House Proceedings — 5 June 2019 (42nd Legislature, 1st Session)
2019-06-05
Quebec — Debates (Hansard)
Aucun
traitement n'existe pour cette maladie qui entraîne progressivement la
paralysie du corps. L'espoir repose dans la recherche et dans l'accès à
d'éventuels nouveaux médicaments.
dimanche, à Trois-Rivières, aura lieu une marche en soutien aux personnes
atteintes de cette maladie, et plusieurs
activités sont organisées tout au long de l'année par l'organisme SLA Québec.
Au cours des
dernières années, nous avons eu plusieurs témoignages marquants de personnes
ayant reçu un diagnostic de la SLA. Je pense, entre autres, à Nancy Roch, que j'ai moi-même rencontrée. Je salue également Alexandra
Boudreault, qui a perdu récemment sa mère qui était atteinte de cette maladie.
Et je souhaite que la recherche permette bientôt d'offrir une option
pour guérir la SLA. Merci.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député. Maintenant, je
cède la parole à M. le député de Chauveau.
M. Lévesque
(Chauveau) : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Aujourd'hui, je souligne le travail de M. Luc
Vigneault.
Depuis
près de trois décennies, Luc milite pour l'amélioration des soins de
santé mentale et pour faire tomber les nombreux préjugés et tabous. Par
son propre exemple, il redonne espoir aux personnes ayant un diagnostic de
santé mentale. Lui-même
traité pour schizophrénie, toxicomanie et dépression, il est aujourd'hui rétabli et il est devenu une référence en santé mentale.
Luc a été la première personne
au Québec à obtenir un emploi de pair aidant rémunéré. En 2010, il devient le premier patient chargé de cours en psychiatrie
dans une université canadienne. Il collabore étroitement avec la communauté scientifique et académique.
Conférencier, Luc est aussi auteur.
Pour
son talent de vulgarisateur, son travail de sensibilisation et particulièrement pour son cheminement personnel exceptionnel, je salue avec grand respect
ce concitoyen de Chauveau. Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député. Maintenant, la parole est à Mme la députée de Fabre.
Mme Sauvé : Merci, Mme la Présidente. La 21e édition du Défi OSEntreprendre a
reconnu le leadership entrepreneurial de
quatre étudiants de l'école d'éducation internationale de Laval, située dans mon comté.
Depuis toutes ces années, le défi récompense les initiatives entrepreneuriales
des élèves du primaire jusqu'à l'université.
Bravo à nos deux
jeunes entrepreneurs, Simon Lévesque et Anass El Oukid, récompensés pour leur
projet Bénévolat EEIL qui fait la promotion
de l'engagement communautaire
étudiant! Bravo à Emma Bazzochi et Coralie Tanguay, qui ont remporté le
prix Coup de coeur du jury avec leur pièce de théâtre Devinez qui!
inspirée d'Agatha Christie!
ont tous tellement mérité ces honneurs. Quel beau modèle pour tous les jeunes!
Je suis fière du succès de ces quatre ambassadeurs de l'esprit
entrepreneurial et de beaux espoirs pour le futur. Merci, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Mme la députée de Châteauguay,
la parole est à vous.
Mme Chassé : Merci, Mme
la Présidente. Depuis maintenant
25 ans, la chorale Choeur en fugue de Châteauguay fait vibrer des citoyens
de mon comté de mélodieux spectacles de chant. Réunis autour de leur amour du
chant choral, l'ensemble vocal
rassemble une cinquantaine de choristes répartis en quatre pupitres : les
voix féminines, soprano et alto, et les masculines, ténor et basse.
Choeur en fugue, tel un métronome, se produit au printemps et à Noël,
renouvelant année après année leur répertoire.
Aujourd'hui, la chorale se fait entendre à l'international puisqu'elle est présentement en France et en Allemagne, participant à plusieurs compétitions.
Votre voeu, grâce à votre engagement, s'est exaucé.
Je souhaite harmonie
et allégresse à ces talentueux artistes amateurs lors de cette tournée
outre-mer. Atteignez-y les plus hautes notes.
Et merci à vous de faire résonner le comté de Châteauguay dans les vieux pays.
Chantez-nous haut et fort. Merci.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Je cède la parole à M. le
député de Richelieu.
M. Émond : Merci
beaucoup, Mme la Présidente. Au Québec, on estime qu'une personne sur cinq éprouve de
grandes difficultés à lire ou à
écrire. Dans ma circonscription, L'Ardoise, Groupe populaire en alphabétisation,
lutte contre ce phénomène
depuis maintenant plus de 20 ans. Mais ce qui distingue cet organisme,
Mme la Présidente, c'est surtout la fierté qu'on décèle dans
les yeux de ses participants quand on leur parle de leur Ardoise, parce que cet
organisme fait bien plus que lutter contre
l'analphabétisme, il brise l'isolement, il encourage l'autonomie
et il favorise l'intégration sociale de
ses participants. C'est d'ailleurs ce qui lui a valu le prix Coup de coeur du
Gala de reconnaissance de l'action communautaire et de l'économie
sociale Pierre-De Saurel, une distinction pleinement méritée.
Alors,
aujourd'hui, je veux remercier Mme Martine Simard ainsi que toute son
équipe pour leur travail exceptionnel. Et,
à tous les participants qui sont dans les tribunes aujourd'hui, continuez de
nous épater par votre soif d'apprendre et votre persévérance. Vous êtes
pour nous tous de véritables modèles de réussite. Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député. Maintenant, je
cède la parole à M. le député de Blainville.
M. Laframboise :
Merci, Mme la Présidente. Aujourd'hui, je veux rendre un hommage tout
particulier à la ville de Bois-des-Filion à l'occasion de son
70e anniversaire de fondation.
C'est
en 1945 qu'un groupe de propriétaires a formé une association de citoyens afin
de revendiquer de meilleurs services.
Le projet se concrétise en 1948, lorsque le gouvernement sanctionne la création
de la municipalité du village de Saint-Maurice de Pont-David.
Le 30 avril 1949, le nom de la municipalité change pour celui du village de Bois-des-Filion. Cependant,
ce n'est qu'en 1980 que le statut de
ville est accordé. Aujourd'hui, Bois-des-Filion,
porte d'entrée de la route verte, compte un territoire de
4,2 kilomètres carrés et 9 670 citoyens.
tous les Filionois et toutes les Filionoises d'hier à aujourd'hui, je vous
souhaite un bon 70e anniversaire. Vous donnez à la ville sa couleur, et sa beauté, et ses plus grandes
qualités. Je salue le travail des élus municipaux qui se sont succédé tout au long de cette évolution, et plus
particulièrement au maire en place, Gilles Blanchette, et ses conseillers et
conseillères. Manifestement, l'avenir est entre bonnes mains à Bois-des-Filion.
Merci.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député. Maintenant,
nous poursuivons avec Mme la députée de Sherbrooke.
Mme Labrie :
Merci, Mme la Présidente. Aujourd'hui, j'aimerais souligner l'initiative de
citoyens et de citoyennes qui se mobilisent à Sherbrooke pour que le
verre soit réellement recyclé.
sait que la récupération du verre est un enjeu majeur. Quand il n'est pas trié
à la source, il contamine les autres matières
et finit par être utilisé pour le recouvrement des sites d'enfouissement, alors
que c'est pourtant une matière qui peut être recyclée à l'infini.
Depuis
quelques années, il y a plusieurs initiatives qui ont pris forme en Estrie pour
favoriser le tri à la source, et
elles ont un grand succès. Cette semaine, le Comité du verre de Sherbrooke a
proposé un plan aux élus municipaux pour
que la ville mette à la disposition de la population des contenants de dépôt du
verre, et, il y a quelques semaines, c'était
le conseil municipal jeunesse qui le proposait. Clairement, les citoyens sont
prêts, et ils peuvent compter sur mon appui.
Sherbrooke
a toujours été une ville innovante, y compris pour la gestion de ses déchets.
On a été une des premières villes à
mettre en place la collecte du compost, il y a presque 12 ans, et j'ai
confiance qu'en s'inspirant des municipalités voisines Sherbrooke peut aussi relever le défi d'être la première grande
ville à mettre en place le tri du verre à la source.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Maintenant,
je cède la parole à M. le député des Chutes-de-la-Chaudière.
M. Picard :
Merci, Mme la Présidente. Le 8 juin prochain aura lieu la 13e édition
du tournoi de golf des Chevaliers de
Colomb de l'assemblée Cardinal-Louis-Nazaire-Bégin, et c'est avec un grand
plaisir que j'ai accepté la présidence d'honneur
de cet événement. Cette année, les participants ont comme objectif de
recueillir 3 000 $, qui seront remis à la Maison de la famille Chutes-de-la-Chaudière, qui
offre de multiples services et ateliers aux familles de la ville de Lévis.
profite de cette prise de parole pour rappeler l'importance de l'implication
des Chevaliers de Colomb auprès de la
communauté. Grâce à leurs diverses activités caritatives, ils viennent en aide
aux personnes dans le besoin. Ils soutiennent d'autres organismes dans
leurs missions.
connais bien le dévouement des Chevaliers de Colomb de l'assemblée
Cardinal-Louis-Nazaire-Bégin et je tiens à les féliciter pour les valeurs qu'ils transmettent à travers leurs
gestes d'altruisme, comme l'entraide, la générosité et la solidarité.
Merci, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, M. le député. M. le député d'Orford, la
parole est à vous.
M. Bélanger :
Merci, Mme la Présidente. Nous allons bientôt connaître les gagnants de la
coupe Stanley, mais ce n'est pas un
chandail des Bruins ni des Blues, même si David Perron, originaire de
Sherbrooke, joue avec les Blues, c'est un chandail
des Cantonniers de Magog que je porte parce qu'ils sont nos champions de la
ligue midget AAA du Québec. Ils ont remporté le trophée Jimmy-Ferrari, une
victoire en quatre matchs contre les Lions du Lac St-Louis.
Le 26 mai dernier, ils ont été accueillis en
héros lors d'un défilé dans les rues de Magog. Des jeunes qui méritent tous
nos encouragements. Bravo!
m'en voudrais de ne pas souligner le travail de l'entraîneur-chef, Félix
Potvin, et de deux joueurs en particulier, Alexandre Doucet et Jacob
Dion, honorés au Gala des champions du circuit québécois.
Les Cantonniers se
sont rendus en finale de la coupe Telus. Ils ont terminé leur 40e saison
régulière avec 34 victoires sur
42 matchs. On se prépare pour la prochaine saison. Je souhaite aux
Cantonniers d'avoir la main heureuse lors du repêchage de samedi
prochain à Québec. Merci.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député. Y a-t-il consentement pour permettre à la
députée de Saint-Laurent de faire une déclaration de député? Consentement.
Mme la députée, la parole est à vous.
Mme Rizqy :
Merci beaucoup, Mme la Présidente. Alors, aujourd'hui, je prends la parole pour
dire bravo. Depuis plusieurs années,
l'association du Grand Défi Pierre-Lavoie organise Le Défi des cubes énergie,
et cette année ce sont des milliers
d'élèves provenant de 1 400 écoles qui ont participé et qui ont pris
part au défi de bouger le plus possible afin d'accumuler un maximum de
cubes d'énergie, preuve de son succès.
tiens à féliciter les 20 écoles qui ont été déclarées gagnantes de ce
grand défi, l'école des Sommets, l'école de l'Aquarelle, l'école Notre-Dame-de-Liesse, pour n'en citer que
quelques-unes. Je tiens à féliciter également tous ceux qui ont pris part de près ou de loin à ce beau
grand défi, les organisateurs, les écoles ainsi que tous les élèves et leurs
familles.
Chaque
mouvement, chaque effort est un pas vers l'avant. Je le souligne aujourd'hui,
mais mon collègue le député de
Marquette le répète très, très souvent, les activités sportives sont une
magnifique source d'épanouissement personnel et sont primordiales à de saines habitudes de vie. Pour toutes ces raisons,
l'envergure de la participation au Défi des cubes énergie est une
superbe réussite, que j'ai le plaisir de souligner et de célébrer.
Alors, bravo! Et nous
comptons sur vous avec le Grand Défi Pierre-Lavoie.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Ceci met fin
à la rubrique de déclarations des députés.
Et je suspends les
travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à
9 h 53)
Le Président :
Mmes, MM. les députés, nous allons nous recueillir quelques instants.
Je vous remercie.
Veuillez vous asseoir.
Nous poursuivons les affaires
courantes.
Aujourd'hui, il n'y a
pas de déclarations ministérielles.
À la rubrique Présentation
de projets de loi, M. le leader du gouvernement.
Jolin-Barrette : Oui. M. le Président, je vous demande d'appeler l'article
a, s'il vous plaît.
Président : À l'article a du feuilleton, Mme la ministre de la
Justice présente le projet de loi n° 29, Loi modifiant
le Code des professions et d'autres
dispositions notamment dans le domaine buccodentaire et celui des sciences
appliquées. Mme la ministre.
LeBel : Merci, M. le Président. Il me fait en effet plaisir de
présenter ce matin le projet de loi n° 29, la Loi modifiant le Code des professions et d'autres
dispositions notamment dans le domaine buccodentaire et celui des sciences
appliquées.
Premièrement,
ce projet de loi modifie diverses dispositions du Code des professions afin de
l'actualiser, notamment en ce qui
concerne les titres réservés et la description du champ d'exercice de certaines
professions à
titre réservé. Il intègre également au Code des
professions les ordres professionnels constitués par lettres patentes.
Le projet de loi prévoit l'information minimale
qui doit se trouver sur le site Internet d'un ordre et confère à l'Office des
professions du Québec le pouvoir de déterminer par règlement certaines normes
applicables à un tel site. De plus, il permet qu'une
assemblée générale des membres d'un ordre professionnel soit tenue à l'aide
d'un moyen technologique. En outre, il prolonge le délai de production d'un
mémoire au Tribunal des professions.
Deuxièmement,
le projet de loi modifie la
Loi sur les architectes et la
Loi sur les
ingénieurs pour y introduire une description
du champ d'exercice de l'architecte et de l'ingénieur ainsi que pour redéfinir
les activités professionnelles qui leur sont réservées.
Le projet de loi revoit le devoir imposé à
l'Ordre des architectes du Québec de déterminer, par règlement, les activités,
parmi celles réservées aux architectes, que peuvent exercer certaines autres
personnes, en précisant que ce règlement
doit déterminer les activités que peuvent exercer les technologues
professionnels dont la compétence relève d'une technologie de l'architecture. Il impose à l'Ordre des ingénieurs
du Québec le devoir de déterminer, par règlement, les activités, parmi celles réservées aux
ingénieurs, que peuvent exercer les technologues professionnels dont la
compétence relève d'une technologie du génie.
Le projet de
loi modifie le Code civil afin que les dispositions qui encadrent la responsabilité
des personnes qui dirigent ou
surveillent des travaux, notamment l'architecte et l'ingénieur, visent
également les technologues professionnels.
