CAT — 6 May 2021 (42nd Legislature, 1st Session)
CAT 2021-05-06
Quebec — Committees
Alors, moi, je veux
comprendre, dans ce 125 millions de dollars là, comment... Parce que c'est
réservé beaucoup aux infrastructures, là, et à d'autres endroits également,
là, pour les jeunes filles, les handicapés, encourager la participation
des jeunes filles, mettre en place des initiatives locales en matière
d'activités, il y en a d'autres, mais je veux savoir : Là-dedans,
qu'est-ce qui va être consacré à ramener nos jeunes sportifs en action après la
pandémie?
Mme Charest :
Bien, d'abord, dans un premier temps, je tiens, Mme la Présidente, à remercier
le député de Marquette pour sa solidarité. Je pense que... J'apprécie
énormément vos propos d'entrée de jeu. On a eu l'occasion d'échanger à cet effet-là aussi, et j'apprécie toujours
nos échanges. Alors, merci. Je le prends très bien puis, bien, merci de
le faire.
Dans un autre temps,
bien, juste une précision, les 72 millions pour les infrastructures, ce
n'est pas dans le 127 millions, là. Il n'y a absolument rien d'infrastructure
dans le 127 millions, mais on pourra y revenir tantôt.
D'entrée de jeu, je dirais qu'effectivement la
pandémie a eu des effets dévastateurs pour nos jeunes et nos moins jeunes,
parce qu'évidemment on sait, avec les différentes mesures, bien, ça a fait en
sorte que le sport, les activités aussi ont été mis sur
la glace pour un bon bout de temps, qui a fait en sorte que les jeunes se sont
trouvés devant leurs jeux vidéo puis, bon, qu'ils n'ont pas eu accès à toutes
les activités qu'ils font à l'habitude, qu'ils n'ont pas eu accès aussi à tout
le filet social, tous leurs amis, et tout ça, qui a eu des impacts sur,
évidemment, leur santé mentale, sur leur santé physique.
On savait déjà, au début de la pandémie, que
ça... il y aurait des impacts importants. C'est pour ça que, pour moi, ça a été rapidement très important de parler
avec mon collègue aux Finances pour être capable d'avoir des sommes,
d'une part, pour être capable de soutenir le milieu sportif, parce qu'on savait
qu'au retour de la pandémie, bien, il fallait
que ce milieu-là soit encore en place, qu'il y ait encore les ressources,
qu'ils ne perdent pas toutes leurs ressources parce qu'ils ont... faute
de moyens. Parce qu'on sait qu'une des façons de financer le sport, bien, c'est
d'abord avec les inscriptions dans les clubs, c'est avec les événements
sportifs qui génèrent de l'argent puis c'est avec les commandites aussi. Alors,
c'était superimportant pour moi d'offrir un soutien financier, donc 70 millions
qui ont été investis durant toute l'année, justement,
pour différentes mesures puis différentes façons d'aider les organismes.
Puis, juste à ce propos-là, je pense que c'est
important de dire qu'au Canada on est la seule province qui l'avons fait, avec
la Colombie-Britannique. La Colombie-Britannique a soutenu à la hauteur de
15 millions. Alors, pour ça, je pense que ça démontre toute l'importance
qu'on a pour le milieu de l'activité physique.
M. Ciccone :
Mais je vais y revenir, là, sur les infrastructures, là, parce que j'ai
comme... Il n'y a pas 72,8 millions de dollars qui sont réservés à la
construction de nouvelles infrastructures, dans le 125 millions?
Mme Charest : Ils ne sont pas dans
le 125 millions... Dans le 125 millions pour les infrastructures,
mais ce n'est pas dans le 125 millions du soutien, tu sais, ce n'est
pas...
M. Ciccone :
Non, mais qui a été annoncé, là, dernièrement, dans le cahier des crédits, là?
Mme Charest : Dans le cahier des
crédits, il y a un montant pour les infrastructures, mais ça ne vient pas
toucher le 125 millions qu'on donne pour tous nos autres partenaires, là.
M. Ciccone : O.K. On va le
couper, parce que je veux comprendre comment ça a été bâti, ce
125 millions là.
