CAT — 22 May 2024 (43rd Legislature, 1st Session)

CAT 2024-05-22

Quebec — Committees

CAT — 22 May 2024 (43rd Legislature, 1st Session)

CAT 2024-05-22

Quebec — Committees

Journal des débats de la Commission de l'aménagement du territoire - Assemblée nationale du Québec

sur les médias sociaux, Facebook, X, Youtube

Députés

La présidente

Les députés depuis 1764

Coordonnées des députés

La fonction de député

Fonctions parlementaires des députés

Composition des commissions

Indemnités et allocations

Cercle des femmes parlementaires

Cercle des jeunes parlementaires

Cercle des ex-parlementaires de l’Assemblée nationale du Québec

Fondation Jean-Charles-Bonenfant

Fondation des parlementaires québécois Cultures à partager

Travaux parlementaires

Calendrier hebdomadaire des travaux

Journal des débats

Index du Journal des débats

Règlement et autres règles de procédure de l'Assemblée nationale

Propos non parlementaires

Assister aux travaux

Travaux de l'Assemblée

Toutes les séances

Documents déposés

Projets de loi

Cheminement des projets de loi

Registre des votes

Travaux des commissions

Liste des commissions

Mandats en cours

Documents déposés

Rapports et documents de réflexion

Exprimez votre opinion!

Pétitions

Signer une pétition électronique

Consulter une pétition présentée à l'Assemblée

Lancer une pétition

Suivre le cheminement d'une pétition

Consultations publiques

Comment participer à une consultation

Liste des consultations publiques

Commenter un sujet à l'étude

Présenter un projet de loi d'intérêt privé

Vidéo

En direct et webdiffusions à venir

Archives des travaux et activités parlementaires

Travaux de l'Assemblée

Travaux des commissions

Activités de presse

Activités spéciales et institutionnelles

Députés

Le Canal de l'Assemblée

Émissions et capsules promotionnelles

Espace jeunesse

Commander un extrait

Calendrier

Ouvrir

En direct

Calendrier détaillé

_date_du_jour

Aujourd'hui

_heure_en_cours

En cours

Activités du jour

Exposition(

s) Drapeau(

x) sur l'hôtel du Parlement

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.

Pour plus de renseignements

L'ABC de l'Assemblée

Visiteurs

Restaurants

Actualités et salle de presse

Bibliothèque

Publications

Éducation

Diplomatie

Histoire

Accueil > Travaux parlementaires > Travaux des commissions > Journal des débats de la Commission de l'aménagement du territoire

Travaux parlementaires

Journal des débats

Index du Journal des débats

Travaux de l'Assemblée

Registre des votes

Travaux des commissions

Administration publique

Agriculture, pêcheries, énergie et ressources naturelles

Aménagement du territoire

Assemblée nationale

Culture et éducation

Économie et travail

Finances publiques

Institutions

Relations avec les citoyens

Santé et services sociaux

Transports et environnement

Mandats en cours

Rapports et documents de réflexion

Cheminement des projets de loi

Projets de loi

Documents déposés

Dépôts du jour

Calendrier hebdomadaire des travaux

Mots clés

Type de documents

Tous les documents

Documents déposés

Feuilletons et préavis

Journaux des débats

Mémoires

Procès-verbaux de l'Assemblée

Projets de loi

Rapports et documents de consultation des commissions

Type de travaux

Travaux de l'Assemblée et des commissions

Travaux de l'Assemblée

Travaux des commissions

Commission de la culture et de l’éducation

Commission de la santé et des services sociaux

Commission de l'administration publique

Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles

Commission de l'aménagement du territoire

Commission de l'Assemblée nationale

Commission de l'économie et du travail

Commission des finances publiques

Commission des institutions

Commission des relations avec les citoyens

Commission des transports et de l'environnement

Sous-commission de la réforme parlementaire

Période

De</b> et <b>À</b> sont remplis, le résultat se situe entre les dates indiquées.<br/>

Si seul le champ <b>De</b> est rempli, le résultat se situe entre la date indiquée jusqu’à aujourd’hui.<br/>

Si seul le champ <b>À</b> est rempli, le résultat se situe avant la date indiquée.

" class="champsDate choisirDate BulleInfo PeriodeFin" />

La date de début doit précéder la date de fin.

Session

Toutes les sessions

Session en cours - 43e législature, 3e session (5 mai 2026 - )

43e législature, 2e session (30 septembre 2025 - 8 avril 2026)

43e législature, 1re session (29 novembre 2022 - 10 septembre 2025)

42e législature, 2e session (19 octobre 2021 - 28 août 2022)

42e législature, 1re session (27 novembre 2018 - 13 octobre 2021)

41e législature, 1re session (20 mai 2014 - 23 août 2018)

40e législature, 1re session (30 octobre 2012 - 5 mars 2014)

39e législature, 2e session (23 février 2011 - 1 août 2012)

39e législature, 1re session (13 janvier 2009 - 22 février 2011)

38e législature, 1re session (8 mai 2007 - 5 novembre 2008)

37e législature, 2e session (14 mars 2006 - 21 février 2007)

37e législature, 1re session (4 juin 2003 - 10 mars 2006)

36e législature, 2e session (22 mars 2001 - 12 mars 2003)

36e législature, 1re session (2 mars 1999 - 9 mars 2001)

35e législature, 2e session (25 mars 1996 - 21 octobre 1998)

35e législature, 1re session (29 novembre 1994 - 13 mars 1996)

34e législature, 3e session (17 mars 1994 - 17 juin 1994)

34e législature, 2e session (19 mars 1992 - 10 mars 1994)

34e législature, 1re session (28 novembre 1989 - 18 mars 1992)

33e législature, 2e session (8 mars 1988 - 9 août 1989)

33e législature, 1re session (16 décembre 1985 - 8 mars 1988)

32e législature, 5e session (16 octobre 1984 - 10 octobre 1985)

32e législature, 4e session (23 mars 1983 - 20 juin 1984)

32e législature, 3e session (9 novembre 1981 - 10 mars 1983)

32e législature, 2e session (30 septembre 1981 - 2 octobre 1981)

32e législature, 1re session (19 mai 1981 - 18 juin 1981)

31e législature, 6e session (5 novembre 1980 - 12 mars 1981)

31e législature, 5e session (24 octobre 1980 - 24 octobre 1980)

31e législature, 4e session (6 mars 1979 - 18 juin 1980)

31e législature, 3e session (21 février 1978 - 20 février 1979)

31e législature, 2e session (8 mars 1977 - 22 décembre 1977)

31e législature, 1re session (14 décembre 1976 - 23 décembre 1976)

30e législature, 4e session (16 mars 1976 - 18 octobre 1976)

30e législature, 3e session (18 mars 1975 - 19 décembre 1975)

30e législature, 2e session (14 mars 1974 - 28 décembre 1974)

30e législature, 1re session (22 novembre 1973 - 22 décembre 1973)

29e législature, 4e session (15 mars 1973 - 25 septembre 1973)

29e législature, 3e session (7 mars 1972 - 14 mars 1973)

29e législature, 2e session (23 février 1971 - 24 décembre 1971)

29e législature, 1re session (9 juin 1970 - 19 décembre 1970)

28e législature, 5e session (24 février 1970 - 12 mars 1970)

28e législature, 4e session (25 février 1969 - 23 décembre 1969)

28e législature, 3e session (20 février 1968 - 18 décembre 1968)

28e législature, 2e session (20 octobre 1967 - 20 octobre 1967)

28e législature, 1re session (1 décembre 1966 - 12 août 1967)

27e législature, 6e session (25 janvier 1966 - 18 avril 1966)

27e législature, 5e session (22 octobre 1965 - 23 octobre 1965)

27e législature, 4e session (21 janvier 1965 - 6 août 1965)

27e législature, 3e session (14 janvier 1964 - 31 juillet 1964)

27e législature, 2e session (21 août 1963 - 23 août 1963)

27e législature, 1re session (15 janvier 1963 - 11 juillet 1963)

26e législature, 2e session (10 novembre 1960 - 10 juin 1961)

26e législature, 1re session (20 septembre 1960 - 22 septembre 1960)

25e législature, 4e session (18 novembre 1959 - 18 mars 1960)

25e législature, 3e session (19 novembre 1958 - 5 mars 1959)

25e législature, 2e session (13 novembre 1957 - 21 février 1958)

25e législature, 1re session (14 novembre 1956 - 21 février 1957)

24e législature, 4e session (16 novembre 1955 - 23 février 1956)

20e législature, 1re session (7 octobre 1936 - 12 novembre 1936)

18e législature, 2e session (10 janvier 1933 - 13 avril 1933)

18e législature, 1re session (3 novembre 1931 - 19 février 1932)

17e législature, 2e session (8 janvier 1929 - 4 avril 1929)

16e législature, 4e session (11 janvier 1927 - 1 avril 1927)

16e législature, 3e session (7 janvier 1926 - 24 mars 1926)

16e législature, 1re session (17 décembre 1923 - 15 mars 1924)

15e législature, 4e session (24 octobre 1922 - 29 décembre 1922)

15e législature, 3e session (10 janvier 1922 - 21 mars 1922)

15e législature, 2e session (11 janvier 1921 - 19 mars 1921)

15e législature, 1re session (10 décembre 1919 - 14 février 1920)

14e législature, 3e session (21 janvier 1919 - 17 mars 1919)

14e législature, 2e session (4 décembre 1917 - 9 février 1918)

14e législature, 1re session (7 novembre 1916 - 22 décembre 1916)

13e législature, 4e session (11 janvier 1916 - 16 mars 1916)

13e législature, 3e session (7 janvier 1915 - 5 mars 1915)

13e législature, 2e session (11 novembre 1913 - 19 février 1914)

13e législature, 1re session (5 novembre 1912 - 21 décembre 1912)

12e législature, 4e session (9 janvier 1912 - 3 avril 1912)

12e législature, 3e session (10 janvier 1911 - 24 mars 1911)

12e législature, 2e session (15 mars 1910 - 4 juin 1910)

12e législature, 1re session (2 mars 1909 - 29 mai 1909)

11e législature, 4e session (3 mars 1908 - 25 avril 1908)

Partager

Diagramme de l'Assemblée

En direct sur le Web

Journal des débats de la Commission de l'aménagement du territoire

Version préliminaire

Retour à la liste des séances du Journal des débats

43 e législature, 1 re session

(29 novembre 2022 au 10 septembre 2025)

Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.

Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions

mercredi 22 mai 2024

Vol. 47 N° 64

Étude détaillée du projet de loi n° 57, Loi édictant la Loi visant à protéger les élus et à favoriser l’exercice sans entraves de leurs fonctions et modifiant diverses dispositions législatives concernant le domaine municipal

Aller directement au contenu du Journal des débats

Heures

11 h

11 h 30

12 h

12 h 30

14 h 30

15 h

15 h 30

16 h

16 h 30

17 h

17 h 30

18 h

Journal des débats

11 h (version non révisée)

(Onze heures vingt-sept minutes)

Le Président (M. Schneeberger) : Alors,

bonjour à tous. Bienvenue à la commission de l'aménagement du territoire. Ayant

le quorum, je déclare la commission ouverte.

Alors, la commission est réunie afin de

poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 57, Loi édictant la loi à

protéger les élus et à favoriser l'exercice sans entraves de leurs fonctions en

modifiant diverses dispositions législatives concernant le domaine municipal.

Alors, est-ce que nous avons des remplaçants ce matin?

La Secrétaire : Oui, M. le

Président. M. Ciccone, Marquette, est remplacé par Mme Lakhoyan Olivier,

Chomedey et M. Fontecilla, Laurier-Dorion, par M. Grandmont, Taschereau.

Le Président (M. Schneeberger) : Merci

beaucoup. Alors, hier, à l'ajournement des travaux, on avait terminé et adopté

l'article 124.1 dans l'étude du projet, le sujet numéro cinq, améliorer l'application

de l'éthique et des règles de déontologie dans le milieu municipal. Alors, Mme

la ministre, je vous propose de faire la lecture de l'article 97 au niveau

de ce bloc.

Mme Laforest :

L'article

L'article 300 de cette loi est modifié :

1° par la suppression, dans le paragraphe

deux, de «après le 1er septembre de l'année civile où a lieu l'élection»;

2° dans le paragraphe quatre :

a) par le remplacement de «était» par

«occupait le poste de»;

b) par l'insertion, après «chapitre O-9»,

de «directeur général, greffier ou trésorier d'une autre municipalité, y

compris une municipalité régionale de comté»;

3° par l'insertion, dans le paragraphe

cinq et après «municipal» de «directeur général, greffier ou trésorier d'une

autre municipalité, y compris une municipalité régionale de comté».

On veut éviter les situations potentielles

de conflit d'intérêts qui pourraient découler de l'exercice de charge dans

plus... dans plus d'une municipalité. Donc, une personne qui occupe le poste de

directeur général, greffier ou trésorier d'une municipalité qui serait élue

dans une autre municipalité devrait démissionner de son poste au plus tard 30 jours

après la prestation de son serment de membre du Conseil. Merci, M. le Président.

Le Président (M. Schneeberger) : Merci.

Est-ce que nous avons des questions sur l'article 97? Député de

Mont-Royal-Outremont.

Mme Setlakwe : Oui, merci, M.

le Président. Bon matin à tous. Mme la ministre, est-ce qu'on peut juste nous

replacer dans le... dans la réflexion qui a mené à cette modification-là? On

comprend, là, la question de venir...

Mme Setlakwe : ...le cumul de

fonctions, mais quelle est la problématique exactement? Qu'est-ce qu'on cherche

à régler comme problématique?

Et aussi, dans un second temps, est-ce que

vous avez tenu compte des... par exemple, de la lettre du maire de

Sainte-Croix, si je me trompais... aussi des commentaires qu'on a reçus dans

certains mémoires qui visent à peut-être venir moduler cette nouvelle

disposition?

Mme Laforest : Oui. Bien, en

fait, c'est pour éviter les conflits d'intérêts, parce qu'on comprend que

quelqu'un qui occupe le poste de maire, dans une municipalité, ou conseiller,

puis ensuite de D.G. dans une autre municipalité, bien, c'est certain que la

personne est au courant de tout le fonctionnement des budgets. Puis parfois,

bien, occuper ces deux postes-là, on a eu des... quand même quelques... quand

même plusieurs courriels disant qu'il y a toujours un potentiel de conflit

d'intérêts. Puis il y a certains conseillers, conseillères qui trouvaient que

c'était inadmissible d'être et un maire et un D.G. dans une autre municipalité.

Donc, c'est pour ces raisons.

• (11 h 30) •

Mme Setlakwe : O.K. Est-ce

qu'on veut... Est-ce qu'on parle de situations au sein même... au sein de la même

MRC?

Mme Laforest : Au sein de la

même MRC. Ah non! Dans toutes les... une MRC ou une autre adjacente.

Mme Setlakwe : O.K. Puis

pourquoi vous ne voulez pas le restreindre à...

Mme Laforest : De... Votre

question, redites-la voir. Dans la même MRC?

Mme Setlakwe : Donc, le cumul

de fonctions, on ne veut pas qu'un maire soit également directeur général d'une

autre municipalité au sein même... au sein de la même MRC ou peu importe? Même

si... Disons qu'il est D.G.... il ou elle est D.G. d'une municipalité mais qui

n'est pas dans la même MRC que la MRC dans laquelle il oeuvre à

titre de...

d'élu, de maire, disons.

Mme Laforest : O.K. Est-ce

qu'on peut suspendre, M. le Président, s'il vous plaît?

Le Président (M. Schneeberger) : Oui,

on peut suspendre.

Alors, nous allons suspendre quelques

instants.

