Transportation and the Environment — 21 February 2017 (41st Legislature, 1st Session)
CTE 2017-02-21
Quebec — Committees
M. Lessard (Martin) : 2.2? C'est le nouveau 2.2,
là, qui vient régir, dans le fond, le 124, alinéa un.
Puis pour, dans le fond, le 124... bien, le dernier alinéa, qui est la suprématie
des règlements du ministère de l'Environnement, bien, c'est ce volet-là
de l'article 124 qui est repris à
118.3.3.
Le Président (M. Iracà) : Merci, Me Lessard.
D'autres interventions? Nous sommes toujours à l'article 176. M. le député de Jonquière.
M. Gaudreault : Bon,
quand on dit, dans 118.3.3 : «...à moins que le règlement municipal ne soit approuvé par le ministre», est-ce que ça ouvre la porte à ce que
des municipalités fassent des règlements qui sont
différents, soit à la baisse ou à la hausse, quant à la protection de l'environnement?
Le Président (M. Iracà) : Merci. Monsieur...
M. Gaudreault : Est-ce que c'est nécessairement
à la hausse? Puis, si c'est à la hausse, comment on juge ça? Autrement dit, si une municipalité adopte un règlement municipal
qui va plus loin que la réglementation gouvernementale, comment c'est
déterminé, ça?
Le Président (M. Iracà) : Merci, M. le député de Jonquière.
Est-ce que je cède la parole à Me Lessard?
M. Lessard (Martin) : Oui. Bien, effectivement,
le critère, c'est le même objet. Donc, effectivement,
là, il n'y a rien qui dit que c'est soit à la hausse ou à la
baisse. Ça pourrait donc être...
M. Gaudreault : Donc,
ça peut être à la baisse.
M. Lessard (Martin) : Oui, effectivement.
M. Gaudreault : Et là ça veut dire que ça ne dépend que du
ministre de l'approuver ou non. Ça
veut dire qu'en théorie le ministre pourra approuver un règlement qui va
à la baisse.
M. Lessard (Martin) : Oui.
M. Gaudreault : Et
ça, c'est formulé dans 124, oui?
M. Lessard (Martin) : Oui, oui. On n'a
rien changé.
M. Heurtel : C'est le droit actuel.
Le Président (M. Iracà) :
176?
M. Gaudreault : Oui. Est-ce qu'on ne devrait pas faire une
précision à l'effet que le règlement municipal ne peut niveler vers le bas la
réglementation du Québec?
Le Président (M. Iracà) : Merci, M. le député de Jonquière.
M. le ministre.
M. Heurtel : Bien, on ne va répondre à une hypothétique, là. Nous, on a fait
un choix de maintenir le droit tel qu'il est présentement.
Président (M. Iracà) : Merci,
M. le ministre. D'autres
interventions, toujours à l'article 176? M. le député de Jonquière.
M. Gaudreault : Oui. Est-ce qu'on a une
idée, dans le passé, comment ça a été utilisé, ce pouvoir de réglementation municipale
par rapport au ministre? Est-ce qu'on a une idée sur l'aspect qualitatif, je
dirais, là, moins que quantitatif, là? Il y a eu combien de municipalités, dans les dernières années, qui se sont prévalues de ça? Quelle a été la réponse des
ministres?
Président (M. Iracà) : Merci,
M. le député de Jonquière.
Je vois qu'il y a un nouvel intervenant, M. le ministre.
M. Heurtel : M. Sarrazin,
s'il vous plaît, M. le Président.
Président (M. Iracà) : Merci
beaucoup. Alors, M. Sarrazin, vous devez vous présenter, votre nom
et votre
titre exact, s'il vous plaît.
M. Sarrazin (Pascal) : Oui. Pascal
Sarrazin, je suis analyste de l'équipe par
intérim à la Direction de l'agroenvironnement et du milieu hydrique au ministère
du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Puis c'est notre direction qui est
responsable de pouvoir donner les approbations en vertu de l'article 124.
Le Président (M. Iracà) : Merci, M. Sarrazin. M. le député de Jonquière, ça va?
Le Président (M. Iracà) : M. le député... M. Sarrazin. Vous
n'êtes pas encore député, là! M. Sarrazin.
M. Sarrazin (Pascal) : Oui, effectivement,
cette procédure-là, on n'a pas de registre officiel, mais selon nos données, il
y en a eu environ, depuis les années 2000, une cinquantaine de demandes qui ont été
formulées au ministre, et là-dessus on en a approuvé environ 25.
Ce qu'il faut
voir également, c'est qu'il
y a souvent des demandes qui ne sont
pas nécessairement formulées au ministre, mais que c'est nos directions régionales qui, avec les municipalités,
discutent. Et, lorsque les municipalités, des fois,
se rendent compte que, bon, ce qu'ils veulent faire et la procédure à suivre,
bien, ils décident finalement de ne pas présenter la demande, ça fait que ça donne une idée. Dans les demandes, hein, souvent, les municipalités,
lorsqu'elles veulent justement
adopter un élément qui porte sur le même enjeu qu'un règlement
du gouvernement, c'est des éléments précis, des
particularités de leurs territoires.
qu'il faut voir, c'est que cet article-là justement est fait pour les municipalités
qui ont des problématiques particulières,
qui considèrent que le règlement provincial, hein, n'est pas adéquat pour leur
particularité. Ça fait que, donc, c'est cet
élément-là, entre autres, que la municipalité doit démontrer, en quoi la norme gouvernementale... sur le règlement qui porte le même objet, en quoi que cette
norme-là n'est pas applicable chez elle. Et
cette démonstration-là de particularité peut entraîner des études, que ce soient des études... dépendamment du règlement
sur lequel ça porte, ça peut être des études techniques ou autres, des
justifications.
c'est ça qui n'est pas nécessairement facile pour une municipalité
à faire, parce qu'il faut quand même venir voir que
les règlements provinciaux sont appuyés sur des bases scientifiques et ont fait l'objet de diverses études, et ainsi de suite. Et donc la municipalité doit avoir cette même rigueur de démonstration. Ça fait que donc c'est...
Ça peut arriver, dans certains cas, que la norme peut être différente, des fois, à la
baisse, mais parce qu'il y a une
particularité locale qui fait que c'est acceptable. Donc, il y a toujours une analyse pour savoir si la
norme est acceptable ou pas, qu'elle soit à la hausse ou à la baisse.
Le Président (M. Iracà) : Merci, M. Sarrazin. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions, toujours en lien avec l'article 176?
M. le député de Jonquière.
M. Gaudreault : Oui. Parce qu'à Montréal
ils ont un règlement sur les pesticides, dont
la perception est que c'est plus
sévère que la réglementation nationale. Est-ce que c'est le cas? Si oui, est-ce
que, dans ce cas-là, Montréal a passé par le processus dont vous venez
de nous parler?
M. Sarrazin
(Pascal) : Il faut faire une distinction, parce que la
Loi sur les
pesticides, elle prévoit un régime différent
de l'article 124 de la LQE. C'est une
notion d'incompatibilité, donc ce n'est pas la même notion que l'article 124. Et donc vous parlez
d'une autre loi avec un autre régime d'approbation différent. Ça fait que, donc, on ne peut
pas comparer les deux, là.
Président (M. Iracà) : Merci, M. Sarrazin. D'autres interventions, toujours en
lien avec l'article 176? S'il n'y
a pas d'autre intervention, je vais procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 176 est adopté?
Le Président (M. Iracà) :
176, adopté. S'il vous plaît, M. le ministre, à la lecture pour l'article 177.
M. Heurtel :
177. Les articles 118.4 et 118.5 de cette
loi sont remplacés par ce qui suit :
«Chapitre X. Accès à l'information et registres.
«118.4. Toute personne ou municipalité a droit d'obtenir du
ministère du Développement durable, de
l'Environnement et des Parcs copie des renseignements
ou documents disponibles suivants :
«1° tout
renseignement concernant la quantité, la qualité ou la concentration des contaminants rejetés par une source de
contamination ou concernant la présence d'un
contaminant dans l'environnement;
«2° les
études de caractérisation des sols et les évaluations des risques toxicologiques et écotoxicologiques ainsi
que des impacts sur les eaux souterraines
exigées en vertu de la
section IV du
chapitre IV;
«3° les études, les expertises et les rapports
exigés et visant à établir l'impact d'un
prélèvement d'eau sur l'environnement, sur les autres usagers ou sur la santé publique;
«4° les états
des résultats relatifs au contrôle et à la surveillance du rejet de contaminants et tous les rapports et
renseignements fournis au ministre en vertu de
la
section III du
chapitre IV et des règlements pris en vertu de la
présente loi;
«5° les bilans
annuels de gestion et les plans de gestion de matières
dangereuses transmis au ministre en vertu des articles 70.7 et 70.8.
«Le présent
article s'applique sous réserve des
restrictions aux droits d'accès prévues aux
articles 28, 28.1 et 29 de la Loi
sur l'accès aux documents des organismes
publics et sur la protection des renseignements personnels (chapitre A-2.1) et ne s'applique pas aux renseignements
concernant la localisation d'espèces menacées
ou vulnérables.»
M. le
Président, cet
article reprend le contenu de l'article 118.4.
Il donne également accès aux documents listés aux paragraphes l, m,
n.1 et o de l'actuel 118.5, qui ne constitue qu'un plumitif. Merci, M. le
Président.
Le Président (M. Iracà) :
Merci, M. le ministre. 118.4 proposé à l'article 177,
est-ce qu'il y a des questions, commentaires, interventions?
M. Gaudreault :
Peut-on avoir deux petites minutes, s'il vous plaît?
Le Président (M. Iracà) :
Prenez... Je peux suspendre, si vous le désirez, là, quelques instants.
Alors, je vais
suspendre les travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 10 h 19)
Président (M. Iracà) : À
l'ordre, s'il vous plaît! Nous allons
reprendre nos travaux. Nous étions à l'étude de l'article 118.4 proposé à l'article 177. M.
le député de Jonquière,
vous vouliez quelques instants pour intervenir. Alors, je vous
cède la parole.
M. Gaudreault : À l'article 118.4, paragraphe un, on dit que «toute personne ou
municipalité a droit d'obtenir du
ministère des renseignements ou documents»
concernant... tout renseignement «concernant la présence d'un
contaminant dans l'environnement». Alors, la question est : Concernant la présence d'un contaminant qui est actuellement constaté, ou ça pourrait
être également concernant la présence d'un contaminant dont on
pense qu'il sera éventuellement présent, là? Alors, c'est la présence d'un contaminant qui est
constatée ou la présence d'un contaminant éventuel,
susceptible d'être évaluée ou d'être
constatée, si on veut?
Le Président (M. Iracà) :
Merci, M. le député de Jonquière. M. le ministre.
M. Heurtel :
Me Lessard.
Le Président (M. Iracà) :
Me Lessard.
M. Lessard (Martin) : Oui, merci. Effectivement, le régime de
118.4, on parle vraiment du contaminant qui est déjà
émis et non celui qui est susceptible de l'être. Toutefois, lorsqu'on
va arriver à 118.5, donc les contaminants susceptibles d'être émis, là, et donc qui sont prévus dans une
demande d'autorisation, par exemple, c'est là qu'on pourra le traiter, oui.
M. Gaudreault : En vertu aussi de l'article 27 qu'on a déjà adopté, là.
M. Lessard (Martin) : Oui, bien, 23 et 27, là : 23 qui est l'article
sur la demande d'autorisation, qu'est-ce
que doit comprendre la demande, et 27 qui est le contenu de l'autorisation. Dans
le fond, ça va tout un peu ensemble, là, ça fait que...
M. Gaudreault : Donc, vous prévoyez
qu'on va couvrir la présence de contaminants éventuels
à 118.5? O.K. Merci.
Président (M. Iracà) : Merci. 118.4 proposé à l'article 177, questions,
commentaires, interventions? M.
le député de Masson, bon matin à vous! La parole est à vous.
M. Lemay : Merci, M. le Président. Donc, moi aussi, à 118.4, paragraphe 1°,
je veux juste m'assurer qu'on ne passe
pas à côté de quelque chose. Puis, quand on a ce genre d'article
là avec ce genre de définition là, j'ai toujours le réflexe de retourner à la LQE,
article 1, pour voir les définitions que nous avons. Et puis je
regarde, là, on a fait des définitions en ce qui concerne... notamment pour «environnement», «contaminant», «rejet
de contaminants», «polluant», «pollution»,
«source de contamination». Bon, là, je veux
juste m'assurer, là, que, parmi le... qu'on est en concordance avec ce qu'on a dans l'article 1. Puis je me demandais s'il n'y avait pas lieu spécifiquement, à 118.4, paragraphe 1°, de faire référence à la notion de
«polluant» dans ce premier paragraphe.
Président (M. Iracà) : Merci,
M. le député de Masson. En lien avec
la question du député
de Masson, M. le ministre.
M. Heurtel : Me Lessard.
Le Président (M. Iracà) : Me Lessard?
Me Lessard, la parole est à vous.
M. Lessard (Martin) : Oui. Bien, dans le fond, c'est... l'ensemble
de la loi réfère en général, presque toujours, au concept de
«contaminant». Le concept de «polluant», je vais vous
avouer, il est utilisé seulement à 51 puis 53, là, qui est un régime bien, bien spécifique, là. À la limite, là,
on s'était même posé la question si on laissait cette notion de «polluant»
là, là, dans la loi, là, parce qu'elle n'était pas vraiment, là, utilisée.
Donc, c'est le concept de «contaminant» et de «rejet de contaminants» qui est vraiment, là, le concept
utilisé partout dans la loi. Donc, c'est pour ça qu'on ne voulait pas
trop mêler les choses avec le «polluant»,
là, même si je conviens que la définition est
déjà prévue là, là, mais, je pense, c'est un vieux concept, puis on l'a
finalement laissé. Mais, comme je vous dis, il
n'est pas vraiment utile, là.
Le Président (M. Iracà) : Merci, Me Lessard. M.
le député de Masson.
M. Lemay : Effectivement, la notion de
polluant est sous-utilisée dans la présente loi, mais c'était juste pour
m'assurer que, dans la
section d'accès à l'information et registres... si on n'avait pas une plus-value, si on veut,
une valeur ajoutée d'ajouter dans la définition la notion de polluant pour
s'assurer qu'on ne passait pas à côté de quelque chose, qu'on aurait couvert
toutes les possibilités.
Le Président (M. Iracà) : Merci, M. le député de
Masson. Je vois qu'il y a des vérifications de la
partie ministérielle.
Me Lessard.
M. Lessard (Martin) : Aussi, c'est que
la notion de «contaminant», là, dans la définition, elle est plus large
que «polluant», là. Donc, elle l'englobe.
Président (M. Iracà) : Merci,
Me Lessard. Merci, M. le député de Masson. 118.4 proposé à 177,
questions, commentaires, interventions? Sinon, je vais proposer au ministre de
procéder à la lecture de 118.5, s'il vous plaît.
