House Proceedings — 24 September 2019 (42nd Legislature, 1st Session)

2019-09-24

Quebec — Debates (Hansard)

House Proceedings — 24 September 2019 (42nd Legislature, 1st Session)

2019-09-24

Quebec — Debates (Hansard)

Sauvé : Merci, M. le Président. Aujourd'hui, je veux exprimer sans aucune retenue ma grande

admiration pour trois citoyennes

de mon comté, de Sainte-Dorothée, qui souhaitent relever le défi de trek

solidaire dans le désert du Maroc, le Rose Trip. Trois amies, Johane

Long, Carole Moreau et Marie-France Bélisle, partiront, du 31 octobre au 5 novembre, à parcourir le désert de Merzouga

au Maroc afin d'amasser des fonds pour les organisations Le cancer du

sein, parlons-en! et les Enfants du désert, qui offrent aux enfants

l'accès à l'éducation.

À la question : Pourquoi ce défi?, le trio Team K Bec rose répond : Nous

cherchions une aventure différente, combinant

dépassement physique et mental, tout en soutenant des causes qui nous

interpellent. Avec leurs boussoles en main, les trois gazelles de

Sainte-Dorothée se préparent à vivre leur grand périple.

Bonne chance, K Bec rose! Merci, M. le

Président.

Le Vice-Président (M. Picard) : Merci,

Mme la députée. Je cède maintenant la parole à Mme la députée d'Abitibi-Ouest.

Mme Blais

(Abitibi-Ouest) : Merci, M. le Président. En 1979, la communauté des Soeurs du

Sacré-Coeur ouvre une maison d'hébergement, devenue Maison Mikana en 1984, dirigée aujourd'hui par une corporation de femmes qui accueillent, hébergent et soutiennent dans leurs

démarches des femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants

depuis 35 ans.

Le mot «Mikana» veut dire «cheminement» en

anishnabe. De façon imagée, c'est le chemin que les femmes prennent pour s'en sortir. Ces intervenantes, des

anges gardiens, font de l'accompagnement, supportent et écoutent ces

femmes qui vivent les moments les plus difficiles de leur vie, ce,

24 heures par jour, sept jours sur sept.

Au cours de l'année 2018‑2019, La Maison Mikana

a hébergé 60 femmes et 55 enfants. L'équipe a aussi répondu à 699 demandes des services externes.

Les femmes retrouvent la paix et la liberté en échappant à la violence et en

assurant leur sécurité et celle de leurs enfants.

Vice-Président (M. Picard) : En terminant.

Blais (Abitibi-Ouest) : Oui. Un organisme que... En terminant, bravo

pour votre dévouement des 35 dernières années!

Le Vice-Président

(M. Picard) : Merci, Mme la députée. M. le député de Marquette.

M. Ciccone :

Merci, M. le Président. Je me permets de rendre hommage, aujourd'hui, à un

homme que je respecte beaucoup, dont les

paroles et actions sont toujours portées par des valeurs humaines, dans un

domaine que je connais bien, le

hockey. J'aimerais souligner, en cette Chambre, les loyaux services de

M. Georges Marien, l'actuel directeur général de la Ligue de hockey

midget AAA du Québec.

M. Marien

oeuvre au sein du hockey mineur depuis 1970

avec toujours la même conviction, la même priorité, celle de nos jeunes. Il a été intronisé au Temple

de la renommée de Hockey Québec en 2011; il a reçu l'Ordre du mérite par Hockey Canada en 2012 pour son engagement, son dévouement et

sa contribution au fil des années dans le hockey mineur.

Chaque

fois qu'il a eu une décision à prendre, M. Marien a placé l'athlète en

priorité. S'il prenait position dans un

dossier, sans aucune hésitation, les hockeyeurs demeuraient au coeur de

celle-ci. M. Marien s'est toujours tenu bien droit pour faire valoir les intérêts de nos athlètes. Un homme loyal,

très vaillant et toujours à l'écoute des besoins, il est certainement

un modèle à suivre.

Georges,

merci pour tout et pour tout ce que tu feras pour notre jeunesse québécoise,

et, surtout, ne change pas. Merci, M. le Président.

Vice-Président (M. Picard) : Merci, M. le député de Marquette. Je cède

la parole à M. le député de Chapleau.

Lévesque (Chapleau) : Merci, M. le Président. J'aimerais prendre le

temps de souligner l'excellent travail d'un

organisme communautaire de mon comté de Chapleau, qui oeuvre dans le domaine de

l'environnement. Il s'agit de l'organisme 3R Québec. Son champ

d'action vise la réduction, le réemploi et le recyclage des déchets voués à l'enfouissement. C'est plus de 21 tonnes de

résidus alimentaires et une vingtaine de tonnes d'autres résidus par semaine

qui sont ainsi détournés des sites

d'enfouissement traditionnels. On parle de plus de 2 000 tonnes par

année. C'est tout simplement exceptionnel.

C'est en offrant

plusieurs services de récupération tels que les boîtes Récup-Tout, la

récupération d'items aux domiciles des

particuliers, le vide-déménagement et le centre de distribution alimentaire que

3R Québec peut réaliser ses actions

et sa mission environnementales. Tous ces accomplissements ne pourraient être

possibles sans le travail acharné de

gens dévoués, et j'ai nommé Simon Boudreau, directeur général, Ivelisse Camilo,

Pierre Veillet, Debbie Lafrenière, Michel Gauthier, Claire Duchesneau,

Allan Lalonde et plusieurs autres.

Mille mercis à 3R

Québec pour vos services ainsi que votre implication environnementale au sein

de notre communauté. Bravo!

Vice-Président (M. Picard) :

Merci, M. le député. Je cède la parole à M. le député de Matane-Matapédia.

M. Bérubé :

M. le Président, aujourd'hui, je tiens à souligner le 150e anniversaire de

la municipalité de Saint-Donat. Depuis 1869,

ce magnifique village au décor montagneux situé au coeur de La Mitis s'est

développé sous l'influence marquée de la forêt et de l'agriculture. Le

comité organisateur des festivités du 150e n'a pas manqué de souligner cette

année significative de l'histoire de la communauté.

En juin dernier,

toutes et tous étaient conviés à venir fêter avec les Donatiennes et Donatiens.

Une imposante programmation d'animations, de

spectacles, de jeux et de repas en plein air fut présentée, et les participants

furent très nombreux. De plus, un

imposant ouvrage de 800 pages détaillé et minutieusement documenté par une

petite équipe de bénévoles sur

l'histoire de la municipalité, ses fondateurs et ses moments marquants fut

dévoilé. Il s'agit d'une contribution importante au patrimoine

historique de Saint-Donat.

tiens à souligner l'ensemble des bénévoles qui ont fait de ces célébrations un

succès et un moment particulier pour

se commémorer la riche histoire de cette communauté. Une fois de plus, bon

150e anniversaire! Merci, M. le

Président.

Vice-Président (M. Picard) :

Merci, M. le député. Je

cède la parole à Mme la députée de Laviolette—Saint-Maurice.

Tardif : Aujourd'hui, je rends un hommage bien mérité à M. Rémy Bélanger, qui s'implique

activement au sein de L'Harmonie de

La Tuque depuis plus de 53 ans. M. Bélanger a joué ses premières notes au sein du

corps musical en 1966, soit à l'âge

de 15 ans. Au fil des années, il s'est beaucoup impliqué, notamment au sein du conseil d'administration, et ce, pendant près de 40 ans, dont plus

de 25 ans à

titre de président.

Rémy Bélanger a été récipiendaire du trophée de

musicien le plus utile à son organisation à six reprises. Il a également

organisé et pris part à différents concerts dans plusieurs villes du Québec.

Il fut, en 2011, le président des fêtes du 100e anniversaire de L'Harmonie.

Rémy Bélanger

souhaite s'impliquer encore pendant plusieurs années au sein de ce corps musical, lui qui

excelle à la trompette. Ses deux enfants ont également suivi ses traces de

musicien. Merci pour votre implication qui fait chanter la vie.

Le Vice-Président (M. Picard) :

Merci, Mme la députée. Je cède maintenant la parole à Mme la députée de Rouyn-Noranda—Témiscamingue.

Lessard-Therrien : Merci, M. le Président. Depuis des mois, des gens du Saguenay—Lac-Saint-Jean, de l'Abitibi, en passant par la Mauricie et Lanaudière,

prennent leur bâton de pèlerin pour informer la population des conséquences

réelles de Gazoduq et GNL sur notre environnement, sur nos écosystèmes et sur

notre bilan carbone.

Quand notre gouvernement ne joue pas son rôle de chien de garde, c'est aux citoyens

de prendre le relais. Ils sont notre

dernier rempart contre ce colonialisme du siècle dernier, et, après les avoir

vu aller, je suis fière de vous rapporter que le rempart tient bon. La force de leur mouvement, elle s'exprime par

les rassemblements qui se multiplient dans notre région, dont la descente du fleuve Harricana ou encore le déroulement

d'une bannière géante à la frontière ontarienne il y a quelques jours.

Gazoduq et

GNL disposent d'une grosse machine de relations publiques. Leurs opposants sont

des bénévoles, mais ils ne se découragent pas. Cette détermination, elle a

triomphé contre Énergie Est, et je sais qu'encore une fois David l'emportera contre Goliath. Je veux me

joindre une fois de plus à eux pour dire : Gazoduq, ça ne passe pas!

Merci.

Le Vice-Président (M. Picard) :

Merci, Mme la députée. Je cède la parole à M. le député d'Arthabaska.

Lefebvre : Merci, M. le Président. Le dimanche 9 juin dernier, à Saint-Ferdinand, s'est produit un

événement qui aurait pu connaître un dénouement tragique. Nous sommes à la

résidence familiale. M. Denis Langlois ressent un malaise et demande

alors à son fils Pierre, un homme de 57 ans lourdement handicapé dont il prend

soin, d'appeler ses autres frères. Il tente, sans succès, de les rejoindre.

Pierre prend alors l'initiative de signaler le

9-1-1 parce que l'état de son père s'aggrave. Les ambulanciers répondent

rapidement à l'appel de détresse. Ils arrivent à temps et interviennent

efficacement.

Je peux vous

dire aujourd'hui que tous dans la famille ont été surpris de l'initiative de Pierre, alors qu'on ne se doutait

même pas que celui-ci connaissait l'existence du 9-1-1. Sans sa présence

d'esprit, le pire aurait pu être envisageable.

C'est pour

cette raison que je remets, aujourd'hui, la plus haute distinction qu'il m'est permis de

transmettre en tant que député, soit

la Médaille de l'Assemblée nationale. M. Pierre Langlois, pour votre acte héroïque qui

a sauvé la vie de votre père, je vous remets cette médaille et vous

transmets toutes mes félicitations!

Vice-Président (M. Picard) : Merci, M. le député. Comme dernière

déclaration, je cède la parole à M. le député de Saint-Jean.

M. Lemieux :

Merci, M. le Président. Cette semaine marque le 25e anniversaire d'opération

d'une entreprise de la région du Richelieu qui conseille nombre de nos

municipalités dans le domaine de la sécurité et des mesures d'urgence,

dont Saint-Jean-sur-Richelieu.

Prudent Groupe-conseil accompagne des

compagnies et des municipalités dans leur préparation et la coordination

de leurs réactions aux situations d'urgence,

et on parle autant des sinistres et des accidents que des catastrophes

naturelles, pour lesquels notre

société a bien appris qu'il fallait se préparer. Souvenons-nous, au lendemain

des fameuses inondations majeures

qu'on a appelées le déluge du Saguenay, on avait compris que plus de la moitié

des municipalités n'avaient même pas, à l'époque, de plan d'urgence

digne de ce nom.

Je salue et félicite

donc le fondateur de Prudent Groupe-conseil, Daniel Dancause, qui, soit dit en

passant, est maintenant aussi reconnu par les médias comme une référence et un

analyste expert incontournable. Chapeau!

Vice-Président (M. Picard) : Merci, M. le député. Vous me permettrez

de saluer plusieurs membres du club de la FADOQ de

Saint-Jean-Chrysostome, du magnifique comté des Chutes-de-la-Chaudière.

Cela met fin à la

rubrique Déclarations de députés.

Je suspends les

travaux quelques instants.

(Suspension de la séance à

13 h 53)

Président : Mmes et

MM. les députés, bon début de semaine. Nous allons nous recueillir quelques

instants.

Je vous remercie.

Veuillez vous asseoir.

Mmes et MM. les

députés, j'ai le plaisir de souligner la présence, dans les tribunes, de la

consule générale de République italienne à

Montréal, Mme Silvia Costantini, à l'occasion de sa visite de prise de poste.

Madame, bienvenue.

Nous poursuivons les

affaires courantes

Aujourd'hui, il n'y a

pas de déclarations ministérielles ni présentation de projets de loi.

À la rubrique Dépôt

de documents, Mme la ministre de la Santé et des Services sociaux.

McCann : Merci, M. le Président. Permettez-moi de déposer les rapports

annuels de gestion 2018-2019 des

centres intégrés en santé et services sociaux de la Montérégie-Centre et de la

Montérégie-Ouest ainsi que le rapport annuel 2018-2019

sur l'application de la procédure d'examen des plaintes, la satisfaction des

usagers et le respect de leurs droits de l'Institut universitaire de

cardiologie et de pneumologie de Québec. Merci, M. le Président.

Le Président :

Ces documents sont déposés. M. le ministre des Finances.

Girard (Groulx) : M. le Président, je dépose le rapport

annuel 2018-2019 du Tribunal administratif des marchés

financiers. Merci, M. le Président.

Le Président :

Ce document est déposé. Mme la ministre de la Justice et ministre responsable

des Relations canadiennes et de la

Francophonie canadienne.

LeBel : Merci, M. le Président. Je dépose le rapport

d'activité 2018-2019 du Centre de la francophonie des Amériques

ainsi que le rapport annuel 2018-2019 du Conseil interprofessionnel du

Québec. Merci.

Le Président :

Ces documents sont déposés. Mme la ministre des Affaires municipales et de

l'Habitation.

Laforest : Oui, merci, M. le Président. Je dépose le rapport annuel de gestion 2018-2019

du ministère des Affaires

municipales et de l'Habitation ainsi que le rapport annuel de gestion 2018-2019

de la Régie du logement. Merci, M. le Président.

Président : Ces documents sont déposés. M. le ministre des

Forêts, de la Faune et des Parcs.

Dufour : M. le Président, je

dépose l'entente concernant la conservation et la mise en valeur du saumon

atlantique et de l'omble de fontaine sur la rivière Moisie et ses

affluents. Merci, M. le Président.

Le Président :

Ce document est déposé. M. le ministre délégué à la Santé et aux Services

sociaux.

Carmant : Bonjour, M. le Président. Je dépose le rapport annuel 2018-2019 de l'Office des

personnes handicapées du Québec. Merci, M. le Président.

Le Président :

Ce document est déposé. M. le leader du gouvernement.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, je dépose les réponses en Chambre du gouvernement aux pétitions présentées le 16 mai par les députées de Joliette

et de Sainte-Marie—Saint-Jacques.

Merci, M. le Président.

Le Président :

Ces documents sont maintenant déposés.

Pour

ma part, j'ai reçu préavis d'une motion qui sera inscrite dans le feuilleton de

demain aux affaires inscrites par les députés de l'opposition, conformément

à l'article 97.1 du règlement. Je dépose copie du texte de ce préavis.

la rubrique Dépôt de rapports de commissions, M. le

président de la Commission de l'agriculture, des pêcheries,

de l'énergie et des ressources naturelles et député de Masson.