(Suspension de la séance à 11 h 31)

Haut de la page

11 h 30 (version non révisée)

(Reprise à 11 h 45)

Le Président (M. Schneeberger) : Alors,

nous reprenons les travaux. Je pense que Mme la députée de Mont-Royal-Outremont

souhaitait intervenir sur l'article 97, sur un point précis.

Mme Setlakwe : Oui, merci, M.

le Président. On a eu des échanges lors de la suspension. Et puis j'aimerais qu'on

continue d'échanger au micro. Mais, essentiellement, nous ne sommes pas contre

l'idée d'empêcher le cumul des fonctions, disons, d'un maire et d'une personne

qui voudrait être maire et directeur général dans deux municipalités d'une même

MRC. Toutefois, à la lecture de différents mémoires et interventions, lors des

consultations, notamment, la FQM est venue dire : Ça peut poser problème,

on a une pénurie de main-d'œuvre, on a... on a un manque au niveau des... des

personnes qui souhaitent occuper ces postes-là, ces fonctions-là. Attention,

vous devriez peut-être étudier davantage la problématique.

Alors, je demanderais à la ministre, la

ministre a démontré une ouverture à ce qu'on vienne... on garde le principe d'empêcher

le cumul des fonctions, mais on va prévoir que la problématique est seulement

au sein d'une même municipalité. Donc, une personne pourrait cumuler des

fonctions dans deux MRC différentes, disons, occuper le... une fonction d'élu,

maire, mairesse, conseiller dans une MRC et occuper le poste de directeur

général, directrice générale dans une autre MRC. Donc, je souhaiterais déposer

un amendement à cet égard-là, mais, avant de le faire, je demanderais à la

ministre de... peut-être de nous expliquer quelle est sa position à cet

égard-là. Et aussi en quoi est-ce qu'on peut rassurer, donc, les Québécois qui

se disent : Mais donc vous visez à éliminer des situations potentielles de

conflit d'intérêts, mais là vous ouvrez un petit peu plus en permettant le

cumul de fonctions dans... quand c'est... on parle de deux MRC différentes.

Mais juste pour nous... nous rappeler aussi comment tout ça est encadré, tu

sais, qui... qui agit comme chien de garde pour surveiller ces... ces

situations-là.

Le Président (M. Schneeberger) : Mme

la ministre.

Mme Laforest : Oui. Alors, c'est

avec la... la LERM, en fait, la

Loi sur les élections et les référendums dans

les municipalités, on permet le cumul des fonctions. Par exemple, on prévoit

que les fonctionnaires ou les employés d'une municipalité sont inéligibles à un

poste de membre du conseil. Maintenant, il n'y a aucun motif d'inéligibilité ou

d'inhabilité qui est prévu pour les personnes qui occupent le poste de membre d'un

conseil et officier d'une autre municipalité. Donc, le cumul des fonctions, c'est

sûr que c'est vraiment susceptible de placer les élus ou le D.G. dans des

situations de conflit d'intérêts.

Maintenant, ce qu'on vient faire ici, on

vient préciser que c'est... ce serait à l'intérieur, si j'entends bien, vous

allez avoir un amendement, ce serait à l'intérieur de la... de la même MRC, ce

serait impossible, mais une MRC à côté d'une autre, ce serait possible. Donc, c'est

sûr que comment on peut bien encadrer ou baliser cette mesure, c'est avec la

Commission municipale du Québec, on s'entend, pour la gestion des conflits d'intérêts.

Donc, à ce moment-ci, c'est quand même positif parce qu'on ne l'accepterait pas

dans une même MRC, mais dans une MRC adjacente, ce serait possible. Donc, je

crois que c'est ça que vous parlez, de votre amendement.

Donc, c'est vraiment la commission

municipale qui va quand même continuer à gérer les possibles conflits d'intérêts

pour ne pas qu'un maire ou... soit élu maire et D.G. dans une même

municipalité, conseiller, D.G. dans une même municipalité, dans la même MRC.

Alors, c'est dans cette optique-là. C'est sûr, comme je le mentionne, on avait

eu plusieurs courriels le demandant, de ne pas cumuler les deux...

Mme Laforest : ...doubles

fonctions. Maintenant, on l'applique seulement à une MRC. Je crois que c'est

bien, parce qu'en même temps on est en pénurie de main-d'oeuvre, on manque dans

certaines municipalités de D.G., et de bons D.G.. Je regarde M. le Président.

Mais... Voilà.

Mme Setlakwe : Parfait.

Écoutez, c'est... c'est conforme à nos discussions, puis je pense qu'on en

arrive à une solution, une proposition mitoyenne qui est adéquate. Donc, M. le

Président, on aurait un amendement, donc, à l'article 97.

Le Président (M. Schneeberger) : Oui.

Alors, allez-y. Est-ce que l'amendement a été déposé au greffe? Est-ce que...

Mme Setlakwe : Oui.

Le Président (M. Schneeberger) : Oui?

Bon. Alors, vous pouvez en faire la lecture, Mme la députée de

Mont-Royal-Outremont.

Des voix : ...

• (11 h 50) •

Mme Setlakwe : Je n'ai pas le

souligné, il n'y a pas le souligné. Je le relis au complet? O.K. Donc : À

l'article 97, remplacer, dans l'article 97 du projet de loi, les paragraphes 2°

et 3° par les suivants :

«2° par l'insertion, après le paragraphe

4°, du suivant :

«"4.1° a été élue alors qu'elle

occupait le poste de directeur général, de greffier ou de trésorier de la

municipalité régionale de comté dont le territoire comprend celui de la

municipalité concernée ou un tel poste d'une autre municipalité comprise dans

la même agglomération que celle de la municipalité concernée ou dans la même

municipalité régionale de comté et n'a pas cessé d'occuper ce poste avant le 31e

jour suivant la prestation de son serment comme membre du conseil tant que dure

ce cumul."

«3° par l'insertion, après le paragraphe

5°, du suivant :

«"5.1° commence après son élection à

occuper le poste de directeur général, de greffier ou de trésorier de la

municipalité régionale de comté dont le territoire comprend celui de la

municipalité concernée ou un tel poste d'une autre municipalité comprise dans

la même agglomération que celle de la municipalité concernée ou dans la même

municipalité régionale de comté tant que dure ce cumul."»

L'amendement proposé limiterait le cumul

des fonctions d'officier municipal et de membre du conseil d'une municipalité

aux municipalités comprises dans une même MRC, incluant la MRC elle-même ou

agglomération. Voilà.

Le Président (M. Schneeberger) : Merci.

Est-ce que nous avons des commentaires sur le dépôt de l'amendement? Oui,

député de Taschereau.

M. Grandmont : Bien, tout

simplement pour dire qu'on est d'accord avec cette proposition d'amendement.

C'était effectivement une demande qui avait été faite, là, par des

municipalités. D'une part, il y a une pénurie de main-d'oeuvre, il faut quand

même y voir. Donc, c'est une possibilité d'aller chercher des candidatures

intéressantes à la fois pour les postes de greffier, de... c'est... directeur

général, par exemple, puis, d'un autre côté, aussi avoir des gens qui voudront

bien se lancer en politique municipale aussi, surtout qu'on sait que c'est...

dans plusieurs municipalités, ce n'est pas des jobs à temps plein, donc ça peut

être intéressant, des gens qui sont intéressés par la question de l'appareil

politique municipal. Donc, ça, c'est quand même très intéressant.

On avait évidemment aussi beaucoup de...

les mêmes appréhensions que certains des groupes qu'on a entendus concernant

les possibles conflits d'intérêts. Donc, la façon dont c'est tourné

aujourd'hui, on... ça nous plaît vraiment, parce qu'on ne pourrait pas avoir

aux mains d'une même agglomération ou d'une même municipalité régionale de

comté des gens qui occupent les deux postes, alors qu'on sait qu'il y a des

instances dans ces agglomérations ou dans ces MRC-là. Donc, on se retrouverait

avec des gens qui, au sein d'une même instance, occuperaient potentiellement

deux postes, et là apparaît le conflit d'intérêts. Donc, de vraiment bien venir

circonscrire la possibilité de le faire, là, dans le fond, en obligeant... en

le permettant, mais en obligeant que ce soit dans deux MRC différentes ou deux

agglomérations différentes, moi, je pense qu'on vient solutionner ce

problème-là, tout le monde est gagnant. C'est une solution qui me semble une

solution gagnant-gagnant pour les municipalités et pour les gens qui sont

intéressés par ce genre de postes là aussi. Donc, on va l'appuyer, évidemment.

Le Président (M. Schneeberger) : Merci.

D'autres commentaires?

Mme Setlakwe : J'ajouterais

peut-être...

Le Président (M. Schneeberger) : Oui.

Députée de Mont-Royal-Outremont.

Mme Setlakwe : Oui, M. le

Président, merci. Donc, simplement ajouter... Bien, merci au collègue de

Taschereau. Je pense qu'on est tous du même avis ici. Puis, tu sais, il faut

rappeler qu'un officier municipal, tu sais, porte un chapeau différent et agit

selon les orientations du conseil municipal de la municipalité en question, et

puis, quand il agit comme maire, ou mairesse, ou conseiller d'une autre... là,

d'une autre municipalité dans une autre MRC, bien, c'est un autre mandat, et on

compte sur... Évidemment, dans la plupart des cas, les gens respectent les

codes d'éthique et respectent les obligations, et les devoirs, et les pouvoirs

et tout ça liés à leur fonction. Donc, je pense qu'on en arrive à une solution

mitoyenne acceptable. Voilà.

Le Président (M. Schneeberger) : Merci

beaucoup. Alors, si tout le monde est d'accord, nous allons procéder à la mise

aux voix de l'amendement. Est-ce que l'amendement proposé par la députée de

Mont-Royal-Outremont est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.

Alors, nous revenons à l'article 97, tel qu'amendé...

Le Président (M. Schneeberger) : ...est-ce

qu'il y avait des questions? Ou, comme ça, s'il n'y a pas de question, est-ce

que l'article 97, tel qu'amendé, est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.

Alors là, nous poursuivons au niveau de l'article 121.

Mme Laforest :

L'article

121 :

L'article 32 de cette loi est remplacé par le suivant :

«32. L'exécution forcée d'une décision de

la commission qui impose une pénalité ou la remise ou le remboursement d'une

somme d'argent ou d'un bien se fait par le dépôt de cette décision au greffe du

tribunal compétent, selon les règles prévues au Code de procédure civile

(chapitre C-25.01).

«Lorsque la commission constate qu'une

telle décision n'a pas été exécutée, elle peut la faire exécuter elle-même, de

la même manière prévue au premier alinéa, après avoir avisé par écrit la

municipalité et le membre du conseil de son intention de la faire exécuter à

défaut pour eux de le faire dans un délai de 60 jours suivant la transmission

de l'avis. Lorsque la commission exécute la décision, les sommes ou les biens

reçus par l'entremise de cette exécution doivent être remis à la municipalité.»

Donc, l'article 121, l'article 121 du

projet de loi remplacerait l'article 32 de la

Loi sur l'éthique et la

déontologie en matière municipale afin, d'une part, d'une part, de modifier la

procédure devant être suivie pour permettre l'exécution d'une décision de la

commission imposant une pénalité ou la remise ou le remboursement d'une somme

d'argent ou d'un bien.

L'article 32 prévoit actuellement que la

décision de la commission doit être homologuée. Le nouvel

article 32 proposé

prévoit plutôt que l'exécution se ferait par le dépôt de la décision au greffe

du tribunal compétent selon les règles prévues au Code de procédure civile.

L'exécution, par défaut, au greffe constitue le moyen couramment prévu aux fins

de l'exécution des décisions des tribunaux administratifs, depuis l'adoption en

2014 du nouveau Code de procédure civile.

Ici, on prévoit un mécanisme permettant,

suivant une sanction en déontologie, de récupérer les sommes dues par un élu

lorsqu'une municipalité ne procède pas à l'exécution forcée de la sanction. On

vient faciliter l'exécution forcée d'une décision en retirant l'étape de

l'homologation par la Cour supérieure du Québec. On vient garantir l'intégrité

du régime de sanctions prévues dans la

Loi sur l'éthique et la déontologie en

matière municipale. Donc, on réduit le fardeau administratif pour une

municipalité lorsqu'elle est forcée d'exécution. Alors, voilà. Merci, M. le

Président.

Le Président (M. Schneeberger) : Merci

beaucoup, Mme la ministre, pour les explications. Est-ce que nous avons des

questions? Députée de Mont-Royal-Outremont.

Mme Setlakwe : Oui, merci, M.

le Président. Donc, oui, on comprend ici qu'on enlève une lourdeur

administrative, qu'on n'a pas besoin d'aller faire homologuer par la Cour

supérieure. C'est ça. Mais expliquez-nous donc, dans la réalité, donc, est-ce

qu'il y avait vraiment plusieurs situations où des décisions étaient rendues de

faire... tu sais, évidemment, de faire respecter les dispositions des lois

applicables? Il y avait des pénalités qui étaient imposées, tu sais, on cherche

à répondre vraiment à une problématique où les décisions n'étaient pas

exécutées. Pouvez-vous nous donner des exemples?

Le Président (M. Schneeberger) : Alors,

Mme Petit, allez-y. Ça prend le consentement, c'est vrai, nous sommes au début

de la journée. Alors, consentement pour que Mme Petit puisse prendre la parole?

Mme Setlakwe : Bien sûr,

consentement.

Le Président (M. Schneeberger) : Consentement.

Allez-y.

Mme Petit (Katia) : Merci, M.

le Président. En fait, c'est vraiment pour régler des cas vraiment réels qui

ont été... qui ont été vus où, par exemple, une municipalité, parce que la

sanction, par exemple, imposée à un élu, serait quand même peu élevée. Et ça

coûte parfois plus cher de la faire homologuer et de la faire exécuter avec les

frais d'huissier, et tout. Donc, il peut arriver, dans certains cas, surtout

quand l'élu, par exemple, n'est plus à l'emploi de la municipalité, ce genre de

situation où elle n'est tout simplement pas exécutée. Donc, ce qu'on vient faire,

on ne vient pas retirer la possibilité à la municipalité de le faire. Au

contraire, ce qu'on vient faire, c'est donner un outil additionnel pour que,

dans ces cas-là, si une municipalité ne le fait pas, la commission municipale

peut elle-même le faire, donc, en lieu et place de la municipalité, mais elle

doit au préalable l'avoir avertie. Donc, la commission, comme ça, va s'assurer

que ses décisions sont réellement appliquées dans tous les cas, et qu'il n'y en

a pas qui tombent entre les craques du plancher.

Mme Setlakwe : D'accord.

Merci. Puis on peut... je présume qu'il n'y a personne qui s'est opposé à cette

idée.

Mme Petit (Katia) : Non.

Mme Setlakwe : Merci.

Le Président (M. Schneeberger) : Ça

Mme Setlakwe : Ça va.

Le Président (M. Schneeberger) : D'autres

questions? Alors, députée de Chomedey.

Mme Lakhoyan Olivier : Moi,

j'aurais une question : Est-ce qu'il y en a eu beaucoup de ces

situations-là pour arriver à ça?

Mme Petit (Katia) : En fait,

on sait que c'est arrivé dans, au moins, deux municipalités, selon les

informations que nous a données la commission municipale, là, mais ça pourrait

arriver dans d'autres par le futur.

Mme Lakhoyan Olivier : Donc,

en prévention.

Mme Petit (Katia) : Voilà.

Mme Lakhoyan Olivier : Merci

beaucoup.

Le Président (M. Schneeberger) : Ça

va? Pas d'autres questions? Alors, est-ce que l'article 121 est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.

Article 120.

Mme Laforest :

L'article

L'article 22.1 de cette loi est modifié par l'insertion, dans le premier alinéa

et après «22», de «, 32».

