CAT — 2 February 2021 (42nd Legislature, 1st Session)

CAT 2021-02-02

Quebec — Committees

CAT — 2 February 2021 (42nd Legislature, 1st Session)

CAT 2021-02-02

Quebec — Committees

(Neuf heures trente-sept minutes)

Le Président (M. Allaire) : Alors, à

l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission

de l'aménagement du territoire ouverte.

La commission est réunie afin de poursuivre

l'étude détaillée du projet de loi n° 67, Loi instaurant un nouveau régime

d'aménagement dans les zones inondables des lacs et des cours d'eau, octroyant

temporairement aux municipalités des pouvoirs visant à répondre à certains

besoins et modifiant diverses dispositions.

Mme la secrétaire, est-ce qu'il y a

des remplacements?

La Secrétaire : Non, M. le

Président.

Le Président (M. Allaire) : Parfait,

merci. Avant de commencer, je vous informe que les votes pour ce mandat devront

se tenir par appel nominal, et ce, jusqu'au 19 février 2021. Avant de

commencer, je crois que la députée de Vaudreuil souhaite faire une

intervention.

Mme Nichols : Oui, merci, M. le

Président. Donc, avant de retourner, là, à l'article par article, je voulais

faire une demande. On avait... On s'était entendus avec Mme la ministre, là...

Puis là je reviens pas mal en arrière, là, parce qu'il faut se rappeler que le projet

de loi n° 67, là, on a commencé à l'étudier en novembre dernier. Donc, on

s'était entendus pour avoir un briefing au niveau de... briefing technique, là,

au niveau de... pour la

section Environnement.

La

section Environnement... Particulièrement, les inondations, là, sont prévues

au bloc 6 et au bloc 7.

Moi, ce que je vous demande... M. le Président,

là, je le sais, qu'il y a une entente puis qu'il y avait une volonté... En

fait, il y avait un engagement formel de Mme la ministre, là, mais, moi, ce que

je vous demande, M. le Président, c'est de le prévoir le plus rapidement

possible. Vous le savez, là, on a les règles sanitaires, là, qui sont encore

plus strictes qu'elles étaient, là. Donc, il faut prévoir... Nous, évidemment,

on l'avait déjà mentionné, là, notre porte-parole en environnement veut être

présente. Puis je pense que, pour chacune des oppositions, leur porte-parole en

environnement doit être présent, parce qu'on est dans le cadre d'un omnibus,

hein? Alors, on traite de plusieurs sujets différents.

Donc, moi, je ne suis pas le porte-parole en environnement.

Je suis la porte-parole aux affaires municipales. Mais il faut quand

même le prévoir, parce que ma porte-parole en environnement ou notre porte-parole en environnement siège sur un autre projet de

loi. Donc, ce briefing-là, là, je pense

qu'il faut se prendre un peu d'avance pour le prévoir.

Le Président (M. Allaire) : J'en

prends bonne note. C'est sûr que, là, il n'y a personne ici, j'imagine, du

cabinet de l'environnement, mais je suis convaincu que Mme la ministre, là, va

s'assurer de faire le suivi avec le cabinet pour que vous puissiez recevoir le

briefing. Mme la ministre, je vous cède la parole.

Mme Laforest : Ça se passe la

semaine prochaine, mais on va vérifier si tout le monde pourrait... tenir cette

rencontre-là la semaine prochaine.

Le Président (M. Allaire) : Parfait.

Je vous remercie de votre bonne collaboration. Ça vous convient?

Mme Nichols : ...la semaine prochaine,

parce qu'avec les règles, là, je pense que les partis de l'opposition doivent

être informés, là, une semaine d'avance. Donc, si c'est possible de nous donner

quelques dates, là, pour les semaines à venir, parce qu'il n'y a pas juste l'opposition

officielle, évidemment, il y a la deuxième puis la troisième opposition, là,

qui doivent aussi se libérer.

Le Président (M. Allaire) : Oui,

parfait. Je vous remercie. Alors, nous allons débuter officiellement l'étude

article

par article. Si vous vous souvenez, la dernière fois, nous avons adopté l'article 129.

Alors, maintenant, nous sommes rendus à l'article 84. Je vous rappelle

qu'on est toujours dans le bloc Pouvoirs d'aide et fiscalité. Donc, Mme la

ministre, je vous cède la parole pour la lecture de l'article 84.

Mme Laforest : Oui, sauf que j'ai

une demande, M. le Président.

Le Président (M. Allaire) : Ah oui?

Allez-y.

Mme Laforest :

J'aimerais ça quand même vérifier... Puis je veux valider aussi avec l'autre

parti, parce que j'aimerais ça qu'on passe les articles 130, 131. On

comprend que c'est un projet de loi très important pour les municipalités,

puis, les articles 130, 131, on avait dit qu'on allait discuter. On allait

essayer de trouver des solutions, puis c'est ce qu'on a fait avec les articles 130,

131. Donc, si les partis sont d'accord, on suspendrait pour discuter un petit

peu, pas trop longtemps, là, de nos propositions puis de nos vérifications

qu'on a faites, si vous êtes d'accord.

Président (M. Allaire) :

Parfait. Donc, il y a une proposition qui est sur la table. On avait suspendu

deux articles, là, les articles 130 et 131, qui

sont dans le bloc 4. Donc, est-ce que j'ai consentement ici pour... Bien,

juste dans un premier temps, là, Mme la secrétaire, je vous regarde, là, juste

pour être sûr, j'imagine qu'on a besoin du consentement pour réouvrir et

retourner à ces articles-là.

Le Président (M. Allaire) : Donc, est-ce

que j'ai consentement pour retourner aux articles 130 et 131 qui étaient

suspendus actuellement? Mme la députée de Vaudreuil.

Nichols : Juste pour être

certaine, là, de bien suivre le cours des choses, là, dans le fond, on est au

bloc 4. On aurait dû commencer aujourd'hui l'article 84, et ce que

je comprends, là, c'est que les articles 130, 131 du bloc 4 étaient

suspendus...

Le Président (M. Allaire) : Oui,

exactement.

Mme Nichols : ...mais qu'il y a une

demande, là, pour échanger, là, sur le sujet. C'est ça?

Le Président (M. Allaire) : Oui, tout

de suite.

Mme Nichols : O.K., parfait.

Le Président (M. Allaire) : Ça vous

convient?

Le Président (M. Allaire) : Donc, il

y a consentement?

Mme Nichols : Consentement.

Le Président (M. Allaire) : Parfait.

Mme la secrétaire, dans la procédure, tout va bien?

Président (M. Allaire) :

Parfait. Donc, Mme la ministre, je vous cède la parole peut-être

pour une relecture de l'article,

là, 130. Je ne me souviens plus si on l'avait fait, là, mais je vous cède la

parole pour l'article 130, s'il vous plaît.

Mme Laforest : Oui. Est-ce qu'on

pourrait suspendre? Parce que j'aimerais ça quand même discuter avant de

recommencer, là.

Le Président (M. Allaire) : Oui, il

n'y a pas de problème, effectivement.

Mme Laforest : Ça fait un petit bout

de temps qu'on s'est laissés. J'aimerais peut-être suspendre, qu'on puisse

échanger.

Le Président (M. Allaire) : Il n'y a

pas de problème. On suspend les travaux quelques instants. Merci.

(Suspension de la séance à 9 h 42)

Le Président (M. Allaire) : Alors,

nous allons reprendre les travaux. Je vous rappelle que l'article 130

amendé et l'article 131 du bloc 4 ne sont plus suspendus. Mme la

ministre, je crois qu'il y a un nouvel amendement que vous souhaitez déposer à

l'article 130. Je vous cède la parole.

Mme Laforest : Oui. Alors, merci, M.

le Président. Alors, juste pour revenir où on avait suspendu, en fait, on avait

l'article 130, l'article 131, qui étaient comme... discussion à

savoir le pouvoir d'aide aux municipalités. C'est sûr

qu'il y a eu plusieurs discussions, des discussions très intéressantes. Et on

en est venus, je crois, à un consensus, évidemment, parce qu'au niveau de la

répartition des sommes il faut quand même qu'il y ait une juste part. Et on amène l'amendement à

l'article 130. Je ne pense pas que je devrais relire l'article 130

parce qu'on l'a lu au complet, à

moins que quelqu'un désirerait, mais je ne le sais pas. Est-ce que vous désirez

que je le relise au complet? Oui?

Le Président (M. Allaire) : Oui,

allez-y.

Mme Laforest : O.K. Alors :

«Toute municipalité locale peut adopter un plan de soutien des entreprises de

son territoire. La municipalité qui adopte un plan de soutien doit en

transmettre copie, pour information, à la municipalité régionale de comté dont

le territoire comprend le sien.

«Une municipalité met en oeuvre un plan de

soutien en adoptant, par règlement, un programme d'aide aux entreprises, en

vertu duquel elle peut accorder une aide financière, notamment sous forme de

subvention, de prêt ou de crédit de taxes, à

toute personne qui exploite une entreprise du secteur privé et qui est le

propriétaire ou l'occupant [dont l'immeuble] autre qu'une résidence,

sauf s'il s'agit d'une résidence privée pour aînés visée à

l'article 346.0.1 de la

Loi sur les services de santé et les services

sociaux (chapitre S-4.2).

«L'aide accordée en vertu du programme :

«1° n'est pas assujettie à la

Loi sur

l'interdiction de subventions municipales (chapitre I-15);

«2° est

assujettie aux troisième et quatrième alinéas de l'article 92.1 de la Loi

sur les compétences municipales.

«La période d'admissibilité au programme ne peut

dépasser le (indiquer ici la date qui suit de trois ans celle de la sanction de

la présente loi).

«Le total de l'aide financière accordée annuellement

en vertu du programme ne peut excéder 500 000 $ ou 1 % des

crédits prévus au budget de fonctionnement de la municipalité pour l'exercice

financier en cours, si ce dernier montant est plus élevé.

«L'aide financière accordée à un même

bénéficiaire en vertu du programme ne peut excéder 150 000 $ et ne

peut être accordée pour une période excédant trois ans.

«La municipalité peut, par règlement, accorder

une aide financière excédant les montants prévus aux cinquième et sixième

alinéas. Ce règlement doit être approuvé par le ministre des Affaires

municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, après consultation

du ministre de l'Économie et de l'Innovation.

«Chaque année, un rapport sur l'aide financière

accordée en vertu du programme est déposé au conseil de la municipalité. Ce

rapport est ensuite publié sur son site Internet ou, si elle n'en a pas, sur

celui de la municipalité régionale de comté dont le territoire comprend le

sien.»

Alors, on amène l'amendement à

l'article 130. On insère, après le septième alinéa de l'article 130

du projet de loi, l'alinéa suivant :

«Lorsqu'un programme d'aide aux entreprises est

adopté par le conseil d'une agglomération, l'aide financière est répartie entre

les municipalités liées proportionnellement soit à la quote-part payée

respectivement par chacune d'elles pour le financement des dépenses

d'agglomération, soit à la contribution de chacune aux revenus d'agglomération

par le biais de la taxation et des compensations tenant lieu de taxes.»

Le Président (M. Allaire) : Merci.

Simplement à

titre de rappel, là, parce que vous n'avez pas ajouté l'amendement

qui avait été déposé, là, puis je peux le lire pour vous. À la fin de l'article

130, l'amendement qui avait été adopté, on ajoutait à la toute fin :

«Toute municipalité locale doit transmettre au

[ministère] des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du

territoire le programme d'aide qu'elle adopte en vertu du deuxième alinéa, dans

les 30 jours suivant son adoption.»

Simplement pour préciser puisque ça avait été

adopté. Vous voyez aussi, dans les écrans, là, vous pouvez maintenant

visualiser les amendements qui sont déposés. Donc, Mme la députée de Vaudreuil,

j'imagine que vous voulez intervenir?

Le Président (M. Allaire) : Allez-y,

la parole est à vous.

Mme Nichols : Oui, merci, M. le

Président. Donc, il y a certainement, là, des personnes intéressées, là, qui

nous écoutent. Donc, je tenais peut-être, évidemment, à obtenir, là, des

explications, là, supplémentaires. La problématique, là, des articles 130, 131,

ce pour quoi on avait suspendu, là, dans les dernières séances de la

commission, c'est parce qu'on y voyait, là, une problématique au niveau de la

distribution, entre autres, là, relativement à certaines agglomérations.

Je le rappelle, il y a des villes, là, comme

Brossard, qui nous demandaient : Bien, comment ça va fonctionner avec les

compétences d'agglomération, Longueuil, tout ça? Donc, on avait suspendu puis

on s'était dit : Bien, il faut trouver une formule sans nécessairement,

là, toucher à la gouvernance, sans nécessairement toucher à la gouvernance à

Montréal. Et c'était là la complexité de ces articles-là.

Donc, on a eu beaucoup d'échanges. Puis, je le

réitère, là, quand il y a des suspensions en commission parlementaire, bien, c'est

souvent parce qu'il y a des échanges entre le gouvernement et les oppositions. Donc, il

y avait des propositions qui avaient été amenées.

On n'est pas les experts, ça fait que, souvent, on se réfère, là, au sous-ministre

ou aux personnes au ministère, là, pour nous faire les calculs autour de tout

Donc, on avait soumis, entre autres, là, de

regarder, là, la possibilité d'y aller par quote-part, par RFU, par population,

par pourcentage industrialisé. Ça fait qu'on avait soumis, là, une couple

d'idées. Et ce que je comprends, c'est qu'ici on a retenu, entre autres, la

possibilité, là, d'y aller par quote-part. Donc, est-ce que, Mme la ministre,

ou peut-être le sous-ministre, là, vous pouvez nous expliquer, là, comment ça

s'appliquerait, là, directement dans le milieu, là? Par exemple, là, pour

Montréal, ça fonctionnerait comment? C'est un programme, pas un fonds. Donc,

est-ce que c'est possible de donner plus de détails à cet effet-là?

Le Président (M. Allaire) : Mme

la ministre.

Mme Laforest : Oui, bien, en

fait, c'est bien de le mentionner, parce que, contrairement à

l'article 131, qui est un fonds pour les MRC, ici, l'article 130,

c'est vraiment un programme. Donc, c'est un programme. Ce sera un programme

normé dont les entreprises qui ont eu certaines difficultés ou encore que les

municipalités veulent appuyer, veulent aider, et que les municipalités trouvent

que c'est soit des entreprises qu'il faut absolument encourager... Donc, c'est

un programme qui sera normé. C'est important de le mentionner.

La quote-part qui a été discutée ensemble, qui a

été proposée, c'est excellent, parce qu'en fait on avait des questionnements, à

savoir si ça donnait quand même de très, très bons montants pour les plus

grandes villes. Donc, en y allant comme ça, avec la... par distribution, en

respectant la quote-part qui est payée, bien, c'est certain qu'il y a beaucoup

plus... il va y avoir un équilibre. Donc, il n'y aura pas seulement un énorme

montant qui va être donné comme, au début, il avait été discuté. Alors, on ne

touche pas du tout aux arrondissements. On touche juste aux agglomérations.

Mais, quand même, c'est important, je pense, là, l'amendement qu'il y a eu puis

la discussion qu'il y a eu, parce qu'évidemment ça va être plus juste pour tout

le monde.

Le Président (M. Allaire) : Merci.

Mme la députée, allez-y.

Mme Nichols : Oui, merci. Mme la

ministre, quand vous dites :

L'article 130, c'est un programme normé,

c'est normé... Je pense que c'est important, là, de le dire. Ça va être normé

par qui?