M. Heurtel : «118.5. Le ministre tient
un registre dans lequel sont rendus accessibles au
public les documents et les renseignements suivants :
un avis de la réception de toute demande de délivrance, de modification, de renouvellement, de suspension ou de
révocation d'autorisation soumise en vertu de
la présente loi;
les autorisations, les accréditations et les certifications délivrées,
modifiées et renouvelées en vertu de la présente loi, incluant tous les renseignements, documents, études et analyses mentionnés à
l'article 27 ainsi que les autres renseignements, documents ou études faisant
partie
intégrante de celles-ci en vertu d'une autre
disposition de la présente loi;
les avis de cession d'autorisation ou d'accréditation transmis en vertu de l'article 31.0.2 ou 118.9 ainsi que
les décisions du ministre et les avis d'intention
visés à ces mêmes articles;
les décisions relatives au refus de délivrer, de modifier ou de renouveler une autorisation, à la suspension et à la
révocation d'une autorisation et les avis
préalables à la prise de telles décisions;
«5° les
déclarations de conformité produites en vertu de l'article 31.0.6, incluant les documents produits à leur soutien, le
cas échéant;
les déclarations d'activité prévues au quatrième alinéa de
l'article 31.0.12;
«7° les
autorisations proposées par le ministre en application de la
section III du
chapitre IV relatives à l'exploitation
d'un établissement industriel et les observations
du demandeur sur ces propositions;
«8° tous les commentaires transmis pendant la
période de consultation du dossier prévue aux
articles 31.20 et 31.22
relativement à l'exploitation d'un établissement
industriel;
«9° les plans
de réhabilitation approuvés ou modifiés en vertu de la
section IV du
chapitre IV;
«10° les
attestations transmises en vertu de l'article 31.48;
«11° les
déclarations de conformité relatives à certaines mesures de réhabilitation produites conformément à l'article 31.68.1, incluant les documents produits à leur soutien, le cas échéant;
«12° les
attestations d'assainissement délivrées ou modifiées en vertu de la
section III.1
du
chapitre IV;
«13° les
ordonnances et les avis préalables à l'émission d'une ordonnance rendus en vertu de la présente loi;
«14° les
recours formés en vertu du
chapitre V;
«15° les
programmes d'assainissement soumis ou approuvés en vertu de l'article 124.3;
«16° les ententes visées au paragraphe 7° du
premier alinéa de l'article 53.30 conclues pour la mise en oeuvre d'un système
de récupération ou de valorisation des
matières résiduelles, ou pour son financement.»
M. le Président, cet
article propose de modifier
l'actuel
article 118.5 en faisant, d'une
part, la concordance avec la nouvelle terminologie. D'autre part, il précise
que le registre contient les documents qui y sont listés et ne constitue plus
ainsi un simple plumitif comme c'est le cas actuellement. Ce registre
contiendrait les documents en lien avec les actes à caractère légal alors que
les documents contenant de l'information sur l'environnement ont été déplacés à
l'article précédent leur conférant ainsi un caractère public.
Alors, à ce stade-ci, M. le Président, je vous
demanderais de suspendre pour qu'on puisse préparer un amendement suite à un
engagement que j'ai pris plus tôt dans nos travaux qui était d'inclure la
notion de demande à l'article 118.5.
Le Président (M. Iracà) :
Parfait. Excellent. C'était effectivement noté pour nous aussi.
Alors, nous allons suspendre les travaux
quelques instants.
(Suspension de la séance à 10 h 31)
Le Président (M. Iracà) : À l'ordre,
s'il vous plaît! Nous allons reprendre nos travaux. Nous étions toujours à l'article 118.5,
et je crois qu'il y a un dépôt d'amendement. M. le ministre.
M. Heurtel : Oui, M. le Président.
Dans l'article 118.5, remplacé par l'article 177 du projet de loi :
1° remplacer le paragraphe 1° par le
suivant :
«1° les
demandes de délivrance, de modification, de renouvellement, de suspension ou de
révocation d'autorisation soumises en vertu de la présente loi;»;
2° remplacer, dans le paragraphe 14°, «V»
par «XII».
Le Président (M. Iracà) : Merci, M.
le ministre. Sur l'amendement, questions, commentaires, suggestions? M. le
député de Jonquière.
M. Gaudreault : Oui. Alors, le
ministre avait pris un engagement, je ne me souviens plus quelle date, là... le
7 décembre, c'était de revoir cet
article 118.5 pour... puis là je le cite : «...on pourrait élargir le
1° pour comprendre le dépôt des
demandes d'autorisation, et renseignements, et documents.» Je veux m'assurer
qu'avec l'amendement qu'il nous propose
on n'est plus dans le simple plumitif, je dirais, parce que, dans le fond, dans
son amendement, le ministre retire la notion d'avis de réception de
toute demande de délivrance, etc. Donc, en retirant l'avis, est-ce que
nécessairement les demandes de délivrance,
de modification, de renouvellement, de suspension ou de révocation
d'autorisation comprennent l'ensemble des documents qui viennent avec,
je dirais, donc tout autre renseignement, document, étude qui fait
partie
intégrante de celle-ci?
Le Président (M. Iracà) : Merci, M.
le député de Jonquière. M. le ministre.
M. Heurtel : M. le Président, la
réponse est oui, tout simplement.
Le Président (M. Iracà) : Merci, M.
le ministre. M. le député de Jonquière.
Gaudreault : O.K. Donc, ça comprend l'ensemble des documents. L'autre
chose, au point 14°, les recours formés
en vertu du
chapitre XII, je comprends que c'est juste une question de
concordance, là, changer «V» par «XII»?
M. Heurtel : Oui, M. le Président.
Le Président (M. Iracà) : Merci, M. le ministre. D'autres questions,
commentaires, suggestions, amendement 118.5 proposé à l'article 177? M.
le député de Masson.
M. Lemay :
Bien, simplement pour mentionner que l'amendement proposé au paragraphe 1°
amène plus de transparence puis on va être en faveur de cet amendement.
Président (M. Iracà) : Merci beaucoup, M. le député de Masson.
Toujours l'amendement à 118.5. S'il n'y
a pas d'autre intervention, je vais procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'amendement à 118.5 proposé à 177 est adopté?
Le Président (M.
Iracà) : Amendement adopté. Sur 118.5, est-ce qu'il y a des questions,
commentaires, interventions? M. le député de Jonquière.
Gaudreault : Bon, il y a un enjeu, entre autres avec le
paragraphe 2° qui fait référence à l'article 27, donc un
article qu'on a déjà adopté avant les fêtes concernant le secret industriel.
Alors,
j'aimerais savoir de la part du ministre s'il est disposé à revenir en arrière
pour bien encadrer la définition de secret
industriel, parce que l'article 27, qui était introduit, je pense, par
l'article 16, de mémoire, par le projet de loi, on avait fait un amendement pour faire référence aux
articles 23 et 24 de la loi d'accès à l'information qui amène
finalement plus de conditions qu'une définition stricte du secret industriel et
qui pourrait faire en sorte qu'il y ait un dommage collatéral qui accorde aux demandeurs d'autorisation un droit de veto,
là, complet sur les informations qui pourraient être disponibles au
public.
Alors, j'aimerais
connaître les intentions du ministre là-dessus, parce que ça a fait l'objet,
quand même, de plusieurs interventions dans l'actualité d'intervenants du
milieu de l'environnement.
Le Président (M.
Iracà) : Merci, M. le député de Jonquière. M. le ministre.
M. Heurtel :
Merci, M. le Président. Oui, nous avons l'intention, avec le consentement des
membres de la commission, de revoir 27.
Cela dit, une des composantes de la définition de
ce que sera... ou de l'interprétation, dis-je, de ce qu'est un secret professionnel
ou industriel en vertu de la
Loi sur
la qualité de l'environnement va dépendre de ce qu'on adopte à 118.4 et 118.5. Alors, vu qu'on n'a pas encore adopté
118.4 et 118.5, là, on a adopté un amendement qui élargit ce qui est
public et ce qui va dans le registre
environnemental. Bien, ça va justement dans ce qu'on définit comme étant des
renseignements jugés publics en vertu de la LQE.
Alors,
l'idée, à ce stade-ci, c'est, oui, il va falloir avoir une discussion sur 27,
peut-être même sur un autre
article aussi
suite à l'amendement qu'on vient d'adopter, mais, avant de pouvoir faire cela,
bien, il faut compléter le travail sur 118.4 et 118.5, parce que c'est
de là que tout le reste découle. C'est la définition... les listes que vous
retrouvez, M. le Président, à 118.4 et 118.5, c'est finalement la liste des
renseignements qui doivent être rendus publics.
Alors, on ne peut pas
entamer un débat sur un autre
article ou revenir sur 27 avant d'avoir fini
notre travail sur 118.4 et 118.5. Je
comprends que 118.4 semble être terminé. Le 118.5, je l'ignore, je ne peux pas
prévoir pour mes collègues. Je comprends le point qui est soulevé
concernant l'article 27. Je suis disposé à revenir sur 27, mais ça va
déprendre de comment on finit avec 118.5. Merci, M. le Président.
Le Président
(M. Iracà) : Merci, M. le ministre. 118.5, M. le député de
Jonquière.
M. Gaudreault :
Dans l'esprit du ministre, quand il nous dit que ça va dépendre comment on
finit sur 118.5, est-ce que c'est simplement 118.4, 118,5 ou il inclut
aussi 118.5.0.1?
Le Président
(M. Iracà) : M. le ministre.
M. Heurtel :
On va faire tout l'article 177.
M. Gaudreault :
C'est un peu ça, ma question.
Heurtel : Oui, oui. Je préférerais qu'on fasse tout 177, mais le
débat, vraiment, pour pouvoir faire une bonne discussion puis un bon
travail, je le crois, sur 27 et peut-être même d'autres articles, il faut qu'on
ait fini de disposer, à mon avis, de 118.5, et donc j'aimerais qu'on termine
177 au complet. Mais je ne vois pas un débat majeur, là, pour l'article
suivant.
Le Président
(M. Iracà) : Merci. M. le député de Jonquière.
M. Gaudreault :
Moi non plus, je ne vois pas de débat majeur. Ma question, c'est plus... On
peut terminer le débat sur 118.4, 118.5,
puis 118.5.0.1 sans adopter formellement l'article 177 pour être sûrs de
faire le retour sur 27. Puis après ça, une fois qu'on aura fait le retour sur
27, là, on viendra boucler comme il faut 177 en l'adoptant. Quand je dis
terminer le débat sur 118.5, 118.5.0.1, c'est terminer le débat mais ne pas
adopter 177.
Le Président
(M. Iracà) : Alors, M. le ministre.
M. Heurtel :
Bien, je ne peux pas parler pour tous les collègues, là. C'est parce que ça,
c'est le genre de travail qui prend le consentement de tout le monde,
mais moi, j'aimerais m'assurer que c'est bien terminé, là, qu'on a bien terminé
le travail, parce que là, ce que propose le député de Jonquière pourrait mener
à une boucle sans fin.
M. Gaudreault :
Mon seul objectif, M. le Président, ce n'est pas d'avoir une boucle sans fin,
c'est de ne pas avoir besoin de
rouvrir 177 si jamais, à un moment donné, en retournant à 27, on s'aperçoit
qu'on aura peut-être encore des petits ajustements. C'est juste par
mesure de sûreté, de sécurité.
Président (M. Iracà) : Alors, merci, M. le député de Jonquière.
Effectivement, de consentement, là, on peut continuer à étudier l'article 177, là,
article proposé par
article
proposé, là, jusqu'à la fin et, de consentement, on peut le laisser en suspens pour l'étude de... rouvrir
l'article 27, c'est ce que je comprends, et y revenir. Si j'ai le
consentement de tous et chacun, on pourra le
faire là, de manière... Je comprends que ce n'est pas quelque chose, là, qu'on
fait de manière récurrente et
régulière, là, mais pour une demande particulière, si j'ai le consentement, on
va pouvoir le faire effectivement. Alors, je présume, puisqu'il n'y a
pas d'intervention, que j'ai le consentement pour procéder de cette façon-là?
M. Heurtel :
Bien, consentement.
Le Président (M.
Iracà) : Ça va, M. le député de Masson?
M. Lemay :
Consentement.
Président (M. Iracà) : Je ne
vous demande pas la question, M. le
député de Jonquière.
Je pense que c'est vous qui avez initié ça. Alors,
118.5, questions, commentaires, interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention,
je vais procéder à l'étude... nous allons procéder à l'étude de 118.5.0.1. À la
lecture, s'il vous plaît, M. le ministre.
Heurtel : «118.5.0.1. Le
ministre tient un registre des projets assujettis à la procédure d'évaluation
et d'examen des impacts sur l'environnement prévue à la sous-section 4
de la
section II du
chapitre IV dans lequel sont rendus accessibles
au public les renseignements et les documents suivants :
«1° les avis prévus à
l'article 31.2;
les directives du ministre pour la réalisation d'une étude d'impact de même que
les observations et les enjeux soulevés en vertu de l'article 31.3;
les études d'impact sur l'environnement reçues par le ministre, les
constatations et les questions du ministre prévues à
l'article 31.3.3 ainsi que tous les compléments d'information apportés à
une étude;
«4° les autorisations
délivrées ou modifiées en application de cette sous-section;
«5° les rapports de
suivi pouvant être exigés par les autorisations du gouvernement;
«6° tout autre
document prévu par règlement du gouvernement.
gouvernement peut, par règlement, prescrire toute modalité applicable à la
publication de renseignements ou de documents au registre des
évaluations environnementales constitué en vertu du présent article.»
Le Président (M.
Iracà) : ...M. le ministre.
M. Heurtel :
Pardon, M. le Président.
Le Président (M.
Iracà) : Allez-y, allez-y.
Heurtel : Cet
article
propose la tenue d'un registre pour les projets assujettis à la procédure d'évaluation et d'examen des impacts sur l'environnement.
Et j'aurais besoin
d'une courte suspension pour préparer un amendement de concordance ici, M. le
Président.
Le Président (M.
Iracà) : Ça va.
Alors, je vais
suspendre les travaux quelques instants pour la préparation de l'amendement.
(Suspension de la séance à 10
h 57)
Le Président
(M. Iracà) : À l'ordre, s'il vous plaît! Nous allons reprendre
nos travaux.
Nous étions à un amendement
à 118.5.0.1. Alors, désolé pour la longueur de la suspension, on a eu des problèmes
informatiques, on tente de résorber la situation. On est revenus à la bonne
vieille méthode pour faire des amendements à la main. Et la
bonne nouvelle, c'est que c'est Me Grignon qui l'a écrit, donc on va être
capables de le lire. S'il vous plaît, M. le ministre, à la lecture.
M. Heurtel :
Merci, M. le Président. Dans l'article 118.5.0.1 introduit par l'article 177
du projet de loi :
1° remplacer, dans le
paragraphe 2° du premier alinéa, «de l'article 31.3» par «des articles 31.3
et 31.3.1»;
2° insérer, après le
paragraphe 3° du premier alinéa, le suivant :
«3.1°
les recommandations du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement prévues
à l'article 31.3.5;»;
ajouter, à la fin du paragraphe 4° du premier alinéa, «ainsi que tout autre
renseignement, document ou étude faisant
partie intégrante de
celles-ci.»
Président (M. Iracà) : Merci, M. le ministre. Sur l'amendement
déposé, est-ce qu'il y a des commentaires, questions, suggestions? S'il n'y a pas d'intervention, je vais procéder
à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement 118.5.0.1 proposé à
l'article 177, tel que lu par M. le ministre, est adopté?
Le Président
(M. Iracà) : Amendement adopté.
Alors, nous avons
complété l'étude de l'article... Ah non! Excusez. On va revenir. On vient
d'adopter l'amendement. Désolé. Nous allons étudier, en tant que tel,
118.5.0.1. Questions, commentaires?
S'il
n'y a pas d'intervention, je vais vous demander s'il y a des questions,
commentaires en lien avec l'intitulé de l'article 177,
chapitre X, Accès à l'information et registres.