Troisièmement,
le projet de loi modifie le Code des professions, la
Loi sur les dentistes et la
Loi sur la denturologie afin de
redéfinir les champs d'exercice professionnel dans le domaine de la santé
buccodentaire pour les professions de dentiste,
de denturologiste, d'hygiéniste dentaire et de technologue en prothèses et
appareils dentaires, lequel
titre remplace celui de technicien dentaire.
Le projet
de loi prévoit ainsi que les activités esthétiques à risque de préjudice dans
le domaine de la santé buccodentaire seront désormais réservées aux
dentistes.
Finalement,
le projet de loi contient des dispositions de concordance et d'harmonisation et des dispositions de nature technique.
Président : Est-ce
que l'Assemblée accepte d'être saisie de ce projet de loi? M. le leader de l'opposition
officielle.
Proulx : Merci, M. le Président. Nous acceptons, bien entendu, la saisie du projet de loi de la ministre, mais nous
entendons soumettre quelques groupes pour que nous puissions discuter de consultations particulières avec le leader du gouvernement.
Le Président : M. le leader
du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : Avec plaisir, M.
le Président.
Le Président : Donc, adopté.
À la rubrique Dépôt de documents, M. le ministre
des Finances.
M. Girard
(Groulx) : M. le Président, permettez-moi de déposer le rapport annuel de gestion 2018 de Retraite Québec ainsi que les rapports annuels 2018 de
l'Organisme d'autorégulation du courtage immobilier du Québec
et du Fonds d'assurance responsabilité professionnelle du courtage
immobilier du Québec. Merci, M. le Président.
Président : Ces documents
sont déposés. M. le ministre du
Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale.
Boulet : M. le Président, je dépose le rapport annuel de gestion 2018
de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité
du travail. Merci, M. le Président.
Le Président : Ce document
est maintenant déposé. Mme la ministre responsable de la Condition féminine.
Charest : Merci, M. le Président. Je
dépose le rapport annuel de gestion 2018‑2019 du Conseil du statut de la
femme. Merci, M. le Président.
Le Président : Ce document
est également déposé.
la rubrique Dépôt de rapports de commissions, M. le président de la Commission
de la culture et de l'éducation et député de LaFontaine.
M. Tanguay : Oui.
M. le Président, je dépose le rapport de la Commission de la culture et de
l'éducation, qui, les 27, 28, 29 et
30 mai et le 4 juin 2019, a tenu des auditions publiques dans le cadre de
consultations particulières sur le projet
de loi n° 5, Loi
modifiant la
Loi sur l'instruction publique et d'autres dispositions à l'égard
des services de l'éducation préscolaire destinés aux
élèves âgés de 4 ans.
Le Président : Ce document est déposé.
À la rubrique Dépôt de pétitions, M. le député de
Matane-Matapédia.
M. Bérubé : M. le Président, je dépose
l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par 598
pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont les suivants :
«Considérant que de nombreux parents ne trouvent pas de
place en garderie pour leurs enfants et poupons;
«Considérant que la fermeture
de la Garderie Les minis Explorateurs ajouterait 53 enfants sur une liste
d'attente déjà saturée et que la pleine capacité de ce
service est de 70 enfants;
«Considérant que certains
parents se voient forcés de retarder leur retour au travail, prendre des
arrangements avec leur employeur ou de démissionner afin
d'assurer la garde de leurs enfants;
«Considérant que certains
parents doivent envoyer leurs enfants dans des garderies hors de leur
municipalité de résidence ou d'emploi;
«Considérant que cette
situation a un impact négatif pour les finances des familles, pour l'économie
locale ainsi que pour les employeurs dans un contexte de
pénurie de main-d'oeuvre;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous, soussignés,
demandons au gouvernement du Québec :
«De confirmer la
création du troisième CPE à Matane, prévue depuis déjà 10 ans;
«De combler les
quatre services de garde en milieu familial disponibles, mais non actifs actuellement;
«D'assurer le
maintien des 70 places disponibles à la Garderie Les minis Explorateurs et
faire en sorte que ces places soient accessibles à un coût abordable;
créer, et ce, à très court terme, des places additionnelles de qualité en
milieu subventionné pour assurer à tous les enfants une place en milieu de garde et de
présenter des solutions pour répondre aux besoins urgents de places pour
les poupons.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
Le Président :
Cet extrait de pétition est déposé. Mme la députée de Les Plaines.
Mme Lecours (Les
Plaines) : Merci beaucoup, M. le Président. Permettez-moi de déposer
l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par 54 pétitionnaires. Désignation : citoyens
et citoyennes du Québec.
«Les
faits invoqués sont les suivants :
«Considérant
que la succursale de la Société
québécoise du cannabis [...] de
Saint-Janvier se situe au coeur du village et qu'elle est joignable à
distance de marche [par] quatre écoles primaires, d'une école secondaire, plusieurs
garderies, deux centres communautaires, d'un skatepark et d'une maison de
jeunes;
«Considérant
que la distance évaluée par la SQDC pour l'implantation de leur succursale de
Saint-Janvier ne tient pas compte des passages piétonniers, la rendant
plus facilement accessible aux jeunes fréquentant les établissements scolaires
à proximité;
«Considérant
que l'emplacement choisi aux abords du boulevard Curé-Labelle est un secteur
hautement achalandé par les citoyens de Saint-Janvier et qu'aux heures
d'ouverture de la SQDC le trafic y est dense;
«Considérant
la préoccupation de plusieurs citoyens souhaitant tenir à distance les
consommateurs de cannabis de leurs enfants;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous, soussignés, demandons au
gouvernement du Québec de régulariser la situation en déménageant la succursale
de la SQDC de Saint-Janvier à un endroit répondant aux critères prescrits par
la Loi encadrant le cannabis ainsi qu'à la réglementation municipale, tout en
respectant les préoccupations sociales des citoyens.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition. Merci.
Le Président :
Cet extrait de pétition est déposé. Mme la députée de Sherbrooke.
Labrie : Merci, M. le Président. Je dépose l'extrait d'une pétition
adressée à l'Assemblée nationale, signée par 1 874 pétitionnaires.
Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les
faits invoqués sont les suivants :
«Considérant que plus
de 350 résidences privées pour personnes aînées ont fermé leurs portes au
cours des trois dernières années, ce qui représente en moyenne une fermeture de
résidence tous les trois jours;
«Considérant que les
propriétaires de résidence ont l'obligation de donner un préavis de six mois
minimum advenant la fermeture de leur établissement;
«Considérant
que des milliers de personnes aînées ont été contraintes de déménager dans des
délais inacceptables, moins d'une semaine parfois, leur occasionnant un
stress énorme, à elles et à leurs proches;
«Considérant que les
propriétaires ont aussi l'obligation de verser aux locataires une indemnité
représentant trois mois de loyer et les
frais de déménagement et que, dans de nombreux cas révélés par la presse, des
personnes aînées n'ont pas obtenu d'indemnités;
«Considérant
que peu de personnes
aînées portent plainte à la Régie du
logement lorsque leurs droits sont
bafoués, en raison de la complexité
du processus, du stress occasionné et de la peur de
représailles du gestionnaire de la résidence;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous, soussignés,
demandons au gouvernement du Québec :
«Un meilleur soutien
aux petites résidences privées pour le maintien de leurs services aux personnes
aînées;
«Que
le délai d'avis de six mois lors de la fermeture d'une résidence soit exigé et
respecté et que les indemnités prévues soient versées aux personnes
touchées;
«Enfin,
nous demandons une réforme de la Régie
du logement afin de mieux répondre
aux besoins des personnes aînées vulnérables dans les résidences
privées.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
Le Président :
Cet extrait de pétition est déposé.
J'ai
reçu une demande de Mme la députée de Saint-François pour la présentation
d'une pétition non conforme. Y a-t-il consentement pour la présentation
de cette pétition? Consentement. Mme la députée de Saint-François.
Hébert : Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à
l'Assemblée nationale, signée par 1 465 pétitionnaires.
Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
Il n'y a pas de faits
invoqués.
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous, soussignés,
réclamons un meilleur soutien gouvernemental aux petites résidences privées
pour aînés, particulièrement celles en milieux ruraux, pour l'obtention et le
maintien de la certification;
«Que
le délai d'avis de six mois lors de la fermeture d'une résidence privée pour
personnes aînées soit exigé et respecté;
«Que la Régie du
logement soit mieux adaptée aux personnes aînées vulnérables et en perte
d'autonomie;
dédommagement pour le loyer et [...] autres frais liés au déménagement ainsi
que pour les dommages moraux subis aux résidents aînés qui ont dû
quitter avant le délai d'avis;
«Davantage de
logements sociaux et adaptés pour les personnes aînées.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
Le Président :
Cet extrait de pétition est déposé.
n'y a pas de réponses orales aux pétitions ni d'interventions portant sur une
violation de droit ou de privilège.
vous avise qu'après la période de questions et réponses orales seront tenus
deux votes reportés : soit sur le rapport de la Commission des institutions, qui a procédé à l'étude détaillée du
projet de loi n° 19, et sur la motion du ministre des
Transports proposant l'adoption du principe du projet de loi n° 17.
J'aimerais
maintenant revenir sur la question de directive qui a été soulevée par le
leader de l'opposition officielle aux renseignements sur les travaux de
l'Assemblée de la séance du lundi 3 juin 2019.
Selon le leader de l'opposition officielle, la
députée de Repentigny aurait annoncé dans les médias et sur les réseaux sociaux
que la commission spéciale portant sur la prostitution juvénile irait de
l'avant, et ce, alors que cette commission n'a toujours pas été constituée par l'Assemblée. Le leader de
l'opposition officielle affirme que cette situation place les parlementaires devant un fait accompli
et laisse sous-entendre que les commissions parlementaires sont l'extension
du gouvernement et de l'Exécutif.
leader du deuxième groupe d'opposition et le leader du troisième groupe
d'opposition ont aussi ajouté que le gouvernement ne peut pas présumer
de l'adoption de la motion constituant cette commission spéciale et que, dans
le processus devant mener à l'adoption de
cette motion, le gouvernement doit agir de manière non partisane. Pour sa part, le député
indépendant de Chomedey a rappelé l'importance d'impliquer les députés
indépendants dans les discussions entourant la création de cette commission
spéciale.
Quant
au leader du gouvernement, il a d'abord indiqué que la déclaration n'a pas été faite
au nom de l'Exécutif. Il a aussi dit
souhaiter que l'Assemblée puisse procéder rapidement à l'adoption
de la motion, alors que les discussions durent depuis un certain temps, et a souligné que c'est ce même désir
qui a été exprimé par la députée de Repentigny.
Comme
le mentionnait le leader de
l'opposition officielle, en décembre
dernier, j'ai rendu une décision sur un sujet analogue, alors qu'une ministre et son adjoint parlementaire annonçaient en
conférence de presse la tenue d'une commission
parlementaire sur l'avenir de l'information au Québec avant que la commission
compétente ne se soit prononcée au sujet de cette proposition de mandat
d'initiative.
Dans la décision que
j'ai rendue alors qu'il était question de communications émises par le
gouvernement, je rappelais que les principes
suivants étaient importants. Il y a le droit et le devoir du gouvernement
d'informer les citoyens, mais également le respect et la déférence que
ces communications doivent avoir envers l'Assemblée et ses membres. J'expliquais d'ailleurs pourquoi. Le public ne
doit pas avoir l'impression qu'une mesure projetée est un fait accompli et que le Parlement n'a aucun rôle à jouer dans
l'examen et l'adoption de cette mesure. On retiendra plus généralement de cette
décision que, lorsqu'un geste parlementaire
est nécessaire pour qu'une mesure se concrétise, dans leurs communications,
les ministres — mais cela vaut également pour tous les
députés — doivent
être soucieux de ne pas diminuer le rôle qui revient à l'assemblée des
membres ou à l'ensemble des membres du Parlement.
Ainsi, par respect pour l'Assemblée, lorsqu'on
souhaite s'exprimer sur une question qui fait l'objet de discussions entre les différentes formations politiques et les
députés indépendants et que la décision n'est pas encore prise, il serait
plus prudent d'être nuancé dans ses propos
afin d'éviter de laisser entendre que cette décision est pratiquement chose
faite. Dans le cas présent, tant et
aussi longtemps que l'Assemblée n'a pas adopté la motion constituant la
commission spéciale, cette dernière ne peut pas être considérée comme
existante.
fait de mettre sur pied une commission spéciale est un symbole fort et démontre
l'importance que l'on accorde à un
sujet. Il n'est évidemment pas question d'empêcher les députés de s'exprimer
sur les enjeux qui sont discutés entre eux
et sur le mandat que l'on pourrait confier à des députés siégeant sur une
commission spéciale. Par contre, il faut retenir que, lorsque des députés
souhaitent faire des annonces qui concernent des décisions à venir, ils
devraient le faire une fois que la décision a été prise, à moins d'indiquer
clairement que l'annonce est faite sous réserve d'une décision de l'Assemblée
nationale. Voilà pour la décision.
n'y a pas de réponses orales aux pétitions ni d'interventions portant sur une
violation de droit ou de privilège. Je vous le disais.
Nous
en sommes maintenant à la période
de questions et de réponses orales.
Et je cède, à ce moment précis, la parole au chef de l'opposition
officielle.
Arcand : M. le
Président, j'ai une histoire à
raconter aujourd'hui au chef de la CAQ et j'aimerais qu'il me dise
comment elle va se terminer. En 1949,
Karel Velan, un immigrant tchèque, a fondé une entreprise
qui s'appelle l'entreprise Velan. Il est arrivé au Québec
sans le sou. Il a créé une entreprise manufacturière
qui est maintenant reconnue à l'échelle mondiale. C'est un fleuron québécois qui existe depuis 60 ans, et,
au Québec, l'entreprise emploie 400 personnes. En janvier dernier, l'entreprise, qui a son siège social à
Montréal, a annoncé l'abolition de 130 postes. La raison : une
partie
de ses activités sera délocalisée en
Inde. Le 16 mai dernier, l'entreprise a annoncé une nouvelle vague de
suppression, 65 emplois abolis
cette fois. Au cours des prochaines semaines, les équipements de l'usine de
Saint-Laurent seront expédiés en Inde. Ce sont 195 employés qui
vont se retrouver au chômage, près de 200 familles qui seront affectées
par cette situation. Ce sont des emplois
dont le salaire moyen s'élève à 30 $ l'heure, des emplois payants comme
vous les aimez. Du côté du ministre de l'Économie, c'est le silence
radio dans ce dossier.
Est-ce
que le premier ministre peut nous dire si Velan fait
partie d'un secteur
stratégique ou si on doit, encore une fois, laisser tomber cette
entreprise?
Le Président :
M. le ministre de l'Économie et de l'Innovation.
Fitzgibbon : M. le Président, j'apprécie la question et je peux
confirmer qu'effectivement la compagnie Velan, qui est un leader mondial au niveau des valves... Il faut comprendre par
contre qu'en 2015, quand M. Leduc a été engagé comme nouveau président et
chef de la direction, il y avait un élément important qu'il devait faire
face : la restructuration de
l'entreprise. On a vu, en 2018, les ventes de Velan chuter de 25 % et
enregistrer une perte pour la première fois.
