CAT — 18 February 2025 (43rd Legislature, 1st Session)
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Accueil > Travaux parlementaires > Travaux des commissions > Journal des débats de la Commission de l'aménagement du territoire
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27e législature, 4e session (21 janvier 1965 - 6 août 1965)
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25e législature, 2e session (13 novembre 1957 - 21 février 1958)
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43 e législature, 1 re session
(29 novembre 2022 au 10 septembre 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
mardi 18 février 2025
Vol. 47 N° 94
Étude détaillée du projet de loi n° 86, Loi visant à assurer la pérennité du territoire agricole et sa vitalité
Aller directement au contenu du Journal des débats
Heures
9 h 30
10 h
10 h 30
11 h
11 h 30
12 h
15 h 30
16 h
16 h 30
17 h
17 h 30
18 h
18 h 30
19 h
Journal des débats
9 h 30 (version non révisée)
(Neuf heures cinquante-quatre minutes)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
bon matin à tous. Ayant le quorum, je déclare, la Commission de l'aménagement
du territoire ouverte.
Alors, la commission est réunie ce matin
afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 86, Loi visant à
assurer la pérennité du territoire agricole et sa vitalité.
Est-ce que nous avons des remplaçants, Mme
la secrétaire?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président, M. Émond (Richelieu) est remplacé par Mme Blais (d'Abitibi-Ouest);
M. Girard (Lac-Saint-Jean) par M. Rivest (Côte-du-Sud); M. Ciccone
(Marquette) par Mme Macaronne (Westmount—Saint-Louis); et Mme Labrie (Sherbrooke)
par Mme Zaga Mendez (Verdun).
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Alors, la semaine passée, à l'ajournement des travaux, on était rendus
au dernier bloc, le bloc 5,
article 20, nous étions rendus à l'amendement.
Et là il y avait une coquille sur l'amendement, alors M. le ministre voudrait
retirer l'amendement et le redéposer avec la correction. Alors, est-ce que j'ai
le consentement?
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui. M. le ministre.
M. Lamontagne : Merci, M.
le Président. Oui, effectivement, la fin de semaine a été de bons conseils, qui
font en sorte que nos gens qui travaillent si fort la fin de semaine se sont
aperçus qu'il y avait une petite coquille dans ce que je vous avais déposé. Alors,
on retire et puis on revient avec l'amendement à l'article 20, qu'on s'en
souvient, l'article 20, M. le Président, réfère à l'article 1 de la
Loi sur la protection des territoires et des activités agricoles, puis c'est
tout un ensemble de définitions qu'on y retrouve, ça fait qu'on va revenir lire
l'amendement qui était proposé.
Alors,
article 20,
article 1 de la
Loi sur la protection des territoires et des activités agricoles, à l'article 20
du projet de loi : 1° dans le paragraphe 1 :
a) remplacer le
sous-paragraphe a par le sous-paragraphe suivant :
a) par l'insertion
après le paragraphe 1° du suivant : 1.1. agrotourisme, une activité
touristique complémentaire à l'agriculture qui est exercée sur une exploitation
agricole et qui met en relation des producteurs agricoles avec des touristes ou
des excursionnistes afin de leur permettre de découvrir le milieu agricole, l'agriculture
et sa production par l'accueil et l'information que leur réserve leur hôte;
b) supprimer
le sous-paragraphe c;
c) remplacer le sous-paragraphe d par le suivant :
d) par l'insertion après le paragraphe 12 du suivant : 12.1.
Particularité régionale, caractéristique d'un ensemble territorial, notamment
exprimé dans une planification en aménagement du territoire ou relative à l'agriculture,
ayant une incidence sur la dynamique et sur les enjeux de protection du
territoire et des activités agricoles; 2. Remplacer dans le paragraphe 2°, «à
dominance d'érable à sucre ou rouge, identifié à l'inventaire écoforestier du
ministère des Ressources naturelles...
M. Lamontagne : ...de la Faune »
par « feuillu dont la surface terrière estimée en érables à sucre ou rouges
identifiés au dernier inventaire écoforestier du ministère des Ressources
naturelles et de la Faune est de 40 % ou plus».
Commentaire. Cet amendement propose
d'abord de retirer la modification apportée à la définition du terme
«agriculture» et qui concernait l'exclusion de certains types de serres et
d'autres bâtiments de production végétale de cette notion. Il propose aussi de
retirer les modifications apportées à la définition de «espace approprié
disponible» de telle sorte que le document de référence pour identifier ces espaces
demeurera le règlement de zonage de la municipalité locale. Il propose
également d'introduire une définition du terme «particularités régionales».
Enfin, l'amendement propose de déplacer la définition du terme «agrotourisme»
selon l'ordre alphabétique.
Le Président
(M. Schneeberger) : Merci beaucoup. Alors, on va reprendre la
discussion. Est-ce qu'il y avait des questions sur l'amendement proposé? Mme la
députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Merci, M.
le Président. Bon matin à tous et à toutes. Moi, je souhaite comprendre... Parce
qu'évidemment je n'étais pas ici la semaine passée, et il me semble que, là,
c'est un changement de ce que nous avons eu dans le passé avec l'article en
question où, maintenant, on va permettre des serres, est-ce que c'est ça que je
comprends, sur des terres agricoles privées, là, de a, b, c, d? Mais mettons,
est-ce que je... Est-ce que je saisis bien la situation? Et si oui, pourquoi ce
changement?
M. Lamontagne : Bien, un,
ce qu'on retrouve dans l'article 20, on faisait en sorte qu'avec la
définition d'agriculture qu'on mettait en place, faisait en sorte que des gens
qui veulent établir une serre de certaine dimension devaient nécessairement
passer par une autorisation par la Commission de protection du territoire
agricole. Puis je veux dire, jusqu'à ce qu'on dépose le projet de loi, toute
l'activité serricole a toujours été entendue comme étant une activité agricole.
Puis avec des bonnes intentions, moi-même, je m'étais fait le promoteur de
venir modifier ça pour faire en sorte, là, de venir exercer un contrôle des
endroits où les serres peuvent être installées. Puis entre le moment du dépôt
du projet de loi puis le moment où on a déposé l'amendement, bien, j'ai pu
avoir de nombreuses discussions avec toutes sortes d'intervenants sur le
territoire, principalement des producteurs agricoles. Et puis j'ai pu aussi
avoir une réflexion plus approfondie. Puis j'en suis vraiment amené à la
conclusion que de venir poser le geste qu'on posait, l'impact, c'était quand
même très, très, très limité sur un nombre d'années, mais le nombre de
difficultés que ça pourrait causer, le nombre d'exceptions que ça pourrait
entraîner alors au fait qu'on a déjà un ensemble de producteurs serricoles qui
sont sur le territoire, qui sont susceptibles aussi d'avoir une certaine
expansion de leurs entreprises, alors j'ai décidé finalement de venir retirer
cet article-là. Alors, on va continuer de la même façon qu'on a toujours fait.
La serriculture, c'est une activité agricole. Puis toute activité agricole n'a
pas besoin d'aller devant la CPTAQ, là, pour pouvoir poser des gestes sur sa
terre.
• (10 heures) •
Mme Maccarone : Mais on
est en train d'élargir, mettons, la définition de qui peut aller où, parce qu'avant
c'était restreint, si je comprends bien. Je souhaite savoir, parce
qu'évidemment, je n'étais pas là pour la grande consultation, que j'ai compris
que tout le monde a vraiment appréciée. Qu'est -ce qui est ressorti de ceci?
Est-ce que les gens souhaitaient ce changement? Parce que, si je comprends
bien, c'était quelque chose que là... Évidemment, même le
titre du projet de
loi, c'est la protection de nos terres agricoles. Ça fait que si vous me
permettez, peut-être comme quelqu'un qui n'a pas la même expérience que vous,
je saisis mal pourquoi on va permettre des serres, qu'on peut mettre vraiment
dans n'importe quel type de terre, pourquoi qu'on va leur accorder cette
flexibilité maintenant de s'établir sur une terre agricole qui est riche dont
nous pouvons cultiver?
M. Lamontagne : Bien, en
réalité, on ne vient pas, là... C'est quelque chose qui existe. Là, mon
intention, c'était de venir limiter ça. Puis finalement, après réflexion, je
suis comme venu à la conclusion que si je fais la colonne des plus puis la
colonne des moins, là, j'allais susciter beaucoup plus de difficultés puis de
mécontentement, dans un premier temps, de la part de producteurs agricoles, si
on veut, là, que des gains qu'on pouvait estimer faire avec cette version-là. Ça
fait que, dans le fond, ce qu'on propose, c'est qu'on continue comme on faisait
avant avec toute l'industrie de la serriculture aussi...
Haut de la page
10 h (version non révisé
e) Mme Maccarone : ...mécontents?
Juste par curiosité, parce qu'encore une fois...
M. Lamontagne : Pardon?
Mme Maccarone : Qui seraient
mécontents? Vous avez dit qu'on va avoir des gens qui sont mécontents. Puis, si
moi, je regarde les mémoires ou si... tu sais, je... Encore une fois, si je
retourne un peu pour voir ce que moi, j'ai lu dans les consultations, les gens
étaient quand même contents avec cette modification que vous apportez dans le
projet de loi. Ça fait que c'est vraiment un changement majeur. Ça fait que c'est
qui, les mécontent, maintenant? Parce que...
M. Lamontagne : Bien, je vous
dirais, ceux à qui c'est... ça peut causer des difficultés importantes, bien, c'est
les producteurs, c'est ceux qui font de l'agriculture, les producteurs
serricoles. Aujourd'hui, j'ai... Moi, je suis une entreprise, puis j'ai des
complexes serricoles, puis je décide que je veux agrandir mon complexe
serricole. Bien, à partir du moment où on adoptait ce que l'on avait prévu d'adopter,
bien là, ces gens-là devraient aller à la CPTAQ pour faire en sorte d'avoir l'autorisation
de pouvoir agrandir le complexe serricole. Ils peuvent se ramasser avec toutes
sortes de conditions qui seraient associées à ça, mais, dans le fond, c'est
dans la continuité des affaires qu'ils avaient déjà.
Puis, en arrière de ces... de ma réflexion
aussi, je vous dirais, Mme la députée, c'est que... Tu sais, aujourd'hui, là,
on a... au total, on a 193 hectares en production serricole, là, puis, sur
le 180 hectares... 193 hectares de superficie dans les classes 1,
2, 3. O.K.? Puis, honnêtement, je regarde l'offensive qu'on a faite depuis
2020, vous savez à quel point on a fait une grande offensive pour accroître les
superficies en culture au Québec. L'objectif, c'était de doubler les
superficies. En réalité, on a plus que rentré notre objectif, on n'a pas doublé
les superficies, mais on a plus que doublé les volumes produits. Puis là, je me
disais : O.K., mettons, pour les 10 prochaines années, là, si ça va bien,
là, combien qu'on peut penser avoir d'hectares additionnels qui seraient mis en
serricole au Québec? Tu sais, on parle peut-être de 100 hectares, de 150 hectares,
peut-être de 200 hectares, mais on ne parle pas de centaines d'hectares ou
de milliers d'hectares. Alors, tu sais, je me suis dit, pour le volume que ça
peut représenter puis pour les freins qu'on viendrait appuyer à l'ensemble de
nos entreprises serricoles sur le Québec, qui sont des producteurs agricoles,
bien, j'ai trouvé que, dans la balance des inconvénients puis des gains, là, on
était mieux de retirer l'amendement, là.
Mme Maccarone : Il ne doit
pas avoir tant que ça des producteurs qui ont une superficie totale de deux
hectares ou plus.
M. Lamontagne : Je n'ai pas
bien compris.
Mme Maccarone : Il doit y
avoir… C'est moi, je vais parler plus fort, je suis désolée.
M. Lamontagne : Non, non,
mais j'ai des petits enjeux d'acouphène aussi.
Mme Maccarone : Ça, je
comprends, moi aussi. Mais, si je regarde l'article en question, avant que c'était
modifié, on parle d'une superficie totale de deux hectares ou plus. On doit
avoir... On ne doit pas avoir beaucoup de gens qui ont une superficie qui sont
plus grande que les deux hectares pour la serricole.
M. Lamontagne : Bien, c'est-à-dire,
on a trois types de catégories, si on veut, de producteurs serricoles au
Québec. On en a que c'est des très, très, très petits. Puis, je veux dire, ça
va être des serres, je veux dire, de superficie minimale, souvent c'est en
toile. Après ça, on va avoir des serres... des producteurs qui sont un peu plus
grands que ça, puis eux qui vont avoir des complexes de serres, mais, encore
là, plus restreints. Puis, après ça, on a quelques... on a quelques grands
producteurs qui peuvent avoir, tu sais, des dizaines d'hectares en...
Mme Maccarone : ...
M. Lamontagne : ...en serre.
Pardon?
Mme Maccarone : Comme les
Savoura, par exemple?
M. Lamontagne : Bien, comme
Savoura, comme Les serres Demers, où on a... déjà, on a plusieurs... quelques
projets d'importance au Québec, là, qui visent ça, puis ça... Tu sais, à l'origine,
quand on a lancé la stratégie des serres, naturellement, c'était d'augmenter le
volume, mais aussi c'est d'accroître nos possibilités, d'accroître notre
autonomie alimentaire. Ça fait que tout dans ce contexte-là... c'est qu'on
avait prévu peut-être apporter des changements, on faisait ça par le dépôt de
la loi. Puis, par l'amendement, ce qu'on dit : Bien, écoute, on va
continuer à faire comme on faisait avant au niveau de la production agricole,
serricole.
Mme Maccarone : Je vous
entends. Puis je suis désolée, ce n'est pas parce que je veux être bête, c'est
juste parce que j'ai un peu de la misère à comprendre. Est-ce que les serriculteurs
actuels, est-ce qu'ils savent qu'ils peuvent aussi s'installer, mettons, sur
les terres 4 et 5, ils sont au courant de ça?
M. Lamontagne : Bien sûr,
bien sûr, oui. Bien, les... Je vous dirais, honnêtement, Mme la députée, c'est
sûr que les premiers qui étaient vraiment mécontents de ce qu'on proposait, c'est
toute la filière serricole parce qu'on venait faire en sorte... on vennait dire
que, finalement, eux autres, ce n'était pas de l'agriculture qu'ils
faisaient...