Mme Laforest : Oui, bien, ça va se

décider par règlement avec, évidemment, les conseils d'agglomération. La seule

affaire, c'est que l'inquiétude que nous avions tous ensemble, c'était vraiment

à savoir que, si les montants qui étaient distribués n'étaient pas en

respectant la quote-part, bien, c'est sûr qu'il y a des montants qui auraient

plus élevés avec la grande ville, disons. Alors, comme ça, on vient juste

équilibrer les montants. On respecte la procédure qui est déjà là par quote-part.

Puis le programme normé, bien, c'est certain, il

va falloir que les gens appliquent dans un programme. Le programme, évidemment,

sera obligatoire et bien établi pour ne pas que les municipalités donnent des

montants à n'importe quelle entreprise ou encore

que ce soient des élus qui décident à qui donner les montants. Ça fait que ça,

c'est bien important de le mentionner. Ça

fait que ça va être vraiment un bon programme établi. Donc, aucun élu ne

pourra, par exemple, aider une entreprise de

son choix. Les entreprises devront quand même

se cadrer, là, dans ce programme-là.

Le Président (M. Allaire) : Mme la députée

de Vaudreuil.

Mme Nichols : Si on prend l'exemple

de Montréal, là, ça va être 56 millions de dollars, là, qui va pouvoir...

qui sera distribué dans ce programme en fonction du programme normé, évidemment.

Pouvez-vous nous expliquer ça représente combien en pourcentage, là, qui sera

distribué?

Le Président (M. Allaire) : Mme la

ministre.

Laforest : On n'avait pas

les montants tantôt, à moins que... Me Paradis, vous les avez? Peut-être,

Me Paradis pourrait les donner. Je ne les ai pas avec moi. Je vais

laisser la parole à Me Paradis.

Président (M. Allaire) :

Alors, j'ai besoin de votre consentement pour permettre à Me Paradis d'intervenir

auprès de cette commission.

Mme Nichols : Consentement pour la

journée, M. le Président.

Le Président (M. Allaire) : Consentement.

Donc, Me Paradis, prenez le temps de vous présenter, et votre titre, et la

parole est à vous.

M. Paradis (Nicolas) :

Oui, merci. Nicolas Paradis, sous-ministre adjoint aux politiques au ministère

des Affaires municipales et de l'Habitation.

Pour l'agglomération de Montréal, la quote-part de la ville

de Montréal, dans l'ensemble des dépenses d'agglo, est de

l'ordre de 82 %. Si je fais un chiffre rond, là, j'avais calculé...

Je l'avais mis à 60 millions $, mais je peux le faire à 56, si vous

voulez, là, mais, à 60 millions $, donc, 82 % serait 49 millions

qui reviendraient à la ville de Montréal. Je peux vous faire le chiffre, là, exactement, donc,

45,9 millions, sur une base de 56 millions, qui demeureraient

à la ville de Montréal. Ça fait que, donc, chaque municipalité,

par ailleurs, liée, les autres municipalités, les

municipalités reconstituées en conséquence, vont également avoir leur part qui

leur serait réservée, dans le programme mis en place par le conseil

d'agglomération, à la hauteur de la quote-part qui leur est attribuable.

Le Président

(M. Allaire) : Mme la députée de Vaudreuil.

Nichols : Pour les municipalités, là, qui n'ont pas de quote-part, là,

qu'est-ce qui est prévu, entre autres, à cet article-là?

Le Président (M.

Allaire) : Me Paradis.

M. Paradis (Nicolas) :

Oui. Dans le fond, on prévoit la répartition de l'enveloppe. Elle doit être

répartie en fonction des règles de répartition des dépenses d'agglo entre les

municipalités liées. Lorsqu'il y a des quotes-parts, c'est simple, ça va en ce

sens. Il y a trois municipalités, trois agglomérations qui n'ont pas de

quotes-parts. On pense aux Îles-de-la-Madeleine, à Mont-Tremblant et ainsi qu'à

Sainte-Agathe-des-Monts qui... Elles, il y a une taxation, proprement dite,

d'agglomération pour assumer les dépenses d'agglo.

Alors, dans ce cas,

comme le prévoit l'amendement déposé par la ministre, en soi, la répartition se

fera proportionnellement à la contribution

de chacune de ces municipalités liées là aux revenus d'agglomération par le biais de la taxation et des

compensations tenant lieu de taxes, de sorte qu'on tient compte de la taxation

et des compensations. On sait que ça, ce sont les revenus qui sont liés à

l'agglo. Et donc ça permet de déterminer la proportion.

Le Président (M.

Allaire) : Mme la députée de Vaudreuil.

Nichols : Juste pour être

certaine, parce que je sais qu'il y a de l'intérêt, entre autres, sur les

articles 130, 131... On les avait suspendus

puis on sait pourquoi, là. Il y avait une certaine complicité en arrière de

ces articles-là, mais il y en a qui vont nous dire... Bien, est-ce que... Si je

comprends bien, est-ce que l'agglomération peut adopter un règlement pour aider

les entreprises? Puis est-ce qu'il y a une somme qui sera réservée pour chaque

ville en fonction de sa quote-part?

Le Président (M.

Allaire) : Me Paradis.

M. Paradis

(Nicolas) : Alors, à la base, c'est, oui, le conseil d'agglomération

peut, après avoir mis en place son plan de relance... de soutien, pardon, le

plan de soutien, peut mettre en place son programme d'aide par l'adoption d'un

règlement. Donc, à la base, le principe de base, c'est que le conseil d'agglo,

c'est lui qui a la compétence en lien avec le développement économique, l'aide

destinée spécifiquement à l'entreprise, pour prendre les termes exacts de la

loi.

Et donc c'est le

conseil d'agglo qui peut adopter ce règlement-là. En adoptant ce règlement-là,

il va prescrire les modalités afférentes à l'aide, donc, les normes qui devront

être respectées pour qu'une personne qui souhaite avoir l'aide en question formule sa demande puis démontre qu'il respecte

les règles x, y, z. S'il respecte ces règles x, y, z là, il aura, donc,

droit à l'aide, parce que c'est un programme normé.

Donc, c'est par le

conseil d'agglo, tout en tenant compte des possibilités qui sont laissées au

conseil d'agglo, je vais le dire ainsi, de

laisser la responsabilité liée à l'aide destinée spécifiquement à l'entreprise

à chaque municipalité liée. Il pourrait adopter un règlement en ce

sens-là pour dire : Chaque municipalité liée, tu peux faire ton propre

règlement. Ce serait son... C'est sa discrétion, le conseil d'agglo, à cet

égard-là, comme certaines municipalités l'ont déjà exercé, ce pouvoir.

Le Président (M.

Allaire) : Mme la députée.

Mme Nichols :

Quand le gouvernement a soumis ce programme-là, dans le fond, ce que je

comprenais, c'est que ce programme-là... ce programme normé là était pour venir

en aide à certaines entreprises qui n'étaient pas éligibles à d'autres programmes d'aide. Bon, on l'a dit souvent, là, il

y a des entreprises, là, qui tombaient entre deux chaises ou dans une

zone grise, là, qui n'étaient pas éligibles, là, d'un côté ou de l'autre. Donc,

est-ce que les articles 130, 131 vont permettre à une entreprise un cumul?

C'est-à-dire, une entreprise qui a déjà bénéficié d'un programme d'aide du

gouvernement, est-ce que ce programme normé là va leur permettre d'obtenir

aussi un soutien?

Le Président (M.

Allaire) : Mme la ministre, la parole est à vous.

Laforest : Oui. En fait, oui, parce qu'on l'a décidé ensemble,

évidemment, et, oui, il va pouvoir se cumuler avec un autre programme, parce

qu'on le sait, des fois il y a des niches particulières dans les municipalités,

puis, parfois, le programme est... ou encore la municipalité décide vraiment

d'encourager ce commerce-là parce que c'est le commerce de la municipalité qui

donne le plus d'emplois. Ça fait que, oui, le programme peut se cumuler avec un

autre programme.

Le Président (M. Allaire) : Mme

la députée de Vaudreuil.

Mme Nichols :

Il y a des municipalités, puis je ne les nommerai pas, là... mais il y en a,

des municipalités, qui n'ont pas d'entreprise sur leur territoire. Cependant,

ce que je comprends, c'est qu'il va y avoir une somme qui va être réservée,

mais, vraisemblablement, ce ne sera pas dépensé parce qu'il n'y a pas d'entreprise

sur le territoire. Dans ce cas-là, est-ce qu'une municipalité voisine peut

aller piger dans le plat ou est-ce que ce montant-là va être retourné à la

ville centre? Comment ça va fonctionner? Est-ce qu'on l'a prévu?

Le Président (M. Allaire) : Mme

la ministre.

Mme Laforest : Honnêtement,

c'est une très, très bonne question, mais on ne l'a pas prévu. C'est une

excellente question, parce qu'en fait c'est un pouvoir d'aide aux entreprises.

Donc, si la municipalité n'a pas d'entreprise, donc, la municipalité n'est pas

obligée de faire un programme pour aider ses entreprises.

Mme Nichols : Mais elle a quand

même une quote-part.

Mme Laforest : Oui, sauf qu'en

même temps on...

Mme Nichols : Je peux parler de

Hampstead. Hampstead, par exemple...

Mme Laforest : Oui, sauf

qu'honnêtement, non, ça n'a pas été prévu du tout, du tout pour ça, parce que

c'est... Par contre, ce que je peux voir, si on parle, comme ça, des

municipalités, quand on y a pensé, on a pensé à l'épicerie du coin, le dépanneur du coin. Donc, c'est sûr qu'il y a des

petites entreprises, et, à mon sens à moi, il n'y a pas de municipalités qui ont zéro commerce, là. Ça fait

qu'à moins que... Je ne sais pas, c'est une bonne question,

Me Paradis.

Le Président (M. Allaire) :

Me Paradis, la parole est à vous.

Mme Laforest : Il n'y a pas...

Non, mais il y a un dépanneur, il y a une épicerie dans chacun des commerces.

Me Paradis.

M. Paradis (Nicolas) : Oui,

merci, M. le Président. Il n'y a pas de... Je veux dire, l'argent n'est pas

transférable avec l'amendement qui est effectué, là. C'est de l'argent qui est

réservé pour chaque municipalité liée. Il ne peut pas être transféré pour le

bénéfice d'une autre municipalité par la suite.

L'article n'est pas fait ainsi.

Et puis effectivement, comme Mme la ministre le mentionne, tout dépendra du programme

qui est mis en place. Effectivement, ça peut aller chercher tout commerce de

proximité, que ce soit le dépanneur, la petite épicerie, la boulangerie, le

petit commerce, vraiment, qui avait besoin d'une aide. Hampstead, c'est 0,4 %,

là, du budget d'agglo. Ça fait que c'est 224 000 $, l'enveloppe qui

lui serait ainsi réservée.

Le Président (M. Allaire) : Mme

la députée de Vaudreuil.

Mme Nichols : Bien, si je ne me

trompe pas, je pense qu'il y a l'île de Dorval aussi qui est dans la même

situation que Hampstead. Est-ce qu'on ne devrait pas le prévoir ou est-ce que

c'est prévu que si... Tu sais, si le pourcentage n'est pas dépensé, est-ce

qu'on ne devrait pas le prévoir dans cet article-là, que cette somme-là sera

retournée, ou la même chose pour la reddition de comptes? Dans le fond, il y a

un lien avec la reddition de comptes, là. Est-ce qu'après chaque année il

devrait y avoir une reddition de comptes? Puis, justement, si le montant n'est

pas dépensé, est-ce que ce montant-là

pourrait être... parce que c'est un programme de trois ans, là, si je ne me

trompe pas, là.

Donc, est-ce qu'après chaque année on ne

pourrait pas demander une reddition de comptes? Parce que, si le montant n'est

pas dépensé, bien, qu'on le remette... soit que le montant est reportable à

l'année d'après, parce que j'imagine qu'il va y avoir du mouvement, là. On ne

sait pas, là... On ne sait pas ce qui s'en vient. On est en sortie de crise,

mais on n'est pas capables de prévoir... Il va-tu y avoir une émergence de

nouveaux commerces, de nouvelles entreprises qui auront besoin d'aide?

Donc, est-ce qu'on ne pourrait pas prévoir, justement, ou anticiper... Je le sais, que ça existe, là,

des programmes où, quand on n'utilise pas le montant, la somme est soit

reportable ou, sinon, elle est retournée au fonds général. Donc, est-ce que ça

pourrait peut-être être un amendement ou un ajout qu'on fait dans cet

article-là?

Le Président (M. Allaire) : Mme la

ministre.

Mme Laforest : Bien, en fait, au

niveau de la reddition de comptes, c'est bien indiqué dans le dernier alinéa. Par

contre, moi, au niveau des montants versés, je vois vraiment mal comment on ne

pourrait pas verser un montant, parce qu'il n'y a aucune municipalité, par

exemple... Bref, partout au Québec, les entreprises, ça a été très, très difficile. Donc, j'imagine mal une municipalité qui n'a pas aucune entreprise, ne serait-ce qu'un salon de coiffure. Ça

a été quand même assez difficile. Donc, je ne vois pas une municipalité qui n'a aucune entreprise qui aurait eu des difficultés.

Mme Nichols : J'en ai...

Mme Laforest : Tout le monde... Personne

n'a eu de la difficulté? Toutes les entreprises vont bien?

Mme Nichols :

Je n'ai pas d'entreprise. Moi, j'ai une municipalité qui n'a pas d'entreprise.

Mme Laforest : Ah! O.K., oui, mais

avez-vous une épicerie, un dépanneur, un salon de coiffure? Il n'y a rien. Il

n'y a aucune entreprise?

Mme Nichols : Non, Mme la ministre.

Ils ne sont pas beaucoup, là, mais, non, il n'y a rien. L'Île-Cadieux, vous

pouvez regarder... Bien là, c'est sûr que ce n'est pas sur l'île de Montréal,

là. On est dans la CMM, mais quand même... Ça fait que, moi, si j'en ai une qui

me vient en tête, il y en a sûrement d'autres.

Mme Laforest : Bien, à ce moment-là,

moi, je ne vois aucun problème que le montant soit déplacé à l'année suivante,

là, c'est sûr, moi, il n'y a aucun problème pour ça, c'est évident, de toute

manière, si la municipalité ne l'utilise pas. Puis, comme on le disait tantôt,

ce programme-là peut aller avec un autre programme. Ça fait que c'est sûr que, peut-être,

l'année deux... Ces montants-là ne seront pas donnés l'année un, mais il y a

des montants qui vont être donnés pour l'entreprise l'année deux. Donc, on peut

garder les montants pour l'année suivante sans problème.

Le Président (M. Allaire) : Est-ce

qu'il y a lieu... Oui, allez-y, Mme la députée. Je vais vous laisser aller

puis, après ça...

Mme Nichols : Non, non, allez-y.

Président (M. Allaire) :

Non, bien, c'est parce que, là, j'ai compris, par l'intervention de Me Paradis, l'article n'était peut-être pas fait en fonction

de ça. Donc, il y aurait un amendement à déposer. C'est ce que je comprends?

Mme Nichols : Bien, c'est ça, moi,

je veux... Oui, vous avez raison, là, M. le Président, là, dans le fond...

Mme Laforest : Donc, vous voudriez

que, si le montant n'est pas donné la première année, le montant pourrait être

utilisé une année subséquente, soit dans les trois ans du programme. C'est ça? On

le mettrait dans l'amendement, à ce moment-là?

Le Président (M. Allaire) : Oui, Me

Paradis, allez-y.

M. Paradis (Nicolas) : C'est important,

c'est un programme normé, hein, qui a une durée de vie potentielle de trois ans

puis que ça peut passer d'une année à l'autre. Il faut comprendre que l'aide,

ce n'est pas toujours de l'aide financière... c'est de l'aide directe, oui,

mais, je veux dire, ce n'est pas un déboursé, comme une subvention,

nécessairement, ça peut être un prêt, ça peut être un crédit de taxes, ça peut

être de différente nature, ça.