Lemay : M. le Président, je dépose le rapport de la Commission

de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources

naturelles qui, les 17, 18, 19 et 20 septembre 2019, a tenu des auditions

publiques dans le cadre des consultations

particulières sur le projet de loi n° 34, la Loi visant à simplifier le

processus d'établissement des tarifs de distribution d'électricité.

Président : Ce

rapport est déposé. M. le président de la Commission

des institutions et député de Richmond.

Bachand : Merci beaucoup, M. le Président. Je dépose le rapport de la Commission des institutions qui, le 19 septembre 2019, a

procédé à l'étude détaillée du projet de loi n° 25, la Loi modifiant

principalement la

Loi sur l'immatriculation des armes à feu. La commission a

adopté le texte du projet de loi avec amendements. Merci.

Le Président :

Ce rapport est déposé.

À la rubrique Dépôt

de pétitions, Mme la députée de Saint-François.

Hébert : Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à

l'Assemblée nationale, signée par 8 435 pétitionnaires.

Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.

«Les faits invoqués

sont les suivants :

«[Entendu]

que, [...]l'arrêt Carter, la Cour suprême du Canada a statué que "les

dispositions législatives [visait] à interdire l'aide à mourir portaient

atteinte au droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne";

«[Entendu]

que la loi provinciale Loi concernant les soins de fin de vie ne tient pas

adéquatement compte de la situation physique, psychologique dans

laquelle la personne concernée se situe;

«[Entendu] que la Charte canadienne des droits et libertés [de] son

article 15(1) stipule que la "loi [...]

s'applique également à tous, et tous ont droit à la même protection ou

au même bénéfice de la loi, indépendamment de toute discrimination";

«Et l'intervention

réclamée se résume ainsi :

«Nous, soussignés,

demandons au gouvernement du Québec :

clarifier les critères de l'article 26 de la loi afin que les personnes en

souffrances physiques et psychologiques puissent y être incluses;

«De synchroniser la

loi provinciale avec le projet de loi fédéral C-14 sur l'aide à mourir;

«D'éliminer le

critère de fin de vie qui s'exprime de façon subjective;

«D'inclure

un critère basé sur l'établissement [des] conseils par les médecins de la personne

affectée de problèmes de santé graves

et irrémédiables lorsqu'à la

fois : sa maladie ou le déclin avancé et irréversible de ses capacités lui

causent des souffrances physiques ou

psychologiques qui lui sont intolérables et qui ne peuvent être apaisées dans

des conditions qu'elle juge acceptables.»

Je certifie que cet

extrait est conforme à l'original de la pétition.

Le Président :

Cet extrait de pétition est déposé. Mme la députée de Mercier.

Mme Ghazal :

Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par

117 pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes du

Québec.

«Les faits invoqués

sont les suivants :

«Considérant

que nos hivers au Québec se caractérisent par des températures extrêmes qui

font du chauffage une nécessité vitale pour les citoyens et [les]

citoyennes;

«Considérant

que l'accessibilité à l'électricité et au chauffage à un tarif raisonnable aide

à garantir une vie plus digne à tous les Québécois et [les] Québécoises;

«Considérant que

l'électricité représente la source de chauffage de 71 % des ménages de la

province;

«Considérant

que le Québec détaxe déjà plusieurs produits, comme les produits alimentaires

de base, plusieurs services de santé et certains produits pour les

enfants;

«Et l'intervention

réclamée se résume ainsi :

«Nous, soussignés,

demandons au gouvernement du Québec de détaxer l'électricité au Québec.»

Je certifie que cet

extrait est conforme à l'original de la pétition.

Le Président :

Cet extrait de pétition est déposé. Mme la députée d'Argenteuil.

Mme Grondin :

Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par

511 pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes du

Québec.

«Les faits invoqués

sur les suivants :

«Considérant que la forêt Rousseau et ses milieux humides sont un des derniers milieux

naturels longeant la rivière des Outaouais et qu'il est

primordial de les protéger contre tout développement résidentiel;

«Considérant

que la forêt est un point d'arrêt et de nidification pour

les oiseaux migrateurs;

«Considérant

que la forêt abrite une faune d'espèces menacées ou en

voie de disparition, telle que la petite chauve-souris brune;

«Considérant que la forêt contient des espèces végétales rares tels [que] le noyer

cendré, le caryer ovale et le chêne bicolore ainsi que

l'ail des bois;

«Considérant que la forêt protège des vents dominants, des inondations probables, réduit

les effets des îlots de chaleur urbains et filtre l'air

des polluants;

«Considérant

que les citoyens pincourtois ont fait faire une étude de la forêt Rousseau par

deux biologistes hautement qualifiés

démontrant l'importance et la valeur de la faune et de la flore des lieux dont

la perte serait incommensurable pour la communauté;

«Considérant que l'addition des automobiles par le

développement résidentiel Place Pierre-Brunet aggravera la circulation,

déjà considérable sur le territoire, tout en augmentant l'émission des gaz à

effet de serre;

«Considérant que la destruction de cette forêt pour faire

place à de l'étalement urbain contribue aux changements climatiques, un

des enjeux environnementaux les plus importants de notre temps;

«Et l'intervention

réclamée se résume ainsi :

«Nous,

soussignés, demandons au gouvernement du Québec une action pour la protection

permanente de la dernière forêt urbaine et milieux humides longeant la

rivière des Outaouais.»

Je certifie que cet

extrait est conforme à l'original de la pétition.

Le Président :

Cet extrait de pétition est déposé. M. le député de Jean-Lesage.

M. Zanetti :

Merci, M. le Président. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à

l'Assemblée nationale, signée par 5 108 pétitionnaires.

Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.

«Les faits invoqués

sont les suivants :

«Considérant

la baisse de la qualité de vie des employés du réseau de la santé et des

services sociaux causée par

la surcharge de travail grandissante et constante ainsi que la pénurie de

main-d'oeuvre;

«Considérant

que cela fait des mois et des années que le personnel du réseau de la santé et

des services sociaux fait face à un

épuisement professionnel grandissant et que les arrêts de travail ne font

qu'augmenter de façon inquiétante;

«Considérant

que cette surcharge de travail entraîne la déshumanisation des soins auprès

d'usagères et d'usagers de plus en plus vulnérables et vieillissants;

«Considérant les

régimes d'austérité infligés à répétition à notre réseau public des deux

dernières décennies, qui ont mené à la

stagnation de la rémunération — gel salarial, décret, coupes — ainsi qu'à des compressions budgétaires;

«Considérant

que cette stagnation monétaire amène pauvreté, incertitude et baisse du pouvoir

d'achat du personnel;

«Et l'intervention

réclamée se résume ainsi :

«Nous, soussignés,

demandons au gouvernement du Québec :

poser des actions concrètes pour valoriser les professions et améliorer les

conditions de travail du personnel du

réseau de la santé et des services sociaux, tant au niveau de la qualité du

travail que de la rémunération afin d'attirer et de retenir le

personnel;

«D'assurer

que le personnel ait une charge de travail décente et de mettre en place des

mesures de conciliation travail-famille-études; et

«De profiter de la

prochaine négociation collective nationale pour améliorer la qualité de vie au

travail du personnel du réseau.»

Je certifie que cet

extrait est conforme à l'original de la pétition.

Président : Cet

extrait de pétition est déposé. J'ai reçu une demande de Mme la députée de Saint-François pour la présentation d'une pétition non conforme. Y a-t-il consentement pour la présentation de cette pétition? Consentement. Mme la députée.

Mme Hébert : Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par 1 263 pétitionnaires.

Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.

«Les

faits invoqués sont les suivants :

«[Entendu]

que, [...]l'arrêt Carter, la Cour

suprême du Canada a statué que les "dispositions législatives visant

à interdire l'aide à mourir portaient atteinte au droit à la vie, à la liberté

et à la sécurité de la personne[...]";

«[Entendu] que la loi

provinciale Loi concernant les soins [...] de vie ne tient pas

adéquatement compte de la situation physique, psychologique dans laquelle la

personne concernée se situe;

«[Entendu] que la

Charte canadienne des droits et libertés [de] l'article [15] stipule que

"la loi [...] s'applique également à tous, et tous ont droit à la même

protection et au même bénéfice de la loi, indépendamment [et] de toute

[discrétion]";

«Et l'intervention

réclamée se résume ainsi :

«Nous, soussignés,

demandons au gouvernement du Québec :

clarifier les critères de l'article 26 de la loi afin que les personnes en

souffrances physiques et psychologiques puissent y être incluses;

«De synchroniser la

loi provinciale avec [la] loi fédérale C-14 sur l'aide à mourir;

«D'éliminer le

critère de fin de vie qui s'exprime de façon subjective;

«D'inclure

un critère basé sur l'établissement de conseils par les médecins de la personne

affectée de problèmes de santé graves

et irrémédiables lorsqu'à la fois sa maladie ou le déclin avancé et

irréversible de ses capacités lui causent des souffrances physiques ou psychologiques qui lui sont intolérables et

qui ne peuvent être apaisées dans [les] conditions qu'elle juge

acceptables.»

Je certifie que cet

extrait est conforme à l'original de la pétition.

Le Président :

Cet extrait de pétition est déposé. M. le député de Jean-Lesage.

Zanetti : Merci, M. le Président. Je dépose l'extrait d'une pétition

adressée à l'Assemblée nationale, signée par 5 170 pétitionnaires.

Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.

«Les faits invoqués

sont les suivants :

«Considérant qu'au cours des dernières années le

ministère de la Santé et des Services sociaux a favorisé la centralisation de ses services et a

considérablement réduit son budget en matière de services sociaux pour les

première et deuxième lignes;

«Considérant que le même ministère valorise,

au détriment de la qualité des interventions, l'approche quantitative,

démontrée inefficace;

«Considérant

que les impacts d'une telle orientation sur l'ensemble des personnes de la

société — celles

présentant des besoins psychosociaux,

souvent prises en charge alors que leur situation s'est grandement détériorée,

ainsi que les intervenants offrant ces services, exposés de plus en plus

à un haut niveau de détresse, d'épuisement et de surcharge professionnelle — ont défiguré le mandat de leur organisation

en raison des contextes de surcharge [et] de manque de fonds;

«L'intervention

réclamée se résume ainsi :

«Nous, soussignés,

demandons au gouvernement du Québec qu'il :

«Abandonne cette

approche quantitative pour favoriser une approche qualitative;

«Procède à une

décentralisation des services sociaux offerts à la population;

«Alloue

des sommes supplémentaires récurrentes pour le maintien des services de

première et deuxième lignes et rehausse le budget alloué aux organismes

communautaires;

«Prenne

au sérieux les points mis de l'avant dans cette pétition et saisisse leur

importance comme facteurs favorisant le

maintien en poste durable de ces intervenantes et intervenants sociaux qui

oeuvrent auprès d'humains en détresse.»

Je certifie que cet extrait

est conforme à l'original de la pétition.

Le Président :

Cet extrait de pétition est déposé.

Il n'y a pas de réponses

orales aux pétitions.

la rubrique Interventions portant sur

une violation de droit ou de privilège ou sur un fait personnel, j'ai reçu, dans les délais prescrits, de Mme

la députée de l'Acadie une demande d'intervention

sur une violation de droit ou de privilège.

Dans

son avis, Mme la députée de l'Acadie allègue que des propos tenus par le leader

du gouvernement lors de la séance du

mercredi 18 septembre dernier auraient eu pour effet de porter atteinte à sa

réputation et à son intégrité et de jeter

un doute sur son impartialité comme présidente de la Commission des transports

et de l'environnement. Selon la députée

de l'Acadie, ces propos seraient contraires à l'article 35,

paragraphe 5° du règlement de l'Assemblée nationale.

propos visés auraient été tenus par le leader du gouvernement lors d'une

question de directive soulevée par le

leader de l'opposition officielle concernant l'intervention sur Twitter du

ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques au sujet du rapport de la Commission

des transports et de l'environnement dans le cadre de son mandat

d'initiative sur le recyclage du verre. Je prends donc cette question en

délibéré et je rendrai mes décisions à ce sujet dans les meilleurs délais.

M. le leader du

gouvernement.

M. Jolin-Barrette : Oui. Une simple question de directive, M. le Président : Avant de

rendre votre décision, est-ce que vous allez entendre les parties?

Le Président :

À votre convenance, M. le leader du gouvernement, il sera possible d'entendre

les leaders, évidemment, s'exprimer sur la question, si vous le souhaitez, bien

entendu.

M. Jolin-Barrette : En fait, M. le Président, question de

directive : Il faudrait savoir aussi ce qui est reproché.

Président : M. le leader, je pense que le débat n'est pas à ce

moment-ci. Mais le document en question vous a été remis. Vous pourrez effectivement en prendre connaissance et,

lorsqu'on le jugera à propos, vous pourrez également plaider sur la

question.

vous avise qu'après la période des questions et réponses orales seront tenus

les votes reportés sur les amendements au rapport de la Commission de la

santé et des services sociaux sur le projet de loi n° 2,

Loi resserrant l'encadrement du cannabis, ainsi que sur ce rapport.

vous informe également qu'afin de souligner la Journée mondiale des sourds, qui

se tient à chaque année en septembre,

la période de questions d'aujourd'hui ainsi que la rubrique des motions sans

préavis seront diffusées en langue des signes québécoise.

Nous

en sommes maintenant à la période de questions et de réponses orales, et je

cède la parole au député de Pontiac.

Fortin : M. le Président, à

l'automne, disait la ministre de la Santé, à l'automne, vous allez commencer à

voir les effets, à l'automne tout le

personnel va être revenu, et là on va voir les effets. À l'automne, on devrait

avoir résolu une

bonne

partie des situations difficiles. À l'automne, on veut que des situations

comme ça disparaissent. Dans les CHSLD et les hôpitaux, on va voir les

effets en septembre.

Tout ça, c'est la

ministre de la Santé qui l'a dit. M. le Président, si vous avez remarqué,

il commence à faire froid, les feuilles

commencent à changer, l'automne est arrivé, et, aux dernières nouvelles, des

résidents en CHSLD passent des

journées complètes couchés, à Shawinigan, par manque de personnel. Des chirurgies en orthopédie, en bariatrie, en

gynécologie sont annulées à Joliette

par manque de personnel. Des patients passent plus de 100 heures sur les

civières à l'urgence à Châteauguay. Et il y a 40 semaines d'attente

pour une arthroplastie du genou à Valleyfield.

On veut juste

s'assurer : Elle parlait bien de l'automne 2019?

Le Président :

Mme la ministre de la Santé et des Services sociaux.

McCann : Oui, M. le Président, je parlais de l'automne 2019, et l'automne, ça dure jusqu'au 21 décembre. Alors,

l'automne, on va commencer à voir des effets — l'automne 2019 — des

mesures qu'on a prises, ma collègue Marguerite

Blais et moi-même notamment, en CHSLD et dans le milieu hospitalier.

200 millions de dollars, un investissement

majeur pour ajouter du personnel, et effectivement les embauches débutent...

ont débuté à la fin de l'été. On a

affiché des postes et on a du personnel qui entre. On a investi cette année

280 millions en maintien à domicile. Et effectivement la liste

d'attente a diminué, et il y a du personnel qui entre.

C'est

un défi, la main-d'oeuvre. Et nos établissements sont à pied d'oeuvre pour

embaucher du personnel. On commence à

voir des résultats. Mais, M. le Président, les dommages qui ont été causés par

l'ancien gouvernement, c'est des dommages qui vont prendre du temps à

réparer.

Le Président :

En terminant.