Ça va? Il n'y a pas de coquille, M. le député de Masson? Ça va? Alors,
est-ce que... Là, je vous ai entendu parler tantôt pour différentes
discussions. M. le ministre.
M. Heurtel :
M. le Président, avant de passer à la prochaine étape, j'aimerais que vous
confirmiez que les collègues n'ont plus de travail sur
l'article 177.
Le Président
(M. Iracà) : Est-ce que j'ai la confirmation qu'on a fait le tour
de l'article 177 pour les interventions, questions, commentaires?
M. Gaudreault :
Confirmation.
Le Président
(M. Iracà) : M. le député de Masson?
M. Lemay :
Confirmation.
Le Président
(M. Iracà) : Confirmé?
Le Président
(M. Iracà) : Alors, M. le ministre.
M. Heurtel :
Alors, M. le Président, avec le consentement, j'aimerais qu'on revienne dans le
temps, à l'article 16 du projet de loi, pour préparer un amendement
à l'article 23 du projet de loi introduit par l'article 16.
Le Président
(M. Iracà) : Oui. Alors, est-ce que j'ai le consentement pour
revenir à l'article 16?
M. Gaudreault :
On pourrait revenir avant l'élection...
Le Président
(M. Iracà) : Pardonnez-moi?
Gaudreault : ...avant l'élection de 2014.
Le Président (M.
Iracà) : Oui, c'est ça.
Des voix :
Ha, ha, ha!
Gaudreault : C'est un peu trop, hein?
Le Président (M.
Iracà) : J'ai le consentement, M. le député de Masson, également? Ça
Je comprends qu'on
ouvre à nouveau l'article 16, et 177 est suspendu pour le temps qu'on
fasse l'étude de l'article 16. Est-ce qu'il y a des articles particuliers?
M. le ministre, à l'article 16.
M. Heurtel : À
l'article 16, nous aimerions proposer des amendements aux articles 23
et 27, qui sont tous les deux introduits par l'article 16 du projet de
loi.
Président (M. Iracà) : Très bien. Alors, on va procéder dans
l'ordre, si vous le voulez bien, avec l'article 23. J'ai toujours
le consentement pour l'article 23 proposé à l'article 16? Vous hochez
de la tête que oui, donc je suppose que c'est oui.
Article 23 proposé à
l'article 16. M. le ministre, la parole est à vous.
M. Heurtel :
Alors, M. le Président, je vous demanderais de suspendre quelques instants.
Nous sommes à terminer la rédaction de l'amendement à la main, n'est-ce
pas, pour l'article 23.
Président (M. Iracà) : Je suspends les travaux quelques instants,
le temps qu'on distribue les copies, et tout ça. Je suspends.
(Suspension de la séance à 11 h 30)
Le Président (M. Iracà) : À
l'ordre, s'il vous plaît! Nous allons reprendre nos travaux.
Nous étions à l'étude de l'article 23
proposé à l'article 16, et je crois, M. le ministre, que vous aviez des
amendements.
M. Heurtel :
Oui, M. le Président. Remplacer le premier alinéa de l'article 23 remplacé
par l'article 16 du projet de loi par les suivants :
«23. La personne ou la municipalité qui demande
une autorisation au ministre doit à son soutien lui fournir les renseignements
et les documents suivants :
«1° la description de l'activité et sa
localisation;
«2° la nature, la quantité, la concentration et la
localisation de tous les contaminants qui sont susceptibles d'être
rejetés dans l'environnement, le cas échéant;
«3° tout autre renseignement ou document
déterminé par règlement, ceux-ci pouvant varier en fonction des catégories d'activités
ainsi que du territoire où elles seront exercées.
«Les renseignements et les documents visés aux paragraphes 1° et 2° du premier alinéa ont un caractère
public, sous réserve du premier alinéa de l'article 118.5.3.
Un règlement pris en
vertu du paragraphe 3° du premier alinéa peut également déterminer parmi ces renseignements et ces documents ceux
ayant un caractère public. Le présent
article n'a pas pour effet de
restreindre la portée de l'article 118.4.»
Maintenant, M. le Président, un autre
amendement : Insérer...
Le Président (M. Iracà) :
Simplement, pour l'autre amendement... Habituellement, c'est amendement par
amendement, mais ça me prend le consentement pour pouvoir lire les deux
amendements en même temps.
M. Gaudreault : Consentement.
Le Président (M. Iracà) :
Consentement. M. le ministre.
M. Heurtel : Insérer, après
l'article 23 remplacé par l'article 16 du projet de loi, l'article
suivant :
«23.1. La
personne ou la municipalité qui demande une autorisation au ministre doit, dans
sa demande, identifier les
renseignements et les documents n'ayant pas un caractère public en vertu de
l'article 23 et qu'elle considère être un secret industriel ou
commercial confidentiel ainsi que justifier cette prétention.
«Si le
ministre n'est pas d'accord avec les prétentions du demandeur quant à la
confidentialité des renseignements et
des documents identifiés au premier alinéa et décide de les rendre public, il
doit donner avis de sa décision au demandeur par écrit. La décision du
ministre est exécutoire à l'expiration des 15 jours qui suivent la
transmission de l'avis.»
Président (M. Iracà) : Merci, M. le ministre. Est-ce que vous
vouliez y aller avec davantage d'explications?
M. Heurtel :
Bien, je peux commencer brièvement. C'est suite aux échanges qu'on a eus sur
118.5, il devenait nécessaire de
préciser et détailler la portée de l'article 23 et, conséquemment,
également de créer un régime d'application. Étant donné qu'on fait une longue liste de documents liés à la demande,
notamment qui sont d'ordre public, on se devait également, avec 23.1, de
créer un régime, M. le Président, dans lequel une personne pourrait contester
ou au moins échanger ou justifier cette
désignation de caractère public, notamment si cette personne-là invoque le
secret commercial ou industriel. Je ne sais pas si Me Lessard
voulait ajouter quelque chose.
Le Président (M. Iracà) : Non,
ça va?
M. Lessard (Martin) : Ça va.
Le Président
(M. Iracà) : Alors, merci, M. le ministre.
Alors, compte tenu de l'heure, la commission va
suspendre ses travaux, et nous reprendrons éventuellement. Je suspends les
travaux.
(Suspension de la séance à 11 h 58)
Président (M. Iracà) : À l'ordre, s'il vous plaît! Il me fait encore extrêmement plaisir de
reprendre les travaux dans cette
belle commission. Nous reprenons donc à l'heure prévue. Veuillez, s'il vous plaît, éteindre la sonnerie de vos cellulaires et appareils
électroniques.
Je vous
rappelle que la Commission des
transports et de l'environnement est
réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 102.
Lors de la
suspension, nous étions à l'article 16, plus précisément à l'article...
proposé à l'article 16,
article 23, où il y avait
des amendements qui avaient été lus et déposés par M. le ministre. On m'indique qu'il y a eu une petite coquille ou erreur, là,
d'inscription à l'amendement, alors à ce moment-ci je vais céder à nouveau la
parole au ministre pour qu'il puisse expliquer.
M. Heurtel : Alors, M.
le Président, la dernière phrase de l'amendement proposé à l'article 23, soit : «Le présent
article
n'a pas pour effet de restreindre la portée de l'article 118.4», devrait
se retrouver à la fin de 23.1, qui a été également proposé avant la pause, et
serait donc le dernier alinéa de 23.1. Alors, avec le consentement, je
retirerais les amendements pour 23 et 23.1 et je les remplacerais avec 23 et
23.1 tel que je viens de les modifier.
Président (M. Iracà) :
Est-ce que j'ai votre consentement pour retirer les anciens amendements
qui avaient été déposés à l'article 23 et qu'on puisse procéder
avec les nouveaux? Consentement? J'ai le consentement.
Alors, nous
allons procéder dans l'ordre avec les amendements qui ont été déposés. Amendement
à l'article 23 proposé à l'article 16. Questions,
commentaires, suggestions, interventions? M. le député de Jonquière.
M. Gaudreault : On est sur 23,
c'est ça?
Le Président (M. Iracà) :
Amendement à 23.
M. Gaudreault : Oui, ce qui
n'inclut pas 23.1.
Le Président (M. Iracà) : Non.
M. Gaudreault : Ça, c'est un
autre amendement. O.K.
Le Président (M. Iracà) : C'est
un autre amendement, on va procéder dans l'ordre.
M. Gaudreault : C'est beau.
Le Président (M. Iracà) :
Alors, amendement à 23 proposé à l'article 16.
M. Gaudreault :
Oui. Je voulais savoir... À l'amendement à 23, au dernier alinéa, à son
amendement, le ministre dit : «Les renseignements et les documents
visés aux paragraphes 1° et 2° du premier alinéa ont un caractère public, sous réserve du premier alinéa de
l'article 118.5.3.» Je voudrais qu'il nous explique ça un petit peu plus,
surtout que, plus tôt ce matin, il
disait qu'éventuellement il y aura peut-être des amendements à venir à 118.5.3.
Alors, je veux juste être sûr parce
que, là, si on doit trancher sur l'article 23 avec son amendement qu'il
vient de nous déposer, j'ai besoin de savoir où on s'enligne sur le
118.5.3, à savoir si le ministre a l'intention de l'amender ou si on doit se
fier à la rédaction qu'on a actuellement dans le projet de loi.
Le Président (M. Iracà) :
Merci, M. le député de Jonquière. M. le ministre.
M. Heurtel :
M. le Président, lorsqu'on réfère à 118.5.3 ici, c'est
véritablement le début de l'article, «sous réserve des restrictions au droit d'accès prévues», et là
il y a une énumération, là, de trois articles de la
Loi sur l'accès. L'amendement qu'on prévoit faire à 118.5.3, c'en
est un de concordance, ce n'est pas un amendement qui va changer le fond de 118.5.3. Alors, la référence qu'on fait au
dernier alinéa de l'amendement, c'est véritablement pour faire référence
à l'application des articles 28, 28.1
et 29 de la
Loi sur l'accès, articles d'ailleurs auxquels on avait fait
référence dans la version originale de l'article 27.
Le Président (M. Iracà) :
Merci, M. le ministre. Nous sommes toujours à l'amendement,
article 23.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions en lien avec l'amendement? M. le député
de Jonquière.
M. Gaudreault : Bien,
je veux juste savoir c'est quel... Je veux dire, je prends la parole du
ministre, là, quand il dit :
C'est pour faire de la concordance qu'il y aura un amendement à 118.5.3, mais
je me souviens que, quand on avait adopté pour la première fois 27, on avait inclus les articles 23, 24
de la
loi sur l'accès à l'information, on disait aussi que c'était de la
concordance, puis là on s'est aperçu que c'était une concordance qui avait
beaucoup d'impacts. Alors, je veux juste m'assurer, là, de...
M. Gaudreault :
Oui. Je veux juste m'assurer de ce qui s'en vient pour 118.5.3. Ça va être quel
type de concordance, M. le ministre?
Le Président
(M. Iracà) : Merci, M. le député de Jonquière. M. le ministre.
M. Heurtel :
M. le Président, lorsqu'on a modifié 27, on a eu une discussion sur l'ajout de
23 et 24, et mon souvenir, c'était que le
député de Jonquière a voté pour l'amendement. Alors, ici, il est même possible
qu'il n'y ait même pas d'amendement
proposé. Alors, si la question véritable du député de Jonquière, c'est :
Est-ce qu'il sera notre intention d'ajouter les articles 23 et 24
de la LAI dans l'énumération de 118.5.3?, la réponse est non.
Président (M. Iracà) : Merci, M. le ministre. D'autres
interventions, toujours en lien avec l'amendement,
article 23? M.
le député de Masson.
M. Lemay :
Oui, merci, M. le Président. Donc, en fait, si on est à l'article 23 et
23.1 et ensuite 27, là, c'est parce qu'on avait tous le désir de trouver
un meilleur moyen de jumeler, là, autant la notion de secret industriel puis de
transparence, là. Puis j'ai bien écouté les explications du ministre tout à
l'heure dans son amendement par rapport à l'article 23,
mais je voulais juste me... si c'était possible pour lui de pouvoir clairement
mentionner quelle est la grande différence avec cet amendement par
rapport au niveau des entreprises.
Le Président
(M. Iracà) : Merci, M. le...
M. Lemay :
Mais quel est...
Le Président
(M. Iracà) : Oui, M. le député de Masson.
M. Lemay :
Oui, c'est ça, dans le fond, de juste à savoir qu'est-ce que cela apporte de
nouveau dans cet amendement-là si je me mets dans la peau d'un industriel,
d'une entreprise.
Le Président
(M. Iracà) : Merci, M. le député de Masson. M. le ministre.
M. Heurtel :
M. le Président, la mécanique est la suivante. À 118.5 — et je
crois que le député de Masson a voté pour l'amendement et n'y voyait aucune
objection — on
a ajouté la notion de demande d'autorisation dans les documents et tout ce qui en découle dans la disposition, donc, de
l'article 118.5 qui décrit les documents qui doivent être versés au
registre des autorisations environnementales.
Conséquemment,
cet amendement-là et le fait que... Bon, puis je crois que ça a été reçu... on
n'a pas encore voté, là, mais ça a
été reçu, de ce que je comprends, par les deux oppositions sans véritable
problème. Bien, ce que ça fait, c'est que
ça nous force à revoir les articles 23 et 27 que nous avons adoptés dans
l'article 16 du projet de loi et ça nous force à s'assurer qu'il n'y ait pas, justement, de conflit
entre la notion de secret commercial et industriel et la liste de
documents qu'on a maintenant ajoutée, là, qu'on a complétée devrais-je dire,
avec les adoptions de 118.4 et de 118.5.
qu'on fait en réalité, c'est qu'on clarifie ce qui pourrait être éventuellement
un conflit. Ce qu'on ne veut
pas, justement, c'est une ambiguïté qui ferait en sorte que les documents au
soutien d'une demande d'autorisation
entreraient en conflit avec la notion de secret commercial et industriel.
Alors,
ce qu'on fait avec le premier amendement qu'on a fait à 118.5, et maintenant
ce qu'on propose à 23 et 23.1, et ce
qu'on va proposer à 27, c'est s'assurer de créer un régime... Et ça, en
passant, on le voit ailleurs, notamment en droit de
l'environnement. On l'a fait avec le Règlement
sur le prélèvement des eaux et leur protection, où on a fait une liste
dans le règlement des documents qui
doivent être fournis et le fait qu'ils ont un caractère public. Alors, le
régime d'accès à l'information au Québec est basé sur le fait que, s'il
y a une déclaration du fait qu'un document est public, bien, il devient public. Alors, nous, on a fait cette même déclaration là à 118.5 en ajoutant la notion de demande d'autorisation et
les documents qui en découlent.
Conséquemment,
23, 23.1 et ce qu'on va proposer à 27 vont nous permettre de bien clarifier,
un, le caractère public de ces documents-là,
tout en respectant la notion de secret commercial et industriel,
qui est une notion qui est bien acceptée en droit québécois, qui est reconnue, je veux dire, non seulement au Québec, mais au moins en Amérique du Nord, et en
Europe, et dans plusieurs
autres économies, et le fait est que c'est de trouver cet
équilibre-là entre les deux. Et, lors de notre débat sur 27 puis l'amendement initial, tout
le monde autour de la table
reconnaissait la nécessité de protéger le secret commercial et industriel. Il n'y a personne qui était contre ça autour de
la table à cette époque-là. L'enjeu, c'est de trouver l'équilibre entre le droit du public d'avoir accès
aux informations relatives à une demande d'autorisation environnementale et le droit
d'une entreprise de protéger ses réels secrets industriels et commerciaux.