L'article 120 du projet de loi apporterait

une modification à l'article 22.1...

Mme Laforest : ...de la Loi

sur l'éthique et la déontologie en matière municipale, découlant de la

modification prévue à l'article 121 du projet de loi, qui propose d'introduire

le nouvel

article 32 dans cette loi.

Cet

article 32 prévoit notamment que la

Commission municipale peut faire exécuter ses propres décisions qui imposent

une pénalité, ou la remise, ou le remboursement d'une somme d'argent ou bien...

ou d'un bien comme sanction pour un manquement éthique et... ou en déontologie.

Si une municipalité omet de les faire exécuter, ce nouveau pouvoir ne serait

pas exercé par les membres de la commission, mais plutôt par les employés de la

commission qui sont désignés, en vertu de l'article 19, pour faire enquête sur

les manquements en éthique et en déontologie.

Donc, la modification s'inscrit dans le

partage de responsabilités au sein de la commission. Ici, on vient exclure la

possibilité, pour les juges, de faire exécuter une décision en déontologie,

question de concordance avec l'article 22.1. Merci.

Le Président (M. Schneeberger) : Merci

beaucoup. Est-ce que nous avons des questions? Députée de Mont-Royal—Outremont.

Mme Setlakwe : On pourrait

reprendre la même discussion, là. On est vraiment en train d'ajouter un

article

pour faire de la concordance pure, là?

• (12 heures) •

Mme Laforest : Tout à fait.

Mme Setlakwe : Oui? Merci.

Le Président (M. Schneeberger) : ...Oui?

Alors, est-ce que l'article 120 est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.

Article 53.

Mme Laforest : Même chose,

ici, pour l'article 53 :

L'article 19 de la

Loi sur la Commission

municipale (chapitre C-35) est modifié par l'insertion, après «22», de «, 32».

Donc, même chose ici. Donc, on vient

obliger le président de la CMQ à désigner les membres de son personnel qui

peuvent exécuter une décision en déontologie, considérant l'article... les

derniers articles que nous avons adoptés, l'article 19 de la

Loi sur la

Commission municipale, qui est requise, compte tenu de la modification qui est

prévue à l'article 121.

Ce nouvel

article 32 prévoit notamment que

la Commission municipale peut faire exécuter ses propres décisions qui imposent

une pénalité. Donc, ce nouveau pouvoir de la Commission municipale est exercé

par les mêmes employés que le président de la commission... qu'il doit

désigner, en vertu de l'article 19, pour faire enquête sur les manquements en

éthique et en déontologie. Merci, M. le Président.

Le Président (M. Schneeberger) : Merci.

Est-ce qu'il y a des questions? Non? Ça va? Est-ce que l'article 53 est adopté?

Mme Laforest : Adopté.

Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.

Nous poursuivons sur l'article 15.

Mme Laforest : Cette loi est

modifiée par l'insertion, après l'article 468.17... 468.27, du suivant :

«468.27.1. Le conseil d'administration

doit adopter un code d'éthique et de déontologie applicable aux fonctionnaires

et aux employés de la régie.

L'article 16.1 de la

Loi sur l'éthique et la

déontologie en matière municipale (chapitre E-15.1.0.1) s'applique à ce code,

avec les adaptations nécessaires.»

L'article 15 du projet de loi introduirait

un nouvel

article 468.207.1 dans la

Loi sur les cités et villes, qui aurait

pour effet de rendre obligatoire l'adoption, par le conseil d'administration

d'une régie intermunicipale, d'un code d'éthique et de déontologie applicable

aux fonctionnaires et aux employés de la régie. Le nouvel

article 468.22.1

proposé prévoit que ce code d'éthique et de déontologie devra contenir, avec

les adaptations nécessaires, les règles obligatoires prévues à l'article 16.1

de la

Loi sur l'éthique et la déontologie en matière municipale pour le code

d'éthique et de déontologie des employés municipaux.

Donc, ici, on vient s'assurer que les

employés des régies intermunicipales soient assujettis au code d'éthique et

déontologie. C'est en harmonisation avec les obligations déjà applicables aux

employés municipaux. Donc, il faut comprendre, maintenant, qu'on ajoute les

employés des régies intermunicipales, qui sont obligés de se conformer au code

d'éthique et de déontologie, comme ce qui était... ce qui a été adopté pour les

employés municipaux.

Donc, c'est en concordance avec

l'obligation des employés municipaux, qui doivent respecter leur code de

déontologie. On le fait maintenant pour les régies intermunicipales.

Le Président (M. Schneeberger) : Merci.

Est-ce qu'il y a des questions? Députée de Mont-Royal—Outremont.

Mme Setlakwe : ...une

première question avant de devoir quitter quelques minutes. Mais, oui, je pense

que c'est une bonne chose. Est-ce qu'il y avait une problématique ou si c'est

juste une situation qui était... qui aurait peut-être dû être réglée

auparavant, de prévoir ça? On ne répond pas... c'est ce que je comprends... on

ne répond pas à une problématique ou à des cas qui ont donné lieu à des

problématiques? Est-ce qu'on essaie, donc, de pallier à des événements passés,

qui ont été problématiques, ou on fait simplement s'assurer de... d'avoir des

codes applicables partout?

Mme Laforest : Non, ce n'est

pas pour un... des cas problématiques. C'est seulement que, quand on a adopté

la

loi sur l'éthique et la déontologie, le projet de loi n° 49, on avait

omis d'ajouter les régies intermunicipales. Mais il n'y a pas eu de cas, il n'y

a pas eu de causes problématiques, là. C'est juste pour les rendre conformes

avec le code d'éthique.

Mme Setlakwe : Merci.

Le Président (M. Schneeberger) : Ça

va? Député de Taschereau.

M. Grandmont : Donc là, on

comprend qu'on s'adresse... Donc, c'était un manquement qu'on avait fait, là,

quand vous dites, là... c'est dans 49... on avait oublié de couvrir les régies

intermunicipales.

Mme Laforest : Oui. C'est ça,

oui.

M. Grandmont : Parfait.

Pouvez-vous nous rappeler, les régies intermunicipales, c'est... ça sert à

quoi, puis c'est formé de qui?...

Haut de la page

12 h (version non révisé

e) Mme Laforest : ...bien, les

régies intermunicipales... quand il y a des regroupements avec les régies

intermunicipales, par exemple, pour incendie, la plupart du temps, c'est ça, ou

il y a des régies pour les matières résiduelles. Donc, c'est sûr qu'il y a un

groupe qui est formé. Mais là, ce qu'on fait, c'est qu'on les oblige aussi à

signer le code d'éthique et le code en déontologie à la commission municipale.

M. Grandmont : Parfait. On...

Il y en a en transport aussi, là, dans le Bas-Saint-Laurent.

Mme Laforest : En transport.

Oui, c'est ça, il y en a plusieurs.

M. Grandmont : On espère que

ça va fonctionner éventuellement, là. Donc... O.K. Et donc là, le conseil d'administration

adopte ce code d'éthique là. Il s'applique aux fonctionnaires puis aux employés

qui travaillent pour la régie, c'est bien ça?

Mme Laforest : Oui.

M. Grandmont : O.K. Donc, c'est...

ce n'est pas... il ne touche pas les élus eux-mêmes qui sont sur le conseil d'administration.

Mme Laforest : Ils l'ont

déjà.

M. Grandmont : Ils en ont

déjà.

Mme Laforest : Oui, c'est ça.

M. Grandmont : O.K. Donc...

Puis là-dedans, donc, c'est vraiment les employés puis les fonctionnaires de la

régie. Est-ce que... Il y a une procédure. Comment c'est géré, cette

procédure-là? C'est-à-dire qu'il y a l'adoption par le conseil d'administration

du code d'éthique. Comment c'est transmis après aux employés? Quel suivi est

fait? Quel engagement on attend de ces employés-là? Est-ce qu'il y a des...

Est-ce qu'il y a des formations qui viennent avec ça? Est-ce qu'il y a une

répétition du... Est-ce qu'il y a des rappels, en fait, annuellement ou à

chaque nouveau mandat, avec un nouveau conseil d'administration? Comment ça

se... Comment qu'on s'assure, finalement, que ça reste dans le temps aussi puis

que ce n'est pas juste signé puis qu'on l'oublie, là?

Mme Laforest : Bien, si on

regarde avec les municipalités, on l'a adopté dans le projet de loi n° 49. Dans

les six premiers mois, c'était obligatoire que les municipalités adoptent leur

code d'éthique. Donc, on a entendu ici les gens de la commission municipale,

avec maître Marois, et presque à 100 % les codes d'éthique ont été adoptés

et votés dans toutes les municipalités du Québec. À ce moment-ci, ça se fait

avec, par exemple, le département des ressources humaines pour que les employés

adoptent leur code d'éthique, puis c'est transmis à la commission municipale,

puis tous l'ont, ou presque, tous fait.

M. Grandmont : D'accord. Mais

donc les employés, eux, ce qu'ils ont à faire techniquement, c'est mettre leur

signature au bas d'un code. Ils acceptent, ils valident qu'ils l'ont bien lu

puis qu'ils le...

Mme Laforest : Oui.

M. Grandmont : Puis la durée

de cette...

Mme Laforest : Quatre ans.

M. Grandmont : C'est quatre

ans?

Mme Laforest : Bien,

normalement, c'est quatre ans, là, pour...

M. Grandmont : Jusqu'au

renouvellement du prochain conseil d'administration, dans le fond?

Mme Laforest : C'est ça, oui.

M. Grandmont : O.K., parfait.

Ça ne vient pas avec des formations, nécessairement. C'est vraiment...

Mme Laforest : Les

formations, les... oui, avec la commission municipale. La commission municipale

peut les accompagner avec les directions régionales aussi. Les directions

régionales peuvent les accompagner. Il y a les codes d'éthique aussi. Il y a

des informations parfois qui sont demandées à l'UMQ, la FQM. Mais en général, c'est

vraiment la commission municipale.

M. Grandmont : D'accord. Puis

qui peut faire ces demandes de formation là? Est-ce que c'est les employés ou

les élus?

Mme Laforest : Les

municipalités qui en ont besoin, là. Toutes les municipalités ou les élus ou les

employés.

M. Grandmont : Mais là on

parle d'un code... en fait...

Mme Laforest : Bien, là, on

parle des régies, là.

M. Grandmont : Là, on parle

des régies, c'est pour ça, c'est ça, là. Donc, il relève aussi de la

commission?

Mme Laforest : Oui. Mais

on... ils font la demande avec les ressources humaines de la municipalité

aussi... Ici, on parle vraiment spécifiquement pour les régies intermunicipales

avec les RH.

M. Grandmont : Parfait. Donc,

c'est les RH qui peuvent demander des formations qui, après ça, leur sont

offertes par... ça peut être les unions ou encore la commission municipale qui

peut faire ça.

Mme Laforest : Aussi, oui.

M. Grandmont : D'accord. Et

je voulais savoir aussi, là... Je pense comprendre qu'il y a des balises, mais

il y a un modèle, dans le fond, qui est assez universel, qui peut être utilisé,

des balises, pour vraiment partir une base sur laquelle écrire son code de

déontologie.

Mme Laforest : Oui. Oui, oui,

il y a plusieurs modèles.

M. Grandmont : Puis c'est

fourni par qui, ça?

Mme Laforest : La commission

municipale a plusieurs modèles. Il y a même les municipalités déjà qui l'adoptaient

dans le passé, mais il y a eu des ajouts, puis c'est... c'est vraiment fait en

bonne collaboration avec la CMQ.

M. Grandmont : D'accord.

Mme Laforest : Il y a

plusieurs modèles.

M. Grandmont : Est-ce que

les... Puis là je déborde un peu, évidemment, parce que ça... ma question porte

évidemment sur les régies, mais évidemment sur les autres instances qui peuvent

avoir aussi ce... à adopter ces codes d'éthique et de déontologie. Est-ce qu'ils

peuvent adapter les codes puis les mettre à leur sauce aussi, en fait, les

modifier comme bon leur semble?

Mme Laforest : Oui, aussi.

Oui, oui.

M. Grandmont : O.K.

Mme Laforest : C'est décidé à

l'interne... bien, à l'interne... c'est décidé selon leurs besoins.

M. Grandmont : D'accord.

Puis, vous, est-ce que vous avez... est-ce que vous avez un suivi des... de l'application?

Parce que c'est une mesure qui devient obligatoire, dans le fond, là. Ce qu'on

comprend, c'est que les conseils d'administration doivent adopter un code d'éthique.

Donc, vous, vous avez... Dans le fond, c'est peut-être plus la commission qui

fait le suivi. C'est la commission ou c'est la ministre?

Mme Laforest : Bien, c'est la

commission qui fait le suivi. Mais, comme, moi, par exemple, je demande

toujours le pourcentage de municipalités qui ont signé le code d'éthique. Donc

là, on va le faire avec les régies intermunicipales, on va demander, mais, en

général, la commission municipale est autonome, là, c'est vraiment un tribunal

autonome. Donc, elle est en charge de faire les validations, les vérifications.

M. Grandmont : C'est ça.

Vous, vous êtes en charge de vous assurer que la commission fait bien son

travail aussi. Ça, c'est correct, là. Il y a comme un jeu de cascade, mais

donc... Puis on est à des pourcentages d'adoption de généralement combien?

Mme Laforest : Ah! 99 point

quelques, quelques, quelques, là, presque...

M. Grandmont : On est

vraiment très élevé.

Mme Laforest : Oui.

M. Grandmont : Puis c'est

quoi, les recours de la CMQ quand il n'y a pas adoption de ces... de ces codes

d'éthique et de déontologie?

Mme Laforest : Il peut y

avoir des pénalités, mais normalement il y a une... il y a un avis qui est

donné, de la CMQ, puis tout de suite le code d'éthique est revu et adopté.

Donc, ce n'est pas une problématique, là. C'est une obligation, donc ils n'ont

pas le choix.

M. Grandmont : Parfait. Je

voulais juste m'assurer que c'était bel et bien un outil qui était utilisé puis

que les suivis...

M. Grandmont : ...puis je

comprends maintenant qu'on va pouvoir... on va devoir l'appliquer aussi pour

les régies, ce qui est une bonne nouvelle.

Mme Laforest : Oui.

M. Grandmont : Je vous

remercie.

Mme Laforest : Merci.

Le Président (M. Schneeberger) : Ça

va? D'autres questions sur l'article 15? Non, ça va. Alors, est-ce que

l'article 15 est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.

Article 38.

Mme Laforest : 38. Ce code

est modifié par l'insertion, après l'article 596, du suivant :

«596.1 Le conseil d'administration doit

adopter un code d'éthique et de déontologie applicable aux fonctionnaires et

aux employés de la régie.

L'article 16.1 de la

Loi sur l'éthique et la

déontologie en matière municipale (chapitre E-15.1.0.1) s'applique à ce

code avec les adaptations nécessaires.»

Donc, ici, c'est la même chose avec le

code municipal pour rendre obligatoire l'adoption par le conseil

d'administration d'une régie intermunicipale, d'un code d'éthique et de

déontologie applicable aux fonctionnaires et aux employés de la régie. Merci,

M. le Président.

• (12 h 10) •

Le Président (M. Schneeberger) : Merci.

Questions? Députée de Chomedey.

Mme Lakhoyan Olivier : Oui,

un commentaire. Donc, avec l'article 15 puis la 38, il n'y a pas de

différence. Si je comprends bien, c'est pour... pour... pour faire... on est en

train de mettre de la conformité partout...

