Labour and the Economy — 15 May 2020 (42nd Legislature, 1st Session)

CET 2020-05-15

Quebec — Committees

Labour and the Economy — 15 May 2020 (42nd Legislature, 1st Session)

CET 2020-05-15

Quebec — Committees

Écoutez, ma première question... Donc, il va

sans dire, on apprenait, hier, Mme la ministre, dans un

article de Radio-Canada, que la saison du camping est à l'eau. Voulez-vous nous expliquer ce

qu'il s'est passé? Voulez-vous nous expliquer

et voulez-vous expliquer aux propriétaires, aux employés de campings ce qu'il

s'est passé? Lorsque le P.D.G.

de Camping Québec lui-même, M. Simon

Tessier, mentionne : Il y a déjà un travail colossal qui a été réalisé, ils ont

respecté en tous points les conditions

préalables, et, malgré tout, on ne comprend pas, alors, nous non plus, on ne

comprend pas. Alors, aujourd'hui, les propriétaires de campings, les

utilisateurs de campings veulent savoir, Mme la ministre, qu'est-ce que vous

avez à leur dire.

La Présidente (Mme IsaBelle) :

Alors, Mme la ministre, à vous la parole.

Mme Proulx

(Berthier) : Merci, Mme la Présidente. D'abord et avant tout, la saison du camping

n'est pas à l'eau. C'est la première

précision qu'on tient à apporter ce matin. Également, les campings ont

été réquisitionnés, comme vous le savez, M. le député de Viau, pour les

snowbirds. Ils n'avaient pas de résidence fixe ici, au Québec... ont pu aller s'installer dans les campings, et d'ailleurs

un usage exemplaire de la part de ces gens-là. C'est vrai qu'il y a

certains d'entre eux, les

saisonniers, qui ont hâte, moi aussi. Le Dr Arruda le mentionnait, il a très

hâte de s'installer dans sa roulotte. Les gens sont un peu impatients,

et c'est normal.

On est encore

dans la gestion, M. le député de Viau, d'une crise de santé publique. Donc, la

réouverture va se faire graduellement, en séquence, avec toujours le bien de la santé

publique en priorité. On a d'excellentes discussions avec Camping Québec.

Je tiens d'ailleurs à souligner que leur guide sanitaire a été

approuvé par la Santé publique et que la séquence va arriver dans l'ordre. Nous attendons donc l'autorisation finale de la Santé publique pour ouvrir les campings au Québec.

Benjamin : Merci pour votre

réponse, Mme la ministre. Cependant, vous conviendrez avec moi que, cette fin de semaine, c'est la plus grosse fin de

semaine pour les campings. C'est la

plus grosse fin de semaine. Et tout

le monde dit, tout le monde est d'accord que cette fin de

semaine là, elle est perdue. Maintenant,

ce que les gens, les propriétaires veulent

savoir, c'est quand? Est-ce qu'il y a une date? Avez-vous un échéancier puisque le plan

sanitaire auquel vous faites allusion,

ce plan sanitaire là a été approuvé? Et les conditions sont respectées, les

conditions de distanciation sociale, les normes ont été respectées. Or,

les propriétaires de campings ne savent toujours pas quand est-ce qu'ils vont

pouvoir commencer à opérer. Et, aujourd'hui, justement, vous qui nous avez promis qu'il y aura

un été touristique au Québec,

les propriétaires de campings veulent savoir c'est pour quand. Avez-vous une

date à leur dire?

La Présidente (Mme IsaBelle) : Votre

micro, Mme la ministre.

Mme Proulx

(Berthier) : Pardon, Mme la Présidente. Je tiens à rassurer le député

de Viau. C'est vrai qu'il y aura un

beau week-end. Il y aura plusieurs beaux week-ends de camping au Québec. Il n'y a

rien que j'aimerais plus que vous donner

une date. Et c'est vrai que la Santé publique a approuvé le guide sanitaire qui

a été élaboré par Camping Québec. D'ailleurs,

ils ont été extrêmement proactifs. La Santé publique a donc autorisé, ou

approuvé, je devrais dire, leur guide sanitaire.

Maintenant, nous attendons puisque, vous le savez, M. le député de Viau, ce n'est pas une décision gouvernementale, mais bien une décision de la

Santé publique d'autoriser, donc, la possibilité de pouvoir s'installer sur

les campings. J'ai confiance.

Benjamin : Mme la Présidente, le 4 mai dernier, le premier

ministre du Québec

affirmait ceci, et je cite : «...je sais que c'est difficile, mais on va aider les gens qui sont dans la

restauration, dans l'hôtellerie, dans la culture de façon générale. [Et] quand ça sera le temps de réouvrir, on va

essayer de les aider financièrement, mais c'est vrai que, pour l'instant, à

court terme, on ne prévoit pas de réouverture.»

J'ai le goût d'avancer, Mme la Présidente, qu'il

ne faut pas qu'essayer, il faut un engagement clair. Il faut un engagement

clair pour venir en aide à l'industrie touristique. Et je veux parler notamment

ici de l'industrie hôtelière. Plus de 70 % des hôtels, Mme la Présidente, sont

fermés, et plusieurs risquent de ne pas passer à travers s'ils ne bénéficient

pas rapidement d'une aide directe

gouvernementale, notamment pour prévoir les coûts fixes. Avez-vous, Mme la

ministre, un engagement ferme de votre gouvernement à couvrir les coûts fixes

que doit assumer actuellement tout le secteur de l'hôtellerie afin de

pouvoir les aider à passer à travers?

Mme Proulx

(Berthier) : Depuis le début, M. le député de Viau, de cette crise

sanitaire qui impacte le Québec, qui

met la planète tout entière... le gouvernement du Québec, la ministre du

Tourisme du Québec, a dit haut et fort que les hôteliers sont l'épine dorsale de notre industrie. C'est eux qui ont

été les premiers impactés. Et d'ailleurs je tiens à les remercier, les hôteliers qui, de façon très

généreuse, ont offert à la Santé publique, à la ministre de la Santé et des Services

sociaux, de mettre à leur disponibilité près

de 6 000 chambres au Québec pour accueillir, donc, des gens si on

devait avoir du délestage dans nos hôpitaux.

On a agi

extrêmement rapidement dans les premières mesures avec les hôteliers, d'abord

et avant tout le report de la taxe

sur l'hébergement de 3,5 %, ce qui a permis de donner un peu d'air aux

hôteliers. On a suspendu également les paiements pour la CITQ. Donc, on

a agi rapidement là-dedans, dans cette situation-là, pour les hôteliers, pour

les stabiliser. La première opération,

c'était de pouvoir stabiliser les hôteliers, très consciente des enjeux

auxquels ils font face.

D'ailleurs, d'ailleurs, les hôteliers, certains

grands hôteliers du Québec, ont pu participer récemment à la consultation sectorielle devant le ministre des

Finances, lequel a pu entendre, de leurs voix et de la mienne, à toutes les

semaines, combien ces hôteliers-là étaient

impactés par la crise de la COVID. Les hôteliers travaillent avec l'industrie

touristique, travaillent avec le ministère

qui est présent ici. Ils peuvent compter sur moi, les hôteliers, dans les

prochaines semaines.

M. Benjamin : Mme la Présidente, je

veux aussi saluer le travail des acteurs de l'industrie du secteur de l'hôtellerie. Je pense ici aux travailleurs et aux

travailleuses de ce secteur qui sont actuellement dans l'inconnu face à ce qui

les attend pour l'avenir. J'ai entendu probablement des choses qui ont été

faites, mais ce sur quoi... Actuellement, les acteurs

du secteur de l'hôtellerie, Mme la ministre, nous disent : Il faut

travailler... qu'il faut intervenir. Ça leur prend une aide directe. Ça leur prend une aide directe

notamment pour assumer les coûts fixes. Et là, maintenant, c'est le temps de

livrer pour permettre à ces acteurs-là de passer à travers.