Et donc ce que 23 et 23.1
visent à faire, un — puis
il faut lire ça avec 118.4 et 118.5, et on va proposer une modification à 27 — c'est
de trouver cet équilibre-là pour justement bien reconnaître que ce qu'il y a
dans 118.5 est d'ordre public, mais que la
notion de secret commercial et industriel doit également exister. Et ce que 23 et 23.1 font, c'est qu'ils reconnaissent cette notion-là et donnent justement
à l'entreprise une mécanique, ce qui n'était pas dans le projet
de loi... et ça, c'est peut-être là où il
y a peut-être quelque chose de différent pour l'entreprise, pour répondre à la question du député de
Masson, il y a une mécanique plus claire pour que, si une entreprise considère qu'il
y a de l'information qui — normalement se retrouverait dans 118.5 — selon
l'entreprise, devrait être traitée de nature confidentielle
parce qu'elle comporte du secret industriel ou commercial, bien, il y a
une mécanique pour déclarer ça. Mais la prémisse, c'est que c'est public et c'est à l'entreprise de faire la démonstration que la notion de secret commercial ou industriel
s'applique à cette information-là.
Le Président (M. Iracà) : Merci,
M. le ministre. Est-ce que ça va, M. le député de Masson? Oui?
M. Lemay : Oui. Donc, cette explication vient clarifier, là,
la première explication qui avait été donnée avant la pause, et
merci pour la clarification.
Le Président (M. Iracà) :
Merci, M. le député de Masson. Nous sommes toujours, je vous le rappelle, à l'amendement à l'article 23 proposé par
l'article 16. S'il n'y a pas d'autre intervention, je vais procéder à la
mise aux voix. Est-ce que l'amendement à l'article 23 proposé à l'article 16,
tel que lu par M. le ministre, est adopté?
Président (M. Iracà) :
Amendement adopté. Sur l'article 23, est-ce qu'il y a d'autres
discussions, interventions? S'il n'y
a pas d'autre intervention, nous allons discuter ensemble de l'amendement qui
avait déjà été lu par M. le ministre concernant l'ajout de
l'article 23.1. Alors, sur l'amendement 23.1 proposé à
l'article 16, M. le député de Jonquière.
M. Gaudreault :
Bon, alors, le ministre
amène la notion, puis il l'a dit à
plusieurs reprises dans son
explication au député de Masson, là, il
y a quelques secondes, à 23.1, la
notion de secret industriel ou commercial confidentiel. Donc,
j'aimerais ça qu'il nous fasse la différence. Secret industriel, est-ce qu'on
parle de secret industriel confidentiel ou le confidentiel
ne se rapporte qu'à commercial? C'est quoi, la différence entre un secret industriel
ou un secret commercial confidentiel? Jusqu'où ça va, cette
définition-là?
Le Président (M. Iracà) : Merci,
M. le député de Jonquière. M. le ministre.
M. Heurtel : Me Lessard,
sur la notion de confidentiel.
Le Président (M. Iracà) :
Me Lessard, la parole est à vous.
M. Lessard
(Martin) : Je vous remercie. Bien, nous, on a ajouté le secret industriel ou commercial
confidentiel, donc le confidentiel s'applique autant au secret industriel ou
commercial. Dans le fond, ce qu'on voulait s'assurer en rajoutant le fait que l'entreprise
le considère confidentiel... C'est parce que, par l'effet de l'article 23,
là, qu'on vient d'étudier, bien, nécessairement... on a mis une disposition, par
exemple, au paragraphe 2°, bon, qui dit que «la
concentration et la localisation de tous les contaminants qui sont susceptibles»
d'être émis, et tout ça, donc, automatiquement, ce renseignement-là va être considéré comme public, indépendamment du fait
qu'une entreprise considère que c'est un secret industriel ou commercial. C'est un peu pour ça qu'on rajoute le secret
industriel ou commercial, mais, dans le fond, qui va être jugé
confidentiel en vertu des dispositions qu'on fait là, là. C'est un peu pour ça,
là, qu'on vient accoler la notion de confidentiel au concept de secret, là.
Président (M. Iracà) : Merci, Me Lessard. Toujours à
l'amendement 23.1 proposé à l'article 16, M. le député de
Jonquière.
M. Gaudreault :
O.K. C'est parce que c'est quand même une nouvelle notion, là. Secret
industriel ou commercial confidentiel,
là je comprends, ce que Me Lessard nous dit, c'est que le confidentiel se
rapporte au fait que ça exclut... ça concerne
ce qui est exclu, si on veut, de ce qui est visé à 23. C'est comme si ce qui
n'est pas visé à 23 pouvait devenir du secret commercial confidentiel.
Est-ce que la
Commission d'accès à l'information a déjà traité de cette notion-là de secret
commercial confidentiel? Est-ce que
c'est dans de la jurisprudence? Parce que moi, je ne suis pas un spécialiste de
la
loi sur l'accès à l'information, mais
ce que j'en sais, c'est que la loi d'accès à l'information parle de secret
commercial, de secret industriel, mais pas de secret commercial
confidentiel.
C'est comme
si on faisait du droit nouveau. Alors, je ne sais pas si c'est la meilleure
façon de dire que tout ce qui est dans
23, premier alinéa, paragraphes 1°, 2°, 3°, au fond, est public, et la
balance devient confidentielle. Il me semble que ce n'est pas la
meilleure formule, là.
Le Président (M. Iracà) :
Me Lessard.
M. Lessard
(Martin) : Bien, ce n'est vraiment pas la balance qui devient, là...
Il reste qu'il faut que ça soit un secret,
là, industriel ou commercial au sens, effectivement, où il y a de la
jurisprudence de développée, là, tu sais,
de la jurisprudence de common law, et tout ça, qui est développée sur le concept
de secret industriel ou commercial,
là. Il y a vraiment des balises là-dessus. Ce n'est pas n'importe quoi, là, qui
devient un secret industriel ou commercial.
Donc,
nécessairement, pour les autres renseignements qui ne sont pas visés à 23 et
qui pourraient cadrer dans ce que la
jurisprudence a établi comme un secret industriel ou commercial, bien là,
l'entreprise, le demandeur d'autorisation a la possibilité d'identifier
ces renseignements-là, de faire valoir sa prétention du fait que c'est un secret
confidentiel, là, industriel qui devrait être protégé.
le deuxième alinéa de 23.1, justement, bien, il permet quand même au ministre
d'intervenir, là, si effectivement le demandeur d'autorisation... bien,
dans le fond, s'il n'est pas d'accord avec le demandeur d'autorisation sur sa
prétention quant au secret du renseignement.
Le Président
(M. Iracà) : Merci, Me Lessard. Toujours à l'amendement?
M. Gaudreault :
Oui. Est-ce qu'on peut me faire la différence entre secret industriel et secret
commercial?
Le Président
(M. Iracà) : Prenez votre temps, Me Lessard.
Président (M. Iracà) : M. le ministre.
M. Heurtel : M. le
Président, on ne fera pas l'exégèse
de la doctrine et de la jurisprudence ici, là. Un exemple de secret commercial, c'est une liste de clients. Un
secret industriel, c'est un procédé technique qui peut avoir, par exemple... qui peut justement être
breveté. Ça peut être ce genre de procédé technique, dont le fait que c'est
traité de façon confidentielle. Si ça
devient public, bien là, ça causerait un tort majeur à l'entreprise.
Mais, encore là, je veux dire, on n'a pas,
là, la... mais il y a eu de la jurisprudence sur les deux notions, de la
doctrine également. Je réfère le député à cette doctrine et à cette jurisprudence-là.
Le Président
(M. Iracà) : Merci, M. le ministre.
M. Gaudreault :
O.K. Parce que la manière dont c'est formulé à 23.1, on vient dire que la
personne ou la municipalité — c'est plus étonnant pour la municipalité
d'avoir un secret commercial, là, on s'entend, ou un secret industriel, là, c'est surtout la personne, ici,
qui peut être une entreprise — on lui laisse par elle-même considérer
c'est quoi, un secret industriel ou
commercial confidentiel. C'est pour ça que je posais la question, tout à
l'heure, de «confidentiel», parce
qu'après ça, d'une certaine manière, on renverse le fardeau de la preuve sur le
dos du ministre, qui, lui, devra dire que
ce n'est pas confidentiel, puis il devra le justifier. Donc, ça nous prend...
C'est subjectif, là, c'est entre les mains de la personne qui est visée
ici de dire : Bon, moi, là, tel procédé, là, je vous dis que c'est du
secret confidentiel, qu'il soit commercial ou industriel. Puis, bon, c'est là,
là. Jusqu'où qu'on va puis jusqu'où qu'on tire la ligne?
Autrement
dit, pour être très clair, je ne veux pas qu'on passe par l'amendement de 23.1
pour réintroduire par la porte d'en arrière peut-être ce qu'on va faire
à 27 tantôt, c'est-à-dire retirer la référence de 23 et 24 de la
loi sur l'accès à l'information. Si on est pour retirer, à
l'article 27, les articles 23 et 24 de la
loi sur l'accès à
l'information, ce n'est pas pour les
rentrer par la porte d'en arrière à l'amendement de 23.1. Je veux juste
m'assurer de ça, et, pour l'instant, je n'ai pas les arguments qui me
convainquent de ça. Alors, c'est ce que je veux bien baliser.
Le Président
(M. Iracà) : Merci, M. le député de Jonquière. M. le ministre.
M. Heurtel :
M. le Président, je ne crois pas que le député de Jonquière comprend la
mécanique de 23.1. Le principe, c'est que
les documents sont publics. Donc, je crois qu'il faut que le député de
Jonquière comprenne ça. On a élargi la notion de ce qui est public,
déjà, avec 23 et ce qu'on a fait avec 118.5 et on part avec le principe que ces
documents-là ont un caractère public.
Alors,
ce que 23.1 vient faire, contrairement à ce que le député de Jonquière
présente, M. le Président, c'est que le fardeau est sur l'entreprise, non pas sur le gouvernement. C'est
l'entreprise qui doit maintenant identifier ce qui est un secret commercial ou industriel et qui doit être
traité confidentiellement. Parce que ce n'est pas parce qu'une entreprise
dit que c'est un secret commercial ou
industriel pour elle, que ça doit être traité confidentiellement. D'où les deux
notions. Alors, c'est pour ça qu'il peut y
avoir des secrets qui, pour une entreprise, sont un secret, mais, pour ce qui
est de l'État, n'ont pas à être traités confidentiellement. Et c'est à
l'entreprise à justifier, à présenter ses motifs.
Et là le
deuxième alinéa entre en ligne de compte. Parce que là, ce qui va arriver,
c'est qu'une entreprise... Donc, le fardeau est entièrement sur l'entreprise
de dire : Bien, le document x que je viens de vous donner au soutien de ma
demande est visé et doit être traité
confidentiellement parce que c'est un secret commercial ou industriel. Puis là
le ministre peut être en désaccord avec cette prétention-là — c'est
ça, le deuxième alinéa — et
peut ne pas être d'accord avec la prétention
et signifier ce désaccord-là en donnant un avis de la décision du ministre
d'aller de l'avant quand même
et de verser
ces documents-là au registre. Et c'est à l'entreprise de prendre des démarches après l'expiration d'un avis de
15 jours. Alors, je ne vois pas comment les craintes du député peuvent
être fondées.
Mais en même temps, aussi, il faut bien
comprendre qu'il faut trouver une solution ici, là, il faut trouver un équilibre.
Le député de Jonquière est revenu sur sa notion initiale quand on a
adopté le 27. Il n'aime pas 27. O.K.
D'un commun accord, on est prêts à revoir parce qu'on a ouvert la porte par 118.5. Mais, si
l'intention du député de Jonquière, ce n'est
pas de protéger le secret industriel ou commercial, bien là, on va avoir un
vrai problème parce qu'il faut trouver une façon de dire oui. Et on l'a fait dans d'autres régimes, on l'a fait
dans le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection, où on a une liste, on fait une longue
liste d'informations qui ont un caractère public. On déclare ici, avec 118.4
et 118.5, de façon très détaillée, on déclare ce qui est à caractère public.
Et c'est ça qu'en droit québécois on a le droit
de faire, M. le Président, c'est de faire la liste, puis là c'est à l'entreprise de venir nous expliquer en vertu de
quoi ça ne devrait pas être public. Et donc on fait une mécanique qui
permet ça, mais le fardeau est entièrement sur l'entreprise, ce n'est pas sur
le ministre.
Le Président (M. Iracà) :
Merci, M. le ministre. Nous sommes toujours au même amendement, 23.1.
M. Gaudreault : Bien, je veux
juste inviter le ministre à être prudent, de ne pas me prêter d'intention de ne
pas vouloir protéger le secret industriel et
commercial. Ce n'est pas ça du tout que je fais, au contraire, là, puis ça, je
l'ai toujours dit, puis je l'ai toujours
mentionné. Sauf que, si on prend la peine de revenir en arrière pour rouvrir
ces articles-là, c'est parce que
c'est délicat, puis il faut faire un travail sérieux et s'assurer qu'on n'est
pas en train de changer quelque chose
pour réintroduire par la porte d'en arrière. Alors, mon objectif, comme celui
du ministre, sûrement, est de protéger le secret industriel, protéger le secret commercial, mais on ne le fera pas
n'importe comment puis on va le faire avec la législation puis le droit
qui existe et qui est reconnu à l'heure actuelle.
Alors, on a
quand même une jurisprudence abondante dans différents domaines du droit, qui a
eu à traiter de la notion de secret
industriel et de secret commercial. Alors, déjà, que là on demande ici, à 23.1,
on dit à l'entreprise que, si elle considère
elle-même, cette personne ou cette entreprise, que c'est un secret industriel
ou commercial, elle doit le justifier... Le ministre me dit : Le
fardeau de la preuve est sur le dos de cette personne-là. O.K. Je suis
d'accord. Mais je ne suis toujours pas convaincu de la nécessité d'apporter la
dimension supplémentaire de confidentiel parce que la définition de secret industriel ou commercial existe. Si le
ministre me dit : Au fond, l'article 23 élabore ce qu'on a adopté
d'abord clairement, ce qui est public, c'est
la règle générale, et l'exception, c'est 23.1, bon. Mais on n'a pas besoin de
redéfinir encore plus précisément avec le
mot «confidentiel», qui risque d'être interprété de toutes sortes de manières
dans le futur.
Alors, moi, je serais d'avis d'être plus prudent
en disant : Il y a déjà des expressions qui existent, qui ont été
largement documentées dans les tribunaux ou dans la jurisprudence, qui
s'appellent le secret industriel et le secret commercial.
Alors, moi, je trouve que d'amener la notion de confidentiel, c'est
comme : d'un côté, on met le fardeau de la preuve sur l'entreprise ou la personne qui doit justifier sa prétention,
puis, de l'autre côté, on lui donne une poigne avec le mot «confidentiel». Moi, ce que je dis, c'est que
je ne suis pas convaincu, à moins que le ministre ou le gouvernement
soit capable de me redonner des arguments supplémentaires ou peut-être de me
réexpliquer des choses, qu'on a besoin d'amener la notion «confidentiel» à ce
stade-ci. Moi, je ne pense pas ça à ce moment-ci.