Mme McCann :

Alors, c'est ce que nous faisons, M. le Président.

Le Président :

Première complémentaire, M. le député de Pontiac.

M. Fortin : M. le Président, l'automne dernier, dans sa toute première entrevue, la

ministre de la Santé avait dit : En un an, on verra l'accès élargi

aux CLSC, et c'est les patients à l'urgence qui vont en bénéficier. Mais, ce

matin, à l'Hôpital de Granby, le taux

d'occupation des civières, c'est 160 %, à Sorel, 194 %, à

Baie-Comeau, 240 %. Et à l'Hôpital général juif, à Montréal, on ne sait pas comment, mais ils ont été

obligés d'entasser 100 patients sur 53 civières. Ça devait

être 90 minutes à l'urgence, pas 90 de plus.

Le Président :

Mme la ministre de la Santé et des Services sociaux.

McCann : M. le Président, les mesures qu'on est en train de prendre

pour la première ligne n'ont jamais été

prises par l'ancien... jamais. Ce qu'on est en train de faire, là, de déployer

les compétences des infirmières

praticiennes spécialisées, de travailler avec nos pharmaciens pour qu'ils

fassent davantage d'actes pour la population du Québec, de travailler sur le mode de rémunération des médecins de

famille, qui va être une mesure qui va faire un impact très important sur le réseau, ça n'a jamais été

fait. Ça fait des années que c'est fait dans les autres provinces du Canada.

Ça n'a jamais été fait au Québec à cause de l'ancien gouvernement qui a été au

pouvoir pendant des années.

Le Président :

En terminant.

Mme McCann :

Nous, nous allons renforcer la première ligne, M. le Président.

Le Président :

Deuxième complémentaire, M. le député de Pontiac.

M. Fortin : M. le

Président, la ministre

avait promis d'abolir le temps supplémentaire obligatoire en un an. Elle

avait promis d'élargir l'accès en CLSC, les

soirs et les fins de semaine, en un an. Elle avait promis que, dans les CHSLD,

les hôpitaux, on sentirait les effets, maintenant, à l'automne. Elle avait même promis qu'il n'y aurait plus de bris de

service en région, mais ça, ce

n'était pas pour l'automne, c'était pour le printemps dernier. Elle est déjà

deux saisons en retard.

Alors, pour tout le

reste, est-ce qu'elle va être deux saisons, deux ans ou deux éternités en

retard?

Le Président :

Mme la ministre de la Santé et des Services sociaux.

McCann : Bien, une chose, je

peux vous assurer, M. le Président, que nous, on ne prendra pas 15 ans pour

le faire.

Le Président :

S'il vous plaît!

McCann : Nous, on ne prendra

pas 15 ans pour le faire, M. le

Président. Nous, on a un héritage.

Nous, on a à réparer le réseau. C'est une grosse tâche. Puis on salue

les gens qui travaillent dans le réseau. Moi, j'en ai rencontré beaucoup,

j'ai fait le tour des régions cet été, je suis allée dans beaucoup

d'établissements, et ce que je vois, là, du personnel,

bien, ça m'impressionne, M. le Président. Puis on va les aider, puis c'est pour

ça qu'on embauche. On va embaucher vraiment énormément de personnel : 200 millions

dans les CHSLD, dans les hôpitaux, 280 en métiers à domicile. Du jamais-vu.

Le Président :

Question principale, M. le député de Pontiac.

M. Fortin : M. le

Président, c'est toujours

la même chose avec la ministre de la Santé, même après un an en charge du ministère.

Même si les résultats ne sont pas au rendez-vous pour les patients, ni aux urgences, ni en région,

ni en CHSLD, la ministre, plutôt que de parler des actions spécifiques à

venir, préfère blâmer le dernier gouvernement et la dernière réforme. Mais ça

n'a pas toujours été le cas, M. le Président, et je cite : «C'est avec beaucoup

d'intérêt que j'ai pris connaissance des projets de loi n° 10 et n° 20. Concernant le

premier, la fusion de plusieurs établissements dans un même territoire, telle que je l'ai vécue, a diminué les charges administratives et permis une meilleure fluidité

des services.» Ça, M. le Président,

c'est une lettre écrite au cours du dernier mandat, adressée au député de

La Pinière, de la part de la ministre de la Santé.

le Président, je dépose la lettre, et je demande à la ministre de la

Santé : Est-ce qu'elle est toujours d'accord avec elle-même?

Le Président :

Consentement pour le dépôt du document? Consentement. Mme la ministre de la

Santé et des Services sociaux.

McCann : M. le Président, j'aimerais bien prendre connaissance de la

lettre en question... j'aimerais bien prendre

connaissance de la lettre en question. Je dois vous avouer que je n'ai pas

entendu de façon claire les propos de mon collègue député de Pontiac.

Alors, j'aurais besoin d'avoir des précisions par rapport à cette lettre, c'est

ce que je lui demande, M. le Président.

Le Président :

Première complémentaire. La parole n'appartient qu'au député de Pontiac.

M. Fortin : M. le Président, ce n'est pas compliqué, je vais la relire, la

lettre, pour la ministre de la Santé, c'est elle qui l'a écrite, j'aurais espéré qu'elle s'en

souvienne : «C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai pris connaissance des projets de loi n° 10

et n° 20. Concernant le premier, la fusion de plusieurs

établissements dans un même territoire, telle que je l'ai vécue, a diminué les

charges administratives et permis une meilleure fluidité des services.»

Et je lui demande,

maintenant qu'elle a eu du temps pour y penser : Est-ce qu'elle est toujours

d'accord avec elle-même?

Le Président :

Mme la ministre de la Santé et des Services sociaux.

Le Président :

S'il vous plaît!

Mme McCann : M. le Président...

Le Président :

S'il vous plaît!

McCann : M. le Président, j'aimerais bien comprendre le contexte de cette lettre. M. le Président, ce n'est certainement pas comme ministre de la Santé que j'ai

écrit cette lettre et...

Mme McCann :

Bien, merci.

Le Président :

Évitez de vous interpeler, s'il vous plaît.

McCann : Oui, bien, M. le Président, j'étais à ce moment-là dans un autre contexte. Puis effectivement je vois bien...

Le Président :

En terminant.

Mme McCann :

...oui, que j'ai écrit cette lettre au député de La Pinière. Je le

reconnais, M. le Président.

Le Président :

Deuxième complémentaire, M. le député de Pontiac.

Président : Je vous demande d'éviter de vous interpeler et de

laisser la parole à celui qui la possède. C'est le député de Pontiac, en

l'occurrence, maintenant.

Fortin : Bon, M. le Président, on a établi que c'est sa lettre.

En 2015, elle disait qu'elle aimait la dernière réforme. Maintenant, elle nous dit le contraire. Elle nous avait aussi

dit, en 2018, qu'elle allait abolir le temps supplémentaire obligatoire en un an. Vu que ce n'est pas fait, on

se demande si la version 2019 va être différente. En 2018, elle nous a dit

qu'elle voulait augmenter le salaire des

infirmières. Vu que c'est mal parti puis que le premier ministre dit le

contraire, j'espère qu'elle ne dira pas le contraire, elle aussi.

M. le Président,

quelle édition de la ministre de la Santé on doit croire, l'édition de 2015,

2018 ou 2019?

Le Président :

S'il vous plaît! La réponse n'appartient qu'à la ministre de la Santé et des Services

sociaux. Mme la ministre, à vous la parole.

Mme McCann :

M. le Président, cette lettre a été rédigée en 2014. Maintenant, je suis en

mesure de voir les dommages de cette

réforme, qui a été faite en abolissant l'ensemble des postes de gestionnaire,

qui a été faite en faisant des

compressions budgétaires énormes, notamment 30 % du budget de la Santé

publique. M. le Président, en 2019, je dénonce vraiment la façon, la

façon...

Le Président :

S'il vous plaît! Je vous demanderais de...

McCann : ...dont cette réforme a été faite, aux dépens du personnel du

réseau de la santé et des services sociaux, M. le Président.

Le Président :

Non, non, non, je m'excuse. Donc, on connaît les règles, et je sais que vous

les connaissez, Mmes et MM. les députés,

alors faisons en sorte de les respecter. Pas de commentaire, s'il vous plaît,

pas de commentaire, et évitez de vous interpeler.

M. le député de

Laval-des-Rapides, vous êtes le seul à qui appartient la parole.

Polo : Merci beaucoup, M. le Président. La semaine dernière, nous

avons assisté aux consultations concernant le projet de loi n° 34. C'est très rare de voir un projet de loi qui fait

autant l'unanimité contre lui. Le journaliste de Radio-Canada Sébastien Bovet disait hier matin, et je cite : Je

n'ai jamais vu ça, en 15 ans d'expérience à l'Assemblée, un projet de loi

être autant critiqué. La CAQ avait promis de rembourser les trop-perçus des

Québécois, mais ce projet de loi fait exactement le contraire. C'est

Michel Girard, du Journal de Montréal , qui disait en fin de semaine

que l'explication du ministre pour nous vendre son projet de loi était un

calcul tordu. Si on se fie plutôt au Conseil de la transformation alimentaire

du Québec... qui dit, et je cite : «L'objectif du projet de loi n° 34

était de rembourser les trop-perçus par Hydro-Québec. À notre avis, ce ne sera vraisemblablement

pas le cas.»

Pourquoi

le ministre a-t-il déposé un projet de loi qui ne

remboursera pas les trop-perçus comme sa formation politique s'était engagée à le faire?

Le Président :

M. le leader du gouvernement.

M. Jolin-Barrette : Oui, merci,

M. le Président, en remplacement de mon collègue qui est en mission à l'international. M. le Président, le ministre de l'Énergie a déposé le projet de loi n° 34 justement

pour s'assurer que les écarts de rendement soient résorbés. Et je pense que, la semaine dernière, lors des consultations particulières qu'il y

a eu lieu à l'Assemblée nationale, ça a été l'occasion

pour de nombreux groupes de s'exprimer et également, de la part de mon collègue,

d'exprimer la volonté du gouvernement du Québec qu'il y

ait un retour dans la poche des Québécois, et c'est l'objectif du projet de

loi n° 34, et surtout de s'assurer de

faire en sorte qu'il y ait de la prévisibilité à la fois pour les consommateurs

québécois mais à la fois, également, pour Hydro-Québec.

y a une chose qui est sûre, M. le Président, c'est que durant des années,

durant des années, en fait, je devrais dire,

durant les années libérales, M. le Président, Hydro-Québec a surfacturé les

clients. Nous venons mettre en place un mécanisme qui va faire en sorte que ce genre de situation là ne se

reproduise plus. Au moment où le Parti libéral était au gouvernement, M.

le Président, c'était le temps d'agir, et ils n'ont pas agi. Nous, de façon

responsable, ce que nous faisons, nous déposons un projet de loi pour corriger

cette situation. J'espère que le député de Laval-des-Rapides...

Le Président :

En terminant.

M. Jolin-Barrette :

...reconnaît que nous posons des gestes dans l'intérêt des Québécois.

Président : Première complémentaire. Et la parole n'appartient

qu'au député de Laval-des-Rapides. M. le député.

M. Polo :

L'autre aspect du projet de loi est celui de retirer des obligations à

Hydro-Québec devant la Régie de l'énergie,

et, là encore, c'est l'unanimité contre le ministre. Les regroupements des

consommateurs disent, et je cite : «On ne veut pas moins de régie, on veut plus de régie.» La FCEI dit :

«80 % des entreprises représentées par celle-ci exigent un plus

grand contrôle de la régie sur les activités d'Hydro-Québec.»

Le ministre peut-il

nous expliquer pour quelle raison il retire des pouvoirs à la régie?

Le Président :

M. le leader du gouvernement.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, lors de l'étude... lors des

consultations particulières, la semaine dernière, mon collègue le

ministre de l'Énergie a eu l'occasion d'expliquer qu'il était nécessaire de

réformer, avec le projet de loi n° 34,

de façon à faire en sorte d'avoir des mécanismes qui vont combler l'écart de

rendement. La résultante qu'il y a eu

sous le gouvernement libéral, c'est qu'il y a eu des trop-perçus qui ont été

facturés. Le gouvernement libéral aurait eu l'occasion d'agir alors

qu'il était au gouvernement, mais il a décidé de faire le contraire et de nier

cette réalité. Avec le projet de loi n° 34, on vient corriger cette

situation et on vient s'assurer d'avoir de la prévisibilité à la fois pour les consommateurs québécois, mais également pour

Hydro-Québec. Il y a une chose qui est sûre, c'est que nous, on est dans

l'action...

Le Président :

En terminant.

M. Jolin-Barrette : ...et qu'on

corrige cette situation-là.

Le Président : Deuxième complémentaire, M. le député de Laval-des-Rapides. Je vous demande de vous adresser à la

présidence, bien sûr.

M. Polo :

M. le Président, le ministre nous parle que ce projet de loi est dans l'intérêt

des Québécois, mais le ministre n'est pas capable d'expliquer pour qui ou pour

quoi son projet de loi est bénéfique.

Les associations de consommateurs

disent qu'à terme il n'y aura pas de remboursement. Les associations

d'entreprises veulent plus de contrôle de la part de la régie. Seule

Hydro-Québec est venue défendre son projet de loi.

Donc,

ce projet de loi est à l'avantage de qui, si ce n'est pour les consommateurs ou

pour les industriels? Est-ce seulement pour Hydro-Québec?

Le Président :

M. le leader du gouvernement.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, la réforme, elle est faite au

bénéfice des contribuables québécois. Avec le projet de loi n° 34, ce qu'on fait, c'est qu'il va y avoir de la

prévisibilité et aussi de la transparence, ce qui n'était pas le cas

auparavant.

le Président, à toutes les fois que le gouvernement tente d'amener des

améliorations, de faire des réformes par le biais des projets de loi, le Parti

libéral se concentre sur son immobilisme, fait en sorte de s'assurer que rien

ne change, au Québec, et qu'on n'améliore pas les mécanismes. Je pense, M. le

Président, que mon collègue de l'Énergie a constaté une situation qui avait cours sous le gouvernement

libéral, et on vient corriger cette situation-là, au bénéfice des contribuables

québécois, alors le député de

Laval-des-Rapides devrait saluer l'effort qui est fait par le gouvernement et

par le ministre de l'Énergie.

Le Président :

Question principale, M. le député de Jonquière.

M. Gaudreault :

Oui. M. le Président, on est en pleine Semaine du climat. Il y a présentement

le sommet de l'ONU à New York pour le

climat, il y a la grande marche qui s'en vient vendredi partout au Québec. Le

secrétaire général de l'ONU appelle

les élus à l'action concrète pour s'attaquer à la crise climatique. Et au

Québec, vous savez, on a tout ce qu'il faut pour être des leaders mondiaux de

l'énergie renouvelable, les champions de l'économie verte. Pourtant, on apprend ce matin que le gouvernement prévoit

exclure des grands émetteurs industriels des efforts qui doivent être fournis

par tous pour réduire les émissions de GES.

Par exemple, il y a des grands pollueurs qui n'auront aucun effort minimal

à faire.

Vous

savez, ce n'est pas en excluant les grands pollueurs de leurs responsabilités

climatiques qu'on va les aider à

prendre le virage vert. Il y a plein de façons d'accompagner ces entreprises

pour qu'elles réduisent leurs émissions de GES.

Est-ce

que le gouvernement va enfin tourner la page à une économie du passé et

accompagner toutes les entreprises vers une économie verte, une vraie

économie verte?