Vous avez parlé d'eux comme étant la colonne

vertébrale. Permettez, dans les circonstances, que je parle du secteur de l'hôtellerie comme les poumons du

secteur de l'industrie touristique, comme les poumons. Et le poumon de l'industrie touristique, Mme la Présidente, est

atteint, est attaqué parce que justement il n'y a pas de mesure. Il n'y a pas

encore de mesure qui pourrait leur permettre

de passer à travers. Et ça, et l'ensemble des acteurs du secteur de

l'hôtellerie nous le disent, ça prend

un programme adapté, flexible, qui leur permettra d'assumer les coûts fixes, ce

à quoi ils font face actuellement.

Alors, j'attends toujours une réponse par rapport à cette question. Est-ce

qu'il y a un engagement, de la part

de la ministre, au nom de son gouvernement, à ce que, rapidement, soit déployé

un programme qui permettrait au secteur de l'hôtellerie d'assumer les

coûts fixes?

Mme Proulx (Berthier) : ...1 400 hôtels, au Québec,

avec lesquels on s'entretient, l'équipe du ministère, du cabinet, moi-même, sur une base hebdomadaire, voire

quotidienne. Moi, je les considère comme l'épine dorsale. On peut dire que c'est le poumon de l'industrie. À chacun sa

terminologie. Mais, je tiens à répéter, nous avons été en consultation

sectorielle avec le ministre

des Finances. Les acteurs, les grands joueurs québécois

de l'industrie hôtelière ont présenté, donc, une série de mesures qu'ils

souhaitaient voir déployées par le gouvernement du Québec. Moi, ce que je peux

vous dire, M. le député de Viau, c'est que le gouvernement du Québec sera là

pour les hôteliers.

Benjamin : Mme la Présidente, je comprends que le gouvernement

du Québec sera là pour les hôteliers.

Mais actuellement il y a une demande qui est sur la table, et cette

demande-là attend une réponse.

autre demande du secteur de l'hôtellerie, Mme la Présidente. Le fédéral a

livré, dans le cadre du programme... notamment le programme de

subvention salariale... Or, il y a une demande qu'il souhaite. Le secteur de

l'hôtellerie souhaite que cette demande-là

soit prolongée jusqu'en 2021. Alors, Mme la ministre, allez-vous appuyer le

secteur de l'hôtellerie dans cette demande, notamment, face à votre

homologue fédérale?

Proulx (Berthier) : Bien, M. le député de Viau, je vais laisser le

fédéral renouveler ou non les engagements qu'ils ont pris avec leurs programmes respectifs. Alors, je vais laisser

le privilège à ma consoeur fédérale, l'honorable Mélanie Joly, de faire les annonces qui lui reviendront. Maintenant, je

tiens à répéter, une fois de plus, pour la relance de l'industrie hôtelière, de l'accompagnement du

gouvernement du Québec envers l'industrie hôtelière, que le gouvernement

du Québec sera là.

Benjamin : Mme la Présidente, je comprends, à trois reprises, Mme la

ministre nous a dit que le gouvernement du Québec sera là. Mais on a besoin

maintenant du gouvernement du Québec, Mme la ministre. Ce n'est pas demain,

ce n'est pas dans un mois, ce n'est pas dans

trois mois, ce n'est pas dans six mois qu'on a besoin du gouvernement du Québec.

C'est maintenant qu'on a besoin du

gouvernement du Québec. Alors, je sais que vous avez de bons rapports avec

votre collègue Mélanie Joly. Ce que je vous demande : Est-ce qu'au

moins vous allez appuyer cette requête du secteur de l'hôtellerie, notamment, pour demander, dans le cadre d'une relance, la

relance qui est à venir, on convient, mais, dans le cadre de cette relance, que le programme de subvention salariale soit

prolongé? C'est un appui que je vous demande. Allez-vous appuyer le

secteur de l'hôtellerie par rapport à cette demande?

Proulx (Berthier) : Moi, ce que je peux vous dire, M. le député de

Viau, c'est que j'appuie les revendications du secteur hôtelier auprès

du gouvernement du Québec. Ma responsabilité, moi, c'est d'être ministre du

Tourisme du Québec, où le secteur hôtelier

est sous notre responsabilité ici à tout le cabinet. Et on est, encore là, on

doit le préciser, là, dans la gestion d'une crise sanitaire. Il ne faut

pas l'oublier.

contre, je comprends que, depuis le début de cette crise-là, on souhaite avoir

des dates. Mais, vous savez, pour écouter, à tous les jours, les points de

presse du premier ministre, de la Direction de la santé publique, de la

ministre de la Santé et des Services sociaux, nous aimerions tous

pouvoir donner des dates aux Québécois dans les divers secteurs d'activité économique. Pour le moment, pour le

moment, je me répète, mais nous serons là. Je ne peux pas appuyer plus

fortement aujourd'hui sur le fait que nous serons là, le gouvernement du Québec

sera là pour appuyer les hôteliers québécois.

M. Benjamin :

Mme la Présidente, je veux bien être d'accord avec Mme la ministre. Je répète

encore : C'est maintenant qu'on a besoin du gouvernement du Québec. Et

pensons au secteur de la restauration, Mme la Présidente. Plus de 50 %

des emplois de l'industrie touristique sont dans le secteur de la restauration.

Aujourd'hui, ce secteur-là fait face à de grands défis. Plus de

67 % des entrepreneurs de la restauration sont soit très inquiets ou

inquiets par rapport à l'avenir. Si on parle

du secteur de l'hôtellerie comme la colonne vertébrale ou du poumon, il n'en

est pas moins aussi pour le secteur

de la restauration. Plus de 50 % des emplois de l'industrie touristique,

je le répète, sont dans le secteur de la restauration. Quelle est la vision,

quel est le plan de relance? À côté du plan sanitaire, quel est le plan de

relance du gouvernement du Québec, de la ministre du Tourisme, pour le

secteur de la restauration?

Proulx (Berthier) :

Pardonnez-moi, vous avez dit : Au-delà

du plan sanitaire. Le plan sanitaire, c'est la base de la relance de l'industrie de la restauration.

On s'ennuie tous, au Québec, de pouvoir s'installer avec sa famille et ses

amis, une bonne tablée, de pouvoir manger

des produits issus de la terre du Québec. On a tous très hâte de pouvoir

retourner dans les restaurants du Québec.

Donc,

c'est vrai, c'est une composante très importante. Ça fait

partie du panier

touristique. Lorsque les gens partent en

vacances, bien sûr, il y a le secteur hôtelier, mais il y a le secteur de la

restauration. Donc, il y a un travail interministériel. D'ailleurs, jour 1 de l'élection de la Coalition

avenir Québec, l'interministériel a été déployé, avec le Tourisme, avec le

MAMH, entre autres, avec Agriculture,

Travail. Dans le cas de la restauration, encore une fois, on répète la recette

gagnante du travail interministériel

avec MM. les ministres de l'Agriculture, de l'Économie, du Travail, des

Finances également, pour accompagner cette industrie-là pour passer au

travers de cette crise-ci.

Oui,

il y a un plan sanitaire. Vous dites : Au-delà du plan sanitaire, M. le

député de Viau. Mais c'est vraiment la base

pour pouvoir contempler une réouverture prochaine de la restauration au Québec.

À la base, c'est un plan sanitaire qui soit clair pour s'assurer de la

sécurité des travailleurs de cette industrie-là, de la restauration, mais

également des clientèles. Il y a plusieurs

programmes qui sont déjà là. Il y a divers scénarios qui sont sur la table. Et,

à terme, tout le secteur, c'est-à-dire

Économie, Travail, Agriculture, Finances et, évidemment, Tourisme, on est là

pour accompagner les gens de

la restauration.