«L'enveloppe
d'investissements de 125 millions comprend un report d'investissements de
54,6 millions de dollars et des
investissements additionnels de 70,4 millions de dollars. Alors, l'impact
financier de ces investissements additionnels est de 40 millions,
puisqu'un montant de 30,4 millions provient de la relocalisation de
priorités.» Puis ça, c'est dans la première
note de bas de page, là, quand on regarde dans le cahier, là, juste en bas,
ici, là, vous pouvez voir, là, juste l'explication dans le bas de page.
Est-ce qu'on doit comprendre qu'une
partie des
sommes annoncées dans le budget est tout simplement des sommes qui n'avaient
pas été dépensées l'année passée?
Mme Charest : Non, pas du tout.
Mme Charest : Non. En fait, là...
M. Ciccone :
Mais d'où viennent ces montants-là?
La Présidente (Mme Boutin) : M. le
député de Marquette, laissez madame vous répondre. Puis là je vous laisse
beaucoup de liberté. Vous parlez directement, puis le ton est cordial, mais, tu
sais, il y a un certain décorum, puis c'est plus difficile de prendre le temps
dans ce temps-là. Juste laisser le temps... poser la question. Et également,
Mme la ministre, d'être plus concise, là. Alors, je vous laisse aller.
Mme Charest : Dans mes réponses.
O.K. Donc, il y a deux volets, il y a le volet des montants pour les
infrastructures, donc... Et là je ne sais pas les montants par coeur, parce
qu'il y a beaucoup d'exercices comptables là-dedans,
puis tout ça, mais, tu sais, en gros, là, ce qu'il faut retenir, c'est qu'il y
aura un 125 millions pour les infrastructures sportives et récréatives scolaires, donc un petit
peu le même programme qu'on avait, là, l'espèce de PAFIRS. Parce qu'on
se souviendra que les infrastructures sportives scolaires n'étaient pas admissibles
au PAFIRS. Donc, vraiment... Puis on sait qu'il y a énormément de besoins. Il y
a encore des écoles qui n'ont pas de gymnase.
Donc, il y a un 125 millions qui se rajoute
à un 100 millions qui était déjà prévu. Donc, l'enveloppe sera de
225 millions. On fera l'appel de projets d'ici la fin de l'année. Donc, ce
sera réservé pour les infrastructures sportives scolaires.
Et il y a aussi le 127 millions, là, je ne
sais plus exactement le montant...
Charest : ...127 millions
pour tout ce qui est le soutien à nos partenaires et toutes les autres mesures,
là, qu'on a en place. Donc, c'est
vraiment deux choses, là. Le 125 millions pour les infrastructures, le
127 millions pour tout.
M. Ciccone : Je veux juste savoir, là... Quand on lit la note de bas de page, là, il
y a le 54,6 millions de dollars puis le 30,4 millions de
dollars, si vous lisez le bas de page. Moi, je veux savoir d'où viennent ces...
Parce qu'on parle d'un report d'investissements de 54,6 puis on parle d'un
montant de 30,4 millions qui provient de réallocation des priorités. Je
veux savoir ça vient... Ce n'est pas de l'argent neuf, ça, là?
Mme Charest : Oui, oui. C'est tout
de l'argent neuf, si on parle des priorités gouvernementales, puis tout ça.
Donc, on a réinvesti 125 millions de dollars pour les infrastructures
sportives scolaires et puis... qui ne vient pas du tout de nos programmes qu'on
avait déjà, là, le programme 6. Donc, c'est vraiment de l'argent neuf,
125 millions de dollars d'argent neuf pour les infrastructures
sportives scolaires, qui s'ajoutent aux 100 millions qui étaient déjà
prévus, 225 millions. On fera l'appel de projets bientôt, mais toutes les
sommes, le 127 millions qu'on a, de fonctionnement, est encore là.
M. Ciccone : L'année passée ou... l'année dernière, vous avez
annoncé des sommes de 54 millions sur cinq ans pour les cours
d'école. Là, cette année, on voit qu'il y a un 8 millions qui est annoncé.
«Offrir aux élèves de plus belles cours d'école», il y a un 8 millions en
2021‑2022 puis un 4 millions en 2022‑2023. Est-ce que c'est de l'argent
supplémentaire ajouté aux 54 millions?
M. Ciccone :
C'est aussi simple que ça. Parfait.
La Présidente (Mme Boutin) : ...pas
obligée de remettre votre masque.
La Présidente (Mme Boutin) : Vous
pouvez le laisser, là, sorti, je pense.
La Présidente (Mme Boutin) : Tant
que vous toussez dans votre coude...