Mme Laforest : Avec le code

municipal et avec la

Loi sur les cités et villes, parce que vous savez, aux

affaires municipales, il y a des lois différentes. Il y a une loi pour... la

Loi sur les cités et villes et la

Loi sur le code municipal. Là, on l'applique

pour les deux. Puis le prochain paragraphe... le prochain

article aussi, ce

sera aussi... Ah non! C'est pour le... le... la durée du mandat. Mais oui, on

fait toujours ça ce la concordance.

Mme Lakhoyan Olivier : Donc,

ça va être conforme...

Mme Laforest : Oui.

Mme Lakhoyan Olivier : ...partout.

Tout le monde vont...

Mme Laforest : Oui.

Mme Lakhoyan Olivier :

...devoir suivre...

Mme Laforest : Oui.

Mme Lakhoyan Olivier : ...ces

cours-là.

Mme Laforest : Oui.

Mme Lakhoyan Olivier : Merci

beaucoup.

Le Président (M. Schneeberger) : Ça

va? D'autres questions? Non. Alors, est-ce que l'article 38 est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.

119...

Mme Laforest : 119

L'article 15 de la

Loi sur l'éthique et la déontologie en matière

municipale (chapitre E-15.1.0.1) est modifié par l'insertion, dans le

premier alinéa et après «mandat et», de «dans les neuf mois du début».

L'article 19...

L'article 19 du

projet de loi modifierait l'article 15 de la

Loi sur l'éthique et la

déontologie en matière municipale afin de prévoir que les élus municipaux

doivent suivre la formation sur l'éthique et la déontologie en matière

municipale dans les neuf mois du début de tout mandat subséquent au lieu de la

période de six mois prévue annuellement à l'article 15. Voilà.

Donc, ici on allège le début du mandat des

membres du conseil qui sont réélus puisque la période suivant les élections

générales municipales peut être mouvementée, notamment en raison de l'adoption

du budget pour l'année à venir. Puis il faut voir ici que c'est important...

c'est vraiment... ce sont vraiment les membres du conseil qui sont réélus.

Alors, ça diminue un peu la pression pour ceux que c'est leur deuxième mandat,

c'est normal, là, pour l'adoption. Merci.

Le Président (M. Schneeberger) : O.K.

Est-ce que nous avons des questions sur 119? Député de Taschereau.

M. Grandmont : Oui. Merci.

Donc, on passe... on passe de six mois à neuf mois, dans le fond. C'est ça? On

comprend que, quand les élus arrivent, c'est en... c'est début novembre,

quelque chose comme ça, donc on est dans le budget. L'appropriation, c'est une

nouvelle tâche si on est un nouvel élu. Donc, six mois, ça nous menait à...

décembre, janvier, février, mars, avril, mai, mai. On est dans des périodes

quand même assez mouvementées, effectivement, vous avez raison. Donc là, on se

permet d'aller trois mois de plus, donc on couvre la période de l'été. Vous

pensez que ça va être suffisant pour avoir un peu plus de monde?

Mme Laforest : Bien, en fait,

c'est important de le mentionner, c'est pour les membres du conseil qui sont

réélus.

M. Grandmont : Qui sont

réélus.

Mme Laforest : Oui. Ça fait

que c'est sûr qu'eux autres ils ont déjà été là quatre ans, ils sont au courant

de...

M. Grandmont : O.K. Juste...

Tout membre d'un conseil doit dans les six mois... Où est-ce que c'est écrit

qu'ils sont réélus?

Mme Laforest : C'est où c'est

indiqué «tout mandat subséquent».

M. Grandmont : Ah!

subséquent! D'accord, merci. Excellent. Donc, dans le cas... dans le cas d'une

personne qui est réélue, elle a neuf mois après sa... son entrée en fonction

pour suivre sa formation en éthique et déontologie. C'est ça?

Mme Laforest : ...

M. Grandmont : Puis dans le

cas d'une... dans le cas d'une personne qui serait élue pour une première fois,

là on aurait six mois.

Mme Laforest : Oui.

M. Grandmont : Est-ce que...

Bien, en fait, à quel besoin ça répond spécifiquement à l'un des types d'élus,

à l'une catégorie d'élus comparé à l'autre?

Mme Laforest : Bien, en fait,

c'est demandé par les unions...

M. Grandmont : Oui.

Mme Laforest : ...parce qu'il

y a beaucoup de pression, évidemment, quand la personne est élue, pour la

formation en éthique et déontologie et pour l'adoption du code d'éthique. Donc,

c'est sûr que les unions disaient : Est-ce que... Pour ceux que ça fait

déjà leur deuxième mandat, est-ce qu'on peut laisser une période de plus? C'est

pour ça qu'on... C'était la Fédération québécoise des municipalités et l'UMQ

qui demandaient cette modification pour les élections générales...

Mme Laforest : ...dans le

municipal et le prochain mois de novembre. Alors, c'était demandé par les

unions.

M. Grandmont : Mais est-ce

qu'ils demandaient spécifiquement... je suis désolé, je n'ai pas... je n'avais

pas relevé cette demande, là, au niveau des unions, mais est-ce qu'ils

demandaient spécifiquement pour les personnes qui étaient réélues seulement?

Mme Laforest : Oui.

M. Grandmont : O.K. Puis

avez-vous envisagé de l'offrir, de donner un délai plus grand pour les

personnes qui en sont à leur premier mandat également?

Mme Laforest : Non.

M. Grandmont : Pour quelle

raison vous n'avez pas...

Mme Laforest : Bien, parce

que, comme je vous mentionnais tantôt, ça va superbien quand même, on est à

99 % de code d'éthique... l'adoption des codes d'éthique, la formation

aussi. Donc, les personnes réélues, on allège à... on était à neuf mois, si je

peux dire, pour la période... pour essayer de... pour essayer que ça se passe

bien puis qu'il y ait moins de pression aussi et à la commission municipale et

avec la FQM puis BNQ.

M. Grandmont : O.K. C'est

juste qu'il me semblait un peu contre-intuitif que ça soit dans ce sens-là

qu'on le fasse, considérant que les personnes qui sont en apprentissage de leur

nouveau boulot, donc élues pour une première fois, elles se retrouvent à avoir

quand même une pression très grande d'apprentissage puis que la période de six

mois est quand même assez courte pour être capable de voir à cette

formation-là. J'ai de la misère à comprendre la différence entre les deux...

les deux catégories d'élus là.

Mme Laforest : Mais en fait,

c'est... c'est assez simple, là, il y a 8 000 élus.

M. Grandmont : Oui.

Mme Laforest : Ça fait que

c'est sûr que former et donner l'obligation de formation avec tous les élus du

Québec, pour les 8 000 élus, c'est sûr que ça crée quand même une pression.

Ça fait que c'est sûr que, si on peut alléger à neuf mois pour les... ceux qui

sont réélus, ça diminue une certaine pression. C'était demandé. Puis, en même

temps, c'est tout à fait logique parce que c'est la même...

M. Grandmont : Si ça répond à

une demande, je suis bien à être d'accord avec ces deux...

Mme Laforest : Oui, oui, les

deux unions.

M. Grandmont : ...cette

proposition-là. Comme je vous dis, ça me semblait juste un peu contre-intuitif,

mais, si dans la mécanique, ça s'opère bien puis que, dans le fond, à la fin,

ça répond aux besoins exprimés par les unions, je suis prêt à y aller avec ça.

Mais je comprends, là, la pression sur, effectivement, donner du temps pour

étaler un peu, là, les formations, tout ça, là-dessus, je trouve ça

intéressant.

Mme Laforest : Ça va?

M. Grandmont : Oui.

Le Président (M. Schneeberger) : Alors,

est-ce que l'article 119 est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.

Alors, nous avons terminé le bloc éthique et déontologie. Nous passons

maintenant au niveau du bloc de la gouvernance avec un... Nous débutons par un

amendement qui introduit l'article 12.1.

Mme Laforest :

Article 12.1,

article 114.4 de la

Loi sur les cités et villes : Insérer, après

l'article 12 du projet de loi, Le suivant :

«12.1.

L'article 114.4 de cette loi

est modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de «100 000» par

«50 000».

Cet amendement modifierait

l'article 114.4 de la

Loi sur les cités et villes afin de prévoir que les

règles particulières prévues dans cette loi concernant le personnel du cabinet,

applicables aux seules villes de 100 000 habitants ou plus actuellement,

seraient également applicables aux villes de 50 000 habitants ou plus.

Donc, ici, on vient prévoir que le maire

ou tout conseiller désigné, de toute municipalité de 50 000 à

99 999 habitants, peut nommer un directeur de son cabinet et autre

personne nécessaires au bon fonctionnement de ce cabinet.

D'ailleurs, nous avions eu la demande

durant les consultations pour ajouter des cabinets, si c'est possible, du

membres... des membres dans un cabinet d'une municipalité pour les

municipalités de 50 000 et plus. 50 000 et plus, oui.

Le Président (M. Schneeberger) : 50 000

et plus. O.K.

Mme Laforest : Oui.

Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.

J'avais une question, mais bon, je vais... j'ai le droit de réserve, alors.

Mme Laforest : Pas... pas

50 000 et moins.

Le Président (M. Schneeberger) : Député

de Chomedey.

Mme Lakhoyan Olivier : Merci,

M. le Président. Merci, M. le Président. Quelle est la raison derrière cette

suggestion de 100 000 à 50 000?

Mme Laforest : La raison,

c'est de se former un cabinet. Parce qu'il faut comprendre que, exemple, une

municipalité de 50 000, la mairesse peut être seule. Donc, imaginez, là,

la lourdeur de la tâche, là, que c'est... C'est important quand même qu'elle

puisse se former un cabinet à 50 000 et plus. Puis il y a quand même... Entre

50 000 et 100 000, exemple, on parlait de Brossard hier,

95 000 habitants, c'est quand même beaucoup de gestion. Ça fait que

c'est tout à fait normal, 50 000 et plus.

Mme Lakhoyan Olivier : On n'a

pas fait jusqu'à aujourd'hui puis là on apporte ça. C'est la raison que je

demande. Donc, il y a eu une demande...

Mme Laforest : Oui.

Mme Lakhoyan Olivier : Et

puis est-ce qu'il y a plusieurs villes qui... qui a 50 000 et plus à part

Brossard?

Mme Laforest : Il y en a

14...

Mme Lakhoyan Olivier : O.K.,

quand même.

Mme Laforest : Il y en a 14

qui pourraient être visées. Puis... puis... puis c'était demandé aussi par le

comité. Il y a eu un comité pour la démocratie municipale. C'est ce comité-là,

hein, qui le demandait? Parce qu'il disait justement que c'était trop... trop

de pression pour les élus d'être seuls dans un cabinet...

Mme Laforest : ...avec,

exemple, 80... 95 000 citoyens, là, peu importe le nombre, entre 50 000 et 100 000.

Mme Lakhoyan Olivier : Je

comprends, ça devait être difficile.

Mme Laforest : Bien oui, la

mairesse est seule, c'est... ou le maire est seul, c'est...

Mme Lakhoyan Olivier : Ah!

non. Je comprends ça. Merci beaucoup.

Le Président (M. Schneeberger) : Oui,

député de Taschereau.

M. Grandmont : Oui, bien, je

pense que c'est une... c'est une mesure intéressante et importante, là,

effectivement, ça avait été demandé, puis on est content que Mme la ministre

l'apporte d'elle-même. Parce que la pression, effectivement, a augmenté

beaucoup. La façon de faire de la politique municipale aujourd'hui a beaucoup

évolué par rapport au moment où on avait écrit ces règles-là de... qui

limitaient la possibilité d'avoir les cabinets pour... uniquement pour les

villes de 100 000 habitants et plus. On sait combien la question de

l'habitation, l'itinérance, du vivre-ensemble, et d'autres, et de la gestion

des effets des changements climatiques, par exemple, ont un effet très, très

grand sur le travail des élus aujourd'hui. Ils sont au premier chef, ils sont

au premier plan, ils travaillent très, très fort. Et je pense que c'est tout à

fait raisonnable d'autoriser les villes de 50 000 habitants ou plus à se

nommer des directeurs des cabinets.

• (12 h 20) •

J'aurais d'abord une question, en fait,

sur la taille du cabinet, là. Est-ce que c'est normé ces choses-là? Est-ce

qu'il y a un budget maximum? Est-ce que c'est un pourcentage? Est-ce qu'il y a

une formule mathématique qui détermine quelle masse salariale une ville peut

consacrer à la création d'un cabinet, par exemple? Je veux juste comprendre.

Puis la question vaut aussi pour les villes de plus de 100 000 aussi, là,

peut-être que c'est les mêmes règles, ou peut-être qu'il n'y a pas de règles,

mais j'aimerais vous entendre là-dessus.

Mme Laforest : Si vous me

permettez, je vais laisser la parole à Mme Petit, là, pour...

Le Président (M. Schneeberger) : Oui,

alors Mme Petit, vous avez la parole.

Mme Petit (Katia) : Merci.

M. Grandmont : Consentement.

Le Président (M. Schneeberger) : Non,

on l'a fait.

M. Grandmont : C'est déjà

fait?

Le Président (M. Schneeberger) : ...fait

tantôt.

M. Grandmont : Ça s'est fait

tantôt.

Le Président (M. Schneeberger) : Oui,

parce qu'elle a déjà pris la parole ce matin.

Mme Petit (Katia) : Merci.

M. Grandmont : Je reconsens

quand même.

Mme Petit (Katia) : Donc,

c'est prévu, les modalités, par arrêté ministériel. Donc, c'est un pourcentage

du budget qui est prévu en fonction... oui, en fonction aussi de la taille,

donc du nombre d'habitants. Donc, c'est... c'est... tout est paramétré dans un

arrêté ministériel de la ministre.

M. Grandmont : Donc, les

règles qui s'appliquent actuellement pour les villes de plus de 100 000 vont

juste s'appliquer directement pour les villes de 50 000 à 100 000?

Mme Petit (Katia) : C'est ça,

exactement.

M. Grandmont : Il n'y aura

pas de modification, il n'y aura pas de modification pour... Parce que je ne

sais pas ce que ça peut représenter en termes de masse salariale. On pourrait

se retrouver potentiellement avec des villes de 50 000 qui n'ont peut-être même

pas la... dépendamment des règles ou des formules mathématiques utilisées, même

pas la possibilité d'avoir une personne à temps plein aussi. Je ne sais pas,

Mme Petit (Katia) : Oui. Non,

c'est ça, c'est qu'étant donné qu'on prend en considération un pourcentage du

budget, ça vient... Ça vient un peu modeler la somme qui va être accordée, puis

par ailleurs, ça demeure optionnel.

M. Grandmont : Oui, oui, tout

à fait.

Mme Petit (Katia) : Donc, ce

n'est pas une obligation.

M. Grandmont : Mais est-ce que

vous avez fait les calculs de votre côté puis vous vous êtes assurés que, dans

le fond... puis vous êtes capables de nous assurer aujourd'hui que les villes

qui voudront s'en prévaloir peuvent, à tout le moins, au minimum... sont en

mesure d'embaucher une personne, un directeur ou une directrice de cabinet avec

un salaire décent.

Mme Petit (Katia) : Oui, oui,

tout à fait. Là, c'est-à-dire qu'on s'est assuré qu'en fonction de la

population puis du budget... que c'est... que c'est applicable, tout simplement,

mais ça demeure leur décision à terme.

M. Grandmont : Oui, on est

d'accord. Moi, ce que je veux savoir, c'est juste : Est-ce que les

formules actuellement en vigueur permettent au moins... puis vous avez fait le

calcul, on a dit qu'il y avait 12 ou 14 villes, là, de 50 000 à 100 000, ils vont tous être

capables, considérant la taille de la ville, la municipalité puis leur budget

annuel, d'au moins engager une personne. C'est ce que je veux avoir comme

réponse, là. Donc, c'est oui. Donc, ça a été testé. Parfait.