M. Lamontagne : ..parce que
c'est... le changement, il était au niveau de la définition d'agriculture. Puis
là on venait leur expliquer, eux autres, là, il se produit
86 000 tonnes de fruits et légumes au Québec par la filière acéricole,
puis là, bon, on venait leur expliquer, finalement, qu'eux autres ne faisaient
pas de l'agriculture, ça fait que vous comprendrez qu'ils n'étaient vraiment
pas de bonne humeur. Ça fait qu'il y a cet aspect -là. Puis, pour moi, ça a
toujours été des agriculteurs. Là, on voit dans des pays, dans le monde, quand
on va, exemple, aux Pays-Bas, je veux dire, les agriculteurs, à la base, c'est
tous des producteurs acéricoles, ça fait qu'on est dans un autre espace. Ça
fait qu'il y avait cet aspect-là. Puis après ça il y a l'aspect, comme je vous
dis, moi, je suis un producteur acéricole, je veux me faire un projet de
5 hectares additionnels, bien, mettons, je me ferais dire, par la
CPTAQ : Bien, ton 5 hectares additionnel, tu vas aller le mettre à
40 kilomètres plus loin de ton opération présentement, qui c'est sur des
terres qui t'appartiennent. Bien, dans un contexte où on veut, je vous dirais,
accompagner nos entreprises dans leur croissance puis essayer de leur mettre le
moins de limitations non essentielles, si on veut, bien, je veux dire, c'est
sûr que c'est... ce n'était pas un bon message qu'on envoyait à nos
producteurs, à nos productrices, puis les gens qui veulent investir davantage
dans l'autonomie alimentaire du Québec, là.
Mme Maccarone : Mais
l'article en question, dans votre... le projet de loi, dans l'article 20,
avant d'être amendé, ça n'empêche pas le développement des serres, c'est juste
qu'il y avait des restrictions. C'est... peut-être, c'est ça que je ne
comprends pas.
M. Lamontagne : Bien,
c'est-à-dire, il n'y avait pas de restrictions avant. Étant donné que c'est des
producteurs agricoles, quand ton activité est reconnue comme une activité de
producteur agricole, tu n'as pas à aller demander d'autorisation à la Commission
de protection de territoire agricole pour poser des gestes en lien avec ton
exploitation agricole. Là, en faisant en sorte qu'on changeait la définition
d'agriculteur, d'agriculture, ça faisait en sorte que, maintenant, tous les
projets de serre, je pense que c'est plus de deux hectares, de mémoire,
devaient aller à la CPTAQ pour demander la permission de faire leur projet
acéricole. Puis, après réflexion, j'ai trouvé que ce n'était pas une bonne
idée, tu sais, de... C'est ça.
Mme Maccarone : Voilà,
c'est... Pour moi, c'est ça que je trouve difficile à comprendre parce que,
honnêtement, j'étais très en accord avec l'article en question avant d'être
amendé. Je trouvais que c'était sain. Puis ce n'est pas nécessairement que le
CPTAQ vont dire que c'est un non, mais, au moins, on va réfléchir parce que, tu
sais, on ne peut pas en produire plus de terre, c'est on doit vivre avec
qu'est-ce qu'on a, ça fait que la protection de nos terres, c'est important,
c'est cher, nous devons le privilégier. Puis, dans le fond, encore une fois,
peut-être c'est parce que je n'ai pas la même expertise que vous, mais une
serre, pour moi, c'est du béton, on coule ça, là, on peut plus utiliser la
terre de la même manière. Les serres, aujourd'hui, ce n'est peut-être pas comme
les serres dans le passé, là, tu sais, c'est construit en haut, les tablettes
sont hautes, c'est... La terre est utilisée, on ne peut pas la réutiliser
encore par la suite pour cultiver, mettons. Ça fait que c'est pour ça que je ne
comprends pas. Je comprends, c'est peut -être 40 km... Puis ce n'est pas
la définition qui m'agace.
La définition, je trouve que votre réflexion est
très intéressante parce que c'est vrai, ce qu'on cherche, évidemment, c'est
notre autonomie alimentaire. Ça fait que, de la manière que nous allons suivre
ce chemin, je trouve ça intéressant. C'est plus que pourquoi qu'on va choisir
ces terres? 40 km, pour moi, pour protéger une terre où je peux cultiver
quelque chose d'autre que je ne peux pas nécessairement faire d'une autre
manière, c'est peut-être, c'est ça que j'ai de la misère à comprendre le
changement, surtout que, il me semble, tout le monde était en accord avec votre
première réflexion.
• (10 h 10) •
M. Lamontagne : Oui. Bien,
d'abord, tu sais, je vous dirais, quand un complexe acéricole est établi sur
une terre, quelle qu'elle soit, là, il y a les allées qu'on appelle... les
allées qui sont bétonnées, où on veut... où les chariots se promènent, mais
dans la très, très, très grande majorité des cas, toute la culture se fait sur
la terre. Ce n'est pas tout qui est en béton.
Mme Maccarone : Même
aujourd'hui?
M. Lamontagne : Bien oui, nos
grandes serres, on va avoir... ils peuvent se promener comme en chariot entre
les différentes allées, mais toutes les allées de production, dans la très,
très grande majorité de nos serres, c'est cultivé dans la terre, dans le sol
qui est là, là, ce n'est pas...
Mme Maccarone : Comme un
Savoura, est-ce que c'est comme ça qu'eux...
M. Lamontagne : C'est ça, si
vous allez visiter Savoura, vous...
Mme Maccarone : C'est de la
terre.
Une voix : ...
M. Lamontagne : Pardon?
Une voix : ...
M. Lamontagne : C'est ça, il
y a des bouts qui sont surélevés, mais le sol n'est pas artificialisé. Le sol,
c'est vraiment le sol de la terre, là. Mais pour revenir, comme je vous dis,
c'est sûr, tu sais, il y a plusieurs personnes ont pu exprimer que c'était une
bonne idée, puis l'intention en arrière était une bonne idée, mais, tu sais, en
m'assoyant puis en discutant aussi avec les producteurs...
M. Lamontagne : ...de
serre, puis ceux qui ont des projets pour accroître l'autonomie alimentaire du
Québec. Quand je regarde la balance des inconvénients, puis je regarde aussi,
comme je vous le disais, si on peut, tu sais, dans les 10 prochaines
années, là, ce n'est pas 1 000, 2 000, 5 000, 10 000 hectares
qui vont se faire en développement de serre, là, c'est peut-être
100 hectares, c'est peut-être 150 hectares. Bien, encore là, quand on
a une serre qui s'installe en quelque part, bien, je veux dire, la production
agricole qu'on a, c'est quatre, cinq, six, sept, huit fois la production... que
quand on est juste en champ. Ça fait qu'on regarde le potentiel de production,
le peu d'hectares que ça peut représenter, mettons, pour les 10 prochaines
années, les complications que ça amènerait à nos producteurs serricoles, quand
je mélange tout ça ensemble, je me disais que je ne suis pas sûr que c'était
tout à fait une bonne idée, là, de faire le changement qu'on avait prévu faire.
C'est pour ça que je le retire.
Mme Maccarone : C'est
juste que sauf aujourd'hui, on dit que c'est petit, mais maintenant, on n'y
aura pas le... on n'aura pas la CPTAQ qui va donner une approbation, ils vont
pouvoir poursuivre sans limitation.
M. Lamontagne : Bien,
avant, il n'y avait pas de... il n'y avait pas de permission à demander quand
on faisait une activité serricole sur le territoire. Ça fait qu'on va continuer
comme ça a toujours fonctionné.
Mme Maccarone : Sans
limitation.
M. Lamontagne : Bien, il
n'y avait pas de limitation avant.
Mme Maccarone : Bien, il
me semble que c'est ça qui était important. Même si je lis le mémoire que vous
avez déposé au Conseil des ministres, je pense que c'est à la page 7, ça
fait que je vais le citer, c'est le un, deux, trois, le quatrième paragraphe,
on dit que : «Aussi les pratiques agricoles évoluent et plusieurs projets
de production végétale se réalisent dans de grands bâtiments fermés, éclairés
de manière artificielle et s'appartenant à des usages industriels. Ces
bâtiments, lorsqu'ils sont localisés en zone agricole, occasionnent la perte et
la sous-utilisation de sols agricoles. Compte tenu de la nature de ces
infrastructures, leur localisation pourrait se faire sur les sites de moindre
impact en zones agricoles ou hors de celles-ci». Ça fait qu'encore une fois, tu
sais, je comprends qu'il y a eu un changement, mais c'est même répété ailleurs,
page 19, on dit de contrôler l'implantation de certains bâtiments de
production végétale en zone agricole sur les lots composés majoritairement de
sols de classe de 1 à 3 de l'inventaire des terres du Canada correspond à des
sols du bon potentiel agricole.
Ça fait qu'ici c'est tellement un
changement de la vision qui a été établie que... Moi, j'aimais le garde-fou. Je
trouvais que c'était intéressant. Encore une fois, votre premier réflexe, la
vision du projet de loi avant d'être amendé, je trouvais que c'était vraiment à
mi-chemin. Ça fait que le mi-chemin qui était bien, parce que je me dis on a
plusieurs personnes qui disaient, bien, qu'il faut protéger les terres, mais
oui, avoir quand même, tu sais, une balise. Quand on parle de peut-être de deux
hectares ou plus, moi, je trouve ça intéressant. C'est pour ça, c'est... Est-ce
qu'on n'a pas un autre... Au lieu de dire, bien là, on revient de la manière
qu'on faisait avant, il n'y a pas un autre compromis que nous pouvons mettre
vers l'avant? Je comprends que vous avez votre amendement déjà qui, dans le
fond, va supprimer ce garde-fou. Mais mettons, pourquoi pas trois? Pourquoi pas
quatre? Pourquoi ne pas avoir d'autres limitations pour avoir une approbation
de CPTAQ? Parce qu'encore une fois, ce n'est pas nécessairement que ça va être
un non. Moi, je présume... Ce que j'ai entendu en commission, puis dans tous
les mémoires, on a des opinions variées du CPTAQ. J'ai bien compris, puis je comprends,
comme mon collègue le député de Pontiac a dit, ce n'est jamais facile d'être
dans la position de prendre des décisions, tu sais.
On ne peut pas toujours avoir l'unanimité
partout. Mais si on se fie sur leur expertise, leur formation, il me semble qu'eux,
si on prend en considération... Comme vous avez dit, on cherche notre autonomie
alimentaire. On ne veut pas nécessairement limiter nos producteurs. Ou on dit
que, regarde, c'est le meilleur moyen de construire, de s'assurer qu'on peut
produire pour fournir aussi. Bien, puis exemple, si je pense à la FQM, à
quelque part, on ne veut pas nécessairement limiter les gens d'utiliser leur
terrain pour le développement non plus parce que, tu sais, on ne veut pas que
les gens doivent conduire les 40, 60 kilomètres pour le faire. Mais là, on
parle de quelque chose qui peut être vraiment grand. Si on parle, mettons, des
Savoura, du monde comme ça, il me semble un Savoura, malgré que j'ai énormément
de respect pour qu'est-ce qu'ils font, puis j'adore leurs tomates, puis les
fraises et tout ça. Je les mange, parce qu'il faut privilégier nos produits
québécois. Ça fait que nos produits québécois, c'est parfait. Mais eux, ils
peuvent s'installer vraiment dans les zones 4 et 5. Ils peuvent vraiment
le faire. Peut-être de développer un autre...
Mme Maccarone : ...un autre
endroit où on souhaite développer, peut-être, la MRC, la municipalité, ça fait
que... C'est la vitalité du territoire. Je pense que c'est ça, mon point. J'ai
beaucoup de respect pour vous. Puis je comprends que vous avez pris une
décision, puis là on est en train de changer de vision, c'est juste que comme
personne, peut-être comme Québécoise, là, tu sais, qui parle... Vraiment, vous
m'avez tellement convaincue. Tout le monde, quand ils ont passé en commission
parlementaire... Parce que, comme vous le savez, on a dit au début, dans les
remarques préliminaires : À Westmount Saint-Louis, on n'a pas
nécessairement des terres agricoles, mais le Grand-Montréal, oui. Tu sais,
c'est... Puis les gens de Westmount-Saint-Louis, on aime ça manger, tu sais,
on... C'est clair, tout le monde, a besoin... tout le monde devrait se
préoccuper de l'agriculture. Tout le monde, tout le monde, tout le monde. Ça
fait que j'étais tellement impressionnée de ce que j'ai entendu de vous, des
gens qui ont passé en commission, de leur mémoire. Je suis étonnée parce que
vous m'avez convaincue qu'il faut vraiment protéger les terres à tout prix puis
avoir ce garde-fou, mais avoir un compromis. Parce que, si je comprends bien,
des gens qui ont passé puis suite à la consultation, c'est ça que les gens
souhaitaient. C'est pour ça, peut-être, je suis perplexe. Je suis vraiment
perplexe. Je comprends qu'on ne peut pas avoir l'unanimité. Ça aussi, je
comprends que ça ne doit pas être facile, mais, si on est en train de plaire
juste à peut-être un ou deux personnes puis... Tu sais, peut-être on va avoir
un impact plus large. Parce que ça, c'est un projet de loi qui date de... c'est
une loi qui date de 40 ans... 45 ans, quelque chose comme ça.
M. Lamontagne : C'est ça.
Mme Maccarone : Voilà, ça
fait beaucoup d'années. Puis, si on ne revient pas d'ici... Mettons, si c'est
un autre 30, 40 ans, peut-être qu'on fait fausse route. Peut-être que
c'est pour ça que j'aime ça, le garde-fou. Puis, si ça ne fonctionne pas, bien
là, le gouvernement a plein de moyens, un décret, un règlement, on dépose un
amendement, un nouveau projet de loi pour amener cet allègement. Nous, on
connaît beaucoup. Florence et moi, famille, c'est notre dossier, puis on sait
que, des fois, on revient avec des petits projets de loi pour faire des
modifications par la suite. Parce qu'on comprend la réalité sur le terrain, les
acteurs nous disent : Ah! bien, voilà, ça, ça ne fonctionne pas, ça, on a besoin
d'avoir un peu de flexibilité, on a besoin d'avoir des balises. Sans balise,
là, c'est... Comme, j'ai l'impression que ça peut être vraiment large. Mais
peut-être c'est parce que, mon image de qu'est-ce qui peut arriver, j'ai tort.