Et puis, bien entendu, l'aide qui est conférée

en vertu du programme, comme prévoit l'article, elle peut être sur trois ans.

Elle peut être sur trois ans, jusqu'à un maximum de 150 000 $, pour

un même bénéficiaire, de sorte que, s'il y a des sommes qui sont prévues, bien,

elles sont prévues, puis, oui, elles peuvent être échelonnées sur plus d'une

année. Et les municipalités n'ont pas la même gestion comptable que le

gouvernement en termes de... Les fonds qui sont prévus une année s'en vont au

fonds consolidé et puis ça va au fonds général normalement. Mais, lorsqu'ils

ont un programme, bien, l'argent est reporté et prévu en conséquence aux fins

de l'année qui suit, de sorte que ça ne soulève pas de difficultés quant à

l'argent, c'est qu'il peut être prévu à cette fin-là, là.

Nichols : Bien, c'est un programme

qui vient quand même à terme après trois ans. Donc, après trois

ans, il faudrait quand même... ou est-ce que c'est déjà prévu? Après trois ans,

les sommes non utilisées vont être retournées à où, à qui puis de quelle façon?

Le Président (M. Allaire) : Me

Paradis.

M. Paradis (Nicolas) : À ce

moment-là, les sommes non utilisées iraient dans le fonds général de l'agglo.

Mme Nichols : De l'agglo?

M. Paradis

(Nicolas) : De l'agglo.

Donc, c'est des sommes non utilisées, donc, en conséquence, dans ses

surplus.

Le Président (M. Allaire) : Mme la

députée de Vaudreuil? Oui, Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel, la parole est à vous.

Mme Thériault : Oui, merci,

M. le Président. J'entends «de l'agglo», mais, je me demande, bien, pourquoi

pas de la municipalité? Parce que le point de ma collègue, il est tout à fait

juste, sur le fait que... Bon, moi, je comprends très bien que c'est un programme

pour trois ans. On va le normer. Il n'y a pas de problème, c'est beau. Mais, à

partir du moment où elle nous indique déjà que L'Île-Cadieux, que Hampstead,

que L'Île-Dorval... Donc, c'est trois exemples dans l'Ouest-de-l'Île de

Montréal qui semblent ne pas avoir de commerces ou de gens d'affaires, d'entreprises,

entre guillemets.

Donc, il est évident qu'à

ce moment-là ces gens-là... Bon, on peut peut-être partir une entreprise pour

aller chercher la subvention, soit, à l'an deux ou à l'an trois, mais n'empêche

qu'à l'an trois il va rester un montant d'argent qui aura été retourné par

l'agglo, qui aura été compté, en fait, sur ce que la municipalité contribue, où

elle l'envoie à l'agglomération.

Puis la question tout à fait légitime : On

fait quoi avec l'argent? Bien, on pourrait aussi le retourner à la municipalité,

qui, elle, va faire son budget en fonction d'un surplus, d'un fonds qu'elle a,

qu'elle n'a pas utilisé parce qu'elle n'a pas d'entreprise, mais c'est quand

même... Il m'apparaît là une question de justice et d'équité entre les

différentes municipalités. Tu ne peux pas juste payer, puis payer, puis

toujours payer avec tes taxes, entre guillemets, ce qui est le cas de Hampstead ou de L'Île-Cadieux, comme collègue l'a dit. Puis, à un moment donné, bien,

je comprends, oui, c'est une subvention, mais c'est comme s'ils se

retrouvent à subventionner deux fois l'agglomération, parce qu'eux, ils sont

désavantagés. Ils n'ont pas de commerce.

Honnêtement, je pense que l'argent ne devrait

même pas retourner à l'agglomération. Il devrait revenir à celui qui l'a payé

au départ, la municipalité, qu'elle le mette dans son fonds général pour éviter

de créer un fonds où il y aura des sommes d'argent... Bon, là, vous parlez de

200 000 $ pour Hampstead, mais c'est quand même 600 000 $

au bout de trois ans, plus les intérêts. C'est de l'argent. Pour des gens qui

paient des taxes, 600 000 $, là, c'est quelque chose, ce n'est pas à

négliger non plus. Puis je comprends qu'à l'agglo il y a peut-être des besoins,

mais, dans la municipalité, il y a peut-être

d'autres besoins aussi pour faire des parcs, ou créer une aire

communautaire, ou peu importe, là. Ils ont peut-être une banque alimentaire

aussi, M. le Président, là. Je ne sais pas, là, tu sais, la pauvreté, c'est

partout.

Mais, honnêtement, moi, je trouve que la

question est tout à fait légitime, puis, puisqu'on la soulève le temps qu'on

est en train de faire la loi, pourquoi ne pas prendre en considération tout de

suite cette problématique-là? Parce qu'on a beau faire de la reddition de

comptes, je comprends que, dans l'amendement qu'on avait déjà adopté, que vous

avez lu, M. le Président, qui disait que «toute municipalité locale doit

transmettre au ministre des Affaires municipales, des Régions et de

l'Occupation du territoire le programme d'aide qu'elle adopte en vertu du

deuxième alinéa, dans les 30 jours suivant son adoption», bien, après ça, tu

n'as pas d'autre reddition de comptes. Si tu n'as pas adopté rien, tu n'as pas

d'autre reddition de comptes. Ça fait que c'est bien évident qu'une

municipalité pourrait...

Puis je vais pousser le raisonnement plus loin.

Une municipalité qui n'a pas de place d'affaires, c'est une chose, ça va...

mais on peut régler ce cas-là. Mais, au-delà de transmettre, dans les 30 jours

suivant son plan d'adoption... Ça se peut qu'il y ait des municipalités qui

n'adoptent pas de plan, je ne sais pas, là, tu sais, parce qu'ils n'ont pas

beaucoup de commerces ou bien qu'ils en ont juste un, deux, trois. Bien, on

fait quoi avec celles qui n'en ont pas adopté? L'argent va-tu être là?

C'est un beau cas de figure, puis ça fait

longtemps que je n'ai pas vu quelque chose qui existe, puis qu'on ne prévoit

pas, puis il faut prévoir, là, on est là, parce que les montants sont bons pour

trois ans. Ça fait qu'honnêtement, là, on peut faire... Tu sais, moi, je pense

que d'écrire un petit amendement pour les municipalités qui n'ont pas

d'entreprise, bien, c'est comme deux choses, là, c'est soit que tu leur donnes

l'argent au bout de trois ans. Puis il faut quand même prévoir, pour ceux qui

n'ont pas dépensé leur argent, l'an 1, l'an 2, l'an 3, tu fais

quoi avec qu'est-ce qui va rester, parce que la question peut être entière dans

d'autres municipalités aussi, en fait, où tu vas avoir dépensé une portion des

fonds, mais il va en rester, exemple, parce que vous parliez de prêt... parce

que le sous-ministre parlait de prêt, M. le Président.

Donc, je comprends que, quand c'est un crédit de

taxes, O.K., c'est un crédit de taxes, parfait, la ville, elle va se compenser.

Mais, quand tu parles de prêt, l'argent, il va revenir éventuellement. On fait

quoi avec l'argent qui revient? Est-ce qu'il va demeurer à la municipalité? Ça

devrait, mais il ne faut pas non plus... Tu sais, je pense qu'il faut être vigilant

dans ce qu'on fait, puis s'assurer que les municipalités n'aient pas chacun

leur fonds d'indemnisation COVID, puis qu'en bout de ligne ce fonds-là perdure

dans le temps, puis que ça fasse des intérêts, là. Tu sais, je pense que c'est

important.

Vous savez

comme moi, M. le Président, ou si vous ne savez pas, là, dans... Au

gouvernement du Québec, il y a beaucoup de fonds. Il y a des fonds

dédiés, hein? À la protection du consommateur, tu as le FICAV. Tu sais, tu as

plein de fonds dédiés, puis tu dois en avoir au moins une cinquantaine, de

fonds dédiés avec des sommes d'argent qui dorment là-dedans, pas que l'argent

dort, là, mais, tu sais, les sommes d'argent sont là, mais, quand on ne le

regarde pas, là, bien, c'est de l'argent qui dort.

Bien, pour les municipalités, la question était

tout entière. S'ils n'ont pas investi les sommes d'argent ou s'ils ont fait des

prêts puis il y a de l'argent qui revient, on fait quoi avec cet argent-là qui

revient? Est-ce qu'il est retourné dans le fonds général? Je pense que ça

devrait être retourné dans le fonds général de la municipalité, en toute

humilité, parce que l'argent, originellement, provient de la municipalité.

C'est sa quote-part. C'est ce qu'elle donne. Mais je pense qu'il serait sage de

prévoir un amendement.

Le Président (M. Allaire) : Merci.

Mme la ministre.

Mme Laforest : Oui, bien, en fait,

c'est sûr que, si on revient... C'est vraiment une aide aux entreprises qu'on a rédigée à l'article 130. L'aide aux

entreprises... Puis là c'est certain que vous me mentionnez des

municipalités qui n'ont pas d'entreprise. Moi, je verrais mal... parce que

c'est vraiment un article... C'est vraiment une aide qu'on peut donner aux

entreprises dans toutes les municipalités qui ont été touchées par la pandémie.

Maintenant, si on donne les mêmes montants, par

exemple, en pourcentage à des municipalités qui n'ont pas d'entreprise chez elles, bien, on touche plus

l'aide aux municipalités, et l'aide aux municipalités, avec l'aide

pandémie qu'on a donnée, bien, on y a touché quand même,

parce que le 800 millions qu'on a donné à toutes les municipalités du

Québec, considérant les impacts de la pandémie, bien, les plus petites

municipalités, même celles qui n'avaient pas d'entreprise, ont eu des bons

montants.

Donc là, ce n'est pas la même chose. Moi, je ne

vois pas ça du tout semblable, parce qu'elles n'ont pas d'entreprise chez

elles. Maintenant, je pense que c'est aux municipalités aussi à discuter avec l'agglo,

parce que, si la municipalité n'a pas d'entreprise, je pense que ça peut se

discuter par règlement avec l'agglo. En même temps, ils n'en ont pas,

d'entreprise. C'est un programme pour les entreprises qui ont eu des

difficultés.

Donc, moi, j'ai comme un malaise à aller de

l'avant pour ça, parce que l'aide aux municipalités, comme la députée d'Anjou—Louis-Riel

le mentionnait très bien, bien, ça a déjà été donné. Par exemple, ça a été

donné pour les municipalités que vous avez mentionnées précédemment. Donc là,

on touche vraiment un autre programme, c'est pour les entreprises. Mais, s'ils

n'ont pas d'entreprise, on va donner quand même des montants, mais on les a

déjà donnés, les montants, aux municipalités.

D'ailleurs, ces montants-là étaient quand même

considérables, parce que la totalité des municipalités ont encore des montants

dans leurs coffres. Ça fait que moi, je vois ça comme un programme différent

complètement, puis c'est pour aider nos entreprises. Puis une entreprise qui

est en difficulté, je crois personnellement que l'entreprise qui est vraiment

en difficulté, c'est à elle de recevoir les montants.

Donc, la municipalité d'à côté qui n'a pas

d'entreprise, bien, quand même, tout le monde va s'aider, là, dans cette

possibilité-là. Si on garde un commerce ouvert, bien, la municipalité d'à côté

aussi va en bénéficier d'une certaine manière. Ça fait que j'ai comme un

malaise à dire... parce que, là, on touche comme deux programmes qu'on a déjà

donnés aux municipalités, du 800 millions, mais...

Puis, si ça retourne au fonds général, bien, le

fonds général, c'est ça qu'on a déjà donné, là, il y a quelques mois. Ça fait

que j'ai comme... Je ne sais pas. J'ai un questionnement. Je trouve que c'est

vraiment l'aide pour les entreprises, puis, si, admettons, moi, j'ai une

entreprise puis j'ai vraiment, vraiment eu de la difficulté, j'ai besoin

d'aide, bien, c'est sûr que donner les montants à des municipalités qui n'ont

pas eu des besoins, ils n'ont pas eu d'entreprise qui ont... qui sont vraiment

en difficulté, c'est embêtant.

Le Président (M. Allaire) : Merci,

Mme la ministre. Mme la députée de Vaudreuil, allez-y.

Mme Nichols : Oui, merci, M. le

Président. Je comprends les explications. Il reste que je me demandais... Puis

je pose la question tout haut, là, mais est-ce que ça ne vaut pas la peine de

faire un amendement justement pour l'inclure ou, du moins, mettre une note, là,

à l'effet que, tu sais, les municipalités qui n'utiliseront pas ce

pourcentage-là... ou est-ce que c'est déjà... parce que, quand on en parle,

pour nous autres, là, ça va de soi, là, tu sais, si la municipalité reçoit...

même si c'est 225 000 $, mais qu'elle n'a pas nécessairement de

commerce ou d'industrie puis elle ne l'utilise pas, c'est quoi... ça va aller

dans son... ça va retourner aux surplus de la ville centre. Je ne le sais pas.

Moi, je vois une problématique à ce niveau-là. Je me disais : Est-ce que

ça ne vaut pas la peine, tu sais, de faire un amendement ou... puis, tu sais,

de l'inclure, là, parce que je pense que ça va donner en même temps, là,

l'heure juste aux municipalités, là.

Mme Nichols : Oui, c'est ça.

Le Président (M. Allaire) :

...Mégantic qui souhaite intervenir après vous. Député de Mégantic.

M. Jacques : M. le Président, je

veux dire à... je veux parler... concernant les municipalités qui n'ont

peut-être pas de commerce. C'est sûr que, ces municipalités-là, elles vont

faire affaire avec la municipalité voisine bien souvent. Je peux prendre...

Vous parliez de votre municipalité tantôt. Moi, je peux parler de ma

municipalité, qui est Hampden... qui est Scotstown à côté, mais il va y avoir

besoin d'une aide à ces commerces-là parce que c'est des petites municipalités

qui ont besoin de beaucoup d'aide pour certains commerces qui vont toujours

avoir de la difficulté à survivre. Donc, il peut y avoir un élément d'apport

comme communauté et non pas pour une municipalité parce que les services et les commerces sont dans l'autre municipalité

voisine. Je pense que... C'est le seul commentaire que je voulais

ajouter, là, à la discussion.

Mme Laforest : En fait, moi, ce que

je propose, ce serait... Ce qu'on peut ajouter, c'est proposer justement que la

municipalité qui n'a pas d'entreprise doit discuter avec son agglo.

Me Paradis, si on peut l'ajouter en petites lignes... Mais c'est

automatique que ça va se faire comme ça, parce que je ne voudrais pas prévoir

non plus que les municipalités qui n'ont pas d'entreprise auraient un montant

automatiquement. Ça fait que ça, c'est sûr, j'ai vraiment un malaise avec ça,

mais, maintenant, ça pourrait se décider aussi par règlement.

Le Président (M. Allaire) : Mme

la députée d'Anjou—Louis-Riel.

Mme Laforest : Me Paradis,

qu'est-ce que vous en pensez?

Le Président (M. Allaire) : Ah!

vous souhaitez un complément d'information peut-être avec Me Paradis?

Mme Thériault :

Bien, peut-être à mon intervention... Il donnera le complément d'information

après si ça ne vous dérange pas.

Le Président (M. Allaire) :

Parfait. Vous l'avez dit avant?

Mme Thériault : Vous

voulez que j'écoute?

Le Président (M. Allaire) :

Oui, Me Paradis, vous avez senti que... la passe sur la palette à

Me Paradis. Allez-y, Me Paradis.

Mme Thériault : O.K., je

vais écouter.

