que la mission de la Santé publique va être... va être mise de
l'avant?
M. Beauchemin : Comme... bien
là, c'est parce qu'on les liste en termes de priorité. Merci. Maintenant...
Mme Duranceau : Bien, on
liste...
M. Beauchemin : OK, puis là,
on a la... le Programme national de santé publique élaboré en application de la
loi. Ça, on le garde, on l'a, OK, mais là, maintenant qu'on a ça, comment qu'on
s'assure que...
Mme Duranceau : Qu'il va
rencontrer ses priorités?
M. Beauchemin : Oui, c'est ça.
Mme Duranceau : Bien là,
nécessairement, il va falloir qu'il y ait des gens capables de faire le
travail. Puis il va falloir que ces gens-là soient rémunérés, je présume. Ça va
prendre des sous, là, mais les mêmes sous qui étaient...
M. Beauchemin : La... Mais la
prévalence va être plus vers le curatif, là. On a listé ça, mais c'est... c'est
évident, là, qu'on est deux fois plus vers le curatif, là.
Mme Duranceau : Bien, vous
dites : Le curatif, c'était par rapport à l'INESSS, ça, le curatif.
M. Beauchemin : Bien, par
rapport au plan stratégique du ministère en tant que tel.
Mme Duranceau : Non, c'est ça.
C'est que l'institut va établir son plan de match, son plan de priorisation de
ses activités selon le cas. Donc, la loi... en vertu... bon, la
loi sur la
gouvernance du système de santé et services sociaux, ça, c'est le bout INESSS.
M. Beauchemin : Oui, il y a-tu
un chien de garde... pour s'assurer que le côté Santé publique va rester
intact? Là, on l'a bel et bien identifié.
Mme Duranceau : ...tu sais,
dans... bien, on revient, c'est pour ça, je dis, on revient à la case départ,
là, tu sais, c'est dans la mission. Puis là il y a des priorisations qui sont
établies, puis, tu sais, ils sont un, deux, trois, mais il n'y en a pas un qui
pèse plus que l'autre, là, ça fait
partie de... des deux missions de
l'institut.
Des voix : ...
Mme Duranceau : Selon le cas.
M. Beauchemin : ...les
orientations du... dans le MSSS, c'est vraiment plus vers le curatif, là. Ça
fait que c'est pour ça que, tu sais, quand...
Mme Duranceau : Bien, où tu
vois ça? Où vous voyez ça?
M. Beauchemin : Dans le plan,
le plan qu'on a vu, qu'on a discuté hier. C'est-tu hier? Je ne me souviens plus.
C'est-tu hier ou ce matin?
Mme Duranceau : On peut
suspendre peut-être pour aller voir où est-ce que...
Le Président (M. Laframboise) :
Oui, suspension... la suspension est demandée, accordée.
(Suspension de la séance à 15 h 56)
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16 h (version non révisée)
(Reprise à 16 h 10)
Le Président (M. Laframboise) :
Nous allons maintenant réouvrir les débats sur l'amendement à l'article 11
de l'article 7. Mme la ministre.
Mme Duranceau : Oui. M. le
Président, suite à une discussion, là, hors... hors d'ondes, discussion
constructive avec mes collègues des oppositions, et à la suggestion du député
de Laurier-Dorion, compte tenu des propositions, là, qui sont... qui sont
faites pour s'assurer qu'on maintient bien l'importance de la notion de santé publique,
là, dans les... dans les priorisations du nouvel institut, on va proposer des
modifications additionnelles à l'article...
Une voix : ...
Mme Duranceau : ...7. Ça fait
qu'on suspendrait l'article 7. On continue, le travail se fait, et on y
reviendra après.
Le Président (M. Laframboise) : Pour
commencer, on va suspendre l'amendement à l'article 11, parce qu'on était
sur cette discussion-là. Est-ce que j'ai consentement pour suspendre l'amendement
de l'article 11? Est-ce que j'ai... Consentement. Est-ce que j'ai
consentement pour suspendre l'article 7? Consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la ministre,
article 8.
Mme Duranceau : OK.
Article 8,
nous aurons aussi un amendement. Donc, je lis le premier, tel que rédigé
initialement.
Donc, l'article 12 de cette loi est
modifié :
1° par l'insertion, dans le premier alinéa
et avant «qui détient», de «ou un organisme du secteur de la santé et des
services sociaux visé par la
Loi sur les renseignements de santé et services
sociaux»;
2° dans le deuxième alinéa :
a) par la suppression de «public»;
b) par le remplacement de «aux paragraphes
1° à 4° du deuxième alinéa de l'article 59 ou à l'article 59.1 de la
Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des
renseignements personnels» par «, selon le cas, aux paragraphes 1° à 4° du
deuxième alinéa de l'article 59 ou à l'article 59.1 de la
Loi sur
l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des
renseignements personnels ou à l'article 74, 75 ou 77 de la
Loi sur les
renseignements de santé et de services sociaux»; et puis
3° par la suppression du troisième alinéa.