Ça fait que si vous pouvez... Moi, j'ai besoin d'être rassurée. Voilà. Je
pense, c'est un peu ça, j'ai besoin d'être rassurée. Comment nous allons
protéger les terres sans avoir des restrictions?
M. Lamontagne : Bien,
écoutez, entre le moment où j'ai déposé le projet de loi puis aujourd'hui, tu
sais, il y a l'Union des producteurs agricoles qui nous ont demandé de retirer
cette disposition-là, il y a les producteurs en serre qui nous ont demandé de
retirer cette disposition-là, il y a l'Institut Jean-Garon qui nous a demandé
de retirer cette disposition-là, il y a la Fédération québécoise des
municipalités qui nous ont demandé de retirer cette disposition-là. Puis,
au-delà de ces demandes-là, c'est sûr que le premier objectif qu'on a au
Québec, c'est d'accompagner notre production agricole, d'accompagner nos
producteurs agricoles. Et puis, en ayant introduit la disposition que
j'introduisais, je venais expliquer, là, à 1 000 producteurs au
Québec, je dis «1 000», ça peut être 1 200, des gens qui font de la production
serricole, c'est comme si je leur ai annoncé que ce n'était plus des
producteurs agricoles. Bien, vous comprendrez que ces gens-là, ils n'étaient
vraiment pas contents. Ils n'étaient vraiment pas contents.
• (10 h 20) •
Mme Maccarone : ...je
m'excuse de vous interrompre. Ce n'est pas la définition pour moi. En fait,
c'est pour ça que je ne comprends pas parce que...
M. Lamontagne : Bien, à
partir du moment où on changeait... Quelqu'un qui est un agriculteur, qui
pratique l'agriculture au Québec, sur sa terre, tout ce qui touche son
exploitation agricole, il n'a pas à aller demander la permission à la
Commission de protection du territoire agricole pour poser un geste sur sa
terre.
Mme Maccarone : À moins qu'on
ait quelque chose dans la loi qui l'exige.
M. Lamontagne : Puis, jusqu'à
ce que je fasse le dépôt du projet de loi, tous ceux qui étaient engagés dans
la production agricole, au Québec, et la filière serricole, ce sont des
producteurs agricoles, n'avaient pas à aller devant la CPTAQ pour demander une
permission pour pouvoir s'installer pour faire de la production agricole.
Mme Maccarone : Sur n'importe
quel terrain?
M. Lamontagne : C'est ça,
oui. Avec le changement qu'on a fait, on est venu changer la définition
d'agriculture puis, en changeant la définition d'agriculture, on venait exclure
les producteurs serricoles de la définition d'agriculture. On leur disait,
autrement dit, eux autres : Ce n'est plus de l'agriculture que vous
faites. Puis, si vous voulez faire quelque chose, à partir de maintenant, vous
devez aller voir la Commission de la protection du territoire agricole pour
leur demander une permission. Alors là, quand on regarde tout ça, on regarde le
nombre d'entreprises que ça implique, on regarde au total le nombre d'hectares
que ça implique, si on se projette dans le futur, le nombre d'hectares que ça
pourrait être...
M. Lamontagne : ...tu sais, ça
pourrait impliquer. Je me dis : Là, là, moi, ce que je trouve, que c'est
une décision, tu sais, qui est appropriée, en 2025, avec les enjeux qu'on a, de
faire en sorte que nos producteurs serricoles, il faut qu'ils s'en aillent à la
CPTAQ faire reconnaître leur activité agricole puis pour faire reconnaître leur
projet, puis j'ai trouvé que c'était... c'était comme prendre un bazooka pour
essayer de tuer un maringouin, là, tu sais. C'était... Tu sais, c'est... c'est
surtout ça.
Mme Maccarone : J'aime
beaucoup l'image. J'en suis, je vous suis, je comprends. Merci. Vous êtes
excellent à faire des explications. Ça fait que merci beaucoup. Mais peut-être
c'est... Est-ce qu'il y a beaucoup... Tu sais, vous dites : On a un nombre
d'entreprises qui sont en train de faire ça, est-ce qu'on a plusieurs? Parce
que, tu sais, moi, je ne connais pas beaucoup. Je sais qu'on a Savoura, on a
Toundra, par exemple. C'est... Est-ce qu'il y en a plusieurs qui se souhaitent
poursuivre avec le... de continuer? Mettons qu'ils vont utiliser des terres
riches que nous pouvons cultiver, qui sont catégorisées 1, 2, 3, pour continuer
à faire du serricole, est-ce qu'on a plusieurs entreprises qui sont en... qui
font ce type de demande?
M. Lamontagne : Bien, on a...
Au total, au Québec, on a 26 entreprises. Puis, depuis 2019, on a eu
quatre projets. Puis, Mme la députée, oui?
Mme Maccarone : Oui. Je suis
en train de faire la lecture de ce que vous êtes en train de dire pour bien
saisir.
M. Lamontagne : Oui. Depuis
2019, on a eu quatre projets au Québec sur des sols de catégorie 1, 2, 3.
Mme Maccarone : O.K. Puis
pourquoi, mettons, ils ne l'ont pas fait sur un 4, 5 au lieu? Pourquoi qu'on a
utilisé le 1, 2, 3?
M. Lamontagne : Bien,
c'est-à-dire, il y a eu des projets qui se sont faits sur d'autres sols parce
que c'est où l'entreprise est établie. Parce que nos entreprises serricoles, on
en a 26. Ça fait des années qu'ils sont... qu'ils sont en production puis ont
commencé, puis qui ont grandi graduellement leurs opérations. Alors, on a... on
a quatre projets depuis 2019 dans les zones 1, 2, 3, là, qui ont été...
qui ont été mis en oeuvre, là.
Mme Maccarone : Dans la
consultation, je ne sais pas c'est quelle page nous sommes, juste pour que tout
le monde suit, si jamais l'équipe, suite, suive qu'est -ce qu'on fait. 27, au
cas où que les gens souhaitent. Sous la
section Les bâtiments agricoles, c'est
parce que c'était vraiment la demande qui a sorti de la consultation. Le
deuxième paragraphe, quand on parle du serricole... peut-être je ne suis pas
à...
M. Lamontagne : Serricole.
Mme Maccarone : ...serricole,
on dit que, «par contre, des organisations souhaitent qu'un encadrement soit
prévu afin que les grands complexes serricoles soient dirigés vers des espaces
situés à l'extérieur de la zone agricole, notamment dans une perspective
d'optimisation de l'utilisation du sol.» Ça fait que ce n'est pas comme... Je
comprends ce que vous dit.
La définition est importante. On veut aussi les
prioriser, puis les privilégier, ils ne disent pas non, c'est juste qu'ils
souhaitent que ça se fasse ailleurs, pas nécessairement sur le 1, 2, 3. C'est
juste ça. C'est... Puis, si ce n'est pas le cas, bien, peut-être une
limitation. Parce que là on parle des grands producteurs. On ne parle pas de
peut-être ce que vous avez dit au début, les plus petits producteurs qui
souhaitent avoir une serre sur leur terre, que je comprends 100 %. C'est
important. Mais là, on parle vraiment des grands producteurs. Puis ça, si je
comprends bien ce qui est sorti de la consultation, c'est les gens souhaitaient
avoir une balise.
M. Lamontagne : Bien,
écoutez, le choix qu'on fait, c'est que, suite aux échanges qu'on a pu avoir
avec le secteur, c'est de maintenir ce qu'on avait en place. Ceci tandis, quand
il y a un nouveau projet, l'entreprise, à différents niveaux, peut être
accompagnée, peut être incitée, peut être invitée à présenter son projet puis à
le développer à différents endroits. Ça n'exclut pas, tu sais. Ne pas changer
la loi n'exclut pas le fait qu'on peut... ou que l'entreprise peut être invitée
à utiliser différents sites pour s'établir, si on veut, là. Là, on est dans une
situation où on a un certain nombre d'entreprises qui sont déjà établies. Et
puis, de venir changer la définition d'«agriculture» pour venir faire en sorte
qu'on vient impacter leur... potentiellement leur développement futur, pour le
nombre qu'on a au Québec, je vous dirais encore là, puis pour les hectares que
ça va représenter pour le futur, on croit que de s'en tenir au scénario...
M. Lamontagne : ...qui étaient
existants, là. On va conserver le scénario qu'on avait auparavant.
Mme Maccarone : Est-ce que les
chiffres existent pour nous dire c'est quoi le nombre de projets par classe?
Est-ce que ça, ça existe?
M. Lamontagne : Le nombre de
projets?
Mme Maccarone : Par classe.
Mettons, de deux terres, là, un, deux, trois. Est-ce que ça, ça existe?
M. Lamontagne : Bien, c'est
ça que je vous dis, depuis 2019, il y en a eu quatre dans les classes un, deux,
trois.
Mme Maccarone : O.K. Mais
est-ce qu'il y a une liste? C'est ça, pour mieux saisir. Parce que si moi, je
cherche à comprendre, mettons, l'historique, il faut voir c'est comment nous
avons développé. Qu'est-ce qu'on a fait, mettons, ça fait 10 ans? Puis là
on est rendus où aujourd'hui? Est-ce qu'on a cette liste de projets classés par
terre qui est utilisée?
M. Lamontagne : Bien, on...
Comme je vous dis, on a le nombre d'entreprises, on a 193 hectares au
total, à ma connaissance, qui, au fil des années, ont été développés en... les
terres, là, numérotées un, deux ou trois, là.
Mme Maccarone : O.K. Bon,
voilà, c'est ça, encore une fois, c'est... Peut-être, une dernière question.
J'espère que vous ne trouvez pas que je pose trop de questions. Je suis
désolée. Je sais que c'est mon rôle, mais je veux aussi bien saisir, parce
qu'encore une fois, je pense qu'on n'aura pas une autre occasion d'en débattre
de ceci. Puis tous les projets de loi sont importants, mais j'ai l'impression
que ce projet de loi est vraiment essentiel. Face au contexte de ce qu'on voit
avec les États-Unis, à l'échelle internationale, encore une fois, tous les
projets de loi sont importants, mais celui-ci va avoir un impact tellement
majeur sur le futur pour tous les Québécois et Québécoises. Je pense qu'il faut
traiter avec le doigté puis prendre notre temps. Puis, encore une fois, tu
sais, on... il y avait une consultation, il y avait le rapport qui est sorti
dans le Conseil des ministres, puis maintenant on a un changement de cap. Je
vous entends. Je comprends votre, mais... je comprends votre raisonnement. Je
ne suis pas nécessairement en accord, mais je comprends votre raisonnement.
Pratico-pratique, mettons dans cinq ans, on s'attend à quoi? Est-ce qu'on a des
prévisions? Puis qu'est-ce qui arrive si on a un autre grand producteur qui
décide à volonté que moi j'achète une telle terre puis je vais la développer en
acéricole, mais... puis c'est une terre catégorisée deux ou trois. Est-ce qu'on
a ces prévisions? Comme, est-ce que c'est le ministre qui pourrait, par la
suite, par décret, dire... comme on a fait, mettons... on a fait de fausses
routes avec quelques projets dans le passé, on a utilisé des terres qui nous
aurions dû peut-être protéger pour le développement du projet? Je comprends,
c'est des choses qui arrivent, puis, tu sais, il y a un mi-chemin à faire, on
ne peut pas toujours plaire à tout le monde, puis il faut aussi privilégier les
citoyens. Je comprends, c'est vraiment complexe quand on prend une telle décision.
Mais vous, est-ce que vous avez des pouvoirs, par la suite, si on dit :
Ça, là, ce projet, non. Là, on parle de 50 hectares, c'est trop sur une
terre que je sais que nous devons protéger. Est-ce que vous avez ce type de
pouvoir? Puis vous, est-ce que vous êtes informé de ce projet qui va être en
développement? Est-ce que le MAPAQ est informé? Comment ça fonctionne,
pratico-pratique, pour s'assurer que, mettons, dans cinq ans, on va avoir plein
de changements à l'Assemblée, c'est peut-être plus vous qui est ministre de
l'Agriculture, qu'est-ce qu'on prévoit pour le futur?
• (10 h 30) •
M. Lamontagne : Bien,
écoutez, là, Mme, on...
Mme Maccarone : Est-ce que
c'est trop grand comme question? Je ne sais pas.
M. Lamontagne : Bien, là, en
tout respect, politesse, et tout ça, je vais... ça me ferait plaisir, je vais
répondre à votre question. Mais, pour le volet des serres, là, dans mon livre à
moi, on va avoir fait le tour, tu sais, de toutes les explications que je
pouvais donner. Mais, par rapport à votre question, comme je vous dis, on a
lancé, en 2020, la plus grande offensive que le Québec n'a jamais connue pour
chercher à stimuler la production en serre avec l'objectif de doubler nos
superficies en serre. Puis on avait les petits qu'on visait, les moyens, les
grands, et tout ça. Puis ce que je vous dis, c'est qu'on remonte à 2019, là,
mais ça a dû commencer à être réalisé en 2020, on a quatre projets, là, qui ont
eu lieu. Puis honnêtement, puis je regarde, tu sais, les sommes très, très
importantes qui ont été attribuées à tout ça, si, dans les 10 prochaines
années, on avait 5 hectares par année qui pouvaient se réaliser, ça veut
dire 50 hectares ou 100 hectares en 10 ans, bien, ce serait déjà
des beaux projets, là. Mais, encore là, on ne parle pas de très, très, très,
grand volume, là, ça fait qu'il n'est pas anticipé, là, qu'il y ait
1 000 hectares ou 500 hectares qui s'investissent au Québec, là.
On a eu une bonne idée du potentiel d'investissement au cours des dernières
années, là.
Mme Maccarone : Ce type de
prévision, est-ce qu'on a...
M. Lamontagne : Pardon?
Mme Maccarone : Est-ce ça
existe, ce type de prévision?
M. Lamontagne : Non, ce qu'on
fait, on accompagne...
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10 h 30 (version non révisé
e) M. Lamontagne : ...les projets
sur le territoire, on a vraiment... on suit chacun des projets. Comme, tu sais,
depuis quatre ans, il y a eu 330 quelques projets, là, que c'étaient des petits
producteurs acéricoles, il y a eu 100 quelques projets que c'est des moyens
puis il y a eu une vingtaine de projets que c'étaient des grandes entreprises
acéricoles, dont quatre qui étaient dans les terres 1, 2 et 3, si on veut.