M. Paradis (Nicolas) : Merci,

M. le Président. Bien, à vrai dire, la loi prévoit déjà que chacune des municipalités

liées a sa voix au conseil d'agglomération, de sorte qu'ils vont, bien entendu,

exprimer leur position, dans le cadre d'un conseil d'agglo, à l'égard de quel

serait le montant qui devrait être dans le programme et quels seraient les

services qui pourraient alors en bénéficier.

Et on comprend aussi que c'est en proportion

aussi de leur contribution, là. On comprend qu'il y a plusieurs municipalités qui sont de l'ordre de moins... de quelques municipalités qui sont de l'ordre de moins de 1 %, également, de la quote-part d'agglo et qui... Dans le

fond, l'apport est quand même moindre, est moins important à cet égard-là.

Il y a un élément aussi qu'il est important de

mentionner, c'est que le programme qui est ainsi monté s'inscrit exactement dans

la même logique de gouvernance des programmes d'aide et des différentes

décisions de l'agglomération. On ne joue pas

dans les paramètres afférents en ce que... lorsqu'il y a... parce qu'il y a

d'autres pouvoirs d'aide qui existent

déjà en matière d'aide au développement économique, l'aide destinée

spécifiquement à l'entreprise.

Pensons, notamment, à l'article 92.1 de la

Loi sur les compétences municipales, qui permet de donner de l'aide, déjà, en

ce sens-là, qui ne prévoit pas une répartition par municipalités liées et qui

prévoit, ultimement, donc, que chacun contribue en fonction de sa quote-part.

Et, en bout de ligne, le résultat, c'est que, s'il s'avérait qu'il devait y

avoir un surplus au programme, bien, l'argent reste dans le fonds général de l'agglo,

le surplus de l'agglo, qui bénéficie à

l'ensemble des municipalités liées, qui implique également, en conséquence, de

potentielles diminutions des quotes-parts aussi, là.

Le Président (M. Allaire) :

Merci. Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel.

Mme Thériault : Oui. M.

le Président, j'ai bien entendu ce que le sous-ministre nous dit. Ce n'est

pas... C'est discutable, je vais le dire comme ça. C'est discutable, tu sais.

Honnêtement, moi, je suis une députée de Montréal, et je sais très bien que la

réalité de l'est de Montréal puis de l'ouest de Montréal, c'est deux réalités

complètement différentes. Puis, dans l'est de Montréal, tu as une municipalité

qui est liée, donc, qui a été défusionnée, qui est Montréal-Est. Elle a un

bassin suffisant d'entreprises pour être capable d'utiliser tout son montant

sans aucun problème.

Bon, mais, à partir du moment où j'ai bien

entendu l'intervention du député de Mégantic-Compton, j'ai trouvé ça

intéressant — Mégantic,

pardon, le Compton n'existe plus — parce que ce n'est pas bête, parce que

c'est vrai que Hampstead peut ne pas avoir de services, mais qu'elle... d'entreprises,

on va dire ça comme ça, des entreprises, parce qu'on parle d'entreprises, mais

que les gens de Hampstead vont aller à Côte-Saint-Luc ou une municipalité

voisine qui est liée, et, par souci d'équité... parce que c'est bien évident

que, les citoyens qui sont à Hampstead, ils vont aller voir la petite

boulangerie qui est à Côte-Saint-Luc, mettons, c'est la municipalité voisine ou

l'autre voisine qui est à côté.

Ça fait que, sur le principe de l'entraide

dans... que deux municipalités voisines peuvent s'entraider, parce qu'elles

sont interdépendantes, puis que, oui, ça se peut qu'il y ait une municipalité

qui n'ait pas de services parce que tout le monde va à l'autre à côté, je n'ai

pas de problème avec ça, c'est parfait, mais qu'on me dise qu'on va retourner l'argent

à l'agglomération, puis que ce soit le centre-ville de Montréal, ou ville

Saint-Laurent, ou l'arrondissement d'Anjou...

Puis je n'ai rien contre l'arrondissement

d'Anjou, là, au contraire, deuxième plus grand parc industriel sur l'île de

Montréal. J'imagine qu'il va y avoir de l'argent pour les entreprises d'Anjou.

Il ne faut pas oublier non plus qu'il y a les Galeries d'Anjou. Tu sais, il y a

plein d'autres problématiques chez nous, mais je considère que l'argent de Hampstead ne devrait pas revenir aux citoyens

d'Anjou, qu'il revienne aux forçats et aux citoyens de Côte-Saint-Luc

pour appliquer le principe que mon collègue de Mégantic nous a si

brillamment... Puis c'est une réalité, puis c'est ça, c'est vrai, c'est la

réalité terrain.

Bien, c'est pareil dans l'ouest de l'île, M. le

Président. Il y a quand même... Tu sais, c'est comme... C'est sûr que je ne connais

pas beaucoup de gens de Hampstead qui vont partir pour venir magasiner aux

Galeries d'Anjou, hein? On comprend, mais ils peuvent aller à Côte-Saint-Luc.

Ils peuvent aller dans une municipalité à côté. Ça fait que... Puis je

comprends qu'on ne peut pas tout prévoir, mais là on est là, puis on le voit,

là, il y en a un, problème. Ça fait que, moi, qu'on donne aux municipalités

environnantes, je n'ai pas de trouble, parce que c'est là que les citoyens vont

aller. Ça, c'est la première des choses.

La deuxième des choses que je pense, vraiment,

que le sous-ministre et la ministre doivent regarder, c'est : On fait quoi

avec les sommes résiduelles? Parce qu'il va en rester, de l'argent. Il va en

rester, de l'argent. Puis, honnêtement, moi, que

Hampstead n'ait pas de, on va dire, pâtisserie... café, tiens, on va prendre un

café équitable. C'est à la mode ces temps-ci, là, O.K.?

Puis là, pourquoi je dis ça, M. le Président, parce

que j'ai eu... J'ai vu un sondage passer sur le besoin d'un commerce équitable,

voir si ça intéresserait les gens dans mon propre comté. Puis les gens vont

répondre, puis on va faire une étude de marché. Ça se peut qu'il y ait un

commerce qui ouvre ses portes. Parfait, il ouvre ses portes dans six mois, O.K.? Bien, dans deux ans, dans trois ans, il peut

avoir besoin d'aide, mais peut-être que, dans Hampstead ou une autre municipalité, il pourrait y avoir un petit commerce qui va...

écoresponsable, équitable, communautaire, appelez-le comme vous voulez, qui

va voir le jour dans un an et demi puis qui pourrait peut-être avoir besoin

d'aide dans l'an 3.

Ça fait que je pense qu'on est ici aussi pour

voir les différents cas de figure. Ça fait que, d'office, de remettre l'argent,

ce n'est peut-être pas une bonne idée non plus, parce qu'en l'an 2 puis en l'an

3 il peut y avoir quelque chose... Je n'ai pas de problème avec ça, qu'on

regarde pour pouvoir prévoir, parce que la prévisibilité, c'est important

aussi, mais il faut qu'on soit en mesure également de dire : Bien, on fait

quoi avec les sommes résiduelles qu'il va rester?

Ça fait qu'il y a comme deux questions

différentes ici. Puis moi, je n'ai pas de problème. Honnêtement, ce que la ministre nous dépose, ça me va, O.K.? Puis

je pense que, d'entrée de jeu, là, sur l'amendement, c'est important de

le dire, c'est en droite ligne avec ce qu'on avait discuté. Je n'ai pas eu

l'occasion de le dire avant, M. le Président. C'est en droite ligne avec ce

qu'on avait discuté, sur l'argent sera réparti comment et c'est qui qui va

décider.

Puis tu as des petites... Tu as des

municipalités où ça peut être plus problématique. Montréal, c'est grand, puis les besoins de l'est de Montréal ne sont pas

les mêmes que dans l'ouest de Montréal non plus. Puis je comprends que

Montréal, ce n'est pas les Îles-de-la-Madeleine non plus, qu'il y a une agglo,

puis eux, ils ont des besoins différents, puis c'est bien correct aussi, parce

qu'on a tous nos spécificités selon nos régions puis selon où on a une place

d'affaires, là, ça fait que...

Mais la problématique est tout entière. Tu sais,

si on décide... parce que, dans la loi, là, on vient dire : On peut aider

un commerce pour trois ans, mais on le plafonne à 150 000 $ par

année. Si on est capables de plafonner un montant d'argent pour éviter que tout

l'argent aille à la même entreprise, on l'écrit dans la loi, là, c'est plafonné

à 150 000 $, bien, on peut-tu décider qu'est-ce qu'on fait quand il

n'y a pas d'entreprise puis qu'il y a des surplus budgétaires ou qu'il reste de

l'argent dans les fonds? Honnêtement, j'espère qu'il n'en restera pas,

d'argent, dans les fonds, M. le Président, mais, si les gens font des prêts,

c'est sûr que l'argent est supposé de revenir là. Que les intérêts demeurent à

la municipalité, je n'ai pas de problème non plus, mais il faut quand même

décider on fait quoi avec ces fonds-là.

Le Président (M. Allaire) : Merci,

Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel.

Mme la députée de Vaudreuil souhaite ajouter un complément d'information avant

l'intervention de la ministre?

Le Président (M. Allaire) : Oui,

allez-y.

Mme Nichols : En fait, je me

demandais : Est-ce qu'on ne pourrait pas prévoir... parce que même le

député de Mégantic, là, tu sais, nous disait comment ça se passe un peu chez

eux. Je me disais : Est-ce qu'on ne pourrait pas prévoir que l'argent non

utilisé pourrait être rendu disponible, entre autres, pour les villes liées? Tu

sais, quand on dit qu'on veut aider peut-être la petite ville d'à côté, bien,

au lieu de le retourner particulièrement, là, dans les dossiers où il y a des

agglos, là, est-ce qu'on ne pourrait pas prévoir que les montants non

utilisés...

Puis ma collègue d'Anjou—Louis-Riel, elle a raison

quand elle dit qu'il va en rester à la fin, parce que ce programme-là... Entre

autres, à l'article 130, tu sais, on dit que ça peut être une subvention, un

prêt ou un crédit de taxes. Ça fait que si ce n'est pas une subvention, un prêt

ou un crédit de taxes, l'argent va revenir. Donc, c'est sûr qu'à la fin il va

en rester, là, de l'argent, là, c'est certain. Donc, au lieu de le retourner

peut-être en haut, est-ce qu'on peut justement faire un amendement à cet

article-là puis dire : Bien, le surplus ou... soit le surplus non utilisé

ou soit la municipalité qui a un montant puis qu'elle n'a pas d'entreprise ou

de commerce à aider... Est-ce qu'on ne pourrait pas prévoir que ce

montant-là... Dans les deux cas, là, est-ce qu'on ne pourrait pas prévoir que

ce montant-là sera versé aux villes liées?

Le Président (M. Allaire) : Merci.

Mme la ministre.

Mme Laforest : En fait, on s'est

posé la question, M. le Président, puis on se disait : Admettons, une municipalité qui n'a pas d'entreprise, est-ce

qu'elle pourrait verser ces montants à une municipalité liée, sauf que, là,

c'est sûr que c'est assez délicat, faire ça,

parce que, si une municipalité commence à faire ça, peut-être, d'autres

municipalités vont dire : Pourquoi ce n'est pas moi qui ai été aidée, en

fait? Ça, c'est un point qu'on... mais on y a réfléchi.

Qu'est-ce qu'on... Peut-être, on pourrait

ajouter... C'est parce que je reviens... C'est vraiment un programme d'aide aux entreprises durant la pandémie.

Qu'est-ce qu'on pourrait ajouter si on veut vraiment que ce soit clair, que

c'est les municipalités qui n'ont pas d'entreprise... n'ont pas droit à ce

programme, c'est la seule affaire, parce que les montants sont quand même minimes, là, Me Paradis, que j'ai vus sur la

liste. Les montants sont très, très petits, mais on a...

Ce qu'on devrait

peut-être... Ce que je propose, c'est qu'on ajoute que les municipalités qui

n'ont pas d'entreprise n'ont pas droit à ce

programme, parce qu'on ne peut pas commencer à dire... Selon moi, là,

personnellement, je me dis... On ne peut pas dire à une

municipalité : Toi, tu as reçu, par exemple, 200 000 $, mais tu

n'as pas d'entreprise, donc, propose de donner le 200 000 $ à une

autre municipalité, surtout que le règlement va se décider avec l'agglo. Ça

fait que, déjà là, l'agglo va quand même pouvoir proposer sa vision à elle,

mais, en même temps, si on empêche ça, donc, l'aide aux entreprises va aller

aux municipalités qui ont des entreprises.

Le Président

(M. Allaire) : Merci, Mme la ministre. Je rappelle qu'il y a un

amendement qui a été déposé par la

partie gouvernementale. Est-ce que vous

souhaitez retirer l'amendement et déposer un nouvel amendement avec vos ajouts

que vous venez de...

Mme Laforest :

Bien, peut-être, oui, mais...

Le Président

(M. Allaire) : Oui, Mme la députée de Vaudreuil, allez-y.

Mme Laforest :

Mme la députée de Vaudreuil, oui.

Le Président

(M. Allaire) : Anjou—Louis-Riel souhaite intervenir, je pense, là,

allez-y.

Mme Nichols :

Bien oui, on s'en allait pas mal dans la même direction, à l'effet qu'un

amendement serait nécessaire pour prévoir cet aspect-là, entre autres, là.

Le Président

(M. Allaire) : Parfait. Donc, Mme la ministre.

Mme Laforest :

Oui, on va suspendre quelques instants. On va regarder qu'est-ce qu'on peut

faire.

Président (M. Allaire) : On suspend les travaux? Parfait. On va

suspendre les travaux quelques instants. Merci.

(Suspension de la séance à

10 h 51)

Le Président

(M. Allaire) : Alors, nous allons reprendre les travaux. Alors,

si vous vous souvenez, avant la suspension des travaux, nous avions un amendement

déposé par la

partie gouvernementale... déposé à l'article 130. J'ai

besoin de votre consentement pour retirer cet amendement pour en déposer un

nouveau. Est-ce que j'ai votre consentement? Parfait, je vous remercie. Donc, Mme

la ministre, je vous cède la parole pour le nouvel amendement qui est déposé à l'article 130.

Mme Laforest :

Oui, alors, un nouvel amendement.

Insérer, après le

septième alinéa de l'article 130 du projet de loi, les alinéas

suivants :

«Lorsqu'un programme

d'aide aux entreprises est adopté par le conseil d'une agglomération, l'aide

financière est répartie entre les municipalités liées proportionnellement soit

à la quote-part payée respectivement par chacune d'elles pour le financement

des dépenses d'agglomération, soit à la contribution de chacune aux revenus

d'agglomération par le biais de la taxation et des compensations tenant lieu de

taxes.»

Et on a ajouté :

«Dans le cas prévu au huitième alinéa, les sommes restantes au terme du

programme, le cas échéant, sont réparties entre les municipalités liées

conformément à la règle prévue à cet alinéa.»

a ajouté cet amendement-là pour les municipalités, par exemple, qui n'ont pas d'entreprise chez elles. À ce moment-là, ce sera discuté, à la fin du programme,

où et comment les sommes seront récupérées. Merci, M. le Président.

Le Président (M. Allaire) :

Merci. Est-ce qu'il y a des interventions concernant cet amendement? Mme la

députée de Vaudreuil.

Mme Nichols :

Oui. Donc, bien, je remercie... Évidemment, je remercie la ministre et son

équipe. C'est vraiment, là, des échanges très importants et très pertinents.