Alors,
effectivement, il y a des choses importantes qui se font présentement, et la
décision a été prise de fermer une usine et de passer de trois usines à
deux usines. Mais le contexte dans lequel ça a été fait, c'est que nous avons maintenant 170 personnes qui vont perdre
leurs emplois mais par attrition. Donc, je pense que la compagnie a très bien
géré ça dans le contexte des emplois qu'on
veut protéger. Et d'ailleurs le plan d'action qui est en train d'être finalisé
pour une autre restructuration va
être déposé à mon ministère prochainement, et nous sommes en contact avec la
société. Donc, je pense que je peux
rassurer la population du Québec que le ministère de l'Économie fait son
travail et travaille étroitement avec la société.
Le Président :
Première complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.
Arcand :
M. le Président, le ministre de l'Économie, le 16 mai dernier, avait
déclaré, et je le cite, là : «Velan, comme d'autres compagnies,
doit de temps en temps prendre des décisions difficiles pour optimiser ses
opérations.»
Est-ce
qu'on doit comprendre actuellement que la politique économique du premier
ministre et de son ministre de l'Économie, c'est la résignation?
Le Président :
M. le ministre de l'Économie et de l'Innovation.
Fitzgibbon : Je pense que,
dans un contexte de globalisation, l'industrie Velan, dans le domaine des
valves, fait face à d'énormes
compétitions à l'extérieur du Canada.
Et je pense qu'il est très approprié
pour une entreprise, au fil du temps,
de devoir rationaliser. Et je pense qu'il est plus important de garder des
positions payantes, permanentes que d'avoir trop de positions où on est
vulnérables, avec des vents de courants internationaux. Je pense que le Québec doit
identifier les secteurs où on peut être stratégique et, comme gouvernement, comme ministère de
l'Économie, de mettre les programmes
en place pour qu'on optimise les entreprises et qu'elles soient performantes.
On ne fera pas ça dans tous les secteurs. On va choisir les secteurs.
Et, Velan, dans les deux usines qui vont demeurer...
Le Président :
En terminant.
Fitzgibbon : ...on va probablement les aider à augmenter leur
productivité.
Le Président :
Deuxième complémentaire. M. le chef de l'opposition officielle.
Arcand :
Parce que, en attendant, les employés, ce matin, menacent... en fait,
manifestent leurs inquiétudes. Ce sont 200 familles qui sont
affectées.
Est-ce
que vous pouvez m'expliquer pourquoi, dans un dossier où 200 emplois
payants sont menacés, on ne vous a pas entendu une seule fois vous
porter à la défense des travailleurs, et ce, depuis le mois de janvier?
Le Président :
M. le premier ministre.
Legault : M. le Président, le ministre de l'Économie s'est impliqué
dans le dossier. Velan est dans un secteur qui est stratégique. On parle
d'une
partie des emplois qui sont des emplois payants. Par contre, il arrive
que, dans des entreprises, il y a une
partie
des emplois qui sont moins payants, que c'est plus approprié que ces emplois-là
se retrouvent dans des pays où les emplois moins bien payés viennent consolider
l'entreprise. L'important, c'est de garder les emplois payants au Québec, d'avoir une compagnie qui est
productive, qui est capable d'être compétitive au niveau mondial. Et on
tient à développer Velan.
Le Président :
En terminant.
M. Legault :
On travaille avec Velan.
Le Président :
Troisième complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.
Arcand : J'ai de la misère à
suivre le premier ministre, parce que parfois les employés gagnent trop cher
puis parfois ils ne gagnent pas assez
cher. Hier, vous nous avez dit que les résidences privées pour les aînés,
c'était sans intérêt. Et c'est sans doute par charité que les Américains ont acheté Le Groupe
Maurice pour 2,4 milliards de dollars. M. le Président, c'est
complètement incohérent comme réponse. Pour Velan, depuis janvier, le
gouvernement n'a rien fait.
Qu'est-ce que le
premier ministre attend? Et qu'est-ce qu'il attend? Est-ce qu'il attend que des
investisseurs étrangers mettent la main sur cette entreprise?
Le Président :
M. le premier ministre.
Legault : M. le Président, ça prendrait un peu plus que quelques
secondes pour expliquer au chef de l'opposition officielle comment on
crée de la richesse au Québec.
M. le Président, dans
le cas des résidences pour personnes âgées, si on a 1 000 personnes
qui s'occupent des personnes âgées, que
l'entreprise soit détenue par des Américains ou des Québécois, il va continuer
d'y avoir 1 000 personnes qui vont s'occuper des personnes âgées.
Dans
le cas de Velan, il y a une
partie des emplois qui sont des emplois à valeur
ajoutée qu'on essaie de garder ici,
mais ce n'est pas impossible puis ce n'est pas incohérent, puis c'est même une
bonne chose que certains emplois moins payants soient...
Le Président :
En terminant.
Legault : ...dans des usines
à l'étranger. On expliquera ça... en tout cas, ça me fera plaisir d'expliquer
ça...
Le Président :
Question principale, Mme la députée...
Le Président :
S'il vous plaît, votre attention. La parole appartient maintenant à la députée
de Saint-Laurent.
Rizqy : Franchement, Le
Groupe Maurice, Bombardier, Velan, c'est à Saint-Laurent. Vous êtes complètement
déconnectés. Ce n'est pas en Inde qu'on veut des emplois, c'est au Québec.
Mais on va revenir
aux maternelles quatre ans...
Le Président :
M. le leader du gouvernement.
Le Président :
S'il vous plaît! M. le leader du gouvernement a la parole maintenant.
M. Jolin-Barrette : M. le Président, je crois
qu'ici on doit s'adresser à vous lorsqu'on pose une question. Je nous
invite à faire preuve de décorum.
Le Président :
M. le leader de l'opposition officielle.
Proulx : M. le Président,
c'est ça qui arrive lorsque le premier
ministre suscite des débats. C'est ce
qu'il a fait. Il voulait avoir plus
de temps pour répondre. Il aurait pu prendre déjà les premières questions, ça
lui aurait donné quelques secondes de plus.
Le Président :
M. le leader du gouvernement, en complétant.
Jolin-Barrette : M. le Président, le premier ministre répond à la
question qui a été déposée par le chef de l'opposition
officielle. La députée de Saint-Laurent s'adresse directement au premier
ministre sur une nouvelle question.
Qu'elle pose sa question et elle aura une réponse à sa question, M. le
Président.
Le Président :
O.K. Je vous demande maintenant d'être attentifs. Je vous demande de vous
adresser à la présidence. Je vous demande
d'être prudents dans vos propos. Et je vous redonne la parole, Mme la députée. Veuillez poursuivre votre question.
Rizqy : En fait, tous les
Québécois se posent toujours la même question : Où est-ce qu'on s'en va?
C'est quoi, le plan? Prêts à investir
2 milliards dans les maternelles quatre ans, mais personne ne sait où,
comment et comment on va le faire, à quel endroit. C'est rendu que, là — on
parle des partenaires — la
fédération autonome des enseignants demande
le report. La CSQ, qui représente des milliers de professionnels dans le réseau
de l'éducation, demande le report. Mémoire
de la Commission de la culture et de
l'éducation de l'Assemblée nationale, la CDPDJ demande aussi, là, un plan,
juste savoir où est-ce qu'on s'en va avec
les maternelles quatre ans. Tous les gens qui sont venus, là — on parle d'une vingtaine de groupes, on a entendu des heures et
des heures de consultation — on leur a posé la question : Est-ce que
vous avez vu le plan des maternelles quatre ans? Tout le monde a dit
non.
Alors, on se pose la
question : Il est où, votre plan?
Le Président :
M. le ministre de l'Éducation.
Roberge : Juste, M. le Président, commencer par la commission des
droits de la personne et de la jeunesse, qui a rendu public un rapport où il se dit : «La commission
souscrit à l'objectif général du projet de loi n° 5.»
Après ça, bien, ils veulent
évidemment qu'on s'occupe des jeunes qui sont en difficulté. C'est ce qu'on
fait. C'est la préoccupation de la commission des droits de la personne
et de la jeunesse.
Hier,
on annonçait plus de 80 millions d'argent récurrent en services
professionnels pour des enfants qui ont des difficultés. Ça déstabilise nos collègues en face. Eux, je me souviens
qu'en une seule année ils ont coupé 265 professionnels, 265 professionnels qui rendaient des services à
des enfants vulnérables, des enfants qui ont été laissés tomber en 2015,
en 2016, en 2017. Ils sont un peu déstabilisés.
Le Président :
S'il vous plaît!
Roberge : Il y a de l'argent neuf qui arrive en éducation pour
embaucher des professionnels. Alors, ils ne savent pas trop dire : Aïe! y en a-tu trop, y en
a-tu pas assez? Ils ne savent pas trop. Heureusement, ce n'est pas eux qui vont
gérer les embauches, hein? Ce sont...
le gouvernement, surtout en partenariat avec les commissions scolaires, pour
bien répartir les ressources, oui, dans les maternelles quatre ans mais aussi
dans nos écoles primaires, dans nos écoles secondaires...
Le Président :
En terminant.
Roberge : ...pour la première fois, des ressources dédiées en
formation professionnelle et en formation aux adultes. Ça aussi, c'est
important.
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée de Saint-Laurent.
Mme Rizqy : On cite toujours ce qu'on a envie de citer, hein? Alors, la commission
recommande au gouvernement de maintenir les mesures au programme
en place pour assurer le développement des enfants en situation de pauvreté en
vue de garantir que leur entrée à l'école
soit réussie. La CSQ recommande au gouvernement de retirer votre projet de loi n° 5. La SFP demande au ministre de mettre son
projet de loi en veilleuse.
vous demande un plan, pas juste des belles paroles, juste un plan, M. le
Président. Ils avaient des mois et des mois pour y penser. Ils en
avaient quatre, ans, dans l'opposition pour y penser.
Le Président :
M. le ministre de l'Éducation.
Roberge : M. le Président, elle-même a dit que, lors de la dernière
campagne électorale, leur plan, c'étaient des pailles en plastique et je ne sais quoi d'autre. Puis là aujourd'hui
elle critique notre plan. Notre plan, c'est de poursuivre un déploiement que le
gouvernement du Parti québécois et le Parti libéral ont commencé avec l'appui
unanime de la Chambre, de déployer les services de maternelle quatre ans
en milieu défavorisé d'abord. C'est ce qu'on continue en septembre prochain,
250 classes en milieu défavorisé. Maintenant, on sait bien qu'il y a des
enfants partout, à la grandeur du
territoire, qui ont besoin de stimulation précoce, qui ont besoin du tandem, du
duo de feu entre enseignantes, éducatrices.
Le Président :
En terminant.
M. Roberge :
On va le leur donner pour leur permettre d'aller au bout de leurs rêves.
Le Président :
Deuxième complémentaire, Mme la députée de Saint-Laurent.
Rizqy : M. le Président, le ministre de l'Éducation est vraiment mal
placé pour parler aujourd'hui, alors qu'eux, leurs promesses
électorales, ils les ont retirées de leur site Web. Alors, en absence de plan,
c'est rendu que l'Association québécoise des
CPE dépose un plan à votre place et vous demande... Il y a urgence d'agir sans
précipitation. Au Parti libéral du
Québec, on le répète, on ne veut pas du mur-à-mur, on veut du sur-mesure, mais
avec un plan concret. Déposez-le, votre plan.
Le Président :
M. le ministre de l'Éducation.
M. Roberge :
M. le Président, l'Association québécoise des CPE, justement, est en
collaboration avec nous. Contrairement à ma
collègue, elle ne demande pas le retrait du projet de loi. L'association des
CPE est bien consciente qu'on
travaille en collaboration, Famille, Santé, Éducation, même Affaires
municipales. Et on a eu une rencontre la semaine dernière, justement, le
trio des ministres, avec les membres de notre cabinet, avec les CPE, avec des
médecins, avec M. Lebon, qui, d'ailleurs, a salué... qui était le président de la table de la petite enfance, qui
a salué le travail, qui dit que la maternelle quatre ans sera
essentielle...
Le Président :
En terminant.
M. Roberge : ...dans le coffre à outils pour offrir toutes les
chances à nos jeunes de réussir leur parcours scolaire.
Le Président :
Question principale, Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone :
Merci, M. le Président. Même si le ministre de la Famille refuse d'évaluer
l'impact de la maternelle quatre ans mur à mur sur le réseau de services de garde, tout le monde sait que ça va faire mal. L'éducation a confirmé son impact. Au cours des consultations,
nous avons entendu des groupes venir nous exposer leurs préoccupations.
Pour le bénéfice du ministre, voici les commentaires de ces partenaires.
D'abord,
ils auraient tous aimé que le ministre soit présent pour les entendre. L'AQCPE a demandé
d'entendre avec le projet de loi... de faire une politique nationale sur la petite enfance avant d'aller
plus loin. Le conseil québécois
a dit qu'à quatre ans, pour dépister, c'est déjà
trop tard, il faut agir plus tôt, et les services de garde peuvent le faire. Le FIPEQ-CSQ a dit qu'il faut en faire moins,
mais en prendre soin.
M. le Président, actuellement, c'est le ministre de l'Éducation qui
est aux commandes pendant que le ministre
de la Famille est assis sur les banquettes arrière.
Quand le ministre de
la Famille a-t-il l'intention de prendre le volant?
Le Président :
M. le ministre de la Famille.
M. Lacombe : Merci
beaucoup, M. le Président. Bien, d'abord, je tiens à
dire qu'on est en communication constante avec les partenaires. Je peux vous dire que j'ai entendu la réponse de
l'AQCPE hier à cette question bien précise, à savoir s'ils souhaitaient que je sois autour de la table,
et ce qu'ils ont répondu, c'est qu'ils sont déjà en communication avec moi
et qu'on a l'occasion de se parler à de nombreuses reprises. Donc, je pense
qu'il faut être un peu rigoureux ici.
L'objectif du
gouvernement, M. le Président, c'est d'assurer que chaque enfant puisse
développer son plein potentiel. Et les
besoins sont grands, je le rappelle à ma collègue de Westmount—Saint-Louis, 42 000 enfants en ce moment
sur la liste d'attente. Je pense qu'on peut
dire que toutes les paires de bras sont les bienvenues. On a besoin de places
pour nos tout-petits. Donc, les
prématernelles quatre ans vont venir donner un coup de main au réseau des
services de garde éducatifs. Et en
même temps on continue le développement, M. le Président. Je vous le rappelle,
il y a plus de 15 000 places, 15 000 places actuellement qui sont en développement. Il y a
près de 200 millions de dollars en coûts récurrents qui sont
associés à ça, 190 millions en infrastructures. Et je vous rappelle que,
pendant que la députée de Mille-Îles, durant le dernier mandat libéral, augmentait les tarifs en service de garde, bien,
nous, on revient au tarif unique, et ça, c'est un vote de confiance
envers les services de garde éducatifs à l'enfance.
