Culture and Education — 5 February 2020 (42nd Legislature, 1st Session)
CCE 2020-02-05
Quebec — Committees
1° par
l'insertion, dans le premier alinéa et après «réussite», de «éducative»;
2° par le remplacement,
dans le deuxième alinéa, de «et [...] assure de la gestion efficace, efficiente
et écoresponsable» par «et assurer»... «et
s'assure — pardon — de
leur qualité ainsi que de la gestion efficace, efficiente, équitable et
écoresponsable»;
2.1° par la
suppression de la dernière phrase du deuxième alinéa;
3° par
l'insertion, après le deuxième alinéa, du suivant :
«Le centre de
services scolaire veille également à la promotion et à la valorisation de
l'éducation publique sur son territoire, en collaboration avec ses
établissements d'enseignement et le comité de parents, de même qu'il attribue,
dans la mesure prévue par la loi, au développement social, économique et
culturel de sa région.»
Mme Rizqy :
...moi, je vous demandais de lire le 207.1, tel qu'il se lirait une fois
amendé...
M. Émond : Très bien,
l'article 207.1 de la
Loi sur l'instruction publique, tel qu'il se lirait,
alors :
«207.1. Le centre de services scolaire a pour
mission d'établir des établissements d'enseignement sur son territoire, de les
soutenir et de les accompagner en leur rendant accessibles les biens et
services et en leur offrant les conditions
optimales leur permettant de dispenser aux élèves les services éducatifs de
qualité et de veiller à leur réussite éducative,
en vue de l'atteinte d'un plus haut niveau d'instruction, de socialisation et
de qualification de la population.
«À cette fin,
en respectant le principe de subsidiarité, il organise les services éducatifs
offerts dans ses établissements et
s'assure de leur qualité ainsi que de la gestion efficace, efficiente,
équitable et écoresponsable des ressources humaines, matérielles et
financières dont il dispose.
«Le centre de services scolaire veille également
à la promotion et à la valorisation de l'éducation publique sur son territoire,
en collaboration avec ses établissements d'enseignement et le comité de
parents, de même qu'il contribue, dans la mesure prévue par la loi, au
développement social, économique et culturel de sa région.
«Aux fins du deuxième alinéa, on entend par
"principe de subsidiarité" le principe selon lequel les pouvoirs et
les responsabilités doivent être délégués au niveau approprié d'autorité en
recherchant une répartition adéquate des lieux de décision et en ayant le souci
de les rapprocher le plus possible des élèves.»
Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Thériault) :
Merci, M. le député de Richelieu. Et, dans la dernière version que vous venez de lire, tous les sous-amendements qui ont été faits hier sont inclus. Donc, le ses établissements s'assurent de la qualité,
tous les sous-amendements qui avaient été demandés par les députés de l'opposition y sont déjà intégrés avec votre
sous-amendement.
Est-ce qu'il
y a d'autres questions, commentaires sur le sous-amendement? Mme la députée de
Saint-Laurent.
Mme Rizqy :
Merci pour la lecture et merci aussi pour l'ajout de s'assurer de leur qualité
de services, à ce qu'ils soient efficaces. Juste une petite question au
niveau du développement social, économique et culturel dans sa région. À
l'heure actuelle, c'est les commissaires scolaires qui font essentiellement
cette fonction. Donc, il s'agit maintenant de nouvelles fonctions qui seront
déléguées aux centres de services scolaires. Est-ce qu'il y a des modalités qui
leur ont été prévues?
La Présidente (Mme Thériault) :
M. le ministre.
M. Roberge :
En ce moment, on voit qu'à l'article 207.1 de la loi actuelle... on dit
que la commission scolaire a pour mission de contribuer, dans la mesure
prévue par la loi, au développement social, culturel et économique de sa
région. Et là on dit : Le centre de services va voir et va contribuer au
développement social, économique et culturel de sa région, là. Il ne s'agit pas
d'une nouvelle mission qu'on vient lui confier.
La Présidente (Mme Thériault) :
Mme la députée de Saint-Laurent.