Peut-être au niveau, là, des explications, là, juste pour être certaine que

tout le monde comprenne, là... Dans le fond, l'amendement qui prévoit qu'au

huitième alinéa «les sommes restantes au terme du programme, le cas échéant,

seront réparties entre les municipalités liées conformément à la règle prévue à

cet alinéa», l'alinéa 8°, évidemment, donc, puis vous me corrigerez, là, si je

me trompe, là, je veux juste être sûre d'en faire l'interprétation

correctement, c'est qu'après le trois ans, ou ça peut être un petit peu plus

long, là, parce qu'on sait, là, que... le temps des redditions de comptes, les

sommes vont être réparties par les municipalités liées... vont être remises aux

municipalités liées plutôt qu'à l'agglo.

Le Président (M.

Allaire) : Mme la ministre.

Laforest : En fait, oui, sauf que vous dites : Remises par les

municipalités liées à l'agglo, c'est ça?

Nichols : Non. Les municipalités qui n'auront pas... qui vont avoir de

l'excédent ou les sommes qui ne seront pas utilisées, là, le résiduel, là, si

on veut, là, bon, bien, ces montants-là... Puis là, au terme du programme, là,

on s'entend qu'il peut s'étirer un petit peu plus que trois ans. Le

programme prend fin après trois ans, là, mais, avec les délais, là, puis

les ententes, ça peut être un peu plus que ça. Ça, ça va. Mais donc le résiduel

de chaque municipalité va être retourné à la municipalité liée plutôt qu'à

l'agglo?

Laforest : Exactement, exactement.

Mme Nichols :

Parfait. Puis, bien, en question... dans ma tête, ça va de soi, là, mais on est

mieux de le dire à micro ouvert que, pour les MRC, c'est la même chose qui va

s'appliquer. C'est-à-dire qu'une MRC qui a 23 municipalités, qui va

faire... Je pense toujours à Vaudreuil-Soulanges avec ses

23 municipalités, là, qui va donner, en fonction des quotes-parts... qui

va transmettre, en fonction des quotes-parts, les montants. Donc, si la

municipalité n'utilise pas ces montants-là, ça va être remis à la MRC.

Laforest : À la MRC, puis on est en train justement de préparer...

parce qu'il va falloir déposer un amendement pour appliquer cette même

réglementation-là, si vous êtes d'accord, bien entendu. On est en train de

regarder pour l'amendement, c'est ça, Me Paradis? Oui.

Le Président (M.

Allaire) : Ça va?

Mme Nichols :

Oui, puis je veux être certaine, là... puis qu'on a parlé beaucoup de Hampstead

ou qu'on a parlé, entre autres, comme, de chez nous, là, L'Île-Cadieux, là, qui

n'a pas d'entreprise, qui n'a pas de commerce, du moins, à ce que... Je ne suis

pas au courant s'il y en a, là, mais je veux juste être certaine que... Puis je

suis sûre que, Mme la ministre, vous êtes d'accord avec moi, là. On ne veut pas

causer de préjudice à ces municipalités-là. Donc, il leur appartient, là, de...

parce qu'ils paient quand même, hein, une quote-part, là. Ça fait qu'il leur

appartient d'avoir le montant qui leur est accessible en fonction de la

quote-part qu'ils paient. Ce sera à eux de juger s'ils ont besoin ou pas de ces

montants-là pour leurs commerces ou pour leurs entreprises.

Le Président

(M. Allaire) : Mme la ministre.

Mme Laforest :

Oui, exactement. Ce qui aurait été plus facile, comme on discutait, c'était

d'écrire que ce programme-là est seulement pour les municipalités qui ont des

entreprises. En même temps, on ne peut pas commencer à juger, parce que,

peut-être, une municipalité a un autre endroit où elle a besoin... Alors, c'est

pour ça qu'on l'a fait comme ça, oui, exactement.

Le Président

(M. Allaire) : Mme la députée de Vaudreuil.

Mme Nichols : Parfait. Bien, moi, je trouve ça correct. Je

trouve qu'on respecte le principe des gouvernements de proximité. Donc,

la municipalité, là, pourra décider si elle prend ou pas le montant qui est

prévu dans ce programme normé là. Donc, moi, pour cet amendement, ça va.

L'amendement pour les MRC, est-ce qu'on l'inclut dans le 130 ou dans le 131?

Le Président

(M. Allaire) : 131.

Mme Nichols :

O.K., dans le 131.

Le Président

(M. Allaire) : Ça va?

Le Président

(M. Allaire) : Nous serions donc prêts à procéder à la mise aux

voix de l'amendement? Madame, oui, ça va?

Mme Nichols :

Oui, j'ai une autre question, puis là je me demandais si j'y allais. J'ai un

délai.

Le Président (M.

Allaire) : Mais est-ce que c'est...

Nichols : Ça fait longtemps

qu'on n'a pas siégé, M. le Président. Alors, il

y a un petit délai de traitement.

Le Président

(M. Allaire) : Oui, effectivement, on est tous un peu rouillés. Est-ce

que c'est concernant l'amendement ou c'est concernant l'article qui sera

amendé?

Mme Nichols :

Non, c'est concernant l'article. Donc, oui, on peut procéder pour l'amendement.

Président (M. Allaire) :

Bon, parfait. Donc, allons-y, Mme la

secrétaire, par vote nominal, s'il vous plaît.

La Secrétaire :

Pour, contre, abstention. Mme Laforest (Chicoutimi)?

La Secrétaire : Au nom du gouvernement,

M. Jacques (Mégantic)?

La Secrétaire : Au nom de l'opposition

officielle, Mme Nichols (Vaudreuil)?

La Secrétaire : M. Allaire

(Maskinongé)?

Le Président (M. Allaire) :

Abstention. Donc, parfait, l'amendement déposé à l'article 130 est adopté.

Donc, est-ce qu'il y a d'autres interventions concernant l'article 130 maintenant

amendé? Bien, il était déjà amendé, mais pour un deuxième amendement. Allez-y, Mme

la députée de Vaudreuil.

Mme Nichols : Oui. Moi, j'avais

une question relativement, là, à l'article 130, entre autres, là, parce

qu'il y a des municipalités qui nous ont écrit ou qui nous demandaient, là, une

certaine forme d'amendement. Ça fait que, peut-être, pour explication, entre

autres, je vais nommer la ville de Vaudreuil-Dorion, là, puis, je pense, vous

avez reçu la correspondance, là, en début janvier, qu'eux autres, ils

demandaient un amendement au texte actuel en ajoutant à la fin de l'article 130 :

La municipalité peut confier la gestion de son programme d'aide aux entreprises

à un organisme à but non lucratif agissant dans le domaine du développement

économique.

Donc, bien sûr, tu sais, on comprend, là, le but

de cet amendement-là. Je voulais juste savoir si, dans l'article 130, là,

c'est prévu, entre autres, ou via peut-être un autre article, là... mais c'est

prévu qu'on peut déléguer à un OBNL ce pouvoir-là... et peut-être même nous

indiquer, là, de la façon que ça pourrait fonctionner.

Mme Laforest : Oui, on a eu cette

demande-là, mais je crois qu'on va l'insérer à l'article 131,

Me Paradis, parce qu'on va justement déléguer le pouvoir à l'article 131

qu'on va étudier tantôt, mais pas à l'article 130. On va le voir tout de

suite après. D'ailleurs, on a un amendement à déposer considérant cette

demande-là.

M. Paradis (Nicolas) : ...préciser,

oui, effectivement, là, il n'y a pas d'amendement qui... à 130 qui est requis.

À 131, comme la ministre le mentionne, il sera effectué en ce sens-là. Pour

130, ce n'est pas requis du fait qu'il s'agit d'un programme normé. Dans les

lois municipales, il n'y a pas de gestion de la même manière que pour les

fonds, comme on le verra à 131.

Par contre, la municipalité... Pour répondre

notamment à l'interrogation, la ville, la municipalité à laquelle vous référez,

elle lui sera possible de conclure une entente de service avec un de ses

organismes qui sont liés au développement économique pour lui confier l'administration

du programme en question et qui permettra ainsi à tout requérant de formuler sa

demande. Il pourra transiter par cet organisme-là qui analysera l'admissibilité

de celle-ci en fonction des normes du programme. Et, ultimement, bon, tout

cheminera à la ville pour que la ville puisse émettre l'aide en question, le

chèque en question, pour donner suite à la réalisation du programme. Donc, la

finalité est atteinte autrement que par une disposition nommément prévue.

Le Président (M. Allaire) : Mme la

députée.

Mme Nichols : Puis là on dit que

c'est la ville, mais est-ce que ça pourrait être la MRC? Est-ce que les villes

peuvent s'entendre pour le déléguer à la MRC? Puis la MRC a un bras économique.

Donc, la MRC pourrait utiliser son bras économique, lui donner ce mandat-là,

puis après la MRC fera la distribution, ou, sinon, est-ce que ça doit être fait

de façon individuelle avec les villes, là, qui siègent autour de la table à la

MRC?

Le Président (M. Allaire) :

Me Paradis.

M. Paradis (Nicolas) : Bien, ce

pouvoir-là, lui, ne s'exerce pas dans le cadre des responsabilités de la MRC.

C'est vraiment un pouvoir de municipalité locale purement et simplement. Ça

fait que ces municipalités locales... La municipalité locale décidera... peut

décider comment elle veut le gérer. Elle peut le gérer à l'interne avec ses

propres fonctionnaires. Elle peut conclure une entente de service avec un OBNL

pour dire : Fais donc le travail, comme je mentionnais un peu plus tôt. Il

n'est pas impossible non plus qu'elle puisse requérir l'appui de la MRC dans le

cadre de partage d'effectifs, s'il y en a, également possible. Puis, quand il y

a le bras oeuvrant, si je peux le dire ainsi, auquel vous référez, souvent,

c'est des OBNL de la MRC, bien, ils pourront à ce moment-là conclure une

entente avec un OBNL même si celui-ci a été constitué par la MRC. C'est une

entente de service. Ça fait qu'il n'y a pas de limitation à cet égard-là.

Le Président (M. Allaire) : Mme la

députée.

Mme Nichols :

Bien, évidemment, il reviendra, là, à la ville, à la fin, d'en faire la

distribution.

M. Paradis (Nicolas) : Oui, exact.

Mme Nichols : Puis là on a dit qu'on

était pour l'intégrer ou... en fait, l'intégrer à l'article 131 plutôt qu'à l'article

130 parce que... Pourquoi on ne le met pas à l'article 130, là, juste pour...

Mme Laforest : À l'article 131, en

fait.

Le Président (M. Allaire) : Vous

pouvez enlever votre masque, Mme la ministre.

Mme Laforest : On est habitués. À l'article

131, en fait... C'est vrai qu'on est habitués. En fait, ça va de soi, coudon,

un masque. À l'article 131, en fait, on inclut la possibilité qu'une MRC puisse

le donner à... si je peux dire, donner la

gestion du fonds ou du programme à une autre entité. Ça fait que ça, on l'a

ajouté tout de suite à l'article

131. Puis on a un amendement, d'ailleurs, qui arrive, puis c'était considérant

la demande qu'on a eue de votre municipalité début janvier.

Le Président (M. Allaire) : Merci. Mme

la députée de Vaudreuil, ça va?

Mme Nichols : Oui, bien, je le

comprends, là, pourquoi on le met à 131. Je voulais juste être certaine, pour

le 130, que ce n'est pas nécessaire de l'ajouter, là, à l'article 130, parce

qu'il va être prévu dans le 131 ou parce qu'on n'est pas là au 130.

Le Président (M. Allaire) : Mme la

ministre.

Mme Laforest : Parce qu'à l'article

130, ça va de soi, la municipalité peut déjà faire ça.

L'article 131, la MRC ne peut pas faire ça. Ça fait que c'est pour

ça qu'on ajoute cette possibilité-là, à l'article 131, qu'elle,

normalement, la MRC, ne pouvait pas faire ça.

Le Président (M. Allaire) : O.K.,

parfait, merci. Mme la députée de Vaudreuil.

Nichols : C'est déjà prévu dans les articles... c'est-tu 92.1 ou

est-ce que c'est déjà prévu dans les articles...

Le Président (M. Allaire) : Me

Paradis.

M. Paradis

(Nicolas) : À vrai dire, ça s'inscrit, je vous dirais, dans les

compétences générales de la municipalité, là, qui lui permettent de

conclure des ententes de service aux fins de ses... aux fins municipales, tout

simplement.

Le Président (M. Allaire) : Parfait,

merci. Mme la députée de Vaudreuil.

Nichols : Parfait. Je voulais juste que ce soit clair pour nos

municipalités qui nous écoutent. Merci, M. le Président.

Le Président (M. Allaire) : Donc, est-ce

qu'il y a d'autres interventions concernant l'article 130 amendé? Mme la

députée d'Anjou—Louis-Riel.

Mme Thériault : Oui, merci,

M. le Président. Est-ce que ce serait juste possible de nous refaire la lecture...

parce que, là, je comprends qu'on a adopté, avant de partir pour le congé, un amendement

qui dit que toute municipalité locale doit transmettre au ministère de

l'Occupation du territoire le programme qu'elle adopte. On a fait un autre amendement

tout à l'heure. On en a enlevé un, on en a remis un.

Puis je voudrais juste être bien sûre... parce

que moi, j'ai une autre version ici, où j'ai :

L'article 130 du projet de

loi. Modifier, dans le premier alinéa, après les mots «de son territoire», la

phrase suivante : «Le plan de soutien aux entreprises doit être adopté à

la double majorité des voix au conseil d'agglomération.» Bien, je veux juste

être bien sûre, parce que c'est un

article qui est long, qu'on a amendé au

moins trois fois... parce que j'aimerais ça, si on pouvait avoir une relecture

de l'ensemble de l'article avant de le passer aux voix juste au cas où qu'il y

ait quelque chose qui m'accroche.

Le Président (M. Allaire) : Si je

peux me permettre, là, il a été amendé deux fois.

Mme Thériault : Deux fois?

Le Président (M. Allaire) :

Peut-être, ce qui vient vous mélanger, puis c'est normal, ça fait longtemps

qu'on n'a pas été en commission, c'est que vous aviez mis un amendement dans le

Greffier, mais qui n'a jamais été déposé officiellement puis qui n'a jamais été

traité. Ça fait que c'est peut-être ça, là, que vous avez.

Thériault : C'est pour ça. Bien, c'est pour ça que j'en ai un

qui est écrit, d'abord.

Le Président (M.

Allaire) : Bien, lui, comme je vous dis, il n'a jamais été déposé

officiellement par vous autres, par l'opposition officielle.

Mme Thériault :

Il n'a jamais été déposé, O.K. Je vais vous demander une petite suspension, M.

le Président, s'il vous plaît.

Le Président (M.

Allaire) : Alors, nous allons suspendre les travaux quelques instants.

(Suspension de la séance à

11 h 37)

Le Président (M.

Allaire) : Alors, nous allons reprendre les travaux. Pour satisfaire à

la demande bien précise de la députée d'Anjou—Louis-Riel, Mme la ministre, je

vous cède la parole pour relire l'article 130, incluant les

deux amendements adoptés.

Laforest : Oui, alors, merci, M. le Président. On va lire l'article au

complet, parce qu'il y a quand même eu quelques correctifs. Alors,

l'article 130 :

«Toute municipalité

locale peut adopter un plan de soutien des entreprises de son territoire. La

municipalité qui adopte un plan de soutien doit en transmettre copie, pour

information, à la municipalité régionale de comté dont le territoire comprend

le sien.

«Une municipalité met

en oeuvre un plan de soutien en adoptant, par règlement, un programme d'aide

aux entreprises, en vertu duquel elle peut accorder une aide financière,

notamment sous forme de subvention, de prêt ou de crédit de taxes, à toute

personne qui exploite une entreprise du secteur privé et qui est le

propriétaire ou l'occupant d'un immeuble autre qu'une résidence, sauf s'il

s'agit d'une résidence privée pour aînés visée à l'article 346.0.1 de la

Loi sur les services de santé et les services sociaux (chapitre S-4.2).