Le Président :
En terminant.
M. Lacombe :
L'important, c'est de donner un choix aux parents et que les enfants
développent leur plein potentiel.
Le Président : Première
complémentaire, Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.
Le Président : S'il vous
plaît!
Mme Maccarone :
...il n'y a pas de plan, on ne fait aucune analyse d'impact. Georges Tarabulsy
affirme que les résultats de la
maternelle quatre ans sont mitigés, que nous avons déjà un réseau en place qui
prend en charge des enfants. Sylvana
Côté affirme que, selon les données québécoises, ce sont des CPE, et non les maternelles quatre ans, qui préparent le mieux les enfants pour la réussite scolaire. Jacques Moreau affirme que
déplacer les enfants de quatre ans dans un CPE vers la maternelle
pourrait être une menace pour les enfants vulnérables.
Pourquoi pousser la maternelle quatre ans...
Le Président : M. le ministre
de la Famille.
Lacombe : M. le Président, je pense qu'il faut être prudent. Il faut
être prudent, là. On parle d'un service public de qualité qui sera offert de façon universelle aux petits Québécois et
aux petites Québécoises. Je pense que d'insinuer qu'on envoie les
enfants dans la gueule du loup, c'est un peu gros, c'est un peu grossier, je
dirais.
Au Québec, il
y a plus d'un enfant sur quatre, 27,7 % d'enfants qui commencent la
maternelle avec une vulnérabilité dans
un domaine de développement. Ça fait des années que c'est comme ça. Ça fait des
années que ça ne change pas. Le bilan
empire. Je pense que les prématernelles quatre ans vont aider et que le réseau
des services de garde éducatifs aussi va
continuer d'aider, parce qu'effectivement on le fait déjà et on le fait bien. On
l'a dit, on va continuer de développer 15 000 places
actuellement, plus d'un demi-milliard...
Le Président : En terminant.
Lacombe : ...de dollars d'investissement. Moi, je pense qu'on va
laisser le choix aux parents. C'est la meilleure chose à faire.
Le Président : Deuxième
complémentaire, Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : M. le Président, on
est en manque d'écoute de son réseau. Nous avons passé seulement cinq jours en consultation et entendu seulement
28 groupes. Pendant ce temps-là, le ministre de la Famille, son adjoint
parlementaire, son cabinet et son ministère
sont totalement absents du débat. Le réseau des services de garde est laissé
seul devant le mur des maternelles quatre ans.
Il est où, le ministre de la Famille, au moment
que son réseau a vraiment besoin de lui?
Le Président : M. le ministre
de la Famille.
Lacombe : Il est dans son bureau et sur le terrain en train de
travailler, M. le Président. Je pense que c'est ça, l'important, parce qu'après 15 années,
15 années de développement sauvage de la part du Parti libéral du Québec,
on n'a aucune leçon à recevoir sur le
développement du réseau. Il y a eu un développement anarchique. On est en train
de mettre de l'ordre là-dedans.
Le Président : S'il vous
plaît!
Lacombe : Il y a eu des compressions, il y a eu des augmentations de tarifs.
On est en train de régler ça. On va investir. 15 000 nouvelles
places sont en développement, plus d'un demi-milliard de dollars. Et vous savez
quoi, M. le Président? Il n'y a pas un
gouvernement au Québec, depuis 10 ans, qui aura créé autant de places,
concrétisé autant de places que nous...
Le Président : En terminant.
Le Président : S'il vous
plaît!
M. Lacombe :
...des places subventionnées en CPE et en garderie.
Le Président : Question
principale. La parole appartient à la députée de Joliette.
Hivon : Au moment du dépôt du projet de
loi sur les maternelles quatre
ans, on a dit que c'était un projet
ni souhaité, ni souhaitable, ni réalisable.
Eh bien, après les consultations, force est de constater qu'on n'est pas les
seuls à le penser. C'est un projet
non souhaité d'abord par une majorité de parents, 42 000 qui attendent une place sur le guichet unique, qui veulent d'abord une place de qualité
en CPE. C'est un projet non souhaitable sur le fond parce qu'il n'y a aucun
consensus scientifique à l'effet que la
maternelle quatre ans mur à mur est le moyen à privilégier pour le
développement et la réussite des
enfants. C'est un projet non réalisable parce que, juste d'un point de vue de
ressources humaines, ça signifierait l'embauche d'au moins
4 000 nouvelles personnes dans les écoles primaires du Québec.
Bref, face à
l'ensemble de ces signaux d'alerte, est-ce que le ministre de l'Éducation peut
faire, va faire la seule chose
responsable, prendre un temps d'arrêt, mettre de côté le projet de
loi sur les
maternelles quatre ans et nous revenir avec une vraie vision et un vrai
plan de match, bien ficelé cette fois?
Le Président : M. le ministre
de l'Éducation.
Roberge : M. le Président, le temps d'arrêt, on l'a eu longtemps. Ça
fait longtemps qu'on est en temps d'arrêt, qu'on ne déploie pas trop vite, à coups de 100 classes par année,
qu'on n'ouvre pas trop de places en CPE, tout à coup, tout à coup qu'on
aurait trop de vision, qu'on aurait trop d'ambition pour nos jeunes. Je pense
que les Québécois, le 1er octobre
dernier, ont dit : On est tannés du temps d'arrêt. Ce serait d'avoir le
temps des actions, le temps de l'ambition pour nos jeunes, le temps de déployer des services, autant en
collaboration, en famille, éducation, autant en CPE qu'en services de garde,
qu'en maternelles quatre ans. C'est fini, le temps d'arrêt. C'est le temps
d'avancer, justement.
Et il y a
beaucoup de gens qui le souhaitent : le Conseil supérieur de l'éducation,
l'UMQ, qui est venue nous en parler hier, celle qui a été la doyenne de la plus
grande faculté des sciences de l'éducation au Québec, la doyenne de la fac de
l'UQAM, qui est venue nous dire : Ça prend ça. Et je ne vous parle pas de
la Fédération des comités de parents, des
deux associations nationales de personnel de direction d'école. Écoutez, on va
le faire. On va le faire parce que les Québécois
le demandent. On va le faire parce que les enfants en ont besoin. On va le
faire parce qu'on a de l'ambition pour nos jeunes.
Le Président : En terminant.
Roberge : Et je suis convaincu que, dans deux ans, dans trois ans, ils
vont se rendre compte que, finalement, c'était la bonne chose à faire.
Le Président : Première
complémentaire, Mme la députée de Joliette.
Hivon :
Quand on engage 2 milliards dans un projet, de surcroît quand ça concerne
les enfants, on ne peut pas juste
foncer tête baissée. Il faut être sur du solide. Le gouvernement n'est pas sur
du solide. La preuve, c'est que ses chiffres changent constamment.
Comment le
ministre de l'Éducation peut-il nous dire aujourd'hui qu'il va être capable
d'amener 4 000 nouvelles ressources
dans les écoles primaires juste pour les maternelles quatre ans? Comment
peut-il nous dire qu'il va développer la
maternelle quatre ans, alors qu'il n'y a pas de locaux sur l'île de Montréal et
Laval? Un peu de réalisme, un pas de recul. Écoutez, la...
Le Président : M. le ministre
de l'Éducation, la parole vous appartient.
M. Roberge : Bien, avec respect,
c'est les chiffres de ma collègue, là, qui changent toujours.
4 000 nouvelles ressources...
Écoutez, il y a déjà 394 classes d'ouvertes. On en ouvre 250 en septembre
prochain. Il en manquera moins de 2 000, classes à ouvrir. On n'arrive pas
à 4 000. Ma collègue répète toujours 2 milliards, mais elle confond
le budget des opérations avec le PQI.
Je m'excuse, mais ça ne se mélange pas. On ne peut pas additionner l'argent du
PQI avec le fonds d'opération.
Le Président :
S'il vous plaît!
Roberge : C'est deux choses différentes. C'est vrai que, dans les deux
cas, on investit dans notre jeunesse. Vous savez quoi? On est fiers de
le faire.
Le Président : Deuxième
complémentaire. Encore une fois, la parole n'appartient qu'à la députée de Joliette.
Hivon : Oui. Au
moins 4 000, M. le Président, parce qu'au moins 2 000 enseignants,
ensuite au moins 1 000 ressources
qui vont accompagner à temps partiel, comme éducatrices, les enseignants dans
les classes, ça, c'est le duo que le ministre annonce, et
1 000 ressources pour accueillir ces enfants-là dans les services de
garde à l'école.
Donc, oui, au moins 4 000 nouvelles ressources
et, en plus, des centaines de nouveaux locaux, alors que la Fédération des commissions scolaires est venue
nous dire hier que les 700 locaux virtuels du ministre n'existent pas.
C'est des endroits où il n'y a pas d'enfant.
Est-ce que le ministre peut mettre de côté...
Le Président : M. le ministre
de l'Éducation.
Roberge : Sur les locaux, tiens, on va y aller là-dessus, les
709 classes qui sont libres sont des chiffres qui viennent des
commissions scolaires. On a consulté les commissions scolaires, elles nous ont
dit : Écoutez, il y a des places pour
déployer les maternelles quatre ans, on peut aménager ces locaux-là. Et nous,
quand on ouvre, contrairement aux
collègues, quand on ouvre des classes de maternelle quatre ans, on prévoit un
budget de 11 000 $ pour adapter la classe, pour que la fontaine pour que les enfants puissent
boire soit à la hauteur des petits de quatre ans, pour que les bureaux, pour que les chaises soient à hauteur des petits
de quatre ans. Parce que c'était une bonne idée de déployer le service, mais
les deux précédents partis, quand ils le faisaient, ils n'investissaient pas
pour que les classes...
Le Président : En terminant.
Roberge : ...soient adaptées aux petits de quatre ans. Nous, on va le
faire, on va prendre soin de nos tout-petits.
Le Président : Question
principale, Mme la députée de Sherbrooke.
Labrie : Merci, M. le Président. Les consultations sur les maternelles
quatre ans sont terminées, et ce qui ressort clairement, c'est qu'il faut agir
le plus tôt possible si on veut vraiment favoriser la réussite des enfants. Et
le plus tôt possible, c'est dès la naissance, tous les experts le disent
et même le député de Taillon.
C'est pour ça
qu'on ne peut pas seulement miser sur le réseau scolaire pour que ça marche. Il
y a bien des limites à faire rentrer
des enfants de trois ans, de deux ans dans le réseau scolaire. On ne fera pas
entrer des enfants qui portent encore
des couches à l'école. Si le gouvernement est sérieux et qu'il veut vraiment
aider les enfants à réussir, s'il veut vraiment agir tôt, il devrait s'engager
à implanter une politique nationale de la petite enfance et à reconnaître le
droit de chaque enfant, dès la naissance, à des services éducatifs de
qualité. On est rendus là au Québec.
Le ministre de l'Éducation veut inscrire dans
une loi le droit à la maternelle quatre ans.
Est-ce qu'on
peut aussi inscrire dans une loi le droit à des services éducatifs de qualité
dès la naissance? Ça, ce serait avoir de l'ambition pour nos jeunes.
Le Président : M. le ministre
de l'Éducation.
M. Roberge : M. le Président, bien,
je suis content que ma collègue nous dise que tout ne commence pas à quatre ans. Elle a bien raison à ce sujet-là.
C'est pour ça que mon collègue le ministre de la Famille travaille si fort pour
améliorer les services de garde éducatifs à
l'enfance en investissant dans la formation continue, en s'assurant qu'il y ait
un dossier de l'enfant qui soit plus adapté, à s'assurer qu'il y ait une
communication famille-milieu de garde.
C'est pour ça que mon collègue le ministre de la
Santé travaille à un programme extrêmement ambitieux, Agir tôt, pour aller voir les jeunes là où ils sont. C'est dans leur
famille? On va y aller. C'est des organismes communautaires? Ils vont y aller. C'est en CPE? Ils vont y aller.
Après ça, bien, on va les prendre en charge, pour ceux qui font le choix de la maternelle quatre
ans, pour avoir des services professionnels, avoir le duo incroyable
enseignante-éducatrice, et même, je
dirais, le trio en ajoutant les professionnelles, qu'on ne peut retrouver que dans
les écoles, pour avoir quelque chose comme
ce qui a fait ses preuves en Ontario. Hier, on avait une directrice, une
enseignante et une administratrice de l'Ontario qui venaient nous
dire : Écoutez, on l'a fait, on l'a déployé en cinq ans. Ça fonctionne
très bien...
Le Président :
En terminant.
M. Roberge :
...et jamais on ne reviendra en arrière.
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée de Sherbrooke.
Labrie : Merci. Agir tôt, c'est aussi faire une évaluation de l'enfant
le plus tôt possible, dès qu'il y a un dépistage,
et déployer les services professionnels dès qu'il y a un diagnostic. Le délai
moyen pour un enfant autiste, c'est deux
ans d'attente pour un diagnostic et ensuite encore deux ans d'attente pour des
services. Pour moi, avec des délais comme
ça, on est assez loin de l'Agir tôt. Le ministre nous a dit hier qu'il va
ajouter des professionnels pour instaurer un plancher de services, mais
il ne nous a pas dit ça va être quoi, le plancher de services.
Combien
de professionnels pour combien d'élèves et c'est quoi, le délai ciblé pour une
prise en charge, c'est ça qu'on veut savoir.
Le Président :
M. le ministre de l'Éducation.
Roberge : C'est la première fois qu'on instaure un plancher de
services professionnels et de techniciens en éducation spécialisée dans
les écoles. C'est un plancher. C'est un minimum. C'est un professionnel à
demi-temps...
Roberge : Oui, on l'a dit lors de la conférence de presse hier, en
passant. C'est un professionnel à demi-temps et c'est un ou une technicien, technicienne en éducation spécialisée à
demi-temps. Bien sûr, dans la plupart des écoles, il y a bien plus que ça. Mais aujourd'hui, au
moment où on se parle, il y a des écoles, des petites écoles, surtout en
région, qui ont 80 élèves,
100 élèves, où il y a zéro service professionnel pour ces jeunes-là. Et
pourtant ce n'est pas parce qu'on est dans une petite école qu'on n'a
pas besoin d'aide. Ce n'est pas parce qu'on est dans une petite école que...
Le Président :
En terminant.
Roberge : ...les enseignants n'ont pas besoin de support. Et nous, on
pense à tous les Québécois, en région comme en...
Le Président :
M. le leader du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : M. le Président, ça fait trois reprises que la députée de l'Acadie
intervient quand le ministre de
l'Éducation répond. Honnêtement, dans le cadre de nos débats, lorsque vous
donnez la parole au ministre de l'Éducation, c'est lui qui parle. Il tente de répondre à la question posée par la
députée de Sherbrooke. Je vous rappellerais, M. le Président, de
demander à la députée de l'Acadie de pouvoir écouter la question.
Président : S'il vous plaît! S'il vous plaît! S'il vous plaît!
Un instant, s'il vous plaît! M. le leader de l'opposition officielle.