M. Benjamin : Mme la

Présidente, une des demandes

formulées par le secteur de la restauration, comme le secteur de l'hôtellerie, d'ailleurs, c'est d'avoir des

mesures adaptées, flexibles. Or, jusqu'à

présent... Et, là encore, l'enjeu de

pouvoir assumer... d'avoir une aide

directe, c'est encore un enjeu pour lequel le gouvernement du Québec, le ministère du Tourisme, n'a pas encore apporté les réponses exactes,

précises aux demandes de ce secteur-là pour une éventuelle relance. Maintenant, quand on parle de programme d'appui, quand on dit que le gouvernement va être là, maintenant, tout

de suite, le secteur de la

restauration a besoin de savoir qu'il y aura un programme flexible qui leur

permettra de passer à travers.

exemple que je pourrais donner à Mme

la ministre : il y a actuellement un programme en Saskatchewan qui permet

justement d'avoir cette flexibilité-là et qui permet

aux entreprises, aux petites entreprises, d'avoir jusqu'à

5 000 $ par mois

pour pouvoir non seulement payer leur loyer, payer aussi l'électricité, etc.,

pour assumer les coûts fixes, justement.

Est-ce que le gouvernement du Québec peut s'engager... Pouvez-vous vous

engager, Mme la ministre, au nom du gouvernement du Québec, à avoir un

programme similaire pour le secteur de la restauration?

Proulx (Berthier) : Au risque de me répéter, c'est un travail qui est

conjoint, hein? Vous comprenez que, oui, ça fait

partie du panier

touristique, l'industrie de la restauration, mais c'est mené par Agriculture et

c'est mené évidemment par mon confrère le

ministre de l'Économie, M. Fitzgibbon. Donc, Travail est là également pour des

mesures sanitaires avec la CNESST,

entre autres, et le ministre des Finances. Donc, c'est vraiment un travail

interministériel pour accompagner cette industrie-là.

veux juste répéter que le plan sanitaire est extrêmement important, là, pour

l'industrie de la restauration. Il y a une

cellule de travail sur laquelle les partenaires du ministère du Tourisme et mes

conseillers politiques travaillent. Et, soit dit en passant, j'ai de très bonnes discussions avec mon homologue

fédérale, Mme... du côté de la Saskatchewan. Mais il faut comprendre que

la situation de la crise de la COVID-19, entre la Saskatchewan et le Québec,

est différente.

Donc, il y a, entre

autres, aussi le programme fédéral d'aide aux loyers commerciaux, qui a été

annoncé il y a quelques semaines par le gouvernement

fédéral, où il y a un pourcentage pour payer ces locaux commerciaux là, qui

sont assumés par le gouvernement du

Québec, une grande... une proportion par le fédéral, une proportion par le

gouvernement du Québec.

Et évidemment on demande aux propriétaires de ces

établissements-là également de faire leur part pour continuer de

soutenir l'industrie, la gastronomie et la restauration au Québec.

Benjamin : Mme la Présidente, je comprends très bien, sur le plan

sanitaire, la réalité en Saskatchewan est différente de la réalité

du Québec. Mais, cependant, une entreprise qui ferme en Saskatchewan, une entreprise

qui ferme au Québec,

c'est la même réalité. C'est des familles qui vont au chômage. C'est des

personnes qui se retrouvent sur le carreau.

Maintenant,

ce que je demande au gouvernement... Mme

la ministre a évoqué le programme

du fédéral d'aide aux loyers, mais justement c'est un programme qui

n'est pas flexible parce que c'est un programme qui permet... Ce programme-là,

l'argent va aux propriétaires des immeubles, sinon aux banques, tout simplement. Or, ce qu'on pourrait entrevoir, ce que permet justement le programme

de la Saskatchewan, ce montant d'argent là va au locataire du local commercial. Ça lui permet justement

d'avoir cette flexibilité-là. Donc, c'est dans ce sens-là que les gens du

secteur de la restauration demandent

de travailler. Est-ce que vous êtes prêts, aujourd'hui, à vous engager à

travailler sur des programmes flexibles, adaptés pour les gens du secteur

de la restauration?

La Présidente

(Mme IsaBelle) : Mme la ministre, je veux juste souligner qu'il

vous reste 53 secondes pour répondre.

Mme Proulx

(Berthier) : Merci, Mme la Présidente. La cellule de travail avec le ministère,

l'industrie de la restauration... Et, aujourd'hui, on va leur faire parvenir un guide pour un retour aux activités

dans la restauration. On vient de m'informer qu'aujourd'hui on va leur

faire parvenir ce guide-là, donc, pour un retour graduel, organisé, séquencé, sécuritaire, avec toujours en tête, évidemment,

la sécurité non seulement des travailleurs de l'industrie de la restauration, mais également leur clientèle, les visiteurs et les Québécois

qui s'ennuient d'aller s'asseoir à une table de restaurant pour pouvoir

partager des bons moments ensemble.

Présidente (Mme IsaBelle) : Merci beaucoup. Puis c'est ce qui met fin au premier bloc d'échange avec vous, le député de

Viau. Nous allons maintenant procéder au bloc d'intervention du deuxième groupe d'opposition. Mme la

députée de Rouyn-Noranda—Témiscamingue,

vous êtes bien avec nous?

Mme Lessard-Therrien :

Oui.

Présidente (Mme IsaBelle) : Vous disposez de 15 minutes. Alors, la parole est à vous pour un

échange avec la ministre.

Mme Lessard-Therrien :

Merci, Mme la Présidente. Bonjour, Mme la ministre. Bonjour, chers collègues.

Dans le fond, depuis

le début de la pandémie, on peut dire que le gouvernement a mis en place des

mesures à géographie variable. Ça a été vrai

pour l'ouverture des commerces, des écoles, la levée des points de contrôle

dans les différentes régions. Toutefois,

l'annonce de jeudi sur la reprise graduelle des activités récréatives et touristiques,

elle a été pour tout le Québec. Est-ce que

vous avez un dialogue, Mme la

ministre, avec les directions de

santé publique régionales pour avoir en main les recommandations les

plus proches des réalités régionales?

La Présidente

(Mme IsaBelle) : Mme la ministre, à vous la parole.

Mme Proulx (Berthier) : Merci,

Mme la Présidente. Oui, l'annonce qui a été faite cette semaine par ma consoeur

la ministre responsable des Loisirs et des Sports, qui annonçait la réouverture

de certaines activités pour l'ensemble du territoire

québécois, incluant la CMM, c'est justement pour permettre

aux gens de la CMM de pratiquer leurs

activités. Vous savez que les déplacements interrégionaux sont encore

interdits. Donc, dans le plan qui a été présenté par ma consoeur cette semaine, c'est de pouvoir permettre aux Québécois,

aux Montréalais, aux gens de la grande région de la CMM, de pouvoir

faire la pratique de certaines activités, de la nage en eau libre, du kayak, du

surf — ici,

à Montréal — du

vélo, du patin à roues alignées.

Et la raison pour laquelle la ministre

responsable des Loisirs et des Sports a inclus la CMM dans la liste

d'activités, c'est justement pour permettre aux gens de la CMM de rester dans

la CMM et de limiter au maximum les déplacements qui, comme vous le savez — interrégionaux — sont

encore interdits. Donc, je salue l'initiative de ma consoeur, Mme Charest, qui permet aux Montréalais de pouvoir avoir des

activités physiques, parce que, comme le disaient le premier ministre et le Dr Arruda, la santé mentale, d'aller jouer

dehors, c'est bon pour tous les Québécois dans le cadre de cette pandémie.

Lessard-Therrien : Merci, Mme la ministre. En fait, on est très contents pour les gens de Montréal,

les gens de la CMM, évidemment.

Vous avez...

bien, en fait, la ministre Charest a annoncé, là, cette journée-là, la

réouverture des parcs nationaux pour la pratique journalière. C'est une

bonne nouvelle.