Ça veut dire... toutes les autres, c'était dans d'autres types de terres, là,
si on veut, là.
Mme Maccarone : Par
curiosité, est-ce que vous, vous avez pris aussi en considération... Parce que
vous avez dit au début qu'on avait quand même des grands projets qui étaient en
développement, puis on ne voulait pas empêcher ça. Ça, je comprends, puis c'est
une grande considération, évidemment, ça, c'est important. Avez-vous pris en
considération que, peut--être, vous aurez pu garder cet
article ou cet alinéa
dans l'article en question de la loi avant... c'était amendé puis d'avoir quelque
chose dans les dispositions transitoires qui dit que... mais cet alinéa sera en
vigueur dans deux, trois ans? Comme ça, on n'empêche pas les projets qui sont
en cours, mais on peut aussi poursuivre avec votre première réflexion suite à
la consultation puis ce que vous avez partagé... Conseil des ministres, puis
tout ça, tu sais, ce qui est sorti vraiment de tous les gens ont... de tout ce
que les gens ont dit en termes de protection des terres.
M. Lamontagne : Oui. Oui.
Mme Maccarone : Est-ce que
ça, ça a été quelque chose qui était peut-être discuté?
M. Lamontagne : Non, non,
non. Comme je vous dis, honnêtement, là, on a regardé ça. Les producteurs
agricoles trouvaient que ce n'était pas une bonne idée; les producteurs en serre
trouvaient que ce n'était pas une bonne idée; la Fédération québécoise des
municipalités trouvait que ce n'était pas une bonne idée; l'Institut Jean-Garon
trouvait que ce n'était pas une bonne idée. Puis, quand on regarde tout ça,
bien, écoutez... J'ai décidé, là, qu'on continue avec le scénario qu'on a
présentement. L'objectif, c'est de faire en sorte que nos entreprises agricoles
puissent se développer, puissent contribuer à l'autonomie alimentaire du
Québec, puis c'est dans ce contexte-là qu'on va continuer, là, comme on
faisait, là.
Mme Maccarone : Sauf qu'il
n'y a pas beaucoup de gens qui... même dans les mémoires, qui ont demandé un
amendement comme vous avez... comme vous proposez ici.
M. Lamontagne : Oui, mais
c'est des discussions qu'on a pu avoir, là. C'est dans le mémoire de... O.K.
Dans le mémoire de l'UPA, la FQM, l'Institut Jean-Garon, vous allez retrouver
la demande de retrait, là, puis les producteurs acéricoles n'ont pas déposé de
mémoire, mais c'est l'UPA. C'est ça.
Mme Maccarone : J'ai... Je ne
suis pas aussi vite que vous, j'ai moi et mon équipe et tous mes amis.
M. Lamontagne : Non, il n'y a
pas de problème, madame la députée.
Mme Maccarone : Dans les
mémoires, est-ce que... Dans les propositions qu'ils font pour ce changement
d'article, est-ce qu'ils proposent aussi des balises, juste par curiosité?
Parce que je n'ai pas...
M. Lamontagne : Non. Non, ils
demandent de... retirer, là, c'est ça.
Mme Maccarone : Juste retirer
entièrement?
M. Lamontagne : Oui, oui,
oui.
Mme Maccarone : Bon, bien,
comme je dis, je reste préoccupée — puis je sais qu'on est entre vos
mains — je reste préoccupée, peut-être parce que vous m'avez
tellement... Encore une fois, vous m'avez tellement convaincue au début...
Quand j'ai lu la loi, quand j'ai entendu les gens qui ont passé en commission
puis la consultation, il me semble, on ne faisait pas fausse route.
Ça fait que je comprends... il y a quelque
chose qui est arrivé par la suite, qu'on change de bord, puis je comprends
qu'on a des projets en cours. Mais, il me semble, la direction qu'on allait,
c'était la direction pour s'assurer qu'on a une vision, un futur pour la
protection de nos terres. Encore une fois, on ne peut pas en fabriquer
d'autres, tu sais, on... faut vivre avec qu'est-ce qu'on a aujourd'hui. Ça fait
que de ne pas faire fausse route, il me semble, c'est ça que nous devons
privilégier.
Alors, je suis... je reste perplexe, je
reste perplexe, mais, peut-être, je n'ai pas accès aux mêmes informations que
vous. Puis c'est ça, respectueusement, moi, j'aurais voulu peut-être avoir un
mi-chemin, pas le noir ou blanc, mais un compromis. Comme je dis, peut-être
quelque chose dans les dispositions transitoires pour rejoindre aussi les gens
qui souhaitaient vraiment cette protection pour s'assurer qu'on a un futur, ça
aurait été mon souhait.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors, s'il n'y a pas d'autre question, nous allons mettre aux voix
l'amendement. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, nous en sommes à l'article 20, tel qu'amendé. Est-ce qu'il y avait
des questions sur l'article 20, amendé?
Mme Maccarone : Je peux juste
avoir un petit instant, M. le Président, juste pour faire une lecture rapide,
avant qu'on poursuive, de cet...
Le Président (M. Schneeberger) : Vous
souhaitez une suspension?
Mme Maccarone : Très courte,
s'il vous plaît, juste pour revoir la lecture, au lieu de faire attendre tout
le monde...
Le Président (M. Schneeberger) : O.K.
Alors, nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 10 h 36)
(Reprise à 10 h 48)
Le Président
(M. Schneeberger) : Alors, nous reprenons les travaux. Je vais
laisser la parole à la députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Merci
beaucoup. Et merci beaucoup, M. le ministre et son équipe, de nous donner ce
temps pour se saisir un peu de l'article tel qu'amendé pour bien comprendre.
J'ai juste peut-être quelques questions dans l'article tel qu'amendé. Là, on
parle d'agrotourisme puis on a une définition. Cette définition, est-ce que
c'était fourni par l'industrie? Comment est-ce que nous avons établi cette
définition?
M. Lamontagne : ...la
définition est déjà dans la loi.
La définition était utilisée à
l'article 80. C'est au niveau des pouvoirs réglementaires du gouvernement.
Et puis dans le contexte où, par ce projet de loi-là, on vient remettre... on
vient mettre davantage d'importance sur l'agrotourisme, on a choisi de prendre
la définition de l'agrotourisme qui était à l'article 80 et venir de
l'amener à l'article 1. Comme ça, on se trouve à activer l'agrotourisme,
là, pour l'ensemble de la loi.
Mme Maccarone : Oui, mais
c'est simple, parce que là, on a comme toute... C'est l'article 1.
M. Lamontagne : C'est ça.
Mme Maccarone : Ça fait
qu'on a toutes les définitions. C'est exactement la même chose qu'on retrouve à
80, c'est ça? Ça n'a pas évolué?
M. Lamontagne : Oui,
c'est ça.
Mme Maccarone : O.K. Puis
peut-être une autre question, encore une fois, là, c'est modifié. Puis là, on
est dans le 1°d, c'est ça, l'exercice de la confiscation civile ou la
confiscation administrative en vertu de la loi de la confiscation,
l'administrative et l'affectation des produits et des instruments d'activité
légale. On avait besoin de cette modification. Excusez. Oui, je suis désolée,
c'est moi qui ne parle pas fort. Quand on arrive à paragraphe d, puis on dit
l'exercice de la confiscation civile ou la confiscation administrative en vertu
de la
loi sur la confiscation, l'administrative et l'affectation des produits
et des instruments d'activité légale. Là, vous abordez puis vous proposez de
modifier l'article 1 avec ceci. Pourquoi? Est-ce que la sécurité publique
n'avait pas... ne pouvait pas intervenir sans ceci? C'était quoi le sens de ce
changement?
• (10 h 50) •
M. Lamontagne : Il y a
des moments où on peut mettre en lumière des collaborateurs au sein de nos
équipes. Alors, je vais chercher à prendre la lumière puis l'amener vers un
collaborateur.
Mme Maccarone : Oui, avec
grand plaisir. Juste avant de... Avec consentement, M. le Président, mais juste
avant qu'on poursuive, pendant qu'on est en train de changer les micros pour
qui qui va prendre la parole, moi, je veux demander si c'est possible, M. le
Président, le consentement d'étudier le projet de loi
article par article, alinéa
par alinéa. On aurait dû le demander au début, mais me semble que ce n'était
pas fait. Ça fait que je voulais juste savoir si on avait cet accord-là, comme
on le fait habituellement au début d'un projet de loi.
Le Président
(M. Schneeberger) : Oui. Bien, actuellement on est sur
article
par article, là.
Une voix : ...
Mme Maccarone : Il me
semble que... Je comprends. On fait plein de choses ici que, tu sais, ça fait
partie de notre façon de faire, mais apparemment, il faut que je demande.
M. Lamontagne : O.K.
Bien, on le fait...
M. Lamontagne : ...entendu
sur... ce serait par des blocs puis, après ça, article...
Mme Maccarone : Oui. C'est
premier avec les blocs.
M. Lamontagne : ...puis,
après ça,
article par article.
Mme Maccarone :
Article par
article, alinéa par alinéa, c'est... c'est... dans le fond, je ne sais pas. Je
pense que c'est l'article 245. Habituellement, on demande au début de
chaque projet de loi. On a négligé de le faire. Ça fait que j'ai une demande si
on... nous pouvons le faire avec votre consentement. Ça veut dire, exemple, on
ira paragraphe par paragraphe. Pour un
article qui est vraiment long, nous
pouvons poursuivre.
M. Lamontagne : Bien, ce que
je vous dirais, honnêtement, c'est qu'on lit l'article. Puis après ça les
commentaires, les questions que vous avez par rapport aux dispositions qui vous
sont présentées, vous avez toute la liberté pour poser toutes les questions que
vous voulez.
Mme Maccarone : Peut-être, je
veux juste demander une petite suspension, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous allons suspendre.
(Suspension de la séance à 10 h 52)
(Reprise à 10 h 59)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous reprenons les travaux. Vous aviez une... Bien, je pense que la question
que vous aviez était... était dite. On est prêts à la réponse?
Mme Maccarone : Oui. Mais,
juste avant, j'avais demandé le consentement de poursuivre paragraphe par
paragraphe, alinéa par l'alinéa. Ça fait que...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Parfait. Alors, allez-y, madame. Députée de Westmount-Saint-Louis.
Mme Maccarone : Mais ça prend
le consentement.
M. Lamontagne : C'est bon.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a un consentement?
M. Lamontagne : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors là on vous donne la réponse.
Mme Maccarone : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous avons Mme Héroux. Alors, Mme Héroux, vous... Consentement, premièrement
pour qu'elle puisse répondre? Consentement. Alors, vous présenter avec nom et
titre.
Mme Héroux (Vanessa) : Merci,
M. le Président. Vanessa Héroux. Je suis avocate à la Commission de protection
du territoire agricole.
Donc, la confiscation civile, la
confiscation administrative, c'est un des outils dont l'État dispose pour
devenir propriétaire de biens qui sont soit destinés, utilisés ou qui sont le
produit d'activités illégales. Donc, partant de cela, dans les dernières
années, le Procureur général du Québec a mis en cause la Commission dans
certains dossiers parce qu'il y avait une incertitude, une ambiguïté à l'effet
qu'une autorisation serait nécessaire si le bien qui est confisqué est une
terre agricole en partie. Donc, autrement dit, pour que... le PGQ se demandait
si, pour confisquer une
partie de terre agricole, il devait d'abord obtenir
l'autorisation de la commission, ce qui apparaît être un peu la main gauche qui
empêche la main droite de fonctionner, là. Donc, on suggérait, là, de retirer
cette mesure-là de la définition d'«aliénation» pour éviter d'avoir...
d'assujettir à une autorisation de la commission ce genre de démarche de
l'État.
• (11 heures) •
Mme Maccarone : Peut-être
juste une précision, parce qu'ici... sauf qu'on ne parle pas de produit, on
parle de terre.
Mme Héroux (Vanessa) : Oui.
Mme Maccarone : Ça fait qu'on
a... C'est pour ça, le libellé, pour moi, je suis confuse parce qu'encore une
fois on parle... on ne parle pas de produit nécessairement.
Mme Héroux (Vanessa) : Sauf
erreur de ma part, c'est le terme qui est utilisé dans la
Loi sur la confiscation,
l'administration et l'affectation des produits et instruments d'activité
illégale. Donc, c'est le terme qui est utilisé. Mais, en théorie, ça permet à
l'État d'acquérir tout bien, une somme d'argent ou une terre agricole.
Mme Maccarone : Ça fait que
là, on parle vraiment... on va juste appeler un chat un chat, on parle,
mettons, du cannabis ou des choses comme ça.
Mme Héroux (Vanessa) : Par
exemple. Oui.
Mme Maccarone : Par exemple.
O.K. O.K. Merci. C'est clair. Merci beaucoup. J'aura une autre question, là je
descends, puis pour ce qui est le 12.1, on dit, en ce qui concerne les
particularités régionales, caractéristiques d'un ensemble territorial...
M. Lamontagne : ...je n'ai
plus rien, moi...
Haut de la page
11 h (version non révisé
e) Mme Maccarone : ...mais moi,
je suis en train de... Ce n'est pas... Ça, c'est amendé?
M. Lamontagne : C'est mon
texte que vous avez.
Mme Maccarone : Oh, mon Dieu,
j'ai écrit là-dessus, je vous le donne. Ma question est écrite là-dessus.
M. Lamontagne : Non, mais ils
vont m'en imprimer un autre.
Mme Maccarone : Non, non,
non, c'est beau, c'est beau.
M. Lamontagne : Ils vont m'en
imprimer un autre. C'est correct.
Des voix : ...
Mme Maccarone : Là, quand on
parle des caractéristiques d'un ensemble territorial, notamment qui sont
exprimées dans la planification et l'aménagement, moi, ce que je souhaite
savoir, puis, encore une fois, peut-être, ce n'est pas ici, mais je question
pourquoi qu'on met ça ici dans l'article 1, étant donné que je sais qu'on
a des préoccupations de la FQM, pour les MRC puis les municipalités, alors
pourquoi que c'est ici et pas ailleurs, ou bien est -ce que c'est ici et c'est
répété ailleurs? Ça se peut que c'est ça, la réponse.
