Transportation and the Environment — 6 April 2022 (42nd Legislature, 2nd Session)
CTE 2022-04-06
Quebec — Committees
(Onze heures trente-deux minutes)
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, à l'ordre, s'il
vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission des
transports et de l'environnement ouverte. Je demande à toutes les personnes
dans la salle de bien vouloir éteindre la sonnerie de leurs appareils
électroniques.
La commission est réunie afin de poursuivre
l'étude détaillée du projet de loi n° 22, Loi modifiant la
Loi sur
l'assurance automobile, le Code de la sécurité routière et d'autres
dispositions.
Mme la secrétaire, y a-t-il des de
remplacements?
La Secrétaire : Oui, Mme la
Présidente. M. Lamothe (Ungava) est remplacé par M. Jacques
(Mégantic); Mme Charbonneau (Mille-Îles), par M. Ciccone (Marquette);
Mme Melançon (Verdun), par M. Benjamin (Viau); et Mme
Lessard-Therrien, par Mme Dorion (Taschereau).
La Présidente
(Mme Grondin) : Merci, Mme la
secrétaire. Lors de l'ajournement de nos travaux, le 24 mars, la commission était rendue à l'étude de
l'article 11 du projet de loi. Est-ce qu'il y a...
L'article a été lu.
Est-ce qu'il y a des interventions sur cet article? M. le député de
Marquette.
M. Ciccone : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Bonjour, M. le ministre.
Je suis content de vous voir en forme. Je sais que, lors de la dernière
discussion qu'on a eue, on avait une petite discussion, justement ,sur
l'article 11. Peut-être que vous avez pensé que j'étais pour l'oublier
pendant votre absence. Alors, pour que les prochaines discussions soient un peu
plus formelles, Mme la Présidente, je vais déposer un amendement, si vous voulez
bien.
La Présidente
(Mme Grondin) : Parfait. Donc, je
vais suspendre les travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 33
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, nous reprenons nos travaux. M. le
député de Marquette, vous proposez un amendement à l'article 11. Donc, je
vous invite à en faire la lecture, s'il vous plaît.
M. Ciccone : Parfait. Alors, l'article 11 du projet de loi qui
remplace l'article 83 de cette loi est modifié par :
1° la suppression, au troisième paragraphe, des
mots «et plus»;
2° de l'ajout, après le troisième paragraphe, du
suivant :
«4° lorsque la victime prend soin de plus de
trois enfants, un montant est déterminé pour chaque personne supplémentaire».
Alors, on devrait lire, à l'article... si
modifié bien sûr, à l'article 11 :
«1° 333 $ lorsque la victime prend soin
d'une personne;
«2° 360 $ lorsque la victime prend soin de
deux personnes;
«3 410 $ lorsque la victime prend soin
de trois personnes; et
«4° lorsque la victime prend soin de plus de
trois personnes, un montant est déterminé pour chaque personne supplémentaire».
Alors, Mme la Présidente, on revient, là, à
l'essentiel de notre débat d'il y a deux semaines, à savoir est-ce que... Dans
l'article qui est écrit présentement, à l'article 11, 410 $ lorsque
la victime prend soin de trois personnes et plus, alors, on argumentait... J'argumentais
avec le ministre, la dernière fois qu'on s'est vus, à l'effet que, oui, pour
trois personnes, mais, en même temps, il faut considérer le fait qu'on peut y
avoir... des familles qui peuvent avoir plus d'enfants, des mamans, des papas
qui s'occupent de plus d'enfants, qui doivent se faire traiter. Et ce n'est pas
le même prix, là, garder trois enfants, garder quatre enfants, cinq enfants,
six enfants, sept enfants. C'est bizarre à dire comme ça, là, mais ça arrive,
des familles qui peuvent avoir des six, sept enfants encore aujourd'hui. C'est
très rare, puis on a eu les chiffres, là, la semaine passée, ça n'arrivera pas
beaucoup.
Puis je pense qu'actuellement, là, dans la
condition qui nous concerne, quelqu'un qui devient invalide, quelqu'un qui est
blessé, quelqu'un qui doit aller se faire traiter, il n'y en a pas beaucoup, ce
n'est pas un nombre considérable. Si on regarde les chiffres d'études des
crédits de 2021‑2022, au niveau des familles, des enfants, si on regarde dans
l'ensemble du Québec, là, il y a 35 025 enfants qui font
partie d'une
famille de quatre et plus. Alors, une famille qui a
quatre enfants, il y a 35 000 personnes; cinq enfants, il y a
8 100 enfants; pour six enfants, il y a de 2 530 enfants; puis
une famille qui a sept enfants ou plus, il y a 1 592.
Puis là on s'entend que devenir invalide, être
blessé gravement, on a besoin de soins qui rentreraient, justement, là, sous
l'article 11. Oui, ce n'est pas beaucoup, là, on le sait, là, vraiment. Si
on regarde les probabilités, là, ce n'est vraiment pas beaucoup. Lors du
dernier... La conversation qu'on a eue, on parlerait peut-être de rajouter un
40 $, 50 $ par enfant. Puis, je veux dire, en bout de ligne, là, un,
ça ne coûterait pas cher... ça ne coûterait pas énormément cher, parce que, justement, les probabilités que ça
arrive à une famille... mais ça peut arriver. Puis je pense que la
responsabilité, notre responsabilité, Mme la Présidente, et la responsabilité
du gouvernement, c'est de prendre soin de tout le monde, de tout le monde jusqu'au
dernier, parce qu'on veut... Si ça arrive à une famille, à deux familles, un
papa ou une maman, bien, il ne faut pas que cette personne-là soit obligée de
mettre les mains dans ses poches.
C'est vrai qu'au niveau des traitements, ça peut
être trois, quatre traitements, cinq traitements. Ce n'est pas beaucoup. On
réussit... Ça, c'est une moyenne qu'on nous avait dit la dernière fois. J'en
conviens, là, mais, en même temps, quand on fait affaire avec une agence, là...
Puis je comprends qu'il y a beaucoup de... Il y a un programme de gardiennage,
là, chez nos jeunes, à partir de 16 ans, même plus jeunes, là, à certains
endroits, là. Ce n'est pas le même prix qu'on va charger pour, tu sais, faire
venir une petite fille ou un petit gars qui a 16, 17 ans, 18 ans,
s'occuper de cinq enfants, là, puis peut-être que ça va être difficile à
trouver. Alors, on doit faire affaire avec un programme de gardiennage, une
compagnie qui va offrir ce service-là, qui ne charge pas nécessairement le même
prix non plus.
Alors, moi, je veux juste m'assurer que, si ça
arrive à une personne, à deux personnes, à trois personnes, que cette
personne-là ne mette pas la main dans sa poche. Alors, voilà le but de mon
intervention puis le but, Mme la Présidente, de cet amendement-là déposé
aujourd'hui.
La Présidente
(Mme Grondin) : Merci, M. le député.
Donc, M. le ministre.
M. Bonnardel : Mme la
Présidente, un court commentaire. Le raisonnement derrière cet amendement peut
sembler bon, mais le raisonnement que la SAAQ fait face à cet
article de loi,
le premier, c'est l'harmonisation. Je vous l'ai mentionné, voilà deux semaines,
que le but, c'était d'avoir une forme de concordance entre les règles de la
CNESST versus la SAAQ. On s'était fait accuser par certains, là, de ne pas
avoir de concordance entre les deux. Là, on le fait. Et je vous ai dit, voilà
deux semaines, que je vous reviendrais avec des statistiques un peu plus
précises, juste pour comprendre pourquoi on va à trois puis à 410 $.
Première chose, pour votre gouverne, là, il y a
66 personnes... clients, on va les appeler comme ça, qui ont, pour un
total de 174 000 $, qui ont utilisé ces frais comme tels en 2021. Sur
ces 66, il y en avait six qui étaient des familles
de quatre enfants et plus. Sur ces familles, ils ont réclamé
25 700 $. Jamais, dans leurs réclamations, ces familles n'ont excédé le montant de 410 $. Donc, même
si vous disiez : On était à cinq, on était à six enfants, le montant
maximal qu'eux réclamaient n'a jamais excédé
ce 410 $. C'est pour ça que le calcul que, bien, j'imagine, les actuaires
ont fait, c'est qu'avec cette somme, on était capable de, je vais dire,
compenser, poliment, là, le nombre d'enfants que certaines familles pouvaient
avoir.
Donc, je ne sais pas si vous me suivez... si
vous voulez une explication plus précise de la SAAQ.
M. Ciccone : Non, je comprends. Je comprends très bien, M. le ministre,
mais l'objet d'un projet de loi également, c'est d'être capable... Il faut que
ce projet de loi là vive dans le temps également, là. Puis on l'a vu, là, lors
des deux dernières années, là, considérant tout ce qui est arrivé au Québec, on
a vu, là, une pénurie de main-d'oeuvre. On a vu également le prix des matériaux
monter. On a vu le prix des services augmenter comme ça ne se peut pas, qui a
créé énormément aussi de pauvreté. Il y a des gens qui ont changé de classe
sociale, justement, à cause de ça. Puis ça vient toucher aussi peut-être des
familles ou même des parents monoparentaux qui... Justement, moi, je gérais une
situation, dans mon comté, d'une maman qui est monoparentale avec six enfants,
là, six enfants, puis ce n'était pas évident. Alors, ça arrive, ce genre de
choses là.
Alors, c'est juste que vous me l'avez dit, là,
il y a six... c'est arrivé à six occasions, quatre enfants et plus. Encore une
fois, je réitère, ce n'est pas un gros montant. C'est juste qu'on va être
capable...
Malgré que ça soit dans quatre ans, cinq ans, six ans, sept ans, on
ne sait pas que ça va être le même prix. Il n'y a personne, il n'y a
personne... On ne sait pas. Est-ce que ce montant-là est indexé au coût de la
vie, est indexé au coût de la vie toujours? Toujours bien, ça, au moins, c'est
une bonne réponse.
Puis au niveau de l'harmonisation, puis je vais
terminer là-dessus, puis je vais laisser la parole à mon collègue, s'il veut
bien, là, l'harmonisation avec la CNESST, là, je veux dire, c'est correct qu'on
ait une harmonisation, mais la CNESST, là, n'a pas la science infuse non plus,
là. Tu sais, je veux dire, on peut déposer un projet de loi et puis on peut
avoir des articles qui vont être meilleurs que la CNESST aussi. Tu sais, on
peut le faire en ce sens-là également.
Alors, moi, je veux juste m'assurer qu'il n'y a
pas une personne qui va mettre la main dans sa poche. C'est difficile ces
temps-ci. On a vu, il y a un changement de paradigme avec la pandémie. Est-ce
que tout va revenir à la normale plus tard? Moi, je ne pense pas, là. Je pense
que, justement, on va créer un certain retard, puis ça va prendre un certain
temps pour que les gens puissent se sortir de la misère. Une personne dans la
misère aujourd'hui, oui, il va être dédommagé. Mais, en même temps, quand on
parle, justement, de ce service-là de gardiennage, moi, je pense qu'il faut
s'assurer absolument, absolument que personne ne mette la main dans sa poche
quand sera venu le temps d'utiliser ce service-là. Alors, c'est pas mal tout ce
que j'avais à dire, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
Grondin) : Merci, M. le député. M. le
ministre, souhaitiez-vous intervenir?
M. Bonnardel : Non.
Bien, oui, juste un dernier petit dernier point. Je l'ai mentionné, là, au
député. Donc, ces montants seront indexés, et on a des outils. Si on voyait,
par règlement, on voyait que le 410 $ pour... Il y a peu de familles, mais
on ne sait jamais, il peut y en avoir huit, il peut y en avoir 12, dans un an,
qui demandent ces remboursements. On aura
les outils, par règlement, pour être capables aussi d'augmenter ces montants.
Il faut comprendre que ça, c'est un
plancher, là. C'est un plancher, Mme la Présidente. Donc, on part avec des
calculs actuariels qui répondent aux besoins actuels. Si, dans le futur,
on avait des demandes additionnelles qui pourraient, je dis bien «pourraient»,
dépasser ce 410 $, bien, on aura les outils pour les augmenter. Voilà.
La Présidente (Mme
Grondin) : M. le député de Pontiac.
M. Fortin : Oui, merci. Merci, Mme la Présidente. Je reconnais, à
travers cet amendement-là, le grand coeur de mon collègue de Marquette, mais je
veux d'abord dire que je suis d'accord avec son intervention qui m'apparaît logique. Le ministre nous dit : Bien, tu
sais, on s'agence ou on réplique ce qui est dans... ce que la CNESST offre.
C'est bien de répliquer et de s'agencer, mais effectivement il ne faut pas se
limiter au plus petit dénominateur commun, là. S'il y a moyen d'aller plus loin puis que la CNESST fasse ce travail-là
par la suite, pour que ce soit la bonne chose à faire, ne nous gênons pas de le faire, là. Il y a assez de
secteurs dans ce projet de loi là, où on ne s'harmonise pas avec la
CNESST.
Cependant, j'ai une question, puis le ministre a
répondu à la question, là, je n'ai pas de problème à terminer là-dessus. Mais
il y a une question supplémentaire que je pourrais poser probablement à
l'article comme tel, mais je vais la poser à l'amendement de mon collègue.
Est-ce que, quand vous avez été voir les chiffres de la CNESST, là, est-ce que
vous avez posé la question, à savoir : Pourquoi, quand on ajoute une
première personne, on ajoute 50 $ puis, quand on ajoute une deuxième
personne... ou on ajoute 30 $ puis, quand on ajoute une deuxième personne,
on ajoute 50 $? La dernière fois, là, dans l'article 83, avant qu'il
soit modifié, là, le saut était toujours du même montant. Là, on a des montants
différents. Avez-vous posé la question à savoir s'il y a une raison pour ça?
M. Bonnardel : Oui. Je vais laisser
Martin. Je vais laisser le légiste de la SAAQ...
La Présidente (Mme
Grondin) : Donc, je vous invite, comme
c'est la première fois aujourd'hui, je vous invite à vous présenter, s'il vous
plaît. Mais y a-t-il consentement, effectivement?
M. Simard (Martin) : Martin Simard,
vice-président à l'indemnisation à la Société d'assurance automobile du Québec.
Pour cet
article-là, on n'a pas posé la question à savoir pourquoi ça augmentait de
30 $ et de 50 $. Par ailleurs, on ne vient pas fixer les montants de l'indemnité, on vient mettre... Il faut
bien comprendre que cet article-là, c'est pour venir mettre un plancher.
Donc, ce que ça vient dire, c'est qu'en aucun temps, par règlement, on pourra
venir baisser l'indemnité. Il n'y a rien qui empêche... Comme a dit le
ministre, un, ils sont revalorisés à l'IPC. Mais si les frais de garde
évoluaient plus rapidement que l'IPC, il n'y a rien qui empêche la Société
d'assurance automobile de faire une recommandation au ministre pour les
augmenter de façon supplémentaire au niveau des indemnités versées, du
remboursement versé.
Donc, à quelque part, on a le meilleur des deux
mondes. On a la garantie du plancher, on a une revalorisation minimum et la possibilité
d'aller au-delà de la revalorisation si la réalité n'est pas la même que l'IPC.
M. Fortin : Est-ce qu'on peut nous expliquer le processus de ça? M.
Simard a fait référence, là, à une procédure que la SAAQ pourrait demander au
ministre, là. Qu'est-ce qui...
M. Simard (Martin) : En fait, c'est
une modification réglementaire, les montants vont être dans le règlement. Donc,
on arrive... Régulièrement, là, on fait des modifications puis là, bien, on
arrive avec des propositions et on explique pourquoi. Bon, bien là, on arrive
avec les frais de garde, on dirait : Bon, bien, les frais de garde ont
augmenté de 10 % par année au cours des trois dernières années pour... il
y a eu un baby-boom, ou la pandémie, ou etc. Donc, l'IPC n'a pas été en mesure,
parce que c'est une moyenne, de combler parfaitement. On vous suggère de faire
Fortin : O.K. Ça me va pour l'instant. Je trouve ça
particulier, là, en le regardant que la première fois, lorsqu'il y a deux personnes, on augmente de 30 $; la
deuxième fois, on augmente de 50 $. On me dit qu'on se fie sur la
CNESST, ça va, mais je trouve quand même ça particulier. Mais je comprends bien
que c'est un montant minimal, là. Ça va.