Le Président :

M. le ministre des Finances.

M. Girard

(Groulx) : Merci, M. le Président. Alors, nous nous sommes donné des

outils, la bourse du carbone, qui

vise à nous aider à atteindre nos cibles de réduction de gaz à effet de serre

de 37,5 % en 2030. Et comment ça fonctionne, c'est que le plafond

d'émissions descend dans le temps et le prix des émissions fluctue.

y a eu un

article

ce matin. Il y avait plusieurs éléments justes, dans cet article, mais,

pour ce qui est de véhiculer l'intention

que nous voudrions exclure un secteur particulier — celui qui était nommé était notamment

les cimenteries — cette

affirmation est fausse.

Le Président :

Première complémentaire, M. le député de Jonquière.

Gaudreault : Oui. Savez-vous

ce qu'il risque d'arriver avec la politique du gouvernement, M. le

Président? C'est que la facture

climatique va être refilée aux contribuables, alors que tout le monde doit faire sa part. Le ministre

nous parle des cimenteries, mais il y a d'autres secteurs industriels qui ont

été nommés dans la nouvelle de ce matin.

Est-ce que

le ministre peut nous expliquer le deux poids, deux mesures;

d'une part, les PME puis les contribuables qui doivent faire leur part,

puis, deuxièmement, bien, le passe-droit qui est fait à des grands industriels?

Est-ce que le ministre peut nous expliquer ça?

Le Président :

M. le ministre des Finances.

M. Girard (Groulx) : Certainement,

je peux vous expliquer ça, M. le Président.

Alors, il faut d'abord reconnaître que les

industries, les grandes industries, depuis 1990, ont fait un effort, les

émissions sont en baisse de 23 %. Il faudrait reconnaître ça d'abord.

D'autre part,

nous leur demandons de continuer à réduire leurs émissions, mais, puisqu'elles

sont dans un monde de concurrence et que nos partenaires commerciaux, l'Ontario,

l'Est des États-Unis, certaines juridictions mondiales, ne tarifient pas le carbone, il faut, bien sûr, les

aider. Et c'est pour ça que nous les aidons à faire face à cette tarification

du carbone...

Le Président : En terminant.

M. Girard

(Groulx) : ...avec une allocation d'émissions qui décline dans le

temps en fonction de nos objectifs.

Le Président : Deuxième

complémentaire, M. le député de Jonquière.

Gaudreault : En tout cas, on apprend aujourd'hui que le gouvernement

admet qu'il y a deux poids, deux mesures dans la lutte contre la crise

climatique.

Maintenant,

est-ce que le gouvernement... Il est à l'étape de la consultation, il n'est pas

trop tard pour changer son fusil

d'épaule puis enfin passer au XXIe siècle. Est-ce qu'il peut nous dire

qu'il va revoir l'ensemble de sa réglementation

pour exclure tous les grands émetteurs qui ont été exclus de la première

réglementation et que tout le monde

fasse sa part dans la lutte contre la crise climatique?

Le Président : M. le ministre

des Finances.

M. Girard

(Groulx) : Merci pour cette question. Alors, je vais vous expliquer

comment la consultation fonctionne. Nous

consultons les entreprises, de septembre à décembre, consultations qui vise à

leur faire part de la proposition que nous

avons de ce déclin du nombre d'allocations permises. Et ça, ça a un impact pour

les entreprises, ça augmente le coût de polluer.

Ensuite, il y

aura un règlement, en 2020, qui sera édicté et qui sera effectif en 2021.

Pourquoi doit-il être effectif en 2021, M. le Président? Parce que nous

commençons à transiger trois ans à l'avance. Alors, nous sommes...

Le Président : En terminant.

M. Girard

(Groulx) : ...nous parlons du plan d'action sur les changements

climatiques 2024‑2030, qui doit donc être effectif en 2021.

Le Président : Question

principale, M. le leader du deuxième groupe d'opposition.

Nadeau-Dubois : Merci, M. le Président. Aujourd'hui, Québec

solidaire a invité des jeunes, qui se

mobilisent cette semaine, à poser

ici, à l'Assemblée nationale, des questions au gouvernement sur l'enjeu des changements climatiques.

Il y a Célestine, Frédérique et Cédrik qui sont dans les tribunes avec nous et

qui attendent des réponses de la part de leur gouvernement.

D'abord,

une question de Célestine, 17 ans, qui vient de

Limoilou : «Il y a quelques années, on a vu apparaître les premières manifestations monstres sur le

climat au Québec. C'était avant Greta Thunberg, c'était avant les

rapports-chocs du GIEC. Les citoyens

voulaient bloquer les projets d'oléoduc comme Énergie Est et ils sont parvenus

à leurs objectifs.

«Aujourd'hui, Énergie Est a cédé sa place à un

nouveau projet, étrangement similaire, qui fera son chemin d'Abitibi au

Saguenay et qui défigurera les paysages dont nous sommes si fiers.

«GNL Québec

n'est pas un projet durable, le gaz naturel n'est pas une énergie renouvelable.

Les experts nous le disent, ce pipeline abolirait toutes les réductions

de GES du Québec depuis 1990.

«Pourquoi les

ministres de la CAQ n'écoutent-ils pas les sages conseils de

ceux qui s'y connaissent mieux qu'eux?»

Le Président : M. le ministre

des Finances.

M. Girard

(Groulx) : Alors, GNL Québec, oui, c'est un projet qui utiliserait

plus de 10 % du gaz naturel du Canada,

et les émissions associées à ce projet, lorsqu'on regarde l'ensemble du

projet : plus 7 millions de tonnes. Par contre, l'exportation

de ce gaz naturel liquéfié réduirait les émissions de gaz à effet de serre dans

le monde. Il y a plusieurs estimés, et je laisse le BAPE évaluer ça, mais on

parle d'entre moins 20 et moins 28 millions de tonnes.

Alors, on a, collectivement, à faire la réflexion. Est-ce que plus sept,

moins 21, c'est positif pour la planète?

Le Président :

Première complémentaire, M. le leader du deuxième groupe d'opposition.

Nadeau-Dubois : Merci, M. le Président. Une question de Cédrik,

19 ans, de Sillery : «On apprenait ce matin que le gouvernement

caquiste compte rembourser jusqu'à trois quarts les réductions d'émissions de

gaz à effet de serre de grandes

entreprises polluantes telles que la cimenterie de Port-Daniel. On savait déjà

que le gouvernement était contre le principe de pollueur-payeur, mais

maintenant il propose carrément de payer les pollueurs.

«Est-ce

que le gouvernement peut nous dire pourquoi il préfère être conciliant avec les

plus gros pollueurs plutôt que de se réconcilier avec nous, la jeunesse

du Québec?»

Le Président :

M. le ministre des Finances.

Girard (Groulx) : Merci pour la question. Alors, pourquoi il faut

aider les entreprises à réduire leurs émissions? Parce qu'elles sont en

compétition avec d'autres entreprises dans une économie mondiale, le Québec est

une économie ouverte. Et nos entreprises, qui paient des impôts, emploient des

travailleurs, permettent de s'offrir des services en santé, en

éducation, en transport. Nous avons besoin de ces entreprises.

Alors,

les émissions de gaz à effet de serre du Québec, réduction totale d'approximativement

10 % depuis 1990. Nous avons des objectifs...

Le Président :

En terminant.

M. Girard

(Groulx) : ...37,5 % d'ici 2030. Il faut faire des efforts

supplémentaires.

Le Président :

Deuxième complémentaire, M. le leader du deuxième groupe d'opposition.

Nadeau-Dubois : Une question de Frédérique, 17 ans, de Limoilou :

«Dans plusieurs pays du monde, comme les

Pays-Bas et les Philippines, il y a des jeunes qui poursuivent leur

gouvernement pour avoir droit à un environnement sain. Au Canada, la

poursuite a été refusée, mais la question qu'elle soulève reste intéressante.

«Moi — c'est Frédérique qui parle — j'ai grandi à Beauport et je veux que le

ministre des Transports me dise qu'est-ce qu'il veut me léguer : un

réseau de transport écologique et durable qui répond à mes besoins ou des

projets dommageables dont je n'ai pas besoin comme son projet de troisième

lien?»

Le Président :

M. le ministre des Transports.

Bonnardel :

M. le Président, dans notre politique de mobilité durable, nous devons donner à

70 % de la population quatre modèles de

transport, que ce soit le tramway, que ce soit le train, que ce soit le vélo,

que ce soit le bus ou même les

trottinettes. Dans le cadre de la construction de ce tunnel Québec-Lévis, je

l'ai mentionné maintes et maintes fois,

il y aura du transport collectif, du transport collectif où nous bouclerons

donc cette boucle de transport entre le réseau de Lévis et les réseaux

structurants de Québec avec des connexions à l'est et à l'ouest.

Donc,

je peux leur assurer une chose, on a de multiples projets pour le transport

collectif au Québec, de multiples projets pour le tramway de Québec, tramway à Montréal, celui de Gatineau, celui dans

l'est de la ville, et même dans l'ouest de la ville de Montréal.

Le Président :

Question principale, Mme la députée de Verdun.

Mme Melançon : M. le Président, le

2 mai dernier, j'ai fait adopter à l'unanimité par cette Assemblée une motion demandant au gouvernement d'exiger aux ministères

et aux organismes de concentrer leurs dépenses publicitaires vers les entreprises

de presse du Québec. Lors d'un échange, la ministre de la Culture m'a répondu que nous pourrions, de un, commencer à être exemplaires et à

encourager nos propres médias. Enfin, j'étais entendue. J'étais encouragée. La ministre,

le gouvernement étaient d'accord avec ma proposition.

Voilà

quelque chose qui se règle vite, qui peut faire la différence. Eh bien,

après cinq mois, on attend encore un mouvement,

même un soubresaut de la ministre de

la Culture sur ce sujet. Cinq mois

d'inaction. La ministre a voté pour cette motion-là, et depuis :

rien.

Qu'attendent la ministre

et son gouvernement pour émettre enfin une directive claire?

Le Président :

Mme la ministre de la Culture et des Communications.

Roy : Merci, M. le Président. Alors, j'aimerais rassurer tout de suite ma collègue de Verdun, nous agissons. Je sais qu'elle a fait des demandes d'accès à l'information et, dans ces demandes, elle ne vous en parle pas parce que

nous avons agi.

Entre autres, j'ai

ici une lettre, et vous allez me permettre de me citer parce que ça répond à la

question de la collègue. J'écrivais, au

printemps dernier... Je sais que le député

de La Pinière aussi aime beaucoup

se citer à l'occasion. Donc, je me cite, j'écrivais au premier ministre au printemps dernier : «M.

le premier ministre, je sollicite

votre collaboration aujourd'hui afin de sensibiliser votre administration à l'importance d'investir un [maximum] de 4 % de ses dépenses en placement publicitaire dans les médias

communautaires, conformément à l'énoncé de politique adopté par le gouvernement

du Québec en 1995.

«[...]Il est

essentiel que nos ministères et nos organismes budgétaires gouvernementaux

déploient les efforts nécessaires pour

en tant que gouvernement, à l'avenir de ces médias.»

Cette

lettre a été envoyée au premier ministre, à tous mes collègues ministres, et

j'ai même réitéré ici, en cette Chambre, l'importance...

Le Président :

En terminant.

Mme Roy :

...d'acheter québécois.

Le Président :

Première complémentaire, Mme la députée de Verdun.

Mme Melançon :

M. le Président, émettre une directive, c'est une mesure facilement applicable

pas uniquement pour les médias

communautaires, pour l'ensemble des médias. C'était ça, la motion que nous

avons votée ici, au salon bleu.

Malgré la facilité, on n'avance pas, on

recule. Les sociétés d'État continuent de dépenser des sommes importantes en

publicité sur les plateformes comme Facebook, Google. Hydro-Québec a investi

325 000 $ à Google. Visiblement, le message ne passe pas, même après

une motion à l'Assemblée nationale.

Le Président :

Mme la ministre de la Culture et des Communications.

Mme Roy :

M. le Président, alors, nous agissons. Et ce qui est intéressant, c'est que j'ai

même réitéré ici, en... Je sais

que ça les dérange. J'ai même réitéré ici, en Chambre, l'importance

d'acheter de la publicité dans nos médias québécois et quels qu'ils

soient.

sait qu'actuellement la presse écrite vit de grandes difficultés. Nous y travaillons.

La commission parlementaire n'est

toujours pas terminée, mais, de notre côté, nous travaillons et arriverons avec

des solutions pérennes, importantes, qui,

je le souhaite ardemment, avec mon collègue de l'Économie et des Finances,

parviendront à faire en sorte que nos médias

écrits pourront passer à travers cette crise et faire en sorte que chaque

citoyen, à la grandeur du Québec, ait droit à une information...

Le Président :

En terminant.

Mme Roy :

...diversifiée et de qualité.

Le Président :

Deuxième complémentaire, Mme la députée de Verdun.

Mme Melançon : Alors, j'ai fait une demande d'accès à l'information pour savoir si la ministre avait émis une directive ou un rappel

auprès des ministres pas pour le communautaire, pour l'ensemble des médias. La

réponse? Rien. «Nada.»

«Niet.» D'ailleurs, je peux soumettre cette réponse. Je le répète, en pleine

crise des médias, en pleine tempête, il

n'y a pas de capitaine à bord. Pendant que nos médias peinent à survivre, que

les employés sont incertains face à leur avenir, la ministre regarde la

scène comme une spectatrice. C'est un triste spectacle.

Président : Consentement pour le dépôt du document?

Consentement. Réponse, Mme la ministre de la Culture et des

Communications.

Mme Roy :

Oui, merci. La députée nous parle de la crise des médias. Elle n'est pas

arrivée hier. Et, ce qui est assez particulier, en 2017, même s'il dit

que la fuite des revenus publicitaires aux géants américains du Web comme Facebook et Google pourrait faire fermer des

journaux, bien, écoutez bien ça, c'est le député de Robert-Baldwin, qui est

juste là, il leur a donné plus de 44 % de l'enveloppe publicitaire Web

d'Épargne placements Québec. Ça, c'est l'exemple des libéraux :

Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

Les ministres

de la Culture, en 2016, 10 % de son enveloppe est allé aux réseaux

sociaux. En 2017, 12 % de son enveloppe. Ça, je parle des ministres

de la Culture précédents.

Le Président : S'il vous

plaît!

Mme Roy : Il y en a eu trois

ou quatre, je pense, en quatre ans et demi.

Le Président : En terminant.

Mme Roy :

Alors, uniquement lors de la dernière année de son mandat, le gouvernement

libéral a augmenté de...

Le Président : Question

principale, M. le leader du deuxième groupe d'opposition.

Nadeau-Dubois : M. le Président, par courtoisie, j'ai laissé la

ministre terminer ses réponses. Par contre, elle a lu une lettre lors de la réponse à la question

principale. En vertu du règlement, j'aimerais qu'elle dépose la lettre devant

l'Assemblée.

Le Président : Consentement

pour le dépôt du document? Consentement? Consentement. C'est beau.