Par contre,

dans une région comme la mienne, qui est considérée comme une région froide,

avec une situation très stable au niveau de la COVID-19, avec

moins de 10 cas actifs dans toute la région, les gens de l'Abitibi doivent

faire jusqu'à trois heures de route, pour un aller simple, là,

pour venir au parc Opémican au Témiscamingue. Six heures de route, ça commence à faire beaucoup pour une sortie, une

randonnée de journée, une randonnée journalière. Pourquoi est-ce que, dans certaines régions plus stables, on ne

pourrait pas autoriser de l'hébergement, de manière très encadrée, pour que les gens dans les régions puissent réellement

profiter de cette réouverture partielle de nos infrastructures de plein air?

Mme Proulx

(Berthier) : En tout

respect, Mme la députée, trois heures de route pour aller faire la

pratique libre dans un parc et trois

heures de retour, là, juste de sortir de la maison, Mme la députée, de pouvoir faire un bon tour d'auto... il y a beaucoup, beaucoup de Québécois qui sont heureux d'entendre ça, de pouvoir sortir

de la maison. C'est fait de façon

séquencée, la reprise des activités sportives.

Pour ce qui

est de l'hébergement, je comprends que, pour le moment, dans les parcs, ce n'est toujours

pas permis. On y va de façon

séquencée. La réouverture doit se faire de façon graduelle. Est-ce que,

pour le moment, c'est optimal? La

réponse, c'est non. Mais c'est déjà une excellente première nouvelle qui a été

annoncée cette semaine de la part de la ministre Charest. Et ça donne

espoir, évidemment, à l'ensemble des Québécois d'une ouverture séquencée qui va se faire

dans le temps et, je vous rappelle, qui est toujours avec le sceau

d'approbation de la Direction de la santé publique.

Mme Lessard-Therrien : Bien, justement,

en fait, on parle d'une réouverture graduelle. Cette réouverture graduelle là

pourrait peut-être se faire à géographie, encore une fois, variable. Vous misez

beaucoup sur le tourisme intrarégional, on

l'a entendu. On en a discuté aussi, vous et moi. Qu'est-ce que ça veut réellement

dire si on ne met pas en place les

mesures pour rendre ce tourisme-là possible, notamment en permettant

certains types d'hébergement pour les régions qui sont très vastes,

avec la possibilité des réservations en fonction des codes postaux, par exemple?

Quelqu'un qui habite à Percé voudrait aussi, évidemment, probablement, pouvoir

profiter du parc national de la Gaspésie. Ma

question est simple. Ça va être quoi, les outils que vous allez déployer pour

rendre ce tourisme intrarégional là possible, particulièrement au niveau

des infrastructures d'hébergement?

Mme Proulx

(Berthier) : Vous êtes justement

une région froide. Et ce que souhaite la Direction nationale de la santé

publique, c'est que vous demeuriez une région froide. Alors, vous avez réussi parce

que vous avez respecté les directives de la

Santé publique dans votre belle grande région... à demeurer froide. Et l'objectif

du gouvernement du Québec, de la Santé publique, c'est que vous

demeuriez comme ça.

Le travail, actuellement, c'est par activités que le déploiement se fait. Donc, il y a

un certain nombre d'activités qui se font. Au fur et à mesure que les activités,

Mme la députée, vont augmenter, il y aura évidemment, dans cette séquence-là, on le souhaite, prochainement, de

pouvoir y greffer de l'hébergement courte durée pour la pratique de ces

activités-là, mais tout ça en séquence, avec des mesures sanitaires, par

exemple, pour l'hébergement de courte durée. Vous

savez, on a un plan sanitaire global. On a des plans sanitaires sectoriels

parce qu'il y a beaucoup d'activités sectorielles dans notre industrie. Donc, au fur et à mesure,

lorsqu'on va rouvrir certaines activités, les mesures sanitaires associées,

par exemple, à l'hébergement courte durée

pourront être mises en place. Et on pourra rouvrir, donc, des secteurs

d'activité avec de l'hébergement courte durée, mais en séquence, et

toujours avec l'autorisation de la Santé publique.

Mme Lessard-Therrien :

Mais, en fait, si ce sont les directions régionales de santé publique qui

donnent le feu vert, est-ce que les

infrastructures d'hébergement touristique dans les régions froides pourront

réouvrir plus rapidement?

Mme Proulx

(Berthier) : Bien, vous

savez, les directions de santé publique régionales relèvent, au final, de la

direction nationale de la santé publique. Dr Arruda le répète dans ses points

de presse quotidiens, qu'il parle avec chacun des acteurs, chacune des directions régionales.

Donc, je me fie à la direction nationale de la santé publique pour émettre des recommandations et pour

permettre, en séquence, la réouverture d'activités. Mais le Dr Arruda parle

avec chacune des directions régionales.

Mme Lessard-Therrien : J'aimerais

revenir sur les campings. Mon collègue de Viau l'a abordé un petit peu plus tôt dans son allocution, vous avez, bon,

réannoncé la réouverture partielle des parcs nationaux, mais ça ne concerne

pas les campings. Le beau temps et les

vacances s'en viennent. Ma région est collée sur l'Ontario;

là-bas, les campings vont réouvrir

samedi. Comment la ministre va-t-elle convaincre les Québécois

de rester au Québec, alors qu'à une heure de chez eux, ils

peuvent faire du camping en Ontario?

Mme Proulx (Berthier) : Bien, l'Ontario

a ses propres politiques de déconfinement. Je vais laisser au gouvernement Ford

la responsabilité du déconfinement. Par contre, je vous rappelle qu'il y a

interdiction de traverser entre le Québec et l'Ontario en date d'aujourd'hui,

là. Peut-être que ça changera au cours des prochains jours, mais, aujourd'hui et ce week-end, il est interdit d'avoir des déplacements interrégionaux

au Québec et entre le Québec... C'est toujours

interdit.

Je comprends

que les gens souhaitent pouvoir avoir accès aux campings. Moi aussi, je le

souhaite. Je le répète puis je l'ai affirmé tantôt au député de Viau,

Camping Québec a exceptionnellement bien travaillé, leur plan

sanitaire a été approuvé par la

Direction de la santé publique. Maintenant, il ne reste qu'à avoir l'autorisation de la Santé publique pour pouvoir rouvrir définitivement les

campings.

Mme Lessard-Therrien : Je peux vous

confirmer chez moi que, depuis la levée des points de contrôle en Abitibi-Témiscamingue,

la circulation est permise maintenant du côté de l'Ontario.

Au niveau du

tourisme familial, on sait qu'une des raisons pour que les Québécois voyagent

intra-Québec, c'est pour aller

visiter de la famille qui habite dans une autre région. Est-ce que le gouvernement

va permettre le tourisme familial en permettant aux familles de se

visiter?

Mme Proulx

(Berthier) : Ah! bien, ça, c'est une décision qui va appartenir à la

Direction de la santé publique. Est-ce que c'est mon souhait? Oui, mais

je ne peux pas prendre cette décision-là. Elle ne relève pas de moi.

Lessard-Therrien : Mais je comprends que vous faites des

représentations en ce moment pour que la Santé publique soit

sensibilisée à cet enjeu-là.

Mme Proulx (Berthier) : Absolument,

absolument.

Lessard-Therrien : Excellent. Autre question qui concerne les crédits

d'impôt. Plusieurs propositions sont sur la table pour favoriser la relance.

L'Alliance de l'industrie touristique du Québec suggérait, le mois dernier,

d'offrir un crédit d'impôt aux

voyageurs québécois. Vous sembliez favorable à cette idée-là. Est-ce que vous avez discuté de cette option-là avec le ministre des Finances pour savoir ce qu'il en pensait? Et qu'est-ce qu'il vous a répondu, si

c'est le cas?

Mme Proulx

(Berthier) : Bien, il y a plusieurs

discussions qui ont eu lieu avec le ministre des

Finances pour accompagner les Québécois,

les Québécoises, les familles du

Québec dans des déplacements, par exemple, là, intrarégionaux et à terme, on le souhaite, interrégionaux. Le

crédit d'impôt, c'est quelque chose qui est beaucoup circulé. C'est un modèle

qui existe principalement du côté de

l'Europe. Ça fait

partie des propositions que nous avons présentées au ministre

des Finances. Ça fait

partie de ces propositions-là, oui.