La Présidente (Mme
Grondin) : Ça va? Donc, y a-t-il
d'autres... M. le député de Marquette.
M. Ciccone : Oui, merci. Juste, en écoutant M. Simard... oui, ça peut se
faire par règlement, puis vous pouvez faire une recommandation, ça, on est
conscient de ça, puisqu'il y a beaucoup de choses qui peuvent se faire par
recommandation. Mais moi, c'est toujours dans le temps, là... tu sais, je veux
dire, c'est une recommandation qui va être amenée au ministre, mais ce n'est
pas obligatoire. Ce n'est pas obligatoire. Quand c'est écrit dans un projet de
loi, tu sais, ça a force de loi, là, c'est obligatoire.
Puis là, moi, c'est toujours de laisser cette
manoeuvre-là, parce que moi, je connais M. le ministre puis je sais que c'est
un gars archigénéreux, là. Je le sais, là. Il est prêt à donner 10 milliards
pour un tunnel, je veux dire, il est généreux, le ministre. Mais, dans la prochaine
législature puis dans la suivante, peut-être qu'on n'aura pas
nécessairement un... on va avoir un ministre qui va être un peu plus fermé puis
qui ne sera pas nécessairement ouvert à ça. Je ne veux pas prétendre des
intentions au futur ministre, là, mais, en même temps, moi, je voulais juste
dire clairement que moi, pour moi, là, quand c'est une question de bien-être,
c'est une question qui peut toucher des gens qui sont pauvres. J'aimerais que ça soit une obligation puis que ce
soit écrit noir sur blanc, dans le projet de loi, pour s'assurer qu'il n'y
a personne, mais personne qui va être laissé de côté.
Parce que la personne qui en a besoin, elle en a
besoin maintenant. Parce que la personne qui va demander, qui va être obligée
de mettre la main dans sa poche, elle n'attendra pas la recommandation, aller
voir le ministre, puis là, après ça, toute la structure qui va faire en sorte
qu'on va changer le règlement puis on va changer des mesures dans cet
article-là puis dans le projet de loi. Ça fait que moi, je veux juste... parce
que c'est du quotidien, là. Quand tu n'as pas d'argent, puis que tu es pauvre,
puis que tu as besoin d'aller chercher un 10 $, 12 $, 15 $,
20 $ de plus dans tes poches, bien, ça,
c'est... souvent, on choisit ça au lieu de mettre de la bouffe sur la table.
Puis moi, c'était important pour moi que ça soit bien enregistré, ce que
j'ai dit aujourd'hui. Alors, voilà, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
Grondin) : Merci. Y a-t-il d'autres
interventions sur cet amendement? Donc, nous allons procéder à sa mise aux
voix. Donc, y a-t-il... Est-ce que... Oui, j'oubliais, je suis désolée. Donc, y
a-t-il... Est-ce que l'amendement à l'article 11, proposé par le député de
Marquette, est adopté?
Une voix : Par appel nominal, s'il
vous plaît.
La Présidente (Mme
Grondin) : Parfait. Mme la secrétaire, s'il
vous plaît.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Ciccone (Marquette)?
La Secrétaire : M. Fortin
(Pontiac)?
La Secrétaire : M. Bonnardel
(Granby)?
Bonnardel : Contre.
La Secrétaire : M. Reid
(Beauharnois)?
La Secrétaire : M. Campeau
(Bourget)?
La Secrétaire : Mme Tardif
(Laviolette-Saint-Maurice)?
La Secrétaire : M. Bussière
(Gatineau)?
La Secrétaire : M. Caron
(Portneuf)?
La Secrétaire : Mme Grondin (Argenteuil)?
Présidente (Mme Grondin) : Abstention. Donc,
l'amendement est rejeté. Nous revenons à l'article 11. Y a-t-il
d'autres interventions sur cet article? Donc, est-ce que l'article 11 est
adopté?
Une voix : Par appel nominal, s'il
vous plaît.
La Présidente
(Mme Grondin) : Parfait. Mme la
secrétaire, s'il vous plaît.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention, M. Bonnardel (Granby)?
Secrétaire : M. Reid (Beauharnois)?
Secrétaire : M. Campeau (Bourget)?
La Secrétaire :
Mme Tardif (Laviolette-Saint-Maurice)?
Secrétaire : M. Bussière (Gatineau)?
Secrétaire : M. Caron (Portneuf)?
Secrétaire : M. Fortin (Pontiac)?
Secrétaire : M. Ciccone (Marquette)?
Secrétaire : Mme Grondin (Argenteuil)?
Présidente (Mme Grondin) : Abstention.
Donc, l'article 11 est adopté. Nous poursuivons sur le sujet... avec le
sujet 7 qui porte sur la contre-expertise. Donc, M. le ministre, nous
sommes rendus à la lecture de l'article 14.
M. Bonnardel :
Oui. Mme la Présidente, juste avant, pour la gouverne de tous, j'avais dit
que je vous ferais un tableau un peu plus compréhensible la dernière fois. Il
est fait. Nous avons des copies. Nous vous remettrons cette copie d'ici la fin,
s'il est légal de remettre des copies aux collègues.
Bon, O.K., alors, je
vous lis l'article
Article 14 :
L'article 83.31 de
cette loi est remplacé par le suivant :
«83.31. Une personne
dont la demande de reconsidération, la demande de révision ou le recours formé
devant le Tribunal administratif du Québec est accueilli et qui a soumis, à
l'appui de sa demande, une expertise écrite d'un professionnel de la santé au
sens de l'article 83.8 a droit au remboursement du coût de cette
expertise, jusqu'à concurrence des sommes fixées par règlement.».
Commentaire.
L'article 14 du projet de loi reformule l'article 83.31 de la
Loi sur
l'assurance automobile afin de permettre à la Société d'assurance automobile du
Québec de rembourser à une victime le coût d'une expertise dès qu'elle lui
permet de reconsidérer sa décision initiale. Il est, en outre, prévu de
permettre le remboursement lorsque l'expertise est produite par un
professionnel de la santé.
Vous avez donc, à
votre gauche, là, les applications du
chapitre 6 du
titre II de la
loi et les professionnels qui sont
identifiés. Et voilà, je pense que l'article, les commentaires disent tout.
Puis, si vous voulez déjà aller voir l'article 82, là, qui est de
concordance avec celui-ci, ça va vous indiquer, juste pour votre gouverne...
encore là, ça va vous indiquer les sommes à 82.
Secrétaire : Donc, merci, M. le ministre. Y a-t-il des... M. le député
de Pontiac.
M. Fortin : Oui. Ça, c'est... si je comprends bien, là, le commentaire
du ministre, «permet à la SAAQ, à la Société d'assurance automobile, de
rembourser une victime le coût d'une expertise qui lui permet de reconsidérer
sa décision initiale». Donc, ici, c'est encore la décision de la SAAQ, à savoir
si cette personne-là va être remboursée ou non, ou est-ce que ça va être
remboursé dans tous les cas?
Présidente (Mme Grondin) : M. le
ministre.
M. Bonnardel :
Ça permet de renverser la décision qui est initiale. Ce sera remboursé.
M. Fortin : O.K. Donc, si la décision est renversée et si cette
preuve-là fait
partie des éléments qui font renverser la décision, mais si la
décision n'est pas renversée, il n'y a pas de remboursement.
M. Bonnardel :
C'est ça.
M. Fortin : O.K. Mais c'est remboursé dans tous les cas lorsque la
décision, elle est changée.
M. Fortin : O.K. Je vous entends.
La Présidente
(Mme Grondin) : Ça va, M. le député?
M. le député de Marquette.
M. Ciccone : Oui, juste une petite clarification. Quand vous parlez d'expertise,
c'est quoi, la définition d'expertise? Est-ce qu'une personne peut aller
voir un... aller en médecine privée, par exemple? Il peut aller voir n'importe
qui du...
M. Bonnardel : Bien, c'est des
expertises autres que des... autres que strictement médicales. Exemple, un
neuropsychologue, ça peut être ça.
M. Ciccone : O.K., c'est autres.
M. Bonnardel : Ça pourrait aller...
Bien, à votre gauche, là, vous avez les... je ne sais pas si vous l'avez, là.
Ah oui! O.K.
M. Ciccone : O.K., ça, ça exclut... C'est tout ce qu'ils peuvent aller
voir, là. O.K. Ça fait que la médecine privée, ça ne rentre pas là-dedans, là?
M. Bonnardel : Oui, oui, c'est
des professionnels. Oui, oui. Il faut être membre d'un ordre, là, qui est
listé.
M. Ciccone : Oui, oui, c'est ça. O.K. Mais, je veux dire, moi, un
médecin dans une clinique privée, c'est correct ça, vous allez rembourser?
M. Ciccone : O.K. Parfait, Mme la Présidente.
La Présidente
(Mme Grondin) : Ça va?
M. Ciccone : C'est beau. Merci.
Présidente (Mme Grondin) : Donc, y a-t-il d'autres
interventions sur cet article? Oui, M. le député de Pontiac.
M. Fortin : Oui. Vous n'avez pas suivi, M. le député de Marquette, ils
sont d'accord avec ça la médecine privée depuis la montée des conservateurs à
Québec. Mais je veux... juste une question bien précise. Il n'y a pas de
limite, là, je peux prendre le denturologue le plus cher au Québec, puis vous
allez le rembourser à 100 %.
M. Bonnardel : C'est
l'article 82 qui va...
Fortin : O.K., l'article 82 qui
vient...
M. Bonnardel : Qui vient baliser...
M. Fortin : O.K. Parfait. On le verra tantôt.
Bonnardel : ...le
montant qui est remboursé.
Fortin : O.K. On le verra tantôt. Pas de
problème.
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, ça va? S'il n'y a
pas d'autre intervention, je vais procéder à la mise aux voix de
l'article 14. Est-ce que l'article 14 est adopté?
La Présidente (Mme
Grondin) : Donc, Mme la secrétaire, par appel nominal, s'il
vous plaît.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Bonnardel (Granby)?
Bonnardel : Pour.
La Secrétaire :
M. Reid (Beauharnois)?
17 833 M. Reid :
Pour.
La Secrétaire :
M. Campeau (Bourget)?
17 843 M. Campeau : Pour.
La Secrétaire :
Mme Tardif (Laviolette-Saint-Maurice)?
18 071 Mme Tardif : Pour.
La Secrétaire :
M. Bussière (Gatineau)?
17 921 M. Bussière : Pour.
La Secrétaire :
M. Caron (Portneuf)?
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
15 383 M. Fortin :
Pour.
La Secrétaire :
M. Ciccone (Marquette)?
17 943 M. Ciccone :
Pour.
La Secrétaire :
Mme Grondin (Argenteuil)?
La Présidente
(Mme Grondin) : Abstention.
L'article 14 est donc adopté. Nous poursuivons, toujours sur le sujet de
la contre-expertise, avec l'article 82. M. le ministre.
Bonnardel : Oui. Donc, l'article 82 se lit comme suit :
L'article 57 de
ce règlement est remplacé par le suivant :
«57. Le coût de
l'expertise écrite visée à l'article 83.31 de la Loi soumise par une
personne dont la demande de reconsidération, la demande de révision ou le
recours formé devant le Tribunal administratif du Québec est accueilli est
remboursé jusqu'à concurrence des montants maximaux suivants :
1 600 $ pour une expertise fournie à la suite de
l'examen de la victime par un seul professionnel de la santé;
«2° 1 600 $
par professionnel de la santé jusqu'à concurrence de 4 800 $ pour une expertise
fournie à la suite de l'examen conjoint de la victime par plus d'un
professionnel.»
Commentaire. La
modification proposée est complémentaire à celle apportée à
l'article 83.31 de la
Loi sur l'assurance automobile, modifié par
l'article 14 du projet de loi.
L'article 82 du
projet de loi modifie l'article 57 du Règlement sur le remboursement de
certains frais afin de prévoir la possibilité, pour la Société de l'assurance
automobile du Québec, de rembourser le coût d'une expertise effectuée par un professionnel de la santé et
d'augmenter les montants maximums remboursables pour le coût de celle-ci.
Il est précisé qu'un tel remboursement peut
être fait si l'expertise est soumise dans le cas d'une demande de
reconsidération.
Donc, vous comprenez
que cet
article confirme aujourd'hui, là, que les tarifs n'étaient plus
représentatifs des sommes qui étaient payées pour une expertise médicale. Donc,
on établit maintenant, avec une certaine cohérence, le coût moyen réclamé par
les victimes, là, pour le remboursement d'une contre-expertise.
Fortin : Le coût moyen réclamé, c'est ça
que vous avez dit, M. le ministre?
Bonnardel : C'est ça.
Fortin : Donc, vous allez vous trouver à
payer, pour bien du monde, là, une
partie de la facture, là.
Fortin : O.K. Il y en a-tu, dans cette liste-là, qui sont plus
élevés, là? J'imagine qu'un denturologiste coûte plus cher qu'un acupuncteur,
là. Je m'avance, je ne le sais pas, je présume.
M. Bonnardel : Je vais demander à M.
Simard d'y répondre, s'il vous plaît.
Simard (Martin) : Je n'ai pas le détail par profession, mais c'est
certain qu'il y a certaines spécialités qui pourraient être appelées à faire...
Mais, de façon générale, les expertises sont principalement... sont
circonscrites à quelques catégories d'expertise, là. L'orthopédie et la
majorité des expertises représentent plus de 80 % des expertises. Donc,
après ça, on tombe plus dans le volet psychiatrie, neurologie. Donc, c'est...
Il peut y avoir des expertises très, très pointues pour une blessure très, très
pointue, mais en termes de volume, ce n'est pas...
La Présidente
(Mme Grondin) : Avez-vous d'autres
interventions?
M. Ciccone : Oui, juste une petite intervention.
La Présidente
(Mme Grondin) : M. le député de Marquette.
M. Ciccone : C'est jusqu'à concurrence de 1 600 $. Si on va
voir un expert, puis il nous charge 1 800 $, vous remboursez 1 600 $
seulement. O.K., ça fait qu'il peut aller chercher le montant qu'il veut
exactement, c'est ce que je comprends.
Bonnardel : Ah! vous parlez, donc, du tarif que le spécialiste
pourrait facturer.
M. Ciccone : Oui, c'est ça, parce que
la façon que c'est écrit, vous remboursez jusqu'à concurrence de 1 600 $...
Bonnardel :
C'est ça.
Ciccone : ...mais, si ça coûte 2 000 $, vous lui
donnez seulement 1 600 $ pour une personne.
Bonnardel : C'est pour ça qu'on disait «le coût moyen réclamé».
M. Ciccone : Exactement.
Alors... puis vous, avec le montant, vous considérez que c'est trois experts à
1 600 $, là.
Bonnardel : C'est ça. Il ne faut pas oublier qu'on était à 690 $
avant, là.
M. Ciccone : Oui, oui. Non, non, on
est content avec la bonification, là. C'est juste que... comprendre la
mécanique pour s'assurer que ça fonctionne puis on comprend tous. Merci
beaucoup, Mme la Présidente.
La Présidente
(Mme Grondin) : M. le député de Pontiac.
Fortin : Est-ce que c'est indexé au coût
de la vie, ça?
Bonnardel : Oui, IPC.
Fortin : Oui. Alors, on ne se retrouvera
plus dans la situation, là, où c'était encore 690 $, là. La prochaine
fois, ça va être indexé.
Bonnardel :
Ça va être indexé, oui.
Fortin : ...à partir d'aujourd'hui. Donc, l'année prochaine, ça
va être plus que 1 600 $.
M. Bonnardel :
Juste un petit instant.
M. Bonnardel :
Il n'est pas augmenté à l'IPC, mais, par règlement, si on voyait que les
coûts moyens augmentaient dans le futur, le ministre pourra les augmenter.
M. Fortin : O.K., mais en question à ma... en réponse à ma première
question, là, puis c'est correct, là, vous n'avez pas toute l'information,
c'est correct, mais vous m'avez dit : Oui, c'est indexé au coût de la vie.
Donc, j'en déduis que vous êtes d'accord que ça devrait être indexé au coût de
la vie.