On a... on a une discussion, je pense,

c'était hier, sur les villes dont la population peuvent... peut fluctuer

au-dessus, en dessous de 100 000. Est-ce que ce genre de mesure ou de... oui,

de mesure ou, en fait, de... d'idée qu'on avait hier, là, est-ce que ça devrait

être appliqué à des... à des mesures comme celle-là, là, celle de 50 000? Parce que, si une ville

dépasse le 50 000, elle a le droit d'avoir un cabinet, si elle passe en

dessous, elle ne l'a pas. Est-ce qu'on se garde... est-ce qu'on se donne la

possibilité que, sur une période de cinq ans, puis que... Tu sais, on avait

jasé de ça hier sur les... sur les différents droits ou obligations. Est-ce que

vous avez prévu des mesures comme ça?

Mme Laforest : Bien, honnêtement,

c'est peut-être... Et la petite différence, c'est que je crois que cette

fois-ci, c'est vraiment la responsabilité de la municipalité de former,

évidemment, son cabinet. Maintenant, si sa population baisse de 48 000... à 49 000, à ce moment-ci, on va le

traiter à ce moment-ci. Mais non, ça n'a pas été pensé, honnêtement.

M. Grandmont : O.K., donc on

n'a pas réfléchi à ça pour l'instant, mais...

Mme Laforest : Puis là, si on

commence à dire : Bien, si vous êtes à 48 000, peut-être, possiblement

vous pourriez garder votre cabinet, un instant, là, il faut... il faut bien

gérer ça, parce que c'est quand même des montants, des sous, là, former un

cabinet. Donc, on verra à ce moment...

Mme Laforest : ...moment-ci,

M. Grandmont : À ce

moment-là. Donc...

Mme Laforest : À ce

moment-là, oui, excusez.

M. Grandmont : Ce n'est pas

grave. Mais donc, à partir du moment où une ville passera le cap,

officiellement, là, au 1ᵉʳ janvier d'une année, le cap des 50 000... pourra se

prévaloir, là...

Mme Laforest : Oui.

M. Grandmont : ...on comprend

que ce n'est pas obligatoire, mais elle pourra se prévaloir de se former un

cabinet pour accompagner le maire ou la mairesse. À partir du moment où elle

passe en dessous du 50000, on gérera au cas par cas. C'est ce que je comprends.

Mme Laforest : Oui.

M. Grandmont : Pour

l'instant, puis on verra si, éventuellement, dans un autre omnibus, on a besoin

d'intervenir pour peut-être venir régulariser puis avoir un mécanisme qui

pourrait s'apparenter à ce qu'on a discuté hier sur les villes de plus ou

100 000 habitants.

Mme Laforest : Oui, tout à

fait.

M. Grandmont : O.K.. Parfait.

Mais là on met la mesure puis, au moins, on va donner cette possibilité-là puis

on verra après ça, mais... On en a-tu beaucoup, des villes qui sont autour de

50 000... 50 573, on a Dollard-des-Ormeaux, qui est à 49 811... On en a quand

même plusieurs, là, qui sont proches du 50 000. Donc, moi, j'invite quand même

Mme la ministre, et je n'ai pas envie de déposer un amendement là-dessus, de

toute façon, c'est le genre d'affaire qu'on peut arranger, évidemment, là, au

mois de mai 2025. Mais gardez un oeil là-dessus, parce qu'effectivement ça peut

peut-être amener le même genre de problématique qu'on a réglée sur un autre

enjeu hier.

Mme Laforest : O.K., on va

garder ça, promis.

M. Grandmont : Si j'ai votre

promesse, je suis bien content.

Mme Laforest : Promis...

Le Président (M. Schneeberger) : Alors,

est-ce que l'article... l'amendement, oui, pardon... est-ce que l'amendement à

12.1 est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.

L'article 125.

Mme Laforest :

L'article

«125.

L'article 7 de la

Loi sur le ministère des Affaires municipales, des

Régions et de l'Occupation du territoire (chapitre M-22.1) est modifié par

l'ajout, à la fin, de l'alinéa :

Il peut, par règlement, prévoir les formations

portant sur le rôle des élus municipaux et sur le système municipal que doivent

suivre ces élus et prescrire toutes conditions et toutes modalités concernant

la participation à ces formations.»

L'article 125 du projet de loi modifierait

l'article 7 de la

Loi sur le ministère des Affaires municipales, des Régions et

de l'Occupation du territoire afin de donner au ministre le pouvoir de prévoir

par règlement les formations portant sur le rôle des élus municipaux et sur le

système municipal que devraient suivre les élus et de prescrire des conditions

et des modalités concernant la participation des élus à ces formations. Donc,

ici on vient à améliorer les connaissances des élus municipaux quant à leur

rôle et leurs responsabilités, on vient contribuer à une meilleure gouvernance

locale et une valorisation accrue de la fonction d'élu municipal. Tous les élus

devraient suivre la formation et des formations relatives à leurs fonctions.

Les formations suivies par les élus toucheraient à un plus large éventail

dans... des domaines que celles actuellement obligatoires.

En 2019, dans le rapport... dans l'étude

du rapport 2019 sur la mise en œuvre de la

Loi sur l'éthique et la déontologie

en matière municipale, la Commission de l'aménagement du territoire a formulé

la recommandation suivante : qu'elle pourrait... qu'il serait très

pertinent d'avoir davantage de formations offertes aux nouveaux élus... aux

nouveaux élus. Alors, dans ce règlement, la ministre pourrait y inscrire ou y

prescrire les délais pour suivre la formation, la durée minimale de la

formation, son contenu minimal, les organismes pouvant dispenser de la

formation.

Alors, l'amendement, ici :

L'article 125,

article 8 de la

Loi sur le

ministère des Affaires municipales, des Occupations... des Régions et de

l'Occupation du territoire, remplacer l'article 125 du projet de loi par le

suivant :

125. La

Loi sur le ministère des Affaires

municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (chapitre M-22.1) est

modifiée par l'insertion, après l'article 7.0.1, du suivant :

8. Le ministre peut, par règlement,

prévoir les formations portant sur le rôle des membres des conseils

d'administration et le système municipal que doivent suivre ses membres et

prescrire toutes conditions et toutes modalités concernant la participation à

ces formations. Un membre du conseil d'une municipalité locale doit, dans les

30 jours de sa participation à une telle formation, déclarer celui-ci au

greffier ou au greffier trésorier de la municipalité locale, qui en fera part

au conseil. Toute municipalité locale tient à jour sur son site Internet la

liste des membres de son conseil qui ont participé à l'ensemble des formations

prescrites par règlement.

Le greffier ou le greffier trésorier de la

municipalité locale doit, dans les jours... dans les 30 jours, aviser par écrit

la Commission municipale du Québec lorsqu'un membre du conseil est en défaut de

participer à une formation prescrite par le règlement.

La Commission municipale peut suspendre le

membre d'un conseil qui omet, sans motif sérieux, de suivre une formation

prescrite par le règlement. La suspension peut avoir effet au-delà du jour où

prend fin le mandat du membre du conseil s'il est réélu lors d'une élection

tenue pendant cette suspension et que celle-ci n'est pas terminée le jour où

débute son nouveau mandat. La suspension prend... prend fin sur décision de la

Commission municipale du Québec constatant que le membre du conseil a suivi la

formation.

Lorsque le membre du Conseil est suspendu,

il ne peut exercer aucune fonction liée à sa charge de préfet, de maire ou de

conseiller, et, notamment, il ne peut siéger à aucun conseil, comité ou

commission de la municipalité ou en sa qualité de membre d'un conseil de la

municipalité, à ceux d'un autre organisme, ni recevoir une rémunération, une

allocation ou toute autre somme de la municipalité ou d'un tel organisme. Le

présent

article s'applique avec les adaptations nécessaires à tout préfet élu

conformément...

Mme Laforest : ...l'article 210.29.2

de la

Loi sur l'organisation territoriale municipale (chapitre O-9), ainsi

qu'à la municipalité régionale de comté dont il est le préfet.

Donc, cet amendement remplace

l'article 125 du projet de loi afin d'introduire dans la

Loi sur le

ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du

territoire un nouvel

article qui prévoit en outre du pouvoir ministériel de

prescrire, par règlement, des formations obligatoires pour les élus municipaux,

la possibilité pour la commission municipale de suspendre un élu municipal qui

n'aurait pas suivi sans motif sérieux une telle formation. La procédure de

suspension prévue par le présent amendement est identique à celle prévue

actuellement dans le rapport sur l'éthique et la déontologie en matière municipale,

à l'égard des formations obligatoires des élus en matière d'éthique et de

déontologie.

• (12 h 30) •

Donc, ici, on a... c'est sûr qu'on vient

contribuer à une meilleure gouvernance dans les municipalités puis on vient

obliger les élus municipaux à suivre leur formation, elle devient obligatoire,

ce sera prescrit par règlement. Puis c'est important de le mentionner, pour la

question de la formation comme telle, les unions municipales Québec, Montréal

ont demandé qu'elles décident par un comité de... de quelle formation sera

obligatoire pour les élus. Donc, celle-ci se fera par règlement. Voilà. Merci,

M. le Président.

Le Président (M. Schneeberger) : Merci

beaucoup. Est-ce qu'il y a des questions? Oui, députée de Mont-Royal Outremont.

Mme Setlakwe : Merci. Donc,

mais là, c'est un. C'est un

article extrêmement important du... du projet de

loi. Juste avant d'en... d'exprimer des questions plus... plus spécifiques,

juste généralement, Mme la... la ministre, juste nous... nous réexpliquer, mais

deux choses, le... ce qui vous a amené à... à prévoir cette... cette

modification-là, à... à vous donner le... ce... à vous donner à le ou la

ministre, le... le pouvoir de prévoir les formations obligatoires et aussi nous

expliquer comment on est arrivé de la première proposition d'article 125 à

celui-ci, qui est beaucoup plus étoffé.

Mme Laforest : En fait,

c'était demandé autant par les citoyens que par les élus, puis on s'entend,

FQM, UMQ également, parce que, suite aux démissions sur les 8 000 élus,

on est rendus à presque 800, donc les gens disaient : On veut protéger les

élus, vous le savez, là, dans le projet de loi aussi, intimidation, harcèlement

et compagnie, mais aussi ce serait bon d'avoir une meilleure formation pour nos

élus municipaux.

Donc, c'est certain que quand les élus

municipaux arrivés en poste, il y avait des demandes de formation, par exemple,

pour connaître comment fonctionnent les appels d'offres dans les municipalités,

comment on adopte un budget dans les municipalités, comment fonctionne un... un

conseil municipal, le déroulement d'un conseil municipal, comment on peut

travailler avec le directeur de la ville, donc tous ces aspects, autant les

citoyens, on recevait des demandes, que nos élus soient mieux formés que... que

les élus eux-mêmes, donc c'est pour ça que maintenant on oblige la formation

obligatoire des élus, puis, en même temps, on l'espère que... on espère que les

élus, s'ils sont mieux formés, resteront plus longtemps en poste parce que les

connaissances seront acquises, ce sera plus facile d'être membre d'un conseil

municipal à ce moment-ci.

La formation obligatoire, c'est sûr que

les... les unions demandées qu'ils... qu'ils soient décisionnels aussi dans la

formation obligatoire. Il faut comprendre qu'il y a des... des mesures dans des

plus petites villes qui ne sont pas les mêmes que les grandes villes, donc il

va y avoir, par règlement, la formation obligatoire qui sera bien déterminée à

ce moment-ci.

Mme Setlakwe : O.K. Merci.

Non, non, on n'a rien contre le principe. Au contraire, je pense que, tu sais,

face... face à cette vague de démissions, on ne peut pas dire que c'est...

c'est dû à une seule raison, c'est... il y a plusieurs facteurs, plusieurs

raisons qui... qui entrent en ligne de compte quand un élu ou une élue décide

de... de quitter son... son poste de façon prématurée bien avant la fin du...

du mandat, mais certainement on peut dire qu'une meilleure connaissance du rôle

d'un élu, du fonctionnement d'une municipalité, gouvernance, etc., ça peut...

ça ne peut qu'aider à... à savoir ce dans quoi on s'embarque, de un. Et aussi,

c'est ça, le contexte dans lequel on va évoluer pour être sûr qu'il y a une

meilleure satisfaction aussi par rapport aux raisons pour lesquelles on a

choisi de s'impliquer, puis ensuite quelle est la... la réalité dans laquelle

on va évoluer. J'aimerais savoir, de votre côté, est-ce que vous avez déjà en

tête une... une liste, là, de... de base de nouvelles formations qui seraient

rendu obligatoires?

Mme Laforest : Bien, il y a

trois... il y a trois sujets qui reviennent toujours pour les formations, mais

qu'on entend, là, c'est une formation sur la gestion, formation aussi sur les

conflits, formation aussi...

Haut de la page

12 h 30 (version non révisé

e) Mme Laforest : ...c'est sur

les appels d'offres. Puis il y a aussi, comme je le mentionne en général, là,

comment se... comment fonctionne un conseil municipal. Ça, c'est vraiment les

thèmes qu'on entend, là, depuis le début.

Une voix : Merci, Mme la

ministre.

Mme Setlakwe : Et donc ça,

ça... vraiment vous ne vous prévoyez pas cette liste dans la loi? Ça va être

prévu par règlement?

Mme Laforest : Oui.

Mme Setlakwe : À l'intérieur

de quels délais?

Mme Laforest : Est-ce que le

délai est prescrit?

Une voix : ...

Mme Laforest : Bien, ça va

être décidé aussi avec les unions.

Une voix : Dans le règlement.

Mme Laforest : Bien, dans le

règlement, il va y avoir le délai. Comme... comme avec la Ccommission

municipale, on a un délai de six mois pour la formation en éthique et

déontologie, suite au projet de loi, il va y avoir quand même le comité qui

sera en place avec l'UMQ, FQM pour décider de la formation. Donc, le délai de

prescription sera à l'intérieur du règlement.

Mme Setlakwe : Je comprends.

Mais... mais vous, votre intention, c'est de... parce que, là, on voit que vous

avez le pouvoir de le faire. Et votre intention, ce serait... ce serait de le

faire, et dans quel...

Mme Laforest : Ah!

Mme Setlakwe : Et dans quel

horizon?

Mme Laforest : Bien, moi, j'ai

demandé tout de suite, dès la prochaine élection, que la formation soit déjà

bien déterminée, bien expliquée, parce que, là, c'est sûr qu'on le fait pour

les prochains élus. Donc, dès novembre, il faut absolument que la formation

soit bien définie, là, et les thèmes bien, bien, bien expliqués aussi pour les

nouveaux élus.

Mme Setlakwe : Et donc pour

pouvoir avoir ces formations-là prêtes à être offertes, vous allez, ce que je

pense, j'imagine, en amont, adopter le règlement...

Mme Laforest : Oui, oui.

Mme Setlakwe : ...rapidement.

C'est une question de semaines, de mois après l'adoption de la loi?

Mme Laforest : Dès la fin du

projet de loi, on va se rencontrer comme d'habitude. On se rencontre avec les

unions régulièrement pour déterminer où on en est avec la formation, parce qu'il

faut voir qu'il y a déjà des formations avec la FQM, l'UMQ. Il y a déjà des

formations, là, on ne part pas de zéro. À ce moment-ci, les gens vont

rassembler leurs informations, regrouper leurs informations, puis il y aura des

thèmes vraiment essentiels qui seront demandés pour les formations

obligatoires. Mais... mais les sujets, comme je vous le mentionne, moi, j'entends

beaucoup les sujets comme ça, comment ça fonctionne, tu sais, l'octroi de

contrats aussi, les appels d'offres, ça, c'est vraiment... il faut bien

expliquer comment ça fonctionne. Ça fait que... voilà.