M. Lamontagne : Mais, c'est
utilisé à l'article 62, hein? C'est-tu ça?
Des voix : ...
M. Lamontagne : Alors,
particularité générale, c'est quelque chose, c'est ça, qui est utilisé à l'article 12
de la loi. Puis quand on est à 62, aussi, dans le premier article, on réfère à l'article 12.
Alors, ce qu'on fait, c'est qu'on prend le libellé de particularité régionale,
puis là on vient vraiment l'inscrire dans les définitions qu'on a dans la Loi
de la protection de la protection du territoire agricole.
Mme Maccarone : Sauf qu'avant
ce n'était pas défini. Maintenant, on amène une définition.
M. Lamontagne : Bien, il y
avait une définition de la Commission de la protection de territoire agricole,
puis si vous faites particularité régionale, vous allez tout avoir en quoi ça
consiste, les particularités régionales. Puis maintenant, de plus en plus, ça
fait
partie des décisions. La commission a un objectif dans sa planification
stratégique de décisions prises qui tiennent en compte les particularités
régionales. Alors, à partir du moment où on fait allusion aux particularités
régionales à quelques endroits dans la loi, mais on a jugé bon de venir le
mettre, là, de l'inscrire, là, dans l'article 1 de la loi.
Mme Maccarone : Est-ce que ça
a changé? Est-ce qu'il y a eu... Est-ce qu'il y a eu un changement de ce qui
est écrit ailleurs?
M. Lamontagne : Non, c'est la
même... la même définition.
Mme Maccarone : Le même
libellé.
Des voix : ...
M. Lamontagne : O.K. J'ai
fait erreur en vous disant ça. Il y a un petit bout qui a été rajouté, c'est
«caractéristique d'un ensemble territorial notamment exprimé dans une
planification en aménagement du territoire ou relative à l'agriculture». Le
bout «exprimé dans une planification en aménagement du territoire» a été
ajouté, c'est ça?
Une voix : ...
M. Lamontagne : Ou «relative
à l'agriculture» a été ajouté.
Mme Maccarone : Aménagement
territoire, mais pas nécessairement schéma?
Des voix : ...
Mme Maccarone : Pourquoi qu'on
n'utilise pas la terminologie schéma? Pourquoi qu'on dit... Juste par
curiosité. Il me semble... c'est nous, si on fait... Sécurité publique, on
parle du schéma de couverture. Schéma, c'est comme une terminologie qu'on a
entendue. Mais ici, on utilise...
M. Lamontagne : Je vais vous
faire répondre Mme Masse, qui est sous-ministre. On va en mettre...
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
Mme Masse, est-ce que j'ai le consentement?
Une voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
consentement. Alors, Mme Masse, vous vous présentez avec nom et le titre.
Mme Masse
(Geneviève) : Oui. Bonjour. Geneviève
Masse, ministre adjointe au développement durable, territorial et sectoriel. À
vrai dire, la notion de planification en aménagement du territoire est plus
large, parce que les MRC ont des schémas d'aménagement et de développement. Les
communautés métropolitaines ont des plans métropolitains d'aménagement et de
développement. La réglementation municipale peut également constituer une
planification en aménagement du territoire. Donc, ça regroupe l'ensemble des
outils de planification découlant de la
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme.
Mme Maccarone : O.K. Puis la
modification que nous avons, ça, c'est la demande de la FQM à cause de la
situation dont ils font face quand on a une MRC et non nécessairement
uniquement une municipalité, puis là on parle des changements de terre où on
veut développer, par exemple, est-ce que ça, ça va...
Mme Masse
(Geneviève) : L'objectif, ce qui a été mis
de l'avant par la FQM, c'est que la commission, elle devrait tenir en compte
dans le cadre de l'analyse des particularités régionales de l'exercice de
planification qui est fait par le milieu municipal en amont, donc des demandes
qui sont soumises à la commission, d'autant plus qu'à différents endroits dans
le projet de loi, avec l'arrimage avec la
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme,
il y a différentes autorisations pour lesquelles on va souhaiter, là, une
planification préalable, donc ça s'inscrit dans cette volonté-là d'assurer une
plus grande prise en compte par la commission de l'exercice de planification
réalisé en amont.
Mme Maccarone : Est-ce qu'on
voit ça ailleurs aussi, à l'article, je pense, c'est 59, 60 dans le projet de
loi? Parce que c'est là aussi ils ont souhaité avoir ce type de changement.
Mme Masse
(Geneviève) : Mais c'est-à-dire que la
référence aux outils de planification, elle revient à différents endroits dans
le projet de loi, en effet.
Mme Maccarone : Puis, est-ce
qu'on sait, encore une fois, je reviens un peu, ce que j'ai entendu, je n'ai
jamais eu une expérience avec le CPTAQ, mais c'est...
Mme Maccarone :
...l'objectif de prendre en considération les particularités, mais est-ce qu'ils
le font vraiment? Est-ce qu'ils vont... Comment ça fonctionne? Ce que j'ai
entendu, c'est... Encore une fois, ce n'était pas nécessairement l'unanimité. Ça
fait qu'est-ce qu'ils le font vraiment, prendre en considération ces
particularités?
M. Lamontagne : Oui.
Bien, ils le font. Puis comme je dis, c'est dans leur planification
stratégique. Mais à la base, ce qui est important, c'est que le demandeur qui
fait des représentations à la commission doit faire en sorte de faire valoir
les particularités régionales. C'est-à-dire, s'il ne le fait pas, ien, c'est la
responsabilité du demandeur. Par exemple, là, je vais vous donner une année, je
pense que c'est l'année 2023, bien, de toutes les demandes qui ont été
faites, qui ont été présentées devant la CPTAQ, il y a 11 % des demandes
qui avaient un argument de la part des MRC ou des municipalités qui avaient une
composante de particularités régionales. Mais je vous dirais que dans, je pense
que c'est un petit peu plus que 50 % des cas, il y a une décision qui a
été rendue, qui mettait en lumière la particularité régionale. Ça, ça veut dire
que le commissaire, quand il a apprécié la demande de la MRC, bien, je veux
dire, lui-même a construit le narratif de la particularité régionale.
Alors, ce qu'on cherche à faire,
naturellement, aussi dans le projet de loi, c'est d'inviter les demandeurs à
bien utiliser cet outil-là. Parce que, je veux dire, il y a toute la question
de la planification, puis il y a la question de la demande, qu'elle soit à
propos, en fonction de la réalité. Mais c'est certain que si le demandeur ne
fait pas ces représentations-là, bien, c'est-à-dire, il y a quelque chose qui
est manquant à sa demande. Ça fait que, là, on a vu que dans plusieurs des cas,
c'est le commissaire, un peu, qui doit faire sa réflexion et son analyse du
dossier, qui vient de faire une
partie de ce travail-là. Mais c'est sûr qu'on
encourage les demandeurs à s'assurer que leurs demandes se font aussi en
fonction des, quand ça s'applique, naturellement, en fonction des
particularités régionales, là.
Mme Maccarone : Est-ce
qu'il y a quelqu'un qui fait un suivi des décisions qui sont prises en ce qui
concerne ces particularités?
M. Lamontagne : Oui, la
CPTAQ. La CPTAQ, dans son rapport annuel, elle présente tout ça, là.
Mme Maccarone : Ça fait
que c'est vous, c'est le MAPAC, c'est...
M. Lamontagne : Non,
c'est la CPTAQ.
Mme Maccarone : La CPTAQ
qui va faire un suivi de leurs propres décisions?
M. Lamontagne : Bien, c'est-à-dire,
ils ont des composantes de statistiques, si on veut. Puis eux autres, c'est un
indicateur dans leur planification stratégique. Alors, quand ils font leur
rapport annuel, naturellement, ils rendent compte de cette... de ce critère-là,
si on veut, là.
Mme Maccarone : Là, vous
avez dit 11 %. 11 %, c'est sur combien, mettons?
M. Lamontagne : Je vous
ai dit ça, Mme la députée, là. C'est de mémoire, là.
Mme Maccarone : Oui, vous
êtes très bon avec vos chiffres. Mais 11 %, ça veut dire quoi, mettons, en
nombre? Est-ce que c'est...
M. Lamontagne : Bien, ce
que je vous dis, c'est que s'il y a eu 100 demandes, il y a
11 demandes que le demandeur avait pris la peine de mettre un argumentaire
autour des particularités régionales. Puis, je vous dis qu'il y a, mettons,
50 demandes qui, finalement, ont tenu compte d'une particularité régionale.
Alors, c'est le commissaire qui a fait le travail, si on veut.
Mme Maccarone : Oui. Moi,
ma question, c'est combien de demandes est-ce que nous avons eues? Parce que si
on parle de 11 %, je comprends la mathématique, là.
Des voix : ...
• (11 h 10) •
M. Lamontagne : Oui, mais
c'est-tu des demandes qui auraient lieu, qui auraient un lien, qui pourraient
avoir un lien potentiel avec les particularités générales?
Des voix : ...
M. Lamontagne :
Honnêtement, si on regarde le rapport de la commission, là, on dit qu'il y a eu
1541 décisions de rendues, mais en réalité j'invite votre collègue de la
recherche à bien consulter le rapport et puis, peut-être, de fournir de
l'information additionnelle. C'est un travail collaboratif.
Mme Maccarone : Oui.
Bien... Puis tout à fait. Florence est excellente.
M. Lamontagne : Oui. Ça,
je n'en doute pas.
Mme Maccarone : On est
chanceux d'avoir Florence avec nous. Bien, ce que je vois ici, parce qu'elle
l'avait bien sorti, c'est... On parle des décisions, mais pas nécessairement le
nombre de recommandations... de demandes. Est-ce qu'il y a un autre document?
Des voix : ...
Mme Maccarone : S'il y a
une décision, est-ce que c'est automatiquement une recommandation? Est-ce que
c'est comme ça ou vice versa? Une demande, est-ce que c'est...
Une voix : ...une révision.
Mme Maccarone : Oui?
Est-ce que c'est automatique? Est-ce que c'est comme ça que ça fonctionne?
Est-ce qu'on... Si le 11 %... Dans le fond, on voit ça où, le 11 %?
Là, je vois le nombre de décisions, mais je ne vois pas nécessairement ce que
le ministre a dit en termes des gens qui vont demander une révision ou pour
voir les particularités.
M. Lamontagne : Non, mais
ce que je veux dire, c'est que quand les gens font une demande à la commission,
tu sais, il faudrait voir dans quel dossier, là, mais le...
M. Lamontagne : ...la question
des particularités régionales, on a introduit dans la loi, en 2021, par le
projet de loi n° 103, là, qu'on est vraiment venus mettre ça en lumière,
si on veut. Puis, depuis ce temps-là, bien, on a invité les demandeurs à s'assurer
d'utiliser ce narratif-là. Puis là, de mémoire, à ma... ce que je me souviens,
c'est que, je pense, c'est pour l'année 2023 de l'ensemble des demandes
pour lesquelles le concept des particularités régionales aurait pu être utile à
faire valoir, bien, il y avait 11 % des demandes qui a eu... qui ont
vraiment utilisé les particularités régionales. Mais le nombre de décisions qui
ont été rendues par rapport à ces demandes-là, où le facteur... un des facteurs
prédominants, c'était les particularités régionales, là, c'est beaucoup plus.
Ça fait que c'est vraiment...
Une voix : ...
M. Lamontagne : C'est ça. 12
,3 % des dossiers présentés avec particularités régionales, puis 57 %
des décisions. Ça veut dire qu'il y a vraiment un travail qui a été fait, des
commissaires, où ils ont fait l'analyse du dossier. Puis eux-mêmes ont apprécié
toute la question des particularités régionales en fonction de la demande qui
était devant eux, là.
Mme Maccarone : Puis, ça,
c'est les fameuses décisions que nous avons entendues, qui peut prendre quatre
ans?
M. Lamontagne : Non, non,
non.
Mme Maccarone : Ce n'est pas
la même chose?
M. Lamontagne : Non. Les
décisions de la commission, honnêtement, je n'ai pas les dernières statistiques,
là, mais les trois, quatre dernières années... Un, il n'a jamais pris des
décisions de quatre ans, là, quand il y a des demandes comme ça. Mais, dans les
dernières années, la Commission a amélioré ses délais, là, de façon vraiment
exceptionnelle, là. On pourra vous fournir ça, Mme la députée.
Mme Maccarone : C'est gentil.
Merci. Moi, j'adore ça, des statistiques. Ça m'amène beaucoup à m'orienter puis
de comprendre.
M. Lamontagne : Oui. Puis
surtout que c'est des belles statistiques. Ça fait que...
Mme Maccarone : Oui, bien,
c'est parfait.
M. Lamontagne : Le Président,
il est content quand on fait circuler ces statistiques-là, parce
qu'honnêtement, puis là, j'étire un peu, M. le Président, mais il y a un peu
des légendes urbaines aussi par rapport à la CPTAQ, là. Tu sais, il y a des… il
a pu arriver des choses dans le passé qu'encore aujourd'hui les gens apprennent
que c'est une réalité. Mais la Commission a pu améliorer sa performance de
différentes façons. Ça fait qu'à toutes les fois qu'on a une occasion de mettre
en lumière des améliorations qu'ils ont pu faire au bénéfice des demandeurs,
bien, moi, je suis le premier à vouloir le faire. Ça fait qu'on va vous
partager cette information-là avec plaisir, là.
Mme Maccarone : Je vous suis.
On a déjà dit au micro, moi, je l'ai déjà dit au micro, que, tu sais, peu
importe de quel bord qu'on s'assoit dans une Commission, si on fait des bons
coups, je pense que c'est important d'informer le public. Parce qu'on est peut-être…
on n'a peut-être pas toujours les mêmes valeurs, mais des bons coups, c'est
important, puis il faut toujours les valoriser. Ça fait que moi, je trouve ça
vraiment bien. Quand on parle du 12,3 % puis le 57 % de ceci... Hein?
(Interruption)
Mme Maccarone : Merci. Est-ce
qu'on... Est-ce que c'était favorable suite à la demande de regarder la
particularité régionale? Est-ce que c'était... Est-ce que la CPTAQ a dit oui,
on est d'accord, ou est-ce qu'il y a eu beaucoup de déception?