M. Bonnardel :
Bien, on a la possibilité... Comme je le mentionnais, dans tous les autres
articles, par règlement, nous aurons la possibilité d'augmenter ces sommes dans
le futur, s'il y a lieu ou si le coût moyen réclamé qu'on pourrait voir
augmentait de façon plus forte... Donc, on aura les outils... pas
parlementaires, mais les outils ministériels, je vais le dire ainsi, qu'on
pourra avoir, s'il y a lieu, dans le futur.
M. Fortin : O.K., mais là...
M. Bonnardel :
Mais, si vous voulez un raisonnement très, très juridique, là, sur la
non-indexation, là, qui est la bonne réponse, je vais laisser M. Simard
vous répondre, si vous le souhaitez.
M. Fortin : Je vais le prendre, mais on va revenir au raisonnement
politique après.
M. Simard
(Martin) : Au niveau des expertises en tant que telles, il n'est pas
prévu que ça soit indexé parce que, souvent, ces frais-là évoluent plus
rapidement que l'IPC. Donc, ce qu'on a proposé, c'est plutôt de... on va
pouvoir y aller par modification
réglementaire et, à ce moment-là, ajuster en conséquence pour être plus collés
sur la réalité du marché.
M. Fortin : O.K., sauf que, là, l'article 57, il a été adopté en
quelle année? Avez-vous une idée, la dernière fois que... Le montant de
190 $, là, ça a été adopté quand, ça?
M. Simard
(Martin) : Je n'ai pas la réponse. Ça s'en vient.
M. Fortin : Mettons que vous êtes à 10 ans, là, j'invente quelque
chose, là, mais ça fait 10 ans qu'il n'y en a pas eu, de modification
réglementaire, donc qu'est-ce qui me permet de croire que, l'année prochaine,
il va y en avoir une, puis que l'année d'après, il va y en avoir une, puis que
l'année d'après, il va y en avoir une? Tu sais, c'est parce que je vous
entends... Je vous entends, M. Simard puis M. le ministre, mais là vous me
dites que l'IPC ne serait pas assez, donc ça va me prendre une modification
réglementaire. On aurait beau mettre l'IPC dans le projet de loi, ça ne serait
pas assez, mais ça serait au moins quelque chose, là. Tu sais, vous êtes en
train de dire que ça va augmenter plus vite, mais il faut se fier que vous
allez faire une modification réglementaire. Je le sais que vous êtes de bonne
foi, mais on n'en a pas fait depuis... pas combien d'années.
M. Bonnardel :
Pouvez-vous suspendre deux petites secondes, Mme la Présidente?
Présidente (Mme Grondin) : On va
suspendre les travaux.
(Suspension de la séance à
12 h 08)
Présidente (Mme Grondin) : Donc, nous reprenons nos travaux. Je
vous invite, M. le ministre...
Bonnardel : Bien, le point du député de l'opposition officielle est
très bon, et ce que je lui propose, c'est qu'on va... À partir du prochain
point, là, les fixations des montants maximums à l'article 15, ce que je lui
propose, c'est qu'on va suspendre cet
article et qu'on va déposer un amendement
qui va mettre à l'IPC tout ce qui est tarification externe. Donc, on va
répondre...
Bonnardel :
Interne, pardon. J'ai dit «externe»? C'est ça, tarification interne. Alors, on
va réparer cette iniquité pour certaines
tarifications. Alors, je vous propose que l'article 82 soit adopté de cette
manière, et, à l'article 15, on va libeller... on va vous donner un
amendement qui va amener un changement de libellé puis qui va amener une
tarification à l'IPC... une augmentation à l'IPC de ces tarifications.
Fortin : J'apprécie l'ouverture du
ministre et de son équipe. Juste peut-être une précision, puis là je vais
retourner de l'expertise politique à l'expertise juridique, «tarification
interne», là, qu'est-ce que vous... qu'est-ce que ça comprend, là, parce que, je regarde ça, ça, c'est un montant pour une
expertise externe, là, mais je veux juste comprendre ce que vous dites
par tarification interne.
M. Simard
(Martin) : Dans certains cas, je vais vous donner un exemple, les
frais de déplacement, à ce moment-là, on fait référence à une directive d'un
autre organisme, et cette façon de faire là, elle est partagée par plusieurs
ministères et organismes. Donc, à ce moment-là, ce n'est pas une tarification
interne, ce n'est pas nous qui décidons. Donc, à ce moment-là, nous, on réfère
à celle-là. Ça fait que, là, bien, on y va avec les façons de faire du
ministère ou de l'organisme qui indexe.
Fortin : Parfait. Donc, à chaque fois que
c'est votre décision à vous, là, votre montant établi par...
M. Simard
(Martin) : Ça va être les...
Fortin : Puis ça nous empêche de faire...
de demander... d'avoir la même discussion à chaque fois puis de demander
l'amendement à chaque fois si on procède par l'article 15.
M. Simard (Martin) : Exact.
M. Fortin : O.K., ça
va. Alors, moi, je n'ai pas de problème, à moins que mon collègue ait quelque
chose de plus à ajouter. Merci.
Présidente (Mme Grondin) : M. le député de
Marquette.
M. Ciccone : Merci. Bien, moi, je propose, M. le ministre, qu'on
suspende le 82 parce qu'on va vous donner le temps de... On pourrait passer à
l'article 10, par la suite, aller amender l'article 15, parce qu'il faut
s'assurer que, si jamais il y a quelques mots à changer dans le 82...
Bonnardel : Non, mais on ne change rien dans le 82.
M. Ciccone : Absolument rien?
Bonnardel : Les juristes me confirment qu'il n'y a rien à changer dans
le 82. C'est dans l'article 15 qu'on va combiner toute cette tarification.
M. Ciccone : Ça fait qu'on peut vous faire confiance?
Bonnardel : Vous êtes sûr que je vais réouvrir l'article si ce n'est
pas le cas. Ça, vous avez ma parole.
M. Ciccone : Formidable, on va lui faire confiance, Mme la Présidente.
Présidente (Mme Grondin) : Donc, si j'ai
bien compris, la proposition est d'adopter, à moins qu'il y ait d'autres
commentaires, l'article 82 et de répondre finalement à votre préoccupation en
suspendant l'article 15?
Bonnardel : Bien là, quand on va être rendus à l'article 15, on le
suspendra, oui.
Présidente (Mme Grondin) : O.K. Donc, on
verra rendus là. Donc, y a-t-il d'autres interventions sur l'article 82? Est-ce
que l'article 82 est adopté?
Présidente (Mme Grondin) : Mme la
secrétaire, s'il vous plaît.
Secrétaire : Pour, contre, abstention. M. Bonnardel (Granby)?
Bonnardel :
Pour.
La Secrétaire :
M. Reid (Beauharnois)?
La Secrétaire :
M. Campeau (Bourget)?
La Secrétaire :
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice)?
La Secrétaire :
M. Bussière (Gatineau)?
La Secrétaire :
M. Caron (Portneuf)?
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
M. Ciccone (Marquette)?
La Secrétaire :
Mme Grondin (Argenteuil)?
Présidente (Mme Grondin) :
Abstention. Donc, l'article 82
est adopté. Nous poursuivons avec l'article 10, M. le ministre, s'il
vous plaît.
M. Bonnardel : Oui. Donc, on va
faire l'article 10 puis suspendre l'article 15. Bien, en tout cas, peut-être
que l'amendement va être prêt, là, mais on va vous le dire.
La Présidente (Mme
Grondin) : Effectivement, on me rappelle,
là... Merci. Cet
article était suspendu. Donc, j'aurais besoin d'un
consentement pour qu'on puisse l'étudier. Donc, y a-t-il consentement pour
qu'on puisse étudier... Donc, allez-y, M. le ministre.
M. Bonnardel : Donc, l'article 10,
on est donc à assouplir la fixation des montants maximums, les frais, qui se
lit comme suit :
L'article 80 de cette loi est modifié par le
remplacement du deuxième alinéa par le suivant :
«Cette indemnité est hebdomadaire et elle est
déterminée par règlement en fonction du nombre de personnes visées au premier
alinéa. Le montant de l'indemnité ne peut cependant être inférieur à :
«1° 474 $ lorsque la victime prend
soin d'une personne;
«2° 532 $ lorsque la victime prend
soin de deux personnes;
«3° 587 $ lorsque la victime prend
soin de trois personnes; et
«4° 647 $ lorsque la victime prend
soin de quatre personnes et plus.»
L'article 10 modifie l'article 80 de la
Loi sur
l'assurance automobile afin que soit aussi déterminé par règlement le montant
de l'indemnité pour frais de garde versés à une victime, lequel varie selon que
la victime prend soin d'une ou de plusieurs
personnes. Ces montants ne pourront être inférieurs à ceux prévus par la loi,
lesquels correspondent aux montants actuels indexés.
Donc, ces montants indexés, vous les avez à la
page de gauche, là, qui démarrait à 250 $, exemple, pour un enfant... une
personne, je vais le dire ainsi, qui monte maintenant à 474 $. Vous allez
sûrement me poser la question : Pourquoi, là, vous avez une quatrième... à
quatre personnes et plus? Bien là, il n'y a pas d'effet de concordance avec la
CNESST sur ce point. Alors, c'est pour ça que je savais que vous me poseriez...
vous me regarderiez, M. le député, avec un air abasourdi, mais c'est ça. La réponse,
je vous la donne déjà là. Je sais que vous allez me la poser. Alors...
La Présidente (Mme
Grondin) : Donc, avez-vous terminé, M. le
ministre?
La Présidente (Mme
Grondin) : Oui. Donc, y a-t-il des interventions?
M. le député de Marquette.
M. Ciccone : Je pense que oui, Mme la Présidente. Je comprends qu'il n'y
a pas de concordance, là, puis je ne referai pas tout l'argumentaire, là, de
tantôt, mais pourquoi il y a de la concordance une fois de temps en temps, puis
là il n'y en a pas? Puis pourquoi qu'on n'utilise pas le même principe, tu
sais, on rajoute une ligne de plus, là? C'est quoi, la différence entre
l'article 11 puis l'article 10, là?
M. Bonnardel : Le spécialiste
juriste va vous expliquer ça.
M. Ciccone : Pas de consentement.
Des voix : Ha, ha, ha!
M. Ciccone :
Bien sûr, consentement.
M. Simard (Martin) : Donc, l'article
qu'on a vu auparavant, c'est un remboursement de frais de garde. Donc, on
rembourse des frais. Donc, c'est une situation qui est souvent temporaire, va
durer quelques semaines dans la vie de la personne, O.K.? Une indemnité de
frais de garde, ça, c'est une indemnité. C'est subtil comme différence, mais la
différence, c'est que cet article-là, il vise les mères ou les pères au foyer.
Donc, on voulait que... parce que, s'il n'y
avait pas cet article-là, la loi, actuellement, lorsqu'on est sans emploi, on
n'a pas le droit à une indemnité de remplacement de revenu pendant les
180 premiers jours. Avec cet article-là, ça vient reconnaître l'apport de
la mère ou du père au foyer pour les 180 premiers jours. Et, quand il
arrive... Si l'invalidité dure plus longtemps, bien, à ce moment-là, la
personne, elle a le choix de continuer avec l'indemnité de frais de garde ou de
continuer... ou d'aller avec une indemnité de remplacement de revenu basée sur
son expérience passée.
M. Bonnardel : Parce que ces gens ne
travaillent pas.
M. Ciccone : Oui, mais est-ce que c'est toujours... ça, c'est toujours
si la personne a besoin de s'absenter pour aller... Non, ça, c'est
vraiment, là, une personne qui est...
M. Simard
(Martin) : Ça, c'est que la personne, c'était ça, son occupation
principale et elle n'est pas capable de prendre soin de ses enfants à cause de
ses blessures.
M. Ciccone : O.K. Alors, elle est...
M. Simard (Martin) : Donc là, elle
doit embaucher quelqu'un qui va venir prendre soin de ses enfants sur une base
plus permanente.
M. Ciccone : C'est ça, O.K. Alors, elle, dans le fond, ce que je
comprends, là, pour récapituler, c'est une personne
qui devient invalide, qui est blessée, mais elle a trois enfants ou quatre
enfants à la maison, on fait venir quelqu'un pour s'en occuper... pour
s'occuper de ses enfants à temps plein ou un temps précis.
M. Simard (Martin) : Exact. Bien,
durant la période d'invalidité.
M. Ciccone : D'invalidité.
M. Simard
(Martin) : Dans les cas les plus extrêmes, la personne
devient tétraplégique, par exemple, elle va être quelques années à avoir
à se concentrer pour récupérer, puis là ça va prendre quelqu'un à la maison
pour la soutenir.
M. Ciccone :
Et si ça dure le restant de ses jours, par exemple?
M. Simard (Martin) : Bien là, nous,
au 181e jour, on va parler à la madame. On va lui offrir le choix entre
poursuivre sur l'indemnité de frais de garde ou aller vers l'indemnité de
remplacement de revenu, et là elle aura le choix, puis là, bien, on va lui
montrer les avantages et inconvénients de sa situation. Le projet de loi actuel
a fait en sorte que c'est sûr que l'indemnité de remplacement de revenu devient
plus avantageuse à long terme parce qu'il y a une
indemnité de remplacement de revenu après 68 ans maintenant. Et, dans les cas
les plus extrêmes, une tétraplégique, par exemple, bien, elle aura le
droit aussi d'être indemnisée selon le revenu moyen du travailleur, ce qui est
meilleur que l'indemnité de frais de garde en tant que telle.
M. Ciccone : Pourquoi on a par principe de considérer que ça
coûte plus cher, une quatrième personne ici, puis on ne considère pas
ça, dans l'article 11, que ça coûte plus cher d'avoir une quatrième personne
durant un frais de garde?
M. Bonnardel : Ils l'ont considéré,
les actuaires. Eux, ils définissent, comme je vous le mentionnais, avec les
chiffres qu'on a, que la SAAQ a, qu'à 410 $ c'est le maximum qu'on aurait
pensé que certaines familles ou clients auraient pu aller chercher. Ils n'ont
pas été le chercher. Alors, la différence, par règlement, on pourra, si c'est
le cas, si c'est le cas un jour, l'augmenter, mais, dans ce cas-ci, c'est autre
chose, puis il faut bien... Comme on le mentionnait, c'est une indemnité, là.
Donc, ce n'est pas une présentation de facture, là. Il y a indemnité, là.
M. Ciccone : O.K., ça me va.
La Présidente (Mme
Grondin) : M. le député de Pontiac.
La Présidente (Mme
Grondin) : Non, ça va. Donc, s'il n'y a pas de...
Présidente (Mme Grondin) :
Non, pas du tout, je n'ai pas à juger de ça. Donc, s'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'article 10 est adopté?
M. Fortin : Par
appel nominal, s'il vous plaît.
La Présidente (Mme Grondin) :
Mme la secrétaire, s'il vous plaît.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention, M. Bonnardel (Granby)?
Bonnardel : Pour.
La Secrétaire : M. Reid
(Beauharnois)?
La Secrétaire : M. Campeau
(Bourget)?
La Secrétaire : Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice)?
La Secrétaire : M. Bussière
(Gatineau)?
La Secrétaire : M. Caron
(Portneuf)?
La Secrétaire : M. Fortin
(Pontiac)?
La Secrétaire : M. Ciccone
(Marquette)?
La Secrétaire : Mme Grondin
(Argenteuil)?
La Présidente (Mme
Grondin) : Abstention. Donc, l'article 10 est adopté. Nous
poursuivons, M. le ministre, avec l'article 15.
M. Bonnardel : On va suspendre, si
vous le permettez. On va être...
La Présidente (Mme
Grondin) : Y a-t-il consentement pour suspendre l'article 15?
Donc, il y a...
M. Bonnardel : Oui, on va juste
suspendre, mais on va revenir dès que l'amendement est préparé.
La Présidente (Mme
Grondin) : Ah! nous suspendons nos travaux.
Bonnardel : Juste
suspendre, c'est ça, c'est ça, nos travaux.
La Présidente (Mme
Grondin) : Donc, je vais suspendre les travaux.
(Suspension de la séance à 12 h 22)
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, nous allons
reprendre nos travaux. M. le ministre, vous proposez un amendement à
l'article 15. Donc, je vous invite à en faire la lecture, s'il vous plaît.