M. le député de Rimouski, à vous la question.

LeBel : Merci, M. le Président. La qualité de vie de nos aînés puis la

dignité de vie, la dignité de nos aînés puis des personnes lourdement handicapées dépendent souvent des préposés

qui sont là pour prendre soin d'eux autres, puis il en manque, il nous en manque, il en faut plus. Le gouvernement

va les recruter à l'étranger, c'est une bonne affaire, mais, pour leur offrir des bonnes conditions pour

qu'ils viennent ici, on les met à l'échelon top, les meilleures conditions,

pour les amener ici, ce qu'on ne donne pas à

des préposés qui viennent d'ici, qui commencent ici. Comment j'explique

ça à mon monde? Comment j'explique ça à ce

monde-là qui s'arrache le coeur sur le terrain, qui veulent prendre soin des

aînés, qui veulent prendre soin des

personnes handicapées? Comment je leur explique que, quand tu arrives de

l'étranger, on leur donne des bonnes

conditions parce qu'on veut les avoir, mais qu'ici, si on veut rentrer dans le

système, on n'a pas ces conditions-là, ça va prendre des années avant

d'avoir des bonnes conditions?

Le geste que le gouvernement a à faire, c'est de

donner les mêmes conditions de travail à tout le monde pour permettre aux gens de prendre soin de nos aînés,

de prendre soin des personnes handicapées puis donner les conditions de

vie... de salaire à tout le monde, conditions de travail à tout le monde, puis

qu'ils entrent dans le système.

Est-ce que le gouvernement est prêt à faire ce

geste?

Le Président : Mme la

ministre de la Santé et des Services sociaux.

McCann : Oui, M. le Président. Merci pour la question de mon collègue,

ça me permet de clarifier quelque chose d'important. Quand on recrute à

l'étranger, on demande que les préposés aux bénéficiaires aient quatre ans d'expérience, M. le

Président, ce qui les amène à l'échelon 5, donc c'est justifié de donner

l'échelon 5. Mais, M. le Président... Et évidemment on fait ça aussi parce qu'on veut avoir ces préposés aux

bénéficiaires pour une période de 36 mois. Ce sont des règles, hein, au niveau fédéral, qui sont

demandées. Et on fait ça en dernier recours. Nous, on veut que ce soient

les préposés aux bénéficiaires du Québec qui

donnent les soins, en grande majorité, à nos personnes en CHSLD et même en maintien à domicile. Alors, évidemment, c'est

une mesure de dernier recours pour nous aider. Mais, pour les préposés du Québec, c'est équitable. Et évidemment on se

penche sur des mesures pour les attirer davantage, les bourses qu'on a offertes, 7 500 $ pour probablement

2 000 personnes, des formations en établissement, et on veut

améliorer les conditions de travail de nos préposés aux bénéficiaires...

Le Président :

En terminant.

Mme McCann :

...en diminuant leur charge de travail.

Le Président :

Première complémentaire, M. le député de Rimouski.

LeBel : Vous comprenez, on les veut, les gens de l'étranger qui vont

venir prendre soin des aînés puis des personnes

handicapées, ici, on les veut, il faut qu'ils viennent. Mais ils vont arriver

avec l'échelon 5, top. C'est sûr qu'ils arrivent dans un nouveau pays. Ceux qui sont... les autres préposés aux

bénéficiaires, qui sont à l'échelon 2, 3, ils vont les accueillir, ils vont

même les accompagner, ils vont même les former, ces gens-là qui arrivent de

l'extérieur. Ce n'est pas une bonne

idée de faire venir ces gens-là, de les amener à l'échelon 5 et ne pas

donner à nos propres gens qui viennent... qui pourraient s'occuper de

nos aînés le même échelon, les mêmes conditions de travail. On les prend pour

acquis.

Le Président :

Mme la ministre responsable des Aînés.

Blais (Prévost) : M. le Président, c'est une question pertinente. Et je le sais, que mon collègue

de Rimouski est extrêmement

sensible à la condition de vie à la fois des aînés mais aussi du personnel.

les années passées, on a coupé énormément dans le personnel, sans regarder qu'il y avait

une courbe accélérée du vieillissement de la population. Aujourd'hui, plus de 80 % des

personnes hébergées dans nos CHSLD sont atteintes de la maladie d'Alzheimer ou de troubles

neurocognitifs majeurs. Ça prend des préposés aux bénéficiaires, que nous

allons respecter, que nous allons

former. Nous devons leur donner des postes à temps complet et aussi des postes

permanents...

Le Président :

En terminant.

Mme Blais

(Prévost) : ...c'est fondamental pour les garder.

Le Président :

Deuxième complémentaire, M. le député de Rimouski.

LeBel : Tout le monde veut les respecter, là, c'est correct, tout ça, mais il y en a

le deux tiers qui quittent après cinq

ans, les préposés aux bénéficiaires, parce

qu'ils en ont jusque-là. Il y en a un sur quatre, à chaque année, qui en a

jusque-là, qui part. Et ce que je leur dis,

ce que je dis au monde : La meilleure façon de les respecter, c'est de

leur donner des conditions de travail qui ont de l'allure. Et, quand

vous faites venir des gens de l'étranger, vous leur donnez les conditions de travail maximum, l'échelon 5,

c'est parce que vous voyez bien que, pour les attirer, il faut leur donner des

bonnes conditions de travail. Faisons-le à

tout le monde, tout le monde qui va vouloir travailler, prendre soin de nos

aînés.

Le Président :

Mme la ministre responsable des Aînés.

Blais (Prévost) : M. le Président, le premier ministre du Québec a

fait des aînés l'une des causes les plus importantes de son mandat. Nous sommes extrêmement conscients,

actuellement, de la pénurie de main-d'oeuvre. Vous le savez, il va y avoir des négociations à

l'automne, il faut avoir un peu de patience. Dans ces négociations-là avec tout

le personnel, le président du Conseil

du trésor est extrêmement ouvert, extrêmement accueillant pour faire en sorte

que nous puissions avoir la rétention

du personnel. C'est beau, les former, c'est beau, les avoir, mais c'est mieux

de pouvoir les garder pour longtemps

parce qu'on a besoin de ces préposés, on a besoin de les former. Si nous avons

des personnes qui viennent de l'étranger...

Le Président :

En terminant.

Mme Blais

(Prévost) : ...ils doivent recevoir un salaire équivalent.

Le Président : Question

principale, Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys.

David : Merci, M. le Président. Les organismes venant en aide aux femmes les plus vulnérables ont

besoin d'une ministre

de la Condition féminine engagée et combative. Les maisons d'hébergement pour

femmes débordent. Les besoins sont

criants, et les ressources, grandement insuffisantes. Cette année, c'est

15 000 femmes que la Fédération des maisons d'hébergement a dû refuser, faute de place,

15 000 femmes que l'on a renvoyées dans les bras de leurs agresseurs ou à la rue. En 2017, le premier ministre actuel avait déclaré ici même : On a tous la responsabilité de protéger ces femmes. Ça pourrait être nos filles, nos soeurs.

Juste avant

une mise à jour économique, est-ce que la ministre de la Condition

féminine peut se lever devant ses collègues,

leur parler de toutes ces femmes qui crient au secours et faire un réel effort

pour leur redonner un peu d'espoir?

Le Président : Mme la

ministre de la Condition féminine.

Mme Charest : Oui, merci, M. le

Président. Merci pour la question. Évidemment, c'est une situation qui est excessivement

préoccupante, c'est un dossier sur lequel on doit se pencher encore plus. Puis

on a eu beaucoup de discussions, ma collègue

et moi, sur le sujet, des conditions qui ne sont pas acceptables, sur

lesquelles on doit travailler, sur

lesquelles nous travaillons, mais le changement ne se fera pas du jour au lendemain.

Mais vous pouvez être assurés que

j'interpelle mes collègues, j'interpelle les députés, j'interpelle les

organismes aussi pour pouvoir arriver avec des plans d'action, arriver avec des moyens pour pouvoir

enfin aider les femmes qui sont très vulnérables et très... dans le besoin

aussi. Merci.

Le Président : Première

complémentaire, Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys.

David : Justement,

l'expression «du jour au lendemain», il y a une nuit entre le jour et le lendemain.

Et on parle des femmes sans abri, des femmes qui couchent dehors, pas comme

nous ce soir, des gens qui couchent dehors, des femmes itinérantes, des femmes violentées. J'ai rencontré la Fédération

des maisons d'hébergement vendredi dernier, et elles avaient rencontré au mois de juillet, justement, des gens du ministère de la Santé, qui ont dit : Non,

oubliez ça, oubliez ça, pas avant le prochain mandat. Évidemment, vous

voulez un prochain mandat...

Le Président : Mme la

ministre de la Santé et des Services sociaux.

McCann : M. le Président, je remercie aussi ma collègue députée de

Marguerite-Bourgeoys. Et je suis très, très

sensible, comme elle, comme ma collègue ministre de la Condition féminine, à la

situation des femmes et au besoin d'hébergement

pour ces femmes en situation très, très vulnérable. On a donné, cette année,

une augmentation majeure au niveau du

Programme du soutien aux organismes communautaires, 35 millions de dollars,

M. le Président, et nous avons demandé

aux régions de s'occuper davantage, cette année, des organismes qui ont moins

de financement ou qui n'ont pas reçu

de financement à date, qui sont éligibles. Et l'hébergement pour les femmes, notamment à Montréal, et ailleurs...

Le Président : En terminant.

Mme McCann : ...c'est vraiment un

objectif de les aider cette année.

Le Président : Deuxième

complémentaire, Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys.

David : 35 millions, M. le Président, c'est 1/10 de leur demande, 1/10 du besoin d'augmentation de 350 millions

pour le PSOC. Mais ce qui me déconcerte, et je ne sais pas si «découragée» est

un mot parlementaire, M. le Président, mais je vais l'employer, vous m'arrêterez si ça

ne l'est pas, je suis vraiment découragée de voir que la ministre

de la Condition féminine se lève rarement. Merci, vous vous êtes levée. Merci,

vous vous êtes un petit peu mis le gros

orteil à l'eau, comme on dit. Mais mon Dieu qu'une ministre

de la Condition féminine doit faire plus, M. le Président, pour

toutes ces femmes...

Président : Mme la ministre de la Condition féminine.

Mme Charest : Oui. Merci,

M. le Président. Je pense que le

travail est important sur le terrain, je pense que le travail est important auprès des organismes, je

pense que le travail est important auprès de mes collègues. Je ne pense

pas qu'on puisse mesurer le... évaluer le travail sur le nombre de fois qu'on

se lève en Chambre.

Alors, moi, ce que je

veux faire, c'est donner des conditions aux femmes pour qu'on puisse remédier à

cette problématique-là, mais ce n'est certainement pas sur le nombre

de fois que je vais me lever que je vais évaluer mon travail. Merci, M.

le Président.

Le Président :

Question principale, M. le...

Le Président :

S'il vous plaît! S'il vous plaît! Retenez vos commentaires. M. le député de D'Arcy-McGee.

M. Birnbaum : Merci, M.

le Président. Kevin est mort seul sur

un banc au Cabot Square, à Montréal, la

semaine passée. On ne connaît même pas son nom de famille. Selon

les travailleurs de la rue, c'est le 14e décès depuis la

fermeture, en décembre, de l'abri

l'Open Door. Cabot Square est le «ground zero» pour, entre autres, beaucoup de femmes inuites, souvent victimes de violences ou d'abus sexuels et sans abri. Kevin,

aussi, avait des problèmes de dépendance et de santé mentale.

M. le Président, ce n'est pas la première fois que j'interpelle la ministre responsable des Affaires autochtones dans

cette Chambre au sujet de Cabot Square. En mai dernier, j'ai dressé le sombre

portrait. Sa réponse, et je la cite : Le projet,

là, Cabot Square, j'ai demandé à ma sous-ministre, on n'est pas au courant de

ce dossier-là. 14 morts, M. le Président.

Est-ce que la

ministre est maintenant au courant?

Le Président :

Mme la ministre de la Santé et des Services sociaux.

Le Président :

S'il vous plaît! La parole n'appartient qu'à la ministre. S'il vous plaît!

Mme McCann :

M. le Président, la ministre des Affaires autochtones et moi-même avons des

discussions régulières sur les

besoins des nations autochtones, et la situation au square Cabot n'est pas

étrangère à ces discussions-là. Nous sommes très préoccupées de ce qui se passe au square Cabot à Montréal et on

travaille activement au retour d'un nouveau centre de jour au square

Cabot à Montréal.

D'ailleurs,

j'ai croisé la mairesse de Montréal la semaine passée dans un événement, et on

se confirmait mutuellement que nous

devions travailler ensemble, la ville de Montréal et le gouvernement du Québec,

à trouver une solution à cette problématique,

qui nous préoccupe énormément. Alors, nous travaillons ensemble. Et il y a une

annonce qui va être faite dans des délais courts sur l'itinérance,

d'ailleurs. On sait qu'on doit faire des efforts additionnels au niveau

de l'itinérance, notamment à Montréal et notamment au

niveau du square Cabot, à Montréal,

mais je vous dirais, M. le Président, que les besoins des nations

autochtones en matière d'itinérance...

Le Président :

En terminant.

Mme McCann :

...et en général, nous travaillons beaucoup avec ma collègue là-dessus.

Le Président :

Première complémentaire, M. le député de D'Arcy-McGee.

M. Birnbaum :

M. le ministre, le temps presse. Un des travailleurs de rue de Cabot Square a

dit dans The Gazette : «It used to be

old age would take people but this year the dead are getting younger and

younger.»

ville de Montréal a confirmé son appui déjà et clairement pour une proposition

détaillée pour réouvrir un abri près

de Cabot Square. Depuis deux mois, la ministre des Affaires autochtones est en position d'une proposition claire et

nette.

Concrètement, est-ce

que la ministre déléguée va faire quelque chose pour répondre à cette crise?

Le Président : Mme la

ministre de la Santé et des Services sociaux.

Mme McCann : Oui, M. le

Président, je confirme que la mairesse de Montréal, le Secrétariat aux affaires

autochtones et les partenaires du milieu

communautaire, nous allons soutenir les besoins particuliers, là, de la ville

de Montréal en itinérance, et la situation du square Cabot est au

centre de ces besoins.

Alors, M. le Président, c'est un dossier très

important, et nous allons agir dans ce dossier le plus rapidement possible parce que les personnes, là, qui sont au

Cabot Square ont besoin d'avoir un centre de jour adapté à leurs besoins

pour prévenir justement des événements tragiques...

Le Président : En terminant.

Mme McCann : ...comme celui que

nous avons vu récemment, M. le Président.

Le Président : Deuxième

complémentaire, M. le député de D'Arcy-McGee.

M. Birnbaum :

M. le Président, il y a un comité qui travaille sur ce dossier avec une chaise

vide, la chaise de la ministre

déléguée des Affaires autochtones. L'Open Door accueille quelque

150 personnes vulnérables chaque semaine, surtout issues des

communautés autochtones. Le temps presse. L'hiver s'en vient.

Y en

aura-t-il d'autres qui vont mourir? Est-ce que la ministre va nous démontrer

que chaque vie est aussi précieuse qu'une

autre? Est-ce qu'elle va accorder — et c'est clair, là, les

besoins — la

somme de 400 000 $ demandée dans la proposition devant elle?

Le Président : Mme la

ministre déléguée aux Affaires autochtones.

Mme D'Amours :

Oui, merci, M. le Président. J'entends des ah!, des sourires, des rires. C'est

vraiment intéressant...

Le Président : S'il vous

plaît! Madame, vous avez la parole. M. le...

Le Président : S'il vous

plaît! Un instant! Je vais vous demander le silence. Rapidement, M. le leader

du gouvernement. Nous étions dans la réponse de la ministre.

M. Jolin-Barrette : Bien, M. le Président, je vous invite à rappeler

que, dans cette Assemblée, il faut faire preuve de décorum. Souvent, au cours de la présente période des questions,

souvent, les collègues d'en face, du Parti libéral...

Le Président : S'il vous

plaît!