Mme Lessard-Therrien : Et qu'est-ce

qu'il en pense, le ministre des Finances?

Mme Proulx

(Berthier) : Je vais laisser

le ministre des Finances vous parler de ça, mais ça fait

partie des nombreuses

propositions qu'on a montées au ministre Girard pour faire voyager le Québécois

et les familles à l'intérieur du Québec. Parce que ça va être

vraiment... les voyages, cet été, ça va être une exceptionnelle occasion de

pouvoir découvrir le Québec. Il y a

malheureusement beaucoup de Québécois qui ne connaissent pas le territoire du

Québec. Donc, on va les accompagner

très prochainement pour pouvoir leur permettre, si la Direction de la santé

publique nous le permet, de pouvoir avoir des déplacements

interrégionaux.

Lessard-Therrien : Bien, parlons, justement, de soutien au niveau des

ATR, des associations touristiques régionales. Dans une région comme

l'Abitibi-Témiscamingue, notre association touristique va devoir fonctionner

avec plus ou moins 20 %, 25 % de son budget, 800 000 $ sur

un budget de près de 4 millions.

Est-ce que la

ministre peut nous expliquer rapidement comment les ATR vont faire pour

maintenir leurs activités au cours des prochains mois?

Mme Proulx

(Berthier) : Oui, ça a été une situation et c'est une situation qui

est difficile pour les 22 ATR. Nous visons, je tiens à vous rassurer, là, une signature d'entente 2020‑2021

pour les ATR dans un avenir très, très rapproché. C'est des partenaires extrêmement privilégiés au

ministère du Tourisme, chacune des ATR, et ils continuent de travailler

puis d'exercer un rôle de première ligne, un rôle crucial dans toutes les

régions du Québec.

Puis

je profite de l'occasion, parce que je sais que certains sont à l'écoute, pour

remercier, féliciter chacune des équipes

des associations touristiques régionales depuis le début de cette crise-là.

D'ailleurs, je tiens à vous rassurer, pas que vous êtes inquiète, mais

je m'entretiens avec les ATR. Encore cette semaine, on était du côté de

Côte-Nord. On s'entretient avec les gens des

Laurentides, la députée de Labelle peut le confirmer également. Donc, on

s'entretient sur une base

hebdomadaire avec les ATR, et, oui, on vise, Mme la députée, une signature avec

les ATR, 2020‑2021, dans un avenir très, très rapproché.

La Présidente (Mme IsaBelle) : Je

souligne qu'il reste deux minutes à l'échange.

Mme Proulx (Berthier) : Merci, Mme

la Présidente.

La Présidente (Mme IsaBelle) : Votre

micro, députée de Rouyn-Noranda. Merci.

Mme Lessard-Therrien :

Merci, Mme la Présidente. J'entends les bons mots de la ministre, la ministre

se veut rassurante. Par contre, les

ATR vont avoir besoin de plus que des bons mots ou des souhaits. Est-ce que les

ATR vont recevoir du financement supplémentaire pour combler le manque à

gagner?

Mme Proulx (Berthier) : Les ATR ont

évidemment connu une croissance exceptionnelle au cours des dernières années. Chose certaine, c'est clair que

la TSH, la taxe sur l'hébergement, ne sera pas à la hauteur attendue cette

année, évidemment, en raison de la pandémie.

À l'heure actuelle, les ATR, ce qu'elles ont besoin, c'est d'être stabilisées

financièrement. Et de la flexibilité dans l'allocation des fonds pour pouvoir

leur permettre d'adapter ça, c'est hyperimportant,

leurs actions, aux besoins des entreprises, là, qui sont dans les

22 régions touristiques du Québec. Donc, oui, on aura une signature

très, très prochaine d'ententes, dans un avenir rapproché, avec les ATR pour

2020‑2021.

Lessard-Therrien : C'est une bonne nouvelle. Merci, Mme la ministre.

En terminant, dernière question, l'industrie

touristique va être perturbée pour une période estimée, là, de 18 à

24 mois. Nos entreprises vont avoir besoin de liquidités pour traverser la crise. J'aimerais

savoir : Est-ce que la ministre s'engage à conserver toutes les sommes

prévues dans le dernier budget pour le développement du secteur

touristique, oui ou non?

La Présidente (Mme IsaBelle) : Il

reste 25 secondes.

Mme Proulx (Berthier) : Vous savez

que le gouvernement du Québec... le ministre des Finances a demandé à chacun des ministres de faire un exercice, suite

à la pandémie, des budgets qui leur étaient alloués lors du dernier budget

du 10 mars dernier du ministre des

Finances. C'est ce que nous avons fait de façon rigoureuse et responsable au

ministère du Tourisme.

Mme Lessard-Therrien : Donc, si je

comprends bien, la ministre est en train de nous dire...

Présidente (Mme IsaBelle) : Merci. C'est tout pour l'échange, un très

bel échange d'ailleurs. Alors, nous poursuivons

avec le troisième groupe d'opposition. Mme la députée de Gaspé, vous disposez

de 15 minutes. La parole est à vous pour l'échange avec la

ministre.

Mme Perry Mélançon : Bonjour. Merci,

Mme la Présidente. Alors, je vais tout de suite entrer dans cette discussion-là, justement, là, qui était vraiment

intéressante. Et je remercie d'ailleurs la ministre, là, pour répondre

clairement. Alors, j'ai eu le même

exercice, là, la semaine dernière, et ça n'a pas été aussi facile. Alors, je

m'attends à des belles réponses encore, là, de sa part. Alors, ça va

être un suivi, finalement, de nos échanges de plus tôt cette semaine.

Moi, j'aimerais entendre, de la part de la

ministre, vraiment, un portrait exact de la situation en tourisme présentement.

J'aimerais savoir, parce qu'elle a été en contact avec différents acteurs de l'industrie,

on parle de... on s'attend à quoi, comme

baisses de revenus touristiques prévus? Le ministère, est-ce qu'il a ces chiffres-là, en termes

de proportion d'entreprises qui vont devoir fermer

définitivement, les secteurs qui seront les plus touchés dans l'industrie

touristique? C'est quoi exactement... où on doit se situer au moment où on se

parle aujourd'hui, les prévisions?

La Présidente (Mme IsaBelle) : Mme

la ministre, à vous la parole.

Mme Proulx

(Berthier) : Merci, Mme la députée, et, oui, on a eu de beaux échanges, Mme la députée de Gaspé, au téléphone

la semaine dernière. Merci de votre disponibilité.

C'est une

industrie, le premier ministre l'a dit, je l'ai dit, qui a été sévèrement,

sévèrement impactée avec la crise de la

COVID, et ça a été malheureusement une des industries qui ont été les premières

à tomber. Puis ce n'est pas de gaieté de coeur qu'on fait des annonces comme celle-là. Le secteur touristique, c'est

énorme dans l'économie du Québec.

Les dépenses touristiques hors Québec,

là, question de rappel, c'était 5,5 milliards annuellement, 3,8 de devises étrangères, qui sont si chères à

l'économie du Québec, un PIB de 10 milliards de dollars. Un peu plus de 12 %

de toutes les entreprises du Québec sont issues de l'industrie touristique.

C'est 400 000 jobs, c'est 30 000 entreprises.

Il est encore

trop tôt, vous comprendrez, là, pour évaluer l'impact complet de la pandémie de

la COVID-19 sur non seulement le

tourisme mondial, mais le tourisme au Québec. Mais on sait que c'est une

situation qui est particulièrement difficile pour les entreprises de l'industrie

touristique. C'est clair que le maximum de l'affluence, particulièrement chez

vous, Mme la députée, ça s'effectue entre

juillet et septembre annuellement. Parfois, ça va un peu plus loin, à

l'automne.