M. Bonnardel : Oui. Donc,
remplacer l'article 15 du projet de loi par le suivant :
L'article 83.34 de cette loi est
modifié par le remplacement du deuxième alinéa par le suivant :
«Sont également revalorisés le 1er janvier
de chaque année, les montants d'indemnités fixés dans un règlement pris pour
l'application du présent titre, sauf si un mécanisme d'actualisation des
montants y est déjà prévu ou qu'ils sont fixés en application d'une
tarification externe à la société.»
Commentaire. Cet amendement vise à prévoir que
toutes les indemnités et les frais remboursables en vertu du
titre II de la loi concernant l'indemnisation
du préjudice corporel découlant d'un accident d'automobile fixés par
règlement sont revalorisés le 1er janvier de chaque année, à moins que ces
montants soient déjà autrement actualisés ou tarifés.
Donc, pour votre gouverne, le terme, là,
«indemnité» inclut les frais. Quand on dit «sauf si un mécanisme d'actualisation des montants y est déjà prévu — tantôt,
M. Simard, vous l'a répondu, dans la tarification interne, là, qui
est la portion des frais remboursés, exemple, pour le kilométrage — ou
qu'ils sont fixés en application d'une tarification externe à la société»,
bien, exemple, on parle d'un dentiste de ce côté-ci.
Présidente (Mme Grondin) : Peut-être juste avant...
J'ai oublié, M. le ministre, de vous faire lire l'article 15. La procédure normale, c'est qu'on lise l'article 15 et, par la suite,
l'amendement. Donc, ça vous va, si on...
M. Bonnardel : Je vais le
relire. Ah! bien, à moins que... Bien, je vais le relire... Bien là, j'ai lu
l'amendement.
Présidente (Mme Grondin) : C'est ça.
M. Bonnardel : Je vais vous
relire l'article 15. O.K. Alors, l'article 15 :
L'article 83.34 de cette loi est modifié,
dans le deuxième alinéa :
1° par la suppression de «en outre du montant
prévu à l'article 73,»;
2° par le remplacement de «de cet article» par
«des articles 70, 73, 79, 80 et 83».
Commentaire. Les montants d'indemnités pour
frais funéraires et pour frais de garde et les montants maximaux remboursables
de frais de garde et d'aide personnelle qui sont actuellement fixés dans la loi
sont revalorisés le 1er janvier de chaque année en application du premier
alinéa de l'article 83.34 de la
Loi sur l'assurance automobile. Puisque
ces montants seront dorénavant indéterminés dans le règlement,
l'article 15 du projet de loi propose un ajustement de manière que la
règle de revalorisation s'applique non seulement aux montants indiqués dans les
articles de la
Loi sur l'assurance automobile, mais également aux montants
déterminés dans le règlement en application des articles de la loi.
Présidente (Mme Grondin) : Merci, M. le ministre.
Donc, nous allons revenir à l'amendement et commencer les échanges.
Donc, M. le député de Pontiac.
M. Fortin : C'est un excellent amendement. Je vous félicite, M. le
ministre. C'est tout.
La Présidente (Mme Grondin) : Y a-t-il d'autres interventions sur cet... M. le député de
Marquette.
M. Ciccone : Oui, juste pour ma gouverne, là, dans le commentaire, ce qui est
remboursable en vertu du
titre II... le
titre II, ça inclut...
Je sais que c'est global, là, mais ça inclut quoi, ça, le
titre II?
M. Bonnardel : ...qui revoit
l'ensemble des indemnités puis des frais payables.
M. Ciccone : O.K., parfait. Merci.
La Présidente
(Mme Grondin) : Ça va?
M. Ciccone : Oui, merci beaucoup.
Présidente (Mme Grondin) : Donc, est-ce que
l'amendement... S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'amendement à l'article 15 est adopté?
La Présidente
(Mme Grondin) : Mme la secrétaire,
s'il vous plaît.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Bonnardel (Granby)?
M. Bonnardel :
Pour.
La Secrétaire : M. Reid
(Beauharnois)?
La Secrétaire :
M. Campeau (Bourget)?
La Secrétaire : Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice)?
La Secrétaire :
M. Bussières (Gatineau)?
La Secrétaire : M. Caron
(Portneuf)?
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
M. Ciccone (Marquette)?
La Secrétaire :
Mme Grondin (Argenteuil)?
Présidente (Mme Grondin) : Abstention. Donc, l'amendement à
l'article 15 est adopté.
Nous revenons à
l'article 15 tel qu'amendé. Y a-t-il des interventions?
Fortin : Je veux juste comprendre, là,
la...
L'article lui-même, là, M. le ministre, on dit... les montants
d'indemnité pour les frais funéraires et les frais de garde, et tout le reste,
là, sont revalorisés. Alors, je veux juste comprendre la différence entre ça
puis l'amendement que vous nous avez proposé avant.
Bonnardel : C'était circonscrit, là, seulement à des articles qu'on
avait identifiés.
Fortin : O.K. C'était ça. O.K. Parfait.
Bonnardel :
Ça fait que, là, vous nous avez fait modifier pour répondre à l'ensemble de vos
inquiétudes.
Présidente (Mme Grondin) : Donc, y a-t-il
d'autres interventions sur l'article 15 tel qu'amendé? Est-ce que l'article,
tel qu'amendé, est adopté?
Présidente (Mme Grondin) : Parfait. Mme la secrétaire, s'il
vous plaît.
Secrétaire : Pour, contre, abstention. M. Bonnardel (Granby)?
Bonnardel : Pour. Excusez.
Secrétaire : M. Reid (Beauharnois)?
La Secrétaire :
M. Campeau (Bourget)?
La Secrétaire :
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice)?
La Secrétaire :
M. Bussière (Gatineau)?
La Secrétaire :
M. Caron (Portneuf)?
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
M. Ciccone (Marquette)?
La Secrétaire : Mme Grondin
(Argenteuil)?
Présidente (Mme Grondin) : Abstention.
Donc, l'article 15, tel qu'amendé, est adopté. Nous poursuivons, M. le
ministre, avec l'article 16.
M. Bonnardel : Oui. Donc, 16 est un
des premiers articles que nous allons amender tantôt. Donc, je vais vous amener
la liste, il n'y en a pas beaucoup, là... mais la liste des amendements des
futurs articles que nous allons voir. Donc, je vous demande juste de suspendre
l'article 16 jusqu'à 15 heures puis je vais vous donner la petite
liste de ces modifications qu'on va adopter. Je vous l'avais déjà dit, de toute
façon.
M. Bonnardel : Oui, oui,
15 heures, tantôt.
La Secrétaire : Donc, y a-t-il
consentement pour suspendre l'article 16? Donc, il y a consentement. Nous
poursuivons avec l'article 18. M. le ministre.
M. Bonnardel : Oui. Donc,
l'article 18 se lit comme suit :
L'article 195 de cette loi est
modifié :
1° par l'insertion, après le paragraphe 9°,
des suivants :
«9.1° déterminer les blessures ou les séquelles
qui sont de nature catastrophique et prescrire les règles relatives à leur
évaluation;
«9.2° prévoir la méthode de calcul de
l'indemnité de remplacement du revenu versée en application des deuxième et
troisième alinéas de l'article 40 ainsi que les règles et les modalités qui s'y
rattachent;»;
2° par l'insertion, après le paragraphe 11°,
du suivant :
«11.1° déterminer le montant de l'indemnité
forfaitaire pour les frais funéraires visée à l'article 70;»;
3° par le remplacement du paragraphe 17°
par le suivant :
«17° fixer les sommes payées en remboursement du
coût de l'expertise d'un professionnel de la santé à une personne dont la
demande de reconsidération, la demande de révision ou le recours formé devant
le Tribunal administratif du Québec est accueilli;»;
4° par l'insertion, après le paragraphe 18°,
du suivant :
«18.1° déterminer les montants maximaux de
remboursement des frais engagés par une victime pour une aide personnelle visée
à l'article 79;»;
5° par le remplacement du paragraphe 27°
par les suivants :
«27° déterminer l'indemnité prévue à l'article
80, laquelle peut varier selon le nombre de personnes visées au premier alinéa
de cet article, et prescrire dans quels cas et à quelles conditions cette
indemnité est réajustée en fonction de la variation de ce nombre de personnes;
«27.1° déterminer les montants maximaux jusqu'à
concurrence desquels les frais visés à l'article 83 peuvent être remboursés,
lesquels peuvent varier selon le nombre de personnes visées au premier alinéa
de cet article, et prescrire dans quels cas et à quelles conditions ce
remboursement est réajusté en fonction de la variation de ce nombre de
personnes;».
Commentaires.
L'article 18 du projet de loi
modifie l'article 195 de la
Loi sur l'assurance automobile afin de
permettre à la Société de l'assurance automobile du Québec de prendre des
règlements concernant diverses mesures prévues au projet de loi. De façon plus
particulière, elle pourra prendre un règlement pour : déterminer les
blessures ou les séquelles qui sont de nature catastrophique et établir la
manière de les évaluer; prévoir la méthode de calcul de l'indemnité de
remplacement du revenu versée en application du nouvel
article 40, ainsi
que les règles et modalités qui s'y rattachent; fixer, par règlement, le
montant de l'indemnité forfaitaire pour frais funéraires, celui de l'indemnité
pour frais de garde ainsi que les montants maximums remboursables pour l'aide
personnelle et pour les frais de garde, lesquels ne pourront être inférieurs au
montant prévu par la loi; et fixer les sommes payées en remboursement du coût
de l'expertise effectuée par un professionnel de la santé à une personne dont
la demande de reconsidération, la demande de révision ou le recours formé devant
le Tribunal administratif du Québec est accueilli.
Alors, vous avez à votre page gauche, là,
l'article modifié, là, l'article 195 comme tel, et c'est déjà, donc, des
choses qu'on a discuté.
La Secrétaire : Merci, M. le
ministre. M. le député de Pontiac.
M. Fortin : Oui, merci. Alors là, je prends l'exemple, le troisième
exemple que vous avez donné, là. Donc, vous
pourrez prendre un règlement pour fixer le montant de l'indemnité forfaitaire
pour les frais funéraires. Donc, il y en a déjà un, montant. Si vous dites... c'est l'exemple que vous aviez
tantôt, là, ça monte plus vite que l'IPC, les frais funéraires, on peut
l'augmenter. Mais là vous n'avez pas besoin de passer un règlement, vous allez
vous fier à ce qui est dans la loi. Mais le jour où vous voyez qu'il se passe
quelque chose, vous pouvez aller plus loin. C'est ça?
M. Bonnardel : C'est exact.
M. Fortin : O.K. «Déterminer les blessures et les séquelles qui sont de
nature catastrophique», ça, vous en avez déjà une liste. Ça vous permet de la
modifier, d'ajouter quelque chose, si je comprends bien?
M. Bonnardel :
C'est un peu plus loin aussi, je pense, cette liste, là. On l'a déjà vue,
oui.
Bonnardel : C'est
ça, oui.
M. Fortin : O.K. Mais ça, ça vous permet... encore là, ça vous permet
de rajouter ou d'enlever une blessure.
M. Fortin : O.K. Vous n'allez pas en enlever?
M. Bonnardel : Bien, ça me...
Bonnardel : Oui,
c'est ça, si la médecine évolue, mais, comme on le disait, là, d'entrée de jeu,
là, voilà quelques jours déjà, là, on... encore de la concordance avec
différentes provinces aussi pour établir la notion de «blessure
catastrophique», qui est...
Bonnardel : Oui,
c'est ça. C'est très peu probable que ce soit modifié, vous comprendrez.
M. Fortin : La seule chose... puis ça, je comprends ça, là, ces dispositions-là,
mais prévoir la méthode de calcul de l'indemnité, là... ça, ça dit que
vous pouvez la changer, cette méthode de calcul là, n'importe quand. La méthode
de calcul de l'indemnité qu'on a discutée plus tôt, là, vous pouvez la changer,
si vous ne l'aimez pas, par règlement.
M. Bonnardel : Si l'âge de la
retraite était changé au fédéral, peu probable, mais, si c'était changé, ça
nous permettrait de nous réajuster pour l'IRR.
M. Fortin : O.K. Puis ça, ça n'a jamais été changé par règlement, ça,
la formule?
Une voix : Bien, elle n'existait
pas...
M. Fortin : Non, c'était... O.K. Je comprends.
M. Bonnardel : C'est ça, ça
n'existait pas, cette formule, avant, donc...
La Présidente
(Mme Grondin) : Ça va, M. le député?
La Présidente (Mme Grondin) : Donc, M. le député de Marquette, avez-vous...
M. Ciccone : Non, non. C'est bon, c'est bon.
La Présidente
(Mme Grondin) : Ça va?
M. Ciccone : Oui, ça va.
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, s'il n'y a pas
d'autre intervention, est-ce que l'article 18 est adopté?
Une voix : Par appel nominal.
La Présidente
(Mme Grondin) : Mme la secrétaire,
s'il vous plaît.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Bonnardel (Granby)?
M. Bonnardel :
Pour.
La Secrétaire : M. Reid
(Beauharnois)?
La Secrétaire :
M. Campeau (Bourget)?
La Secrétaire : Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice)?
La Secrétaire :
M. Bussière (Gatineau)?
La Secrétaire : M. Caron
(Portneuf)?
La Secrétaire : M. Fortin
(Pontiac)?
La Secrétaire : M. Ciccone
(Marquette)?
La Secrétaire : Mme Grondin
(Argenteuil)?
La Présidente
(Mme Grondin) : Abstention. Donc,
l'article 18 est adopté.
M. le ministre, nous poursuivons, mesures de
concordance pour la version anglaise, donc, l'article 13.
M. Bonnardel : Oui.
L'article 13 se lit comme suit :
L'article 83.24 de cette loi
est modifié par le remplacement, dans le texte anglais du premier
alinéa, de «medical» par «expert».
Commentaires.
L'article 13 du projet de loi
ajuste la version anglaise de l'article 83.24 de la
Loi sur l'assurance
automobile afin de tenir compte des modifications apportées à
l'article 83.31 de cette loi par l'article 14, dont la portée est
plus large, puisqu'il réfère à la notion «d'expertise d'un professionnel de la
santé», ce qui nécessite de remplacer le terme «medical report» par «expert
report» en concordance avec le texte français. Vous l'avez à votre gauche, là,
sur votre document.
La Présidente
(Mme Grondin) : Merci, M. le
ministre. M. le député de Pontiac?
La Présidente
(Mme Grondin) : Ça va? M. le député
de Marquette, ça va?
M. Ciccone : Bien, je veux juste comprendre pourquoi qu'on a senti le
besoin de changer. C'est quoi, vous voyez, la différence entre «medical report»
puis «expert report»? Parce que...
M. Bonnardel : On élargit aux
professionnels de la santé, au lieu que ça soit seulement à la médecine.
M. Ciccone : Bien, c'est parce que quand vous le... «expert», vous le
mettez seulement aux experts, là. Ça fait que vous ne l'élargissez pas, là.
M. Bonnardel : Bien,
ça englobe, j'imagine que... Juridiquement, j'imagine que... Bien, je vais...
J'imagine que, juridiquement, ça l'implique.
M. Ciccone : Parce que «medical», c'est plus large que «expert». «Expert»,
on resserre, «expert», non?
M. Simard (Martin) : Bien,
dans... C'est que «medical», ça focussait juste sur les médecins, tandis que,
là, «expert», bien, ça pourrait être un neuropsychologue, par exemple.
M. Ciccone : O.K., vous sortez du cadre des médecins.
M. Simard (Martin) : On élargit le
cadre.
M. Ciccone :
O.K. Vu de cette façon-là, c'est beau. Merci beaucoup.
La Présidente (Mme Grondin) : Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 13 est adopté?
Présidente (Mme Grondin) : Mme la
secrétaire, s'il vous plaît.
La Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Bonnardel (Granby)?
M. Bonnardel :
Pour.
La Secrétaire :
M. Reid (Beauharnois)?
La Secrétaire :
M. Campeau (Bourget)?
La Secrétaire :
M. Bussière (Gatineau)?
La Secrétaire :
M. Caron (Portneuf)?
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
M. Ciccone (Marquette)?
La Secrétaire :
Mme Grondin (Argenteuil)?