M. Jolin-Barrette : Écoutez, M. le Président, je n'ai même pas besoin

de le dire. Vous avez l'illustration complète de l'indiscipline du Parti

libéral quand quelqu'un...

Le Président : ...M. le

leader du gouvernement, merci. Merci...

Le Président :

Non! MM. les leaders, je fais ce rappel moi-même. Je vous l'ai fait, je vous

l'ai fait à plusieurs reprises. Nous connaissons les règles. Je vous

demande de faire... d'être prudents dans vos propos.

Président : Attendez! M. le leader du gouvernement, je suis en

train de parler. Je suis debout et je prends la parole. Pas besoin de

faire ces rappels continuellement. Vous les connaissez, les règles. Vous le

savez. Je demande la prudence à tous. Nous

sommes en réponse. La parole appartient à la ministre déléguée aux Affaires

autochtones. Je vous demande votre

collaboration. Prudence dans vos propos. Encore une fois, soyez attentifs et

aux questions et aux réponses.

Le Président :

M. le leader du gouvernement.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, je crois que vous avez fait un

rappel au règlement, et vos indications étaient très claires, très claires. Si on veut que ça

fonctionne ici, dans cette Chambre, il faut que tout le monde collabore. Alors,

à partir du moment où vous faites un

commentaire, un rappel au règlement, il faut que les députés d'en face le

respectent.

Président : Je pense qu'on est tous d'accord. On a tous

entendu. Réponse de la ministre. S'il vous plaît, complétez.

Mme D'Amours :

Merci, M. le Président. En fait, c'est un dossier qui est tellement important

que, oui, j'y suis et j'en suis. Et la ministre de la Santé est avec moi

sur ce dossier-là. J'ai essayé de faire comprendre à mon collègue de D'Arcy-McGee que mon rôle comme ministre, c'est

d'intervenir auprès de tous mes collègues lorsqu'ils sont interpellés,

et c'était un dossier de santé, et, aussitôt qu'on m'a avisée...

Le Président :

En terminant.

Mme D'Amours :

...de cette problématique, nous avons commencé à travailler ensemble, moi et ma

collègue.

Le Président :

Question principale, Mme la députée de...

Le Président :

Je m'excuse. Oui, Westmount—Saint-Louis.

Je ne l'oublie pas. Excusez-moi.

Mme Maccarone :

Merci. L'enjeu des services offerts aux personnes sur le spectre de l'autisme

me touche énormément et personnellement.

D'ailleurs, je vous rappelle que j'ai fait une proposition à la commission

parlementaire pour qu'on penche sur les services qui leur sont offerts.

Or, ce matin, nous

apprenions une triste histoire, celle de Junior, un adulte autiste, et son

atelier de travail. Junior a 35 ans, il

est autiste et non verbal sévère. Il a récemment appris qu'il ne pourra plus

fréquenter son atelier parce qu'il a

déménagé. Pour le gouvernement, ce n'est pas dans la bonne case. Ce jeune ne

demande pas de nouveaux services, il

demande simplement de continuer à fréquenter un service qu'il utilise depuis

des années, M. le Président, et, pour des raisons bureaucratiques, il

sera mis de côté. C'est inconcevable!

Est-ce que le

ministre délégué peut agir rapidement pour régler la situation de Junior?

Le Président :

M. le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux.

M. Carmant :

Merci, M. le Président. Merci à la députée de Westmount pour sa question. Et je

sais que la cause lui tient très, très à coeur, et moi également.

distribution des services sociaux professionnels est un point important dans

les demandes des gens qui sont atteints

du trouble du spectre de l'autisme, mais également de la déficience

intellectuelle et de la déficience physique. C'est important. Et c'est

inacceptable qu'un déménagement entraîne une perte de services.

Cependant,

ce qu'il faut se rendre compte, c'est que ces services doivent être distribués

à travers la province du Québec.

Donc, j'ai demandé à la sous-ministre de me donner un listing, une liste des

services qui sont disponibles à travers la province du Québec par

rapport aux besoins quant aux personnes avec trouble du spectre de l'autisme,

déficience intellectuelle et déficience

physique, et ensemble on va travailler pour offrir ces services dans toutes les

régions du Québec.

Maintenant,

il y a d'autres personnes qui sont sur ces listes d'attente, vous savez, dans

la région du Centre-Sud, donc c'est

pour ça que le déménagement a entraîné des difficultés pour cette personne-là.

Mais c'est essentiel que ces services

soient distribués à travers toute la province pour que tous nos citoyens aient

ces services de disponibles. Et, oui, on s'occupe de cette situation le

plus rapidement possible, vous pouvez en être sûr.

Le Président :

Cela met...

Le Président :

S'il vous plaît! Pas de nom, s'il vous plaît, pas de commentaire. Cela met fin

à la période de questions et réponses orales. Je reconnais le leader de

l'opposition officielle.

M. Tanguay :

Une question de directive pour vous, M. le Président, en vertu de

l'article 4 de la

Loi sur l'Assemblée

nationale, que vous connaissez très bien et qui se lit comme suit :

«L'Assemblée a un pouvoir de surveillance sur tout acte du gouvernement,

de ses ministères et de ses organismes.» Quelques instants, je ne serai pas

long, M. le Président, mais c'est une question fondamentale pour nous, à tout

le moins, de l'opposition officielle.

Il est

d'usage, M. le Président, que le cabinet du leader nous informe de l'absence de

certains ministres. Et je vais faire mes commentaires tout en respectant

l'article 35.6° de notre règlement, ne vous en faites pas.

Force est de

constater, M. le Président, que nous avons reçu ce matin, à 8 h 16,

une liste qui était prévue pour être définitive.

Il y avait quatre absences. Il y a eu un amendement qui a été fait par la

suite. Vers la fin de l'avant-midi, à 11 h 20, un autre

ministre s'est ajouté, un cinquième. Aujourd'hui, on constate que ce n'est pas

quatre, ce n'est pas cinq, c'est sept ministres qui ne sont pas là aujourd'hui

à la période de questions, M. le Président, près de 30 % du cabinet.

J'aimerais — question de directive, M. le Président — que vous demandiez à ce que, comme il est

d'usage clairement établi pour que l'on puisse être efficaces en cette

Assemblée, si un jour ils décident de présenter 30 % de ministres de moins, M. le Président, pour répondre

aux questions de l'opposition officielle et des autres oppositions... On

ne peut pas fonctionner comme ça. Je vous demande votre collaboration pour...

donc, merci.

Le Président : M. le leader

du gouvernement.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, simplement vous dire qu'on

transmet toujours la liste d'absences. Et je vous dirais, M. le

Président, que, pour aujourd'hui, effectivement, il y a eu une erreur, la

communication relativement au ministre de

l'Énergie et des Ressources naturelles n'était pas présente dans la liste.

Alors, je m'en excuse à mes collègues de l'opposition.

M. Tanguay :

...Tourisme.

M. Jolin-Barrette : Je vais faire les vérifications qui s'imposent,

mais sachez que ce n'est pas une pratique qui est courante. On informe généralement l'opposition officielle des

absences, et, M. le Président, je prends sur moi que ça ne se reproduira

plus.

Président : Je comprends. Une excuse. On a expliqué les faits

comme tels. Je demande la collaboration. Merci à tous.

Cela met fin à la période de questions et

réponses orales. Merci.

Le Vice-Président (M. Picard) : À

la rubrique Votes reportés, comme annoncé précédemment, nous allons maintenant procéder aux votes reportés sur les

amendements proposés par le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux et par le député de Pontiac au rapport de

la Commission de la santé et des services sociaux sur le projet de loi

n° 2, Loi resserrant l'encadrement du cannabis, ainsi que sur ce

rapport.

Je mets aux

voix les amendements proposés par M. le ministre délégué à la Santé et aux

Services sociaux. Que les députés en faveur de cette motion veuillent

bien se lever.

Le Secrétaire adjoint : M. Jolin-Barrette (Borduas),

Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville), Mme D'Amours (Mirabel), Mme Chassé (Châteauguay),

M. Girard (Groulx), Mme McCann (Sanguinet), Mme Roy

(Montarville), M. Lemay (Masson), M. Simard (Montmorency),

Mme Lavallée (Repentigny), M. Martel (Nicolet-Bécancour),

M. Roberge (Chambly), Mme LeBel (Champlain), M. Bonnardel

(Granby), M. Lévesque (Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse),

M. Lamontagne (Johnson), M. Carmant (Taillon), Mme Blais

(Prévost), M. Lefebvre (Arthabaska), M. Dubé (La Prairie),

Mme Laforest (Chicoutimi), Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles),

M. Skeete (Sainte-Rose), Mme Hébert (Saint-François), M. Dufour

(Abitibi-Est), M. Lacombe (Papineau), Mme Charest (Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs),

M. Boulet (Trois-Rivières), Mme Proulx (Côte-du-Sud), M. Lafrenière (Vachon), M. Poulin (Beauce-Sud),

M. Émond (Richelieu), M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle (Huntingdon), M. Chassin (Saint-Jérôme),

Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger (Orford),

Mme Jeannotte (Labelle), M. Tardif

(Rivière-du-Loup—Témiscouata), M. Asselin (Vanier-Les Rivières), M. Reid (Beauharnois), Mme Dansereau (Verchères),

M. Lévesque (Chapleau), M. Thouin (Rousseau), M. Tremblay

(Dubuc), Mme Blais (Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget),

Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice),

M. Caron (Portneuf), Mme Grondin

(Argenteuil), M. Girard (Lac-Saint-Jean), Mme Lecours

(Les Plaines), M. Lemieux (Saint-Jean), Mme Lecours

(Lotbinière-Frontenac), M. Lamothe (Ungava), M. Bussière (Gatineau),

M. Allaire (Maskinongé), Mme Guillemette (Roberval),

M. Provençal (Beauce-Nord), M. Jacques (Mégantic).

Vice-Président (M. Picard) : Que les députés contre veuillent

bien se lever.

Le Vice-Président

(M. Picard) : Pour? O.K. Non, c'est parce que...

Le Secrétaire adjoint : M. Arcand

(Mont-Royal—Outremont),

M. Tanguay (LaFontaine), M. Leitão (Robert-Baldwin),

M. Barrette (La Pinière), Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), Mme Weil

(Notre-Dame-de-Grâce), Mme Nichols (Vaudreuil), Mme David

(Marguerite-Bourgeoys), M. Rousselle (Vimont), Mme Montpetit

(Maurice-Richard), Mme Melançon (Verdun), Mme Ménard (Laporte),

Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne),

M. Fortin (Pontiac), M. Kelley (Jacques-Cartier), Mme Charbonneau (Mille-Îles), Mme Maccarone

(Westmount—Saint-Louis),

M. Benjamin (Viau), M. Derraji (Nelligan), M. Polo

(Laval-des-Rapides), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé (Fabre), Mme Rizqy (Saint-Laurent),

M. Ciccone (Marquette).

Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Nadeau-Dubois (Gouin),

Mme Ghazal (Mercier), M. Marissal (Rosemont), Mme Labrie

(Sherbrooke), M. Fontecilla (Laurier-Dorion), Mme Lessard-Therrien

(Rouyn-Noranda—Témiscamingue),

M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau),

M. Zanetti (Jean-Lesage).

M. Bérubé

(Matane-Matapédia), M. Ouellet (René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski),

M. Roy (Bonaventure), Mme Hivon

(Joliette), M. Gaudreault (Jonquière), M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine),

Mme Perry Mélançon (Gaspé).

M. Ouellette

(Chomedey), Mme Fournier (Marie-Victorin).

Le Vice-Président (M. Picard) : Que les

députés contre veuillent bien se lever. Y a-t-il des abstentions? M. le

secrétaire général. Oui?

M. Jolin-Barrette :

...avec votre permission, la députée d'Iberville enregistrerait son vote.

Le Vice-Président

(M. Picard) : Est-ce qu'il y a consentement? Ça va?

Le Secrétaire

adjoint : Mme Samson (Iberville).

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le secrétaire général.

Secrétaire : Pour : 109

Contre :

Le Vice-Président (M. Picard) :

La motion est adoptée.

Comme

convenu, je mets maintenant aux voix, un à un, les amendements présentés par M.

le député de Pontiac.

Je mets aux

voix le premier amendement concernant l'article 1 du projet de loi

resserrant l'encadrement du cannabis.

Que les députés en faveur de cette motion

veuillent bien se lever.

Le Secrétaire

adjoint : M. Arcand (Mont-Royal—Outremont), M. Tanguay (LaFontaine), M. Leitão

(Robert-Baldwin), M. Barrette (La Pinière), Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), Mme Weil

(Notre-Dame-de-Grâce), Mme Nichols (Vaudreuil), Mme David

(Marguerite-Bourgeoys), M. Rousselle (Vimont), Mme Montpetit

(Maurice-Richard), Mme Melançon (Verdun), Mme Ménard (Laporte),

Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne),

M. Fortin (Pontiac), M. Kelley (Jacques-Cartier), Mme Charbonneau (Mille-Îles), Mme Maccarone

(Westmount—Saint-Louis),

M. Benjamin (Viau), M. Derraji (Nelligan), M. Polo

(Laval-des-Rapides), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé (Fabre), Mme Rizqy (Saint-Laurent),

M. Ciccone (Marquette).

Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Nadeau-Dubois (Gouin),

Mme Ghazal (Mercier), M. Marissal (Rosemont), Mme Labrie

(Sherbrooke), M. Fontecilla (Laurier-Dorion), Mme Lessard-Therrien

(Rouyn-Noranda—Témiscamingue),

M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau),

M. Zanetti (Jean-Lesage).

M. Bérubé

(Matane-Matapédia), M. Ouellet (René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski),

M. Roy (Bonaventure), Mme Hivon

(Joliette), M. Gaudreault (Jonquière), M. Arseneau

(Îles-de-la-Madeleine), Mme Perry Mélançon (Gaspé).

M. Ouellette

(Chomedey), Mme Fournier (Marie-Victorin).

Le Vice-Président

(M. Picard) : Que les députés contre veuillent bien se lever.

Le Secrétaire adjoint :

M. Jolin-Barrette (Borduas), Mme Guilbault (Louis-Hébert),

M. Laframboise (Blainville), Mme D'Amours

(Mirabel), Mme Chassé (Châteauguay), M. Girard (Groulx),

Mme McCann (Sanguinet), Mme Roy (Montarville),

M. Lemay (Masson), M. Simard (Montmorency), Mme Lavallée

(Repentigny), M. Martel (Nicolet-Bécancour), M. Roberge (Chambly), Mme LeBel (Champlain),

M. Bonnardel (Granby), M. Lévesque (Chauveau), Mme Lachance

(Bellechasse), M. Lamontagne (Johnson), M. Carmant (Taillon),

Mme Blais (Prévost), M. Lefebvre (Arthabaska), M. Dubé

(La Prairie), Mme Laforest (Chicoutimi), Mme Rouleau

(Pointe-aux-Trembles), M. Skeete (Sainte-Rose), Mme Samson (Iberville), Mme Hébert (Saint-François),

M. Dufour (Abitibi-Est), M. Lacombe (Papineau), Mme Charest

(Brome-Missisquoi),

M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), M. Boulet

(Trois-Rivières), Mme Proulx (Côte-du-Sud),

M. Lafrenière (Vachon), M. Poulin (Beauce-Sud), M. Émond

(Richelieu), M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle (Huntingdon),

M. Chassin (Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger (Orford), Mme Jeannotte

(Labelle), M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata), M. Asselin (Vanier-Les Rivières), M. Reid (Beauharnois), Mme Dansereau (Verchères),

M. Lévesque (Chapleau), M. Thouin (Rousseau), M. Tremblay

(Dubuc), Mme Blais (Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget),

Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice),

M. Caron (Portneuf), Mme Grondin (Argenteuil), M. Girard

(Lac-Saint-Jean), Mme Lecours (Les Plaines), M. Lemieux

(Saint-Jean), Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac), M. Lamothe

(Ungava), M. Bussière (Gatineau), M. Allaire (Maskinongé), Mme Guillemette

(Roberval), M. Provençal (Beauce-Nord), M. Jacques (Mégantic).