Président (M. Iracà) : Merci, M. le député de Jonquière. Est-ce
qu'il y a d'autres interventions, toujours avec l'amendement qui est mis sur la table et sur lequel on étudie,
article 23.1 proposé à l'article 16? M. le député de
Jonquière.
M. Gaudreault : On va faire un
sous-amendement.
Président (M. Iracà) : D'accord.
Est-ce que vous avez besoin de temps, M. le député de Jonquière, ou vous êtes prêt à en faire la lecture?
Sinon, je peux suspendre et faire les copies en même temps.
M. Gaudreault : O.K., c'est
beau. Non, il est prêt.
Le Président (M. Iracà) :
Parfait. Alors, à la lecture, M. le député de Jonquière.
Gaudreault : Le sous-amendement, c'est à l'article 16 : Remplacer, au premier alinéa de l'article 23.1
introduit par l'article 16 du projet de loi, les mots «un secret
industriel ou commercial confidentiel» par «un secret industriel».
Le Président (M. Iracà) :
Merci. Je vais suspendre les travaux quelques instants pour la distribution.
(Suspension de la séance à 15 h 41)
Président (M. Iracà) : À l'ordre, s'il vous plaît! Nous allons
reprendre les travaux. Nous étions à un dépôt d'un sous-amendement à l'amendement à
l'article 23.1 proposé à l'article 16. M. le député de Jonquière,
vous en aviez fait la lecture avant
la suspension des travaux. Est-ce que vous vouliez ajouter davantage
d'explications à votre sous-amendement?
M. Gaudreault :
Oui. On propose d'enlever «commercial» et «confidentiel» pour être conforme
avec le libellé de l'article 23 de la
loi sur l'accès à l'information : «Un organisme public ne peut communiquer
le secret industriel d'un tiers ou un
renseignement industriel, financier...» Donc, c'est simplement pour être conforme
avec le jargon. Et, on le sait, la
Commission d'accès à l'information est souvent interpelée, elle a par le passé,
dans sa jurisprudence... Puis j'invite
l'ensemble des collègues à aller examiner ça, du côté de la Commission d'accès
à l'information. La CAI a interprété largement l'expression
«confidentiel», le mot «confidentiel».
Alors,
moi, j'aime mieux bien baliser les choses puis être conforme avec les
expressions puis les lois qui existent déjà. Alors, à l'article 23,
on parle de «le secret industriel d'un tiers», donc, moi, j'aime mieux me
limiter aux mots «secret industriel», puis
après ça on va être capables de continuer d'avancer sur l'article 23.1 tel
que proposé par le ministre.
Président (M. Iracà) : Merci beaucoup, M. le député de Jonquière.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions ou des interventions en lien avec le sous-amendement déposé au paragraphe 23.1?
S'il n'y a pas d'intervention, je vais procéder à la mise aux voix. Est-ce
que le sous-amendement à l'amendement de l'article 23.1 proposé à l'article 16
est adopté?
Président (M. Iracà) : Sous-amendement rejeté. Nous poursuivons, toujours sur l'amendement à l'article 23.1. Alors, oui, sur l'amendement,
M. le député de Jonquière.
M. Gaudreault : O.K. Alors, au deuxième alinéa de l'amendement : «Si le ministre n'est pas d'accord avec les prétentions du demandeur quant à la
confidentialité des renseignements», est-ce
qu'on peut savoir comment le ministre
va juger de ça, sur quelles balises? C'est
quoi, ses critères pour dire il n'est pas d'accord ou il est d'accord, là?
C'est quoi, là? Comment on peut en savoir un petit peu plus sur ce qui
va baliser sa prise de décision?
Président (M. Iracà) : Merci. On m'indique que Me Lessard
pourra répondre à votre question. Me Lessard, la parole est à vous.
M. Lessard
(Martin) : Oui. Bien, bien sûr, comme on l'a mentionné tantôt, là, il
y a des balises jurisprudentielles, là,
qui viennent établir, dans le fond, les critères à prendre en compte, là, pour
qu'on estime, là, si effectivement c'est un renseignement, là, un secret industriel ou commercial. Donc, évidemment,
il va y avoir une façon de faire à mettre en place au ministère. Mais,
dans les renseignements qui auront été identifiés, bien, c'est sûr que, s'il y
a des choses qui vont au-delà des critères,
le ministère pourra, là, réagir. Mais c'est sûr que l'idée, c'est surtout, avec
23, de venir établir qu'est-ce qui
est public d'emblée. Le règlement qui va venir établir aussi les documents,
plus précisément les documents qui doivent faire
partie d'une demande d'autorisation, pourra, lui aussi, venir dire
lesquels ont un caractère public. C'est surtout là que ça se joue, dans
le fond, de dire qu'est-ce qui est public.
Pour la balance, on
voulait aussi éviter que le ministère ait à éplucher toutes les demandes
d'autorisation, puis il en reçoit plusieurs
milliers. Donc là, pour la balance, l'entreprise aura pu identifier, le cas
échéant, évidemment, qu'est-ce
qu'elle considère comme un secret industriel commercial au sens de la
jurisprudence, puis, si on voit qu'une entreprise
est en train d'élaguer énormément sa demande d'autorisation sur plein... pour
considérer, là, confidentiel un paquet de choses, bien, le ministère
aura la possibilité de dire : Bien, on ne va pas jusque-là, là.
Le Président
(M. Iracà) : Merci, Me Lessard. Toujours à l'amendement, M.
le député de Jonquière.
M. Gaudreault :
Est-ce qu'il est prévu que, dans le registre, on indique le type de documents
qui n'ont pas été rendus publics à la suite de la décision du ministre?
Autrement dit, le ministre dit : Je suis d'accord ou je ne suis pas d'accord, et ceux qui n'auront pas été rendus
publics, juste savoir quels types de documents, pour accroître, si on
veut, le droit du public à l'information.
Évidemment, on ne donne pas le document, là, mais on dit quels types de
documents parce que... Autrement dit, c'est pour permettre aux
justiciables d'avoir le droit de contester pleinement devant la CAI, là.
Le Président
(M. Iracà) : Merci, M. le député de Jonquière. M. le ministre.
M. Heurtel :
Ça va être traité par règlement, M. le Président.
Le Président
(M. Iracà) : Merci, M. le ministre. Toujours à l'amendement.
M. Gaudreault :
Le ministre nous dit que ça va être traité par règlement, mais est-ce qu'on
peut savoir un petit peu dans quel
sens qu'il va le traiter? Est-ce qu'il va le traiter dans le sens de donner le
type du document qui n'a pas été rendu
public? Il nous dit : Ça va être traité par règlement. Je veux bien, là,
mais depuis le début de cette commission-là on demande d'avoir les intentions réglementaires, on ne les a pas. Alors,
est-ce qu'on peut savoir un peu c'est quoi, l'intention du ministre
quant à cette question-là, même si elle va être traitée par règlement
éventuellement?
Le Président
(M. Iracà) : Merci, M. le député de Jonquière. M. le ministre...
Me Lessard.
M. Lessard
(Martin) : Bien, ce sera un
document, dans le fond... Mais les prétentions qu'il fera valoir, ce
sera un document qui va faire
partie de la demande. Donc, le règlement, là,
pourra prévoir que c'est public, l'argumentaire et l'information qui est visée. Parce qu'il faut comprendre aussi qu'en pratique, là, on avait déjà
apporté un amendement, là, avant les
fêtes, pour indiquer qu'il y aura des
formulaires, là, des formulaires de demande d'autorisation, là. C'est
pour ça que, nécessairement, il va y avoir
des rubriques, ça va être formalisé, dans le fond, les renseignements qu'on a à
donner, là. Les demandes ne seront pas
faites de n'importe quelle façon selon le demandeur. Donc, les choses vont être
formalisées.
Normalement, les informations qui vont être
demandées via le formulaire, on peut penser que ça va être des informations qui
sont nécessairement, la grande majeure partie, de nature publique, étant donné
notre
article 23 et les règlements.
Donc, c'est pour la balance qui pourrait rester peut-être dans les demandes,
qui, eux, bon... qui feraient
partie de la demande. Bien, c'est dans ces cas-là, là. Et ça risquerait d'être des
cas d'exception, dans le fond. Puis on pourra prévoir que ça fait
nécessairement
partie de la demande de justificatif, là.
M. Gaudreault : Mais ces cas
d'exception, ça revient à ce que le ministre disait tout à l'heure, ça va être
par règlement que ça va être déterminé?
M. Lessard
(Martin) : Non, mais, je
veux dire, ce qui serait prévu par règlement, là, clairement, quand il
y aura un règlement qui dit qu'est-ce qui doit accompagner la demande,
l'argumentaire, par exemple, fourni par une entreprise pour venir dire tel type
d'information, là, que je...
M. Gaudreault : Oui, c'est de
nature du secret industriel, oui.
M. Lessard
(Martin) : ...c'est de nature confidentielle, son argumentaire, lui,
effectivement, je pense, pourra être rendu public, étant donné que c'est
quand même un argumentaire qui va faire
partie de la demande. Le règlement
pourra le prévoir, là.
Gaudreault : O.K. Maintenant, on dit à l'article... troisième alinéa
de 23.1 : «Le présent
article n'a pas pour effet de restreindre la portée de l'article 118.4.» Est-ce qu'on
peut... Parce que, là, au début, le premier amendement qu'on a été obligé de retirer quand on a repris nos
travaux, on l'a replacé ici, à 23.1, parce qu'il était à la fin de 23. Je veux
être sûr de bien comprendre le sens, là, de cet amendement-là... de cet
alinéa-là.
Le Président (M. Iracà) :
Me Lessard.
M. Lessard
(Martin) : Oui, bien, c'est peut-être un peu subtil, mais on voulait
être sûrs... Par exemple, si je fais une
demande de modification d'autorisation, par exemple, dans cette demande-là,
j'aurais des renseignements qui seraient visés à 118.4, par exemple, qui concernent des contaminants qui sont déjà
émis. On voulait s'assurer que... 118.4, il prévoit déjà que ce renseignement-là est public. On ne voulait pas se faire opposer... si, par exemple, il y avait des renseignements par rapport à un
contaminant émis, que quelqu'un vienne nous opposer 23.1 en disant : Oui,
mais je considère que c'est un secret industriel et commercial, vu que c'est
dans une demande d'autorisation, puis il voudrait essayer de faire en sorte
qu'il ne soit pas public.
Donc, on
voulait juste s'assurer que, par notre 23.1 qui prévoit, oui, un régime
particulier qui va permettre à une entreprise
de faire valoir, dans certains cas... que ça ne vient aucunement affaiblir la
portée de 118.4, qui, lui, d'emblée vient dire : Non, non, tous ces
renseignements-là, à 118.4, sont publics, là. Ça fait que, dans le fond,
c'était vraiment, là, un côté sécurité qu'on voulait mettre pour être sûrs de
ne pas se faire opposer ça, là, à... Je ne sais pas si vous me...
M. Gaudreault : De toute
manière, ça rend encore plus exceptionnel le recours à 23.1.
M. Lessard (Martin) : Oui, c'est
M. Gaudreault : On rappelle,
d'une certaine manière, que 118.4 est la règle générale.
M. Lessard (Martin) : Demeure,
c'est ça.
M. Gaudreault : Et le 23 aussi,
M. Lessard (Martin) : C'est ça.
Le Président (M. Iracà) :
Merci, Me Lessard, M. le député de Jonquière. Sur l'amendement, toujours,
23.1, est-ce qu'il y a d'autres interventions avec l'amendement qui a été
déposé? S'il n'y a pas d'autre intervention, je vais procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'amendement à l'article 23.1 proposé à l'article 16
est adopté?
Président (M. Iracà) : Adopté sur division. Amendement pour
l'ajout d'un article. Nous allons poursuivre. Nous étions, je crois, M.
le ministre, à l'article 27.
M. Heurtel : M. le
Président, nous aurions besoin de quelques minutes, s'il vous plaît, juste...
Même pas besoin de suspendre. Juste quelques minutes, s'il vous plaît.
Le Président
(M. Iracà) : M. le ministre.
M. Heurtel :
Oui, M. le Président, nous avons un amendement pour l'article 27 tel
qu'introduit par l'article 16.
Le Président
(M. Iracà) : Merci. À la lecture, s'il vous plaît, M. le
ministre.
Heurtel : Remplacer le deuxième alinéa de l'article 27 remplacé
par l'article 16 du projet de loi, tel qu'amendé, par les
suivants :
«Les
renseignements visés au premier alinéa ont un caractère public, sous réserve
des renseignements constituant des secrets industriels ou commerciaux
confidentiels en vertu de l'article 23.1 ainsi que des autres
renseignements visés au premier alinéa de
l'article 118.5.3. Dans la même mesure, les études et autres analyses
soumises par le demandeur et sur lesquelles se fonde l'autorisation
délivrée par le ministre ont également un caractère public.
«Le présent
article
n'a pas pour effet de restreindre la portée de l'article 118.4.»
Le Président
(M. Iracà) : Merci beaucoup, M. le ministre.
Je vais suspendre quelques
instants, le temps de distribuer l'amendement. Je suspends les travaux.
(Suspension de la séance
à 15 h 55)
Président (M. Iracà) : À l'ordre, s'il vous plaît! Nous allons reprendre nos travaux. Nous étions à
un dépôt d'amendement à l'article 27 déposé. Alors, M. le ministre.
M. Heurtel :
Alors, je comprends que je dois obtenir le consentement des membres de la commission
pour déposer cet amendement-là
qui amende un alinéa, le deuxième alinéa, là, qui le remplace totalement,
mais je comprends que la dernière fois on avait amendé le deuxième
alinéa. Alors, je demande le consentement pour qu'on puisse... je puisse déposer ce deuxième alinéa, ce nouveau deuxième
alinéa qui remplace le deuxième alinéa que nous avions amendé lors de
nos travaux précédents.
Le Président (M.
Iracà) : Merci, M. le ministre. Est-ce que j'ai le consentement?
Des voix :
Consentement.
Président (M. Iracà) : Consentement. Alors, ce sera fait. Est-ce qu'il
y avait davantage d'explications en lien avec l'amendement que vous
aviez déposé, M. le ministre?
Heurtel : Non, M. le Président. Là, c'est vraiment une question de
concordance avec ce qu'on a adopté avec le nouveau régime de 23 et 23.1. Et ce qu'on a fait, c'est qu'on a retiré,
par rapport à ce qu'on avait adopté, les articles 23 et... On avait ajouté, pardon, les articles 23 et
24 de la
loi sur l'accès à l'information. Ça, c'est retiré pour préciser
véritablement la notion de secrets industriels ou commerciaux confidentiels qui
est à 23.1. Alors, voilà, M. le Président.
Président (M. Iracà) : Merci, M. le ministre. Questions, commentaires?
Là, j'ai les deux mains qui se lèvent en même temps. M. le député de
Jonquière.
Gaudreault : Jonquière. J, ça arrive avant M.
Alors,
oui, c'est correct. Bien, je voudrais replaider sur l'histoire du secret
commercial confidentiel. Autrement, dit,
b, c'est ce que je disais à 23.1, mais je n'irai pas jusqu'à déposer un
sous-amendement, parce que je ne suis pas con à temps plein, là, puis,
je veux dire, il a été refusé tantôt. Mais je répète ce que je dis tantôt, un.