«L'aide accordée en

vertu du programme :

«1° n'est pas

assujettie à la

Loi sur l'interdiction de subventions municipales (chapitre

I-15);

«2° est

assujettie aux troisième et quatrième alinéas de l'article 92.1 de la Loi

sur les compétences municipales.

«La période

d'admissibilité au programme ne peut dépasser le (indiquer ici la date qui suit

de trois ans celle de la sanction de la présente loi).

«Le total de l'aide

financière accordée annuellement en vertu du programme ne peut excéder

500 000 $ ou 1 % des crédits prévus au budget de fonctionnement

de la municipalité pour l'exercice financier en cours, si ce dernier montant

est plus élevé.

«L'aide financière

accordée à un même bénéficiaire en vertu du programme ne peut excéder

150 000 $ et ne peut être accordée pour une période excédant trois

ans.

«La municipalité

peut, par règlement, accorder une aide financière excédant les montants prévus

aux cinquième et sixième alinéas. Ce règlement doit être approuvé par le

ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du

territoire, après consultation du ministre de l'Économie et de l'Innovation.

«Lorsqu'un programme

d'aide aux entreprises est adopté par le conseil d'une agglomération, l'aide

financière est répartie entre les municipalités liées proportionnellement soit

à la quote-part payée respectivement par chacune d'elles pour le financement

des dépenses d'agglomération, soit à la contribution de chacune aux revenus d'agglomération

par le biais de la taxation et des compensations tenant lieu de taxes.

«Dans le cas prévu au

huitième alinéa, les sommes restantes au terme du programme, le cas échéant,

sont réparties entre les municipalités liées conformément à la règle prévue à

cet alinéa.

«Chaque année, un

rapport sur l'aide financière accordée en vertu du programme est déposé au

conseil de la municipalité. Ce rapport est ensuite publié sur son site Internet

ou, s'il n'en a pas, sur celui de la municipalité régionale de comté dont le territoire

comprend le sien.

«Toute

municipalité locale doit transmettre au ministère des Affaires municipales, des Régions et l'Occupation du territoire le programme d'aide qu'elle adopte en vertu du deuxième alinéa dans les 30 jours suivant son adoption.»

Le Président

(M. Allaire) : Merci à vous. Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel,

vous souhaitez intervenir?

Mme Thériault :

Oui, merci, M. le Président. Ça me va. Honnêtement, je pense qu'on a travaillé beaucoup,

et c'est un très bon article,

mais c'est un

article de fond. Mais, en même temps, on a fait du

travail pour le 131. Donc, ça va. Je me suis juste posé la question

concernant : «La municipalité peut, par règlement, accorder une aide

financière excédant les montants prévus aux cinquième et sixième[...]. Ce règlement

doit être approuvé [...] le ministère [...] des Régions et de l'Occupation du

territoire, après consultation du ministre de l'Économie...» Donc, ce qui veut

dire que, exemple, n'importe quelle municipalité, Québec, Montréal, Brossard,

voudrait faire une aide supplémentaire à 150 000 $, pourrait à

condition d'en avoir parlé avec le ministre ou le ministère? Quand on dit «le

ministre», ici, j'imagine que c'est le terme général, mais ce n'est pas le

ministre, là, c'est le ministère?

Mme Laforest :

Le ministère de l'Économie.

Mme Thériault : Donc,

«après consultation du ministre de l'Économie et de l'Innovation», ça fait que,

là, je me demande... Ça fait juste

allumer... Est-ce que ça veut dire que c'est Investissement Québec, ça, ou

c'est le MDEIE? C'est le ministère comme tel. Puis, à partir du moment

où c'est fait, on dit : «approuvé par le ministère». Ça fait

qu'automatiquement ça passe dans les mains du ministère des Affaires

municipales, quand même, pareil. Ça fait que c'est sûr que vous allez le voir,

vous allez être au courant s'il y a quelque chose qui déroge de la règle de 150 000 $.

Le Président (M. Allaire) : Mme

la ministre.

Mme Laforest : Bien, je vais le

reprendre, parce que, là, c'est sûr que... Est-ce que c'est lui qui est

corrigé? Parce que, là, c'est sûr qu'on l'a

changé. Laissez-moi juste... «La période d'admissibilité [...] ne peut dépasser...»

Non, attendez, O.K. : «La municipalité peut, par règlement, accorder une

aide financière excédant les montants[...]. Ce règlement doit être approuvé par

le...» Oui, exactement. En fait, je vais l'expliquer très simplement, parce que

c'est un programme, évidemment, qui touche le ministère de l'Économie et de

l'Innovation. Par contre, les municipalités nous l'ont demandé pour aider les

entreprises. Donc, il y a comme un respect à avoir entre les deux ministères.

Donc, quand on parle... s'il y a des sommes

excédant ou des montants excédant, bien, c'est sûr qu'il faut qu'il y ait

consultation, parce qu'il ne faut pas non plus aller dans le terrain de jeu du

ministère de l'Économie. C'est pour ça qu'il fallait l'ajouter. Alors, oui, le

montant doit être approuvé par le ministre des Affaires municipales et de

l'Occupation après consultation du ministre de l'Économie et de l'Innovation,

parce que c'est quand même... C'est très, très innovant. C'est quand même les

municipalités qui vont pouvoir aider les entreprises. Ça fait qu'en même temps

il faut respecter que, normalement, il y a un ministère de l'Économie et de

l'Innovation qui a ses programmes conjoints aussi.

Mme Thériault : Sauf que,

dans la chaîne, c'est la municipalité qui fait son règlement, qui l'envoie au

ministère des Affaires municipales, qui va consulter le ministère du

Développement économique et qui revient en disant : Oui, on peut ou, non,

on ne peut pas. Peu importe la décision, on fait confiance à l'expertise des

gens, là. Il n'y a pas de problème. Ce n'est pas une question de venir rajouter

ou d'enlever. Je voulais juste bien comprendre le processus qu'en tout temps,

c'est quand même...

Mme Laforest : C'est ça, exactement,

oui.

Mme Thériault :

L'interlocuteur privilégié, si une municipalité veut excéder le montant de

150 000 $, demeure le ministère des Affaires municipales qui doit

aller...

Mme Laforest : Consulter.

Mme Thériault : ...au moins,

consulter le ministère de l'Économie, pour être sûr qu'on ne s'embourbe pas

puis si on tombe dans des gros, gros montants substantiels. Ça va.

Après ça, on dit : «Chaque année, un

rapport sur l'aide financière accordée en vertu du programme est déposé au

conseil de la municipalité. [Le] rapport est ensuite publié sur [le] site

Internet — parfait,

c'est pour la transparence — ou,

si elle n'en a pas, sur celui de la municipalité régionale de comté dont le

territoire comprend le sien.» Puis là je me suis mis un point d'interrogation

par rapport au ministère, mais, dans le dernier alinéa qu'on a fait, le

ministère va avoir une copie quand même.

Le Président (M. Allaire) : Oui?

M. Paradis (Nicolas) : Oui, M. le

Président, absolument, il y a une transmission qui est effectuée au ministère.

Ça dit : «Toute municipalité locale doit transmettre au ministre des

Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire le programme

d'aide qu'elle adopte en vertu du deuxième alinéa, dans les 30 jours

suivant son adoption.»

Mme Thériault : O.K., sauf

que, dans l'alinéa qu'on a ajouté, ça dit : «Toute municipalité locale

doit transmettre au ministre des Affaires municipales [...] le programme d'aide

qu'elle adopte en vertu du deuxième alinéa...» Mais, au niveau de la reddition

de comptes, il n'y a rien, donc, et c'est là que j'étais. C'est juste qu'on fait

approuver avant, mais il n'y a pas de rapport global qui englobe... tu sais,

qui peut englober les trois dernières années. Comment le ministère va savoir

s'il reste de l'argent, s'il n'en reste pas, s'il va y avoir des fonds?

Donc, je fais juste revenir à l'autre discussion

qu'on avait à partir du... Puis, honnêtement, M. le Président, c'est une

question qui n'est pas anodine non plus, parce que, un, oui, c'est précurseur,

vous l'avez dit, Mme la ministre. Loin de moi l'idée de vouloir empêcher... Je pense,

c'est correct de le faire aussi de toute façon. C'est des partenaires. Les municipalités et les MRC sont

des partenaires, connaissent bien les territoires. Il faut leur faire confiance, pas de problème,

sauf que, je me dis, bien, jusqu'à un certain point, puisque c'est quelque

chose de nouveau.

Si jamais, dans cinq ans, dans 10 ans...

d'autres choses qui arrivaient, est-ce qu'il va y avoir quelque chose qui va compiler ce que les municipalités ont fait? Est-ce que... parce

que ça pourrait être intéressant

aussi, ne serait-ce que de suivre les données

comme telles. Est-ce que 50 % des municipalités ont décidé de donner des

crédits de taxes? Combien de municipalités ont décidé de faire des prêts?

Qu'est-ce... juste pour savoir, au moins, ce que les municipalités ont fait,

que ce soit en municipalité ou en MRC.

Là, je comprends qu'on fait approuver les

paramètres, les municipalités l'envoient, le font approuver. C'est beau, mais

après? Là, on a prévu que, s'il reste des sommes d'argent... qu'on puisse les

redistribuer. On va le voir dans l'article 131 aussi, mais, puisque ce

qu'on fait, c'est exceptionnel... Je comprends que c'est un programme qui est

temporaire, mais il faut prendre quand même le temps de faire l'analyse

de : Est-ce que les municipalités auront toutes été vers des programmes de

crédit de taxes? Est-ce que les municipalités auraient été de l'autre côté?

En fait, ce que j'aimerais, c'est qu'on puisse

avoir un «wrap-up», un rapport dans trois ans, dans quatre ans, parce que,

quatre ans, le temps qu'on le fasse, là, bien, qu'on puisse avoir un rapport ou

bien que le ministère des Affaires

municipales puisse faire un suivi. Au bout de l'an 1, est-ce qu'on a mis plus

d'argent dans les crédits de taxes ou dans les prêts? En l'an 2, est-ce

qu'on a réajusté le tir? En l'an 3, on a fait quoi? Où les pourcentages ont

passé?

Vous comprenez? Parce que j'ai comme

l'impression que c'est aussi beaucoup d'argent. C'est quelque chose qu'on

ajoute, qu'on permet aux municipalités de faire. C'est exceptionnel, mais il

n'y a rien qui dit que, dans cinq ans, dans 10 ans, dans 20 ans, il n'y aura

pas d'autre chose. Mais il faut au moins analyser le reste des solutions qu'on

aura mis de l'avant avec ce projet de loi là qui... C'est des mesures... parce

que, je vais le rappeler, M. le Président, je pense que c'est un programme

qu'on crée pour trois ans. Après ça, il n'y en a plus. Bien, il y a peut-être

une nécessité d'en avoir au bout de trois ans, d'avoir d'autre chose, vous

comprenez?

Ça fait que c'est pour ça que c'est important de

faire le «wrap-up» ou le bilan des différentes actions puis du choix que les

municipalités auront pris. Ça fait que je fais juste me demander comment on

peut faire pour s'assurer que ce soit fait, parce que, là, je ne le vois pas ici.

Le Président (M. Allaire) : Mme la

ministre.

Mme Laforest : Votre question est

importante. Dans l'article 130, c'est bien écrit : «Chaque année, un

rapport sur l'aide financière accordée en vertu du programme est déposé au

conseil de la municipalité.» Donc, à chaque année, le rapport sera déposé. «Ce

rapport est ensuite publié sur son site Internet — donc, à ce moment-là, tout sera transparent — [puis], s'il n'en a pas, sur celui de la

municipalité régionale de comté dont le territoire comprend le sien.» Et

ensuite, à la fin de la troisième année, il y a la reddition de comptes également.

Mme Thériault : Oui, M. le

Président, mais il n'y a rien qui oblige la municipalité à l'envoyer au ministère

non plus pour être capable de colliger les données.

Le Président (M. Allaire) : Mme la

ministre...

Mme Laforest : Mon Dieu!

Me Paradis?

Le Président (M. Allaire) :

Me Paradis?

Mme Laforest : C'est automatique,

j'imagine, avec la reddition de comptes qu'on va avoir aux trois ans, mais ils

vont...

Mme Thériault : Ce n'est pas

écrit.

Mme Laforest : Bien, moi, aux trois

ans, en tout cas, c'était comme à la fin du programme.

Le Président (M. Allaire) :

Me Paradis.

M. Paradis (Nicolas) : Merci, M. le

Président. Dans le fond, pour le ministère, le grand intérêt, bien entendu, à

la suite des... notamment, dans le cadre des discussions que la commission a

eues, c'est de pouvoir avoir... savoir quels sont les programmes qui sont mis

en place. Avec les programmes, on va les avoir... le ministère l'aura parce

qu'il lui aura été transmis, permettra de voir la nature des différentes aides

qui seront... pourront être versées.

Quant à l'utilisation proprement dite de chacun

de ces programmes-là, bien, c'est une reddition... Ce n'est pas de l'argent

gouvernemental, hein? C'est de l'argent municipal. Ça fait que c'est une

reddition de comptes que la municipalité fait auprès de sa population, de ses

citoyens, et c'est pour ça que, le rapport, il est déposé au conseil de la

municipalité.

Puis l'intérêt qu'il peut y avoir, s'il devait y

avoir éventuellement une plainte, c'est qu'il est facilement accessible parce

qu'il va être publié sur Internet, de sorte que le ministère pourra y avoir

accès facilement sans avoir, supposons que

les 1 100 municipalités se dotaient d'un programme de la sorte...

qu'on ait 1 100 rapports par année pendant trois ans pour

avoir le portrait d'utilisation, alors que, dans les faits, c'est de l'argent

municipal.

Et le ministère ne contrôle pas l'ensemble des

décisions, comme vous le savez, des municipalités. Ils sont autonomes. Ils

gèrent leurs choses dans le cadre de leurs deniers, dans le cadre de leurs

responsabilités. En somme, on sera capables d'y avoir accès par le biais de la

publication sur Internet pour obtenir l'information qui serait jugée nécessaire

par le ministère à cet égard-là.

Le Président (M. Allaire) :

...Louis-Riel.

Mme Thériault : Je comprends

l'explication du sous-ministre puis je suis d'accord. Ce n'est pas de l'argent

du gouvernement, là. C'est de l'argent qui appartient aux municipalités. On

leur permet de faire quelque chose qui est exceptionnel. Et le but, ce n'est

pas : On fait confiance ou on ne fait pas confiance. Je veux juste qu'on

puisse s'assurer que ce qu'on fait comme projet de loi va donner des résultats

puis... parce qu'il y a peut-être des bonnes pratiques

qu'on va trouver là-dedans, que ça vaut la peine de continuer à faire. À partir

du moment... Là, on comprend que c'est des mesures COVID, mais je ne

peux pas faire autrement que de poser la question. On fait tout ça. On le fait

dans la loi. On l'encadre. Moi, je fais confiance aux municipalités. C'est

beau, mais c'est à la fin comme tel... je me dis : Comment on peut faire

une loi comme ça sans être capables d'avoir un «wrap-up»? Parce que ça va

servir.

Le Président (M. Allaire) : Je vous

remercie, Mme la députée. Je regarde l'heure. Il est midi tapant.

Alors, compte tenu de l'heure, nous allons

suspendre les travaux jusqu'après les affaires courantes. Alors, merci, tout le

monde. Bon dîner.

(Suspension de la séance à 12 heures)

Le Président (M. Allaire) : Alors, à

l'ordre, s'il vous plaît! La Commission de l'aménagement du territoire reprend

ses travaux.