Le Vice-Président (M. Picard) : Y a-t-il

des abstentions? M. le secrétaire général.

Le Secrétaire : Pour : 45

Le Vice-Président (M. Picard) : La motion

est rejetée.

Je mets aux voix le second des

amendements concernant également l'article 1 du projet de loi. Que les

députés en faveur de cette motion veuillent bien se lever.

Le Secrétaire

adjoint : M. Arcand

(Mont-Royal—Outremont), M. Tanguay (LaFontaine), M. Leitão

(Robert-Baldwin), M. Barrette (La Pinière), Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), Mme Weil

(Notre-Dame-de-Grâce), Mme Nichols (Vaudreuil), Mme David

(Marguerite-Bourgeoys), M. Rousselle (Vimont), Mme Montpetit

(Maurice-Richard), Mme Melançon (Verdun), Mme Ménard (Laporte),

Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne),

M. Fortin (Pontiac), M. Kelley (Jacques-Cartier), Mme Charbonneau (Mille-Îles), Mme Maccarone

(Westmount—Saint-Louis),

M. Benjamin (Viau), M. Derraji (Nelligan), M. Polo

(Laval-des-Rapides), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé (Fabre), Mme Rizqy (Saint-Laurent),

M. Ciccone (Marquette).

Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Nadeau-Dubois (Gouin),

Mme Ghazal (Mercier), M. Marissal (Rosemont), Mme Labrie

(Sherbrooke), M. Fontecilla (Laurier-Dorion), Mme Lessard-Therrien

(Rouyn-Noranda—Témiscamingue),

M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau),

M. Zanetti (Jean-Lesage).

M. Bérubé

(Matane-Matapédia), M. Ouellet (René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski),

M. Roy (Bonaventure), Mme Hivon

(Joliette), M. Gaudreault (Jonquière), M. Arseneau

(Îles-de-la-Madeleine), Mme Perry Mélançon (Gaspé).

M. Ouellette

(Chomedey), Mme Fournier (Marie-Victorin).

Vice-Président (M. Picard) : Que les députés contre veuillent

bien se lever.

Le Secrétaire

adjoint :

M. Jolin-Barrette (Borduas), Mme Guilbault (Louis-Hébert),

M. Laframboise (Blainville), Mme D'Amours

(Mirabel), Mme Chassé (Châteauguay), M. Girard (Groulx),

Mme McCann (Sanguinet), Mme Roy (Montarville), M. Lemay

(Masson), M. Simard (Montmorency), Mme Lavallée (Repentigny),

M. Martel (Nicolet-Bécancour), M. Roberge (Chambly), Mme LeBel

(Champlain), M. Bonnardel (Granby), M. Lévesque (Chauveau),

Mme Lachance (Bellechasse), M. Lamontagne (Johnson), M. Carmant

(Taillon), Mme Blais (Prévost), M. Lefebvre (Arthabaska),

M. Dubé (La Prairie), Mme Laforest (Chicoutimi),

Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), M. Skeete (Sainte-Rose), Mme Samson (Iberville), Mme Hébert

(Saint-François), M. Dufour (Abitibi-Est), M. Lacombe (Papineau),

Mme Charest (Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), M. Boulet (Trois-Rivières), Mme Proulx

(Côte-du-Sud), M. Lafrenière (Vachon), M. Poulin (Beauce-Sud),

M. Émond (Richelieu), M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle

(Huntingdon), M. Chassin (Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger (Orford), Mme Jeannotte

(Labelle), M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata), M. Asselin (Vanier-Les Rivières),

M. Reid (Beauharnois), Mme Dansereau (Verchères), M. Lévesque

(Chapleau), M. Thouin (Rousseau), M. Tremblay

(Dubuc), Mme Blais (Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget),

Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice), M. Caron (Portneuf), Mme Grondin

(Argenteuil), M. Girard (Lac-Saint-Jean), Mme Lecours

(Les Plaines), M. Lemieux (Saint-Jean), Mme Lecours

(Lotbinière-Frontenac), M. Lamothe (Ungava), M. Bussière (Gatineau),

M. Allaire (Maskinongé), Mme Guillemette (Roberval),

M. Provençal (Beauce-Nord), M. Jacques (Mégantic).

Le Vice-Président (M. Picard) : Y a-t-il

des abstentions? M. le secrétaire général.

Le Secrétaire : Pour : 45

Vice-Président (M. Picard) : La motion est rejetée.

Je mets aux voix le

troisième amendement, concernant l'article 4 du projet de loi.

Que les députés en

faveur de cette motion veuillent bien se lever.

Le Secrétaire adjoint : M. Arcand (Mont-Royal—Outremont),

M. Tanguay (LaFontaine), M. Leitão

(Robert-Baldwin), M. Barrette (La Pinière), Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), Mme Weil

(Notre-Dame-de-Grâce), Mme Nichols (Vaudreuil), Mme David

(Marguerite-Bourgeoys), M. Rousselle (Vimont), Mme Montpetit

(Maurice-Richard), Mme Melançon (Verdun), Mme Ménard (Laporte),

Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne),

M. Fortin (Pontiac), M. Kelley (Jacques-Cartier), Mme Charbonneau (Mille-Îles), Mme Maccarone

(Westmount—Saint-Louis),

M. Benjamin (Viau), M. Derraji (Nelligan), M. Polo

(Laval-des-Rapides), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé (Fabre), Mme Rizqy (Saint-Laurent),

M. Ciccone (Marquette).

Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Nadeau-Dubois (Gouin), Mme Ghazal

(Mercier), M. Marissal (Rosemont), Mme Labrie (Sherbrooke),

M. Fontecilla (Laurier-Dorion), Mme Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue),

M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau),

M. Zanetti (Jean-Lesage).

M. Bérubé (Matane-Matapédia),

M. Ouellet (René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski), M. Roy

(Bonaventure), Mme Hivon (Joliette),

M. Gaudreault (Jonquière), M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine),

Mme Perry Mélançon (Gaspé).

M. Ouellette

(Chomedey), Mme Fournier (Marie-Victorin).

Le Vice-Président

(M. Picard) : Que les députés contre veuillent bien

se lever.

Le Secrétaire adjoint :

M. Jolin-Barrette (Borduas), Mme Guilbault (Louis-Hébert),

M. Laframboise (Blainville), Mme D'Amours

(Mirabel), Mme Chassé (Châteauguay), M. Girard (Groulx),

Mme McCann (Sanguinet), Mme Roy (Montarville), M. Lemay

(Masson), M. Simard (Montmorency), Mme Lavallée (Repentigny),

M. Martel (Nicolet-Bécancour), M. Roberge (Chambly), Mme LeBel

(Champlain), M. Bonnardel (Granby), M. Lévesque (Chauveau),

Mme Lachance (Bellechasse), M. Lamontagne (Johnson), M. Carmant

(Taillon), Mme Blais (Prévost), M. Lefebvre (Arthabaska),

M. Dubé (La Prairie), Mme Laforest (Chicoutimi),

Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), M. Skeete (Sainte-Rose),

Mme Samson (Iberville), Mme Hébert (Saint-François), M. Dufour

(Abitibi-Est), M. Lacombe (Papineau),

Mme Charest (Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs),

M. Boulet (Trois-Rivières), Mme Proulx

(Côte-du-Sud), M. Lafrenière (Vachon), M. Poulin (Beauce-Sud),

M. Émond (Richelieu), M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle

(Huntingdon), M. Chassin (Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger (Orford), Mme Jeannotte

(Labelle), M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata), M. Asselin (Vanier-Les Rivières),

M. Reid (Beauharnois), Mme Dansereau (Verchères), M. Lévesque

(Chapleau), M. Thouin (Rousseau), M. Tremblay

(Dubuc), Mme Blais (Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget),

Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice), M. Caron (Portneuf), Mme Grondin

(Argenteuil), M. Girard (Lac-Saint-Jean), Mme Lecours

(Les Plaines), M. Lemieux (Saint-Jean), Mme Lecours

(Lotbinière-Frontenac), M. Lamothe (Ungava), M. Bussière (Gatineau),

M. Allaire (Maskinongé), Mme Guillemette (Roberval),

M. Provençal (Beauce-Nord), M. Jacques

(Mégantic).

Vice-Président (M. Picard) : Y a-t-il des abstentions ? M.

le secrétaire général.

Secrétaire : Pour : 45

Le Vice-Président (M. Picard) :

La motion est rejetée.

Je mets aux voix le quatrième amendement

concernant l'article 5 du projet de loi.

Que les députés en faveur de cette motion

veuillent bien se lever.

Secrétaire adjoint : M. Arcand (Mont-Royal—Outremont), M. Tanguay (LaFontaine), M. Leitão

(Robert-Baldwin), M. Barrette (La Pinière), Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), Mme Weil

(Notre-Dame-de-Grâce), Mme Nichols (Vaudreuil), Mme David

(Marguerite-Bourgeoys), M. Rousselle (Vimont), Mme Montpetit

(Maurice-Richard), Mme Melançon (Verdun), Mme Ménard (Laporte),

Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne),

M. Fortin (Pontiac), M. Kelley (Jacques-Cartier),

Mme Charbonneau (Mille-Îles), Mme Maccarone

(Westmount—Saint-Louis),

M. Benjamin (Viau), M. Derraji (Nelligan), M. Polo

(Laval-des-Rapides), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé (Fabre), Mme Rizqy (Saint-Laurent),

M. Ciccone (Marquette).

Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Nadeau-Dubois

(Gouin), Mme Ghazal (Mercier), M. Marissal

(Rosemont), Mme Labrie (Sherbrooke), M. Fontecilla (Laurier-Dorion),

Mme Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue),

M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau),

M. Zanetti (Jean-Lesage).

M. Bérubé

(Matane-Matapédia), M. Ouellet (René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski),

M. Roy (Bonaventure), Mme Hivon

(Joliette), M. Gaudreault (Jonquière), M. Arseneau

(Îles-de-la-Madeleine)

Mme Perry Mélançon

(Gaspé).

M. Ouellette

(Chomedey), Mme Fournier (Marie-Victorin).

Le Vice-Président (M. Picard) : Que les

députés qui sont contre cette motion veuillent bien se lever.

Le Secrétaire adjoint :

M. Jolin-Barrette (Borduas), Mme Guilbault (Louis-Hébert),

M. Laframboise (Blainville), Mme D'Amours

(Mirabel), Mme Chassé (Châteauguay), M. Girard (Groulx),

Mme McCann (Sanguinet), Mme Roy (Montarville), M. Lemay

(Masson), M. Simard (Montmorency), Mme Lavallée (Repentigny),

M. Martel (Nicolet-Bécancour), M. Roberge (Chambly), Mme LeBel

(Champlain), M. Bonnardel (Granby), M. Lévesque (Chauveau),

Mme Lachance (Bellechasse), M. Lamontagne (Johnson), M. Carmant

(Taillon), Mme Blais (Prévost), M. Lefebvre (Arthabaska),

M. Dubé (La Prairie), Mme Laforest (Chicoutimi),

Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), M. Skeete (Sainte-Rose),

Mme Samson (Iberville), Mme Hébert (Saint-François), M. Dufour

(Abitibi-Est), M. Lacombe (Papineau),

Mme Charest (Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs),

M. Boulet (Trois-Rivières), Mme Proulx

(Côte-du-Sud), M. Lafrenière (Vachon), M. Poulin (Beauce-Sud),

M. Émond (Richelieu), M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle

(Huntingdon), M. Chassin (Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger (Orford), Mme Jeannotte (Labelle),

M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata),

M. Asselin (Vanier-Les Rivières),

M. Reid (Beauharnois), Mme Dansereau (Verchères), M. Lévesque

(Chapleau), M. Thouin (Rousseau), M. Tremblay

(Dubuc), Mme Blais (Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget),

Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice), M. Caron (Portneuf), Mme Grondin

(Argenteuil), M. Girard (Lac-Saint-Jean), Mme Lecours

(Les Plaines), M. Lemieux (Saint-Jean),

Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac), M. Lamothe (Ungava),

M. Bussière (Gatineau), M. Allaire (Maskinongé),

Mme Guillemette (Roberval), M. Provençal (Beauce-Nord), M. Jacques (Mégantic).

Vice-Président (M. Picard) : Y a-t-il des abstentions ? M.

le secrétaire général.

Secrétaire : Pour : 45

Le Vice-Président (M. Picard) :

La motion est rejetée.

Je mets aux voix le dernier amendement

concernant également l'article 5 du projet de loi.

Que les députés en faveur de cette motion

veuillent bien se lever.

Secrétaire adjoint : M. Arcand (Mont-Royal—Outremont), M. Tanguay (LaFontaine), M. Leitão

(Robert-Baldwin), M. Barrette (La Pinière), Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), Mme Weil

(Notre-Dame-de-Grâce), Mme Nichols (Vaudreuil), Mme David

(Marguerite-Bourgeoys), M. Rousselle (Vimont), Mme Montpetit

(Maurice-Richard), Mme Melançon (Verdun), Mme Ménard (Laporte),

Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne),

M. Fortin (Pontiac), M. Kelley (Jacques-Cartier),

Mme Charbonneau (Mille-Îles), Mme Maccarone

(Westmount—Saint-Louis),

M. Benjamin (Viau), M. Derraji (Nelligan), M. Polo

(Laval-des-Rapides), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé (Fabre), Mme Rizqy (Saint-Laurent),

M. Ciccone (Marquette).

Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Nadeau-Dubois

(Gouin), Mme Ghazal (Mercier), M. Marissal

(Rosemont), Mme Labrie (Sherbrooke), M. Fontecilla (Laurier-Dorion),

Mme Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue),

M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau), M. Zanetti

(Jean-Lesage).

M. Bérubé

(Matane-Matapédia), M. Ouellet (René-Lévesque), M. LeBel

(Rimouski), M. Roy (Bonaventure), Mme Hivon

(Joliette), M. Gaudreault (Jonquière), M. Arseneau

(Îles-de-la-Madeleine), Mme Perry Mélançon (Gaspé).

M. Ouellette (Chomedey),

Mme Fournier (Marie-Victorin).

Le Vice-Président

(M. Picard) : Que les députés contre cette motion veuillent bien

se lever.