Deux,
là, est-ce que c'est moi qui comprends mal ou on est en train d'éliminer en
plus les articles 28, 28.1 et 29 de la
loi sur l'accès à l'information, qui étaient dans le texte original
du projet de loi n° 102, entre autres 28.1, qui vise la sécurité de l'État, puis là on les a éliminés dans
l'amendement? C'est correct d'éliminer 23 et 24, là, de la
loi sur
l'accès à l'information, mais là on élimine 28, 28.1 et 29 aussi. Je veux juste
être sûr de bien comprendre.
Le Président (M.
Iracà) : Merci, M. le député de Jonquière. Me Lessard.
Lessard (Martin) : Non, ils sont à 118.5.3, c'est le renvoi. Ça fait
que tout est là, finalement, maintenant, tout est à 118.5.3, là, ces articles
d'exception là.
Le Président (M.
Iracà) : Merci, Me Lessard. Questions, commentaires, amendement,
article 27 proposé à l'article 16? Sur l'amendement, questions
commentaires, interventions? M. le député de Jonquière.
Gaudreault : Le dernier alinéa, c'est : «Le présent
article n'a
pas pour effet de restreindre la portée de l'article 118.4.» Pour les
mêmes raisons qui nous ont été expliquées tout à l'heure à 23.1?
Lessard (Martin) : On s'est dit que c'était préférable. Trop fort ne
casse pas, trop fort ne casse pas. Dans le fond, on va le remettre...
Gaudreault : Trop fort ne casse pas. Bon réflexe.
Le Président (M.
Iracà) : Merci, Me Lessard. Il y avait le député de Masson... Je
pense que vous vouliez également intervenir.
Lemay : En fait, M. le Président, ma question portait sur le même
effet que le député de Jonquière, concernant les articles qui étaient
mentionnés précédemment et pour laquelle la réponse, elle a déjà été formulée.
Le Président (M.
Iracà) : Bon, bien, les grands esprits se rencontrent. Est-ce qu'il y
a d'autres interventions, questions,
commentaires? S'il n'y a pas d'autre intervention, je vais procéder à la mise
aux voix. Est-ce que l'amendement à l'article 27 proposé à
l'article 16, tel que lu par M. le ministre, est adopté?
Une voix :
Sur division.
Le Président (M.
Iracà) : Adopté sur division. En lien toujours avec l'article 16,
est-ce qu'il y a d'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention,
je vais procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 16, tel qu'amendé,
est adopté?
Président (M. Iracà) :
Article 16, adopté. Nous allons refaire un
bond vers l'avant. Nous avions suspendu l'adoption de l'article 177 pour faire l'étude de
l'article
L'article 16 étant fait, nous revenons à
l'article 177. Vous me suivez?
Questions, commentaires sur 177? Alors, s'il n'y a pas d'intervention, je vais
procéder à la mise aux voix. Je vais procéder à la mise aux voix. Est-ce
que l'article 177, tel qu'amendé, est adopté?
Le Président (M.
Iracà) : 177, adopté. S'il vous plaît, M. le ministre, à la lecture
pour l'article 178.
M. Heurtel :
L'article 118.5.3 de cette loi est remplacé par le suivant :
«118.5.3.
Sous réserve des restrictions au droit d'accès prévues aux articles 28,
28.1 et 29 de la
Loi sur l'accès aux
documents des organismes publics et sur la protection des renseignements
personnels (chapitre A-2.1), les documents et les renseignements
contenus dans les registres constitués par les articles 118.5 à 118.5.2
ont un caractère public, à l'exception des renseignements concernant la
localisation d'espèces menacées ou vulnérables.
ministre publie avec diligence ces documents et ces renseignements sur le site
Internet de son ministère.»
le Président, cet
article vise à préciser que les articles de la Loi d'accès
aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels qui visent la sécurité
publique ou de l'État ainsi que les renseignements concernant la
localisation d'espèces menacées ou vulnérables sont protégés.
M. le Président, à ce stade-ci, je vous demanderais de suspendre brièvement
pour la préparation d'un amendement.
Le Président (M.
Iracà) : Je vais suspendre les travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à
16 h 12)
Le Président (M.
Iracà) : À l'ordre, s'il vous plaît! Nous allons reprendre nos
travaux. Nous étions toujours à l'article 178. Je crois qu'il y avait un amendement
proposé par M. le ministre. À la lecture, s'il vous plaît.
M. Heurtel :
Insérer, après le premier alinéa de l'article 118.5.3 remplacé par l'article 178
du projet de loi, l'alinéa suivant :
«De plus, les
restrictions prévues à l'article 23.1 de la présente loi s'appliquent aux renseignements et documents contenus dans le registre constitué par l'article 118.5.»
Alors, ici, M. le Président, c'est un amendement qui permet, pour ainsi dire, de boucler la boucle
sur le régime que nous venons d'adopter, là, avec les divers amendements
que nous avons adoptés à 23, 23.1, 27, 118.4 et 118.5.
Président (M. Iracà) : Merci beaucoup, M. le ministre. Sur l'amendement à l'article 178, est-ce
qu'il y a des questions, commentaires, interventions, suggestions? S'il n'y a pas d'intervention, je vais procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement à l'article 178,
118.5.3 proposé à l'article 178, est adopté?
Président (M. Iracà) : Amendement
adopté. 118.5.3. Questions, commentaires? M. le
député de Jonquière.
Gaudreault : Oui. Bien là, maintenant,
c'est rendu le troisième alinéa, la notion de diligence. On en avait déjà
discuté, je pense, c'est le
7 décembre, le même 7 décembre. Parce qu'il y a une obligation
quand même pour le ministre d'agir dans les trois
mois après le dépôt des documents, là, selon 31.1.1, pour convoquer un BAPE.
Alors, si on veut permettre aux gens d'être
informés puis de pouvoir agir, il faut trouver quand même un délai qui est
rapide pour permettre d'avoir accès aux documents sur le site Internet
du ministère.
Alors, j'aimerais avoir une définition... Ou est-ce
que le ministre est ouvert à préciser le délai? Parce que la diligence, elle peut être interprétée de différentes
manières, là. Alors, on pourrait dire : Dans quelques
jours, dans les... on pourrait préciser : Dans une semaine, dans
15 jours. On a déjà utilisé les délais, là, de 15 jours, par exemple,
ailleurs dans la loi. Je dis ça à
titre
d'observation, là, ça pourrait être un autre délai. Mais, quand on dit «avec
diligence», ça laisse quand même une interprétation puis une discrétion, voilà,
c'est le mot que je cherchais, une discrétion au ministre qui peut nuire au
droit du public d'avoir accès aux informations pour se préparer pour le BAPE éventuel. Je comprends en même temps qu'il y a
quand même des enjeux administratifs reliés, entre autres, au travail qui doit se faire dans
les directions régionales, etc.
Alors, la notion de diligence est bien importante.
J'aimerais savoir ce que le ministre entend par «diligence».
Le Président (M. Iracà) : Merci, M.
le député de Jonquière. M. le ministre.
Heurtel : Outre que de référer le député à ma réponse précédente sur
le point, il faut comprendre qu'il y a plusieurs
types de documents. Si, justement, on parle d'un document qui est visé par tout
le régime qu'on vient d'adopter à
23.1, bien, si le député propose un délai de jours, puis il y a une
contestation judiciaire, bien là son délai fonctionnerait comment?
Alors, il
peut y avoir des cas où justement on est tributaires d'actions et de gestes qui
ne sont pas nécessairement de notre
contrôle, qui fait en sorte qu'on ne peut pas nécessairement verser un document
au registre dans un délai fixe. Il faut qu'on ait cette souplesse-là.
Et, encore
une fois, je voudrais juste comprendre dans quel univers le député peut penser
que ce n'est pas dans l'intérêt,
après tout le nouveau régime qu'on vient d'adopter, de transparence... pourquoi
ce ne serait pas dans l'intérêt du ministère de rendre ça public le plus
rapidement possible.
Le Président (M. Iracà) : Merci, M.
le ministre. Est-ce qu'il y a d'autres interventions à 118.5.3, proposé à
l'article 178?
Gaudreault : Quand même, M. le Président, est-ce qu'il peut nous
donner un ordre de grandeur, de temps? «Avec
diligence», ça veut dire quoi, selon les enjeux, selon les dossiers? Est-ce
qu'il peut se baser sur l'expérience aussi pour nous donner une réponse
un petit peu plus claire?
Président (M. Iracà) : Merci, M. le député de Jonquière. On me fait
signe qu'il n'y a pas d'autre commentaire de la
partie ministérielle en
lien avec ce dossier, en lien avec la question. Est-ce qu'il y a d'autres
commentaires, toujours 118.5.3? M. le député de Jonquière.
Gaudreault : Bien, à la
limite, sans mettre un délai précis, on pourrait partir le compteur du délai de
trois mois à partir du moment où les
documents sont publics sur le site Internet du ministère. Ça, ça pourrait être
une autre option, là.
Est-ce que ça a été examiné? Si oui, pourquoi ça
n'a pas été retenu? Est-ce qu'on pourrait le regarder?
Le Président (M. Iracà) : Merci, M.
le député de Jonquière. M. le ministre.
Heurtel : On a déjà fait ça, M. le Président, on a amendé, là. Alors,
31.1.1.3°... pardon, après le 3°, donc c'est le deuxième alinéa :
«Le ministre doit, dans les trois mois suivant le dépôt d'une demande
d'autorisation au registre prévu à
l'article 118.5, informer le demandeur de son intention de recommander au
gouvernement d'assujettir le projet à la procédure...» Donc, ce qu'il
suggère, le compteur est déjà... on l'a déjà fait, ce travail-là.
Président (M. Iracà) : Merci, M. le ministre. Questions,
commentaires, 118.5.3 proposé à l'article 178? Ça va? S'il n'y a pas d'autre intervention, je vais
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 178, tel qu'amendé, est
adopté?
Président (M. Iracà) : 178, adopté. Nous allons poursuivre avec
l'article 179. S'il vous plaît, M. le ministre, à la lecture.
M. Heurtel :
L'article 118.6 de cette loi est remplacé par ce qui suit :
«Chapitre XI. Accréditation et
certification.
«118.6. Le
ministre peut accréditer ou certifier une personne ou une municipalité pour
effectuer un prélèvement, une analyse, un calcul, une évaluation, une
expertise ou une vérification.
«Le ministre
peut délivrer, aux conditions qu'il détermine, une telle accréditation ou
certification à toute personne ou municipalité qui :
«1° satisfait aux conditions prévues à cette fin
par règlement du gouvernement, notamment des conditions d'admission ou de
délivrance;
«2° acquitte les droits fixés par règlement du
gouvernement.»
M. le Président, cet
article vise à identifier les activités
pouvant faire l'objet d'une accréditation ou une certification et
prévoit les modalités lui permettant de délivrer une accréditation ou une
certification. Merci, M. le Président.
Président (M. Iracà) : Merci, M. le ministre. Questions, commentaires, 118.6 proposé à l'article 179? Il
ne semble pas y avoir de questionnement ou de commentaire. S'il n'y en a... M.
le député de Jonquière.
M. Gaudreault : Au deuxième
alinéa : «Le ministre peut délivrer, aux conditions qu'il détermine, une
telle accréditation ou certification à toute personne ou municipalité», est-ce
que c'est quelque chose qui est utilisé assez régulièrement, ça, ce type de
condition, si on veut, là, qui est livré ou qui est donné, là?
Le Président (M. Iracà) : On
m'indique que Me Grignon est de retour avec nous, alors... en public, bien sûr.
Vous connaissez la procédure, Me Grignon.
Grignon (Karine) : Oui, tout à fait. Alors, Karine Grignon. Je suis avocate au ministère de la Justice, affectée au ministère du Développement
durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.
Président (M. Iracà) : Je
présume que j'ai le consentement, M. le
député de Jonquière.
Me Grignon, la parole est à vous.
Mme Grignon (Karine) : Oui. En fait,
les deux conditions qui apparaissent ici, c'est pour être sûr qu'avant d'exercer sa discrétion le ministre
va s'assurer des deux choses qui sont énumérées là. Donc, il ne pourra pas
délivrer tant et aussi longtemps que les deux conditions ici ne sont pas
satisfaites. C'est vraiment pour s'assurer que les droits sont bien acquittés
avant la délivrance de l'accréditation en tant que telle.
Président (M. Iracà) :
Merci, Me Grignon. Est-ce qu'il
y a d'autres questions,
commentaires, 118.6 proposé à 179? Il ne semble pas y
avoir d'autre intervention. À ce moment-ci, je vais demander au ministre de
poursuivre avec 118.7. S'il vous plaît, à la lecture.
Heurtel : «118.7. La période
de validité d'une accréditation ou d'une certification est fixée par le
ministre.
«À son
échéance, le ministre peut renouveler, aux conditions qu'il détermine,
l'accréditation ou la certification si la personne ou la municipalité
accréditée ou certifiée :
«1° satisfait aux conditions prévues à cette fin
par règlement du gouvernement, notamment celles prévues pour son maintien;
«2° acquitte les droits fixés par règlement du
gouvernement.»
M. le Président, cet
article indique... cet
article propose que la période
de validité d'une accréditation ou d'une certification soit fixée par le
ministre et que le ministre peut renouveler cette accréditation ou cette
certification aux conditions qu'il détermine.
Le Président (M. Iracà) : Merci, M.
le ministre. 118.7, questions, commentaires, suggestions? S'il n'y a pas d'intervention,
je vais demander au ministre de poursuivre et de faire la lecture à 118.8, s'il
vous plaît.
Heurtel : «118.8. Une
personne ou une municipalité accréditée ou certifiée doit aviser le ministre
dans les plus brefs délais de tout changement à ses coordonnées.
«Elle peut également lui demander une
modification à son accréditation ou à sa certification.»
M. le Président, l'article 118.8 vise à s'assurer que le ministre
ait toujours accès aux coordonnées à jour du titulaire
d'une accréditation ou d'une certification. Il prévoit également que le
titulaire peut demander des modifications à son accréditation ou à sa
certification.
Le Président (M. Iracà) : Merci,
M. le ministre. Questions,
commentaires, 118.8? S'il
n'y a pas d'intervention, je
vais toujours suggérer au ministre de poursuivre avec 118.9. S'il vous plaît, à
la lecture.
M. Heurtel :
«118.9. Une certification est incessible.
«Une accréditation
est cessible. Cependant...»
Pardon, je vais
reprendre. Je vais reprendre l'article au complet, M. le Président :
«118.9. Une
certification est incessible.
«Une
accréditation est cessible. Cependant, le cédant doit, au préalable,
transmettre au ministre un avis de cession contenant les renseignements
et les documents prévus par règlement du gouvernement.
outre, le cessionnaire doit joindre à cet avis la déclaration exigée par le
ministre en vertu de l'article 115.8.
«Dans
les 30 jours de la réception des renseignements et des documents
mentionnés aux deuxième et troisième alinéas,
le ministre peut notifier au cédant et au cessionnaire un avis de son intention
de s'opposer à la cession pour l'un des motifs prévus aux articles 115.5 à 115.7. Si le ministre n'a pas
envoyé un tel avis à l'expiration de ce délai, la cession est réputée
complétée.
«L'avis d'intention
du ministre doit donner au cédant et au cessionnaire un délai d'au moins
15 jours pour lui faire part de leurs observations.
«Dans
les 15 jours de la réception des observations et de l'expiration du délai
pour ce faire, le ministre notifie sa décision au cédant et au
cessionnaire.