Alors, tout ça, ce que ça veut dire, c'est
que le présent
article vise à ajuster le pouvoir du nouvel institut d'exiger
des renseignements personnels en raison de la récente entrée en...
Mme Duranceau : ... de la Loi
sur les renseignements de santé et de services sociaux, laquelle prévoit un
régime juridique parallèle à celui de la
Loi sur l'accès aux documents des
organismes publics et sur la protection des renseignements personnels. Cet
ajustement est nécessaire pour tenir compte du fait que le nouvel institut,
notamment dans le cadre des nouvelles fonctions qu'il acquiert en matière de
santé publique, aura besoin non seulement de renseignements personnels au sens
de la
loi sur l'accès mais aussi de renseignements de santé et de services
sociaux. La suppression des exigences relatives aux mesures de sécurité et à
l'adoption d'une politique à cet effet s'appuie sur le fait que ces exigences
recoupent les exigences au même effet récemment ajoutées à la
loi sur l'accès
et prévues également par la
loi sur les renseignements de santé et services
sociaux.
Le Président (M. Laframboise) : Vous
avez un amendement.
Mme Duranceau : J'ai un
amendement. Donc, l'amendement, c'est d'insérer, après le sous-paragraphe
a) du
paragraphe 2° de l'article 8 du projet de loi, les sous-paragraphes suivants :
a.1 par le remplacement de «5» par «4.1»;
a.2 par l'insertion avant «connaître» de
«évaluer les impacts des politiques publiques sur la santé et le bien-être de
la population du Québec».
Commentaires. L'amendement vise à
permettre au nouvel institut issu de la fusion de l'INSPQ et de l'INESSS
d'exiger des renseignements personnels qui lui seraient nécessaires pour
évaluer les impacts des politiques publiques sur la santé et le bien-être de la
population du Québec.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires sur l'amendement? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Je trouve cet
article relativement complexe.
Mme Duranceau : Et je partage
votre réflexion.
M. Beauchemin : Serait-il
possible de savoir ce qu'on veut dire par intuition?
Mme Duranceau : Où intuition?
M. Beauchemin : Bien, tu sais,
je pense... L'intuition en arrière de ça, là.
Mme Duranceau : OK. Juste de
manière générale. Mais on va laisser parler notre juriste ici, là.
Mme G. Côté (Geneviève) : Oui.
M. le Président, cet
article fait plusieurs choses. D'abord, peut-être
expliquer l'article 12 de la loi en général, puis ce qu'il faisait, et
ensuite les modifications qu'on lui a... qu'on y apporte. Je pense que ça
pourrait éclairer les débats. C'est un
article qui permettait à l'INESSS de...
de s'approvisionner en données pour pouvoir faire ses travaux. Donc, c'est un
article qui prévoyait une possibilité d'exiger des renseignements personnels ou
non, là, mais notamment des renseignements personnels qui étaient nécessaires à
l'exercice de ses fonctions. Ensuite, fort de ces renseignements-là, mais peut
faire ses analyses, peut faire ses études, peut faire ses évaluations.
M. Beauchemin : ...il n'y a
rien de nouveau, là. On garde, là... on garde le même «reach», si je peux dire
ainsi, là.
Mme G. Côté (Geneviève) : Exactement.
Oui. C'était cet... C'était la visée de l'article 12, c'est toujours la
visée de l'article 12. On fait quelques ajustements. D'abord, il faut
savoir que, depuis... l'article 12 était quand même un... un vieil
article, il était là depuis longtemps. Il y a eu l'adoption de la
Loi sur les
renseignements de santé et services sociaux qui... qui est venue, là, prévoir
une nouvelle loi. Donc, on fait des... des petits ajustements de concordance
qui, malheureusement, avaient été échappés lorsque cette loi-là a été adoptée.
Donc, de venir parler non seulement de renseignements personnels mais aussi de
renseignements de santé et de services sociaux, parce que, maintenant, les
renseignements qui sont détenus par les organismes de santé, on les a exclus de
l'application de la
loi sur l'accès pour qu'ils aient... pour qu'ils aient leur
propre loi, qui est la
Loi sur les renseignements de santé et de services
sociaux. Ça, c'est de la concordance de... de la
Loi sur les renseignements de
santé, là, pour... pour s'assurer que tout soit couvert. C'est d'autant plus
important que les renseignements de santé publique sont des renseignements de
santé et de services sociaux. Donc, si on... si on veut que l'institut, avec
ses deux missions, puisse s'approvisionner dans les données qui sont
nécessaires à ces deux missions, c'est vraiment essentiel de pouvoir aller
chercher des renseignements de santé.
M. Beauchemin : Puis pourquoi
qu'on a fait une loi spécifique pour les données de services santé sociaux?