Le Secrétaire adjoint : M. Jolin-Barrette (Borduas),

Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville), Mme D'Amours (Mirabel), Mme Chassé (Châteauguay),

M. Girard (Groulx), Mme McCann (Sanguinet), Mme Roy (Montarville), M. Lemay (Masson),

M. Simard (Montmorency), Mme Lavallée (Repentigny), M. Martel

(Nicolet-Bécancour), M. Roberge (Chambly), Mme LeBel (Champlain),

M. Bonnardel (Granby), M. Lévesque (Chauveau), Mme Lachance

(Bellechasse), M. Lamontagne (Johnson), M. Carmant (Taillon),

Mme Blais (Prévost), M. Lefebvre (Arthabaska), M. Dubé

(La Prairie), Mme Laforest (Chicoutimi), Mme Rouleau

(Pointe-aux-Trembles), M. Skeete (Sainte-Rose), Mme Samson

(Iberville), Mme Hébert (Saint-François), M. Dufour (Abitibi-Est),

M. Lacombe (Papineau), Mme Charest

(Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), M. Boulet

(Trois-Rivières), Mme Proulx (Côte-du-Sud),

M. Lafrenière (Vachon), M. Poulin (Beauce-Sud), M. Émond

(Richelieu), M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle (Huntingdon),

M. Chassin (Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger (Orford), Mme Jeannotte (Labelle),

M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata),

M. Asselin (Vanier-Les Rivières),

M. Reid (Beauharnois), Mme Dansereau (Verchères), M. Lévesque

(Chapleau), M. Thouin (Rousseau), M. Tremblay

(Dubuc), Mme Blais (Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget),

Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice), M. Caron (Portneuf), Mme Grondin

(Argenteuil), M. Girard (Lac-Saint-Jean), Mme Lecours

(Les Plaines), M. Lemieux (Saint-Jean), Mme Lecours

(Lotbinière-Frontenac), M. Lamothe (Ungava), M. Bussière (Gatineau),

M. Allaire (Maskinongé), Mme Guillemette (Roberval),

M. Provençal (Beauce-Nord), M. Jacques (Mégantic).

Le Vice-Président (M. Picard) : Y a-t-il

des abstentions ? M. le secrétaire général.

Secrétaire : Pour : 45

Le Vice-Président (M. Picard) :

La motion est rejetée.

Enfin, je

mets aux voix le rapport, tel

qu'amendé, de la Commission de la santé et des services sociaux sur le projet

de loi n° 2, Loi resserrant l'encadrement du cannabis.

Que les députés en faveur de cette motion

veuillent bien se lever.

Le Secrétaire adjoint : M. Jolin-Barrette (Borduas),

Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville), Mme D'Amours (Mirabel), Mme Chassé (Châteauguay),

M. Girard (Groulx), Mme McCann (Sanguinet), Mme Roy

(Montarville), M. Lemay (Masson), M. Simard (Montmorency),

Mme Lavallée (Repentigny), M. Martel (Nicolet-Bécancour),

M. Roberge (Chambly), Mme LeBel (Champlain), M. Bonnardel

(Granby), M. Lévesque (Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse),

M. Lamontagne (Johnson), M. Carmant (Taillon), Mme Blais

(Prévost), M. Lefebvre (Arthabaska), M. Dubé (La Prairie),

Mme Laforest (Chicoutimi), Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles),

M. Skeete (Sainte-Rose), Mme Samson (Iberville), Mme Hébert

(Saint-François), M. Dufour (Abitibi-Est), M. Lacombe (Papineau), Mme Charest (Brome-Missisquoi),

M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), M. Boulet

(Trois-Rivières), Mme Proulx (Côte-du-Sud),

M. Lafrenière (Vachon), M. Poulin (Beauce-Sud), M. Émond

(Richelieu), M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle (Huntingdon),

M. Chassin (Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger (Orford), Mme Jeannotte

(Labelle), M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata), M. Asselin (Vanier-Les Rivières),

M. Reid (Beauharnois), Mme Dansereau (Verchères), M. Lévesque

(Chapleau), M. Thouin (Rousseau), M. Tremblay

(Dubuc), Mme Blais (Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget),

Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice), M. Caron (Portneuf), Mme Grondin

(Argenteuil), M. Girard (Lac-Saint-Jean), Mme Lecours

(Les Plaines), M. Lemieux (Saint-Jean), Mme Lecours

(Lotbinière-Frontenac), M. Lamothe (Ungava), M. Bussière (Gatineau),

M. Allaire (Maskinongé), Mme Guillemette (Roberval),

M. Provençal (Beauce-Nord), M. Jacques (Mégantic).

Vice-Président (M. Picard) : Que les députés contre veuillent

bien se lever.

Secrétaire adjoint : M. Arcand

(Mont-Royal—Outremont), M. Tanguay (LaFontaine), M. Leitão

(Robert-Baldwin), M. Barrette (La Pinière), Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), Mme Weil

(Notre-Dame-de-Grâce), Mme Nichols (Vaudreuil), Mme David

(Marguerite-Bourgeoys), M. Rousselle (Vimont), Mme Montpetit

(Maurice-Richard), Mme Melançon (Verdun), Mme Ménard (Laporte),

Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne),

M. Fortin (Pontiac), M. Kelley (Jacques-Cartier), Mme Charbonneau (Mille-Îles), Mme Maccarone

(Westmount—Saint-Louis),

M. Benjamin (Viau), M. Derraji (Nelligan), M. Polo

(Laval-des-Rapides), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé (Fabre), Mme Rizqy (Saint-Laurent),

M. Ciccone (Marquette).

Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Nadeau-Dubois (Gouin),

Mme Ghazal (Mercier), M. Marissal (Rosemont), Mme Labrie

(Sherbrooke), M. Fontecilla (Laurier-Dorion), Mme Lessard-Therrien

(Rouyn-Noranda—Témiscamingue),

M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau),

M. Zanetti (Jean-Lesage).

M. Bérubé

(Matane-Matapédia), M. Ouellet (René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski),

M. Roy (Bonaventure), Mme Hivon

(Joliette), M. Gaudreault (Jonquière), M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)

Mme Perry Mélançon (Gaspé).

M. Ouellette

(Chomedey), Mme Fournier (Marie-Victorin).

Le Vice-Président

(M. Picard) : Y a-t-il des abstentions? M. le

secrétaire général.

Secrétaire : Pour : 64

Vice-Président (M. Picard) : La motion est adoptée. En conséquence, le rapport, tel qu'amendé, de la Commission de la santé et des services

sociaux sur le projet de loi n° 2 est adopté.

Nous sommes maintenant

rendus à la rubrique Motions sans

préavis. Et, en fonction de nos règles et de l'ordre de présentation des motions sans

préavis, je reconnais maintenant un membre du troisième groupe d'opposition,

c'est-à-dire M. le député de Jonquière.

M. Gaudreault : Oui, merci, M.

le Président. Je sollicite le consentement des membres de cette Assemblée afin

de présenter, conjointement avec la députée de Mercier et la députée de

Marie-Victorin, la motion suivante :

«Que

l'Assemblée nationale demande au leader du gouvernement d'appeler l'étude des

projets de loi n° 194, Loi visant

à assurer le respect des obligations du Québec relatives aux changements

climatiques, et n° 391, Loi modifiant la

Loi sur la qualité de l'environnement afin

d'affirmer la primauté de la compétence du Québec en cette matière, et, ainsi,

d'agir concrètement dans la lutte contre la crise climatique.»

Le Vice-Président (M. Picard) :

Merci. Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de cette motion?

M. Schneeberger :

Pas de consentement.

Vice-Président (M. Picard) : Pas de consentement. Donc,

maintenant, pour un membre du groupe formant le gouvernement, je

reconnais Mme la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Mme Blais

(Prévost) : Je tiens à remercier la présidence d'avoir permis

l'interprétation en LSQ de la période de questions et de réponses

orales.

Je demande le

consentement de cette Assemblée pour déposer la motion suivante conjointement

avec le député de Pontiac, le député

de Jean-Lesage, le député de Rimouski, la députée de Marie-Victorin, le député

de Chomedey, et je tiens à souligner

la présence de Mme Marie-Andrée Gilbert, directrice du regroupement

québécois pour l'inclusion sociale des

sourds et malentendants, Daniel Forgues, président de La Fondation des sourds

du Québec, Maritza Côté, intervenante pour

le Comité d'aide aux femmes sourdes, et M. Azarias Vézina, membre du Club

de l'âge d'or des sourds de la région de Québec :

«Que

l'Assemblée nationale souligne la 60e Journée mondiale des sourds qui se

tiendra le 28 septembre, cette journée est reconnue par l'ONU

depuis 1959;

«Que l'Assemblée nationale reconnaisse la

culture et l'identité sourdes;

«Qu'elle s'engage à promouvoir l'utilisation et

la diffusion de la langue des signes [québécoise, la] LSQ;

«Qu'enfin, elle favorise l'accessibilité aux

services pour les communautés sourdes et gestuelles.»

Le Vice-Président (M. Picard) :

Merci. Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de cette motion?

M. Schneeberger :

Alors, il y a consentement, sans débat.

Le Vice-Président (M. Picard) :

Est-ce que cette motion est adoptée?

Vice-Président (M. Picard) : Adopté. Maintenant, je reconnais un

membre du groupe formant l'opposition officielle. M. le député de

La Pinière.

Barrette : M. le Président, je sollicite le consentement de cette

Assemblée afin de présenter la motion suivante conjointement avec le

député de Chomedey :

«Que

l'Assemblée nationale souligne l'importance d'informer la population, en toute

transparence, en révélant les détails

du projet [du] 3e lien entre Québec et Lévis, notamment le coût, l'échéancier,

le tracé et les impacts sur l'île d'Orléans;

«Qu'elle rappelle l'engagement solennel du

député de La Peltrie concernant la construction du 3e lien entre Québec et

Lévis;

«Qu'en conséquence, elle demande d'entendre le

directeur du bureau de projet du tunnel Québec-Lévis en commission

parlementaire d'ici le 24 octobre prochain.»

Le Vice-Président (M. Picard) :

Merci. Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de cette motion?

M. Schneeberger :

Pas de consentement.

Le Vice-Président (M. Picard) :

Pas de consentement. Maintenant, je suis prêt à reconnaître un membre du

deuxième groupe d'opposition. Mme la cheffe du deuxième groupe d'opposition.

Mme Massé : Merci, M. le

Président. Je demande le consentement de la Chambre pour débattre de la motion suivante conjointement avec la députée de Maurice-Richard, le député de Jonquière,

le député de Chomedey, la députée de Marie-Victorin :

«Que

l'Assemblée nationale prenne acte qu'un projet de réforme de l'encadrement des

grands émetteurs industriels de gaz à effet de serre a été

présenté en privé à des représentants d'entreprises;

«Qu'elle prenne acte du fait que

certains éléments de ce projet ont été publiés dans les médias avant que les

membres de l'Assemblée en soient saisis;

«Que l'Assemblée nationale

rappelle au gouvernement que les changements climatiques sont la plus grande

menace à la qualité de vie de la population, et qu'en ce

sens les grands émetteurs industriels doivent faire leur juste part.»

Vice-Président (M. Picard) : Merci. Est-ce qu'il y a consentement

pour débattre de cette motion?

M. Schneeberger :

Pas de consentement.

Le Vice-Président (M. Picard) : Pas de

consentement. Je reconnais maintenant Mme la députée de Marie-Victorin.

Mme Fournier : M. le Président, je

sollicite le consentement des membres de cette Assemblée afin de présenter, conjointement avec la députée de Mercier et la députée de Joliette,

la motion suivante :

«Que l'Assemblée

nationale rappelle que le gouvernement du Canada a nationalisé l'oléoduc Trans Mountain dans

l'Ouest canadien, visant à exporter le pétrole des sables bitumineux;

«Qu'elle

rappelle qu'à cette fin plus d'un milliard de dollars de l'argent des Québécois

a servi à financer cette nationalisation;

«Qu'elle souligne

qu'un tel investissement est contraire aux objectifs de réduction des gaz à

effet de serre;

«Que

l'Assemblée nationale demande aux partis politiques en lice dans la présente

campagne électorale fédérale de

s'engager à rembourser aux Québécois la part qu'ils ont payé dans cet

investissement en retournant ces sommes au gouvernement du Québec;

«Que

le gouvernement du Québec investisse ces sommes pour contribuer à assurer la

transition écologique dans le contexte d'urgence climatique.»

Le Vice-Président

(M. Picard) : Merci. Est-ce qu'il y a consentement pour débattre

de cette motion?

M. Schneeberger :

Il n'y a pas de consentement.

Le Vice-Président

(M. Picard) : Pas de consentement.

Toujours

à la rubrique Motions sans préavis, il y a M. le leader du gouvernement qui

veut présenter une motion concernant

la Commission de la santé et des services sociaux. Mais, une motion sans

préavis ayant déjà été présentée par le groupe parlementaire, est-ce

qu'il y a consentement pour permettre? Consentement.

M. Schneeberger :

Merci, M. le Président. Alors, je fais motion, conformément à

l'article 146 de notre règlement de l'Assemblée nationale,

afin :

«Que

la Commission de la santé et des services sociaux, dans le cadre de l'étude du

projet de loi n° 31, Loi modifiant

principalement la

Loi sur la pharmacie afin de favoriser l'accès à certains

services, procède à des consultations particulières

et tienne des auditions publiques le mercredi 2 octobre après les affaires

courantes jusqu'à 13 heures et

de 15 heures à 18 heures,

le jeudi 3 octobre après les affaires courantes jusqu'à 13 heures et

de 15 heures à 18 heures [et] le mardi 8 octobre 2019 de

10 [...] à 11 h 30, après les affaires courantes jusqu'à

17 h 45 et de 19 h 30 à 21 heures;

«Qu'à

cette fin, la commission entende les organismes suivants : l'Ordre des

pharmaciens du Québec, la Fédération des

pharmaciens du Québec, l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires,

l'Association des pharmaciens des établissements

de santé du Québec, l'Alliance du personnel professionnel et technique de la

santé et des services sociaux, l'Institut national de la santé publique[...],

l'Association professionnelle des pharmaciens salariés du Québec, Fédération des médecins omnipraticiens du Québec,

Collège des médecins, Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, Association des bannières et des chaînes de

pharmacies du Québec, la FADOQ, association canadienne des médicaments génériques, Médicaments novateurs Canada, Régie de

l'assurance maladie du Québec, Office des professions du Québec, Association [de] la santé publique, Institut

national d'excellence en santé et [...] services sociaux, [et la] Fédération

des médecins spécialistes du Québec;

«Qu'une

[durée] de 12 minutes soit prévue pour les remarques préliminaires,

répartie de la manière suivante : 6 minutes au groupe parlementaire formant le gouvernement, 4 minutes au

groupe parlementaire formant l'opposition officielle, 1 minute au

deuxième groupe d'opposition et 1 minute au troisième groupe d'opposition;

«Que la durée

maximale de l'exposé de chaque organisme soit [d'une durée] de 10 minutes

[avec] l'échange avec les membres de la

commission soit d'une durée maximale de 35 minutes partagées ainsi :

17 minutes 30 [...] pour le groupe parlementaire formant le gouvernement,

11 minutes 40 [...] pour l'opposition officielle,

2 minutes 55 [...] pour le deuxième groupe d'opposition

et 2 minutes 55 [...] pour le troisième groupe d'opposition;

«Que

la ministre de la Santé et des Services sociaux soit membre de ladite

commission pour la durée du mandat.»

Vice-Président (M. Picard) : Consentement pour débattre de cette motion? Ça va?

Cette motion est adoptée?

Vice-Président (M. Picard) : Adopté. Aux avis touchant les

travaux des commissions, M. le leader du gouvernement.

M. Schneeberger :

Oui. Alors, M. le Président, j'avise cette Assemblée que la Commission de

l'économie et du travail entreprendra

les consultations particulières sur le projet de loi n° 27, Loi concernant

principalement l'organisation gouvernementale en matière d'économie et

d'innovation, aujourd'hui, après les affaires courantes, pour une durée de

2 h 30 m

Document details

CollectionQuebec — Debates (Hansard)
Citation2019-09-24
Typehansard
Volume / chapteren travaux-parlementaires assemblee-nationale 42-1 journal-debats 20190924 252465
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier218f3b861261d173faab39a7c52982c76a03da5c

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