CAT — 16 April 2013 (40th Legislature, 1st Session)

CAT 2013-04-16

Quebec — Committees

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CAT — 16 April 2013 (40th Legislature, 1st Session)

CAT 2013-04-16

Quebec — Committees

(Neuf heures deux minutes)

Le Président (M. Claveau) : Alors, s'il vous plaît! Alors, je

déclare la séance de la Commission de l'aménagement

du territoire ouverte. Je demande à toutes les personnes dans la salle de bien

vouloir éteindre la sonnerie de leurs téléphones cellulaires.

La commission est réunie afin de procéder à l'interpellation

du député de Mont-Royal au ministre

responsable de la région de Montréal sur le sujet suivant : L'absence du

leadership du gouvernement péquiste quant aux enjeux liés à la métropole.

le secrétaire, y a-t-il des remplacements?

Le Secrétaire : Oui, M. le Président. Mme

Gadoury-Hamelin (Masson) est remplacée par M. Claveau (Dubuc); M. Villeneuve

(Berthier) est remplacé par M. Therrien (Sanguinet); M. Carrière (Chapleau) est

remplacé par M. Gautrin (Verdun); M. Iracà (Papineau) est remplacé par

M. Arcand (Mont-Royal); M. Spénard (Beauce-Nord) est remplacé par M. Le

Bouyonnec (La Prairie).

Le Président (M. Claveau) : C'est beau. Alors, je vous rappelle

brièvement le déroulement de l'interpellation.

Dans un premier temps, le député de

Mont-Royal aura un temps de parole de 10 minutes pour ses remarques d'ouverture,

suivi du ministre pour également 10 minutes. Par la suite, des périodes de cinq

minutes seront allouées selon la séquence

suivante : d'abord, un député de l'opposition officielle, ensuite le

ministre, puis un député du groupe formant le gouvernement, et ainsi de suite. Je comprends qu'il y a une entente à l'effet

que le député du deuxième groupe d'opposition interviendra lors de la troisième et sixième séries d'interventions. 20

minutes avant la fin de l'interpellation, j'accorderai 10 minutes de

conclusion au ministre et un temps de réplique égal au député de Mont-Royal.

Enfin, je vous rappelle que le débat ne peut,

à moins d'un consentement, dépasser midi. Étant donné qu'on débute à 9 h 4, ainsi, comme la séance a débuté à

9 h 4, y a-t-il consentement pour poursuivre nos travaux au-delà de

midi, soit jusqu'à... C'est plutôt 11 h 4. Ce n'est pas midi, mais 11

heures, 11 h 4.

Président (M. Claveau) : Ah non, non,

non, c'est assez.

Le Président (M. Claveau) : Non, non, non, ce n'est pas… Est-ce

que j'ai le consentement? Ça va. Alors, M. le

député de Mont-Royal, vous avez la parole pour 10 minutes.

Arcand : Merci beaucoup, M. le

Président. J'en profite également pour saluer, bien sûr, mon collègue de

Verdun, M. le ministre, les collègues également de l'opposition.

pense que le sujet, évidemment, aujourd'hui, est un sujet particulièrement

important parce que Montréal, lorsqu'on regarde cette ville et le grand ensemble,

si on veut, de la Communauté métropolitaine de Montréal, c'est la moitié du Québec, c'est véritablement un élément

majeur, et on ne peut pas avoir un Québec fort s'il n'y a pas une ville

forte à ce niveau-là. Le problème que nous

avons sur la question montréalaise, c'est qu'on est en présence d'une vision,

je dirais, de la part du gouvernement

qui semble être une vision, je dirais, un peu jovialiste des choses parce qu'on

se veut optimiste, on veut que les choses avancent. Nous sommes les

premiers à vouloir que ces choses-là avancent, mais, évidemment, on ne voit pas

de plan de la part du gouvernement, on ne voit pas de quelle façon on va

pouvoir y arriver.