M. Ciccone :
Je veux vous parler un peu de l'impact de la pandémie. On en a parlé un peu d'entrée
de jeu. Je veux juste vous aborder sur ce sujet-là. On sait que ça a été
désastreux, là, pour nos jeunes. Pas juste nos jeunes, mais les jeunes
sportifs, c'est sûr que c'est ça qui... Aujourd'hui, on parle des jeunes et des
moins jeunes du sport.
Il y a une étude, justement, par votre ministère,
avec Kino-Québec, qui... On parle de... Pour les jeunes de 12 à 17 ans et
pour la région de Montréal, les niveaux d'activité ont fortement chuté depuis
le début de la crise sanitaire. Les recommandations, vous les connaissez :
60 minutes d'activité physique d'intensité moyenne à élevée par jour, pas
plus de deux heures devant l'écran pendant une journée. On parle d'heures de
sommeil, entre neuf et 11 heures pour les 13 ans et moins, entre huit
et 10 heures pour les 14 ans... Les 14 ans et plus, c'est huit
et 10 heures, et neuf à 11 heures pour les 13 ans.
Avant la pandémie, environ 15 % des jeunes
respectaient les trois recommandations. Il y avait quand même un travail important à faire déjà là, là, mais aujourd'hui c'est seulement
1 % des jeunes, 1 % des jeunes à Montréal qui respectent ces recommandations-là. Vous comprenez, vous avez été une sportive.
Moi aussi, je l'ai été. Je comprends qu'on ne peut pas tous être des
sportifs de haut niveau, mais ça, c'est le minimum, là, pour une personne qui...
un jeune qui fait de... qu'on veut garder en santé.
Encore une fois, vous l'avez mentionné un peu,
mais je veux savoir, moi, vraiment, là, comment on va, justement, régler cette
problématique-là. Parce que vous le saviez, je le savais, je vous en ai parlé,
je ne suis pas un scientifique, vous n'êtes pas obligée de m'écouter, là, mais
il y a des pédiatres qui ont levé le drapeau, justement, à cet effet-là. Moi, je veux savoir, Mme la
ministre, un, si vous étiez consciente de la problématique et qu'est-ce que
vous avez fait au niveau des alternatives.
Mme Charest : Oui. Bien, dans un
premier temps, évidemment que je suis consciente des effets puis des dommages
de la pandémie sur le niveau d'activité physique.
Donc, j'ai
parlé tantôt du 70 millions. Ça, je pense que c'est vraiment déjà très
porteur. Il y a plusieurs initiatives qui
ont été mises en place. Puis d'ailleurs aussi, avec le 70 millions, bon,
ce qu'on voulait, c'est qu'il y ait des adaptations qui se fassent,
justement, pour pouvoir offrir des alternatives à nos jeunes, à nos athlètes.
Donc, il y a des fédérations sportives qui
ont adapté leur offre de services, qui faisaient des défis virtuels, et tout
ça. Donc, ça, déjà avec ces sommes-là, ça pouvait être fait.
Il y a d'autres mesures aussi qui sont en place.
Puis il y en a une... Bon, je ne parlerai pas du parascolaire parce que, ça, on la connaît déjà, mais ce qui est
important de savoir, c'est que déjà, l'an prochain, on va être à 111 millions de
financement, qui va pouvoir faire en sorte de rejoindre tous les élèves du
secondaire pour avoir au moins une
heure d'activité, pas uniquement des activités physiques, mais c'est sûr que
les activités physiques sont très primées dans cette mesure-là.
Alors, ça, que
les jeunes puissent avoir accès à une heure d'activité tous les jours, je pense
que c'est la mesure-phare pour faire en sorte, justement, qu'ils
rencontrent les recommandations, mais il y a une mesure aussi qu'on a mise en
place qui, pour moi, est superimportante, c'est la mesure Accès-Loisirs. Et ça,
ça vient toucher une clientèle plus vulnérable, plus défavorisée. Donc, on
investit 5 millions de dollars pour que, justement, les jeunes qui n'ont
pas les moyens financiers de s'inscrire à des activités sportives puissent
avoir accès aux activités sportives. Par le passé, là, il y avait
150 000 $ qui étaient investis. Là, on a 500 millions... pas
500 millions, pardon, 5 millions. On rejoignait à peu près
14 000 personnes. Bien là, avec cette mesure-là,
100 000 enfants, 100 000 jeunes v