Mme Setlakwe : O.K. Donc,

pour vous, ce sera donc prioritaire après l'adoption?

Mme Laforest : Après, c'est

certain que obligatoire. C'est obligatoire.

Mme Setlakwe : Mais ce sera

une priorité pour vous de vous asseoir... puis je comprends très bien que vous

voulez le faire de concert avec les unions, bien sûr.

Mme Laforest : Oui.

Mme Setlakwe : Mais ça va

être une priorité pour vous de vous asseoir avec les unions pour justement

établir... de décliner ces... ces nouvelles formations obligatoires.

Mme Laforest : Oui, tout à

fait.

Mme Setlakwe : Avec l'objectif

de... qu'elles soient disponibles. Dans le fond, l'an prochain, c'est 2025. C'est

ça, il faut...

Mme Laforest : Oui, c'est

rapide, oui.

Mme Setlakwe : O.K.

Mme Laforest : Mais il faut

voir que les élus attendent ça aussi.

Mme Setlakwe : Oui oui, oui,

non, non, tout à fait.

Mme Laforest : Et j'entends

même des élus qui sont là depuis deux mandats, puis ils disent : Si on

avait eu une formation, si on avait eu la chance d'avoir une formation comme

ça, comme vous proposez, notre mandat aurait été moins complexe, moins

compliqué. Ça fait que, là, ils sont...

Mme Setlakwe : Tout à fait. C'est

juste que là, je regarde, je n'ai aucun enjeu, je lis le texte de loi, puis je

me dis : Il n'y a pas ce qu'on est en train de discuter sur l'échéancier,

puis sur votre vision, vos priorités, tout ça. Mais ce n'est pas... ce n'est

pas reflété dans le... dans le libellé. Le libellé, c'est une... c'est un

pouvoir, c'est une... Si on le lit, dans le fond, c'est à votre discrétion :

«Le ministre peut, par règlement, prévoir les formations portant sur le rôle».

D'ailleurs, je regarde le libellé, c'est des formations portant sur le rôle des

membres des conseils municipaux et sur le système municipal. Donc, il y a deux

choses. Est-ce que vous croyez que le libellé est suffisamment large?

Mme Laforest : Oui, oui, oui,

tout à fait.

Mme Setlakwe : Et puis, deux,

vous ne voulez pas prévoir une obligation minimale de... Je comprends que vous

voulez laisser une latitude, là, mais vous ne voulez pas prévoir une obligation

de... de mettre de l'avant certains termes... thèmes obligatoires?

Mme Laforest : Non, parce qu'honnêtement,

faut toujours respecter l'autonomie municipale. Donc ça, c'est sûr que je ne

peux pas... Mais sauf que, par exemple, si on a une problématique de gestion de

conflits, je vous donne un exemple, c'est si, au sein d'un conseil municipal,

la gestion des conflits est problématique partout ou presque partout dans les

municipalités, moi, à ce moment-là, je pourrais dire : J'exige qu'il y ait

une formation sur la gestion de conflits dans les municipalités avec nos élus.

C'est... À ce moment-ci, moi, je pourrais imposer une formation. Mais en

général, ça va se faire, puis même, il y a déjà beaucoup de travail de fait,

là, avec les unions. Donc, je crois que ça devrait bien se passer.

Mme Setlakwe : Est-ce que

vous voyez la nécessité d'imposer une formation sur la prévention du

harcèlement?

Mme Laforest : Bien, il faut

voir qu'au niveau... Je ne veux pas revenir là-dessus, mais la formation dans

le code d'éthique et de déontologie au niveau des relations entre les élus

et...

Mme Laforest : ...il y a quand

même des termes comme ça qui sont... qui sont bien, bien expliqués. Mais, comme

je vous dis, je ne peux pas prendre la décision. C'est quand même les gens qui

voulaient vraiment prendre la responsabilité de la formation.

Mme Setlakwe : Je comprends.

Mme Laforest : Harcèlement,

intimidation, incivilité, ça, on l'a traité beaucoup, beaucoup dans le projet

loi 49. Donc, au niveau de la formation en éthique, il y a des aspects

comme ça qui sont bien expliqués.

Mme Setlakwe : Mais ce n'est

pas... c'est obligatoire ou c'est...

Mme Laforest : Oui. Bien...

Mme Setlakwe : Oui. C'est

obligatoire d'avoir un code d'éthique et de déontologie dans chaque

municipalité.

Mme Laforest : C'est ça, oui.

Mme Setlakwe : O.K., mais

est-ce qu'il y a obligation d'avoir un code de conduite au sein de ce... au

sein de...

Mme Laforest : ...elle est

obligatoire aussi, là, au niveau de l'éthique et la déontologie, ça, c'est...

• (12 h 40) •

Mme Setlakwe : Ça, c'est

vrai, je me rappelle. Non, mais sur le... O.K., donc il y a déjà une formation

obligatoire sur l'éthique et la déontologie.

Mme Laforest : Puis on traite

de ces sujets-là.

Mme Setlakwe : ...c'est

crucial, mais on traite aussi de...

Mme Laforest : Harcèlement,

intimidation...

Mme Setlakwe : ...oui, de

conduite... c'est ça, de la façon dont on doit se comporter entre... entre

collègues au sein d'un même conseil. O.K. et donc, là, je vois que... O.K. il y

a le pouvoir, déclaration dans les 30 jours de sa participation. La

municipalité... ça, c'est nouveau, la municipalité locale doit tenir à jour sur

son site Internet, ça, c'est quelque chose de complètement nouveau, la liste

des membres de son conseil qui ont participé à l'ensemble des formations. Il va

avoir une transparence complète.

Mme Laforest : Oui, oui.

Mme Setlakwe : Voici ce qui

est obligatoire. Voici qui l'a fait à ce jour, qui l'a suivi à ce jour.

Mme Laforest : Oui. Pourquoi

on fait ça? Parce que, quand on a étudié le projet de loi n° 49, je ne

sais pas si vous vous rappelez, mais on n'était pas capables de savoir quel élu

avait suivi sa formation en éthique et en déontologie. Puis il y en a qui ne

l'avaient pas suivi et qui ne voulaient pas la suivre non plus. Puis surtout,

des fois, ça arrive le deuxième mandat, les gens disent : Bien, je l'ai

fait au premier mandat, mais c'est pour ça qu'on avait exigé que la formation

en éthique et déontologie soit vraiment transparente pour que les citoyens

soient au courant. Donc, ici, c'est la même chose, formation des membres du

conseil... bien, il faut aussi que les citoyens puissent voir qui a suivi la

formation ou non. Donc, évidemment, les élus vont suivre la formation.

Mme Setlakwe : Oui, non, non.

Je pense que c'est... c'est très bien de... d'obliger cette diffusion

d'information là, je n'ai pas d'enjeu du tout. Et puis il y a une obligation de

la part du ou de la greffière, dans les 30 jours, d'aviser par écrit la

commission lorsqu'un membre est en défaut. Parfait. Et puis toute cet... ce

pouvoir à la CMQ de suspendre un membre du conseil, est-ce que ça, c'est

nouveau?

Mme Laforest : Bien, avec...

avec la formation, c'est sûr que c'est nouveau, l'obligation de formation, mais

en éthique et en déontologie, on l'a... on a copié.

Mme Setlakwe : C'est ça.

Donc, le libellé ici, au cinquième alinéa, c'est... c'est un libellé qui

existe.

Mme Laforest : C'est ça, qui

existe, la même chose pour la formation éthique et déontologie.

Mme Setlakwe : O.K.

Le Président (M. Schneeberger) : Ça

va? D'autres questions?

Mme Setlakwe : Bien, ça va

pour l'instant. Je vais peut-être revenir.

Le Président (M. Schneeberger) : Député

de Taschereau.

M. Grandmont : Oui, merci,

bien, d'abord dire que je pense que ça répond quand même à un besoin, là, assez

important, effectivement, là, une obligation de formation sur certaines

thématiques que je comprends qui seront déterminées par règlement par la

ministre. Moi, je ne suis pas sûr que la formation sur l'éthique et la

déontologie, c'est quand même exactement la même chose qu'une formation sur la

prévention du harcèlement, les incivilités, puis harcèlement... agressions. Il

y a quand même... il y a quand même d'autres... tu sais, vous avez parlé de

conflits. Moi, je pense que c'est peut-être quelque chose qui est superimportant

aussi, dont on a beaucoup entendu parler quand même aussi des groupes qui sont

venus nous voir. La coalition Il faut que ça change, entre autres choses aussi,

elle avait beaucoup insisté là-dessus, sur le fait que c'est bien beau, là, la

relation avec les citoyens, mais c'est beaucoup à l'interne. Puis

souvenons-nous que, dans plusieurs cas, je ne les nommerai pas, là, mais pas

besoin de chercher longtemps, là, dans les cas qui... de démission ou de cas

d'incivilité, agression, harcèlement au sein de conseils municipaux, c'étaient

souvent des cas entre élus eux-mêmes, que les cas étaient... tu sais, que ça

revenait.

Donc, moi, je... c'est pour ça que, d'une

part, je comprends l'intérêt d'avoir une détermination des thèmes par

règlement, parce qu'on veut discuter avec les unions, quoiqu'on aurait pu

discuter avec les unions puis l'avoir inscrit dans la loi aujourd'hui, mais, en

tout cas, moi, il me semble que c'est assez central, la gestion des conflits,

puis surtout la prévention des conflits. Parce que, tu sais, gérer les

conflits, gérer les cas, c'est une chose, ce qu'on veut, c'est qu'il n'y en ait

juste pas. C'est un peu comme le casque en vélo, idéalement, on ne le porterait

pas, parce qu'il n'y aurait pas de risque de collision, mais bon, c'est un

autre sujet, mais je trouve que ça s'applique quand même vraiment. Donc, ça

fait que c'est ça...

M. Grandmont : ...Je... Je...

Moi, je reste quand même un petit peu sur ma faim, là, sur l'idée que ça passe

par règlement même si je comprends qu'on peut négocier ça avec les unions. J'ai

quand même quelques questions. D'abord, il y avait des gens qui sont intervenus

puis qui nous ont dit : Est-ce qu'on ne pourrait pas offrir des formations

aux candidats, candidates avant une élection? Là, on comprend que ça vient avec

une tâche qui est très, très lourde. Si on a 8 000 élus, on peut

facilement imaginer, évaluer qu'il y a quelque chose comme

25 000 personnes qui se présentent, peut-être même plus, on me fait

signe... bien, donc, au moins 25 000, 30 000 personnes qui se

présentent à des élections. On les salue puis évidemment on salue ce geste-là,

c'est très intéressant. En même temps, il nous a souvent été dit aussi que ça

serait utile d'avoir cette formation-là. Même si d'un côté c'est très lourd comme...

comme tâche, puis on ne peut peut-être pas répondre à une formation donnée à

tout le monde, mais en même temps, peut-être qu'il y a des gens qui se

rendraient compte c'est quoi aussi, le travail d'un élu en amont, avant de se

présenter. Puis peut-être qu'il y en a qui ne se présenteraient pas parce

qu'ils ne se voient peut-être pas faire cette job-là. On idéalise. On s'imagine

ce travail-là sans trop savoir, des fois, dans quoi on décide de s'embarquer.

Donc, ma question pour la ministre,

c'est... Donc, la question pour la ministre, c'est : si on a des

formations qui sont données, éventuellement, et qui sont... qu'il y a une

captation vidéo qui est faite, est-ce qu'on ne pourrait pas recueillir cette

captation-là puis en faire des formations non obligatoires pour les personnes

candidates qui voudraient se présenter puis qui veulent, bien, tu sais... puis

que le DGEQ, en quelque part, donne cette information, la rendre publique aux

personnes qui sont intéressées à présenter leur candidature? Moi, je pense que

ça serait peut-être leur rendre service puis ça n'alourdirait pas tant que ça

le processus de formation. Ce n'est pas ça, mon objectif. Mais au moins que

l'information, la formation qui a déjà été donnée puisse être donnée ou rendue

accessible à des gens. Puis est-ce qu'on pourrait l'avoir, si c'est possible,

pour la prochaine élection? Tu sais, préenregistrer, on la teste, puis après

ça, on fait juste la rendre disponible en ligne. Ça serait ma première

question.

Mme Laforest : Bon. Alors,

bien, je vais répondre à toutes vos questions. On... Aux dernières élections,

on avait fait un webinaire avec tous les élus. C'est sûr que c'était... c'était

une énorme journée, mais c'était très, très important. On l'a fait. Là, ce

qu'on veut faire, c'est qu'on veut en faire deux avec des... deux webinaires

comme ça, bien expliquer aux futurs élus les rôles et responsabilités. Mais,

suite à ces webinaires-là, on a fait aussi le guide du nouvel élu. Il y a un

guide pour les nouveaux élus. Donc, ce qu'on fait, c'est que, quand ça s'est

passé, les dernières élections, on a fait quand même rapidement un webinaire.

Mais, étant donné que ça a été très, très salué, les futurs élus et les futurs

candidats, les candidats étaient très heureux. On va répéter ces mêmes... ces

webinaires-là, en plus, avec des petites formations, plus le guide du nouvel

élu. Ça fait qu'on a déjà, tu sais... on a déjà plusieurs outils qui sont

prêts. Donc, je peux vous dire tout de suite, c'est qu'au lieu d'en faire une

journée, de webinaire, on va en... on va doubler les journées. Puis avec le

guide du nouvel élu... du nouvel élu aussi qui sera partagé, c'est... c'est

quand même des bons outils qu'on a déjà. Maintenant, on va ajouter, là, avec la

formation comme ça, qui sera déterminée avec les unions, bien, ça aussi, on va

en parler. Parce qu'une fois qu'on va savoir quelle formation, on va leur dire

qu'il y une formation qui est obligatoire. Ça fait que là, c'est sûr qu'on

savait qu'il y avait un code d'éthique à respecter, là, maintenant, on va les

mettre au courant qu'il y a des formations qui sera obligatoire. Puis, par

règlement, on va savoir quelle formation sera obligatoire. Donc, on va donner

encore plus d'informations.

M. Grandmont : Donc, ce

webinaire-là, que vous avez fait, c'était en 2021?

Mme Laforest : Oui.

M. Grandmont : Puis il

s'adressait aux nouveaux élus ou aux candidats?

Mme Laforest : Tous les

candidats.

M. Grandmont : Aux candidats,

candidates. O.K. Puis vous aviez fait ça en ligne, j'imagine?

Mme Laforest : Oui, on avait

fait ça en ligne.

M. Grandmont : C'est ça.

Parfait. Puis est-ce que les vidéos étaient captées puis étaient... pouvaient

être réécoutées par la suite pour les gens qui n'auraient pas pu être présents,

en simultané, là, par le webinaire?

Mme Laforest : Je ne sais

pas. Votre question est bonne. Je ne sais pas si on pouvait, si le matériel a

été enregistré.

M. Grandmont : Parce qu'on a

ça aussi, là, sur...

Des voix : ...

Mme Laforest : Non, on ne l'a

pas fait mais sauf qu'on pourra le faire.

M. Grandmont : Ça n'a pas été

fait mais... Parce que les formations qu'on reçoit, là, quand on est un nouvel

élu, là, moi, d'ailleurs, je salue le processus d'accueil de l'Assemblée

nationale, là, avec le portail pivot, que j'ai trouvé très, très, très

efficace, avec le parcours puis...

Mme Laforest : Oui, c'est ça.