La commission est réunie afin de poursuivre

l'étude détaillée du projet de loi n° 67, Loi instaurant un nouveau régime

d'aménagement dans les zones inondables des lacs et des cours d'eau, octroyant

temporairement aux municipalités des pouvoirs visant à répondre à certains

besoins et modifiant diverses dispositions.

Alors, lors

de l'arrêt des travaux tantôt, plus tôt, ce matin, en fait, nous étions rendus

à l'article 130 amendé. Est-ce qu'il

y avait d'autres interventions concernant l'article 130 maintenant amendé? Mme

la députée d'Anjou—Louis-Riel,

la parole est à vous.

Thériault : Oui,

merci, M. le Président. L'intervention que j'ai faite, M. le Président, dans la

discussion que j'avais avec la ministre, c'était vraiment pour qu'on puisse

prendre ces données-là, savoir qu'est-ce que les municipalités font avec

l'aide, c'est quoi, la forme la plus populaire ou celle qui a le plus d'impact.

Et c'est sûr qu'à partir du moment où on fait

des nouvelles choses, moi, je pense que c'est important de pouvoir le

documenter. Je vais le dire dans le micro ici parce que, lorsque vous avez

suspendu les travaux à midi, la discussion que j'avais avec la ministre était à

l'effet qu'effectivement la Fédération québécoise des municipalités, ou l'Union

des municipalités, ou les deux, en fait, pourraient peut-être, elles,

travailler et collecter de l'information avec leurs propres municipalités pour

voir de quelle manière l'aide a été distribuée au niveau des entreprises.

Je pense qu'il faut être en mesure de collecter

certaines données pour voir qu'est-ce qui est efficace et même aller plus loin

que juste une statistique en disant : On a passé 50 % de l'aide

financière en crédit de taxes. Bien, c'est intéressant de voir, bien, tu sais,

est-ce que ces entreprises-là sont encore en vie au bout de deux ans, trois ans

après. Est-ce que c'est une mesure qui a été efficace pour les aider à passer

au travers de la pandémie? Donc, il y a un paquet de données comme ça qui

peuvent être intéressantes à analyser. Je comprends que c'est plus difficile de

pouvoir le mettre dans la loi, parce que, comme le sous-ministre le disait,

c'est sûr que c'est des fonds qui n'appartiennent pas au gouvernement du

Québec. Ce n'est pas un transfert qui a été fait, là, c'est vraiment à partir

de la taxation des municipalités.

Donc, c'est dans leur champ de compétences. Le

champ de compétences qu'on leur donne, c'est de pouvoir faire des interventions

au niveau du développement économique, mais raison de plus... parce que le

développement économique est une compétence du gouvernement du Québec,

normalement, par le biais du ministère de l'Économie et de l'Innovation, mais

je pense que c'est important de pouvoir s'assurer, à tout le moins, auprès de

l'Union des municipalités du Québec et de la

Fédération québécoise des municipalités qu'il puisse y avoir une espèce de

«wrap-up». Je n'aime pas utiliser l'expression «wrap-up», mais je ne

sais pas trop comment le phraser.

Mais la

ministre sait exactement ce qui pourrait être intéressant ou pas et qui

pourrait peut-être, éventuellement, servir lorsqu'il y aura... Et je ne

nous le souhaite pas, M. le Président, mais, dans quelques années, il pourra y

avoir d'autres choses. Il pourrait y avoir certaines catastrophes naturelles

qui peuvent arriver dans certaines régions du Québec

où, justement, on peut avoir besoin de l'aide si précieuse de nos municipalités,

qui sont les premiers partenaires.

Donc, je pense juste qu'il faut se donner les

moyens de tirer leçon de ce qu'on fait au niveau de l'aide qui peut être

apportée aux entreprises par le biais des municipalités. Donc, évidemment, de

colliger les données, d'avoir une banque d'information, ça servira, à tout le

moins, si jamais, encore une autre fois, on a une pandémie.

Le Président (M. Allaire) : Merci.

D'autres interventions? Oui, Mme la ministre, allez-y.

Mme Laforest : En fait, juste pour

rajouter rapidement, justement, quand on a eu cette discussion-là, étant donné

que c'est un nouveau programme... Suite à la pandémie, c'est un programme pour

trois ans. C'est certain que ce que je mentionnais, c'est... autant la Fédération

québécoise des municipalités et l'Union des municipalités seront vraiment en mesure de vérifier la pertinence de ce

programme-là, je crois, parce que c'était vraiment demandé à tout moment durant

la pandémie, puis c'est encore demandé, que certaines municipalités puissent

aider des entreprises.

Alors, avec ces articles-là, 130 et 131, qu'on

va étudier tantôt, à chaque année, il va y avoir un rapport, comme il était

mentionné dans l'article, puis ce rapport-là va être publié sur Internet. Mais,

en même temps, c'est intéressant de demander

aussi à la fédération... à la FQM et l'UMQ de peut-être nous donner un rapport

après trois ans, de voir la pertinence quand on est dans des situations

de pandémie comme ça... Ça n'arrivera pas souvent, j'imagine, je l'espère, mais,

en même temps, dans des situations fragiles comme ça, de voir si ces

programmes-là peuvent vraiment aider, ce serait peut-être intéressant de voir

la pertinence à la fin du programme. Merci.

Le Président (M. Allaire) : Merci.

Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention... Ah! Mme la députée de Vaudreuil,

allez-y.

Mme Nichols : Merci. Je voulais

parler pour enlever mon masque. Ça fait du bien. J'avais une question. Dans

le... bien, en fait, dans l'article ou même, là, dans l'amendement, on reprend

toujours «la ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation

du territoire». Donc, on fait référence au MAMOT plutôt qu'au MAMH, là. Je sais qu'il y a une explication.

Est-ce que vous auriez la gentillesse de nous expliquer, là, pourquoi il y

a MAMOT plutôt que MAMH?

Le Président (M. Allaire) : Mme la

ministre.

Mme Laforest : Oui. Je vais laisser

Me Paradis l'expliquer, parce que cette question-là, je la pose quand même très, très souvent. Mais, en même temps, je comprends

qu'évidemment... qu'on avait commencé avec «MAMOT» dans les articles de

loi. On continue comme ça, mais je suis contente d'avoir cette question-là

aussi.

Le Président (M. Allaire) :

Me Paradis, la parole est à vous.

M. Paradis (Nicolas) : Merci, M. le

Président. Oui, c'est une approche, je vous dirais, plus légistique, en ce que

les noms de ministères ne sont... n'ont pas été actualisés dans les différentes

lois, là. Ça évolue périodiquement, et il pourrait arriver un moment où il y

aura... Effectivement, il pourrait y avoir un ajustement plus largement pour

l'ensemble des ministères. Il n'y a pas de problème en ce que la loi... Elle

est ainsi nommée, la

loi sur le ministère... C'est la

Loi sur le ministère des

Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire. Légalement,

le ministère, dans la loi, s'appelle ainsi, mais, il faut comprendre, c'est

avec, et Me Bernier, vous pourrez ajouter... de mémoire, c'est avec la

Loi sur l'exécutif,

qui, dans le cadre des désignations de ministre, permet de désigner, dans le fond, le nom de la ministre, le

titre de la ministre et, en conséquence, du ministère qui est attaché à la ministre

responsable.

Donc, c'est par ces liens-là que se fait le

tout, avec la nouvelle désignation, et c'est tout à fait correct. Dans la loi,

il faut référer avec le nom du ministère, le

titre du ministère qui apparaît

dans la

loi sur le ministère, qui, en l'occurrence, est encore Affaires

municipales, Régions et Occupation du territoire.

Le Président (M. Allaire) : Mme la

députée.

Nichols : Je le comprends très bien, là. Merci d'apporter

l'explication. Moi, je trouve que ça porte parfois à confusion, mais je

comprends que c'est le

titre de la loi. Cependant, il n'y a pas un moment donné

où il y aura des articles de concordance

où on pourrait faire la concordance partout, ou c'est parce qu'il faudrait

amender le

titre de l'autre loi, ou...

Le Président (M. Allaire) : Me

Paradis.

M. Paradis (Nicolas) : Il faut

amender le

titre de la loi et les lois en conséquence. Comme je vous disais,

c'est plus une approche, sans doute, globale qui pourrait être prise, là, bon,

éventuellement, de manière, je veux dire, généralisée, là.

Le Président (M. Allaire) : Merci.

Ça va?

Le Président (M. Allaire) : Parfait.

Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, nous serions prêts à procéder à la

mise aux voix de l'article 130 tel qu'amendé. Mme la secrétaire, vous pouvez

procéder, merci.

La Secrétaire : Pour, contre,

abstention. Mme Laforest (Chicoutimi)?

Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant

le gouvernement, M. Jacques (Mégantic)?

La Secrétaire :

Pour les membres de l'opposition officielle, Mme Nichols (Vaudreuil)?

La Secrétaire : M. Allaire

(Maskinongé)?

Président (M. Allaire) : Abstention. Donc, l'article 130, tel

qu'amendé, est adopté. Nous allons poursuivre avec l'article 131. Alors,

Mme la ministre, je vous cède la parole.

Mme Laforest : Oui. Alors, à

l'article 131, on a un amendement, en fait, pour refaire le même travail qu'on

a fait à l'article 130, et pour la fin, en fait, de l'article. Je vais le

relire quand même au complet, parce que, là, on parle de la même raison, de

l'aide aux entreprises avec, maintenant, les... par les MRC. Alors, qu'est-ce

qu'on a ajouté, c'était à la demande justement... au huitième alinéa, de ce que...

s'il y avait une somme qui restait disponible au fonds au moment de la

dissolution de celui-ci, cette somme serait répartie entre les municipalités

liées conformément à la règle prévue à cet alinéa. Donc, tout de suite, on a

amené un amendement, sauf que, l'article, je vais le relire du début quand

même.

«Malgré la

Loi sur l'interdiction de subventions

municipales, toute municipalité régionale de comté peut constituer un fonds

d'investissement destiné à soutenir financièrement des entreprises dont les

revenus ont diminué en raison de la pandémie de [...] COVID-19.

La résolution du conseil de la municipalité

régionale de comté constituant ce fonds d'investissement doit :

«1° fixer la somme investie dans le fonds par la

municipalité régionale de comté, laquelle ne peut excéder

1 000 000 $, sauf sur autorisation du ministre des Affaires

municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire;

«2° indiquer que la municipalité régionale de

comté assume elle-même la gestion du fonds ou qu'elle en confie la gestion à un

organisme à but non lucratif constitué à cette fin; ici, c'est là qu'on va

avoir un amendement

«3° prévoir la période d'admissibilité à l'aide

financière accordée dans le cadre du fonds, laquelle ne peut dépasser le

(indiquer ici la date qui suit de trois ans celle de la sanction de la

présente loi).

«La municipalité régionale de comté peut confier

à un comité, composé de représentants de la communauté d'affaires ainsi que de

tout autre acteur de la société civile jugé pertinent, qu'elle constitue à

cette fin, la sélection des bénéficiaires de l'aide financière qui peut être

accordée conformément aux règles d'attribution qu'elle détermine. La

municipalité régionale de comté fixe le mode de fonctionnement du comité.

«Une municipalité locale ne peut exercer le

droit de retrait prévu au troisième alinéa de l'article 188 de la

Loi sur

l'aménagement et l'urbanisme à l'égard des délibérations portant sur une

contribution au fonds constitué en vertu du présent article.

«Chaque année, un rapport sur l'aide versée dans

le cadre du fonds est déposé au conseil de la municipalité régionale de comté

et publié sur son site Internet.»

Alors, cet

article donne aux municipalités

régionales de comté la possibilité de constituer un fonds d'investissement

destiné à soutenir financièrement des entreprises dont les revenus ont diminué

en raison de la pandémie de la COVID-19. Ce fonds devra être adopté par

résolution de la municipalité régionale de comté et celle-ci ne pourra

investir dans le fonds plus de 1 million, sauf avec l'autorisation de la

ministre des Affaires municipales. De plus, la municipalité régionale de comté

pourra confier à un comité qu'elle constitue la responsabilité de sélectionner

les bénéficiaires de l'aide financière.

Président (M. Allaire) : Merci. Donc, l'article 131 est

maintenant sous discussion, mais c'est l'amendement, en fait, qui est en discussion. Donc, est-ce qu'il

y a des interventions concernant l'amendement déposé à

l'article 131?

Le Président (M. Allaire) : Ah! il

est sur Greffier, mais là vous le voyez aussi maintenant sur les écrans. Est-ce

que vous souhaitez qu'on suspende les travaux quelques instants?

Le Président (M. Allaire) : Bon,

parfait. Nous allons suspendre les travaux quelques instants. Merci.

(Suspension de la séance à 16 h 03)

Le Président (M. Allaire) : Alors,

nous allons reprendre les travaux. Je vous rappelle que nous sommes à l'article 131,

et il y a un amendement qui a été déposé par la

partie gouvernementale. Mme la

ministre, j'aimerais que vous preniez le temps d'en faire la lecture, s'il vous

plaît. Merci.

Laforest : Amendement à l'article 131. À l'article 131 du

projet de loi :

1° supprimer, dans le

paragraphe 2° du deuxième alinéa, «constitué à cette fin»;

2° insérer, après le

deuxième alinéa, le suivant :

«La municipalité

régionale de comté doit transmettre au ministre des Affaires municipales, des

Régions et de l'Occupation du territoire la résolution visée au deuxième alinéa

dans les 30 jours suivant son adoption.»

3° ajouter, à la fin,

les alinéas suivants :

«Le présent

article

s'applique également à toute municipalité locale dont le territoire n'est pas

compris dans celui d'une municipalité régionale de comté, avec les adaptations

nécessaires.

«Dans un cas visé au

septième alinéa et lorsque le conseil d'une agglomération constitue un fonds

d'investissement, la somme investie dans le fonds en application du paragraphe

1° du deuxième alinéa est répartie entre les municipalités liées

proportionnellement soit à la quote-part payée respectivement par chacune

d'elles pour le financement des dépenses d'agglomération, soit à la

contribution de chacune aux revenus d'agglomération par le biais de la taxation

et des compensations tenant lieu de taxes.

«Lorsque,

dans le cas prévu au huitième alinéa, une somme reste disponible au fonds au moment

de la dissolution de celui-ci, cette somme est répartie entre les

municipalités liées conformément à la règle prévue à cet alinéa.»

Le Président (M.

Allaire) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions

concernant cet amendement? Mme la députée de Vaudreuil, la parole est à vous.

Mme Nichols :

Oui, bien, évidemment, là, des explications en lien avec l'amendement... Dans

le fond, ce que je comprends, là, c'est pour

qu'il y ait une suite logique avec l'article 130, là, particulièrement, là, quand on

vient parler, là, des quotes-parts.

Laforest : Oui, exactement.

Mme Nichols :

Puis, quand on fait référence, là, au troisième alinéa, les municipalités

régionales locales qui ne sont pas comprises dans les municipalités régionales

de comté, ça, est-ce qu'on fait référence... quand une ville est une MRC?

Laforest : Est-ce que c'est la même référence, Me Paradis?

Le Président (M.

Allaire) : Me Paradis, allez-y.

M. Paradis

(Nicolas) : Oui. Oui, M. le Président, effectivement, ça réfère au

fait que certaines villes ne sont pas comprises dans des municipalités

régionales de comté et elles sont, dans le langage courant, souvent appelées

comme les villes-MRC. Alors, pour qu'elles puissent utiliser ces pouvoirs-là,

c'est effectivement l'objectif que... de l'amendement à cet égard-là. Pensons...

Le Président (M.

Allaire) : Non, vous pouvez poursuivre.

M. Paradis

(Nicolas) : Je voulais dire : Pensons notamment à Québec,

Montréal, Lévis, Laval également.

Le Président (M.