Présidente (Mme Grondin) : Abstention.
Donc, l'article 13 est adopté.
Nous amorçons, M. le
ministre, la dimension du Code de la sécurité routière. Donc, nous sommes
rendus à l'article 34.
M. Bonnardel :
Oui. Mme la Présidente, 34 sera suspendu aussi. On va y revenir après...
tantôt, vers 15 heures. Donc là, je vous propose d'aller à l'article...
bien, remplacer la formule d'indexation des frais de remorquage des véhicules
saisis, donc 33 et 83. Est-ce que vous avez ça?
Présidente (Mme Grondin) : Donc, y
a-t-il consentement pour qu'on suspende l'article 34? Donc, il y a
consentement.
Nous sommes rendus à
l'article 33, M. le ministre.
Bonnardel : Donc, l'article 33 :
L'article 209.9 de ce
code est modifié par la suppression des troisième, quatrième et cinquième
alinéas.
L'article 33 de
ce projet de loi modifie l'article 209 du Code de la sécurité routière
afin de retirer la formule d'indexation des frais de remorquage des véhicules
saisis en vertu du code qui y est prévue. Cette formule sera plutôt prévue au
Règlement sur les frais de remorquage et de garde des véhicules routiers
saisis, modifié par l'article 83 de ce projet de loi.
Donc, l'objectif, là,
c'est la formule d'indexation actuelle qui est basée sur le taux de variation
du prix du... prix moyen, pardon, du carburant diesel ne tient pas compte de
l'ensemble des coûts, là, qui sont assumés par l'industrie. Donc, le fait de
prévoir par règlement la future règle d'indexation va nous permettre de mieux
suivre l'évolution des coûts de l'industrie, là, qui ne sera plus juste basée
sur le prix moyen du carburant — je ne sais pas si vous me suivez, là — mais
sur l'ensemble. Là, ce qu'on fait, en réalité, c'est que, par règlement, on va être
capables de tenir compte de l'ensemble des coûts, l'ensemble des coûts qui est
prévu... qui est assumé par l'industrie, donc une meilleure marge de manoeuvre
pour être capable de répondre à l'inflation, à l'indexation, et autres.
Fortin : C'est une demande de l'industrie,
Bonnardel : Bien, dans une certaine mesure, oui, oui, oui.
Beaucoup plus simple de cette façon puis plus réaliste.
Fortin : Bien, plus simple, je ne sais
pas.
M. Bonnardel : Bien, plus simple...
bien, réaliste, là.
M. Fortin : Il faut que vous modifiiez un règlement à chaque fois. Ce
n'est pas nécessairement plus simple, tandis que, là, la formule d'indexation,
ça se fait tout seul, mais c'est juste lié à un facteur. C'est ça?
M. Bonnardel : C'est ça.
M. Fortin : C'est quoi, les autres éléments qui vont être considérés? À
part le gaz, c'est quoi?
M. Bonnardel : Je vais demander à
notre spécialiste de la SAAQ de vous énumérer...
La Présidente (Mme
Grondin) : Donc, y a-t-il consentement?
La Présidente (Mme
Grondin) : Parfait. Donc, je vous invite à vous présenter, s'il
vous plaît.
Mme Vézina
(Lyne) : Oui. Bonjour. Lyne Vézina. Je suis directrice générale
de la recherche et du développement en sécurité routière à la Société de
l'assurance auto.
La Présidente (Mme
Grondin) : Allez-y, Mme Vézina.
Mme Vézina (Lyne) : Oui, pardon.
Donc, il y aura différents autres frais qui seront ajoutés dans le règlement, dans la modification du règlement sur les frais de
remorquage, comme, par exemple, des frais de retrait du véhicule, de
récupération du véhicule. Donc, il pourrait y avoir éventuellement d'autres
modalités ou des... l'épandage de certains... de sel ou de certaines
composantes, là, qui vont venir se greffer au futur règlement sur le
remorquage.
M. Fortin : O.K. Puis là ce... Là, je comprends, là, parce que c'est
lié à l'IPC, ça augmente à chaque année, essentiellement. C'est l'inflation.
Tant qu'il n'y a pas de déflation, ça augmente à chaque année. Mais là, ici,
dans le règlement, ça augmente quand vous changez le règlement. Il n'y a pas un
mécanisme déjà prévu à l'intérieur du règlement ou... il y en a un?
Mme Vézina (Lyne) : Tout à fait. Mme
la Présidente, on va le voir dans une phase subséquente, dans la modification à
l'article 83, où on vient préciser, d'une part, l'indice sur lequel
l'indexation va se baser, la fréquence, les modalités. Alors, vous allez voir
qu'il y a essentiellement d'autres dispositions aussi qui viennent contrer le
fait qu'actuellement... comme c'était basé essentiellement uniquement sur le
diesel et, d'une part, ça s'appliquait seulement à 20 % du montant, bien,
on se retrouvait dans certaines situations où le montant pour le remorquage
baissait. Alors, vous allez voir, le mécanisme qui est prévu à 83 vient pallier
à ça et vient... et il est davantage représentatif de l'augmentation des coûts,
de l'entièreté des coûts qui sont assumés, là, par les dépanneurs.
La Présidente (Mme
Grondin) : Ça va? M. le député de
Marquette.
M. Ciccone : Oui, une petite précision. Je me projette dans le temps,
là. L'objet, vraiment, de cet article-là, c'est parce qu'on prend en
considération les prix du carburant. Tout augmente. On s'en va vers une
électrification. Il arrive quoi dans ce temps-là? Tu sais, on voit qu'il
commence à y avoir des véhicules lourds, que ce soient des autobus... qu'il
commence à y avoir plus de véhicules électriques.
Est-ce que le prix va être fixé à l'acte ou...
parce qu'à un moment donné il risque peut-être... parce que je parle toujours
que ça doit vivre dans le temps, un projet de loi, là. Advenant le cas que les
prix... ça coûte moins cher, là, parce que c'est ce qu'on veut, là, dans le
fond, là. Le prix de l'électricité, ce n'est pas le même que...
M. Bonnardel : Bien, la proportion
du prix du carburant, c'est un pourcentage x. Un jour, s'il y a des camions,
des gros camions qui sont électriques, il y aura quand même un coût pour
brancher ces futurs véhicules électriques. Et le règlement, bien, vient
compenser l'autre proportion de frais qui n'était pas indexable là-dedans, qui
ne tenait pas compte, on va le dire ainsi, là, de l'indexation quand même
majeure de certains autres frais, comme madame vous l'a...
M. Ciccone : Est-ce que l'entretien est pris en considération, tout ça,
là, l'entretien, le millage, les... dans le coût? Parce qu'on évalue. Parce que
moi, la seule chose que j'ai entendue de la bouche du ministre, c'est le prix
du carburant, le diesel. Ça fait que... mais ce n'est pas juste pour ça que ça
a été augmenté, là.
M. Bonnardel : Non. C'est pour ça
qu'on parle de l'ensemble des coûts que doit assumer l'industrie.
M. Ciccone : L'ensemble des coûts est...
M. Bonnardel : Ce qu'elle a
mentionné tantôt, là.
M. Ciccone : O.K. Ça fait que c'est vraiment...
M. Bonnardel : Bien, c'est une...
M. Ciccone : ...la dépréciation, l'usure, tout ça, là, pour l'entretien
du véhicule.
Bonnardel :
Allez-y.
Mme Vézina (Lyne) : Si je peux me
permettre, l'indice qui va être utilisé... l'indice qui émane de Statistique
Canada est un indice mensuel des prix des services de camionnage pour compte
d'autrui pour la catégorie transport par camion. Donc, c'est par la base... sur
la base d'un échantillonnage d'un certain nombre de compagnies. Donc, c'est un
sondage qui est mené par Statistique Canada et qui va monitorer, dans le fond,
l'évolution des coûts d'opération dans ce domaine-là bien précis, donc dans le
transport pour compte d'autrui.
Alors, forcément, il y aura d'autres éléments
qui seront pris en considération dans le calcul de cet indice-là, puisque ça va venir... on va venir tenir compte de
l'entièreté, là, de l'évolution des coûts d'opération. Donc, ça peut
être le coût de la main-d'oeuvre aussi qui
est plus élevé pour effectuer ce type de transport là. Ça peut être les coûts
d'acquisition, les coûts d'opération dans leur sens large, de réparation des
véhicules. Donc, c'est vraiment dans l'entièreté. Ce qu'on prétend ici, avec ce
nouvel indice là, c'est que ça sera davantage représentatif de l'évolution de
tout ça.
M. Ciccone : O.K. Parce que souvent, ce qu'on fait, c'est qu'on va
avoir... Par règlement, on peut augmenter le
prix pour... justement, on l'a vu un peu plus tard, là, on peut augmenter le
prix si on voit le besoin de l'augmenter. Mais moi, je regardais juste
avec la nouvelle technologie, si jamais les prix descendent, est-ce qu'on va
être capables d'aller en dessous et de réajuster à la baisse? Vous n'avez pas
considéré que ça pourrait peut-être éventuellement arriver, ça?
Mme Vézina (Lyne) : Je vous dirais,
jusqu'à présent, c'est plutôt le contraire qui est le phénomène auquel on
assiste, donc une montée de l'ensemble des coûts. Et, dans le passé, on a vu de
façon rétrospective qu'en 2010, en 2016, 2017, on s'est retrouvé avec une
baisse du coût du remorquage alors que tous les autres coûts augmentaient. Mais
c'était simplement par le fait que c'était basé... qu'il y avait une
partie qui
était basée sur le diesel qui, lui, avait subi une baisse importante.
M. Ciccone : Une baisse. O.K.
Mme Vézina (Lyne) : Donc, ça va
venir aplanir aussi ces modifications-là, là, dans le temps.
M. Ciccone : Parfait. Merci beaucoup, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
Grondin) : Ça va? Allez-y, M. le député de
Pontiac.
M. Fortin : Je trouve ça important, ce que le député de Marquette amène
comme préoccupation. Donc, vous n'avez pas de liste précise, là, de... C'est un
indice qui est fait par Statistique Canada, si j'ai bien compris?
M. Bonnardel : On va le voir à
l'article 83, tout de suite après.
M. Fortin : O.K. Bien, oui. Bien, je comprends qu'on va le voir, mais,
tu sais, on enlève un mécanisme pour mettre l'autre, là. Donc, c'est pas mal la
même conversation, là, si vous le permettez. Mais essentiellement, c'est ça, il
n'y a pas de liste de ce qui est inclus dans
l'indice. Ça peut changer, ça peut évoluer avec le temps, cet indice-là, selon
les besoins de l'industrie, là. Par exemple, on utilisait l'exemple de... si
l'industrie migre du diesel vers d'hydroélectricité, bien là, l'indice va
changer avec le temps. C'est ça?
M. Fortin : O.K. Non, mais c'est important, surtout à la rapidité avec
laquelle les coûts d'Hydro augmentent depuis le projet de loi n° 34
du ministre des Ressources naturelles, là. Je pense que c'est important de
faire ça.
Présidente (Mme Grondin) :
Donc, y a-t-il d'autres
interventions sur l'article 33? Donc, est-ce que l'article 33 est
adopté?
M. Fortin : Par appel nominal, s'il vous plaît.
La Présidente (Mme
Grondin) : Mme la secrétaire, s'il vous
plaît.
Secrétaire : Pour, contre, abstention. M. Bonnardel (Granby)?
Bonnardel :
Pour.
La Secrétaire :
M. Reid (Beauharnois)?
La Secrétaire :
M. Campeau (Bourget)?
La Secrétaire :
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice)?
La Secrétaire :
M. Bussière (Gatineau)?
La Secrétaire :
M. Caron (Portneuf)?
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
M. Ciccone (Marquette)?
La Secrétaire :
Mme Grondin (Argenteuil)?
Présidente (Mme Grondin) : Abstention.
Donc, l'article 33 est adopté. Nous poursuivons, M. le ministre, avec l'article
Bonnardel : Oui. Donc, l'article 83 se lit comme suit :
Le Règlement sur les
frais de remorquage et de garde des véhicules routiers saisis (chapitre C-24.2,
r. 26) est modifié par l'insertion, après l'article 5, du suivant :
«5.1. Les frais de
remorquage fixés par le présent règlement sont indexés au 1er juin de chaque
année. L'indexation est obtenue en multipliant les frais par le rapport entre
la moyenne des indices mensuels des prix des services de camionnage pour compte
d'autrui pour la catégorie transport par camion [484] établis par Statistique
Canada pour la période de 12 mois se terminant le 31 décembre de l'année
précédente et la moyenne de ces indices établis pour la période de 12 mois se
terminant le 31 décembre de l'année antérieure à l'année suivante.
«Si une moyenne
annuelle ou le rapport entre les moyennes calculé en vertu du premier alinéa ou
si le montant des frais indexés comporte plus de deux décimales, seules les
deux premières sont retenues et la deuxième est augmentée d'une unité si la
troisième est égale ou supérieure au chiffre 5.
«Toutefois,
l'indexation est sans effet lorsque les frais résultant du calcul prévu au premier
alinéa sont inférieurs aux frais de l'année précédente.
«Si, en application
du troisième alinéa, l'indexation de l'année précédente n'a pas eu d'effet, le
calcul d'indexation prévu au premier alinéa est réalisé à partir des frais de
l'année précédente, tels qu'ils auraient été indexés n'eût été l'application du
troisième alinéa.
«Le ministre des
Transports publie chaque année le résultat de l'indexation à la Gazette
officielle du Québec .»
Cette modification
est en concordance avec celle proposée à l'article 209 du Code de la
sécurité routière qui supprime la règle d'indexation pour les frais de
remorquage prévus.
Il est ainsi proposé
de modifier le Règlement sur les frais de remorquage et de garde des véhicules
routiers saisis afin de prévoir une formule... une nouvelle formule
d'indexation applicable au 1er juin de chaque année pour l'ensemble des
frais de remorquage fixés par ce règlement.
Aux fins de cette
indexation, il est proposé d'utiliser l'indice mensuel des prix des services de
camionnage pour compte d'autrui pour la catégorie Transport par
camion [484] établis par Statistique Canada. Un mécanisme est en outre
prévu afin que l'indexation ne puisse mener à une baisse des frais. Il est
proposé de reprendre la règle actuelle d'arrondi lorsque le résultat du calcul
comporte plusieurs décimales.
Enfin, il est proposé que le résultat
d'indexation soit publié à la Gazette officielle du Québec par le ministre
des Transports.
Donc, comme je vous l'ai
mentionné tantôt, là, ça vient tenir compte de la réalité des coûts, qui a pour
avantage, là, de... des coûts assumés par l'industrie et non pas uniquement,
là, de la fluctuation du prix moyen du carburant.
La Présidente (Mme Grondin) : Merci, M. le ministre. Donc, M. le député de Pontiac?
M. Fortin : Non. Le ministre a répondu à mes préoccupations à l'article
précédent.
La Présidente
(Mme Grondin) : Ça va? M. le député
de Marquette?
M. Ciccone : C'est beau. Merci beaucoup.
Présidente (Mme Grondin) : Tout est beau. Donc, s'il
n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 83 est adopté?
La Présidente
(Mme Grondin) : Mme la secrétaire,
s'il vous plaît.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Bonnardel (Granby)?
M. Bonnardel :
Pour.
La Secrétaire : M. Reid
(Beauharnois)?
La Secrétaire : M. Campeau
(Bourget)?
La Secrétaire : Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice)?
La Secrétaire : M. Bussière
(Gatineau)?
La Secrétaire : M. Caron
(Portneuf)?
La Secrétaire : M. Fortin
(Pontiac)?
La Secrétaire : M. Ciccone
(Marquette)?
La Secrétaire : Mme Grondin
(Argenteuil)?
La Présidente
(Mme Grondin) : Abstention. Donc,
l'article 83 est adopté.
Puisque nous amorçons un nouveau sujet, donc je
vous propose de poursuivre cette lecture et ces échanges cet après-midi.
Donc, compte tenu de l'heure, la commission
suspend ses travaux jusqu'à 15 heures.
(Suspension de la séance à 12 h 58)
Présidente (Mme Grondin) :
Donc, à l'ordre, s'il vous plaît! La Commission des transports et de
l'environnement reprend ses travaux.