Donc, oui, il y a des

impacts financiers qui se font ressentir, entre autres avec l'annulation des

festivals, des événements, des croisières,

entre autres. Oui, les hôtels connaissent des taux d'occupation qui sont très

bas, des réservations pour des longs

courriers qui se font habituellement à ce temps-ci, qui laissent présager une

baisse importante, évidemment, des voyageurs internationaux.

Donc, à votre

question, chiffrer, beaucoup trop tôt, malheureusement, dans le processus...

La Présidente (Mme

IsaBelle) : Votre micro.

Mme Perry

Mélançon : Alors, il n'y a pas de montant présentement qui est discuté

avec votre collègue des Finances. Par

exemple, on n'a pas une idée de la

proportion ou de quels seront les besoins dans le secteur touristique en

termes d'argent, là? Donc, de ce que je

comprends, c'est qu'il n'y a pas encore d'aide financière prévue de quelconque

façon parce qu'on n'est pas capable de chiffrer quels seront les besoins.

Proulx (Berthier) : Ce n'est

absolument pas ce que j'ai dit. Ce que j'ai dit, c'est que

votre question était : Est-ce

qu'on est capable d'évaluer à quelle hauteur la crise de la COVID impacte

l'industrie touristique? C'était ça, votre question.

Mme Perry

Mélançon : Oui, oui. C'est la question.

Mme Proulx

(Berthier) : Oui, c'était ça, votre question.

Mme Perry

Mélançon : Mais, en sous-question...

Mme Proulx

(Berthier) : Maintenant... Oui, O.K.

Perry Mélançon : Donc, peut-être

pour clarifier ma pensée, c'est qu'on a entendu des chiffres, là, déjà, quand même.

Donc, il y en a qui sont capables de prévoir qu'actuellement on parle de

16 milliards de baisse de revenus touristiques,

de 30 000 entreprises qui

pourraient actuellement voir leurs portes fermer. Donc, c'est des données que

le ministère du Tourisme a, c'est certain.

la question, finalement, c'est : Les besoins en aide financière, est-ce

qu'ils sont, en ce moment, évalués? Et quelle sera la manière de compenser pour

tous ceux qui croient que c'est peut-être même mieux de ne pas ouvrir leurs

portes? Parce que moi, j'ai la Société de

gestion de rivières, ici, à Gaspé, qui me dit que sa clientèle est à peu près

entre 80 % et 98 % de l'extérieur du Québec.

Alors,

comment est-ce qu'on... même si on décide d'ouvrir ces entreprises-là, c'est

des coûts et baisses énormes en termes de revenus, et il faut s'assurer que le

gouvernement soit en train de pencher sur un montant qui sera distribué

à l'échelle du Québec pour, vous l'avez dit,

énormément d'entreprises. Alors, comment est-ce qu'on va mettre ça en oeuvre? Parce que, oui, on peut avoir un plan et de penser

à ouvrir, à avoir une saison touristique, mais ce n'est pas nécessairement

une saison qui va être bonne, on le sait. Donc, comment on prévoit compenser

pour ces baisses-là?

Proulx (Berthier) : C'est clair, Mme la députée de Gaspé, qu'on aura

un été différent de ce qu'on aura connu les années dernières. Et, lorsque vous faites référence à un

entrepreneur chez vous qui vous dit que 80 % de sa clientèle est hors

Québec... or, notre intention, notre plan séquencé présentement, à court, à

moyen et à long terme, c'est, d'abord et avant tout, de pouvoir offrir

aux Québécois, lorsque la direction de la santé publique nous le permettra, de

faire des déplacements interrégionaux.

en parlait plus tôt cette semaine, à l'intrarégional, même, on connaît mal

notre cour arrière. Donc, il y aura une possibilité pour la belle grande région

de la Gaspésie et pour les Gaspésiens de découvrir des attraits touristiques

qui leur ont échappé parce qu'ils avaient

choisi d'autres destinations. Ils vont découvrir, pour certains, le Québec.

Donc, peut-être une clientèle moins grande que ce qu'ils ont connu par

les étés passés, mais je suis convaincue que les Québécois vont entendre... lorsque la direction de la santé publique

lèvera l'interdiction des déplacements interrégionaux, que les Québécois vont répondre fortement à cette

invitation-là. Il y a eu des rencontres sectorielles avec le ministre des

Finances, Mme la députée de Gaspé. Divers

secteurs étaient réunis pour s'adresser au ministre des Finances, donc, qui a

bien entendu, là, les demandes de ces acteurs sectoriels là.

Perry Mélançon : Merci, Mme la Présidente. Merci, Mme la ministre.

Oui, on a justement fait allusion au

fait que les barrages vont rouvrir, les régions vont pouvoir être, bon... une

plus grande circulation, alors ça vient, bien évidemment, avec des

inquiétudes aussi des zones froides, moins affectées, en ce moment, par la

crise.

Donc, vous m'avez

parlé, justement, là, cette semaine, d'un plan à trois volets qu'on va...

autant en termes de mesures sanitaires,

penser aux travailleurs, aux visiteurs et aux citoyens. Alors, j'aurais aimé

vous entendre sur quel genre de mesures vous êtes en train de prévoir

pour ce plan-là en termes sanitaires.

La Présidente (Mme

IsaBelle) : Mme la ministre, votre micro.

Mme Proulx (Berthier) :

Pardonnez-moi, Mme la Présidente. On va y arriver.

Oui, Mme la députée de Gaspé.

Donc, on a eu des beaux entretiens avec la Gaspésie plus tôt la semaine dernière — vous

faites référence, là, aux levées des barrières — parlé avec la Fédération québécoise des municipalités, j'ai parlé avec la Fédération des chambres de commerce du Québec,

avec l'Union des municipalités du

Québec. On a parlé avec les Îles-de-la-Madeleine, on a parlé, évidemment, avec

la Côte-Nord, avec les Laurentides. Donc, c'est en séquence, donc, que le plan d'activités touristiques va se faire, au fur et à mesure. Tu sais, je répète, je pense

que ça va être une

exceptionnelle occasion, cet été, de pouvoir découvrir le Québec.

Pour ce qui est des mesures sanitaires, tantôt,

j'y faisais référence, avec le CQRHT, avec la CNESST, avec le superministère

du Tourisme ici, on est à travailler,

donc, des mesures sanitaires pour chacun des secteurs d'activité, donc un global et un sectoriel. Depuis le mois dernier,

donc, ce qui est piloté par le Conseil québécois de ressources humaines en tourisme, le CQRHT, ils ont réuni l'ensemble

des acteurs du secteur touristique, et ce qu'ils font, dans le fond, c'est d'avoir une espèce de

tronc commun, qui va être prêt sous peu, où on va... planification de la

logistique, stratégie pour faire face à la pandémie, prévention

et contrôle des risques d'infection. Il va y avoir un plan d'urgence, gestion

des ressources humaines, prévention santé, sécurité au travail. Évidemment, on

est avec la CNESST.

On est également,

avec la proposition d'un député de la Coalition avenir Québec,

d'ailleurs, la députée de Labelle, si ma mémoire ne me fait pas défaut... d'arriver avec une espèce de

guide du parfait touriste en temps de pandémie, avec les mesures sanitaires que les Québécois

et les Québécoises devront appliquer pour une pratique spécifique

d'une activité touristique. Alors, c'est ça, la séquence dans laquelle

on travaille présentement.

Donc, le message que le gouvernement envoie aujourd'hui

puis depuis le début de la pandémie, à l'industrie touristique comme à tous les secteurs : Soyez prêts, notamment

en termes de guide sanitaire, pour tous les secteurs d'activité, peu importe,

commerce de détail, construction, l'industrie touristique, soyez prêts, notamment

avec un guide sanitaire, pour que les

travailleurs et les touristes québécois soient en sécurité

dans la pratique de leurs activités dans les prochaines semaines, et

prochains mois, et prochaines années.

La Présidente (Mme IsaBelle) : Votre

micro.