D'ailleurs,

vendredi dernier, lors d'un discours du maire de Montréal... Il y a eu un

discours qui a été assez critiqué, d'après

ce que j'ai vu dans les journaux, où on se voulait justement... Pour suivre un

peu ce que le ministre disait, on se

veut montrélao-optimiste, on disait : Bon, bien, les choses vont commencer

à aller dans le cas de Montréal, on va réussir à passer à travers. Moi,

je veux bien, je suis d'accord pour qu'on soit le plus optimiste possible par

rapport à Montréal, mais la problématique,

encore une fois, c'est que la situation, elle est très sérieuse. Et je ne parle

pas seulement de la question de l'éthique, je parle véritablement de la

situation générale de Montréal en tant que ville.

donc, si on regarde ça de près, je vais simplement vous donner quelques

statistiques : perte de près de 40 000

emplois à Montréal depuis janvier 2013; le taux de chômage sur l'île qui est

rendu au-delà de 8 %; dans les derniers bulletins

sur les investissements privés et publics, le Québec dans son entier, on était

en 2012 à 10,2 %, là on parle d'un maigre 0,5 %. Et, donc, tout ça m'indique

que la situation à Montréal va être assez difficile.

On voyait également

certains articles. Entre autres, un de David Descôteaux dans Le Journal de

Québec , on disait qu'on trouve presque

autant de maisons à vendre actuellement à Montréal qu'à Toronto et Vancouver

ensemble. C'est un ralentissement immobilier

qui touche d'abord Montréal et qui va avoir, évidemment, un impact sur l'ensemble,

si on veut, de la province.

Je pense que les

changements au cours des derniers mois n'ont pas aidé, évidemment, les

citoyens, néces­sairement, à reprendre

complètement confiance aux institutions. Et on a eu, comme vous le savez sans

doute, le fameux épisode des

nids-de-poule, et j'espère pouvoir savoir du ministre, dans cet épisode-là, s'il

a réussi à convaincre son collègue du Conseil du trésor, là, que ce n'est

pas seulement de limiter le rôle de l'Autorité des marchés financiers à seulement 25 contrats, mais qu'on

va pouvoir être plus flexible et y aller pour pouvoir aider Montréal, qui n'est pas une

petite ville, qui est une grande ville, à pouvoir, finalement, avoir le nombre

suffisant de contrats à ce niveau-là.

Moi, en fait,

contrairement aux gens de la deuxième opposition, qui disaient que Montréal

était une ville morte, il y a eu une

déclaration à cet effet-là… Le problème, ce n'est pas que Montréal est une

ville morte, mais c'est une ville qui,

depuis l'arrivée du Parti québécois, n'avance pas actuellement. Je lisais

aujourd'hui un papier qui était écrit

par M. Réal Ménard, le maire de l'arrondissement Hochelaga-Maisonneuve, et tous

les programmes dont il parlait, que ce

soit le Quartier des spectacles, tous les projets dont il a parlé, les usines

de biométhanisation pour les matières

résiduelles, ensuite de ça, la décontamination des terrains, un paquet de

projets comme ça, ce sont tous des projets

qui avaient été initiés par notre précédent gouvernement. Et je pense qu'il n'y

a pas une personne qui est dans le

milieu des affaires à Montréal qui ne vous dira pas, actuellement, qu'il y a

une énorme crainte sur l'avenir de Montréal.

Et ce n'est pas une crainte qui est liée véritablement à la conjoncture

mondiale. On sait que la conjoncture mondiale

n'est peut-être pas parfaite actuellement, mais il est clair, actuellement, que

ce gouvernement ne propose rien de

très excitant pour Montréal. Et je sais que, lorsqu'il y a eu le budget qui a

été proposé par le ministre des Finances au mois de novembre, écoutez, même les

critiques… même Louise Harel, qui n'est pourtant pas une libérale, que je sache, disait que, dans ce

budget-là, il n'y avait rien pour Montréal.

Alors,

moi, je veux bien croire le ministre de la Métropole, croire en son optimisme,

mais, malheureusement, les gestes ne suivent pas les paroles. Et ça, je pense

qu'il doit s'expliquer aujourd'hui pour nous dire de quelle façon il va

vouloir relancer Montréal. Et moi, je serais

très intéressé également à savoir de sa part, en particulier aujourd'hui, dans

une des pièces maîtresses, où on disait essentiellement que c'était un

élément qui allait certainement aider à la relance de Montréal, on parlait de, lorsqu'il y avait un investissement — je

pense que c'était 300 millions — il y avait à l'intérieur de ça,

évidemment, je dirais, un congé de taxes de 10 ans. Alors, moi, ce que j'aimerais

savoir de la part du ministre, c'est combien d'entreprises ont profité

de ça — ça fait depuis le mois de

novembre qu'on en parle — parce que Montréal

doit être la locomotive du Québec.