Nous
poursuivons l'étude détaillée du projet de loi n° 22, Loi modifiant la Loi
sur l'assurance automobile, le Code de la sécurité routière et d'autres
dispositions.
Nous en étions à...
En fait, on a une proposition ici, de M. le ministre, de revenir sur les
articles qui avaient été suspendus, donc
l'article 16 et l'article 34. J'aurais besoin d'un consentement pour
revenir à l'article 16. Y a-t-il consentement? Ça va. Donc, M. le
ministre, l'article 16, est-ce... Nous l'avions lu, je pense, déjà.
M. Bonnardel : Non. Je vais vous lire l'article 16 et je vais vous lire
l'amendement par la suite. L'amendement, je pense, mes collègues peuvent
déjà avoir accès à cet amendement sur le site du Greffier.
Alors, l'article se
lit comme suit :
Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 83.52, du suivant :
«83.52.1. La personne
qui a obtenu par suite d'une fraude une indemnité à laquelle elle n'avait pas
droit ou dont le montant excède celui auquel elle avait droit est tenue au
paiement d'intérêts au taux déterminé suivant le premier alinéa de
l'article 28 de la
Loi sur l'administration fiscale (chapitre A-6.002).
«Ces intérêts sont
calculés sur les sommes ainsi obtenues à compter de la date où la société met
en demeure la personne en vertu de l'article 83.54 jusqu'à la date de leur
remboursement.»
RL'article 16 du
projet de loi introduit l'article 83.52.1 afin qu'une personne qui a
obtenu, par suite d'une fraude, une indemnité à laquelle elle n'avait pas droit
ou dont le montant excède celui auquel elle avait droit soit tenue au paiement
d'intérêts.
Il prévoit que les
intérêts sont calculés à compter de la date de la décision de la Société de
l'assurance automobile du Québec mettant en demeure la personne de rembourser
une indemnité reçue à la suite d'une fraude.
L'amendement se lit
comme suit :
Retirer
l'article 16 du projet de loi.
Commentaire. Cet
amendement propose la suppression de l'article 16 du projet de loi qui
visait à prévoir le paiement d'intérêts dans les cas de fraude.
Présidente (Mme Grondin) : Donc, il y a-t-il des commentaires?
M. Ciccone : Un amendement, oui.
M. Ciccone : Complètement. Bien là, quand vous parlez de la fraude... Oui, Mme la
Présidente, finalement, j'ai...
Présidente (Mme Grondin) : Allez-y, M. le député de Marquette.
M. Ciccone : Juste m'assurer que, quand on parle de fraude, ici, là,
c'est quelqu'un qui le fait sciemment, commet une fraude.
M. Bonnardel :
Oui, mais comme vous... je viens juste de le mentionner, on retire
l'article au complet, là.
M. Ciccone : O.K. Ça veut dire que quelqu'un qui commet une fraude
sciemment, lui, ne paie pas d'intérêts.
M. Bonnardel : Bien, sciemment, écoutez,
on enlève... on enlève les intérêts qui seraient calculés, donc c'est
M. Ciccone : Mais quelqu'un qui comme une fraude sciemment, là, pas il
fait... il commet une fraude, il sait qu'il commet une fraude, puis là, après
ça, vous l'attrapez, vous lui demandez de rembourser, mais pas d'intérêts. Je
pense que, quand on avait parlé de cet élément-là, c'était pour les personnes
qui faisaient une erreur, mais là, quelqu'un qui commet une fraude, c'est de
façon volontaire.
M. Bonnardel :
Oui. C'est difficilement prouvable, c'est certain, sauf qu'on a entendu les
commentaires, vous et moi, de la part de certains, donc on a décidé de le
retirer.
M. Ciccone : Pas de problème. Merci, Mme la Présidente.
Présidente (Mme Grondin) : Merci. M. le député de Pontiac.
M. Fortin : Donc, ce que vous nous dites, c'est quelqu'un qui...
Quelqu'un qui commet une fraude, là, et qui est prouvé pour avoir vraiment
commis une fraude sciemment, là, comme pour utiliser le mot de mon collègue, il
y a d'autres recours pour une personne dans cette situation-là. Ça n'a pas
besoin d'être...
M. Bonnardel :
Bien, sciemment, la SAAQ... s'il y avait sciemment une fraude, elle sera...
la personne coupable, en bonne et due forme, de payer... de payer les sommes
qui lui sont dues sans intérêt, si c'était le cas.
M. Fortin : Mais c'est vrai qu'on avait entendu beaucoup, en commission
parlementaire, sur les gens qui, de bonne foi, là, commettent des erreurs...
ils ne savent pas trop quel formulaire remplir, comment les remplir. Ça arrive souvent. Alors, je pense
que, pour ces personnes-là, c'est important de le faire puis c'est important de
s'assurer qu'il y a quand même un recours autre pour les personnes qui
commettent des fraudes par exprès, là, disons.
M. Bonnardel :
Bien, ça, les sommes vont être nécessairement récupérées. Si, sciemment, il
y a preuve que la personne a posé cette fraude, bien, elle aura à payer.
Présidente (Mme Grondin) : M. le député de Marquette.
M. Ciccone : Oui, merci. Juste pour terminer, là, c'est parce que ça me
brûle à l'intérieur... On parle de fraude ici, là. C'est parce que la pénalité
d'un fraudeur, c'est de rembourser l'argent. C'est ce que j'entends, mais ce
n'est pas une pénalité, ça, rembourser l'argent, là. Ça ne lui appartient pas.
Elle est où, la pénalité? Est-ce qu'il peut être poursuivi en justice? Est-ce
qu'il peut être poursuivi en justice, hein, monsieur?
M. Bonnardel :
Poursuivi au civil, oui.
M. Ciccone : Au civil, est-ce que la SAAQ va les poursuivre?
M. Bonnardel :
Bien, chaque cas est différent. Ce sera à la SASQ de définir si, oui ou
non, il y a matière à poursuite au civil. Vous l'avez dit, si, sciemment, on a
la preuve, et que cette personne décidait de ne pas payer pour des raisons x,
y, bien, la SAAQ aura toujours la légitimité d'aller pousser plus loin sa
réclamation, là.
M. Ciccone : Parce que vous comprenez que quelqu'un qui a des
difficultés à payer ses impôts, qui paie trois ou quatre jours en retard, puis
qui ne commet pas une fraude, là, va payer des intérêts, là.
M. Bonnardel :
Oui, mais ça, là...
M. Ciccone : Vous comprenez la... non, mais vous comprenez la... parce
que ce n'est pas tous des fraudeurs qui ne paient pas leurs comptes d'impôt.
M. Bonnardel :
Oui, mais ça, les cas...
M. Ciccone : Dans votre comté, il y a du monde en difficulté, j'en ai
aussi, puis il y a des arrangements de paiement. Mais il y a quand même des
retards, il va y avoir des intérêts à payer. Là, ici, c'est parce que c'est
quelqu'un qui commet une fraude, en le sachant, puis il va essayer de s'en
sortir, puis, à un moment donné, il se fait prendre, puis là on lui dit :
Bien, ta pénalité, c'est rembourse l'argent.
M. Bonnardel :
C'est ça.
M. Ciccone : Sans d'autre pénalité.
M. Bonnardel :
C'est le choix qu'on a fait.
M. Ciccone : O.K. J'accepte votre choix, M. le ministre, mais moi, je
trouve ça... je trouve que ce n'est pas juste. Ce n'est pas juste que quelqu'un
qui commet une fraude va s'en sortir. Mais avez-vous fait ça, justement,
retirer le projet de loi, parce que vous n'étiez pas... vous n'aviez pas un
mécanisme? C'était difficile de trouver la différence entre les deux, entre
celui qui l'a fait volontairement puis celui qui a fait une erreur?
Bonnardel : Il est certain que ça peut être compliqué de s'assurer
sciemment, là... Est-ce que quelqu'un va dire : Sciemment, j'ai fait ça
parce que je savais? Je pense que vous répondez vous-même. On peut répondre à
la question, vous et moi.
Alors,
là-dessus, on s'entend que la SAAQ... il n'y a pas personne, je pense, qui va dire :
Moi, j'ai fait exprès, là.
M. Ciccone : Alors, pour protéger celui qui a fait une erreur...
Bonnardel : Bien, on peut s'attendre que, plus que majoritairement,
les gens vont faire de bonne foi... erreur-ci, erreur-ça, on n'a pas été mis au
fait ça. Tout le monde va connaître la loi, mais...
M. Ciccone : Effectivement. O.K. Merci, M. le ministre. Merci, Mme la
Présidente.
Présidente (Mme Grondin) : M. le député de
Pontiac.
M. Fortin : Merci.
Je profite de l'article 16, là, sur la fraude pour amener une situation
qui est un peu différente, qui n'est
pas celle de la fraude. Je voulais l'amener. Je ne sais pas exactement où
l'amener dans le projet de loi. Je vais l'amener tout de suite, puis
vous me direz, M. le ministre, si ça fait du sens ici ou si je m'organise pour
trouver une autre place pour en parler, là.
Mais
les gens qui commettent une infraction au Code de la route ou encore des gens
dont le permis de conduire est suspendu, l'assureur n'est pas nécessairement
informé de ça. Donc, c'est une déclaration, disons, là, qu'on ne fait pas à
notre assureur. Ça vient, si je comprends bien, au bout d'une certaine période.
Donc, si, par exemple, moi, mon permis est
suspendu pour, je ne sais pas, moi, alcool au volant, n'importe quoi, là, et
que je n'ai pas cette obligation-là d'en
informer mon... ou je ne le fais pas, informer mon assureur, il n'y a rien qui
m'oblige à le faire, si je comprends bien.
Est-ce que c'est
quelque chose que vous avez considéré mettre dans votre projet de loi à ce
moment-ci, là? C'est une demande que certaines personnes ont faite, qui ont
envoyé des mémoires à la commission.
Bonnardel : Mais si je vous suis, ça, c'est une fausse déclaration,
là. S'il y avait accident... vous n'avez pas déclaré que vous aviez perdu votre
permis.
Fortin : Mais est-ce que j'ai une
obligation de le déclarer à mon assureur?
Bonnardel : Bien, l'assureur... Je ne connais pas le monde de
l'assurance, mais je crois que oui.
Bonnardel : Je crois que oui. Oui.
Fortin : Vous pensez que oui?
Bonnardel : Bien, à moins que madame... parce que c'est un contrat qui
est présumé de bonne foi.
Fortin : O.K. Est-ce que ça ne sera pas
faisable, pour la Société de l'assurance automobile du Québec, de directement
informer l'assureur de ça? Au moment où la SAAQ sait que ce soit, je ne sais
pas, moi, j'ai perdu trois points parce que j'ai fait une infraction quelconque
au Code de la route ou encore que mon permis suspendu, est-ce que la SAAQ ne
peut pas partager ça avec l'assureur?
Bonnardel : Mais ça, quand vous prenez une assurance, on vous demande
de fournir un rapport, un antécédent, on va le dire ainsi, sur votre état...
Fortin : Oui, un antécédent.
Bonnardel : ...vos PDI, là. On vous demande : Bien, vous avez
combien de points? Et vous signez en bas. Vous autorisez la société d'assurance
à faire des vérifications sur le dossier.
Fortin : Oui. Puis mettons que mon
assurance est bonne pour cinq ans, l'assureur n'aura pas accès à mon dossier de conduite avant cinq ans, donc
l'assureur, il ne le sait pas, là. Je peux avoir... il m'est resté un point de
démérite, puis l'assureur ne le sait pas, lui, donc...
M. Bonnardel :
Oui, mais il est très rare que
des contrats sont signés pour cinq ans, là. Les contrats d'assurance, vous vous assurez, la plupart du temps, pour un
an, là, puis des fois, c'est... J'ai rarement vu des contrats d'assurance
signés sur un quinquennat, là. Il y a aussi cette obligation de déclarer s'il y
a changement sur vos points d'inaptitude, ou votre condition de conduite, ou
autres, maladie ou autres. Vous êtes obligé de le déclarer s'il y a une condition
qui change.
Fortin : O.K. Alors, vous, vous considérez
que la SAAQ n'a pas à fournir cette information-là parce qu'il y a déjà
l'obligation, pour l'assuré, d'informer l'assureur.
Bonnardel : Oui, parce que c'est aussi le contexte de protection des
renseignements qui est assujetti à ça. Mais il reste que majoritairement, là,
je dirais, peut-être, aujourd'hui, 100 % du temps, quand vous vous assurez
pour l'automobile, on vous demande une autorisation de vérification de vos
antécédents.
Bonnardel :
C'est ça. Donc, il est... Bien, cela aussi amène une certaine variation du coût
de votre assurance. Si vous avez six points... Bien, de toute façon, il y en a
déjà un avec la SAAQ quand vous n'avez plus de points d'inaptitude et cela suit
aussi quand vous êtes assujetti à un contrat d'assurance avec qui de droit.
Fortin : Bien, c'est pour ça, j'essaie de
trouver une façon pour s'assurer que l'assureur ne sache pas que, justement, il
me reste un point d'inaptitude. Mais ce que vous me dites...
Bonnardel :
Mais présentement...
M. Fortin :
...c'est que c'est à vous à le faire, vous êtes obligé de le faire, puis, dans
votre contrat d'assurance, c'est comme ça.
M. Bonnardel : ...oui,
vous êtes obligé de le faire.
M. Fortin : O.K. La SAAQ partage cette vision-là par rapport à cette
question. O.K. Ça va, et je vous entends.
La Présidente (Mme
Grondin) : Donc, s'il n'y a pas d'autre
intervention, je vais procéder à la mise aux voix de l'amendement à
l'article 16. Est-ce que l'amendement est...
M. Fortin :
...par appel nominal, s'il vous plaît.
La Présidente (Mme
Grondin) : Parfait. Merci, M. le député.
Donc, Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Bonnardel (Granby)?
Bonnardel : Pour.
La Secrétaire : M. Reid
(Beauharnois)?
La Secrétaire : M. Campeau
(Bourget)?
La Secrétaire : Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice)?
La Secrétaire : M. Caron
(Portneuf)?
La Secrétaire : M. Jacques
(Mégantic)?
La Secrétaire : M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire : M. Ciccone
(Marquette)?
La Secrétaire : Mme Grondin
(Argenteuil)?
La Présidente (Mme
Grondin) : Abstention. Donc, l'amendement
à l'article 16 est adopté, donc ce qui veut dire qu'on retire
l'article 16 du projet de loi. Nous poursuivons. J'aurais besoin d'un
consentement pour également revenir à l'article suspendu, l'article 34.
Donc, y a-t-il consentement pour revenir à l'article suspendu, à
l'article 34? Donc, il y a consentement. Donc, est-ce que nous avions lu
l'article 34? Donc, M. le ministre, est-ce que vous souhaitez que je
suspende les travaux?
M. Bonnardel : Non, non. Je vais
lire 34, Mme la Présidente.
Alors, l'article 34 se lit comme
suit :
Les articles 209.18 et 209.19 de ce code
sont modifiés par le remplacement, dans le premier alinéa, de «à
3 000 $» par «au seuil fixé par règlement, lequel ne peut être
inférieur à 4 000 $».
Commentaire. Les modifications proposées aux
articles 209.18 et 209.19 du Code de la sécurité routière par
l'article 34 du projet de loi visent à fixer par règlement le seuil
relatif à la valeur des véhicules saisis non réclamés dont la Société de
l'assurance automobile du Québec peut disposer en application de ces articles,
lequel ne peut être inférieur à celui prévu par la loi. Il est également
proposé d'augmenter ce seuil minimal à 4 000 $.
Donc, l'amendement se lit comme suit :
Article 34, articles 209.18 et 209.19 du
Code de la sécurité routière. Remplacer, dans l'article 34 du projet de
loi, «4 000 $» par «5 000 $».
Cet amendement augmente à 5 000 $ le
seuil relatif à la valeur des véhicules saisis non réclamés dont la Société de
l'assurance automobile du Québec peut disposer en application des articles
209.18 et 209.19 du code.
Donc, on se donne un peu
plus de souplesse nécessaire pour suivre l'évolution des coûts afin que les
seuils pour disposer d'un véhicule routier non réclamé soient déterminés par
règlement et on répond aussi à certaines demandes, je vais le dire ainsi, là, de
l'association qui est venue nous voir.