Mme Rizqy :
Vous avez raison, ce n'est pas une nouvelle mission, mais leur rôle était
dévolu aux commissaires scolaires. Par exemple, si vous avez une
présidente de commission scolaire qui rencontre ses maires, et tout ça, pour
faire les partenariats, ça rentre dans sa fonction à
titre de présidente. Les
commissaires scolaires aussi participent à différentes
activités pour, justement, créer des nouveaux liens avec leurs partenaires en
région, et ça peut être en région autant
à Sherbrooke, à Trois-Rivières. C'est vraiment comme ça. Mais ils ont quand
même, là-dessus, eux, une enveloppe,
un salaire. Certains commissaires,
effectivement, font 4 000 $ par année, mais vous savez que d'autres
présidents font un peu plus pour occuper leurs fonctions.
Maintenant
que les commissaires disparaissent,
et que, là, ces fonctions-là sont dévolues, j'imagine, à la direction
générale du centre de services, est-ce qu'il y a des modalités qui sont prévues
pour occuper ces nouvelles fonctions qui n'étaient pas les leurs auparavant?
La Présidente (Mme Thériault) :
M. le ministre.
M. Roberge :
J'ai un un léger désaccord avec l'interprétation de ma collègue. En ce moment,
on voit que c'est la commission scolaire qui fait ça. Ma collègue
dit : Bien, c'est les commissaires qui le font. Bien, les commissaires en
ce moment ont le rôle au conseil des commissaires de prendre des décisions.
Mais ça reste, on est dans la mission actuellement
des commissions scolaires, qui ont la mission à l'organisation au complet, pas
nécessairement seulement exclusivement le conseil des commissaires. Puis
là, on dit : Bien, cette mission-là, de participer au développement
social, économique, culturel, va au centre de services. Le centre de services
n'est pas simplement constitué de son directeur général ou de sa directrice
générale puis de son conseil d'administration.
Quand on
parle de développement social, économique et culturel, bien, il y a plein de
façons de le faire. Quand on fait...
quand on participe à diplômer des gens, supposons, de plein de façons, dans
plein de programmes, notamment en formation professionnelle, mais pas
seulement ça, évidemment qu'on participe au développement économique,
évidemment qu'on discute avec les municipalités, évidemment qu'on discute avec
les gens, supposons, du monde des affaires. Ça va continuer de se faire. Donc,
ça va se poursuivre.
Il y a aussi souvent... dans
des écoles, particulièrement dans des écoles secondaires, mais pas
exclusivement, il y a des salles de
spectacle. Bon, bien, il arrive que le spectacle des élèves, mais le spectacle
de n'importe quel artiste ait lieu
dans une école secondaire. Puis on participe, donc, au développement culturel
de la région par l'utilisation des locaux,
bien, ça va demeurer au centre de services. L'amphithéâtre de l'école
secondaire va demeurer puis continuera de
participer, de devenir une scène, donc de participer au développement culturel
de la région. Ce n'est pas nécessairement en lien avec le fait qu'en ce moment, ce sont des commissaires qui sont
là au conseil des commissaires. Ce ne sont pas seulement eux qui font
ça. Ce n'est pas eux qui organisent, supposons, des spectacles dans
l'amphithéâtre.
La Présidente (Mme Thériault) :
Mme la députée de Saint-Laurent.
Mme Rizqy : Ils font des
représentations d'élu à élu en ce moment, et vous les avez entendus lorsqu'ils
sont venus en consultation publique, ça venait de partout. De Gaspésie,
d'Abitibi, ils sont venus aussi avec leur maire de région pour dire à quel point qu'eux parlaient d'élu à élu. Donc, il y a une
grande fonction de ce qu'on appelle ici : développement social,
économique et culturel de sa région.
Et il y avait une phrase qui était restée vraiment
dans nos têtes : L'enseignant marche son école, la direction d'école
marche son école, le commissaire marche son territoire. Dans le sens que celui
qui fait des représentations d'élu à élu, et
ce n'est pas par hasard qu'ils sont venus pour dire : Bien, nous, on
collabore vraiment... C'est eux, en ce moment, qui occupent la chaise de partenaire. Ils
l'occupent en ce moment, cette chaise-là.