M. Lamontagne : Ça,
honnêtement, il faudrait aller voir un peu toutes les statistiques, là, de la
commission. Honnêtement, moi, je ne suis pas le... je ne suis pas le patron de
la Commission de protection du territoire agricole. Puis ils n'ont pas à me
rendre des comptes à chaque semaine. On s'entend que c'est vraiment quelque
chose qui est indépendant.
Mme Maccarone : C'est ça.
C'est un... Ils sont indépendants.
M. Lamontagne : Alors,
l'information que je peux vous donner, c'est quelque chose qui est public au
niveau des particularités régionales, parce que ça fait
partie de leur
planification stratégique. Mais, au-delà de ça, là, c'est des informations à
demander à la Commission, là.
Mme Maccarone : Parce qu'eux
aussi...
Le Président (M. Schneeberger) : ...excusez-moi.
Si vous avez des documents à transmettre, faites juste passer par la
Commission.
M. Lamontagne : Oui. C'est
bon.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va être comme ça que tout le monde va pouvoir les avoir.
M. Lamontagne : Bien, les
statistiques, on va les trouver, là, puis, après ça, on pourra vous les envoyer
pour l'envoyer à Mme la députée. C'est bon.
Le Président (M. Schneeberger) : C'est
bon. Parfait.
Mme Maccarone : Puis le
CPTAQ, avec cette modification, avec les particularités régionales, eux sont
favorables à ceci, je présume, parce que ça leur donne une certaine souplesse,
de...
M. Lamontagne : Oui. Mais
c'est une cohérence aussi. C'est une question d'avoir une cohérence dans la
loi, étant donné que c'est un... c'est un... c'est un élément qui est
important, alors s'assurer qu'on l'a à l'article 1. Au même
titre qu'on a
fait pour l'agrotourisme. L'agrotourisme, on veut être cohérents avec la volonté
et les orientations gouvernementales de faire vraiment mettre en lumière
l'agrotourisme. C'est pour ça qu'on a amené ça aussi à l'article 1.
Mme Maccarone : O.K. Je pense
que ça va, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
Mme Maccarone : Merci beaucoup
pour toutes les réponses.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, est-ce que l'article numéro 20, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 101.
M. Lamontagne :
Article 101.
Il faut que je change de cahier.
Article 101 : Les dispositions des
sous-paragraphes b et c du paragraphe 1 du premier alinéa de
l'article 1 de la
Loi sur la protection du territoire... et des activités
agricoles (chapitre P-41.1), tel que modifié par le sous-paragraphe...
M. Lamontagne : ...sous-paragraphe
a du paragraphe 1º de l'article 20 de la présente loi, ne
s'appliquent pas à un titulaire de permis de construction valablement délivré
avant le... avec une date.
Commentaire. Cet
article dispose que le
titulaire d'un permis de construction valablement délivré à la date de
présentation du projet de loi n'est pas soumis à l'autorisation de la
commission pour la construction ou l'utilisation d'une serre, d'une superficie
totale de deux hectares ou plus, si elle est située majoritairement sur des
sols de classe 1 à 3 à l'inventaire des terres du Canada ou pour la
construction ou l'utilisation d'un bâtiment de production végétale autre qu'une
serre, d'une superficie totale de 5 000 m2 ou plus, s'il est situé
majoritairement sur des sols de classe 1 à 3 à l'inventaire des terres du
Canada.
Et puis on a un amendement, M. le
Président, étant donné qu'avec l'article 20 on vient retirer la
disposition pour les serres. Là, c'est un
article de transition. Alors,
l'amendement se lit comme suit,
article 101 : Retirer
l'article 101 du projet de loi.
Commentaire. Cet
article propose de
retirer l'article 101 du projet de loi qui avait pour objet de prévoir une
disposition transitoire visant les titulaires de permis valablement délivré
avant la date de la présentation du projet de loi eu égard à la construction ou
l'utilisation de certaines serres et de certains bâtiments de production
végétale, le tout en concordance avec le retrait des dispositions qui avaient
pour effet de les soustraire de la notion «d'agriculture» au sens de la
Loi sur
la protection du territoire et des activités agricoles.
Le Président (M. Schneeberger) :
Parfait. Alors, est-ce qu'il y avait des questions sur l'amendement proposé? Ça
Mme Maccarone : Merci, M.…
Oui.
Le Président (M. Schneeberger) :
Bon. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Alors, étant donné que l'amendement est adopté, l'article 101 est
adopté de... de fait.
Nous en sommes à l'article... Oui, ça, il
est adopté, mais il est retiré en... il est retiré.
Alors,
article 110.
M. Lamontagne : Alors, à l'article 110 :
Les dispositions du sous-paragraphe a du paragraphe 1° de
l'article 20, de l'article 60 dans la mesure... l'article 60 dans la
mesure où il édicte l'article 79.0.3 et les paragraphes 1° et 2° du
premier alinéa de l'article 79.0.6 de la
Loi sur la protection du
territoire et des activités agricoles (chapitre P-41.1), de l'article 84,
de l'article 86 dans la mesure où il édicte l'article 105.5 de la Loi
sur la protection du territoire et des activités agricoles et de
l'article 87 de la présente loi ont effet depuis le (indiquer ici la date
de la présentation du présent projet de loi).
Commentaire. Cet
article prévoit que
certaines dispositions de la présente loi ont effet depuis sa présentation. Il
s'agit des dispositions qui définissent la notion «d'agriculture» afin d'y
soustraire la construction ou l'utilisation de certaines serres ou de certains
bâtiments de production végétale et celles qui définissent ce que constitue une
«acquisition» ainsi qu'une
«terre agricole» pour l'application du régime d'acquisition de certaines terres
agricoles instauré par la présente loi. Cet
article vise également, par voie de
conséquence, les dispositions relatives aux groupes de municipalités régionales
de comté auxquels la prohibition d'acquisition d'une terre agricole s'applique.
Enfin, cet
article prévoit que la
prohibition de construction d'un logement additionnel, d'une résidence
additionnelle ou d'un bâtiment additionnel dans lequel un logement sera aménagé
sans l'autorisation de la commission s'applique également depuis sa
présentation, dans les limites établies par l'article 109 de la présente
loi.
On a un amendement, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui, allez-y.
• (11 h 20) •
M. Lamontagne : Alors, l'article 110 :
Supprimer, dans l'article 110 du projet de loi, «du sous-paragraphe a du
paragraphe 1° de l'article 20,».
Cet amendement propose de retirer la
partie de l'article 110 du projet de loi qui permettait l'entrée en vigueur de
la disposition visant la construction ou l'utilisation de certaines serres et
de certains bâtiments de production végétale, le tout en concordance avec le
retrait des dispositions qui avaient pour effet de les soustraire de la notion
«d'agriculture» au sens de la
Loi sur la protection du territoire et des activités
agricoles.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des questions sur l'amendement? Aucune? Alors, est-ce que
l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
l'amendement est adopté, ce qui fait en sorte que l'article 110 est adopté et
est retiré de par le fait.
Nous en sommes maintenant à l'article…
Mme Maccarone : ...cet
article. On est en train seulement de supprimer du sous-paragraphe... «du
sous», du paragraphe 1 à l'article 20. Ça fait que c'est une modification, pas
une abrogation. Il faut quand même l'adopter.
Le Président (M. Schneeberger) : C'est
ça. Il a été fait.
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui, mais il est... Là, il faut l'adopter parce qu'il est retiré.
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Parfait. Je vais suspendre un instant.
(Suspension de la séance à 11 h 21)
(Reprise à 11 h 22)
Le Président
(M. Schneeberger) : Bon. Alors, nous reprenons. Excusez-moi,
j'avais une incompréhension. Alors effectivement, oui, l'article 110 n'est
pas retiré. Alors, je vais y aller.
L'article 110, tel qu'amendé, est-ce
qu'il y avait des questions?
Mme Maccarone : Mais le
ministre a dit que nous allons quand même poursuivre la discussion à ce qui
concerne cette modification, n'est-ce pas, plus tard? Non? Peut-être que c'est
moi qui ai mal... C'est moi qui comprends mal maintenant, M. le Président. Il
n'y a pas de trouble, c'est parfait. Puis il n'y a aucun commentaire de ma
part.
Le Président
(M. Schneeberger) : Ça va?
M. Lamontagne : C'est
bon.
Le Président
(M. Schneeberger) : Pas d'autres questions sur
l'article 110, tel qu'amendé?
Mme Maccarone : ...ça
vient de 21.
Le Président
(M. Schneeberger) : Est-ce qu'il est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président
(M. Schneeberger) : Adopté.
Article 21.
M. Lamontagne : M. le
Président, avant de lire l'article 21, là, ce matin, en entrée de jeu, je
n'ai pas souligné la présence de mes collègues, la députée de Labelle, la
députée de Laporte, la députée d'Abitibi-Ouest. Je voulais les remercier encore
de leur soutien dans l'étude de notre projet de loi. Merci beaucoup.
L'article
L'article 21 :
L'article 3 de cette loi est
modifié, dans le deuxième alinéa :
1° par l'insertion, dans le paragraphe a et après « lotissement », de « , à l'acquisition »;
2° par l'insertion, après le paragraphe c,
du suivant :
«c.1) d'effectuer un suivi des droits
inscrits au registre foncier conformément à l'article 6 du
chapitre II;».
Commentaire. Cet
article propose
d'octroyer la compétence à la commission de décider des demandes d'autorisation
qui lui sont soumises en vertu de la loi relativement à l'acquisition de terres
agricoles en plus de la charger d'effectuer le suivi des droits inscrits au
registre foncier conformément à la
section VI du
chapitre II de la
Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles qui sera
introduite par l'article 60 de la présente loi.
Note additionnelle.
L'article 60 de
la présente loi introduit des dispositions interdisant de faire directement ou
indirectement certaines acquisitions de terres agricoles sans autorisation de
la commission. Une procédure d'analyse et de traitement des demandes
d'autorisation de telles acquisitions y est également prévue.
Le Président
(M. Schneeberger) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a des
questions sur l'article 21?
Mme Maccarone : Oui, s'il
vous plaît.
Le Président
(M. Schneeberger) : Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Peut-être
juste des précisions de comment ça fonctionne aujourd'hui, puis qu'est-ce qui
va changer avec cette modification?
M. Lamontagne : O.K.
C'est qu'aujourd'hui, de façon très générale, là, on ne fait pas de suivi des
transactions agricoles. La Commission de protection du territoire agricole ne
fait pas de suivi des transactions agricoles en vertu de la
Loi sur la
protection du territoire et des activités agricoles.
Mme Maccarone : Comme par
exemple, qu'est-ce qui est un exemple de ça?
M. Lamontagne : Pardon?
Mme Maccarone : Un
exemple. On ne fait pas de suivi.
M. Lamontagne : Bien,
vous, vous achetez une terre agricole, puis la commission ne fait pas de suivi
par rapport au fait que vous achetez une terre agricole.
Mme Maccarone : Si je le
vends, mettons, à vous, ou quelque chose comme ça.
M. Lamontagne : C'est ça.
Mme Maccarone : O.K.
M. Lamontagne : C'est
bon. Là, on va introduire avec la loi, on vient introduire, c'est une chose
importante de la loi, tout un mécanisme pour le suivi des transactions des
terres agricoles. Et entre autres, on vient mettre l'emphase sur des
transactions qui pourraient être générées par des fonds d'investissement, qui
pourraient être générées par toute personne physique, toute personne morale,
qui ne serait pas un producteur agricole à l'intérieur de certains
périmètres... certains périmètres urbains. Alors là, on vient donner le pouvoir
à la commission de faire ce suivi-là. Ça, on va le traiter l'article 60,
mais là, on vient donner le pouvoir à la commission de pouvoir faire le suivi
des transactions de terres agricoles.
Mme Maccarone : Je m'en
souviens c'est qui qui l'a dit en commission parlementaire. Je sais que ça a
sorti dans les présentations que c'était quelque chose qui était souhaité.
M. Lamontagne : Oui.
Effectivement, c'est souhaité. Puis aussi la commissaire au développement
durable, dans son rapport qu'elle a fait, il y a un an et demi, en mai dernier,
a mentionné l'importance, là, de... qu'on fasse un suivi des transactions
agricoles. Alors, c'est un aspect important du projet de loi qu'on présente.
Mme Maccarone : Oui. Je
viens de voir que c'était la relève agricole qui avait beaucoup parlé de cette
nécessité.
M. Lamontagne : Oui.
Mme Maccarone : Oui.
C'est parfait. Merci.
M. Lamontagne : C'est
bon.
Mme Maccarone : C'est une
précision.
Le Président
(M. Schneeberger) : Alors, s'il n'y a pas d'autre question,
est-ce que l'article 21 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Schneeberger) : Adopté.
Article 22. M. le ministre.
M. Lamontagne :
Article
L'article 10 de cette loi est modifié :
1° par la suppression de la deuxième
phrase du premier alinéa;
2° par le remplacement du deuxième alinéa
par le suivant :
«Elle peut nommer ou s'adjoindre les
inspecteurs nécessaires à l'application de la présente loi ou de toute autre
loi dont elle est chargée de surveiller l'application et de leurs règlements
ainsi que les enquêteurs nécessaires pour faire enquête sur toute matière
relative à ces lois et à leurs règlements.»;
3° par l'ajout, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«Elle peut pourvoir à la rémunération des
experts, des enquêteurs et des inspecteurs qui ne sont pas nommés suivant la
Loi sur la fonction publique (chapitre F-3.1.1).»
Commentaire. Les modifications portées à
cette position visent à indiquer clairement que la commission peut nommer ou
s'adjoindre les experts...
M. Lamontagne : ...les
inspecteurs et les enquêteurs qu'elle juge nécessaires, notamment pour veiller à
l'application de la loi ou de toute autre loi dont elle est chargée de
surveiller l'application et de leur règlement et pour enquêter sur toute
matière relative à ces lois et à leur règlement. Cet
article prévoit également
que la commission peut pourvoir à la rémunération des experts, enquêteurs et
inspecteurs qui ne sont pas nommés suivant la
Loi sur la fonction publique RLRQ
(chapitre F-3.1.1).