La Présidente (Mme
Grondin) : Donc, merci, M. le ministre.
M. Bonnardel : En réalité, on...
excusez, là, mais on s'ajuste au coût de revient, là, si je peux le dire ainsi,
ou en limitant les pertes financières le plus possible, reliées à l'industrie,
La Présidente (Mme
Grondin) : Donc, merci, M. le ministre. Y
a-t-il des commentaires ou des interventions concernant l'amendement à
l'article 34? M. le député de Pontiac?
La Présidente (Mme
Grondin) : Non. M. le député de Marquette.
M. Ciccone : Qui détermine le prix, la valeur? C'est...
M. Bonnardel :
C'est le «Black Book» .
M. Ciccone :
C'est le «Black Book» .
M. Bonnardel : Bien, le livre noir.
M. Ciccone : Le «Blue Book», comment est-ce qu'on l'appelle ici?
M. Bonnardel : Le livre noir, là.
M. Ciccone : Le livre noir. Parfait. Merci. Merci beaucoup.
La Présidente (Mme
Grondin) : Ça va? Il n'y a pas d'autre
commentaire? Je vais donc procéder à la mise aux voix de l'amendement à
l'article 34. Est-ce que...
M. Fortin : Par appel nominal.
La Présidente (Mme
Grondin) : Oui. L'amendement est adopté?
Par appel nominal, effectivement.
La Secrétaire : Pour,
contre, abstention. M. Bonnardel (Granby)?
Bonnardel : Pour.
La Secrétaire : M. Reid
(Beauharnois)?
La Secrétaire : M. Campeau
(Bourget)?
La Secrétaire : Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice)?
Mme Tardif : Pardon, pardon. On est
pour.
La Secrétaire : M. Caron
(Portneuf)?
La Secrétaire : M. Jacques
(Mégantic)?
La Secrétaire : M. Fortin
(Pontiac)?
La Secrétaire : M. Ciccone
(Marquette)?
La Secrétaire : Mme Grondin
(Argenteuil)?
La Présidente (Mme Grondin) : Abstention. Donc, l'amendement à l'article 34... de
l'article 34 est adopté. Nous revenons à l'article 34 tel qu'amendé.
Y a-t-il des interventions? Donc, s'il n'y a pas d'intervention, je vais
procéder à sa mise aux voix par appel nominal.
M. Fortin : Vous avez lu dans mes pensées.
La Présidente (Mme
Grondin) : Donc, Mme la secrétaire, s'il
vous plaît.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Bonnardel (Granby)?
Bonnardel : Pour.
La Secrétaire : M. Reid
(Beauharnois)?
La Secrétaire : M. Campeau
(Bourget)?
La Secrétaire : Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice)?
La Secrétaire : M. Caron
(Portneuf)?
La Secrétaire : M. Jacques
(Mégantic)?
La Secrétaire : M. Fortin
(Pontiac)?
La Secrétaire : M. Ciccone
(Marquette)?
La Secrétaire : Mme Grondin
(Argenteuil)?
La Présidente (Mme
Grondin) : Abstention. Donc,
l'article 34, tel qu'amendé, est adopté. Nous amorçons un nouveau sujet,
M. le ministre, qui porte sur le feu vert aux dépanneuses, donc l'utilisation
du feu vert. Donc, nous allons commencer avec l'article 40, s'il vous
plaît.
M. Bonnardel : Oui, ne bougez
pas, Mme la Présidente, là, je vais juste revenir remettre mon... et là on s'en
va à 40. O.K.
Donc, 40, alors l'article se lit comme
suit :
L'article 226.2 de ce code est remplacé par
le suivant :
«226.2. Seules les personnes suivantes peuvent
utiliser un feu vert clignotant sur un véhicule routier autre qu'un véhicule
d'urgence :
«1° le pompier autorisé par l'autorité
municipale qui a établi le service de sécurité incendie duquel il est membre,
lorsqu'il répond à un appel d'urgence provenant d'un service de sécurité
incendie;
«2° le conducteur d'une dépanneuse munie de feux
jaunes clignotants ou pivotants conformément à l'article 227, lorsque
celle-ci est requise par un service d'urgence.
«Lorsque
les circonstances l'exigent et que le feu vert clignotant est actionné, le
pompier ou le conducteur d'une dépanneuse visé au premier alinéa est autorisé à
circuler sur l'accotement et à immobiliser le véhicule à tout endroit. Il doit
agir de manière à ne pas mettre en péril la vie ou la sécurité des personnes.
«Le feu [vert] peut
demeurer installé sur un véhicule qui circule pour un autre motif que ceux
prévus au présent article, mais il ne peut être actionné.
«Le gouvernement fixe
par règlement les conditions pour obtenir l'autorisation prévue au
paragraphe 1° du premier alinéa, la forme et le contenu du certificat
d'autorisation, les normes techniques auxquelles le feu doit satisfaire ainsi
que les modalités de son installation.
«Aux fins de
l'application du présent article, l'autorité municipale s'entend de l'autorité
locale, de l'autorité régionale ou de la Régie intermunicipale qui a établi un
service de sécurité incendie au sens de la
Loi sur la sécurité incendie
(chapitre S-3.4).»
Commentaire.
L'article 40 du projet de loi reformule l'article 226 du Code de la
sécurité routière afin de préciser qu'il appartient désormais uniquement à
l'autorité municipale qui a établi le service de sécurité d'incendie duquel le
pompier est membre à l'autoriser d'utiliser le feu vert, et ce, en lieu et
place de la SAAQ; de prévoir que les conducteurs d'une dépanneuse munie de feux
jaunes clignotants ou pivotants puissent aussi utiliser le feu vert lorsque la
dépanneuse est requise par un service d'urgence.
Subsidiairement, il
est précisé que le véhicule peut être muni du feu, même si celui-ci est mis en
circulation pour une autre raison que celle prévue à l'article et dans la
mesure où le feu n'est pas actionné.
Enfin, les règles
actuelles relatives à l'usage du feu vert sont reprises et les modalités en
lien avec l'autorisation et l'installation du feu sont, comme actuellement,
prévues par règlement.
L'amendement se lit
comme suit...
Présidente (Mme Grondin) : Donc, vous
proposez un amendement à l'article 40, M. le ministre?
Présidente (Mme Grondin) : Donc,
est-ce que cet amendement est disponible sur le Greffier? Oui. Donc, ça va,
tout le monde... Donc, je vous invite à en faire la lecture, M. le ministre,
s'il vous plaît.
M. Bonnardel :
O.K. Donc, l'amendement se lit comme suit :
À l'article 40,
article de 226.2 du Code de la sécurité routière :
L'article 226.2 du Code de la sécurité routière proposé par
l'article 40 du projet de loi :
1° remplacer, dans ce
qui précède le paragraphe 1° du premier alinéa, «un feu vert clignotant»
par «un ou plusieurs feux verts clignotants»;
2° remplacer,
dans le paragraphe 2° du premier alinéa, «celle-ci» par «ces feux sont
actionnés et que la dépanneuse»;
3° remplacer le
quatrième alinéa par le suivant :
«Le gouvernement fixe
par règlement les conditions pour obtenir l'autorisation prévue au paragraphe 1°
du premier alinéa, la forme et le contenu du certificat d'autorisation. Il
détermine dans quels cas et à quelles conditions plusieurs feux verts clignotants peuvent être utilisés et fixe les
normes techniques auxquelles le feu doit satisfaire, lesquelles peuvent
varier selon le véhicule sur lequel il est installé, ainsi que ses modalités
d'installation.».
Donc,
commentaire : Cet amendement propose d'apporter des modifications à
l'article 226.2 du Code de la sécurité routière pour prévoir la possibilité
de faire usage de plus d'un feu vert clignotant et pour ajouter une autre
condition relativement à son usage par le conducteur d'une dépanneuse munie de
feux jaunes clignotants ou pivotants, soit que ces feux doivent être actionnés.
Cet amendement vise
aussi à permettre au gouvernement, d'une part, de déterminer dans quels cas et
à quelles conditions plusieurs feux verts clignotants peuvent être utilisés et,
d'autre part, de fixer des normes techniques distinctes selon le type de
véhicule sur lequel est installé le feu vert clignotant. Alors, voilà.
Présidente (Mme Grondin) : Donc, M.
le député de Pontiac.
Fortin : Je vais essayer de résumer le tout, là, le plus
succinctement possible, puis vous me direz si j'ai raison ou si j'ai tort, là.
Vous allez émettre les normes pour savoir c'est quoi les spécifications du feu
vert...
Bonnardel : Sur le véhicule.
Fortin : Oui. Dans quel contexte il peut y
en avoir plus qu'un sur un véhicule? Vous n'émettez pas de limite maximale, par
exemple?
Bonnardel :
Pardon? Il va y en avoir.
M. Fortin : Il va y en avoir une par
règlement? O.K. Et les gens n'ont pas à demander à la Société d'assurance
automobile du Québec pour avoir la permission d'en avoir un, c'est la
municipalité...
Bonnardel : ...et la régie intermunicipale, la municipalité.
Fortin : Puis dans le cas des dépanneuses?
Ça, ça marche pour des pompiers. Dans le cas des dépanneuses...
Bonnardel : Les pompiers ont déjà le feu jaune clignotant. Donc, dès
qu'ils ont le feu jaune, ils pourront utiliser le feu vert.
Fortin : Eux, ils ont une autorisation de
la SAAQ pour avoir un feu jaune.
Bonnardel :
C'est ça.
M. Fortin : Donc, pour eux, s'ils veulent un feu vert... puis, disons, une nouvelle
dépanneuse, là, devrait demander à la SAAQ pour l'autorisation.
Bonnardel : Non, c'est automatique, ça. C'est lié directement au
permis que la société ou l'entreprise a.
Fortin : O.K. Je comprends. Le plus qu'un
feu vert clignotant, là, ça vient d'où cette nouvelle-là, disons?
Bonnardel : Je vais vous donner un exemple qui devrait être assez
simple. Sur un véhicule, ou un SUV, ou la dépanneuse comme telle, vous avez
plus souvent qu'autrement, des fois, le feu vert-jaune clignotant au centre.
Fortin : Dans le «dash», là. C'est le
pompier qui se rend à...
Bonnardel : Oui, ou en arrière sur la plateforme, là, à l'arrière,
quand on le voit. Là, vous pourrez mettre deux feux verts ou clignotants aux
extrémités. Même chose pour le petit VUS ou le véhicule du particulier qui est
pompier volontaire puis qui voudrait avoir plus qu'un feu vert dans le
véhicule. Donc, il pourrait en mettre en arrière, sur la lunette arrière, là,
il pourrait en mettre deux au lieu d'en avoir juste un en avant. Donc, en
réalité, il pourrait en avoir trois dans le véhicule. Corrigez-moi, là, mais...
M. Fortin : C'est
ça? O.K. Puis ça, c'est pour le particulier. Pour la dépanneuse, là, je
comprends qu'il n'y aurait plus de feux jaunes sur la dépanneuse ou
c'est juste la possibilité d'ajouter un feu vert?
Bonnardel : Oui, il garde ses feux jaunes.
Fortin : Il garde ses feux jaunes?
Bonnardel : Le feu vert va lui permettre de circuler, ce qui n'était
pas permis présentement, même si, malheureusement, on avait eu l'explication,
là, de l'association, là. Là, officiellement, on va légaliser le fait que ces
dépanneuses peuvent circuler dans l'accotement sans... Oui, les feux doivent
être actionnés nécessairement, oui, pour... les feux jaunes et les feux verts,
les deux en même temps, là, c'est ça, en simultané.
Fortin : O.K. Quand vous dites : Ils
doivent être actionnés, là, dans... pour qu'ils puissent circuler sur
l'accotement, les deux feux doivent être actionnés.
Bonnardel : C'est ça.
Fortin : O.K. Ça me va pour l'amendement.
Je vais revenir sur l'article principal, madame.
Présidente (Mme Grondin) : Parfait. S'il
n'y a pas d'autre intervention concernant l'amendement, je vais procéder à sa
mise aux voix par appel nominal. Mme la secrétaire, s'il vous plaît.
Secrétaire : Pour, contre abstention. M. Bonnardel (Granby)?
Bonnardel :
Pour.
La Secrétaire :
M. Reid (Beauharnois)?
La Secrétaire :
M. Campeau (Bourget)?
La Secrétaire :
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice)?
La Secrétaire : M. Caron
(Portneuf)?
La Secrétaire : M. Jacques
(Mégantic)?
La Secrétaire : M. Fortin
(Pontiac)?
La Secrétaire : M. Ciccone
(Marquette)? Mme Grondin (Argenteuil)?
La Présidente (Mme Grondin) : Abstention. Donc, l'amendement est adopté. Nous revenons à
l'article 40 tel qu'amendé. M. le député de Pontiac.
M. Fortin : Oui. Dans votre commentaire, vous avez dit, là : Il
est précisé que le véhicule peut être muni du feu, même si celui-ci est mis en
circulation pour une autre raison que celle prévue. Pourquoi vous avez indiqué
ça : le véhicule d'un particulier, un pompier bénévole qui utilise son
véhicule personnel?
M. Bonnardel : ...vous donner
l'explication officielle de Lyne.
Mme Vézina (Lyne) : Mme la
Présidente.
La Présidente (Mme
Grondin) : Allez-y, Mme Vézina.
Mme Vézina (Lyne) : D'accord, merci.
La nuance, c'est qu'on ne souhaite pas qu'il soit obligé de retirer le feu
vert. Donc, il peut rester installé sur le véhicule, mais il ne pourra pas
l'activer, sauf dans les cas qui sont prescrits dans l'article 40, donc
lorsqu'il est en situation de répondre à un appel d'urgence, par exemple, ou un
appel d'un service d'urgence ou un appel d'urgence directement d'un service
d'incendie dans les deux cas.
M. Fortin : O.K. C'est mon... Je suis pompier bénévole. C'est mon auto
personnelle. J'ai un feu vert. Je ne suis pas obligé de la mettre dans la
valise quand j'amène mes enfants à la garderie le matin.
Mme Vézina (Lyne) : Exactement.
M. Fortin : O.K. Je ne peux pas
l'allumer?
Mme Vézina (Lyne) : La seule
condition, c'est de ne pas l'activer autrement que dans les règles prescrites.
M. Fortin : O.K. Ça me convient sur l'article 40. Mais parce qu'on
est dans les modifications qui sont demandées par les dépanneuses, entre
autres, peut-être une question pour le ministre. Il avait été question, lors de
leur présence ici, là, que l'enjeu des chaînes avait été évoqué. C'est plus
tard dans le projet de loi? O.K., je l'ai manqué, celui-là. Je l'ai...
M. Fortin : Ah!
par règlement?
M. Bonnardel : C'est par... Excusez.
C'est par règlement qu'on va...
M. Fortin : O.K. Mais il n'est pas mentionné dans aucun article?
M. Bonnardel : Il n'est pas
mentionné mais je vous le confirme.
M. Fortin : O.K. Mais pouvez-vous m'expliquer ce que vous voulez faire
pour...
Bonnardel : Bien, je souhaite, comme ils l'avaient mentionné,
qu'on puisse utiliser les chaînes à des événements spécifiques pour retirer n'importe quel véhicule
qui a subi un accident ou autre. Donc, c'est une question de sécurité,
M. Fortin : O.K. Donc, ce que vous voulez faire, c'est, par règlement, vous assurer
qu'ils ne sont pas sujets, assujettis aux amendes qu'ils décrivaient,
là, par... qu'ils ont reçues de policiers, disons, avec un excès de bonne
volonté?
Bonnardel : Oui. Non, non, je pense, c'est juste une question de GBS,
là. C'est du gros bon sens, là, de leur permettre d'utiliser ça.
Fortin : Je suis d'accord avec vous, mais
est-ce que le gros bon sens fait en sorte qu'on devrait faire ça par règlement
ou par... dans la loi? Pourquoi vous choisissez d'aller par règlement alors que
vous avez beaucoup d'autres modifications semblables, là, dans le projet de
loi?
Bonnardel : C'est déjà par règlement, quand on parle, exemple, des
antidérapants ou autres. C'est déjà là.