Mme Perry

Mélançon : Normalement, il

reste allumé quand on est en échange à deux, là. Alors, pour le reste, justement,

de l'échange, j'aimerais qu'on aille plus rapidement, là, sur les

réponses, puis moi aussi, là, je vais poser des questions plus courtes.

Vous avez

fait justement allusion... par certains secteurs d'activité, il

va falloir vraiment... C'est vraiment, je le sais, un casse-tête, là, pour l'industrie touristique, de mettre en place un plan, mais est-ce que, justement, il va y avoir certains secteurs d'activité, en ce moment, avec les mesures sanitaires, qui ne pourront pas appliquer les mesures

actuelles et que vous croyez qui ne

pourront pas ouvrir certains sites aux visiteurs? Parce qu'on est à la

préparation de la saison, et il y en a beaucoup qui se demandent : Est-ce

que mon entreprise va être en mesure de respecter en termes sanitaires? Et est-ce

qu'il y a des secteurs que vous croyez qui ne pourront pas ouvrir du tout de

l'été?

Mme Proulx

(Berthier) : Avec la CNESST,

avec le CQRHT, avec le ministère du Tourisme du Québec, tous les

secteurs d'activité, la pratique, par exemple, du kayak en mer, chez vous, pour

les hôteliers, tous les secteurs sont à élaborer des plans, un guide sanitaire.

Donc, comme

je vous dis, il y en a un global, il y en a un par secteur, qui est monté,

donc, à la direction de la santé publique,

qui va ou non approuver le guide sanitaire. S'il n'est pas approuvé, donc, il

va y avoir des modifications, des améliorations

à faire. Donc, on les accompagne, chacune des entreprises, pour que tout le monde

soit prêt à ouvrir. C'est ce qu'on fait avec le ministère, les équipes

de Jean Boulet et la CNESST.

Mme Perry

Mélançon : O.K.

Merci, Mme la Présidente. Je suis certaine que ça en rassurera quelques-uns, là, qui nous écoutent dans l'industrie touristique.

Alors, pour

ce qui est des travailleurs saisonniers, il y a eu, bon, en réponse à

la crise, là, du gouvernement fédéral,

des montants pour les travailleurs

saisonniers. Et, dans la mesure où les activités vont reprendre plus lentement ou, en tout

cas... ou qui vont reprendre tout

court, là, il va y avoir un enjeu de recrutement, il y en avait

déjà un. Qu'est-ce qu'on va faire pour éviter le manque de main-d'oeuvre

pour l'industrie?

Mme Proulx

(Berthier) : Vous savez, les

gens ont tellement hâte, les jeunes ont tellement

hâte de pouvoir jouer à l'extérieur,

de profiter du beau, grand territoire qu'est le Québec. Je suis convaincue

qu'à terme les travailleurs saisonniers vont venir cogner à la porte pour

répondre à l'envie, au désir des Québécois d'aller faire la pratique de certaines activités

touristiques.

Mme Perry

Mélançon : Même les jeunes

qui reçoivent, en ce moment, une subvention du fédéral, on va être capable de les

raccrocher?

Mme Proulx

(Berthier) : Je suis

convaincue de ça. Je ne critiquerai pas les mesures du fédéral. Ça appartient

au fédéral, au premier ministre Trudeau, à Mme Joly. Je suis convaincue

qu'à terme, parce qu'on est tous solidaires au Québec, c'est ça qui est

formidable, c'est la solidarité des Québécois, quand on va les appeler... On les a appelés aux

champs d'ailleurs, hein? Le ministre de l'Agriculture a appelé les Québécois

aux champs, ils ont répondu présent. Lorsqu'on appellera les jeunes pour travailler dans cette industrie-là,

je suis convaincue, par solidarité et par amour de l'industrie, qu'ils viendront travailler

chez nous.

Présidente (Mme IsaBelle) : Il reste 36 secondes.

Mme Perry

Mélançon : Alors, Mme la Présidente, Mme la ministre, ce plan qu'on est en train de préparer, il sera

bien sur 12 à 18 mois? Parce qu'on est dans une industrie qui est très condensée durant l'été, il y a

des pertes qui vont, parce qu'on est encore dans un moment charnière,

là, de la crise... Donc, un plan de 12 à 18 mois?

Mme Proulx

(Berthier) : Oui, un plan

séquencé qui va se faire, donc, sur aujourd'hui... l'automne, et séquencé, donc, dans le temps. On est à travailler à la

relance. Ce que je peux vous dire, c'est qu'on est également

à travailler à la reprise, on va travailler à l'intra-Québec. Et, lorsque

le moment sera jugé opportun, des campagnes de déploiement à l'international... Parce que, je continue de le

dire, le Québec, c'est une destination de calibre mondial, et,

quand le moment sera venu, il y aura

des campagnes à l'international pour s'assurer qu'on puisse avoir de retour, au

Québec, du tourisme international.

Présidente (Mme IsaBelle) : Merci. Merci, Mme la ministre. Alors,

merci pour l'échange. Alors, nous allons maintenant avec le dernier bloc d'échange de l'opposition officielle,

d'une durée de 10 minutes. Alors, M. le député de Viau, la parole

est à vous pour échanger avec... ou pour discuter avec la ministre.

Benjamin : Merci. Merci, Mme la Présidente. Écoutez, je vais y aller avec trois questions rapides. Ma

première question, Mme la ministre, tantôt, vous avez indiqué

qu'aujourd'hui il y a un guide qui sera acheminé pour un retour graduel de la restauration. Or, on apprend que le

gouvernement précise que ce guide-là, un guide de la CNESST, qui est en préparation,

ne sera pas dévoilé aujourd'hui. Alors, pouvez-vous nous donner l'heure juste

là-dessus?

Proulx (Berthier) : Vous savez, c'est un comité qui va présenter,

donc, un guide aujourd'hui, petite précision. Donc, c'est le comité

restauration qui, aujourd'hui, présentera ces mesures.

Benjamin : Merci pour la précision. Écoutez, il y a un sujet qui me

tient beaucoup à coeur. En fait, tous les sujets qu'on aborde aujourd'hui me

tiennent beaucoup à coeur, mais, vous savez, Mme la ministre, et vous serez

d'accord avec moi, quand on pense au

festival de Saint-Tite, au Festival d'été de Québec, Montréal Complètement

cirque, festival de jazz de Montréal, un peu partout dans toutes les régions du

Québec, l'événementiel constitue l'épine dorsale aussi, l'élément

d'attractivité par excellence de toutes les régions du Québec et du Québec

comme destination touristique.

Aujourd'hui,

évidemment, tous les événements ont été annulés. Et je vais citer

M. Jean-Michel Ryan, qui est le

président de la cellule de chefs d'entreprise au sein de l'alliance. Dans une

lettre qu'il adresse à ses consoeurs et confrères, il rappelle la

nécessité d'action des deux paliers de gouvernement de manière coordonnée.

Voilà, coordonnée, et c'est sur ce mot-là

que je veux vous entendre. Notamment, quand j'ai vu passer, l'autre jour, le

8 mai dernier, une annonce du fédéral de 193 millions de

dollars, qui soutiendra notamment les événements, où est-ce qu'il est, le

Québec? La coordination, elle est où là-dedans?

Proulx (Berthier) : Le Québec a été là très rapidement dans la crise

de la COVID, parce que c'est vrai de dire que les festivals et les événements, c'est une des activités... C'est

dans l'ADN des Québécois de participer à des festivals et des

événements. J'y ai travaillé, d'ailleurs, au jazz et aux Francos.

Comprenez-moi,

là, de prendre la décision d'annuler la tenue de tous les festivals et les

événements au Québec jusqu'au 31 août prochain, ça n'a pas été une

décision qui a été facile à prendre. Par contre, très rapidement, on a décidé, avec l'aide financière aux festivals et

événements touristiques, pour la période été-automne 2020 et 2021... ont reçu

ou recevront, là, le premier 80 % du montant total de leur subvention.