Note additionnelle. La référence au barème
établi par règlement est retirée puisque les honoraires des experts et les
enquêteurs dont la Commission peut s'adjoindre sont établis en fonction de la
Loi sur les contrats des organismes publics et de ces règlements, RLRQ
(chapitre C-65.1). À noter que la présente loi propose l'abrogation du
règlement sur les honoraires des experts et enquêteurs dont la Commission de
protection de territoire agricole juge opportun de retenir les services RLRQ
(chapitre P-41.1, r. 3) à son
article 96.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
pour les explications. Est-ce qu'il y a des questions en lien avec
l'article 22? Députée de Mont-Royal Saint-Louis?
Mme Maccarone : Westmount—Saint-Louis.
C'est beau Mont-Royal, mais c'est...
Le Président (M. Schneeberger) : La
semaine passée, j'ai fait l'inverse avec la députée, je vous mêle. Alors, ça va
très bien. Alors, Westmount—Saint-Louis, pardonnez-moi.
Mme Maccarone : Il n'y a pas
de souci. On parle d'inspecteur puis on parle d'enquêteur, c'est quoi la
différence?
M. Lamontagne : Mais l'enquêteur,
il va s'en aller sur les lieux puis il va faire un constat d'une situation.
Une voix : ...
M. Lamontagne : L'inspecteur,
c'est ça, excuse-moi, l'inspecteur. L'enquêteur, mais, sur la base de ces
constats, va aller, justement, enquêter sur qu'est-ce qui a pu mener, qu'est-ce
qui a été constaté, est-ce que ça contrevient à la loi, est-ce qu'il y a lieu,
ultimement, de chercher à avoir des corrections, est-ce qu'il y a lieu de
pénaliser, d'intenter une poursuite, et tout ça.
Mme Maccarone : Est-ce que la
formation est différente pour un inspecteur versus un enquêteur? C'est-tu la
même formation? Puis, dans le fond, c'est qui qui fait cette formation-là?
Comment ça fonctionne?
Une voix : ...
M. Lamontagne : Pardon?
Une voix : ...
M. Lamontagne : Les
inspecteurs et enquêteurs sont formés par la commission en regard des
dispositions de la loi.
Mme Maccarone : Puis la
formation, ce n'est pas la même formation, si on est inspecteur versus
enquêteur?
M. Lamontagne : Mais, comme
je dis, l'inspecteur, c'est de faire en sorte de recueillir des informations,
de faire un constat. Ça fait que l'enquêteur, c'est sur la base de ce
constat-là. Est-ce qu'il y a des mesures à prendre en fonction du constat qui a
été fait? Puis, si oui, bien, il faut aller chercher les informations qui vont
permettre de monter un dossier pour ultimement chercher à obtenir réparation,
ou une modification, ou...
Mme Maccarone : Est-ce que je
peux être inspecteur et enquêteur en même temps, ou est-ce que c'est deux rôles
vraiment différents, séparés?
M. Lamontagne : Bien, je vous
dirais que le rôle est certainement différent et je présumerais que les deux ne
feraient pas le même rôle de façon simultanée, mais je peux valider avec ma
collègue ici.
Mme Masse
(Geneviève) : Effectivement, on confirme.
Le Président (M. Schneeberger) :
Mme Masse
(Geneviève) : Oui. Donc, effectivement, on confirme qu'une même
personne n'exerce pas les deux fonctions en même temps, mais une même personne
pourrait être formée aux fins d'exercer les deux fonctions. La formation, par
contre, en technique d'enquête étant plus poussée que celle en inspection.
Mme Maccarone : C'est qui qui
fait cette formation?
Mme Masse (Geneviève) : Ah, il y a différents établissements, là, qui l'offrent.
Mais évidemment, au regard des dispositions de la loi, c'est la commission qui
le fait, mais, au besoin, pourrait avoir recours à des formations externes si
nécessaire.
• (11 h 30) •
Mme Maccarone : Puis il y a
des compétences de base, je présume?
Mme Masse
(Geneviève) : Oui. Oui, oui. Dans les
descriptions d'emploi, évidemment, les compétences recherchées, là, pour le
personnel qui occupe ces fonctions-là, là, sont précisées.
Mme Maccarone : Est-ce qu'il
faut être membre d'un ordre? Souvent, quand on fait un débat sur des projets de
loi puis on parle de ce type de rôle, dans les critères, on se dit qu'il doit
être membre d'un ordre professionnel, par exemple, ça fait
partie d'une base
que nous avons besoin avant de poursuivre avec un type de formation. Ça fait
que est-ce qu'on a ce type de critère?
Mme Masse
(Geneviève) : Pas à ma connaissance.
Mme Maccarone : Non? O.K.
Puis, en ce qui concerne... Parce que là, on parle aussi d'ajouter, il me
semble, ça fait qu'on a combien d'inspecteurs, on a combien d'enquêteurs, puis
est-ce qu'on vise... Parce que là, on a dit qu'on visait d'en ajouter, si j'ai
bien compris, lors des auditions, c'est ça qui est souhaité aussi pour réduire
les délais, par exemple, on a besoin de plus. On a combien actuellement de
chacun?
Mme Masse
(Geneviève) : Cette disposition-ci
s'inscrit dans le contexte de la possibilité de conclure des ententes avec le
milieu municipal, donc de désigner un inspecteur municipal aux fins de
l'application de la
Loi sur la protection du territoire et des activités
agricoles. Donc, la disposition, elle vient donc clarifier le fait que la
commission peut évidemment s'adjoindre des ressources externes pour effectuer
ces mandats-là et que leur rémunération, elle est pourvue, là, par le biais,
là, de la
Loi sur les contrats des organismes publics, là. Donc, ça va... on va
venir, ultimement, par la suite, là, abroger le règlement qui encadre...
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11 h 30 (version non révisé
e) Mme Masse (Geneviève) : ...le tout.
Maccarone : Et il y a combien d'inspecteurs, il y a combien d'enquêteurs
actuellement?
M. Lamontagne : Les
inspecteurs, c'est une dizaine.
Mme Masse (Geneviève) : En tout et partout, c'est une dizaine de personnes qui sont
chargées des activités de surveillance de la commission.
Mme Maccarone : Et, pour les
enquêteurs, est-ce que c'est aussi, genre, une dizaine ou on a besoin de moins?
M. Lamontagne : Excuse-moi?
Juste...
Mme Maccarone : Quand on dit «une
dizaine», on parle de tout compris, inspecteurs et enquêteurs, ou ça, c'est
uniquement inspecteurs?
M. Lamontagne : C'est toute l'équipe
qui est en charge de la surveillance.
Mme Maccarone : Est-ce que c'est
beaucoup, ce n'est pas assez?
M. Lamontagne : Bien, écoutez,
le territoire agricole, c'est 6,3 millions d'hectares à la grandeur du
Québec, alors d'où l'importance. On retrouve dans le projet de loi des outils
pour venir fédérer tous les organismes qui ont, dans leur mission... ont une
responsabilité de surveillance de territoire. Alors, de chercher à mettre en
commun, que ce soit avec les municipales ou que ce soit aussi des ententes, ils
peuvent être avec le ministère sur la Faune, c'est de penser qu'un nombre x d'inspecteurs
rassurerait la surveillance de tout le territoire. C'est un petit peu utopique,
mais de penser de mettre en commun, de la meilleure façon possible, tous les
organismes qui ont des ressources qui visent la surveillance de territoire, bien,
c'est certainement un bon outil puis un bon levier, là, pour la commission, là.
Mme Maccarone : Si on revient
au rapport annuel, on parlait de comme 1 500, mettons, demandes. Ça
représente énormément de dossiers par personne, vraiment énormément de
dossiers. Ou est-ce que ce n'est pas le calcul que je devrais utiliser?
M. Lamontagne : Non, mais, en
réalité, les demandes sont adressées aux commissaires. Ce sont les
commissaires. Il y a 15 commissaires à la CPTAQ qui rendent le total des
décisions. C'est quelques milliers de décisions, là, c'est...
Mme Masse (Geneviève) : 1 541.
M. Lamontagne : ...1 541
qui ont été rendues. Ça, c'est en quelle année?
Mme Masse (Geneviève) : En 2023-2024.
M. Lamontagne : O.K. Alors,
il y a 15 commissaires qui rendent des décisions. Les dossiers d'inspection,
bien, c'est quand tu vois qu'il y a des dénonciations, qu'il y a des suivis qui
doivent être faits par la commission. Puis, quand il y a des questions d'enquête,
bien, c'est quand l'inspection avère qu'il peut avoir potentiellement une
infraction qui est commise à la loi. Alors, c'est l'enquêteur qui doit
déterminer cette infraction-là.
Mme Maccarone : Est-ce qu'ils
sont attribués par région? Parce qu'encore une fois, si... Je me souviens de ce
qu'est-ce que nous avons entendu. Genre, la cartographie, c'est quelque chose
qui est difficile, particulier, puis tout le monde souhaite avoir la même
compréhension, mais ça, c'était quelque chose que... je comprends que ce n'est
pas facile. Ça fait qu'est-ce qu'ils sont attribués par région pour avoir une
spécificité? Mettons, ce n'est pas la même chose quand on est dans la Gaspésie
versus quand on est dans le Grand-Montréal, par exemple.
M. Lamontagne : Ce qu'on me
dit, c'est que les inspecteurs se voient attribuer à certaines régions. Mais l'objectif,
comme je vous dis, avec la présente loi, c'est de faire en sorte qu'on puisse
venir mettre encore davantage en commun toutes les ressources qui ont une
responsabilité de surveillance du territoire au bénéfice du territoire
agricole.
Mme Maccarone : Puis, si les
municipalités... Parce que, je comprends, c'est les municipalités qui vont
poursuivre d'abord avec le déploiement d'un inspecteur, un enquêteur pour leur
territoire. C'est qui qui paie pour ça? C'est-tu les municipalités qui paient
pour ça? C'est... Non, ce n'est pas les... C'est qui qui va subventionner le salaire
de...
M. Lamontagne : Bien, présentement,
sur le territoire, il arrive des situations où des dénonciations peuvent venir
du milieu municipal. Ça, c'est dans le cadre de ce que les gens peuvent
observer. Ce qu'on vient faire avec la loi, c'est qu'on vient s'assurer que les
gens qui travaillent puis les municipalités qui ont à faire des constats ou
intervenir en lien avec la
Loi sur la protection... voyons, la protection du territoire
agricole et des activités agricoles jouissent des mêmes prérogatives en termes d'immunité
et de sécurité que de pouvoir que les inspecteurs de la commission.
Mme Maccarone : Mais ce
serait quand même la responsabilité de la municipalité de subventionner le
salaire, l'engagement de cette personne. Cette personne serait redevable aux
municipalités. Il n'y aura pas de l'aide, mettons, un décret qui va sortir pour
dire : Bien, vous, on sait que vous, vous avez besoin d'engager trois,
quatre inspecteurs à cause du nombre de demandes que nous avons. Ça fait que c'est...
Le gouvernement ne vient pas avec une mesure d'aide pour subventionner ceci, ce
serait leur responsabilité.
M. Lamontagne : En réalité,
ce que la loi prévoit, cette loi-là... le projet de loi qu'on a, c'est qu'il va
y avoir maintenant des mécanismes qui vont permettre à la Commission de
protection des territoires agricoles de faire des ententes avec des
municipalités, avec des communautés métropolitaines. Puis, naturellement, quand
on dit qu'il y a une entente, bien, je veux dire, si on s'entend, vous et moi, c'est
que vous, vous êtes satisfaite de l'entente puis moi, je suis satisfait de l'entente
qu'on a. Alors, il y a des dispositions dans la loi qui mettent en place...
M. Lamontagne : ...mettre en
place un cadre pour qu'ils puissent avoir une entente entre les partenaires.
Mme Maccarone : Ça fait qu'on
va avoir plusieurs ententes. Ce ne serait pas, mettons, une norme qui va
s'appliquer. Ça fait que l'entente que j'ai avec Brome-Missisquoi peut être
différente de l'entente que j'ai avec Sherbrooke, par exemple?
M. Lamontagne : Bien,
honnêtement, à terme, c'est le gros bon sens qui va prévaloir. Dans le sens, il
y a une question de volume, il y a une question de la réalité territoriale,
alors, tu sais, les organismes qui vont avoir à contracter avec la commission
vont être les mieux habilités à savoir qu'est-ce qui est satisfaisant pour eux
en échange de la collaboration qu'ils vont donner à la commission, là.
Mme Maccarone : Ça fait que
ça... Je veux juste que ce soit clair pour moi. Ça veut dire que la
municipalité n'aura pas nécessairement l'obligation de subventionner le
salaire. Ça peut être la responsabilité de CPTAQ. C'est eux qui vont payer pour
avoir cet inspecteur sur une telle région avec une entente avec une
municipalité. Parce qu'on sait, les municipalités font face à beaucoup de
difficultés, puis chaque fois qu'on dit : Ah! on veut ajouter quelque
chose, on veut ajouter quelque chose, même si on dit c'est 50 000 $,
60 000 $, je ne sais pas combien c'est payé, un inspecteur, là, mais
c'est une autre lourdeur parce qu'il faut couper ailleurs si...
M. Lamontagne : Bien, sans
présumer de ce qui pourrait être le résultat, c'est que jusqu'à aujourd'hui, la
commission n'a pas ces pouvoirs-là, de faire des ententes avec des tiers
parties. Puis, à partir de l'adoption du projet de loi, si on a... on fait tout
ça ensemble, ils vont pouvoir faire ces négociations-là. Alors, je ne peux pas
présumer ultimement du résultat de discussions entre la commission et des
organismes sur le territoire, mais ultimement, s'il y a une entente qui est
conclue, c'est parce que ça va être satisfaisant pour les deux parties, là.
Mme Maccarone : Ça fait que
la CPTAQ a un budget pour ceci?
M. Lamontagne : Honnêtement,
c'est... la CPTAQ va... va gérer en fonction de ses ressources puis en fonction
de ses réalités, comme les municipalités vont le faire, là.
Mme Maccarone : On regarde
quand même le mémoire dans le Conseil de ministres, c'était soulevé que ça se
peut qu'il y a des implications financières.
M. Lamontagne : C'est
possible.
Mme Maccarone : Tu sais,
parce que là, on parle de champ d'intervention. Est-ce... Mais peut-être ce
n'est pas notable, je ne sais pas, mais, tu sais, on dit qu'on va élargir le
champ d'intervention, l'introduction d'un mécanisme de contrôle de certaines
transactions foncières...