Proulx : Oui, M. le Président. Ce que faisait la collègue, c'est lui
rendre service. Elle lui a offert de prononcer et d'accorder
correctement les mots, M. le Président.
Président : Non, s'il vous plaît! Non, attention, s'il vous
plaît! M. le leader du gouvernement, et on complétera sur votre
intervention.
M. Jolin-Barrette :
Écoutez, M. le Président, je pense que, pour les oppositions, c'est légitime de
poser des questions, hein, aux affaires
courantes aujourd'hui. Les ministres essaient de répondre aux questions pour
donner une réponse intelligible au collègue
de Sherbrooke. Alors, M. le Président, on se retrouve dans une situation où,
soyons sérieux, je pense que l'Assemblée mérite davantage plus de
décorum, et on devrait se comporter de cette façon-là.
Président : Je vous
demande votre attention. Je vous ai dit souvent et je le rappelle : Évitez
de vous interpeler. Tant les questions
que les réponses sont importantes. Votre collaboration pour bien
écouter, je pense que c'est important, sur les sujets qu'on souhaite voir abordés.
Je vous demande maintenant de poursuivre, Mme la
cheffe du deuxième groupe d'opposition.
Massé : Le premier ministre a parié sa carrière politique sur les maternelles
quatre ans, mais on dirait qu'il
a oublié une affaire, la réussite de nos
enfants, de tous nos enfants, surtout ceux qui ont des besoins particuliers, ça
ne se passe pas juste à l'âge de quatre ans.
Est-ce qu'il
va dire à son ministre des Finances de mettre l'argent sur la table pour, un, que
toutes les familles qui veulent une
place en service éducatif en aient
une, et, deux, que tous nos enfants reçoivent tous les services dont ils ont
besoin dans un délai qui a de l'allure et tout au long de leur parcours?
Le Président : M. le premier
ministre.
Legault : M. le Président, la cheffe du deuxième groupe
d'opposition a raison, si j'avais à
choisir une raison pourquoi je fais
de la politique, c'est pour aider les enfants qui ont des difficultés
d'apprentissage. Je suis allé chercher un
médecin de Sainte-Justine, qui va s'assurer que le dépistage soit fait rapidement.
On va s'assurer aussi qu'on ajoute des places dans les CPE. On va
s'assurer d'avoir des professionnels dans les écoles.
Actuellement, si on regarde les enfants de quatre ans, il y en a
8 % qui ont accès à la
maternelle quatre ans, puis 30 % qui ont accès aux CPE, ça veut
dire qu'il y a 62 % qui n'ont pas de service. Ça, c'est le résultat des
15 années péquisto-libérales.
Le Président : En terminant.
M. Legault : Nous, on va s'assurer
de donner des services...
Le Président : S'il vous
plaît!
M. Legault : ...à tous nos enfants.
Le Président : Question
principale...
Le Président : Votre
attention. La parole n'appartient qu'au député de La Pinière.
Barrette : Soyons justement
sérieux à propos de l'abolition des permis de taxi. Je cite le Mouvement Desjardins : «...cette abolition équivaut certainement et indéniablement à une cession sous contrainte à laquelle réfère
le Code civil.» Fin de la citation. Cette référence, c'est l'expropriation.
À l'étude des crédits, j'ai posé la question à
un de ses fonctionnaires : On calcule comment la compensation? Réponse : à la valeur marchande, le contraire
de ce que fait le ministre dans l'expropriation des permis de taxi. Gênant
pour le ministre. Le Mouvement Desjardins a
aussi dit : Vous êtes juge et partie, ce qui est anormal. Par souci de
neutralité, Desjardins a proposé de mettre en place un groupe d'experts en expropriation, ça existe. Pour déterminer la compensation, elle est octroyée
sur la base de la valeur marchande entre 2014 et maintenant.
Pourquoi le ministre refuse-t-il d'appliquer la
très honnête et très équitable proposition de Desjardins?
Le Président : M. le ministre
des Transports.
Bonnardel : M. le Président, le député de La Pinière
parle des deux côtés de la bouche. Voilà un mois, à LCN, il disait : Il faut payer la valeur marchande.
Et là, soudainement, il nous dit : La valeur marchande aujourd'hui, M. le
Président, là, est de 715, 745 millions de dollars.
On va payer 770 millions de dollars. On va payer 770. On va mettre un
demi-milliard d'argent des fonds publics. Vous avez mis
250 millions, on a décidé de mettre 250 millions payés par l'ensemble
des Québécois. Nous avions une redevance à 0,20 $, on a monté cette
redevance à 0,90 $ pour répondre aux inquiétudes, à l'insécurité de certains propriétaires qui ont acheté leurs permis
voilà quelques années. Je le répète, à ceux qui ont acheté leurs permis
160 000 $ voilà trois ans, ils se verront rembourser la somme
intégrale, 160 000 $. Vous avez payé votre permis 40 000 $
voilà 15 ans, vous serez remboursé 40 000 $.
grande majorité des propriétaires, M. le Président, sont satisfaits. Ils nous
ont appelés en nous disant : Merci, merci parce que vous avez
répondu à nos inquiétudes...
Le Président :
En terminant.
Bonnardel :
Je sais que, pour eux, ce n'est peut-être pas parfait, mais, encore une fois,
c'est une somme considérable que les Québécois auront à payer.
Le Président :
Première complémentaire, M. le député de La Pinière.
Barrette : Manifestement, il n'a pas répondu à tous ses appels. La
semaine dernière, le ministre a déposé le projet de loi n° 26, un projet de loi qui va permettre
l'expropriation de tous les propriétaires résidentiels et commerciaux sur le trajet du tramway. Il va falloir les
compenser. Ils vont l'être, le fonctionnaire l'a dit, ça sera à la hauteur de
la valeur marchande, et c'est parfaitement normal.
Quand
c'est si grossièrement deux poids, deux mesures, par rapport au taxi, n'est-ce
pas là la définition même de l'injustice?
Le Président :
M. le ministre des Transports.
Bonnardel :
Le député de La Pinière dit une chose une semaine, dit l'autre chose une
semaine, parle aux propriétaires de taxi, ne
sait pas trop de quelle façon... Lorsqu'il nous dit... C'est quoi, il faut
payer 1,3 milliard, 1,2, 1,4? C'est
ça qu'il faut faire, M. le député de La Pinière? On donne une somme
considérable, M. le Président, un demi-milliard de fonds publics. On a monté la redevance à 0,90 $. On ira payer
700... on va payer 760 millions de dollars aux propriétaires de taxi, aux
6 250 propriétaires qui possèdent 7 500 permis. On aura
10 millions de disponibles pour des situations spéciales et
toujours 44 millions de dollars...
Le Président :
En terminant.
Bonnardel :
...disponibles dans un fonds de modernisation pour l'industrie du taxi
seulement.
Président : Je demande d'éviter de vous interpeler directement.
M. le député de La Pinière, à vous, la parole.
Barrette : M. le Président, en général, le ministre revient toujours
aux contribuables pour justifier ses décisions. Pourtant, dans le cas du tramway, il y a plein de gens qui vont
peut-être vivre difficilement une expropriation, et il va les compenser
adéquatement, parce qu'il le faut, avec l'argent des contribuables. Pour les
taxis, c'est pareil, même volonté de compensation payée par les mêmes
contribuables.
Est-ce
que le ministre peut nous expliquer pourquoi il demande plus aux contribuables
pour un groupe d'expropriés et moins aux mêmes contribuables pour un
autre groupe...
Le Président :
M. le ministre des Transports.
Bonnardel : M. le Président, je le répète, regardez la situation depuis trois semaines, depuis le jour où j'ai
annoncé que nous allions monter la redevance
à 0,90 $. La population, les
propriétaires de taxi... Vous le dites vous-même, M. le député de La Pinière, je pense que les
propriétaires sont satisfaits. Peut-être pas dans l'ensemble, mais, à quelque
part, nous avons répondu aux inquiétudes, à l'insécurité de certains
propriétaires.
le répète, c'est 770 millions de dollars que nous remettrons aux
propriétaires de permis de taxi, dont 10 millions sera disponible pour des situations particulières
et 44 millions dans un fonds de modernisation. Je pense que les Québécois
ont fait leur part pour payer ces propriétaires de taxi.
Le Président : Question
principale, Mme la députée de Joliette. Je vous redemande, hein, d'éviter de
vous interpeler. On l'a dit souvent. Je sais que vous le comprenez, alors
faisons-le. Mme la députée de Joliette.
Hivon : M. le Président, ça prend vraiment du front pour
venir accuser le Parti québécois de ne pas avoir fait ce qu'il fallait pour les places en CPE au Québec, quand c'est nous
qui avons développé la politique familiale au Québec avec les places en
CPE, qui sont un joyau au Québec.
Je veux juste
rappeler au gouvernement que, quand il était dans l'opposition, et que le
gouvernement libéral développait en
priorité, de manière anarchique, des places en garderie privée, et qu'il
tolérait le milieu non régi, il était d'accord avec lui. Sa
vice-première ministre vantait le modèle des garderies privées, même chose pour
le député de La Peltrie. Et, à ce jour,
les garderies non régies, qui accueillent des dizaines de milliers d'enfants,
sont toujours tolérées par votre
gouvernement, alors qu'il n'y a aucun contrôle de l'État, aucun programme
éducatif, aucune exigence de formation.
Comment le
gouvernement peut-il venir faire la leçon aux autres avec un tel enlignement?
Le Président :
M. le ministre de la Famille, la parole vous appartient. Elle vous appartient à
vous seul.
Lacombe : Oh! Le député de Matane me propose de rester assis, mais, M.
le Président, je vais me lever avec plaisir,
parce que je pense que les paroles pèsent bien moins lourd que les gestes. Je
pense que les gestes sont bien plus importants.
Et je rappelle au Parti québécois, M. le Président, que, lors de son dernier
passage à la tête du gouvernement, il
y a eu des compressions importantes dans le réseau des services de garde
éducatifs à l'enfance. Je comprends l'attachement et l'amour du Parti québécois pour les services de
garde éducatifs, et ça, je ne le remets pas du tout en doute, mais il faut
que les bottines suivent les babines, et,
lors du dernier passage du PQ au gouvernement, ça a été plutôt catastrophique
au ministère de la Famille.
Ceci
étant dit, de notre côté, on continue d'investir, et je dirai deux choses là-dessus.
On nous a dit qu'il n'y a pas eu
autant d'action depuis 10 ans au ministère
de la Famille. Sur le terrain, c'est
ce qu'on nous dit. Je pense que ça, c'est une bonne nouvelle, on est en mode développement. Et vous savez très bien que, pour les milieux non
reconnus, il y a eu des demandes à
mon égard de faire en sorte qu'il y ait plus de flexibilité. On a refusé, c'est
important pour la sécurité, pour la
qualité. Et je vous rappelle quand même,
je rappelle à la députée de Joliette qu'elle a voté, lorsque le projet de loi n° 143
a été déposé, elle a voté, donc...
Le Président :
En terminant.
M. Lacombe :
...je lui rappelle ça. Peut-être que c'est loin un peu, mais je lui rappelle
qu'elle a voté.
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée de Joliette.
Le Président :
Encore une fois, s'il vous plaît! S'il vous plaît! Attention! À la députée de Joliette.
Hivon : J'ai voté,
effectivement, mais j'ai voté contre parce que je trouvais qu'il y avait
du bon, qui était d'améliorer la
qualité, mais par ailleurs je ne pouvais pas tolérer qu'on laisse des
milliers d'enfants dans des services
de garde non régis, surtout quand on dit à quel point
c'est l'agir tôt qui doit être fondamental. Et je pense que ça devrait aussi
être une priorité de votre gouvernement. Et, quand on parle de l'agir tôt, ça veut dire d'avoir un plan de
match cohérent, une vision globale, comme le demandent autant les commissions
scolaires que l'AQCPE.
Est-ce qu'on va
l'avoir, cette vision globale qui va mettre tous les morceaux du casse-tête
ensemble?
Le Président :
M. le ministre de la Famille.
Lacombe : M. le Président, la vision globale, je pense qu'on l'exprime
très bien depuis le début. On veut agir le plus tôt possible pour s'assurer que
nos enfants développent leur plein potentiel, pour réduire cette fameuse
proportion de 27,7 % d'enfants
qui commencent la maternelle avec au moins une vulnérabilité dans un de leurs
domaines de développement. Ça, c'est
le plan de match du gouvernement, et on le fait en collaboration : la
création des prématernelles quatre ans, où il y aura des professionnels, la
concrétisation, la poursuite du déploiement du réseau des CPE et de l'ensemble
des services de garde éducatifs, Agir tôt, avec le député de Taillon, ministre
délégué à la Santé et aux Services sociaux. Je pense que le plan de match, il est clair, on veut mettre tout sur la
table, absolument tout pour faire en sorte que nos enfants développent
leur plein potentiel. Et ça, on le faisait...
Le Président : En terminant.
M. Lacombe : ...on le fait en investissant, pas en faisant des
compressions comme l'a fait le PQ lors de son dernier passage.
Le Président :
Deuxième complémentaire, Mme la députée de Joliette.
Hivon :
M. le Président, agir à quatre ans, c'est bien, mais prévenir l'apparition des difficultés
et des vulnérabilités, c'est encore mieux. Et les CPE, ça permet de le
faire, pas juste à quatre ans, mais dès les premières années de vie des enfants. Alors, il y en a un, moyen
simple, c'est de créer des dizaines de milliers de places. Il y en a
42 000 par an qui attendent en ce moment.
Comment
peut-on parler de libre choix quand ces parents-là attendent? Et comment
peut-on consacrer uniquement 46 millions pour le programme Agir tôt du ministre des Services sociaux
et 2 milliards pour les maternelles
quatre ans?
Le Président :
M. le ministre responsable de la Santé et des Services sociaux.
Carmant : Merci, M. le Président. On commence progressivement, c'est pour ça qu'initialement il y a 40 millions. Mais on vise en
bout de ligne 88 millions.
Maintenant,
moi, je fais le pont entre la famille et l'éducation pour permettre de dépister
ces enfants-là et d'offrir des
services. C'est surtout ça qui est important, c'est que les services vont être offerts dès le
moment du dépistage. On oublie
l'histoire d'avoir un diagnostic avant. La députée de Sherbrooke
parlait tout à l'heure... Actuellement, là, à Sherbrooke, la situation
est tellement grave que les parents ne peuvent pas avoir de
service d'ergothérapie, au CHU ou dans un CLSC, ils doivent tous payer
au privé. C'est inacceptable, la situation actuelle est inacceptable. Il est
temps que ça change.
Le Président :
En terminant.
M. Carmant :
Nous, on veut prendre ça en main, et Agir tôt débute cet automne.
Le Président :
Question principale, M. le député de Laval-des-Rapides.