M. Grandmont : Mais les

formations sont données en simultané, donc ça nous donne, ceux qui peuvent...

ceux et celles qui peuvent être présents pendant la formation ont évidemment

accès à peut-être un peu plus d'information parce qu'ils peuvent poser des

questions plus spécifiques, mais les gens qui n'y assistent pas ont quand même

accès à l'enregistrement de la

partie principale de la formation, donc c'est

possible quand même de rattraper. Puis ça répondrait peut-être à un besoin

aussi. Tu sais, ce qu'on veut, c'est donner un maximum d'informations aux

candidats, candidates, puis en même temps, favoriser leur engagement, leur

participation...

M. Grandmont : ...puis on sait

combien, bien, les horaires de... tout le monde n'est pas tout le temps

exactement pile-poil sur les horaires de la formation. Donc, en leur donnant la

possibilité de réécouter en différé la formation, je pense que ça serait...

Mme Laforest : On va faire

ça. Votre proposition est bonne, ici, là, on va prendre la proposition. Puis il

y a les directions régionales aussi qui donnent des formations, qui

accompagnent les candidats aussi. C'est important de le mentionner, là.

M. Grandmont : Oui,

effectivement, bien...

Mme Laforest : Mais on va...

on va demander que les deux webinaires soient enregistrés. Bonne idée.

M. Grandmont : Je pense que

c'est une bonne idée. Je vous remercie. Moi, j'ai une question, ensuite, sur le

deuxième... je ne sais plus c'est le combientième alinéa, là, mais, en tout

cas, l'alinéa qui se lit comme suit, là : «Un membre du conseil d'une municipalité

locale doit, dans les 30 jours de sa participation à une telle formation,

déclarer celle-ci au greffier ou au greffier trésorier de la municipalité

locale, qui en fait rapport au conseil.»

Donc, comment ça se passe, la formation?

Est-ce qu'il y a une inscription obligatoire? Est-ce qu'il y a une validation

de la présence de la personne élue lors de la formation? Parce que, de la façon

que c'est écrit, on ne dirait pas qu'il y a ça, puis c'est sur la bonne foi de

la personne qu'on va valider qu'elle a suivi la formation.

• (12 h 50) •

Mme Laforest : Non, non,

bien, c'est bien... c'est très, très bien fait. C'est avec le greffier...

excusez, et le greffier avise l'UMQ ou la CMQ. Donc, c'est exactement comme

avec la Commission municipale et la formation en éthique. C'est la même chose.

M. Grandmont : Bien, ça, je

le comprends bien. Quand le greffier ou le greffier trésorier reçoit

l'information, la confirmation que l'élu a suivi la formation, je comprends

bien que l'information est envoyée à la commission, ça... Je n'ai aucun doute

que son travail est bien fait. Maintenant, quand un membre du conseil... du

conseil municipal suit une formation, en fait, comment ça se passe

concrètement? Est-ce que c'est des formations en ligne, en différé, en

simultané? Est-ce qu'il y a quelqu'un qui valide que la personne est

effectivement présente lors de cette formation.

Mme Laforest : Bien là, c'est

sûr que, comme je vous mentionne, la formation, je n'ai pas idée, là, comment

ce sera fait, concrètement, avec... et, finalement, avec les unions. Donc là,

je ne peux pas vous répondre, là, parce qu'on n'a pas... on n'a pas l'idée de

l'UMQ, la FQM, Montréal, Québec, comment ces... celles-ci veulent leur

formation. Ça fait que, là, c'est sûr que ce sera décidé par règlement.

M. Grandmont : Je comprends.

Mme Laforest : Mais, si on se

fie à celle... la formation en éthique, c'est très, très bien encadré aussi,

là, avec le greffier, puis il y a une transparence obligatoire, comme je vous

mentionnais tantôt, là.

M. Grandmont : Bien, comment

ça se passe pour la formation en éthique et déontologie? Est-ce qu'il y a une

validation de la présence des gens lors de la formation?

Mme Laforest : Il y a la

formation qui est donnée, puis, ensuite, il y a une obligation d'attestation,

l'attestation est remise, puis, à ce moment-là, c'est très transparent, on voit

ceux et celles qui n'ont pas suivi la formation. Donc, la CMQ agit

immédiatement pour nommer quel conseiller ou conseillère n'a pas suivi ou quel

maire ou mairesse n'a pas suivi la formation. Donc, on est capable de le voir

avec les attestations.

M. Grandmont : Ce sont des

formations données en personne, en ligne?

Mme Laforest : Ah bien, là,

ça dépend des volontés. Il y en a en personne, mais en année, ça dépend.

M. Grandmont : L'attestation

est donnée sur le fait qu'une personne était effectivement présente lors de la

formation.

Mme Laforest : Oui.

M. Grandmont : O.K., parce

que vous comprenez que, de la façon dont c'est écrit, encore une fois, «un

membre du conseil d'une municipalité locale doit, dans les 30 jours de sa

participation à une telle formation, déclarer celle-ci au greffier qui en fait

rapport au conseil. C'est comme s'il y avait une formation accessible en ligne,

par exemple, on n'est pas trop sûr si la personne l'a effectivement écoutée ou

encore s'il y a vraiment le...

Mme Laforest : Non, on est

capable de voir les formations. Quand les élus sont en ligne, on le voit tout

de suite, on est capable de le voir, qui est présent.

M. Grandmont : Donc, c'est en

simultané.

Mme Laforest : Oui, oui, oui.

M. Grandmont : O.K., parfait.

Donc, on valide, d'une part, pendant la formation, que la personne est

effectivement, disons, au poste, soit en présence, soit au poste. Bon. Après

ça, ce qu'elle fait, la caméra fermée, ça peut lui appartenir, mais au moins on

est capable de valider... non, mais on est capable de valider qu'elle était

présente, son poste était ouvert. On ne peut pas aller plus loin que ça, un

moment donné, là, je comprends ça. Puis donc, après ça, la personne doit

confirmer auprès de son greffier ou greffier trésorier qu'elle a participé,

puis, après ça, le rapport est fait. Parfait.

Donc, moi, ce que je voulais m'assurer,

c'est qu'il y avait effectivement un mécanisme de prise de présences minimale,

parce que...

Mme Laforest : Oui. Mais

c'est fait, c'est pris en charge, oui.

M. Grandmont : Parfait.

Excellent. Ensuite de ça, on dit... il y a une

partie où on parle de motif

sérieux. Voilà : «La Commission municipale du Québec peut suspendre le

membre d'un conseil qui omet, sans motif sérieux, de suivre une formation

prescrite par le règlement.» Le motif sérieux, donc, qui gère... qui gère le

motif sérieux? C'est-à-dire, une personne ne peut pas participer à une

formation qui est obligatoire, est-ce que c'est le greffier ou le greffier trésorier

qui reçoit les motifs pour absence, d'abord?

Mme Laforest : Les motifs,

par exemple, congé de maternité, c'est qui qui...

Une voix : En fait, c'est la

CMQ qui va...

Mme Laforest : C'est la CMQ

aussi...

Mme Petit (Katia) : ...décider

si le motif est acceptable ou non.

M. Grandmont : Donc, par

exemple, je ne sais pas, ma fille est à l'hôpital, je ne peux pas suivre la

formation le jour X, l'élu doit contacter la commission municipale?

Mme Petit (Katia) : C'est le

greffier qui va le faire parce que...

M. Grandmont : Qui reçoit,

puis après ça le greffier fait le lien avec la commission, puis qui valide...

on passe tout le temps comme ça.

Mme Petit (Katia) : ...

M. Grandmont : D'accord. Et

qu'est-ce qui se passe, dans le fond? S'il y a un motif sérieux, la formation

est redonnée à cette personne-là? Parce qu'elle est obligatoire.

Mme Laforest : Oui, elle est

obligatoire. La formation est redonnée.

M. Grandmont : Donc, elle va

être reprise, éventuellement?

Mme Laforest : Oui.

M. Grandmont : Donc, ça,

c'est pour éviter d'être suspendu, pour justifier une absence, dans le fond?

Mme Laforest : Exact.

M. Grandmont : D'accord.

Parfait. Je pense que ça fait le tour des questions que j'avais. Comme il y

avait... Comme je le disais tantôt, là, moi, s'il y a une... tu sais, j'avais

des points en particulier, notamment, là, le... faire comprendre aux candidats,

candidates qu'évidemment, là, c'est quoi, la job d'un élu ou d'une élue. Je

pense que ça peut être une bonne façon de prévenir des candidatures, des fois,

qui ne se sentiraient peut-être pas à leur place après. Ça peut arriver, sans

doute. On a... On a entendu, de temps en temps, sur des gens qui quittaient

finalement la politique, c'est un des motifs. Puis l'autre motif qui revient

souvent, là, comme je le disais tantôt, c'est les conflits entre élus. Ma

suggestion, là, dans les formations, qui seront données malheureusement par règlement,

qui seront choisies par règlement, je vous encourage très fortement à aller

vraiment sur des formations qui vont toucher ce point-là. C'était un des

critères, c'est un des enjeux qui revient le plus souvent. Moi, j'en ai...

c'est ça, j'en ai beaucoup entendu parler.

Mme Laforest : Mais j'entends

votre préoccupation mais il y a déjà une formation avec la CMQ pour la gestion

de conflits puis il y a eu d'autres formations aussi.

M. Grandmont : Mais elle

n'est pas obligatoire.

Mme Laforest : Ah! peut-être,

oui. Ça fait que... Mais je prends... je vais en parler. Mais disons que les

unions...

M. Grandmont : Parce que

c'est le caractère... c'est le caractère obligatoire qui est intéressant dans

cette... dans ce qu'on vient d'amener avec l'article 125.

Mme Laforest : C'est ça.

C'est bon. Mais je vais... je vais en parler.

M. Grandmont : Maintenant, si

on veut vraiment s'assurer... Puis écoutez, vous ferez... vous ferez... vous

ferez le travail avec les unions, évidemment, là, ça... je comprends pourquoi

vous vous êtes gardé de la place par règlement, mais, si j'étais vous,

j'insisterais beaucoup sur ce point-là. Voilà. Merci. Ce sera tout, oui.

Le Président (M. Schneeberger) : Voilà.

D'autres questions? Député de Mont-Royal-Outremont.

Mme Setlakwe : Oui, merci, M.

le Président. Est-ce qu'avec ces nouvelles formations, est-ce qu'il y a... vous

avez une idée du budget, des crédits qui sont disponibles pour... qui sont

nécessaires, quand même, là, pour... Moi, je comprends qu'on veut vraiment

bonifier, là, les formations qui sont offertes aux élus. Avez-vous une idée de

ce que ça va coûter?

Mme Laforest : Honnêtement,

non, parce qu'on ne sait pas quelle formation qui sera exigée, là. C'est sûr,

comme je le mentionne, ça va se faire par règlement. Mais ce qu'on prétend,

c'est qu'on va avoir beaucoup moins de démissions, donc moins d'élections

partielles, des élections partielles, ça coûte... ça coûte... c'est plus

dispendieux, un peu, ça fait que c'est ça, qu'on est convaincus, que les élus,

s'ils sont bien mieux formés, vont moins démissionner.

Mme Setlakwe : Non, non, je

comprends. Je comprends, là, mais il faut quand même avoir une idée de ce que

ça implique comme dépenses.

Mme Laforest : C'est parce

qu'on ne connaît pas le nombre d'élus par municipalités. Tu sais, on n'a pas...

Chaque municipalité, c'est différent. Ça fait que, si on avait un calcul,

nombre d'élus, nombre de formations, à ce moment-ci... Parce qu'il y a des

formations... Est-ce que... Est-ce qu'on va demander la même formation pour les

gens que ça fait un, deux mandats, deuxième mandat, tu sais. C'est ça, par

règlement, la formation sera bien définie. Peut-être qu'on pourrait avoir une

meilleure... un meilleur portrait par la suite.

Une voix : ...

Mme Setlakwe : J'aimerais

juste entendre la sous-ministre, si...

Mme Laforest : Elle disait

que ça dépend, par règlement, parce que peut-être, par règlement, il va y avoir

des formations gratuites aussi. Mais c'est ça, tout va être déterminé, là, s'il

y a une formation qui est gratuite... Tu sais, c'est ça.

Mme Setlakwe : Est-ce que le

libellé, vraiment, je reviens là-dessus, là, le trouvez-vous suffisamment

large? Je ne voudrais pas que le texte de... du projet de loi qu'on étudie, là,

soit... soit restrictif. Est-ce qu'on ne devrait pas prévoir que la ministre ou

le ministre peut, par règlement, prévoir les formations portant... Pourquoi

vous n'avez pas choisi de dire que, notamment, sur le rôle des membres, des

conseils et sur le système municipal... Je comprends que c'est un choix de mots

qui est large, mais si on veut aller de façon plus précise sur le harcèlement,

la prévention des conflits, est-ce que vous estimez que ça va porter sur le

rôle des membres puis ça va porter sur le système municipal?

Mme Laforest : Mais, comme je

le mentionne, tantôt, j'ai eu la rencontre avec le comité de démocratie

municipale, et ils ont déjà vraiment, là, vraiment un bon portrait des formations

qui pourraient être données. Donc, c'est sûr que ça, c'est très, très large.

Mme Setlakwe : Est-ce qu'on

peut entendre le légiste peut-être sur cette question-là, s'il vous plaît, M.

le Président?

Mme Laforest : Un légiste?

Mme Setlakwe : Oui, bien,

parce que c'est un choix de mots, quand même, qui... c'est le légiste qui

détermine le choix.

Mme Laforest : Ah!

Mme Setlakwe : Moi, je suis

dans le libellé, là.

Mme Laforest : Ah! allez-y,

allez-y.

Mme Setlakwe : Pour être sûre

qu'on est... qu'on est large puis que... parce qu'on a peut-être... J'ai vu

tellement souvent, dans des projets de loi, l'utilisation du mot «notamment»,

«entre autres», et «sur tout autre sujet que peut déterminer le ministre». Vous

voyez ce que je veux dire?

Le Président (M. Schneeberger) : Oui.

Alors, ça me prend le consentement. Et vous nommez par votre nom et...

Le Président (M. Schneeberger) : ...poste.

Mme Setlakwe : Consentement,

oui.

M. Bernier (Guillaume) : Guillaume

Bernier, avocat au ministère des Affaires municipales.

C'est sûr que, là, je dirai que, pour

cette disposition-ci, là, le choix des mots a été fait, là, disons,

principalement pour des considérations, disons, d'opportunités en termes

juridiques ou légistiques. Ces termes-là, tu sais, visent à couvrir large.

Puis, tantôt, vous parliez de harcèlement, disons. Je pense que la ministre qui

arriverait dans son règlement avec des formations portant sur le rôle et la

conduite des élus, par exemple, comment on se tient lors des séances avec ses

collègues, et tout ça... je pense que ça entrerait dans l'habilitation, là,

qu'on a ici, dans la proposition d'amendement. Donc, je ne sais pas si ça vous

rassure.

Mme Setlakwe : Oui, oui. Non,

je trouve ça... Oui?

Mme Laforest : ...de la

municipalité. C'est ça, en général, le domaine municipal, toutes les formations

qui touchent la municipalité.

Mme Setlakwe : ...

Le Président (M. Schneeberger) : Alors,

nous allons... Compte tenu de l'heure, nous allons suspendre pour la pause

midi. Alors, nous reprenons à 15 h.

(Suspension de la séance à 13 heures)

Haut de la page

14 h 30 (version non révisée)

(Reprise à 15 h 04)

Le Président (M. Schneeberger) : Alors,

bon après-midi à tous. La Commission de l'aménagement du territoire reprend ses

travaux. Alors, nous...