M. Fortin : O.K.
Et ça, avez-vous un «timeline», avez-vous une idée de quand est-ce que vous
voulez faire ça?
Bonnardel : Pour l'hiver prochain, il faut que ça soit effectif, là.
Fortin : Mais votre mandat se termine en
octobre.
Bonnardel : Non, bien, quand je dis «l'hiver prochain»... La
commande est... Oui, c'est ça. Ça va être là. Ça va passer avant la fin.
Fortin : O.K. Vous allez faire ça dans le
reste de votre mandat de ministre des Transports?
Bonnardel : Bien, il faut, oui. Oui. Non, non, il faut.
Fortin : O.K. Je vous ai entendu, des gens
des dépanneuses vous ont entendu. C'est un engagement, là? C'est un engagement?
Bonnardel : Oui, oui, c'est un engagement. C'est une question de
sécurité.
Fortin : D'accord. Merci.
Présidente (Mme Grondin) : Donc, ça va?
Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention sur l'amendement, je vais procéder...
Fortin : Par appel nominal, s'il vous
plaît.
Présidente (Mme Grondin) : On est rendus à
l'article, tel qu'amendé? Non. On est à l'amendement?
Présidente (Mme Grondin) : O.K., je suis complètement désolée,
j'ai oublié...
Présidente (Mme Grondin) : Merci, M. le
député. Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention sur l'article 40, tel
qu'amendé, je vais procéder à sa mise aux voix par appel nominal. S'il vous
plaît, Mme la secrétaire.
La Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Bonnardel (Granby)?
Bonnardel :
Pour.
La Secrétaire :
M. Reid (Beauharnois)?
La Secrétaire :
M. Campeau (Bourget)?
La Secrétaire :
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice)?
La Secrétaire :
M. Caron (Portneuf)?
La Secrétaire : M. Jacques
(Mégantic)?
La Secrétaire : M. Fortin
(Pontiac)?
La Secrétaire : Mme Grondin
(Argenteuil)?
La Présidente (Mme
Grondin) : Abstention. Donc,
l'article 40, tel qu'amendé, est adopté. Nous poursuivons avec
l'article 42. M. le ministre.
Bonnardel : Oui.
L'article 42 se lit comme suit :
L'article 239.1.1 de ce code est modifié par le remplacement de
«conducteur d'un véhicule routier» et de «qui l'autorise à le faire» par,
respectivement, «pompier» et «requis».
Commentaire.
L'article 239.1.1 du Code de
la sécurité routière est modifié par l'article 42 du projet de loi afin
que l'obligation d'avoir avec soi le certificat d'autorisation pour utiliser un
feu vert clignotant ne s'applique qu'aux pompiers, et ce, par concordance aux
modifications apportées à l'article 226.2 du code qui... où il est prévu
que le conducteur d'une dépanneuse pouvant être munie de feux jaunes est
d'emblée autorisé à utiliser un feu vert lorsque la dépanneuse est requise
pour... par un service, pardon, d'urgence. Donc, voilà.
Fortin : O.K. Donc, le certificat qui, maintenant, sera...
Pardon. Je recommence. Le certificat qui, maintenant, sera émis par la
municipalité, là, doit être dans l'auto au moment où le pompier utilise le feu
vert. Il ne doit pas être dans l'auto, si le feu vert n'est pas allumé, mais
c'est... s'il est allumé?
M. Bonnardel : Allumé, oui. Bien,
utilisé, oui.
M. Fortin : Utilisé. O.K., parfait. O.K., je comprends ça. De la même
façon que, si je vais à la pêche, je suis obligé d'avoir mon permis de pêche
avec moi puis pas dans le char dans le stationnement. O.K., c'est bon.
Présidente (Mme Grondin) :
Ça va? Donc, je vais procéder à
la mise aux voix de l'article 42 par appel nominal. Mme la
secrétaire, s'il vous plaît.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Bonnardel (Granby)?
Bonnardel : Pour.
La Secrétaire : M. Reid
(Beauharnois)?
La Secrétaire : M. Campeau
(Bourget)?
La Secrétaire :
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice)?
La Secrétaire : M. Caron
(Portneuf)?
La Secrétaire : M. Jacques
(Mégantic)?
Secrétaire : M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
Mme Grondin (Argenteuil)?
Présidente (Mme Grondin) : Abstention.
Donc, l'article 42 est adopté.
L'article 43. M. le ministre.
Bonnardel : Oui,
Mme la Présidente.
L'article 43 se lit comme suit :
L'article de
239.2 de ce code est modifié par le remplacement du premier alinéa par
le suivant :
«Le conducteur visé à
l'article 239.1 ou, selon le cas, le pompier visé à l'article 239.1.1
doit, à la demande d'un agent de la paix, lui remettre pour examen le
certificat qu'il est tenu d'avoir avec lui.»
Commentaire.
L'article 43 du projet de loi reformule le premier alinéa de
l'article 239.2 du Code de la sécurité routière en concordance avec la modification
proposée à l'article 239.1.1 du code afin de viser adéquatement les
personnes devant présenter à un agent de la paix un certificat qu'elles sont
tenues d'avoir avec elles, dont celui autorisant l'utilisation d'un feu vert
clignotant.
M. Fortin : Je comprends que c'est de la concordance et je ne
m'éterniserai pas, Mme la Présidente. Mais ça arrive-tu souvent, ça, un
policier qui arrête un pompier qui utilise un feu vert? Ça arrive-tu
régulièrement? On parlait des excès de bonne volonté de certains policiers
tantôt. Moi, je n'ai jamais entendu parler de ça, mais...
M. Bonnardel :
Il n'y a pas vraiment de
statistiques là-dessus présentement. J'en conviens que ça me
surprendrait que ça arrive souvent.
M. Fortin : Moi,
je l'espère, mais ça me surprenait aussi que les policiers donnent des amendes
aux dépanneuses qui ont des chaînes à quelques mètres de l'incident.
Donc...
Bonnardel : Je pense que ça va être une question d'adaptation de la
part des services de...
M. Fortin : Parfait. Très bien. Ils ont toute notre confiance.
Présidente (Mme Grondin) : Ça va? Donc,
s'il n'y a pas d'autre intervention, je vais procéder à la mise aux voix de
l'article 43 par appel nominal. Mme la secrétaire, s'il vous plaît.
Secrétaire : Pour, contre, abstention. M. Bonnardel (Granby)?
Bonnardel :
Pour.
La Secrétaire :
M. Reid (Beauharnois)?
La Secrétaire :
M. Campeau (Bourget)?
La Secrétaire :
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice)?
La Secrétaire :
M. Caron (Portneuf)?
La Secrétaire :
M. Jacques (Mégantic)?
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
M. Ciccone (Marquette)?
La Secrétaire :
Mme Grondin (Argenteuil)?
Présidente (Mme Grondin) :
Abstention. Donc,
l'article 43 est adopté. Nous poursuivons avec l'article 46.
Bonnardel : Oui. Donc, cet
article se lit comme suit : Ce
code est modifié par l'insertion, après l'article 275.1, du
suivant :
«275.1.1. Le pompier qui contrevient à
l'article 239.1.1 commet une infraction et est passible d'une amende de
30 $ à 60 $.»
L'article 46 du projet de loi introduit le
nouvel
article 275.1.1 au Code de la sécurité routière afin que soit
passible d'une amende de 30 $ à 60 $ le pompier qui n'aura pas avec
lui le certificat d'autorisation pour l'usage d'un feu vert clignotant. Donc,
voilà, c'est une disposition pénale qui a été remise dans le cadre de la Loi
modifiant le Code de la sécurité routière.
La Présidente (Mme
Grondin) : Donc, M. le député de
Marquette.
M. Ciccone : Oui, juste une petite précision qui va sans doute... Mon
fils est pompier ça fait que je veux juste m'assurer qu'il a bien compris ce
qu'on va dire aujourd'hui. Dans le fond, ça prend un certificat, là. Que tu
montres ta badge de pompier, ce n'est pas assez. Tu dois...
Bonnardel :
Exactement.
M. Ciccone :
Parce que ce n'est pas tous les... je dis «villages», parce que, souvent, c'est
dans des petits... des petites villes qu'on utilise un feu vert, là. Ça fait
qu'il faut le certificat puis c'est 30 $ à 60 $ l'amende?
M. Bonnardel : Si vous vous faites
arrêter.
M. Ciccone : Oui, c'est ça.
M. Bonnardel : Si vous ne l'avez
pas.
M. Ciccone : Formidable. Merci.
La Présidente (Mme
Grondin) : Ça va? Donc, s'il n'y a pas
d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix de
l'article 46 par appel nominal, s'il vous plaît.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Bonnardel (Granby)?
Bonnardel : Pour.
La Secrétaire : M. Reid
(Beauharnois)?
La Secrétaire : M. Campeau
(Bourget)?
La Secrétaire : Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice)?
La Secrétaire : M. Caron
(Portneuf)?
La Secrétaire : M. Jacques
(Mégantic)?
La Secrétaire : M. Ciccone
(Marquette)?
La Secrétaire : Mme Grondin
(Argenteuil)?
La Présidente (Mme Grondin) : Abstention.
Donc, l'article... pardon, 46 est adopté.
L'article 47. M. le
ministre.
M. Bonnardel : Oui. Donc,
l'article 47 se lit comme suit :
L'article 281.3
de ce code est modifié par l'insertion, après «véhicule routier», de «ou, selon
le cas, le pompier».
Commentaire. La modification proposée par
l'article 47 du projet de loi en est une de concordance avec celle proposée à l'article 239.2 du Code de la sécurité routière afin de refléter les modifications qui ont été
apportées par ce projet de loi à cet
article et ainsi viser adéquatement
la personne imputable de l'amende en cas de contravention à cet article.
La Présidente (Mme
Grondin) : Merci, M. le Ministre. M. le
député de Marquette, ça va?
M. Ciccone : Tout ça me va.
La Présidente (Mme
Grondin) : Donc, s'il n'y a pas d'autre
intervention, je vais procéder à la mise aux voix de l'article 47 par
appel nominal. Mme la secrétaire, s'il vous plaît.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Bonnardel (Granby)?
Bonnardel : Pour.
La Secrétaire : M. Reid
(Beauharnois)?
La Secrétaire : M. Campeau
(Bourget)?
La Secrétaire : Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice)?
La Secrétaire : M. Caron
(Portneuf)?
La Secrétaire : M. Jacques
(Mégantic)?
La Secrétaire : M. Ciccone
(Marquette)?
La Secrétaire : Mme Grondin
(Argenteuil)?
La Présidente (Mme
Grondin) : Abstention.
L'article 47
est donc adopté.
L'article 48. M. le ministre.
M. Bonnardel : Pouvez-vous suspendre
deux petites minutes, Mme la Présidente, s'il te plaît?
La Présidente (Mme
Grondin) : Je vais suspendre les travaux
quelques minutes.
(Suspension de la séance à 15 h 45)
Présidente (Mme Grondin) : Nous reprenons nos travaux.
Donc, nous sommes rendus à l'article 48. M. le ministre.
M. Bonnardel :
L'article se lit
comme suit :
L'article 283.2 de ce code est modifié, dans le deuxième
alinéa :
1° par le remplacement de «premier» par
«quatrième»;
2° par l'insertion, après «pompier», de «ou le
conducteur d'une dépanneuse».
Commentaire.
L'article 48 du projet de loi modifie l'article 283.2 du Code de la
sécurité routière en concordance aux modifications apportées à
l'article 226.2 du code. Étant donné que le pouvoir réglementaire est maintenant prévu au quatrième alinéa de cet article, il est
proposé d'ajouter le renvoi mentionné et de faire en sorte que le conducteur d'une dépanneuse soit aussi
passible d'une amende en cas de contravention aux dispositions
réglementaires.
La Présidente
(Mme Grondin) : Merci, M. le ministre. Donc, y a-t-il des
interventions? M. le député de Marquette.
M. Ciccone : Juste une petite... une précision pour être vraiment, vraiment clairs, pour
que les gens comprennent, là. C'est
parce qu'on met les pompiers dans la même catégorie que les dépanneuses — c'est
ce que je comprends — avec
le feu vert?
M. Ciccone : Cependant, le pompier qui est appelé, lui, il va partir
avec son véhicule. La dépanneuse, il faut que ça soit dans la dépanneuse, le
feu vert.
M. Bonnardel :
Non, pas nécessairement. Dans la dépanneuse, il n'est pas à l'extérieur,
nécessairement.
Bonnardel :
Oui, c'est ça, c'est dans ou sur.
M. Ciccone : C'est parce que ce n'est pas... C'est parce que le pompier,
lui, il a le privilège d'avoir le feu vert quand il est appelé puis il part de
chez lui avec son véhicule, il met son feu vert sur son véhicule personnel. La
dépanneuse, le feu vert, c'est seulement sur la dépanneuse, pas dans la voiture
personnelle?
M. Bonnardel :
Exact, exact. O.K., je comprends votre question, là. Non, non, c'est sur la
dépanneuse seulement, là.
M. Ciccone : O.K. Parce que celui qui a une urgence puis il dit :
Aïe! Rentre, on a besoin de toi, il ne met pas son feu vert dans son auto pour
aller conduire la dépanneuse, là.
Bonnardel :
Non.
Ciccone : O.K. Mais est-ce que... Trouvez-vous que c'est clair,
ça, dans l'article, de la façon qu'il est écrit?
M. Bonnardel :
Oui, oui.
M. Ciccone : Oui. Parce que moi, en le lisant, c'est ça qui a levé... Je
veux juste... pour éviter toute ambiguïté, là, parce qu'on... Est-ce qu'on
définit le feu vert à d'autres endroits — j'imagine — pour...
Est-ce qu'on l'explique que le feu vert, c'est vraiment sur la dépanneuse
seulement?
M. Bonnardel :
Bien, c'est parce que c'est directement lié au fait qu'il y a déjà un feu
jaune clignotant sur la dépanneuse. Donc, c'est explicite, là. Chaque
propriétaire qui a une dépanneuse, bien, il a le feu jaune, il est autorisé,
par la suite, à installer son feu vert.
M. Ciccone : Son feu vert. O.K. Je voulais juste que ça soit très, très...
pour ne pas qu'il y ait place à ambiguïté dans la lecture. Merci, Mme la
Présidente.
Présidente (Mme Grondin) : Donc, s'il
n'y a pas d'autre intervention, je procède à la mise aux voix de
l'article 48 par appel nominal. S'il vous plaît, Mme la secrétaire.
Secrétaire : Pour, contre, abstention. M. Bonnardel (Granby)?
M. Bonnardel :
Pour.
La Secrétaire :
M. Reid (Beauharnois)?
La Secrétaire :
M. Campeau (Bourget)?
La Secrétaire :
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice)?
Secrétaire : M. Caron (Portneuf)?
La Secrétaire :
M. Jacques (Mégantic)?
La Secrétaire :
M. Ciccone (Marquette)?
La Secrétaire :
Mme Grondin (Argenteuil)?
Présidente (Mme Grondin) : Abstention.
Donc, l'article 48 est adopté.
Présidente (Mme Grondin) : Donc, je
vais suspendre les travaux quelques minutes.
(Suspension de la séance à
15 h 49)
Présidente (Mme Grondin) : Donc, nous reprenons nos
travaux. Peut-être, avant de poursuivre... Ça va? Donc, nous avons reçu... Il y
a un document, un plan de travail, un nouveau plan de travail, en fait, qui a
été distribué en début de séance. Donc, vous y avez accès, hein, sur le Greffier,
dans le cahier du député. J'aurais besoin d'un consentement pour qu'on puisse
travailler avec ce nouveau plan là. Ça vous convient? Consentement. Donc, nous
serions rendus à un amendement, M. le ministre, qui introduit
l'article 54.1.
M. Bonnardel :
Bien là, il faut que je vous lise... Non, c'est vrai, 54.1. C'est ça,
excusez-moi, oui. Je n'ai rien dit, Mme la Présidente.
Présidente (Mme Grondin) : Ça vous
M. Bonnardel :
Donc, qui introduit l'article... Donc, l'amendement se lit comme
suit :
Article 54.1,
article 379 du Code de la sécurité
routière :
Insérer, après
l'article 54 du pro