«Une fois la cession
complétée, le nouveau titulaire a les mêmes droits et obligations que le
cédant.»
M. le Président, l'article 118.9 propose le même mécanisme de cession que
l'autorisation. En règle générale, la cession
se ferait plutôt de plein droit à la suite du dépôt par le
titulaire de l'autorisation d'un avis de cession au ministre. La
personne au profit de qui la cession serait faite aurait, quant à elle, l'obligation
de fournir au ministre la déclaration prévue
à l'article 115.8 de la LQE, qui porte notamment
sur les infractions pénales, soit fiscales ou environnementales, et les
actes criminels dont lui-même ou, s'il s'agit d'une personne morale, l'un de
ses administrateurs, dirigeants ou actionnaires
a, le cas échéant, été déclaré coupable. Le ministre pourra s'opposer à la
cession dans le seul cas où cette déclaration révèle une telle
infraction à une déclaration de culpabilité.
Nous avons un
amendement, M. le Président.
Le Président (M.
Iracà) : Oui. À la lecture, M. le ministre.
M. Heurtel :
Ajouter, à la fin du troisième alinéa de l'article 118.9 introduit par
l'article 179 du projet de loi, «ainsi que les renseignements et les
documents prévus par règlement du gouvernement».
Président (M. Iracà) : Merci, M. le ministre. L'amendement ayant déjà été distribué, imprimé et distribué, M.
le ministre, est-ce qu'il y avait
davantage d'explications en lien avec l'amendement que vous venez de lire?
M. Heurtel :
Me Grignon.
Le Président (M.
Iracà) : Me Grignon, la parole est à vous.
Mme Grignon
(Karine) : Oui. En fait, c'est simplement pour ajouter la possibilité,
dans un règlement du gouvernement, de prévoir les obligations qui s'appliquent au
cédant, mais aussi au cessionnaire. Donc, les deux personnes intervenant
à la cession vont avoir des obligations à respecter.
Président (M. Iracà) :
Merci, Me Grignon. Alors, sur l'amendement 118.9 proposé à l'article 179,
questions, commentaires, suggestions, interventions? S'il n'y a pas d'intervention,
je vais procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement à l'article 118.9
proposé à l'article 179 est adopté?
Le Président (M.
Iracà) : Amendement adopté. Sur 118.9, est-ce qu'il y a des
interventions? S'il n'y a pas d'intervention, je vais suggérer toujours au
ministre de poursuivre avec 118.10. À la lecture, s'il vous plaît.
Heurtel : «118.10. Le
ministre peut constituer des comités consultatifs pour le conseiller sur toute
question qu'il peut leur soumettre
concernant notamment la délivrance d'une accréditation ou d'une certification,
sa modification, son renouvellement, sa suspension ou sa révocation.
«Il détermine le
nombre de ces comités, leur composition et le mandat qu'il leur confie.»
M. le Président, cet
article introduit la possibilité pour le ministre de constituer des comités
consultatifs pour le conseiller à l'égard de l'accréditation ou de la
certification. Merci, M. le Président.
Le Président (M.
Iracà) : Merci, M. le ministre. 118.10, questions, commentaires,
interventions? S'il n'y a pas d'intervention, je vais suggérer au ministre de
poursuivre l'étude à 118.11. À la lecture.
M. Heurtel : «118.11. Le ministre peut conclure une entente
pour déléguer à une personne ou une municipalité tout ou
partie de ses
responsabilités visées aux articles 118.6 à 118.10 ou tout pouvoir relatif
au contrôle effectué pour assurer l'application du présent chapitre.
«Une telle entente
prévoit notamment :
«1° les
responsabilités déléguées;
les pouvoirs prévus par la présente loi qui peuvent être exercés par le
délégataire, notamment ceux prévus en matière de suspension, de
modification, de révocation ou de contrôle;
«3° les sommes que le
délégataire peut conserver et les fins auxquelles elles peuvent servir;
les règles relatives à la collecte, à l'utilisation, à la communication et à la
conservation de renseignements par le délégataire;
«5° les modalités de
reddition de comptes du délégataire;
«6° les sanctions
applicables en cas de non-respect des obligations qui découlent de l'entente;
«7° les conditions de
renouvellement et de résiliation de l'entente.
«Le délégataire est
responsable de tout préjudice ou de tout dommage causé dans le cours de
l'exécution de l'entente de délégation.»
M. le Président, cet
article propose la possibilité pour le ministre de conclure une entente visant à
déléguer tout ou
partie de ses responsabilités à l'égard de
l'accréditation ou de la certification. Merci, M. le Président.
Le Président (M.
Iracà) : Merci, M. le ministre. 118.11, M. le député de Jonquière.
Gaudreault : Oui. Est-ce que
le ministre pourrait nous donner des exemples dans quelle matière il
pourrait utiliser ce pouvoir de déléguer puis à qui, à quel organisme?
Le Président (M.
Iracà) : Merci, M. le député de Jonquière. M. le ministre.
M. Heurtel :
Un exemple pourrait être le Bureau de normalisation du Québec, M. le Président.
Le Président (M.
Iracà) : Merci, M. le ministre. D'autres questions, 118.11?
Gaudreault : Mais il pourrait déléguer aussi à un organisme privé.
Le Président (M.
Iracà) : M. le ministre.
M. Heurtel :
Oui, M. le Président.
Le Président (M.
Iracà) : Merci. M. le député de Jonquière.
Gaudreault : Est-ce que ça peut concerner, par exemple, les organismes
de bassin versant qui ont déjà des responsabilités en vertu des bassins
versants?
M. Heurtel :
Possible, M. le Président.
Président (M. Iracà) : Merci. 118.11, questions, commentaires,
interventions? S'il n'y pas d'autre intervention pour 118... Oui, M. le
député de Jonquière.
Gaudreault : O.K. Quand on dit : «Une telle entente prévoit
notamment», la liste qui est là, est-ce que c'est au moins un minimum, là, les sept obligations qui
sont là doivent être prévues par l'entente — parce que, là, c'est quand même une
délégation de pouvoirs du ministre — par exemple les modalités de
reddition de comptes du délégataire? Le
«notamment», il fait référence à quoi? Parce que, s'il délègue à un organisme
privé ses pouvoirs, il faut quand même que cet organisme privé ait une reddition de comptes à faire, sinon on perd
dans la transparence puis on perd dans le contrôle. Alors, est-ce que
c'est cumulatif, les sept points qui sont là, ou c'est un ou l'autre?
Le Président (M.
Iracà) : Merci, M. le député de Jonquière. M. le ministre.
M. Heurtel :
Cumulatif, M. le Président.
Le Président (M.
Iracà) : Merci, M. le ministre. Questions, commentaires, 118.11? S'il
n'y a pas d'autre intervention, je vais vous demander si vous avez des
questions en lien avec l'intitulé de l'article 179,
chapitre XI, Accréditation et certification? S'il n'y a pas
d'intervention, je vais procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 179, tel qu'amendé, est adopté?
Le Président (M. Iracà) : 179,
adopté. Nous poursuivons avec l'article 180. S'il vous plaît, M. le
ministre, à la lecture.
Heurtel : 180. Cette loi est modifiée par l'insertion, avant
l'article 119, de ce qui suit :
«Chapitre XII. Inspections
et enquêtes.»
le Président, la modification vise à regrouper à l'intérieur d'un même
chapitre
l'ensemble des dispositions de la loi portant sur les pouvoirs
d'inspection et d'enquête.
Le Président (M.
Iracà) : Merci, M. le ministre. 180, questions, commentaires,
interventions? S'il n'y a pas d'intervention sur l'article 180, je vais
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 180 est adopté?
Le Président (M.
Iracà) : 180, adopté. 181. S'il vous plaît, M. le ministre, à la
lecture.
M. Heurtel :
181. Cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 119.0.1, du
suivant :
«119.0.2. Lorsqu'une
municipalité est tenue d'appliquer tout ou
partie d'un règlement pris en vertu
de la présente loi, les fonctionnaires ou
employés de cette municipalité, dûment autorisés par celle-ci, sont investis
des pouvoirs prévus à l'article 119 aux fins de l'application de ce
règlement.»
le Président, il s'agit d'un nouvel article. Il prévoit que les fonctionnaires
ou employés d'une municipalité qui est tenue
d'appliquer tout ou
partie d'un règlement pris en vertu de la présente loi sont
investis des pouvoirs d'inspection définis à l'article 119 de la
loi. Merci, M. le Président.
Président (M. Iracà) : Merci, M. le ministre. Alors, 119.0.2 proposé à
l'article 181, questions, commentaires? S'il n'y a pas
d'intervention, je vais précéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 181 est adopté?
Le Président (M.
Iracà) : 181, adopté. 182. À la lecture, s'il vous plaît, M. le
ministre.
Heurtel :
L'article 119.1 de cette loi est modifié par le
remplacement, dans le paragraphe 2° du cinquième alinéa, de «la
qualité du sol, à la végétation, à la faune» par «l'environnement, aux espèces
vivantes».
M. le Président, la
modification proposée est de nature terminologique. Merci, M. le Président.
Président (M. Iracà) : Merci, M. le ministre. 182, questions,
commentaires, suggestions, interventions? S'il n'y a pas d'intervention,
je vais procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 182 est adopté?
Le Président (M.
Iracà) : 182, adopté. 183. M. le ministre, à la lecture, s'il vous
plaît.
M. Heurtel :
L'article 120 de cette loi est modifié par l'insertion, après «toute
personne», de «ou municipalité».
M. le Président, la modification vise à faire
en sorte que les pouvoirs attribués
au ministre et aux fonctionnaires en vertu de
l'article 120 puissent s'exercer à l'égard
d'une municipalité également, puisque la définition du mot «personne»
prévue à l'article 1 de la loi ne vise pas les municipalités. Merci,
M. le Président.
Le Président (M.
Iracà) : Merci, M. le ministre. 183, questions, commentaires
interventions? S'il n'y a pas d'intervention, je vais procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'article 183 est adopté?
Le Président (M.
Iracà) : 183, adopté. 184. À la lecture, M. le ministre.
Heurtel :
L'article 120.1 de cette loi est modifié par le remplacement, dans le
deuxième alinéa, de «la qualité du sol, à la végétation ou à la faune»
par «l'environnement ou aux espèces vivantes».
M. le Président, la modification
est de concordance terminologique et est de concordance avec les autres dispositions
de la loi à l'égard de cette séquence. Merci.
Le Président (M.
Iracà) : Merci beaucoup, M. le ministre. 184, questions, commentaires,
interventions? S'il n'y a pas d'intervention, je vais procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'article 184 est adopté?
Le Président (M.
Iracà) : 184, adopté. 185. À la lecture, M. le ministre.
M. Heurtel :
L'article 122 de cette loi est renuméroté 2.6.
le Président, cet
article propose de déplacer à l'intérieur du
chapitre II
relatif aux fonctions et pouvoirs du ministre
l'obligation de remplir, en sus des devoirs qui lui sont assignés par la
présente loi, tous les autres devoirs qui lui sont prescrits par le
gouvernement. Merci.
Président (M. Iracà) : Merci, M. le ministre. 185, questions,
commentaires? S'il n'y a pas d'intervention, je vais procéder... M. le
député de Masson.
Lemay : C'est juste que, là, je ne l'ai pas devant moi, l'article 122,
puis, vu qu'on a une belle page blanche, là, je veux juste le retrouver.
Pouvez-vous me laisser le temps...
Le Président (M.
Iracà) : Oui, prenez le temps, M. le député de Masson.
Le Président (M.
Iracà) : M. le député de Masson, en lien avec l'article 185.
Lemay : Non, ça va, M. le Président. Après vérification, là, on a pu
constater de quoi relevait l'article 122. Merci.
Président (M. Iracà) : Merci, M. le député de Masson. 185, questions,
interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, je vais procéder à
la mise aux voix. Est-ce que l'article 185 est adopté?
Le Président (M.
Iracà) :
Article 185, adopté. 186. À la lecture, M. le ministre.
M. Heurtel :
L'article 122.2 de cette loi est remplacé par ce qui suit :
«Chapitre XIV. Dispositions
diverses.
«122.2. L'autorité
qui a délivré une autorisation peut également la suspendre ou la révoquer à la
demande de son titulaire.
présent
article s'applique, avec les adaptations nécessaires, à toute
approbation, attestation, accréditation ou certification accordée en
vertu de la présente loi ou de ses règlements.»
le Président, la modification vise, d'une part, à regrouper diverses autres
dispositions de la loi à l'intérieur du même chapitre. D'autre part, elle modifie l'article 122.2 par
concordance terminologique avec la nouvelle autorisation et les diverses
approbations, attestations, accréditations et certifications accordées en vertu
de la loi ou de ses règlements. Merci, M. le Président.
Président (M. Iracà) : Merci, M. le ministre.
Article 122.2
proposé à l'article 186, questions, commentaires, interventions? M.
le député de Masson.
M. Lemay :
Oui. On avait retiré du texte à l'article 20, suite... — j'essaie
de le retrouver, là — avec
un amendement qui avait été apporté à
l'article 20 introduit par l'article 16, là, de notre projet de loi,
et à ce moment-là, parce qu'on avait
des notes explicatives à l'amendement, ça disait : «Cet alinéa abrogé sera
réintroduit par amendement sous la forme
d'un nouvel
article qui sera situé dans le
chapitre XIV portant sur les
dispositions diverses.» J'aimerais juste savoir... Le ministre nous
avait dit, à ce moment-là, qu'il allait apporter un amendement dans cette
section du
chapitre XIV. J'aimerais savoir si c'est toujours le cas, si
c'est à 122.2 qu'il avait l'intention d'introduire son amendement.
Le Président (M.
Iracà) : Merci, M. le député de Masson. M. le ministre va prendre
quelques secondes pour étudier la question.
M. Heurtel :
Me Lessard va répondre, M. le Président.
Le Président (M.
Iracà) : Me Lessard. Alors, la parole est à vous.
Lessard (Martin) : Oui. Là,
on m'indique que ce serait réintégré à l'article 124.6. Là, on n'est pas
encore rendus là, c'est ça. Ça fait
partie d'un amendement, là, qui va venir.
Le Président (M.
Iracà) : Merci, Me Lessard.
M. Lemay :
124.6? Parce que, quand je regarde 124, moi, je vois 124.1...
M. Lessard
(Martin) : Non, mais ça va
être un nouvel
article 190.1 du projet
de loi qui va venir intégrer
dans la LQE un nouvel
article 124.6, qui va créer le 124.6 qui va
reprendre, là, ce que vous avez identifié, là.
Président (M. Iracà) : C'est
bien? Merci, M. le député de Masson. Merci, Me Lessard. Questions,
commentaires, 122.2 proposé à l'article 186?
Juste
avant d'adopter l'article 186, sur l'intitulé
chapitre XIV, Dispositions diverses, est-ce qu'il y a des questions, commentaires? Il n'y a pas
de commentaire.
Je vais procéder à la
mise aux voix pour l'article 186. Est-ce que l'article 186 est
adopté?
Le Président (M.
Iracà) :
Article 187. M. le ministre.
M. Heurtel :
L'article 123.1 de cette loi est modifié :
1° par le
remplacement du premier alinéa par le suivant :
titulaire d'une autorisation délivrée en vertu de la présente loi est tenu d'en
respecter les normes particulières ainsi que les conditions,
restrictions et interdictions qui y sont prévues.»;
2° par la
suppression, dans le deuxième alinéa, de la deuxième phrase.