un des éléments, souvent, dont les économistes parlent et qui ne mentent à peu

près jamais dans la plupart des cas, c'est l'activité qui existe que ce soit au

niveau portuaire ou que ce soit au niveau des aéroports. Or, Montréal,

depuis les derniers mois, semble vouloir

avoir une diminution du nombre de ses passagers, alors qu'à Toronto on est

toujours dans une augmentation de plus de 4 %.

j'inviterais le ministre, aujourd'hui, à ne pas nous parler, évidemment, que

tout ce qui arrive est soit la faute de l'ancien gouvernement ou encore la faute du

gouvernement fédéral, je pense qu'il n'y a pas actuellement, au sein de

ce gouvernement-là, une vision. Il n'y a pas

eu de mesure dans le dernier budget qui concerne la métropole de façon

efficace. Il y a actuellement absence

complète d'une stratégie efficace pour soutenir la croissance des secteurs

importants de Montréal, le secteur biopharmaceutique, aéronautique,

entre autres, qui sont des éléments très importants, et il y a également, je pense, différentes technologies d'information qui

pourraient être mises en valeur. Je ne parlerai pas non plus de l'industrie

du jeu vidéo, qui fait beaucoup de mises à

pieds après avoir connu des croissances absolument exponentielles au cours

des dernières années. Il semble qu'à Montréal, actuellement, les gens se posent

des questions. Et, donc, je ne vois pas là simplement le cas d'une conjoncture

mondiale, je vois là certainement une inactivité de la part du gouvernement, un

désintéressement de la part du gouvernement. Et mon collègue de Verdun aura l'occasion

certainement d'en parler un peu plus tard au

cours de cette interpellation, mais une des situations, évidemment,

particulièrement critiques, pour ce qui est de Montréal, est toute la

question qui touche la santé.

Je sais que le

ministre a annoncé qu'il y aurait, le 6 mai prochain, un forum pour développer

les grappes industrielles de Montréal.

On ne peut pas être en désaccord avec un forum là-dessus. Le problème, c'est

que vous n'avez pas d'argent, vous ne

mettez pas d'argent pour soutenir les industries à Montréal, pour soutenir de façon importante la métropole. Ce sont donc

des enjeux extrêmement majeurs. J'espère que cette interpellation va nous permettre, effectivement, de pouvoir

sensibiliser le ministre, sensibiliser le gouvernement sur le fait que Montréal est

plus importante que jamais. Le Québec ne peut pas avancer si Montréal n'avance

pas, et je pense qu'il est du devoir

et de l'intérêt public pour le gouvernement de vraiment accorder à Montréal l'importance

au niveau du développement. Et le

constat aujourd'hui, c'est que l'absence de leadership du Parti québécois quant

aux enjeux liés à la métropole risque d'entraîner des conséquences sérieuses pour

Montréal, et ce sont des conséquences dont on pourrait visiblement se passer. Merci beaucoup, M. le

Président.

Président (M. Claveau) : Merci, M. le député de Mont-Royal. Maintenant, je cède la parole à M.

le ministre, également député de Rosemont,

pour une période de 10 minutes.

Lisée : Merci,

M. le Président. Je salue mon collègue de Mont-Royal, de Verdun, le collègue de La Prairie. De mon côté, j'ai avec moi le député de

Sainte-Marie—Saint-Jacques, le député de

Sanguinet, mon chef de cabinet et le sous-secrétaire adjoint à la Métropole.

Je vais d'abord

reprendre une des déclarations du député de Mont-Royal. Il dit : Il n'y a

pas une personne des milieux d'affaires qui

ne vous dira pas que c'est inquiétant pour Montréal, qu'il est inquiet pour

Montréal. Il n'y a pas une personne

des milieux d'affaires qui va dire ça. Et je comprends qu'on est dans un

système d'opposition et que l'opposition dit que ça va mal, que le gouvernement dit que ça va mieux. Lorsque l'opposition

était au pouvoir, elle disait que ça allait mieux, l'opposition disait que ça allait mal. On connaît les règles du

jeu, on sait que ça fait

partie du dialogue. Mais, quand même, il faut rester dans le cercle du

vraisem

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CollectionQuebec — Committees
CitationCAT 2013-04-16
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux parlementaires commissions cat 40 1 journal debats CAT 130416.html
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier2daf33107fb28af3bca5b8320dcf356b83dfb024

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