Donc, ce que le gouvernement du Québec, comme... une des premières

actions, avec l'obligation de l'annulation des festivals et des événements,

c'est que le ministère du Tourisme du Québec

versait 80 % de la subvention; s'il y a lieu, deuxième versement, donc un

autre 20 %, pour couvrir le 100 % des subventions, qui va être

effectué, évidemment, selon le portrait, là, des dépenses qui ont été engagées au moment de l'annulation des festivals

et événements avec, évidemment, pour ce 20 % là, une présentation de

pièces justificatives. C'est un engagement sérieux du gouvernement du Québec, à

la hauteur de 18,4 millions de dollars, pour les événements du

1er mars jusqu'à octobre 2020, 18,4 millions de dollars.

M. Benjamin :

Mme la Présidente, vous conviendrez avec moi qu'on ne peut plus penser

l'événementiel au Québec comme auparavant. On ne peut plus penser le

soutien à l'événementiel non plus au Québec comme auparavant. Or, Mme la ministre vient de nous rappeler qu'il y a

un exercice presque de rationnement qui lui a été demandé par le ministre des

Finances. Or, ce dont il s'agit, ce sur quoi j'aimerais vous amener à vous

engager, Mme la ministre, comme personne autour de la table du Conseil des ministres qui doit défendre l'ensemble

de l'industrie touristique... Est-ce qu'il y aura de nouvelles sommes,

justement, pour favoriser cette relance tant attendue par l'ensemble du secteur

de l'industrie touristique, notamment l'événementiel?

Mme Proulx

(Berthier) : Au risque de me répéter, il y a eu des rencontres

sectorielles. Évidemment, ceux qui représentent

les festivals et les événements étaient autour de la table virtuelle.

Prochainement, au risque de me répéter, prochainement, il y aura des

annonces plus sectorielles qui seront présentées au cours des prochaines

semaines.

M. Benjamin :

Mme la Présidente, comme vous le savez, les Québécois sont des grands amateurs

de plein air. Nos parcs nationaux... Je sais bien que la SEPAQ ne relève

pas de Mme la ministre du Tourisme. Cependant, comme responsable, Mme la ministre, du tourisme, de

l'industrie touristique et sachant le rôle de la SEPAQ qui fait

partie de cette

grande richesse collective, Mme la ministre,

avez-vous parlé avec votre collègue le ministre de la Faune et des Parcs afin

qu'on puisse harmoniser la stratégie de

relance de l'industrie touristique? C'est-à-dire, avez-vous, par exemple, pensé

à prévoir l'installation de bornes électriques de paiement, à effectuer des

virages numériques accélérés sur les sites? Avez-vous

pensé, par exemple, à augmenter la capacité d'accueil de ces endroits? Et, en

même temps, avez-vous pensé, dans la stratégie québécoise du bois

québécois, à arrimer la relance avec cette stratégie? Avez-vous pensé à ça?

Mme Proulx

(Berthier) : Au risque de me répéter, au 1er octobre 2018,

l'interministériel, ce n'était pas un voeu pieux. C'est une réalité de ce

gouvernement-ci. De me demander si j'ai parlé avec mon

confrère M. Dufour... On le fait sur

une base quotidienne. Bien sûr qu'on travaille avec la SEPAQ. Pierre et moi, M.

Dufour et moi, on siège sur les mêmes groupes de travail.

Donc, il y a

une réouverture partielle puis avec l'autorisation de la Santé publique. Et pourquoi

cette réouverture est-elle partielle? Parce qu'on doit y aller en

séquences. On doit absolument y aller en séquences, parce qu'on ne souhaite pas, on ne souhaite pas fermer des

secteurs d'activité économique, quels qu'ils soient, incluant l'industrie

touristique. On ne souhaite pas

refermer, raison pour laquelle nous y allons en séquences. Le ministre

Dufour l'a annoncé, ce sera en séquences, et bien évidemment qu'on

travaille ensemble, M. Dufour et moi.

Sur la

cellule travail, mise en marché, sur la cellule travail, produits innovation,

tourisme d'affaires, comité sanitaire dédié

au secteur touristique, la SEPAQ siège sur ces comités-là. Donc, ils sont

présents tant sur la mise en marché pour déployer l'image du Québec, produits innovation... parce que

vous y faisiez référence, là, les paiements électroniques, et tout ça, tourisme d'affaires, comité sanitaire

dédié au secteur touristique, la SEPAQ est sur ces comités, pas un, mais

ces comités.

Benjamin : Une question qui

me brûle aussi : Vous savez, la planification de la saison touristique hivernale, c'est presque maintenant que ça commence, et

j'ai le goût de vous parler d'hiver, malgré qu'on n'est même pas encore

en été, Mme la ministre, parce que,

justement, les stations de ski, les sites de tourisme

hivernal aussi vont souffrir aussi de la crise et ont besoin de relance.

Bon,

avez-vous pensé, par exemple, à approcher la nouvelle P.D.G. d'Hydro-Québec, à vous asseoir avec le ministre

des Ressources naturelles pour voir à ce que, par exemple, la toute... Quand on sait que les questions relatives à l'énergie,

l'électricité, c'est l'épine dorsale, c'est

le noeud gordien, donc, de cette industrie-là, qu'on puisse avoir au moins des tarifs

préférentiels pour les stations de ski...

Mme Proulx

(Berthier) : Vous savez, M. le député de Viau, on est encore au printemps, beaucoup,

beaucoup trop tôt pour spéculer sur ce qu'aura l'air le

tourisme hivernal. C'est dans plus de six mois et demi, donc c'est un peu trop

tôt puis c'est un contexte qui est tellement

évolutif. Mais moi, si j'ai bon espoir d'avoir un été qui sera différent des

étés qu'on a connus, j'ai un tout aussi bon espoir que nous aurons une

saison hivernale.

Toute l'industrie hivernale est en train de se mobiliser, c'est vrai que c'est

une offre qui est très forte, et

ils sont, eux aussi, à l'élaboration de guides sanitaires pour être prêts. Et c'est

l'avantage qu'ils ont. Parce qu'ils peuvent travailler vraiment plus tôt dans

la séquence, ils vont être vraiment prêts à l'hiver, avec des guides sanitaires

qu'ils vont déposer. Et, lorsque l'hiver va frapper à nos portes, l'offre

touristique hivernale va être prête, qu'on pense au ski en montagne... on va parler, évidemment, des glissades

sur tube, tous les événements hivernaux qu'on aime tant au Québec. Donc,

ils sont déjà à travailler sur ces mesures-là.

Pour ce qui est des stations de ski...

La Présidente (Mme IsaBelle) : En

conclusion, Mme la ministre. Il ne reste que 25 secondes à l'échange.

Mme Proulx

(Berthier) : 17939 Je veux juste

vous dire que l'Association des stations de ski travaille déjà à l'implantation

d'une billetterie électronique de façon à ce

qu'ils soient prêts, opérationnels dès la première journée de ski, qu'on

souhaite en novembre cette année.

Présidente (Mme IsaBelle) :

Alors, écoutez, ceci met fin à cette séance. Je tiens sincèrement à vous

remercier, hein, pour... toutes et tous, d'ailleurs, à vous remercier toutes et

tous pour cette belle collaboration, cet échange riche en contenu.

Alors, la

commission, ayant accompli son mandat, suspend ses travaux jusqu'à

10 h 30 avant de se réunir à nouveau pour procéder à un autre

mandat, soit d'entendre le ministre de l'Économie et de l'Innovation afin de

permettre aux députés d'opposition

d'échanger avec le gouvernement au sujet de la pandémie de COVID-19. Alors, je

vous remercie encore une fois. C'était très enrichissant, très

pertinent. Merci. Merci beaucoup. Bonne fin de journée.

(Fin de la séance à 10 h 5)

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCET 2020-05-15
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions cet-42-1 journal-debats CET-200515
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier223b502df1a77c0beb64db610b3522fdc622e26c

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