M. le Président, la modification proposée au paragraphe 1° est de
concordance terminologique. La modification proposée par le paragraphe 2° vise à supprimer une référence à une attestation
de conformité environnementale, laquelle a été remplacée par la déclaration
de conformité. Merci, M. le Président.
Président (M. Iracà) : Merci, M. le ministre. 187, questions commentaires, interventions? S'il n'y a...
M. le député de Jonquière,
j'aperçois un doigt levé. Oui?
Gaudreault : Oui. Dans le
texte d'origine, deuxième alinéa, on dit : «Le présent
article s'applique
à toutes les autorisations délivrées en vertu de la présente loi depuis
le 21 décembre 1972.» Donc, ça, c'est la date d'adoption de la loi
d'origine, là? O.K.
Mais pourquoi on
dit «depuis le 21 décembre 1972»? On pourrait juste dire : «Le
présent
article s'applique à toutes les
autorisations délivrées en vertu de la présente loi depuis...» En tout cas, je trouve ça drôle que tout d'un coup la date de l'adoption de
la loi apparaisse, là. Quand on dit «en vertu de la loi», c'est en vertu
de la loi, là.
Parce qu'il n'y a sûrement pas eu des
autorisations délivrées avant l'adoption de la loi, là. C'est une drôle
de... On aime bien les dates, là. L'autre
fois, c'était le lendemain de la mort d'Elvis; là, c'est le 21 décembre
1972. O.K., bien... Point.
Président (M. Iracà) : Alors, merci, M. le député de Jonquière.
Toujours en lien avec l'article 187, est-ce qu'il y a des
questions, commentaires? M. le député de Jonquière.
Gaudreault : On avait supprimé, dans d'autres articles, les normes
particulières. Au deuxième... au paragraphe, là : «Le titulaire d'une autorisation délivrée en vertu de la
présente loi est tenu d'en respecter les normes [...] ainsi que les
conditions, restrictions et interdictions qui y sont prévues», on avait enlevé
«particulières». On avait eu un bon débat là-dessus.
Alors,
je pense que, par concordance, il faudrait le faire. Puis je vois le collègue
de Masson opiner du bonnet aussi, là. Donc, on pourrait faire un petit
amendement pour enlever «particulières» après «normes».
Le Président (M.
Iracà) : Alors, merci, M. le député de Jonquière. M. le ministre.
Gaudreault : Si vous me donnez deux minutes, on va le faire, là.
Le Président (M.
Iracà) : Ah! il y a une proposition pour que vous fassiez...
Gaudreault : Ou à moins que... Bon, bien, on va le faire.
Président (M. Iracà) : Parfait, merci. Alors, je peux suspendre les
travaux quelques instants pour... le temps de faire l'amendement.
Je suspends les
travaux.
(Suspension de la séance à
16 h 55)
Le Président (M.
Iracà) : À l'ordre, s'il vous plaît! Nous reprenons nos travaux. Nous
étions au dépôt d'un amendement à l'article 187. M. le député de Jonquière.
M. Gaudreault : Oui. Alors, l'amendement se lit comme
suit : Supprimer, au premier alinéa de l'article 123.1 modifié
par l'article 187 du projet de loi, le mot «particulières».
Président (M. Iracà) : Merci, M. le député de Jonquière. Est-ce
qu'il y avait davantage
d'explications ou, à la lecture, ça fait foi de votre intervention?
Gaudreault : Ça fait foi.
Le Président (M.
Iracà) : Merci, M. le député de Jonquière. Interventions? Pas
d'intervention. S'il n'y a pas d'intervention, je vais procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'amendement à l'article 187, tel que lu par le député de
Jonquière, est adopté?
Le Président (M.
Iracà) : Amendement adopté. 187, questions, commentaires,
interventions? S'il n'y a pas d'intervention, je vais procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'article 187, tel qu'amendé, est adopté?
Le Président (M.
Iracà) : 187, adopté. 188. À la lecture, s'il vous plaît, M. le
ministre.
Heurtel :
L'article 123.2 de cette loi est modifié par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «et une dénégation de
conformité faite en vertu de l'article 95.4, sont exécutoires» par «est
exécutoire».
M. le Président, la modification proposée est de concordance avec les articles
concernant l'attestation de conformité environnementale prévue à l'article 95.1 de la loi
actuelle tout comme la dénégation de conformité prévue à l'article 95.4...
ont été abrogés.
Président (M. Iracà) : Merci, M. le ministre. 188, questions, commentaires? S'il
n'y a pas d'intervention, je
vais procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 188 est adopté?
Le Président
(M. Iracà) : 188, adopté. 189. M. le ministre, à la lecture.
M. Heurtel :
L'article 124 de cette loi est remplacé par le suivant :
«124.
Le ministre est exonéré de toute responsabilité pour le préjudice subi par le
titulaire d'une autorisation qui résulte
de la réalisation d'une activité conformément aux renseignements ou aux
documents fournis par ce titulaire et sur lesquels se fonde
l'autorisation, à moins que ce préjudice ne soit dû à une faute lourde ou intentionnelle.
en est de même pour le préjudice subi par tout déclarant d'une activité qui
résulte de la réalisation d'une activité conformément aux renseignements
ou aux documents accompagnant la déclaration de conformité faite en vertu des
articles 31.0.6 et 31.0.7.»
M. le Président, cet
article
établit une exonération de responsabilité du ministre pour le préjudice subi
par un titulaire d'autorisation lorsque son activité est réalisée conformément aux renseignements ou documents qu'il a fournis et sur lesquels se fonde l'autorisation, sauf si le
préjudice est dû à une faute lourde ou intentionnelle du ministre. Les
mêmes règles d'exonération de responsabilité s'appliquent à une activité qui
est réalisée conformément à la déclaration de conformité qui a été produite en
vertu de la loi. Merci, M. le Président.
Le Président
(M. Iracà) : Merci, M. le ministre. 189, questions, commentaires,
interventions? S'il n'y a pas d'intervention, je vais procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'article 189 est adopté?
Le Président
(M. Iracà) : 189, adopté. 190. À la lecture, M. le ministre.
M. Heurtel :
L'article 124.2 de cette loi est renuméroté 118.3.4 et est modifié
par le remplacement de «quatrième alinéa de l'article 124» par «premier
alinéa de l'article 118.3.3».
le Président, les modifications proposées sont de concordance avec la création
d'un
chapitre portant sur les municipalités aux articles 118.3 et
suivants de la loi et avec la renumérotation de l'article 124 en 118.3.3.
Le Président
(M. Iracà) : Merci, M. le ministre. 190, questions, commentaires,
interventions? S'il n'y a pas d'intervention, je vais procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'article 190 est adopté?
Le Président (M. Iracà) : 190,
adopté. 191. M. le ministre, à la lecture.
M. Heurtel :
Alors, avant de procéder à la lecture, M. le Président, nous avons un
amendement à proposer.
Le Président (M. Iracà) : À la
lecture, s'il vous plaît, M. le ministre.
M. Heurtel : Insérer, après
l'article 190 du projet de loi, les suivants :
190.1. Cette loi est modifiée par l'insertion,
après l'article 124.5 renuméroté par l'article 170 du projet de loi,
des suivants :
«124.6. Le
ministre avise le ministre de la Santé et des Services sociaux lorsque la
présence d'un contaminant dans l'environnement est susceptible de porter
atteinte à la vie, à la santé, à la sécurité, au bien-être ou au confort de
l'être humain. Il peut également aviser le
ministre de la Sécurité publique et le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries
et de l'Alimentation s'il le juge opportun.
«124.7. Le
ministre produit[...], au moins tous les dix ans, un rapport sur la mise en
oeuvre de la [Loi sur la qualité de l'environnement] ainsi que des
recommandations sur l'opportunité de la modifier.
«Le premier rapport est déposé [...] au plus
tard le (insérer ici la date qui suit de 10 ans celle de la sanction de la présente loi) [à l'Assemblée nationale — et les rapports subséquents sont déposés par
la suite au plus tard tous les 10 ans.
«124.8. Le
ministre propose[...], tous les cinq ans, une révision des dispositions
réglementaires prises en vertu des articles 31.0.6 et 31.0.12.»
Le Président (M. Iracà) :
Merci, M. le ministre. On est à distribuer l'amendement.
Je comprends
qu'une petite suspension, là, pour en prendre connaissance, ce serait apprécié,
hein, c'est ce que je comprends. Alors, je vais suspendre les travaux
quelques instants. Je suspends.
(Suspension de la séance à 17 h 5)
Président (M. Iracà) :
À l'ordre, s'il
vous plaît! Nous allons reprendre nos
travaux. Nous étions à un dépôt d'amendement pour l'ajout d'un
article 190.1.
Le Président (M. Iracà) : À
l'ordre, s'il vous plaît! À l'ordre!
Nous étions à
l'ajout d'un
article 190.1 avec un amendement. Sur l'amendement en tant
que tel, on va y aller étape par étape. 124.6 proposé à l'article 190.1
tel que le prévoit l'amendement, sur 124.6, est-ce qu'il y a des questions, commentaires,
interventions? M. le député de Masson.
M. Lemay : Bien, effectivement, là, après avoir fait vérification, là, ce qui avait été retiré à
l'article 20 introduit par l'article 16 du projet de loi se
retrouve exactement mot à mot ici, à 124.6, puis ça nous satisfait.
Le Président (M. Iracà) :
Merci, M. le député de Masson. D'autres interventions, 124.6? M. le député de
Jonquière.
M. Gaudreault : Oui, bien, je
voulais bien comprendre les raisons pour lesquelles on ne fait pas la référence
classique aux écosystèmes et compagnie, là. Alors, est-ce qu'on peut le dire?
Le Président (M. Iracà) :
Me Lessard.
M. Lessard (Martin) : Oui, bien,
bon, puisqu'on parle, là, qu'on avise le ministre de la Santé et des Services sociaux, là, bien, on a focalisé sur les choses,
là, qui concernent le confort de l'être humain, et tout ça. Donc,
évidemment, tout ce qui est écosystèmes et
les biens, ça n'a pas été mis dans cet article-là, là. Donc, c'est voulu, là.
Il y a végétation, je pense, aussi
qui n'est pas là et faune, probablement, là. Donc, on a mis les éléments qui
concernaient la Santé et Services sociaux.
Le Président (M. Iracà) :
Merci, Me Lessard. 124.6. M. le député de Jonquière.
M. Gaudreault : Oui, O.K. Puis
là on dit : «Il peut également aviser le ministre de la Sécurité publique
et le ministre de l'Agriculture, des
Pêcheries et de l'Alimentation s'il le juge opportun.» Est-ce qu'on peut savoir
ce qui va déterminer le fait qu'il utilise le pouvoir, finalement,
d'aviser le ministre?
Le Président (M. Iracà) :
Merci, M. le député de Jonquière. M. le ministre.
M. Heurtel : M. le Président,
c'est si l'enjeu les concerne.
Le Président
(M. Iracà) : Merci, M. le ministre. D'autres interventions,
124.6?
M. Gaudreault : Le fait de
nommer juste ces ministères-là, donc une obligation avec la Santé et Services sociaux et une possibilité avec la Sécurité publique,
l'Agriculture, les Pêcheries, l'Alimentation, est-ce que ça exclut les autres ministères qui pourraient être touchés
quand même par la présence d'un contaminant dans l'environnement? Je pense à la Forêt, Faune et Parcs. C'est quand même
un ministère important, Forêt, Faune et Parcs. Il pourrait y avoir la présence d'un contaminant qui affecte la faune.
Même chose avec le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles,
il pourrait y avoir un contaminant qui affecte des ressources naturelles qui
sont sous la responsabilité du ministère de l'Énergie et des Ressources
naturelles. Alors, est-ce qu'on ne devrait pas dire qu'en plus de la Sécurité
publique et Agriculture le ministre peut aviser ses collègues de la Faune,
Forêt et Parcs et Énergie et Ressources naturelles?
Le Président (M. Iracà) :
Merci, M. le député de Jonquière. M. le ministre.
M. Heurtel :
M. le Président, lorsqu'on est dans les cas, là, auxquels peut penser le député
de Jonquière, il y a, dans le cours normal des choses, un travail qui se
fait avec d'autres ministères. Ici, là, on ajoute une obligation du ministre
dans des cas bien spécifiques, là, c'est quand on parle d'un contaminant dans
l'environnement qui serait susceptible de porter atteinte à la vie, à la santé,
à la sécurité, au bien-être ou au confort de l'être humain. Alors, on parle d'un enjeu majeur qui va au-delà du cours
normal du travail du ministère de l'Environnement. Il est tout à fait
usuel, lorsqu'il y a un enjeu qui touche un
autre ministère, que cet autre ministère est appelé à contribution. Moi-même,
je travaille régulièrement avec plusieurs autres ministères lorsqu'il y
a des enjeux qui les touchent.
Là, ici,
l'esprit de 124.6, c'est véritablement une question qui parle de santé et de
sécurité publique, d'alimentation. Alors,
c'est vraiment là, il doit y avoir une obligation au ministre d'aller une coche
plus loin et d'aviser pour s'assurer, là, que le public soit protégé, M.
le Président.
Le Président (M. Iracà) :
Merci, M. le ministre. 124.6.
M. Gaudreault :
O.K., donc, si ça atteint la qualité de l'environnement, les écosystèmes, les
espèces vivantes ou les biens, il n'y
a pas d'obligation ou même pas de possibilité d'aviser les ministères
concernés, c'est ce que je comprends.
Le Président (M. Iracà) :
Merci, M. le député de Jonquière.
M. Heurtel : Ce n'est pas du
tout ça que j'ai dit, M. le Président.
M. Gaudreault : Bien, c'est parce que, là, on limite à la vie, santé, sécurité, bien-être, confort
de l'être humain. Je comprends que ça
touche la sécurité des êtres humains, donc c'est pour ça que c'est la Santé,
l'Agriculture, Pêcheries, Alimentation,
Sécurité publique. Mais, si c'est un rejet de contaminants qui touche les
espèces vivantes ou les écosystèmes, qui pourrait affecter la forêt, la
faune, les parcs, l'énergie et ressources naturelles, il n'y a pas d'obligation
d'aviser, on n'en parle pas dans la loi.
Le Président (M. Iracà) :
Merci, M. le député de Jonquière. M. le ministre.
M. Heurtel :
C'est une conclusion que tire le député de Jonquière. J'ai tenté d'expliquer,
puis mes explications, c'est totalement le contraire, M. le Président.
Le Président (M. Iracà) : M. le
député de Jonquière.
M. Gaudreault :
Bien, ce n'est pas le contraire parce qu'il nous dit que ça touche les
personnes, donc c'est pour ça que
c'est Santé et Services sociaux, Sécurité publique, Agriculture. Moi, je
dis : Si ça touche la qualité de l'environnement, les écosystèmes, les espèces vivantes ou les
biens, il faudrait toucher aussi les ministères qui sont concernés par ça.
Alors, c'est comme deux domaines. Ce que je
comprends, c'est qu'il ne veut pas qu'on parle d'aviser les ministres de la
Forêt, Faune et Parcs et de l'Énergie et
Ressources naturelles pour d'autres types de contaminants qui touchent d'autres
types de sujets, là, on va dire ça comme ça.
Le Président (M. Iracà) :
Merci, M. le député de Jonquière. M. le ministre.
M. Heurtel :
J'ai tenté d'expliquer que,