Polo : M. le Président, la semaine dernière, la SEPAQ a informé la population de Québec
que l'accès au parc des chutes de
Montmorency sera maintenant payant. Pas plus tard que lundi, le gouvernement n'a pas souhaité débattre, encore moins soutenir une motion sur
le sujet.
gens de partout de la ville de Québec se déplacent à pied ou en vélo pour prendre du
bon temps en famille pas trop loin de
chez eux. Mais dorénavant une promenade pour une petite famille de quatre
personnes, au parc, coûtera 25 $. Alors que la SEPAQ s'efforce de
promouvoir la découverte de ses nombreux parcs nationaux à travers un style de
vie actif, les premiers affectés seront ceux qui s'y déplacent aujourd'hui à
pied, à la marche ou en vélo. Mais, en échange, on vous offre un espace
gratuit de stationnement.
Sommes-nous
en 2019 ou en 1979? Ce parc est la deuxième destination la plus prisée par les
nombreux touristes de la
Capitale-Nationale. Pour justifier sa décision, la SEPAQ invoque la cohérence
avec le reste des activités. Il y a une petite différence, M. le
Président. Le parc des chutes est le seul parc national en milieu urbain. Cette
décision est non seulement incohérente, mais également aberrante.
Est-ce que le
ministre assume fièrement la décision de la SEPAQ?
Le Président :
M. le ministre de la Forêt, de la Faune et des Parcs.
Dufour : Oui. M. le Président, premièrement, ce qu'il faut comprendre
de la SEPAQ, veux veux pas, il y a une structure
qu'il faut établir, et la structure justement, dans le parc de la Montmorency,
il faut comprendre qu'on veut arriver avec une situation qui est conforme
avec le restant du système des parcs de la SEPAQ.
l'autre côté, ce qu'il faut bien comprendre, lorsqu'on s'adresse à cette
problématique-là, il faut voir un peu l'ensemble
de l'environnement. L'environnement du dossier de la SEPAQ, ce qu'il faut
comprendre, c'est qu'il y a des municipalités qui sont impactées par une
situation particulière au niveau du stationnement, premièrement, au niveau,
naturellement, du coût d'entretien, et,
naturellement, on arrive à faire en sorte qu'on a un projet de société, je
pense, qui est acceptable, lorsqu'on
pense qu'on a mis un montant d'argent de 12,50 $ pour une passe annuelle
pour justement bien combler la situation monétaire, parc, installations
et, naturellement, le milieu de l'endroit.
Donc, moi, je
pense qu'on est très, très à l'aise avec la situation, et on est bien contents
de la situation qu'on a mise en place avec les dirigeants de la SEPAQ.
Président : Première complémentaire, M. le député de
Laval-des-Rapides.
Polo : M. le Président, le jour même de l'annonce, une pétition a été
lancée afin de lutter contre cette décision caquiste. En 24 heures, il y avait près de
1 500 signataires, et aujourd'hui ils sont plus de 13 000.
Aujourd'hui, le ministre nous
dit : Structure avant les gens. Ce parc est utilisé pas juste par les gens
de Boischatel, mais par les citoyens de toute la région.
Est-ce
que le ministre des Parcs a obtenu l'aval de la ministre de la
Capitale-Nationale avant d'imposer ses tarifs?
Le Président :
M. le ministre de la Forêt, des Faunes et des Parcs.
Dufour : Oui. Ce qu'il faut bien comprendre, et je pense que c'est
important de le mentionner à la population, au-delà de 55 % des gens qui consomment le parc des chutes
Montmorency sont des touristes, sont des gens qui viennent de l'international, du milieu du Québec, du milieu
de l'Ontario, etc. Il faut bien comprendre, dans cette dynamique-là, que, oui, il y a une pétition qui a été montée,
pétition qui a été mise, justement, en ligne par un ancien candidat du Parti
libéral. Donc, encore là, je trouve ça toujours intéressant de voir
cette situation-là.
Au-delà de
cette situation-là, comme j'ai dit, je crois
que l'ensemble des intervenants ont été pris en considération
de façon légitime et de façon propre pour que ça puisse satisfaire l'ensemble
des utilisateurs.
Le Président :
En terminant. Deuxième complémentaire, M. le député de Laval-des-Rapides.
Polo : M. le Président, le représentant de la SEPAQ a dit, le 29 mai dernier, que cette
décision n'avait aucun intérêt monétaire. Pour sa part, le ministre,
lui, n'a pas eu aucun problème à affirmer le contraire. Les chiffres les plus
récents indiquent que c'est plus de 700 000 personnes qui visitent ce beau grand
parc urbain. Selon la SEPAQ, c'est 30 % des visites qui se font par d'autres moyens que la voiture; ce qu'il
veut dire, c'est 200 000 personnes qui devront dorénavant payer
pour aller au parc des chutes de Montmorency.
Est-ce
que le ministre peut faire la seule chose acceptable, soit de revenir sur sa
décision et de rendre de nouveau l'accès gratuit au parc des chutes?
Le Président :
M. le ministre de la Forêt, des Faunes et des Parcs.
Dufour : Oui. Donc, M. le Président, pour l'instant, il n'y a aucune
volonté de notre part de revenir sur cette décision-là, que je crois qui
est très, très légitime et qui mérite naturellement d'avoir...
M. Dufour :
Non, non! Laissez faire les montants d'argent, honnêtement, là. Honnêtement...
Le Président :
S'il vous plaît! S'il vous plaît!
M. Dufour :
Oui, M. le Président, on va laisser faire les petits doigts dans les airs, là,
parce qu'une chose est importante de bien comprendre, là, monétairement
parlant, c'est à coût nul, la situation.
Donc,
oui, j'ai bien parlé qu'il y a des entretiens de structures dans les domaines
de la SEPAQ, mais, quand on parle de coût nul, j'espère qu'on va bien
comprendre que c'est un dollar investi à une place pour remplacer un autre
dollar à un autre endroit. Donc, je
pense que ça fait le tour de la question, mais, si mon collègue veut en
discuter en privé, on pourra en discuter.
Président : Question principale. Encore une fois, je vous
rappelle la règle de base, que vous connaissez, vous vous adressez à la
présidence. Évitez de vous interpeler. Mme la députée de Verdun, la parole vous
appartient.
Melançon : Merci, M. le Président. Le 2 mai dernier, j'ai déposé une
motion proposant au gouvernement de
revoir rapidement l'ensemble des politiques gouvernementales en matière de
publicité afin de concentrer les dépenses publicitaires vers les entreprises et les médias
québécois, et non pas vers Facebook, Amazon, Google. Cette motion a été
adoptée à l'unanimité à l'Assemblée nationale. Voilà une bonne façon pour le
gouvernement de donner l'exemple et d'appuyer les médias de chez nous.
Dans
une demande d'accès à l'information, on apprenait que le ministère de la
Culture fait figure de mauvais élève au
sein du gouvernement. En effet, plus de 24 % des dépenses publicitaires du
ministère depuis le 18 octobre dernier ont été faites chez Facebook; ce chiffre
grimpe à 63 % pour l'office de la protection de la langue française, un
organisme qui relève directement de la ministre de la Culture.
Quand la ministre
entend-elle bouger et faire appliquer une véritable politique en matière de
publicité et...
Le Président :
Mme la ministre de la Culture et des Communications.
Mme Roy : Merci, M. le Président. Alors, je suis ravie de pouvoir répondre à la question
de la collègue ce matin.
J'aimerais lui
rappeler que, lors du précédent gouvernement, les libéraux ont dépensé 6 millions
de dollars en publicité sur les plateformes
avant notre arrivée au pouvoir. Alors, les leçons venant de la députée
de Verdun, on repassera.
Cela
dit, elle a fait des demandes d'accès à l'information. J'apprends ce matin
que des sommes importantes... ou plutôt
un pourcentage de publicité important a été investi par le ministère de la Culture, également
l'OQLF. J'y verrai personnellement puisque le message et le mot d'ordre que je donne à tous
mes collègues ministres, à toutes les organisations du gouvernement
du Québec, c'est : il faut
et nous devons donner l'exemple, encourager nos propres entreprises de presse
locale et régionale, acheter de la publicité
dans nos journaux, nos journaux locaux. Je le fais, je peux vous montrer toutes
les factures si ça vous intéresse, et, ce
message-là, nous avons tous, autant que nous sommes, ici présents en cette
enceinte, un devoir d'exemplarité.
Le Président :
En terminant.
Roy : Mais je
constate, M. le Président, depuis mon arrivée, que des machines, c'est
lourd à tourner, mais ça va changer.
Le Président :
Cela met fin à la période de questions et réponses orales. Merci à vous tous.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Alors, nous poursuivons à la rubrique des votes
reportés.
Comme
annoncé précédemment, sur le rapport de la Commission des institutions, qui a procédé à l'étude détaillée du projet de loi n° 19, Loi
modifiant la
Loi sur les conditions de travail et le régime de retraite des
membres de l'Assemblée nationale à la suite de l'adoption de certaines
mesures fiscales par le Parlement du Canada.
Que les députés qui
sont en faveur de cette motion veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Legault (L'Assomption),
M. Jolin-Barrette (Borduas), Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville),
Mme D'Amours (Mirabel), Mme Chassé (Châteauguay), M. Girard
(Groulx), Mme McCann (Sanguinet), M. Fitzgibbon (Terrebonne),
Mme Roy (Montarville), M. Lemay (Masson), M. Simard
(Montmorency), Mme Lavallée
(Repentigny), M. Roberge (Chambly), Mme LeBel (Champlain),
M. Bonnardel (Granby), M. Lévesque (Chauveau),
Mme Lachance (Bellechasse), M. Charette (Deux-Montagnes),
M. Lamontagne (Johnson), M. Carmant (Taillon),
Mme Blais (Prévost), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre
(Arthabaska), M. Dubé (La Prairie), Mme Laforest (Chicoutimi), Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles),
M. Skeete (Sainte-Rose), Mme Hébert (Saint-François), M. Dufour
(Abitibi-Est), M. Lacombe (Papineau), Mme Proulx (Berthier),
Mme Charest (Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), Mme Girault (Bertrand),
M. Julien (Charlesbourg), M. Boulet (Trois-Rivières), Mme Proulx (Côte-du-Sud), M. Lafrenière (Vachon), M. Poulin
(Beauce-Sud), M. Émond (Richelieu), M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle (Huntingdon), Mme Foster
(Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger (Orford),
Mme Picard (Soulanges), Mme Jeannotte (Labelle),
M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata),
M. Asselin (Vanier-Les Rivières), M. Reid (Beauharnois), Mme Dansereau (Verchères),
M. Lévesque (Chapleau), M. Thouin (Rousseau), M. Tremblay
(Dubuc), Mme Blais (Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget),
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice),
M. Caron (Portneuf), Mme Grondin
(Argenteuil), M. Girard (Lac-Saint-Jean), Mme Lecours
(Les Plaines), M. Lemieux (Saint-Jean), Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac), M. Lamothe (Ungava), M. Bussière (Gatineau),
M. Allaire (Maskinongé), Mme Guillemette (Roberval),
M. Provençal (Beauce-Nord), M. Jacques (Mégantic).
M. Arcand
(Mont-Royal—Outremont), M. Proulx (Jean-Talon), M. Leitão
(Robert-Baldwin), M. Barrette (La Pinière),
Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee),
Mme St-Pierre (Acadie), Mme Weil
(Notre-Dame-de-Grâce), M. Tanguay (LaFontaine), Mme David
(Marguerite-Bourgeoys), M. Rousselle (Vimont), Mme Montpetit (Maurice-Richard),
Mme Melançon (Verdun), Mme Ménard (Laporte), Mme Anglade
(Saint-Henri—Sainte-Anne), M. Fortin (Pontiac),
Mme Nichols (Vaudreuil), Mme Charbonneau (Mille-Îles),
Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé), M. Kelley (Jacques-Cartier),
Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis), M. Benjamin (Viau),
M. Derraji (Nelligan), M. Polo
(Laval-des-Rapides), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé (Fabre), Mme Rizqy (Saint-Laurent),
M. Ciccone (Marquette).
M. Bérubé (Matane-Matapédia),
M. Ouellet (René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski), Mme Richard
(Duplessis), M. Roy (Bonaventure),
Mme Hivon (Joliette), M. Gaudreault (Jonquière), M. Arseneau
(Îles-de-la-Madeleine), Mme Perry Mélançon (Gaspé).
M. Ouellette
(Chomedey), Mme Fournier (Marie-Victorin).
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Que les députés qui sont contre cette motion veuillent
bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : Mme Massé
(Sainte-Marie—Saint-Jacques),
M. Nadeau-Dubois (Gouin), Mme Ghazal (Mercier), M. Marissal (Rosemont), Mme Labrie (Sherbrooke),
M. Fontecilla (Laurier-Dorion), Mme Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue), M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau), M. Zanetti
(Jean-Lesage).
La Vice-Présidente (Mme
Soucy) : Y a-t-il des abstentions? M. le secrétaire général, pour le
résultat du vote.
Secrétaire : Pour : 108
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Alors, la motion est adoptée.
Nous
allons maintenant procéder au vote reporté sur la motion du ministre des
Transports proposant l'adoption du principe du projet de loi n° 17, Loi concernant le transport rémunéré de personnes
par automobile.
Que les députés qui
sont en faveur de cette motion veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Legault (L'Assomption),
M. Jolin-Barrette (Borduas), Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville),
Mme D'Amours (Mirabel), Mme Chassé (Châteauguay), M. Girard
(Groulx), Mme McCann (Sanguinet), M. Fitzgibbon (Terrebonne),
Mme Roy (Montarville), M. Lemay (Masson), M. Simard
(Montmorency), Mme Lavallée (Repentigny), M. Roberge (Chambly),
Mme LeBel (Champlain), M. Bonnardel (Granby), M. Lévesque
(Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse), M. Charette (Deux-Montagnes),
M. Lamontagne (Johnson), M. Carmant (Taillon), Mme Blais
(Prévost), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre (Arthabaska),
M. Dubé (La Prairie),
Mme Laforest (Chicoutimi), Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles),
M. Skeete (Sainte-Rose), Mme Hébert (Saint-François),
M. Dufour (Abitibi-Est), M. Lacombe (Papineau), Mme Proulx
(Berthier), Mme Charest (Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), Mme Girault (Bertrand), M. Julien
(Charlesbourg), M. Boulet (Trois-Rivières),
Mme Proulx (Côte-du-Sud), M. Lafrenière (Vachon), M. Poulin
(Beauce-Sud), M. Émond (Richelieu), M. Bachand (Richmond),
Mme IsaBelle (Huntingdon), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger
(Orford), Mme Picard (Soulanges), Mme Jeannotte (Labelle),
M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata),
M. Asselin (Vanier-Les Rivières), M. Reid (Beauharnois),
Mme Dansereau (Verchères), M. Lévesque (Chapleau), M. Thouin
(Rousseau), M. Tremblay (Dubuc), Mme Blais (Abitibi-Ouest),
M. Campeau (Bourget), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice),
M. Caron (Portneuf), Mme Grondin (Argenteuil), M. Girard
(Lac-Saint-Jean), Mme Lecours (Les Plaines),
M. Lemieux (Saint-Jean), Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac),
M. Lamothe (Ungava), M. Bussière (Gatineau),
M. Allaire (Maskinongé), Mme Guillemette (Roberval),
M. Provençal (Beauce-Nord), M. Jacques (Mégantic).
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Que les députés qui sont contre cette motion veuillent
bien se lever.