Maintenant,
votre projet de loi retire ces fonctions-là aux commissaires,
présidents de commission notamment.
On les dévolue désormais aux directions
générales. Alors, moi, je me demande, est-ce
qu'il y a des modalités pour eux?
La Présidente (Mme Thériault) :
M. le ministre.
M. Roberge : Leur rôle de porte-parole sera exercé par
la direction générale. C'est vers là qu'on s'en va. Ceci dit, les gens sur le conseil d'administration, et ça, c'est nouveau, proviendront de trois
groupes. Qu'on aura des parents qui
font
partie de la communauté, en passant aussi, mais bon, ils auront le rôle de
parents, avec un lien avec les comités de parents, je pense que c'est important
de le mentionner. Ça fait
partie des amendements qui ont été apportés. Il y a
des membres de la communauté. Donc, évidemment que les membres de la communauté
qui choisissent de s'impliquer sur un conseil d'administration de centre de
services scolaire, bien, ils vont contribuer au lien avec la communauté de ce
centre de services scolaire là en étant de temps en temps en séance de conseil
d'administration, mais en étant toujours investis de cette mission. Ils ne
seront pas les porte-parole du centre de services scolaire, mais évidemment
qu'à
titre de membres du conseil d'administration ils vont apporter au C.A.
leur perspective, puis ils vont aussi apporter cette vision puis cette pensée
scolaire, éducative quand ils vont faire le reste de leurs activités dans leur
vie professionnelle. Donc, évidemment que si, à chaque fois, on essaie de
dire : Oui, mais, là, ça ne sera pas plus comme avant... C'est vrai. Mais
je ne suis absolument pas inquiet que ces missions-là continueront d'être
portées, mais avec une gouvernance qui est différente.
La Présidente (Mme Thériault) :
Mme la députée de Saint-Laurent.
Mme Rizqy :
Moi, la seule préoccupation que j'ai, c'est qu'en ce moment, vous le savez, il
y a des présidents de commissions
scolaires qui, effectivement, gagnent un peu plus d'argent parce que leurs
rôles et fonctions sont plus importants. Donc, par exemple, dernièrement,
l'an passé, on a vu les commissions scolaires, sur l'île de Montréal, prendre
l'avion, s'en aller en France faire du recrutement parce qu'il y a une pénurie
d'enseignants. Évidemment, ils n'ont pas amené avec eux le comité de parents.
C'est les présidents et présidentes des différentes commissions scolaires, la CSDM, la commission de la
Pointe-de-l'Île, Marguerite-Bourgeoys. Ils ont pris l'avion, sont allés en
France. Ça, ça rentrait dans leurs rôles et leurs fonctions, et c'est
pour ça qu'il y a des modalités. Ils ont un salaire plus élevé à
titre de
présidents et présidentes. Ils ont aussi des montants alloués et des budgets.
Moi,
maintenant, je vous demande la question suivante : Vous, aujourd'hui, là, la direction générale, est-ce que vous pensez qu'ils vont vous faire des représentations pour augmenter
leurs salaires parce qu'on leur dévolue davantage de rôles et
responsabilités? Parce que, ça, c'était en grande, grande partie, c'était
dévolu aux présidents et présidentes de commissions scolaires.
La Présidente (Mme Thériault) :
M. le ministre.
M. Roberge : C'est un rôle qui
est différent. À un moment donné, il n'y a pas plus de jours... d'heures dans
la journée ou dans la semaine. Il y a un changement de mode de gouvernance,
donc un changement dans les rôles et responsabilités.
directions des cégeps, en ce moment, exercent ce rôle-là. Hein, ils assument le
rôle de direction de nos cégeps, de nos institutions et ils assument le
rôle de porte-parole. Quand c'est le temps de discuter avec un autre
intervenant, bien, ils le font à
titre de porte-parole de leurs cégeps. Ils
interviennent parfois en interpelant le gouvernement ou en interp