Allaire) : Mme la députée de Vaudreuil.

Mme Nichols :

Oui, parfait, ça, ça va. Ça va, là, il fallait que ce soit plus clair pour moi.

On avait parlé... À l'article 130, là, j'avais parlé de l'amendement, là,

proposé par une municipalité, puis on m'avait dit : Non, tu t'en viendras avec à 131. Ça fait qu'est-ce que ça

comprend, entre autres, que la municipalité va pouvoir confier son

programme de gestion aux entreprises à un organisme... un OBNL, dans le fond,

là, dans le bras économique...

Laforest : Oui, ça sera possible, parce qu'avec l'article... avec

l'amendement que... Ça avait été demandé... Je crois, c'était chez vous,

d'ailleurs, qu'ils demandaient ça.

Mme Nichols :

Vaudreuil-Dorion.

Laforest : Oui, c'est ça? O.K., oui, c'est ça. Ça fait que ce fonds-là

pourrait être administré par la MRC, mais aussi par un organisme à but non

lucratif, un OBNL, à ce moment-là.

Le Président (M.

Allaire) : Merci. Mme la députée de, oui, Vaudreuil.

Mme Nichols :

Est-ce qu'en lien avec...

Mme Thériault :

En lien à ta question...

Mme Nichols :

Est-ce que c'est la même logique, là, qui va s'appliquer? C'est-à-dire qu'on va

déléguer, tu sais, là, le pouvoir à l'OBNL ou... d'étudier tout ça, mais que

les montants vont être versés par la MRC ou la municipalité locale?

Le Président (M. Allaire) : Mme la

ministre.

Mme Laforest : Bien, en fait,

comment ça va fonctionner, la MRC va mettre les conditions, va mettre les

caractéristiques, les modalités du programme... bien, du programme, ça ne sera

pas un programme, mais en fait du fonds. Puis, à ce moment-là, elle pourrait

constituer un comité qui va appliquer ces modalités-là. Puis, oui, elle va

pouvoir donner ça à un organisme, comme un OBNL, ou un organisme, comme par

exemple, chez nous, Promotion Saguenay. Donc, la MRC pourrait donner la

responsabilité à Promotion Saguenay de gérer le fonds exactement et de trouver

des entreprises qui en auraient besoin.

Le Président (M. Allaire) : Mme la

députée de Vaudreuil.

Mme Nichols : Et qui va faire le

versement des montants?

Le Président (M. Allaire) : Mme la

ministre.

Mme Laforest : La MRC va faire le

versement. C'est parce que c'est la MRC qui a les fonds. Donc, la MRC va faire

le versement des montants. Par exemple, l'OBNL qui sera responsable de choisir

les partenaires qui prendront ce fonds...

Le Président (M. Allaire) : Mme la

députée.

Mme Nichols : Donc, comme à

l'article 130, là, dans le fond, là...

Mme Laforest : Exactement.

Mme Nichols : ...ça va être le même

fonctionnement. Donc, ça va être... Ils vont pouvoir, là, déléguer pour

l'étude, là, si on veut, là, l'étude ou...

Mme Laforest : Oui, bien, le mot est

juste, vraiment. C'est vraiment ça. C'est un pouvoir de déléguer qu'ils

voulaient avoir, c'est vraiment de pouvoir de déléguer ça à un organisme, ou à

un OBNL, ou à un...

Mme Nichols : Un bras économique?

Mme Nichols : Puis eux vont faire...

Dans le fond, cet organisme-là va faire les recommandations à la MRC, et la MRC, qui a le fonds, qui a les montants, elle va distribuer en fonction des recommandations qui vont être faites ou...

Mme Laforest : Du comité, oui, exactement.

Mme Nichols : O.K., parfait.

Le Président (M. Allaire) : Mme la

députée d'Anjou—Louis-Riel.

Mme Thériault : Oui, je me

demande juste... À l'article 2... Au deuxième alinéa, c'était écrit :

«Indiquer que la municipalité régionale de comté assume elle-même la gestion du

fonds ou qu'elle en confie la gestion à un organisme à but non lucratif...»

Pourquoi vous enlevez «constitué à cette fin»?

Le Président (M. Allaire) : Mme la

ministre.

Mme Laforest : Où vous êtes exactement?

Mme Thériault : Dans le texte

intégral du projet de loi, le deuxième alinéa, le numéro 2°, vous, dans votre modification que vous nous déposez dans votre amendement, vous avez enlevé

le «constitué à cette fin» à la fin du paragraphe.

Le Président (M. Allaire) : Me

Paradis, allez-y.

M. Paradis (Nicolas) : La rédaction

qui est présente là s'inspirait de pouvoirs qui existaient déjà dans la

Loi sur

les compétences municipales. Donc, on ne réinventait pas le monde là-dessus.

C'est des fonds qui existent déjà dans la

Loi sur les compétences, mais là

c'est une portée élargie, contexte pandémie, donc, contexte particulier.

Le «constitué à cette

fin», il est proposé de le supprimer pour faire suite à la demande de la municipalité

de Vaudreuil, effectivement, dans le contexte où on ne veut pas obliger les MRC

à constituer... ou s'assurer que l'OBNL a été constitué spécifiquement pour ce

fonds d'investissement, dans le contexte particulier où celui-ci est

temporaire, en plus, ce qui est différent de ce qu'il y a dans la

Loi sur les

compétences municipales.

Alors, pour éviter ça et pour pouvoir bénéficier...

que les municipalités et MRC puissent bénéficier de ces organismes qui sont déjà

existants, on enlève le «constitué à cette fin». Donc, elles pourraient confier

la gestion à un OBNL, tout simplement, et ne pas constituer à la fin... à cette

fin de ce fonds d'investissement, mais on comprend que ce seraient des organismes

qui auront cette compétence-là puis qui agissent dans le domaine.

Le Président (M. Allaire) : Merci.

Oui, Mme la députée, allez-y.

Mme Thériault : J'adore votre

explication, sauf que le fait de ne pas avoir mis «constitué à cette fin»... Et

on a déjà eu une discussion aussi dans un autre article, là, qui était

similaire à ça. Elle confie la gestion à un organisme à but non lucratif. Donc,

ça pourrait être... Techniquement, n'importe quel organisme à but non lucratif

pourrait être associé à la démarche et non pas un organisme à but non lucratif

à caractère économique ou... Vous comprenez où je vais, là, c'est comme... De

la manière c'est écrit, c'est : N'importe quel organisme à but non

lucratif pourrait s'en occuper, alors que, là, parce que, dans la loi...

Mme Laforest : ...c'est comme ça, en

fait, oui.

Mme Thériault : Mais, dans la

loi, quand c'est écrit «constitué à cette fin», c'est parce que vous vous

inspirez d'une autre loi qui demandait à faire un organisme à but non lucratif

qui se dédiait entièrement... J'imagine, c'est dans la loi avec les CLD ou

l'organe qu'ils sont rendus aujourd'hui. Donc, c'étaient des organismes à but

non lucratif qui ont été constitués à cette fin, de faire du développement

économique, en fait. Et là, en enlevant le «constitué

à cette fin», j'entends l'argument de la MRC de Vaudreuil. Je comprends qu'on

ne veut pas nécessairement recréer et avoir l'obligation de faire un

nouvel organisme à but non lucratif, soit, j'en suis, il n'y a pas de problème

avec ça, sauf que j'ai juste peur que de la manière dont vous le marquez comme

ça... Que vous enleviez «constitué à cette fin» pour ne pas qu'on s'oblige à

créer un nouvel organisme, ça me va.

Par contre, ça laisse tout entier tout le champ...

Puis, la discussion, on l'avait faite, dans le même projet de loi, Mme la

ministre ou M. le Président, avec la directrice générale de la Société

d'habitation du Québec, où on lui permettait de financer des organismes, ou des

projets, ou peu importe, ce qui n'était pas dans le cadre de la recherche. Ça

fait que souvenez-vous des amendements qu'on avait faits en début, début du

projet de loi, où on venait baliser la discrétion de la P.D.G. de la Société

d'habitation du Québec pour ne pas qu'elle finance le Festival de la galette de

sarrasin, qui est chez vous, exemple.

Bon, ça fait que, là, pour reprendre le même

exemple puis pour être conséquent, bien, c'est bien évident qu'un organisme à

but non lucratif... Ici, on pourrait lire n'importe quel organisme à but non

lucratif et non pas un organisme à but non

lucratif à vocation économique, exemple. On pourrait peut-être juste compléter

en disant : La gestion d'un organisme à but non lucratif à

caractère économique ou pour gérer la... Vous comprenez ce que je veux dire,

Mme Laforest : Je comprends très...

Mme Thériault : Puis c'est ça

qui m'énerve, c'est que ce n'est pas spécifique à la vocation économique.

Le Président (M. Allaire) : Mme la

ministre.

Mme Laforest : Bien, je comprends

très bien, mais, en même temps, moi je suis convaincu que, justement, quand la

MRC va mettre les conditions dans son programme, avec toutes les conditions,

les modalités, les exigences au niveau du versement, bien, à ce moment-là, ils

vont le spécifier eux-mêmes, là, parce que c'est évident que c'est pour l'aide

aux entreprises, pour l'aide économique, mais, à ce moment-là, la MRC elle-même

doit émettre ses... doit déposer ses

conditions. Donc, à ce moment-là, elle-même va le statuer, elle-même va

l'exiger, elle-même va le détailler, le formuler, c'est automatique,

parce que la MRC devra faire ça automatiquement.

Mme Thériault : Bien, j'ai

juste peur que ça ne soit pas automatique, moi. J'ai vraiment peur que ça ne

soit pas automatique. Tu sais, du tourisme, c'est aussi du développement

économique. Ce n'est pas à un office du tourisme de prendre en charge un fonds

avec plusieurs centaines de milliers de dollars, voire des millions de dollars.

Moi, je veux juste m'assurer que, lorsqu'un organisme à but non lucratif... Il

faut au moins qu'il soit en lien avec le développement économique. Si, mettons,

on prend Laval, exemple, on va prendre Laval, là, bien, il y en a un, CLD, à

Laval. J'ose imaginer que la ville de Laval va confier au CLD... mais elle

pourrait très bien le confier à la chambre de

commerce, aussi, de Laval. Elle

pourrait le confier au réseau des femmes d'affaires de Laval, qui sont tous à

caractère économique aussi.

Donc, c'est à partir du moment où... Tu sais, le

diable est dans les détails. Quel type d'organisme à but non lucratif pourrait

se voir confier le mandat? Et, à partir du moment où on ne le balise pas, bien,

c'est juste que c'est très large. Moi, je veux juste le ramener sur la mission

qui est le développement économique. Tu sais, il y a... à mon avis, la loi

mérite d'être claire tant qu'à l'écrire. Si on juge bon d'enlever «constitué à

cette fin», qui, au départ, disait que c'est des organismes

à but non lucratif qui ont été constitués à cette fin... Dans l'autre loi, pour

faire du développement économique, là, on comprend, c'était relié à... Là, on

l'enlève parce que ce n'est pas la même loi, mais on ne vient pas préciser

quels types d'entreprises à but non lucratif pourraient le faire.

Le Président (M. Allaire) : Mme la

ministre.

Mme Laforest : Bien, la question est

bonne. En même temps, moi, je pense qu'on... C'est de l'aide aux entreprises,

là. Je réfléchis à voix haute en même temps, mais c'est de l'aide aux

entreprises. Mais c'est comme si, présentement, on disait : Il faut

décider tout de suite quel OBNL sera accepté ou sera choisi par la MRC. Puis,

quand on a travaillé cet article-là, il faut comprendre aussi qu'il y a... Dans

toutes les régions, les demandes étaient différentes. Il y a des régions que

c'était le tourisme qui était affecté, d'autres endroits, c'était la culture,

d'autres endroits, c'était vraiment différent.

Donc, si on vient décider vraiment que c'est

pour... Si on vient remettre comme c'était, «constitué à cette fin», à ce moment-là, est-ce qu'on enlève la possibilité d'aider certaines entreprises qui sont nécessaires

et essentielles, là, pour la relève économique, sans nécessairement

être, au niveau économique... Mais je réfléchis à voix haute, évidemment, là, parce que, tu sais, je ne sais pas

si vous comprenez, mais ma position... Il y a des endroits, c'était la

forêt qui était vraiment... les travailleurs

de la forêt, d'autres, c'était le tourisme, d'autres, la culture. C'était

vraiment différent.

Donc là, si

on vient préciser les modalités obligatoires de la MRC... J'ai comme un

malaise, là, de créer les conditions ici même, les obligations de la

MRC, parce que je pense que la MRC est la mieux placée pour le faire elle-même.

Le Président (M. Allaire) : Mme la

députée d'Anjou—Louis-Riel,

oui.

Mme Thériault : Bien,

j'entends, mais c'est parce que la loi donne des balises. Là, c'est comme si on

enlève les balises. Je comprends que c'est la MRC. Tu sais, dans les faits, la

municipalité pourrait le faire elle-même. La MRC pourrait le faire elle-même.

Dans les faits, c'est qui va arriver dans beaucoup d'endroits, mais il y a des

MRC où il y a encore des CLD, où on pense que c'est les CLD qui vont devoir

faire des recommandations, puis c'est tout à fait correct. Il n'y a pas de

problème, sauf que, là, c'est comme s'il manque quelque chose dans la loi.

Puis ce n'est pas une question de décider ou de

ne pas décider pour eux autres, c'est de poser les bons barèmes puis les bons

paramètres, parce qu'après ça se faire dire : Bien oui, mais c'est dans le

règlement qu'ils vont le faire quand ils vont le déposer, bien, moi, c'est

parce que... Tu sais, je comprends, mais ce n'est pas n'importe quel organisme

à lut non lucratif qui peut venir gérer puis faire des recommandations. Un

organisme à but non lucratif au niveau du tourisme, mettons, exemple, bien, je

pense que ce n'est pas lui qui est en mesure de dire : Bien, peut-être

qu'on devrait faire un crédit de taxes à tout ce qui est membre de

l'association touristique de la région. Bien là, à ce moment-là, ça veut dire

que, sans égard à... tu vas te ramasser avec les restaurants, les campings...

Puis je ne dis pas qu'ils ont besoin d'aide, là,

ce n'est pas ça, mais c'est juste... Est-ce que c'est la meilleure manière

d'aider? Parce qu'on va regarder juste une industrie, qui s'appelle le

tourisme, ou juste l'industrie du bois, de la foresterie, alors que tu as tout

le reste de l'économie. Tu sais, si tu donnes l'enveloppe à des industriels,

bien, inévitablement, si tu as plus d'industriels, bien, il risque d'y avoir

plus d'aide au niveau des industries qu'il va y en avoir au niveau de la petite

PME puis du petit commerce qui devrait rester ouvert, parce que, lui, bien,

c'est bien évident que les ventes ont chuté. Il n'est pas capable de payer ses

employés... une subvention salariale. Le compte de taxes, il rentre pareil, là.

Tu sais, il faut que tu le paies pareil.

Ça fait que c'est pour ça que je me dis :

Bien, je comprends, mais moi, je trouve juste qu'il n'y a comme pas de balise.

Ça fait que, là, tu peux de ramasser dans une région qui est très touristique.

Moi, j'aime ça prendre votre région en exemple, M. le Président, tu sais, mais,

que ce soit dans Lanaudière, que ce soit dans la Mauricie, il y a des secteurs

qui sont beaucoup plus touristiques. Bien, c'est sûr que, oui, c'est important,

mais est-ce que c'est vraiment là qu'il faut mettre l'aide, bien, plutôt que de

la mettre dans le dépanneur

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCAT 2021-02-02
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions cat-42-1 journal-debats CAT-210202
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier2d77ab486615966482b8dd2cb2f599dcbb819f40

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