Mme G. Côté (Geneviève) : Bah,
ça, c'est... c'était pour. Si je me replace dans... dans ce... dans ce projet
de loi là, là, ça avait été pour s'assurer d'avoir une uniformité des règles
qui s'appliquaient en matière de renseignements de santé. Ce qu'il faut savoir,
c'est qu'avant la
Loi sur les renseignements de santé et de services sociaux il
y avait près d'une dizaine de régimes juridiques différents qui s'appliquaient
aux renseignements de santé. Les renseignements de santé qui étaient détenus
par des organismes publics étaient soumis à la
Loi sur l'accès, les
renseignements de santé qui étaient détenus par des organismes privés étaient
soumis à la
Loi sur les renseignements personnels dans le secteur privé,
d'autres à la
loi sur la RAMQ parce qu'elle avait un régime spécifique. Donc,
il y avait un paquet de petits régimes. Donc, on a voulu uniformiser ça pour
dire : C'est le même genre de données, donc une... un même type de
données, un même régime juridique.
M. Beauchemin : OK. OK. Je
comprends. OK. Je vous ai interrompu dans votre explication, donc.
Mme G. Côté (Geneviève) : Oui.
Donc...
Mme G. Côté
(Geneviève) : ...Donc, l'article 12. Donc, les premiers
ajustements qui sont faits à l'article 12 par le projet de loi, c'est ça,
c'est de la... c'est de l'ajustement pour s'assurer qu'on couvre tous les
renseignements personnels et de santé et des services sociaux, et puis qu'on
vise tous les organismes de santé aussi qui pourraient être interpelés pour
avoir des renseignements pour les fonctions de l'institut. Ensuite, la... Ça,
c'était la première
partie de l'article, tel que proposé dans le projet de loi.
La deuxième...
M. Beauchemin : C'est
juste pour... Deux secondes. Parce que ça, là, maintenant, on fait donc ça avec
les lentilles qu'on porte de la fusion en tant que telle.
Mme G. Côté
(Geneviève) : Oui.
M. Beauchemin : Donc,
avant ça, il y avait certaines lacunes, si je comprends bien, puis autant au
niveau des l'INESSS que de l'INSPQ, on ne collectait pas... collectait... ne
collectionnait peut-être pas autant les données ou de la même façon aussi. Là,
on a mis... on a mis ça à jour, mais... Parce que les anciennes lois, là,
l'ancienne loi de l'INESSS n'était peut-être pas à jour par rapport à la loi
que vous avez donc mentionnée. C'est là que, là, vous rajoutez cet... des
mécanismes pour pouvoir s'en assurer. C'est ça?
Mme G. Côté
(Geneviève) : Exactement. Donc, la
loi sur l'INESSS n'était pas à jour
par rapport à la
loi sur les renseignements de santé de services sociaux. Donc,
on la met à jour. L'autre élément...
M. Beauchemin : Ça, là, y
a-tu... Excusez. Ça a-tu des ramifications dans le quotidien du monde, dans le
quotidien, les données personnelles, dans la santé?
Une voix : ...
M. Beauchemin : C'est ça
que je me disais. C'est sûr que ça va sûrement servir quelque part, j'imagine,
dans l'appareil maintenant qu'on met ça à jour, question.
Mme G. Côté
(Geneviève) : Ah! à ma...
Mme Duranceau : ...vas-y.
Mme G. Côté
(Geneviève) : À ma connaissance, l'Institut n'était pas limité dans sa
possibilité d'obtenir des renseignements de santé. Elle pouvait... Elle n'avait
peut-être pas le pouvoir de l'exiger en vertu de l'article 12, mais il y a
des ententes de communication qui existent. Donc ce n'est pas... On ne rajoute
pas des renseignements, là, qu'elle ne pouvait pas avoir jamais, qu'elle
n'avait pas, là. C'est vraiment... Pour moi, c'est vraiment de la concordance,
là, ce qui est fait par cet article-là.
M. Beauchemin : Ça fait
que là, donc, on continue.
• (16 h 20) •
Mme G. Côté
(Geneviève) : Pour ce premier... pour ce premier élément de
modification. L'autre... L'autre élément qui est fait, c'est que
l'article 12 de la
loi sur l'INESSS prévoyait des obligations en termes de
mesures de sécurité parce que... pour la protection des renseignements qui,
lorsque l'article 12 a été adopté à l'époque, étaient des innovations qui
n'étaient pas dans les lois-cadres sur la protection des renseignements
personnels. Donc, c'était pertinent qu'il soit à l'article 12 parce qu'on
avait une concentration de renseignements et on voulait être plus protecteur.
C'est peut-être cet
article qui a inspiré d'autres modifications législatives,
mais il y a eu la loi n° 25 qui a modifié la
Loi sur
l'accès. Il y a eu la
Loi sur les renseignements de santé. Et tous les
organismes doivent désormais avoir ces plans-là. Donc, on avait quand même un
double plan. Il y avait le plan en vertu de l'article 12, mais qui est au
même effet que le plan en vertu de la
Loi sur l'accès. Donc, on fait le ménage
en même temps pour enlever... pour enlever ce doublon-là, parce que c'est
vraiment le même objectif. Ça, c'est la deux, la deuxième modification
Et la modification, là, outre, bon, il y a
le 5 par 4.1 qui est proposé par amendement. Ça, c'est pour couvrir la santé
publique, puisqu'on a mis la santé publique à 4.1. Et le dernier élément qui
est proposé par l'amendement, les renseignement