Une voix : ...
Mme Maccarone : Oui, c'est ça.
C'est vraiment... Oui, oui, voilà. «Le projet de loi ne comporte aucune
implication financière notable et permettra même de générer des économies.»
Comment qu'on va générer des économies?
M. Lamontagne : Bien, il y a
deux façons. C'est qu'il y a un certain nombre de mesures qu'on vient mettre en
place par le projet de loi qui vont représenter des allègements importants au
niveau de la CPTAQ. Ils vont pouvoir, après ça, utiliser, là, l'usufruit de ce
qu'ils vont sauver pour attribuer à d'autres... à d'autres... à d'autres
activités. Puis, après ça, on va mettre en place tout le régime de sanctions
administratives pécuniaires, qui, ultimement, une fois, bien, que ça va être
mis en place, va rapporter des sous aussi à la commission, là, sur une base annuelle.
Alors, c'est ces améliorations au point de vue de l'efficacité de la commission
plus la présence des sanctions administratives pécuniaires vont certainement
donner un soutien à la Commission, là, pour faire en sorte qu'elle puisse...
qu'elle puisse vaquer à des occupations additionnelles.
• (11 h 40) •
Mme Maccarone : Mais on ne
peut pas appliquer les sanctions pécuniaires tant qu'on n'a pas d'inspecteurs.
Ça fait que ça, c'est... Est-ce qu'on a un échéancier de...
M. Lamontagne : Oui. Mais, je
veux dire, aujourd'hui, au moment où on se parle, là, je pense, dans la
dernière année, c'est à peu près 670 ou 680 dossiers, là, qui ont été
traités, là. Je veux dire, c'est... c'est... c'est dans la mission de la CPTAQ,
là, de traiter ces dossiers, de prioriser ces dossiers puis de poser les gestes
qu'elle a à poser en fonction de la réglementation, là.
Mme Maccarone : Est-ce qu'on
vise un certain nombre de personnes que nous souhaitons engager et former?
M. Lamontagne : Ça, c'est du
recours de... la commission cherche à faire en sorte qu'elle dispose des
ressources qu'elle a besoin pour bien faire son travail, là.
Mme Maccarone : Parce que 11,
c'est... ce n'est pas beaucoup. Puis, si on dit que le nombre de demandes
qu'ils ont pour les inspections, c'est... Parce que...
M. Lamontagne : Bien, c'est
pour ça que je vous expliquais, Mme la députée, que, tu sais, le territoire est
vraiment immense. Puis, quand même qu'on dirait : Demain matin, on
augmente de 50 % le nombre d'inspecteurs, c'est très peu par rapport à
toute la superficie du territoire.
Malgré qu'aujourd'hui il y a toutes sortes
d'outils de géomatique, de drones, des cartes, tu sais, aujourd'hui, ils ont
qu'ils n'avaient pas dans le passé. Et c'est... Vous seriez surprise de voir
la... Tu sais, la Commission est en mesure de faire un suivi de l'évolution sur
les terres partout au Québec en fonction d'images qui datent d'il y a
5 ans, 10 ans, 15 ans, 20 ans, et tout ça, quand ils sont
en mesure. Mais c'est sûr qu'un élément important du projet de loi au niveau de
surveillance, c'est la capacité qu'on lui donne de conclure des ententes avec
des organismes dont la mission première, c'est une mission de surveillance du
territoire. Alors, dans ce contexte-là, on donne une opportunité d'accroître de
façon importante la capacité...
M. Lamontagne : ...de
surveillance sur le territoire, là.
Mme Maccarone : Il y a une
base de données pour ça, n'est-ce pas? On peut consulter... Est-ce que ça, c'est
quelque chose que nous pouvons consulter, les inspections, puis le résultat de
l'inspection?
M. Lamontagne : Bien, en
réalité, il y a le rapport annuel.
Une voix : ...
Mme Maccarone : ...quelque
chose comme...
M. Lamontagne : Les
infractions, c'est quelque chose qui est public. Après ça, vous avez le rapport
annuel de la commission, là, qui est présenté chaque année, là.
Mme Maccarone : Puis, par
curiosité, est-ce que les inspecteurs ou les enquêteurs, là, parce que je
comprends que ça peut être un peu flou, là, qui fait quoi, mais mettons un
enquêteur, est-ce qu'ils font des visites surprises? Est-ce que c'est comme ça
que ça peut fonctionner? Il y a une...
M. Lamontagne : Ça serait
davantage des inspecteurs qui pourraient faire ça. Mais de façon générale, le
président est ici pendant les consultations particulières. Puis souvent, ils
vont agir sur la foi de dénonciations ou de façon aléatoire quand ils sont sur
le territoire de certaines observations, là.
Mme Maccarone : Mais ils ont
ce type de pouvoir.
M. Lamontagne : Oui, tout à
fait.
Mme Maccarone : O.K. C'est
des grands pouvoirs. On se souvient, l'autre projet de loi que nous avons, où
j'ai assisté le député de Pontiac un peu, où on avait parlé du pouvoir de ces
inspecteurs qui pouvaient aller sur le territoire, mettons, sur le terrain,
puis prendre des grandes décisions. Est-ce que c'est le même type de pouvoir
qu'ils ont?
M. Lamontagne : Bien, ils ont
le pouvoir.... ils ont le pouvoir d'aller... Il y a des limitations. Si c'était
d'aller dans la résidence de quelqu'un, et tout ça, là, on tombe dans un
autre... Mais, de façon générale, pour faire des observations, là, ils ont...
ils ont les pouvoirs nécessaires pour pouvoir aller observer ce qu'ils ont
observé sur le territoire. Suite à ces observations-là, il peut arriver qu'un
enquêteur ait à prendre le dossier.
Mme Maccarone : Sans donner
un avertissement.
M. Lamontagne : Bien,
c'est-à-dire que, si ce qu'on a observé, ce n'est pas conforme à la loi puis
qu'on dit : Ça mérite une enquête, bien, les gens vont être informés
qu'ils sont... qu'il y a une enquête.
Mme Maccarone : Non, mais, je
veux dire, mettons, je me déplace, je n'ai pas besoin de vous informer que je
viens.
M. Lamontagne : Oui, oui,
oui. Non, non. Non, c'est ça, oui.
Mme Maccarone : Là, ça, c'est
une visite surprise pour s'assurer que... soit qu'il y a un changement ou que
vous avez... ou qu'il y a une sanction pécuniaire qui va suivre. Par curiosité,
il y a combien de sanctions pécuniaires? Il y a-tu un montant? Il y a combien
qui ont été...
M. Lamontagne : Présentement,
ça n'existe pas, alors on va créer... Avec le projet-là, on va créer le régime
de sanctions administratives pécuniaire.
Mme Maccarone : Mais le
nombre d'infractions, d'abord, est-ce que... Si ce n'est pas pécuniaire, il
doit y avoir des infractions.
M. Lamontagne : L'an passé,
il y a eu 699 dénonciations puis il y a eu 335 interventions suite à
des infractions qui ont été constatées lors des inspections qui ont suivi les
dénonciations.
Mme Maccarone : Ça fait que
c'est quand même stable. Mais, on voit, dans les dénonciations, on est à la
baisse. Est-ce que ça, c'est... C'est à cause de?
M. Lamontagne : Oui.
Mme Masse
(Geneviève) : Dans les données... oui.
Donc, dans les données de 2023 à 2024, en effet. Mais ce qu'on va pouvoir
constater, c'est depuis la mise en ligne du nouveau site Internet de la commission
à l'automne 2023... Il y a quand même une augmentation significative des
dénonciations parce que c'est beaucoup plus facile de le faire maintenant.
Mme Maccarone : Ah! il y a
100 plus, O.K., en comparaison avec l'année passée. C'est parce que moi,
j'étais en train de regarder, tu sais, 2021 avec... 2021-2022 avec l'année
précédente. Mais le nombre... quand même, je... le nombre de dénonciations est
quand même à la baisse en comparaison avec 2 ans, 3 ans.
Une voix : ...
Mme Maccarone : D'infractions.
Oui, c'est ça. O.K.. Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Je
vais donner la parole à la députée de Verdun. Alors, députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : ...parce
que je sens... Bonjour, tout le monde. Pour l'article 22, les dispositions
sont assez claires, mais je pense qu'on avait quand même embarqué sur une
discussion qui était dans l'article 23 concernant les dispositions puis
l'entente avec les municipalités, puis je veux juste être certaine, parce que
je lisais en même temps le mémoire de la FQM qui portait quand même des
réserves par rapport à cette entente-là. Mais là j'entendais le ministre dire
que l'objectif, c'est élargir le champ d'action, d'être capable de faire de
nouvelles ententes, donc accroître le nombre d'inspecteurs, mais pourquoi, de
façon plus générale, on opte pour aller vers des ententes au lieu de renforcer
au cœur de la CPTAQ, que ce soit le nombre d'inspecteurs ou le nombre de...
tout à l'heure, on le disait, là, pas seulement la surveillance, mais pour
avoir des sanctions pécuniaires. Pourquoi opter — donc, ma première question
est générale, là — pour cet engagement avec les municipalités au lieu de le
faire au cœur de la CPTAQ?
M. Lamontagne : Honnêtement,
Mme la députée, c'est une question de levier. Tu sais, on a mille municipalités
sur le territoire. Puis, ultimement, c'est des milliers d'employés qui sont
déployés sur le territoire. Alors, à chaque fois qu'en vertu de ces nouveaux
pouvoirs la commission va pouvoir conclure une entente avec une organisation
municipale...
M. Lamontagne : ...municipale
puis faire en sorte que les yeux de cette municipalité-là soient aussi les yeux
de la Commission de protection du territoire agricole, en vertu de l'entente
qu'ils vont avoir ensemble. C'est un levier qui est exceptionnel, si on
compare... Avec l'ajout de ressources, on pourrait dire : On va rajouter
deux inspecteurs, on va... on va doubler le nombre d'inspecteurs. Entre vous et
moi, on trouverait que ce serait extraordinaire, mais on passerait de 10 à 20.
Tandis qu'avec les 1 000 municipalités qui sont sur le territoire, avec le
ministère de la Faunee qui est sur le territoire, avec tous ces gens-là... que,
dans leur mission, ils ont une mission d'inspections puis de constats de ce qui
se passe sur le territoire. Chaque fois qu'on va en avoir une, de ces
organisations-là, qui va, je veux dire, de gré à gré, prendre entente avec la
commission pour pouvoir être une extension de la commission, bien, c'est
certainement une bonne nouvelle pour le territoire, là, c'est... En termes de
levier, ça n'a aucune commune mesure avec... juste l'idée de rajouter des
ressources, là.
Mme Zaga Mendez : Une des
réserves, c'est peut-être dans l'article 22, il y a la réponse, c'est concernant
les ressources puis la rémunération. Donc, quand on développe des ententes avec
les municipalités, ce qu'on entend, parce que ça s'applique aussi dans
l'inspection environnementale, il y a déjà ce type de disposition, puis
l'impression que ça donne, puis que la municipalité nous disait, c'est qu'on a
un fardeau qui vient aussi reposer sur le peu de ressources. Vous avez dit
des... municipalités, mais là-dedans, il y a des très petites municipalités. Ce
n'est pas des municipalités qui ont toutes développé un secteur d'inspection,
et tout, mais, même à ça, c'est qu'on ajoute aux tâches déjà accomplies.
Donc, moi, je voulais savoir quand vous
parlez qu'on peut nommer adjoint des inspecteurs nécessaires, tout ce qui est
en dehors de la CPTAQ, est-ce que ça veut dire que, lors d'une entente
développée avec les municipalités, il y a aussi des dispositions pour payer les
salaires? C'était ça qui était moins clair, de payer les salaires de ces
inspecteurs -là qui se trouvent au cœur de la municipalité, qu'il y a un
transfert de ressources qui se fait pour que ce soit de façon équitable?
M. Lamontagne : Bien, je
dirais, dans un premier temps, bien souvent, des observations, des infractions
qui pourraient être constatées à la
loi sur la protection du territoire
agricole, dans bien des cas, c'est aussi des infractions aux lois municipales.
O.K. Puis, encore là, l'objectif de ce pouvoir qu'on donne à la commission de
faire ces partenariats-là, bien, pour qu'il y ait un partenariat, il faut que
ça soit bénéfique pour les deux organisations. Alors, je ne peux pas présumer,
moi, des types d'entente, qu'est-ce qui va satisfaire une municipalité pour
qu'elle accepte de collaborer avec la CPTAHQ, qu'est-ce qui va faire l'affaire
de la CPTAQ pour qu'elle accepte de collaborer avec une municipalité? Mais ce
qui est important, c'est qu'on se donne les outils de le faire et puis qu'il y
aura un bénéfice à le faire. Comment tout ça, ça va se traduire sur le terrain?
Ça appartient aux municipalités, aux différents organismes, puis à la
Commission de protection du territoire agricole.
Mme Zaga Mendez : Je
comprends qu'il va y avoir des particularités, puis ce n'est pas ici qu'on va
négocier chacune, pour les municipalités selon leurs besoins. Je veux juste
comprendre la portée de l'article, parce que, dans les commentaires, je vais le
lire là : Cet
article prévoit également que la commission peut pourvoir à
la rémunération des experts-enquêteurs et inspecteurs qui ne sont pas nommés
suivant la
loi sur la fonction publique. Donc, ça, ça veut dire qu'on est en
dehors de la
Loi sur la fonction publique. Est-ce que ceci ouvrirait la porte à
avoir une rémunération qui s'est faite, par exemple, au sein d'une
municipalité, parce que...
• (11 h 50) •
M. Lamontagne : Bien tout à
fait. Bien, l'objectif, c'est de pouvoir sous-contracter, si on veut. Ça
devient un contrat public. S'ils font une entente, qu'il y a une rémunération
avec un organisme tiers, bien là, à ce moment-là, ce n'est plus des employés de
la CPTAQ qui sont rémunérés, c'est un tiers parti qui est rémunéré, puis...
Alors, il y a aussi une entente contractuelle.
Mme Zaga Mendez : Parfait.
Mes autres questions vont être plus à l'article 23 pour les dispositions qu'on
va mettre dans l'entente, mais je voulais avoir le portrait global. Merci.
M. Lamontagne : O.K. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Députée de Westmount-Saint-Louis.
Mme Mac