Le Secrétaire
adjoint :
M. Arcand (Mont-Royal—Outremont), M. Proulx (Jean-Talon),
M. Leitão (Robert-Baldwin), M. Barrette (La Pinière), Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel),
M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), Mme St-Pierre (Acadie), Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce), M. Tanguay (LaFontaine), Mme David
(Marguerite-Bourgeoys), M. Rousselle (Vimont), Mme Montpetit (Maurice-Richard),
Mme Melançon (Verdun), Mme Ménard (Laporte), Mme Anglade
(Saint-Henri—Sainte-Anne),
M. Fortin (Pontiac), Mme Nichols (Vaudreuil), Mme Charbonneau
(Mille-Îles), Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé), M. Kelley
(Jacques-Cartier), Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis), M. Benjamin (Viau), M. Derraji (Nelligan),
M. Polo (Laval-des-Rapides), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé (Fabre), Mme Rizqy (Saint-Laurent), M. Ciccone
(Marquette).
Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Nadeau-Dubois (Gouin),
Mme Ghazal (Mercier), M. Marissal (Rosemont), Mme Labrie
(Sherbrooke), M. Fontecilla (Laurier-Dorion), Mme Lessard-Therrien
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue),
M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau),
M. Zanetti (Jean-Lesage).
M. Bérubé (Matane-Matapédia), M. Ouellet
(René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski), Mme Richard (Duplessis),
M. Roy (Bonaventure), Mme Hivon
(Joliette), M. Gaudreault (Jonquière), M. Arseneau
(Îles-de-la-Madeleine), Mme Perry Mélançon (Gaspé).
M. Ouellette
(Chomedey), Mme Fournier (Marie-Victorin).
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Y a-t-il des abstentions? M. le
secrétaire général, le résultat du vote.
Secrétaire : Pour : 69
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Donc, la motion est adoptée.
En conséquence, le principe du projet
de loi n° 17
est adopté.
M. le leader du
gouvernement.
Schneeberger : Oui, Mme
la Présidente. Conformément à l'article 243 de notre règlement, je fais motion afin
que le projet de loi n° 17, Loi concernant le
transport rémunéré de personnes par automobile, soit déféré à la Commission
des transports et de l'environnement pour son étude détaillée.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Est-ce que cette motion est adoptée?
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Motion adoptée.
Maintenant, nous poursuivons avec la rubrique des motions sans préavis. En fonction de nos règles et de l'ordre de présentation des motions
sans préavis, je reconnais maintenant
un membre du groupe formant l'opposition
officielle. Mme la députée de Maurice-Richard.
Montpetit : Je vous remercie, Mme la Présidente. Alors, je
sollicite le consentement de cette Assemblée afin de présenter la motion suivante conjointement avec le ministre de
l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, la
députée de Mercier, le député de Jonquière, le député de Chomedey et la députée
de Marie-Victorin :
«Que
l'Assemblée nationale souligne la Journée mondiale de l'environnement qui se
tient aujourd'hui le 5 juin[...];
«Qu'elle
rappelle l'importance pour le gouvernement de poser des gestes concrets pour
protéger l'environnement, notamment en adoptant un robuste plan pour
contrer les changements climatiques;
«Qu'elle
demande au gouvernement du Québec d'instaurer une voie accélérée pour aider les
entreprises québécoises qui
développent des technologies vertes [pour] obtenir plus rapidement certaines
subventions ou aides gouvernementales.»
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Est-ce qu'il y a
consentement pour débattre de cette motion? M. le leader du
gouvernement.
Schneeberger : Il y
a consentement, sans débat.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Alors, M. le leader de l'opposition officielle.
M. Proulx : Oui, Mme la Présidente.
Je vais vous demander un vote par appel nominal, s'il vous plaît.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Alors, on me demande un vote par appel
nominal. Alors, nous allons procéder au vote.
Que les députés qui sont en faveur de cette
motion veuillent bien se lever.
Secrétaire adjoint : M. Arcand (Mont-Royal—Outremont), M. Proulx (Jean-Talon), M. Leitão (Robert-Baldwin), M. Barrette (La Pinière), Mme Thériault
(Anjou—Louis-Riel),
M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), Mme St-Pierre (Acadie), Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce), M.
Tanguay (LaFontaine), Mme David (Marguerite-Bourgeoys), M. Rousselle
(Vimont), Mme Montpetit (Maurice-Richard), Mme Melançon (Verdun), Mme Ménard
(Laporte), Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne), M. Fortin
(Pontiac), Mme Nichols (Vaudreuil), Mme Charbonneau (Mille-Îles), Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé), M. Kelley
(Jacques-Cartier), Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis), M. Benjamin (Viau), M. Derraji (Nelligan), M.
Polo (Laval-des-Rapides), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé
(Fabre), Mme Rizqy (Saint-Laurent), M. Ciccone
(Marquette).
M. Jolin-Barrette (Borduas),
Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville),
Mme D'Amours (Mirabel), Mme Chassé
(Châteauguay), M. Girard (Groulx), Mme McCann (Sanguinet),
M. Fitzgibbon (Terrebonne), Mme Roy (Montarville),
M. Lemay (Masson), M. Simard (Montmorency), Mme Lavallée
(Repentigny), M. Roberge (Chambly),
Mme LeBel (Champlain), M. Bonnardel (Granby), M. Lévesque
(Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse), M. Charette (Deux-Montagnes), M. Lamontagne (Johnson),
M. Carmant (Taillon), Mme Blais (Prévost), M. Caire
(La Peltrie), M. Lefebvre (Arthabaska), M. Dubé
(La Prairie), Mme Laforest (Chicoutimi), Mme Rouleau
(Pointe-aux-Trembles), M. Skeete
(Sainte-Rose), Mme Hébert (Saint-François), M. Dufour (Abitibi-Est),
M. Lacombe (Papineau), Mme Proulx (Berthier), Mme Charest (Brome-Missisquoi), M. Schneeberger
(Drummond—Bois-Francs),
Mme Girault (Bertrand), M. Julien (Charlesbourg), M. Boulet (Trois-Rivières),
Mme Proulx (Côte-du-Sud), M. Lafrenière (Vachon), M. Poulin
(Beauce-Sud), M. Émond (Richelieu), M. Bachand (Richmond),
Mme IsaBelle (Huntingdon), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger (Orford),
Mme Picard (Soulanges), Mme Jeannotte (Labelle), M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata),
M. Asselin (Vanier-Les Rivières), M. Reid (Beauharnois),
Mme Dansereau (Verchères), M. Lévesque
(Chapleau), M. Thouin (Rousseau), M. Tremblay (Dubuc), Mme Blais
(Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice), M. Caron (Portneuf), Mme Grondin
(Argenteuil), M. Girard (Lac-Saint-Jean), Mme Lecours
(Les Plaines), M. Lemieux (Saint-Jean), Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac), M. Lamothe
(Ungava), M. Bussière (Gatineau), M. Allaire (Maskinongé),
Mme Guillemette (Roberval), M. Provençal (Beauce-Nord), M.
Jacques (Mégantic).
Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Nadeau-Dubois (Gouin),
Mme Ghazal (Mercier), M. Marissal (Rosemont), Mme Labrie
(Sherbrooke), M. Fontecilla (Laurier-Dorion), Mme Lessard-Therrien
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue),
M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau),
M. Zanetti (Jean-Lesage).
M. Bérubé (Matane-Matapédia),
M. Ouellet (René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski), Mme Richard
(Duplessis), M. Roy
(Bonaventure), Mme Hivon (Joliette), M. Gaudreault (Jonquière),
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine), Mme Perry Mélançon (Gaspé).
M. Ouellette
(Chomedey), Mme Fournier (Marie-Victorin).
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Que les députés contre cette motion
veuillent bien se lever. Est-ce qu'il y a des abstentions? M. le
secrétaire général, le résultat du vote.
Secrétaire : Pour : 117
Contre :
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Alors, la motion est adoptée. Maintenant, je reconnais
un membre du deuxième groupe d'opposition, Mme la députée de Mercier.
Ghazal : Merci, Mme la Présidente. Je demande le consentement de la
Chambre pour débattre de la motion suivante
conjointement avec le député de Laval-des-Rapides, le député de Jonquière et la
députée de Marie-Victorin :
«Que
l'Assemblée nationale prenne acte de la réponse donnée le 3 juin dernier en
cette Chambre à la cheffe de la 2e
opposition par le premier ministre au sujet des émissions de gaz à effet de
serre liées au projet de gazoduc GNL Québec;
«Qu'elle
demande au premier ministre de prouver, dans les meilleurs délais, que le
projet GNL Québec permettra, même "si on augmente les GES en produisant du
gaz dans l'Ouest canadien", de réduire "trois fois, quatre fois plus
les émissions de GES en fermant la production de charbon, de mazout",
comme il l'affirme.»
Merci, Mme la
Présidente.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Est-ce qu'il y a
consentement pour débattre de cette motion? M. le leader du
gouvernement.
Schneeberger :
Pas de consentement.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Alors, je constate qu'il n'y a pas de
consentement. Alors, je vais reconnaître un membre du troisième groupe
d'opposition. M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet :
Merci beaucoup, Mme la Présidente. Donc, je sollicite le consentement des
membres de cette Assemblée afin de
présenter, conjointement avec le leader parlementaire du gouvernement, le
leader parlementaire de l'opposition
officielle, le leader parlementaire du deuxième groupe d'opposition, le député
de Chomedey et la députée de Marie-Victorin, la motion suivante :
«Que
l'Assemblée nationale mette en place, sur son site Internet, un registre des
votes des membres de l'Assemblée nationale, afin que les citoyens
puissent facilement [trouver] chaque vote auquel ont été conviés les députés
et, ainsi, savoir si un député s'est prononcé pour ou contre un sujet donné ou
s'il s'est abstenu.»
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député. Est-ce qu'il y a
consentement pour débattre de cette motion? M. le leader du
gouvernement.
Schneeberger :
Il y a consentement, sans débat.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : M.
le leader du troisième groupe d'opposition.
Ouellet : Merci, Mme la
Présidente. Je vous demanderais d'appeler le vote par appel nominal, s'il vous
plaît.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Alors, on a une demande par appel de vote nominal.
Que les députés qui sont en faveur de cette
motion veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Bérubé
(Matane-Matapédia), M. Ouellet (René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski),
Mme Richard (Duplessis), M. Roy (Bonaventure), Mme Hivon
(Joliette), M. Gaudreault (Jonquière), M. Arseneau
(Îles-de-la-Madeleine), Mme Perry Mélançon (Gaspé).
M. Jolin-Barrette
(Borduas), Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville), Mme
D'Amours (Mirabel), Mme Chassé
(Châteauguay), M. Girard (Groulx), Mme McCann (Sanguinet), M. Fitzgibbon
(Terrebonne), Mme Roy (Montarville), M. Lemay (Masson), M. Simard
(Montmorency), Mme Lavallée (Repentigny), M. Roberge (Chambly), Mme LeBel (Champlain), M. Bonnardel (Granby), M. Lévesque
(Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse), M. Charette (Deux-Montagnes), M.
Lamontagne (Johnson), M. Carmant (Taillon), Mme Blais (Prévost), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre (Arthabaska), M. Dubé (La
Prairie), Mme Laforest (Chicoutimi), Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), M. Skeete (Sainte-Rose), Mme Hébert (Saint-François),
M. Dufour (Abitibi-Est), M. Lacombe (Papineau),
Mme Proulx (Berthier), Mme Charest (Brome-Missisquoi), M. Schneeberger
(Drummond—Bois-Francs),
Mme Girault (Bertrand), M. Julien
(Charlesbourg), M. Boulet (Trois-Rivières), Mme Proulx (Côte-du-Sud), M.
Lafrenière (Vachon), M. Poulin (Beauce-Sud), M. Émond (Richelieu), M.
Bachand (Richmond), Mme IsaBelle (Huntingdon), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger (Orford), Mme Picard (Soulanges), Mme
Jeannotte (Labelle), M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata), M. Asselin (Vanier-Les Rivières), M.
Reid (Beauharnois), Mme Dansereau (Verchères), M. Lévesque (Chapleau),
M. Thouin (Rousseau), M. Tremblay (Dubuc), Mme Blais (Abitibi-Ouest), M.
Campeau (Bourget), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice), M. Caron
(Portneuf), Mme Grondin (Argenteuil), M.
Girard (Lac-Saint-Jean), Mme Lecours (Les Plaines), M. Lemieux (Saint-Jean),
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac), M.
Lamothe (Ungava), M. Bussière (Gatineau), M. Allaire (Maskinongé), Mme
Guillemette (Roberval), M. Provençal (Beauce-Nord), M. Jacques
(Mégantic).
M. Arcand (Mont-Royal—Outremont), M. Proulx (Jean-Talon), M. Leitão
(Robert-Baldwin), M. Barrette (La
Pinière), Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), Mme St-Pierre (Acadie), Mme
Weil (Notre-Dame-de-Grâce), M. Tanguay (LaFontaine), Mme David
(Marguerite-Bourgeoys), M. Rousselle (Vimont), Mme Montpetit (Maurice-Richard), Mme Melançon (Verdun), Mme Ménard
(Laporte), M. Fortin (Pontiac), Mme Nichols (Vaudreuil), Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé), M. Kelley
(Jacques-Cartier), Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis), M. Benjamin (Viau), M.
Derraji (Nelligan), M. Polo (Laval-des-Rapides), Mme Rotiroti
(Jeanne-Mance—Viger),
Mme Sauvé (Fabre), Mme Rizqy (Saint-Laurent), M. Ciccone (Marquette).
Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Nadeau-Dubois (Gouin),
Mme Ghazal (Mercier), M. Marissal (Rosemont), Mme Labrie
(Sherbrooke), M. Fontecilla (Laurier-Dorion), Mme Lessard-Therrien
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue),
M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau),
M. Zanetti (Jean-Lesage).
M. Ouellette
(Chomedey), Mme Fournier (Marie-Victorin).
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Que les députés
qui sont contre cette motion veuillent bien se lever. Y a-t-il des
abstentions? M. le secrétaire général, le résultat du vote.
Secrétaire : Pour : 115
Contre :
Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Alors, cette motion est adoptée. M. le
leader du troisième groupe d'opposition.
M. Ouellet : Oui. Merci
beaucoup, Mme la Présidente. Alors, j'aimerais que vous transmettiez une copie de la motion
ainsi que le résultat au bureau du premier ministre, s'il vous plaît.
Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Ça sera fait. Alors, pour la suite, je reconnais un membre du groupe
formant le gouvernement. M. le ministre de l'Économie et de l'Innovation,
la parole est à vous.