Haut de la page

15 h (version non révisé

e) Le Président (M. Schneeberger) :

...l'étude détaillée du projet de loi no 57, Loi édictant la loi à

protéger les élus et à favoriser l'exercice sans entraves de leurs fonctions et

modifiant diverses dispositions législatives dans le domaine concernant le

domaine municipal. Alors, avant la suspension, nous en étions toujours aux

discussions de l'amendement de l'article 125. Alors, je vous laisse la

suite, s'il y a d'autres questions, sinon, on va procéder à la mise aux voix de

l'amendement.

Mme Setlakwe : Oui, M.

le Président, j'aurais d'autres questions.

Le Président (M. Schneeberger) :

Mme la députée de Mont-Royal-Outremont.

Mme Setlakwe : Merci.

Oui, avant notre... Avant de suspendre... de suspendre, on avait un échange

avec le légiste à propos du libellé. On nous expliquait que le libellé se

voulait suffisamment large pour couvrir toute une panoplie de formations qui

pourraient éventuellement être prévues par règlement. Est-ce qu'éventuellement

une formation sur la conduite des membres, sachant qu'il y a des... Il y a des

situations conflictuelles qui surviennent malheureusement au sein des conseils

municipaux qui, même dans certains cas, les paralysent et font en sorte que les

dossiers sont sclérosés et n'avancent pas. Vous l'avez entendu comme moi, Mme

la ministre, durant les consultations. Si vous vouliez aller aussi loin que d'imposer

des formations sur la prévention du harcèlement, sur la prévention ou la

gestion des conflits... Je vois que ça touche plus à la conduite. D'ailleurs,

le mot «conduite» a été mentionné par l'équipe juridique. Est-ce que vous...

Est-ce que vous pensez que ce serait opportun de venir modifier le libellé en

ce sens?

Le Président (M. Schneeberger) :

Mme la ministre.

Mme Laforest : Bien, en

fait, votre question en lien avec le harcèlement, il faut comprendre que la

Commission municipale donne des formations et donne des formations en lien avec

le harcèlement. Donc, ça, c'est pour la formation en éthique et déontologie. Je

crois que le libellé est correct, moi, selon moi, là, parce que là on parle d'une

autre formation qui sera travaillée ultérieurement dans un règlement. Alors,

moi, je vois que le libellé correct.

Mme Setlakwe : La

formation qui est donnée par la Commission municipale du Québec sur l'éthique

et la déontologie a un volet sur la conduite, sur...

Mme Laforest : ...relations...

Mme Setlakwe : Entre

élus.

Mme Laforest : Ah oui!

Oui, relations entre les élus, oui.

Mme Setlakwe : Et

celle-là, elle est obligatoire.

Mme Laforest : Oui.

Mme Setlakwe : Ça fait

que, là, si vous dites c'est... Les élus sont bien formés. Donc, là, si à

partir... Là, s'ils ne se comportent pas conformément au code et suivant ce qu'ils

ont reçu comme formation, là, c'est un autre

chapitre qui va...

Mme Laforest : Oui, oui.

Mme Setlakwe : ...qui va

s'appliquer.

Mme Laforest : Oui, oui,

oui.

Mme Setlakwe : Parfait.

Mme Laforest : Mais les

sujets dont vous parlez, c'est vraiment, peut-être, la formation de la

commission.

Mme Setlakwe : O.K.

Parfait. Plus généralement, je comprends très bien ce qu'on veut faire ici.

Ikposer des formations, c'est très bien. Est-ce que vous envisagez

éventuellement d'avoir un genre de... Ou imposer un genre de formation continue

aux élus? Un peu comme... un peu comme doivent suivre les membres d'un ordre

professionnel, par exemple, les avocats?

Mme Laforest : Bien, en

fait, ça a été discuté également, la même chose, avec ce règlement-là, qui

sera... C'est par de règlement, la formation. Ça a été discuté avec les unions

municipales. Puis les unions municipales m'ont dit : Dépendamment de la

formation qu'on va offrir, si on a besoin peut-être de faire un «refresh», mais

j'allais dire, bref, un retour après deux ans, bien, encore là, c'est eux qui

vont décider si ça va se faire ensemble dans la décision du règlement.

Mme Setlakwe : ...

Mme Laforest : En fait,

il y a des formations quand même continues. Il y a des... Il y a toujours des

formations, là, avec l'Union des municipalités, avec la FQM. Il y en a, des

formations, là. Ce n'est pas juste la première formation, parce qu'au cours de

leur mandat, ils ont souvent, souvent des formations, même avec les directions

régionales. Souvent, les directions régionales vont aller donner des formations

au conseil municipal aussi. Donc, ils en ont, là, durant leur mandat.

Mme Setlakwe : C'est des

formations qui sont disponibles, mais sur une base volontaire.

Mme Laforest : Bien, ça

dépend. Les formations avec la...

Mme Setlakwe : Il y en a

qui sont... Oui, il y en a qui sont obligatoires, mais...

Mme Laforest : Oui, c'est

ça. Avec la direction régionale des affaires municipales, c'est des formations

obligatoires.

Mme Setlakwe : O.K.

Donc, on peut dire que ce n'est pas formellement désigné de cette façon-là

comme étant de la formation continue, disons 30 heures sur deux ans, mais

on peut dire que ça s'apparente à de la formation continue parce qu'on veut que

les élus suivent obligatoirement des formations.

Mme Laforest : Oui.

Mme Setlakwe : O.K.

Est-ce qu'il y a des... il y a d'autres sujets? Je pensais entre autres aux

médias sociaux qui est une nouvelle réalité. Bien, nouvelle, c'est... ce n'est

plus si nouveau, là.

Mme Laforest : ...aussi

avec la Commission municipale, comment travailler avec les médias sociaux, il y

a des explications aussi concernant les médias sociaux...

Mme Setlakwe : ...merci.

Mme Laforest : Merci.

Mme Setlakwe : On a entendu,

en commission, des élus qui sont venus nous dire qu'ils n'avaient pas accès au

Guide de l'élu municipal. Je ne sais pas si vous vous souvenez comme moi, c'est

un guide qui existe, qui est excellent, et il y a un élu qui est venu nous le

dire : Mais moi. Je ne l'ai pas, ce... ce livre-là. C'est... c'est un...

c'est un livret. Il ne m'a pas été offert.

• (15 h 10) •

Mme Laforest : Il est

disponible...

Mme Setlakwe : La

municipalité ne me l'a pas fourni. Est-ce que.... quel est votre...

Mme Laforest : Qu'elle

municipalité qui a dit ça, hein?

Mme Setlakwe : Je n'ai pas le

nom de la municipalité.

Mme Laforest : O.K.

Mme Setlakwe : Mais c'est une

élue qui est venue le dire ouvertement au micro. Je pense qu'elle vit une

situation difficile au sein de son conseil.

Mme Laforest : O.K.

Mme Setlakwe : Mais

généralement, elle a amené ce point-là que... que le guide...

Mme Laforest : Ah!

Mme Setlakwe : ...ou est-ce

qu'elle l'a même demandé? Et puis c'est une question de coût.

Mme Laforest : Non, non, je

me rappelle.

Mme Setlakwe : Non, on ne lui

a pas offert ce guide.

Mme Laforest : Non. À moins

que je me trompe, mais je crois que c'est quand on a accueilli le groupe qui

disait qu'ils faisaient

partie des oppositions dans les conseils municipaux.

Puis il y en a là-dedans qui disaient : Même, on n'est pas... Il y a une conseillère

qui disait : J'ai demandé d'avoir le Guide de l'élu municipal, puis on ne

me l'a pas donné. Oui, c'est vrai, c'est durant... Sauf qu'il est disponible,

là, le Guide de l'élu municipal, là. Que tu sois dans l'opposition ou peu

importe, là, indépendant, ou... il est tout à fait disponible, là. Ça fait

que...

Mme Setlakwe : Mais je

comprends. Il devrait. Oui, oui, il existe.

Mme Laforest : Oui, mais elle

a juste à le demander, là, il est disponible. Il y a un guide pour tous les élus

municipaux. C'est ça que je disais tantôt, là.

Mme Setlakwe : Mais est-ce

qu'il est remis gratuitement d'emblée à chaque élu?

Mme Laforest : Bien, ils

peuvent le prendre, et... est-ce qu'il est à vendre ou il est à donner? Est-ce

qui est donné ou à acheter? Mais, il disponible. C'est ça, il y en a un.

Des voix : ...

Mme Laforest : Le nôtre est

gratuit, il est disponible à tout le monde, mais des Affaires municipales. Mais

il y en a qui ne sont pas gratuits. Je ne sais pas quel volume qu'elle parlait,

là, quel guide. C'est peut-être lui qui n'était pas gratuit.

Mme Setlakwe : C'est probablement

Mme Laforest : Mais le nôtre

est gratuit et il est disponible pour tous les élus. C'est ça, il y en a un.

Mme Setlakwe : Donc, le

gouvernement fournit un.

Mme Laforest : Oui, oui, oui.

Mme Setlakwe : Sûrement. O.K.

Au niveau des règlements, ça, c'est un règlement général, ici, dont on parle.

Est-ce que... Et vous avez mentionné plus tôt qu'il y aurait des règlements,

ouverture... ou possibilité d'adopter un règlement — ou j'ai

peut-être mal compris — pour viser une situation précise s'il y a un

enjeu particulier dans une municipalité. Est-ce que ça, cette démarche-là,

c'est... c'est en vertu du même règlement ou ce serait ailleurs en vertu d'un

autre?

Mme Laforest : C'était...

c'était : «La ministre peut, par règlement, prévoir les formations portant

sur le rôle des membres des conseils municipaux et sur le système municipal que

doivent suivre ses membres et prescrire d'autres modalités concernant la

participation à ces formations». En fait, c'est s'il y a i une situation

particulière dans une municipalité, moi, je pourrais à ce moment-ci, ou un

autre ministre, prévoir des formations qui touchent la situation en fait qui se

vit avec les membres du conseil municipal.

Mme Setlakwe : O.K. Donc...

donc, il va y avoir un...

Mme Laforest : Exemple...

exemple...

Mme Setlakwe : Oui?

Mme Laforest : Il y a un

conflit dans une municipalité quelconque. Moi je pourrais demander ou exiger

que la municipalité puisse suivre une formation sur la gestion des conflits.

C'est un exemple.

Mme Setlakwe : C'est vraiment

en vertu de cet article-là que vous imposeriez une... par règlement, une

formation dans cette situation-là ou il y aurait... Il n'y aurait pas un autre

article qui s'appliquerait.

Mme Laforest : Ah! L'autre

article, je ne sais pas quel autre article. Mme Petit, il n'y en a pas d'autre?

Mme Petit (Katia) : Non, en

fait...

Mme Laforest : Allez-y, là,

allez-y.

Mme Petit (Katia) : Oui,

merci. Donc en fait, si c'est vraiment les formations obligatoires prescrites

par... prescrites par le règlement, mais sauf que le ministère, par ses

directions régionales, accompagne beaucoup les municipalités. Donc, ce que la

ministre... ce à quoi la ministre fait référence, c'est vraiment de la

possibilité d'en accompagner... de les former sur des besoins ponctuels.

D'ailleurs, on a... on fait des capsules sur toutes sortes de sujets. Donc,

c'est vraiment lié à des problématiques x, y, z. Mais ici, on est vraiment dans

le règlement général, là, de formation obligatoire, donc on ne vise pas... On

vise vraiment la formation de base de tous les élus ici. Mais évidemment, Mme

la ministre peut... peut demander ou peut nous... les encourager à suivre des

formations autres ou encore nous demander carrément, à nos directions

régionales, de les accompagner puis donner de la formation sur un sujet x, y,

z. On le fait souvent, là.

Mme Setlakwe : Merci. Donc,

ce ne serait pas par le biais de cet

article qu'on est en train d'étudier.

C'est un autre mécanisme, c'est via les directions générales.

Mme Petit (Katia) : Puis en

fait, c'est que comme c'est un règlement ici, la ministre peut décider ce sur

quoi elle ... elle demande de la formation obligatoire. C'est juste que si ça

vit tout le monde, donc. Puis ,si jamais il y avait des situations

particulières, ça serait probablement par un autre des... un des nombreux

outils, là, dont on dispose déjà, là, qu'on pourrait le prévoir, là.

Mme Setlakwe : Plus rapidement,

j'imagine, parce qu'ici il y a quand même un...

Mme Setlakwe : ...c'est un

règlement général avec des formations obligatoires applicables à tous, il y a

quand même un certain délai qui s'applique, là.

Mme Petit (Katia) : Bien,

c'est ça. Puis c'est sûr que si c'était des plus petites municipalités, elles

pourraient, si elles le voulaient, prévoir des règlements qui... par exemple,

des formations qui s'appliquent plus à des plus petites municipalités, par

exemple, là. Donc, tout ça est à déterminer dans le règlement.

Mme Setlakwe : Merci.

Le Président (M. Schneeberger) :

Mme Setlakwe : Quand mon

collègue de Taschereau mentionnait plus tôt, les formations sont obligatoires,

vous êtes capables de suivre... ou de monitorer, si on veut, les élus qui sont

en train de les suivre, vous êtes capables de faire une... Évidemment, c'est un

système qui est basé sur la bonne foi, là, puis il y a probablement peut-être

une attestation qui est émise à la fin de la formation pour vraiment attester

de la participation. Est-ce qu'on parle de formation? Je pense à certaines

formations qui sont offertes, mais je ne suis pas sûre, c'est avec le... en

tout cas. Moi, comme membre du Barreau, j'en suis, des fois, où... Encore une fois,

on s'est basé sur la bonne foi, là, de la personne qui suit la formation, mais

il y a comme des... il y a des pauses, là. On ne peut pas juste partir la

formation puis quitter, là. Il y a des pauses, il y a des questions même

auxquelles il faut répondre. Est-ce que ça, ça existe dans le monde municipal?

Tu sais, on aborde un thème, c'est très court puis, après ça, il faut comme

interagir avec le formateur en virtuel.

Mme Laforest : Mais, en fait,

ça va se décider, la formation, par règlement avec les unions municipales, avec

Québec et Montréal. Le genre de formation, la technicalité, ce sera décidé par

règlement.

Mme Setlakwe : Je comprends,

mais vous, vous voyez ça de bon oeil ce genre de...

Mme Laforest : Bien, la

formation...

Mme Setlakwe : ...modalité-là?

Mme Laforest : Bien oui,

c'est certain, c'est un plus pour les élus, c'était demandé et par les citoyens

aussi.

Mme Setlakwe : Parce que

c'est ce que ça dit, là, «le règlement va pouvoir prescrire toutes conditions,

toutes modalités concernant la participation». Ce sera inclus dans ça. O.K.

Je pense qu'on a tout couvert, il me

resterait peut-être une question, M. le Président.

Le Président (M. Schneeberger) : Il

reste du temps.

Mme Setlakwe : Je regarde le

mémoire de l'UMQ, au niveau des formations, une de leurs recommandations, c'est

de... Puis là vous vous souviendrez qu'on a entendu que, dans certains cas, ça

prend une résolution. Tu sais, s'il y a des élus, disons, en situation

minoritaire, comme vous avez évoqué il y a quelques instants, ou, je ne sais

pas, pour toutes sortes de raisons, il y aurait besoin de... il y aurait une

volonté, un besoin, une demande, oui, de suivre des formations... Puis on a

entendu que, peut-être, il y avait une possibilité d'y accéder parce que ça

prenait une résolution. Est-ce que c'est le cas? Est-ce qu'il y a une

disposition, à quelque part, qui exige l'adoption d'une résolution du conseil?

Mme Laforest : ...partout au

Québec. Ça fait qu'on n'a pas besoin de résolution, c'est une obligation.

Mme Setlakwe :

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCAT 2024-05-22
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions cat-43-1 journal-debats CAT-240522
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier242b5acabe298e00694e707dfbc5a8dd06952c83

Source file is stored in the law ingest library (html).