Fitzgibbon : Mme la Présidente, je sollicite le consentement
de cette Assemblée pour présenter la motion suivante conjointement avec
le député de Nelligan, la députée de Mercier, le député de René-Lévesque, le
député de Chomedey, la députée de Marie-Victorin :
«Que
l'Assemblée nationale souligne la nomination du Dr Yoshua Bengio à
titre de
colauréat du prix Turing de l'Association for Computing Machinery;
«Que
l'Assemblée nationale reconnaisse le grand leadership, le travail exemplaire et
l'exceptionnelle contribution du Dr Bengio à la révolution de
l'apprentissage profond et de l'intelligence artificielle à travers le monde;
«Que
l'Assemblée nationale souligne l'engagement du Dr Bengio à mobiliser les
intervenants du milieu de la recherche
et de l'innovation autour d'enjeux liés à ce domaine d'avenir, si important
pour l'avancement du Québec.»
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Y
a-t-il consentement pour débattre de cette motion? M. le leader du
gouvernement.
Schneeberger :
Alors, Mme la Présidente, il y a consentement pour un débat de deux minutes par
intervenant dans l'ordre
suivant : le ministre de l'Économie et de l'Innovation, le député de
Nelligan, la députée de Mercier, le député de René-Lévesque et la
députée de Marie-Victorin.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Alors, je comprends qu'il y a
consentement pour qu'il y ait des intervenants... pour que la durée des
interventions soit limitée à deux minutes chacune. Et nous commençons par M. le
ministre de l'Économie et de l'Innovation.
Fitzgibbon : Mme la Présidente, c'est avec une immense fierté que j'ai
appris que M. Yoshua Bengio, professeur au Département d'informatique et de
recherche opérationnelle de l'Université de Montréal et fondateur du Mila,
l'Institut québécois d'intelligence artificielle, recevra, comme colauréat, le
prix Turing de l'Association of Computing Machinery, considéré comme étant le
prix Nobel de l'informatique.
En remettant
cette prestigieuse distinction, cette association reconnaît le grand
leadership, le travail exemplaire et
l'exceptionnelle contribution de M. Bengio à la révolution de l'apprentissage
profond et de l'intelligence artificielle à travers le monde, si bien qu'il est aujourd'hui considéré comme l'un des
pionniers de l'apprentissage profond, une approche basée sur des réseaux de neurones artificiels
numériques qui se trouvent à l'origine d'avancées spectaculaires dans plusieurs
domaines, tels le transport et les sciences de la vie.
D'ailleurs,
si Google propose de meilleures traductions automatiques depuis quelques
années, c'est grâce aux travaux de
recherche de M. Bengio, des travaux qui contribuent aussi à faire de Montréal
un pôle scientifique de premier plan pour
la recherche, la formation, le transfert technologique et la création de
produits à valeur ajoutée dans le domaine de l'intelligence artificielle. Notre défi comme gouvernement est
maintenant de connecter les scientifiques avec nos entreprises, d'assurer un maillage entre les universités et les
PME. Nous devons trouver des applicatifs avec les recherches de M. Bengio
et des centres de recherche, car c'est la clé pour combler l'écart de
productivité de nos PME.
Et, en
terminant, je vous invite, chers collègues, à vous joindre à moi pour féliciter
chaleureusement ce scientifique de
renommée internationale qui contribue à faire rayonner l'excellence du Québec
en apprentissage profond et en intelligence artificielle ici comme
ailleurs dans le monde. Merci.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Merci, M. le ministre. Maintenant, M. le député de Nelligan.
Derraji : Merci, Mme la Présidente. C'est un grand scientifique que nous accueillons aujourd'hui parmi nous. Ses nombreuses
distinctions reflètent le rayonnement qu'il a su donner au Québec.
Je n'en citerai que quelques-uns : le prix
Urgel-Archambault, le prix Marie-Victorin, la médaille du 50e anniversaire du ministère des Relations internationales et
de la Francophonie, et, tout récemment, le prix d'excellence pour l'ensemble
des réalisations de l'Association pour l'intelligence
artificielle au Canada en 2019. Il est également récipiendaire de l'Ordre du
Canada et devient membre de la Société royale du Canada en 2017.
M. Yoshua
Bengio, si vous étiez résolument Québécois et Canadien, je viens d'apprendre,
ce matin, lors de votre conférence,
que nos parents sont originaires du même pays, à savoir le Maroc. Aujourd'hui,
vous êtes un joyau du monde, reconnu
parmi vos pairs. Permettez-moi de vous adresser mes félicitations les plus
sincères pour le prix Turing, ou ce qu'il est convenu d'appeler le Nobel
de l'informatique. Bravo!
Le moins que
l'on puisse dire, c'est que, sous votre impulsion et le leadership que vous
avez su prendre dans le domaine de
l'intelligence artificielle, Montréal s'inscrit sur la grande «map» mondiale
des grands centres dans le domaine. Au
cours des dernières années, Montréal s'est hissée au rang de symbole et de pôle
d'attraction majeur pouvant compter non
seulement sur un puissant réseau scientifique, mais aussi sur la plus grande
communauté universitaire en apprentissage profond au monde ainsi qu'une
expertise de pointe.
C'est sous
notre gouvernement que l'on commence à parler et que l'on décide de financer
l'intelligence artificielle. D'ailleurs,
l'institut CIRANO, pour ses 25 ans, a souligné le travail du gouvernement
en matière d'intelligence artificielle en
remettant un prix à la fois aux représentants de notre gouvernement, à Pierre
Boivin et à M. Bengio, en montrant que cela
illustre la manière de faire avancer la science au Québec, scientifique,
société civile et État. Quelle que soit la volonté politique d'un gouvernement, c'est à nos
chercheurs, nos experts, et, par la suite, à notre relève que ce positionnement
pourra être consolidé. Continuez à briller et à nous faire briller. Mes
félicitations encore une fois!
La Vice-Présidente (Mme
Soucy) : Merci, M. le député. Maintenant, Mme la députée de Mercier.
Ghazal : Merci, Mme la Présidente. Ce matin, j'ai eu le plaisir
d'assister à la conférence de M. Bengio, et c'était vraiment... je veux témoigner de son talent de vulgarisateur
parce que, même si je suis néophyte dans ce domaine, eh bien, j'ai tout
compris. C'est tout en son honneur.
Nouvellement situé dans le Mile-Ex, dans la
circonscription de Mercier, que j'ai le plaisir et l'honneur de représenter, l'institut de recherche Mila, dont M.
Bengio est le fondateur, est un espace de collaboration et d'innovation hors du commun et qui fait de Montréal un endroit
foisonnant dans ce domaine d'avenir. D'ailleurs, on compte, à Montréal, un
grand nombre de jeunes pousses créatives dans le domaine de l'intelligence
artificielle.
applications de l'intelligence artificielle sont partout dans notre vie et,
parfois même, à notre insu. Elles ont un potentiel infini et qui
touchent un grand nombre de domaines : médical, industriel, et même les
arts. On peut être impressionné par ça, par
l'intelligence artificielle, mais on peut aussi être aveuglé. D'ailleurs, j'ai
moi-même été sensibilisée à cette
question-là quand j'ai assisté à la pièce de théâtre, une pièce de théâtre
fascinante qui s'appelle Post Humains , de l'auteur et metteur en scène Dominique Leclerc. C'est une intrusion dans
le domaine de la médecine d'amélioration. Et ça existe, ce n'est pas de la science-fiction. J'invite d'ailleurs tous les
élus qui sont curieux à aller voir cette pièce de théâtre, qui joue
encore.
Donc, M.
Bengio, ce matin, d'ailleurs, nous a mis en garde contre ces dérives et il nous
a parlé de la Déclaration de Montréal
pour un développement responsable de l'intelligence artificielle et pour que
notre société intègre aussi les notions
d'éthique et d'enjeux éthiques et sociaux. Un des enjeux qui a retenu mon
attention est de s'assurer de ne laisser tomber personne. On pense ici, par
exemple, dans les usines, où on peut mettre à pied des employés qui vont être
remplacés par des robots. Donc, il
faut absolument que le gouvernement évite de foncer tête baissée dans un
investissement. Il faut s'assurer qu'il y a un retour sur investissement pour
tous les Québécois et toutes les Québécoises et qu'on puisse se payer
aussi un filet social.
M. Bengio
fait
partie de ces scientifiques qui ont à coeur de créer et de maintenir un
dialogue social avec tous les acteurs
du milieu. Ma formation politique et moi le félicitons chaleureusement pour ce
prix Nobel de la paix... un prix... pas de la paix, mais de
l'informatique. Donc, un prix amplement mérité. Merci.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Nous poursuivons avec M. le député de René-Lévesque.
Ouellet : Merci beaucoup,
Mme la Présidente. Recevoir le prix Turing, c'est un véritable honneur. Il faut
avoir accompli quelque chose de
vraiment exceptionnel. Il faut que la contribution qu'on ait faite à l'informatique soit de celles qui révolutionnent le domaine. En fait, cette
récompense est considérée comme... plusieurs comme le Nobel de l'informatique.
Eh bien, en
2018, c'est entre autres à un Montréalais qu'on l'a remis, et il le partage
avec deux de ses pairs. Ils ont été
choisis pour leur précieuse contribution aux percées conceptuelles et
techniques qui ont fait des réseaux neuronaux profonds une composante essentielle de l'informatique. M. Bengio
est un véritable pionnier des temps modernes. Un peu comme les explorateurs européens de l'époque, il
n'hésite pas à mettre les voiles vers des territoires inconnus, mais son
terrain de jeu à lui, c'est l'intelligence
artificielle, c'est l'apprentissage profond. Le travail de M. Bengio
permet des avancées spectaculaires
dans plusieurs domaines : les transports, les soins de
santé, le commerce électronique, la reconnaissance faciale.
Mais, au-delà
de ces progrès techniques, il faut souligner et saluer l'attachement de
M. Bengio pour Montréal. Il y enseigne depuis plus de 25 ans, en plus
d'être particulièrement engagé au sein
de la communauté scientifique de notre métropole.
De concert avec les élus, les autres chercheurs et les entrepreneurs, il
contribue à faire de Montréal un pôle d'attraction en matière d'intelligence
artificielle. Ce souci de mettre en valeur le talent d'ici vous honore,
M. Bengio. Pour le grand public,
dont je suis, c'est la
partie la plus concrète, la plus accessible de votre
oeuvre, celle qu'on peut le plus facilement apprécier.
Au nom de
tous mes collègues du Parti québécois, je suis heureux de vous féliciter et de
vous souhaiter, vous et à toutes vos équipes, de nombreux succès pour
l'avenir. Merci, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Mme la députée de Marie-Victorin.
Mme Fournier :
Merci, Mme la Présidente. C'est un honneur pour moi aujourd'hui de pouvoir
féliciter, en mon nom et en celui de mes concitoyens de Marie-Victorin, le
professeur Yoshua Bengio, qui s'est vu décerner le prestigieux prix
Turing, véritable équivalent d'un prix Nobel dans le domaine de l'informatique.
M. Bengio,
vous êtes un pionnier dans le sens le plus visionnaire du terme. Vous êtes de
ceux qui ont investi et développé le champ de l'intelligence artificielle bien
avant la popularité actuelle du domaine. Vous avez vu avant tout le monde le rôle crucial que jouera l'intelligence
artificielle dans l'organisation des sociétés à venir et vous êtes d'ailleurs
soucieux d'assurer que ses bienfaits seront
collectivement partagés, comme en témoigne votre contribution à l'historique
Déclaration de Montréal pour un développement responsable de l'intelligence
artificielle.
La simple nomenclature des fonctions
que vous occupez démontre clairement la mesure de votre engagement et de
votre formidable capacité de travail. Les citations
de vos travaux se comptent, quant à elles, en centaines de milliers et font de
vous l'informaticien le plus cité au monde. Montréal et le Québec tout entier
en retirent une immense fierté. Vous qui
recevez des offres de partout sur la planète mais qui avez plutôt décidé de
rester ici, chez nous, et d'attirer ici les meilleurs chercheurs du monde
entier, vous contribuez à développer le Québec et à le faire rayonner bien
au-delà de ses frontières. Vous êtes
d'ailleurs une inspiration pour de nombreux jeunes qui décideront, grâce à
votre travail et à vos nombreux succès,
de se lancer dans le domaine de l'intelligence artificielle pour suivre vos
traces, les traces d'un véritable géant.
terminant, en tant que plus jeune élue de cette Assemblée, je sais que ma
génération et celles qui suivront seront forcément les plus longuement touchées par les progrès de l'intelligence
artificielle et de ses impacts dans la vie de tous les jours. Il est réconfortant de pouvoir se dire
que, grâce à vous, le Québec pourra en être l'architecte plutôt qu'un simple
spectateur. Merci encore pour tout, M. Bengio.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci. Merci, Mme la députée. Cette motion est-elle
adoptée?
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : La motion est adoptée.
Alors,
nous allons poursuivre. Étant donné qu'un groupe parlementaire ne peut
présenter plus d'une motion sans préavis
par séance, le gouvernement en ayant déjà présenté une, j'ai besoin du
consentement pour permettre la lecture d'une autre motion sans préavis.
Est-ce qu'il y a consentement? Alors, M. le leader du gouvernement.
M. Schneeberger :
Alors, Mme la Présidente, je fais motion, conformément à l'article 146 du
règlement de l'Assemblée nationale, afin :
«Que
la Commission des relations avec les citoyens dans le cadre de l'étude du
projet de loi n° 18, Loi modifiant le Code civil, le Code de
procédure civile, la
Loi sur le curateur public et diverses dispositions en
matière de protection des personnes,
procède à des consultations particulières et tienne des auditions publiques le
mardi 17 septembre [...] de 10 [...] à 11 h 45, de 15 h 30 à 17 h 45 et de
19 h 30 à 21 heures, [ainsi que] le mercredi 18 septembre
[...] de 11 h 30 à 13 heures et de 15 heures à 18 heures, [et] le [...]
19 septembre 2019 de 11 h 30 à 13 heures et de 15 [...] à
18 heures et le mardi 24 septembre 2019 de 10 [...] à 11 h 30 et de
15 h 30 à 17 heures;
«Qu'à
cette fin, la commission entende les personnes et organismes
suivants : l'association des groupes [d'intervenants] en défense des
droits [et] santé mentale du Québec, Société québécoise de déficience
intellectuelle, Barreau du Québec, Regroupement des aidants naturels du Québec,
Chaire de recherche Antoine-Turmel, Chambre des
notaires, l'Office des personnes
handicapées du Québec, l'Ordre
des travailleurs sociaux, L'Appui, la [conférence] des organismes de personnes
handicapées du Québec,
l'Alliance québécoise des regroupements régionaux pour l'intégration des personnes
handicapées, la FADOQ, Protecteur du
citoyen, Réseau pour un Québec Famille, Regroupement des ressources alternatives
en santé mentale du Québec, Réseau Avant de craquer, Ordre des comptables professionnels
agréés du Québec, commission
des droits de la personne et de la jeunesse, Fédération québécoise de
l'autisme